• Le taux de pauvreté en France a augmenté en 2018, selon l'INSEE (OF.fr-16/10/19-18h14)

    Le taux de pauvreté en France a augmenté en 2018, selon l'INSEE (OF.fr-16/10/19-18h14)

    Selon une estimation de l’Insee, publiée ce mercredi 16 octobre après-midi, 14,7 % de la population vivaient sous le seuil de pauvreté l’an passé, en France. Un pourcentage en sensible hausse par rapport à 2017.

    En France, en 2018, le taux de pauvreté a augmenté, selon l’estimation diffusée ce mercredi par l’Insee, sachant que les statistiques définitives seront publiées en septembre 2020. Selon l’Institut national des études économiques, 14,7 % de la population vivaient sous le seuil de pauvreté en 2018 (60 % du niveau de vie médian : près de 1 065 € mensuels, après impôts) : soit 9,3 millions de personnes. En 2017, 8,9 millions vivaient sous ce seuil.« Ce n’est pas une bonne nouvelle », convient Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, qui demeure toutefois prudent en attendant les données définitives. Et qui rappelle que depuis 2014, ce pourcentage était jusqu’à présent plutôt stable.

    Davantage de dividendes

    Comment l’expliquer ? Pour l’Insee, parmi les facteurs d’inégalités, figure « la très forte hausse de certains revenus des capitaux mobiliers ». Or, si les placements financiers ont davantage rapporté aux ménages les plus aisés, c’est notamment en raison de la mise en place, l’an passé, d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur ces placements financiers (et non plus progressif). Ce PFU « abaisse la fiscalité de certains revenus du patrimoine », constate l'Insee.Autre explication : à l’autre bout de l’échelle sociale, la baisse des allocations logement dans le parc HLM aurait eu « le plus fort effet sur l’évolution du taux de pauvreté ». Même si, note l’Insee, cette diminution des aides a en partie été compensée par une diminution des loyers de ces logements sociaux.

    Bilan « peu favorable »

    Enfin si d’autres mesures sociales ont contribué à augmenter le niveau de vie de personnes peu fortunées (baisse de la taxe d’habitation, extension du crédit d’impôts pour l’emploi de salariés au domicile de retraités…), ces dernières ont davantage profité à des ménages vivant au-dessus du seuil de pauvreté.

    Dans l’immédiat, « le bilan est donc très peu favorable pour les plus pauvres », note le directeur de l’Observatoire des inégalités. Ce dernier milite pour la mise en place d’un revenu minimum unique d’environ 865 € par mois (50 % du niveau de vie médian). « Pour un coût de sept milliards d’euros, on élèverait le niveau de vie de cinq millions de personnes », plaide Louis Maurin. 

    En 2018, le gouvernement avait lancé une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, dotée de 8,5 milliards d’euros. Et a lancé une concertation pour la création d’un revenu universel d’activité en 2023, qui regrouperait au moins trois allocations : le revenu de solidarité active (RSA), la prime d’activité et l’aide au logement (APL).

    Ces dernières statistiques vont-elles l’inciter à revoir son effort à la hausse ?

    Pierrick BAUDAIS

    source: https://www.ouest-france.fr/

     

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