• Morbihan. Comment le Covid-19 assèche le budget et entrave le fonctionnement des associations (OF.fr-21/11/20-11h)

    Lors du fest-noz du Nouvel an 2019, à Caudan, qui réunit plusieurs centaines de danseurs.Lors du fest-noz du Nouvel an 2019, à Caudan, qui réunit plusieurs centaines de danseurs.

    Dans le Morbihan, les conséquences sont lourdes pour les finances des associations qui ont dû renoncer à leur rendez-vous phare. À Caudan, l’association Tarzh an Deiz a dû annuler son fest-noz de la Saint-Sylvestre, avec un manque à gagner important. À Pontivy, le club de football de La Garde Saint-Ivy (GSI) maintient ses immenses lotos prévus en mars 2021… pour l’instant.

    C’est l’un des trois grands festoù-noz de la Saint-Sylvestre de la région, avec Saint-Thégonnec et Quimper (Finistère). À Caudan (Morbihan), l’association organisatrice Tarzh an Deiz, œuvrant dans le champ de la culture bretonne depuis 1985, a dû annuler l’événement qui attire jusqu’à 1 500 danseurs, venant de partout. Par manque de permanents, la tâche est lourde et se complique lorsqu’il n’est pas possible de réunir ses troupes.

     

    « Des moyens pour conserver le lien »

    Ce fest-noz permet traditionnellement à l’association de remplir l’un de ses objectifs : l’aide au bilinguisme pour les enfants. Cela passe par le financement de classes vertes, de création d’outils et supports pédagogiques.  Avec la crise, ce sont les associations bénévoles qui vont souffrir , assure le président, Philippe Guéguen, estimant qu’il « faut trouver les moyens de conserver le lien. 

     

    Tarzh an Deiz, qui n’a pas de subventions publiques, a besoin d’être visible du grand public afin de défendre une culture bretonne qui n’est pas tout le temps considérée.  Il faut profiter de ce temps de confinement pour repenser le monde associatif.  Philippe Guéguen a bien des idées pour alléger les charges administratives qui pèsent sur les associations. Il pense à la mutualisation de postes (trésorerie, secrétariat, communication). Est-ce que les municipalités n’ont pas un rôle à jouer en créant des postes qui oxygéneraient la vie associative ? , se demande-t-il.

     

    « Grosse manne financière »

    À une cinquantaine de kilomètres de Caudan, à Pontivy, dans le Centre-Bretagne, le club de football de la GSI ( La Garde Saint-Ivy) a pris la décision inverse : il maintient ses immenses lotos. Les organisateurs espèrent que le calendrier plus tardif – les événements sont prévus les dimanches 21 et 28 mars – jouera en leur faveur.

     

    Mais Claude Podevin, président des supporters et membre du comité directeur de la GSI, le concède :  On est dans le flou. On sera fixé dans quelques semaines. Les fêtes de fin d’année vont être déterminantes pour notre année 2021 , dit-il en évoquant du bout des lèvres l’hypothèse qu’il ne veut pas voir venir, celle  d’un troisième confinement . Car la GSI a besoin de ses lotos. Autant pour satisfaire les amoureux de ce rendez-vous qui rassemble jusqu’à 3 500 personnes et qui doit même refuser des inscriptions, que pour le budget du club.

    En 2019, le loto de la GSI avait réuni plus de 3 500 personnes.

     

    Les lotos  sont une grosse manne financière, ne cache pas Claude Podevin. C’est le loto qui a permis, il y a quelques années, d’acheter les deux minibus de la GSI. Le club des supporters, même s’il n’y a pas que le loto, c’est 15 % du budget de fonctionnement du club

    Aurélie DUPUY et Loïc TISSOT                    

    source: https://www.ouest-france.fr/

    « Caudan (56). Fonderie de Bretagne : la CGT appelle à la transparence face à la refonte du site (OF.fr-20/11/20-17h30)Sur RT, A. Monville dénonce la fascisation en marche avec le projet de loi sécurité globale (IC.Fr-20/11/20) »
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