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  • Ça n'est pour l'instant qu'un murmure : référendum. Mais voilà l'arme qui les fait trembler : votre portable
     

     
     

    Ma question ne s’adresse à aucun ministre.
    Ca n’est d’ailleurs pas une question. C’est une alerte.

    Françaises, Français,
    Ca n’est pour l’instant qu’un murmure : référendum.
    Un référendum sur les Aéroports de Paris.
    Un référendum pour ne pas brader ce trésor à Vinci.
    Un référendum, surtout, sur l’avenir, l’avenir que nous refusons,l’avenir que nous désirons.

    Voilà l’arme qui les fait trembler : votre portable.
    Ils ont peur.
    Peur de votre portable.
    Peur de votre tablette.
    Peur de votre ordinateur.
    Peur de vos signatures.
    D’emblée, d’ailleurs, le Premier ministre s’est étranglé : « C’est une situation dangereuse ! Cela pose un vrai et grave problème démocratique ! »
    Et il a bien raison: c’est la « démocratie » qui est en jeu.
    Pour lui, pour eux, la démocratie, c’est bien quand elle somnole dans cette Assemblée.
    La démocratie, c’est quand ils répètent en boucle « croissance », « concurrence », « compétitivité », « mondialisation », « déficit ».
    La démocratie, c’est de voter une fois tous les cinq ans, et ensuite circulez braves gens.
    Voilà, la démocratie qu’ils apprécient !

    Pour nous, au contraire, la démocratie, c’est la reprise en main de notre destin commun. Et il faut bien commencer par un bout, même petit:
    puisque le premier référendum d’initiative partagée, le premier de notre histoire, nous le permet, allons-y par le bitume des aéroports.
    Avant de passer à nos écoles, nos forêts, nos trains, nos maternités,
    nos tribunaux…

    Alors, ils vendent Charles de Gaulle ?
    Nous répondons : « Référendum ! »

    Ils cassent nos urgences?
    Nous répondons : « Référendum ! »

    Ils ferment nos classes ?
    Nous répondons : « Référendum ! »

    Ils polluent l’air, la terre, la mer?
    Nous répondons : « Référendum ! »

    Partout,
    sur nos cahiers d’écoliers,
    sur les murs de nos villes,
    sur nos pages Internet,
    nous écrivons ce nom:
    Référendum !

    C’est une frénésie qui doit saisir la France: 
    Référendum !

     

    source: https://francoisruffin.fr/referendum-adp/

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  • Après le congrès de la , entretien entre Quim Boix (PCPE et ) et (PRCF et ) pour Initiative communiste à propos du syndicalisme mondial. Rappelons que la vient d’adopter lors de son 52e congrès un amendement pour se rapprocher de la FSM (Fédération Syndicale Mondiale).

    Quim Boix est le secrétaire de l’Union Internationale Syndicale des retraités et pensionnés (UIS R – FSM). Quim Boix est un militant du PCPE dont il a été le responsable des relations internationales, résistant contre le franquisme.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/   (le 12/06/2019)

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  • À l’hôpital de Quimper, les syndicats dans la négociation (OF.fr-11/06/19-21h14)L’intersyndicale de l’hôpital (CFDT, CGT, Sud) réunie, mardi 11 juin 2019, à Quimper (Finistère).

    L’intersyndicale de l’hôpital de Quimper (Finistère) suspend ses actions. Et prend part aux négociations relatives aux mesures du plan de retour à l’équilibre financier.

    L’intersyndicale de l’hôpital compte bien prendre sa place autour de la table des négociations. Ce mardi 11 juin à Quimper, les représentants de la CGT, de la CFDT et de Sud ont annoncé qu’ils souhaitent être parties prenantes des décisions relatives au plan de retour à l’équilibre financier engagé par la direction pour combler un déficit évalué à 4 millions sur un budget de 300 millions.

    Plus de 70 000 heures supplémentaires

    L’une des trois mesures les plus contestées par l’intersyndicale est abandonnée, leur a annoncé la direction, lundi 3 juin : les personnels contractuels pourront continuer à toucher leur prime : « Nous ne sommes pas surpris de ce retrait de la part de la direction. Elle est consciente de la difficulté à recruter, pendant l’été notamment », note Pascale Jacq, de Sud.

    Pour autant, bien d’autres sujets vont occuper les syndicalistes : « Le remplacement des absences inopinées, la gestion des heures supplémentaires, la valorisation des appels sur repos… » Ils mettront notamment sur la table le décompte des heures supplémentaires déclarées en 2018 : « Plus de 70 000 heures : cela représente entre 45 et 50 équivalents temps plein ! »

    Du côté de la méthode, l’intersyndicale veut s’appuyer sur un « audit financier », qu’elle a demandé, et souhaite que l’organisation du travail dans son ensemble soit revue.

    Si le dialogue semble noué à Quimper, l’intersyndicale aimerait l’engager avec l’Agence régionale de santé (ARS). Elle a sollicité, à plusieurs reprises, un rendez-vous à Rennes. Elle ne s’y rendra pas les mains vides mais avec une pétition forte, pour l’heure, de 3 100 signatures de membres du personnel et d’usagers.

    Nelly CLOAREC

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Crise aux urgencesà Quimper. Appel aux citoyens (LT.fr-11/06/19-20h29)un peu moins nombreux que la semaine passée, les grévistes n’étaient pas moins motivés.

    Alors que les négociations entre l’intersyndicale et la direction du centre hospitalier de Cornouaille avancent concernant le plan de retour à l’équilibre budgétaire, le personnel des urgences se mobilisait, à nouveau, mardi, pour tirer la sonnette d’alarme et demander à la population de les rejoindre.

    Pour la deuxième semaine consécutive, comme 95 autres services en France, les agents des urgences du centre hospitalier de Cornouaille ont débrayé pendant une heure, mardi à 14 h, afin de continuer à signifier le malaise qu’ils ressentent à ne plus pouvoir exercer leur profession comme ils l’entendent, faute de moyens humains et matériels. De façon générale, ils ont pris les commentaires de la direction dans la presse pour du mépris et un manque de considération de leur lutte pour une meilleure prise en charge des usagers. « Oui, nous nous associons au mouvement national mais pas seulement par solidarité avec d’autres établissements en France, surtout parce qu’ici, à Quimper, il y a beaucoup de choses qui ne vont pas », pouvait-on entendre dans l’assistance. S’ils ont à cœur de défendre leurs intérêts, c’est d’abord pour ceux de leurs patients qu’ils se battent. « Nous appelons les citoyens à nous rejoindre. Tout le monde est concerné par la situation aux urgences ! », ont-ils lancé. Le mouvement est reconduit la semaine prochaine avec une action prévue lors du comité technique d’établissement (CTE).


    Le plan de retour à l’équilibre

    Le matin, l’intersyndicale du centre hospitalier avait fait un point d’étape concernant les actions menées depuis des mois afin d’ouvrir les négociations concernant le plan de retour à l’équilibre budgétaire du CHIC. Même s’ils ont « du mal à entendre qu’on puisse dire que gérer un hôpital public, c’est comme gérer une entreprise », ils se réjouissent de l’abandon, comme l’avait annoncé la semaine dernière le directeur Jean-Pierre Heurtel, de la mesure visant à supprimer les primes pour les nouveaux contractuels. « Les recrutements d’été sont déjà tellement difficiles que sans cette prime cela aurait été encore pire », souligne Laurence Journal, secrétaire de la CFDT. Elle annonce qu’un « espace de négociations s’ouvre et un travail va débuter sur plusieurs thématiques ». Il s’agit du remplacement des absences inopinées, de la gestion des heures supplémentaires, de la valorisation des rappels sur repos, du parcours contractuel, de la mobilité et des pools de remplacement. L’intersyndicale continue ses démarches auprès des élus au conseil d’administration mais aussi auprès de l’ARS (Agence régionale de santé) « afin d’éclaircir certains points ». Les représentants syndicaux souhaitent d’ailleurs remettre une pétition de 3 100 signatures à l’ARS à Rennes, qui influe de façon contraignante sur les budgets en déficit des hôpitaux publics. « Nous avons sollicité un rendez-vous mais n’avons pas reçu de réponse », déplore Loïc Le Houarner secrétaire adjoint de la CGT.

    Mardi, ils ont organisé un sit-in dans le hall d’entrée du centre hospitalier de Cornouaille.

    Lannig STERVINIOU

    source: https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/crise-aux-urgences-appel-aux-citoyens-11-06-2019-12308524.php 

     

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  • À Quimper, la CGT, la CFDT et Sud ont obtenu le maintien par la direction de l'hôpital de Cornouaille de la prime pour les nouveaux contractuels. Les négociations se poursuivent.

    Quimper : les syndicats restent mobilisés sur le plan de redressement de l’hôpital (Côté Quimper-11/06/19-17h27)Les urgentistes ont manifesté une nouvelle fois mardi 11 juin

    Le personnel des urgences du Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) manifestait ce mardi 11 juin 2019 après-midi à Quimper pour dénoncer les conditions de travail. La CGT, la CFDT et Sud ont apporté leur soutien aux soignants.

    L’intersyndicahttp://www.ch-cornouaille.fr/le a, de son côté, suspendu ses actions suite aux dernières discussions le 3 juin avec la direction de l’hôpital sur le plan de retour à l’équilibre financier.

    Lire aussi : Hôpital de Quimper : les négociations continuent sur le plan de retour à l’équilibre financier

    Les syndicats ont obtenu l’abandon d’une mesure très décriée : la suppression de la prime pour les nouveaux contractuels aide-soignants, infirmiers… Pascale Jacq, de Sud, estime que la direction n’avait guère le choix :

    Les besoins de recrutement sont très importants cet été. Et l’hôpital a beaucoup de mal à recruter. L’hôpital de Quimper n’est pas attractif pour le personnel soignant. Les jeunes diplômés qui sortent des écoles de Quimper préfèrent aller travailler à l’hôpital de Douarnenez ou à Gourmelen.

    Baisse du nombre de RTT

    L’intersyndicale n’a, en revanche, pas obtenu d’avancées significatives sur les deux autres principales mesures du plan d’économies : 

    • le passage de 17 à 15 RTT,
    • le non remplacement des absences les 48 premières heures.

    Sur ce dernier point, les syndicats multiplient les exemples de services perturbés par ces absences non remplacées et le rappel des soignants sur leurs jours de repos ou de congés. Laure Journal, de la CFDT, indique que cette mesure risque encore d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires :

    En 2017, elles se montaient à 54316 heures. En 2018, elles atteignaient 77487 heures. Cela représente 50 temps plein. Ces 77487 heures sont les heures déclarées : la partie émergée de l’iceberg. Mais il y a beaucoup de soignants qui ne déclarent pas leurs heures supplémentaires.

    Demande d’un audit

    Les syndicats vont négocier avec la direction sur ces remplacements inopinés mais aussi « la gestion des heures supplémentaires, la valorisation des rappels sur repos, le parcours contractuel, la mobilité, les pools de remplacements », liste l’intersyndicale. Loïc Le Houarner, de la CGT, craint que ces discussions ne se prolongent encore plusieurs mois : « On discute déjà depuis le mois de mars. Il ne va rien se passer cet été. On va encore perdre du temps ! »

    Les discussions devraient aussi porter sur divers points financiers. Les syndicats demandent qu’un audit financier soit mené et qu’ils participent à l’élaboration de son cahier des charges. Pascale Jacq aimerait y voir plus clair dans la restructuration du service de soin de suite et de réadaptation (SSR) :

    "La direction s’est rendu compte que cette activité SSR a été mal évaluée. L’hôpital risque de perdre 800000 euros suite au transfert de ce service à Concarneau et sa prise en charge par l’Ugecam."

    Autre interrogation soulevée par Loïc Le Houarner :

    "Il y a un an, on nous avait annoncé la construction d’une clinique ambulatoire sur le site du Chic. Et puis, plus rien! Pourquoi un tel coup de frein? La direction change et abandonne un projet dit de territoire ?"

    Quimper : les syndicats restent mobilisés sur le plan de redressement de l’hôpital (Côté Quimper-11/06/19-17h27)L’intersyndicale poursuit les discussions 

    Adele LEBERRE

    source: https://actu.fr/bretagne/quimper_29232/quimper-syndicats-restent-mobilises-sur-plan-redressement-lhopital_24937147.html

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  • Brest. Aux urgences, surcharge de travail permanente (OF.fr-11/06/19-20h12)Tanguy, 28 ans, est infirmier aux urgences de la Cavale-Blanche où l’activité a augmenté de 14 % en 5 ans.

    Ce mardi 11 juin, c’est un nouveau jour national de grève. À la Cavale-Blanche, au CHRU de Brest, salariés et syndicats préparent de nouvelles actions. Pour Tanguy, infirmier mobilisé, son travail est devenu « inhumain » !

    « J’ai intégré les urgences de la Cavale-Blanche il y a cinq ans, après mes études. Je suis tombé amoureux de ce service. Pour l’adrénaline. Et puis, c’est hyper varié avec des patients de tous horizons, de toutes pathologies. On travaille avec des médecins, des assistantes sociales, des secrétaires, etc. Chaque journée est différente. On n’a pas le temps de s’ennuyer. C’est un métier difficile. Mais on apprend tous les jours.

    140 patients par jour

    Mais les patients affluent. En cinq ans, on est passé de 110/120 passages par jour à 140, en moyenne. Avec des pics à 180 ! L’activité augmente, de jour comme de nuit. Et ça ne s’arrête pas… En 2018, c’était un total de 50 794 passages, dont 1 692 urgences dentaires. Pour 2019, on s’attend à 53 655 patients, en hausse de 5,6 %.

    Les conditions de travail se dégradent. Cette surcharge de travail permanente nous étouffe. On est dépassé.

    Ça bouchonne. À 6 h 30, quand je prends mon service, c’est déjà plein. Avec des patients sur des brancards. Parfois sans repas.

    Ça devient inhumain. Je ne suis pas infirmier pour ça.

    De quatre à six heures pour un médecin

    En moyenne, il faut attendre de quatre à six heures avant qu’un médecin voit un patient en salle de consultation. Et pour être hospitalisé, c’est quatorze à quinze heures. Face à cette hausse des délais, des patients ou leurs accompagnants deviennent agressifs, ce qu’on peut comprendre.

    Chez les personnels, les arrêts de travail sont nombreux. Dimanche dernier, j’ai reçu cinq appels téléphoniques pour revenir travailler, lundi.

    En 2016, La direction a mis en place une Upu, une « Unité post-urgences » pour quinze patients qui attendent un lit d’hospitalisation dans le service correspondant à leur pathologie. Théoriquement, il pourrait y en avoir 23. Mais faute de personnels, ce n’est jamais le cas. Lundi dernier, à 12 h 30, les quinze lits étaient tous occupés.

    En début d’année, une Apu a été mise en place : une « Attente post-urgences » avec huit à onze lits, ouverte du dimanche au vendredi. Les patients ont eu leurs soins mais sont sur des brancards en attendant un lit d’hospitalisation. Ça peut durer des heures. Pas de fenêtre, pas de robinet, pas d’intimité pour changer les gens… À 23 h, s’il n’y a toujours pas de place dans les services, on les remet dans le couloir. Douze patients ont dormi sur des brancards dans la nuit de samedi à dimanche.

    Pour les urgences brestoises, nous demandons la création d’un poste d’infirmier de nuit, d’un infirmier et d’un aide-soignant du matin, et d’un agent des services hospitaliers.

    Mais la colère n’est pas propre au CHRU de Brest. C’est généralisé à toutes les urgences des CHU français. Cette année, dans le cadre du collectif national inter-urgences, c’est l’occasion de faire entendre notre colère par-delà l’hôpital brestois.

    Dimanche, on sera au marché de Saint-Louis pour sensibiliser la population et faire signer une pétition. »

    Selon la direction du CHRU, il y a eu 19 grévistes (dont quatre assignés) sur 24 heures et trois débrayages d’une heure (dont trois assignés).

    Laurence GUILMO

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-aux-urgences-surcharge-de-travail-permanente-6392701

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  • 200 à trois personne sont rassemblées devant le Ministère de la Santé (Photo d'illustration). 200 à trois personne sont rassemblées devant le Ministère de la Santé

     

    Depuis le milieu de journée, 200 à 300 urgentistes, et personnels d’hôpitaux publics se sont rassemblées devant le ministère de la Santé, suite à l’appel de quatre syndicats réclamant plus de moyens humains et financiers pour les hôpitaux publics. Une mobilisation qui s’organise alors que le Sénat doit voter dans l’après-midi sur le projet de loi Santé.

    Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées ce mardi en milieu de journée devant le ministère de la Santé à Paris, à l’appel de quatre syndicats réclamant plus de moyens humains et financiers pour les hôpitaux publics.

    Parmi les quelques dizaines de manifestants présents vers 11 h 30, les militants CGT, FO, SUD et CFE-CGC étaient nettement majoritaires, selon l’AFP.

     

     

    Cette action s’inscrit dans le cadre de la « journée de mobilisation et de grève nationale » annoncée fin mai par ces quatre organisations pour « élever le rapport de force » face à Agnès Buzyn.

    « L’ouverture de négociations nationales » exigée

    La date coïncide avec le vote solennel du Sénat sur le projet de loi Santé, prévu dans l’après-midi. Encouragés par la grève des services d’urgence, qui dure depuis trois mois, les syndicats ont « exigé l’ouverture de négociations nationales » portant notamment sur les effectifs et les salaires.

    « Il faut 100 000 créations d’emplois dans les hôpitaux et 200 000 dans les Ehpad », a déclaré à l’AFP l’urgentiste Christophe Prudhomme, de la CGT-Santé.

    Faute de lits et de soignants en nombre suffisants, « cet été il y aura des morts », a-t-il affirmé, estimant que « Mme Buzyn devra rendre des comptes au tribunal ».

     

     

    Une délégation devait être reçue en début d’après-midi par le directeur adjoint de cabinet de la ministre de la Santé.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Plus d’une cinquantaine de personnes ont protesté, à Quimper, ce jeudi, contre la dégradation de la situation des services d’urgence. 

    Ce jeudi, le personnel du centre hospitalier de Cornouaille s’est joint au mouvement national de débrayage lancé par les urgentistes de l’hôpital Saint-Antoine à Paris le 18 mars. Cette grève concerne désormais 83 services en France, selon une carte mise à jour par le collectif Inter Urgences.

    « C’est de pire en pire au vu du flux de patients qui augmente sans cesse. On manque de monde, on manque de place, on manque de tout. Les gens restent des heures et des heures dans les couloirs », déplore une infirmière des urgences du centre hospitalier de Cornouaille qui opérait, à l’appel des syndicats CGT et Sud, avec ses collègues, un débrayage d’une heure ce jeudi après-midi.

    « Il y a des gens qui peuvent passer 48 heures sur un brancard aux urgences et ce n’est pas ponctuel, ça arrive souvent maintenant », affirme une autre infirmière, souhaitant, elle aussi, garder l’anonymat. « En début de journée, on tente de garder la motivation mais en fin de journée, on est à cran. Nos valeurs de soignants sont bafouées », poursuit-elle. « Nous ne nous sentons pas en sécurité, tout le monde est débordé », constate Karine Goarec, secrétaire fédérale de la CGT, qui rappelle que la grève a commencé mi-mars dans l’hôpital parisien de Saint-Antoine à la suite des agressions. « Les réunions proposées avec la direction sont de simples espaces d’information, les décisions sont déjà prises », ajoute-t-elle.

    Manque de praticiens

    Quelques heures plus tôt, Jean-Pierre Heurtel, le directeur, jusqu’alors silencieux, avait invité la presse pour s’exprimer sur le conflit qui agite depuis maintenant plusieurs mois le centre hospitalier, suite à l’annonce d’un plan de retour à l’équilibre budgétaire. Il était accompagné d’Arnaud Sandret, le directeur des ressources humaines et de Laurence Grelet, la directrice des soins. Cette dernière affirme que « l’effectif des urgences a été renforcé, notamment en soirée car le flux est plutôt cyclique ».

    Pour Jean-Pierre Heurtel « à Quimper, nous ne sommes pas dans la situation d’autres services d’urgences en France. Il y a, ici aussi un débrayage, mais par solidarité légitime je suppose. Conjoncturellement, il nous faudrait une trentaine de praticiens sur le Chic (Quimper et Concarneau), pour satisfaire aux obligations de Smur et d’urgences. Aujourd’hui, il nous en manque une dizaine ». Il garantit cependant que tout est mis en œuvre pour un prochain recrutement.

    Une réorganisation des flux

    « Une partie du problème, c’est aussi l’organisation des flux. Nous avons entrepris un travail depuis 2018. L’organisation, autrefois, était faite par spécialités, d’un côté la traumatologie, de l’autre la médecine, quelle que soit la spécificité de la prise en charge. Aujourd’hui, on travaille différemment avec un flux d’ambulatoire et un flux de personnes couchées qui signifie peut-être davantage, l’état de gravité de la prise en charge », détaille Laurence Grelet.

    Des travaux commenceraient ce mois-ci pour réaménager les locaux en fonction de cette nouvelle organisation. Actuellement l’attente moyenne aux urgences en ambulatoire est de 3 h 25, 1 h 57 pour les attentes couchées. « Si on compare aux chiffres nationaux, ce n’est pas long », assure-t-elle. « Toutes les urgences vitales passent avant évidemment ». Selon la directrice des soins, les deux tiers des personnes qui se présentent actuellement aux urgences pourraient se rendre chez un médecin généraliste. « Sur une moyenne de 150 passages par jour, trente personnes sont hospitalisées et seuls cinq patients présentent une vraie urgence vitale », reproche Laurence Grelet. Un moyen de rappeler à chacun que la situation actuelle des urgences, c’est l’affaire de tous.

    Lannig STERVINOU

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Quimper. Les urgences ont débrayé pendant une heure, ce jeudi (OF.fr-6/06/19-18h)Le personnel des urgences du centre hospitalier de Quimper a débrayé une heure, de 14 h à 15 h, ce jeudi 6 juin 2019.

     

    Alors qu’une manifestation nationale était prévue ce jeudi 6 juin 2019 après-midi, une cinquantaine de personnels des urgences de l’hôpital de Quimper ont effectué un débrayage d’une heure.

    Du personnel en nombre insuffisant, un manque de brancards, de boxes pour isoler les patients, une activité en hausse… C’est la « crise », aussi, aux urgences de Quimper. Ce jeudi 6 juin 2019, une cinquantaine de personnels soutenus par les syndicats CGT et Sud Santé, ont participé à un débrayage d’une heure, entre 14 h et 15 h, en ce jour de mobilisation nationale.

    Lors des prises de parole, pendant le débrayage aux urgences de Quimper, ce jeudi 6 juin 2019. 

    « La dégradation des conditions de travail s’accélère », fait remarquer Karine Goanec, la secrétaire générale de la CGT à l’hôpital. Caroline Le Guyader, pour Sud Santé, a fait les comptes : « Pour les personnels, il manque une infirmière et une aide-soignante la nuit : elles sont actuellement trois aides-soignantes et cinq infirmières. Par ailleurs, plusieurs médecins sont partis fin 2018. Des départs non-remplacés. L’appel à l’intérim est régulier. »

     

    Du côté du matériel et des locaux, cela pêche aussi : « À cause d’un nombre de boxes insuffisants, des patients se font poser des sondes dans les couloirs, poursuit Karine Goanec. Il manque des brancards, des moniteurs… »

    Des banderoles ont été apposées le long de l’escalier d’accès au service d’urgence du centre hospitalier de Quimper (Finistère).

    « Nous n’échappons pas à la problématique des urgences », constate Jean-Pierre Heurtel, directeur du centre hospitalier. « Sur le Chic, à Quimper et Concarneau, il manque une dizaine de médecins aux urgences. Nous y faisons face. Avec des perspectives de recrutement. Et le renfort de médecins des autres services. »

    Vers une nouvelle organisation

    Le temps d’attente aux urgences fait l’objet d’un suivi. Selon les chiffres cités par Laurence Grelet, directrice des soins, Quimper se situe dans une moyenne acceptable. Une nouvelle organisation se met en place afin de réduire le temps d’attente selon la direction. Cela va s’accompagner de travaux. Avec, toujours, ce constat, sur les 150-200 passages quotidiens, seulement trente conduisent à une hospitalisation. À Quimper comme ailleurs, les urgences reçoivent des patients qui auraient pu être pris en charge par la médecine de ville.

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-les-urgences-ont-debraye-pendant-une-heure-ce-jeudi-6385610

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