• Pas de consensus sur le projet d’éolien flottant au large de Groix et Belle-Ile-en-Mer (LT.fr-22/02/21-13h24)

    Le projet porte sur deux parcs éoliens : le premier, de 250 mégawatts et d’une vingtaine d’éoliennes ; le second, de 250 à 500 mégawatts et d’une quarantaine d’éoliennes. Le projet porte sur deux parcs éoliens : le premier, de 250 mégawatts et d’une vingtaine d’éoliennes ; le second, de 250 à 500 mégawatts et d’une quarantaine d’éoliennes. (Naval Énergies)

    Un projet « controversé » et « clivant ». Les conclusions du débat public sur le projet de deux parcs d’éolien flottant au large de Groix et de Belle-Ile-en-Mer révèlent une « conflictualité latente » sur l’opportunité du projet et sa zone d’implantation. Le ministère de la Transition écologique dispose désormais de 3 mois pour prendre une décision.

    1- L’impossible consensus 

    45 % d’avis défavorables contre 40 % d’opinions favorables, le reste étant neutre. Sur les quelque 9 000 contributions, le débat public sur le projet de deux parcs d’éolien flottant (de 250 MW, puis de 250 à 500 MW, soit environ une soixantaine d’éoliennes), au large de Groix et de Belle-Ile-en-Mer, révèle « une conflictualité latente », indique la Commission particulière du débat public (CPDP) dans ses conclusions émises ce lundi 22 février, deux mois après la fin du débat. La volonté de sortir du nucléaire et d’accélérer la transition énergétique s’oppose notamment aux interrogations sur l’énergie éolienne intermittente, coûteuse et qui pour ces détracteurs dénature le paysage.

    Pas de consensus sur le projet d’éolien flottant au large de Groix et Belle-Ile-en-Mer

    2 L’exigence des pêcheurs bretons

    La localisation des deux parcs éoliens ne fait, elle aussi, pas consensus. Même les pêcheurs bretons et ligériens ne sont pas d’accord sur la zone d’implantation, chacun ayant ciblé un secteur pour pénaliser le moins possible ses pêcheurs professionnels. Le comité des pêches breton ajoutant que sa proposition de zone n’était pas négociable. En clair, ils s’opposeront au projet si leur zone n’est pas retenue. Problème, les acteurs de l’éolien ont préconisé une zone plus éloignée, en dehors des eaux territoriales, privilégiant les critères économiques et de vent. Le public, lui, a proposé une autre zone, encore plus éloignée, privilégiant le critère de visibilité. Cette importance du facteur visuel est d’ailleurs un fort marqueur d’inquiétudes et de contestations du projet. Des collectifs de citoyens se sont créés sur ces bases.

    La Commission Particulière du Débat Public (CPDP) a mis en ligne un questionnaire permettant de choisir les emplacements qui paraissent favorables ou défavorables à l’implantation des parcs éoliens...La localisation des deux parcs à l’intérieur de la « macrozone » de 1 330 km² est loin de faire consensus parmi tous les participants au débat, entre les pêcheurs, les représentants de l’éolien et le public. (Commission Particulière du Débat Public (CPDP))

    3-Des questions sans réponse

    Ce débat a mis en évidence un certain nombre de zones d’ombre. Outre la défiance du public vis-à-vis d’un tel débat, que certains qualifient de « supercherie », les participants ont souligné l’insuffisance de données environnementales, sur la faune et la flore marine ainsi que les fonds marins, ou encore de l’impact de l’éolien sur la réduction des gaz à effets de serre. Des interrogations subsistent à l’issue du débat : le projet sera-t-il suivi d’autres projets dans la macrozone d’études ? Comment justifier le prix cible de 120 €/MWh pour le rachat de l’électricité ? La fiscalité sera-t-elle adaptée si le projet se réalise en définitive en zone économique exclusive (ZEE) ?

    4-À quand une décision ?

    À compter de ce lundi 22 février, le ministère de la Transition écologique, maître d’ouvrage en association avec Réseau Transport d’Électricité (RTE) et la région Bretagne, dispose désormais de trois mois, soit jusqu’au 21 mai au plus tard, pour communiquer sa décision concernant les suites qu’elle souhaite donner au débat public. Il dira s’il souhaite poursuivre ce projet et si oui, dans quelles mesures. Dans son rapport, la CPDP a émis neuf recommandations auxquelles l’État devra répondre : sur le prix cible de rachat de l’électricité ; le statut juridique des parcs ; le régime fiscal de la zone économique exclusive ; la transition énergétique ; la sécurisation du réseau électrique breton ; les études environnementales ; la gouvernance du projet ; le cahier des charges et la localisation des parcs). Si l’État décide de poursuivre le projet, le premier appel d’offres (250 MW) devrait être lancé courant 2021.

     

    Julien Boitel

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