• Les gilets roses se sont retrouvés pour un pique-nique au jardin Kennedy.

    Pour leur cinquième mobilisation, une trentaine d’assistantes maternelles en gilets roses proposaient un pique-nique jardin Kennedy en compagnie de gilets jaunes qui les ont soutenues dès le départ. Leur mouvement vise toujours au maintien de l’organisation actuelle de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (Are) dont le calcul pourrait être revu à la baisse.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

     
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  • Le congrès de la CGT vote pour l’internationalisme et la FSM ! #52econgrèsdelaCGT (IC.fr-17/05/19)

     

    La direction de la , pro-, vit un congrès agité, alors que les orientations pour un syndicalisme de classe et de masse se voient défendues et renforcées par les délégués.

    Alors que l’actuel secrétaire général de la CES L Visentini et son adjoint Tudor, devaient prononcer un discours, les congressistes ont entonné l’Internationale. Et c’est l’indignation et les sifflets qui ont prédominé lorsqu’à plusieurs reprises le nom de Laurent Berger a été annoncé. En effet la CES a fait le choix de désigner le leader de la CFDT, l’organisation réformiste qui a de fait soutenu la totalité des contre réformes anti sociales de ces dernières années, comme président de la CES. Un véritable camouflet pour la CGT qui en demeurant à la CES va se retrouver de fait présider par un Laurent Berger qui en France ne cache pas son intention de détruire la CGT. Après les embrassades avec le maire PS de Dijon F Rebsamen en ouverture du congrès, le ministre du travail de Hollande qui en 2015 a signé les licenciements des 42 élus CGT de Goodyear et qui a fait voté la loi Rebsamen cassant nombre des droits des travailleurs et syndicalistes Martinez doit faire face aux syndicalistes CGT qui veulent une CGT combative, à l’offensive pour défendre les droits des travailleurs.

    Le débat sur la CES est enfin ouvert

    La journée de mercredi 15 mai devait largement être consacrée au débat concernant les orientations internationales de la CGT. Depuis 1995, la CGT n’est plus membre de l’une des principales organisations syndicales internationale, la Fédération Syndicales Mondiale. Cette dernière regroupe les syndicats et confédérations syndicales de  de classe. Elle regroupe plus de 100 millions de syndiqués, avec notamment les principaux syndicats de la classe ouvrières dans les pays émergeants. La CGT avait alors décidé de rejoindre la CFDT au sein de la , la filliale européenne de la CSI, l’organisation des syndicats réformistes, créée à l’époque de la guerre froide sous l’égide et les financements des Etats-Unis d’Amériques, pour faire pièce au syndicalisme de lutte et diviser le mouvement syndical internationale. La CES est au demeurant une organisation largement subventionné par la commission européenne, avec obligation de part les traités européens de promouvoir une construction européenne toujours plus resserrée.

    Le congrès de la CGT vote pour l’internationalisme et la FSM ! #52econgrèsdelaCGT (IC.fr-17/05/19) 

    Pour faire rentrer la CGT dans la CES, il avait été expliqué que ce serait une manière pour la CGT d’imposer sa ligne de défense des travailleurs au sein d’une organisation qui brille surtout par son accompagnements des directives européennes. A tel point par exemple que la CES n’a rien trouvé à redire aux atteintes aux droits de grève en Grèce, mises en oeuvre pour imposer l’application des memorandum austéritaire imposé par l’UE et la BCE avec le FMI, contre le vote par referendum du peuple grec. Et l’on pourrait multiplier les exemples. Mais le bilan 20 ans plus tard, c’est que la position de la CGT n’a pas progressé et qu’au contraire la CES est, comme cela était dénoncé par ceux qui ont combattu l’adhésion à la CES, a été le moyen d’imposer et de verrouiller une ligne réformiste. En témoigne le choix de Laurent Berger, leader de la CGT, comme président de la CES. Un choix que n’assume pas la direction de la CGT, son représentant Boris Plazzi ose, pour essayer de faire avaler l’énorme pilule, expliquer doctement aux délégués des 600 000 syndicalistes CGT que la présidence de la CES par Berger n’est qu’un titre “honorifique, symbolique”. Honorifique, certainement pas pour la CGT, mais symbolique de ce que l’est CES, assurément.

    Le 52 congrès de la CGT vote pour la FSM

    C’est un des membres du bureau de la puissante union départementale du Val de Marne (UD CGT94), Benjamin Amar qui a posé la problématique du débat. Appelant à ce que le document d’orientation de la CGT pour les trois prochaines années évoque clairement la “” plutôt que “l’opposition de classe” et récuse le “syndicalisme rassemblé”. Sous les applaudissements, il lance :

    “On est resté au milieu du gué. Notre concept, c’est la lutte des classes, pas l’opposition de lutte”

    Benjamin Amar, secrétaire générale de l’UD CGT 94

    A sa suite, plusieurs interventions ont également demandé l’ajout de “la sortie du capitalisme”, du “syndicalisme de classe et de masse” ainsi que de “la grève générale”.

    Témoin de la demande générale des syndicalistes CGT de positions claires et offensives pour les travailleurs, une intervention a demandé un amendement du texte pour y remplacer l’expression de “maîtrise publique” soluble dans les directives européennes demandant la privatisation à la travers la délégation des services publics par un bien moins flou “services publics nationalisés”. Signe d’une certaine colère contre le déficit de démocratie syndicale vécu par les délégués au long de la journée, un amendement est également demandé pour indiquer que “le congrès confédéral décide”… Pour contrer la fronde, c’est à J Eliez, de la CGT RATP, pressenti par la direction pour rejoindre le bureau confédéral qu’il revient d’étouffer les demandes. Ce dernier en appelant aux statuts, peine à convaincre.

    C’est dans ce contexte que les délégués au congrès de la CGT ont ouvert la discussion sur les affiliations ou désaffiliations internationales.

    De nombreuses interventions se sont alors succédées, de la CGT 13, de la CGT 59, et de la CGT 94 pour proposer que la CGT demande un statut d’observateur à la FSM

    C’est alors qu’un délégué CGT du 94 demande la mise au voix d’un amendement du point 510 du document d’orientation du congrès, pour y ajouter une simple référence à la FSM

    “Pour la CGT, il s’agit de rechercher constamment l’échange et l’unité avec toutes les organisations syndicales possibles, affiliées ou non à la CES, à la CSI et à la FSM”

    Amendement à la résolution 501 du document d’orientation du 

    Immédiatement, la commission représentant la direction s’y oppose, sous la présidence d’un Denis Gravouil qui entretient le flou en lançant le vote : plutôt que de demander comme il est d’usage de voter pour ou contre, l’amendement, il demande de voter pour ou contre la décision de la commission. Pour autant le vote est clair, les délégué vote pour l’adoption de l’amendement. Panique à la direction de la CGT, qui se voit désavoué par son congrés et ce devant les représentants de la CES/CSI. Le bureau du congrès demande un nouveau vote. C’est l’indignation générale. Le congrès proteste au cris de “le débat, le débat”, à la tribune, un délégué dénonce les manoeuvres “intolérable” de la direction.

    Une provocation qui conduit à ce que le second vote du congrès donne une majorité encore plus large à l’amendement en faveur de la FSM. l’amendement est adopté. Très largement. L’orientation pro CES et anti FSM de la direction confédérale de la CGT ne recueille que 34% de soutien, tandis que le vote pro FSM recueille 54.5% des suffrages et que 11.5% s’abstiennent. Rappelons que sous pression, Martinez s’était prononcé contre la FSM dans une déclaration insultante qualification la fédération syndicale mondiale de démocratique, ni de masse.

    Au regard de l’ambiance, on peut sans nul doute imaginer que le statut d’observateur de la CGT à la FSM aurait pu être adopté s’il y avait eu un vote, le congrès apparaissant vent debout face à la direction de la CGT et ses orientations. De fait, entre les amendements adoptés contre l’avis de la direction, ce vote cinglant en faveur de la CGT et la timide approbation du rapport d’activité, les orientations réformistes apparaissent en net recul au 52e congrès de la CGT.

    la dynamique est pour un syndicalisme de classe et de masse

    Dans un congrès marqué par un fort renouvellement militant, puisque pour 8 délégués sur 10 c’est la première participation à un congrès confédérale, la dynamique est clairment pour un syndicalisme de classe et de masse. C’est un très vif mécontentement qui s’exprime à l’égard de la direction confédérale, comme des orientations portées ces 20 dernières années, de syndicalisme rassemblé et de refus d’agir de façon décisive pour le tous ensemble des luttes vers la grève générale interprofessionnelle ou encore plus récemment le refus de converger avec le mouvement des gilets jaunes. Alors que les travailleurs, et le mouvement des gilets jaunes l’illustre, comprennent que la classe capitaliste mène une violente guerre des classes, permanente et utilisant l’arme d’exploitation massive de l’Union Européenne contre eux, les syndicalistes veulent une organisation de combat pour défendre et faire gagner la classe des travailleurs. L’appareil confédéral n’arrive plus à contenir la revendication du rétablissement de ce syndicalisme gagnant. Dépassé, elle ne peut désormais plus empêcher que s’expriment les demandes de tourner la page de ces 20 ans de fuite en avant réformiste vers le syndicalisme rassemblé suivant la CES et la CFDT refusant de mettre en cause l’Union Européenne du Capital comme l’a pourtant fait tout au long de son histoire la CGT. De fait, si la direction confédérale devrait se maintenir et avec elle globalement son orientation, l’unification et l’organisation des forces du syndicalisme de classe dans la CGT, qui ont montré avec le vote sur la FSM qu’elles pouvaient être majoritaire, pourraient ouvrir à courts termes de vraies perspectives.

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Gilets jaunes. Week-end anniversaire (LT.fr-17/05/19-18h17)Le point d’accueil au niveau de l’aire de covoiturage de Troyalac’h a été remonté ce vendredi.

    Les gilets jaunes de Quimper ont débuté ce vendredi après-midi leur « week-end jaune » qui marque six mois d’un mouvement social inédit en France. À Troyalac’h, une « permanence » accueille jusqu’à dimanche soir tous ceux qui veulent discuter, boire un verre, manger un morceau.

    Ce vendredi après-midi, ils étaient une vingtaine à préparer l’espace d’accueil du week-end. Depuis plusieurs semaines, le campement n’est plus installé sur le rond-point mais au niveau de l’aire de covoiturage voisine. Cela n’a pas empêché le démontage des abris par la police à plusieurs reprises.

    L’esprit des ronds-points

    Palettes, bâches peintes, drapeaux, tables, barbecue : le site a été à nouveau équipé. Le groupe qui tient la flamme est tenace. « Ce week-end c’est une fête anniversaire, dit un militant. On aurait aimé ne pas atteindre six mois, notre fête est un peu forcée. Mais on est là ». Une quadragénaire illustre la motivation du groupe. « Les ronds-points sont restés la bête noire de la préfecture, dit-elle. Car c’est ici que l’intelligence collective se crée. C’était nécessaire car la société depuis des années, nous a rendus individualistes ». « Depuis le début, j’ai vécu trois manifestations superbes et pacifiques et trois autres qui ont été chaotiques » ajoute-t-elle en guise de bilan. Sous le soleil, l’ambiance contrastait avec la première époque des cabanes au milieu du rond-point, dans la boue et sous la pluie en novembre.

    Le mouvement reste sous surveillance. « Nous avions installé des panneaux annonçant le week-end jaune, sans appeler à manifester, indique un militant. Ceux qui étaient près de la ville ont été enlevés sur ordre de la préfecture ».

    « Venez discuter »

    « Nous appelons tout le monde à venir nous voir ce week-end à Troyalac’h, continue la militante. Que l’on soit gilet jaune ou pas, on peut discuter. La richesse de notre mouvement viendra des échanges ». Il n’y a pas de cagnotte, chacun vient donc avec son pique-nique. La permanence devrait durer toute la nuit pour éviter toute dégradation.

    « Ce samedi après-midi nous avons prévu de descendre gentiment au centre-ville, ajoute un autre. Nous ferons attention de ne pas perturber les festivités bretonnes. Ensuite nous reviendrons à Troyalac’h et nous y resterons jusqu’à dimanche soir ».

    Ronan LARVOR

    source: https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/gilets-jaunes-week-end-anniversaire-17-05-2019-12286392.php

     

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  • Gilets jaunes-Quimper. Une histoire en 27 actes (LT.fr-17/05/19-18h15)La manifestation du 9 mars, rue Kéréon.

    Retour sur une page d’histoire locale qui connaît ce week-end son 27e acte et qui n’est pas tournée.

    Les prémices. Lundi 12 novembre. Alors qu’une manifestation est annoncée le samedi 17 novembre à Quimper, comme partout en France, des groupes se constituent pour préparer le rendez-vous. Ce soir-là des artisans et commerçants se réunissent à Saint-Evarzec. Le mercredi suivant, d’autres gilets jaunes se retrouvent à Penvillers pour préparer une opération escargot. Le mouvement est lancé à Quimper.

    Premier samedi agité. Samedi 17 novembre. Un « ras-le-bol général » est exprimé, par environ 3 000 gilets jaunes à Quimper. Aux opérations escargot et barrages filtrants, sans incident majeur du matin, succèdent des affrontements de plus de trois heures entre les forces de l’ordre et quelques centaines de manifestants dans l’après-midi. Six policiers et un manifestant sont blessés, neuf manifestants interpellés. Le gilet jaune blessé a reçu une balle en caoutchouc à une joue.

    Le symbole de Troyalac’h. Lundi 19 novembre Des rassemblements ont été annoncés, via les réseaux sociaux, à Gourvily, aux ronds-points de Décathlon, Kerustum et Lududu. C’est finalement sur le seul giratoire de Troyalac’h que 200 gilets jaunes convergent dès 18 h. Feux de palettes, barrages filtrants… Ils disent vouloir tenir le siège « le temps qu’il faudra ». La saga de Troyalac’h commence. Le site est occupé en permanence. Des cabanes sont construites.

    Premières condamnations. Mardi 20 novembre. Ils avaient été interpellés, à l’issue du samedi. Quatre jeunes hommes sont condamnés à quatre mois de prison ferme pour des violences à l’encontre des forces de l’ordre.

    Manifestations hebdomadaires. Samedi 24 novembre, environ 600 gilets jaunes manifestent à Quimper dans l’après-midi après avoir organisé des barrages filtrants aux giratoires. Il n’y aura pas de heurts. Pareil le samedi 1er décembre où près de 800 gilets jaunes se sont rassemblés, sans incident, devant la préfecture. Le samedi 8 décembre 2 500 gilets jaunes défilent dans le calme. L’ambiance est restée bon enfant tout au long de l’après-midi, mais tous les participants rencontrés se disent « à bout ». Le 15 décembre 300 manifestants sont à nouveau recensés.

    L’évacuation de Troyalac’h. Mardi 18 décembre, comme nombre de giratoires occupés, celui de Troyalac’h est évacué dans la matinée sous une pluie battante. Le camp sera réoccupé quelques jours plus tard.

    Plusieurs locaux occupés. Les gilets jaunes ont repéré un nouveau lieu pour se mettre à l’abri. Un groupe a forcé la porte de l’ancienne école Saint-Corentin, en attente de démolition, le 16 décembre. La « Maison du peuple » ouvre le lundi 17. Le 28 décembre. Un autre groupe s’installe sans autorisation mais « toléré » dans des bureaux vides à Lududu.

    Le Café solidaire créé. Le samedi 29 décembre, le Café solidaire est créé place de la Résistance. Il fonctionne chaque samedi de manifestation.

    Un local durable. Le lundi 28 janvier, le maire remet officiellement les clés d’un local municipal aux gilets jaunes, au Braden. Les locaux de l’école Saint-Corentin et de Lududu sont abandonnés.

    Les manifestations continuent. Le 5 janvier, un nouveau rassemblement départemental a lieu à Quimper. 500 manifestants sont comptabilisés. Les manifestations se poursuivent : 200 personnes le 12 janvier, une centaine de personnes pour une manifestation des femmes le dimanche 20 janvier.

     

    Nouvelles violences. D’autres manifestations plus violentes auront lieu. Le samedi 26 janvier, une nouvelle forte mobilisation réunit plus de 1 000 personnes. Il y a des blessés et des interpellations. Le 9 mars, quelque 800 personnes se réunissent pour une manifestation régionale. Elle se termine dans la violence. Plusieurs images auront une audience nationale : un manifestant matraqué sur un pont, des lunettes écrasées volontairement par un CRS, un manifestant qui se jette dans le Steir… Il y aura des blessés du côté des forces de l’ordre et des gilets jaunes.

    Des mouvements solidaires. Le 13 avril, environ 350 personnes défilent pour la liberté de manifester et contre « la dérive autoritaire » du gouvernement. À cette occasion, la Ligue des Droits de l’Homme annonce la création d’un observatoire des pratiques policières à Quimper.

    Des compensations pour la mairie. Le 14 mai « dans le cadre de l’opération de revitalisation des commerces élaborée en réponse aux conséquences économiques de la crise des Gilets jaunes », le maire annonce que la Ville percevra une aide de 130 000 € « pour l’ensemble des actions qu’elle a ou qu’elle va mener en appui aux commerçants ».

    Le retour à Troyalac’h. Les gilets jaunes n’ont pas abandonné Troyalac’h qui sert de vitrine au mouvement. Depuis le 17 février, ils ont abandonné le centre du rond-point et se sont installés près de l’aire de covoiturage où leurs installations seront démontées à plusieurs reprises, jusqu’à ce vendredi 17 mai.

    source: https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/gilets-jaunes-une-histoire-en-27-actes-17-05-2019-12286463.php

    A lire les articles du Télégramme dur le mouvement des Gilets jaunes: ICI

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  • Gilets Jaunes: les 6 mois d'un mouvement inédit (LT.fr-17/05/19-10h58)

    Le 17 novembre 2018, éclataient les premières manifestations des gilets jaunes aux cris de « Macron démission ». Retour sur un mouvement social d’une durée inédite en France, rythmé par des manifestations chaque samedi et des pics de violences, et qui a durablement secoué le pays.

    Forte mobilisation, puis décrue. Depuis le début du mouvement, 47 695 manifestations et rassemblements de gilets jaunes ont été décomptés, aussi bien sur les ronds-points que lors des « actes » organisés chaque samedi en France depuis six mois, selon le ministère de l’Intérieur. 

    À son pic, lors de l’« acte » fondateur, le 17 novembre, ce mouvement inédit a rassemblé 282 000 personnes, selon les chiffres de l’Intérieur régulièrement contestés par les manifestants. Les trois samedis suivants ont, eux aussi, fortement mobilisé avec 166 000 manifestants dénombrés, le 24 novembre, et 136 000, lors des actes 3 et 4, début décembre. La mobilisation a ensuite été variable, avant de décroître depuis la fin mars. Pour l’acte 25, samedi dernier, 18 900 gilets jaunes ont manifesté dans le pays, dont 1 460 à Paris, selon les chiffres officiels. La page Facebook du « Nombre jaune » avait, elle, décompté 40 291 manifestants.

    Depuis le 17 novembre, le coût des dégradations commises durant ces manifestations s’élève par ailleurs à 200 millions d’euros, selon les chiffres de Bercy donnés fin mars.

    Lourd bilan humain. Depuis le début du mouvement, onze personnes sont mortes, principalement dans des accidents de la route. Côté manifestants, 2 448 personnes ont été blessées, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur arrêtés au 13 mai. Selon le décompte tenu par le journaliste indépendant David Dufresne, 24 de ces blessés ont été éborgnés et cinq ont eu la main arrachée. Côté forces de l’ordre, Beauvau a recensé 1 797 blessés, principalement des policiers ou des gendarmes, mais aussi quelques pompiers.

    L’usage du lanceur de balles de défense (LBD) pendant les manifestations a été au centre d’une vive polémique sur les violences policières. Depuis le 17 novembre, il y a eu 12 908 tirs de LBD lors des manifestations de gilets jaunes, selon des chiffres de Beauvau. Plus globalement, 256 enquêtes pour des soupçons de violences policières ont été ouvertes. Une soixantaine d’entre elles ont été transmises aux parquets concernés.

    Au total, 12 107 personnes ont été interpellées en six mois, dont 10 718 ont été placées en garde à vue, selon l’Intérieur. Il y a eu près de 2 000 condamnations et autant d’affaires classées sans suite.

    D’importantes conséquences économiques. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a estimé le coût économique des blocages et manifestations à 0,2 point de croissance, soit quatre milliards d’euros, répartis sur 2018 et 2019. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee a estimé que le mouvement avait fait perdre 0,1 point de croissance à l’Hexagone au cours du seul dernier trimestre.

    La crise des gilets jaunes, de façon paradoxale, devrait par ailleurs avoir, à moyen terme, des effets positifs sur la croissance, les mesures d’urgence votées sous la pression des manifestants ayant dopé le pouvoir d’achat. En 2019, 10 milliards d’euros vont ainsi être rendus aux ménages, notamment via la hausse de la prime d’activité - de quoi améliorer le taux de croissance de la France de 0,3 point de PIB, selon l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). Et cette dynamique devrait se poursuivre en 2020, l’exécutif ayant annoncé sept milliards d’euros de mesures supplémentaires, dont cinq milliards de baisses d’impôts, à l’issue du grand débat.

    Magasins fermés ou bien vandalisés, accès aux supermarchés bloqués : les manifestations des gilets jaunes ont fortement touché, au début du mouvement, l’activité commerciale, d’abord dans les zones périurbaines puis dans les centres-villes, et notamment à Paris. À Noël, la Fédération du commerce de détail (FCD) avait ainsi estimé le manque à gagner à deux milliards d’euros.

    Macron en première ligne. « Emmanuel Macron n’a pas triomphé de cette crise mais il est en train d’en sortir », résume Jérôme Fourquet, de l’Ifop. « En termes de popularité comme en intentions de vote, son socle électoral semble stabilisé et le mouvement ne semble pas se concrétiser dans les urnes. Mais il n’est pas sans effet pour autant : il a accentué le ressentiment d’une partie de la population très hostile au Président, déjà très impopulaire », souligne le politologue.

    « La crise montre à quel point le personnage d’Emmanuel Macron a conduit la France à une situation explosive, avec sa volonté de casser, de tout réformer, son style personnel, selon Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof. En même temps, le grand débat national montre sa capacité à relever le défi, son côté courageux ».

    Syndicats fragilisés. Bousculés par les gilets jaunes, les syndicats traditionnels, en crise depuis déjà plusieurs années, se voient obligés de se renouveler et de repenser leur positionnement, conscients que leur survie en dépend. « Les gilets jaunes ont obtenu plus en six mois que la CGT en 20 ans », constate de fait un représentant patronal, en référence aux mesures annoncées par Emmanuel Macron pour répondre à la crise, évaluées à 17 milliards d’euros par Bercy. « Cela les a secoués, ils en sont traumatisés », estime-t-il.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/france/gilets-jaunes-les-six-mois-d-un-mouvement-inedit-16-05-2019-12285520.php



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  • Quimper. « Ce sont les enfants qui nous font tenir » (OF.fr-15/05/19-18h48)Nathalie et Isabelle accompagnent des élèves en situation de handicap. Un métier difficile, peu valorisé et peu rémunéré

    Un salaire « de misère », une « faible reconnaissance », un avenir incertain… La vie des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) n’est pas un long fleuve tranquille.

    AESH. Derrière cet acronyme, un métier. Celui d’accompagnant d’élèves en situation de handicap. Mais pour Nathalie, 54 ans, qui s’est reconvertie vers cette profession, il a aujourd’hui un autre sens : « Assistants exploités sans honte », peut-on lire sur la pancarte qu’elle aborde fièrement, mercredi 1

    5 mai, devant l’inspection académique où une cinquantaine de personnes manifestent pour de meilleures conditions de travail dans le cadre d’un mouvement national.

    Derrière ses lunettes de soleil, cette ancienne comptable cache une inquiétude. Après cinq ans en contrat aidé, cela fait deux ans qu’elle est en CDD. Pour bénéficier de la stabilité d’un CDI, elle sait qu’il faudra attendre. « Notre métier n’est pas valorisé. On tient grâce aux enfants, même si on nous interdit de s’attacher à eux… », soupire-t-elle.

    « C’est moi qui écris pour lui »

    À Quimperlé, elle accompagne deux enfants, scolarisés en CM1 et CE1. L’un d’eux souffre de dysgraphie. « C’est moi qui écris pour lui. Il faut être très concentré pour limiter les troubles de l’attention », raconte Nathalie.

    Officiellement, elle travaille 24 heures par semaine. « On fait des heures invisibles, mais elles ne sont pas reconnues. » Sur son compte en banque à la fin du mois : 713 € net. « Heureusement que mon mari est là, d’autres AESH exercent une autre activité pour vivre », regrette Nathalie. Une précarité incompréhensible pour elle. « Sans nous, combien d’enfants décrocheraient du système scolaire ? »

    « 203 élèves ont besoin d’aide »

    À ses côtés, Isabelle est tout aussi révoltée. Elle a pourtant réussi à décrocher un CDI en septembre dernier, à l’âge de… 64 ans. « J’ai commencé tardivement », tempère-t-elle. « J’étais comédienne auparavant, mais j’ai toujours aimé travailler avec les enfants. » Avec 734 € par mois, elle non plus ne fait pas ça pour l’argent. Pour autant, aucune des deux ne regrette leur reconversion. « On a le sentiment d’être utile », confient-elles.

    Dans le département, 1 311 personnes travaillent comme auxiliaires de vie scolaire. Un chiffre insuffisant pour les organisations syndicales qui avancent qu’au sein du Finistère, « 203 élèves ont reçu une notification de la part de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) sans pour autant bénéficier d’un accompagnement ».

    « Nous mettons tous les moyens disponibles »

    L’Inspection académique nuance : « Le nombre d’enfants accompagnés varie tous les jours. Concernant le réseau public, actuellement 2 273 sont suivis. Nous mettons tous les moyens disponibles pour répondre aux besoins », assure l’inspection.

    Sur le terrain, Nathalie et Isabelle font pourtant face à une autre réalité. « Il manque des places dans les instituts médico-éducatifs (IME), il y a un manque de formation des enseignants qui, parfois, ne voient pas d’un bon œil notre présence. C’est parfois, pour ne pas dire souvent, dur. »

    Pour les syndicats, le projet de loi porté par le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ne devrait pas arranger les choses. « Nous allons vers encore plus de précarisation du métier », s’indignent plusieurs représentants syndicaux finistériens. Une nouvelle mobilisation est prévue le 12 juin.

     
    Charles DROUILLY
     
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  • Acte XXVII-Samedi 18 mai Manifestation départementale contre la répression-RDV Place de Strasbourg-13h30 à Brest

    Acte XXVII-Samedi 18 mai Manifestation départementale contre la répression-RDV Place de Strasbourg-13h30 à Brest

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  • À Brest, l’intersyndicale de l’Éducation mobilise contre la loi Blanquer (OF.fr-15/05/19-20h22)Emmanuelle Le Pors, Gilet jaune et AESH au collège de La Croix-Rouge à Brest, a choisi de manifester mercredi 15 mai, Place de la Liberté

    Pour cette manifestation contre la future loi « pour l’école de la confiance », les personnels de l’Éducation nationale ont faiblement mobilisé à Brest (Finistère) ce mercredi 15 mai 2019. D’autres actions sont déjà prévues…

    Place de la Liberté, à Brest (Finistère) une soixantaine de personnels de l’Éducation nationale ont tenu à se mobiliser contre la loi Blanquer. Le projet « pour une école de la confiance » est arrivé en première lecture au Sénat, mardi 14 mai 2019.

    Intersyndicale remontée

    Le texte est au programme des sénateurs, mais l’intersyndicale brestoise CGT Éducation, FO, FSU, Sgen CFDT, Sud éducation et Unsa éducation était bien décidée à ne pas en rester là. « Pour les Accompagnants d’élèves en situation de handicap [AESH], cela présage une dégradation des conditions de travail », estime la Brestoise Emmanuelle Le Pors.

    Manifestation intersyndicale contre la loi Blanquer, à Brest, sur les marches de l’Hôtel de ville, place de la Liberté, mercredi 15 mai 2019

    Cette ex-aide soignante en milieu hospitalier, venue manifester avec ses enfants, est AESH au collège de la Croix Rouge à Brest depuis quatre ans. « Je travaille pour 835 € par mois, alerte-t-elle. Et encore, j’ai la chance d’avoir une prime de 90 € incluse pour mes trois enfants à charge ! »

    Un salaire « minimal » pour 24,45 heures par semaine. À laquelle s’ajoute « l’interdiction prévue d’effectuer des heures supplémentaires ». Une situation difficile qui l’a conduite dans le mouvement des Gilets jaunes dont elle portait encore le signe distinctif, ce mercredi.

    Conditions de travail dégradées

    Côté syndicat, si on salue « la généralisation de contrats Contrat à durée déterminée de trois ans à la rentrée », ils regrettent « les six années pour obtenir enfin un contrat à durée indéterminée ». Et dénoncent « de très faibles salaires, des conditions de travail dégradées, des temps incomplets imposés et une absence de reconnaissance professionnelle… »

    Manifestation intersyndicale contre la loi Blanquer, à Brest, place de la Liberté, le mercredi 15 mai 2019.

     Jusqu’à la Maison des syndicats

    Après s’être retrouvés en début d’après-midi place de la Liberté, les manifestants ont pris le chemin de la Maison des syndicats où une salle leur était réservée. Au programme : les prochaines actions à organiser.

    Pas de quoi rassurer Emmanuelle Le Pors qui a trois enfants à élever.

     

    Sabine NICLOT-BARON 

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Alors que le  vient de s’ouvrir c’est la panique dans les états majors patronaux et de la macronie. Les tenants d’un syndicalisme mou et rassemblé sont secoués par les syndicalistes de classe et de masse, remettant en cause les orientations et stratégies perdantes de ces dernières années.

    Les tenants de la CES et du syndicalisme rassemblée avec la CES contestés : le rapport de Martinez approuvé à une petite majorité

    La mobilisation pour le tous ensemble des luttes du PRCF et l’action FSC pour un syndicalisme gagnant visée par les médias patronaux, inquiets. (IC.fr-15/05/19)

    Cela n’était pas arrivé depuis des congrès, le rapport de P Martinez n’a été approuvé que par 60% des votants au 52e congrès de la . 147 138 syndicalistes  se sont prononcés contre tandis que 91 797 l’ont sanctionné d’une abstention, le rapport ne recueillant que 359 492 voix de soutien. C’est 8,7 point de moins que le vote de 2016 intervenu pourtant au lendemain de l’affaire Lepaon.

    A la veille du congrès les initiatives des syndicats de la CGT c’étaient multipliées, d’abord pour la convergence des luttes avec les  avec l’appel pour un front populaire et la manifestation nationale du 27 avril, dont le PRCF est partie prenante. Mais également avec l’initiative prise par le leader de la CGT cheminot le 6 mai pour réunir neuf fédérations en vue de la construction d’une riposte coordonnée aux réformes du gouvernement, sans prévenir au demeurant Martinez. Ou encore l’appel lancé par des syndicalistes et syndicats autour du .

    Les prises de positions pour sortir la CGT du carcan de la CES se sont multipliées également. Elles sont d’autant plus écoutées au moment où c’est la CFDT et Berger qui devrait être placé à la tête de cette organisation largement financée par l’Union Européenne : il n’y a plus aucun argument pour défendre l’appartenance du premier syndicat de France à la CES, une organisation qui n’a aidé aucune des luttes des travailleurs de France ces dernières années.

    Surpris par cette remontée du syndicalisme de lutte, les médias des patrons cherchent des explications

    L’hommage du vice à la vertu : le Capital a identifié qui défend les travailleurs

    Pour savoir qui porte le fer avec les travailleurs pour faire reculer l’exploitation capitaliste, un boussole qui ne ment pas est d’écouter qui les médias des patrons désignent comme les ennemis à abattre. En la matière l’article du très patronal journal le Point paniqué par ce qui se passe à la CGT est un brevet d’honneur décerné à l’action menée tant par le PRCF sur le plan politique que par le Front Syndical de Classe sur le plan syndical.

    Une démonstration au demeurant que les actions menées ces dernières années, malgré la censure médiatique complète ne passent pas inaperçues et qu’elles ont des résultats très concrets, citant pêle-mêle le front populaire et la manifestation du 27 mai avec le soutien de la FI et du PRCF, la montée du FREXIT et de la revendication de la sortie de la CES pour rejoindre la , la convergence des luttes avec les gilets jaunes

    Le journaliste du Point constate :

    “une nouvelle frange s’impose progressivement dans une opposition résolue au secrétaire général : celle du Front syndical de classe, qui rassemble critiques de Martinez et partisans de la lutte des classes” “

    “Dans le viseur des radicaux : l’adhésion de la CGT à la Confédération européenne des syndicats (CES), jugée pas assez combative. Que Laurent Berger, de la CFDT, en prenne bientôt la tête finit de convaincre ces eurosceptiques, partisans d’un “Frexit doux”, de la nécessité de quitter la CES. Face à la polémique, Bernard Thibault est sorti de son silence pour dénoncer, dans un courrier interne, “une rupture stratégique et historique”.”

    “L’extrême gauche cherche à cristalliser le débat sur l’Europe car elle permet d’aborder la lutte syndicale dans son ensemble”, analyse Stéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme. Selon ces “ultras”, influencés par Jean-Pierre Page, ancien “Monsieur International” de la confédération, la CGT devrait rejoindre la Fédération syndicale mondiale (FSM), l’internationale communiste que la centrale a quittée en 1995

    La désignation du PRCF et du  comme les ennemis de classe de la classe capitaliste coupable d’après eux de cette réémergance d’un mouvement syndical de combat qui les inquiète est aussi une désignation pour les travailleurs, les syndicalistes des propositions et des organisations qu’il faut rejoindre pour faire gagner les travailleurs.

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  Air France. Nantes, Quimper : l’Ouest n’est pas épargné par les suppressions de postes (OF.fr-13/05/19-18h48)À l'aéroport de Nantes, seize postes vont être supprimés

    Le plan de départs volontaires présenté ce lundi 13 mai confirme la suppression de 465 postes parmi le personnel au sol d’Air France. L’entreprise a affiché une perte nette de 320 millions d’euros au premier trimestre veut réduire la voilure. L’Ouest n’est pas épargné, notamment à Nantes et à Quimper.

    Le nouveau patron d’Air France-KLM, Ben Smith a annoncé ce lundi 13 mai un plan de départs qui s’accompagne d’une suppression de plus de 10 % des vols court et moyen courrier d’Air France.

    Qu’a annoncé Air France-KLM ?

    Le plan de départs volontaires concernera jusqu’à 465 postes sur le réseau domestique « qui serait mis en œuvre sur plus d’une année ». Il fera l’objet d’une consultation. « Il n’y aura aucun départ contraint » assure la direction d’Air France dans un communiqué.

    Plus en détail, le plan vise la suppression de 202 postes au sein des personnels de piste (assistance au sol et chargement des avions) et 169 chez ceux en charge de l’accueil des passagers et de l’enregistrement en aéroport, répartis dans les bases régionales de la compagnie française. Air France prévoit aussi l’allégement du nombre de vols pour certaines lignes et le déploiement d’avions plus petits sur certaines destinations.

    Quels aéroports sont concernés ?

    Orly et Marseille seront les escales les plus touchées par ce plan, avec 63 emplois supprimés pour chacune, suivie de près par Ajaccio (54 postes) et Bastia (50). Nantes est aussi concerné avec 16 suppressions de poste. Quimper est aussi cité dans le plan d’allégement du nombre de vols puisque la ligne Paris-Quimper sera supprimée dès cet été.

    Pourquoi Air France-KLM prend ces décisions ?

    D’abord parce que les chiffres du premier trimestre perdent de l’altitude, avec une perte nette de 320 millions d’euros. « Chaque année, au premier trimestre le taux de remplissage diminue », ne s’alarme pas Yves Crozet, spécialiste de l’économie des transports. En 2018, l’activité court-courrier d’Air France sur le territoire a perdu 189 millions d’euros contre 96 millions en 2017. « C’est un marché stagnant contrairement aux vols moyen-courriers (en Europe) », poursuit Yves Crozet.

    Ben Smith, le nouveau patron, cherche à restructurer les réseaux courts et moyens courrier. « Car Air France fait face à un problème structurel avec des coûts salariaux élevés. L’entreprise date d’une époque où l’avion était un transport de luxe. Les passagers n’étaient pas regardants sur les prix et les pilotes étaient payés en conséquence », explique l’économiste.

    Air France-KLM fait face à quelle concurrence pour les vols domestiques ?

    Le rail d’abord. Plutôt que l’avion, des voyageurs privilégient le train. « Sur des villes comme Bordeaux ou Toulouse, c’est net ». D’autres compagnies aériennes dites « low cost » comme Ryanair et Easyjet grappillent des parts de marché sur les déplacements en Europe.

     

     

    Marion DUBOIS. 

    source: https://www.ouest-france.fr/

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