•  Dans un communiqué de presse, adressé en fin de matinée aux rédactions, l’association étudiante Une Alternative pour l’UBO réagit « à l’intervention de CRS au sein de la bibliothèque universitaire (BU) et au matraquage d’étudiants ».

    « Ce matin, à la suite d’une action pacifiste contre la réforme des retraites, un groupe d’étudiants a été poursuivi par un groupe de CRS jusque dans la bibliothèque universitaire, relate l’association. Ils se sont fait matraquer devant un personnel choqué qui a dû intervenir pour protéger les étudiants. »

    « Cette intervention des forces de l’ordre s’apparente davantage à une opération de répression politique du mouvement social », estime l’association. Considérant qu’elle est « intervenue en dehors de toute autorisation du président de l’UBO », elledemande « que toute la lumière soit faite sur cet événement et que le président de l’UBO réaffirme son autorité au sein des murs de l’UBO en y interdisant les interventions de ce type ».

    La « vive émotion » du président de l’université

    Matthieu Gallou, président de l’université de Bretagne occidentale (UBO), n’a pas tardé, lui non plus, à réagir. Dans un courrier adressé à ses collègues, il confie « avoir appris avec une vive émotion l’intervention policière musclée qui a eu lieu ce mardi matin dans le hall de la BU Lettres de Brest. »

     

    « Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde sympathie à l’égard des personnels et usagers de la BU, particulièrement choqués par cette intervention, poursuit le président de l’UBO. J’ai immédiatement saisi le sous-préfet de Brest pour lui demander des explications, afin de faire la lumière sur ces faits qui ne correspondent pas à des usages remontant à presque 800 ans. Ceux-ci prévoient qu’en dehors de situations d’urgence absolue, les forces de l’ordre ne peuvent intervenir sur un site universitaire que sur réquisition du président. »

    « Le maintien de l’ordre universitaire est une lourde responsabilité, mais je tiens, sous le contrôle de la loi et de nos instances, à l’exercer pleinement, et à garantir ainsi le plein exercice des libertés académiques. »

     

    Pierre-Yves Cadalen est la tête de liste de La France insoumise lors des élections municipales des dimanches 15 et 22 mars 2020, à Brest (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

     

    Pierre-Yves Cadalen (La France insoumise) « outré »

    L’affaire prend un tour politique avec la réaction de Pierre-Yves Cadalen, tête de liste de La France insoumise aux élections municipales brestoises des dimanches 15 et 22 mars 2020.

    « Je suis outré d’apprendre que des étudiants de l’UBO ont été frappés par des forces de l’ordre qui sont entrées ce matin au sein de la bibliothèque universitaire de Brest, de plus sans autorisation du Président, ce qui est illégal », écrit Pierre-Yves Cadalen dans un communiqué de presse titré « Intrusion à la BU des forces de l’ordre : le préfet doit s’excuser ».

    « Le niveau de violence policière, fixée au plus haut par Macron et son régime, augmente à Brest où pendant longtemps les brutalités d’ailleurs nous ont été relativement épargnées. Comme militant politique et gréviste, comme citoyen attaché à la liberté de manifestation et à l’inviolabilité des universités, comme enseignant solidaire avec les étudiants, je suis scandalisé. »

    « Je demande au préfet du Finistère des explications et des excuses rapides. Je demande que les responsables politiques de la décision soient sanctionnés. »

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  • Le rassemblement commence vers 11h, dans les 1ers arrivés : les ouvriers CGT et FO de l’arsenal de Brest accompagnés par des autonomes qui bloquaient le port dés 7h30.

    Vite rejoins par les pompiers, la santé, les étudiants et des gilets jaunes, la place de la liberté va se remplir d’environs 15 000 grévistes et manifestants. Après les prises de paroles s’amorce la marche qui va descendre jusqu’au pont de recouvrance et remonter par la rue du château, retour sur la place au stand des merguez pour l’AG inter-syndical et professionnel de 13h ou les cheminots décident de reconduire la grève et l’intersyndical prévoit une nouvelle manifestation pour demain samedi 7 décembre a 15h place de la liberté.

    Une partie des manifestants restant sur place décident d’occuper la mairie, et c’est une centaine de personnes, principalement des étudiants, gilets jaunes et autonomes qui vont poursuivre l’AG dans la salle des mariages sans dégradation mis à part un portrait officiel du président Macron qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.

    La police bien qu’ayant fait irruption dans la mairie n’entravera pas la poursuite de l’AG qui durera un peu moins d’une heure ou divers sujets seront abordés mais la seule décision prise consistera à se déplacer vers la faculté Victor Segalen pour y être plus tranquille.

    Vers 16h30 l’AG se poursuit à la Fac et l’occupation de nuit de cette dernière est acceptée.

    Il était prévu ce matin, vendredi 6, une action de blocage a 9h ainsi qu’une AG a 18h.

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  • Quimper-Un appel à la grève générale après la manifestation (LT.fr-5/12/19-18h37)

    Plus de 8 000 Cornouaillais ont défilé dans les rues de Quimper, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Une mobilisation synonyme de nouvelles manifestations.

    « Aujourd’hui c’est tout pour le capital et rien pour le travail ». Parmi les quelque 8 000 manifestants réunis, ce jeudi, dans les rues de Quimper, Michelle Jézéquel arbore les couleurs de la CGT à la poitrine. La retraitée affiche le sourire. « Le gouvernement n’est plus en position de force. Il a peur d’un nouveau novembre 1995 », analyse la syndicaliste.

    Au-delà du projet de réforme du système des retraites, les Cornouaillais sont descendus dans la rue pour dénoncer les dégradations de leurs conditions de vie. « Au Smic, on n’y arrive pas », lance Steven, un Quimpérois. Le quadragénaire a décidé à la dernière minute de débrayer pour accompagner ses collègues à la manifestation.

    Large rassemblement

    Salariés du privé et fonctionnaires, lycéens et retraités ou encore chômeurs : la manifestation a largement rassemblé, à l’image de la précédente mobilisation d’ampleur de 2010. Dans les rangs des manifestants, Manon, 19 ans, étudiante en BTS sanitaire et sociale au lycée Chaptal. Confrontée à la précarité chez les étudiants et chez les bénéficiaires de prestations sociales qu’elle côtoie, la jeune femme s’inquiète, elle aussi, pour son avenir.

    "Si on veut faire changer de cap au gouvernement,
    il ne va pas falloir s’arrêter aujourd’hui"

    Une mobilisation large et exceptionnelle saluée par les Gilets jaunes. Un an après le début de leur mouvement, elle marque le début d’une action commune avec les syndicats. Dans le cortège, Gilbert s’en félicite. « Mais si on veut faire changer de cap au gouvernement, il ne va pas falloir s’arrêter aujourd’hui », lance-t-il.

    Nouvelles manifestations

    Une poursuite du mouvement actée par l’assemblée générale organisée en début d’après-midi, au pied du Frugy. Dès ce vendredi matin, les assemblées générales de salariés vont reprendre. « La grève se décide dans les entreprises », rappelle les représentants de la CGT, annonçant le vote de la poursuite de la grève déjà actée par les cheminots et les salariés de Cummins. La grève pourrait également se poursuivre dans les établissements scolaires, notamment dans le secondaire.

    En attendant, les lycéens mobilisés ce jeudi ont évoqué leur volonté de redescendre dans la rue dès ce vendredi midi, annonçant des blocages de leurs établissements dans la matinée. De blocage, il en est aussi question du côté des Gilets jaunes, revigorés par le succès de la manifestation. L’intersyndicale, elle, a pris date pour samedi, annonçant une nouvelle manifestation, à 14 h, place Saint-Corentin.

    Jean Le Borgne

    source: https://www.letelegramme.fr/finistere

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  • Quimper-Au cœur de la manif : un défilé rouge, jaune et vert (LT.fr-5/12/19-17h57)« Macron, prends ta retraite pas la nôtre », « Pas de planète pas de retraite », « Prochaine réunion parents-profs à l’Ehpad », « Reuz bras » (sur la préfecture) : chaque manifestation rivalise de slogans humoristiques et percutants, le tout en musique avec une fanfare douarneniste jouant l’Internationale ou un couple de sonneurs rivalisant avec la sono des camionnettes.

    Une belle manif, pleine, colorée, enjouée : les quelque 8 500 Cornouaillais, satisfaits de ce coup de semonce, restent mobilisés en attendant des réponses.

    « Cela fait chaud au cœur » a lâché Antoinette, un peu émue. La militante Gilet Jaune n’avait jamais vu autant de monde dans une manifestation. Yves ne cache pas sa satisfaction : « les syndicats, le mouvement Extinction Rébellion, les Gilets Jaunes, il y a un début de convergence » espère le Douarneniste. Retour sur une manifestation qui a mobilisé au-delà des espérances des organisateurs et requinqué les opposants à la réforme des retraites et plus largement à la politique du gouvernement.

    Les militants de la CGT étaient massivement présents dans le cortège, qu’ils ouvraient avec leur sono, suivis de FO, Solidaires, l’UNSA. Les couleurs de la CFDT étaient absentes, mais pas certains militants du syndicat, notamment de la SNCF, où l’intersyndicale appelait à la grève ce jeudi.

    5 decembreIsabelle, enseignante au collège de Briec, est venue avec ses enfants. « J’ai 45 ans. Pour atteindre une retraite à taux plein, il faudra que j’aille jusqu’à 67 ans ou partir plus tôt avec une retraite de misère. Demandez à mes collègues de 60 ans comment ils se sentent face à des collégiens. Plus de 30 enseignants sur 35 sont en grève au collège ».

    Cette manifestation s’est déroulée dans une ambiance particulièrement décontractée et déterminée. On notait la présence de familles avec leurs enfants. La déambulation de la Place de la Résistance à la gare et retour par la mairie et la rue Kéréon, s’est déroulée sans encombre, seulement ponctuée par les tirs de mortiers de militants CGT.

    Retraites misérables, absence de revalorisation des salaires, conditions de travail difficiles : des employées de l’Aide à domicile en milieu rural, étaient présentes. « Nous sommes des invisibles. Pourtant nous avons un travail noble, disent-elles. Il est rare que nous manifestions car nous ne pouvons pas laisser les personnes que nous aidons ».

    Une potence avec trois personnes la corde au cou debout sur des blocs de glace qui les condamneront à la pendaison en fondant : la mise en scène d’Extinction Rébellion place Saint-Corentin a marqué les esprits. Le groupe quimpérois du mouvement non-violent, a dit sa solidarité avec les manifestants « contre le capitalisme et la surconsommation ».

    Vers 14 h, une assemblée générale a réuni des représentants des différentes composantes du mouvement : syndicalistes, Gilets Jaunes, lycéens… Ils ont décidé de poursuivre les actions. Dès ce vendredi, les lycéens seront dans la rue. L’intersyndicale SNCF a reconduit sa grève pour ce vendredi. Elle se réunira tous les jours.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • 8 000 personnes défilent dans le centre-ville de Quimper pour manifester, notamment contre le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement. 
     
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  • Grève du 5 décembre à Quimper. La manifestation rassemble 8 000 personnes (OF.fr-5/12/19-12h39)

    Ce jeudi 5 décembre 2019, environ 8 000 personnes défilent dans le centre-ville de Quimper pour manifester, notamment contre le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement.

    Partis de la place de la Résistance vers 11 h 40, ils ont ensuite parcouru les quais pour prendre la direction de la gare. Vers 12 h 30, le cortège revenait dans le centre-ville, en direction de la place Alexandre-Massé. À 13 h, aucun débordement n’était à déplorer.

    Ce jeudi 5 décembre 2019, environ 8 000 personnes défilent dans le centre-ville de Quimper pour manifester, notamment contre le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement.

    Dans les rangs, des jeunes, des moins jeunes, des fonctionnaires et des salariés du privé, des retraités, des lycéens. « Je trouve que comparé à des situations dans lesquelles j’étais lorsque j’étais étudiante, ou en emploi précaire où je comptais chaque centime, je gagne plutôt bien ma vie », explique cette manifestante qui préfère rester anonyme, professeure en collège.

    « Comment j’en suis arrivée là ? »

    « Je gagne autour de 1 800 € par mois. On est le 5 du mois et, une fois que j’ai payé la nounou de mon fils, un ou deux plein de courses, l’essence car je travaille dans la région de Brest, je n’ai déjà plus de sous sur mon compte. Je ne fais pas les magasins, je ne vais pas au restaurant et je me demande comment j’en suis arrivée là. »

    Action choc d’Extinction Rébellion

    Le groupe local d’Extinction Rébellion a également participé à la manifestation, pour sensibiliser l’opinion publique à la catastrophe écologique en cours. Devant la cathédrale Saint-Corentin, ils ont installé une potence, et trois personnes avaient symboliquement la tête dans le nœud coulant d’une corde, hissés sur un bloc de glace en train de fondre…

     
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  • Mobilisation. « De mémoire de Brestois, ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu autant de monde ! ». La confidence de ce manifestant illustre bien l’importance de la mobilisation contre le projet de réforme des retraites, ce jeudi. Plus de 10 000 personnes ont défilé dans les rues. 

    À Brest, plus de 10 000 personnes ont manifesté dans les rues ce jeudi, contre le projet de réforme des retraites. Étudiants, salariés, retraités… À chacun sa raison d’être là.

    10 000, 12 000, 15 000 ? Pas évident d’établir avec précision la mobilisation de ce jeudi contre le projet de réforme des retraites, à Brest. Qu’ils soient étudiants, salariés ou même retraités, des milliers de citoyens ont défilé depuis la place de la Liberté, ce jeudi matin. Quand les derniers quittaient la place de la Lib’, les premiers remontaient déjà la rue du Château, après avoir englouti la rue de Siam. C’est dire ! Le message fort d’une mobilisation « pas vue depuis longtemps » a marqué les esprits. L’intersyndicale appelle à un nouveau rassemblement samedi, à 15 h, place de la Liberté.

    Retraités. « Nous, ça y est ! On est là pour les jeunes, les enfants, les petits-enfants ». Louis et Marie-Pierre expliquent avoir eu la chance de partir à 60 ans. Respectivement employés à l’arsenal et dans un garage, ils souhaitent ce bonheur aux plus jeunes.
    manif retraites brest 5 decembreSolidarité. Magali et Aurélie ne parlent même pas de retraite mais bien de leurs conditions de travail actuelles. Les accompagnants des élèves en situation de handicap rappellent leur problématique de conditions de travail, salaires et reconnaissance du métier.Finances. « On est là pour dire d’arrêter la casse dans les finances, d’arrêter de fermer et de fragiliser les trésoreries un peu partout ». « Notre métier consiste aussi à accompagner. Tout ne se fera pas sur Internet. On fait aussi beaucoup de social », explique Éric, de FO.
    Étudiants. Solidaires de la mobilisation contre la réforme des retraites, des centaines d’étudiants comme Eve-Anne ont défilé. « On est aussi présents pour dénoncer les coupes dans les formations à l’UBO, ainsi que la précarité étudiante. C’est aussi une convergence des luttes ».
    Fonctionnaires. Pour Éric Pellennec et Sébastien Autret, délégués CGT à Brest Métropole, « cette réforme est catastrophique pour les salariés du public. On estime à 300 € par mois la perte de pension pour les employés de catégorie C, et jusqu’à 900 € par mois pour la catégorie A ». Cadres santé. Bruno Baron et Malecka Hébert, délégués syndicaux CFE-CGC, regrettent « l’incertitude de la réforme et les délais d’application qui restent flous. Aujourd’hui se pose la question de la paupérisation des classes moyennes. Cette réforme, c’est une fausse solidarité ». 
      
     
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  • Voici longtemps qu’on n’avait pas vu une telle mobilisation. Jeudi matin 5 décembre 2019, les opposants ont été entre 10 700 et 15 000 dans les rues. Une nouvelle manifestation est prévue samedi 7 décembre 2019.

    Reportage

    « Macron, ta retraite à points, on n’en veut point ! » Une marée humaine a déferlé jeudi 5 décembre 2019 dans les rues du centre-ville de Brest.

    Les prévisions tablaient sur 3 500 personnes. Finalement, les manifestants ont été trois fois plus

    nombreux : 10 700 selon la Police, 15 000 selon les syndicats. Les premiers étaient arrivés en bas de la rue de Siam que les derniers quittaient la place de la Liberté ! « Un succès », savoure Olivier Le Pichon, secrétaire de l’Union locale de la CGT.

    Ces chiffres rappellent ceux de 2010. Cette année-là, huit manifestations très fournies avaient eu lieu contre la réforme Fillon des retraites.

    « L’avenir m’inquiète »

    Là, dans le calme, dans une ambiance bon enfant, les manifestants ont défilé rue de Siam, puis devant la sous-préfecture, symbole de l’État, et la Chambre de commerce et d’industrie, représentative du patronat.

    Dans le cortège dense, beaucoup de fonctionnaires mais aussi des salariés du privé. Des pompiers en tenue de service et des agents hospitaliers en blouse blanche. Des cheminots de Brest et Landerneau, des agents des douanes, des fonctionnaires des services fiscaux mais aussi des salariés d’entreprises telles que Naval Group, Crédit mutuel Arkea, Thales…

    Dans une ambiance bon enfant, les manifestants ont défilé rue de Siam, ce jeudi 5 décembre 2019.

    Dans les rangs denses et serrés, beaucoup d’enseignants également. Des hommes et des femmes. Des cheveux gris certes, mais aussi de nombreux jeunes, dont 150 étudiants qui dénoncent le manque de moyens à l’université et la crainte d’un diplôme dévalorisé. Comme Manon, 19 ans, étudiante en 2e année à l’UBO : « C’est ma première manifestation. L’avenir m’inquiète. »

    Babeth, professeure d’EPS retraitée, est tout aussi pessimiste : « J’ai pu partir à 55 ans en bénéficiant d’un dispositif qui a disparu. C’est de pire en pire ! Je pense à mes collègues et à mes enfants. »

    « La rue, ils comprennent que ça »

    Depuis l’hiver dernier et l’épisode des Gilets jaunes, la colère n’est pas retombée. Son drapeau rouge sur l’épaule, Yvon, sympathisant CGT, a le sourire. « Ça me rappelle de bons souvenirs, se réjouit-il. Évidemment, le gouvernement va tenter de minimiser la participation. » Ce retraité de la fonction publique est venu manifester en solidarité avec les jeunes générations. Tout comme sa voisine Armelle, ex-Gilet jaune revenue au syndicalisme. « La rue, ils comprennent que ça, ceux d’en haut. Quand t’as fait l’ENA, t’as pas de problème à boucler tes fins de mois… »

    Si la CGT a supervisé la technique et le service d’ordre, l’intersyndicale a bien fonctionné avec Solidaires, la FSU, Fédération syndicale unitaire des enseignants, FO, la CGC, UNSA mais aussi la CFTC, les partis politiques de gauche du Parti socialiste à la France insoumise et un détour vers les anarchistes. La CFDT n’appelait pas à manifester.

    Un cortège dense avec beaucoup de revendications. 

    Vers 11 h 30, la circulation des tramways et des bus a été interrompue, à cause de la foule sur les voies. Le maire de Brest, François Cuillandre, a assisté aux discours Voici longtemps qu’on n’avait pas vu une telle mobilisation. Jeudi matin 5 décembre 2019, les opposants ont été entre 10 700 et 15 000 dans les rues. Une nouvelle manifestation est prévue samedi 7 décembre 2019.retraite solidaire et juste ».

    À la fin de la manifestation, vers 13 h 30, les syndicats ont appelé à une nouvelle manifestation, samedi 7 décembre 2019, à 15 h, sur la place de la Liberté. Ils appellent aussi les salariés à « poursuivre la lutte au sein de leurs entreprises ».

    Laurence GUILMO et Sabine NICLOT-BARON.

    source:  https://www.ouest-france.fr/

     

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