• Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, et Jo Hernandez, responsable national du secteur  du PRCF – 25 janvier 2020

    La CCN de la CGT vient de se prononcer majoritairement pour que la confédération participe le 30 janvier 2020 à la première séance de la «  des retraites » mise en place par le Premier ministre sur demande de son cher Laurent , secrétaire général de la CFDT et président de la Confédération Européenne des Syndicats.

    On peut regretter la décision de la CCN tout en comprenant que des syndicalistes responsables se soient dit que la CGT ne peut pas appliquer la politique de la chaise vide en un lieu où peuvent se décider des mesures gravement attentatoires au monde du travail, à défaut d’apporter du positif à qui que ce soit d’autre que le grand patronat.

    Toutefois, il faut surtout mettre en avant une réalité objective : cette conférence est avant tout un subterfuge proposé par le briseur de  patenté Laurent Berger pour diviser le mouvement social, relâcher la pression des grèves et des blocages sur le gouvernement, porter au centre de l’attention médiatique, non l’affrontement de classes nécessaire pour obtenir le retrait de la retraite à points, mais un « dialogue social » bidon tel que l’affectionnent la CFDT et la C.E.S., c’est-à-dire une « concertation » creuse visant à accompagner et à saupoudrer « socialement » la casse des pensions programmée par les Accords européens de Barcelone (2002) et brutalement accélérées par les « recommandations à la France » édictées par Bruxelles en avril 2018. En effet, le Premier Ministre a indiqué dans sa récente lettre de cadrage adressée aux syndicats le 11 janvier 2020 que la conférence de financement ne devrait pas toucher à « l’âge d’équilibre » (donc au report progressif de l’âge de départ sans décote), qu’elle ne pourrait pas proposer la hausse des cotisations dites patronales et que le financement des retraites françaises ne devrait pas dépasser 14% du PIB (alors qu’on sait que le nombre des pensionnés va mécaniquement augmenter plus vite que le PIB, y compris si celui-ci augmente relativement vite). Bref, le jaune Berger et le premier ministre aux ordres de Bruxelles se réunissent seulement pour savoir comment gérer, voire « autogérer » le recul indéfini de l’âge de départ en retraite des jeunes générations, assorti de la baisse de leurs pensions, du chômage lourd des « seniors », de l’abondement des fonds de pension et d’un maintien massif des jeunes dans le chômage et le précarité de manière à peser lourdement sur les salaires de tous.

    Dans ces conditions, il semble que la position de classe juste soit, à la séance inaugurale de la conférence, que les syndicats véritables, à savoir ceux qui luttent et non pas ceux qui bradent la grève d’autrui à l’instar de la CFDT et de l’UNSA, déclarent ensemble qu’ils ne resteront à la conférence que si elle fait d’emblée sauter tous les préalables : cotisations patronales, âge d’équilibre et plafonnement du ratio « dépenses des retraites/PIB ». Car des syndicalistes véritables n’ont d’autre boussole que les BESOINS des travailleurs, et non les prétendues « contraintes » fixées unilatéralement par le MEDEF, toujours avide de majorer ses profits, et par Bruxelles, obsédée par les sacro-saints 3% de déficit indispensables au maintien de la monnaie unique. Sans ce minimum préalable, la conférence n’aura rien d’une négociation et tout, comme trop souvent, d’une chambre d’enregistrement. Son rôle sera uniquement de compromettre la CGT, d’éteindre l’incendie social, d’offrir une devanture « sociale » à ce pouvoir d’éborgneurs et de valoriser les chefs JAUNES de la CFDT et de l’UNSA.

    Si, comme il est quasi-certain, le gouvernement refuse d’ouvrir le cercle des questions traitées et que la seule problématique précontrainte porte sur les modalités d’exécution réservées aux futurs retraités, il faut selon nous se retirer de cette mascarade honteuse, diffuser un tract de masse sur ce sujet aux entreprises, dire la vérité aux travailleurs sur la CFDT et appeer les salariés et les jeunes encore sur la réserve à entrer dans l’action générale.

    Quant au PRCF et aux syndicalistes qui composent sa commission Luttes, ils proposent en tout état de cause non seulement de continuer les actions fortes à l’encontre de ce pouvoir brutal et discrédité, mais de mettre en débat dans les AG l’idée d’une  nationale unitaire de combat à Paris à l’appel des syndicats de lutte, des gilets jaunes et des organisations politiques progressistes, au besoin en campant sur place jusqu’à satisfaction. Non pour conclure le mouvement, mais pour le relancer de manière unitaire en appelant toute la classe travailleuse au « tous ensemble en même temps », non seulement sur les retraites, mais sur l’ensemble des contentieux sociaux : salaires, emploi industriel, code du travail, services publics (école, santé, justice, équipement, EDF, SNCF, etc.), protection sociale.

    Macron-MEDEF et l’UE cassent nos acquis et notre pays, bloquons leurs profits !


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Vivent les Communes de France ! Déclaration d'Elus du PRCF sur les municipales 2020 (IC.fr-12/01/2020)

    De manière de plus en plus insupportable, les agressions incessantes et les mises en cause récurrentes visant des maires ou des élus municipaux se multiplient. Par ailleurs, de nombreux maires et élus municipaux envisagent de ne pas se représenter aux prochaines élections tant l’exercice quotidien de leur fonction républicaine est devenu ingérable. Dans ce contexte, les déclarations présidentielles faisant l’éloge des maires apparaissent comme pure démagogie hypocrite quand on voit comment sont traitées les communes de France et quand on constate que Macron compte diriger depuis l’Elysée la future campagne municipale. Sur le fond, les maires – et au-delà d’eux, les communes qu’ils dirigent – sont confrontés à une contradiction tenaillante.

    ►D’un côté, la politique maastrichtienne mise en œuvre successivement par les Jospin, Sarkozy, Hollande et autre Macron ne cesse de réduire les prérogatives des communes, de les insérer de force dans des « métropoles », ou au sein de « communautés d’agglomération » ou de « communautés de communes » qui exercent la réalité du pouvoir local sous l’égide de ces nouvelles féodalités que sont les euro-régions. C’est là l’effet d’une « construction européenne » qui, pour se conformer au modèle fédéraliste des Länder allemands, détruit notre héritage républicain issu de la Révolution française, héritage qui repose sur le triptyque jacobin « communes/départements/Etat-nation ». Ce « pacte girondin » voulu par Macron, et que va encore aggraver l’inscription dans la Constitution du « droit à la différenciation des territoires », favorise une « reconfiguration des territoires » réclamée par le MEDEF : celui-ci revendique officiellement la mise en place d’un triptyque néolibéral « euro-métropoles, Etats-Unis d’Europe, Union transatlantique », qui mettrait fin à la fois à l’existence même des communes, des départements et de la République française une et indivisible. Ajoutons que pour entrer dans les clous de la monnaie unique européenne et des critères d’austérité de Maastricht, les subventions d’Etat aux communes se réduisent de plus en plus, amenant de nombreuses municipalités à réduire l’offre de services publics, à accepter les transferts de compétences, à pressurer les fonctionnaires territoriaux, à réduire l’embauche, à précariser les personnels et à engager de ruineuses privatisations des offices municipaux. Cela n’empêche pas le pouvoir, avant tout soucieux de favoriser le grand patronat et les privilégiés, d’avoir mis fin à la taxe professionnelle, et désormais de supprimer la taxe d’habitation et l’impôt sur la fortune…

    ►D’un autre côté, face à la crise de l’Etat central qu’engendre la politique de l’Union Européenne et l’absence d’alternative imposées par la « construction » euro-atlantique, les maires sont sans cesse sollicités par l’Elysée pour éteindre les incendies sociaux, gérer les affrontements intercommunautaires, assurer la sécurité des citoyens, amortir les dégâts des politiques capitalistes et néolibérales, entretenir des ouvrages d’art abandonnés par l’Etat, dépolluer des sites délaissés par les industriels ou empoisonnés par la grande agriculture capitaliste, etc. Comment s’étonner alors que nombre d’édiles « rendent leur tablier », tant ils mesurent leur impuissance à répondre aux injonctions contradictoires qui les somment d’en faire toujours plus avec toujours moins de moyens ?

    Ce constat ne diminue pas la responsabilité politique de nombreux maires issus de LREM, des soi-disant « Républicains », du prétendu parti « socialiste » qui soutiennent la ruineuse « construction » européenne, notamment de ces « grands élus » carriéristes et courtisans qui bénéficient égoïstement de la politique de métropolisation, qui ont toujours « accompagné » les délocalisations et les privatisations, qui ont soutenu Maastricht, la Constitution européenne et le Traité de Lisbonne, qui ne s’opposent pas au CETA, qui fraient quotidiennement avec le grand capital, qui promeuvent illégalement l’anglicisation forcenée de la communication territoriale, qui financent l’école privée et qui privatisent eux-mêmes à tour de bras les services municipaux.

    A fortiori, cela ne diminue pas notre détermination à combattre le RN, dont toute la politique consiste, à défaut de combattre véritablement l’UE, à diviser la population et à faire des habitants d’origine étrangère les boucs émissaires des politiques capitalistes.

    C’est pourquoi, nous, élus ou anciens élus franchement communistes, déclarons notre détermination, lors des prochaines municipales,

    • à combattre l’UE, le MEDEF et les partis à leur dévotion

    • à dénoncer la métropolisation des territoires et sa logique de polarisation (pôles d’activités, pôles de compétitivité) qui sapent l’égalité des communes et des Français ; à promouvoir au contraire l’autonomie et la libre coopération de nos communes ;

    • à défendre la vitalité de nos centres-villes, le dynamisme du commerce de proximité et des productions locales (agricoles, industrielles, halieutiques…), pour faire vivre et développer le « produire en France » ;

    • à défendre les services publics (d’État et territoriaux), à soutenir l’école publique, l’hôpital public, la protection sociale et les retraites de nos compatriotes ;

    • à soutenir les luttes des agents et usagers pour que la Poste redevienne un véritable service public; les luttes des cheminots et usagers pour la défense et le développement des lignes ferroviaires et guichets SNCF, etc.

    • à continuer à faire de nos communes le cadre de l’épanouissement du sport amateur et des irremplaçables activités associatives. 

    Bref, nous  RESISTERONS à côté de la population en n’ayant d’autre souci que l’emploi, le progrès social, la lutte contre la misère, les libertés démocratiques, le vivre ensemble républicain et, plus généralement, le bien-être de nos concitoyens inséparable de la souveraineté de notre pays.

     

    • Laurent Nardi – élu municipal à Pasy – 74

    • Jean Michel Padot – élu municipal à Bully-les-Mines – 62

    • Bernard Colovray – ancien élu de Vénissieux – 69

    • Madelaine Dupont – ancienne élue de Liévin – 89

    • Jany Sanfelieu – ancienne adjointe au maire de Dannemoine – 89

    • Annette Mateu Casado – ancienne adjointe au maire de Villemolaque – 66

    Déclaration co-signée par

    Georges Gastaud secrétaire national et parte parole national du PRCF et Fadi Kassem secrétaire national adjoint et porte parole national adjoint du PRCF

     

    Vivent les Communes de France ! Déclaration d'Elus du PRCF sur les municipales 2020 (IC.fr-12/01/2020)

    source: https://www.initiative-communiste.fr/ (Le 12/01/2020)

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Appel du PRCF

    Pour balayer la contre réforme des retraites, une manifestation nationale géante sur les Champs-Elysées ! (IC.fr-15/01/20)

     

    Le retrait de l’âge pivot n’est qu’un leurre ! Pour balayer la contre-réforme et engager la contre-offensive générale du camp populaire, le PRCF met en débat une proposition de combat.

    Partout où ils le peuvent, les militants du PRCF participent aux actions de grève, de  et de blocage du profit capitaliste. Mais pour élargir la mobilisation, élever le niveau de détermination du mouvement, construire les conditions de la grève générale, l’action locale ne suffit plus. Il est indispensable que les syndicalistes de lutte, les militants politiques progressistes, les Gilets jaunes, tous ceux qui sont attachés à la souveraineté du peuple, aux libertés et aux conquêtes sociales, appellent d’une seule voix à agir tous ensemble et en même temps pour le retrait de la contre-réforme et pour la contre-offensive générale du monde du travail : contre-réformes, délocalisations, privatisations, euro-austérité, ça suffit !

    Dans cet esprit, le PRCF propose que l’ensemble des acteurs engagés dans la résistance sociale décident ensemble d‘une manifestation unitaire géante de combat à Paris, sur les Champs-, vers laquelle convergeraient, par tous les moyens disponibles, tous les secteurs en lutte, au besoin en campant sur place jusqu’au retrait du projet Philippe.

    Ce serait aussi l’occasion de débattre sur la place publique de l’alternative sociale et sociétale de liberté, d’égalité et de fraternité à opposer au trio mortifère formé par , le MEDEF et l’UE. Syndicalistes de lutte, Gilets jaunes, militants politiques progressistes, débattons-en dans nos organisations et dans nos AG interprofessionnelles et amplifions la lutte jusqu’au retrait de la contre- !

    Le secrétariat national du PRCF, la commission Luttes

    Pour balayer la contre réforme des retraites, une manifestation nationale géante sur les Champs-Elysées ! (IC.fr-15/01/20)

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Menaces du 1er Ministre, haine médiatique ciblant les cheminots, pantalonnade de Berger &Cie… l’affrontement de classe se durcit, le PRCF 100% mobilisé ! (IC.fr-16/01/20)

    Menaces du 1er Ministre, haine médiatique ciblant les cheminots, pantalonnade de Berger & Cie… l’affrontement de classe se durcit, le PRCF 100% mobilisé ! (IC.fr-16/01/20)

    Par , Fadi Kassem et Jo Hernandez

    Même si, logiquement, les taux de grévistes ne sont plus les mêmes que le 5 décembre à la SNCF à la suite de la plus longue grève cheminote de l’après-guerre, la circulation ferroviaire reste très perturbée en France et plus encore dans le métro parisien. En outre, démentant l’entreprise démobilisatrice des médias d’Etat et de la grande presse privée détenue par huit milliardaires,

    • Les ouvriers des raffineries et des ports et docks prennent le relais et bloquent les principaux ports français et à travers eux, la logistique européenne dont une bonne partie transite par notre pays.
    • Dans le silence des médiacrates, de nombreuses entreprises privées ou en voie de privatisation luttent pour leurs revendications et parfois gagnent, comme à Chronopost-Val-de-Marne ou à Franprix-République.
    • Les lycées sont en ébullition car nombre d’enseignants, soutenus par des lycéens, rejettent le pseudo-bac dénué de valeur diplomante que sont les E3C institués par Blanquer dans la perspective de Parcoursup.
    • Dans les hôpitaux, mille chefs de service menacent de démissionner de leurs fonctions administratives pour dénoncer la casse de l’hôpital public.
    • De nombreuses actions de blocage et de manifestation se succèdent chaque jour sur tout le territoire, que ce soit à l’appel de l’Intersyndicale nationale – débarrassée du poids contre-réformiste des états-majors jaunes de l’UNSA et de la CFDT (principale courroie de transmission en France de la Commission européenne, la très maastrichtienne Confédération Européenne des Syndicats est présidée par le jaune en chef Berger).
    • A la fascisation galopante de l’appareil répressif, dont les exactions policières se multiplient à l’encontre de manifestants pacifiques, répond la détermination croissante de travailleurs qui réapprennent à toute vitesse, et avec courage, les dures exigences du combat de classe.
    • Peu suspects d’être manipulés par les « rouges », les avocats durcissent leur mouvement et manifestent avec les salariés.
    • Des  reparaissent dans les manifs pour réclamer, notamment, l’abolition de la dette ou une nouvelle constitution réellement démocratique
    • Le sondage que nous rappelons ci-dessous prouve que le mouvement reste majoritairement soutenu par la population française (60%), et très majoritairement par les salariés et la jeunesse. En revanche, et le contraire serait surprenant, le mouvement est de plus en plus haï par tout ce que la France et l’Europe comptent de réactionnaires fieffés ;
    • N’oublions pas les coups d’éclat des travailleurs de Radio-France qui, défendant le patrimoine culturel national et renouvelant l’alliance lumineuse de la culture et des luttes sociales, jettent à la figure de la PDG macroniste la musique révolutionnaire de Giuseppe Verdi, ou celui des danseuses de l’Opéra qui se sont produites en chandail, et gratuitement, pour les usagers parisiens afin de dénoncer la casse des retraites.

    Tout cela intervient dans un climat de  qui, un an après le soulèvement populaire des Gilets jaunes, n’a jamais cessé une seconde dans notre pays frondeur. Par conséquent, si Macron croit en finir avec les travailleurs de France comme Thatcher avait pu le faire, dans une autre période historique, avec les mineurs et les autres ouvriers britanniques, il se prépare des réveils difficiles.

    Concernant notre organisation franchement communiste, le PRCF, elle est mobilisée comme jamais et présente avec ses tracts, ses slogans de combat, ses drapeaux rouges liserés de tricolore et ornés des « outils », son journal Initiative communiste, sa revue Etincelles et son site internet présent et intervenant sur toutes les luttes pour la paix, le progrès social, l’environnement et la souveraineté des peuples :

    • Sur le plan du combat social, nos militants mettent en débat l’idée d’une grande manifestation unitaire de combat à Paris, sur les Champs Elysées, pour qu’ensemble, les syndicats de lutte, les gilets jaunes non repentis, les militants politiques progressistes opposés à la contre-réforme par points (pas le PS ni EELV, donc !), appellent à généraliser les luttes et à bloquer le profit capitaliste.
    • Sur le plan de l’alternative politique, nous sommes l’une des très rares organisations à éclairer les travailleurs sur les responsabilités écrasantes de l’UE dans la contre-réforme des retraites ; celle-ci a été cadrée par les « recommandations de la commission de Bruxelles au gouvernement français ». Le but explicitement poursuivi par les eurocrates est de « favoriser l’ajustement structurel » de la France, d’accélérer le remboursement prioritaire de la « dette » dite souveraine, de « faire des milliards d’économie » sur les dépenses publiques ; applaudis par le MEDEF et servilement obéis par Macron, les eurocrates veulent reculer sans cesse l’âge de la retraite (« à 67 ans en moyenne dans les pays de l’UE » disaient déjà les accords européens de Barcelone signés par Jospin en 2002 !) et abaisser sans cesse le niveau des pensions. Autrement dit, écraser les revenus du capital, mettre plus de monde en concurrence et plus longtemps sur le marché des demandeurs d’emploi (= mécaniquement, abaisser le salaire des actifs).

    • Contrairement aux bonimenteurs de « l’Europe sociale », qui prétendent qu’on peut « améliorer du dedans » la très dictatoriale UE, les tracts du PRCF expliquent qu’il faut discuter franchement « en bas » la question du  progressiste. Ce qui conduit aussi à dénoncer les pseudo-patriotes du RN, qui prétendent rétablir la retraite à 60 ans sans sortir de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie ! Nous, PRCF, invitons à construire un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste ( FR.A.P.P.E.) pour « mettre le monde du travail au centre de la vie nationale », comme y invitait déjà le CNR. Ce qui dans les conditions actuelles, signifie affronter sans compromis possible le grand capital pour rouvrir la voie du socialisme à notre peuple (et pourquoi pas à d’autres peuples si nous parvenons à faire la brèche ici). Et pour cela, refusant le clérical drapeau bleu de l’UE, nous associonsle drapeau tricolore de la nation au drapeau rouge international du prolétariat, et ce sans oublier de combattre aussi l’OTAN et ses monstrueuses dépenses d’armement, ni les prédations néocoloniales de la « Françafrique ».

    De plus en plus, des jeunes se tournent vers le PRCF et les JRCF qui renouent avec les traditions populaires et révolutionnaires du PCF d’Ambroise Croizat, de Marcel Paul, de Maurice Thorez et des autres grands militants communistes et cégétistes qui ont construit les retraites solidaires, les statuts, le code du travail, la recherche publique, les conventions collectives, les comités d’entreprise, les nationalisations d’EDF, de Renault, de l’Aviation, etc. C’est-à-dire toutes ces conquêtes que l’UE, Macron et le MEDEF s’efforcent d’éradiquer en détruisant notre pays, renvoyé des lustres en arrière !

    Et nous disons : militants ouvriers, militants enseignants et étudiants, intellectuels et créateurs progressistes, complétez votre engagement social en rejoignant notre combat politique révolutionnaire. Tant que notre pays a disposé d’un grand parti communiste marxiste-léniniste, indépendant de la social-démocratie, défenseur de toutes les avancées socialistes dans le monde et dénué d’illusions sur la « construction » européenne, notre peuple marquait des points contre la dictature du capital. En ce 15ème anniversaire du Non français à la constitution européenne, en ce 100ème anniversaire du Congrès de Tours où fut fondé le PCF (1920), aidez le PRCF et les JRCF en pleine croissance à passer rapidement le seuil critique qui leur permettra d’engager concrètement avec vous, et en lien avec les luttes, la reconstruction d’un vrai grand parti communiste de combat et d’une Jeunesse communiste 100% marxiste-léniniste. Ainsi passerons-nous des luttes défensives actuelles à la grande contre-offensive populaire pour une République souveraine, démocratique et socialiste dans notre pays ! Dans l’immédiat, comme il ne se paie pas de mots, le PRCF s’apprête à remettre à leurs destinataires de différentes villes de France les milliers d’euros qu’il a déjà collectés pour les grévistes.

    , Fadi Kassem et Jo Hernandez

    Sondage :

    SOUTIEN DE L’OPINION AUX GREVISTES, MACRON EST EN DIFFICULTE

    Ci dessous le rapport du dernier baromètre Harris Interactive sur la mobilisation contre la réforme des retraites. Ils sont de nature à renforcer le moral des grévistes :

    •  Le soutien de la population reste très fort 60%
    • L’inquiétude sur la création d’un régime universel de retraites qui augmente 67% (+1 par rapport au 6.01, avant le courrier d’E. Philippe) et 44% chez les électeurs et électrices d’E. Macron
    • La confiance dans les différents acteurs pour faire les bonnes propositions concernant la réforme des retraites : 45% de confiance pour les OS (+1), 29% pour le président de la république (-1), pour le gouvernement 28% (-5)
    • La suppression des régimes spéciaux qui était jugée très favorablement en décembre baisse de manière continue, 54% le 11.12, 44% le 13.01.

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Entretien d’actualité gilets jaunes avec Fadi Kassem secrétaire national adjoint du PRCF, réalisé le 3 janvier 2020

    “Ça commence à coaguler! “  Réalisé par les gilets jaunes de la région parisienne, les gilets jaunes constituants et à retrouver sur leur page

    facebookhttps://www.facebook.com/giletsjaunes...

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Communiqué PRCF

    Misant sur une répression de plus en plus fascisante* et comptant mesquinement sur l’épuisement financier des grévistes, le gouvernement Macron-Philippe ment sur le prétendu retrait de l’âge-pivot pour tenter de diviser le mouvement. 

    Le retrait de “l’âge pivot” n’est pas une “avancée” mais une tromperie ! Retrait total de la contre réforme #communiqué (IC.fr-11/01/20)-

    Honteuse est la position des confédérations CFDT et UNSA :

    non contents de brader, dans le dos des travailleurs en lutte, une grève reconductible qui n’appartient qu’aux grévistes, les « bergers » syndicaux de l’UE et de la Macronie en difficulté feignent de croire que le gouvernement leur a concédé une « avancée » : c’est faux. Sans parler des autres aspects ultra-négatifs de la à points, le « retrait » censément « provisoire » de l’âge-pivot par Philippe s’accompagne d’une série de préalables qui le rendent purement fictif. En réalité, Philippe maintient la notion d’équilibre permanent du système ; il continue de se référer au plafonnement minimaliste du financement des retraites par rapport au PIB et refuse d’avance, pour respecter la ligne bleue du MEDEF, d’augmenter les cotisations dites patronales. Pour tout verrouiller, Philippe veut faire voter sa loi avant la « conférence de financement » et il pose le mois d’avril comme date-butoir aux « négociations ». Il promet que si les « partenaires » sociaux (en clair, les complices du MEDEF et de la CFDT/UNSA qui ont déjà augmenté l’âge de la retraite à 63 ans pour obtenir une complémentaire AGIRC/ARCO à taux plein !) n’augmentent pas par eux-mêmes l’âge de la retraite** (ou s’ils ne baissent pas les pensions d’une manière ou d’une autre), le gouvernement imposera sa réforme initiale par ordonnances. Bref, le gouvernement dit aux dirigeants jaunes : soit vous réduisez vous-mêmes les pensions (décotes, malus…), soit vous montez vous-mêmes progressivement l’âge de départ à taux plein, soit nous, gouvernement, nous repasserons l’âge-pivot à 64 ans par ordonnance. C’est l’ « autogestion » de la régression! Il faut être un fieffé menteur pour présenter cet ESCAMOTAGE doublé d’ultimatums comme une « avancée » !

    Il n’y a donc aucune concession réelle faite aux dirigeants, non pas « réformistes », mais CONTRE-réformistes des confédérations UNSA et CFDT, même pas de « retrait de l’âge-pivot » : de gré ou de force, il restera en place et s’ajoutera à toutes les régressions que comporte la .

    Poursuivre et amplifier la mobilisation, dessiner une perspective politique posant la décisive question de la sortie de l’Euro

    La mobilisation doit donc continuer sous toutes ses formes, grèves reconductibles, blocage du profit capitaliste, solidarité financière accrue et massive avec les grévistes***.

    Politiquement, il est urgent que se dessine une perspective politique progressiste posant la question décisive de la sortie de l’UE et de l’euro par la porte à gauche. Car comme les contre-réformes précédentes frappant le Code du travail, les statuts, les indemnités chômage, etc., cette contre-réforme, résulte directement des « recommandations de l’UE à la France ». Il est insupportable que les directions confédérales, toutes affiliées à la Confédération Européenne des Syndicats (présidée par… Berger !), taisent l’existence des diktats européens dans le seul but de ménager la « construction » européenne dominée par le capital financier.

    Continuons et accentuons la résistance. On n’est pas des moutons, on n’a pas besoin de Berger(s) !

    Retrait de ce projet qui allongera sans fin la durée du temps de travail tout en basculant des millions de retraités dans la pauvreté.

     

    Georges GASTAUD, Secrétaire National du PRCF

    Jo HERNANDEZ, Secrétaire de la Commission Luttes du PRCF

    Le 11/01/2020


    *par exemple aujourd’hui à Lille, le parcours de la manifestation a été unilatéralement modifié par la préfecture « en raison des soldes en ville ». L’Intersyndicale n’ayant pas obtempéré, la manif a été bloquée et nassée, des dirigeants syndicaux parfaitement pacifiques ont été gazés et jetés à terre, puis la manif a défilé entre des cordons de CRS et des jets de lacrymo. Pendant ce temps, les dirigeants confédéraux UNSA et CFDT, totalement absents de l’action, répercutaient sagement dans les médias la fable gouvernementale sur le prétendu « retrait » de l’âge-pivot.

     

    ** « jusqu’à 67 ans en moyenne dans les pays de l’UE » : c’est ce que prescrivent les accords européens de Barcelone signés par Jospin et Chirac en 2002 !

    ______________________________________________________________________________

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Situation internationale, mobilisation pour le retrait du plan  … Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, a accordé un  à Initiative Communiste afin d’exposer les propositions et les analyses communistes pour faire gagner les travailleurs.


    INITIATIVE COMMUNISTE – La situation internationale n’est-elle pas gravissime avec sa pression impérialiste intense sur l’Amérique latine, la tuerie banalisée permanente des Palestiniens par « Tsahal », l’explosion des dépenses militaires de l’OTAN, l’expansion du terrorisme en Afrique occidentale, l’irresponsabilité de  à l’égard de la paix mondiale (cf. l’attentat terroriste de l’US Army contre un dignitaire iranien en Irak) ?

     GEORGES GASTAUD – Le PRCF a toujours insisté sur le caractère « exterministe » du capitalisme-impérialisme actuel, en entendant par là que la survie durable du capitalisme-impérialisme est tendanciellement incompatible avec la survie durable… de l’humanité ! Ce système socialement pourrissant, oligarchique et réactionnaire, où un nombre toujours moindre de richards décide de tout pour 7,5 milliards de personnes (tout en glosant sur « la démocratie » !!!)  mène l’humanité dans le gouffre sur tous les plans : militaire, socioéconomique, socioculturel et environnemental ; et cela d’autant plus que la contre-révolution anticommuniste à l’Est a provisoirement donné l’avantage planétaire au camp du capital sur le camp du travail et des peuples en lutte.

     Cela dit, les révolutionnaires ne doivent pas se lamenter. D’abord parce que, comme disait Romain Rolland, « pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ! » : quand on voit les périls et que l’on identifie leur origine, on retrousse les manches et on agit contre eux pour les conjurer en s’adressant à la seule force qui puisse mener à leur terme les résistances, la classe travailleuse.

     Ensuite, parce que le bloc euro-atlantique, qui est l’aile marchante de la réaction derrière son hypocrite verbiage « libertaire », est en difficultés structurelles. Sur le long terme, son hégémonie est menacée par la montée des BRICS, par les dissensions entre puissances impérialistes membres de l’OTAN (ils restent unis pour menacer les peuples et pour agresser la Chine, l’ socialiste, le Venezuela bolivarien, la Corée du Nord et la Russie, mais les divergences existent bel et bien entre Washington et l’Europe allemande concernant la répartition des zones d’influence commerciale, ce que Lénine appelait le « partage du butin »). La Chine monte en puissance et malgré ses évidentes contradictions de classes internes, la messe n’est pas dite là-bas, n’en déplaise à ceux qui ne voient en Chine que les tendances néocapitalistes ; c’en est au point que Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat états-uniens, vient de désigner le PC chinois comme son adversaire stratégique…

     En Amérique latine, le peuple bolivien résiste au coup d’État ; au Venezuela, les putschistes de Guaido se cassent les dents sur l’alliance du peuple et de l’armée bolivarienne. Soumise à une incroyable pression militaro-commerciale, Cuba n’en gagne pas moins tous ses bras de fer diplomatiques successifs devant l’AG de l’ONU. Enfin, le  sandiniste – qui vient de fêter le 40e anniversaire de sa révolution – reste – provisoirement ? – hors du premier cercle des pays souverains visés par les États-Unis.

     Au Proche-Orient, après l’enlisement de l’Oncle Sam en Afghanistan et en Irak, la coalition impérialiste associée aux djihadistes a perdu la face devant l’armée syrienne de conscription puissamment aidée par l’Armée russe. D’où l’agressivité redoublée des faucons d’Israël contre le peuple palestinien et des vautours états-uniens et saoudiens contre l’Iran (cf. le communiqué de la commission internationale du Pôle sur l’attentat terroriste yanqui à Bagdad).

    Au Mali, comme nous l’avions dit dès 2012, il faut écouter avec attention la vidéo exclusive que le parti SADI a accordée à INITIATIVE COMMUNISTE. Il y dessine les pistes d’une résistance coordonnée des peuples africains au harcèlement terroriste, aux Etats délabrés, néocoloniaux et corrompus de la région et à une intervention Barkane désormais clairement conçue, non comme une aide désintéressée aux Maliens, mais comme l’« endiguement » des aspirations des peuples sahéliens au profit de l’Europe-forteresse : bref, la « Françafrique » à la rescousse de la « Franceurope » !.

     Et surtout, trente ans seulement après la défaite de la première expérience socialiste de l’histoire en Russie et en Europe orientale, les bourgeoisies capitalistes ou compradores doivent faire face à des frondes populaires à direction populaire, voire communiste (Chili) dans toutes sortes de pays, Argentine, Equateur, Colombie (pourtant historiquement atlantiste), Irak, Sri Lanka, Algérie, Inde, sans parler de notre pays. Bien entendu, l’impérialisme essaie de dévoyer la JUSTE colère des masses pour tenter d’imposer ses « révolutions » oranges, et parfois même les affidés de Washington sont directement à la manœuvre pour tenter de morceler la Chine (par ex. à Hongkong, avec l’appui de néo-nazis ukrainiens agissant parmi les manifestants). Il n’en reste pas moins que ne l’on peut plus occulter le fait que, globalement, la lutte des classes entre travail et capital, entre peuples et impérialisme, et – en filigranes – entre capitalisme et socialisme, reste le trait le plus structurant de notre période historiqueLa confrontation entre les peuples souverains et l’impérialisme, conjugué à la lutte pour le triomphe du socialisme-communisme sur le capitalisme-impérialisme, porte même un enjeu plus universel et vital que jamais : car sans la coopération égalitaire et fraternelle entre nations libres coopérant rationnellement pour gérer harmonieusement les ressources terrestres et pour partager les « lumières communes » (recherche scientifique et éducation pour tous), l’humanité pourrait très bien ne pas survivre au XXIème siècle, tant sont graves les crises environnementales voire, plus globalement encore, la perte générale de sens, que le capitalisme-impérialisme absurdement avide de profit maximal infligent à la masse des êtres humains.

     Cela donne à réfléchir sur la nécessité de reconstituer les outils militants internationaux dont l’opportunisme, le gauchisme et le révisionnisme ont privé les partis communistes, le mouvement de libération des peuples et les syndicats de classe : le mouvement communiste international (ne faut-il pas réfléchir à l’international à la reconstitution d’une Internationale communiste sur des bases actualisées, certes, mais non moins léninistes ?), le camp anti-impérialiste, et le syndicalisme international de classe dont la Fédération syndicale mondiale porte magnifiquement les couleurs, y compris à l’occasion de l’affrontement social en cours en France.

    INITIATIVE COMMUNISTE – Comment évaluer l’évolution du régime macroniste ? Peut-on conjurer le terrible « bloc contre bloc » macrono-lepéniste prédit par certains observateurs pour 2022

     GEORGES GASTAUD –  Ce régime escroc tombe le masque du « ni droite ni gauche », de l’ « antiracisme », du « dialogue social » , voire du « nouveau monde » dont se réclamait Macron durant les présidentielles pour séduire l’électoral social-démocrate. Macron-Thatcher, qui n’en finit pas de courtiser Bruno Retailleau et la droite vendéenne la plus dure, est la réincarnation du « parti versaillais », ce ramassis des droites qui massacra la Commune ; en quoi la politique inhumaine du régime à l’égard des enfants d’étrangers « irréguliers » se distingue-t-elle de celle de Le Pen ? Même si l’on ne peut exclure que Macron fasse in extremis, pour nuire à la CGT, une concession apparente à Berger, c’est uniquement la feuille de route du MEDEF et de l’UE qui compte pour l’Élysée, et il revient à la CFDT contre-réformiste de s’adapter à la brutalité du pouvoir et non l’inverse : pas plus que les « moutons rouges » en grève que redeviennent nombre de travailleurs français, les « loups » de Bruxelles et du pouvoir macroniste ne se soucient prioritairement du « Berger » social-libéral… Ce qui, forcément, fait apparaître le « dialogue social » pour ce qu’il est : un rideau de fumée pour endormir les résistants sociaux. Et belle « modernité » que celle d’un régime macroniste qui régresse en-deçà des acquis de 1968, du CNR et de 1936, qui félicite sa police d’éborgner impunément des manifestants désarmés et dont les ministres, Agnès Buzyn en tête, semblent camper dans les studios de France-Inter ! Ce régime est tellement rétrograde, sous la houlette de ses mentors de Bruxelles, qu’il détruit même des avancées civilisatrices antérieures à 1789 : l’invention d’une voirie nationale date de… Sully (classée première pour ses routes en 2000, la France est devenue 18ème mondiale suite à la casse éhontée du ministère de l’Équipement !), l’embryon du statut des fonctionnaires – inlassablement érodé par le pouvoir – date de Colbert ; et la politique linguistique du tout-globish, que Macron et Blanquer poussent à son comble, piétine un édit royal de 1539 qui faisait du français la langue officielle des actes publics ! Jusqu’où ne régresseront-ils pas ?!

     Cela dit, bien sûr que l’on peut contrer le tête-à-tête mortifère que les duellistes/duettistes Macron et Le Pen nous préparent pour 2022, le premier espérant être réélu par rejet du RN et la seconde comptant profiter du rejet populaire massif à l’encontre de Macron ; bref, chacun des duettistes valorise cyniquement l’autre pour lui servir de repoussoir… à défaut d’offrir une politique favorable à la population. Constatons que Mme Le Pen ne peut pas soutenir sérieusement un mouvement populaire qui lui est foncièrement étranger ni satisfaire a fortiori ses revendications : car désormais, pour complaire à sa base bourgeoise grossièrement anti-syndicaliste et anticommuniste du RN (surtout dans le Midi), elle a officiellement répudié toute idée de sortie, fût-elle « concertée » de l’euro et de l’UE, et même de l’OTAN comme le confirme son soutien à peine voilé à Donald Trump à la suite de l’assassinat du dignitaire iranien Soleimani à Bagdad. Or ceux-ci sont antinomiques de toute idée de progrès social et d’indépendance nationale : drôle de « patriotisme » !

     Quant à Macron, seuls les naïfs indécrottables peuvent encore croire que ce cruel exécuteur des euro-diktats puisse être un rempart des libertés car les mesures liberticides innombrables de Macron ne cessent d’alimenter les voix lepénistes !

    Face à ces deux faces de la politique euro-capitaliste qui cohabitent dans l’UE de Maastricht sur fond d’anticommunisme (la face « progressiste » et la face « national-populiste » jouent au ping-pong politique sur tout le continent), le PRCF appelle les vrais progressistes et les syndicalistes de classe à faire germer une politique À LA FOIS antifasciste et anti-UE, à unir le drapeau rouge du Travail au drapeau tricolore de la nation pour sortir la France de l’UE-OTAN, de l’euro et du capitalisme. Sans cela, impossible de reconstruire la République sociale et souveraine, une et indivisible, d’affronter jusqu’au bout le grand capital hexagonal et supranational et de rouvrir, non dans les mots mais dans les actes, la voie révolutionnaire qui mène au socialisme.

    INITIATIVE COMMUNISTE – Face à l’intransigeance brutale et à l’attitude ouvertement menaçante et humiliante de Macron-Thatcher, comment aider le mouvement social à rebondir, à tenir, à s’élargir et à gagner ?

     GEORGES GASTAUD – La première des choses est d’exiger que les responsabilités écrasantes de l’UE dans la casse des retraites soit totalement dénoncée par les états-majors confédéraux arrimés à la très jaunâtre Confédération européenne du travail, cet appendice social de la Commission de Bruxelles. Disons-le tout net, les tracts qui « oublient » de rappeler que la retraite à points est le centre des « recommandations » adressées par l’UE au gouvernement français pour 2019 – en clair de la feuille de route édictée pour la France par l’eurocratie (avec, bien entendu, la bénédiction des oligarques « français ») – MENTENT PAR OMISSION.

    Et il en va de même de ces grand-messes rassemblant dans le mensonge l’ensemble des « forces de gauche », du NPA au PS en passant par EELV et par le PCF euro-constructif qui évacuent pudiquement la question européenne, qui évitent pudiquement de rappeler que le PS, l’UNSA nationale et la CFDT sont POUR la retraite à points, que Hollande et sa ministre Touraine ont déjà largement augmenté la durée des cotisations, que dans le cadre des traités et des critères de Maastricht, les retraites et le reste du système social établi à la Libération sont voués à la purge austéritaire à perpète. Ne pas nommer l’ennemi, TOUT l’ennemi, faire comme si les contre-réformes ne découlaient que du sadisme personnel de Macron, c’est désarmer les travailleurs et c’est aussi nous couper des autres peuples que visent les euro-diktats : double manquement donc, au patriotisme (il est HONTEUX que notre pays se laisse parler ainsi par Bruxelles !) et à l’internationalisme (comment cultiver l’Europe des luttes si l’ont ment par omission sur les agissements de Bruxelles ?).

     La deuxième chose est de ne pas laisser Laurent Berger et les dirigeants confédéraux de l’UNSA – notoirement proches du PS derrière leur blabla « apolitique » – raconter qu’on peut dissocier la « réforme systémique » (qui serait bonne) de la « réforme paramétrique » (des « mauvaises » mesures d’âge). C’est l’ensemble du projet qu’il faut retirer, Y COMPRIS SI L’ON VEUT EMPÊCHER LES MESURES D’ÂGE. Car si l’on associe l’idée macroniste que les dépenses de pension ne devront pas excéder 14% du PIB, l’idée qu’il y aura davantage de retraités à l’avenir, l’idée que le système devra constamment « être à l’équilibre » (au nom des 3% de Maastricht chers à Berlin et aux usuriers internationaux qui vivent de notre « dette souveraine »), même si l’on confie l’ « autogestion » du système aux « partenaires sociaux » (= le MEDEF et ses amis de la CFDT), ces derniers seront mécaniquement amenés à reculer sans cesse l’âge de départ. C’est ce qu’ont fait sans états d’âme le MEDEF et la CFDT qui gèrent en parfaite harmonie le système AGIRC/ARCCO, quand ils ont repoussé à 63 ans l’âge du départ en retraite pour pouvoir toucher une complémentaire à taux plein. Là encore, il y a l’euro-cadrage des Accords de Barcelone qui, dès 2002, fixaient le cap, à savoir « porter à 67 ans en moyenne l’âge moyen de départ en retraite dans les pays de l’UE » ; et ce, avec l’accord de Jospin et de ce Parti « socialiste » que Fabien Roussel trouve décent de remettre en selle en vue des municipales. Ceux qui racontent que l’on peut séparer le butoir des 64 ans de la retraite à points proprement dite (entièrement conçue pour diminuer les pensions et retarder « en douceur » l’âge de départ : Fillon, l’inventeur des « décotes », l’a avoué en mars 2016 devant le patronat !) sont donc, non pas des « syndicalistes modérés », mais de fieffés menteurs. Non pas des « syndicalistes réformistes », comme on les appelle trop gentiment, mais des CONTRE-réformistes ennemis patentés de notre classe.

     Sur le plan de l’action, le PRCF soumet aux grévistes et à tous ceux qu’intéresse la défense du progrès social l’idée d’organiser ensemble, dès que ce sera possible, une manifestation unitaire de combat sur les Champs-Élysées. Il faut qu’ensemble, tous les syndicalistes de lutte, les gilets jaunes, les travailleurs et les militants politiques progressistes appellent, dans leur diversité, à la grève nationale inter-pro reconductible pour le retrait du projet Macron et pour la contre-offensive sur l’ensemble des revendications : salaires, emploi industriel et agricole, services publics, logement social, indemnités chômage, libertés syndicales, démocratie directe… Le discrédit des organisations compromises avec l’UE étant énorme, seule une vaste manifestation unissant toutes les forces engagées dans le bras de fer aurait l’autorité nécessaire pour mettre en mouvement « tous ensemble et en même temps » le monde du travail, la jeunesse et le camp du progrès.

     INITIATIVE COMMUNISTE – 2020 correspond au 15ème anniversaire du Non français à la constitution supranationale (29 mai 2005), mais aussi au 100ème anniversaire du Congrès de Tours (1920) où le Parti communiste français se libéra de l’emprise de la social-démocratie internationale, mouillée jusqu’au cou avec les fauteurs de guerre mondiale. Comment concevoir ces deux temps forts dans la perspective de la constitution d’un PC de combat et d’un large front pour une république sociale et souveraine rouvrant la voie du socialisme à notre peuple ?

     GEORGES GASTAUD –  Assumant l’enseignement de principe de l’Internationale communiste, mais aussi de Thorez, Frachon et Duclos, le PRCF articule trois constructions politiques qui se nourrissent mutuellement : celle d’un parti communiste de combat, clairement marxiste-léniniste et fortement ancré dans le monde du travail ; celle du syndicalisme de classe, qui connaît d’ailleurs une belle « remontada » en ce moment ; et celle du rassemblement antifasciste, patriotique et progressiste le plus large indispensable pour cimenter les couches moyennes à la classe ouvrière et pour isoler l’oligarchie capitaliste. Dans cet esprit, nous appelons à reconstruire le parti communiste qui fait aujourd’hui gravement défaut aux luttes sociales. En effet, l’actuel PCF continue sans fin de prêcher l’« Europe sociale » dans le cadre de l’UE et il fait sciemment l’impasse sur la question du Frexit progressiste pour ménager l’alliance avec le PS en vue des municipales (Ian Brossat s’apprête à repartir derrière la social-libérale Hidalgo à Paris…).

    C’est pourquoi la Ve conférence nationale du PRCF a décidé en juin dernier d’organiser un grand anniversaire du Congrès de Tours en 2020 dans la lignée de notre rassemblement de 2012 pour le 70ème anniversaire de Stalingrad et de notre meeting du 4 novembre 2017 qui célébrait le centenaire d’Octobre 1917. Nullement par « nostalgie », mais parce que le mouvement social a vitalement besoin d’une avant-garde politique fortement organisée et porteuse d’une perspective radicalement euro-critique : sans parti de combat, difficile pour les travailleurs, si combatifs soient-ils, de passer de la défensive à la contre-offensive !

     Concernant la reconstruction du parti communiste, nous avons pris récemment l’initiative de textes unitaires et sommes ouverts à des rencontres bilatérales fraternelles ; mais qu’on ne compte pas sur le PRCF pour semer des illusions sur un semblant d’unité ne menant qu’à de nouvelles déceptions. Quelle reconstruction possible avec ceux qui raillent l’idée même de parti d’avant-garde et polémiquent insidieusement contre le léninisme ? Ou avec ceux qui donnent des prétextes gauchistes à leur refus de sortir la France de l’UE pour marcher au socialisme (ce que nous appelons les quatre sorties : de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme) en subordonnant la sortie de l’UE à une mythique « révolution pan-européenne » que l’UE/OTAN est conçue de A à Z pour interdire ? Un parti communiste, ce n’est pas une auberge espagnole arborant la faucille et le marteau pour le décorum tout en restant flou sur la stratégie et fermant les yeux sur l’alliance quasi-organique PCF/PS, sur la nature de classe réactionnaire de l’UE, sur l’urgentissime dénonciation de la fascisation galopante de l’UE, sur les nécessaires liens fraternels entre parti de combat et syndicalisme de classe ou sur l’incontournable centralisme démocratique, sans lequel un « parti » communiste n’est qu’un « think tank » plus ou moins radical. Sans clarté sur ces questions, qui ne sont en rien des « spécificités PRCF » mais qui composent une forme de « SMIG » de la reconstruction communiste, on ne portera devant le peuple aucune stratégie novatrice, et dès lors la reconstruction communiste n’intéressera pas la classe ouvrière et ne donnera rien de mieux que ce qu’a donné en Italie feu le Parti de la Refondation communiste,où toutes sortes de tendances tiraient à hue et à dia. Comme le disait Etienne Fajon, l’union reste un combat impliquant clarté stratégique et idéologique.

     Dans l’immédiat, nous appelons les visiteurs réguliers de ce site à renforcer le PRCF et les dynamiques JRCF, à s’abonner à Initiative Communiste et à nous aider à implanter le PRCF, dont la priorité est la présence régulière aux entreprises, dans tous les départements.

     Nous apportons aussi tout l’appui possible aux syndicalistes de lutte, comme en témoigne, entre cent exemples, la publication sur le site du PRCF du percutant entretien croisé entre Jean-Pierre Page, ancien dirigeant confédéral CGT, de Benoît Foucambert, responsable FSU dans le Tarn, et de Stéphane Sirot, historien bien connu du syndicalisme.

     Nous appelons aussi tous les progressistes à SE défendre avec Cuba socialiste et les pays de l’ALBA (Venezuela, Bolivie, Nicaragua…), à combattre à boulets rouges l’OTAN et l’impérialisme américain et à combattre le néocolonialisme français et le terrorisme intégriste en Afrique de l’Ouest sur les bases progressistes que dessine notre camarade Oumar Mariko, président du parti SADI du Mali, dans sa récente intervention vidéo sur le site d’INITIATIVE COMMUNISTE

    affiche du PRCF de 2005 pour le non à toute constitution européenne

     Enfin, nous proposons aux organisations qui combattent à la fois la xénophobie lepéniste et l’UE de Maastricht à appeler ensemble à un débat pluriel national pour le 15ème anniversaire du 29 mai 2005. L’union des euro-gauches ne peut être qu’une impasse qui, finalement, gonflera les voiles du duo Macron-Le Pen, tant le PS est devenu un repoussoir pour les travailleurs.

     De même, nous rejetons la fausse alternative d’une « union des souverainistes des deux rives » qui ne peut que banaliser les Le Pen, Dupont-Aignan et autres Philippot. Nous voulons unir tous ceux qui n’ont pas peur d’associer les deux drapeaux révolutionnaires historiques du peuple français, le tricolore et le rouge, pour sortir la France de l’UE atlantique et de l’euro par la voie de la démocratie populaire, des nationalisations démocratiques et des coopérations internationales. C’est indispensable pour offrir un débouché politique novateur à la majorité de Français, ouvriers, employés, paysans, artisans, intellectuels progressistes, qui ont dit Non en 2005 et dont beaucoup sont en lutte en ce moment. En somme, pour enfin donner aux travailleurs exaspérés par Macron-MEDEF, les outils d’organisation et d’action que la « mutation » du PCF, le syndicalisme d’accompagnement et la subordination en longue période du PCF au PS et à la « construction » européenne ont provisoirement détruits. Il y va de la victoire, et même à terme, de l’existence, du mouvement ouvrier de classe, des libertés démocratiques et d’une France indépendante ! Face au mortifère « bloc contre bloc » Le Pen/Macron qui s’annonce pour 2020, il n’est d’autre alternative possible que celle d’un Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste qui mettra « le monde du travail au centre de la vie nationale »* pour construire une République sociale, souveraine et fraternelle s’affranchissant dans le même mouvement de la domination du grand capital.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Initiative Communiste était présent, avec une délégation de jeunes communistes des JRCF, à l’action de soutien aux grévistes de la raffinerie Total de , en Seine-et-Marne (77), en  depuis le 5 décembre 2019, à l’heure où une pénurie d’ en région parisienne n’est plus exclue. Nous y avons interviewé Paul, l’un des responsables FNIC-CGT (Fédération Nationale des Industries Chimiques) dans la pétrochimie, affiliée au niveau international à la FSM (Fédération Syndicale Mondiale), à propos de la situation concrète sur le site, sur la situation nationale de la lutte dans les  et sur sa vision de la contre- menée par le gouvernement et le patronat.

    “Notre appui pour le rapport de force, c’est le carburant” interview de Paul délégué CGT de la raffinerie de Grandpuits . #réformedesretraites #pénuriedessence

     

    Entretien d'Initiative Communiste

    avec Paul délégué CGT de la raffinerie de Grandpuits .

     

    Initiative Communiste : Comment se passe le blocage de la raffinerie par les syndicats ?

    Paul : Il n’y a pas de blocage en fait, c’est nous, les salariés grévistes du site qui décidons des modalités de la grève. Depuis le 5 décembre, il a été décidé qu’aucun produit pétrolier ne sortirait de celui-ci. Jusqu’au 22 décembre, la production continuait, même si aucun produit ne sortait du site, ce qui fait qu’actuellement, les stocks sont pleins. S’est alors posé un dilemme pour les salariés grévistes : soit continuer à ne pas sortir de produit, mais alors il faudrait arrêter l’usine et la raffinerie ; ou alors continuer les modalités de la grève, en acceptant de sortir une petite quantité de produit de façon à ce que la raffinerie puisse toujours produire un minimum.

    IC : Et c’est donc la deuxième option qui a été choisie ?

    Paul : Oui, pour l’instant, c’est la deuxième option qui a été choisie, ce qui pourra changer dans les AG futures. Aujourd’hui, il y a autant de grévistes qui veulent aller jusqu’à l’arrêt des installations que de grévistes qui ne veulent pas aller jusque là. On est donc sur un tournant au niveau de nos effectifs. Maintenant, ne pas arrêter la raffinerie, c’est aussi important dans la stratégie de la grève, puisque cela nous permet de pouvoir élever le rapport de force lorsqu’on le voudra. Car une fois que nous arrêtons la raffinerie, nous ne pouvons pas aller au-delà en termes de rapport de force, le maximum étant atteint. Nous attendons aussi de voir comment se passera la manifestation du 9, bien que pour nous il n’y ait pas eu de trêve d’hiver – même si certains syndicats ont appelé à faire des trêves… On attend de voir comment le mouvement va reprendre, et les salariés verront ce qui sortira de tout cela.

    IC : Qu’est-ce que vous conseillez de faire pour vous soutenir dans ce cadre-là ?

    Paul : Pour ceux qui veulent durcir le rapport de force (et j’en fais parti), nous, dans le raffinage, notre appui pour le rapport de force, c’est le carburant. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut créer la pénurie, qu’il faut aller jusqu’à la pénurie pour paralyser l’économie, pour paralyser le système. Si vous voulez nous aider, il faut aller perturber les dépôts de carburants, faire des actions de blocage, d’une heure, deux heures, en fait jusqu’à ce que les forces de l’ordre viennent déloger : on fait ça de manière pacifique par contre, toujours, nous n’avons aucun intérêt d’aller jusqu’à l’affrontement dans le rapport de force actuel. On fait des actions de blocages, dès qu’on nous demande de partir, on s’en va. Si on a gêné une, deux, trois heures un dépôt, c’est toujours cela de gagné.

    IC : Pour le 9 janvier, prévoyez-vous que ce soit une journée de forte mobilisation, comparable au 17 décembre par exemple ?

    Paul : Je ne peux pas vous répondre en fait : tout le monde va attendre cette journée. Personnellement, je pense qu’elle va être grosse, j’espère qu’elle va être énorme.

    Maintenant il faut savoir aussi que trois semaines sont passées, nous n’avons pas fait de trêve, et du 17 décembre au 9 janvier, c’est presque trois semaines qui sont passées sans grosses mobilisations. Pour des salariés en grève, c’est très long, vraiment très long. Pour garder les grévistes motivés, pour garder la flamme de la grève, trois semaines sans date accrocheuse, c’est extrêmement long. C’est vraiment le 9 qu’on va voir le résultat de cela.

    Chez nous, on a réussi à garder cette flamme – d’ailleurs c’est grâce aux gilets jaunes et à ceux qui sont venus nous soutenir, on va pas se mentir, c’est aussi grâce à ça. À cela va s’ajouter les gens qui vont reprendre la grève, car ils ont fait la trêve, donc je pense que ça va être une très forte mobilisation.

    Quand on écoute le gouvernement qui s’obstine, ça, ça fâche les gens. Il y a peut-être donc aussi des non-grévistes qui vont venir rejoindre les rangs. On sait qu’il y a aussi des corporations (je pense notamment au secteur de l’aviation, celui des avocats) qui ont appelé à rejoindre le mouvement. Tout cela fait que je pense effectivement que le 9 sera une journée charnière.

    IC : Vous avez vu que Macron a accepté de plus en plus de dérogations à la réforme. Il a voulu faire passer sa réforme par capitalisation déguisée en disant que c’est un régime universel, mais dans les faits il accepte de plus en plus de dérogations à cette réforme, par volonté électoraliste (notamment la police etc.). Est-ce que vous n’avez pas peur que le débat se déplace un peu trop sur le terrain de l’âge pivot au mépris de la lutte contre la retraite à capitalisation ?

    Paul : Bien sûr, ça nous on l’a vu venir gros comme une maison, et même comme un immeuble, j’ai envie de dire (rires).

    Je vais parler en mon nom propre, je pense que tout ça était prémédité : la CFDT a d’abord appelé à ne pas manifester, à ne pas être dans le mouvement, elle a vu que la mobilisation était très forte, elle s’est donc dit que ça allait être compliqué de désamorcer le mouvement. À partir de là, ce que le gouvernement fait, c’est qu’il met l’âge pivot sur la table, il « fâche » la CFDT, il les laisse faire deux-trois manifs histoire de dire que la CFDT était là, qu’elle était présente, et puis dans trois ou quatre semaines, il revient sur l’âge pivot, la CFDT arrête le mouvement, ça casse le mouvement et l’effet de la grève, et seulement là le gouvernement peut dire : « le mouvement s’essouffle !».

    IC : D’ailleurs vous pouvez confirmer que dans les cortèges et dans les AG, les effectifs de la CFDT sont vraiment très réduits  ?

    Paul : Oui, bien sûr, en plus de ça, ils ne sont pas très nombreux. Nous, ce que l’on rejette en bloc, c’est toute la réforme.

    Si vous voulez qu’on parle de la réforme, moi ce qui m’intéresse particulièrement, et c’est tout notre boulot de syndicaliste, c’est d’interpeller non seulement sur les effets directs de la réforme (sur l’âge pivot, on passe de 62 à 64 ans, ça c’est un effet direct), mais aussi sur les effets indirects.

    C’est-à-dire que cette réforme va avoir un grave impact sur les jeunes qui sont étudiants aujourd’hui, et qui seront travailleurs demain. À ces jeunes-là, il faut leur dire : vous n’aurez pas de boulot, parce que les boulots qui auront été disponibles jusque là parce que des gens partent en retraite, comme ils vont faire deux ans de plus, ces jobs là ne seront plus disponibles, donc il n’y aura pas de place pour vous. Et ça, moi je l’ai déjà vécu en 2010. J’étais étudiant, et je l’ai pris en pleine tronche. Moralité, plus de 50 % de ma promo a mis deux ou trois ans avant de trouver un boulot. Ce qui est intéressant, c’est de trouver tous les effets indirects de la manière dont cette réforme va impacter la société. Nous, ça fait six mois depuis juillet qu’on est sensibilisés, et qu’on communique là-dessus, et moi, encore aujourd’hui, j’ai trouvé, en cherchant bien, des impacts indirects de la réforme.

    Je prends l’exemple de Total, première entreprise CAC 40 en France.

    Et une chose dont on entend très peu parler dans les médias : c’est l’abaissement du plafond des cotisations. Avant, c’étaient 27 000 euros par mois de plafond de cotisations (pour le salaire au-dessus, le salarié sort du régime publique des retraites), avec la réforme, ça va passer à 10 000 euros par mois brut1. Et certains salariés non-grévistes du site nous disent « Mais si on arrête la production, on s’en prend à Total, on diminue le chiffre d’affaire de Total, mais l’ennemi, c’est pas Total, c’est le gouvernement ! ». Et moi je leur dis « Oui, d’accord, en un sens tu as raison, ce n’est pas Total qui a décidé de mettre en place la réforme des retraites, d’accord, c’est le gouvernement ». Sauf que : tout le monde connaît ici Blackrock (un des plus gros fond d’investissement mondial2) ? Et bien, Blackrock  détient 5 % de Total, ils ont investi dans Total. Donc, déjà, la partie que Blackrock va prendre, une partie va revenir à Total, puisque forcement, ils sont liés.

    Et la deuxième chose, et c’est pour ça que je parle de salaire, c’est que les gros salaires en France, ils sont dans les grosses boites. Dans les PME, les salaires à 10 000 euros, il y en a très peu – à part peut-être les chefs d’entreprise, mais sinon ça n’existe pas. Donc les très gros salaires sont dans les très grosses boites. Et les très grosses boites, pour elles, c’est de la cotisation patronale qu’elles ne payeront plus pour financer nos retraites. Et donc ces cotisations-là, c’est de l’argent que les grosses entreprises ne payeront plus, et qu’elles mettront dans leurs profits.

    Alors d’accord, en un sens Total ne fait pas la réforme, mais ils vont se faire de l’argent sur la retraite de tous les petits salariés : ils payeront moins de cotisations patronales pour leurs gros salaires, et se feront de l’argent sur le dos des retraites des petits salariés. Donc oui, Total, dans cette histoire, c’est peut-être pas l’ennemi numéro 1, mais c’est quand même un joli collabo !

    IC : Et surtout, la réforme des retraites est issue des demandes du patronat, y compris le MEDEF et compagnie.

    Paul : Oui bien sûr. Et ça, ça a un effet que les gens d’ici n’ont pas encore pris en compte : c’est que Total va se faire de l’argent sur leur retraite à eux.

    Il y a énormément d’impacts secondaires de la réforme des retraites, mais qui sont tout aussi importants.

    La baisse des cotisations patronales sur les gros salaires va aussi avoir un impact sur le déficit du régime général. Parce que les très gros salaires ne cotiseront plus. Sauf que les très grosses retraites, qui sont parties il y a deux ans, – et eux, leur espérance de vie, elle est pas comme moi, jeune ouvrier, ils vont vivre, ils vont profiter de leur retraite pendant 20 ou 30 ans. On va continuer à les payer ces retraites-là. Sauf que leurs homologues actifs eux, ne cotiseront plus à hauteur de la dépense. Donc ça va créer du déficit pour le régime par répartition (3,5 milliards d’euros par an). Et ça va envoyer le régime par réparation droit dans le mur.

    IC : Quelle est la situation sur les autres raffineries ?

    Paul : La situation est un peu compliquée sur les autres raffineries.

    Tu as celle de Normandie, suite à leur incendie [dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 décembre 2019, à la raffinerie Total de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, NDLR] ils sont sortis du mouvement, mais l’usine est complètement à l’arrêt puisque du coup elle ne peut plus produire. Là-bas, les cuves de Total sont vides, ils ne peuvent plus envoyer de produit fini.

    Nous, nous sommes dans la situation que je vous ai déjà exposée.

    Donges, eux, leur stratégie, c’est plus de faire de la longue durée, ils veulent tenir le plus longtemps possible, car ils sont dans une situation particulière.

    Nous, on est en grève reconductible, et c’est bien parce qu’on part fort, on part motivés, on montre notre détermination. Sauf que justement, quand tu pars en grève reconductible, tu sais que dans le temps tu es friable, parce que forcément, tu as le salaire, la fatigue, tu as tout ça qui rentre en compte. Les gens à un moment donné ils ne peuvent plus tenir. Donc on sait qu’une grève reconductible, sur un bras de fer qui est très long, c’est peut-être pas forcement la bonne solution. Nous, on a fait ce pari-là.

    Donges, eux, sont sur un tout autre pari : ils ont décidé de faire trois jours de grève par semaine – donc du lundi au jeudi ou du lundi au mercredi , et après ils sortent du mouvement. Et la semaine d’après, ils refont trois jours.

    La Mède, eux, c’est plus vraiment une raffinerie de carburant, ils font du bio-carburant. Ils font comme nous, une grève reconductible, mais ils n’iront clairement pas jusqu’à l’arrêt des installations.

    Et puis il y a Feyzin, mais le problème de Feyzin, c’est qu’ils sortent de 50 jours de grève, suite à des suppressions de postes, donc ils sont venus dans le mouvement déjà très fatigués.

    Il y a aussi celle de Lavéra, mais le problème c’est qu’ils ne sont pas Total, donc en terme de communication, on a plus difficilement des infos, mais ils sont tout aussi énervés à Lavéra.

    Voilà un peu pour les gros sites.

    IC : Un commentaire sur la non-communication de la CES [Confédération Européenne des Syndicats, présidée par Laurent Bergé, à laquelle appartient la plupart des fédérations de la CGT] à propos de la lutte de la classe ouvrière en France, par comparaison avec la FSM que vous avez rejoint et qui soutient clairement et franchement le mouvement [Fédération Syndicale Mondiale, dont font partie certaines fédérations de la CGT, dont la chimie, qui est celle de notre camarade gréviste]  ?

    Paul : La CFDT, c’est les « partenaires sociaux » comme ils disent dans les médias, ils nous font passer pour des « rétrogrades » ou des « conservateurs », alors qu’en fait, la casse sociale, elle ne se négocie pas, elle se combat. Et là, on est vraiment là-dedans. Parce que certains salariés nous reprochent « la guerre des syndicats », mais en même temps, oui mon gars, parce que dans le fond, on n’est pas d’accord. Quand eux ils vont négocier l’âge pivot, nous on négocie rien, s’il n’y a pas de projet de loi, point. Nous on a un projet de loi, c’est la retraite à 60 ans, et au minimum le SMIC, et puis voilà. Et là on parle.

    IC : En fait, les communiqués de la CES sont dignes de Laurent Bergé, il n’y a aucun soutien à la classe ouvrière organisée, ni à la grève, alors que la FSM, dont fait partie la CGT-Chimie, soutient activement, et a fait une grosse campagne internationale en faveur de la lutte des classes en France.

    Paul : Avec le phénomène de mondialisation , la lutte des classes, elle se fait partout. Et aujourd’hui, le but du patronat, c’est toujours d’aller plus loin dans la régression, d’aller sur le pays le moins avancé socialement, et d’en faire un modèle pour tous les autres.

    IC : C’est quand même une spécialité de l’UE de faire du moins-disant social, en voulant « harmoniser » le régime des retraites, mais pas sur celui qui est avantageux.

    Paul : Oui et c’est même plus grave que ça, le fond de Macron, c’est de vouloir la destruction de la Sécurité Sociale. Il est en train de toucher aux trois piliers : il a attaqué les chômeurs et ceux qui avaient besoin d’aide, là ils touchent les retraites, et demain il va s’attaquer au salaire brut, à l’assurance maladie. Il veut supprimer le salaire brut, il est déjà en train d’en discuter. Et derrière c’est toute la Sécurité Sociale qu’il va détruire. Tout est déjà en place, les mutuelles obligatoires pour les travailleurs, tout ça c’est pour remplacer la Sécurité Sociale. Si tu as les moyens de payer, et bien tu payes, sinon, tu crèves.

    IC : Un mot de la fin ?

    Paul : Bah, on lâche rien ! (rires)

     


    1Pour une brève et pédagogique analyse de cet aspect de la réforme : https://www.youtube.com/watch?v=iq0V79GC0lI

    2Pour une présentation de l’influence de cette entreprise : https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/131219/blackrock-logre-tapis-dans-les-soutes-de-lelysee

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Déclaration de l'ARC29/PRCF

    les 9 , 10, 11 janvier  généralisons l’action et la grève, préparons  une manif nationale sur les Champs Elysées

     

     

    Face à Macron-Thatcher,

    exécutant brutal du MEDEF et de l’Union européenne (UE)

    les 9 , 10, 11 janvier

    généralisons l’action et la grève, préparons

    une manif nationale sur les Champs Elysées

    Face à la détermination des travailleurs et du peuple de France, Macron-Thatcher durcit son Etat policier. Tombant le masque du “dialogue social” bidon, il n’a qu’un souci: exécuter à marche forcée la feuille de route fixée à la France par l’Union européenne pour 2020, infliger une défaite décisive au mouvement populaire de manière à araser les conquêtes de 1945: retraites solidaires, statuts, sécu, services publics...IL y a donc urgence à entrer massivement en résistance.

    Le pseudo-syndicaliste Berger, président de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) financée par l’Union européenne n’ inspire aucune confiance: qu’il y ait retrait ou non par Macron de “l’âge-pivot”, la retraite par points est programmée pour reporter sans fin l’âge de la retraite tout en diminuant les pensions. Le retrait total de l’ensemble du projet est nécessaire !

    Syndicalistes de lutte, Gilets jaunes, militants politiques progressistes le moment est venu d’organiser ensemble, dès que possible une manifestation nationale de combat à Paris sur les Champs Elysées pour appeler les travailleurs et le peuple de France à généraliser la grève pour le retrait de la contre-réforme des retraites et pour promouvoir l’ensemble des revendications populaires: services publics, produire en France, salaires, sécu, indemnités-chômage, logement…

    Assez d’omerta sur l’Union européenne: comme la casse du Code du travail et des statuts, la contre-réforme des retraites est commanditée par Bruxelles. Débattons dans nos Assemblées Générales du Frexit progressiste c’est à dire de la sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN et du capitalisme.Ouvrons une perspective politique révolutionnaire en dégageant, en même temps, Macron et Le Pen, pour reconstruire notre pays.

    L’ARC29/PRCF (Association pour la Renaissance Communiste en Finistère/Pôle de Renaissance Communiste en France) appelle les travailleurs et les citoyens du Finistère à amplifier la mobilisation pour recaler Macron et son projet de “réforme” des retraites: toutes et tous dans l’action et la grève le jeudi 9 janvier 2020.

    Rendez-vous à Brest - 11heures-Place de la Liberté

    Rendez-vous à Morlaix-11 heures-Place des Otages

    Rendez-vous à Carhaix-Place du Champ de Foire

    (en face maison des syndicats)

    Rendez-vous à Quimper-11 heures-Place de la Résistance

    Rendez-vous à Quimperlé-10h-Parking Stade Jean Charter

     

    Le 6/01/2020

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • A retrouver sur abonnement et auprès des militants du PRCF près de chez vous Initiative Communiste n° du mois de janvier 2020 est paru.
     c’est le mensuel d’analyses, d’actus et d’actions par et pour les travailleurs publiés par le PRCF et dont www.initiative-communiste.fr est le supplément électronique gratuit. Pour continuer à lire votre site internet préféré, il est indispensable de vous abonner : c’est votre abonnement qui permet de financer le site www.initiative-communiste.fr ! On compte sur vous.

    Initiative Communiste de janvier 2020 est paru : des outils pour la lutte #AbonnezVous ! (IC.fr-3/01/2020)

     

    Au sommaire :

    • Pages 4 à 7 : le «Non» victorieux des Belges – Le Pôle chahute Delevoye – Le financement des retraites : un faux problème ! – L’U.E. ordonne, Macron obéit
    • Pages 8 à 11 : Le P.R.C.F. solidaire du peuple algérien – Qui es-tu Evo Morales – Le M.A.S. en congrès – Un tour de Bretagne réussi pour le Venezuela
    • Pages 12-13 : Odieux amalgame – L’U.E. coupe les ponts
    • Pages 16-17 : les leçons pour la France du BREXIT – «Green Deal» contre  luttes rouges
    • Pages 18-19 : Être robespierriste aujourd’hui
    • Pages 20-21 : «Sovietica», un livre de combat
    • Page 22 : hommage à T. Oslszanski
    • Page 23 : le P.R.C.F. dans les manifs du 5 décembre
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Déclaration de l'ARC29/PRCF

    Voeux du monarque-présidentiel-une énième déclaration de guerre aux travailleurs et aux citoyens-toutes et tous devant la permanence de Richerd Ferrand vendredi 3/01-11h à Chateaulin

     

    Voeux du monarque-présidentiel, une énième déclaration de guerre aux travailleurs et aux citoyens

    Faisons de l’année 2020, une année de grandes peurs pour le régime !

     

    Après avoir exprimé son mépris et sa haine des gilets jaunes le 31 décembre 2018, le monarque-présidentiel confirme, ce 31 décembre 2019 sa détermination à  détruire le système de retraites par répartition et la Sécurité sociale en faisant l’apologie de sa contre-réforme, présentée comme assurant la « justice » et le « progrès social » et qui sera « menée à son terme » . Il confirme également sa détermination à accélérer la « restructuration » de l’Education nationale et des Services de santé au nom de la « flexibilité », de la « rentabilité » et de « l’efficacité » – tout en faisant miroiter une « revalorisation » des rémunérations…

    Autosatisfait de son désastreux bilan, le monarque-présidentiel désire plus que jamais mettre au pas les travailleurs et les citoyens de France, rappelant que « nous avons à l’égard de la France plus de devoirs que de droits ». Cela ne semble concerner ni les fraudeurs fiscaux, ni les patrons du MEDEF bénéficiaires d’une baisse continue des cotisations de securité sociale, ni les ministres corrompus... !

    Répétant comme un automate les grandes lignes des vœux énoncés en 2018, le monarque-présidentiel se place, plus que jamais, comme le maître d’œuvre de l’euro-dissolution de la France et de la République , de l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, à commencer par le système de retraites par répartition, et de l’euro-fascisation qui détruit nos libertés publiques.

    Face à cette énième déclaration de guerre lancée aux travailleurs et aux citoyens de France, il est plus que jamais nécessaire de faire vivre au régime, au MEDEF et à l’UE une nouvelle année de grandes peurs sociales.

    C’est pourquoi l’ARC29/PRCF (Association pour la Renaissance Communiste en Finistère/Pôle de Renaissance Communiste en France) appelle les travailleurs et les citoyens du Finistère à participer au rassemblement organisé par les syndicats CGT-FO-FSU et Solidaires du Finistère devant la permanence du député Richard Ferrand-Vendredi 3 janvier-11h à Chateaulin (2 rue Baltzer), rassemblement suivi d’un casse-croûte de solidarité aux grévistes en gare de Chateaulin.

    Le 1/01/2020

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • #BonneAnnée : les voeux 2020 du PRCF de combativité de santé et de solidarité ! 

    secrétaire national du PRCF présente les meilleurs vœux 2020 des communistes aux travailleurs de France. Comment aider et faire gagner le mouvement social pour le retrait de la réforme des retraites ? Comment construire une perspective politique permettant aux travailleurs de passer à l’offensive pour faire gagner leurs droits sociaux, démocratiques, écologiques en brisant les chaines de l’ du Capital ? Avec ces vœux pour 2020 les communistes ne présentent pas seulement des souhaits et un idéal démocratique de justice et d’égalité, mais des solutions et des moyens pour y parvenir. Des à partager largement donc, même si Macron ne le veut pas, pour l’honneur des travailleurs et un monde meilleur !

    source: https://www.youtube.com/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Pour des fêtes des luttes - par Georges Gastaud (PRCF)Ce 26 décembre la grève se généralise : ports à l’arrêt les marins des remorqueurs étant en grève, raffineries à l’arrêt les ouvriers de la chimie ayant voté la grève, trains à l’arrêt les cheminots poursuivant la grève massive lancée le 5 décembre, enseignants toujours mobilisés, pompiers en grève depuis des mois, sans parler des personnels de santé en grève depuis maintenant quasiment un an… Alors que le régime Macron se fait bronzer sur les plages de Brégançon ou de Marakech affichant son mépris de classe contre les travailleurs, la classe des travailleurs continue et reconduit la grève.

    Les communistes, avec le PRCF, appellent à soutenir et renforcer la grève. C’est le sens de l’appel à des fêtes des luttes lancé par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF. Un appel qui souligne la nécessité pour gagner : 

    • de revendiquer le retrait de la contre  par points soutenue de concert par le régime Macron, le MEDEF et ses affidés de la CFDT. Les travailleurs n’ont pas besoin de Berger !
    • de mettre en cause l‘Union Européenne qui a donné l’ordre de ses réforme dans ses recommandations par pays (lire ici), et l’euro dont les critères de Maastricht sont la pleine explication de la précipitation du régime Macron a mettre en œuvre ses mesures d’age pivot au risque de fragiliser son alliés CFDT. Macron a obligation de faire tout de suite des milliards d’euros de réduction des pensions, tout particulièrement celles des agents publics, pour répondre aux critères des 3% de déficit. Les pensions de  ou rester dans l’ et l’Euro, il faut choisir….

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Déclaration de l’ARC29/PRCF

     

    Appel de l'ARC29/PRCF pour la journée d'action,de grève et de manifestation du mardi 17 décembre 2019

     

    Le 17 décembre toutes et tous dans l’action et la grève !

    Macron, l’Union européenne et le MEDEF

    cassent nos conquis et notre pays !

    Tous ensemble et en même temps,

    bloquons le bras des casseurs et dégageons les !!

     

    Au soir du 11 décembre après les annonces gouvernementales, c’était l’  « incompréhension » chez les commentateurs. Pourquoi donc Macron & Philippe n’avaient-ils pas fait semblant d’accorder une miette à la CFDT pourtant prête à poignarder avec entrain, une fois de plus, les travailleurs de France pour faire plaisir au grand patronat ? Le Premier Ministre Edouard Philippe venait en effet d’indiquer qu’il restait droit dans ses bottes et qu’avec ses bottes il piétinait la CFDT et les organisations de collaboration de classe en imposant un recul de l’âge de départ à la retraite à taux plein à 64 ans...pour commencer.Une violence inouïe qui avait provoqué la satisfaction des grands patrons du MEDEF.

     

    Pourquoi ? Simplement , le « système de retraite unique », la baisse des pensions, la réduction des dépenses de retraites en proportion du PIB sont des injonctions de l’UE.

     

    En application des traités européens la France doit soumettre son budget à la validation de Bruxelles.La Commission Européenne fixe alors ses ordres. En clair la Commission Européenne fixe les grandes orientations du régime Macron. En 2018 elle avait prévu « la réforme de l’assurance-chômage ». Qu’a fait le régime Macron ? Il a exclu de toute indemnisation 1,2 million de chômeurs...et réduit l’indemnité de l’autre moitié des chômeurs pouvant prétendre à une indemnité. En 2019 qu’a ordonné la Commission européenne ? « la réforme des retraites ».Il est « recommandé » à la France de :  « réformer le système de retraite pour uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite, en vue de renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes ».(cf Recommandations- France 2019).

     

    L’Association pour la Renaissance Communiste en Finistère (ARC29/PRCF) appelle les salariés et la population du Finistère à généraliser l’action revendicative, la grève et à manifester ce mardi 17 décembre décembre :

     

    Brest : RDV 11h-Place de la Liberté

    Morlaix : RDV 11h-Place des Otages

    Carhaix : RDV 11h-Place du Champ de Foire

    Quimper : RDV 11h-Place de la Résistance

    Quimperlé : RDV 10h30-Coat Kaer 

    le 15/12/2019

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) 

    Tous sur le pont pour un Décembre 2019 plus haut que Décembre 1995 ! Communiqué du PRCF et des JRCF .

    Tous sur le pont pour un Décembre 2019 plus haut que Décembre 1995 ! Communiqué du PRCF et des JRCF .

    Faisant suite au mouvement pré-insurrectionnel des Gilets jaunes et aux luttes incessantes de l’été et de l’automne 2019 (hospitaliers, pompiers, correcteurs du bac, travailleurs précaires, etc.), un très combatif mouvement de lutte pour le retrait du projet Macron de destruction des  solidaires se développe en France avec grève majoritaire dans nombre de secteurs (transports ferroviaires et urbains, enseignants, raffineries…), appels intersyndicaux à la grève nationale, grèves reconductibles votées en Assemblées générales (AG) professionnelles ou inter-pros, blocage des raffineries, multiples initiatives dans les facs. Déjà, un million et demi de travailleurs ont défilé dans toutes les villes grandes et moyennes du pays en exigeant le retrait pur et simple du projet Macron-Delevoye ainsi qu’une amélioration générale de la situation des travailleurs retraités présents et futurs.

    Non seulement le martelage médiatique visant à salir et à isoler les travailleurs du rail n’a pas « pris » majoritairement, non seulement Laurent Berger, le très jaunâtre secrétaire de la CFDT et actuel président de la Confédération Européenne des Syndicats​, n’a pas réussi à briser la grève, non seulement nombre de travailleurs ont compris que la « retraite à points » est entièrement conçue pour retarder sans fin le départ en retraite et pour amputer lourdement les pensions, mais de plus en plus de gens comprennent que cette contre-réforme explicitement exigée par l’Union européenne (UE) et par le MEDEF n’est qu’un élément du « paquet » de contre-réformes maastrichtiennes visant à araser les acquis sociaux de 1945 pour leur substituer une société totalement inégalitaire, alignée sur les normes régressives de l’Europe allemande dite « ordo-libérale » et du contre-modèle anglo-saxon. C’est d’ailleurs parce qu’ils commencent à le comprendre qu’un nombre important de jeunes, y compris de lycéens, est susceptible de s’engager dans le mouvement malgré le lavage de cerveau européiste et l’anticommunisme d’État que leur assènent sans relâche les médias dominants et les programmes scolaires officiels. C’est pourquoi dans son tract national diffusé aux manifestations (avec en général un excellent accueil), le PRCF appelle les travailleurs à refuser l’anticommunisme d’Etat et l’antisoviétisme à retardement, ces poisons mortels pour le mouvement ouvrier ; un poison que le Parlement européen prétend désormais, de manière totalitaire, imposer de l’Ukraine à l’Atlantique en imposant sa motion honteuse de septembre dernier.

    Les organisations et les militants du PRCF se sont dynamiquement engagés dans ce mouvement, non seulement en tant qu’acteurs, salariés, retraités, étudiants, chômeurs, syndicalistes de classe, mais en tant que militants de la Renaissance du Parti communiste porteurs d’une claire perspective d’avant-garde : celle de la reconstruction du parti communiste de combat en France, indissociable du soutien résolu au syndicalisme de classe et d’une stratégie de rupture articulant le Frexit progressiste, la nationalisation des secteurs-clés de l’économie, la multiplication des coopérations internationales mutuellement profitables et la marche révolutionnaire au socialisme pour notre pays.

    Il est en effet vital de dénoncer – ce que refusent la « gauche », l’ « extrême gauche » et les confédérations euro-formatées – le rôle ultra-négatif de l’UE : celle-ci a en effet très officiellement « recommandé » l’instauration en France d’un régime de retraite unique au rabais pour « faire des milliards d’économie ». Au-delà du rideau de fumée de l’ « équité », les eurocrates désignent clairement leur objectif : préserver l’arrimage de l’euro au Deutsche Mark fort et accélérer le « remboursement » de la prétendue dette « due » par la France aux marchés financiers, c’est-à-dire au grand capital. ll faut donc impérativement briser les chaînes de l’Union européenne et des autres institutions du capitalisme mondialisé (FMI, OMC, mais aussi OTAN et future « armée européenne »…) pour restaurer la souveraineté nationale de notre pays et des autres pays européens, établir une véritable souveraineté populaire centrée sur le monde du travailnationaliser les banques et les grandes entreprises du CAC-40 ; c’est urgent et indispensable pour reprendre la route du progrès social et du « produire en France » aujourd’hui largement détruit, pour engager enfin la « transition écologique », pour engager des coopérations internationales mutuellement profitables avec les pays de tous les continents, pour dynamiser l’Europe des luttes et pour dégager la route du socialisme-communisme pour notre peuple.

    • Dans ces conditions, le PRCF appelle ses organisations et ses militants à continuer de s’investir prioritairement dans le succès du bras de fer social en cours en montrant que deux cohérences sociopolitiques, aux significations de classes antagoniques, s’affrontent « bloc à bloc » dans notre pays. Non pas celles, complémentaires, antisyndicales, anticommunistes et oppressives, du « néolibéralisme » macronien (de plus en plus policier, fascisant et liberticide) et du « patriotisme » lepéniste (de plus en plus ouvertement « euro-compatible »), mais celles que composent…
    • et d’autre part, une reconstruction de notre pays « mettant le monde du travail au cœur de la nation » (comme disait déjà, à l’initiative du PCF clandestin, le programme du Conseil National de la Résistance) jusqu’à l’expropriation du grand capital et à la construction d’une société socialiste. Ce qui implique plus que jamais, sous les deux drapeaux légués au peuple français par notre histoire révolutionnaire, le drapeau tricolore de la Révolution française et le drapeau rouge de la Commune, de militer pour que la France sorte, par la porte à gauche, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

    Sur le plan de la tactique des luttes, les militants du PRCF portent avant tout dans les luttes un message de démocratie ouvrière et syndicale : sans céder en quoi que ce soit à l’anti-syndicalisme primaire, c’est aux grévistes et aux A.G. professionnelles et inter-professionnelles existantes de…

           •  se coordonner et de gérer le mouvement jusqu’au retrait du projet Macron,

    • d’exiger que les confédérations syndicales cessent toutes de cautionner le « dialogue social » bidon de Macron et qu’elles cessent également de chercher un illusoire « syndicalisme rassemblé » avec la direction jaune de la CFDT
    • de promouvoir par eux-mêmes, indépendamment de la pseudo-« concertation » institutionnalisée, des revendications anticapitalistes et anti-maastrichtiennes porteuses de progrès, d’emploi, de réduction des inégalités sociales, de démocratie populaire et de protection sociale pour tous.
    • de développer un maximum de contacts inter-pros, entre travailleurs des transports (Mer, Air, Rail, Route, Ensemble !), entre travailleurs du public et du privé, entre actifs, chômeurs, étudiants et retraités, précaires et statutaires, entre Français et travailleurs immigrés, y compris les travailleurs sans-papiers.

    Construire la convergence des luttes exige aussi, à travers les mobilisations de la semaine prochaine, d’appeler à une méga-manifestation unitaire de combat à Paris, pourquoi pas sur les Champs-Élysées, pour que, sans renoncer à leur diversité légitime, les syndicats de lutte, les Gilets jaunes, les militants politiques d’organisations progressistes appellent d’une seule voix à bloquer le profit capitaliste pour remettre la France sur les rails du progrès social, de la souveraineté populaire et des libertés démocratiques.

    Les capitalistes, leur MEDEF, leur U.E. et leur gouvernement de combat cassent notre pays et nos acquis ? Tous ensemble et en même temps, bloquons leurs profits !

     

    Pour le PRCF

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, 

    Fadi Kassem, secrétaire national adjoint, 

    Jo Hernandez, secrétaire de la commission  du PRCF

    et Gilliatt de Staërck, responsable national des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF)

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Laurent Brun, élu CGT des cheminots, à Paris, en novembre

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • En 5 minutes et en vidéo,  explique pourquoi les communistes soutiennent l’appel à la  générale et reconductible lancé par une large intersyndicale le 5 décembre pour défendre les .

    Financement, causes de la réforme, solution, moyen de se mobiliser et de réunir le tous ensemble et en même temps pour gagner : en 5 minutes, comprendre et partager les enjeux de la grève du 5 décembre.
    Une vidéo à partager largement.

     

    source: https://www.youtube.com/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • APPEL DE L'ASSOCIATION POUR LA RENAISSANCE COMMUNISTE EN FINISTERE (ARC29/PRCF)

     

     

    Le 5 décembre toutes et tous en grève et dans la rue, le 6 on continue !

    Assurance-chômage/ Retraites

    l’arnaque ça suffit !

     

    Les 14 milliardaires français parmi les 500 plus fortunés de la planète se sont enrichis de 78 milliards de dollars – nets – au premier semestre 2019, avec un taux de croissance de 34,6 % : une vitesse d’enrichissement record parmi les pays comptant plus de deux milliardaires. 

    Pendant ce temps Macron, le MEDEF et l’Union européenne rackettent les pauvres gens. Depuis le premier novembre sous couvert d’une « réforme » de l’assurance chômage ce sont 1, 2 million de personnes privées d’emploi qui risquent d’être exclus de tout droit, de toute indemnisation. Il est exigé aujourd’hui d’avoir travaillé pendant 6 mois dans les 24 mois précédent la perte d’emploi alors qu’auparavant il était demandé 4 mois de travail dans les 28 mois précédent la perte d’emploi.

    En ce qui concerne la prétendue « réforme » des retraites l’arnaque et le cynisme de Macron et ses commanditaires n’est pas moindre. Alors que la communication officielle du régime vante les mérites d’un système universel qui favoriserait l’égalité homme/femme c’est la silence total sur la règle non-négociable fixant de façon définitive à 14 % du Produit Intérieur Brut (les richesses crées par le travail) les ressources affectées au financement des retraites, soit le niveau d’ores et déjà atteint en 2018. Compte-tenu de l’augmentation du nombre des retraités (+ 6 millions d’ici 20 ans) c’est un véritable effondrement du niveau des pensions qui est programmé. La prétendue « réforme » Macron ne fera que des perdants.

    Quant à la promotion de l’égalité homme/femme ? La prise en considération de toute la carrière pour le calcul du montant de la pension (donc des périodes de temps-partiel, de précarité, de congé parental, ou le report de l’ouverture du droit à la pension de réversion du conjoint décédé de 55 ans à 62 ans démontrent qu’il n’en est rien.

    L’Association pour la Renaissance Communiste en Finistère (ARC29/PRCF) appelle les salariés et la population du Finistère à la grève générale reconductible et à manifester ce jeudi 5 décembre:

    à Brest-RDV-11 heures- Place de la Liberté ,

    à Landerneau-RDV 10h30-Place de la Mairie

    Morlaix-RDV 11h-Place des Otages,

    Carhaix-RDV 11h-Place du champ de foire

    Quimper-RDV 11h-Place de la Résistance

    Quimperlé-RDV 10h -Place Jean Jaurès

    le 03/12/2019

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Retrait de la contre réforme des retraites, Macron démission. #Tract #5dec #Grève5décembre (IC.fr-26/11/19)

    TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS pour GAGNER LE BRAS DE FER et PASSER A LA CONTRE-OFFENSIVE !

    Macron, le MEDEF et l’UE veulent liquider le système social français et les solidaires mis en place par les ministres communistes de 1945 appliquant le programme du Conseil National de la Résistance. Cette guerre de classe vise à dissoudre ce qui reste de la république française sociale et souveraine dans l’Europe fédérale du capital. Dans le même temps, Macron gave les gros actionnaires du CAC 40 d’exonérations et de subventions tandis que l’évasion fiscale systémique du CAC 40 est quasi-légalisée.

    Concernant les conquis sociaux de la Libération, ils ont été obtenus à une époque où le PCF, surnommé le « Parti des Fusillés » était le premier parti de France (1946 : 27% des voix) : les ministres communistes ont joué un grand rôle : Maurice Thorez a créé le Statut des fonctionnaires, le statut des mineurs, la première forme du SMIC, et a fait nationaliser les mines ; Ambroise Croizat a créé la par répartition, la Sécurité Sociale, les Conventions collectives de branche, le Code du travail et les comités d’entre-prise), Charles Tillon et Marcel Paul ont nationalisé Renault, l’Aviation civile, EDF/GDF, etc.), Henri Wallon a refondé l’Education nationale et Frédéric Joliot-Curie a relancé le CNRS et créé le C.E.A, Jacques Duclos présidant l’Assemblée nationale…

    Concernant la contre-réforme des retraites dite « par points », Macron parachève le travail de ses prédécesseurs (Chirac, Sarkozy, Hollande, tous fidèles valets de l’UE) et exécute le nouveau diktat de la Commission de Bruxelles, qui serait un terrible alignement vers le bas des régimes de retraite du point unique, avec la suppression des bonifica-tions existantes, la mise à mort de la solidarité, la baisse régulière programmée du taux de pensions, avec à la clé le développement des complémentaires privées et de la capi-talisation pour ceux qui en ont les moyens !

    En réalité, Macron veut aligner tout le monde vers le bas. Ce projet, qui va appauvrir très gravement des dizaines de millions de retraités, s’inscrit dans le cadre d’une entreprise de destruction de la nation : il s’agit pour les financiers au pouvoir d’en finir avec la France indépendante pour instituer un État européen du grand capital , mettre en place une armée européenne arrimée à l’OTAN , substituer à vive allure le tout-anglais à notre langue française, se débarras-ser de la séparation laïque de l’État et des Églises, accélérer les privatisations (Aéroports, ADP, FDJ, EDF, SNCF, bar-rages, ONF, …), brader ce qu’il reste de l’industrie française (qu’il faudra reconstituer) au capital transnational (Alstom, STX, Renault, PSA…) pour permettre au MEDEF et au CAC-40 de mondialiser les profits du grand capital en bradant la nation et les travailleurs qui la font vivre, qu’ils soient fran-çais ou immigrés.

    Fidèles à la tradition syndicale de luttes de classe et de masse, les travailleurs s’organisent et mènent des luttes dures (hospitaliers, Ford, IBIS, Chronopost, Total Feyzin, SNCF, EDF, Hôpitaux public, correcteurs du bac, agents des impôts, Mac Do, etc.), sans oublier la révolte populaire courageuse des gilets jaunes, des étudiants refusant la précarité et des blouses blanches ce .

    Malgré leur répression sanglante, contre des manifes-tants pacifiques et des syndicalistes de classe, Macron-Castaner et Cie n’arrivent pas à mettre au pas la jeunesse et le monde du travail.

    Dans ces conditions, le POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTEEN FRANCE APPELLE :

    • Au retrait du rapport Delevoye et de la « retraite par points », et à élargissement à tous des conditions de départ les plus favorables avec 37, 5 annuité de cotisations et retour à l’âge de 60 ans, et moins pour les métiers dangereux et pénibles
    • Contre-attaquer sur tous les terrains : abrogation de toutes les contre-réformes maastrichtiennes frappant les services publics (EDF, SNCF, Equipement, hôpital, lycée, université, CNRS…), des euro-fusions et des eurodélocalisations destructives de l’emploi industriel (PSA, Alsthom, Chantiers de l’Atlantique…), augmentation générale des petits et moyens salaires, des pensions, des APL, des bourses et des indemnités chômage en prenant sur les superprofits des grands actionnaires et des super riches exilés fiscaux

    Pour cela, nul besoin de « journée d’action » sans lendemain, ni de « dialogue social » bidon avec les casseurs de France, ni de flirt avec la direction CFDT qui nous a toujours trahis. Au contraire, dans l’esprit du syndicalisme de classe qu’incarne dans le monde la Fédération Syndicale Mondiale, il faut y aller en construisant le tous ensemble en même temps pour obtenir le retrait de ce projet funeste et contre-attaquer sur les revendications.

    Contestons ce pouvoir illégitime au service des richards (Macron démission!)

    Construisons la grève interprofessionnelle reconductible :
    les capitalistes cassent nos conquis et notre pays, bloquons leurs profits ! Mobilisons-nous pour une grande manif nationale unitaire de combat sur les champs-Elysées avec les syndicalistes de luttes de toutes les organisations, avec les gilets jaunes et l’ensemble des partis progressistes.

    • Tenir partout des assemblées générales interprofessionnelles pour aller vers la .

    Construisons un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste pour sortir de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, de l’UE, cette dictature supranationale du capital, de l’OTAN, cette machine à mondialiser les guerres US, et du capitalisme, ce système inhumain quin’apporte que casse des libertés, de la France et de la république.

    Nous devons également, rejeter le mensonge de l’« Europe sociale » ! Conçue de A à Z pour briser les peuples souverains, mettre les travailleurs en hyper-concurrence et réhabiliter l’impérialisme allemand dominant en Europe, l’UEest un broyeur aux mains du grand capital.

     

    • A débattre franchement de la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN par la voie progressiste et antifasciste pour rouvrir à la France la voie de l’indépendance, du progrès et de la coopération internationale, stopper la guerre que Trump et l’UE préparent contre l’Iran et la Russie, mettre fin aux ingérences de l’impérialisme comme en Bolivie ou au Venezuela et à CUBA, permettre aux travailleurs de conquérir le pouvoir politique, de socialiser les grands moyens de production, et ainsi relancer la lutte pour un socialisme-communisme de nouvelle génération.
    • A reconstruire avec le PRCF un Parti communiste de combat, à soutenir le syndicalisme de classe, bâtir une gauche antifasciste, patriotique et populaire totalement affranchie du PS et des euro-écologistes.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    Le tract du PRCF

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Initiative Communiste n°219 est paru-Novembre 2019

     

    Sommaire du n° 210 :

    Pages 4-7 : Accrochons les wagons de la grève générale !

    Pages 8-11 : Amérique latine, Catalogne, Syrie, Liban… : les peuples debout contre l’impérialisme !

    Pages 12-13 : Signez contre l’euro-chasse aux sorcières !

    Page 14 : L’université perd ses facultés

    Pages 15-16 : Échos des régions

    Pages 18-19 : Quand des «staliniens» font du trotskisme sur la question nationale…

    Page 20 : Les G.A.F.A.M. mangent les Anglais, un dragon dévore Calais !

    Pages 21-24 : De Châteaubriant à la Fête de l’Huma, des retraites à Abdallah, le P.R.C.F. est là !

     

    Pour recevoir ce numéro, vous pouvez :

    - Contactez le journal « INITIATIVE COMMUNISTE », BP 30111, 62802 LIEVIN

    - adressez-vous à un militant du PRCF

    - ou suivez le lien :   https://www.initiative-communiste.fr/abonnement/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Pour la retraite à 60 ans, par répartition, le PRCF lance une pétition. #retraites #réformedesretraites (IC.fr-

    Avec les militants du PRCF, les signataires de ce texte, citoyens de toutes sensibilités, déclarent :

    Non à la casse des  par l’UE et son valet MACRON

    •  à 60 ans
    • 37 ans 1/2 de cotisations
    • Aucune décote
    • Pension minimum = SMIG
    • Maintien des régimes plus favorables jusqu’à généralisation des avantages acquis pour tous les salariés

    NON A LA RETRAITE A POINTS voulue, décidée par l’UE pour amener les travailleurs français et européens à toucher des pensions de misère, avec un départ à la retraite à 70 ans.

    Pour signer la pétition en ligne

    cliquer ICI

     

    Télécharger la pétition pour la faire signer

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Retrouvez les communistes pour la rentrée sociale du 13 au 15 septembre 2019 au stand du PRCF à la fête de l’Humanité

    Avec le PRCF, union, action…

    • Contre l’impérialisme étasunien, ennemi n°1 de la paix mondiale et de l’environnement, pour la souveraineté des peuples, la solidarité avec Cuba socialiste, avec le Venezuela bolivarien, avec le peuple palestinien, avec les communistes persécutés en Europe de l’Est (Pologne, Ukraine…), pour un grand Mouvement Communiste International !
    • Pour l’indépendance de la France, le progrès social, le produire en France et la démocratie ; pour cela il faut virer Macron, combattre Le Pen et sortir, par la gauche, de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, de l’UE, cette dictature supranationale du grand capital, de l’OTAN, cette machine à mondialiser les guerres US, du capitalisme, ce système prédateur qui asphyxie la France, la planète et l’humanité
    • Pour une République sociale, souveraine et fraternelle en marche vers le socialisme (pouvoir des travail-leurs, socialisation des grands moyens d’échange et de production) et le communisme (société sans classes sociales où l’ensemble des ressources est mis en commun pour favoriser le développement de chaque peuple et de chaque individu)

    A cette fin, il faut reconstruire un parti communiste de combat, ancré dans le monde du travail, portant une analyse marxiste-léniniste de la société et lié au syndicalisme de classe ; un parti fier de l’héritage révolutionnaire français et international et tourné vers l’avenir ; un parti construisant un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste associant le drapeau rouge international des ouvriers au drapeau tricolore de la nation.

    Dans ce but, donnons plus de force au PRCF
    et aux JEUNES pour la RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE (JRCF).

     

    Le tract -Le programme du Stand PRCF-Fete de l'Huma 2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire