• Les «insoumis» réunis dans la rue pour lutter contre la réforme du Code du travail (lefigaro.fr-12/07/2017)

    Les «insoumis» réunis dans la rue pour lutter contre la réforme du Code du travail (lefigaro.fr-12/07/2017)sur la place de la République, mercredi soir

    Mercredi soir, en parallèle de l'examen du projet de loi de réforme du Code du travail à l'Assemblée, La France insoumise a invité ses militants à descendre dans la rue un peu partout en France. Nous étions place de la République à Paris.

    Ce mercredi soir, sur la place de la République, la foule est si compacte qu'il est pratiquement impossible de s'y frayer un passage. Une affiche représente Emmanuel Macron serrant des billets entre ses poings rageurs tandis qu'il écrase du pied une Marianne qui crache du sang, affalée sur un Code du travail. Une pancarte proclame: «L'esclavage ne coûte pas cher» et une autre: «Les petits rien sont les grand tout». Au même moment, des rassemblements similaires ont lieu, un peu partout en France (Montpellier, Lille, Toulouse...)

    Les «insoumis» sont là pour protester contre ce qu'ils nomment: «la casse du Code du travail». Lundi, l'examen du projet de loi qui vise à réformer le droit du travail par ordonnances a débuté à l'Assemblée. Et, comme pour prolonger leur travail dans l'hémicycle, les tout nouveaux députés du mouvement se succèdent à la tribune installée sous la statue de Léopold Morice. Par roulement, deux par deux. «Pour qu'il y ait toujours une présence à l'Assemblée», explique la porte-parole de La France insoumise, Charlotte Girard qui préside la soirée.

    Camouflé sous un masque qui grime le patron du Medef, Pierre Gattaz, en vampire, Donatien, 22 ans, est venu de Noisy-le-Roi pour maintenir ce «lien» avec les députés au-delà des sessions parlementaires qu'il regarde en entier dès qu'il a un temps de creux dans son travail. L'étudiant sait, comme chaque personne présente ce soir, qu'aucun des 120 amendements déposés par les députés «insoumis» n'a été accepté, chacun sait que la loi passera. Mais pour les «insoumis», la lutte n'aboutira pas à l'Assemblée. Nicolas, 25 ans, commente: «On est venus pour se donner confiance. Mais le combat se gagnera dans la rue.»

    Un «insoumis», dissimulé sous un masque qui caricature le patron du Medef.

     

    «Depuis quand faut-il rassurer les délinquants pour empêcher le crime?»

    Les «résistance, résistance», régulièrement scandés par la foule, s'éteignent lorsque Jean-Luc Mélenchon prend la parole. «Pourquoi nous avons-vous demandé de vous rassembler?» feint d'interroger le désormais député des Bouches-du-Rhône avant d'enchaîner: «Ils veulent renverser la loi. Nous, nous croyons que c'est l'organisation collective qui équilibre les rapports entre ceux qui ont les moyens de production et ceux qui n'ont que la force de leur travail. Le système que nous combattons a un nom et nous n'avons pas peur de le prononcer: c'est le capitalisme.» Et toujours cette manie des formules: «Si vous plafonnez les indemnités aux prud'hommes, vous organisez la possibilité du licenciement abusif. Depuis quand faut-il rassurer les délinquants pour empêcher le crime?».

    Quand François Ruffin, le député de la Somme, entame son discours, une partie de la foule s'est déjà échappée vers les bouches de métro. Sur le chemin, Alain, un sexagénaire retraité se montre presque réjoui: «Les députés ont le petit micro, nous dans la rue on a le grand. Les lois qui vont être votées, les gens vont se les prendre dans la figure. Ils vont réfléchir et... il va y avoir de la révolte.»

    Jean-Luc Mélenchon a promis qu'il fixerait bientôt le prochain rendez-vous. Et, d'ici là, il a exhorté la foule à «l'insurrection morale» et tous les «insoumis» à se comporter en «rebelles».

     
    « Ordonnances Macron : « alerte populaire » de la France insoumise (h.fr-13/07/2017)«Non à la casse du code du travail» : la France insoumise bat le pavé contre le gouvernement (RT en français-12/07/2017) »
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