• Les « sages » du Conseil Constitutionnel passent…la LOI MACRON reste !

    Le conseil constitutionnel a comme on s’y attendait, coulé dans le marbre l’essentiel du projet de loi dit « Macron » en retoquant à la marge son contenu, soit 18 articles sur 300 que compte cette loi.

    Pour l’essentiel, la loi dans sa logique et son objectif de démantèlement du droit du travail, reste inchangée. Elle obéit à une logique libérale désormais assumée et défendue par ce gouvernement en matière économique et sociale. Celui-ci se soumet ainsi aux injonctions de l’Union Européenne visant à faire de l’austérité le modèle unique, s’attaquant aux droits des salariés, le droit du travail et de l’économie. Il accentue ainsi les évolutions sur le rôle de l’Etat, dans la droite ligne de la réforme territoriale et de l’Etat. Un Etat au service du capital dans le cadre de la compétition économique européenne et mondiale afin d’accroitre les profits par un dumping-social révoltant pour les salariés des différents pays.

    L’objectif du gouvernement étant de soulager le patronat et les capitaux des entreprises des « contraintes » imposées par le droit du travail, pour générer toujours plus de bénéfices en un temps le plus restreint possible, quel qu’en soit le coût salarial et humain !

    Dans le même temps, par cette loi le gouvernement s’attaque aux institutions représentatives du personnel et au mouvement syndical, empêchant ainsi les salariés de se défendre. C’est pourquoi la CGT organisera le 23 septembre prochain une initiative nationale pour exiger le respect des libertés d’expressions et d’actions syndicales.

    C’est la transformation en profondeur du « modèle social français » vers un modèle libéral et mondialisé qui se poursuit avec cette « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », laissant ainsi la régulation aux marchés, principalement spéculatif et financier, en espérant que cela redressera l’économie…

    L’objectif de cette loi étant inchangé, la CGT s’efforcera de faire entendre la voix des salariés à l’occasion d’une journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre prochain afin d’exiger de sortir de la crise, en augmentant les salaires, les pensions et les minima sociaux… ça, c’est l’urgence !

    La CGT-Montreuil, le 6 août 2015

    sources: cgt.fr & communcommune.com

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  • Loi Macron : le plafonnement des indemnités de licenciement est contraire à la Constitution (CGT- 29/07/2015)

    au passage en force par l’utilisation du 49.3 de la loi Macron « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » le 10 juillet dernier, il devient plus qu’urgent d’utiliser tous les outils à notre disposition afin de se battre contre les mesures régressives qu’elle prévoit : accords de maintien de l’emploi élargis, assouplissement des règles sur le travail du dimanche et les licenciements économiques, attaques contre les Conseils de prud’hommes... mais aussi plafonnement des indemnités pour licenciement.

    Le Conseil constitutionnel (saisi le 15 juillet dernier au sujet de la loi Macron par les députés de l’opposition) aura à se prononcer dans le mois qui vient notamment sur l’article 87D de la loi. Cet article prévoit le plafonnement des indemnités obtenues en justice pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. La CGT a souhaité apporter ses propres arguments au débat initié sur ce sujet devant le Conseil constitutionnel par le Syndicat de la Magistrature et le Syndicat des avocats de France (SAF). Aussi, la CGT a présenté des observations pour mettre en évidence que l’instauration d’un plafonnement d’indemnités ne respecte pas certains principes constitutionnels français.

    Pour rappel, en cas de licenciement jugé illicite, l‘article 87D contraint les juges des Conseils de prud’hommes à appliquer un barème d’indemnisation fixé par la loi. Ainsi, ce n’est plus le juge qui décide lui-même du montant de la réparation au regard de l’étendue du préjudice subi par le salarié. Désormais, il devra se référer aveuglément à un tableau lui indiquant le montant à octroyer au salarié en fonction de son ancienneté et de la taille de son entreprise. Ainsi, un salarié de 50 ans, avec des charges de famille encore importantes et peu de chance de retrouver un emploi, mais qui travaille dans une entreprise de moins de 299 salariés et ayant moins de 2 ans d’ancienneté, pourra se voir attribuer une indemnité maximum de 4 mois de salaire.


    On le constate donc : la loi ne permet pas de garantir une adéquation entre le préjudice subi et la réparation !
    Cette mesure est une aberration, elle porte atteinte à plusieurs droits et principes constitutionnels : droit à l’emploi, droit à un recours effectif en justice, droit à la réparation intégrale du préjudice subi.
    En effet, les plafonds d’indemnités prévus par la loi Macron sont dans certains cas tellement faibles que les frais d’avocat occasionnés par le procès ne seront même pas couverts par les indemnités que le salarié peut espérer obtenir du juge. Cela revient à priver le salarié d’un recours effectif en justice.
    D’autant plus qu’aujourd’hui de nombreuses « petites » entreprises sont en réalité des filiales de très grands groupes, qui disposent de moyens considérables. Il n’y a donc aucune raison de leur permettre de licencier à moindre frais.

    Au final, les patrons pourront, grâce à cette nouvelle loi, « provisionner » les indemnités dues en cas de licenciement mis en œuvre sans aucun motif valable. Cela rend les salariés d’autant plus tributaires de l’arbitraire patronal.
    Il est donc essentiel que le Conseil constitutionnel censure cette disposition manifestement contraire à des principes fondamentaux.

    Communiqué CGT, le 29 juillet 2015, Montreuil

    source: cgt.fr

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  • FILPAC/CGT-La leçon grecque

     

     

    C'est avec plaisir que nous reprenons sur ce site le récent texte diffusé par la Filpac CGT à propos des "évènements" grecs et des enseignements qui peuvent en être tirés au plan syndical.

    Nous retenons la dénonciation du rôle implacable dévolu à la dette et son rôle politique dans l'asservissement des peuples et par conséquent sa répudiation comme élément indispensable de sortie de l'austérité.

    Nous faisons notre également le constat que 

    "La preuve est faite qu’une politique sociale, démocratique et écologique n’est pas réalisable sans mettre à bas l’UE. "

    et que "L’UE n’est pas une force de paix, de progrès et de
    démocratie, contrairement à ce que prétend la Confédération européenne des syndicats : c’est un ensemble despotique d’institutions et de règles au service du projet capitaliste des grands groupes industriels et financiers
    ."

    La crainte que l'alternative aux politiques actuelles et aux choix qui sont imposés aux travailleurs et aux peuples ne se traduisent en repli sur les Etats nationaux et un retour à la guerre entre puissances européennes n'est-elle pas cependant marquée nolens volens par l'idée d'une "autre Europe possible" ?.

    Ici le nécessaire et indispensable rejet des propositions du FN fondées sur l'usage traditionnel par le fascisme du bouc émissaire (l'immigré en l'occurence) ne fonctionne-t-il pas comme repoussoir de solutions et d'une véritable alternative de gauche et révolutionnaire fondée elle sur le rassemblement et la souveraineté populaire?

    La reconquête de cette souveraineté n'est-elle pas au fond le passage obligé ET d'une sortie des politiques d'austérité ET de l'ouverture de coopérations économiques à l'avantage des peuples d'Europé, mais pas seulement!

    Car l'Union Européenne comme la CES au plan syndical fonctionnent à l'appartenance à un bloc politico- économique et militaire exclusif de toute autre alliance et coopération.

    Et c'est cette orientation qui est porteuse de conflit et de guerres comme on peut le constater avec l'intervention de l'UE en Ukraine.

    Sortir de la logique des blocs qui survit à la guerre froide, créer les conditions de véritables coopérations entre peuples souverains n'est-ce pas d'ailleurs ce que montre un type d'intégration régionale tel qu'il fonctionne en Amérique latine fondé sur l'indépendance et le combat à l'égard et contre l'impérialisme état-unien?

    En tout cas le débat s'engage sans doute dans la CGT sur d'autres bases que le l'impératif de rester dans l'euro quoi qu'il en coûte et de demeurer ancré dans la CES.

    A suivre donc ...

    FILPAC/CGT-La leçon grecque

     

    FILPAC/CGT-La leçon grecque

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  • CES : Jusqu’à quand les militants vont-ils accepter le double langage des directions syndicales?-par le FSC

    L’attitude des directions syndicales confrontées à la situation grecque est révélatrice.
    Ce que la crise grecque a révélé entre autre au plan syndical, c’est le suivisme et le double langage des directions confédérales.
    Leur dépendance par rapport à l’idéologie dominante et aux institutions européennes qui peut se résumer par « tout accepter SAUF la sortie de l’euro » participant de fait au consensus de la nouvelle religion et cédant au chantage au chaos brandi comme la menace suprême!

    Avec de redoutables conséquences pour les travailleurs et la vocation de défense des organisations elles-mêmes!
    Qu’on en juge !

    Première phase de confrontation et réactions

    Dans la première phase de confrontation entre la Grèce et son gouvernement de la mi-juin au 8 juillet les directions syndicales françaises s’alignent sur la CES :

    • les 17 et 18 juin lorsque le comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats a adopté la déclaration qui fixe la ligne : garder la Grèce dans la zone euro
    • Le 1er juillet : lorsque la CES soutient la CGT grecque (GSEE du privé) dans son appel à une annulation du référendum prévu pour le 5 juillet dans la crainte de la victoire du NON.
    • Enfin le 8 juillet dans la lettre ouverte aux chefs d’état.signée par toutes les organisations , malgré l’annonce dans un premier temps du « retrait » de la CGT, appelant à « trouver un compromis raisonnable »

     

    Tout cela dans le même moment où la banque centrale européenne et les institutions européennes provoquaient sciemment une fermeture de toutes les banques grecques et une véritable paralysie de l’ensemble de l’économie pour obtenir la rédition et la capitulation du gouvernement Tsipras.
    Tout cela donc dans un affrontement de classe aigü où les classes dirigeantes et leurs médias engagent toutes leurs forces dans la bataille.

    Phase de capitulation de Tsipras

    A partir de la nuit du 12 au 13 juillet, malgré la victoire du referendum du 5 juillet pour le NON à la poursuite et l’aggravation de l’austérité, Tsipras signe un «  accord  » draconien et vengeur qui entre en profonde contradiction avec l’essentiel du programme social qui a porté Syriza au pouvoir :

    • une réforme des retraites ( diminution des pensions, recul de l’âge de départ à plein taux à 67 ans)
    • l’ augmentation de la TVA y compris dans le secteur touristique
    • la dérégulation du marché du travail : « ouverture des magasins le dimanche » et dérèglementation de plusieurs professions (pharmacies, lait et boulangeries, transports par ferry…)
    • une « modernisation » (comprendre dans la novlangue libérale moins de protection pour les salariés) des négociations collectives, de l’action syndicale, des procédures de licenciement collectif.
    • Des privatisations à commencer par l’électricité

    La réaction du pouvoir et de la droite :

    Afin de redonner un peu de contenance démocratique à un système qui apparaît désormais de façon éclatante pour ce qu’il est, le parlement français, comme ceux d’autres pays, adopte sans base légale à l’expression de son vote «  l  ‘accord  » européen entre la Grèce et ses créanciers, massivement (412 voix), globalement par l’addition des voix socialistes et de la droite.
    En conformité avec la religion de l’euro… Ce faisant, les institutions nationales apparaissent elles aussi clairement pour ce qu’elles sont, à savoir les commis de service de la haute finance garantissant la poursuite de l’asservissement des peuples au mécanisme de la dette publique par lequel s’opère chaque jour le « casse du siècle » sur le dos du peuple.

    Pour le pouvoir et la droite c’est compréhensible : il s’agit entre autre pour une raison intérieure majeure de poursuivre la mise en œuvre des régressions sociales à infliger à la société française et aux travailleurs en martelant implicitement le « il n’y a pas d’autre solution »!

    Car le contenu de l’»accord » du 13 juillet ressemble comme un frère jumeau à l’esprit des contre-réformes imposées par Sarkosy puis par Hollande, Valls et Macron appuyé sur les mêmes campagnes anti-ouvrières et anti-populaires et les mêmes rengaines : le « poids de la dette« , « le trop des dépenses publiques« ,  « le coût du travail  » …

    Les contre-réformes initiées par le pouvoir socialiste (ANI, loi Rebsamen, loi Macron, …), les attaques mortelles contre le code du travail, contre l’hôpital public, les licenciements et les fermetures d’entreprises, la vente des biens publics comme cela a commencé pour les aéroports, la livraison au privé et à la concurrence sauvage d’activités de plus en plus diverses.
    Alors qu’ils veulent aller encore plus loin : présentée le 4 mai dernier, une commission « accords collectifs et travail », surnommée « mission Combrexelle » du nom de son président, est actuellement à pied d’œuvre à la demande du Premier ministre avec l’objectif de faire prévaloir les accords de branche et d’entreprise sur la loi, c’est-à-dire là où en période de crise particulièrement et de chômage massif le rapport de force est le plus défavorable aux travailleurs!

    Et comment réagissent les directions syndicales ?

    C’est la CES par la voix de Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats, qui donne le tempo et règle le ballet en déclarant le 13 juillet approuvant de fait le contenu de « l’accord » malgré des réserves de façade, :« L’UE a évité la catastrophe du Grexit. »

    Donc les syndicats français, membres de la CES, direction confédérale de la CGT incluse, dénonçant par ailleurs les politiques d’austérité se sont purement et simplement alignés sur les positions de la CES qui visaient à empêcher toute sortie de la Grèce de l’euro et à peser, notamment au travers du syndicat GSEE en faveur de l’acceptation du diktat des créanciers.
    Mais quand les syndicats ont-ils fait part de leur propre analyse de la situation au regard de leur propre plate-forme revendicative?

    Quand ont-ils fait preuve d’une réelle solidarité vis-à-vis du peuple et des travailleurs grecs?
    Quand ont-ils réagit face au chantage et au véritable coup d’état financier qui a eu lieu contre la Grèce, contre les travailleurs grecs et contre l’indépendance et la souveraineté du peuple grec?
    Quand ont-ils mené campagne pour dénoncer les agissement des institutions européennes et des chefs d’état? Quand ont-ils appelé à l’action?
    Oui, quand?
    A nul moment bien sûr! Ni pendant, ni après !
    Cette attitude pose de graves questions pour la résistance aux nouvelles offensives qui s’annoncent et pour l’avenir même du mouvement syndical.

    L’appartenance à la CES, un problème majeur!

    L’orientation définie par la CES est totalement contradictoire avec une défense conséquente des revendications des travailleurs.
    Comme le maintien dans l’euro et l’UE est incompatible avec la sortie de l’austérité.
    Parce que l’euro et l’UE et ses institutions sont des instruments de la domination de l’oligarchie destinées à faire prédominer ses intérêts privés et particuliers sur ceux des peuples d’Europe.
    Et qu’en conséquence il est illusoire de pouvoir transformer ce système de l’intérieur et de poursuivre la chimère d’une « Europe sociale ».
    Nous venons d’en avoir une éclatante démonstration au travers de l’arrogance des représentants des créanciers et de leur provisoire victoire contre les aspirations et les intérêts du peuple grec.
    La CES, issue des organisations de la guerre froide pour mener bataille contre le communisme est dépendante idéologiquement et financièrement de l’UE. Elle partage avec ceux qu’elle prétend combattre la même conception de l’implacable prédominance du marché et l’adhésion aux « valeurs » d’un camp occidental en profonde crise.
    L’appartenance des syndicats français à cette organisation et de la CGT en particulier est une question majeure pour retrouver le chemin des véritables luttes interprofessionnelles massives et durables, et d’une orientation de classe.

    Le congrès de la CES à Paris cet automne, un honneur ? NON une honte!

    Et le congrès de la CES qui doit se tenir à Paris du 29 septembre au 2 octobre n’est pas le bienvenu.

    En présence dès sa séance d’ouverture de F. Hollande, de Jean-Claude Juncker président de la Commission européenne,  premier ministre du duché du Luxembourg de 1999 à 2013, organisateur donc du plus grand paradis fiscal européen, repaire des grandes entreprises qu’il aide à se soustraire à l’impôt, de Marianne Thyssen, Commissaire européenne … puis du Président du Parlement européen,  Martin Schulz, l’homme qui souhaitait un « gouvernement de technocrates » pour la Grèce en cas de victoire du NON afin disait-il de continuer à « négocier « , de Markus Beyrer le patron du MEDEF européen qui trouve que « la volonté de réforme en France est insuffisante » !!

    Que du « beau monde » donc … réactionnaire!

    C’est le signe de la dépendance de nos organisations à des choix contraires aux intérêts des travailleurs, de la classe ouvrière, des salariés, des précaires …

    Pour la CGT et son 51e congrès en avril 2016 il devient incontournable d’aborder la question de son appartenance aux organisations européennes et internationales.
    Aux militants, aux structures de base, aux fédérations et aux UD de peser de tout leur poids pour que cette question majeure ne soit pas éludée.
    Et pour que sans attendre soit posée la question d’une intervention syndicale à la hauteur des enjeux.

    Le Front Syndical de Classe
    19 juillet 2015

    source: frontsyndical-classe.org

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  • Vinci candidat au rachat des aéroports grecs privatisés de force par l’UE !L’encre de la signature de Tsipras n’est pas encore sèche sur le 3e memorandum saignant le peuple grec que les monopoles capitalistes se disputent déjà la carcasse de leur victime.

    Selon le toujours bien informé journal des « affaires » La Tribune, Vinci est sur les rangs pour pouvoir racheter les aéroports régionaux grecs en cours de privatisation. La privatisation des infrastructures du pays (aéroports, ports, production d’électricité) est en effet une mesures du memorandum signé par Tsipras et validé par Syriza pour rester dans l’euro.

    La très rentable multinationale française (lire ici : Grève pour les salaires à Vinci qui fait des profits records) est en compétition avec un groupe allemand Fraport. Le plan de privatisation imposé par la commission européenne concerne notamment les plate-formes aéroportuaires de Thessalonique, deuxième ville du pays, des îles touristiques de Corfou, Rhodes, Mykonos, Santorin. D’un strict point de vu comptable, on ne peut que constater que la privatisation d’infrastructures lucrative ne va absolument pas dans le sens d’améliorer le budget de l’état grec, forcé de privatiser les bénéfices. Bien au contraire… Il ne s’agit en aucun cas d’aider la Grèce. Au contraire, l’UE c’est la colonisation brutale, une mise en coupe réglée des richesses des peuples, et le renforcement d’une exploitation toujours plus brutale à mesure que s’aggrave la crise systémique du capitalisme. Tout bénéfice pour la classe capitaliste.

    UE = braccage des infrastructures publiques pour le profits des monopoles capitalistes

    Vinci candidat au rachat des aéroports grecs privatisés de force par l’UE !En France, la loi macron  – un texte fourre tour rassemblant un large catalogue de transcription des directives européennes – prévoit également  – mais quelle surprise ! – la privatisation des aéroports de Lyon et Nice…. Après le scandale des autoroutes bradées pour satisfaire aux critères de Maastricht des 3%, le scandale se poursuit…

    En 2013, Vinci a récupéré pour à peine 3 milliards d’euros 10 aéroports privatisés au Portugal. Son concurrent allemand a récupéré le premier aéroport de Slovénie, là aussi privatisés pour satisfaire aux régles austéritaire de l’euro fixés par l’UE.

    Au delà, l’UE impose la privatisation de l’ensemble des entreprises et secteurs publics. Vinci candidat au rachat des aéroports grecs privatisés de force par l’UE !Energie, transports, ingénierie… les différentes directives européennes liquident dans tous les pays d’europe ces secteurs nationalisés. En France, le 3e paquet des directives de libéralisation des chemins de fer conduisent à la privatisation rampante de la SNCF. La loi de transition énergétique, en application des directives européennes (concernant la libéralisation du secteur de l’énergie ainsi que la mise en concurrence des concession) privatise les barrages hydroélectriques.

    Grâce à leur arme d’exploitation massive qu’est l’UE, l’oligarchie capitaliste met ainsi la main sur des secteurs de l’économie dont elle capte ensuite les milliards de profits sur le dos des travailleurs.  Ppour faire place au peuple, tous ensemble faisons front pour briser les chaine de l’Union Européenne, briser la dictature du Capital.

    source: initiative-communiste.fr [21/07/2015]

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  • Tsipras n’est pas Leonidas, mais le peuple grec est toujours aussi vaillant ! par Jean-Pierre PAGEEn 480. av.-J.C Xerxès à la tête d’une armée plus de 100 fois supérieur en nombre, fut contraint de reculer devant la détermination puis le sacrifice de Leonidas et ses héroïques “hoplites”! La bataille des Thermopyles devint et demeura des siècles durant et encore aujourd’hui le symbole de la résistance et de l’unité des Grecs face aux envahisseurs! “ Etranger annonce aux Lacédémoniens que nous gisons ici pour avoir obéi à leurs lois” [1]

    La victoire du NON au référendum du 5 juillet 2015 m’a fait penser à cet acte de bravoure, de courage, de dignité, voici plus de 2500 ans! Il m’a rappelé aussi la résistance anti fasciste et Manolis Glezos, la lute contre la dictature militaire et Mikis Théodorakis. Les Grecs viennent encore une fois de démontrer à l’Europe et au monde que l’on a raison de refuser la soumission et de revendiquer le droit de dire NON!

    Mon ami, l’écrivain et journaliste Dimitri Konstantakopoulos m’a dit:”tient compte que les Grecs ont voté avec un revolver sur la tempe” ! On ne pouvait dire mieux! Voila sans doute pourquoi cet acte de rébellion suscite un tel élan de solidarité, de l’Europe à l’Amérique Latine, de la Russie à l’Afrique. Bien des peuples se sentent proches des Grecs parce qu’au fond ils partagent de mêmes convictions face à la logique de l’austérité Bruxelloise et a celle du FMI..

    Mais le résultat du référendum suscite également des réactions outragées comme celle des dirigeants européens et étatsuniens, du FMI, des banques et de leurs mercenaires médiatiques.

    Ceux qui d’habitude parlent avec condescendance de démocratie aux barbares que nous sommes font preuve cette fois d’un mépris souverain vis a vis d’un acte particulièrement démocratique puisqu’il s’est agit de demander au peuple de décider par lui même et pour lui même de ce qu’il veut, et cela sans tutelle d’aucune sorte ! On devrait s’en féliciter or c’est à l’inverse auquel on assiste. 

    Evidemment l’Allemagne, la France, l’Espagne et d’autres font preuve dedéconvenue. Ils s’étaient surpassés pour créer la panique, comme on l’a vu dès l’annonce de cette consultation populaire. Pour la discréditer ils ont manié les menaces, l’insulte, le paternalisme, on a même vu l’ex banquier arrogant de chez Rothschild le ministre de l’économie de Hollande: Emmanuel Macron le petit comparé Syriza au Front National.[2]

    Mais contrairement à ce qu’ils avaient annoncé le ciel ne s’est pas effondré. Aujourd’hui la peur et la crainte ont changé de camp, pourquoi? Parce que tout simplement ils craignent par dessus tout que ce qui vient de se passer devienne un exemple contagieux! “ Une idée devient une force matérielle quand elle s’empare des masses” [3].

    En réaction à ce comportement méprisable ceux qui sont attachés à des valeurs et des principes, d’accord ou pas d’accord avec les dirigeants de Syriza trouvent normal que ce NON entraine le respect parce qu’il est un acte de dignité! Parce qu’aussi il est sans précèdent, il suscite la confiance. Il montre qu’il est possible d’ébranler les certitudes dont on nous rabat les oreilles comme quoi l’Europe capitaliste serait un horizon indépassable.

    Or si le bleu à un pays: la Grèce; on l’oublie souvent, elle a aussi une base industrielle et commerciale conséquente, des travailleurs compétents et qualifiés. L’Europe au premier rang desquels l’Allemagne rêve d’un véritable holdup up sur la Grèce. Dans ce referendum les travailleurs et les jeunes se sont prononcés massivement et clairement contre la réédition et la capitulation que proposait l’Allemagne et ses associés afin de poursuivre un pillage à hauteur de 340 milliards.[4]

    On me rétorquera, comme l’a rappelé à plusieurs reprises Yannis Tsiparas que l’enjeu de cette consultation n’était ni la sortie de l’UE ou de l’euro. Certes, mais la pertinence de l’opposition radicale entre le capital et le travail est au coeur de cette partie de bras de fer. Comment ne pas voir alors dans le résultat de ce referendum quelque chose qui a aussi un caractère de classe.

    Si ces évènements font autant réfléchir et débattre cela souligne que nous sommes entrés dans une période de clarification. Même si certains s’accrochent à cette religion de l’euro pour laquelle il faudrait tout sacrifier il est un fait que la construction européenne a perdu toute crédibilité, que son bilan est une faillite et ses perspectives imprévisibles. Ou en serons nous demain, là est la question? Car au fond le problème ce n’est pas le “Grexit”, le problème c’est la crise qu’exprime à travers l’euro, comme l’UE le futur d’un système inhumain qui a fait son temps. Voila pourquoi la finance européenne et internationale craignent le pire celui de voir s’amplifier cette contestation qui n’en doutons pas porte en elle une contestation radicale!

     

    Certains y compris au sein de Syriza souhaiteraient conjurer la signification d’un mouvement si profond, en le relativisant, en l’interprétant de façon raisonnable, en noyant le poisson de manière académique ! Tout tourne autour de cette formule magique qui serait: la “négociation”? Mais qu’elle est l’ordre du jour de cette “négociation” ? On nous répond; mais voyons: la restructuration de la dette!

    C’est nous dit-on le point d’achoppement entre le gouvernement de Tsipras et les dirigeants du FMI et de l’euro zone. Mais en fait on discute de quoi, sinon des exigences revendicatives de l’UE et du FMI qui en matière de dette ont une politique à géométrie variable. Par exemple, le traitement n’est pas le même pour la France ou pour la Grèce!

    En fait de négociation cela fait penser a ces discussions patronat/ syndicats ou ces derniers négocient à la marge le nombre de licenciements que le patron a décidé! Car en définitive si il y a restructuration de la dette, il faudra bien payer le taux d’intérêt! On n’en parle pas! Pourquoi?

    Quelles conditionnalités seront imposées alors que l’objectif des créanciers est au nom de la compétitivité d’orienter l’économie non par rapport au besoin des Grecs mais en fonction des intérêts à payer aux banques. Comment paiera t’on? On nous répond: mais en gagnant plus d’euros! Mais comment? En baissant la dépense publique pour payer la dette? En gagnant plus d’argent en exportant plus mais sur un nombre limité de créneaux ce qui suppose de réduire la consommation en gelant les salaires et les pensions, tout en favorisant l’investissement! Mais pour attiré l’investissement fautil encore se débarrasser de règlementations trop contraignantes et de standards en particulier en matière de fiscalité et de droit du travail ? Il faut donc faire des choix et dire de quel côté de la barricade on se trouve!

    Car pour les créditeurs il faut faire porter la “négociation” sur la poursuite de la libéralisation de l’économie, tout orienter vers l’export en diminuant la protection de l’industrie domestique, poursuivre les privatisations, réduire le rôle de l’état, flexibiliser le marché du travail. Cette négociation est donc un marché de dupe surtout si c’est pour demander de nouveaux financements, donc de nouveaux intérêts plus contraignants encore. De toutes les manières il faudra payer la note! Comme chacun sait cette politique profite toujours aux pays riches et non à ceux de la périphérie!

    En fait on applique à la Grèce ce que l’on a appliqué a travers l’ajustement structurel ces 30 dernières années aux pays en voie de développement! Il en est ainsi parce que l’économie est financière et qu’elle est tout au service des banques! L’ignorer où feindre de l’ignorer c’est ce précipiter dans une impasse.

    La réponse est donc dans l’annulation de la dette purement et simplement! Mais cela ne suffit pas car si l’on suit la même politique économique on repartira de nouveau dans la dette! Il faut donc un changement radical et savoir de quelle société on fait le choix. Pour ma part je pense que cela exige de développer l’économie domestique sur laquelle vive la majorité des Grecs et donc la consommation par le plein emploi, l’augmentation des salaires et des pensions, des dépenses sociales conséquentes! Cela exige au niveau international de participer à la construction de ces alliances anti hégémoniques qui se multiplient pour échapper a la tutelle étouffante du dollar US, des Etats-Unis et de ses vassaux, donc faire le choix du développement.

    Au fond ce qui est à l’ordre jour c’est de se donner les moyen d’un vaste débat tout autant sur la stratégie que sur les contours qui devraient être ceux d’une société capable de mettre l’ensemble des ressources productives du monde au service des besoins légitimes et des aspirations de tous et toutes.

    Il est réconfortant d’avoir vu se multiplier ces dernières semaines les actions et initiatives de solidarité avec le peuple Grec. Pour autant l’Europe est confronté à ce qu’il faut bien appeler l’impuissance syndicale. C’est un sérieux handicap ! Ainsi on a pu constaté quelques jours avant le referendum la Confédération Syndicale Européenne (CES) appelé à l’abstention [5], ce qui après son soutien inconditionnel à la ratification du projet de constitution européenne était dans l’ordre des choses. Au fond la CES n’est elle pas un rouage de l’Union Européenne ? 

    Cela renvoie donc à une idée essentielle à savoir: comment construire une solidarité utile et efficace. Celle-ci suppose autre chose que de bonnes intentions et des pétitions morales, elle suppose l’action dans son propre pays contre le gouvernement et le patronat qui appuient les revendications des créditeurs. Mais elle implique également de se battre pour des objectifs propres, pour ensuite les articuler avec d’autres à une plus vaste échelle. Ce n’est pas la CES sur le plan syndical qui assumera cette responsabilité pas plus d’ailleurs que cette gauche obsédée par ses problèmes existentiels. Il faut assumer nos responsabilités L’objectif n’est il pas de creer un rapport de forces permettant au peuple et aux travailleurs Grecs d’imposer que l’on discute enfin de leurs exigences en particulier en matière de justice sociale et de souveraineté. Faire avancer les revendications sociales dans chaque pays de l’UE peut contribuer a ce rapport des forces dont le peuple grec a besoin pour être victorieux.

    Tout cela suppose de la lucidité, le refus de la facilité et du superficiel. Nul ne saurait échapper à de telles exigences. Themistocles [6]faisait remarquer non sans raisons: “si vous voulez vaincre l’heure n’est pas au doute mais à la stratégie”. C’est bien de cela qu’il s’agit !

    Jean-Pierre Page 

     

    jean.pierre.page@gmail.com

    Jean-Pierre Page est un syndicaliste, ancien dirigeant de la CGT Française et responsable de son département international. Il est rédacteur en chef de la revue en ligne, “La pensée libre”, www.lapenseelibre.org

     

    Notes

    1-Simonide de Céos( 556-467 av. J-CC)

    2-«Le FN est une forme de Syriza» Emmanuel Macron, Le Figaro, 6 juillet 2015

    3-K.Marx

    4-KPU (Centre d’information de l’association « opposition de gauche »); publié par Histoire et Société

    5-Déclaration du comité exécutif de la CES:«Une restructuration de la dette devrait faire partie de la solution.Il faut garder la Grèce dans la zone Euro.Abandonner la Grèce à elle-même serait une voie dangereuse pour la stabilité géopolitique du sud-est de l’Europe”.17/18 juin 2015

    6-Themistocles (524-409 av J-C)

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  • Confédération Européenne des Syndicats-Que fait-on dans cette galère ? (FSC)En date du 7 juillet, la Confédération européenne des syndicats adresse une « Lettre ouverte de la CES aux responsables politiques européens ».La lettre en appelle " à des solutions … pour garder la Grèce dans la zone euro", et se prononce pour des négociations et " pour un compromis raisonnable".

     Mais, elle demeure dans le vague sur le contenu de ce compromis, en exhortant les protagonistes de ces négociations à " trouver un accord socialement juste et économiquement soutenable avec le gouvernement grec", alors que le premier devoir d'une authentique organisation syndicale est de partir impérativement, de manière exclusive, de la situation des travailleurs et du peuple, de leurs revendications et de leurs intérêts : emploi, salaires, pensions de retraite, droit à la santé.En particulier dans un pays où la politique de l'Union européenne et de la Troïka a précipité le peuple grec dans une situation d'urgence humanitaire!

    Car la préoccupation principale de la CES c'est le sort de l'euro!

    Et elle voudrait faire oublier qu'en plein affrontement entre le peuple grec et l'oligarchie européenne elle s'est prononcé au travers de son syndicat du privé (GSEE) pour l'annulation du referendum afin d'empêcher que s'exprime la colère et les revendications de tout un peuple.

    Des pressions amicales ?

    Cette lettre est signée par de très nombreux leaders européens.Dont en France par Laurent Berger pour la CFDT, Jean-Claude Mailly pour FO, Luc Bérille, pour l'UNSA et Philippe Martinez pour la CGT.

    Le secrétaire général de la CGT annoncé dans un premier temps en retrait puis ultérieurement signataire aurait-il cédé aux « pressions amicales » des dirigeants de la CES?

    Alors qu'au fond cette lettre n'est pas d'abord un soutien aux revendications des grecs : à l'inverse, elle exprime l'inquiétude de voir la Grèce quitter la zone euro et l'Union européenne sur la base d'une détermination purement politique la CES affirmant dans un communiqué, dès le 23 juin son souci de voir " Abandonner la Grèce à elle-même [ce qui] serait une voie dangereuse pour la stabilité géopolitique du sud-est de l’Europe."Prouvant au travers de ces préoccupations son étroite dépendance des institutions européennes et du bloc atlantiste.

    Ces orientations s'inscrivent par ailleurs comme l'indique le communiqué propre à la CGT dans la dangereuse illusion d'une Europe qui pourrait être sociale dans le cadre de l'euro et de l'UE quand tout prouve précisément que l'architecture politique de cette zone a été pensée pour faire prédominer sans partage les intérêts de l'oligarchie.

    " Pour la CGT, la réponse à ce référendum doit être la concrétisation de cette alternative : une Union Européenne sociale, juste, solidaire et qui protège les plus faibles et prend en charge les plus pauvres. Une Union Européenne qui promeut les droits des travailleurs, l’emploi et un travail de qualité. » (Communiqué CGT du 7 juillet)

    Décidément il est plus que temps que les organisations syndicales françaises se reprennent et que la CGT en particulier se positionne en fonction des principes de classe dont elle continue à se réclamer.

    La préparation et la tenue du 51e congrès en avril 2016 devrait être pour les militants l'occasion d'une remise à plat et d'une remise à jour de ses alliances internationales.

    Le front syndical de classe-10 juillet 2015 

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