• Le Gilet jaune Eric Drouet est sorti de garde à vue (R T.France 03/01/19-16h36)

    Le Gilet jaune Eric Drouet est sorti de garde à vueEric Drouet à la sortie du commissariat où il était en garde à vue, le 3 janvier.

    Arrêté le 2 janvier à Paris non loin des Champs-Elysées, pour organisation de manifestation sans déclaration préalable, la figure des Gilets jaunes Eric Drouet est sortie de garde à vue ce 3 janvier dans l'après-midi.

    Eric Drouet, l'un des Gilets jaunes les plus médiatiques, est sorti de garde à vue ce 3 janvier aux alentours de 16h. Le procureur de Paris, Rémy Heitz a annoncé dans un communiqué qu'une convocation devant le tribunal correctionnel lui avait été délivrée par un officier de police judiciaire pour le 15 février.

    Il devra répondre du chef d'«organisation d'une manifestation sur la voie publique sans autorisation» pour avoir participé le 2 janvier à un rassemblement non déclaré pour rendre hommage aux blessés et morts en marge du mouvement à proximité des Champs-Elysées. Il avait été interpellé avec d'autres Gilets jaunes à Paris. Cette arrestation avait provoqué l'indignation des membres de l'opposition à la majorité présidentielle. Eric Drouet devra également répondre des faits du 22 décembre, pour lesquels il avait été placé en garde à vue une première fois et convoqué initialement le 5 juin.

    "Tout ce qui se passe ici c'est politique"

    «Tout ce qui se passe ici c'est politique, la façon dont c'est fait, c'est politique. Même eux [les policiers] n'ont pas l'habitude que ça se déroule comme ça, qu'il y ait des haut-gradés qui assistent à l'audition, qui posent eux-mêmes les questions, c'est du jamais vu», a déclaré Eric Drouet à des journalistes à sa sortie du commissariat parisien.

    «Il n'y a pas eu d'appel [à manifester la veille]», a-t-il martelé, avant de détailler : «Ce n'est pas moi, c'est une page, il y a mon nom inscrit nulle part et malgré ça, on essaie de nous mettre sur le dos des inculpations. On essaie de nous mettre l'organisation d'une manifestation non déclarée, alors que là, ça n'avait rien d'une manifestation, c'était un rendez-vous au restaurant. On en est très loin».

    «C'est très énervant qu'on puisse même pas circuler dans la rue librement [...] On avait tout respecté du début à la fin [...] malgré ça, on a été interpellé», a encore jugé Eric Drouet.

    Dans la soirée du 2 janvier, des Gilets jaunes s'étaient réunis aux abords de la place de la Concorde à Paris, au début des Champs-Elysées. Plus tôt dans la journée, Eric Drouet avait appelé dans une vidéo sur Facebook à mener une «action» : «Ce soir, on va pas faire une grosse action mais on veut choquer l'opinion publique. Je sais pas s'il y en aura qui seront avec nous sur les "Champs" [...] On va tous y aller sans gilet».

    Le Gilet jaune originaire de Melun avait déjà été arrêté lors de la manifestation du 22 décembre (acte 6 de la mobilisation) à Paris, puis placé sous contrôle judiciaire. Il sera jugé le 5 juin pour «port d'arme prohibé de catégorie D» et pour «participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations». Selon l'AFP, citant une source proche du dossier, il aurait été «retrouvé porteur d'une sorte de matraque» lors de la mobilisation du 22 décembre. 

    source: https://francais.rt.com/france/

    Amnesty : «L'absence de notification aux autorités de la tenue d'une manifestation ne rend pas celle-ci illégale»

    Comme le rappelait Amnesty International en mai dernier, dans une publication reprise ce 3 janvier par des responsables de La France insoumise (LFI) notamment, le droit de manifester est garanti par la Déclaration universelle des droits de l’Homme dans son article 20 : «Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.» Ce droit est compété en France par un système de déclaration préalable, visant à en faciliter l’exercice en permettant aux autorités de prendre des mesures pour garantir l’ordre public.

    Toutefois, d'une manière générale, «l'absence de notification aux autorités de la tenue d'une manifestation ne rend pas celle-ci illégale et, par conséquent, ne doit pas être utilisée comme motif de dispersion de la manifestation», souligne Amnesty International. L'ONG insiste sur le fait que les organisateurs qui ne notifient pas la tenue d'une manifestation «ne doivent pas être soumis à des sanctions pénales ou administratives se soldant par des amendes ou des peines d'emprisonnement». Ce qui n'empêche pas Amnesty de préciser qu'en France, «les organisateurs peuvent être poursuivis sur cette base».

    « Arrestation d'Eric Drouet : «une nouvelle manœuvre d’intimidation du président», pour François Boulo (RT-France-3/01/19-14h40)Samedi 5 janvier 2019-13h30-Marche départementale des Gilets Jaunes:Du Parc des Expositions A la Préfecture »
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