• Mardi 16 juin, à Brest, la manifestation a réuni entre 5000 à 9 500 personnes alors que les organisateurs en attendaient 500 ! Et ils portaient un masque en grande majorité.Mardi 16 juin, à Brest, la manifestation a réuni entre 5000 à 9 500 personnes alors que les organisateurs en attendaient 500 ! Et ils portaient un masque en grande majorité.

    Mardi 16 juin 2020, à Brest (Finistère), la manifestation pour l’hôpital et les professionnels de santé a réuni entre 5 000 à 9 500 personnes, dans une ambiance bon enfant. Mais Pascal Lelarge déplore des engagements non tenus de la part des organisateurs, ainsi qu’un nombre de participants trop élevé. Les syndicats sont sidérés.

    Selon la préfecture du Finistère, « la manifestation qui s’est tenue à Brest ce mardi 16 juin 2020 avait été autorisée compte tenu d’un nombre de participants estimé à 500 » et « sous réserve de l’engagement de ces derniers à faire notamment respecter les règles de distanciation physique et le port du masque de protection ».

    Or « ce sont près de 9 000 personnes qui ont convergé vers la place de la Liberté et dans les rues adjacentes, manifestement sans respecter les règles minimales évoquées précédemment ».

    Le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, « regrette que les engagements pris n’aient pas été tenus et que l’esprit de responsabilité essentiel en cette période d’état d’urgence sanitaire n’ait pas prévalu pour cette première autorisation ».

    Ce mercredi matin, nous avons appelé les trois principaux syndicats à l’origine de la manifestation. Pour Thomas Bourhis, responsable de la CGT au CHU, « c’est invraisemblable ! »

    « Impossible de prévoir »

    Il explique : « D’une part, nous avons pris la peine de faire une déclaration à la sous-préfecture pour respecter les règles. Et, au début de la manifestation, nous avons demandé aux manifestants de mettre un masque et de se désinfecter les mains avec du gel hydroalcoolique mis à disposition, et de respecter les distances physiques ». Donc, « on a rempli nos engagements. Après, c’est à chacun de prendre ses responsabilités ».

    Il ajoute : « D’autre part, il est impossible de prévoir le nombre de manifestants ! D’habitude, ils sont 500. Là, par-delà la polémique sur les chiffres, ils étaient facilement dix fois plus, estimés à 5 000 environ. » Selon les sources, le chiffre est parfois de 5 000, ou 8 000, voire 9 500 pour la police, qui, une fois n’est pas coutume, a comptabilisé une participation bien supérieure à celle avancée par les syndicats.

    Thomas Bourhis renvoie la balle au préfet : « On ne comprend pas. La manifestation de Brest s’est très bien déroulée, sans violences, contrairement à Nantes et Paris. Il est peut-être jaloux des applaudissements… »

    De son côté, Pascale Robardet, de Sud, est également « sidérée ». « Tout s’est bien passé, il n’y a pas eu un couac ! Et les soignants étaient tous masqués. » Néanmoins, elle souligne que, a contrario, « des élus, dont le maire de Brest, étaient place de la Liberté, non masqués ».

    Le « silence assourdissant »

    En début d’après-midi, dans un communiqué commun, les syndicats CFDT, Sud et CGT « s’étonnent et sont choquées ». En plus des raisons citées ci-dessus, ils invitent le préfet à « s’interroger sur la responsabilité de l’État dans la gestion de la crise sanitaire ». « En tant que représentant de l’État, il partage la responsabilité du manque dramatique de matériels de protection pour les soignants, du manque de lits ou du manque d’effectifs dans les établissements de santé. Nous estimons qu’il n’est pas en position de donner des leçons sur « l’esprit de responsabilité ». »

    Les syndicats constatent même « le silence assourdissant de la préfecture du Finistère face à ces problématiques ».

    Les syndicats ont « régulièrement demandé des rencontres » avec la préfecture pendant la crise sanitaire, « ces demandes n’ont jamais obtenu de réponse ».

    Laurence GUILMO 

    source: https://www.ouest-france.fr/

    A lire également sur letelegramme.fr (17/06/20)Manif des soignants à Brest : le préfet critique, les syndicats répliquent

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  • Sébastien Joly, Maël Le Goff et Éric Blanchier ne sont pas ressortis rassurés du nouveau CSE extraordinaire organisé ce mardi 16 juin, à la Fonderie de Bretagne.Sébastien Joly, Maël Le Goff et Éric Blanchier ne sont pas ressortis rassurés du nouveau CSE extraordinaire organisé ce mardi 16 juin, à la Fonderie de Bretagne.

    Les partenaires sociaux de la Fonderie de Bretagne, à Caudan (56), ont participé, ce mardi, à un Comité social et économique extraordinaire, au cours duquel le plan stratégique de Renault leur a été décliné. La présentation « très noire » du site caudanais les interpelle. Ils déplorent également l’exclusion des pouvoirs publics du groupe de travail devant trouver des solutions pour la pérennité de l’ex-SBFM.

    Un nouveau Comité social et économique (CSE) était organisé ce mardi 16 juin, à 9 h, à la Fonderie de Bretagne, à Caudan (56). Il s’agissait pour le nouveau directeur, Jean-Luc Bois et le nouveau directeur des ressources humaines, Bruno Le Normand, de présenter le plan stratégique de Renault.

    Maël Le Goff, secrétaire CGT de l’usine, fustige « une présentation erronée de la Fonderie de Bretagne. Il manque des éléments sur l’historique du site, sur les investissements. On comprend mieux la réaction de Jean-Dominique Sénard (P-DG de Renault, NDLR. On ne peut pas laisser l’entreprise être présentée comme ça ». Même incompréhension pour la CFE-CGC : « Il y a beaucoup de raccourcis et nous demandons des éclaircissements sur la situation de l’entreprise et son histoire ».

    Norbert Métairie exige que les pouvoirs publics soient associés

    Et ce qui alarme les salariés, c’est la décision de Renault « d’exclure les pouvoirs publics du groupe de travail » qui doit permettre la revue stratégique du site. C’était une demande des partenaires sociaux, « mais Renault fait tout pour ne pas les intégrer. À chaque fois qu’un élu parle de la Fonderie, Jean-Dominique Sénard réagit quelques jours après », déplore le secrétaire CGT, « mais il faut mettre les ego de côté pour l’avenir du site et de ses salariés », plaide Maël Le Goff.

    Norbert Métairie, président de Lorient Agglomération, assure que sa « mobilisation a été totale » pour la Fonderie de Bretagne. « En tant qu’acteurs publics ayant financé la rénovation de cet outil (8,20 M€ entre les collectivités locales et l’État depuis 2009, NDLR), nous souhaitions être associés à ce travail pour nous assurer que les atouts et le potentiel objectif de cet outil soient pleinement pris en compte ». Norbert Métairie dit « réitérer cette exigence. Tout autre scénario serait inacceptable ».

    Un comité de pilotage territorial mis en place

    Gaël Le Saout, présidente de la commission économie au conseil régional, souhaite que « de manière très régulière, Renault vienne présenter ses réflexions et ses pistes à notre comité de pilotage territorial qui va réunir les élus des collectivités qui ont accompagné financièrement la modernisation de la Fonderie depuis une dizaine d’années, les parlementaires, l’État, les syndicats et la direction locale de la Fonderie ». L’élue régionale annonce que ce comité sera « extrêmement vigilant sur les engagements qui ont été pris et, bien évidemment, également source de propositions ».

    Nouveau CSE extraordinaire le 29 juin

    Le cabinet d’experts mandaté pour analyser la situation de la Fonderie de Bretagne est, lui aussi, exclu du groupe de travail qui serait composé « de deux représentants de la CGT, un de la CFE6CGC, un de la CFDT, quatre membres du comité directeur et un directeur de la stratégie industrielle de Renault », annonce la CGT. Des propositions doivent en émaner d’ici six à neuf mois.

    Un nouveau CSE extraordinaire sera organisé le 29 juin : les partenaires sociaux devront y donner leur avis sur la présentation de ce mardi 16 juin. « On attend des réponses et des éclaircissements de la direction avant de le donner », a évoqué la CFE-CGC.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • 250 000 manifestants au moins dans toute la France pour défendre les soignants et l’hôpital public ! Ce 16 juin 2020 c’est assurément une forte mobilisation au regard des craintes entourant la situation sanitaire du pays, et de l’interdiction de manifester que la CGT et la LDH viennent tout juste de réussir à faire lever. Une mobilisation très réussie, par le nombre, et surtout par le tous ensemble populaire en soutien à nos soignants. Et ce alors que le régime Macron qui a poursuivi et amplifié pour répondre aux ordres de la commission européenne le saccage des hôpitaux affiche clairement la couleur pour la suite : ce sera pareil qu’avant mais en pire. En témoigne la désignation de N Notat, l’ex patronne de la CFDT, soutien affiché du Plan Juppé de casse de la Sécurité Sociale auquel la mobilisation populaire avait fait échec en 1995 déjà.

    Il n’a été apporté à ce jour aucune réponse aux trois revendications urgentes et très simples des soignants : augmentation des salaires, arrêt des fermetures de lits et d’hôpitaux, augmentation du nombre de personnels soignants et dotation en matériel suffisant. Et ce alors que la crise du covid-19 a fait démonstration que nos hôpitaux manquent de tout.

    A Paris, des violences ont frappé le point d’arrivée de la  aux invalides. Les 28 compagnies de forces de maintien de l’ordre (soit un effectif de 2800 policiers et gendarmes environ) n’ont pas été capables de sécuriser la , alors que la préfecture fait état de perturbation provoquées par quelques dizaines de personnes non identifiées, cet ordre de grandeur très limité étant confirmé par les images vidéos circulant sur les réseaux sociaux. Pourtant les charges et surtout les tirs de grenades lacrimogènes ont visé l’ensemble de l’esplanade des Invalides, frappant la plupart des manifestants pacifiques, et sans ramener le calme nécessaire à la  au demeurant.


     

    Les chiffres des manifestations : plus de 250 000 manifestants

    1. Paris : 80 à 100 000
    2. Marseille : 20 000
    3. Lyon : 13 000
    4. Toulouse : 20 000
    5. Bordeaux : 8 000
    6. Nantes : 10 000
    7. Lille : 10 000
    8. Strasbourg : 6000
    9. Grenoble : 5000
    10. Montpellier : 4000
    11. Rouen : 4000
    12. Avignon : 3500
    13. Limoges : 3000
    14. Rennes : 3000
    15. Morbihan : 3000
    16. Toulon : 3000
    17. Saint Étienne : 1600
    18. Clermont-Ferrand : 1500
    19. Narbonne : 1000
    20. Amiens : 1000
    21. Perpignan : 1000
    22. Le Havre : 600

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ce mardi après-midi, plus de 1 000 personnes se sont rassemblées devant l’hôpital du Scorff afin de réclamer plus de moyens matériels et humains pour l’hôpital public ainsi qu’une meilleure reconnaissCe mardi après-midi, plus de 1 000 personnes se sont rassemblées devant l’hôpital du Scorff afin de réclamer plus de moyens matériels et humains pour l’hôpital public ainsi qu’une meilleure reconnaissance du travail des soignants et des personnels hospitaliers.

     

    La journée d’actions en faveur des soignants a débuté dès 8 h, ce mardi matin, à Lorient. Un stand était installé devant l’entrée de l’hôpital du Scorff. À 14 h 30, plus d’un millier de personnes étaient rassemblées devant l’hôpital. Après les prises de parole, un cortège de quelque 500 manifestants s’est dirigé vers le centre-ville.

    Deux mois d’applaudissements n’ont de toute évidence pas suffi au personnel hospitalier. En première ligne pendant l’épidémie de Covid-19, les infirmiers, aides-soignants ainsi que le personnel technique et administratif du Groupe hospitalier Bretagne-Sud se sont rassemblés devant l’hôpital du Scorff ce jeudi, dès 8 h du matin, à l’appel des syndicats CGT et Sud (Santé, Éducation, Collectivités territoriales) et rejoints par la CFDT et la FA-FPT (Fédération autonome de la fonction publique) en début d’après-midi où plus de 1 000 manifestants étaient réunis. Parmi eux, quelques soutiens extérieurs, retraités, étudiants, Gilets jaunes, mais une large majorité de membres du personnel hospitalier des différents sites du GHBS.

    « Plus de moyens humains et matériels »

    « L’effectif n’est pas suffisant, de plus en plus de gens veulent partir, les écoles d’infirmières ont du mal à recruter, déplore Angelina Gagnard coordinatrice CGT de l’hôpital, en Ehpad il faudrait un soignant pour un résident et nous en avons un pour sept ». Différents intervenants ont pris tour à tour la parole pour dénoncer une nouvelle fois la situation de l’hôpital public. « Nous avons à la fois la gloire et le mépris du gouvernement, a lancé celle-ci au micro, on nous dit que tout va bien, mais rien ne va ! Nous demandons des moyens humains et matériels ». Au-delà des slogans, le moment est choisi pour les syndicats - en plein Ségur de la santé - de se faire entendre. Ceux-ci réclament notamment une augmentation de 300 euros nets mensuels pour l’ensemble des personnels de l’hôpital. Mais aussi une vraie politique de recrutement et d’évolution des carrières.

    Une minute de silence en hommage aux soignants décédés avait été respectée le matin, un second hommage a été rendu en début d’après-midi. Après les prises de paroles, un cortège de près de 500 manifestants s’est dirigé vers le centre-ville. Vers 16 h, tous se sont arrêtés au miroir d’eau pour une « ovation allongée » aux soignants. Avant de revenir à l’hôpital où le rassemblement s’est prolongé jusqu’à 18 h.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Des milliers de soignants, mais aussi de citoyens, ont accompagné le cortège en centre-ville.Des milliers de soignants, mais aussi de citoyens, ont accompagné le cortège en centre-ville.

    Des milliers de personnes (des soignants, mais pas seulement !) ont défilé ce mardi, après 18 h, dans le centre-ville de Brest, entre l’hôpital Morvan et l’hôtel de ville. Un coup de force impressionnant et émouvant, visant à demander plus de moyens pour le personnel médical.

    Une véritable vague blanche a déferlé dans les rues de Brest, ce mardi soir. Un coup de force comme l’on n’en avait pas vu depuis… presque cinq mois et les manifestations contre le projet de loi de retraites. Depuis l’hôpital Morvan et jusqu’à la place de la Liberté, des milliers de soignants et d’anonymes, venus leur témoigner un soutien sincère, ont défilé après 18 h. Sous les applaudissements, les blouses blanches ont fendu la foule, pointant vers le ciel des dizaines de pancartes revendicatives. « Sauvez l’hôpital, un jour il vous sauvera », « Du flouze pour nos blouses », « Tous masqués mais pas bâillonnés », pouvait-on par exemple lire dans le cortège.

    Pancartes et écriteaux à bout de bras, les soignants ont crié leur ras-le-bol après des mois sous tension.Pancartes et écriteaux à bout de bras, les soignants ont crié leur ras-le-bol après des mois sous tension.

    Mais combien étaient-ils réellement ? Chose rare, la police donnait mardi soir le chiffre de 9 500 manifestants, quand les estimations des syndicats n’en donnaient que 5 000 ! La vérité se trouvait probablement dans l’entre deux. Mais il faut probablement y voir un soutien appuyé des forces de l’ordre au mouvement, alors que des syndicats de police étaient présents dans le cortège. « Les problèmes ne sont pas nés avec la crise sanitaire, glisse une infirmière. Nous étions déjà là en début d’année, avec les mêmes revendications. La pandémie a mis en valeur les manquements du système de santé. Il y a une dérive du système, l’hôpital est géré comme une entreprise. Mais on ne fabrique pas des cuisines ou des voitures, on répare les gens. On fait de l’humain. On n’a pas choisi ce métier pour faire de la rentabilité ».

    « Blouses blanches » mais « colère noire » dans les rangs des manifestants.

    La place de la liberté, envahie par les blouses blanches.La place de la Liberté, envahie par les blouses blanches. (Le Télégramme/Rémy Quéméner)

    La parole aux « oubliés » de la crise

    Dans le cortège se mêlent les dizaines de professions qui font tourner le système. Médecins, infirmiers, kinés, internes… Et puis il y a ceux qui se définissent comme les « grands oubliés ». Jean-Michel, employé à la blanchisserie du CHU à Bohars, prend la parole, au nom de ses collègues. « On a été mobilisés pendant toute la crise, mais on a un peu le sentiment que le corps logistique est oublié. À la blanchisserie, nos emplois du temps ont été complètement bousculés, on a beaucoup travaillé les week-ends. Est-ce qu’on sera éligible aux primes et à quel niveau ? On n’en sait rien ! »

    A la blanchisserie, les À la blanchisserie, les « oubliés » veulent se faire entendre. 

    Le privé veut aussi se faire entendre

    Plus tôt dans la journée, de 8 h 30 à 10 h, ce mardi matin, une centaine de personnels des Ehpad de La Source et Keraudren, rejoints par des membres de la polyclinique de Keraudren, à Brest, étaient mobilisés. Les manifestants ont distribué des tracts dans les rues proches des Ehpad et de la clinique pour alerter la population sur leurs conditions de travail et la nécessité de recruter davantage de personnels dans les établissements de santé. Ils réclament une revalorisation salariale. La mobilisation du personnel est très importante dans ces établissements brestois.

    ManifestationCe mardi, à partir de 8 h 30, une centaine de membres du personnel des Ehpad de la Fondation Ildys ont tracté et manifesté à Brest. 

    « Le travail en distanciel revient à dénaturer notre profession »

    Entre midi et 14 h, ce sont les personnels de Ty Yann, au port du Moulin-Blanc, à Brest, qui étaient mobilisés. Le centre privé de la Fondation Ildys a accueilli, dans le service de soins de suite et réadaptation (SSR) adultes, une quinzaine de malades du Covid-19, ces derniers mois. « On demande que les avantages et aides qui vont être apportés au public le soient aussi pour le privé, expriment Vincent Fortané et Jacques Le Borgne, représentants syndicaux CGT. Nos revendications sont les mêmes que nos collègues au niveau national : une hausse des salaires et une augmentation du personnel. Ce qui fait sens dans notre métier, c’est l’humain. On constate que le chemin pris ces derniers mois va vers une déshumanisation des soins. Le travail en distanciel revient à dénaturer notre profession ».

    Environ 70 soignants et personnels de Ty Yann, à Brest, étaient mobilisés mardi midi.Environ 70 soignants et personnels de Ty Yann, à Brest, étaient mobilisés mardi midi. 

    Remy Quémener

    source: https://www.letelegramme.fr/ 

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  • Avant la crise sanitaire, l’hôpital était déjà en souffrance et le faisait savoir. Mais avant ce mardi, jamais ils n’avaient été si nombreux, à Quimper, à se mobiliser : infirmiers, aides soignants, mAvant la crise sanitaire, l’hôpital était déjà en souffrance et le faisait savoir. Mais avant ce mardi, jamais ils n’avaient été si nombreux, à Quimper, à se mobiliser : infirmiers, aides soignants, médecins, pompiers, ambulanciers, éducateurs spécialisés et habitants. Preuve que l’appel : « Vous nous avez applaudis c’est bien, mais maintenant rejoignez-nous dans la rue », a été entendu par la population.

    La mobilisation des soignants à Quimper, ce mardi, a débuté le matin dans les Ehpad, les centres médico-sociaux et s’est terminée dans la soirée place de la mairie. Près de 1 500 personnes y ont participé.

    Ce mardi, syndicats et collectifs avaient donné rendez-vous aux soignants et non-soignants pour une journée de mobilisation à Quimper et ils ont été entendus. Ils ont réclamé haut et fort plus de moyens pour l’hôpital mais aussi une revalorisation de leurs salaires. En première ligne ces derniers mois, ils ont tenu à faire part de leur colère après la crise du Covid qui a révélé aux yeux de la population des ratés et des fragilités. Profitant d’une écoute qui devrait être plus attentive de la part du gouvernement, ils tiennent à poser les bases d’un système plus juste et plus gratifiant.

    Le cortège a démarré à 11 h 30, ce mardi, de l’EPSM Gourmelen, direction le Conseil départemental puis le mont Frugy avec pour mot d’ordre : « L’hôpital ne tient qu’à un fil,...Le cortège a démarré à 11 h 30, ce mardi, de l’EPSM Gourmelen, direction le Conseil départemental puis le mont Frugy avec pour mot d’ordre : « L’hôpital ne tient qu’à un fil, allons le dire en ville ». La psychiatrie tient à ne pas faire partie des oubliés du Ségur de la santé. Ils étaient une cinquantaine au départ.
     
     
    Sur le Plateau de la déesse, au bas du mont Frugy, un simulacre d’enterrement a eu lieu, suivi d’un pique-nique pour le déjeuner. Il s’agissait aussi d’un moment de rencontre avec les Quimpérois, une...Sur le Plateau de la déesse, au bas du mont Frugy, un simulacre d’enterrement a eu lieu, suivi d’un pique-nique pour le déjeuner. Il s’agissait aussi d’un moment de rencontre avec les Quimpérois, une agora au cours de laquelle, les habitants pouvaient échanger avec les soignants, partager leurs inquiétudes et faire preuve de solidarité. Plus que jamais mobilisées, les infirmières et aides soignantes ne veulent pas faire partie des oubliés du Ségur de la santé. Elles affirment se moquer des médailles et réclament une augmentation...Plus que jamais mobilisées, les infirmières et aides soignantes ne veulent pas faire partie des oubliés du Ségur de la santé. Elles affirment se moquer des médailles et réclament une augmentation sensible de leurs salaires. Elles demandent surtout la reconnaissance suite à la crise sanitaire pendant laquelle, elles ont soigné au mépris de leur propre vie.
     
    Malgré les multiples averses, les manifestants ont fait preuve de bonne humeur et de motivation. Une fanfare, des échassiers et même l’Ankou, les ont accompagnés dans leur parcours autour de...Malgré les multiples averses, les manifestants ont fait preuve de bonne humeur et de motivation. Une fanfare, des échassiers et même l’Ankou, les ont accompagnés dans leur parcours autour de l’enceinte du centre hospitalier de Cornouaille. Tous ont souligné l’ambiance bon enfant du rassemblement, même si l’heure reste grave et qu’ils ne laisseront rien passer.
     
    « On ne veut pas de médaille, on veut un salaire à la hauteur de ce qu’on apporte à la société », disent les soignants qui ont montré leur indispensable présence lors de la crise sanitaire...« On ne veut pas de médaille, on veut un salaire à la hauteur de ce qu’on apporte à la société », disent les soignants qui ont montré leur indispensable présence lors de la crise sanitaire du Covid-19. Au son du titre d’Orelsan « Basique », ils ont déposé leurs médailles dans un ministère de la Santé en carton-pâte. Salués comme des « héros en blouse blanche » par le chef de l’État au début de l’épidémie, ils comptent bien obtenir, maintenant, des avancées salariales.
     
    À Quimper, la journée d’action nationale pour les soignants et l’hôpital public s’est terminée devant la mairie, à 20 h. « Nous avons choisi cet horaire par rapport aux applaudissements...
    À Quimper, la journée d’action nationale pour les soignants et l’hôpital public s’est terminée devant la mairie, à 20 h. « Nous avons choisi cet horaire par rapport aux applaudissements pour les soignants durant le confinement », indique Marie-Agnès Daniel, secrétaire adjointe de la section CFDT au Chic. Près de 250 personnes ont répondu présent à l’appel de la CFDT. Le syndicat réclame plus de personnel auprès des patients et une revalorisation des salaires. 
     

    Benjamin Pontis, Lannig Stervinou

    source:  https://www.letelegramme.fr/
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  • « On n’est pas fatigués, on est usés. Le Covid n’est pas une excuse car ces difficultés existent depuis des années ».« On n’est pas fatigués, on est usés. Le Covid n’est pas une excuse car ces difficultés existent depuis des années ».

    Fortement mobilisés pendant la crise sanitaire, les personnels des Ehpad réclament aujourd’hui une revalorisation salariale, plus de moyens et que la « prime Covid » soit versée à tous, salariés du public comme du privé.

    En amont du grand rassemblement quimpérois devant le Centre hospitalier de Cornouaille (Chic), une petite trentaine de salariés des Ehpad du pays de Quimper se sont réunis, ce mardi matin, à l’entrée de l’établissement Le Missilien. « On préfère se réunir devant nos établissements plutôt que de rejoindre la grande manifestation de l’hôpital pour donner plus de visibilités à nos revendications », indique Jean-Jacques Cariou, délégué syndical CGT de la Fondation Massé-Trévidy.

    Ces derniers mois, les personnels des Ehpad ont été fortement mobilisés. « Un de nos établissements a d’ailleurs été très touché, celui de Combrit avec quinze salariés contaminés et plusieurs décès de résidents », note Jean-Jacques Cariou. « C’était une période très stressante. On avait peur de faire entrer le virus mais aussi de le ramener chez nous », explique Maryannick Sergent, une aide-soignante qui travaille au Missilien. « Et c’était une période très compliquée pour les résidents qui ne pouvaient plus voir leurs familles. On a essayé de faire ce qu’on pouvait mais on ne peut pas remplacer les familles. C’était très pesant », continue la jeune femme.

    « On n’est pas fatigué, on est usé »

    « On n’est pas fatigué, on est usé. Le Covid n’est pas une excuse car ces difficultés existent depuis des années », souligne Gwenaëlle, qui travaille aux ressources humaines au Missilien. « On manque de personnel mais plus personne ne veut venir travailler dans les Ehpad à cause, entre autres, des bas salaires », déplore-t-elle.

    Et pourtant, « on a besoin de plus de bras et de moyens pour faire correctement notre travail », complète Béatrice Savina, déléguée syndicale. Pendant le confinement, cette aide-soignante a vu son temps de travail être considérablement allongé. « On est passé à 12 h par jour le week-end pour éviter les allées et venues. Mais dans d’autres établissements, ces 12 h par jour, c’était tous les jours », continue-t-elle.

    Une revalorisation des salaires de 300 €

    Aujourd’hui, malgré les sourires du matin, ces personnels soignants attendent plus de reconnaissance. « Le gouvernement a annoncé une prime exceptionnelle. Mais on ne veut pas d’une prime au mérite. Il faut qu’elle soit donnée à tout le monde, que ce soit des salariés du privé ou du public », affirme Jean-Jacques Cariou, éducateur spécialisé à l’Itep Marguerite-Le Maître. Dans un communiqué, la CGT redoute que « les salariés du privé revivent la même situation qu’en janvier 2020 où la prime « grand âge » a été au final réservée aux agents de la Fonction publique ». Mais cette prime reste insuffisante à leurs yeux. « On demande une revalorisation significative des salaires de 300 € », indique Jean-Jacques Cariou.

    Pendant ce débrayage, les salariés ont reçu une visite éclaire de Loïc de L’Estourbeillon, directeur du territoire à la Fondation Massé-Trévidy. « Il faut continuer le combat pour donner les moyens à nos personnels de travailler correctement. Car même si on a été épargné sur le plan de la contamination, on ne l’a pas été par la pression et le stress », ajoute-t-il. « On voudrait aussi remercier tous ces anonymes qui sont venus nous aider en nous offrant des gâteaux, des masques, des blouses. Il y a eu une très belle solidarité qui s’est créée pendant cette période », termine Loïc de L’Estourbeillon.

    Benjamin Pontis

    source: https://www.letelegramme.fr/

     
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  • La mobilisation concarnoise a rassemblé environ 200 personnes. Beaucoup se sont ensuite rendues à Quimper.La mobilisation concarnoise a rassemblé environ 200 personnes. Beaucoup se sont ensuite rendues à Quimper.

    Quelque 200 personnes ont pris part à la journée nationale d’action pour les personnels soignants et la défense de l’hôpital public, ce mardi midi, devant l’hôpital de Concarneau. Avec des revendications nationales, mais aussi locales, comme la réouverture des urgences et du Smur 24 h/24.

    « Smur ici la nuit » ; « Des moyens pour l’hôpital ici et maintenant » ; « Pour l’hôpital, pas de retour à l’anormal » ; « Stop au mal-être »… Les slogans étaient de sortie, ce mardi midi, à l’entrée de l’hôpital du Porzou, où environ 200 personnes ont pris part à un rassemblement et à un pique-nique revendicatif, dans le cadre de la journée nationale d’action pour les personnels soignants et la défense de l’hôpital public.

    De nombreux membres du personnel étaient présents, mais aussi une foule d’habitants de Concarneau et des environs, qui avaient notamment répondu à l’appel de la CGT et du Comité de défense de l’hôpital de Concarneau, avant un départ groupé vers Quimper, où une manifestation était prévue.

    Le personnel salué

    Parmi les revendications, de nombreux mots d’ordre nationaux, comme une hausse des effectifs, des salaires et des moyens, la titularisation de contractuels, la hausse du point d’indice… Autant de demandes exprimées en public par Gwendal Salaün, de la CGT, qui a aussi fait valoir la souffrance au travail des personnels.

    Un personnel qui a été particulièrement salué et applaudi par les manifestants, et par Hélène Derrien qui, au nom du comité de défense de l’hôpital, a insisté sur son « implication » et souligné que « la crise du Covid-19 (avait) mis en lumière la déliquescence des hôpitaux sur tout le territoire national ». Et de demander, entre autres, « l’arrêt de toutes les fermetures de services et leur réouverture, où c’est nécessaire », et « une hausse des budgets pour 2020 et 2021 ».

    « On ne veut pas que Concarneau
    soit la variable d’ajustement de Quimper »

    Hélène Derrien a également évoqué les embauches de personnel et la nécessité de rendre attractives ces professions. « Ici, on a besoin d’urgentistes. Mais quand on veut des professionnels, il faut les payer », a-t-elle lancé.

    « Possible à Quimperlé, mais pas à Concarneau ? »

    Pour beaucoup de manifestants concarnois, la réouverture des urgences et de la ligne de Smur 24 h/24 reste essentielle. « On a toujours de grosses inquiétudes, a rappelé la porte-parole du comité de défense. Et compte tenu des difficultés financières du Chic, on ne veut pas que Concarneau soit la variable d’ajustement de Quimper ». Avec une crainte : que les patients se tournent de plus en plus vers le privé.

    Seul maire de l’agglomération présent, avec deux adjoints, le Trégunois Olivier Bellec a lui aussi rappelé la nécessité de ces réouvertures : « Je ne cesse de m’interroger : pourquoi ce qui est possible à Quimperlé ne l’est pas à Concarneau ? L’hôpital de Quimperlé dépend de Lorient, tout comme celui du Porzou dépend de Quimper. Et pourtant, à Quimperlé, ils ont toujours leurs urgences 24 h/24 ». Et de souligner que cet hôpital concarnois, « c’est aussi celui des Trégunois et de tout le territoire ».

    Un pique-nique a suivi les discours, sur les pelouses de l'hôpital.

    Tous les slogans exprimaient le désarroi du personnel, plus de moyen pour l'hôpital, et le retour 24h/24 à Concarneau des urgences et du Smur.

    Olivier Desveaux

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Manon et Élise, aide-soignante et infirmière, ont été impliquées de près dans la crise du Covid -19.Manon et Élise, aide-soignante et infirmière, ont été impliquées de près dans la crise du Covid -19

    Environ 300 personnes ont fait écho, ce mardi 16 juin, à l’appel à se rassembler devant l’hôpital de la Villeneuve, à Quimperlé, dans le cadre de la mobilisation nationale des soignants. Ceux-ci ont de nombreuses questions, en attente de « vraies réponses ».

    « Toute la politique de casse de l’hôpital et, plus largement, de la santé, de la sécurité sociale et de la protection des populations les plus fragiles, doit être abandonnée ». Au-delà de la crise sanitaire, les personnels soignants appellent à une « reconstruction de tout le système de soins alors que se déroule le Ségur de la santé », lancé par le gouvernement le 25 mai et censé aboutir d’ici mi-juillet.

    Pour soutenir les personnels, à l’appel des syndicats CGT, CFDT et Sud santé, 300 personnes ont affronté les averses, ce mardi 16 juin, à Quimperlé, devant l’hôpital de la Villeneuve.

    Le rassemblement, sans défilé, commencé à 11 h, s’est dispersé peu avant midi. Les syndicats invitaient à en rejoindre un autre, prévu dans l’après-midi, devant l’hôpital du Scorff, à Lorient.

    « Dans les Ephad, ce sont des milliers de nos anciens qui sont morts sans pouvoir voir leurs proches (…) les professionnels ne veulent plus jamais vivre ça »

    Plusieurs dizaines de personnes ont répondu, ce mardi 16 juin, à Quimperlé, à l’appel des syndicats CGT, CFDT et Sud santé.Près de 300 personnes ont répondu, ce mardi à Quimperlé, à l’appel des syndicats CGT, CFDT et Sud 

    « Nous n’étions pas prêts »

    Dans les prises de paroles, par Audrey Quemat pour la CGT, et Philippe Le Moing pour la CFDT, devait s’entendre la lassitude de personnels qui avaient lancé le mouvement et les revendications bien avant la crise sanitaire.

    « Pendant plus d’un an, nous avons multiplié les actions pour alerter sur la situation de l’hôpital, des urgences, des déserts médicaux, de l’accueil des personnes âgées laissant craindre, en cas de vague épidémique, de véritables catastrophes sanitaires ». « Nous n’oublions pas que les personnels soignants, érigés au rang de « héros », étaient il y a six mois, matraqués et gazés dans les manifestations ». Revoici donc les mêmes banderoles et blouses bariolées à demander « plus de moyens humains, une reconnaissance de nos métiers et de qualifications sur nos salaires ».

    Une attaque en règle vise les politiques : « les gouvernements successifs ont joué avec notre santé et notre sécurité sur fond de nécessités économiques, puis le Covid-19 est arrivé, et nous n’étions pas prêts ». Un Covid qui a marqué les personnels : « Dans les Ephad, ce sont des milliers de nos anciens qui sont morts sans pouvoir voir leurs proches (…) les professionnels ne veulent plus jamais vivre ça ».

    « Ni médailles, ni charité »

    « Nous ne voulons ni médailles, ni dons de RTT, ni charité publique, ni d’augmentation du temps de travail, et la prime annoncée ne sera certainement pas le solde de tout compte de nos revendications ». Symboliquement, c’est dans une corbeille que les soignants ont jeté leurs « médailles » devant l’hôpital de la Villeneuve.

    « Revalorisation des salaires de tous les personnels », « reconnaissance des qualifications », formation, « embauches », « une prime égalitaire de 1 500 € pour tous », « plus de moyens » figuraient parmi les demandes des représentants du personnel qui se sont exprimés devant un public où se mêlaient soignants et simples citoyens.

    Les personnels soignants ont symboliquement jeté leurs médailles à la poubelle…Les personnels soignants ont symboliquement jeté leurs médailles à la poubelle...

    Roland Fily

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

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  • Dans un cortège  des manifestations pour le retrait de la réforme des retraites par points à Marseille

    La déclaration commune signée par Philippe Martinez avec ses comparses de la /CFTC/FO/UNSA au coté de la DGB allemande ne passe pas auprès de nombre de puissants syndicats de la principale confédération syndicale de France. Au-delà de la signature d’un texte avec des organisations qui comme la  viennent de lutter pendant des mois au service du régime Macron et du MEDEF pour imposer la destruction des retraites et de la sécurité sociale, la collusion avec l’ du Capital, est condamnée.

    En témoigne adoption à l’unanimité par l’assemblée générale des syndicats CGT des Bouches du Rhône d’une déclaration très claire et ferme que nous reproduisons ci dessous.

    Chacun pourra constater la convergence avec l’analyse développé dans une lettre ouverte de militants CGT que nous publions  jours derniers, ou encore la déclaration adoptée le syndicat CGT énergie de Paris.


    https://img.over-blog-kiwi.com/0/94/60/80/20200604/ob_2049fa_bouches-dgb.jpg#width=826&height=1169

    sources: https://www.initiative-communite.fr/  &   http://www.frontsyndical-classe.org/

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