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  • Allez les rouges ! Georges Gastaud secrétaire national du PRCF lance un appel à tous les communistes, dans et hors du PCF, pour la renaissance d'un parti communiste en France, fort et indépendant. Il explique pourquoi un parti communiste et nécessaire, et comment le reconstruire. Tous ensemble, pour les travailleurs, répondons présent à l'appel pour se rassembler et agir avec la classe ouvrière et remettre le monde du travail à l'offensive.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/ (13/07/2018)

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  • Quel est le point commun de la réforme SNCF, de la réforme du bac, de la loi ORE, de la privatisation du service public de l’Énergie, des délocalisations et de la désindustrialisation, de la casse de la pêche et de l’agriculture française, de l’austérité qui étrangle la Santé, l’école, la justice, l’écologie, etc ? Qu’est-ce qui protège l’évasion fiscale ? qu’est-ce qui fait exploser le dumping social et environnemental ?

    Derrière toutes ces politiques qui frappent les travailleurs, il y a les tentacules d’une même pieuvre, celles de l’ du Capital. Cette arme de destruction massive construite par et pour les capitalistes pour écraser les travailleurs, en divisant et en mettant en concurrence les peuples, les régions, les villes.

    Pour le tous ensemble et en même temps des travailleurs, en France comme en , la vraie convergence des luttes c’est celle de la résistance pour la sortie de l’UE, de l’euro, de l’OTAN et du Capitalisme.

    , en dix minutes et en vidéo explique pourquoi la lutte pour la sortie de l’Union Européenne, peut et doit rassembler et fédérer les travailleurs.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Elections européennes 2019 : motion du Comité Central du Pôle de Renaissance Communiste en France (P.R.C.F.)

    Après une riche discussion, le CC du PRCF, réuni le 10 juin 2018, a adopté à l’unanimité la motion suivante.

    Conformément à sa stratégie de lutte pour que la France sorte, par la voie progressiste, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, le PRCF doit continuer à délégitimer l’UE et ses institutions pseudo-démocratiques, notamment le prétendu « parlement européen », véritable paravent de la dictature supranationale du grand capital. Cette dé-légitimation est encore plus indispensable à l’heure où MACRON, fondé de pouvoir du MEDEF, de l’OTAN et de l’UE de MERKEL, veut parachever l’euro-dissolution de la France et rendre irréversible la casse sociale en substituant à grand pas :

    • Un « gouvernement de la zone euro » au droit pour notre pays de décider lui-même de son budget et de sa politique socio-économique,

    • Une « défense européenne » intégrée à l’OTAN en liquidation du principe d’une défense nationale exclusivement dévolue à la protection du territoire national,

    • Une « souveraineté européenne » mettant fin à l’histoire de la France indépendante, interdisant de fait la construction d’une France franchement insoumise à l’UE et prohibant, a fortiori, la révolution socialiste dans notre pays,

    • Le tout-anglais managérial, voulu par le MEDEF, l’UE, le CAC-40, l’OTAN, en lieu et place du français « langue de la République » aux termes de l’article II-a de la Constitution.

    Fidèle à ses combats antérieurs de 2014, 2009 et 2004, le PRCF appellera donc à l’abstention militante et citoyenne aux prochaines élections européennes.

    Pour autant, le but de notre campagne de masse, ciblant en priorité les usines, les facultés, les quartiers populaires et les communes rurales, sans oublier le débat au sein des syndicats ouvriers, enseignants, étudiants, paysans, etc., ne sera pas de nous confronter âprement aux progressistes engagés dans la promotion de listes évoquant, si peu que ce soit, la question d’une sortie des traités européens. En liaison avec les luttes, notre campagne visera, principalement, la dénonciation de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN, la nécessité du FREXIT PROGRESSISTE, l’alliance des deux drapeaux, rouge et tricolore, pour remettre « le monde du travail au cœur de la vie nationale » (programme du CNR « Les Jours heureux ») et pour rouvrir à notre peuple la perspective révolutionnaire du SOCIALISME pour la France. 

    le 10/06/2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • La journée de manifestation du 26 Mai est une expérience dont nous avons tous intérêt à tirer les leçons. Ses initiateurs avaient choisi un vocabulaire marquant, évoquant une "marée populaire" devant élargir la convergence des luttes, démontrer la force grandissante d’un mouvement social capable de faire reculer Macron.
    Le résultat est clair. La mobilisation, 250.000 personnes selon les organisateurs, a été inférieure à celle du 22 Mars dernier, 400 à 500.000 [1], et elle est restée très loin des niveaux de mobilisation contre la loi El Khomri (1 à 1,5 million) et encore plus loin des niveaux de 2010 contre la réforme Sarkozy des retraites (6 journées à plus de 3 Millions).

    La "marée" du 26 Mai, bien loin d’élargir les mobilisations et donc de renforcer la lutte des cheminots, de la santé ou de la fonction publique contre Macron, a peiné à les rassembler, montrant ainsi que le rapport de forces était largement insuffisant pour faire reculer Macron, surtout sur un mot d’ordre global... Certains voulaient lui "faire sa fête", mais le 26 mai l’a plutôt conforté pour son premier anniversaire de président.

    Il est essentiel de comprendre ce constat pour éclairer ses causes et faire des choix tactiques et stratégiques adaptés à la situation réelle, et, ce sera la conclusion, sortir enfin d’une conception très médiatique du mouvement social.

    Il faut d’abord éclairer le constat avec lucidité.

    Bien entendu, des milliers de militants se sont exprimés avec force, dynamisme, espoir. Après beaucoup de discussions, la CGT a joué le jeu de cette mobilisation décidée par un large collectif d’associations et elle a été effectivement bien présente. Le parti communiste a organisé à Paris un cortège significatif. Sans leur participation, la journée aurait été un échec total.

    Pourtant, 61 associations, syndicats et partis politiques avaient partagé l’analyse de la fondation Copernic et de l’association ATTAC, sur le besoin d’une "convergence" de toutes les mobilisations en déclarant ensemble :

    Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres (...) Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent.

     

    Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

    Tous les initiateurs évoquait un évènement historique. Annick Coupé, secrétaire générale d’Attac, évoquait un "cadre que nous n’avons jamais connu", un "bien précieux" constitué grâce à la "volonté que chacun se respecte dans ce qu’il est". Pour Willy Pelletier de la Fondation Copernic, il s’agissait d’une "mobilisation historique", un "ovni qui n’a jamais été mis en place dans l’égalité de chaque structure".

    Notons qu’au cœur de l’analyse proposée se situe la convergence de toutes les forces à égalité, et le nombre de signataires semblaient montrer effectivement un élargissement prometteur, anarchistes, trotskystes, marxistes-léninistes, communistes, écologistes, socialistes, syndicalistes... [2]

    Janette Habel, co-présidente de la Fondation Copernic éclaire cette analyse d’une nouvelle forme de mouvement « Il y a une lassitude à l’égard des journées d’actions traditionnelles, à l’égard des formes d’actions des organisations syndicales traditionnelles. Je pense que cette Marée populaire est très différente. ». Cette conception d’un mouvement sans "direction", sans "mot d’ordre" est hérité des courants "mouvementistes" qui avaient réussi de grands évènements altermondialistes il y a quelques années. Janette Habel « Il n’y aura pas de carré de tête ni de mot d’ordre », « Cette Marée populaire tient d’abord à ce côté démocratique et représentatif de la société aujourd’hui »... Elle confirme l’ambition « La Fondation Copernic et Attac a déjà rassemblé beaucoup de monde mais il faut élargir encore ».

    Certains veulent convaincre que la journée a été un succès.

    Jean-Luc Mélenchon reprend sous le titre "Marées populaires : de belles initiatives citoyennes !", le communiqué de Copernic/Attac "Ce sont près de 80 organisations qui, en unissant leurs forces, ont rassemblé des centaines de milliers de manifestantes et manifestants"... Il affirme que "Le bilan de la marée populaire du 26 mai est fécond", évoquant des cortèges "dans près de 200 villes" qui ont "dans de nombreux cas surpris par leur nombre". Il considère que "le goût de ce type de rassemblement politico-social s’est découvert, il ne se perdra pas de sitôt". Il conclut en prédisant "la marée fera des petits"... Le PRCF est plus précis et évoque "plus de 80.000 manifestants à Paris, 65.000 à Marseille et des centaines de milliers dans les plus de 200 manifestations en France", concluant "c’est bien une première marée populaire qui s’est levée en France ce 26 mai. La rengaine des chiens de garde des médias ne doit leurrer personne. S’ils mordent c’est parce qu’ils ont peur de la colère populaire"...

    On se demande pourquoi les chiens de garde auraient plus peur des 250.000 manifestants du 26 mai que des 500.000 que le même journal comptait pour le 22 Mars... Rappelons que en 2006, 2009, et à 6 reprises en 2010, la mobilisation avait dépassé les 3 millions de manifestants, et qu’en 2013 face à Hollande, la mobilisation avait dépassé deux fois le million de personnes.

    Mais Pierre Dharréville, député PCF l’affirme « Une colère sociale monstrueuse continue de s’exprimer dans le pays, on travaille à l’unité depuis plusieurs semaines et il y a la possibilité d’un très large rassemblement ». Et il croit même sentir le vent du boulet pour Macron « On voit bien que le gouvernement et le Président de la République sont un peu en difficulté cette semaine ». Même Charles Hoareau dans Rouge Midi, comparant le 5 et le 26 Mai considère « qu’on est incontestablement dans une marée montante » et dénonce toute critique des formules qui seraient « un bien mauvais procès qu’on laissera à celles et ceux qui ne peuvent s’empêcher d’exprimer leur soulagement par des rires nerveux, rires d’autant plus bruyants que leur peur est plus grande ». Je pense sincèrement que Charles se trompe complètement en ne reconnaissant pas ce que la masse des ouvriers et employés ressentent, le gouvernement, la bourgeoisie n’ont vraiment, vraiment pas peur... J’espère que Ruffin, qui n’a jamais hésité à dire ce que les gens d’en bas ressentent même quand c’est politiquement incorrect, fera un reportage au cœur du peuple qui a regardé la marée populaire de loin...

    Il faut cependant bien dire quelque chose sur la suite et on sent que la marée se cherche. L’Humanité écrit « marée populaire ». Les organisateurs cherchent de nouvelles pistes où atterrir ? Sans opter pour une nouvelle manifestation, les initiateurs du 26 mai ont décidé de poursuivre le « travail engagé ».

    A l’inverse, tous les défenseurs du système se réjouisse de ce niveau de mobilisation, même Marianne évoque la "marée basse", confortant le premier ministre qui parle d’un "petit coefficient de marée" et le gouvernement comme toutes les forces de droite affirme avec détermination "on continue"...

    JF Kahn dans le point fait mine de s’interroger :

    Le contexte était, à priori, des plus favorables : baisse de popularité de l’exécutif, prolifération des mouvements sociaux, accumulation des rejets, montée des mécontentements, convergence des aigreurs, exacerbation des corporatismes et aussi, ici et là, déchaînement des rages, explosion de radicalités chauffées à blanc. Pourquoi alors une telle contre-performance ?

    Quelle analyse de la situation sociale et politique ?

    Notons la réponse du politologue Arnaud Benedetti, auteur de "Le coup de com’ permanent" :

    Car le moment, aussi flamboyant soit-il, disruptif par bien des aspects, se fracasse sur la réalité d’une humeur et d’un temps bien plus disposé à une révolution de type conservatrice que de type sociale. 2018 n’est pas 1968, ni 1848 mais bien plutôt 1958, c’est-à-dire un mixte de volonté d’autorité et de réforme. Force est de constater qu’à ce stade et sans pour autant avoir fait la démonstration de son efficience, le macronisme occupe cette place...

    Qu’on partage ou pas cette analyse, elle nous renvoie à une question fondamentale. Quelle analyse du rapport de forces faisons-nous ? Quelle est la situation sociale, économique et politique de la France au juste ? Quelle sens historique donnons-nous à la réussite du "coup Macron" en 2017 ? Quelles sont les forces sociales qui l’ont choisi, quelles sont celles qui l’ont accepté par défaut ? Et quelles sont les forces sociales les plus déterminées à le combattre ? Et pour quels objectifs politiques et sociaux ?

    Il y a une réponse vague comme la marée qui imprègne toutes les organisations participantes, y compris malheureusement le PCF, et que résume l’expression des "99%"... Une lecture du monde où il y a une toute petite minorité de profiteurs du système, les 1%, et une immense majorité, un "peuple" des perdants qui ont objectivement intérêt à se rassembler, les "99%". La victoire de Macron ne serait effectivement qu’un "coup de com", et les conditions objectives d’une révolution seraient là, comme l’affirmait Mélenchon pendant sa campagne de 2017.

    La formule de la marée populaire correspond à cette lecture de la réalité sociale. Sauf qu’elle fait totalement l’impasse sur toute analyse de classe de la réalité sociale, qui montre que les 1% eux-mêmes sont à différencier entre les 0,01% qui contrôlent l’essentiel du capital, et les cadres dirigeants de l’économie, et surtout, que les 99% sont une réalité complexe, contradictoire, divisée, un ensemble de classes sociales aux intérêts parfois opposés entre économie mondialisée et économie locale, entre rural et urbain, entre statutaires et précaires, entre jeunes et retraités, sans compter les divisions idéologiques que le racisme, le communautarisme, les religions alimentent...

    L’intérêt fondamental de toutes ces classes sociales des "99%" est évidemment de faire reculer le capitalisme jusqu’à le renverser, mais leur intérêt immédiat est souvent au contraire totalement inscrit dans leur mise en concurrence permanente ! Et au cœur de ces 99%, une classe sociale délaissée par le système médiatique se cherche, celle des producteurs, des prolétaires disait-on, qui a pris l’essentiel des coups de la guerre de classes dans ce capitalisme mondialisé arrogant, et qui a perdu le plus gros de sa "conscience de classe" construite au fil de ses luttes et que la révolution d’octobre avait transcendé en démontrant qu’elle pouvait devenir dirigeante...

    Tant que nous resterons prisonnier de la pensée mouvementiste des 99%, du discours théorisant la spontanéité du mouvement qui est tout, le refus de toute organisation de combat et donc de toute direction reconnue, de tout mot d’ordre réfléchi pour son impact dans une situation donnée, nous ne proposerons pas d’objectif adapté à la réalité sociale et nous ne surmonterons pas les difficultés historiques à reconstruire une classe ouvrière consciente de sa place dans la production de richesse, et donc pas non plus les difficultés à unir réellement le peuple.

    Quelle leçon politique du 26 Mai ?

    La première leçon du 26 Mai, c’est que le discours de la fondation Copernic est une impasse, que la multiplication des sigles au bas d’un appel n’est pas une force, que l’émiettement du mouvement politique ne sert que les aspirants à une fonction ou une représentation, qu’à la lutte des places qui recommencent dès que des élections approchent.

    Comme le savent beaucoup de syndicalistes, on ne construit pas une force plus grande en rassemblant des mouvements faibles. Il faut renforcer chaque mouvement pour qu’il puisse converger et contribuer au rassemblement. Chacun sait bien dans une manifestation que d’avoir les délégués syndicaux de nombreuses boites est utile, mais révélateur des difficultés quand ils sont presque tous venus seuls de leur boite !

    Sur toutes ces questions, les communistes ont une expérience historique que malheureusement, la direction du PCF a jeté aux oubliettes. La mutation et ses suites a enfermé la direction du PCF dans ce "mouvementisme" sans jamais tenir compte de la pourtant longue expérience altermondialiste et de ses échecs. Il est vrai que la fondation Copernic est animée entre autres par de nombreux anciens dirigeants du PCF qui l’ont quitté après avoir échoué à le "refonder", et cherchent toujours comment... « remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers ». Mais pour ceux qui veulent construire une autre société, cet "antilibéralisme" est une impasse qui nous ramène aux socialistes utopiques d’avant Marx... [3]

    Une bonne manière de réouvrir le chantier est de reprendre quelques leçons de l’histoire du mouvement communiste qu’évoquait notre regretté camarade Jean Salem aux rencontres communistes de Vénissieux en avril 2016... et qui concluait son intervention par ces mots :

    Stop à l’absence de politique. Et avant la lutte électorale, qui est très importante, les véritables luttes et leur nécessaire fédération, leur nécessaire reprise en compte à un niveau politique par une organisation qui possède une doctrine, une doctrine de combat et une organisation, une structure.

    Cela devrait conduire les communistes à laisser tomber le vocabulaire "mouvementiste" des marées et de retrouver leur capacité d’organisation, de mise en cohérence, de construction politique. La marée est certes une très grande force, mais c’est une force sans but, sans orientation autre que de remplir l’espace prédéfini par la géographie, avant de s’en retirer... Sa force lui est extérieure, sans organisation, et les civilisations humaines ont su depuis longtemps l’amadouer dans les fjords et estuaires aménagés... Le mouvement social fait face, lui, à un ennemi organisé, mobile, créatif, violent... Il ne peut pas se contenter d’aller là ou la géographie le lui dit, mais il doit être capable de décider où frapper et de quelle manière, d’adapter tactiquement son mouvement à la réalité sociale que lui impose le système dominant...

    La leçon du 26 Mai pour tous les militants, c’est l’urgence de construire les mots d’ordre qui aident et élargissent le mouvement social. Pour convaincre des hésitants, il faut formuler clairement l’objectif de lutte, le mot d’ordre adapté à la situation, qui correspond au niveau de conscience et de mobilisation. A l’évidence, il ne peut s’agir aujourd’hui de "faire tomber Macron", mais il peut s’agir par exemple, de le faire reculer sur la réforme du rail avec des objectifs simples et clairs pour le plus grand nombre :
    - organiser, de manière contraignante si nécessaire, le transfert de 50% du trafic marchandise de la route vers le rail
    - généraliser le statut des cheminots à tout le secteur des transports dans une convention collective qui reprenne les conditions de travail et les avantages sociaux du statut
    - un plan d’investissement national dans les petites gares et lignes et la relance du rail passager hors grandes lignes.

    Ce devrait être le travail de l’heure de tout ceux qui veulent construire pas à pas une issue politique à la réaction macronienne.

    Pierre-Alain MILLET

     

    [1Tous les chiffres sont des organisateurs, mais on aurait les mêmes comparaisons relatives avec les chiffres de la police ou des médias

    [2Un signe cependant, la page facebook de la "mareepopulaire" est suivi par... 3976 personnes seulement.

    [3Il est désolant de voir des marxistes-léninistes s’enfermer pour des raisons tactiques derrière de tels inspirateurs..

    Documents joints

    maree-barrages-mouvement-et-organisation_a3886-2.pdf  4 juin - PDF - 191.9 ko

    maree-barrages-mouvement-et-organisation_a3886.pdf   5 juin - PDF - 191.9 ko

    source : http://lepcf.fr/

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  • Avant le départ de la  parisienne, entretien avec F Kassem

    Quelques images du cortège très dynamique et motivé du PRCF, emmené par la banderole des jeunescommunistes des

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  • Appel du PRCF au succès du 26 mai 2018

    Après le camouflet réjouissant que les salariés d’Air-France ont infligé à leur PDG macroniste à propos du rattrapage salarial, après le NON quasi-unanime des cheminots à l’euro-projet de casse de Macron-Pépy, alors que la répression policière et la diffamation médiatique permanente ne suffisent pas à stopper la fronde des étudiants, la contre-offensive unitaire des fonctionnaires et la grève cheminote, après les succès du 1er mai et du 5 mai, il est essentiel de faire du 26 mai prochain un immense succès populaire.

    Le PRCF est signataire de l’appel à ces manifestations et chaque militant valide de notre organisation aura à cœur d’y être présent avec le matériel (affiches, tracts, autocollants…), le journal – Initiative – et les symboles de notre organisation qui, depuis des années, se bat pour le «  en même temps », pour le dépassement de la stérile opposition entre syndicalistes et militants politiques progressistes, pour la mise en cause radicale, non seulement de Macron-Thatcher, mais de l’UE supranationale du grand capital qui orchestre les mauvais coups à l’échelle du sous-continent européen. Il y a incompatibilité radicale entre la « construction » euro-atlantique du capital, entièrement tournée vers la destruction des conquêtes sociales et des souverainetés populaires, et la logique transformatrice issue du CNR dont le programme visait à « mettre le monde du travail au centre de la vie nationale » (programme « Les Jours heureux »).

    C’est dans cet esprit unitaire, et sans crainte de porter son message spécifique de reconstruction du , de consolidation du syndicalisme de classe, de démonstration de l’illégitimité complète de Macron pour détruire la France et ses acquis sociaux, de construction d’un large Front antifasciste, patriotique, populaire, écologiste pour affranchir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, que les militants du PRCF et des JRCF participeront de manière responsable et combative aux marches du 26 mai.

    Il convient aussi d’y dénoncer la logique de guerre impérialiste et de surarmement qui caractérise le gouvernement atlantiste actuel, plus prompt à engager la France dans l’augmentation du budget militaire et dans les pires aventures impérialistes, qu’à satisfaire les revendications en matière d’emploi, de salaire, d’acquis sociaux et de services publics.

    Ces marches du 26 mai doivent être conçues, non pas comme un point d’orgue des luttes du printemps, mais comme un moment fort pour appeler au tous ensemble en même temps contre Macron-Thatcher afin qu’émerge dans la lutte une France Franchement Insoumise à l’UE-OTAN et au capitalisme.  

    Pour le secrétariat national du PRCF

    • Georges Gastaud, secrétaire national
    • Jo Hernandez, commission luttes
    • Antoine Manessis, commission internationale
    • Gilliatt de Staërck, JRCF

     

    le 24/05/2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     ______________________________________________________________________________

    MAREE POPULAIRE EN FINISTERE

    ♦ Brest: 15heures-Place de la Liberté

    ♦ Quimper: 15 heures-Place de la Gare

    ♦ Morlaix: 10 heures 30-Gare

    ♦ Quimperlé: 10h 30 Place C. De Gaulle

    ___________________________________________________________________

    TRACT PRCF

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  • Ce dimanche 13 mai 2018, Libération a publié un entretien avec le fondateur du mouvement Génération.s, , avec un titre pour le moins surprenant : « Nous sommes la puisque tous les autres ne le sont pas »[i]. Et l’ancien candidat du Parti « socialiste » à l’élection présidentielle de vite cibler son principal rival : « A l’issue de la présidentielle, il y avait une personne qui se trouvait en situation de rassembler la gauche, qui par le suffrage universel avait la légitimité et l’autorité pour le faire. C’était Jean-Luc Mélenchon. Mais il a décliné cette responsabilité. Il me semble que parmi les dirigeants de son mouvement, ils sont une majorité à penser que la conquête du pouvoir ne passera pas par le rassemblement de la gauche mais par une stratégie populiste. » Ainsi, Benoît Hamon indique que la gauche serait représentée par… lui-même, au point de répondre de manière péremptoire à la question suivante : « Face à cette dualité entre Macron et Mélenchon, comment définissez-vous votre gauche ? » : « Nous sommes la gauche puisque tous les autres ne le sont pas ! ».

    Voici donc un homme qui a récolté moins de 6,5% de voix à l’élection présidentielle, qui a refusé de se retirer du premier tour alors qu’il devenait évident que non seulement il allait recevoir une rouste électorale mémorable mais aussi qu’il risquait de faire éliminer la seule candidature de gauche susceptible d’être présente au second tour de l’élection présidentielle – à savoir celle de Jean-Luc Mélenchon –, qui décide de créer son propre mouvement sur son seul score à l’élection présidentielle et qui accuse Jean-Luc Mélenchon de suivre une « stratégie solitaire »[ii], qui affirme être lui-même la gauche, au point d’affirmer sans vergogne : « Cette responsabilité du rassemblement, j’entends l’assumer. Parce que j’ai été candidat à la présidentielle et que je reste, alternativement avec Jean-Luc Mélenchon, la personnalité la plus populaire à gauche […] Moi, je prendrai toutes mes responsabilités. » En termes de « stratégie solitaire », on ne peut rêver mieux…

    Mais au fait, qu’entend Benoît Hamon par être la « gauche » ? L’actuel dirigeant de Génération.s, qui rejoue la pièce de la défunte « gauche plurielle » mais ignore l’écrasante responsabilité de l’ () en termes de destruction des services publics – à commencer par l’actuelle « réforme » de la SNCF[iii] – et du code du travail[iv], livre plus en détail le fond de sa pensée. Bien entendu, nous trouvons des propos intéressants voire convenus : « la transition écologique, la métamorphose du travail, la santé environnementale, la question démocratique » ; et d’ajouter : « tout démontre enfin l’importance de guérir la République des inégalités qui la minent, de prendre garde aux conséquences des dérives autoritaires et liberticides qui frappent toutes les démocraties, la nôtre en particulier ».

    Si nous nous arrêtions à ce – très insuffisant et incomplet – constat, cela passerait encore. Mais l’ancien ministre des gouvernements Ayrault et Valls ajoute à sa définition : « Il faut lever des passions positives, que ce soit sur la question écologique, les migrants ou l’Europe ». Nous avons hâte de voir en quoi « l’Europe » est une « passion positive », elle qui passe son temps à : écraser les travailleurs ; remettre en cause le droit de grève en Grèce[v] – où la population est littéralement martyrisée par la « Troïka » composée de la Banque centrale européenne (BCE), le Fond monétaire international (FMI) et la Commission européenne présidée par « Monsieur LuxLeaks » Jean-Claude Juncker, expert en fraude fiscale de grande ampleur[vi] – ; détruire les libertés démocratiques, en témoigne la quasi-interdiction des partis communistes dans les « démocraties postcommunistes » de l’Est ; laisser défiler les Waffen-SS en Lettonie[vii] ; ne pas s’émouvoir de la chasse aux migrants organisée par des milices identitaires (portant un beau blouson bleu avec écrit dessus… Europe !) dans les Alpes[viii] ; ou encore soumettre les souverainetés populaires à l’OTAN, au CETA, au TAFTA ou encore à l’accord de libre-échange passé entre l’UE et le Mercosur[ix] – favorisant au passage davantage l’exploitation sauvage de tous les petits paysans et agriculteurs européens et sud-américains par les grandes FTN comme Monsanto ; enfin, sans doute au titre de l’« Europe de la paix », courtiser le gouvernement grossièrement pronazi de Kiev et mettre en place à coups de milliards une armée européenne inféodée à l’OTAN pour préparer une prochaine guerre contre le peuple russe.

    Benoît Hamon complète dès lors son propos : « Comme homme de gauche, je reste un internationaliste et je pense que la coopération entre les peuples, c’est mieux que la compétition tous azimuts. Donc l’idéal européen reste le mien. » Si Benoît Hamon est, comme il le prétend, « internationaliste » et favorable à la « coopération entre les peuples », qu’il rompe avec l’UE SUPRANATIONALE QUI EST CONTRAIRE A L’INTERNATIONALISME puisque niant les souverainetés populaires afin de se placer AU-DESSUS de ces dernières, dans une perspective jupitérienne que l’ancien « frondeur » – mais pas au point de faire tomber le gouvernement lors de l’adoption de l’odieuse loi El Khomri-Macron-Valls-Hollande-Gattaz-UE en 2016 – ne cesse pourtant de dénoncer ! Et Benoît Hamon d’enfoncer le clou en ressortant une vieille antienne annihilant toute tentative de constituer un rapport de forces radical avec l’UE pour mener une de gauche : « Partagerons-nous la même bannière qu’EE-LV ? Je l’espère, car nous avons 95 % en commun : nous sommes européens et fédéralistes ». Comprenez donc : hors de l’UE – où n’existe pourtant pas un peuple européen –, hors de la dissolution de l’Etat-nation dans les « Etats-Unis d’Europe » souhaités par le MEDEF (car c’est cela que signifie le mot « fédéralisme »), point de salut !

    Mais plutôt que d’opérer ce virage internationaliste, Benoît Hamon prend des accents mitterrandiens – quand l’ancien Premier secrétaire du Parti socialiste affirmait déjà en 1978 : « L’Europe sera socialiste ou ne sera pas »[x] ; nous apprécions le résultat 40 ans après… – et se lance alors dans un traditionnel discours aveugle : « Avec le « Printemps européen », la nouvelle alliance européenne progressiste et écologiste que nous avons constituée avec Yánis Varoufákis, nous défendons un seul et même projet dans toute l’Europe. Notre message, c’est « Hope is back » [in English, please !] (« l’espoir est de retour »). » Cette « nouvelle alliance européenne progressiste », qui n’est que la formule 2018 de l’éternelle fable de « l’Europe sociale », se veut ambitieuse : « Nous devons impérativement répondre à la crise démocratique qui sévit en Europe en mettant en place un processus de convention démocratique afin de réviser l’architecture européenne (donc les traités), en y associant les citoyens européens et les corps intermédiaires. » Faut-il rappeler à Benoît Hamon que la révision de l’architecture européenne ne peut avoir lieu qu’après ACCORD UNANIME DES ETATS PUIS DES PARLEMENTS NATIONAUX (soit 54 accords !) ?! Avec qui Benoît Hamon compte-t-il réviser des traités dont les premiers datent de 1951 – sans compter l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) de 1948 inféodée au plan Marshall… – et qui, par essence même, sont profondément ordo-libéraux, capitalistes, atlantistes et anti-internationalistes ?! Benoît Hamon n’est-il pas au courant que 79% des ouvriers, cœur électoral historique de la gauche – et que 65% des 18-25 ans qu’il dit représenter – ont refusé le Traité établissant une Constitution européenne (TECE) le 29 mai 2005 et rejettent en majorité cette UE appliquant l’idéologie capitaliste, impérialiste et atlantiste (C.I.A.) et constituant une véritable machine de guerre antidémocratique, antisociale et anticommuniste ?!

    Benoît Hamon ne peut prétendre incarner la gauche en laissant opérer de telles illusions qui font le jeu de l’UE et de son idéologie C.I.A., mais aussi de « Jupiter » ne cessant de marteler la nécessité d’une « Europe forte », plus « démocratique » et autres fables pour enfants maintes et maintes fois récitées. En réalité, soit cette UE reste profondément inféodée à Washington via l’OTAN, comme c’est le cas aujourd’hui ; soit elle entre dans une stratégie de confrontation (partielle) avec Trump, et l’européisme d’Hamon nous inscrit par avance dans un affrontement inter-impérialiste intercontinental qui est aux antipodes d’une stratégie réellement pacifique et internationaliste – Lénine eût qualifié cela de « social-impérialisme » : socialisme en paroles, impérialisme en pratique ! Au moins Hamon a-t-il le mérite de reconnaître ce qui oppose profondément son mouvement à la France insoumise et plus encore aux mouvements comme le PRCF qui se prononcent pour un Frexit progressiste : « Nous avons un désaccord stratégique car LFI envisage sérieusement une sortie de la France de l’euro et de l’Union européenne »[xi]. Et c’est bien là la barricade fondamentale qui se dresse dans la définition de la gauche : agir au sein de l’UE en faisant croire qu’il est possible de modifier son architecture ou en sortir définitivement, ou du moins mettre en débat la question d’en sortir, pour enfin appliquer une politique réellement progressiste (et, tant qu’on y est, socialiste !), écologique, démocratique et souveraine, en un mot une politique… de gauche.

    N’en déplaise à Benoît Hamon : celui le plus à même de rassembler largement sur des bases réellement de gauche – nonobstant les divergences idéologiques et stratégiques au sein même de la France insoumise – car justement « envisage[ant] sérieusement » de créer des conditions pour mener une politique de gauche, ce pourrait être Jean-Luc Mélenchon, surtout s’il refuse d’écouter les sirènes des gauches euro-complaisantes (et donc « prolo-rebutantes ») de Hamon à Besancenot en passant par Pierre Laurent et « Ensemble ». N’en déplaise à Benoît Hamon, la position sur la question européenne est décisive pour se situer à gauche et pour mettre en place une France franchement insoumise à l’UE et en marche vers le socialisme qui, seule, peut « casser le plafond de verre » et mobiliser des millions d’ouvriers, d’employés, d’artisans, de chômeurs, qui ne vont plus voter mais qui s’étaient massivement mobilisés pour dire non à l’UE (car leur rejet visait l’UE très au-delà du seul TECE) en 2005. N’en déplaise à Benoît Hamon, la division est entretenue par ceux qui, comme lui, qualifient de populiste Jean-Luc Mélenchon et tous ceux qui, autour du noyau progressiste traditionnel, veulent construire un très large Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologiste capable d’isoler l’oligarchie. Utiliser sans cesse ce mot « populiste » à des fins de stigmatisation politicienne, c’est au contraire favoriser le confusionnisme avec le FN, comme se plait tant à le faire l’Oligarchie politico-économico-médiatique (OPEM) européiste toute imbibée de l’idéologie CIA la plus réactionnaire qui soit.

    Benoît Hamon veut être la gauche ?! Qu’il ait le courage ne serait-ce que de réfléchir à, voire envisager de, la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN (au sein de laquelle il souhaite maintenir la France !) et, in fine, du capitalisme, ce système intrinsèquement exploiteur qui qui ne peut pas être réformé et doit être détruit ! Qu’il ait le courage de faire sienne cette déclaration toujours d’actualité de Jean Jaurès : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d’internationalisme y ramène », plutôt que de renvoyer le patriotisme au vulgaire et hideux nationalisme xénophobe et raciste de la droite extrême et de l’extrême droite, et ainsi qu’il comprenne que le drapeau rouge ET le drapeau tricolore s’associent et se complètent pleinement – ce à quoi devrait d’ailleurs réfléchir la France Insoumise (LFI) elle-même qui a fortement limité sa dynamique en milieu ouvrier et populaire en proscrivant le drapeau rouge de ses rassemblements électoraux de 2017. Qu’il ait le courage de dialoguer avec LFI comme le font de manière responsable les camarades du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF), au-delà des divergences et désaccords qui s’expriment de manière franche mais courtoise et sans remettre en cause la volonté d’un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique pour combattre Macron, le MEDEF, l’UE, l’OTAN et les LR-FN.

    Avant même de prétendre incarner la gauche, que l’ancien candidat du Parti « socialiste » se pose ces questions et ne contribue pas davantage à l’affaiblissement d’un rapport de forces déjà trop défavorable à la gauche populaire et patriotique en véhiculant les plus gros stéréotypes qui font le jeu de l’idéologie CIA et de la droite fascisante. Qu’il réfléchisse davantage à la responsabilité de l’ancien Parti auquel il a appartenu et qui a converti la France au capitalisme néolibéral, à la fausse « mondialisation heureuse », à l’atlantisme le plus guerrier et à la dictatoriale « Union européenne » qui jette tous les peuples européens dans une guerre économique de tous contre tous satisfaisant les intérêts capitalistes depuis 1982/1983 ! Qu’il médite également sur cette réflexion que formula Jaurès en 1898 : « Nous savons que dans l’état présent du monde et de l’Europe, les nations distinctes et autonomes sont la condition de la liberté humaine et du progrès humain. Tant que le prolétariat international ne sera pas assez organisé pour amener l’Europe à l’état d’unité, l’Europe ne pourra être unifiée que par une sorte de césarisme monstrueux, par un saint empire capitaliste qui écraserait à la fois les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. Nous ne voulons pas d’une domesticité internationale. Nous voulons l’Internationale de la liberté, de la justice et du droit ouvrier. »

    Être la gauche ne revient pas à proposer la fausse alternative de « l’Europe sociale » face à une UE originellement et par essence façonnée et structurée par l’idéologie C.I.A. Être la gauche consiste en revanche au minimum à proposer un rapport de forces posant une franche alternative : « L’Europe, on la change ou on la quitte ! » ; et même, disons-le encore plus clairement, à proclamer comme le fait le PRCF que « POUR S’EN SORTIR, IL FAUT EN SORTIR : FREXIT PROGRESSISTE ! ».


    [i] L’article est disponible au lien suivant : http://www.liberation.fr/politiques/2018/05/13/benoit-hamon-nous-sommes-la-gauche-puisque-tous-les-autres-ne-le-sont-pas_1649765 Les citations ci-après sont extraites de cet entretien, sauf mention contraire.

    [ii] Voir l’article suivant : https://www.lexpress.fr/actualite/politique/hamon-appelle-melenchon-a-abandonner-sa-strategie-solitaire_1993238.html

    [iii] Voir l’article suivant : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/05/09/31003-20180509ARTFIG00172-que-veut-vraiment-faire-le-gouvernement-avec-la-sncf.php Heureusement, pas de risque d’être accusé de « fake news » ou autre « complotisme » avec Le Figaro

    [iv] Sans prendre une liste exhaustive sur ces sujets, signalons pour rappel les articles suivants : https://www.huffintonpost.fr/guillaume-balas/loi-travail-quadruple-echec-democratique_b_9970604.html ; http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/05/17/31001-20160517ARTFIG00137-ce-que-la-loi-el-khomri-doit-a-l-union-europeenne.php ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/la-loi-travail-la-loi-commission-europeenne/ Au moins ne pourra-t-on accuser Le Huffington Post de véhiculer des « fake news » « complotistes »…

    [v] Voir l’article suivant : http://www.rfi.fr/europe/20180112-grece-greve-services-publics-restriction-droit-syndicats

    [vi] Voir l’article suivant : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/11/06/20002-20141106ARTFIG00410-ue-jean-claude-juncker-fragilise-par-leluxleaks.php

    [vii] Voir l’article suivant : https://fr.timesofisrael.com/en-lettonie-des-centaines-defilent-en-lhonneur-des-anciens-combattants-ss/

    [viii] Voir l’article suivant : https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/hautes-alpes-des-militants-d-extreme-droite-veulent-barrer-la-route-des-migrants-au-col-de-l-echelle_2716702.html

    [ix] Voir l’article suivant : https://www.marianne.net/economie/qu-est-ce-que-l-accord-ue-mercosur-ce-traite-qui-pousse-les-agriculteurs-dans-la-rue

    [x] Lire cet entretient tout à fait éclairant de François Mitterrand avec le chien de garde Jean-Pierre Elkabbach dans lequel l’ancien Président de la République fait croire à l’Europe sociale en… 1992 : http://discours.vie-publique.fr/notices/927006000.html

    [xi] Voir le lien suivant : https://www.lexpress.fr/actualite/politique/hamon-appelle-melenchon-a-abandonner-sa-strategie-solitaire_1993238.html

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr (16/05/2018)

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  • Ce lundi 7 mai 2018, les organisations syndicales des travailleurs du rail étaient reçues à Matignon par le premier ministre Édouard Philippe.

    Les cheminotes et cheminots se rassemblaient à Paris place Vauban, notamment à l'appel de SUD-Rail et FO, pour montrer leur détermination à ne rien lâcher dans de pseudos négociations et exiger le retrait du plan destructeur du gouvernement.

    Comme depuis de nombreux jours, j'étais présent aux côtés des salariés en lutte, en tant que militant PRCF.

    Une ambiance joyeuse et combative sur la place Vauban. La chaleur tape un peu, mais les discussions vont bon train, entre bières et sandwichs. Les banderoles sont déployées, les fumigènes allumés. Les drapeaux flottent au vent, SUD, FO, quelques CGT. Sont présents des cheminots de l’Île-de-France mais aussi de Nantes, Metz, nancy, Grenoble ou encore Chambéry.

    Un bus de la compagnie Transdev – concurrent direct de la SNCF – est joyeusement bloqué durant une quinzaine de minutes. Les slogans fusent.

    Après plus de deux heures de rassemblement, le cortège se forme, déterminé et bruyant, et s'ébranle vers la Gare Montparnasse. Des étudiants, quelques personnels de la santé, des usagers solidaires attendent déjà sur place.

    Et c'est à l'arrivée en gare que cette belle journée prend une tournure beaucoup plus terne. Des vidéos et images sont disponibles sur internet. J'en dirai ici deux mots.

    La police laisse entrer une quinzaine de camarades en tête de cortège à l'intérieur, puis repousse violemment ceux-ci et toute la manifestation qui arrive derrière eux. Coups de boucliers, insultes homophobes, intimidations... Surpris, nous tenons bons et exigeons de pouvoir rentrer pacifiquement dans la gare. À ce moment les CRS se casquent et gazent à bout portant de nombreux travailleurs. Un de nos camarades cheminots du PRCF est d'ailleurs méchamment gazé. Mais la solidarité s'organise très vite, pas de mouvement de panique, pas d'éparpillement, les manifestants font bloc et ne lâchent pas le terrain. Coups de matraques et de boucliers. Au moins deux blessés au crâne, d'innombrables gazés, la colère monte, les premiers soins sont donnés.

    Un meeting improvisé se déroule alors devant la gare, avec prise de parole des cheminots, d'étudiants, de soutiens.

    Je rentre avec des camarades cheminots. Le cortège se poursuivra à travers les métros jusqu'à la Gare du Nord, où les travailleurs, malgré la nasse policière mise en place, pourront s'exprimer sur leurs lieux de travail, recevant au passage le soutien de nombreux usagers.

    En rentrant chez moi, un camarade la FI de Grenoble me signale que la police est intervenue très violemment sur la campus de la ville. Les vidéos sont là aussi en ligne. Selon nos informations il y eu des arrestations et plusieurs blessés, dont l'un au moins envoyé au CHU. Parmi eux des étudiants venus simplement... passer leurs examens !

    Ne laissons pas les cheminotes et cheminots seuls dans leur combat.

    Dénonçons partout la répression à l’œuvre contre tout le mouvement social.

    Continuons à appuyer et impulser partout les luttes.

    T., militant PRCF

     

     

    Paris, lundi 7 mai 2018. Après s’être rassemblés sur la place Vauban, les cheminots SUD Rail et FO ont convergé vers la gare Montparnasse pour y rejoindre les étudiants. Ils ont pu s’enfoncer de quelques mètres dans la gare avant d’en être sortis par les forces de l’ordre à coups de matraques et de lacrymogène. Après des prises de parole ils ont entamé un « tour des gares » en se rendant à la gare de l’Est et à la gare du Nord.

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  • Jupiter, le grand fauteur de guerre !!!! -par Léon LANDINIApôtre du capitalisme, agent de l’impérialisme, serviteur de l’atlantisme, complice du wahhabisme, tenant de l’extrémisme, ami du sionisme

    JUPITER, LE GRAND FAUTEUR DE  !!!

    Une agression contraire à la charte de l’ONU

     

    par Léon LANDINI,Président du PRCF-Résistant FTP-MOI

    Samedi 14 avril 2018, Emmanuel Macron a joint ses efforts au fascisant Trump et à la réactionnaire May pour agresser un pays souverain engagé depuis plusieurs années dans le combat contre le terrorisme islamiste barbare que Jupiter ose prétendre combattre en France en se présentant en « père de la nation » auprès des victimes des attentats. Arguant de l’existence de « preuves » (peut-on les connaître ??!! ou faut-il attendre des preuves similaires au faux charnier de Timisoara de 1989i, au témoignage falsifié de la fille de l’ambassadeur koweïtien affirmant que les soldats irakiens tuaient des bébésii ou encore à la fiole brandie honteusement par Colin Powell en février 2003 pour expliquer que l’Irak possédait des armes de destruction massiveiii ??!!) selon lesquelles le régime de Damas aurait usé d’armes chimiques dans la Ghouta orientale, le « Président » (en réalité tyran) de la « République » (démantelée de jour en jour) a délibérément violé l’article 2 de la charte des Nations unies – comme le fit en son temps le corrompu Nicolas Sarkozy en transformant la résolution 1973 visant à « protéger les populations civiles » en arme de guerre pour renverser le régime de Muammar Kadhafi et, ainsi, pratiquer une ingérence proscrite par l’ONUiv. Jugeons plutôt :

    « L’Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l’Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants :

    1. L’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres. […]

    3. Les Membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.

    4. Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.

    7. Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VIIv. »vi

    Cela n’a toutefois nullement empêché « Jupiter » de se comporter en sheriff au-dessus des lois internationales, illustrant de nouveau son véritable mépris et son arrogance sans limite vis-à-vis du droit qu’il prétend défendre – plus précisément, notons qu’il appelle au respect de « l’État d’ordre »vii, ce qui en dit long sur sa pensée politique… –, comme il l’avait si bien affirmé à de jeunes (et riches, bien évidemment) étudiants lors de son voyage royal en Inde en mars dernier (le tout bien entendu en anglais pour ce fossoyeur de la langue française) : « Un dernier conseil ? Ne respectez jamais les règles ! »viii.

    Le cynisme, réel visage du macronisme

    Le bombardement de la Syrie qui déshonore la diplomatie française n’est qu’un nouvel (et malheureusement ni dernier ni ultime) épisode de la classique duplicité de l’impérialisme et du vrai visage d’Emmanuel Macron, champion du cynisme qui ose affirmer punir un pays ne respectant pas les résolutions de l’ONU. Nous verrons donc si « Jupiter » bombardera :

    • Les États-Unis, qui ont violé le droit international en 2003 pour envahir l’Irak.

    • Israël, qui ne cesse de violer toute résolution internationale depuis 1967 et de poursuivre la colonisation des territoires palestiniens.

    • L’Arabie Saoudite, qui mène une terrible guerre au Yémen depuis 3 ans qui a débouché sur la mort de plus de 10.000 personnes et une atroce famineix.

    • La Birmanie, où la population rohingya subit une épuration ethniquex.

    • Ou… la France qui a outrepassé le mandat de l’ONU en Libye.

    Mais soyons rassurés, il n’en sera strictement rien, et pour cause :

    • Emmanuel Macron est un fidèle serviteur de l’atlantisme, comme le prouve son passage au sein – au même titre, entre autres, que Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Alain Minc, Alain Juppé, Najat Vallaud-Belkacem, Mathieu Pigasse, Christine Ockrent… – de la French-American Foundation au titre de « Young Leader »xi, titre également détenu par François Hollande ou le grand chambellan Edouard Philippe.

    • Emmanuel Macron est un ami du sionisme, véritable porte-parole du CRIF au point d’affirmer que « l’antisionisme est LA forme réinventée de l’antisémitisme » et de recevoir son « cher Bibi » avec le tapis rouge à l’Élysée en juillet 2017xii. Un Benjamin Netanyahou qui poursuit la colonisation illégale des territoires palestiniens et massacre les résistants et civils palestiniensxiii sans que « Jupiter » ne trouve à redire à ce sujet, et ce malgré le fait qu’Israël refuse d’ailleurs une enquête internationale sur les meurtres commis par Tsahalxiv que Bachar el-Assad avait, lui, acceptée en 2013 pour enquêter sur les armes chimiques. Magnifique amalgame classique soutenu par la fascisante Ligue de défense juive en France, ce qui ne semble pas déranger là encore outre mesure un Macron qui semble ignorer qu’au sein du gouvernement Netanyahou siège Avigdor Lieberman, ministre de la Défense qui déclara en mars 2015 au sujet des Arabes israéliens : « Ceux qui sont de notre côté méritent beaucoup, mais ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache »xv.

    • Emmanuel Macron est un complice du wahhabisme, et par là-même de l’islam le plus rigoriste et conservateur – n’en déplaise au corrompu Sarkozy qui, grassement rémunéré par les pétromonarchies pour des conférences au niveau intellectuel proche du néant depuis qu’il n’est plus « monarque ripoublicain », avait osé affirmer en janvier 2008 que l’Arabie Saoudite pratiquait un islam « modéré »xvi. Un wahhabisme qui a favorisé l’essor du djihadisme dans la lutte contre les régimes laïcs et socialisants – sans même parler bien entendu du communisme – au Proche et Moyen-Orient depuis près de 40 ans et l’intervention soviétique en Afghanistan, comme l’a d’ailleurs si promptement avoué Mohamed Ben Salmane le 22 mars dernier dans une interview donnée au Washington Postxvii. Mais au fait, n’est-ce pas ce même Ben Salmane que Macron a reçu en avril 2018 pour signer un nouveau record de contrats avec un pays qui finance des mosquées en France et détruit le Yémen avec des armes vendues par… la Francexviii ? Et ce, malgré le fait que le nouvel homme fort du régime de Riyad soit visé par une plainte pour « complicité d’actes de torture »xix

    • Emmanuel Macron est un tenant de l’extrémisme, recevant à l’Élysée les partisans de la droite dure du Venezuela dont Antonio Ledezma dont le pedigree n’a rien à envier aux agitateurs de la CIAxx ou dialoguant avec « Yogi Adityanath, le dirigeant de l’Uttar Pradesh, l’État où se situe Bénarès. Ce chef d’une milice hindoue, emprisonné en 2007 pour avoir organisé des émeutes, est poursuivi pour tentative de meurtre, intimidation criminelle et incitation à la haine. »xxi

    • Emmanuel Macron se moque éperdument des droits de l’homme : l’a-t-on entendu une seule fois envisager de bombarder la Birmanie où a lieu, selon ses propres termes, un « génocide »xxii ? L’a-t-on entendu appeler à l’aide la communauté internationale face à la terrible famine frappant le Yémen ? Certainement pas, puisque cela se passe au moment où se trouve au pouvoir en Birmanie la grande « démocrate » Aung San Suu Kyi, tant célébrée par la caste médiatique occidentale pour sa prétendue défense de la démocratie quand elle était dans l’opposition et qui s’est vu retirer le prix Elie Wiesel en mars dernierxxiii, et que son ami Ben Salmane est invité à dîner sous le faste du palais de l’Élysée. Un « génocide » ne mérite probablement pas un bombardement eu égard une prétendue attaque chimique dont on attend encore les preuves…

    • Emmanuel Macron se moque éperdument de la démocratie : il ose ainsi accuser le Venezuela de ne pouvoir organiser une élection présidentielle dans de bonnes conditions mais ne trouve curieusement rien à redire au sujet du score jupitérien d’Abdel Fatah Al-Sissi, le président égyptien élu avec plus de 97% (!) des voix en avril 2018 et reçu en grandes pompes en octobre dernier. Et dire qu’à cette époque « Jupiter », pourtant peu avare en « conseils » et provocations, ne voulait « pas donner de leçon » à un Sissi accusé par des ONG d’avoir créé « la pire crise des droits humains » dans son paysxxiv.

    En Marche vers la Guerre !

    Soi-disant féru de philosophie et cultivé, Emmanuel Macron connaît peut-être ces beaux et instructifs passages dressés par Aristote dans Politiques et qui définit parfaitement ce qu’est le macronisme : « La tyrannie est une monarchie qui n’a pour objet que l’intérêt personnel du monarque ; l’oligarchie n’a pour objet que l’intérêt particulier des riches […] Aucun de ces gouvernements ne songe à l’intérêt général. » ; « Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu’il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu’il n’ait pas de temps pour la rébellion. » Oui, Jupiter est un tyran, un homme qui bafoue chaque jour toujours davantage les lois les plus élémentaires du droit international et du droit républicain ; en somme, un homme qui conduit le pays En Marche vers la Guerre :

    • Guerre impérialiste au Proche et Moyen-Orient, que ce soit par le soutien à l’Arabie Saoudite, à Israël ou aux États-Unis dans leurs entreprises belliqueuses au Yémen, dans les territoires palestiniens, en Syrie, sans compter le bombardement assumé de la Syrie ou les menaces sans cesse réitérées envers le Venezuela, nouveau cheval de bataille de Jupiter qui prétend alors défendre les droits de l’hommexxv

    • Guerre sociale passant par la destruction du code de travail, du statut des cheminots et plus généralement de la fonction publique, des retraites, des allocations chômage, des salaires, du statut des migrants fuyant chaque jour la guerre impérialiste, l’exploitation capitaliste et les désastres écologiques, de l’Éducation nationale, de la SNCF, des Universités, de la Poste, des EHPAD, des ZAD comme à Notre-Dame-des-Landes, des salariés de Carrefour ou de Holiday Inn… N’en jetez plus, la coupe est pleine !

    • Guerre à la République avec son discours proprement surréaliste au sujet de la laïcité, affirmant ainsi à la Conférence des évêques de France que « le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il vous importe à vous comme à moi de le réparer »xxvi ; avec son appui au projet de destruction des départements de la Petite Couronne francilienne et sa volonté de réduire le nombre d’élus locaux, participant ainsi au grand « euro-découpage » auquel il a déjà contribué en tant que membre du gouvernement Valls qui a réduit le nombre de régions sur le modèle des « Euro-Länder » en 2015.

    • Guerre à la démocratie avec la répression tous azimuts envers les syndicalistes fliqués et pourchassés, les militants politiques suspectés et fichés, des militants associatifs arrêtés et jugés pour « délit de solidarité » envers les migrants… Et que dire des projets de loi visant à réduire les pouvoirs du Parlement ou à restreindre le droit de grève !

    • Guerre à la souveraineté populaire en se faisant le chevalier d’une UE contre laquelle « il n’y pas de choix démocratique » comme l’avait si honnêtement affirmé Jean-Claude Juncker au moment de l’arrivée au pouvoir de Syriza en Grècexxvii, une UE qui accélère le processus de décomposition de la République, qui impose une austérité esclavagiste aux travailleurs et citoyens d’Europe, qui saccage les droits sociaux à l’image des Grandes Orientations de Politique Economique (GOPE) à l’origine de la loi El-Khomri et des ordonnances Macron et qui détruit les démocraties comme l’illustre la restriction du droit de grève adoptée récemment en Grècexxviii.

    Emmanuel Macron constitue une grave menace pour la paix mondiale et la paix civile en France. Apôtre du capitalisme, agent de l’impérialisme, serviteur de l’atlantisme, complice du wahhabisme, tenant de l’extrémisme, ami du sionisme, il incarne parfaitement la tyrannie exercée à l’encontre non seulement des travailleurs et citoyens de la France, mais aussi dans le monde en rivalisant – tout en s’entendant de plus en plus sans ambiguïté avec lui – avec le fascisant Trump dans des déclarations provocatrices, arrogantes et belliqueuses, traduisant non une quelconque « pensée complexe » mais davantage une Incompétence notoire, une Inculture crasse et un sens de l’Irresponsabilité rarement atteint pour un chef d’État symbolisant un sinistre « triple I ». Et tout cela en étant entouré d’une cour d’apôtres zélés et aveugles qui pratiquent le culte de la personnalité, à l’image du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner qui revendique la « dimension amoureuse » de son rapport à Emmanuel Macronxxix.

    Cela doit faire méditer longuement toutes celles et tous ceux ayant appelé à voter Macron pour « faire barrage » au faux épouvantail Le Pen en mai 2017 : fort de ses – illusoires – 66% de voix qui, selon ses courtisans et laquais, témoignent de l’adhésion des Français à son programme, Jupiter met en application son œuvre de destruction généralisée avec le soutien de la caste médiatique tenue en laisse par ses amisxxx, plonge la France dans un état de tensions et de fractures atteignant chaque jour de nouveaux records, situation face à laquelle il réplique en envoyant le « triple M » – le mépris, le mensonge et la matraque – aux contestataires ; drôle de façon de vouloir commémorer officiellement le cinquantenaire de Mai 68 !

    GUERRE AUX FAUTEURS DE GUERRE !

    Face au grave danger que représente Emmanuel Macron, il est indispensable d’œuvrer en faveur d’un Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique, un F.R.A.P.P.E. à construire avec toutes les forces ouvrières, salariées, progressistes et attachées à la paix qui désirent empêcher un désastre de grande ampleur perpétré par un tyran allié à des forces capitalistes et impérialistes réactionnaires et fascisantes, ne connaissant que la règle de leur volonté absolue. De ce point de vue, la convergence des luttes ne peut et ne doit se résumer à la seule – et déjà vitale ! – échelle nationale où le combat contre la Réaction antisociale, antirépublicaine et antidémocratique doit être amplifié (de ce point de vue, le PRCF ne peut qu’encourager les rassemblements des 19 avril, 1er, 5 et 13 mai prochains), mais doit concerner également l’échelle continentale face à une UE où ne cesse de progresser la fascisationxxxi, une UE-T.A.F.T.A (totalitaire, antidémocratique, fascisante, tyrannique et atlantiste) dont l’urgence absolue est D’EN SORTIR AFIN DE S’EN SORTIR ; et enfin l’échelle internationale, car la lutte contre l’idéologie Capitaliste-Impérialiste-Atlantiste (CIA) est tout simplement le combat contre la régression démocratique, sociale et écologique, nécessitant par conséquent de sortir de l’OTAN et, in fine, du capitalisme.

    Les débats, les avertissements, les mises en garde, tout ceci est utile mais insuffisant. L’heure est venue d’agir, de se réunir, de véritablement faire converger les luttes face au danger de la guerre généralisée envers les services publics et l’outil de production, la guerre envers les salarié(e)s, les fonctionnaires, les chômeurs, les précaires, les étudiant(e)s, les immigré(e)s, les sans-papiers, la guerre envers les fondements de la République, la guerre envers la souveraineté des Etats reconnue par l’ONU depuis 1945. TOUS ENSEMBLE ET EN MÊME TEMPS, DECLARONS LA GUERRE AUX FAUTEURS DE GUERRE !

    Léon Landini  – Président du PRCF – Résistant FTP MOI

    Léon Landini est Président de l’Amicale des anciens FTP-MOI du bataillon Carmagnole-Liberté – Interné de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre suite aux tortures endurées lors de mon arrestation – Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance.

     

    ii Voir le lien suivant : http://www.lepoint.fr/societe/les-faux-bebes-koweitiens-16-08-2012-1696502_23.php Difficile de suspecter Le Point de « complotisme » ou autre « fake news »…

    iii Voir le lien suivant : https://www.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20130308.OBS1260/l-incroyable-histoire-du-mensonge-qui-a-permis-la-guerre-en-irak.html Difficile de suspecter L’Obs de « complotisme » ou autre « fake news »…

    iv Voir le lien suivant : http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/03/25/libye-une-intervention-critiquee-sur-le-fond-et-sur-la-forme_1498572_1496980.html Difficile de suspecter Le Monde de « complotisme » ou autre « fake news »…

    v Signalons que le chapitre VII n’autorise l’emploi de la force qu’en cas d’atteinte « au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée » (article 51). Pour se faire une idée, voir le lien suivant : http://www.un.org/fr/sections/un-charter/chapter-vii/index.html

    vi Pour accéder à la charte en entier, voir le lien suivant : http://www.un.org/fr/charter-united-nations/index.html

    viii Voir le lien suivant : http://www.lefigaro.fr/politique/2018/03/10/01002-20180310ARTFIG00117-emmanuel-macron-a-la-jeunesse-indienne-just-do-it-et-ne-respectez-jamais-les-regles.php Difficile de suspecter Le Figaro de « complotisme » ou autre « fake news »…

    xii Voir le lien suivant : http://www.france24.com/fr/20170716-macron-netanyahou-antisionisme-antisemitisme-israel-france-veldhiv Difficile de suspecter France 24 de « complotisme » ou autre « fake news »…

    xiv Voir le lien suivant : https://www.20minutes.fr/monde/2247443-20180401-violences-gaza-israel-refuse-toute-enquete-independante-apres-mort-16-palestiniens Difficile de suspecter 20 Minutes de « complotisme » ou autre « fake news »…

    xv Voir le lien suivant : http://www.liberation.fr/planete/2015/03/10/avigdor-lieberman-veut-decapiter-a-la-hache-les-arabes-israeliens_1217878 Difficile de suspecter Libération de « complotisme » ou autre « fake news »…

    xvi Voir le lien suivant : https://www.ouest-france.fr/nicolas-sarkozy-flatteur-avec-les-saoudiens-6897 Difficile de suspecter Ouest-France de « complotisme » ou autre « fake news »…

    xviii Voir à ce sujet la réponse sidérante de la Ministre des Armées Florence Parly : https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/guerre-yemen-florence-parly-genee-questions-vente-d-armes-a-l-arabie-saoudite.html Difficile de suspecter TF1 de « complotisme » ou autre « fake news »…

    xxix Voir le lien suivant : http://lelab.europe1.fr/christophe-castaner-revendique-la-dimension-amoureuse-de-son-rapport-a-emmanuel-macron-3450287 Difficile de suspecter Europe 1 de « complotisme » ou autre « fake news »…

    xxx Si les exemples abondent au point qu’on ne sait lequel prendre, relevons tout de même ce moment d’une révérence orgasmique dans Paris Match lors du voyage de Jupiter en Inde : « Même les chèvres s’inclinent sur son passage ». Cf le lien suivant : https://twitter.com/mariannelemag/status/974720955854589957?lang=fr

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  • Appel du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) aux organisations syndicales et aux mouvements progressistes :

     

           Soutenir les luttes populaires

    et construire une grande manifestation 

    nationale du monde du travail

     

    Amplifiant la politique des gouvernements précédents en application des directives européennes, Macron a lancé une guerre-éclair contre les derniers acquis des périodes progressistes de notre histoire. Il s'appuie sur la répression policière et judiciaire et sur des médias qui appartiennent massivement aux puissances d'argent, les premières intéressées à la politique anti-sociale. Il n'est pas un domaine qui échappe à l'offensive, jusqu'à la remise en cause de la laïcité, de l'égalité républicaine et de la souveraineté populaire noyée dans l'accélération de l'intégration européenne ((« gouvernement de la zone euro », « défense européenne » intégrée à l’OTAN, etc).

    Toutefois, le récent projet de casse de la SNCF et de ses statuts, les attaques sur la Fonction publique, les premiers effets dans le privé de la casse du droit du travail, l'étranglement de l'hôpital public, la baisse des pensions de retraite, la casse du bac et la sélection à l'Université, les menaces sur Airbus, STX, Alstom… nourrissent un mécontentement et des mobilisations qui se développent en ce début de printemps. La puissante grève des cheminots, la solidarité qui s'organise autour d'elle, les mobilisations dans l'énergie, la Fonction Publique, le commerce, les universités, les transports aériens, l’enlèvement des ordures ménagères... laissent entrevoir la possibilité d'un grand printemps 2018 de luttes "tous ensemble".

    Face à cette situation, dont la toile de fond est la casse pan-européenne des acquis, le pouvoir prend des tournures de plus en plus autoritaires et il est soutenu par des milices d'extrême-droite qui n'hésitent plus à parader et à « casser du gréviste » ou à s'attaquer en toute impunité aux députés de la France Insoumise, tandis qu'ils protègent les membres du FN.

    L'enchaînement qui se produit sous nos yeux doit alerter tous les militants et citoyens progressistes, républicains, démocrates. La violence infligée au monde du travail met nécessairement en cause la démocratie, la paix (augmentation faramineuse programmée du budget militaire !), la souveraineté de tous les peuples, les libertés. Et cette époque où le système en crise fait exploser les inégalités et la pauvreté, où les guerres sont à l'ordre du jour et où les bandes d'extrême droite s'attaquent au mouvement populaire, rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

    Elle exige un sursaut général de la jeunesse, du monde du travail, des progressistes, des démocrates, des républicains. Sans ce sursaut, Macron va finir de réaliser l'objectif de détruire tous les acquis du CNR (sans oublier ceux de 1968, de 1936, voire de 1905 et de 1789) et de briser les dernières solidarités tout en assurant la promotion, au cas où, de l'extrême-droite associée à la droite extrême : une association qui progresse à pas de géant dans toute l'UE sans que cette dernière n'en soit le moins du monde alarmée ou incommodée.

    C'est pourquoi, alors que les luttes se développent à la SNCF, dans les universités, à EDF-GDF, dans de nombreuses entreprises et services publics locaux, dans la Fonction Publique, chez les retraités, les hospitaliers..., le PRCF lance un appel solennel aux organisations politiques, syndicales, associatives progressistes, antifascistes, patriotiques (au vrai sens républicain et résistant du mot), qui mesurent l'urgence et la gravité de la situation à soutenir ensemble les luttes sociales :

    - en menant activement la bataille idéologique contre la honteuse propagande antigréviste (comme cela put se faire en 2005 lors de la victoire du non à la (toute) constitution européenne

    - en organisant au mois de mai une grande manifestation nationale à Paris contre les contre-réformes Macron en soutien aux cheminots et à l'ensemble des secteurs en lutte et du monde du travail.  Une grande manifestation nationale du monde du travail uni contre la casse des acquis, contre la dérive autoritaire et les groupes fascisants, pour la paix, les libertés, le progrès social, la souveraineté populaire, pour le succès des luttes est indispensable aujourd'hui dans le contexte de montée des luttes pour faire reculer le dangereux pouvoir macronien, pour combattre ce système économique capitaliste mortifère pour les humains comme pour l’environnement et pour construire enfin une perspective progressiste de changement de société.

    le 5/04/2018

     

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  •  

    A propos de la honteuse expulsion des députés de LFI de la « marche blanche » (IC.fr-4/04/2018)Le PRCF n’emploierait pas toujours les mêmes mots que Jean-Luc Mélenchon car nous ne savons que trop, nous les communistes, combien cette  République dont nous révérons l’idéal lumineux mais ne voyons que trop la brutale réalité de classe, couvre d’un vernis universaliste son particularisme de classe anti-ouvrier, anti-cheminot, anticommuniste, atlantiste et finalement, antinational et… antirépublicain.

    Mais ne barguignons pas : JLM a raison de fustiger la manière abjecte dont le CRIF et sa milice fascisante, soutenue en réalité par un État français indigne, et en totale contradiction avec les dignes déclarations de la famille Knoll, piétine les valeurs républicaines dans ce pays, exclut de ses défilés des élus ceints de tricolore, encense un État grossièrement colonialiste et raciste devant lequel la France officielle « oublie » d’un seul coup le droit internationale et les résolutions de l’ONU. Oui, Mélenchon a raison de dire que ce grossier « deux poids, deux mesures » alimente à jet continu l’antisémitisme criminel en amalgamant l’appartenance à la religion juive au soutien obligé à une politique assassine, le sionisme expansionniste, comme on vient encore de le voir avec la manière dont viennent d’être froidement assassinés 17 Palestiniens désarmés.

    Et nous le disons d’autant plus fermement que, nous communistes, héritiers de Robespierre et de Jaurès, de Marx et d’Epstein (l’un des chefs de file des FTP-MOI sous l’Occupation) n’en combattrons qu’avec plus de virulence l’antisémitisme cultivé par les frères ennemis de l’extrémisme fasciste et de l’islamisme radical.


    Le jour de la honte

    Jean-Luc MELENCHON

    De crainte que les médiacrates n’aient pas l’idée de vous en informer ni d’organiser des débats sur le sujet, nous donnons à lire ici un texte écrit sur du vécu. On y découvre comment dix députés, ceints de leur écharpe, menacés par une milice braillarde hurlant des slogans homophobes et des « Israël vaincra ! », ont quitté « la marche blanche » sur ordre de la police et sous le regard indifférent des hautes autorités, dont François de Rugy, président de l’Assemblée nationale.
    LGS

    A propos de la honteuse expulsion des députés de LFI de la « marche blanche » (IC.fr-4/04/2018)

     

    La fête de la fédération, célébrée le 17 juillet 1790

    Quelle étrange semaine que celle-ci. Le jeudi 22, j’avais chaussé mes bottes de militant et je rechargeais ma batterie au contact des cheminots qui descendaient de la gare de l’Est. Le pays était à l’unisson. Le fond de l’air était social et le malaise s’épanchait à gros bouillons sur la place publique.

    Un jour plus tard, à Trèbes et Carcassonne, un épisode majeur de la tragédie du terrorisme bousculait de fond en comble le pays. Le même jour encore, un assassinat, déclaré antisémite par la justice, celui d’une vieille dame rescapée des camps nazis, mettait le pays en sidération.

    Pourtant, sitôt close la cérémonie des Invalides à la mémoire du Colonel Beltrame, la marche qui devait exprimer l’unité de la communauté républicaine fut déchirée par un particularisme communautariste arrogant et sans pudeur. Un chef communautaire, nommé Kalifat, ayant fulminé une interdiction de paraître à la marche, contre l’avis même de la famille, le ministre de l’intérieur ayant reproché à la LFI ses « péchés », toute dignité collective du système s’effondra. Dix députés en écharpes furent exfiltrés sur ordre de la police devant une milice braillarde dans l’indifférence des hautes autorités qui passaient devant la scène en détournant les yeux et en se bouchant les oreilles. À trois mètres fusaient pourtant les menaces, la violence et les injures sexistes. Jour de honte. Non pour nous, les élus de « la France insoumise ». Au contraire ! Venus à dix députés sur dix-sept, seuls sous l’outrage communautariste, nous avons honoré notre mandat républicain en répondant à l’appel que nous avions lancé avec tous les autres groupes parlemenatires de l‘Assemblée nationale.

    La honte est pour ceux qui nous ont abandonnés à la vindicte de la milice du CRIF. Les officiels, la police, le cabinet du ministre de l’Intérieur alerté depuis le matin à tous les étages de responsabilité, les hautes autorités morales gorgées de leur importance portant crète haute, bras dessus bras dessous dans la veulerie, laissant le drapeau être foulé aux pieds devant eux. La honte n’est même pas pour « la ligue de défense juive » non plus. Dans cette circonstance, elle défend à sa façon d’extrême droite traditionnelle et violente ce qu’elle défend tous les jours avec l’approbation des « institutions » communautaires juives et la bienveillante complicité des autorités de l’État. Elle avait annoncé son coup de force sur son site. Sur le terrain, elle maîtrisa de bout en bout son action comme si elle était certaine d’obtenir ce qu’elle voulait sans que nul ne s’y oppose : l’expulsion de la LFI et la réintégration dans le cortège des dirigeants du FN. Pourtant, nous étions dix députés en cortège et en écharpe bleu-blanc-rouge. En face, une quarantaine d’énergumènes vociférant des injures sexistes et des menaces sur nous et nos enfants. Mais c’est pourtant à nous qu’a été donné l’ordre de partir.

    Eh, vous autres, les parfumés, les bien notés, les « grandes consciences », les Ponce Pilate drapés dans vos toges de comédie, vous croyez peut-être que c’est là juste un incident de manif qui concerne « les extrêmes » comme vous le cancanez dans vos dîners en ville ? Ce jour-là, vous avez accepté que soient rompues des digues symboliques essentielles. Vous avez accepté que nous soyons mis dans le même sac que l’extrême droite. Vous avez accepté que les écharpes tricolores soient expulsées sur ordre des communautaristes. Vous avez cautionné le raisonnement de Kalifat : pour défendre la France, c’est-à-dire son unité nationale par-delà les confessions, il faut être solidaire de la politique d’un État étranger et des crimes de son gouvernement. Vous avez cautionné qu’une milice obtienne sous les injures, les menaces et les coups l’expulsion d’un groupe de l’Assemblée nationale en écharpe.

    La leçon doit être retenue et comprise au pied de la lettre. La blessure qu’elle a ouverte en moi ne cicatrisera pas de sitôt. Je ne demande pas que les lâches l’admettent. Leur opinion m’indiffère dorénavant davantage encore qu’hier. Je voudrais qu’ils comprennent quels chiens ils ont lâché. Entendez bien : ce flot que vous avez libéré ne fera pas le tri. Pour y échapper, vous serez poussés d’une abjection à l’autre puisque vous avez pris le chemin de la soumission au communautarisme. Bien sûr, j’ai la prudence de ne pas écrire davantage de ce que je pense quant au fond sur le danger qu’est pour la patrie républicaine ce type de communautarisme.

    Mais pour nous, la leçon doit être retenue. Ni écharpe, ni onction du suffrage universel, ni rien, ni personne ne nous protège de rien dans ce pays désormais. La bonne société adore nos paroles de paix et d’unité nationale mais elle nous hait si profondément qu’elle est prête à nous abandonner au premier groupuscule ethnique venu, se réclamant des intérêts d’un État étranger, écharpe tricolore ou pas. Je le dis sans oublier les personnes, les intellectuels, les journalistes et les amis de toutes sortes, de toute religion et de toutes convictions qui n’ont pas accepté cette honte et qui l’ont dit. Je ne parle pas de ceux qui ont attendu deux jours et des rappels à l’honneur pour le faire. Je parle du NPA, du rabbin Fahri, du journaliste Attal, de Gérard Miller, des militants de l’Union des étudiants juifs de France venus nous protéger de coups et de combien d’autres heureusement. Je parle de ceux du tout de suite, ceux qui étaient là non pour faire des phrases mais pour aller eux aussi au bout de leurs convictions. Je parle de Richard Ferrand, adversaire politique et président du Groupe « La République en Marche » mais qui a préféré quitter la marche plutôt que de cautionner par sa présence l’agression contre ses collègues.

    Ce jour-là, cette heure-là, tenant par le bras Danièle Obono et Clémentine Autain accablées d’injures les plus vulgaires, mes collègues du groupe parlementaire confrontés à une violence dont ils n’avaient jamais eu idée, scrutant du regard l’avis des plus vieux militants parmi nous, avec nos pauvres dix camarades de service d’ordre, je refusais de sortir de l’endroit où nous nous tenions, au rendez-vous donné par l’Assemblée nationale, en face du café « Le philosophe ». Je n’acceptais de partir, pour finir, que sur ordre des policiers inquiets pour eux-mêmes. Nous n’avons donc pas quitté la marche. Nous avons reçu l’ordre de la police de la quitter. Ce n’est pas du tout la même chose. La volonté d’une milice était donc plus forte pour ce groupe de la police nationale, d’ailleurs abandonnés par ses chefs, que le devoir de protéger des députés répondant à l’appel de l’Assemblée nationale.

    Nombreux sont ceux qui ont compris comme moi que le pire n’était pas le traitement qui nous était réservé quoiqu’il soit inacceptable. Mais monsieur Kalifat, le CRIF et son bras armé de la LDJ ont proclamé devant le pays une singularité communautaire radicale dont je doute qu’elle soit beaucoup appréciée par la masse du peuple français. Le peuple français, quelle que soit sa religion, ses « racines », et ainsi de suite comme on le dit dans la novlangue obscurantiste de notre temps, n’aime pas le sectarisme communautariste. Et encore moins l’allégeance de principe à un gouvernement étranger et à sa politique quelle qu’elle soit. Kalifat et la LDJ ont fait plus pour l’antisémitisme à cette occasion que des dizaines de basses besognes des vecteurs antisémites. Notre devoir reste entier : y faire échec. Non pour eux, mais pour nous.

    Ce pays est à nous, les républicains. Aucune secte communautaire ne doit y avoir le dernier mot. Quoiqu’en pense le CRIF et Kalifat, les personnes de religion ou de culture juive en France sont des citoyens de la République commune et sont unis par la loi commune à tous les autres Français. Ils ne doivent en être distingués d’aucune façon, sinon par le soin particulier dont on doit les entourer compte tenu des crimes que la superstition, le fanatisme religieux et le racisme leur ont fait endurer sur ce territoire depuis plus de 1 000 ans. La République n’accepte pas que leur soit attribué une mise à part, même par ses propres chefs communautaires : ils n’ont pas d’autre patrie, d’autres députés, d’autre gouvernement ni d’autre drapeau que celui du peuple français tout entier auquel ils participent. Il est interdit de les distinguer des autres personnes et à plus forte raison de les persécuter et molester à raison de leur religion ou de leurs mythes culturels identitaires.

    De cela, il ne faut démordre d’aucune façon. Ceci est l’essence de notre victoire de 1789. L’universalisme a vaincu en France. La France n’est pas une collection d’indigènes. Non parce que l’histoire n’en aurait pas produit mais parce que nous avons décidé qu’il en irait autrement.

    Dans ce moment où je me sens si mortifié par la face hideuse de mon pays que je viens de voir me cracher à la figure et m’insulter, la France des lâches et des violents, je lis pour me consoler de cette grande douleur les mots du dernier livre de Timothy Tackett sur les fêtes qui précédèrent le 14 juillet 1790. Le pays tout entier s’auto-organisait contre la pagaille résultant de l’effondrement de l’ancien régime et des ligues se formaient pour « fédérer » les actions. « Avec le temps, écrit Tackett, il y eut une évolution des motifs et de l’esprit de ces fédérations. L’accent fut mis non seulement sur le maintien de la loi et de l’ordre, mais aussi sur les expressions de fraternité et de dévotion partagée à la Patrie et à la Révolution en général. Des gardes nationaux se regroupèrent à Besançon en novembre, à Valence en janvier, en Anjou et en Bretagne en février. Dans ce dernier cas, ils déclarèrent “que désormais ils n’étaient ni bretons ni angevins, mais Français” ».

    Ici, le mot « Français » désigne l’appartenance commune à la seule « communauté commune » : celle de la loi qui s’applique à tous en pleine liberté. Peut-être ergotera-t-on et moquera-t-on une fois de plus sur mon adhésion à la religion républicaine qui anime ma vie et donne son sens à mon engagement. Chacun va sur le chemin commun avec son paquetage. Le mien en vaut d’autres, non ? Le chemin se fait en cheminant, il n’y a pas de République sans républicain, ni de courage sans courageux comme l’enseigne le geste du colonel Beltrame. En voyant de Rugy, président en papier mâché de l’Assemblée nationale, détourner la tête tandis qu’un de mes jeunes collègues lui lançait un appel du regard, j’ai reçu une rude blessure. Elle ne cicatrisera pas davantage que quelques autres des plus fondamentales qui m’ont construit comme homme et comme citoyen engagé. Je fais la part des choses. de Rugy est un tout petit bonhomme voué au parjure et aux coups bas comme le montre sa trajectoire politique. Mais je n’oublierai pas qui a foulé le drapeau, qui a laissé faire et pourquoi ces gens-là agissaient de cette manière.

    Deux jours plus tard, une armée de tueurs tiraient sur une foule sans défense en Palestine. Les injures et les menaces ne m’empêcheront pas de condamner ce crime, ceux qui l’ont ordonné, ceux qui l’ont commis et ceux qui se taisent.

    Jean-Luc MELENCHON
    (Lundi 2 avril 2018).

    Logo : La fête de la fédération, célébrée le 17 juillet 1790 (Crédits photo : Bibliothèque nationale de France).

    »» https://melenchon.fr/2018/04/02/le-jour-de-la-honte/

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Déclaration du PRCF.   23 mars 2018

    Mensonges et amalgames (IC.fr-

    La lecture d’un communiqué sur le site confédéral de la a heurté un grand nombre de militants et pas seulement au PRCF.

    Si tout le monde comprend et approuve la dénonciation par la CGT des fascistes et de l’ extrême-droite, des racistes et des xénophobes, y compris leur exclusion manu militari des cortèges syndicaux par les S.O. ouvriers, il y a dans ce texte une formule inacceptable et un amalgame hallucinant.

    Voici la phrase :

    C’est dans ce contexte que du « Front National » aux « Patriotes », en passant par différents mouvements favorables au «  », des organisations identitaires, xénophobes et racistes se travestissent en pseudo-alliés et soutiens des travailleurs en lutte. ”

    Comment mêler les fascistes et les organisations (sans aucune précision quand à l’orientation politique de celles-ci !) qui sont favorables au Frexit progressiste, c’est-à-dire antifasciste, patriotique, populaire et internationaliste, en vue de renationaliser les grandes entreprises stratégiques, d’étendre les droits des travailleurs, de développer la démocratie, de défendre la paix, de sortir de l’OTAN et des logiques de guerre, de relancer une véritable coopération internationale libérée de la « concurrence libre et non faussée » imposée par Maastricht ? Et cela la veille d’un mouvement social que nous souhaitons d’ampleur, alors que c’est l’ qui, avec sa directive ferroviaire et ses appels constants à la réduction des dépenses publiques, impose à la fois la privatisation du rail et la réduction de notre fonction publique territoriale, hospitalière et d’État? Mais il est vrai qu’en 2005 le bureau confédéral voulait voter oui à la constitution européenne avant d’être mis en minorité par le CCN de la CGT…

    Diaporama de la CGT FNME

    Cet amalgame est doublement mensonger puisque le FN n’a jamais proposé le Frexit , au mieux l’inconsistante « sortie concertée de l’euro » qui, dans la dernière période, a été carrément abandonnée.

    Enlisée dans un européisme vomi par l’immense majorité des travailleurs, effrayée par la montée des idées de Frexit progressiste dans le monde du travail et dans les syndicats de classe, la direction confédérale de la CGT étroitement soumise à la Confédération européenne des syndicats, cette courroie de transmission de Bruxelles, en devient aveugle et sourde, voire insidieusement menaçante à l’égard d’une série de progressistes, voire de syndicalistes CGT hostiles à l’UE.

    Qui en est encore favorable à l’ UE ? En tous les cas pas les communistes. Communistes portugais, grecs, italiens, allemand, espagnols, britanniques, tous sont pour sortir de ce carcan mortifère qu’est l’ UE. L’UE et son euro de misère. De plus en plus de forces progressistes s’orientent vers une approche plus lucide et donc de classe de l’ UE.

    Diaporama de la CGT FNME

    Ne reste pour défendre l’ UE et l’euro, que le traître Tsipras, le « progressiste radical » qui est en train d’interdire la grève en Grèce sur sommation explicite de l’UE, et P. Laurent, le secrétaire national de la section hexagonale du PGE, qui accepte d’un cœur léger que le Parti de gauche français quitte le PGE (parce qu’il refuse de siéger à côté de Tsipras) tout en acceptant Syriza, ce parti de briseurs de grève, dans la direction de la « Gauche » européenne…

    Après ce que nous avons vu en Grèce, au Portugal, en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne et ô combien chez nous, comment un syndicat ou un parti politique se réclamant de la gauche peuvent-ils continuer à bêler après “Europe sociale” au moment même où l’État-major du grand capital, à savoir l’ UE, impose ses diktats régressifs et son augmentation des budgets de guerre à tous les peuples européens ? Avec qui la direction de la CGT veut-elle défendre cette UE conçue contre le monde du travail ? Avec Barroso ? Avec Juncker ? Avec Orban ? Avec Merkel ? Avec le gouvernement autrichien à participation néonazie ? Les travailleurs ont déjà dit à toutes les élections ce qu’ils voulaient : sortir de l’ UE. Le Frexit par la porte de gauche, celle de l’indépendance nationale, de la coopération internationale, des renationalisations, de l’antifascisme et de l’antiracisme.

    Nous posons d’ailleurs une question à la CGT : va-t-elle exclure à titre posthume Benoît Frachon, Marcel Paul, Georges Séguy, Henri Krazucki, qui ont combattu frontalement, sur des bases de classe anticapitaliste, la « construction » européenne et atlantique du capital en montrant qu’elle était entièrement antinomique de la paix, de la démocratie, de la souveraineté des peuples et du progrès social ?

    Qui ne voit, à part les auteurs de cette déclaration de chasse aux sorcières, que les forces ouvrières et populaires, syndicales et politiques, sont de jour en jour plus nombreuses à appeler, comme le fait le PRCF depuis sa fondation, à briser les chaînes de l’ UE ? Nous ne parlons évidemment pas des bureaucrates dont la survie financière est liée au financement européen. A moins évidemment que le honteux amalgame pré-maccarthyste de la confédération ne repose sur la prise de conscience effrayée que les idées de Frexit progressistes sont appelées à devenir majoritaire dans la classe travailleuse et qu’en conséquence, à défaut de combattre franchement l’euro-directive qui cadre la privatisation macronienne de la SNCF, le bureau confédéral ait avant tout décidé de « sanctuariser » la sacro-sainte « construction européenne », la monnaie unique et ce qui l’accompagne nécessairement : les critères d’austérité de Maastricht.

    Bref, en tant que patriotes ET internationalistes, en tant que Résistants antifascistes et/ou fils et filles de Résistants antifascistes, en tant très souvent que MILITANTS SYNDICAUX, y compris pour beaucoup d’entre nous, adhérents de longue date de la CGT ou de la FSU, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous avons même conscience de défendre l’honneur de la CGT en demandant qu’on arrête avec des amalgames scandaleux qui, pour défendre la funeste « construction » européenne, en arrivent sournoisement à appeler à la chasse aux sorcières dans les manifs. Toujours la fascisation prend pour prétexte l’exclusion des militants communistes et syndicalistes les plus conséquents, ceux qui ne pactisent pas avec une construction européenne qui menace désormais du dedans les confédérations syndicales.

    Nous appelons les autres organisations de gauche favorables au Frexit progressiste à s’exprimer dans le même sens que nous ; virons le FN et ses surgeons philippiens des manifs, mais ne laissons pas criminaliser les tenants du Frexit progressiste.

    Nous exigeons des éclaircissements et des excuses sur cet amalgame scandaleux de la direction de la CGT.


    LE BUREAU CONFEDERAL CGT DOIT RESPECTER LE VOTE DE LA CGT ET DU PEUPLE CONTRE LE TRAITE CONSTITUTIONNEL EUROPEEN   

    Sous le titre juste “l’extrême droite n’a pas sa place ni dans les cortèges syndicaux, ni nulle part ailleurs”, le communiqué confédéral CGT du 21 mars 2018 fait un amalgame scandaleux entre d’une part “différents mouvements favorables au ‘frexit'” et d’autre part le “front national”/”les patriotes”/les “organisations identitaires, xénophobes et racistes (qui) se travestissent en pseudo-alliés et soutiens des travailleurs en lutte”. C’EST HONTEUX ET INACCEPTABLE.  

    Est-ce ici l’occasion de revanche du Bureau Confédéral contre le vote pour le “frexit” au TCE du CCN de la CGT en 2005 ? Est-ce un gage de soumission de plus à cette antenne institutionnelle de la Commission Européenne et de la Table Ronde des Industriels Européens qu’est la CES ?   

    Sur quelle décision démocratique de la CGT se fonde cet amalgame entre fascisme pro-européen réel “des front national/patriotes/identitaires” et véritable position progressiste, révolutionnaire de classe pour la sortie de l’euro/UE/OTAN, position défendue par bon nombre de syndicalistes de classe au sein de la CGT ?   

    Le Bureau confédéral ose-t-il ranger parmi les fascistes le CCN qui a voté le “frexit” au TCE en 2005?   

    Qu’est ce donc ce soutien non assumé, donc hypocrite, à la construction du bloc impérialiste européen qui saccage par la guerre derrière l’impérialisme US des pays entiers (Irak, Libye, Syrie, etc), voire le continent africain (opération Barkhane sur tout le long du Sahara/Sahel), s’aligne systématiquement sur les crimes sans fin et sans nom du sionisme colonialiste israélien et détruit par les décisions de la commission européenne, caisse de résonance des grandes Multinationales capitalistes européennes, tous nos conquis sociaux et démocratiques dans nos différents pays ?  

    Depuis quand fait-on passer subrepticement à la CGT des positions non débattues par les instances démocratiques ?   

    Est-ce là un alignement, non dit et non assumé, sur cette officine eurocratique appelée “confrontation” à laquelle certains dirigeants et ex-dirigeants jamais trop éloignés du Bureau Confédéral adhèrent pour faire “partager” au syndicalisme français l’horreur chauvine, raciste du projet fédéral européen comme moyen politique de construire un bloc impérialiste européen à la fois allié et concurrent des prédateurs US contre les peuples ?   

    Cela ne rappelle-t-il pas la sauvage domination criminelle du capitalisme, né en Europe, et exporté dans le monde à coups de génocide des Amérindiens, de traite des esclaves noirs et de colonialisme ?   

    Ne voit-on pas ce que coûte aux travailleurs et aux peuples en Europe la dite construction de l’impérialisme européen : la faillite imposée à la Grèce, les politiques et lois anti-sociales des gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé depuis 1981, la montée électorale des fascistes, etc ?  

    IL FAUT QUE CESSE CET AMALGAME INFAMANT ENTRE LES FASCISTES ET LES DÉFENSEURS DU DROIT DE SORTIR DE CETTE PRISON DES TRAVAILLEURS ET DES PEUPLES QU’EST L’UNION EUROPÉENNE ?   

    Assumez un débat franc et net, au lieu de vous cacher derrière des amalgames perfides, sur l’impérialisme européen en construction et ses dégâts ici et partout ailleurs.  

    Diagne Roland, membre des CE : CGT Educ’Action Nord, FERC, UL CGT Tourcoing, UD CGT du Nord


    Pour ceux qui douteraient de ce qu’est le rôle de l’Union Européenne, au moment où tous les syndicalistes, les cheminots de la CGT sont mobilisés contre la privatisation de la SNCF, la libéralisation du Rail, la suppression du statut, il est important et indispensable de rappeller que la réforme Borne Macron de la SNCF est la traduction de l’obligation de la transcription en droit français d’ici décembre 2018 des directives européennes du 4e paquet ferroviaire. D’où la méthode violente de la réforme par ordonnances pour tenir ce délais et éviter les sanctions de la Commission Européenne. Alors, privatisation de la SNCF et Union Européenne, ou Services Publics par le Frexit progressiste, les travailleurs peuvent faire leur choix !

    L’achèvement de l’espace ferroviaire unique européen : le 4e paquet ferroviaire

    L’objectif est de renforcer la compétitivité du transport ferroviaire et de faciliter la libre circulation des voyageurs et des services de transports avec l’achèvement de la mise en place de l’espace ferroviaire unique européen.

    Le quatrième « paquet ferroviaire » se compose de six textes présentés par la Commission européenne en janvier 2013. Trois textes concernent le volet technique . Les autres textes constituent le « volet politique » en raison des questions de gouvernance et d’ouverture à la concurrence qu’elles traitent.

    Le pilier technique a été publié le 26 mai 2016 au Journal officiel de l’Union européenne.

    Le pilier politique a été publié le 23 décembre 2016 au Journal officiel de l’Union européenne.

    Le pilier politique : ouverture à la concurrence de toute l’activité transport de voyageurs

    Cet ensemble de textes législatifs européens orientera les évolutions du système de transport ferroviaire pour les prochaines années, puisqu’il parachève la libéralisation des marchés ferroviaires en prévoyant l’ouverture à la concurrence de l’ensemble des services domestiques de transport ferroviaire de voyageurs et en réformant les règles de gouvernance des groupes ferroviaires et de régulation des marchés ferroviaires.

    Le pilier politique traite principalement de deux aspects :

    • la gouvernance des groupes ferroviaires, avec notamment des mesures de sauvegarde de l’indépendance du gestionnaire d’infrastructure plus fortes et de nouveaux pouvoirs donnés au régulateur ;
    • l’ouverture à la concurrence des services de transport domestique de voyageurs, en 2021 au plus tard pour les services commerciaux et fin 2023 au plus tard pour les services conventionnés.

    Les dispositions concernant la gouvernance et l’ouverture à la concurrence des services commerciaux doivent être transposées d’ici décembre 2018.

    Les dispositions concernant la mise en place d’appels d’offre systématiques pour les contrats de service public, elles, sont directement applicables dès décembre 2023.

     

    Le pilier technique

    Ce pilier s’intéresse à l’interopérabilité et à la sécurité ferroviaire, ainsi qu’à l’Agence de l’UE pour les chemins de fer (ancienne Agence ferroviaire européenne) qui devient un acteur clé des dispositifs d’autorisation des matériels roulants et des entreprises ferroviaires.

    Il renforce l’harmonisation européenne des procédures d’autorisation portant sur les matériels et sur les opérateurs en confiant dès 2019 de nouvelles missions à l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (règlement n°2016/796). Il s’agit notamment de réduire les formalités administratives liées aux procédures d’autorisation et leurs coûts, tout en préservant le haut niveau de sécurité atteint .

    L’interopérabilité ferroviaire (directive n02016/797) repose sur la mise en place de procédures d’autorisation des véhicules ferroviaires, la fixation d’exigences essentielles à respecter, qui se traduisent sous la forme de règles détaillées que l’on appelle des « spécifications techniques d’interopérabilité ». L’interopérabilité ferroviaire requiert également de limiter au strict nécessaire l’existence de règles nationales pour des raisons historiques ou liées à la spécificité d’un ou plusieurs réseaux sur un territoire national. Enfin l’interopérabilité ferroviaire est également garantie par des procédures de vérification et d’évaluation de la conformité pour différents sous-systèmes ou constituants d’interopérabilité en déterminant les organismes et les procédures afférents.

    La sécurité ferroviaire (directive n°2016/798) repose sur la mise en place de procédures d’autorisation des entreprises ferroviaires et des gestionnaires d’infrastructures, la définition du partage des responsabilités entre les différents acteurs, la mise au point d’objectifs, d’indicateurs et de méthodes dites de « sécurité communes » pour limiter là aussi les règles nationales au strict nécessaire, l’existence d’autorités nationales de sécurité et d’organismes chargés des enquêtes sur les incidents et accidents et la définition de principes communs pour la gestion et la surveillance de la sécurité ferroviaire.

    L’Agence ferroviaire européenne, jusqu’ici dotée principalement de missions d’assistance technique pour la Commission européenne, devient l’autorité responsable :

    • de la délivrance des autorisations liées à l’interopérabilité et à la sécurité ferroviaires
    • du système européen gestion du trafic ferroviaire (ERTMS)
    • de la réduction du nombre de règles nationales techniques et/ou de sécurité
    • de la mise en place à terme d’un registre européen des véhicules

     

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  • Les militants communistes du PRCF vous proposent des dizaines de slogans pour animer et dynamiser les manifestations du 22 mars 2018 et les suivantes ! Tous ensemble, résistance

    Macron veut privatiser et liquider les services publics en appliquant les directives européennes : privatisation de la SNCF, des barrages, des routes, des aéroports, liquidation des voies navigables, de météo france, de l’IGN, casse du BAC national, sélection à l’université, licenciements de 130 000 fonctionnaires. Ce 22 mars la mobilisation de l’ensemble des travailleurs des services publics, fonctionnaires des trois fonctions publics, cheminots, agents d’EDF s’annonce historique. 50 ans après Mai 68, l’heure est à la à la mobilisation.
    C’est pourquoi pour activier le tous ensemble, pour désigner et dénoncer qui attaquent les travailleurs, voici les meilleurs slogans pour convaincre, unir et rassembler, vers la grève générale, tous ensemble et en même temps.

    Manifestation : 30 slogans pour gagner !

     

    1. Ce n’est pas les salaires /ce n’est pas les statuts / ce n’est pas les acquis / c’est l’UE du profit qui détruit notre pays !
    2. Emplois, statuts, salaires, code du travail, même bataille, tous ensemble, et en même temps !
    3. Macron / l’UE / veulent tout privatiser / tous ensemble / faut les dégager
    4. Pour sauver / nos services publics / de l’Europe du fric / vite vite vite / le FREXIT !
    5. La monaie unique n’aura pas le service public !
    6. une seul’ solution / l’Unité d’action / Pour stopper  / l’euro austérité !
    7. Ouvriers, étudiants, enseignants, paysans / Tous en-sembl’ / Et en mêm’ temps !
    8. LES STATUTS / LA SECU / SONT NOTRE DÛ !
    9. Le bac doit res-ter na-tio-nal / non au lycée Blanquer / et au contrôl’ local !
    10. Fin du bac national / mise à mort / des conventions salarial’s !
    11. Cheminots, étudiants, enseignants / TOUS ENSEMBLE / et en mêm’ temps !
    12. Macron détruit / tous nos acquis sociaux / nous on répond : grève inter-pro !
    13. Printemps 2018 / plus haut que 68 !
    14. Chaud, chaud, chaud, le printemps sera chaud !
    15. Y en a marre des diktats européens / qui détruis’ les conquêt’ / De nos anciens !
    16. Macron, UE, MEDEF, vous cassez notre école / et la SNCF !
    17. Ohé Jupiter, on va t’botter l’ derrière !
    18. Ce n’est qu’un début, le combat continue !
    19. Macron, t’es foutu, les feignants sont dans la rue (variante : les cyniques, les jaloux, les extrêmes…) !
    20. Les privilégiés, c’est pas les cheminots, / Ce sont les actionnair’, et les capitalos ! / Les privilégiés, c’est pas les professeurs, / Ce sont les traders, et les spéculateurs !
    21. Macron, Gattaz, l’Europ’ de la finance / détruis’ la France / nous on répond : ré-sis-tanc’ !
    22. Macron (MEDEF, l’UE, Blanquer, etc.), Macron, Macron ? / Résistanc’ répondit l’écho !
    23. C’est pas au patronat (variante, à Jupiter, à l’UE, à Gattaz, à Blanquer…) / de fair’ la loi / la vraie démocratie / Elle est i-ci
    24. Demain est-ce qu’on s’arrête ? Non, non, non ! / Demain on continue ? Oui, oui, oui !
    25. Macron, ton « nouveau monde », c’est l’esclavage ! / Macron, UE, MEDEF, nous on vous crie : DEGAGE !
    26. Non aux euro- / privatisations / à bas, à bas / les euro-diktats !
    27. Macron cass’ nos retrait’ / On va lui fair’ / Sa fêt’ !
    28. Cheminot cheminot cheminot… solidaire répondit l’écho
    29. Assez cassé, assez privatisé, pour créer des emplois faut nationaliser !
    30. Y a toujours des milliards / pour les fauteurs de guerre / mais y a jamais un rond / pour les infirmières !
    31. Assez gavé les premiers cordés, assez privatisé, faut nationaliser et mieux payer ! (variante : embaucher)

    Retwettez ces slogans, et partagez en commentaires vos meilleurs créations !

    Et en chanson

    Sur l’air du petit navire : Il était un petit Macron (bis) / Entièrement dévoué aux gros patrons (bis) / Ohé, ohé, Jupiter, / Ensemble on va t’botter le derrièr’ / Ohé, ohé Jupiter, / Union des ch’minots, des fonctionnair’ !

    Sur l’air du Chant des partisans : Ami entends-tu le vol noir de l’UE sur la France ? / Ami entends-tu le cri sourd  du pays, sa souffrance ? / Ohé, cheminots, étudiants et enseignants fait’z alliance ! / Ohé, salarié, l’heure du combat d’ classe revient, résistance !

    Sans Chemise Sans pantalon :

    Ce soir, on va les virer / Sans chemise, sans pantalon —–  /
    Macron on va te virer / Sans chemise, sans pantalon
    Gattaz on va te virer / Sans chemise, Sans pantalon
    Philippe on va te virer / Sans chemise, Sans pantalon
    L’UE on va te virer / Sansh Chemise, Sans pantalon
    C’est eux, qu’il faut licencier / tous ensemble, on va gagner !

    Merci Patron :

    Bercy Macron, Bercy Macron, / Quel plaisir d’être exploités par vous, / On va se battr’ jusqu’au bout !
    Bercy Macron, Bercy Macron,/ Sans chemise / et mêm’ sans pantalon, / Tu vas finir en cal’ çon !
      Bercy Macron / Bercy Macron !
      Tu roul’ pour le patronat / Et mêm’ pour Frau Angela !

     

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  • SORTIR A TEMPS DE CETTE UNION EUROPEENNE DE MORT ! – par Georges Gastaud (IC.fr-26/02/2018)

    Georges GASTAUD, auteur de "Patriotisme et internationalisme", secrétaire national du PRCF

     

    Pour ménager le PS maastrichtien, le « Parti de la gauche européenne » (PGE), la « Confédération européenne des syndicats » (C.E.S.) et les autres structures grassement subventionnées qui protègent l’UE capitaliste, les directions -formatées du PCF-PGE et des confédérations syndicales prétendent qu’il est possible de « réorienter dans un sens progressiste l’ et l’UE ». Et bien que toute l’histoire du « parlement » européen depuis 1979 démente cruellement cette illusion « -constructive », des partis qui se réclament de la gauche s’apprêtent à nouveau à cautionner l’élection supranationale de 2019, dont le but est de donner une caution populaire à l’UE, pourtant directement antinomique de l’idée même de peuples souverains.

    L’UE, rejeton légitime du

    Le PRCF a mille fois montré le caractère foncièrement mensonger de cette « réorientation progressiste » de l’UE. Si la « construction » européenne pouvait se retourner contre le capital qui s’acharne à la mettre en œuvre, celui-ci serait le premier à s’en méfier. Or le Manifeste de 2011 intitulé Besoin d’aire et adopté à l’unanimité par le MEDEF appelle clairement à dissoudre la République française dans « les Etats-Unis d’ », à privilégier le tout-anglais transatlantique, à accepter le « leadership » de la RFA sur l’ et à mettre en place l’ « Union transatlantique » (premiers pas, le CETA entre l’UE et le Canada, second pas, l’accord de l’UE avec le Mercosur, pas suivant, le retour sous un autre nom du TAFTA, dès que le gouvernement allemand CDU/SPD sera en place).

    L’UE, contre-révolutionnaire et totalitaire

    N’oublions pas en outre que les traités supranationaux sont TOTALITAIRES : en effet, ils ne fixent pas de manière neutre, « technique », le fonctionnement des institutions européennes en laissant aux peuples le soin de décider des orientations politiques. Non, l’Europe « postcommuniste » et contre-révolutionnaire qui s’est encore durcie après l’annexion de la RDA et le phagocytage euro-atlantique des ex-pays socialistes (l’ainsi-dit « élargissement européen ») dispose très clairement que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Et l’UE n’étant rien d’autre que ce qu’établissent ses traités, on ne peut « réorienter l’UE vers la gauche », ni même d’ailleurs « sortir des traités supranationaux », sans… sortir de l’UE elle-même.  En effet, la phrase-clé citée ci-dessus indique clairement, sauf à ceux qui veulent s’aveugler ou qui souhaitent aveugler autrui, que l’UE proscrit radicalement LE SOCIALISME, et même, la plus timide des politiques dites keynésiennes (à supposer qu’elles soit possible), voire le simple maintien en l’état des protections sociales nationales et des « monopoles publics » existants (Sécu, mais aussi Mutuelles à la française, SNCF, EDF, Poste, retraites par répartition, etc.); CQFD, comme on dirait en géométrie !

    L’euro est de A à Z un dispositif de domination

    Quant  à l’euro, c’est une naïveté sans pareille que de croire qu’on puisse le « réorienter dans le sens du progrès social », comme l’a proposé sans rire M. Francis Wurtz, peu de temps après que le Non à Maastricht (1992) ait dépassé les 49% de votants, avec une forte majorité (déjà !) dans la classe ouvrière. Comme si « l’euro » se limitait à des billets de papier frappés du sigle € ! Comme s’il n’était pas UN DISPOSITIF MONETAIRE, une police budgétaire continentale (les fameux critères de Maastricht flanqués des dispositifs de flicage du « TSCG »), et surtout un ARRANGEMENT INTER-IMPERIALISTE (alignement du franc dit « fort » sur le mark, partage crypto-protectionniste du monde entre la zone mark, dévolue à l’Allemagne unifiée, et domination transcontinentale du dollar), bref, un moyen structurel d’affermir la co-gouvernance (conflictuelle !) de Washington et de Berlin sur l’Europe et sur le reste monde… En réalité, il y a autant de chances de « démocratiser l’euro », qu’il y en a de transformer l’OTAN en outil de la paix mondiale ! Et cette remarque est d’autant plus juste que l’UE étant le « partenaire stratégique de l’OTAN », et l’adhésion à l’OTAN constituant une condition sine qua non d’affiliation pour un Etat candidat à entrer dan l’UE, sortir de l’OTAN sans sortir de l’UE et de l’ensemble de ses dispositifs, ou du moins, sans envisager clairement de le faire, est une phrase creuse qui ne signifie rien.

    De plus en plus dictatoriale, anticommuniste et fascisante, l’UE est irréformable.

    Enfin et surtout, comme l’a d’ailleurs très bien dit Mélenchon (qui du coup devrait s’interroger sur la première partie de sa phrase, « l’UE, on la change ou on la quitte »), comment peut-on encore croire, quand on avise une carte de l’Europe, que ce cartel d’Etats de plus en plus autoritaires, néolibéraux et DE PLUS EN PLUS FASCISANTS puisse être amendé « du dedans » ?

    Faisons le compte en partant, non pas des « positions » des partis et des syndicats, mais des REALITES vérifiables par tous :

    • Depuis le démembrement de l’URSS et de l’ex-Europe socialiste, les « pays de l’Est » arrimés à l’UE/OTAN ont perdu leur industrie, leur science et leur agriculture socialiste, bases de leur développement autocentré. Pour l’essentiel, ces pays – dont certains se sont vidés de leur jeunesse, sont devenus des colonies de main-d’œuvre dont l’exportation continentale sert à faire baisser les salaires partout, sans parler des délocalisations occidentales vers l’Est qui ont mis sous pression la classe ouvrière et la paysannerie occidentales sans donner une once de pouvoir aux peuples de l’est devenus très lourdement germano-dépendants (cf l’enquête imparable du Monde diplomatique de janvier 2018) ; qui va jamais « réorienter à gauche » cette Europe contre-révolutionnaire destinée à forclore le retour au socialisme des pays de l’Est, et cela d’autant plus que la « défense européenne » recentrée sur l’axe Berlin-Paris sera devenue opératoire pour mater d’éventuelles insurrections populaires… Alain Madelin, qui vota pour Maastricht en déclarant que c’était là une « assurance tous risques contre le socialisme en Europe » fut bien plus clairvoyant que toutes ces directions politiques « de gauche », y compris celles de l’euro-trotskisme, qui pérorent sur le « socle social européen », sur le « service public européen », sur le « socialisme européen », sur « la révolution européenne » et sur cent autres billevesées qui nous désarment idéologiquement et fond de notre classe la RISEE des capitalistes !

    • Dans presque toute l’ex-Europe socialiste, des ex-Républiques soviétiques baltes à l’ex-Yougoslavie en passant par la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie, l’ex-Tchécoslovaquie, l’Albanie additionnée de l’Etat fantoche (entièrement sous contrôle impérialiste) du Kosovo, l’ex-Yougoslavie, la Roumanie, – sans parler de l’Ukraine où des néonazis hantent le gouvernement de Kiev – , les communistes sont persécutés, les « minorités » nationales sont discriminées (y compris quand elles forment 40% de la population comme les russophones dans certains pays baltes !), tandis que des partis xénophobes, racistes, cléricaux, misogynes (Varsovie), voire de francs fascistes (Orban, Kaczynski ou Porochenko, partisan de l’adhésion ukrainienne à l’UE) gouvernent ou sont aux portes du pouvoir. Notons que ces curieux mouvements « eurosceptiques » ne proposent nulle part de quitter l’UE et encore moins l’OTAN (ils veulent seulement une « Europe blanche, chrétienne », antimusulmane et machiste pleinement assumée). Ils sont d’ailleurs semblables en cela à Mmes Marine et Marion Le Pen qui ont FEINT de s’opposer à l’UE, aux USA et à l’euro et qui, désormais, affichent leur euro-ralliement quand elles ne courent pas à Washington pour recevoir l’adoubement de Trump… Et dire que c’est cette Europe contre-révolutionnaire, véritable analogue actuel de ce que fut la Sainte-Alliance de Metternich à l’époque de la Restauration monarchique, qu’on nous propose de « réformer » !!! Un peu comme si Blanqui, Raspail et l’ouvrier Antoine Marche, véritable père de notre Seconde République, avaient ridiculement revendiqué la « réorientation républicaine du Traité de Vienne » qui, au 19ème siècle, prétendait graver dans le marbre la défaite de la France post-révolutionnaire…
    • Et en Europe de l’Ouest ? On en est à manifester contre le retour des mussoliniens à Rome, pendant que le néo-franquiste Rajoy flanque en prison les dirigeants catalans élus, que le gouvernement de Vienne est truffé de néonazis avérés (police, armée, finances, affaires étrangères, excusez du peu !) et qu’en Allemagne, 90 négationnistes déclarés siègent désormais au Bundestag (c’est le joli résultat de la casse sociale en Allemagne sous l’égide du SPD : pourquoi se gêner maintenant que l’ex-RDA ne force plus le capital ouest-allemand à des concessions sociopolitiques ?).

    En sortir ou… «  y rester » !

    Bref, l’éternelle question qui nous est posée, à nous partisans du progressiste « mais comment ferez-vous pour assurer notre prospérité si la France sortait de l’UE ? », est de plus en plus déphasée, voire surréaliste. En effet,

    1. ce n’est pas demain qu’il faudra éviter la ruine si nous sortons de l’UE, c’est aujourd’hui, PARCE QUE nous sommes dans l’UE de par la volonté de l’oligarchie antinationale de France, que nos fleurons industriels achèvent de passer entièrement aux mains du capital étranger (STX, Alsthom, Airbus et bientôt Peugeot qui prépare une délocalisation géante avec l’aide de syndicats collabos), que notre agriculture paysanne sombre sous le coup des traités transatlantiques, que nos services publics d’Etat et notre Sécu agonisent, que notre pays renie jusqu’à sa langue (l’UE pousse de toutes les manières possibles au tout-anglais « transatlantique » ?). Ainsi se réalise, avec la complicité offensive du MEDEF et des gouvernements maastrichtiens successifs, ceux de Mitterrand (initialement soutenu par les « communistes » Fiterman et Cie), de Chirac, de Jospin (soutenu par les « communistes » Gayssot et Buffet), de Sarkozy, de Hollande, de Macron, le mot cynique de l’aristocrate Von Thadden. Longtemps chargé des relations franco-allemandes par Berlin, cet inquiétant personnage annonçait crûment naguère que « pour faire l’Europe, il faut un peu défaire la France». « Un peu » seulement, Herr Doktor ? Bref, « ce n’est pas si nous sortons de l’UE que nous ne nous en sortirons, pas, c’est au contraire si nous n’en sortons pas à temps que nous « Y RESTERONS », à SORTIR A TEMPS DE CETTE UNION EUROPEENNE DE MORT ! – par Georges Gastaud (IC.fr-26/02/2018)tous les sens que comporte cette expression !
    2. Quelle sottise que de croire que si la France quittait l’UE, « elle serait isolée en Europe ». Quelle France, celle du peuple ou celle des financiers ? Et de quelle Europe s’isolerait-elle, de celle des oligarques, qui nous étranglent, ou de celle des peuples, qui vomissent comme nous la « construction » européenne ? Mais surtout, comme le rappelle souvent Léon Landini, président du PRCF, il suffit de considérer le poids et la situation géographique de la France en Europe pour saisir que si la France quittait l’euro et l’UE par la gauche, comme nous le proposons…  IL N’Y AURAIT PLUS D’UNION EUROPEENNE ! Et non seulement ce ne serait pas une catastrophe pour les peuples, mais ce serait un immense appel d’air pour toutes les forces d’émancipation en Europe et bien au-delà. Comme dans la chanson d’Henri Salvador, les peuples pourraient enfin danser et chanter sur l’air de « Le lion est mort ce soir» ! Bien entendu, il ne s’agirait pas seulement de sortir et de ne rien faire en attendant que les forces euro-atlantiques et ses collabos de l’oligarchie « française » nous étranglent. Il faudrait reconstituer résolument les outils politiques, militaires, budgétaires, monétaires, diplomatiques, économiques, de notre souveraineté et de notre coopération avec TOUS les pays du monde, parler à nouveau, non pas seulement aux suzerains Trump et Merkel, mais, d’égal à égal, avec les peuples de tous les continents (à l’ALBA latino-américaine, aux pays frères de la Francophonie, mais aussi à la Chine, à la Russie, ), nationaliser le CAC-40 et les banques pour reconstruire le produire en France, aller à la transition écologique sous primat du secteur public reconstitué, impulser un développement sans précédent de la démocratie, y compris à l’entreprise, taxer fortement le capital en réduisant les inégalités, bref, OSER affronter le grand capital chez nous en suscitant ailleurs un nouveau Printemps des peuples ; non pas DANS l’UE, mais CONTRE cette prison des peuples, par et pour la fraternisation de tous les peuples libres et souverains !

    Pour aller vers cela, nous ne pouvons attendre une éternité. Véritable « homme historique » de la défaisance française, Macron met les bouchées doubles pour détruire les acquis de 45 et de 36, détruire la séparation laïque de l’Etat et des cultes, démanteler la République indivisible (« pacte girondin »), casser la fonction publique d’Etat, les départements et les communes, instaurer l’anglais comme langue officielle bis (dans un premier temps). Bref, derrière ses slogans mirobolants en langue étrangère, « Choose France », « France is back », « Make the Planet great again », “One planet’s Summit”, l’ex-trader de chez Rothschild s’est mis en marche pour faire de la France un “couteau sans manche dont on a perdu la lame »…

    Réveillons-nous avant qu’il ait tout cassé car une fois que l’Etat national issu d’un millénaire d’histoire et travaillé par pas moins de sept insurrections populaires majeures aura été écartelé, la défaite populaire sera consommée pour TRES longtemps. Car, comme disait Marx, « l’histoire ne repasse pas les plats ». Raison de plus pour que les militants d’avant-garde du mouvement populaire rejettent avec mépris les contes de fées sur « l’Europe sociale » dont l’usage est de bercer les peuples jusqu’à ce qu’ils aient perdu à jamais la force de s’insurger.

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Déclaration du PRCF

    France soumise ou France Franchement insoumise ? la FI à la croisée des chemins-Déclaration du PRCF

    Clémentine Autain demande à Jean-Luc Mélenchon “d’infléchir sa stratégie”. La députée appelle La à “agréger” davantage à “Nous devons agréger plus encore pour bâtir l’alternative à Macron : des individus écœurés par la gauche et par la mais aussi des courants historiques, des forces constituées, des intellectuels et des artistes, des corps intermédiaires”, déclare la députée d’, une des composantes de feu le Front de gauche.

    Pour l’élue, “l’Histoire ne peut être balayée d’un revers de la main et si l’on vise la constitution de majorités, aucune voix éprise de rupture sociale et écologiste ne peut manquer”. Clémentine Autain juge ainsi sévèrement la brouille entre le PCF et les Insoumis, appelant cette dernière à mener “clairement” une discussion stratégique avec le PCF, “mais sans humilier ni mépriser”.   

    A propos du PS, Clémentine Autain se félicite que La France insoumise se sépare de la gauche qui s’est “laissée prendre par le pouvoir et l’argent”. Mais, insiste-t-elle, “si nous voulons prendre le pouvoir à ces destructeurs de vie et de liens, il faudra bien refaire une majorité d’idées et des alliances politiques”. En clair, elle demande une convergence accrue avec Benoît Hamon, ancien ministre de Hollande, accompagnateur de la « fin du travail », partisan de la « souveraineté européenne », des frappes sur la Syrie et de l’augmentation des budgets otaniens de l’armement.

    Enfin, elle encourage le mouvement à “réfléchir à comment faire vivre le pluralisme en interne, sinon ça va finir par aller à l’encontre de l’efficacité“.

    France soumise ou France Franchement insoumise ? la FI à la croisée des chemins-Déclaration du PRCF

    Que signifient ces propos? Il semble que pour C. Autain et pour d’autres au sein de la , la tentation est forte “d’agréger” des forces sans se soucier du contenu de cette agrégation, ou plutôt, nous y reviendrons, en affadissant au maximum ce contenu, notamment sur la question stratégique de l’Union européenne. Que signifie cet appel aux “courants historiques, forces constituées, intellectuels et artistes, corps intermédiaires”, sinon un appel du pied au PS, au PCF et aux directions syndicales, avec à la clé un poids accru des couches moyennes intellectuelles et une diminution du poids, déjà insuffisant, de la classe ouvrière dans la composition de la France insoumise ?

    “L’infléchissement stratégique” que réclame C. Autain, c’est en réalité un coup de barre à droite de la FI. Ensemble et d’autres forces au sein de la FI rament à tribord pendant que d’autres vont à babord, en particulier vers la rupture avec les forces « euro-constructives » qui dominent le PGE de MM. Gysi, Laurent… et Tsipras. Nous ne pouvons être indifférents à ce qui se passe au sein de la FI. Comme du reste nous ne sommes pas indifférents à ce qui se produit au sein du PCF dans la perspective de son congrès. L’heure n’est certainement pas à l’isolationnisme et au sectarisme. Mais bien au contraire à la recherche de convergences et l’unité d’action. Cela ne peut en aucun cas vouloir dire se taire face aux tentatives des courants opportunistes d’enliser la dynamique incontestable de la candidature de JLM dans un “tsiprisme” à la française, dans les sables mouvants de l’ alter-européisme et d’un électoralisme vulgaire.

    “L’unité ne peut se forger que dans la lutte et la clarté”

    L’unité ne peut se forger que dans la lutte et la clarté. La lutte des classes a des implications. Et parmi celles-ci et de façon centrale il y a le rôle qui est celui de la classe ouvrière. La classe ouvrière du XXIe siècle, qui s’étend à des secteurs nouveaux de la production de survaleur, mais la classe ouvrière. Pour nous qui sommes partisans d’un Front (le FrAPPE Front Antifasciste Populaire Patriotique et Écologique) nous insistons toujours sur le rôle dirigeant que la classe ouvrière doit tenir au sein de ce Front. Certes nous ne décrétons pas ce rôle, comme nous ne décrétons pas la grève générale, mais nous le préparons, nous le construisons à force de travail et de cohérence car il est la condition de la réussite et de l’affirmation du cap franchement à gauche. Et en y réfléchissant bien, qui ne voit que, même d’un point de vue platement électoral, l’ « insoumission » aurait bien plus à gagner à s’ouvrir à des millions d’ouvriers, d’employés et de « précaires » qui rejettent franchement l’UE, ses délocalisations et ses privatisations, et que n’effraierait pas mais tout au contraire stimulerait la perspective d’une France franchement insoumise à l’UE –en clair, du Frexit progressiste ! – qu’elle n’aurait à gagner à replonger dans les stériles discutailleries à l’infini entre les gauches euro-assagies qu’incarnent jusqu’à la nausée les dirigeants confédéraux semeurs de défaites, la direction euro-soumise du PCF-PGE, les super-bobos d’ ATTAC et d’Ensemble, etc. Alors que le FN a clairement renié toute idée d’indépendantisme français (ce parti bourgeois a fait officiellement une croix sur toute contestation de l’euro), il faut choisir entre la voix – courageuse à court terme mais gagnante à moyen terme – du Frexit progressiste, qui mène à l’affrontement de classe avec l’oligarchie et pose à terme la question du socialisme pour la France, et la voie du retour piteux au Front de gauche euro-constructif qui n’a jamais vraiment « mordu » sur les couches populaires et sur la jeunesse.

    On a vu avec les râtisseurs sans principes ce que devient le mouvement populaire : il s’encastre dans un mur. De Blum à Mitterrand en passant par Tsipras et combien d’autres, si la classe ouvrière, si le monde du travail ne tient pas son rôle central, si la petite-bourgeoisie désoriente le mouvement populaire, l’échec quand ce n’est pas la pure et simple trahison sont au bout du chemin. Qui ne voit, au delà de l’urgente et indiscutable solidarité avec le Venezuela bolivarien, que le problème n’est pas « trop » de socialisme mais pas assez. Qu’on se souvienne de Saint-Just et de sa phrase prémonitoire : ” Ceux qui font des révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau“.

    La France Insoumise

    La France insoumise ne doit pas se soumettre. Au contraire elle doit devenir, comme nous le disons, la France franchement insoumise, FFI ! Gagner les ” courants historiques, forces constituées, intellectuels et artistes, corps intermédiaires” ou gagner les masses populaires. Avec celles déjà gagnées,  celles qui s’abstiennent, celles qui votent FN, celles qui ce sont exprimées sur l’ UE et sur l’euro en 2005:  67% des employés, 70% des agriculteurs, 79% des ouvriers et 71% des chômeurs ont rejeté dans les urnes le traité constitutionnel Et à chaque élection européenne. Aux Européennes de 2014 chômeurs (69%), employés (68%) et ouvriers (65%) se sont abstenus en masse. Le Plan A ou B ou C importe peu au peuple. Son plan à lui, c’est de sortir de ce carcan européen qui broie la vie de millions d’ouvriers, de salariés, de retraités, de malades, d’étudiants, de paysans, de  fonctionnaires… Il le dit. Il le crie depuis des années et son abstention majoritaire au second tour de la législative (56%, record absolu !) dernière, alors qu’aucune force nationalement visible ne portait plus le Frexit, est un nouveau signal de cette attente déçue. Alors certes la petite bourgeoisie des arrondissements “bobos” de Paris, Lyon ou Dijon ne l’entend pas, confondant Erasmus et le bilan social de l’ UE. Quant à ceux qui, projetant leur défaitisme sur la réalité, déclarent que la question du Frexit est forclose, on leur conseille de se référer au récent entretien accordé par Macron à la BBC : il y déclare cyniquement que s’il n’organise pas de référendum sur l’UE, c’est parce que la majorité des Français voteraient pour le Frexit !

    Mais le mouvement populaire et ses composantes doivent choisir.  Choisir le bon côté de la barricade, celui de l’intérêt populaire qui coïncide avec l’intérêt national.

    Les communistes du PRCF, reprenant le flambeau du Parti Communiste Français jeté à terre par les Hue et autres Laurent, ont choisi dès leur premier jour et bien seuls à l’époque : sortir de l’ UE, de l’ euro et de l’ OTAN dans la perspective révolutionnaire de la sortie du capitalisme.

    D’autres nous ont rejoint depuis. D’autres hésitent reflétant sans doute des réalités de classe plus contrasté. Mais la vie a tranché : comment, après la catastrophe grecque, comment prétendre « démocratiser du dedans » une dictature européenne qui tente, par Tsipras interposé, d’interdire la grève à Athènes, qui tolère en son sein des gouvernements hongrois, baltes, autrichien, truffé de néonazis et qui pousse à la criminalisation des partis communistes dans tout l’Est de l’UE (et à celle des syndicalistes de lutte en France, en Italie et en Belgique ?) peut-on oser prétendre construire une “UE sociale”? Comment justifier rationnellement un tel positionnement ? A moins d’être enfermé dans des œillères intellectuelles ou des intérêts sonnants et trébuchants, ceux que représentent par exemple l’affiliation de certains partis et syndicats hexagonaux au Parti de la Gauche Européenne ou à la Confédération Européenne des Syndicats. La cohérence ne veut-elle pas que ceux qui sont pour la sortie de l’ OTAN se prononcent pour la sortie de l’UE, qui se définit elle-même comme un « partenaire stratégique » de l’OTAN et qui fait de l’adhésion à l’OTAN un critère d’affiliation à l’UE ? Ou alors il faudrait admettre que l’on peut construire une OTAN pacifique ? Personne n’ose dire cela pour l’ OTAN, comment peut-on à ce point insulter la logique et les rapports de forces réels quand il s’agit de la sacro-sainte UE ? Après quoi, les mêmes théoriciens boboïsants viendront accuser de « dogmatisme » les réalistes qui affirment qu’une UE qui se définit comme une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » est irréformable car constitutivement totalitaire !

    L’extrême-droite pressée par les milieux patronaux et par la haute hiérarchie catholique massivement euro-phile a jeté son masque anti-UE à la poubelle. La clarté y gagne. Il ne reste que la vraie gauche patriotique et populaire aux côtés des ouvriers et employés pour exiger un Frexit progressiste. C’est seulement ainsi que la France insoumise agrégera autre chose que les fantômes solfériniens et les bureaucrates européisés et que, très au-delà de la petite gauche incarnée par C.Autain, et dans les conditions d’aujourd’hui, elle refera vivre l’esprit conquérant et rassembleur du Conseil National de la Résistance… et de la Renaissance française !

     

    G.Gastaud, secrétaire national du PRCF & A.Manessis, secrétaire de la Commission action unitaire du PRCF, le 14/02/2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • « INITIATIVE COMMUNISTE » de février 2018 [N°189] est paru

     

    Sommaire :

    page 4 : Le nouvel ambassadeur cubain reçoit le P.R.C.F.

    page 5 : L’O.T.A.N. relance le djihad en Syrie !

    page 6 : Le printemps tunisien gelé

    page 7 : Vénézuéla : l’opposition «démocratique» assassine !

    page 8 : Les zones humides résistent !

    page 9 : Torpille contre le bac !

    pages 10 et 13 : Les ordonnances Macron torpillent l’industrie

    page 11 : Nationaliser Lactalis - solder les soldes !

    page 12 : Le C.S.E., temple du dialogue social

    page 14 : Hommage à Jean Salem

    pages 16-17 : Derrière le bac, les salaires et les acquis

    page 18 : Francophonie : lettre ouverte à Leila Slimani

    page 19 : K.P.P.-solidarité : P.R.C.F. et J.R.C.F. en pointe !

    page 21 : Il y a 75 ans : Stalingrad...

    pages 22-23 : Pour ou contre Marx (le jeune) ?

     

     

    Pour recevoir ce numéro

    Contactez le journal

    « INITIATIVE COMMUNISTE »

    BP 30111

    62802 LIEVIN

    ou adressez-vous à un militant du PRCF  

     

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  • Déclaration du PRCF

    Pour développer la Corse, il faut établir une République sociale, souveraine et indivisible et non instituer un « droit à la différenciation » mortel pour la Nation toute entière (IC.fr-

     

    À l’occasion de son voyage en , le chef de l’exécutif s’apprête à un nouvel exercice de double langage et de dé-tricotage de la France républicaine.

    Cette visite intervient au lendemain d’une manifestation des nationalistes à Ajaccio qui a mobilisé bien en-deçà de leurs espérances et très loin de la manifestation tenue après l’assassinat du préfet Érignac, et après que ces derniers sont sortis premiers de l’élection de l’assemblée de la collectivité unique. Une élection dont le grand gagnant aura été une abstention massive et historique, logique lorsque l’on sait que les Corses consultés par référendum en 2003 s’étaient majoritairement prononcés contre la fusion des départements corses.

    Évidemment, Macron ne manquera pas de bomber le torse en condamnant (c’est bien le moins !) les tueurs du préfet Érignac, que les « pacifiques » élus séparatistes – qui n’ont en bouche que les « valeurs d’accueil » et le « respect », voudraient tant voir amnistiés ; sans doute Macron refusera-t-il, en apparence, de désétablir officiellement la langue française (« la langue de la est le français », dispose l’Art. II-a de la ) en co-officialisant la langue corse, ou encore d’établir un « statut de résident » qui saperait sur tout le territoire national le principe universaliste d’une citoyenneté française dénuée d’ancrage ethnique. Macron ne pourra manquer d’adopter à Ajaccio une telle posture « républicaine » puisque, la France étant encore, sur le papier plus que dans les faits, une « République une et indivisible », le chef de l’exécutif ne peut trop ouvertement violer la constitution qu’il est censé protéger…

    Mais en réalité, par-delà son très probable et convenu discours « républicain », Macron cherche en réalité à instrumentaliser le séparatisme corse pour mettre en place, à l’échelle de l’Hexagone, ce qu’il appelle son « pacte girondin », c’est-à-dire l’euro-fédéralisation à l’allemande de la République française. Un projet largement rejeté par les français qui sont plus de 60% à refuser que la Constitution soit modifiée pour y mentionner une “spécificité” de la Corse. Quant à la langue française, Macron n’a pas attendu son voyage à Ajaccio pour lui réserver un traitement mortifère :

    • On sait déjà en effet que Macron veut faire graver dans la constitution un prétendu « droit à la différenciation des territoires ». Cela affaiblirait le primat du français, socle de la nation et premier service public de France, notamment dans plus d’une région française périphérique (et pas seulement en Corse : Bretagne, Pyrénées-Atlantiques, Alsace, Flandre, Pyrénées-Orientales…). Le « droit à la différenciation » ne tarderait pas à détruire tout ce qui reste de national dans notre pays : code du travail, conventions collectives, statuts publics, services publics d’État, fiscalité des entreprises, SMIG, etc. ; enterrée la possibilité de reconstituer une Sécurité sociale protectrice, de grands services publics d’État, le « produire en France » ! Et bienvenue au capital prédateur jouant sans cesse une région contre l’autre pour abaisser les salaires, casser les protections sociales et délocaliser les productions !
    • Macron est partisan de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, que le Conseil constitutionnel a déjà récemment jugé incompatible avec la l’unicité de la citoyenneté française, constitutionnellement indépendante de toute condition de religion, de sexe, de « race » ou de territorialité. Par ailleurs on ne voit que trop combien Macron martyrise chaque jour la langue française en officialisant de fait le tout-anglais dans sa communication (voir ses derniers discours « Choose France ! », « France is back ! », « Make the planet great again ! », « One planet’s Summit », etc.), donnant un véritable permis de polluer la langue à tous ceux qui piétinent la loi Toubon de 94. En réalité, le proconsul de l’UE qu’est Macron prend en tenaille le français, « langue de la République », entre le tout-anglais « transatlantique » et la marche vers l’officialisation rampante des langues régionales. Ainsi, sous couvert d’ouverture et de « modernité », le « Ramina-Globish » néocolonial porté par l’Empire euro-atlantique s’apprête-t-il à dévorer toute forme de diversité linguistique et culturelle en France, en Europe et dans le monde !

    En réalité, sous prétexte de résister au séparatisme corse, Macron s’apprête à ouvrir la boîte de Pandore de tous les pseudo-« indépendantismes » (car que vaudrait une « indépendance » de la Corse ou de toute autre région par rapport à « Paris » si, en même temps, tous ces territoires « indépendants » se soumettent à Bruxelles… donc à Berlin, dont on voit comment ils traitent les malheureuses îles grecques !). Alors que la « construction » européenne induit la balkanisation de nombre de nations européennes (Belgique, Espagne, Italie, Grande-Bretagne…), que les partisans de l’ « Europe des régions », – dont le QG siège au MEDEF ! – veulent « reconfigurer les territoires », voire « éliminer les communes et les départements » – , le « droit à la différenciation » n’est donc rien d’autre qu’une manière centralisée, « une et indivisible » dans la méthode, perverse en un mot et encore plus dangereuse que l’ corse, de dépecer la République indivisible à partir du « centre », de Paris !

    En un mot, Macron ne feint de refuser le séparatisme corse que pour mieux mettre chaque région française en concurrence sauvage avec toutes les autres pour le seul bénéfice des chasseurs de profit et au détriment de la masse des Français qui préfèreraient que le gouvernement daigne régler leurs soucis d’emploi et de pouvoir d’achat.

    Quant à la Corse, on peut simplement rappeler quelques données de base à son sujet :

    1. pourquoi tonner contre le « jacobinisme de Paris » alors que c’est le pouvoir central qui, depuis notamment 81 (Defferre) et 2003 (Raffarin), ne cesse d’affaiblir l’unité administrative du pays avec pour seul résultat l’éclatement des inégalités territoriales qui a aggravé la paupérisation de la Corse; ajoutons qu’en fait de centralisation excessive, il faut surtout incriminer un certain… Napoléon Bonaparte qui liquida l’élection des maires et soumit la France à la dictature des préfets ; à l’inverse de Robespierre, qui n’a dirigé la France qui souhaitait le maximum d’autonomie des communes dans le cadre de la loi universelle ;
    2.  C’est dans le cadre d’une République sociale et souveraine démocratiquement centralisée que la Corse pourra enfin, à l’abri des mafias, des gangs, des clans et des promoteurs, trouver la voie d’un co-développement planifié que peuvent seuls porter des services publics d’État, un puissant secteur public bancaire et industriel chargé de redévelopper à égalité tous les territoires, d’une Éducation nationale dotée des moyens nécessaires pour enseigner convenablement partout la langue nationale, et aussi, à tous ceux qui le souhaitent, les langues régionales, ce patrimoine indivisible de la nation (par ex. pourquoi le corse ne serait-il pas enseigné à Marseille et là où il y a une demande suffisante, 800 000 originaires de la Corse soit 3 fois la population de l’île vivant sur le continent) ;
    3. Si néanmoins un jour, clairement et à leurs risques et périls (car on ne peut gagner sur tous les tableaux, rejeter l’État français et exiger le maintien des subventions), les Corses voulaient majoritairement divorcer d’avec la France, il faudrait qu’ils pussent le faire démocratiquement, le dernier mot revenant toutefois à l’ensemble des Français, qui sont copropriétaires du territoire. En tout cas, la volonté, fût-elle euphémisée sous le nom d’« autonomie », de rompre avec le peuple français dont les valeureux FTP Corses furent pourtant l’aile patriotique marchante en 43/44, ne doit pas servir de prétexte à Macron pour dépiauter toute la nation au seul profit de l’UE et de l’oligarchie capitaliste.

     

    le 6 février 2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Communiqué du PRCF à propos des luttes de février

    Pour un nouveau printemps du peuple ! (IC.fr-

    1er février, 6 février, 8 février 2018… : engagement total du PRCF et des aux côtés des secteurs populaires en contre la macro-destruction de l’école et des autres services publics !

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, Gilliatt De Staërck, animateur national des JRC, Jo Hernandez, secrétaire du secteur Luttes du PRCF,

    Usant de sa mainmise sur les médias, fort de la complaisance des confédérations euro-formatées à l’égard des «  » scélérates, conforté par le soutien qu’apportent à ses contre-réformes l’UE, le MEDEF et les transnationales, Macron s’imaginait avoir maté le peuple et la jeunesse de France.

    Mais le plus dur est devant lui comme le montre la succession des sectorielles dures. Après celle des employés d’EHPAD, des agents hospitaliers, puis des personnels pénitentiaires tenus de gérer l’ingérable, les lycéens, étudiants et professeurs montent au créneau contre la contre-réforme du , des facs et du lycée. Macron et Blanquer prennent les jeunes et les profs pour des sots s’ils croient qu’ils vont accepter sans révolte une « réforme » qui détruit le caractère national du bac, renforce le tri à l’Université, désarticule les disciplines et les filières d’étude, dévalue tous les diplômes passés et à venir en leur conférant un caractère local, flexibilise à outrance le service des enseignants et déstabilise les conventions salariales nationales ancrées sur les diplômes délivrés par l’Education nationale et l’Université.

    Par ailleurs une manif nationale des cheminots est prévue à Paris pour stopper le train fou de l’euro-privatisation et de l’empannage systématique de la SNCF, une entreprise jadis performante que trente années de casse maastrichtienne portée par tous les ministres du transport, y compris par le pseudo-communiste Gayssot entre 97 et 2002, ont gravement détériorée pour préparer son démantèlement final. Il y a en outre fort peu de chances que les fonctionnaires laissent tranquillement le sympathique G. Darmanin détruire leur statut, comme il vient de l’annoncer, tout en supprimant encore plus de 120 000 postes de travailleurs utiles à la population.

    Non seulement le PRCF et les JRCF appellent tous les citoyens conscients à prendre part à ces luttes, mais nos organisations franchement communistes apportent leur contribution politique à la construction du rapport de forces indispensable pour balayer les contre-réformes : concernant la contre-réforme de l’Education, il importe de faire le lien entre la destruction des diplômes nationaux, la casse des statuts et la démolition des conventions salariales nationales ; opposons à la cohérence des macro-destructions le tous ensemble gagnant, jusqu’au bras de fer social (incluant l’idée d’une manif inter-pro combative à Paris pour aller vers la grève générale) des jeunes, des agents publics et des salariés du privé. Il faut aussi démasquer ce gouvernement « ni droite ni gauche », dont la vraie feuille de route, dictée par le MEDEF et l’UE, vise à dissoudre ce qui reste des conquêtes sociales et démocratiques de 68, 45 et 36 dans l’acide sulfurique de la pseudo-construction européenne pilotée par l’Axe Washington-Berlin.

    A l’encontre des euro-réformistes qui nient le lien entre la casse sociale et l’euro-casse de la nation, le PRCF appelle les éléments combatifs de la jeunesse et du monde du travail à dénoncer le mensonge de « l’Europe sociale ». Osons revendiquer la sortie par la gauche, par le Frexit progressiste, de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, de l’UE, cette broyeuse de peuples, de l’OTAN, cette machine à augmenter les dépenses militaires tout en brisant la défense nationale, et du capitalisme, ce système destructeur du progrès social, du droit à l’éducation, de l’environnement et des nations libres.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Lundi 22 janvier 2018, une délégation officielle du PRCF a assisté, sur invitation, aux vœux du pour cette nouvelle année. Outre l’accueil chaleureux et fraternel pour lequel nous adressons nos félicitations et nos remerciements, cette soirée a été l’occasion pour les représentants du PRCF d’échanger avec des camarades et militants d’autres formations politiques, et en premier lieu avec des dirigeants de la France insoumise. Ainsi, l’échange fut très fraternel et constructif avec Djordje KUZMANOVIC (Secrétaire national du Parti de Gauche en charge des questions Internationales et de défense), Vangelis GOULAS de l’Unité populaire grecque ou encore Jean-Luc MÉLENCHON, avec lequel une conversation d’une bonne demi-heure a permis de procéder à un échange de vues sur la situation politique actuelle.

    Militer pour la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du Capitalisme

    Cette présence s’inscrit dans le combat engagé par le PRCF en faveur des quatre sorties – de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme – tout en alliant le drapeau tricolore ET le drapeau rouge, dans le cadre d’un large Front antifasciste, patriotique, progressiste et écologiste, un F.R.A.P.P.E. appelant au rassemblement de toutes les forces communistes, progressistes et patriotiques, désireuses d’en finir avec la dictature de Bruxelles-Berlin-Francfort-Washington, du Medef, de La Réaction en Marche et de ses alliés politiques de tous bords.
    Signalons également la présence et le combat des travailleurs de l’hôtel Holiday Inn, en grève porte de Clichy depuis plus de trois mois et qui ont été ovationnés pour leur courageuse résistance contre la direction rapace et toute heureuse d’appliquer la « Loi Chômage » (c’est-à-dire la dictature du patronat et du capital) à l’encontre de ses salariés.

    Lutte des classes : soutien aux travailleurs de la chaine d’hôtel Holiday Inn en lutte

    Le PRCF a de nouveau exprimé sa solidarité et son soutien indéfectible aux travailleurs du Holiday Inn, et il invite de nouveau tous les militants communistes à renforcer la résistance et le combat contre l’idéologie totalitaire A.C.I.E.R. (atlantiste-capitaliste-impérialiste-européiste-réactionnaire) qui détruit tous les conquis sociaux et broie des vies humaine entières.

    Pour 2018, tous ensemble et en même temps

    A nos camarades du Parti de Gauche et à toutes les formations politiques, syndicales et associatives œuvrant dans le même sens, le PRCF adresse ses plus chaleureux vœux de combativité et de fraternité pour 2018, en faveur de l’unité TOUS ENSEMBLE ET EN MÊME TEMPS afin que triomphe une France Franchement Insoumise !

    Simon, Djordje, Vangelis Goulas, Fadi, Sarah et Annette

     Une gréviste de l’hôtel Holiday Inn explique le combat que les travailleuses mènent depuis plus de 3 mois pour demander à la direction qui les insulte et les exploite de façon éhontée de respecter leur dignité humaine.

    En grève depuis 89 jours, les Holiday Inn défilent à Bruxelles contre la sous-traitance et ses abus.

    Après plus de trois mois de grève, la dizaine d’agent.es de nettoyage du Holiday Inn de Clichy, près de Paris sont allés jeudi 11 janvier à Bruxelles. Une journée de mobilisation pour rappeler leur combat, et alerter sur les méfaits de la sous-traitance hôtelière en Europe et dans le monde. 

    https://www.radioparleur.net/single-post/Holiday-inn-sous-traitance-gr%C3%A8ve-travail

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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