• Penmarc’h. Un intérimaire meurt sous son chariot élévateur (OF.fr-14/08/19-16h24)L’accident est survenu entre 10 h et 11 h, sur le port de Saint-Guénolé, à Penmarc’h.

    Un homme âgé de 51 ans et intérimaire sur le port de Saint-Guénolé, à Penmarc’h (Finistère), est décédé ce mercredi 14 août 2019, dans la matinée. Il s’est retrouvé coincé sous un chariot élévateur.

    Un drame est survenu, ce mercredi matin, sur le port de Saint-Guénolé, à Penmarc’h (Finistère). Un homme âgé de 51 ans, intérimaire à la criée du port, s’est retrouvé coincé sous son chariot élévateur Fenwick.

    Une enquête est en cours

    L’engin motorisé aurait été déséquilibré par un trottoir ou un objet au sol et, dans le choc, se serait renversé, laissant l’homme sous le poids de la machine. Selon les premières conclusions du médecin légiste, la cause du décès serait l’étouffement. Des examens plus poussés vont être entrepris.

    Les secours, qui sont intervenus sur les coups de 10 h 45, ont déclaré la victime en arrêt cardio-vasculaire. L’inspection du travail se rendra sur place dans le courant de la semaine afin de déterminer les circonstances exactes de cet accident.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Finistère. Les pompiers se mettent en grève (OF.fr-11/08/19-12h22)Les pompiers du Finistère se mettent à leur tour en grève, comme ceux de nombreux autres départements.

    Ils rejoignent le mouvement de revendication national, qui porte notamment sur le déroulement de carrière. Cette grève n’a cependant pas d’incidence sur les secours qu’ils portent aux habitants.

    Pourquoi les pompiers du Finistère se mettent-ils en grève ?

    La CGT des pompiers, majoritaire dans le Finistère, a lancé un préavis de grève qui couvre les 450 sapeurs-pompiers professionnels du département. « Il reprend les points mis en avant, sur le plan national, par un collectif de sept syndicats », explique Fabrice Le Ven. Secrétaire départemental de la CGT des pompiers, il détaille « les plus importants » à ses yeux : « Le retrait du projet de réforme de la fonction publique » ; « la réévaluation de notre prime de feu pour la porter au niveau de la prime de métier à risque » ; « un plan de recrutement massif ».

    Quel est l’impact de ce mouvement sur les missions quotidiennes des pompiers ?

    Il sera neutre pour les habitants du Finistère. Les pompiers grévistes peuvent être réquisitionnés pour assurer leurs missions et continuer à se former ou à s’entraîner. « Seuls quelques-uns d’entre nous seront réellement en grève chaque jour », résume Fabrice Le Ven. Le secours aux personnes ou la lutte contre les incendies, notamment, seront assurés normalement.

    Faut-il s’attendre à des manifestations ?

    « On ne veut pas embêter la direction du service départemental d’incendie et de secours (SDIS), insiste Fabrice Le Ven. Nos revendications s’adressent essentiellement au gouvernement, pas au Département. » Lancé il y a quelques jours, ce mouvement de grève n’a pour l’instant aucune manifestation publique, hormis une voiture portant l’inscription « en grève » à l’entrée de la caserne de Kerallan, à Brest.

    Seule cette voiture garée à l'entrée de la caserne de Brest témoigne pour le moment du mouvement de grève des pompiers du Finistère. 
     

    « Mais il y a fort à parier que nous utilisions du blanc d’Espagne sur les véhicules d’intervention ou que l’on colle des messages sur nos tenues pour faire connaître nos revendications à la population. » Le préavis de grève court jusqu’au 31 août.

    Olivier PAULY

    source: https://www.ouest-france.fr/

     

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  • Gilets jaunes du Pays bigouden. Des actions sur les marchés (LT.fr-6/08/19-15h02)Acte I du mouvement des Gilets jaunes dans le Pays bigouden le 17 novembre 2018.

    Les Gilets jaunes du Pays bigouden seront présents ce mercredi 7 août au marché de Lesconil, de 10 h à 12 h, le jeudi 8 août au marché de Pont-l’Abbé, de 10 h à 12 h, le vendredi 9 août au marché de Saint-Guénolé (Penmarc’h), de 10 h à 12 h et le dimanche 11 août au marché du Guilvinec pour faire signer une pétition contre la privatisation des Aéroports de Paris. Ils dénoncent « une opération commerciale à perte qui n’a aucun sens. De gauche comme de droite, des parlementaires se sont unis et ont demandé un référendum d’initiative partagée contre cette privatisation. Pour être organisé, ce référendum doit recueillir 4,7 millions de signatures ».

     https://www.letelegramme.fr/

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  • Pour le 38e samedi consécutif et au cœur de l’été, la mobilisation est forte dans de nombreuses villes de France avec des cortèges rassemblant ensemble  ou non avec un même mot d’ordre: “Stop aux  et ”. “Justice pour Zyneb, justice pour toute les victimes des violences et de la répression policière.”

    Rappelons qu’au delà des milliers d’arrestations et de procès politiques, la répression du peuple de France par le régime Macron entre Novembre 2018 et Juin 2019 d’après le décompte du journaliste indépendant David Dufresne ce sont près de 900 cas documentés de violences policière, 2 décès, 315 blessures à la tête, 24 éborgné·es, 5 mains arrachées.

    #Acte38 des manifestations contre les #violencespolicières du régime Macron. #JusticePourSteve (IC.fr-4/08/19)

    Nantes Steve : la version des secouristes accable la police 

    par  Yan Gauchard  ( https://www.presseocean.fr/  - 03/08/2019 - 07:30 )

    #Acte38 des manifestations contre les #violencespolicières du régime Macron. #JusticePourSteve (IC.fr-4/08/19)

    Mobilisés quai Wilson, à Nantes, la nuit de la Fête de la musique, des agents de la Protection civile livrent leurs vérités sur l’intervention de la police, qu’ils jugent « totalement disproportionnée ».

    Témoins clés de la nuit de la Fête de la musique, ils ont transmis leurs témoignages à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ainsi qu’il leur a été demandé. Mais ces secouristes de la Protection civile ont le sentiment que leurs observations critiques ont été passées sous silence. Et ce, soulignent-ils, alors que leur « discernement » était « total. O n n’a évidemment rien bu et pas pris de stupéfiants. » D’où le sentiment de colère qui jaillit et « le besoin de parler »« Cette nuit-là, il s’est produit une injustice, il y a un truc qui s’est passé qui n’est pas normal », décoche, posément, ce secouriste dont l’équipe de quatre personnes a été « déclenchée à 4 h 13 pour intervenir auprès d’une personne ayant fait un malaise à moins de 100 mètres du bunker » du quai Wilson, ce site où un mixeur a remis le son qui a déclenché l’opération de police.

    « On était dans la norme festive  »

    Pas question de laisser dire qu’il n’y a pas eu de mouvement de foule, ainsi que l’énonce pourtant la police des polices dans son enquête administrative, avant de conclure à l’absence de lien entre l’opération de police diligentée quai Wilson, la nuit du 21 juin, et la disparition de Steve Maia Caniço, jeune homme retrouvé dans la Loire après plus de 5 semaines de recherches le 30 juillet. « Je ne sais pas quelle est la définition du mouvement de foule de l’IGPN mais j’aimerais comprendre, fustige le secouriste. Si c’est un grand nombre de personnes qui fuient rapidement un nuage de gaz lacrymogène, alors oui, il y en a eu un. »

    Lui assure qu’à 4 h 13, à son arrivée au chevet de la victime, la situation était « très calme. Il y avait des gens alcoolisés et sans doute certains avaient-ils pris des substances mais rien d’effarant par rapport à ce que l’on a l’habitude de voir dans les festivals. Disons que l’on était dans la norme festive. Le son n’était pas à un niveau incroyable car entre secouristes, on se parlait sans crier. On n’a pas vu de policiers à ce moment. Et puis il y a eu les premières odeurs de lacrymo qui ont picoté le nez. On a fait le bilan de la victime à 4 h 25. Soudain, une deuxième salve a été tirée. Le nuage était très très impressionnant. Et on a perdu en visibilité. Comme lorsque cela pète sur les grosses manifs dans le centre-ville de Nantes. »

    « Opération inappropriée, intervention disproportionnée »

    Un collègue évoque « un mouvement de panique impressionnant » et assure : « On entendait des explosions. Des gens criaient et couraient désorientés. Des voix ont dit qu’il y avait des gens à l’eau. Certains d’entre nous se sont approchés du quai et ont aperçu des gens dériver. » L’un des secouristes raconte : « J’ai vu passer deux formes flotter. On a appelé les secours immédiatement. J’ai tenté de les suivre mais le courant était tel qu’ils sont sortis du faisceau de ma torche. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. »

    « Voir des corps livrés à eux-mêmes, exposés à un danger de mort et ne pouvoir qu’appeler les secours adaptés, c’est terrible, confie un collègue. Ça ne me quitte pas. » « Je suis le dernier à cracher sur les policiers, ils font un job qui n’est pas facile, reprend un équipier. Mais selon moi, l’opération n’était pas appropriée. L’intervention me paraît totalement disproportionnée. Un tel déploiement de grenades juste pour de la musique, dans un secteur sans habitation, me paraît incroyable. D’autant que les autres années, les sound system continuaient après 5 heures du matin. »

    « J’ai cru que la voiture explosait »

    Ces secouristes disent n’avoir vu les policiers qu’en évacuant leur blessé dans leur ambulance, garée en face de la rue de Guyane. « Ce qui ressemble à une grenade de désencerclement a explosé sous la voiture, rapportent-ils. Je m’en souviendrai toute ma vie, j’ai cru que la voiture explosait. »

    Contactée, la direction centrale de la police nationale se borne à cette réponse, via son service de communication : « Tous les rapports transmis par la Protection civile figurent dans l’enquête administrative et le Premier ministre en a pris acte. Si ces personnes veulent apporter un complément, elles pourront le faire dans le cadre de l’enquête judiciaire. »

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Du 5 au 7 Septembre, bloquons le g7 des parlementaires à Brest.

    NON AU G7 PARLEMENTAIRE A BREST

    BLOQUONS le G7 à BREST

    Les 5, 6 et 7 septembre, se réunissent à Brest les présidents d’assemblée parlementaire du G7.

    Le G7, c’est 7 pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, Japon, France, Italie, Royaume-Uni) qui nous imposent leur domination, leur logique financière et leur gouvernance belliqueuse. Les assemblées parlementaires prétendent nous représenter et défendre nos intérêts.

    Pourtant, ces assemblées votent des lois autoritaires, liberticides,  racistes et écocides ; ces assemblées soutiennent le libre-échange, déréglementent, et imposent l’austérité ; ces assemblées, à la solde des intérêts capitalistes et des multinationales, contribuent à l’effondrement de la biodiversité, à la pollution des océans, à l’altération du climat.

    Ce groupe des 7, ces assemblées et tout ce qu’ils représentent sont illégitimes. Ces sommets, sous forme de huis-clos cynique, sont inutiles. Ils sont aux antipodes de nos luttes quotidiennes pour rétablir la justice sociale et environnementale.

    Ensemble, perturbons le déroulement du G7 à Brest. Montrons-leur, par nos actions, que nous refusons leur modèle économique, social et écologique. Ensemble, les 5, 6 et 7 septembre à Brest, foutons le zbeul !

    Les Gilets Jaunes-Brest

    18/07/2019

    Télécharger « 190718-Bloquons le G7 parlementaire à Brest.pdf »

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  • Déclaration de l'ARC29/PRCF

    La Ministre de la santé, Agnès BUZYN, renonce à se déplacer en Finistère

     

    Agnès BUZYN, Ministre de la Santé devait inaugurer, jeudi 25 juillet, le Centre hospitalier de Crozon et vendredi 26, l’EHPAD (Etablissement d’Herbergement pour Personnes Agées Dépendantes) de Plabennec.

    Si les causes de cette annulation n’ont pas été précisées par la préfecture, il est clair que les appels des syndicats CGT et CFDTà la mobilisation des personnels et de la population, tant à Crozon qu’à Plabennec annonçaient de solides comités d’accueil pour la ministre.

    En effet nulle trace de « trève estivale » pour cette fin-juillet. Les conflits en cours dans les établissements de santé sont nombreux : débrayages des soignants de l’EHPAD « Les Jardins du Clos » à Douarnenez, Grèves des Urgences à Quimper, Brest, Douarnenez, Landerneau, débrayage chaque mardi de l’EHPAD de la Baie d’Audierne avec le soutien de la population, actions des agents de la protection de l’enfance...

    Madame BUZYN et les « personnes importantes » de l’Etat peuvent effectivement se dire que rien ne se passe comme elles l’avaient prévu. La colère s’exprime ! L’Hopital public, la sécurité sociale,les services publics en général sont des biens publics, des biens communs à toute la population. Les défendre c’est se défendre !

    Le 12 juillet dernier Madame BUZYN, en visite à l’Hopital de la Rochelle, avait été accueillie par cent cinquante manifestants en colère et au terme d’une visite de près de deux heures, la ministre avait été exfiltrée par une sortie arrière de l’établissement.

    Qu’elle dégage, qu'elles dégagent toutes, qu’ils dégagent tous !

    ARC29/PRCF-Le 24/07/2019

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  • Urgences-Brest. Le syndicat FO de l’hôpital des armées réagit (LT.fr-18/07/19-17h40)

    Dans un communiqué, le syndicat FO de l’hôpital d’instruction des armées (HIA) réagit aux informations données par le collectif interurgences du CHRU, qui indiquait dans nos colonnes, le 18 juillet, que 15 lits avaient été ouverts à l’HIA. 

    « Nous l’affirmons depuis toujours : l’hôpital des armées a un rôle d’importance à jouer dans le désengorgement des urgences du CHRU sur le territoire de santé brestois, avec nos nouvelles urgences fraîchement construites et inaugurées en grande pompe par les hautes autorités politiques. Cette annonce en apporte la preuve et nous nous félicitons que les praticiens en aient pleinement conscience. Dernièrement, notre établissement a fermé des lits et réduit ses prises en charge en raison de difficultés en ressources humaines. FO espère que les autorités centrales du Service de santé des armées viendront en aide à notre nouveau directeur en lui apportant des renforts immédiats pour remplir sereinement cette mission d’urgence », conclut le syndicat.

     
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  • Brest. Les soignants du CHRU rencontrent le directeur (OF.fr-17/07/19-10h47)Les soignants du CHRU ont pu rencontrer le directeur de l’établissement Philippe El Sair, mardi 16 juillet.

    Les soignants des urgences du CHRU de Brest ont pu rencontrer le directeur de l’établissement, mardi 16 juillet, et échanger sur la situation de crise des urgences.

    Une délégation de soignants des urgences du CHRU de Brest a rencontré le directeur de l’établissement, Philippe El Sair ainsi que d’autres membres de la direction, mardi 16 juillet. « Concernant les arrêts de travail des agents, la direction s’engage à remplacer chaque agent absent », explique Morgan Barbi, référent régional du collectif interurgences. La direction n’a cependant pas fait d’annonce sur le délai de mise en place de ces remplacements.

    Pour la pénurie de lits, l’Hôpital des armées va ouvrir 16 lits de médecine. De plus, « des modifications de service vont permettre d’ouvrir en fin d’année de nouveaux lits sur le site de la Cavale blanche soit 10 lits pour unité de médecine post-urgences (UMPU) et 8 lits en neurologie », poursuit le référent.

    « Le directeur général reconnaît qu’il faudra embaucher avant l’hiver. Cependant aucune embauche supplémentaire ne sera faite pour l’été excepté les remplacements estivaux. » Les soignants restent aussi inquiets des risques encourus par les patients à cause de la chaleur, « avec des températures frôlant 40° en journée et 27° la nuit, et pour lesquelles aucun système de climatisation n’a été prévu », et les risques de déshydratation et/ou de malaise que cela peut entraîner.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Quand la mission des forces de l’ordre devient la chasse à la couleur jaune... Complaire à tout prix au monarque avant qu’il ne défile sur les Champs-Élysées, en allant jusqu’à interpeller ceux qui en portent, on se dit que notre État de droit n’est plus que l’ombre de lui même.

    source: https://www.youtube.com/

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  • Depuis le mois de novembre, la mobilisation des « gilets jaunes » recule, tout en restant vivante localement et en inventant d’autres formes.

    Le mouvement des « Gilets Jaunes » faiblit mais ne rompt pas  (LC.fr-15/07/19

    Contrasté. Après huit mois de mobilisation, c’est l’état des lieux qui s’impose quant au mouvement des « Gilets jaunes ». D’un côté, une mobilisation en net recul au niveau national. De l’autre, une détermination toujours forte pour ceux qui continuent. Le week-end du 14 juillet a d’ailleurs été à l’image de cette tension : une centaine de manifestants seulement dans quelques grandes villes le samedi, mais une présence en marge du défilé national le dimanche qui a abouti à des interpellations, dont celles de trois figures du mouvement.

    « On ne s’est pas battu pendant huit mois pour arrêter là ». Les mots sont d’Élisabeth, gilet jaune de la première heure à Commercy, dans le département de la Meuse. Les difficultés, elle ne les cache pas. Depuis que leur « cabane » sur le rond-point a été déconstruite, le groupe a moins de visites. Moins de participants actifs aussi. Mais la fin du mouvement, elle ne la voit pas. Ils restent une vingtaine dans les Assemblées générales organisées trois fois par semaine, à réfléchir aux convergences possibles sur le terrain et aux liens avec les habitants.

    Des réponses à construire sur le long terme

    « Nous sommes un peu plus éparpillés, un peu moins présents mais toujours là, résume Élisabeth, qui en veut pour preuve les « assemblées des assemblées ». Après celles de Commercy et Saint-Nazaire, la dernière, fin juin, à Montceau-les-Mines a réuni environ 600 personnes. Les raisons de la colère, en effet, n’ont pas disparu avec les annonces sur le pouvoir d’achat en janvier. Et ceux qui restent mobilisés les jugent insuffisantes, voire de pur affichage.

    « Ce sont moins ces annonces que l’actualité politique, le grand débat national puis les élections européennes qui ont affaibli la mobilisation, note d’ailleurs le géographe Sylvain Manternach. Fondamentalement, les frustrations à l’origine du mouvement sont en grande partie liées à l’aménagement du territoire, notamment à l’étalement du périurbain et cela ne peut évoluer que sur le long terme ». Une colère qu’une seule maladresse ou mesure pourrait faire ressurgir, selon le chercheur.

    D’autant que certains gilets jaunes ont également donné de nouvelles dimensions à leur vie auxquelles ils ne sont pas prêts à renoncer. Le lien avec des inconnus, pour certains une nouvelle famille, tout d’abord. D’autres manières de s’engager et de participer, ensuite. Au fil des mois, les combats se sont diversifiés. À Paris, le groupe de Raymond, composé d’une vingtaine de membres, s’investit ainsi dans le référendum sur ADP. En Seine-et-Marne, dans celui de Jennifer, certains s’engagent aux côtés des manifestants blessés par les forces de l’ordre, d’autres pour les élections municipales, d’autres encore pour les conditions de travail à l’hôpital de Melun.

    Une pluralité de colères

    Elle en connaît aussi qui ont rejoint les Black Bocks. Une évolution complexe, nourrie par une pluralité de colères pour le sociologue François Dubet. « C’est comme une molécule qui éclate et renvoie chaque atome à son autonomie, illustre-t-il. Il y a d’une part la radicalisation d’une minorité, dont les leaders qui jouent leur capacité à attirer encore la lumière. D’autre part, il y a tous ceux qui ont rencontré des causes, comme la participation ou l’écologie. Et beaucoup rentrent tout simplement à la maison. »

    Parmi les prolongements du mouvement, le « Vrai débat », organisé en ligne en marge du Grand débat national, a donné naissance à huit assemblées citoyennes délibératives en juin. Elles ont permis un premier tri, avant de produire à l’automne des propositions de loi. « Manifestation et construction sont liées, analyse David Prost, engagé dans ce processus. Il s’agit toujours de porter nos revendications prioritaires, comme le RIC ou la justice fiscale et sociale. » En parallèle, un groupe « Objectif RIC » s’est d’ailleurs constitué, alors que Priscilla Ludosky, à l’origine du mouvement, a rejoint les « Gilets Citoyens ».

    « Ce n’est pas forcément terminé, conclut François Dubet, même si selon lui, il y a peu de chance que l’opinion soutienne à nouveau des manifestations comme elle l’a fait au début du mouvement. En revanche, le type de lutte incarnée par les gilets jaunes – où des revendications hétérogènes s’associent dans un même mouvement – paraît, lui, infuser dans la société : « On assiste à une désinstitutionnalisation des mouvements sociaux, que la vie syndicale et politique ne parvient pas à intégrer, une sorte de diffraction des logiques d’action. »

    Béatrice Bouniol

    source: https://www.la-croix.com/France/Politique/Le-mouvement-Gilets-Jaunes-faiblit-rompt-pas-2019-07-15-1201035569

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