• NDDL-Main arrachée sur la Zad : le récit de l'étudiant blessé Maxime Peugeot (OF.fr-25/05/2018-9h57)

    NDDL-Main arrachée sur la Zad : le récit de l'étudiant blessé Maxime Peugeot (OF.fr-25/05/2018-9h57)Maître Hervé Gerbi, ici aux côtés d’Anne, la mère de Maxime Peugeot, a raconté le récit de l’accident de son client, qui a perdu une main dans l’explosion d’une grenade sur la ZAD

    Maxime Peugeot, qui a perdu une main à Notre-Dame-des-Landes, mardi, a raconté à son avocat, Maître Gerbi, les circonstances de l’explosion de la grenade GLI-F4 dans sa main. Le jeune étudiant de 21 ans dit ne jamais avoir voulu la jeter vers les gendarmes.

    Maxime Peugeot, qui a eu la main arrachée sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, mardi 22 mai, a raconté à son avocat les circonstances de son accident. Maître Gerbi a présenté son récit des faits lors d’une conférence de presse, qui s’est tenue à Nantes, ce jeudi 24 mai.

     

     

    Mardi, la première rencontre entre les zadistes et les forces de l’ordre aurait eu lieu vers 7 h. Les affrontements auraient duré toute la matinée, « avec des étapes de face-à-face durant lesquelles on se regarde, on s’épie, avec des provocations des uns et des autres, des phases de dispersion, des phases de charge, dont certaines très fortes. » L’une d’elles, plus forte, aurait fait rebrousser chemin à Maxime Peugeot.

    «Une munition que n’auront pas les forces de l’ordre»

    Il est alors un peu plus de 11 h lorsque l’étudiant ramasse une grenade. À ce moment-là, il se serait retrouvé seul avec une autre personne, dans un périmètre très large. Pourquoi ramasse-t-il la grenade ? « C’est une munition que n’auront pas les forces de l’ordre » , se dit-il. « Ce qui veut dire que lui ne sait pas qu’il ne faut pas ramasser une grenade », souligne son avocat.

    Maxime Peugeot est formel : il n’a jamais eu l’intention de jeter cette grenade sur les forces de l’ordre. « Elle a explosé quelques secondes après l’avoir ramassée, il avait les forces de l’ordre dans le dos » , rapporte Maître Gerbi.

    Il a travaillé en cuisine et dans les vergers

    Maxime est arrivé sur la Zad, « il y a quinze jours, trois semaines » avec un groupe d’amis étudiants de l’université de Lille 2, où il est en licence de sciences politiques. Il affirme être venu, sans contact préalable, « pour voir comment s’organisait cette Zad » . Il dit avoir travaillé en cuisine, dans les vergers, à désherber des potagers et à la reconstruction de ce qui avait pu être détruit.

     

    Maître Gerbi, au centre, entouré, à gauche, des parents de Maxime Peugeot, et de son frère et sa sœur, à droite. | Franck Dubray / Ouest France

    Ses parents, qui vivent à Marseille, ignoraient que leur fils se trouvait sur la Zad. Ils l’ont appris lorsqu’il a été blessé. Son père, ancien directeur de tour-opérateur, et sa mère, cadre administratif à France télévisions, ainsi que son frère, ingénieur, et sa sœur, qui travaille dans l’humanitaire, étaient présents lors de la conférence de presse. « Notre fils n’est pas un zadiste et il a toujours été pacifiste », ont martelé les parents.

    Stéphanie BAZILAK & Christophe JAUNET

    source: https://www.ouest-france.fr

    « Marée populaire-Appel du PRCF au succès du 26 mai 2018 Quimper. Refus de prélèvements ADN : les faucheurs OGM refusent leur peine (OF.fr-24/05/2018-15h33) »
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