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    PRCF-INFO LUTTES N°48

    28 novembre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 - 

    Fidel, dans nos coeurs et nos luttes,Immortel pour toujours

    De la part des 92 millions de membres de la FEDERATION SYNDICALE MONDIALE, j’adresse au peuple cubain,la CTC, la direction d’ Etat et du Parti du Cuba Socialiste, mes plus sincères condoléances pour la mort du Comandante Fidel. Il a été un vrai dirigeant qui, avec ses camarades, ont lutté et abattu les impérialistes et ses instruments.

    Pour la FSM, le plus grande honneur a été la Présence du Comandante Fidel à ses Congrès et son discours de grande importance au 10ème Congrès de la FSM.

    Pour la classe ouvrière mondiale sera toujours IMMORTEL.

    Déclaration du Secrétaire General de la FSM, George Mavrikos, sur la mort de Fidel Castro.

    Les en cours

    • Grève au Centre des Massues (Croix Rouge) à Lyon le 25 novembre 2016
    • Grève SNCF sur l’axe Dijon – Paris du 25 au 28 novembre 2016
    • Grève à la Banque de France du Centre-Val de Loire le 25 novembre 2016 Grève des trains SNCF en Rhône-Alpes du 24 au 28 novembre 2016
    • Grève à l’hôpital du Scorff à Lorient à partir du 23 novembre 2016
    • Grève à la SNCF en Centre-Val de Loire du 23 au 25 novembre 2016
    • Grève au Malamok à Le Guilvinec du 22 au 25 novembre 2016
    • Grève dans les stations-service de Guadeloupe dès le 22 novembre 2016
    • Grève des pompiers de l’Hérault dès le 22 novembre 2016
    • Grève à la marie de Biguglia depuis le 22 novembre 2016

    Revue de presse des luttes :

    L’Euro austérité frappe à Grenoble, avec l’appui zélée de la municipalité EELV

    A lire : l’analyse et les propositions des militants grenoblois du PRCF 38 :

    Euro métropole 

    Lors de la dernière campagne des municipales, le PRCF 38 avait averti : les attaques contre les communes avec la création des eurométropoles ainsi que l’euro austérité entreraient en contradiction avec un programme municipal centré sur une politique populaire et écologique au service des travailleurs et de leur famille à Grenoble ou ailleurs. Entre l’Union Européenne du Capital et ses ordres de « réformes territoriales » pour créer des euro-métropoles écrasant la démocratie locale pour mieux éloigner le pouvoir de l’influence des travailleurs, entre l’Union Européenne du Capital et ses diktats euroaustéritaire et une politique municipale pour et par la population il faut choisir. La municipalité EELV et ceux qui la soutiennent au PG ont fait leur choix. Refusant de dénoncer les coupes budgétaires imposées par l’Etat en application des ordres donnés par la Commission Européenne. Imposant l’euro austérité. Et tout en camouflant la casse de pans du services publics municipal (Bibliothèques, services médicaux et sociaux etc)  – avec un plan social qui ne dit pas son nom et des coupes budgétaires  – derrière un appel à la sobriété, la municipalité d’E Piolle ne fait ainsi que décliner le plan d’austérité imposé par Bruxelles à la France et à ses collectivités locales.
    Alors que la municipalité déploie des efforts pour développer la démocratie participative, celle-ci se révèle être une coquille vide, puisque les décisions (privatisation de l’éclairage public, liquidation de services publics…) sont le résultats des ordres données par le MEDEF sous la menace de Bruxelles et de l’Euro. La souveraineté populaire ce n’est pas de décider uniquement de la position et de la couleur des bacs à fleurs !

    Oui pour défendre nos communes, les services publics municipaux et la démocratie locale aussi, il faut briser les chaines de l’Union Européenne !

    Le PRCF 38 apporte son soutien au juste combat – auquel il participe – pour la défense du service public des municipaux de Grenoble et de leurs syndicats de combat avec le soutien des grenobloises et grenoblois.
    Il appelle à refuser l’euro austérité à Grenoble comme ailleurs. L’UE du Capital, il faut en sortir pour s’en sortir. A l’occasion de la campagne des élections présidentielles, chacun peut retrouver sur www.initiative-communiste.fr un programme décliné en 10 thématiques pour construire tous ensemble une alternative antifasciste populaire de progrès social et écologique pour donner un futur à nos communes, à notre pays et développer la solidarité entre les peuples en europe et dans le monde.

    Communiqué de la CGT FO et SUD.

    A quoi servent les économies réalisées sur le personnel des bibliothèques ?
    A financer le plan social !
    Mardi 22 novembre à 15h, le maire Eric Piolle va signer un protocole d’accord avec la CFDT et la CFTC pour « accompagner » le plan de suppression de postes et le démantèlement des services de proximité de la ville (bibliothèques, centres sociaux, antennes mairie…).
    La ville, malgré sa prochaine faillite annoncée, a néanmoins trouvé 600 000 € pour financer l’ensemble des actions prévues du plan de sauvegarde.
    600 000 €, soit le montant des économies exigées des bibliothèques.
    600 000 €, soit 10 % des économies de personnel.
    Trois emplois seront attribués pour effectuer ce travail de liquidation, à l’heure où la majorité municipale annonce la suppression de 13 postes dans les bibliothèques.
    • 400 000 € seront dégagés pour financer les indemnités de départs volontaires.
    La mairie crée des postes pour en supprimer d’autres ! ! ! !
    C’est vraiment le BUDGET DE LA HONTE !

    Bibliothèques de Grenoble en lutte !  Communiqué  Non aux fermetures des bibliothèques de Prémol, Hauquelin, Alliance

    Dans le cadre de son plan d’austérité, la municipalité grenobloise a notamment décidé de supprimer 3 bibliothèques et 13 postes pour des raisons économiques. Pour se justifier elle met principalement en avant la baisse des dotations de l’État aux collectivités.
    Ils ne font pas des économies, ils font des choix !
    Votation citoyenne : La municipalité se donne les moyens de financer des boites à livres, pour un budget correspondant à celui des achats des 2 bibliothèques déjà fermées.
    Numothèque : « (bibliothèque numérique) »
    L’État fait le choix de soutenir financièrement le développement du numérique alors même que le bon fonctionnement des collectivités locales est mis à mal par la baisse de ses dotations.
    Lorsque, bientôt, s’arrêteront les subventions pour la Numothèque, comment la municipalité maintiendra ce projet qu’elle n’aura plus les moyens de financer ? En fermant des bibliothèques ?
    En plus des fermetures de bibliothèques, 13 postes seront supprimés. Nous dénonçons les effets de communication qui cherchent à faire croire aux grenobloi(se)s qu’ils auront un meilleur service avec une diminution de près de 10 du personnel.
    Nous souhaitons rappeler :
    Que les 14 bibliothèques du réseau, pensées géographiquement pour desservir tous les Grenoblois, dans la proximité, ont toutes leur rôle à jouer. A la croisée du culturel, du social et de l’éducation, nos missions servent l’ensemble des citoyens. Dans une société où l’espace est de plus en plus privatisé, les bibliothèques demeurent des lieux d’accueil, ouverts à tous, gratuits, qui contribuent à lutter contre l’isolement et la fragmentation sociale.
    En plus des ouvertures au public, les bibliothèques accueillent des groupes scolaires, des structures « petite-enfance », des clubs lectures, des groupes en apprentissage du français, des associations, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, etc. Par ailleurs, les livres n’arrivent pas par miracle sur les étagères de la bibliothèque et les animations ne se réalisent pas en un claquement de doigt.
    Il est inadmissible de fermer 3 bibliothèques lorsque l’on prétend que l’éducation est LA priorité de la ville !
    Lutter, se battre et gagner !
    Ensemble, défendons les services publics pour l’ensemble des Grenoblois-es
    Nous exigeons l’abandon de ce plan d’austérité, le maintien d’un service public de qualité et de proximité, que cesse la dégradation de nos conditions de travail et la précarité de l’emploi.
    Rejoignez-nous, des actions sont en cours et d’autres sont à construire ensemble.

    Grenoble: un militant CGT condamné pour distribution de tracts et message de soutien du PRCF 38

    Message de soutien du PRCF 38

    Chers camarades, Nous apprenons qu’un camarade de la CGT vient d’être scandaleusement condamné pour son action syndicale. Ce jugement inique s’ajoute à l’aggravation des condamnations qui frappent l’action syndicale depuis des mois (Air France etc…). Un vent mauvais souffle sur notre pays. On a vu pendant la lutte contre la loi El Khomri le déchaînement de propos et d’actes dirigés contre la CGT. Le PRCF a d’ailleurs lancé une pétition Appel contre la haine de classe anti-CGT qui a rencontré un fort écho.
    La fascisation dénoncée par le PRCF est une réalité incontournable. La campagne des primaires de la droite confirme la radicalisation du capital.
    La thachéro-lepenisation menace les libertés syndicales et démocratiques obtenues de haute lutte. L’UE apparaît de plus en plus nettement comme l’arme de classe qu’elle est contre le mouvement ouvrier et populaire. Seule la lutte pourra faire reculer cette offensive patronale et celle de ses « fondés de pouvoir ».
    Le PRCF exprime sa solidarité de combat avec le camarade injustement frappé.
    Fraternellement,
    Le PRCF38

    Newsletter BFMTV – 22/11/2016
    Un militant CGT a été condamné à 500 euros d’amende avec sursis pour organisation de manifestation non déclarée. Il distribuait des tracts à un péage autoroutier.
    « Je suis condamné pour une définition de la Cour de cassation ». Pour le militant CGT Pierre Coquan, le verdict a du mal à passer. La cour d’appel de Grenoble l’a condamné mardi à 500 euros d’amende pour organisation de manifestation non déclarée.
    En août 2010, il avait organisé une distribution de tracts sur la réforme des retraites au péage de Villefranche-sur-Saône sur l’A6. Jugé par le tribunal de Villefranche-sur-Saône et la cour d’appel de Lyon, il avait été par deux fois relaxé.
    Mais le 9 février dernier, la Cour de cassation a jugé que la cour d’appel de Lyon avait violé la loi en estimant qu’une manifestation devait s’accompagner de chants, de banderoles et de slogans. Selon elle, les textes ne sont pas en accord avec cette définition.
    Débat autour de la définition
    Une manifestation est « un rassemblement, statique ou mobile, sur la voie publique, d’un groupe organisé de personnes aux fins d’exprimer collectivement et publiquement une opinion ou une volonté commune », a clarifié la chambre criminelle de la Cour de cassation.
    En septembre dernier, l’avocate générale de la cour avait appelé à « réduire le plus possible » la définition de manifestation, pour éviter que les libertés individuelles ne soient atteintes.
    L’avocat du prévenu avait noté, lors de cette même audience, que « c’est la première fois que la Cour de cassation définit ce qu’est une manifestation ». De son côté, le militant condamné n’accepte pas sa condamnation et affirme qu’il va à nouveau se pourvoir en cassation.

    Lutte gagnante à Émergences !

    La longue lutte des salarié-e-s d’Émergences contre le licenciement d’un collègue, salarié de la structure depuis 9 ans et représentant du personnel au CHSCT, vient de s’achever sur une victoire. Notre collègue Rémy ne sera pas licencié. C’est un immense soulagement et une énorme joie pour lui et pour celles et ceux qui se sont mobilisé-e-s depuis de longues semaines pour qu’il n’y ait pas de nouveau licenciement dans notre structure. La frénésie répressive de la direction a été stoppée et tou-te-s les salarié-e-s d’Émergences peuvent s’en réjouir et s’en trouver rassuré-e-s.

    L’Inspection du travail a notifié à la direction d’Émergences son refus d’autoriser le licenciement. Le licenciement est jugé non-fondé et abusif et un lien est établi entre la procédure engagée et le mandat de notre collègue au CHSCT.

    Les « faits graves » et les « agissements répétés » sur lesquels la direction d’Émergences prétendait se baser se sont révélés introuvables. Il aura fallu quatre semaines de grève, un avis unanime du Comité d’Entreprise contre le licenciement, une pétition signée par plusieurs centaines de militants et de responsables syndicaux et l’intervention de l’autorité administrative pour que la procédure soit abandonnée.

    C’est un considérable gâchis pour une structure comme la nôtre qui défend la santé au travail et la défense et l’élargissement des droits des salarié-e-s. Il est aussi particulièrement lamentable que la direction d’Émergences ait cru bon d’utiliser « l’éthique » et la lutte contre le harcèlement sexuel et moral dans une sale affaire de licenciement d’un représentant du personnel. La lutte pour la dignité des femmes et pour l’égalité professionnelle femmes-hommes est trop importante pour être confiée aux licencieurs de tous poils.
    Les ex-grévistes d’Émergences.

    Il manque des dizaines de profs

    Le Parisien>Virginie Wéber|22 novembre 2016,
    « Depuis le début de l’année, l’équivalent de 44 postes à temps plein est non pourvu dans les collèges et lycées du Mantois », s’alarme Michel Chastan, secrétaire général départemental de la Fédération syndicale unitaire (FSU). 83 jours après la rentrée, le non-remplacement des enseignants absents préoccupe le corps professoral. « Il faut se rendre compte que ce chiffre représente un établissement comme celui du collège Jules-Ferry à Mantes-la-Jolie », regrette Michel Chastan.
    Du côté de l’inspection académique, « on n’est pas dans le même ordre de grandeur ». René Macron, directeur académique adjoint dans les Yvelines, annonce « une quinzaine de cas à Mantes-la-Jolie, dont la moitié est en cours de règlement ». Pour autant, la situation est loin d’être isolée et épisodique. La plupart des établissements du Mantois ne peuvent assurer des heures d’enseignement chaque semaine : douze heures en technologie au collège Galilée de Limay, huit en anglais au collège de la Vaucouleurs de Mantes-la-Ville. Les lycées ne sont pas épargnés. La FSU a répertorié notamment quatre profs manquant à Jean-Rostand à Mantes-la-Jolie et un à Porcheville.
    « On n’est pas content de la situation, surtout qu’elle n’est pas nouvelle », regrette Mikaël Tane, administrateur de la FCPE des Yvelines qui s’appuie notamment sur les chiffres de la plate-forme nationale Ouyapascours. Créée en 2009, elle permet aux parents de signaler l’absence d’un prof. Mikaël Tane indique y avoir comptabilisé « 9 515 jours de cours perdus depuis le 1er septembre sur le département ».

    Mobilisation dans les Caisses d’Allocations Familiales (CAF)

    À la CAF des Bouches-du-Rhône, des tickets dans la file d’attente se revendent pour quatre euros
    France Bleu Provence
    Invité de France Bleu Provence matin, le secrétaire CGT de la Caisse d’allocations familiales (CAF) des Bouches-du-Rhône affirme que pour éviter de faire la queue dans les files d’attente, certains allocataires rachètent des tickets.
    Les agents des Caisses d’allocations familiales (CAF) sont en grève ce mardi pour protester contre la dégradation des conditions de travail et pour obtenir une revalorisation des salaires.
    Dans les Bouches-du-Rhône, on estime à 115.000 le nombre de dossiers en attente « malgré des réorganisations ». Et Lionel Zaouati, secrétaire CGT de la CAF des Bouches-du-Rhône, déplore la fermeture de la Caisse à Marseille tous les jeudis, pour « concentrer les effectifs et réduire les retards ».
    Des tickets dans les files d’attente se revendent jusqu’à 4 euros
    Invité de France Bleu Provence ce mardi matin, Lionel Zaouati a expliqué que certains allocataires « font la queue dès 6h30 à Marseille » et que pour attendre moins longtemps, « des tickets se revendent 4 euros ».
    « C’est une situation terrible » conclut le délégué syndical.

    Mobilisation pour sauver la maternité d’Apt de la Fermeture

    Et partager les informations pour dénoncer la répression anti syndicale et diffuser les appels à la mobilisation

    el khomri repression syndicaliste medef air france goodyear loi travail

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    PRCF-INFO LUTTES N°46

    14 novembre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 -

    SOLIDAIRES DES HÔPITAUX EN LUTTE !

    L’hôpital est malade de Maastricht. C’est en effet pour « réduire les déficits publics » (dont fait partie le trou, artificiellement créé par la loi Juppé et par son plafonnement des cotisations), comme l’exige l’UE et l’arrimage de la France à l’euro, que les gouvernements successifs, de Claude Evin à Marisol Touraine en passant par Roseline Bachelot, ont imposé des contre-réformes. Celles-ci suppriment les hôpitaux et les maternités de proximité,  détruisent des lits d’hôpitaux, font travailler les personnels à flux tendus, obligent les hôpitaux à travailler « à l’acte », donc à rentabiliser les soins en renvoyant par ex. chez eux des opérés de fraiche date. Ce qui revient à reporter les soins dits « ambulatoires » sur la famille, si famille jeune et en bonne santé il y a !

    A l’arrivée, c’est la déshumanisation des soins… et la fuite garantie des malades qui le peuvent vers les cliniques privées œuvrant pour le profit de consortiums médico-financiers...

    Bref, le modèle français de Santé, qui fut longtemps le meilleur du monde et l’un des moins coûteux en termes de PIB, est cassé par des ministres PS ou LR qui rampent devant l’UE et le MEDEF. LEquel, de son côté, ne rêve que d’abaisser les cotisations sociales pour « réduire le coût du travail » (= d’augmenter l’exploitation capitaliste, c’est-à-dire les profits !).

    C’est pourquoi le PRCF diffuse actuellement aux hôpitaux (Lens, Paris…) son tract de soutien qui explique notamment qu’il ne suffit pas de critiquer les mauvaises lois « françaises » de Marisol Touraine, ou les manigances de Martin Hirsch contre les conditions de travail des hospitaliers parisiens. Ni même de mettre en cause les « LR » qui veulent supprimer les cotisations patronales et faire payer les frais de santé par la TVA, c’est-à-dire par les salariés.

    La combativité est forte contre ces mesures et il faut absolument soutenir les syndicalistes de terrain qui affrontent les politiques d’austérité néfastes pour les patients et pour la nation.

    Hélas, rares sont les  syndicats qui remettent en cause le tabou de l’appartenance de notre pays à l’UE, cette machine à détruire les acquis à l’échelle du sous-continent européen. Dame ! Il ne faut pas affronter la toute-puissante C.E.S., cette courroie de transmission syndicale de Bruxelles qui chapeaute la plupart des états-majors syndicaux français. Il faut dire la vérité sur la pseudo-« construction » européenne, qui détruit la souveraineté des peuples et les conquêtes du monde du travail, à commencer par la Sécu édifiée par le ministre communiste et cégétiste Ambroise Croizat en 1946. Remettre en question l’UE et l’euro, c’est aussi le meilleur moyen pour unir dans la lutte TOUS les services publics, SNCF, EDF, pompiers, Education nationale, etc., qui subissent les mêmes politiques. Et d’associer les travailleurs du public aux camarades du privé sur lesquels pèsent les mêmes politiques d’euro-austérité salariales, de privatisation et de délocalisation orchestrées par Bruxelles de Lisbonne à Varsovie.

    Les grèves en cours

     

    • Grève dans tous les Ehpad d’Auvergne le 10 novembre 2016

    • Grève des phares et balises du Havre le 10 novembre 2016

    • Grève à la Sécu de Loire-Atlantique et Vendée le 10 novembre 2016

    • Grève des employés municipaux à Cherbourg le 10 novembre 2016

    • Grève des bus Stibus à Maubeuge le 10 novembre 2016

    • Grève chez Air France à Papeete à partir du 9 novembre 2016

    • Grève des pompiers du Vaucluse dès le 8 novembre 2016

    • Grève à l’hôpital de Bonifacio depuis le 8 novembre 2016

    • Grève des facteurs de Domont à partir du 7 novembre 2016

    • Grève des finances publiques à Carcassonne du 7 au 15 novembre 2016 Les prochaines grèves

    • Le 11/11/2016 : Grève à la médiathèque de Saint-Malo le 11 novembre 2016

    • Du 12/11/2016 au 14/11/2016 : Grève des bus CTRL à Lorient les 12 et 14 novembre 2016

    • Du 13/11/2016 au 14/11/2016 : Grève SNCF en Bourgogne-Franche-Comté les 13 et 14 novembre 2016

    • Le 14/11/2016 : Grève à la prison pour mineurs de Lavaur le 14 novembre 2016

    • Le 15/11/2016 : Grève nationale des finances publiques le 15 novembre 2016

    • Le 17/11/2016 : Grève dans les lycées le 17 novembre 2016

    • Le 17/11/2016 : Grève des policiers municipaux de Rennes le 17 novembre 2016

    Les prochaines grèves

    • Grève à la médiathèque de Saint-Malo le 11 novembre 2016

    • Grève des bus CTRL à Lorient les 12 et 14 novembre 2016

    • Grève SNCF en Bourgogne-Franche-Comté les 13 et 14 novembre 2016

    • Grève à la prison pour mineurs de Lavaur le 14 novembre 2016

    • Grève nationale des finances publiques le 15 novembre 2016

    • Grève dans les lycées le 17 novembre 2016

    L'Hôpital malade de la financiarisation : Albi la lutte paye ... et la lutte continue le 8 novembre !

    La dépêche du Midi - 08-11-2016

    Fin de la grève à l'hôpital d'Albi : un protocole d'accord signé entre la direction et l'intersyndicale le 27 octobre. Les avancées annoncées par la direction de l'hôpital d'Albi ont été aussitôt prises en compte par les représentants syndicaux de la CGT qui ont décidé de mettre fin au préavis de grève illimitée. 

    La CGT rappelle que ses représentants se joindront au mouvement national du 8 novembre « des moyens pour la santé et le social » ainsi que pour conserver les 20 lits du SSR (Service de soins et de réadaptation) à l’Hôpital d’Albi.

    • Après quatre jours de grève et l’envahissement du conseil de surveillance initiés par la CGT, les agents du Centre Hospitalier d’Albi ont été entendus sur plusieurs revendications. 

    • Renforcement immédiat des remplacements.

    • Mise en place d’un SICS (service infirmier de compensation et de suppléance).

    • Mise en place d’un COPIL (Comité de pilotage) sur l'absentéisme associant les représentants du personnel.

    • Pour le Service de Soins et Réadaptation (SSR) : priorité d’accès aux agents du SSR (titulaires et contractuels) aux postes vacants dans l’établissement.

    • Les agents en CDD depuis plus de 6 ans passeront en CDI en l’attente d’un poste statutaire et seront prioritaires. 

    Grève à l'hôpital. Environ 400 manifestants dans les rues à Angers

    La dépêche du Midi - 09-11-2016

    A l'appel de l'intersyndicale santé et action sociale FO, CGT et Sud, environ 400 personnes, personnel de santé et étudiants, ont manifesté ce mardi 8 novembre dans les rues d'Angers jusqu'à la préfecture.

    Beaucoup d'agents de santé ont été réquisitionnés pour assurer la continuité des soins dans les différents établissements de santé du département. Mais ils étaient environ 400 manifestants, personnel de santé et étudiants, à défiler dans les rues d'Angers pour demander l'abrogation de la loi Santé qui impose la création de "groupements hospitaliers de territoire" (GHT), des "machines à déstructurer le système de soins hospitalier", assurent les syndicats.

    En Maine-et-Loire, le GHT comporte onze hôpitaux et hôpitaux locaux avec comme "établissement support" le CHU d'Angers."Nous refusons que cette adhésion soit obligatoire. A chaque établissement de choisir de mutualiser ses moyens avec un autre, ou pas", insistent Jean-Jacques Péaud, représentant Force ouvrière, et Benjamin Letang, de la CGT. Pour les syndicats, il est hors de question de siéger dans l'instance de cogestion avec la direction.

    En revanche, FO, la CGT et Sud demandent l'abrogation de la loi Santé et ses restructurations et l'arrêt des suppressions de postes et des fermetures de lits. Ils réclament également un plan d'urgence de formation initiale.

     

    Grève à l'hôpital général d'Auch -

    Dépêche du Midi - 09-11-2016

    Dans un communiqué publié le 4 novembre, > « s’appuyant sur le combat mené depuis le mois de mars pour le retrait puis l’abrogation de la loi Travail, > l'intersyndicale du Gers, la CGT, FO, et  Sud/Solidaires, ont décidé d’appeler à la grève et à la mobilisation de l’ensemble des personnels de la Fonction Publique Hospitalière du secteur sanitaire, social et médico-social ».  > > Une manifestation est prévue pour le > mardi 8 novembre à 10 heures à la Patte d’Oie à Auch. >> Il s’agira de mettre en avant « le retrait de la Loi HPST  (Hôpital, Patients, Santé et Territoires), le retrait de la Loi santé et des GHT (Groupements Hospitaliers de Territoires, l'arrêt immédiat des fermetures de lits, l'arrêt immédiat des suppressions de postes ( le travail est là : embauchons !), l'augmentation des salaires, l'abandon du plan ONDAM triennal et ses 3,5 milliards d'économies sur le dos de l’hôpital (objectif national des dépenses d'assurance maladie), l'hôpital public mérite d'avoir les moyens de fonctionner et de développer un service public

    La CGT appelle à la grève dans les Ehpad d'Auvergne le 10 novembre

    La Montagne 08-11-2016

    Les représentants syndicaux CGT-Santé dénoncent une dégradation des conditions de travail et de la prise en charge des personnes âgées dans les maisons de retraite.?

    La CGT-Santé a programmé une journée de grève et d’actions, le jeudi 10 novembre, dans toute l’Auvergne, pour dénoncer le manque de moyens dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

    Les salariés des quarante Ehpad publics et privés du Cantal sont appelés à se mobiliser le 10 novembre. « Les économies réalisées par les pouvoirs publics ont des conséquences visibles dans les établissements, qui sont supportées par le personnel et le public », résume Christian Navarro, secrétaire du syndicat CGT du centre hospitalier d'Aurillac.

    Effectifs insuffisants

    Le syndicat rappelle que le plan « solidarité grand âge », annoncé suite à la canicule de 2003, « préconisait une personne pour un résident ». « On est loin du compte », déplore Christelle Pernette, secrétaire départementale CGT-Santé. Le syndicat estime qu'il y a en moyenne 0,5 personnel pour un résident. « L'État abandonne nos anciens », ajoute-t-elle.

    Ces effectifs insuffisants ont, selon la CGT, des répercussions sur les conditions de travail et la prise en charge des personnes âgées. « Nous travaillons à flux tendu. Il y a des choses du quotidien qui ne sont pas faites », raconte la secrétaire départementale. Et de citer « les douches et les bains qui ne sont pas pris comme ils devraient l'être », « la durée des repas qui est limitée sinon on ne peut pas faire manger tous les résidents », « la marche qui ne se fait pas comme elle devrait »… Malgré cette baisse de qualité, « la part financière supportée par les usagers et les familles augmente tout le temps », souligne le syndicat.

    Certains personnels des Ehpad seraient au bout du rouleau. « Jamais on n'a atteint un écœurement aussi important de la part des agents, s'alarme Christelle Pernette. Ils ont l'impression de travailler à la chaîne. C'est plus qu'une impression, c'est un vécu. » La CGT affirme que « les maladies professionnelles et les accidents du travail sont en augmentation », sans parler des salariés « qui travaillent sous antidépresseurs ».

    Le syndicat va jusqu'à parler de « maltraitance » des personnes âgées. « Les personnels en ont conscience. Ils en sont malades. Ils savent très bien qu'ils ne font pas leur métier correctement. »

    Pratique. L'Union Santé départementale CGT appelle à la mobilisation dans chaque Ehpad du Cantal le 10 novembre, entre 13 heures et 15 heures.

    Un militant CGT jugé pour un jet de peinture

    Action de la CGT-Construction devant la Fédération française du bâtiment pour la reconnaissance de la pénibilité du travail, en février 2014. Un membre de la CGT construction comparaît pour une action menée en 2014 au siège du patronat du bâtiment.

    «C’était une opération gentillette », expliquait en avril 2014 Jean-Pascal François, porte-parole de la fédération CGT de la construction, à propos d’une action coup de poing que le syndicat venait de mener au siège de la Fédération française du bâtiment (FFB). Le 24 avril au petit matin, une trentaine de militants CGT avaient envahi la cour intérieure du bâtiment situé dans le 16e arrondissement pour porter plus haut leurs revendications face aux employeurs du secteur d’activité le plus accidentogène en France. Dans le cadre des débats autour de la mise en place du compte pénibilité instauré par la loi du 20 janvier 2014, le syndicat menait une campagne pour la retraite anticipée à 55 ans pour les ouvriers du bâtiment. Les militants avaient occupé le patio pendant toute la matinée, avant d’être évacués par la police.

    Deux ans et demi plus tard, l’opération « gentillette » se termine devant la justice. Sur plainte de la FFB, l’administrateur de la fédération CGT, Philippe Christmann, est poursuivi pour « dégradations » et comparaît ce matin devant le tribunal correctionnel de Paris. « Quelle que soit l’éventuelle légitimité d’une action, elle ne peut pas être soutenue par la violence », a déclaré à l’AFP Claude Vaillant, l’avocat de la FFB, évoquant des « locaux dévastés ». « Ce jour-là, des tracts et des confettis ont été lancés, et quelques jets de peinture au paintball sur la façade intérieure, réplique l’avocate du militant, Me Marion Ménage. Il y a bien eu un débordement, mais franchement pas dramatique, ce sont de simples salissures qui se nettoient à l’eau. » L’avocate compte demander la requalification du délit en simple dégradation relevant d’une contravention devant le tribunal de police, et plaidera par ailleurs la relaxe. « Ce jour-là, ils étaient plusieurs dizaines, il n’est pas question que M. Christmann endosse une responsabilité collective », argue-t-elle, tandis que la fédération CGT dénonce une « convocation à titre individuel pour une action décidée collectivement, stratégie bien connue qui consiste à broyer une personne pour peser sur l’action collective ». Jean-Pascal François ne décolère pas : « Qu’est-ce qu’un peu de peinture par rapport à l’hécatombe qu’on vit dans les métiers de la construction, avec un mort par jour travaillé et un accident toutes les cinq minutes ? » En soutien à Philippe Christmann, la fédération organise ce matin un rassemblement place du Châtelet à Paris, où sera jouée Criminels, une pièce de théâtre écrite ad hoc par Ricardo Monserrat.

    Nord: Grève hebdomadaire reconductible à la SNCF

    La Voix du Nord

    Le mouvement s’est lancé discrètement pendant les vacances, mais il pourrait durer. Depuis le 26 octobre, les syndicats CGT SNCF et SUD Rail appellent les contrôleurs à la grève une fois par semaine, du mardi midi au jeudi matin, dans tout le Nord-Pas-de-Calais.

    Pourquoi ? Les deux centrales syndicales, mobilisées dans plusieurs régions, soupçonnent leur direction de préparer la suppression de la présence systématique de contrôleurs dans les TER.

    La CGT assure que les annonces de sécurité à bord ont déjà été confiées aux conducteurs, dans certains trains régionaux. Dominique Sens, secrétaire régional du syndicat, en est persuadé : « La direction se prépare ainsi à faire circuler des trains avec seulement des agents de conduite, et plus aucun agent de contrôle ».

    La direction de la SNCF, elle, indique simplement qu'« un nouveau mode de production [c’est-à-dire d’organisation du travail] est en cours de négociation ».

    Le contact n’est pas rompu, puisqu’une réunion entre syndicats et direction est prévue le 2 novembre.

    Comment ? La CGT et SUD Rail ont opté pour une tactique progressive. Dans un premier temps, le préavis de grève ne concerne que les contrôleurs, du mardi à 12h00 au jeudi à 8h00.

    L’effet sur le trafic est encore relativement limité : la SNCF annonce le maintien de 70 % des TER pour la journée du 2 novembre, et un service normal sur les TGV, intercités et TER-GV. Le 26 octobre, 27 % du personnel a fait grève, selon la CGT. Le préavis est reconductible toutes les semaines.

    A défaut d’un accord, d’autres catégories de personnel pourraient être appelées à se mobiliser.

    Appel à la grève 
    Cinq clés pour saisir les enjeux au centre
    hospitalier de l'agglomération de Montargis
    La République du Centre

    Le service chirurgie va encore perdre quelques lits mais conservera trois services (orthopédie, viscéral, urologie), selon la direction.? © DR

    À Amilly (45200) , la CGT dénonce notamment la réorganisation de la chirurgie. La direction assume et assure que la qualité des soins sera préservée.

    Il n'y a décidément que peu de moments d'accalmie médiatique au centre hospitalier de l'agglomération montargoise (Cham). C'est cette fois le syndicat CGT qui pointe du doigt la politique menée par le gouvernement envers les hôpitaux, mais aussi la direction. La section, qui n'a pas été suivie par la CFDT, appelle à un mouvement de grève le 8 novembre.

    Quelques mois à peine après la pétition, lancée par des usagers, contre l'instauration des groupements hospitaliers de territoire. Les pétitionnaires pointaient du doigt la menace pour l'avenir même du Cham, qui risquait d'être absorbé dans un avenir proche par le CHR Orléans.

    Que se passe-t-il au service chirurgie ? Cette fois, c'est pour défendre la réorganisation de la chirurgie que le directeur Didier Poillerat doit monter au créneau. Dans une lettre ouverte datée du 24 octobre, le syndicat déplore la fermeture d'un service de chirurgie, effective début 2017.

    Moins d'un an après la réduction du nombre de lits dans deux services (orthopédie et viscérale).

    De 80 lits début 2016, la chirurgie passera, début à 60 lits.

    L'avenir passera par la médecine ambulatoire

    Selon Didier Poillerat, il ne s'agit que d'un ajustement : « Nous avons remarqué que sur les 68 lits, on en avait à peine 60 de remplis. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de réorganiser en deux couloirs de trente lits, mais nous gardons bien trois services (urologie, orthopédie, viscéral). L'offre de soins ne variera pas », insiste-t-il.

    Quel sort pour les agents ? La CGT dénonce, en moins d'un an, la suppression de 17,5 temps plein en chirurgie. Pas de licenciements à prévoir, mais des changements de service et des CDD qui pourront servir de variable d'ajustement...

    Les salariés de la Santé privée, de l’Action sociale et de la Sécu mobilisés aux côtés des personnels hospitaliers

    Les travailleurs de la Santé privée lucrative et non lucrative et de l’Action sociale (secteurs social et médico-social à but non lucratif) se joindront à la journée de grève programmée dans l’ensemble de la fonction publique hospitalière le 8 novembre, à l’appel des fédérations FO, CGT et SUD.

    Les personnels de la Sécurité sociale seront également mobilisés. Les sections FO et CGT des Organismes sociaux représentant ces salariés ont appelé leurs syndicats à prendre toutes les initiatives pouvant aller jusqu’à la grève.

    Il faut dire que les travailleurs de ces différents secteurs partagent les revendications des fonctionnaires hospitaliers. Car ils sont eux aussi confrontés à des réductions de budget drastiques, à des restructurations permanentes, à des suppressions de postes massives, à la précarisation et au gel des salaires. 

    Les syndicats de pompiers dénoncent une baisse des effectifs et appellent à la mobilisation

    La voix du Nord

    La colère des pompiers du Nord semblait terminée depuis le départ de Joël Wilmotte, fin 2015, de la présidence du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours). «  Les relations ont changé sur la forme, mais pas sur le fond  », déplore Ismaël Bernus, délégué FO et pompier à Marcq-en-Barœul.

    Ismaël Bernus (FO) regrette l’absence de concertation entre SDIS et syndicats.

    Les centres d’incendie et de secours ont reçu la nouvelle répartition des effectifs, datée de lundi : «  La cure d’austérité continue.  »

    Douze professionnels en journée à Marcq, contre 15 l’an dernier, 10 la nuit, contre 12 en 2015… «  Alors que le nombre d’interventions a augmenté, comme dans tout le département.  » Lomme, Roubaix sont touchés.

    Trois pompiers professionnels en moins, c’est «  une ambulance en moins, ou qui partira plus tard, avec des volontaires  ». «  Tout le monde va en pâtir, assure-t-il, et surtout la population.  »

    La CGT a lancé un appel à la mobilisation, le 6  décembre ; FO pourrait les rejoindre.

    Conflans-en-Jarnisy : Leclerc dans le rouge CGT

    Republicain-lorrain

    À l’appel de l’Union départementale CGT, une centaine de syndicalistes se sont massés, hier, aux abords du Leclerc de Conflans-en-Jarnisy. Dans le viseur du syndicat, la direction de l’hypermarché qui bafouerait « les droits des camarades ».

    Écharpe tricolore déposée sur son buste, chapeau vissé sur la tête et minerve cerclant des cervicales endolories, André Corzani se montre vigoureux. Le discours du président du groupe Front de Gauche au conseil départemental se veut résolument… frontal : « Cette direction tente de criminaliser et d’exercer des pressions inqualifiables sur les employés. Il y a la peur dans cet établissement ! » Applaudissements, nourris. Puis c’est au tour de celui que nous surnommerons "l’homme à la casquette gavroche" de s’avancer vers cette tribune improvisée. Micro en main, sa voix porte très loin. Les amplis vivent un supplice, la "foule" s’électrise : « Nous sommes confrontés à une violence patronale qui n’avait jamais atteint ce point dans le département ! C’est une véritable répression syndicale contre nos militants et nous ne laisserons pas cette situation perdurer ! » L’homme à la gavroche, c’est Pascal Debay, secrétaire général de l’Union départementale CGT. Face à lui, une petite centaine de camarades réunis en ce samedi matin pluvieux sur une portion de parking voisine du Leclerc de Conflans-en-Jarnisy.

    Dans l’assistance, on reconnaît de nombreux élus parmi lesquels Jacky Zanardo, maire de Jarny et président de la CCJ ; ou encore Manuela Ribeiro, conseillère départementale. Tous arborent un front uni contre la direction de l’hypermarché coupable, selon eux, « de bafouer les droits des élus syndicaux en place ». Régine Gœuriot ferait partie de la liste des supposées "victimes" des dirigeants. Elle dit avoir « 27 ans de boîte » au compteur et date le début du "conflit" à l’an de disgrâce 1998, « l’année où le syndicat a été créé dans l’établissement ». « La situation à l’intérieur est terrible. C’est la politique de la terreur », avance-t-elle. Depuis le 14 décembre 2015, Régine a fait valoir son droit de retrait. Une décision qui fait suite à une série de désaccords avec « le directeur » avec, en point d’orgue, le déménagement « contraint » de la secrétaire dans un nouveau bureau de… « 2 m² équipé d’une caméra de surveillance. En tant que personnel administratif, je dois avoir 9 m². » La salariée éprouverait aujourd’hui toutes les peines du monde à se faire rétribuer : « J’ai déjà saisi à deux reprises le conseil de prud’hommes de Metz pour non-paiement de mes salaires. Conseil qui m’a donné raison mais à ce jour, l’employeur ne s’est pas exécuté ! » Un exemple parmi tant d’autres, selon cette élue CGT, des pratiques du « directeur pour museler notre syndicat ».

    Alors que ce témoignage touchait à sa fin, l’assistance s’est déployée, tracts à la main, aux deux ronds-points situés en amont de l’hypermarché. De notre côté, nous avons tenté de nous entretenir avec la direction pour rec

     

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  • PRCF-INFO LUTTES N°45

    7 novembre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 -

     

    UNION, ACTION ET CONTRE-OFFENSIVE

    Lors du grand mouvement anti-Loi Travail – en réalité contre l’euro-directive ciblant le droit du travail en France (Loi El Khomri), en Italie (« Jobs Act ») et en Belgique (Loi Peeters), le monde du travail conduit par la classe ouvrière (raffineries, salariés de la route, Goodyears, dockers, cheminots…) a lancé un début de contre-offensive d’ensemble contre la destruction des acquis par les conjurés du MEDEF, du gouvernement PS, des LR et de leur chef d’orchestre continental : l’UE du capital.

     Valls a répliqué en recourant au 49/3 (avec la complicité des LR qui, pour complaire au MEDEF, n’ont pas déposé de motion de censure) et en généralisant la répression contre les militants CGT de classe.

     Mais la classe ouvrière ne se laisse pas intimider et les raisons de la colère ne font que s’aggraver : privatisation des aéroports, casse de l’école, harcèlement à la Poste, suppressions d’emplois à Airbus et PSA, privatisation rampante d’EDF et de la SNCF, pseudo-baisse du chômage et montée de la pauvreté et de la précarité…

     A Amiens, où l’appui aux Goodyear d’une dirigeante du PRCF a été très applaudie, les militants d’avant-garde du mouvement social accourus de toute la France (et de Belgique !) ont appelé le monde du travail à remonter au créneau « tous ensemble et en même temps ».

     En France, les luttes ne s’arrêtent pas. Pour leur offrir des perspectives politiques, les militants du PRCF diffuseront au moins 100 000 tracts présentant leur programme alternative à la porte des entreprises ou sur les marchés populaires d’ici le second tour des présidentielles.

     A l’échelle internationale, le congrès de Durban de la FSM, auquel participaient des fédés CGT et aussi le Front syndical de classe français, a été un grand succès (voir dans le dernier numéro « papier » d’Initiative communiste l’entretien accordé par le cheminot Jacky Omer, de retour de Durban).

     Car lorsque le tous ensemble des travailleurs, l’unité d’action communiste visant à reconstruire un vrai PC et le Front antifasciste patriotique, populaire et écologique en gestation convergeront pour exiger les « quatre sorties » (= la rupture progressiste de la France avec l’UE, l’euro, l’OTAN… et le capitalisme), la défensive sociale pourra se muer en contre-attaque d’ensemble, voire en offensive pour le changement de société.

     Construire ces convergences est urgent à l’heure où les LR, encouragés par la faillite honteuse du « hollandisme » qui a poursuivi et aggravé les mesures de Sarkozy et ouvert la voie à la pire réaction, jurent de faire encore pire, en France et en 2017, que ne l’a fait Thatcher en 1984 et en Angleterre, sur les retraites, les statuts, les conventions collectives, le temps de travail, l’emploi public, les cadeaux au patronat, l’indemnisation du chômage (cf le tout récent film de Ken Loach « Moi, Daniel Blake ») et les privatisations !

     Et tout d’abord, solidarité de tous les progressistes avec les syndicalistes de classe frappés par la répression patronale, par la justice de classe et par la violence d’Etat !

    *********

     

    Les prochaines grèves

    • Grève des fonctionnaires de Haute-Loire

    • Grève nationale des orthophonistes

    • Grève nationale des infirmiers

    • Grève de la Fonction Publique Hospitalière

    • Grève des bus CTRL à Lorient

    • Grève nationale des finances publiques

    • Grève dans les lycées

    Les dernières grèves annoncées

    • Grève à l’hôtel Intercontinental de Marseille

    • Grève dans la sécurité privée

    • Grève à l’Intermarché de Moissac

    • Grève au CHU de Clermont-Ferrand

    Niort Préavis de grève pour jeudi dans les bus

    Un préavis de grève déposé par trois syndicats.

    Les syndicats CGT, CFDT et UNSA des TAN (Transports de l'agglomération niortaise) ont déposé un préavis de grève pour une durée illimitée à compter du jeudi 3 novembre, 0 heure.

    Leurs revendications portent sur « les conditions de travail et le maintien des avantages acquis dans le cadre de la fin du contrat de délégation de service public ».

    La Semtan déclare qu'elle mettra tout en œuvre, la veille, pour informer au mieux les voyageurs sur le niveau de service de la journée du 3 novembre.

    Les services Scoltan Mobitan et Intertan ne sont pas concernés.


    Aubert et Duval prévoit de supprimer 70 emplois à Firminy

    Cette entreprise spécialisée dans la métallurgie de pointe a annoncé à son personel la suppression de 70 postes dans son aciérie de Firminy.

    Le site Aubert et Duval aux Ancizes, en Auvergne. Un partie des postes pourraient être redéployés sur ce site qui est aussi la maison-mère de l'entreprise.

    Selon une information dévoilée par France Bleu, la direction a annoncé lundi 24 octobre ces suppressions d'emplois. La raison ? Une perte de rentabilité. L'aciérie ne tournerait qu'à 30% de ses capacités de production et le carnet de commande serait vide.

    Selon la direction, les clients se tourneraient principalement vers des concurrents italiens, moins chers et plus performants.

    Ce site de production a pourtant une histoire longue et a eu de grands noms comme clients. En particulier : le Concorde, l'A380 et quelques grands paquebots.

    Il y a deux ans, l'entreprise avait déjà opéré un plan social rappelle France Bleu. 90 salariés étaient concernés.

    La CGT estime que cette nouvelle vague de départ va mener vers une fermeture totale du site, qui pourrait arrivée en juillet 2017.

     

    ALSTOM Belfort :

    agence de presse

     
    Moins d'un mois après l'accord trouvé entre la direction d'Alstom et l'État pour sauver le site de Belfort, des voix s'élèvent déjà pour pointer des failles. Des élus belfortains reprochent ce samedi à la direction d'Alstom de « dénaturer » les engagements pris début octobre et demandent au gouvernement de les faire respecter. « Le 4 octobre dernier, dans le cadre d'une déclaration commune avec l'État, l'engagement avait été pris par Alstom d'investir 30 millions d'euros dans le programme de développement des locomotives de manœuvre de la gamme H4 à motorisation diesel », expliquent le maire de Belfort, Damien Meslot, le président du Conseil départemental, Florian Bouquet, et le sénateur Cédric Perrin, tous les trois du parti Les Républicains, dans un communiqué.
     

    « Or, aujourd'hui Monsieur Eyméoud (Jean-Baptiste Eyméoud, directeur général France d'Alstom, NDLR) dénature cet engagement en affirmant que cet investissement est en fait déjà inclus dans un programme destiné aux chemins de fer suisses », poursuivent-ils, demandant au secrétaire d'État à l'Industrie de s'assurer que « les obligations auxquelles les parties se sont astreintes soient respectées ».

    Les syndicats « floués »
    Vendredi, André Fages, délégué syndical CFE-CGC d'Alstom Belfort, avait également indiqué à l'Agence France-Presse que les syndicats se sentaient « floués » par la manière dont la direction entendait appliquer l'accord annoncé début octobre, après la tenue jeudi d'un comité central d'établissement à Paris. Une porte-parole d'Alstom a assuré samedi que ces 30 millions d'euros serviraient « comme prévu à développer la plateforme de locomotives hybrides Prima H4 ». « Dans le plan de l'État, il y a un contrat pour les locomotives de manœuvre et de fret de ce type », a-t-elle ajouté. « L'objectif est le développement de différentes versions de la Prima H4 pour les chemins de fer suisses et les futurs clients », a-t-elle encore dit.
    Invoquant un calendrier de commandes insuffisant, la direction du groupe ferroviaire français avait annoncé en septembre son intention de transférer la production de Belfort sur un autre site, provoquant une levée de boucliers chez les salariés comme des élus locaux et du gouvernement, qui détient 20% des voix au conseil d'administration d'Alstom. Le 4 octobre, le gouvernement avait annoncé plusieurs centaines de millions d'euros de commandes de trains et de locomotives pour Alstom. De son côté, le groupe s'était engagé à investir à moyen terme dans son usine de Belfort et à diversifier ses activités, avec notamment des bus électriques.

     

    Hôtel Radisson Blu - Vieux-Port : le « mouvement des femmes de chambre » fait tache d’huile !

    Moins d’une semaine après la grève victorieuse de l’Intercontinental, le mouvement social des femmes de chambre et équipiers touche à son tour l’hôtel Radisson Blu, de l’autre coté du Vieux-port. Cette fois-ci, ce sont les salarié-e-s du sous-traitant ACQUA qui cessent majoritairement le travail à compter du lundi 31 octobre.

    Dans cet établissement 4 étoiles, on retrouve le cocktail habituel : pratiques ne respectant pas le droit du travail, salaires de misère, brimades et autoritarisme de l’encadrement, conditions de travail harassantes et néfastes pour la santé...
    Mais aujourd’hui la coupe est pleine, les travailleurs-euses demandent collectivement le respect de leurs droits et de leur dignité ! Ils revendiquent : le paiement à l’heure et la remise mensuelle des pointages ; l’augmentation de la qualification à AQS3 ; une prime de panier de 7 euros net pour les temps partiel temps complets, proratisée pour les temps partiel ; un 13ème mois ; l’annulation des clauses de mobilité sur les contrat de travail ; de nouvelles tenues de travail ; un nouveau matériel de travail (sac à linge, aspirateurs, balais,...) ; un jour de repos fixe les week-end pour toutes les femmes de chambre ; l’annulation des sanctions disciplinaires et le respect des droits syndicaux.

    Cette grève s’inscrit plus largement dans un mouvement social qui touche désormais depuis plusieurs mois les établissements de l’Industrie touristique marseillaise. Hôtels, restaurants, commerces... ce sont les travailleurs-euses qui font tout tourner ! Alors que cette industrie est florissante, les patrons doivent bien comprendre que les travailleurs-euses ne se feront plus exploiter en silence !

    A partir du lundi 31 octobre, un piquet de grève quotidien sera organisé à partir de 09h devant l’hôtel, 40 Quai de Rive Neuve, venez les soutenir !

    L’exploitation et le mépris ça suffit ! Seule la lutte paie !


    McDo escroc, faut partager le magot!

    agences de presse

    Une cinquantaine de personnes ont bloqué mercredi plusieurs McDonald's du nord de Paris pour demander un salaire horaire à treize euros et dénoncer les pratiques fiscales de la multinationale visée par une enquête pour blanchiment.
    Devant un restaurant de l'enseigne de Paris Gare du Nord, plusieurs dizaines de manifestants issus d'organisations étudiantes ou de collectifs militants ont répondu à l'appel de la CGT McDonald's Paris et Ile-de-France bloquant les entrées aux cris de "frite par frite, nuggets par nuggets, nous reprendrons le fric de McDonald's" avant de rejoindre d'autres restaurants dans l'est de la capitale.
    A l'intérieur, des clients et employés interloqués devant un militant déguisé en Ronald - mascotte de la multinationale - observent la dizaine de manifestants déployer une banderole "relocalisation des profits, augmentation des salaires".
    "On fait le travail de deux, trois personnes et les salaires ne suivent pas, McDonald's s'enrichit sur notre dos", accuse Jessica, employée depuis 15 ans.


    Les salariés qui débutent sont payés au Smic (9,67 euros brut de l'heure, ndlr) et "comme une majorité des effectifs travaillent à temps partiel imposé, 24h par semaine, ça fait 770 euros par mois", dénonce Gilles Bombard de la CGT.

    Si l'enseigne de restauration rapide, que le syndicat accuse d'organiser "le déficit systématique de ses restaurants" pour ne pas faire de bénéfices en France, "relocalise ses profits, on peut largement prétendre à un salaire de 13 euros", a-t-il ajouté.

    Visé par une enquête pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée à la suite d'une plainte des élus du comité d'entreprise, représenté par l'avocate Eva Joly, McDonald's a vu son siège français perquisitionné en mai.

    "L'évasion fiscale est extrêmement nuisible aux États comme aux salariés, il est crucial de tout mettre en œuvre pour la combattre", a estimé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

    Neuville-en-Ferrain: chez Pimkie, la compta n’en peut plus de payer l’addition

    Nord Eclair

    Las du manque de reconnaissance, et inquiet face à la menace de suppression de postes, l’ensemble du service de comptabilité de l’enseigne de prêt-à-porter a débrayé, devant le siège, ce mardi matin. Une première. La direction a finalement pris un certain nombre d’engagements.

    «  Aujourd’hui, nous saturons physiquement et psychologiquement. Il fallait que la direction l’entende.  » Jamais, Mathieu (prénom d’emprunt) n’imaginait devoir un jour quitter son poste pour manifester sa colère. La coupe est pleine. Le jeune homme travaille depuis six ans au service comptabilité de l’entreprise Pimkie, niché au cœur de la zone d’activités de Neuville-en-Ferrain. Ce mardi matin, à l’instar de l’ensemble de ses collègues, il a pourtant débrayé, entre 9 h et 10 h 30. «  C’est une première, alerte Patricia Tissegouine, du CHSCT. Les bureaux ne sortent quasiment jamais pour protester. Cela prouve qu’il existe un réel mal-être.  »

    La crispation couve depuis un moment. «  Depuis plus d’un an, nous tentons de faire part de notre malaise, se désespère Nabyl Denfer, délégué CFDT. Le dialogue avec la direction est totalement rompu.  » Les salariés de la comptabilité se disent «  exaspérés  » d’être en permanence «  la cinquième roue du carrosse  » : «  Nous occupons une place importante dans la boîte, le service tourne très bien, mais nous ne sommes jamais associés aux projets de la hiérarchie, reprend Mathieu. On n’est jamais au courant de rien. Il n’y a aucune reconnaissance.  » La cocotte-minute «  explose  » en mai, lorsque la direction de l’enseigne de prêt-à-porter annonce la suppression de deux postes, suite aux départs de deux salariés (à la retraite et pour projet personnel). «  Nous sommes passés à neuf employés, dont un chef, et deux intérimaires. Avant cela, nous travaillions déjà à flux tendu. C’était incompréhensible.  »

    Aucune raison économique

    Le comité d’entreprise (CE) commande alors une expertise, qui démontre noir sur blanc l’absence de raisons économiques pouvant justifier une telle décision. Le service comptabilité France de Pimkie a en effet «  la productivité la plus élevée  » par rapport aux autres zones (Allemagne, Italie et Espagne), rappelle, chiffres à l’appui, Valérie Pringuez, de la CGT. En outre, l’analyse met le doigt sur la charge de travail supplémentaire à prévoir, eu égard au souhait de l’entreprise de développer des commissions-affiliations (ces conventions particulières entre fournisseur et distributeur). Elle préconise le maintien des deux postes.

    Ce mardi, à l’issue du CE qui s’est tenu dans la foulée du mouvement de grève, la direction est finalement allée dans ce sens en proposant une embauche en CDI, ainsi que l’appui d’un CDD – dont la situation sera réévaluée à l’avenir – sur toute l’année 2017. Elle a également pris l’engagement d’instaurer davantage d’échanges avec cette partie du personnel et de l’intégrer plus souvent aux échéances du groupe. Des propositions jugées «  honnêtes  » par l’intersyndicale et les salariés, qui attendent désormais de voir sur le long terme. Mais envisagent la lourde période de la clôture annuelle avec (un peu) plus de sérénité.


    Clermont-Ferrand : les urgentistes du CHU se mettent en grève

    Le personnel des urgences du CHU de Clermont-Ferrand appelle à la grève à partir du 27 octobre. Les employés entendent protester contre la pénibilité de leurs conditions de travail.

    Grève aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand

    Les urgentistes du CHU Gabriel-Montpied entamment une grève à partir du 27 octobre, afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.  -  France 3 Auvergne  -  Reportage: Christine Chiron et Olivier Martinet.

    Une grève des urgentistes débute ce 27 octobre au CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand. L'intersyndicale CGT-FO-SUD, à l'origine du mouvement, estime que le service hospitalier a enregistré plus de 6 500 nouvelles entrées en cinq ans et que les moyens humains et matériels ne suivent pas cette évolution.

    Les salariés considèrent ne plus pouvoir exercer leur travail correctement: à cause du flux important des patients, les urgentistes leur consacrent de moins en moins de temps et doivent faire au plus vite. Ils demandent un renforcement des effectifs infirmiers, d'aides-soignants et d'agents de service hospitalier, ainsi que le remplacement de leurs collègues en arrêt.

    Cette dégradation des conditions d'accueil a un impact sur l'attitude des patients: les urgentistes observent une augmentation de l'animosité à leur encontre. Afin de travailler en sécurité, ils souhaitent que la présence de vigiles, en poste de nuit et le week-end aux urgences, soit prolongée. 

    « Les agressions verbales, c'est presque quotidien, signale une infirmière à nos confrères de France Bleu Auvergne. Les agressions physiques arrivent, et de plus en plus souvent. » La date de fin de la grève n'a pour le moment pas été communiquée par les syndicats.

     

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