• #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

    De Rugy démissionne, emporté par les nouvelles affaires de la Macronie, Macron nomme E. à la tête du ministère de la transition écologique et solidaire, dont elle était secrétaire d’état au transport. Au passage le rang de ministère d’état est supprimé, démontrant le peu de considération accordé à ce ministère regroupement les services publics des transports, de l’équipement, de l’aménagement du territoire, du logement et de l’. Un ministère exsangue et sacrifié au nom de l’austérité, après des années de suppressions d’emplois par milliers et de baisse des budgets. , secrétaire national du PRCF, dénonce la nomination de la Thatcher française du rail. Dont il faut rappeler qu’en matière d’affaire, on ne devrait pas oublier sa rémunération indécente empochée en tant que patronne de la RATP. Sans oublier qu’il a deux jours, depuis le Château, Macron avait imposé comme chef de cabinet, c’est-à-dire n°2 du ministère de l’écologie, rien moins qu’un ex-vice-président de… PSA Peugeot. Borne est cette secrétaire d’état qui vient de mettre des dizaines de milliers de camions sur les routes en mettant à l’arrêt le train des primeurs entre Perpignan et Rungis (lire ici) Quelle meilleure démonstration que le régime Macron, c’est l’exact opposé de l’écologie. Cette nomination de Borne n’est que le symptôme de ce que le , c’est la transition écologique Bornée, pour ne pas dire interdite !

     

     

    Vote parlementaire sur le CETA, Macronie en crise,ou...le combat écologique Borné ! 

    par Georges GASTAUD

    Au-delà des agissements scandaleusement dilapidateurs reprochés à l’ex-ministre de l’Environnement, l’usure de plus en plus rapide des ministres macronistes de l’écologie, Hulot d’abord puis de Rugy, est symptômatique ; elle témoigne de l’incompatibilité croissante entre le bavardage écolo de Macron et les choix néolibéraux, libre-échangistes et oligarchiques de l’ainsi-dit « Nouveau Monde »[1].

    #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

     

    Comment un gouvernement qui vient de signer un accord délétère de libre-échange avec le Mercosur et qui, au cœur de l’été, s’apprête à faire voter le honteux CETA par ses députés-godillots[2] peut-il se réclamer de l’ « urgence climatique » ? Même le millionnaire Hulot voit désormais dans le libre-échangisme mondial voulu par les transnationales le principal obstacle à une transition écologique à laquelle le réchauffement climatique, la montée des pollutions et l’effondrement en cours de la biodiversité confèrent une urgence vitale. Chacun sait en effet que les accords transcontinentaux signés par l’UE avec le soutien de Merkel et de Macron ne feront qu’accélérer les délocalisations industrielles, l’affaissement des productions agricoles locales, que stimuler les transports intercontinentaux polluants, qu’aggraver la « malbouffe » et les soucis de santé publique qui l’accompagnent, qu’abonder le sous-emploi ouvrier et paysan dans notre pays tout en durcissant la surexploitation des pays du Sud et de l’Est. 

    #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

    C’est pourquoi, à l’unisson de tous les progressistes, nous dénonçons la nomination d’ comme ministre des transports ET de l’écologie. Non seulement parce que cette  « Thatcher française » connue pour sa brutalité managériale s’est surtout fait remarquer par son acharnement à humilier les cheminots et à privatiser la , donc à accélérer le rabougrissement du réseau ferré français au profit du camionnage archi-polluant, mais parce que la promotion de cette haute fonctionnaire sans substance politique propre signifie que Macron pilotera désormais encore plus directement la politique (anti-)environnementale du gouvernement ; chacun sait pourtant (voir son récent plaidoyer pour « TOTAL ») que le chef de l’exécutif n’a rien à refuser à l’oligarchie archi-gaspilleuse et pollueuse qui a largement financé sa campagne présidentielle… 

    #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

    Cependant, nous, militants franchement communistes et 100% anti-UE, interpellons fraternellement les progressistes qui croient encore pouvoir défendre l’écologie DANS LE CADRE de l’Union européenne et du mode de production capitaliste. Quand comprendrez-vous enfin, camarades, que, structurellement l’UE n’est pas et ne peut pas devenir un « rempart » aux super-pollueurs du néolibéralisme transcontinental (CETA, TAFTA, accord Mercosur…) ? En effet tous les traités européens stipulent que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » ; on ne peut donc sortir du néolibéralisme européen et mondial qu’en SORTANT de l’UE par la gauche. Y compris en frappant d’emblée le grand capital par la nationalisation franche, sans indemnités pour les gros actionnaires, des banques et des secteurs-clés de l’économie, avec attribution de pouvoirs étendus aux travailleurs de ces entreprises. Sans cela : Frexit progressiste, nationalisations stratégiques, extension tous azimuts de la démocratie populaire, impossible d’organiser la relocalisation des productions industrielles et agricoles, de planifier la transition écologique et de multiplier des coopérations internationales raisonnées, égalitaires et écologiquement soutenables. Il faut donc envoyer promener les diktats de l’UE, de son chef d’orchestre allemand (grande donneuse de leçons d’écologie, la RFA est un énorme producteur d’énergie carbonée !) et de son superviseur étatsunien (le principal ennemi mondial des accords climatiques siège à Washington !) !

    Enfin, n’oublions jamais la dimension militaire des questions écologiques : non seulement parce que la course aux armements relancée par Obama d’abord, puis par Trump, et qui engouffre des sommes colossales aux USA, en RFA et en France, stérilise d’immenses ressources économiques qui devraient être engagées solidairement contre le réchauffement climatique, mais parce que si l’ « armée européenne » arrimée à la belliqueuse OTAN voit le jour dans le cadre d’une mondialisation des agressions étatsuniennes (contre la Russie ? Contre la Chine ? Contre l’Iran ? Contre l’ALBA ?), un conflit mondial exterminateur dégénérant en échange de tirs nucléaires signerait la fin de l’humanité bien avant que les prédations écologiques « civiles » n’aient fini de produire tous leurs effets mortifères…

    Bref, la question de savoir qui remplace le piteux De Rugy au ministère de l’écologie est archi-secondaire par rapport aux questions hautement POLITIQUES, VOIRE ANTHROPOLOGIQUES suivantes :

    • comment virer au plus tôt ce pouvoir prédateur des conquis sociaux, des services publics, du « produire en France » (STX, Alsthom, etc.), de l’environnement, de la souveraineté de notre pays, des conditions de la paix mondiale ?
    • comment sortir au plus tôt, par la gauche, de l’UE-OTAN ?
    • comment en finir avec un système capitaliste proprement exterministe qui, plus que jamais, « ne produit la richesse, comme l’écrivait Marx, qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur » ?

    Si l’on se refuse d’avance, parce qu’on ne veut pas sortir soi-même du cadre de l’euro-réformisme, à franchir les bornes de l’UE, de l’OTAN et du mode de production capitaliste, alors on pourra dire que, changement de ministre ou pas, la transition écologique est BORNEE, voire mort-née, dans notre pays !

    Georges Gastaud, porte parole du PRCF – 17 juillet 2019


    [1] Pourquoi si peu de « politologues » font-ils remarquer que, traditionnellement, l’expression « Nouveau Monde » signifie… l’Amérique ?

     

    [2] En attendant de remettre en circuit le TAFTA, boudé par Trump, et l’ « Union transatlantique » chère au MEDEF ?

    #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    Il y avait déjà eu, l’été dernier, la rocambolesque Benalla qui fleurait à plein nez la barbouzerie façon « nouveau Monde ».

    Il y eu cet hiver l’affaire Castaner, du nom d’un ministre de l’Intérieur qui, entre deux fiestas virilement arrosées, a quasiment félicité l’exemplaire « police républicaine » d’avoir mutilé, défiguré et éborgné des dizaines de Gilets jaunes !

    Il y a maintenant l’affaire du faux écolo ; entre deux leçons d’écolo- à l’adresse du menu peuple, ce ministre de l’Environnement issu des « Verts » a offert à sa femme, aux frais du Parlement, un sèche-cheveux plaqué or ; non moins fastueux envers ses potes qu’envers son épouse, il les a conviés à de plantureuses agapes sur le compte de Marianne : la défense des océans vaut bien quelques homards géants ébouillantés !

    Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    Alors que, dans le même temps, Macron ne sait plus quoi faire, sur ordre de l’UE, pour retarder l’âge de la retraite, réduire les indemnités chômage, dé-rembourser les médicaments, précariser la fonction publique, fermer des centaines d’écoles rurales, briser le Code du travail, asphyxier l’hôpital public, ses Urgences, les EPHAD, bloquer le traitement des fonctionnaires, brader l’industrie française (Alstom…), casser le bac à la française, fermer des gares par dizaines et privatiser ce qui subsiste du secteur public (SNCF, EDF, ADP…) … A défaut de faire quoi que ce soit de fort contre le réchauffement climatique et l’effarant recul de la biodiversité…

    Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    Mais qu’attendre d’autre de la fine équipe d’arrivistes qui compose « LREM », la Loi des Riches Et de Maastricht », dont toutes les vedettes, à l’instar de Macron (qui a poignardé Hollande dans le dos…) ont commencé par trahir. Qui les socialistes (Le Drian, Castaner…), qui les « républicains » (Edouard Philippe, Bruno Le Maire) et qui les écolos, le dernier transfuge « vert » en date étant le sieur Pascal Camphin*.

    Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    Certes, Macron croit triompher parce que sa politique néo-versaillaise, aussi fascisante que thatchérienne, lui rallie peu à peu l’aile la plus nantie, atlantiste et européiste des LR, les Juppé et autre Pécresse ; mais le feu du mécontentement populaire brûle de plus en plus fort sous la marmite sociale ; tôt ou tard, surgiront de nouveaux gilets jaunes convergeant avec le syndicalisme de classe renaissant. Et le soulèvement populaire fera alors voler en éclats le couvercle d’une justice de classe qui condamne les Gilets jaunes à la chaîne, mais qui blanchit Tapie et qui « exempte de peine » Christine Lagarde, promue par Macron nouvelle patronne de la BCE… 

    Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCFEncore faut-il, pour que ce soulèvement inéluctable prenne une orientation émancipatrice, qu’émerge une vraie gauche antifasciste, populaire, patriotique et écologiste, militant pour le Frexit progressiste, remettant en débat la perspective du socialisme pour notre pays et portée par un parti communiste de combat dont la reconstruction importe vitalement aux travailleurs et à la nation.

    C’est à cela que  travaillent les militants franchement communistes du PRCF à l’issue d’une conférence nationale qui les a tournés plus que jamais vers la classe ouvrière, vers le soutien au syndicalisme rouge, vers la jeunesse populaire, vers les entreprises et l’ensemble du monde du travail.


    *Hélas il ne restait même pas un sous-secrétariat d’Etat aux espèces mutantes en voie de disparition pour récompenser MM. Gayssot et Hue qui avaient pourtant ouvert la voie en trahissant de longue date leur engagement communiste puis en appelant à voter Macron au premier tour de la présidentielle ! On espère du moins que chacun d’eux aura eu droit une pince de homard géant en lot de consolation…

     

    Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF, le 12.07/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Elections en Grèce-Le Parti Communiste de Grèce (KKE) a résisté. L'ère Tsipras est finie (Blog de Nicolas MAURY-7/07/19)

    Élu en 2015 avec son parti SYRIZA, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a été battu dans les urnes par les conservateurs (Nouvelle Démocratie). Saigné par des années d'austérités et de promesses non tenues, les grec.que.s ont infligé un lourd revers au Premier ministre sortant - article et traduction Nico Maury.

    D'après des résultats portant sur 16.959 des 21.544 bureaux de votes (78,72 %), le parti conservateur de Kyriákos Mitsotákis (Nouvelle démocratie) a remporté très largement les élections législatives anticipées avec 39,69% des suffrages et 159 sièges (+83). Le Parti de droite dispose ainsi d'une majorité absolue à la Vouli, parlement grec.

    Sanctionné dans les urnes, le parti d'Alexis Tsipras, SYRIZA, remporte 31,60% des voix et 86 sièges (-59). Son parti avait crée la surprise en 2015 en promettant de mettre un terme à l'austérité en Grèce, mais après quelques mois d'un bras de fer avec l'UE, le FMI et la BCE (Troïka), Alexis Tsipras avait fini par capituler devant les exigences des créanciers et avait lancer une nouvelles séries de politiques antisociales d'une brutalité féroce.

    Les sociaux-démocrates, Mouvement pour le changement (KINAL, alliance du PASOK, de DIMAR, de To potami ...) remporte 7,92% des suffrages et disposera de 22 sièges à la Vouli contre 17 lors de la dernière élection (PASOK).

    Le Parti Communiste Grec (KKE) résiste à la vague bleue et confirme son encrage électoral dans le paysage politique. Avec 5,38% (en léger progrès par rapport aux européennes 5,35%, il recule cependant par rapport au scrutin de 2015, 5,55%). Le KKE conserve son groupe de 15 député.e.s.

    Le KKE réalise ses meilleurs scores dans les régions d'Athènes 6,34% et 1 siège, Athènes Nord 6,23% et 1 siège, Athènes Ouest 8,61% et 1 siège, Athènes Sud 7,15% et 2 sièges, Le Pirée 1 avec 5,50% et 1 siège, Le Pirée 2 avec 8,01% et 1 siège, Attique-Est 5,01% et 1 siège, Thessalonique 1 avec 5,29% et 1 siège, Thessalonique 2 avec 4,65% et 1 siège, Aitolakarnania 4,94% et 1 siège, Achaia 5,48% et 1 siège, Larissa 6,29% et 1 siège, Lesbos 10,20% et 1 siège.

    Dans les région de Zakynthos 9,13%, Keffalinia 9,52%, Leucade 8,53%, Samos 14,03%, le KKE ne remporte pas de siège malgré de bons scores.

    La Solution grecque (Ελληνική Λύση) - droite conservatrice scission de la ND - fait son entrée à la Vouli avec 3,75% des suffrages et 10 sièges.

    Enfin, le Front de désobéissance réaliste européen (MeRA25), de Yánis Varoufákis entre lui aussi au parlement avec 3,49% des voix et 9 sièges.

    A noter que les autres formations n'entrent pas à la Vouli. Les nénazis de l'Aube Dorée sont lourdement battu (2,96%) et perdent tous leurs élu.e.s. Les alliés de jean-Luc Mélenchon, Unité populaire, remportent que 0,28% des voix.

    Nicolas MAURY

    source: https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Le-Parti-Communiste-Grec-KKE-a-resiste-L-ere-Tsipras-est-finie_a14372.html

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    source: http://jrcf.over-blog.org/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • FACE AUX MAUVAIS COUPS DE MACRON-MEDEF ET DE L’UNION EUROPEENNE, pas de  pour l’esprit de résistance !

    Sitôt passées les européennes, le MEDEF, Macron et l’UE accélèrent la casse généralisée de notre pays : détruisant les conquêtes du Front populaire, du Conseil National de la Résistance et de Mai 68, et même certaines avancées de la Révolution française (souveraineté de la nation, indivisibilité de la République…), l’oligarchie capitaliste dissout la France dans l’Empire euro-atlantique du grand capital.

    Sur le plan socio-économique, cela signifie :

    • La mise à mort programmé de ce qui subsiste du produire en France industriel (Alstom bradé à General Electrics ou à Siemens, Renault fusionné à Chrysler/Fiat…), donc de la classe ouvrière industrielle cœur du prolétariat de France
    • L’euro-privatisation galopante du service et du secteur public : SNCF, EDF, Aéroports, Poste
    • La destruction de l’Education nationale avec la contre-réforme Blanquer (casse du bac national et des disciplines scolaires, dévaluation massive des diplômes, donc des qualifications et des salaires…)
    • L’asphyxie de l’hôpital public
    • Le dépeçage des indemnités chômage pour peser sur les salaires de tous
    • Un nouveau recul en vue de l’âge de la retraite et des pensions

    Sur le plan institutionnel cela se traduit par :

    • La démolition de la Fonction publique (statuts, emplois stables, missions, tout doit disparaître)
    • L’absorption des communes dans les « métropoles », des départements dans les Grandes régions à l’allemande
    • La substitution rapide du tout-anglais au français sur tous les terrains (enseignes commerciales, université, vie des grandes entreprises, vie culturelle…) avec à la clé, d’énormes discriminations
    • La casse des libertés démocratiques (flicage d’internet, répression sanglante des manifs de gilets jaunes, lois liberticides s’empilant sans fin…).

    Face à cette offensive destructive, le PRCF appelle

    • Aux convergences de  et de résistance entre les syndicalistes de  et les vaillants gilets jaune : cessons d’écouter la petite musique des états-majors syndicaux euro-formatés, « l’Europe sociale » n’est qu’un conte de fées pour enfants sages ainsi que le « dialogue social ». A travers chaque , construisons le tous ensemble en même temps indispensable pour stopper les contre-réformes et passer à la contre-attaque en bloquant le profit capitaliste !
    • A débattre plus que jamais de la seule alternative progressiste possible : celle du Frexit progressiste pour reconstruire la République sociale, souveraine et en marche vers le socialisme.

     

    Rejoignez le PRCF qui travaille à reconstruire ce qui manque le plus au peuple travailleur pour gagner : un parti communiste de combat, un grand syndicalisme de classe et un large Front de résistance antifasciste, patriotique populaire et écologiste !

    Rejoignez l'Association pour le Renaissance Communiste en Finistère: l'ARC29/PRCF-53, Impasse de l'Odet 29000 Quimper.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    Chers camarades insoumis, cher citoyen Jean-Luc Mélenchon,

     

    Nous nous adressons à vous à la suite du résultat des récentes élections européennes pour lesquelles le Pôle de Renaissance  en France (PRCF), fidèle à sa stratégie de  progressiste exigeant la sortie de l’Union européenne, de l’euro, de l’OTAN et du capitalisme, a appelé à l’abstention citoyenne et fait campagne dans cette optique en mobilisant l’ensemble de ses militants afin de délégitimer au maximum cette « prison des peuples » qu’est l’UE.

    Vous avez décidé de présenter une liste électorale pour cette occasion. Cette divergence stratégique avec nous ne saurait faire oublier que vous avez défendu lors de la dernière élection présidentielle une position allant dans le bon sens à nos yeux en posant la dialectique suivante : « L’UE, on la change ou on la quitte ». C’est pourquoi nous avions décidé de soutenir de manière critique (notamment lorsque la dialectique exprimée paraissait moins ferme sur l’alternative de sortie de l’UE) mais sincère la candidature de la  que vous avez portée, cher citoyen Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’il s’agissait d’une option permettant d’engager le bras de fer avec l’UE sur des bases de rupture reprenant en partie notre ligne  et pour affronter les forces du grand capital.

                Nous ne vous écrivons pas pour commenter les résultats des élections européennes qui parlent d’eux-mêmes. À l’évidence, la dialectique que vous portiez vis-à-vis de l’UE a été sérieusement édulcorée, pour ne pas dire a disparu au cours de cette campagne, ce que nous regrettons pour notre part, au regard du contexte politique et social secouant le pays depuis plusieurs mois. En effet, outre le fait que les classes populaires, qui avaient rejeté le Traité établissant une constitution pour l’Europe (TCE) à 80% le 29 mai 2005, se sont une nouvelle fois massivement abstenues (au même titre que les jeunes), l’appel à un référendum anti-Macron a incontestablement favorisé, à notre plus grand regret comme certainement au vôtre, le fascisant « Rassemblement national », tout heureux d’être présenté par les médias complaisants comme la fausse et mensongère « alternative » à la « République en Marche », et alors que de plus en plus de Gilets jaunes n’ont cessé de défendre le message de « Frexit » dans les manifestations de ces derniers mois. En ce sens, reprendre le mot d’ordre d’une « autre Europe », d’une « Europe sociale », d’une « Europe des citoyens » ou d’une « Europe des gens », comme l’ont notamment fait Ian Brossat pour le PCF-PGE et hélas, Manon Aubry, ne pouvait que mener à nos yeux à un nouvel échec.

                Depuis ce résultat, vous réfléchissez probablement à la stratégie politique générale, et à votre positionnement vis-à-vis de l’UE en particulier. Or se développe justement une fronde en votre sein que nous n’avons nullement à commenter – nous sommes suffisamment attachés à notre souveraineté et notre indépendance organisationnelles pour ne pas nous ingérer dans les affaires politiques internes qui sont les vôtres –, mais qui met de nouveau à l’ordre du jour la question de l’UE. De ce point de vue, l’offensive enclenchée par Clémentine Autain – dont, de fait, la ligne s’est incarnée dans la campagne de Manon Aubry – en faveur d’un « big bang de la gauche radicale » (reprenant au passage une formule de… Michel Rocard en 1993 ! ») et d’un énième rassemblement d’« insoumis, communistes, anticapitalistes, socialistes et écologistes décidés à rompre avec le néolibéralisme », autrement dit autant de forces malheureusement euro-compatibles et eurobéates dont le positionnement va totalement à l’encontre et des intérêts et du positionnement politique de la grande majorité des classes populaires (à commencer par la classe ouvrière et par un nombre croissant de Gilets jaunes), nous paraît dangereux pour l’avenir d’une gauche patriotique et populaire en France.

                En effet, les Gilets jaunes, au même titre que des centaines de milliers de travailleurs, se trouvent de plus en plus confrontés à la désindustrialisation et aux délocalisations qui se démultiplient dans le cadre de la « construction européenne » – en fait, une vaste entreprise de pulvérisation de toutes les conquêtes sociales et démocratiques ainsi que de l’indépendance voire de l’existence même de la République et de la France – et de la mondialisation néolibérale capitaliste. Comment interpréter autrement le démantèlement de la SNCF, la fermeture de l’usine Whirpool à Amiens, la mise à mort du site Alstom à Belfort ou encore la destruction programmée d’emplois chez Renault, pour ne prendre que les exemples les plus récents (et cela sans même évoquer la privatisation programmée des Aéroports de Paris et de la Française des Jeux) ? Autant d’éléments nécessitant, de notre point de vue, une rupture totale et définitive avec l’UE capitaliste, vassalisée à l’impérialisme états-unien et qui accélère la fascisation rampante du continent, afin de mettre en œuvre notamment et de manière urgente un vaste programme de nationalisations dans de nombreux domaines (banques et assurances, énergies, transports, usines et entreprises saccagées par le grand capital…). Cette remarque vaut également pour une cause qui vous tient autant à cœur qu’à nous, à savoir la sauvegarde et la protection de la Terre et de ses ressources condamnées par le capitalisme et ses déclinaisons continentales comme l’UE.

                À nos yeux, la France Insoumise est à la croisée des chemins politiques. Ou bien la ligne faussement euro-critique et franchement eurobéate et euro-compatible persiste comme elle s’est manifestée lors des dernières élections européennes, avec le résultat que l’on sait et le risque de toujours plus servir la soupe aux éternelles forces appelant à des messages incantatoires et utopiques sur la « réforme » et la « réorientation » de l’UE – ouvrant dès lors un véritable boulevard au « Rassemblement national » pourtant lui aussi parfaitement compatible avec l’UE, l’euro, l’OTAN et le capitalisme. Ou bien s’affirme une France FRANCHEMENT Insoumise (FFI), remettant clairement au goût du jour la dialectique développée en 2017 et qui a permis de rassembler plus de 19,5% des électeurs, à savoir l’option de quitter l’UE, l’euro et l’OTAN en cas d’impossibilité de renégocier les traités européens – chose courue d’avance pour nous puisqu’il faut l’accord de l’UNANIMITÉ des chefs d’État et de gouvernement puis des Parlements nationaux. Seule cette orientation est en mesure de placer le camp des travailleurs au cœur d’une vraie alternative politique face à la fausse opposition « progressistes »-« nationalistes » (le RN et LREM représentant de fait les deux faces d’une même pièce européiste et capitaliste), à savoir ce que nous appelons un Fr.A.P.P.E., un Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste en mesure de rassembler toutes les forces progressistes, patriotiques et populaires tout en plaçant les travailleurs au cœur des nombreux combats à venir. Et cela sans contourner la question urgente des nationalisations démocratiques, indispensables si nous voulons sauver ce qui reste de notre industrie et articuler par la suite, de manière démocratiquement planifiée, la transition écologique et la réindustrialisation vitale de notre pays.

                Chers camarades insoumis, cher citoyen Jean-Luc Mélenchon, le PRCF, franchement communiste, est disposé à discuter de manière fraternelle et constructive sur des bases franchement insoumises pour mener à bien un projet qui, de notre point de vue, est le seul en mesure de vaincre Macron, Merkel, Le Pen, les faux « Républicains » et « Patriotes », et bien entendu la mortifère UE appuyée par une fausse gauche eurobéate et en réalité social-libérale, et ainsi de conduire la République sociale, démocratique, laïque, une et indivisible, la France et tous les travailleurs vers de nouveaux « Jours heureux » !

    Salutations citoyennes et communistes,

    Pour le PRCF,

    • Léon Landini, président, ancien FTP-MOI,
    • Georges Gastaud, secrétaire national
    • Fadi Kassem, secrétaire national adjoint
    • Gilliatt de Staërck, responsable des Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF)

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • PRCF-Le très riche bilan de la 5ème conférence nationale-1 & 2 Juin 2019 (4/06/2019)Reconstruction du Parti communiste de combat, syndicalisme de classe, Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste, Frexit progressiste, socialisme, Mouvement communiste international, renforcement du centralisme démocratique… le riche bilan de la 5e conférence nationale du PRCF tenue à Paris les 1er et 2 juin 2019

     

     

    PRCF-Le très riche bilan de la 5ème conférence nationale-1 & 2 Juin 2019 (4/06/2019)Délégués par leurs structures locales et départementales à l’issue d’un intense débat politique de sept mois, les 110 délégués élus par les ARC (organes départementaux du PRCF] et participants à la plus haute instance du PRCF, la conférence nationale, ont travaillé durant deux jours, fixé leur orientation et élu leur direction.

    Le congrès a été ouvert par une émouvante introduction de Léon Landini, président du PRCF, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, décoré également par l’Union soviétique. Au nom des jeunes pour la renaissance communiste en France, Gilliatt de Staërck a rendu hommage aux camarades du PRCF décédés depuis la précédente conférence.

     

    PRCF-Le très riche bilan de la 5ème conférence nationale-1 & 2 Juin 2019 (4/06/2019)Secrétaire national sortant, Georges Gastaud a présenté le rapport politique introductif. Après avoir dressé le bilan politique des européennes, ce rapport a réfuté point par point la circulaire attaquant le PRCF que venait de diffuser l’ex-secrétaire démissionnaire du PRCF aux relations internationales. Diffusée à quelques jours de la conférence, et alors même que le secrétariat national proposait à ce militant d’être reconduit au Comité central aux mêmes conditions que tout autre dirigeant, cette circulaire qui se voulait clairement déstabilisante (dénigrement général du Pôle alors que l’auteur de ce texte est resté jusqu’au bout membre de l’exécutif !) a été désavouée par une très large majorité des délégués qui ont très largement soutenu le rapport présenté par G. Gastaud.

    Largement adoptée, la résolution politique confirme l’orientation politique du PRCF

    Intégrant de nombreux enrichissements issus du travail d’amendement mené par les différentes ARC et mis en cohérence par le rapporteur mandaté à cette fin, la résolution d’orientation politique a elle aussi été votée à une très forte majorité. Elle confirme et précise l’orientation générale du PRCF : pour briser l’étau politique antipopulaire constitué par Macron et par le RN, pour sortir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, pour combattre le capitalisme-impérialisme et rouvrir la voie du socialisme-communisme à notre peuple, pour aider à la consolidation du Mouvement communiste international sur la base du marxisme-léninisme, il faut reconstruire en France le parti communiste de combat, le syndicalisme de classe et de masse, l’union de lutte des forces patriotiques et antifascistes. Ce qui nécessite de renforcer quantitativement et qualitativement l’outil PRCF, de le tourner davantage vers les entreprises, de renforcer décisivement le centralisme démocratique dans l’organisation. Dans cet esprit, l’idée, cultivée par l’ex-dirigeant démissionnaire, de construire on ne sait quel nouveau modèle de Parti renvoyant dos à dos l’eurocommunisme (c’est-à-dire la mutation social-démocrate) et le léninisme (caricaturé sous la forme de « conception soviétique du Parti ») a été catégoriquement rejetée, le PRCF restant clairement attaché au marxisme-léninisme et s’efforçant même de le développer sur différents terrains. De même qu’ont été rejetées à une très large majorité les conceptions objectivement menchéviques visant à introduire le pluralisme idéologique dans le parti (« que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent » à l’intérieur même de l’organisation communiste !). Que cela plaise ou pas, l’analyse marxiste-léniniste éprouvée des réalités contemporaines restera la boussole de notre organisation.  

    Des statuts modernisés, des bases financières saines

     La discussion sur les statuts a elle aussi été conclue à une très large majorité, même si l’on peut déplorer que quelques éléments incapables de se soumettre à la décision ultra-majoritaire aient alors quitté la conférence à l’issue du vote.

    PRCF-Le très riche bilan de la 5ème conférence nationale-1 & 2 Juin 2019 (4/06/2019)Les statuts du PRCF sont et resteront inspirés du centralisme démocratique, et tout le CC élu par la conférence veillera à ce que notre organisation en croissance soit ferme sur l’application par tous des décisions prises. C’est la garantie pour que les communistes et les travailleurs de France qui s’intéressent à lui soient certains que le PRCF, qui n’est en rien un club de discussion petit-bourgeois et qui ne porte nullement sa finalité politique en lui-même, fasse toujours tout ce qu’il dit et dise toujours tout ce qu’il fait ; ce qui nécessite de s’unir sur la base d’une seule ligne politique transparente pour le peuple et fédérant tous les adhérents et sympathisants du Pôle.

     Le bilan financier présenté par Annette Mateu-Casado, trésorière sortante, a été approuvé à l’unanimité. 

    Un comité central renouvelé

    PRCF-Le très riche bilan de la 5ème conférence nationale-1 & 2 Juin 2019 (4/06/2019)Le nouveau CC, enrichi de nouveaux membres – des femmes, des travailleurs, des jeunes, des syndicalistes, mais aussi l’historienne Annie Lacroix-Riz et l’économiste marxiste Michel Cohen – a été élu à l’unanimité moins quelques abstentions.

     

    Annie Lacroix-Riz

    Pierre Pranchère

    A la présidence du PRCF, on trouve encore Léon Landini, Pierre Pranchère, ancien Franc-Tireur et Partisan de France, ancien député, et Jean-Pierre Hemmen, réprimé pour avoir refusé de porter l’uniforme sous les ordres d’un chef d’état-major de l’OTAN qui fut ancien officier de la Wehrmacht. Georges Gastaud, réélu secrétaire national, sera assisté sur sa proposition par Fadi Kassem, 35 ans, qui n’a plus à faire ses preuves en matière d’organisation et de capacités politiques. Assistée par Alain Rondeau, Anna Persichini, syndicaliste niçoise de la Métallurgie, devient la nouvelle trésorière nationale, Annette Mateu-Casado, trésorière sortante que le PRCF remercie pour son excellente gestion, assurant la coordination de la direction du PRCF.

    Des moments forts de solidarité internationaliste

    Lors de la séance de clôture présidée par Pierre Pranchère, président de la commission internationale, et par Aymeric Monville, secrétaire par intérim de cette commission (il sera aidé dans cette tâche par Daniel Antonini, l’ancien secrétaire international du PRCF que connaissent bien les militants du Mouvement communiste international), ont été lus de nombreux messages de salutation adressés au PRCF par les Partis-frères suivants : P.C. portugais, Nouveau Parti communiste de Yougoslavie, P.C. de la Fédération de Russie (KPRF), Nouveau P.C. de Grande-Bretagne, P.C. des peuples d’Espagne, P.C. des travailleurs d’Espagne, P.C. de Grèce (KKE), P.C. de Suède, P.C. danois, Parti des travailleurs hongrois, Workers World Party (USA), P.C. libanais, Ligue ouvrière pour la reconstruction du KPD (Allemagne), P.C. de Turquie, P.C. brésilien, Mouvement pour l’autonomie populaire (Sénégal), Reconstruction communiste (Canada), P.C. de Suisse, P.C. et jeunesse communiste de Pologne, sans oublier les messages personnel de Zbigniew Wiktor, universitaire polonais, et de Joe Kaye, militant anti-impérialiste new-yorkais.

    Interventions chaleureusement applaudies d’Alessio Arena, dirigeant du Fronte popolare italien,

    de Balla Diarra, représentant du Parti SADI (MALI) en France

    et de Yurielkis Sarduy Martinez, secrétaire de l’ambassade de Cuba, qui a lu un message chaleureux du PC de Cuba.

     
    Fadi Kassem secrétaire national adjoint du PRCF

    Fadi Kassem

    Fadi Kassem, nouveau secrétaire national adjoint, tout en félicitant le travail méritoire et salutaire de toutes et tous les camarades, aussi bien les nouveaux adhérents que les plus anciens à l’origine de l’existence du PRCF, a conclu la conférence en traçant de nombreuses perspectives d’action.

     Comme il se doit, le congrès du PRCF s’est conclu aux accents de la Marseillaise et de l’Internationale.  

     Il faut tout particulièrement remercier les camarades qui, à la propagande (édition des différents matériels nécessaires au travail des délégués), à l’organisation matérielle (accueil, hébergement, restauration), à la décoration de la salle ou à l’animation des repas conviviaux, ont assuré l’organisation impeccable de cette conférence.

     Vive le PRCF, sa ligne léniniste et sa discipline révolutionnaire renforcée et entièrement tournée vers le monde du travail, notamment vers la classe ouvrière !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Après les européennes, quelles perspectives ? par Georges Gastaud (PRCF).Sitôt passées les européennes et leur résultat fort inquiétant, les manœuvres ont repris à gauche à l’initiative de Clémentine Autain, que Raquel Garrido elle-même, sa camarade en insoumission, a sur le champ qualifiée (interview à « Regards ») de relais « déloyal » des « bobos parisiens ». Ignorant le score faiblard de Manon Aubry et la déconfiture de Ian Brossat (PCF-PGE), C. Autain appelle en réalité à une énième resucée de la gauche plurielle qui n’a pas la moindre chance d’intéresser les travailleurs en lutte sur les ronds-points, dans les entreprises ou dans les services publics. Et si au lieu de rêver d’associer les « gauches » euro-constructives, du fédéraliste néolibéral Jadot au NPA en passant par les directions largement discréditées des confédérations euro-formatées, on partait plutôt des exigences populaires telles qu’elles émergent des luttes sociales et des besoins de la population ?

     Que veulent notamment les Gilets jaunes ? C’est clair : la justice fiscale, la relance du progrès social, la reconstruction des services publics, la souveraineté populaire assortie de démocratie directe et, de plus en plus le – qui ne peut de fait être que progressiste. Et quels symboles auront-ils fédéré lesdits GJ durant tout le mouvement ? La réponse ne fait pas de doute : ce sont drapeau tricolore et la Marseillaise rendus à leur signification insurrectionnelle initiale ; sans oublier la référence, certes insuffisante par elle-même, mais politiquement très significative, au « référendum d’initiative populaire ».

    A quoi par ailleurs les travailleurs du privé (Alsthom) ou du public se heurtent-ils objectivement, si ce n’est, respectivement, aux fusions capitalistes continentales (Siemens/Alstom, STX/Fincantieri…) ou transcontinentales (Renault/FIAT/Chrysler) et à la privatisation générale du secteur public (EDF, SNCF, Aéroports, voire, par la bande, Education nationale…) où la loi Dussopt organise la suppression des statuts de la fonction publique et la précarisation générale, telles que les impulsent Macron, Le Maire, Blanquer et Cie exécutant les feuilles de routes convergentes du MEDEF et de l’UE.

     Peut-on par ailleurs ignorer que l’écrasante majorité des électeurs ouvriers et jeunes a boycotté les européennes et que déjà, ce sont ces deux forces qui avaient assuré la victoire du Non à la constitution supranationale (29 mai 2005) ? C’est ce bloc populaire qu’il faut d’abord organiser si l’on veut construire un rassemblement populaire majoritaire susceptible de virer Macron, de barrer la route de la victoire à Le Pen et d’offrir enfin une alternative progressiste au peuple français. Alors que toute les forces euro-béates se réclamant de la gauche s’efforcent jusqu’ici de séduire avant tout, si ce n’est seulement, les milieux médiatiques et les couches moyennes des métropoles à coups de communication « new-look »… avec les échecs que chacun peut constater.

     Pour redonner aux classes populaires, et, centralement, à la classe ouvrière, son rôle dirigeant et fédérateur au sein du rassemblement populaire, le PRCF appelle à reconstruire dans l’action l’unité de combat des communistes. Avec pour objectif la reconstruction d’un parti communiste de combat dont le PCF-PGE actuel est  de plus en plus éloigné. Tout cela sur la base d’une alternative euro-critique de masse et de classe. De fait, face au régime néolibéral, euro-atlantiste et de plus en plus policier incarné par Macron (et soutenue d’une autre manière par le RN et par ce qu’il reste des LR), la mobilisation pour le FREXIT progressiste est propre à fédérer autour du monde du travail un large front antifasciste, populaire, patriotique et écologiste et, en brisant les chaînes de l’UE, à ouvrir une perspective victorieuse, véritablement internationaliste et progressiste. Car il faut bien observer que, face à la cohérence néolibérale, euro-atlantiste et de plus en plus policière incarnée par Macron, il n’est objectivement pas d’autre perspective cohérente que la ligne antifasciste, progressiste, patriotique et internationaliste fondée sur la centralité du monde du travail, sur le Frexit (incomplet ?)

     C’est pourquoi les communistes doivent interpeller ensemble les progressistes et les insoumis pour construire une France franchement insoumise à l’UE, à laquelle la campagne d’Aubry, sous l’inspiration et l’impulsion de C. Autain notamment, a tourné le dos puisque le « plan B » de sortie de l’UE a été mis en sourdine durant la campagne des européennes.

     Le programme maximal des communistes est clair : la révolution socialiste, l’abrogation de l’exploitation capitaliste par le pouvoir des travailleurs socialisant les grands moyens de production et d’échange et créant une démocratie radicalement nouvelle. Mais tous les vrais acteurs du progrès social peuvent déjà s’entendre au minimum sur un programme antimonopoliste articulant la reconstruction du produire en France (ce qui nécessite la nationalisation démocratique des banques et des entreprises stratégiques), la relance du progrès social (arrêt immédiat des privatisations, des délocalisations, des plans sociaux et des contre-« réformes », retraite à 60 ans, augmentation substantielle des petits et moyens salaires et pensions, etc.) et la souveraineté populaire ; non seulement le RIC mais une Constituante articulée au Frexit progressiste sans lequel notre pays restera enchaîné aux politiques néolibérales continentales et mondiales. Et bien sûr, la démocratisation profonde du pays et la recherche à l’international de la paix, de la coopération avec tous les continents – donc inévitablement la sortie de l’OTAN et le refus catégorique de l’Armée européenne.

     

     C’est à tout cela que travaillera le Comité central du PRCF issu de sa 5ème Conférence nationale, non seulement en s’adressant aux communistes, aux syndicalistes et à tous les progressistes, mais en menant une grande campagne tournée vers les entreprises où se trouvent les forces principales du changement social. Et pour atteindre ces objectifs, la direction élue du PRCF intensifiera l’effort pour renforcer le centralisme démocratique à l’intérieur du PRCF : c’est indispensable pour accroître l’efficacité de notre organisation au service des communistes, des travailleurs et de la nation.

    Georges GASTAUD

    Porte-parole du PRCF, le 3 juin 2919

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • INITIATIVE COMMUNISTE N°205 -JUIN 2019, EST DISPONIBLE !

    Sommaire :

    Pages 4-9 : Congrès C.G.T. : les réformistes en difficulté – Non à la loi Dussopt et à a privatisation d’A.D.P. !

    Pages 10-13 : Retour sur le Centenaire de l’Internationale Communiste – Libérez Assange ! – Le Venezuela tient toujours !

    Pages 14-17 : L’Europe politique, fin – France-Télécom : les plus coupables courent toujours !

    Pages 18-19 : C’est officiel : le R.N. roule pour le grand patronat – et un blogue « communiste » incite à voter pour lui !

    Pages 20-21 : Régions

    Page 22 : Fascisation : de Papon à Macron...

    Page 23 : La presse du capital contre le F.S.C. et le P.R.C.F.

    Pour recevoir ce numéro, trois possibilités :

     

    1) Contactez le journal

    « INITIATIVE COMMUNISTE »

    BP 30111

    62802 LIÉVIN

    2) Adressez-vous à un militant du PRCF

    3) Abonnez-vous ici 

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • 1er et 2 juin 2019, c’est la 5e conférence nationale du PRCF ! Place au communisme ! (IC;fr-31/05/19)

     

    Ce 1er et 2 juin 2019, des délégués de toutes la France participent à la 5e  du PRCF. Un moment fort qui est la suite de plus de 6 mois de débat en région dans les ARC du PRCF qui ont organisé depuis l’automne des assemblées générale pour débattre du projet de résolution politique et des statuts du PRCF, désigner leurs délégués à la  et proposer des candidats à l’élection au comité central du PRCF.

    Un moment important pour renforcer les outils et l’organisation pour permettre aux communistes d’agir, plus forts et plus nombreux, dès maintenant dans les luttes, et pour faire avancer la “”, c’est à dire la reconstruction de cette organisation d’avant garde combative dont la nécessité pour les travailleurs est démontrée de façon de plus en plus urgente, le . Sans opposer jamais cette reconstruction, indispensable après l’effacement continu du PCF-PGE et de la gauche euro-réformiste, à l’effort pour unir les communistes, unir les syndicalistes de lutte, unir les patriotes progressistes, soutenir les luttes anti-impérialistes dans le monde…

    La démocratie organisée et efficace avec le centralisme démocratique !

    La conférence nationale du PRCF, son congrès en quelque sorte, c’est le moment majeur qui tout les trois ans décide des grandes orientations et de la stratégie du PRCF. C’est également la conférence nationale qui élit la direction du PRCF, le comité central. Car le PRCF c’est une organisation communiste, donc démocratique, une organisation qui n’a pas de chef, mais une direction collective, ses élus au comité central. C’est eux qui sont chargés de veiller à l’application des décisions prises par l’ensemble des adhérents du PRCF à travers leurs délégués à la conférence nationale. C’est aussi les élus au Comité Central qui entre deux conférences nationales assurent la direction de l’organisation et contrôlent l’exécutif du PRCF, sa commission exécutive et son secrétariat national, également des instances collectives.

    Les débats préparatoires à la conférence nationale démontrent le dynamisme du PRCF. Mené de front avec la campagne nationale pour le Frexit progressiste et porter la voix de l’abstention citoyenne lors des élections européennes, avec la mobilisation continue des militants du PRCF et des JRCF dans les luttes sociales notamment les manifestations et actions des gilets jaunes, des lycéens, des professeurs etc…. ces débats ont été l’occasion d’analyser des problématiques de toutes natures, de l’action pratique du pôle à la géopolitique internationale. Avec un seul but permettre aux communistes de prendre une décision majoritaire, pour l’appliquer tous ensemble et être le plus efficace dans le combat de classe avec les travailleurs de France.

    Une organisation communiste ce n’est en effet ni un parti bourgeois interdisant le débat pour ne donner la décision qu’au chef (façon UMP de Sarkozy ou LAREM de Macron), ni un mouvementisme prétendument horizontal entravant l’action dans un débat permanent sur tous les sujets, se fractionnant en tendances, pour là aussi effacer le débat démocratique au profit de la décision des chefs qui ne peut donc que difficilement être remise en question. Une organisation communiste, et cela c’est l’héritage de la pratique, de l’expérience des luttes de la Révolution française à la Commune jusqu’à la Révolution d’Octobre, c’est le centralisme démocratique. Le centralisme démocratique c’est donner un temps au débat sur des questions claires identifiées de tous, en mettant chaque militant à égalité, pour décider à la majorité et ensuite permettre le temps de l’action militante, tous ensemble et en même temps. La garantie de la démocratie, et la garantie de l’efficacité au service du mouvement révolutionnaire.
     

    La conférence nationale du PRCF, moment de solidarité internationale 

    Cette 5e conférence nationale du PRCF, c’est aussi un moment de solidarité internationale, un moment d’échange avec les nombreuses organisations communistes avec qui le PRCF a noué des liens et contacts. Plusieurs délégués seront présents, tandis que les analyses et propositions des communistes de France seront partagées avec les communistes du monde entier.

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr

    1er et 2 juin 2019, c’est la 5e conférence nationale du PRCF ! Place au communisme ! (IC;fr-31/05/19)

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  2005,  2019, le combat pour briser les chaines de l’, de l’, de l’OTAN et du Capitalisme continue. Le , par referendum et à 54,67% des voix les français rejetaient le Traité Constitutionnel Européens et avec lui l’ensemble des traités dont le traité de  instituant l’. 14 ans plus tard, et au lendemain des élections européennes, les communistes avec le PRCF lancent un appel à l’action, un appel à la , pour le FREXIT progressiste !

    29 mai 2005/29 mai 2019 : la seule issue positive à la crise politique française, c’est de construire le FREXIT PROGRESSISTE !

                              29 mai 2005/29 mai 2019 :                        la seule issue positive à la crise politique française, c’est de construire le FREXIT PROGRESSISTE !

     

    Déclaration de Georges GASTAUD, Secrétaire National du PRCF

    29 mai 2005/29 mai 2019 : la seule issue positive à la crise politique française, c’est de construire le FREXIT PROGRESSISTE !

    Après des mois de crise sociale aigüe, le résultat des élections européennes montre que la crise politique française n’a pas été ralentie, mais au contraire aggravée et accélérée par l’accès au pouvoir de Macron.

    D’une part, près d’un Français sur deux, et parmi eux, une majorité d’ouvriers, d’employés et de jeunes, a ignoré, voire boycotté le scrutin en dépit du lavage de cerveau quotidien sur la « belle Europe » ; d’autre part, Macron a perdu son pari d’arriver premier, les lepénistes et LAREM ont phagocyté les LR et la gauche euro-constructive – PS, mais aussi PCF-PGE et LFI euro-recentrée – a fait un score faible. A l’issue du scrutin, malgré l’engagement fort respectable de ses militants, le PCF-PGE est éliminé du parlement européen.

    A l’issue du scrutin, Macron promet de poursuivre sa politique antisociale, liberticide et antinationale avec en prime la mise en place d’une armée européenne arrimée à l’OTAN et la casse de la fonction publique, de l’Education nationale et des retraites par répartition. Et sitôt les européennes passées, c’est 1000 emplois que General Electrics, qui a dévoré une partie d’Alsthom avec la bénédiction de Macron, veut détruire à Belfort.

    Quant au RN il est à nouveau en mesure de se poser en principale alternative (mortifèrer !) à LAREM, d’autant plus qu’il ne cesse de donner des gages aux forces euro-oligarchiques.

    Ce tableau dramatique pour notre pays est le piteux résultat du refus des forces euro-réformistes à porter le Frexit progressiste en se tournant d’abord vers les classes populaires et en défendant le progrès social, le produire en France, l’indépendance nationale, la transition écologique et la coopération internationale, non pas DANS, mais CONTRE l’UE du capital et ses serviteurs.

    Par bonheur, la poussée des bases rouges CGT révélée par le congrès de cette confédération s’ajoute à la détermination des Gilets jaunes pour prouver que le peuple travailleur ne se laissera pas faire.

    Dans ces conditions, contre Macron-MEDEF, l’UE et Le Pen, il faut réactualiser la belle alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore que portait jadis le véritable PCF : l’enjeu est de remettre le monde du travail au centre de la vie nationale dans la perspective du Frexit progressiste, de l’Europe des luttes et du socialisme pour notre pays. C’est pourquoi en cet anniversaire du 29 mai 2005, le PRCF appelle,

    Pour autant, ces résultats électoraux inquiétant ne doivent pas occulter les nombreux points positifs qui se développent par ailleurs, notamment sur le terrain des luttes sociales. Par exemple la poussée des bases rouges CGT révélée par le congrès de cette centrale et la détermination continue des courageux Gilets jaunes montre que le peuple travailleur ne se laissera pas faire.

    Dans ces conditions, il faut réactualiser la belle alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore qui a permis au PCF véritable de mener la classe des travailleurs a ses plus belles victoire : l’enjeu est de remettre le monde du travail au centre de la vie nationale avec la perspective du Frexit progressiste, de l’Europe des luttes et du socialisme pour notre pays.

    C’est pourquoi, plus que jamais, le PRCF appelle solennellement,

    • Les communistes à s’unir, indépendamment de la direction du PCF-PGE, sur une stratégie claire et nette de sortie par la gauche de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, sans perdre de vue l’urgence de reconstruire ensemble le parti communiste de combat dans notre pays.
    • Les syndicalistes de classe à construire le tous ensemble en même temps ; sans craindre les directions confédérales euro-formatées, tendons la main aux gilets jaunes et osons contester radicalement la « construction » européenne du capital
    • Les progressistes opposés à l’UE, à s’unir pour l’indépendance nationale, le progrès social, la démocratie et la paix en combattant d’un même élan ce président radicalement illégitime, l’ « alternative » mortelle du FN et cette UE du grand capital rivée à l’OTAN qui détruit notre pays, ses libertés et ses acquis sociaux.
    • Les progressistes opposés à l’UE, à s’unir pour l’indépendance nationale, le progrès social, la démocratie et la paix en dénonçant cette UE atlantique de plus en plus fascisante qui détruit notre pays et ses acquis sociaux.

    Tout en privilégiant les luttes de terrain et les manifestations populaires, le PRCF agira dans ce sens dès cet été et lors de la fête de l’Humanité.

    • Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, le 28/05/19

     

    1. source: https://www.initiative-communiste.fr/
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Résultats des élections européennes : sanction et colère populaire, illusions et désillusions .(IC.fr-26/05/19)

    En ce dimanche 26 mai 2019, près de 1 Français sur 2 a encore refusé de participer à la mascarade des élections européennes. Ce rejet massif est toutefois en baisse puisque le taux d’ serait le plus bas depuis 1994. Déjà, les médias, qui ont mené une propagande digne de la période vichyste en mettant en avant « Jupiter » Macron, se gargarisent d’une « forte » participation –  alors que à peine plus de 1 Français sur 2 a participé à ces élections – qui va, pour un temps, donner l’illusion que l’Union européenne dispose encore d’un fort soutien populaire. Déjà, les macronistes et l’extrême droite fascisante se gargarisent du « sursaut démocratique », bénéficiant de la baisse de l’ qui, rappelons-le, constitue encore la première force politique du pays et de très loin ! Déjà, les Verts, ayant profité de toute évidence des problématiques environnementales, lance des initiatives eurobéates terriblement dangereuses et illusoires pour les forces populaires comme pour la nécessaire politique écologique à mener incompatible avec l’Union Européenne du Capital.

    sanction et colère populaire, illusions et désillusions

    Cette grande illusion, également perceptible dans les autres pays européens, ne saurait cacher les réalités électorales fortement défavorables aux classes populaires. En arrivant en tête du scrutin, le « Rassemblement national » gagne malheureusement en légitimité comme la principale force d’opposition à la « République en marche ». Observons cependant que malgré la hausse de la participation, il ne progresse pas et recule même de 4%

    Dans le même temps, les forces de gauche s’effondrent : la France insoumise, en remisant au placard le plan B et en tenant un discours à trop forte tendance social-démocrate, a réussi le double exploit de retrouver au niveau du moribond et euro-traître Parti « socialiste » qui divise sont nombre d’électeurs par deux (environ 6%), tandis que le Parti « communiste » français subit une énième gifle électorale, réussissant l’exploit de moins mobiliser que Robert Hue en 2002 (environ 2.5%)  ! Ainsi se confirment l’euro-illusion et l’euro-mutation du PCF, qui aurait pu faire un usage tellement plus utile de son argent et de son temps pour proposer aux classes populaires une véritable alternative crédible et franchement communiste, à savoir LA SORTIE DE L’UE, DE L’EURO, DE L’OTAN ET DU CAPITALISME ! Observons toutefois que dans le bloc allant du NPA au PS se maintenant à un étiage de 34%, les scores cumulés du PCF et de LFI sont les seuls en progression (9.1% contre 6.61% soit une progression de 37%, et ce même par rapport au premier tour des législatives) EELV n’arrivant d’ailleurs pas à capitaliser les ex-électeurs du PS.

    Quant à la stratégie d’Asselineau, malgré la progression du score de l’UPR, elle démontre une nouvelle fois que la voie solitaire pour affronter l’Union européenne, sa fausse opposition « progressistes »-« nationalistes », ses laquais impérialistes et ses maîtres capitalistes, se révèle une impasse totale.

    Résultats des élections européennes : sanction et colère populaire, illusions et désillusions .(IC.fr-26/05/19)Le PRCF avait alerté sur le fait que transformer une fausse élection pour un faux Parlement en un référendum anti-Macron ne pouvait que servir la principale force d’opposition en mesure d’arriver en tête, à savoir le faux et mensonger , de surcroît parfaitement euro-compatible. Le PRCF avait alerté sur le fait que Macron cherchait à tout prix à régler la question des Gilets jaunes en appelant les citoyennes et citoyens aux urnes : le PCF et LFI, et plus généralement les forces de gauche ayant accepté de participer à cette forte mascarade sont tombés dans ce piège. Cela ne doit nullement remettre en cause la dynamique suscitée par la candidature Mélenchon créée à la suite de l’élection présidentielle de 2017, ni les forts mouvements d’opposition des syndicats et des Gilets jaunes depuis l’arrivée au pouvoir de Macron. Mais la reconstruction et la dynamique ne pourront exister que dans la levée de toute ambiguïté vis-à-vis des classes populaires concernant les ambitions et la ligne des forces de gauche désireuses de défendre une France franchement insoumise pour de nouveaux « Jours heureux », à savoir la constitution d’un grand Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste en mesure de porter les quatre sorties, l’alliance des deux drapeaux, de la Marseillaise et de l’Internationale, avec en son cœur le camp des travailleurs. L’écart entre les 19% de Mélenchon à la présidentielle 2017 et les 9% de Aubry/Brossat aux européennes le démontre.

    La vie du pays ne dépend pas (seulement) des élections mais bien des luttes populaires

    La vie du pays ne dépend pas (seulement) des élections mais dans le contexte actuel dans les luttes populaires convergentes dont les GJ jaunes ont donné l’exemple avec le soutien de 75 % de la population, permettant au peuple de se constituer en sujet historique collectif et pas en individus isolées dans… l’isoloir… L’euro-politique antisociale et antidémocratique va se poursuivre, les résistances aussi, à nous de construire un front de luttes en le portant par la perspective du  progressistes…

    Plus que jamais, une seule solution s’impose : FREXIT PROGRESSISTE !

    Fier d’avoir porté la voix majoritaire des travailleurs de France, celle de l’abstention citoyenne, honteusement censurée par tous les médias et d’avoir mené campagne grâce à la mobilisation entière et enthousiaste de toutes et tous ses militants, le PRCF continuera de porter les idées et les propositions communistes dans un esprit d’ouverture, mais aussi de fermeté idéologique, face aux terrifiantes euro-illusions portées par les ennemis de classe. Plus que jamais, une seule solution s’impose : FREXIT PROGRESSISTE !

    Résultats des élections européennes : sanction et colère populaire, illusions et désillusions .(IC.fr-26/05/19)

    Les résultats d’après les estimations d’IPSOS Steria-20h

    Résultats des élections européennes : sanction et colère populaire, illusions et désillusions .(IC.fr-26/05/19)

     

    Résultats des élections européennes : sanction et colère populaire, illusions et désillusions .(IC.fr-26/05/19)

     

    Résultats des élections européennes : sanction et colère populaire, illusions et désillusions .(IC.fr-26/05/19)

    L’abstention un vote de classe !

    L’abstention aux élections européennes, de un électeurs sur deux est avant tout un vote de classe, comme le montre l’enquête d’opinion menée par Ipsos steria à la sortie des urnes.

    Le choix de l’abstention est massif dans le monde du travail :

    • ouvrier : 55%
    • employé : 59%
    • profession intermédiaire : 57%
    • Salariés : 55%
    • Chômeurs : 53%

    Tandis que ceux qui ont fait le choix de voter sont principalement les retraités (65%) et les cadres (51%)

    Si l’on regarde l’abstention selon le niveau de revenu il est indéniable que l’abstention est le choix de la classe ouvrière.

     

    Résultats des élections européennes : sanction et colère populaire, illusions et désillusions .(IC.fr-26/05/19)

    On observera que parmi les électeurs se sentant proche d’un parti politique ce sont les électeurs de la France Insoumise qui se sont les plus abstenus, ce qui doit sans contexte interroger le virage pris par ce mouvement depuis la campagne présidentielle, notamment sur la question européenne

     

    Résultats des élections européennes : sanction et colère populaire, illusions et désillusions .(IC.fr-26/05/19)

     

    JBC

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Depuis des mois, les vaillants Gilets jaunes percutent l’arrogant pouvoir oligarchique et maastrichtien incarné par Macron. Et même si les résultats obtenus pour le moment sont encore loin des attentes populaires, même si certaines mesures annoncées par « Jupiter » constituent des cadeaux empoisonnés visant à accélérer le démontage néolibéral de la France (retraites, statuts…), la vague jaune vif, grossie par l’entrée en lutte de secteurs syndicaux combatifs (fonction publique, Education nationale…), propulse au premier plan les problématiques du progrès social, des services publics, de la justice fiscale et de la souveraineté du peuple.

    L’abstention citoyenne de masse, c’est bon pour l’action de classe ! -par Georges GASTAUD & Fadi KASSEM

    DELEGITIMER MACRON ET SON « DIALOGUE SOCIAL » BIDON

    Ces premiers résultats, et avec eux le réveil combatif du peuple de France, ne résultent pas du prétendu « dialogue social » cher aux jaunes sans gilet de l’état-major CFDT ; ils n’ont pas été conquis non plus par les euro-bêlements de la Confédération européenne des syndicats implorant l’UE d’instaurer une « Europe sociale » que toute la « construction » européenne a pour fin d’interdire depuis toujours. N’est-il pas gravé dans les traités européens, modifiables uniquement à l’unanimité par les Etats-membres, que l’UE est une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » ? Un commandement qui détruit les services publics et qui prohibe en outre, de manière totalitaire, non seulement le socialisme et le communisme en Europe, mais la moindre esquisse de redistribution sociale tant soit peu sérieuse (en raison notamment des contraintes austéritaires énormes liées à l’euro)… En un mot, l’UE, c’est structurellement : tout pour les banques, dont Macron est issu, et tout pour les actionnaires du CAC-40 assoiffés de privatisations, de précarisation du travail, de moins-disant social et de délocalisations industrielles…

    L’abstention citoyenne de masse, c’est bon pour l’action de classe ! -par Georges GASTAUD & Fadi KASSEM

    DELEGITIMER LES CASSEURS DE FRANCE POUR DEPLOYER L’INSURRECTION CITOYENNE

    En réalité, ces premiers gains des Gilets jaunes sont dus à leur détermination quasi-héroïque : celle d’affronter pied à pied, malgré la fascisante répression de l’Etat policier, de « ne rien lâcher », de revenir à la charge chaque semaine à proximité des ors du pouvoir, à apprendre la démocratie directe sur les ronds-points, à refuser le dialogue-bidon avec l’Etat-MEDEF, à rendre sa signification insurrectionnelle d’origine à la Marseillaise (« Aux armes citoyens ! », chanté le poing brandi !), et à crier sans relâche depuis sept mois « Macron démission ! ». Bref, à l’encontre du PS et de la « gauche alternative », qui n’ont cessé d’adouber et de légitimer Macron (pour lequel ont voté au second tour le PCF et Ph. Martinez). Car ce sinistre personnage représente si peu le peuple de France que son parti, LAREM (La Loi des Riches et de Maastricht ?), qui accapare pourtant 80% des sièges à l’Assemblée nationale, n’a obtenu sa « majorité » au second tour des législatives que sur le fond d’une abstention populaire énorme (56% des citoyens ont boycotté le second tour des législatives de juin 2017).

    Une abstention de plus en plus signifiante dont il est impossible de sous-estimer la portée profondément politique. D’ailleurs, Macron n’avait surclassé Le Pen le 7 mai 2017 que parce que celle-ci, outre l’évidente inconsistance de son « programme », venait de sortir de l’ambiguïté traditionnelle du FN en renonçant à toute idée de sortie de l’UE et de l’euro : belle « patriote » en vérité qui, pour plaire à la partie nantie de son électorat, recule devant l’idée de rendre son indépendance à notre pays ! Et qu’on ne nous oppose pas l’idée que, si les gens s’abstiennent, c’est parce que « le civisme populaire recule » : en 2005, quand elle a vu la possibilité de voter non à cette UE mortifère, donc de changer si peu que ce soit le destin du pays, la masse des Français est allée voter, les ouvriers votant Non à 80% (et les jeunes à 66%), pendant que les couches privilégiées, elles, votaient massivement Oui !

     

    L’ABSTENTION CITOYENNE DE MASSE, C’EST BON POUR L’ACTION POPULAIRE DE CLASSE !

    C’est pourquoi on est stupéfait de voir le Gilet jaune Jérôme Rodriguez rabattre ses camarades vers les urnes européennes en expliquant que « l’abstention est bonne pour Macron » et qu’il faut voter pour n’importe qui, sauf pour la liste Macron, à cette occasion (ce qui, au passage, banalise le vote d’extrême droite…).

    Quant à F. Asselineau, il achève hélas de brouiller le message en cautionnant par sa présence inconséquente une élection supranationale qu’il faudrait radicalement délégitimer (comme s’y employait d’ailleurs originellement son mouvement…).

    En outre, l’UPR vante sans cesse les « mérites » d’une sortie de l’UE par l’Article 50 des traités, cet article qui sert présentement aux eurocrates de Bruxelles et à la City anglaise à enliser et à torpiller le Brexit voulu par les ouvriers britanniques ! Mais, chers citoyens de l’UPR, la souveraineté de la France ne se négocie pas ; inaliénable par nature, ELLE SE PREND comme notre peuple l’a fait jadis à Valmy ou lors de l’insurrection patriotique par laquelle les FFI libérèrent Paris insurgé en 1944 !

    ABSTENTION DE CLASSE ET DE MASSE POUR DEJOUER LEUR « JEU » SUPRANATIONAL PIEGE et POUR DELEGITIMER RADICALEMENT L’U.E. !

    Le 26 au soir, ce qui donnera le plus d’allant aux luttes populaires futures, à la renaissance progressiste de notre pays cassé, ainsi qu’à la future coopération fraternelle entre peuples souverains de l’Europe et d’ailleurs, c’est la marée populaire montante d’une abstention de plus en plus politique, militante et citoyenne. ET certainement pas le crédit électoraliste apporté par d’aucuns à un pseudo-jeu démocratique à somme toujours négative qui, quel que soit la répartition des sièges, n’infléchira en rien la politique européenne pré-orientée par les traités supranationaux. Car telle est la réalité, une fois qu’on met de côté les arguties électoralistes des uns et des autres : aux européennes, 33 partis et groupuscules en quête de financement public se présentent et à la fin, oui, c’est toujours d’avance le néolibéralisme gravé dans les traités qui gagne, c’est toujours l’euro-fédéralisme destructeur des nations libres qui l’emporte, c’est toujours l’hégémonie écrasante de Berlin qui triomphe, c’est toujours la tutelle belliciste de Washington et de l’OTAN, qui parade : et pour cause : les règles supranationales elles-mêmes ont été savamment calculées pour cela, y compris par les pères-fondateurs Schuman et Monnet qui apparaissent de plus en plus pour ce qu’ils furent : des agents d’influence des USA ! Eh bien, si l’on veut que le(s) peuple(s) gagne(nt), il faut s’abstenir massivement, il faut dénoncer ce « jeu » piégé, il faut dire clairement : « on ne joue plus, vous nous faites la guerre, Messieurs et Mesdames les oligarques : eh bien, nous relevons le défi : celui des luttes tous ensemble, en même temps, jusqu’à la victoire finale des peuples libres, égaux et fraternels non pas DANS l’UE, mais contre l’UE et hors d’elle ! ».

    L’abstention citoyenne de masse, c’est bon pour l’action de classe ! -par Georges GASTAUD & Fadi KASSEM

    VOTER OU S’ABSTENIR : le positionnement de principe des communistes

    Certains progressistes nous disent pourtant de bonne foi que le suffrage universel a été conquis au prix du sang, que les communistes ne sont pas des anars qui braillent à tous coups « élections piège à cons ! » et que le grand PCF des Thorez, Duclos et autre Frachon appelait systématiquement à aller aux urnes. Il y a à prendre et à laisser dans ce type de raisonnement routinier.

    Historiquement, Lénine et les bolcheviks ont parfois appelé à boycotter les « élections » organisées par le tsar : ils décidaient au cas par cas, sans céder au gauchisme (= boycott indiscriminé de toute élection) ni au fétichisme institutionnel qui transforme invariablement les partis ouvriers en machines électoralistes. Plus près de nous, on se souvient que Jacques Duclos avait appelé à l’abstention au second tour de la présidentielle de 1969 où s’affrontaient deux hommes du capital, Pompidou et Poher (« blanc bonnet, bonnet blanc ! »). Mais surtout, il faut toujours revenir aux principes : nous communistes, et plus globalement, nous républicains conséquents, nous votons et nous appelons à voter quand une élection permet, soit de défendre une institution légitime menacée (par ex. il faudra voter, fût-ce blanc si aucune liste ne convient, aux municipales, tant l’institution communale est menacée par la politique de métropolisation dictée par l’UE), soit de faire avancer la lutte dans des conditions données, soit de préserver un espace politique progressiste indispensable aux luttes futures. Ainsi avons-nous apporté un soutien critique à J.-L. Mélenchon en 2017. Mais aucun de ces critères ne « marche » dans notre pays dans le cas des prochaines européennes : l’UE est un espace impérial de plus en plus fascisant et totalitaire, et son « parlement » bidon n’est là que pour donner une façade démocratique à la dictature avouée, grossière, technocratiquement blindée, d’énormes groupes de pression capitalistes chassant le profit à l’échelle continentale ou mondiale.

    ABSTENTION MAJORITAIRE POUR DELEGITIMER LE « SAUT FEDERAL EUROPEEN » et pour relancer l’Europe des luttes !

    Car l’enjeu central de ces européennes, tous les eurocrates le savent, est de faire cautionner par les peuples ce que Macron et son courant euro-atlantique (le Parti Maastrichtien Unique au pouvoir à Bruxelles intègre le PS européen et la droite libérale, dite PPE) dominant à l’échelle du sous-continent, appellent le « saut fédéral européen » : en clair, ils visent le basculement définitif de nos Etat-nations encore partiellement libres, vers un Empire (ainsi l’appelle ouvertement Bruno Le Maire !), les « Etats-Unis d’Europe » centrés sur Berlin et tutorés par Washington. Dans un contexte français où, qui plus est, aucune liste européenne en lice ne propose ne serait-ce qu’une esquisse de lutte pour le FREXIT PROGRESSISTE, ANTIFASCISTE et INTERNATIONALISTE, la meilleure manière de gagner pour notre peuple est de REFUSER DE JOUER A CE JEU MORTIFERE où notre pays, l’emploi, les services publics, la protection sociale, la laïcité à la française, la République indivisible et jusqu’à notre langue (menacé par le tout-anglais privilégié par Bruxelles), jouent jusqu’à leur existence, voire leur unité* !

    L’abstention citoyenne de masse, c’est bon pour l’action de classe ! -par Georges GASTAUD & Fadi KASSEM

    ABSTENTION POLITIQUE, CONSCIENTE ET MILITANTE AVEC LE POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE !

    Et c’est à ce soulèvement citoyen contre l’euro-dictature et ses valets qu’appelle la grande campagne (affichage, tractage, débats décentralisés sur le Frexit progressiste) du PRCF et des JRCF pour l’abstention citoyenne : notre peuple ne doit pas consentir, en participant à cette mascarade, à son propre dessaisissement et, disons-le franchement, voire brutalement, à son propre viol. Rappelons-nous : en 2007, Sarkozy, Hollande et Macron ont soutenu le traité de Lisbonne qui annulait le vote souverain du peuple français portant rejet de la constitution européenne (29 mai 2005). Disons-le clairement, à cette occasion, Marianne, la République, c’est-à-dire notre peuple et notre nation, ont été délibérément violés. Ne légitimons pas ce viol a posteriori en faisant comme si de rien n’était et en allant bien gentiment cautionner, ce 26 mai, des « règles du jeu » pipées qui ne contraignent en rien les capitalistes et qui ne visent qu’à nous bâillonner, qu’à nous maltraiter et qu’à nous humilier : nous, le grand PEUPLE FRANÇAIS qui restons pour notre honneur le peuple des frondes, des soulèvements populaires et des Révolutions !

    Le 26 mai, redisons NON aux casseurs de France, de démocratie et d’acquis sociaux, MILITONS pour que l’abstention populaire, citoyenne, patriotique, progressiste, soit la plus élevée possible en France et ailleurs. Militons d’arrache-pied pour que les tenants de l’euro-dictature fassent grise mine devant l’énorme abstention du 26 mai, surtout dans les quartiers populaires.

    Et plus que jamais, rendez-vous sur les ronds-points en lutte et dans les manifs populaires mêlant gilets jaunes, gilets rouges et drapeaux tricolores.

     

    Georges GASTAUD & Fadi KASSEM

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    L’abstention citoyenne de masse, c’est bon pour l’action de classe ! -par Georges GASTAUD & Fadi KASSEM

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Le tour de France du Frexit progressiste faisait étape à Rennes où Fadi Kassem membre du secrétariat national du PRCF était l'invité du PRCF 35 pour une conférence débat à le 11 mai. Voici la conférence qu'il a donné. 

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • 77% DES JEUNES REJETTENT L’UNION EUROPÉENNE -par Quentin-JRCF (18/05/19)

    Selon un sondage récent de l’Ifop, les 18-25 ans comptent s’abstenir à près de 77% aux élections Européennes. En 2014, c’était 74%, et en 2009, 71%.

    On voit bien que l’idée de l’Union européenne ne rencontre pas un franc succès auprès des jeunes. En fait, les jeunes suivent l’ensembles des français dans leur détestation de cette Union européenne : lors des premières élections au Parlement européen, en 1979, le taux de participation était de 60,71%, alors qu’en 2014 il est passé à seulement 42,43%. Il n’est d’ailleurs pas difficile d’imaginer qu’il s’agit d’une certaine classe qui vote toujours aux Européennes…

    Au final, c’est seulement 23% des jeunes qui vont aller voter, soit pour LREM, soit pour le RN, ou encore pour les escrocs d’EELV.

    Il semblerait même que les jeunes s’abstiennent plus que la majorité des français (même s’ils votent beaucoup aux Présidentielles). Nous pouvons parfaitement les comprendre. Aucun avenir radieux en perspective avec des politiques antisociales à peine maquillées. De boulots de plus en plus mal payés et sans droits. De plus en plus de politiciens dont on voit la soumission aux puissances de l’argent.

    Et justement, si les jeunes ne votent pas en masse pour les Européennes, c’est que l’UE fait en pire ce qu’ils reprochent au niveau national aux élus et autres dirigeants, en quelque sorte :

    • Le non-respect de la volonté populaire, avec l’exemple éclatant du NON au referendum de 2005 (où une majorité d’ouvriers avaient voté pour le NON) et a donné lieu au traité de Lisbonne, deux ans plus tard, reprenant presque mot pour mot les passages du TCE refusé en 2005. Ensuite, le fait que le Parlement européen n’ait pas l’initiative des lois et que seule la Commission (instance non élue) ait ce pouvoir, n’améliore pas cette image négative.
    • Les liens consanguins entre les institutions de l’UE, dont la fameuse Commission européenne, et les puissances d’argent et les lobbies, impliquant des politiques forcément favorables à ceux-ci.
    • Des mesures impopulaires sont imposées par elle, tel que les différentes lois travail et les privatisations comme celle de la SNCF et de la Poste.

    Les jeunes ne s’y trompent pas quand ils refusent de participer à cette mascarade. C’est un refus de légitimer la violation de la volonté des peuples par une instance supra-étatique, qui conduit une politique antisociale avec l’aide des différents gouvernements et qui casse ce qui forme les nations, dont la nôtre.

    Une légitimation que recherche l’actuel locataire de l’Elysée pour faire « renaître » l’Union européenne, car son projet de « Renaissance » passe bien par une tentative, non réellement de faire gagner sa liste car au fond c’est celle d’un seul pays européen et cela n’empêchera pas la politique actuelle d’être menée, peu importent les résultats, mais bien de créer un enjeu politique important pour les français autour de l’élection du Parlement européen.

    Le 26 mai, abstenons-nous et restons plutôt en famille ou entre amis plutôt que d’aller mettre un bulletin dans l’urne.

     

    Quentin-JRCF, le 18/05/2019

    source: http://jrcf.over-blog.org/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Le 29 mai 2005, 55% des Français, dont 80% des ouvriers et 65% des 18/25 ans, ont dit NON à la Constitution de l’Europe supranationale.

    A l’occasion des élections européennes quel est le meilleur moyen pour délégitimer Macron, ce président malfaisant des hyper-riches,pour déligitimer la malfaisante Union européenne du capital, si ce n’est l’abstention citoyenne ?

    Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et les Associations pour la Renaissance Communiste (ARC) des départements bretons vous invitent à en débattre sans tabou, lors de l’étape du Tour de France du Frexit à Auray (56), le vendredi 17 mai à partir de 19 h30-salle Hélène Branche.

    A vendredi !

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Le Tour de France du frexit progressiste fait étape à Auray (56) avec Fadi KASSEM, dirigeant national du PRCF, vendredi  17 mai à 19h30.

    Abstention citoyenne, Frexit progressiste

    & convergence des luttes

    le débat !

     

    Le 29 mai 2005, 55% des Français, dont 80% des ouvriers et 65% des 18/25 ans, ont dit NON à la Constitution de l’Europe supranationale.

    Et pour cause : depuis ses origines, et plus encore depuis le Traité de Maastricht imposé par Chirac et Mitterrand (de justesse : 51% des voix, le PCF et la CGT ayant appelé à voter contre en 1991), la « construction » européenne n’a apporté que du malheur à la France populaire : délocalisation industrielle massive, Alstom ou Airbus livrés au capital allemand, privatisation galopante du service public, austérité salariale et casse des acquis (retraites, sécu…) tout en dopant les inégalités et les superprofits du CAC-40. Résultat : la France vit une crise sans précédent que révèle le courageux mouvement des Gilets jaunes.

    Or les gouvernants maastrichtiens successifs, Sarkozy, Hollande, Macron, ont violé le Non français à la constitution européenne, à l’exemple de la « City » qui torpille le Brexit voulu par les ouvriers britanniques. En France, la droite et le PS, Macron inclus, ont imposé le Traité de Lisbonne, condensé de la constitution européenne, et Macron veut formater nos enfants en affichant dans chaque classe le drapeau européen anti-laïque (c’est un symbole religieux)!

    Et ce n’est pas tout. Bafouant la Constitution, Macron, le petit commis de Merkel et de Trump, veut substituer à la « souveraineté nationale » une « souveraineté européenne » et une « armée européenne », sans parler du traité d’Aix-la-Chapelle qui soumet encore plus la France à l’Allemagne capitaliste, vraie patronne de l’UE. Si nous ne mettons pas le holà à l’euro-désintégration de notre pays, il ne restera bientôt plus rien de la France républicaine issue de la Révolution française, du Front populaire et du Conseil National de la Résistance. Car c’est aussi pour être dans les clous des directives européennes que Macron veut casser les retraites par répartition (« retraite à points ») et la fonction publique, après avoir brisé le Code du travail et engagé la privatisation d’EDF et de la SNCF !

    A l’occasion des élections européennes quel est le meilleur moyen pour délégitimer Macron, ce président malfaisant des hyper-riches, pour déligitimer la malfaisante Union européenne du capital, si ce n’est l’abstention citoyenne ?

    Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et les Associations pour la Renaissance Communiste (ARC) des départements bretons vous invitent à en débattre sans tabou, lors de l’étape du Tour de France du Frexit à Auray (56), à l'occasion d'une...

     Réunion publique

    animée par Fadi KASSEM, dirigeant national du PRCF

    Vendredi 17 mai 2019-19h30

    Salle Hélène Branche

    9 avenue du Président JF Kennedy- 56 Auray

     

    Dans une vidéo de 7 minutes, Fadi Kassem explique l'intérêt du Frexit progressiste et de l’abstention citoyenne et invite a poursuivre le débat et l'action, à rejoindre le PRCF et les JRCF....

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Cent fleurs s'épanouissent sur les murs de Brest-Les JRCF affichent la Renaissance communiste

    Cent fleurs s'épanouissent sur les murs de Brest-Les JRCF affichent la Renaissance communiste

    Cent fleurs s'épanouissent sur les murs de Brest-Les JRCF affichent la Renaissance communiste

    Cent fleurs s'épanouissent sur les murs de Brest-Les JRCF affichent la Renaissance communiste

    Cent fleurs s'épanouissent sur les murs de Brest-Les JRCF affichent la Renaissance communiste

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • CONGRÈS DES JEUNES COMMUNISTES DU PCPE: L'INTERVENTION DES JRCF ! (jrcf.over-blog.org-18/04/19)

    En , les  du  tenaient leur premier congrès. L’occasion d’un moment de solidarité internationaliste entre  de part et d’autres des Pyrénnées, avec l’invitation des jeunes communites français des . Voici la déclaration proncée par le délégué des JRCF.

    "Chers camarades,

    C'est un immense honneur d'intervenir aujourd'hui au nom du Pôle de Renaissance Communiste en France et plus particulièrement au nom de son mouvement de jeunesse, les Jeunes pour la Renaissance Communiste en France, à votre tout premier congrès de la Jeunesse du Parti Communiste des peuples d'Espagne.

    Votre invitation est pour nous un signe de la fraternité qui existe entre nos organisations, fruit des échanges et des rencontres communes lors de différents évènements qui, nous l'espérons, seront encore nombreux et déboucheront sur toujours plus de travail commun.

    La fascisation du sous-continent européen progresse, alimentée en cela par la politique de l'UE du grand capital qui ne sème que la misère et la guerre pour les peuples, qui ne promet à la jeunesse qu'un avenir extrêmement sombre et qui ne porte que la répression contre les mouvements progressistes et, en premier lieu, les communistes, comme en Pologne où nos camarades du KPP sont aux prises avec la justice anticommuniste du gouvernement.

    Aussi sommes nous plus que ravis de constater que la résistance authentiquement communiste, partout en Europe, se réorganise et repasse à l'offensive, tant par la jeunesse que par nos aînés. Ce premier congrès pour votre organisation est la preuve que nos idées vont de l'avant.

    Cette fascisation qui avance en Europe, représentée par l'Italie de Salvini, par la Hongrie d'Orban, par la présence de 90 députés de l'AFD au parlement Allemand, ou encore par l'Ukraine en proie aux dirigeants et groupes néo-nazis, l'est également par ces gouvernements dits "démocratiques" qui prétendent s'y opposer, à commencer par les nôtres.

    Il y a plus d'un an maintenant, le gouvernement Rajoy, en bon héritier de Franco, réprimait durement les manifestations catalanes. Sans donner gage à l'euro-séparatisme, le PCPE et son mouvement de jeunesse ont porté haut et fièrement dans cette lutte les couleurs d'une république catalane des travailleurs et d'une Espagne républicaine confédérale en avant vers le socialisme.

    En France, la révolte populaire exprimée par les "Gilets jaunes", rejointe par les bases syndicales de lutte et encore rouges, subit les manœuvres répressives du gouvernement Macron qui utilise la violence policière contre les citoyens et les travailleurs. Face à cela, nous proposons une alliance populaire large, capable de mettre fin aux politiques austéritaires et autoritaires de l'UE, du patronat et de Macron qui met en oeuvre le plan de destruction méthodique de la France populaire, de ses conquêtes sociales, et de la souveraineté du peuple.

    Ainsi, il n'est d'autre solution possible pour les peuples, pour les travailleurs, pour la jeunesse populaire et pour nos organisations que de combattre l'UE, l'euro, l'OTAN, et leurs relais gouvernementaux, en appelant à la sortie de ces institutions capitalistes-impérialistes. De même, la contradiction entre le capital et le travail a atteint en Europe un point tel que l'existence même du cadre national, socle de luttes et de victoires pour les classes populaires, ouvrière et paysanne en tête, ne peut être assuré aujourd'hui que par ces dernières.

    Partout en Europe s'accentuent les exigences populaires et légitimes de progrès, de souveraineté, de paix et de démocratie, et entrant en totale contradiction avec les intérêts capitalistes, ne sauraient trouver leur place au sein de l'UE. Le combat pour le socialisme est donc de ce fait à lier au combat pour l'indépendance nationale. Il n'y aura pas de socialisme sans indépendance nationale, et il n'y aura pas plus d'indépendance nationale véritable sans socialisme.

    Camarades, en ce centenaire de la création de l'Internationale Communiste, et toujours dans le fil rouge des travaux de son 7ème et dernier congrès, engageons nos forces ensemble dans cette bataille populaire pour la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN afin d'ouvrir pour nos peuples, pour les travailleurs et pour la jeunesse la voie du socialisme, de la paix, de la prospérité et de la démocratie. Faisons résonner les mots d'ordres de Marx, Engels et Lénine : "Travailleurs de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez vous !"

    Nous vous souhaitons plein succès pour ce congrès ! "

     

    Jérémy pour les JRCF.

     

    [Congrès des jeunes du PCPE] : l'intervention des JRCF !

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • LA VRAIE CONCLUSION DU « GRAND DEBAT » BIDON DE MACRON : TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS POUR LE PROGRES SOCIAL, LA JUSTICE SOCIALE ET LA SOUVERAINETE DU PEUPLE ! 

    Par Georges GASTAUD, secrétaire national du PRCF, et José HERNANDEZ,responsable national de la commission Luttes-le 18 avril 2019

     

    LA VRAIE CONCLUSION DU « GRAND DEBAT » BIDON DE MACRON : TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS POUR LE PROGRES SOCIAL, LA JUSTICE SOCIALE ET LA SOUVERAINETE DU PEUPLE ! (IC.fr-19/04/19)Plus que de l’enfumage : le vrai-faux discours de Macron concluant son Grand Débat annonce un nouveau saut qualitatif dans la déconstruction euro-atlantique de la France.

    Certes Macron a dû lâcher un peu de lest pour répondre à la force intacte du mouvement populaire des Gilets jaunes : notamment il reviendrait pour les petites retraites sur la honteuse désindexation que son gouvernement maastrichtien avait initialement décidée. Tous les retraités que BFM fait pleurer chaque semaine sur les « violences », devront remercier les Gilets jaunes qui ont pris de graves risques sur leur santé, voire sur leur vie, pour que vive l’aspiration au progrès social dans notre pays.

    Suppression massive des services publics, à l’opposée des revendications des gilets jaunes

    LA VRAIE CONCLUSION DU « GRAND DEBAT » BIDON DE MACRON : TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS POUR LE PROGRES SOCIAL, LA JUSTICE SOCIALE ET LA SOUVERAINETE DU PEUPLE ! (IC.fr-19/04/19)Certes, Macron annonce une prétendue baisse des impôts directs pour les couches moyennes sans davantage de précisions ; ce qui est clair en revanche, c’est que mais cela se paiera par la « baisse des dépenses publiques » (exigée par l’UE !). Donc en réalité, par la suppression massive de postes de fonctionnaires (enseignants, infirmières, pompiers, policiers de proximité, postiers, agents de l’Equipement, etc.) ; donc par une nouvelle dégradation des services publics, à l’encontre de ce que revendiquent les Gilets jaunes.

    L’annonce par Macron d’un moratoire sur la suppression des écoles et des hôpitaux en zone rurale est bonne à prendre – si elle est jamais suivie d’effet ! – mais dans le cadre austéritaire fixé par Macron et par l’UE – ces maintiens se feront nécessairement par redéploiement au détriment d’autres services, et ils entraîneront une nouvelle précarisation des agents publics déjà pressurés. Car rappelons que sur le terrain les professeurs témoignent déjà des suppressions de postes et d’heures d’enseignement avec la réforme du lycée et la loi Blanquer. Quant à la précarisation de l’ensemble de la fonction publique et la suppression de missions ou leurs privatisations elles sont tout à la fois inscrite dans la loi Dussopt de “transformation de la fonction publique” contre laquelle l’ensemble des organisations syndicales appellent à la grève le 9 mai prochain mais aussi dans les ordres du plan Action Publique 2022. Localement, le gouvernement avance par ailleurs à marche forcée pour supprimer et concentrer une nouvelle fois les services des différents ministères dans les départements, avec notamment l’annonce de la fusion des secrétariat généraux de ces directions à l’échelon départemental, voir régional.

    Les annonces de Macron ? la poursuite de la casse néolibérale

     

    LA VRAIE CONCLUSION DU « GRAND DEBAT » BIDON DE MACRON : TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS POUR LE PROGRES SOCIAL, LA JUSTICE SOCIALE ET LA SOUVERAINETE DU PEUPLE ! (IC.fr-19/04/19)En outre, cette mesure fiscale ne fait pas le poids pour répondre aux revendications (les GJ demandaient surtout la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité, qui frappent proportionnellement les pauvres bien plus que les riches) ; Macron ne bouge absolument pas sur le niveau des salaires et des pensions bloqués depuis des décennies en raison de l’austérité imposée au nom de la monnaie unique (critères de Maastricht, dictature financière de la BCE obsédée par les besoins de la grande industrie allemande) : Macron se sert du  pour accélérer la casse néolibérale en feignant de satisfaire les demandes populaires.

    Par ex. l’annonce de la suppression de l’ENA, et peut-être dans la foulée, des classes préparatoires et des Grandes Ecoles créées par la Révolution française, est pure démagogie. Pas question pour nous, certes, d’exonérer les énarques de leur conformisme néolibéral écrasant. Mais s’il s’agit de détricoter davantage la fonction publique et l’administration à la française pour promouvoir un Etat de type anglo-saxon, ce serait là un alignement supplémentaire de notre pays sur ce que d’autres pays ont de moins bon.

    Le programme de Macron ? C’est celui que lui fixe le MEDEF, l’UE , ses traités et ses directives.

    LA VRAIE CONCLUSION DU « GRAND DEBAT » BIDON DE MACRON : TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS POUR LE PROGRES SOCIAL, LA JUSTICE SOCIALE ET LA SOUVERAINETE DU PEUPLE ! (IC.fr-19/04/19)Dès 2017, le PRCF l’avait annoncé…

    Enfin, tout montre que Macron a déjà fixé sa feuille de route, celle que lui fixent le MEDEF, l’UE, ses traités et ses directives, indépendamment de tout « débat » : le cap est déjà mis sur la funeste « retraite à points » destructive des retraites par répartition créées en 1946 par le ministre communiste A. Croizat. Avec à l’arrivée la baisse vertigineuse des pensions et le report de fait de l’âge de départ à la retraite bien au-delà des 62 ans, comme l’exigent les Accords de Barcelone fixant à 67 ans en moyenne l’âge de départ moyen en Europe. Déjà, la contre-réforme Blanquer de l’Education nationale se heurte à la majorité du monde enseignant tandis que les projets macroniens sur la Fonction publique montrent tout bonnement que le pouvoir veut mettre en extinction le statut créé par Maurice Thorez à la Libération. Ne parlons pas des projets de privatisation finale d’EDF, d’ADP et de la SNCF, de la vente à la découpe de la grande industrie (Alstom) : il n’y a pas que Notre-Dame de Paris qui part en fumée dans notre France saccagée par les politiques patronales et européennes…

    Tout montre en conséquence qu’il ne fallait rien attendre de substantiel, comme nous l’avions annoncé, de ce « Grand débat » destiné surtout à séparer les classes populaires en lutte des couches moyennes plus « légitimistes » et à permettre au gouvernement de continuer d’appliquer son programme en tentantde reprendre (tant bien que malla main sur les GJ.Rien à attendre non plus du prétendu « dialogue social » cher aux jaunes sans gilet de la CFDT et à leurs accompagnateurs du syndicalisme euro-formaté.


    Tous ensemble et en même temps. Pour une grande manifestation commune sur les Champs Elysées

    Tirons alors la conclusion logique : il faut que convergent les Gilets jaunes, mais aussi les professeurs en lutte, les syndicalistes de classe exaspérés par l’indécision des confédérations, y compris de la CGT. A quand une grande manifestation commune sur les Champs Elysées, avec expressions aussi plurielles que nécessaire des organisations manifestantes, pour exiger la démission de Macron, l’amnistie pour les victimes de l’Etat policier, l’abrogation des lois liberticides, l’augmentation générale des salaires petits et moyens, la justice fiscale et une vraie République sociale, souveraine et fraternelle ?

    Plus que jamais la vie montre que les avancées sont le résultat de la lutte et que les Gilets jaunes ont bien raison de durcir leur mouvement pour les salaires, la souveraineté populaire et la justice fiscale.

    Ave en outre, pour dessiner un débouché politique au mouvement, un large débat sur l’exigence que la France sorte de l’UE par la voie progressiste sans crainte de mettre en cause le système capitaliste qui asservit le monde du travail, assèche la démocratie et détruit notre nation.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Conclusion sans surprise du «  »PAS DE VRAI DEBAT SANS COMBAT, « tous ensemble et en même temps », contre Macron et l’UE du capital

    “Le vrai grand débat, c’est dans la rue, sur les ronds-points, dans les entreprises en lutte, dans les nombreuses manifs d’avril et de mai” (IC.fr-

     

     

     

     

    Par Georges Gastaud, porte-parole national du PRCF

     

    En attendant que Macron ne mette ce qu’il croit être le « point final » à son Grand Débat (en réalité à sa campagne européenne financée par le contribuable !), le Premier Ministre s’en va pérorer au Grand Palais pour présenter sa « synthèse ».

    De deux choses l’une, ou le « grand débat » a été un succès de participation (6% des Français pensent que le GD a été un succès !), et qui peut croire que, même avec des moyens informatiques importants, on puisse ainsi le résumer en trois coups de cuiller à pot ?

    Ou bien, comme tout observateur un peu sérieux peut s’en douter, les conclusions étaient écrites à l’avance et, à côté de quelques mesurettes plus ou moins empoisonnées destinées à dorer la pilule, Philippe et Macron vont tenter de présenter leur nouvelle grande offensive euro-libérale commanditée par l’UE et par le MEDEF (casse des retraites par répartition, obsolescence programmée du statut de la fonction publique et de l’Education nationale, nouvelles tranches de privatisation, rabougrissement de ce qui subsiste de la représentativité parlementaire, « saut fédéral européen », le tout sur fond de répression massive et sanglante du mouvement populaire) comme émanant des « gens » eux-mêmes.

    Ça craint en particulier pour ce qui reste de nos services publics, spécialement en ce moment même pour l’Education nationale !

    Mais Macron n’éteindra pas ainsi l’incendie social qu’il a largement attisé par sa politique de casse sociale et nationale.

    Le vrai grand débat, c’est dans la rue, sur les ronds-points, dans les entreprises en lutte, dans les nombreuses manifs d’avril et de mai déjà annoncées, dans la recherche d’un nouveau Front populaire, patriotique (car c’est en définitive la nation qui est dépecée vive par cette politique) et antifasciste, qu’il faut continuer à le mener. Le PRCF vient d’ailleurs de signifier son adhésion à l’appel à un nouveau front populaire, même si par ailleurs nous insistons pour qu’impasse ne soit plus faite sur le débat urgent, au sein du mouvement social, sur le Frexit progressiste. Divers appels de  vont d’ailleurs dans cette direction dans la dernière période. C’est pourquoi les militants du PRCF mettront partout en débat leur proposition stratégique de sortie par la gauche de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine à mondialiser les guerres US, et du capitalisme, ce système de plus en plus obsolète, fascisant et destructeur.

    C’est à promouvoir la discussion sur cette stratégie innovante et révolutionnaire que sert en particulier le Tour de France du Frexit progressiste, organisé sur proposition du PRCF, qui vient encore de connaître un beau succès dans le Vaucluse avec la participation de notre camarade Fadi Kassem.

    Sans oublier d’appeler à sortir Macron lui-même, le chef d’orchestre de la casse géante qui frappe le monde du travail et la nation.

    8 mai 2019


    94% des français pensent que le grand débat n’est pas un succès, 61% soutiennent les gilets jaunes

    Selon un sondage publié le 3 avril, les français ne sont pas dupes du grand débat, la vaste opération de propagande lancé par le régime Macron pour faire diversion et étouffer la révolte populaire.

    • seul 6% pensent que le grand débat est un succès
    • 70% estiment que le grand débat ne résoudra pas la crise
    • 63% estiment que Macron ne tiendra pas compte des différents points de vues exprimés
    • 62% soutiennent les gilets jaunes

    On se souvient que la commission nationale du débat publique avait refusé de se prêter à la mascarade ; ce sont désormais les “garants” pourtant recrutés parmi les soutiens de l’exécutif qui n’assument plus cette propagande caricaturale.

    par exemple, Nadia Bellaoui, secrétaire générale de la ligue de l’enseignement dénonce désormais les questions posées par l’exécutif comme problématiques leur formulation étant binaire et orientées. Et pointe également la présence omniprésente de Macron. Effectivement cela n’a pas été un débat mais un meeting permanent du locataire de l’Elysée, au frais des travailleurs de France.

    La participation a été très faible. Moins de 500 000 participations ont été enregistrées en ligne, pouvant comprendre des contributions multiples, et parmi elle, moins de 150 000 ont été des contributions ouvertes. En réalité le “grand débat” a mobilisé moins de participation que les manifestations des gilets jaunes ou les manifestations intersyndicales.

     source: https://www.initiative-communiste.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Engager toutes les forces en faveur de la grève générale en France #tract #PRCF (IC.fr-

    Alors que les enseignants et parents d’élèves lancent des grèves contre la réforme du lycée et la loi Blanquer, que les gilets jaunes poursuivent la mobilisation depuis plus de 20 semaines et en dépit de la répression ultra- violente, qu’une importante journée de mobilisation se construit contre la casse de la Fonction Publique et que dans les entreprises les grèves se multiplient, les communistes avec le PRCF interpellent dans un nouveau  travailleurs, syndicalistes et confédérations syndicales : à quand le tous ensemble et en même temps ? à quand la construction d’une  générale ?

    Un appel qui est largement lancé dans nombre de syndicats et au sein des gilets jaunes, en témoignent les appels lancés de St Nazaire à plusieurs UD CGT appelant à une  le 27 avril prochain.

    Vous pouvez télécharger, partager ( par courriel et sur les réseaux sociaux), imprimer et distribuer le tract disponible ci dessous.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Les gilets jaunes ont-ils relancé la lutte des classes ? #acte21 #ActeXXI (IC.fr-6/04/19)

     

    On entend beaucoup que le mouvement des  c’est le retour d’une  qui aurait donc disparue. Disparue la  des classe ? pas du tout explique sur le site internet des  Thibault jeune militant communiste.

    Un contresens que l’on entend fréquemment à propos du marxisme est que les marxistes seraient favorables à la lutte des classes. Rien n’est plus faux. Les marxistes luttent pour la fin de la division des sociétés en classes, pour qu’il n’existe plus de capital contre le travail, mais une humanité réconciliée avec elle-même.

    Voilà qui est dit et le rappel n’est pas sans importance. En effet, à l’heure où il faut être idiot pour ignorer le grand retour de la lutte des classes jusqu’au coeur du discours dominant, on peut entendre tout et n’importe quoi sur celle-ci. Ainsi pourra-t-on dire innocemment que “les gilets jaunes ont relancé la lutte des classes”. A cette vérité partielle qui peut vite devenir mensonge au service du capital – les gilets jaunes seraient fautifs puisqu’ils seraient les agresseurs dans cette lutte – nous devons opposer une formulation rigoureuse.

    Proposons donc la suivante : le mouvement des gilets jaunes est une réactualisation de la lutte des classes assez manifeste pour que le grand capital ne puisse plus nier l’existence de celle-ci, au moins pour un temps et pour la fraction la plus éclairée du capital (son avant-garde).

    Est-ce à dire que sans les gilets jaunes la lutte des classes aurait pu disparaître de France, que le grand apaisement, la fin de l’histoire selon le libéralisme était possible au titre d’une contingence historique ? Le projet ultime du capitalisme – une société de classes sans lutte des classes – était-il réalisable en France sans la mauvaise gestion de crise d’Emmanuel Macron ?

    Evitons de tomber dans ces considérations en rappelant la chose suivante: il y a lutte des classes tant qu’il y a division de la société en classes, la contradiction existe tant que ses termes opposés n’ont pas été dépassés. La différence entre l’avant et l’après gilets jaunes est l’intensité de cette lutte des classes, non son existence.

    Le mouvement des gilets jaunes est un phénomène de lutte des classes et pas de n’importe quel type : une riposte massive venue du camp du travail et qui pour la première fois depuis longtemps effraie véritablement le capital. Et si l’auto-organisation des masses n’atteint pas le point d’efficacité qui mène à la révolution, elle permet néanmoins la libération de forces créatives insoupçonnées : graphisme, musique, actions d’agitation et de propagande… Les gilets jaunes montrent avec brio le potentiel de résistance et d’inventivité d’un peuple Français désorganisé mais uni dans la défense de ses intérêts de classe. Si l’on est sur des positions de défense et non de conquête, on le doit en grande partie à l’absence de parti de masse, car seul un programme pérenne discuté par la démocratie prolétarienne ouvre l’horizon d’une conquête, seul un programme préexistant permet de réfléchir en amont (avant l’explosion de révolte du mouvement social spontané) à un projet positif de transformation de la société. Qu’à cela ne tienne, les gilets jaunes proposent (certes timidement, mais il faut les encourager dans cette direction et montrer ce qu’il y a de plus à faire) le RIC comme mesure phare. On n’a pas de programme à proprement parler, mais tant qu’on a la masse les idées bouillonnent, au grand dam des technocrates qui prétendent s’octroyer la gestion exclusive du monde.

    Mais si les gilets jaunes viennent montrer qu’il y a encore un fond révolutionnaire en France que le capital ne soupçonnait pas il y a encore quelques mois, cela veut dire que ce fond révolutionnaire existait déjà auparavant. La France qui connaît son histoire sait qu’elle est une histoire de lutte et ne s’étonne pas de voir les “irréductibles gaulois” raviver l’espoir révolutionnaire. La lutte des classes existait en France depuis bien avant les gilets jaunes, on n’a pu l’occulter que pour la raison suivante : elle existait de manière larvée, invisibilisée. Tant qu’elle restait l’apanage de la gauche, la lutte des classes était le combat d’une partie de la société contre l’ensemble. Aujourd’hui le réel fait son retour et montre que la lutte des classes c’est avant tout la société toute entière, celle des travailleurs, contre la minorité d’oligarques qui commandent.

    Il y a eu lutte des classes, il y aura lutte des classes. A plus forte raison depuis que la lutte se vit au grand jour, tous les samedis. Notre tâche intellectuelle devient ici de préparer l’avenir en retraçant l’histoire du processus qui nous a mené jusqu’ici. Notre tâche est de comprendre collectivement les conditions qui ont permis le triomphe du grand capital ces quarante dernières années. A cette condition nous pourrons le chasser à jamais de notre pays et bientôt de la Terre entière. Pour cela il nous faut la méthode du marxisme et les conditions léninistes du débat – le centralisme démocratique. Prolétaires de France qui lisez cet article : unissez-vous !

    source: http://jrcf.over-blog.org/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Entretien avec Gilliatt de Staërck, responsable national de la commission Jeunes pour la Renaissance Communiste en France, durant la manifestation du 16 mars 2019 des gilets jaunes.

    Rejoignez les JRCF et le PRCF !

    • JRCF : FB - https://fr-fr.facebook.com/JRCF.Initi...

      Twitter - https://twitter.com/jrcf_?lang=fr

       Blog - http://jrcf.over-blog.org/

    • PRCF : https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Déclaration de Léon Landini, président du PRCF, et de Georges Gastaud secrétaire national – 19 mars 2019 

    LE RÉGIME MACRON PRÉFÈRE STRANGULER LES LIBERTÉS PLUTÔT QUE DE RÉPONDRE AUX REVENDICATIONS DE JUSTICE SOCIALE ET DE SOUVERAINETÉ POPULAIRE (IC.fr-19/03/19)

     

     

    Le PRCF condamne la nouvelle escalade liberticide et fascisante d’un pouvoir macronien. De plus en plus honni par le peuple travailleur, ce pouvoir des Macron, Castaner et autre Benalla est ouvertement aiguillonné contre le mouvement populaire des Gilets jaunes par Berlin et par toute la droite versaillaise, des chefs LR aux aboyeurs permanents du Point et de Valeurs actuelles : interdiction gouvernementale de manifester au moindre soupçon de violence « possible », traçage des manifestants censément violents par ADN (plus la moindre référence au pouvoir judiciaire…), nomination d’un préfet de police connu pour sa volonté d’en découdre avec un maximum de brutalité, sans parler de la criminalisation de l’ensemble des manifestants en Gilet jaune, du matraquage d’un député de la France insoumise, du recours désormais officiel aux troupes militaires de « Sentinelle », de la qualification d’ « émeutiers » pour désigner les gilets jaunes et du réemploi prévu d’armes éborgneuses qui ont déjà mutilé des GJ parfaitement pacifiques comme Jérôme Rodriguez. 

    Il ne s’agit certes pas de justifier les exactions aveugles de certains individus dont on se demande bien qui les commandite. Encore moins de disculper l’équipe au pouvoir, aussi incompétente qu’arrogante et antidémocratique. Mais surtout, il faut revenir au fond : cela fait des dizaines d’années, et plus encore depuis le Traité de Maastricht de 1992 parrainé par Chirac et Mitterrand, que notre peuple est agressé sans trêve, au nom de la sacro-sainte « construction » euro-atlantique du capital, avec son cortège sans fin de délocalisations industrielles, de casse sociale sans fin, de privatisations des services publics, de recul du pouvoir d’achat populaire, de misère, d’inégalités et de chômage de masse, de démontage du logement social et de l’Éducation nationale, de saccage de la souveraineté nationale et populaire, comme on l’a vu en 2007 avec le viol du Non populaire à la constitution européenne. C’est d’autant plus vrai que, parachevant des décennies de casse « européenne » du pays et s’asseyant par avance sur les résultats de son « grand débat » postiche, Macron prépare et accentue pour 2019 des contre-réformes qui tendent à disloquer ce qui reste de la fonction publique et de ses statuts, de l’Éducation nationale et des retraites par répartition (« retraite à points »).  

    L’immense colère populaire exprimée par les Gilets jaunes, et portée aussi par les journées d’action à fort retentissement possible des 19 et 30 mars, est donc légitime et ce sont au contraire ces régimes oligarchiques et maastrichtiens qui désossent la France et ses acquis sociaux qui sont dépourvus de toute légitimité démocratique réelle: le peuple travailleur ne le sait que trop d’ailleurs puisqu’au second tour des législatives de 2017, qui ont donné 80% des sièges au parti pro-oligarchique des LAREM, 56% des électeurs se sont abstenus.

    Plus que jamais, pour défendre les acquis sociaux, les libertés démocratiques et la France populaire, la convergence est indispensable entre syndicalistes de lutte, militants progressistes et gilets jaunes : pourquoi ne pas programmer ensemble une immense journée commune de manifestations et de grèves avec manifestation centrale à Paris pour appeler les travailleurs et la jeunesse à engager résolument une grève interprofessionnelle jusqu’à satisfaction des revendications ? Il faut tout faire pour que cette exigence salvatrice monte dans les luttes du 19 et du 30 mars prochain sans crainte que claque le slogan populaire « Macron démission ! », n’en déplaise aux sociaux-démocrates et aux étranges « marxistes » qui ont rabattu sur Macron le 6 mai dernier, pour prétendument faire barrage à l’extrême droite fascisante ! 

    Par ailleurs, il est indispensable que les militants franchement communistes comprennent tous l’urgence absolue qu’il y a pour notre peuple à reconstruire un parti communiste de combat, porteur d’une stratégie de délégitimation radicale de la dictature européenne et de sortie carrée, sans circonlocutions, de la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.  C’est à quoi travaillent les militants du PRCF.

    le 19/03/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Sentinelles : pas un seul jeune militaire pour la répression bourgeoise ! (JRCF-22/03/19)

    Le gouvernement bourgeois aux abois face aux mobilisations de masse du peuple travailleur, à la radicalisation du mouvement dû à l’exaspération de plus en plus grande de la classe laborieuse (exaspération à laquelle la farce du « grand débat » - la plus grande opération de propagande organisée depuis Vichy -  était censée répondre !) vient d’annoncer l’utilisation du dispositif « anti-terroriste » Sentinelle; pour l’acte XIX des Gilets jaunes, samedi prochain.

    L’opération intérieure armée Sentinelle qui était prétendument exclusivement dédiée à la lutte « anti-terroriste » va être donc être détournée de sa mission « originaire » pour être tournée contre le mouvement populaire et affectée à la protection de bâtiments officiels, au nom de la lutte contre un « ennemi intérieur » !

    Confronté à une fronde populaire qui ne faiblit pas et à l’épuisement des forces de police et de gendarmerie, le gouvernement envoie désormais l’armée contre le peuple !

    L’armée comme supplétif au « maintien de l’ordre » avait déjà été employée lors de l’acte 4 du mouvement des Gilets jaunes, avec utilisation de véhicules blindés à roues de la gendarmerie [VBRG] dans les rues de Paris, avec renforcement des effectifs de gendarmes, en plus du dispositif policier initial.

    Une telle décision fait tomber encore un peu plus le masque du caractère fascisant et dictatorial de ce gouvernement au service des monopoles capitalistes et de l’Union européenne. Le gouvernement commis du grand patronat ne reculera devant rien pour briser l’élan populaire en cours, et tout nous indique qu’il est capable du pire. En cette fin du mois de mars où nous célébrons les premiers jours de la Commune de Paris, nous n’oublions pas les déclarations abjectes de Macron, qui osa affirmer que « Versailles fut jadis l’ultime bastion de la République », s’inscrivant ainsi directement dans le sillon du nabot sanglant Adolphe Thiers, fossoyeur s’il en est du peuple héroïque en lutte. Voilà de quoi Macron est le nom ! Voilà sa conception de l’ « ordre républicain » ! 

    Les jeunes militaires sentinelles ne doivent en aucun cas tourner leurs armes (ne serait-ce que de manière « préventive » ou « dissuasive ») contre les travailleurs, chômeurs, jeunes précarisés venus défendre leur dignité et demander le départ du gouvernement ! 

    Pour le gouvernement bourgeois actuel en parfaite voie de fascisation et pour les intérêts des capitalistes que celui-là sert, la « pacification du pays » et le « rétablissement de l’ordre républicain » impliquent de faire de la jeunesse enrôlée la main armée tournée contre des milliers d’autres jeunes actuellement pris au piège de la misère, du chômage, de la précarité auxquels les condamnent les contradictions du système capitaliste obsolète. Nous alertons à nouveau sur le rôle dangereux que pourra jouer très bientôt le Service Universel National de Macron, dans le formatage idéologique bourgeois, européiste, anti-populaire et donc anti-national de la jeunesse de France, dans son endoctrinement au service d’une armée aux mains des intérêts capitalistes, et bientôt estampillée « défense européenne ». La menace d’une fracture violente au sein même de la jeunesse populaire est à combattre par tous les moyens.

    Comme à toute époque du mode de production capitaliste, les lois de sécurité intérieures ne servent en dernière instance qu’à protéger et à défendre les intérêts de la classe dominante bourgeoise : aujourd’hui son gouvernement-serviteur a recours à la force militaire pour réprimer si besoin les travailleurs en lutte.

    En lui-même, le déploiement de l’armée à des fins de surveillance et de maintien de l’ordre sur le territoire national représentait un fait sans précédent depuis la répression impérialiste française durant la guerre d’Algérie. Les chiffres de 2017 faisaient état d’environ 7 000 militaires déployés en permanence sur tout le territoire (dont la moitié en région parisienne) et ce depuis les attentats de 2015, à Paris.

    Depuis la mise en place des dispositifs ultra-sécuritaires que la bourgeoisie justifiait par l’ « état d’urgence » (désormais inscrit dans la Constitution), le PRCF n’a cessé d’alerter sur le fait que les mesures d’exception de militarisation, de surveillance et de surenchère sécuritaires ne servait qu’à diminuer l’espace des conquêtes démocratiques, et se retournera tôt ou tard contre les possibilités mêmes de toute mobilisation sociale, syndicale, en bref, de toute mobilisation de classe du peuple travailleur !

    La généralisation de l’opération Sentinelle sur tout le territoire, puis son utilisation présente à des fins d’ « encadrement » et de répression du mouvement en cours démontre une fois de plus que l’ « anti-terrorisme » n’est qu’un prétexte de renforcement de tous les dispositifs répressifs, au service des intérêts de la bourgeoisie et de son état.

    Au même moment, le gouvernement châtie les responsables administratifs parisiens accusés de ne pas avoir été suffisamment « efficace » dans le matage des dernières manifestations. Le préfet de police de Paris, Delpuech, va être remplacé par le sinistre Lallement, ancien préfet de Nouvelle-Aquitaine, qui fit montre d’une main de fer lors des récentes répressions. Le gouvernement a également demandé le départ du directeur de cabinet du préfet de Paris ainsi que du directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne, afin d’y placer ses hommes de mains les plus violents. 

    Le premier ministre Philippe avait déjà annoncé, pour l’acte prochain des Gilets jaunes, une série de mesures exceptionnelles : manifestations déclarées illégales dans certains quartiers de Paris, de Toulouse et de Bordeaux, « autonomie » accrue (entendre impunité totale) pour les forces de maintien de l’ordre, renforcement de l’appareil de la PJ [police judiciaire]sur le terrain, recours augmenté à l’article 40 du code pénal pour les personnes suspectés de« légitimer » ou « d’encourager » les violences. A la mobilisation des forces Sentinelles s’ajouteront également l’utilisation d’un arsenal répressif hors du commun comme des brigades anti-casseurs, l’utilisation de drônes, de produits chimiques indélébiles permettant de « marquer » les individus de façon durable pour mieux pouvoir les « cueillir » ensuite, des barrières de filtrage en amont des manifestations.

    PAS UN SEUL JEUNE MILITAIRE POUR LA REPRESSION BOURGEOISE ! 

    CONTRE LA FASCISATION DU REGIME ET LA REPRESSION DE CLASSE : 

    FRONT ANTIFASCISTE, POPULAIRE, PATRIOTIQUE ET ECOLOGIQUE !

    SOCIALISME OU BARBARIE, NOUS VAINCRONS !

     

    source: http://jrcf.over-blog.org/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire