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    PRCF-INFO LUTTES N°48

    28 novembre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 - 

    Fidel, dans nos coeurs et nos luttes,Immortel pour toujours

    De la part des 92 millions de membres de la FEDERATION SYNDICALE MONDIALE, j’adresse au peuple cubain,la CTC, la direction d’ Etat et du Parti du Cuba Socialiste, mes plus sincères condoléances pour la mort du Comandante Fidel. Il a été un vrai dirigeant qui, avec ses camarades, ont lutté et abattu les impérialistes et ses instruments.

    Pour la FSM, le plus grande honneur a été la Présence du Comandante Fidel à ses Congrès et son discours de grande importance au 10ème Congrès de la FSM.

    Pour la classe ouvrière mondiale sera toujours IMMORTEL.

    Déclaration du Secrétaire General de la FSM, George Mavrikos, sur la mort de Fidel Castro.

    Les en cours

    • Grève au Centre des Massues (Croix Rouge) à Lyon le 25 novembre 2016
    • Grève SNCF sur l’axe Dijon – Paris du 25 au 28 novembre 2016
    • Grève à la Banque de France du Centre-Val de Loire le 25 novembre 2016 Grève des trains SNCF en Rhône-Alpes du 24 au 28 novembre 2016
    • Grève à l’hôpital du Scorff à Lorient à partir du 23 novembre 2016
    • Grève à la SNCF en Centre-Val de Loire du 23 au 25 novembre 2016
    • Grève au Malamok à Le Guilvinec du 22 au 25 novembre 2016
    • Grève dans les stations-service de Guadeloupe dès le 22 novembre 2016
    • Grève des pompiers de l’Hérault dès le 22 novembre 2016
    • Grève à la marie de Biguglia depuis le 22 novembre 2016

    Revue de presse des luttes :

    L’Euro austérité frappe à Grenoble, avec l’appui zélée de la municipalité EELV

    A lire : l’analyse et les propositions des militants grenoblois du PRCF 38 :

    Euro métropole 

    Lors de la dernière campagne des municipales, le PRCF 38 avait averti : les attaques contre les communes avec la création des eurométropoles ainsi que l’euro austérité entreraient en contradiction avec un programme municipal centré sur une politique populaire et écologique au service des travailleurs et de leur famille à Grenoble ou ailleurs. Entre l’Union Européenne du Capital et ses ordres de « réformes territoriales » pour créer des euro-métropoles écrasant la démocratie locale pour mieux éloigner le pouvoir de l’influence des travailleurs, entre l’Union Européenne du Capital et ses diktats euroaustéritaire et une politique municipale pour et par la population il faut choisir. La municipalité EELV et ceux qui la soutiennent au PG ont fait leur choix. Refusant de dénoncer les coupes budgétaires imposées par l’Etat en application des ordres donnés par la Commission Européenne. Imposant l’euro austérité. Et tout en camouflant la casse de pans du services publics municipal (Bibliothèques, services médicaux et sociaux etc)  – avec un plan social qui ne dit pas son nom et des coupes budgétaires  – derrière un appel à la sobriété, la municipalité d’E Piolle ne fait ainsi que décliner le plan d’austérité imposé par Bruxelles à la France et à ses collectivités locales.
    Alors que la municipalité déploie des efforts pour développer la démocratie participative, celle-ci se révèle être une coquille vide, puisque les décisions (privatisation de l’éclairage public, liquidation de services publics…) sont le résultats des ordres données par le MEDEF sous la menace de Bruxelles et de l’Euro. La souveraineté populaire ce n’est pas de décider uniquement de la position et de la couleur des bacs à fleurs !

    Oui pour défendre nos communes, les services publics municipaux et la démocratie locale aussi, il faut briser les chaines de l’Union Européenne !

    Le PRCF 38 apporte son soutien au juste combat – auquel il participe – pour la défense du service public des municipaux de Grenoble et de leurs syndicats de combat avec le soutien des grenobloises et grenoblois.
    Il appelle à refuser l’euro austérité à Grenoble comme ailleurs. L’UE du Capital, il faut en sortir pour s’en sortir. A l’occasion de la campagne des élections présidentielles, chacun peut retrouver sur www.initiative-communiste.fr un programme décliné en 10 thématiques pour construire tous ensemble une alternative antifasciste populaire de progrès social et écologique pour donner un futur à nos communes, à notre pays et développer la solidarité entre les peuples en europe et dans le monde.

    Communiqué de la CGT FO et SUD.

    A quoi servent les économies réalisées sur le personnel des bibliothèques ?
    A financer le plan social !
    Mardi 22 novembre à 15h, le maire Eric Piolle va signer un protocole d’accord avec la CFDT et la CFTC pour « accompagner » le plan de suppression de postes et le démantèlement des services de proximité de la ville (bibliothèques, centres sociaux, antennes mairie…).
    La ville, malgré sa prochaine faillite annoncée, a néanmoins trouvé 600 000 € pour financer l’ensemble des actions prévues du plan de sauvegarde.
    600 000 €, soit le montant des économies exigées des bibliothèques.
    600 000 €, soit 10 % des économies de personnel.
    Trois emplois seront attribués pour effectuer ce travail de liquidation, à l’heure où la majorité municipale annonce la suppression de 13 postes dans les bibliothèques.
    • 400 000 € seront dégagés pour financer les indemnités de départs volontaires.
    La mairie crée des postes pour en supprimer d’autres ! ! ! !
    C’est vraiment le BUDGET DE LA HONTE !

    Bibliothèques de Grenoble en lutte !  Communiqué  Non aux fermetures des bibliothèques de Prémol, Hauquelin, Alliance

    Dans le cadre de son plan d’austérité, la municipalité grenobloise a notamment décidé de supprimer 3 bibliothèques et 13 postes pour des raisons économiques. Pour se justifier elle met principalement en avant la baisse des dotations de l’État aux collectivités.
    Ils ne font pas des économies, ils font des choix !
    Votation citoyenne : La municipalité se donne les moyens de financer des boites à livres, pour un budget correspondant à celui des achats des 2 bibliothèques déjà fermées.
    Numothèque : « (bibliothèque numérique) »
    L’État fait le choix de soutenir financièrement le développement du numérique alors même que le bon fonctionnement des collectivités locales est mis à mal par la baisse de ses dotations.
    Lorsque, bientôt, s’arrêteront les subventions pour la Numothèque, comment la municipalité maintiendra ce projet qu’elle n’aura plus les moyens de financer ? En fermant des bibliothèques ?
    En plus des fermetures de bibliothèques, 13 postes seront supprimés. Nous dénonçons les effets de communication qui cherchent à faire croire aux grenobloi(se)s qu’ils auront un meilleur service avec une diminution de près de 10 du personnel.
    Nous souhaitons rappeler :
    Que les 14 bibliothèques du réseau, pensées géographiquement pour desservir tous les Grenoblois, dans la proximité, ont toutes leur rôle à jouer. A la croisée du culturel, du social et de l’éducation, nos missions servent l’ensemble des citoyens. Dans une société où l’espace est de plus en plus privatisé, les bibliothèques demeurent des lieux d’accueil, ouverts à tous, gratuits, qui contribuent à lutter contre l’isolement et la fragmentation sociale.
    En plus des ouvertures au public, les bibliothèques accueillent des groupes scolaires, des structures « petite-enfance », des clubs lectures, des groupes en apprentissage du français, des associations, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, etc. Par ailleurs, les livres n’arrivent pas par miracle sur les étagères de la bibliothèque et les animations ne se réalisent pas en un claquement de doigt.
    Il est inadmissible de fermer 3 bibliothèques lorsque l’on prétend que l’éducation est LA priorité de la ville !
    Lutter, se battre et gagner !
    Ensemble, défendons les services publics pour l’ensemble des Grenoblois-es
    Nous exigeons l’abandon de ce plan d’austérité, le maintien d’un service public de qualité et de proximité, que cesse la dégradation de nos conditions de travail et la précarité de l’emploi.
    Rejoignez-nous, des actions sont en cours et d’autres sont à construire ensemble.

    Grenoble: un militant CGT condamné pour distribution de tracts et message de soutien du PRCF 38

    Message de soutien du PRCF 38

    Chers camarades, Nous apprenons qu’un camarade de la CGT vient d’être scandaleusement condamné pour son action syndicale. Ce jugement inique s’ajoute à l’aggravation des condamnations qui frappent l’action syndicale depuis des mois (Air France etc…). Un vent mauvais souffle sur notre pays. On a vu pendant la lutte contre la loi El Khomri le déchaînement de propos et d’actes dirigés contre la CGT. Le PRCF a d’ailleurs lancé une pétition Appel contre la haine de classe anti-CGT qui a rencontré un fort écho.
    La fascisation dénoncée par le PRCF est une réalité incontournable. La campagne des primaires de la droite confirme la radicalisation du capital.
    La thachéro-lepenisation menace les libertés syndicales et démocratiques obtenues de haute lutte. L’UE apparaît de plus en plus nettement comme l’arme de classe qu’elle est contre le mouvement ouvrier et populaire. Seule la lutte pourra faire reculer cette offensive patronale et celle de ses « fondés de pouvoir ».
    Le PRCF exprime sa solidarité de combat avec le camarade injustement frappé.
    Fraternellement,
    Le PRCF38

    Newsletter BFMTV – 22/11/2016
    Un militant CGT a été condamné à 500 euros d’amende avec sursis pour organisation de manifestation non déclarée. Il distribuait des tracts à un péage autoroutier.
    « Je suis condamné pour une définition de la Cour de cassation ». Pour le militant CGT Pierre Coquan, le verdict a du mal à passer. La cour d’appel de Grenoble l’a condamné mardi à 500 euros d’amende pour organisation de manifestation non déclarée.
    En août 2010, il avait organisé une distribution de tracts sur la réforme des retraites au péage de Villefranche-sur-Saône sur l’A6. Jugé par le tribunal de Villefranche-sur-Saône et la cour d’appel de Lyon, il avait été par deux fois relaxé.
    Mais le 9 février dernier, la Cour de cassation a jugé que la cour d’appel de Lyon avait violé la loi en estimant qu’une manifestation devait s’accompagner de chants, de banderoles et de slogans. Selon elle, les textes ne sont pas en accord avec cette définition.
    Débat autour de la définition
    Une manifestation est « un rassemblement, statique ou mobile, sur la voie publique, d’un groupe organisé de personnes aux fins d’exprimer collectivement et publiquement une opinion ou une volonté commune », a clarifié la chambre criminelle de la Cour de cassation.
    En septembre dernier, l’avocate générale de la cour avait appelé à « réduire le plus possible » la définition de manifestation, pour éviter que les libertés individuelles ne soient atteintes.
    L’avocat du prévenu avait noté, lors de cette même audience, que « c’est la première fois que la Cour de cassation définit ce qu’est une manifestation ». De son côté, le militant condamné n’accepte pas sa condamnation et affirme qu’il va à nouveau se pourvoir en cassation.

    Lutte gagnante à Émergences !

    La longue lutte des salarié-e-s d’Émergences contre le licenciement d’un collègue, salarié de la structure depuis 9 ans et représentant du personnel au CHSCT, vient de s’achever sur une victoire. Notre collègue Rémy ne sera pas licencié. C’est un immense soulagement et une énorme joie pour lui et pour celles et ceux qui se sont mobilisé-e-s depuis de longues semaines pour qu’il n’y ait pas de nouveau licenciement dans notre structure. La frénésie répressive de la direction a été stoppée et tou-te-s les salarié-e-s d’Émergences peuvent s’en réjouir et s’en trouver rassuré-e-s.

    L’Inspection du travail a notifié à la direction d’Émergences son refus d’autoriser le licenciement. Le licenciement est jugé non-fondé et abusif et un lien est établi entre la procédure engagée et le mandat de notre collègue au CHSCT.

    Les « faits graves » et les « agissements répétés » sur lesquels la direction d’Émergences prétendait se baser se sont révélés introuvables. Il aura fallu quatre semaines de grève, un avis unanime du Comité d’Entreprise contre le licenciement, une pétition signée par plusieurs centaines de militants et de responsables syndicaux et l’intervention de l’autorité administrative pour que la procédure soit abandonnée.

    C’est un considérable gâchis pour une structure comme la nôtre qui défend la santé au travail et la défense et l’élargissement des droits des salarié-e-s. Il est aussi particulièrement lamentable que la direction d’Émergences ait cru bon d’utiliser « l’éthique » et la lutte contre le harcèlement sexuel et moral dans une sale affaire de licenciement d’un représentant du personnel. La lutte pour la dignité des femmes et pour l’égalité professionnelle femmes-hommes est trop importante pour être confiée aux licencieurs de tous poils.
    Les ex-grévistes d’Émergences.

    Il manque des dizaines de profs

    Le Parisien>Virginie Wéber|22 novembre 2016,
    « Depuis le début de l’année, l’équivalent de 44 postes à temps plein est non pourvu dans les collèges et lycées du Mantois », s’alarme Michel Chastan, secrétaire général départemental de la Fédération syndicale unitaire (FSU). 83 jours après la rentrée, le non-remplacement des enseignants absents préoccupe le corps professoral. « Il faut se rendre compte que ce chiffre représente un établissement comme celui du collège Jules-Ferry à Mantes-la-Jolie », regrette Michel Chastan.
    Du côté de l’inspection académique, « on n’est pas dans le même ordre de grandeur ». René Macron, directeur académique adjoint dans les Yvelines, annonce « une quinzaine de cas à Mantes-la-Jolie, dont la moitié est en cours de règlement ». Pour autant, la situation est loin d’être isolée et épisodique. La plupart des établissements du Mantois ne peuvent assurer des heures d’enseignement chaque semaine : douze heures en technologie au collège Galilée de Limay, huit en anglais au collège de la Vaucouleurs de Mantes-la-Ville. Les lycées ne sont pas épargnés. La FSU a répertorié notamment quatre profs manquant à Jean-Rostand à Mantes-la-Jolie et un à Porcheville.
    « On n’est pas content de la situation, surtout qu’elle n’est pas nouvelle », regrette Mikaël Tane, administrateur de la FCPE des Yvelines qui s’appuie notamment sur les chiffres de la plate-forme nationale Ouyapascours. Créée en 2009, elle permet aux parents de signaler l’absence d’un prof. Mikaël Tane indique y avoir comptabilisé « 9 515 jours de cours perdus depuis le 1er septembre sur le département ».

    Mobilisation dans les Caisses d’Allocations Familiales (CAF)

    À la CAF des Bouches-du-Rhône, des tickets dans la file d’attente se revendent pour quatre euros
    France Bleu Provence
    Invité de France Bleu Provence matin, le secrétaire CGT de la Caisse d’allocations familiales (CAF) des Bouches-du-Rhône affirme que pour éviter de faire la queue dans les files d’attente, certains allocataires rachètent des tickets.
    Les agents des Caisses d’allocations familiales (CAF) sont en grève ce mardi pour protester contre la dégradation des conditions de travail et pour obtenir une revalorisation des salaires.
    Dans les Bouches-du-Rhône, on estime à 115.000 le nombre de dossiers en attente « malgré des réorganisations ». Et Lionel Zaouati, secrétaire CGT de la CAF des Bouches-du-Rhône, déplore la fermeture de la Caisse à Marseille tous les jeudis, pour « concentrer les effectifs et réduire les retards ».
    Des tickets dans les files d’attente se revendent jusqu’à 4 euros
    Invité de France Bleu Provence ce mardi matin, Lionel Zaouati a expliqué que certains allocataires « font la queue dès 6h30 à Marseille » et que pour attendre moins longtemps, « des tickets se revendent 4 euros ».
    « C’est une situation terrible » conclut le délégué syndical.

    Mobilisation pour sauver la maternité d’Apt de la Fermeture

    Et partager les informations pour dénoncer la répression anti syndicale et diffuser les appels à la mobilisation

    el khomri repression syndicaliste medef air france goodyear loi travail

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    PRCF-INFO LUTTES N°46

    14 novembre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 -

    SOLIDAIRES DES HÔPITAUX EN LUTTE !

    L’hôpital est malade de Maastricht. C’est en effet pour « réduire les déficits publics » (dont fait partie le trou, artificiellement créé par la loi Juppé et par son plafonnement des cotisations), comme l’exige l’UE et l’arrimage de la France à l’euro, que les gouvernements successifs, de Claude Evin à Marisol Touraine en passant par Roseline Bachelot, ont imposé des contre-réformes. Celles-ci suppriment les hôpitaux et les maternités de proximité,  détruisent des lits d’hôpitaux, font travailler les personnels à flux tendus, obligent les hôpitaux à travailler « à l’acte », donc à rentabiliser les soins en renvoyant par ex. chez eux des opérés de fraiche date. Ce qui revient à reporter les soins dits « ambulatoires » sur la famille, si famille jeune et en bonne santé il y a !

    A l’arrivée, c’est la déshumanisation des soins… et la fuite garantie des malades qui le peuvent vers les cliniques privées œuvrant pour le profit de consortiums médico-financiers...

    Bref, le modèle français de Santé, qui fut longtemps le meilleur du monde et l’un des moins coûteux en termes de PIB, est cassé par des ministres PS ou LR qui rampent devant l’UE et le MEDEF. LEquel, de son côté, ne rêve que d’abaisser les cotisations sociales pour « réduire le coût du travail » (= d’augmenter l’exploitation capitaliste, c’est-à-dire les profits !).

    C’est pourquoi le PRCF diffuse actuellement aux hôpitaux (Lens, Paris…) son tract de soutien qui explique notamment qu’il ne suffit pas de critiquer les mauvaises lois « françaises » de Marisol Touraine, ou les manigances de Martin Hirsch contre les conditions de travail des hospitaliers parisiens. Ni même de mettre en cause les « LR » qui veulent supprimer les cotisations patronales et faire payer les frais de santé par la TVA, c’est-à-dire par les salariés.

    La combativité est forte contre ces mesures et il faut absolument soutenir les syndicalistes de terrain qui affrontent les politiques d’austérité néfastes pour les patients et pour la nation.

    Hélas, rares sont les  syndicats qui remettent en cause le tabou de l’appartenance de notre pays à l’UE, cette machine à détruire les acquis à l’échelle du sous-continent européen. Dame ! Il ne faut pas affronter la toute-puissante C.E.S., cette courroie de transmission syndicale de Bruxelles qui chapeaute la plupart des états-majors syndicaux français. Il faut dire la vérité sur la pseudo-« construction » européenne, qui détruit la souveraineté des peuples et les conquêtes du monde du travail, à commencer par la Sécu édifiée par le ministre communiste et cégétiste Ambroise Croizat en 1946. Remettre en question l’UE et l’euro, c’est aussi le meilleur moyen pour unir dans la lutte TOUS les services publics, SNCF, EDF, pompiers, Education nationale, etc., qui subissent les mêmes politiques. Et d’associer les travailleurs du public aux camarades du privé sur lesquels pèsent les mêmes politiques d’euro-austérité salariales, de privatisation et de délocalisation orchestrées par Bruxelles de Lisbonne à Varsovie.

    Les grèves en cours

     

    • Grève dans tous les Ehpad d’Auvergne le 10 novembre 2016

    • Grève des phares et balises du Havre le 10 novembre 2016

    • Grève à la Sécu de Loire-Atlantique et Vendée le 10 novembre 2016

    • Grève des employés municipaux à Cherbourg le 10 novembre 2016

    • Grève des bus Stibus à Maubeuge le 10 novembre 2016

    • Grève chez Air France à Papeete à partir du 9 novembre 2016

    • Grève des pompiers du Vaucluse dès le 8 novembre 2016

    • Grève à l’hôpital de Bonifacio depuis le 8 novembre 2016

    • Grève des facteurs de Domont à partir du 7 novembre 2016

    • Grève des finances publiques à Carcassonne du 7 au 15 novembre 2016 Les prochaines grèves

    • Le 11/11/2016 : Grève à la médiathèque de Saint-Malo le 11 novembre 2016

    • Du 12/11/2016 au 14/11/2016 : Grève des bus CTRL à Lorient les 12 et 14 novembre 2016

    • Du 13/11/2016 au 14/11/2016 : Grève SNCF en Bourgogne-Franche-Comté les 13 et 14 novembre 2016

    • Le 14/11/2016 : Grève à la prison pour mineurs de Lavaur le 14 novembre 2016

    • Le 15/11/2016 : Grève nationale des finances publiques le 15 novembre 2016

    • Le 17/11/2016 : Grève dans les lycées le 17 novembre 2016

    • Le 17/11/2016 : Grève des policiers municipaux de Rennes le 17 novembre 2016

    Les prochaines grèves

    • Grève à la médiathèque de Saint-Malo le 11 novembre 2016

    • Grève des bus CTRL à Lorient les 12 et 14 novembre 2016

    • Grève SNCF en Bourgogne-Franche-Comté les 13 et 14 novembre 2016

    • Grève à la prison pour mineurs de Lavaur le 14 novembre 2016

    • Grève nationale des finances publiques le 15 novembre 2016

    • Grève dans les lycées le 17 novembre 2016

    L'Hôpital malade de la financiarisation : Albi la lutte paye ... et la lutte continue le 8 novembre !

    La dépêche du Midi - 08-11-2016

    Fin de la grève à l'hôpital d'Albi : un protocole d'accord signé entre la direction et l'intersyndicale le 27 octobre. Les avancées annoncées par la direction de l'hôpital d'Albi ont été aussitôt prises en compte par les représentants syndicaux de la CGT qui ont décidé de mettre fin au préavis de grève illimitée. 

    La CGT rappelle que ses représentants se joindront au mouvement national du 8 novembre « des moyens pour la santé et le social » ainsi que pour conserver les 20 lits du SSR (Service de soins et de réadaptation) à l’Hôpital d’Albi.

    • Après quatre jours de grève et l’envahissement du conseil de surveillance initiés par la CGT, les agents du Centre Hospitalier d’Albi ont été entendus sur plusieurs revendications. 

    • Renforcement immédiat des remplacements.

    • Mise en place d’un SICS (service infirmier de compensation et de suppléance).

    • Mise en place d’un COPIL (Comité de pilotage) sur l'absentéisme associant les représentants du personnel.

    • Pour le Service de Soins et Réadaptation (SSR) : priorité d’accès aux agents du SSR (titulaires et contractuels) aux postes vacants dans l’établissement.

    • Les agents en CDD depuis plus de 6 ans passeront en CDI en l’attente d’un poste statutaire et seront prioritaires. 

    Grève à l'hôpital. Environ 400 manifestants dans les rues à Angers

    La dépêche du Midi - 09-11-2016

    A l'appel de l'intersyndicale santé et action sociale FO, CGT et Sud, environ 400 personnes, personnel de santé et étudiants, ont manifesté ce mardi 8 novembre dans les rues d'Angers jusqu'à la préfecture.

    Beaucoup d'agents de santé ont été réquisitionnés pour assurer la continuité des soins dans les différents établissements de santé du département. Mais ils étaient environ 400 manifestants, personnel de santé et étudiants, à défiler dans les rues d'Angers pour demander l'abrogation de la loi Santé qui impose la création de "groupements hospitaliers de territoire" (GHT), des "machines à déstructurer le système de soins hospitalier", assurent les syndicats.

    En Maine-et-Loire, le GHT comporte onze hôpitaux et hôpitaux locaux avec comme "établissement support" le CHU d'Angers."Nous refusons que cette adhésion soit obligatoire. A chaque établissement de choisir de mutualiser ses moyens avec un autre, ou pas", insistent Jean-Jacques Péaud, représentant Force ouvrière, et Benjamin Letang, de la CGT. Pour les syndicats, il est hors de question de siéger dans l'instance de cogestion avec la direction.

    En revanche, FO, la CGT et Sud demandent l'abrogation de la loi Santé et ses restructurations et l'arrêt des suppressions de postes et des fermetures de lits. Ils réclament également un plan d'urgence de formation initiale.

     

    Grève à l'hôpital général d'Auch -

    Dépêche du Midi - 09-11-2016

    Dans un communiqué publié le 4 novembre, > « s’appuyant sur le combat mené depuis le mois de mars pour le retrait puis l’abrogation de la loi Travail, > l'intersyndicale du Gers, la CGT, FO, et  Sud/Solidaires, ont décidé d’appeler à la grève et à la mobilisation de l’ensemble des personnels de la Fonction Publique Hospitalière du secteur sanitaire, social et médico-social ».  > > Une manifestation est prévue pour le > mardi 8 novembre à 10 heures à la Patte d’Oie à Auch. >> Il s’agira de mettre en avant « le retrait de la Loi HPST  (Hôpital, Patients, Santé et Territoires), le retrait de la Loi santé et des GHT (Groupements Hospitaliers de Territoires, l'arrêt immédiat des fermetures de lits, l'arrêt immédiat des suppressions de postes ( le travail est là : embauchons !), l'augmentation des salaires, l'abandon du plan ONDAM triennal et ses 3,5 milliards d'économies sur le dos de l’hôpital (objectif national des dépenses d'assurance maladie), l'hôpital public mérite d'avoir les moyens de fonctionner et de développer un service public

    La CGT appelle à la grève dans les Ehpad d'Auvergne le 10 novembre

    La Montagne 08-11-2016

    Les représentants syndicaux CGT-Santé dénoncent une dégradation des conditions de travail et de la prise en charge des personnes âgées dans les maisons de retraite.?

    La CGT-Santé a programmé une journée de grève et d’actions, le jeudi 10 novembre, dans toute l’Auvergne, pour dénoncer le manque de moyens dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

    Les salariés des quarante Ehpad publics et privés du Cantal sont appelés à se mobiliser le 10 novembre. « Les économies réalisées par les pouvoirs publics ont des conséquences visibles dans les établissements, qui sont supportées par le personnel et le public », résume Christian Navarro, secrétaire du syndicat CGT du centre hospitalier d'Aurillac.

    Effectifs insuffisants

    Le syndicat rappelle que le plan « solidarité grand âge », annoncé suite à la canicule de 2003, « préconisait une personne pour un résident ». « On est loin du compte », déplore Christelle Pernette, secrétaire départementale CGT-Santé. Le syndicat estime qu'il y a en moyenne 0,5 personnel pour un résident. « L'État abandonne nos anciens », ajoute-t-elle.

    Ces effectifs insuffisants ont, selon la CGT, des répercussions sur les conditions de travail et la prise en charge des personnes âgées. « Nous travaillons à flux tendu. Il y a des choses du quotidien qui ne sont pas faites », raconte la secrétaire départementale. Et de citer « les douches et les bains qui ne sont pas pris comme ils devraient l'être », « la durée des repas qui est limitée sinon on ne peut pas faire manger tous les résidents », « la marche qui ne se fait pas comme elle devrait »… Malgré cette baisse de qualité, « la part financière supportée par les usagers et les familles augmente tout le temps », souligne le syndicat.

    Certains personnels des Ehpad seraient au bout du rouleau. « Jamais on n'a atteint un écœurement aussi important de la part des agents, s'alarme Christelle Pernette. Ils ont l'impression de travailler à la chaîne. C'est plus qu'une impression, c'est un vécu. » La CGT affirme que « les maladies professionnelles et les accidents du travail sont en augmentation », sans parler des salariés « qui travaillent sous antidépresseurs ».

    Le syndicat va jusqu'à parler de « maltraitance » des personnes âgées. « Les personnels en ont conscience. Ils en sont malades. Ils savent très bien qu'ils ne font pas leur métier correctement. »

    Pratique. L'Union Santé départementale CGT appelle à la mobilisation dans chaque Ehpad du Cantal le 10 novembre, entre 13 heures et 15 heures.

    Un militant CGT jugé pour un jet de peinture

    Action de la CGT-Construction devant la Fédération française du bâtiment pour la reconnaissance de la pénibilité du travail, en février 2014. Un membre de la CGT construction comparaît pour une action menée en 2014 au siège du patronat du bâtiment.

    «C’était une opération gentillette », expliquait en avril 2014 Jean-Pascal François, porte-parole de la fédération CGT de la construction, à propos d’une action coup de poing que le syndicat venait de mener au siège de la Fédération française du bâtiment (FFB). Le 24 avril au petit matin, une trentaine de militants CGT avaient envahi la cour intérieure du bâtiment situé dans le 16e arrondissement pour porter plus haut leurs revendications face aux employeurs du secteur d’activité le plus accidentogène en France. Dans le cadre des débats autour de la mise en place du compte pénibilité instauré par la loi du 20 janvier 2014, le syndicat menait une campagne pour la retraite anticipée à 55 ans pour les ouvriers du bâtiment. Les militants avaient occupé le patio pendant toute la matinée, avant d’être évacués par la police.

    Deux ans et demi plus tard, l’opération « gentillette » se termine devant la justice. Sur plainte de la FFB, l’administrateur de la fédération CGT, Philippe Christmann, est poursuivi pour « dégradations » et comparaît ce matin devant le tribunal correctionnel de Paris. « Quelle que soit l’éventuelle légitimité d’une action, elle ne peut pas être soutenue par la violence », a déclaré à l’AFP Claude Vaillant, l’avocat de la FFB, évoquant des « locaux dévastés ». « Ce jour-là, des tracts et des confettis ont été lancés, et quelques jets de peinture au paintball sur la façade intérieure, réplique l’avocate du militant, Me Marion Ménage. Il y a bien eu un débordement, mais franchement pas dramatique, ce sont de simples salissures qui se nettoient à l’eau. » L’avocate compte demander la requalification du délit en simple dégradation relevant d’une contravention devant le tribunal de police, et plaidera par ailleurs la relaxe. « Ce jour-là, ils étaient plusieurs dizaines, il n’est pas question que M. Christmann endosse une responsabilité collective », argue-t-elle, tandis que la fédération CGT dénonce une « convocation à titre individuel pour une action décidée collectivement, stratégie bien connue qui consiste à broyer une personne pour peser sur l’action collective ». Jean-Pascal François ne décolère pas : « Qu’est-ce qu’un peu de peinture par rapport à l’hécatombe qu’on vit dans les métiers de la construction, avec un mort par jour travaillé et un accident toutes les cinq minutes ? » En soutien à Philippe Christmann, la fédération organise ce matin un rassemblement place du Châtelet à Paris, où sera jouée Criminels, une pièce de théâtre écrite ad hoc par Ricardo Monserrat.

    Nord: Grève hebdomadaire reconductible à la SNCF

    La Voix du Nord

    Le mouvement s’est lancé discrètement pendant les vacances, mais il pourrait durer. Depuis le 26 octobre, les syndicats CGT SNCF et SUD Rail appellent les contrôleurs à la grève une fois par semaine, du mardi midi au jeudi matin, dans tout le Nord-Pas-de-Calais.

    Pourquoi ? Les deux centrales syndicales, mobilisées dans plusieurs régions, soupçonnent leur direction de préparer la suppression de la présence systématique de contrôleurs dans les TER.

    La CGT assure que les annonces de sécurité à bord ont déjà été confiées aux conducteurs, dans certains trains régionaux. Dominique Sens, secrétaire régional du syndicat, en est persuadé : « La direction se prépare ainsi à faire circuler des trains avec seulement des agents de conduite, et plus aucun agent de contrôle ».

    La direction de la SNCF, elle, indique simplement qu'« un nouveau mode de production [c’est-à-dire d’organisation du travail] est en cours de négociation ».

    Le contact n’est pas rompu, puisqu’une réunion entre syndicats et direction est prévue le 2 novembre.

    Comment ? La CGT et SUD Rail ont opté pour une tactique progressive. Dans un premier temps, le préavis de grève ne concerne que les contrôleurs, du mardi à 12h00 au jeudi à 8h00.

    L’effet sur le trafic est encore relativement limité : la SNCF annonce le maintien de 70 % des TER pour la journée du 2 novembre, et un service normal sur les TGV, intercités et TER-GV. Le 26 octobre, 27 % du personnel a fait grève, selon la CGT. Le préavis est reconductible toutes les semaines.

    A défaut d’un accord, d’autres catégories de personnel pourraient être appelées à se mobiliser.

    Appel à la grève 
    Cinq clés pour saisir les enjeux au centre
    hospitalier de l'agglomération de Montargis
    La République du Centre

    Le service chirurgie va encore perdre quelques lits mais conservera trois services (orthopédie, viscéral, urologie), selon la direction.? © DR

    À Amilly (45200) , la CGT dénonce notamment la réorganisation de la chirurgie. La direction assume et assure que la qualité des soins sera préservée.

    Il n'y a décidément que peu de moments d'accalmie médiatique au centre hospitalier de l'agglomération montargoise (Cham). C'est cette fois le syndicat CGT qui pointe du doigt la politique menée par le gouvernement envers les hôpitaux, mais aussi la direction. La section, qui n'a pas été suivie par la CFDT, appelle à un mouvement de grève le 8 novembre.

    Quelques mois à peine après la pétition, lancée par des usagers, contre l'instauration des groupements hospitaliers de territoire. Les pétitionnaires pointaient du doigt la menace pour l'avenir même du Cham, qui risquait d'être absorbé dans un avenir proche par le CHR Orléans.

    Que se passe-t-il au service chirurgie ? Cette fois, c'est pour défendre la réorganisation de la chirurgie que le directeur Didier Poillerat doit monter au créneau. Dans une lettre ouverte datée du 24 octobre, le syndicat déplore la fermeture d'un service de chirurgie, effective début 2017.

    Moins d'un an après la réduction du nombre de lits dans deux services (orthopédie et viscérale).

    De 80 lits début 2016, la chirurgie passera, début à 60 lits.

    L'avenir passera par la médecine ambulatoire

    Selon Didier Poillerat, il ne s'agit que d'un ajustement : « Nous avons remarqué que sur les 68 lits, on en avait à peine 60 de remplis. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de réorganiser en deux couloirs de trente lits, mais nous gardons bien trois services (urologie, orthopédie, viscéral). L'offre de soins ne variera pas », insiste-t-il.

    Quel sort pour les agents ? La CGT dénonce, en moins d'un an, la suppression de 17,5 temps plein en chirurgie. Pas de licenciements à prévoir, mais des changements de service et des CDD qui pourront servir de variable d'ajustement...

    Les salariés de la Santé privée, de l’Action sociale et de la Sécu mobilisés aux côtés des personnels hospitaliers

    Les travailleurs de la Santé privée lucrative et non lucrative et de l’Action sociale (secteurs social et médico-social à but non lucratif) se joindront à la journée de grève programmée dans l’ensemble de la fonction publique hospitalière le 8 novembre, à l’appel des fédérations FO, CGT et SUD.

    Les personnels de la Sécurité sociale seront également mobilisés. Les sections FO et CGT des Organismes sociaux représentant ces salariés ont appelé leurs syndicats à prendre toutes les initiatives pouvant aller jusqu’à la grève.

    Il faut dire que les travailleurs de ces différents secteurs partagent les revendications des fonctionnaires hospitaliers. Car ils sont eux aussi confrontés à des réductions de budget drastiques, à des restructurations permanentes, à des suppressions de postes massives, à la précarisation et au gel des salaires. 

    Les syndicats de pompiers dénoncent une baisse des effectifs et appellent à la mobilisation

    La voix du Nord

    La colère des pompiers du Nord semblait terminée depuis le départ de Joël Wilmotte, fin 2015, de la présidence du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours). «  Les relations ont changé sur la forme, mais pas sur le fond  », déplore Ismaël Bernus, délégué FO et pompier à Marcq-en-Barœul.

    Ismaël Bernus (FO) regrette l’absence de concertation entre SDIS et syndicats.

    Les centres d’incendie et de secours ont reçu la nouvelle répartition des effectifs, datée de lundi : «  La cure d’austérité continue.  »

    Douze professionnels en journée à Marcq, contre 15 l’an dernier, 10 la nuit, contre 12 en 2015… «  Alors que le nombre d’interventions a augmenté, comme dans tout le département.  » Lomme, Roubaix sont touchés.

    Trois pompiers professionnels en moins, c’est «  une ambulance en moins, ou qui partira plus tard, avec des volontaires  ». «  Tout le monde va en pâtir, assure-t-il, et surtout la population.  »

    La CGT a lancé un appel à la mobilisation, le 6  décembre ; FO pourrait les rejoindre.

    Conflans-en-Jarnisy : Leclerc dans le rouge CGT

    Republicain-lorrain

    À l’appel de l’Union départementale CGT, une centaine de syndicalistes se sont massés, hier, aux abords du Leclerc de Conflans-en-Jarnisy. Dans le viseur du syndicat, la direction de l’hypermarché qui bafouerait « les droits des camarades ».

    Écharpe tricolore déposée sur son buste, chapeau vissé sur la tête et minerve cerclant des cervicales endolories, André Corzani se montre vigoureux. Le discours du président du groupe Front de Gauche au conseil départemental se veut résolument… frontal : « Cette direction tente de criminaliser et d’exercer des pressions inqualifiables sur les employés. Il y a la peur dans cet établissement ! » Applaudissements, nourris. Puis c’est au tour de celui que nous surnommerons "l’homme à la casquette gavroche" de s’avancer vers cette tribune improvisée. Micro en main, sa voix porte très loin. Les amplis vivent un supplice, la "foule" s’électrise : « Nous sommes confrontés à une violence patronale qui n’avait jamais atteint ce point dans le département ! C’est une véritable répression syndicale contre nos militants et nous ne laisserons pas cette situation perdurer ! » L’homme à la gavroche, c’est Pascal Debay, secrétaire général de l’Union départementale CGT. Face à lui, une petite centaine de camarades réunis en ce samedi matin pluvieux sur une portion de parking voisine du Leclerc de Conflans-en-Jarnisy.

    Dans l’assistance, on reconnaît de nombreux élus parmi lesquels Jacky Zanardo, maire de Jarny et président de la CCJ ; ou encore Manuela Ribeiro, conseillère départementale. Tous arborent un front uni contre la direction de l’hypermarché coupable, selon eux, « de bafouer les droits des élus syndicaux en place ». Régine Gœuriot ferait partie de la liste des supposées "victimes" des dirigeants. Elle dit avoir « 27 ans de boîte » au compteur et date le début du "conflit" à l’an de disgrâce 1998, « l’année où le syndicat a été créé dans l’établissement ». « La situation à l’intérieur est terrible. C’est la politique de la terreur », avance-t-elle. Depuis le 14 décembre 2015, Régine a fait valoir son droit de retrait. Une décision qui fait suite à une série de désaccords avec « le directeur » avec, en point d’orgue, le déménagement « contraint » de la secrétaire dans un nouveau bureau de… « 2 m² équipé d’une caméra de surveillance. En tant que personnel administratif, je dois avoir 9 m². » La salariée éprouverait aujourd’hui toutes les peines du monde à se faire rétribuer : « J’ai déjà saisi à deux reprises le conseil de prud’hommes de Metz pour non-paiement de mes salaires. Conseil qui m’a donné raison mais à ce jour, l’employeur ne s’est pas exécuté ! » Un exemple parmi tant d’autres, selon cette élue CGT, des pratiques du « directeur pour museler notre syndicat ».

    Alors que ce témoignage touchait à sa fin, l’assistance s’est déployée, tracts à la main, aux deux ronds-points situés en amont de l’hypermarché. De notre côté, nous avons tenté de nous entretenir avec la direction pour rec

     

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  • PRCF-INFO LUTTES N°45

    7 novembre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 -

     

    UNION, ACTION ET CONTRE-OFFENSIVE

    Lors du grand mouvement anti-Loi Travail – en réalité contre l’euro-directive ciblant le droit du travail en France (Loi El Khomri), en Italie (« Jobs Act ») et en Belgique (Loi Peeters), le monde du travail conduit par la classe ouvrière (raffineries, salariés de la route, Goodyears, dockers, cheminots…) a lancé un début de contre-offensive d’ensemble contre la destruction des acquis par les conjurés du MEDEF, du gouvernement PS, des LR et de leur chef d’orchestre continental : l’UE du capital.

     Valls a répliqué en recourant au 49/3 (avec la complicité des LR qui, pour complaire au MEDEF, n’ont pas déposé de motion de censure) et en généralisant la répression contre les militants CGT de classe.

     Mais la classe ouvrière ne se laisse pas intimider et les raisons de la colère ne font que s’aggraver : privatisation des aéroports, casse de l’école, harcèlement à la Poste, suppressions d’emplois à Airbus et PSA, privatisation rampante d’EDF et de la SNCF, pseudo-baisse du chômage et montée de la pauvreté et de la précarité…

     A Amiens, où l’appui aux Goodyear d’une dirigeante du PRCF a été très applaudie, les militants d’avant-garde du mouvement social accourus de toute la France (et de Belgique !) ont appelé le monde du travail à remonter au créneau « tous ensemble et en même temps ».

     En France, les luttes ne s’arrêtent pas. Pour leur offrir des perspectives politiques, les militants du PRCF diffuseront au moins 100 000 tracts présentant leur programme alternative à la porte des entreprises ou sur les marchés populaires d’ici le second tour des présidentielles.

     A l’échelle internationale, le congrès de Durban de la FSM, auquel participaient des fédés CGT et aussi le Front syndical de classe français, a été un grand succès (voir dans le dernier numéro « papier » d’Initiative communiste l’entretien accordé par le cheminot Jacky Omer, de retour de Durban).

     Car lorsque le tous ensemble des travailleurs, l’unité d’action communiste visant à reconstruire un vrai PC et le Front antifasciste patriotique, populaire et écologique en gestation convergeront pour exiger les « quatre sorties » (= la rupture progressiste de la France avec l’UE, l’euro, l’OTAN… et le capitalisme), la défensive sociale pourra se muer en contre-attaque d’ensemble, voire en offensive pour le changement de société.

     Construire ces convergences est urgent à l’heure où les LR, encouragés par la faillite honteuse du « hollandisme » qui a poursuivi et aggravé les mesures de Sarkozy et ouvert la voie à la pire réaction, jurent de faire encore pire, en France et en 2017, que ne l’a fait Thatcher en 1984 et en Angleterre, sur les retraites, les statuts, les conventions collectives, le temps de travail, l’emploi public, les cadeaux au patronat, l’indemnisation du chômage (cf le tout récent film de Ken Loach « Moi, Daniel Blake ») et les privatisations !

     Et tout d’abord, solidarité de tous les progressistes avec les syndicalistes de classe frappés par la répression patronale, par la justice de classe et par la violence d’Etat !

    *********

     

    Les prochaines grèves

    • Grève des fonctionnaires de Haute-Loire

    • Grève nationale des orthophonistes

    • Grève nationale des infirmiers

    • Grève de la Fonction Publique Hospitalière

    • Grève des bus CTRL à Lorient

    • Grève nationale des finances publiques

    • Grève dans les lycées

    Les dernières grèves annoncées

    • Grève à l’hôtel Intercontinental de Marseille

    • Grève dans la sécurité privée

    • Grève à l’Intermarché de Moissac

    • Grève au CHU de Clermont-Ferrand

    Niort Préavis de grève pour jeudi dans les bus

    Un préavis de grève déposé par trois syndicats.

    Les syndicats CGT, CFDT et UNSA des TAN (Transports de l'agglomération niortaise) ont déposé un préavis de grève pour une durée illimitée à compter du jeudi 3 novembre, 0 heure.

    Leurs revendications portent sur « les conditions de travail et le maintien des avantages acquis dans le cadre de la fin du contrat de délégation de service public ».

    La Semtan déclare qu'elle mettra tout en œuvre, la veille, pour informer au mieux les voyageurs sur le niveau de service de la journée du 3 novembre.

    Les services Scoltan Mobitan et Intertan ne sont pas concernés.


    Aubert et Duval prévoit de supprimer 70 emplois à Firminy

    Cette entreprise spécialisée dans la métallurgie de pointe a annoncé à son personel la suppression de 70 postes dans son aciérie de Firminy.

    Le site Aubert et Duval aux Ancizes, en Auvergne. Un partie des postes pourraient être redéployés sur ce site qui est aussi la maison-mère de l'entreprise.

    Selon une information dévoilée par France Bleu, la direction a annoncé lundi 24 octobre ces suppressions d'emplois. La raison ? Une perte de rentabilité. L'aciérie ne tournerait qu'à 30% de ses capacités de production et le carnet de commande serait vide.

    Selon la direction, les clients se tourneraient principalement vers des concurrents italiens, moins chers et plus performants.

    Ce site de production a pourtant une histoire longue et a eu de grands noms comme clients. En particulier : le Concorde, l'A380 et quelques grands paquebots.

    Il y a deux ans, l'entreprise avait déjà opéré un plan social rappelle France Bleu. 90 salariés étaient concernés.

    La CGT estime que cette nouvelle vague de départ va mener vers une fermeture totale du site, qui pourrait arrivée en juillet 2017.

     

    ALSTOM Belfort :

    agence de presse

     
    Moins d'un mois après l'accord trouvé entre la direction d'Alstom et l'État pour sauver le site de Belfort, des voix s'élèvent déjà pour pointer des failles. Des élus belfortains reprochent ce samedi à la direction d'Alstom de « dénaturer » les engagements pris début octobre et demandent au gouvernement de les faire respecter. « Le 4 octobre dernier, dans le cadre d'une déclaration commune avec l'État, l'engagement avait été pris par Alstom d'investir 30 millions d'euros dans le programme de développement des locomotives de manœuvre de la gamme H4 à motorisation diesel », expliquent le maire de Belfort, Damien Meslot, le président du Conseil départemental, Florian Bouquet, et le sénateur Cédric Perrin, tous les trois du parti Les Républicains, dans un communiqué.
     

    « Or, aujourd'hui Monsieur Eyméoud (Jean-Baptiste Eyméoud, directeur général France d'Alstom, NDLR) dénature cet engagement en affirmant que cet investissement est en fait déjà inclus dans un programme destiné aux chemins de fer suisses », poursuivent-ils, demandant au secrétaire d'État à l'Industrie de s'assurer que « les obligations auxquelles les parties se sont astreintes soient respectées ».

    Les syndicats « floués »
    Vendredi, André Fages, délégué syndical CFE-CGC d'Alstom Belfort, avait également indiqué à l'Agence France-Presse que les syndicats se sentaient « floués » par la manière dont la direction entendait appliquer l'accord annoncé début octobre, après la tenue jeudi d'un comité central d'établissement à Paris. Une porte-parole d'Alstom a assuré samedi que ces 30 millions d'euros serviraient « comme prévu à développer la plateforme de locomotives hybrides Prima H4 ». « Dans le plan de l'État, il y a un contrat pour les locomotives de manœuvre et de fret de ce type », a-t-elle ajouté. « L'objectif est le développement de différentes versions de la Prima H4 pour les chemins de fer suisses et les futurs clients », a-t-elle encore dit.
    Invoquant un calendrier de commandes insuffisant, la direction du groupe ferroviaire français avait annoncé en septembre son intention de transférer la production de Belfort sur un autre site, provoquant une levée de boucliers chez les salariés comme des élus locaux et du gouvernement, qui détient 20% des voix au conseil d'administration d'Alstom. Le 4 octobre, le gouvernement avait annoncé plusieurs centaines de millions d'euros de commandes de trains et de locomotives pour Alstom. De son côté, le groupe s'était engagé à investir à moyen terme dans son usine de Belfort et à diversifier ses activités, avec notamment des bus électriques.

     

    Hôtel Radisson Blu - Vieux-Port : le « mouvement des femmes de chambre » fait tache d’huile !

    Moins d’une semaine après la grève victorieuse de l’Intercontinental, le mouvement social des femmes de chambre et équipiers touche à son tour l’hôtel Radisson Blu, de l’autre coté du Vieux-port. Cette fois-ci, ce sont les salarié-e-s du sous-traitant ACQUA qui cessent majoritairement le travail à compter du lundi 31 octobre.

    Dans cet établissement 4 étoiles, on retrouve le cocktail habituel : pratiques ne respectant pas le droit du travail, salaires de misère, brimades et autoritarisme de l’encadrement, conditions de travail harassantes et néfastes pour la santé...
    Mais aujourd’hui la coupe est pleine, les travailleurs-euses demandent collectivement le respect de leurs droits et de leur dignité ! Ils revendiquent : le paiement à l’heure et la remise mensuelle des pointages ; l’augmentation de la qualification à AQS3 ; une prime de panier de 7 euros net pour les temps partiel temps complets, proratisée pour les temps partiel ; un 13ème mois ; l’annulation des clauses de mobilité sur les contrat de travail ; de nouvelles tenues de travail ; un nouveau matériel de travail (sac à linge, aspirateurs, balais,...) ; un jour de repos fixe les week-end pour toutes les femmes de chambre ; l’annulation des sanctions disciplinaires et le respect des droits syndicaux.

    Cette grève s’inscrit plus largement dans un mouvement social qui touche désormais depuis plusieurs mois les établissements de l’Industrie touristique marseillaise. Hôtels, restaurants, commerces... ce sont les travailleurs-euses qui font tout tourner ! Alors que cette industrie est florissante, les patrons doivent bien comprendre que les travailleurs-euses ne se feront plus exploiter en silence !

    A partir du lundi 31 octobre, un piquet de grève quotidien sera organisé à partir de 09h devant l’hôtel, 40 Quai de Rive Neuve, venez les soutenir !

    L’exploitation et le mépris ça suffit ! Seule la lutte paie !


    McDo escroc, faut partager le magot!

    agences de presse

    Une cinquantaine de personnes ont bloqué mercredi plusieurs McDonald's du nord de Paris pour demander un salaire horaire à treize euros et dénoncer les pratiques fiscales de la multinationale visée par une enquête pour blanchiment.
    Devant un restaurant de l'enseigne de Paris Gare du Nord, plusieurs dizaines de manifestants issus d'organisations étudiantes ou de collectifs militants ont répondu à l'appel de la CGT McDonald's Paris et Ile-de-France bloquant les entrées aux cris de "frite par frite, nuggets par nuggets, nous reprendrons le fric de McDonald's" avant de rejoindre d'autres restaurants dans l'est de la capitale.
    A l'intérieur, des clients et employés interloqués devant un militant déguisé en Ronald - mascotte de la multinationale - observent la dizaine de manifestants déployer une banderole "relocalisation des profits, augmentation des salaires".
    "On fait le travail de deux, trois personnes et les salaires ne suivent pas, McDonald's s'enrichit sur notre dos", accuse Jessica, employée depuis 15 ans.


    Les salariés qui débutent sont payés au Smic (9,67 euros brut de l'heure, ndlr) et "comme une majorité des effectifs travaillent à temps partiel imposé, 24h par semaine, ça fait 770 euros par mois", dénonce Gilles Bombard de la CGT.

    Si l'enseigne de restauration rapide, que le syndicat accuse d'organiser "le déficit systématique de ses restaurants" pour ne pas faire de bénéfices en France, "relocalise ses profits, on peut largement prétendre à un salaire de 13 euros", a-t-il ajouté.

    Visé par une enquête pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée à la suite d'une plainte des élus du comité d'entreprise, représenté par l'avocate Eva Joly, McDonald's a vu son siège français perquisitionné en mai.

    "L'évasion fiscale est extrêmement nuisible aux États comme aux salariés, il est crucial de tout mettre en œuvre pour la combattre", a estimé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

    Neuville-en-Ferrain: chez Pimkie, la compta n’en peut plus de payer l’addition

    Nord Eclair

    Las du manque de reconnaissance, et inquiet face à la menace de suppression de postes, l’ensemble du service de comptabilité de l’enseigne de prêt-à-porter a débrayé, devant le siège, ce mardi matin. Une première. La direction a finalement pris un certain nombre d’engagements.

    «  Aujourd’hui, nous saturons physiquement et psychologiquement. Il fallait que la direction l’entende.  » Jamais, Mathieu (prénom d’emprunt) n’imaginait devoir un jour quitter son poste pour manifester sa colère. La coupe est pleine. Le jeune homme travaille depuis six ans au service comptabilité de l’entreprise Pimkie, niché au cœur de la zone d’activités de Neuville-en-Ferrain. Ce mardi matin, à l’instar de l’ensemble de ses collègues, il a pourtant débrayé, entre 9 h et 10 h 30. «  C’est une première, alerte Patricia Tissegouine, du CHSCT. Les bureaux ne sortent quasiment jamais pour protester. Cela prouve qu’il existe un réel mal-être.  »

    La crispation couve depuis un moment. «  Depuis plus d’un an, nous tentons de faire part de notre malaise, se désespère Nabyl Denfer, délégué CFDT. Le dialogue avec la direction est totalement rompu.  » Les salariés de la comptabilité se disent «  exaspérés  » d’être en permanence «  la cinquième roue du carrosse  » : «  Nous occupons une place importante dans la boîte, le service tourne très bien, mais nous ne sommes jamais associés aux projets de la hiérarchie, reprend Mathieu. On n’est jamais au courant de rien. Il n’y a aucune reconnaissance.  » La cocotte-minute «  explose  » en mai, lorsque la direction de l’enseigne de prêt-à-porter annonce la suppression de deux postes, suite aux départs de deux salariés (à la retraite et pour projet personnel). «  Nous sommes passés à neuf employés, dont un chef, et deux intérimaires. Avant cela, nous travaillions déjà à flux tendu. C’était incompréhensible.  »

    Aucune raison économique

    Le comité d’entreprise (CE) commande alors une expertise, qui démontre noir sur blanc l’absence de raisons économiques pouvant justifier une telle décision. Le service comptabilité France de Pimkie a en effet «  la productivité la plus élevée  » par rapport aux autres zones (Allemagne, Italie et Espagne), rappelle, chiffres à l’appui, Valérie Pringuez, de la CGT. En outre, l’analyse met le doigt sur la charge de travail supplémentaire à prévoir, eu égard au souhait de l’entreprise de développer des commissions-affiliations (ces conventions particulières entre fournisseur et distributeur). Elle préconise le maintien des deux postes.

    Ce mardi, à l’issue du CE qui s’est tenu dans la foulée du mouvement de grève, la direction est finalement allée dans ce sens en proposant une embauche en CDI, ainsi que l’appui d’un CDD – dont la situation sera réévaluée à l’avenir – sur toute l’année 2017. Elle a également pris l’engagement d’instaurer davantage d’échanges avec cette partie du personnel et de l’intégrer plus souvent aux échéances du groupe. Des propositions jugées «  honnêtes  » par l’intersyndicale et les salariés, qui attendent désormais de voir sur le long terme. Mais envisagent la lourde période de la clôture annuelle avec (un peu) plus de sérénité.


    Clermont-Ferrand : les urgentistes du CHU se mettent en grève

    Le personnel des urgences du CHU de Clermont-Ferrand appelle à la grève à partir du 27 octobre. Les employés entendent protester contre la pénibilité de leurs conditions de travail.

    Grève aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand

    Les urgentistes du CHU Gabriel-Montpied entamment une grève à partir du 27 octobre, afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.  -  France 3 Auvergne  -  Reportage: Christine Chiron et Olivier Martinet.

    Une grève des urgentistes débute ce 27 octobre au CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand. L'intersyndicale CGT-FO-SUD, à l'origine du mouvement, estime que le service hospitalier a enregistré plus de 6 500 nouvelles entrées en cinq ans et que les moyens humains et matériels ne suivent pas cette évolution.

    Les salariés considèrent ne plus pouvoir exercer leur travail correctement: à cause du flux important des patients, les urgentistes leur consacrent de moins en moins de temps et doivent faire au plus vite. Ils demandent un renforcement des effectifs infirmiers, d'aides-soignants et d'agents de service hospitalier, ainsi que le remplacement de leurs collègues en arrêt.

    Cette dégradation des conditions d'accueil a un impact sur l'attitude des patients: les urgentistes observent une augmentation de l'animosité à leur encontre. Afin de travailler en sécurité, ils souhaitent que la présence de vigiles, en poste de nuit et le week-end aux urgences, soit prolongée. 

    « Les agressions verbales, c'est presque quotidien, signale une infirmière à nos confrères de France Bleu Auvergne. Les agressions physiques arrivent, et de plus en plus souvent. » La date de fin de la grève n'a pour le moment pas été communiquée par les syndicats.

     

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  • PRCF-INFO LUTTES N°42

    19 octobre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 -

       STOPPONS PAR L'ACTION LA CRIMINALISATION

          DES ACTIONS OUVRIÈRES ET SYNDICALES!      

                  

     Depuis la promulgation de l’état d’urgence, et les manifestations contre la loi El Khomri la justice de classe s’acharne sur les syndicalistes et les travailleurs qui n’acceptent pas les reculs sociaux, les licenciements boursiers, la dégradation de leurs conditions de travail, la casse de leur outil de travail, l’utilisation des forces de l’ordre contre ceux qui manifestent pacifiquement. Il existe aujourd’hui, dans notre pays, une atteinte caractérisée aux libertés individuelles et collectives fondamentales.

    Plus d’un millier de militants et des travailleurs ont été convoqués devant les tribunaux pour avoir exercé leurs droits fondamentaux à exercer leurs mandats syndicaux et à manifester.

    Nous militant(e)s du PRCF nous ne pouvons accepter la criminalisation de l’activité syndicale notamment à l’heure où la financiarisation de l’économie ne cesse d’attaquer de plein fouet les conditions de travail et de vie au travail de la population, tant en France qu’au niveau mondial. Nous dénonçons cette Union européenne pilotée par Berlin et Washington avec en France l’appui du MEDEF qui a engagé depuis quelques années une vaste offensive contre l’héritage de la Révolution française, du Front populaire et du Conseil National de la Résistance : Sécurité Sociale et retraites par répartition, services publics, tout est saccagé pour permettre au CAC 40 de mondialiser ses profits en écrasant, en condamnant ceux qui résistent et qui se battent contre le capitalisme destructeur des valeurs humaines.

    C’est pourquoi, face à cette volonté clairement affichée de criminalisation des militants syndicaux et d’atteinte à leurs libertés fondamentales, le PRCF, invite ses adhérent(e)s et les travailleurs à se mobiliser, à être le plus nombreux possible à soutenir les travailleurs et syndicalistes traduits devant les tribunaux de classe ou licenciés pour faits syndicaux comme les Goodyear ou les Air France..

    La commission Luttes du PRCF

    ******

    Revue de presses des luttes :

    Grève dans les EHPAD de l’Aude

    A l'appel de plusieurs syndicats, les salariés des EHPAD (maisons de retraite) du département de l'Aude sont en grève illimitée dès le lundi 17 octobre 2016. Le mouvement concerne les budgets et les effectifs.

    Grève à l’aéroport de Rennes

    Avec le soutien du syndicat CFDT, les agents de sûreté employés par Securitas à l'aéroport de Rennes ce sont mis en grève illimitée dès le jeudi 13 octobre 2016. De nombreuses revendications sont à l'origine de ce mouvement.

    Grève à l’Accoord à Nantes

    Avec le soutien de plusieurs syndicats, les employés de l'Accoord gérant les centres de loisirs et socioculturels de Nantes ce sont mis en grève le mercredi 12 octobre 2016. Le mouvement porte sur un licenciement.

    Grève au collège Longchambon à Lyon

    Les enseignants du collège Longchambon, situé à Lyon (8ème arrondissement), sont en grève depuis le mercredi 12 octobre 2016. Le mouvement fait suite à des agressions.

    Grève des plombiers de Nantes Métropole

    A l'appel de la CGT, les plombiers canalisateurs salariés de Nantes Métropole ce sont mis en grève le mercredi 12 octobre 2016.Ils demandent des augmentations de primes.

    Grève à l’Hôpital Jacques Puel à Rodez

    A l'initiative de plusieurs syndicats, les agents de l'Hôpital Jacques Puel situé à Rodez sont en grève illimitée depuis le mardi 11 octobre 2016.Les revendications concernent principalement le manque de moyens humains.

    Grève à la Monnaie de Paris à Pessac

    Avec le soutien du syndicat CGT, les salariés de l'usine de la Monnaie de Paris, située dans la commune de Pessac, sont en grève depuis le lundi 10 octobre et jusqu'au mercredi 12 octobre 2016.Ils dénoncent un licenciement.

    Grève dans les piscines de Calais

    A l'appel de plusieurs syndicats.Les maîtres nageurs des piscines Iceo et Ranson de Calais seront en grève tous les dimanches du mois d'octobre 2016.Ils dénoncent une réorganisation.

    Grève à la Fondation Serge-Dassault à Corbeil-Essonnes

    A l'appel des syndicats CFDT, CGT et SUD, les salariés de la Fondation Serge-Dassault (foyer pour personnes en situation de handicap), située dans la commune de Corbeil-Essonnes, ce sont mis en grève reconductible dès le vendredi 7 octobre 2016.Ils protestent contre leurs conditions de travail.

    Grève au bloc opératoire de l’hôpital de Bayonne

    Avec le soutien du syndicat CFDT, le personnel du bloc opératoire de l'hôpital de Bayonne sont en grève depuis le vendredi 7 octobre 2016.Le mouvement porte sur les salaires.

    Grève dans les CHU à La Réunion

    A l'initiative de plusieurs syndicats, les agents des CHU de l'ile de La Réunion sont en grève depuis le vendredi 7 octobre 2016.Le mouvement concerne le manque de moyens.

    Grève chez SFR

    A l'appel de la CGT, les salariés de l'opérateur téléphonique SFR étais en grève le jeudi 13 octobre 2016. Le mouvement porte principalement sur des suppressions de postes.

    Grève à la mairie de Vannes

    A l'appel du syndicat CFDT, les agents municipaux de la ville de Vannes ce sont mist en grève le jeudi 13 octobre 2016. Le mouvement concerne aussi le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS). Ils dénoncent une dégradation des conditions de travail.

    Grève à la mairie de Saint-Nazaire

    Après des mobilisations le 4 puis le 11 octobre, les employés de la mairie de Saint-Nazaire ont été de nouveau en grève le vendredi 14 octobre 2016. Beaucoup de revendications sont à l'origine du mouvement.

    Grève au conseil départemental de Tarn-et-Garonne

    Avec le soutien de plusieurs syndicats, les agents du conseil départemental de Tarn-et-Garonne seront en grève le mercredi 19 octobre 2016. Les revendications sont nombreuses.

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  • PRCF-INFO LUTTES

    octobre 2016

    PRCF-INFOLUTTES n°41 (octobre 2016)

    Présidentielles un vrai programme pour les travailleurs

    Une ribambelle d’hommes et de femmes  politiques de droite, d’extrême droite, ou de la fausse gauche et vraie droite  (PS) , prennent le départ  pour la course à l’Élysée.

    A les écouter ou à les lire, Leur seul argument pour nous convaincre de voter pour eux c’est la poursuite de leurs politiques uniquement tournée vers le grand patronat à savoir :

    Pour la droite :

    En ce qui concerne les LR

    +Une baisse des prélèvements obligatoires de 28 milliards d’euros, ciblée en majeure partie sur les entreprises. La réduction des cotisations sociales famille de 10 milliards. Et l’âge légal de la retraite à 65 ans,  rattachés dès 2018, aux régimes de retraite privés pour les nouveaux embauchés de la fonction publique.

    +En complément des  40 milliards de cadeaux de Hollande au MEDEF, la droite envisage une baisse massive des « charges » sociales dès juillet 2017 avec une enveloppe de 34 milliards d’euros.

    +Remplacer les 17 milliards du crédit impôt compétitivité emploi (CICE) par une baisse permanente des cotisations patronales avec le  doublement du montant sur les bas salaires.

    +Baisse du RSA.

    +…

    En ce qui concerne le PS pour le futur, il préconise de « faire de la France la première Nation référence de la nouvelle révolution technologique et industrielle » et le « leader européen du numérique » en s’engageant dans une économie de la qualité de la production et des relations sociales ».« « Il lui faudra être pionnière en innovation, au plan économique et au plan social : nous avons à inventer une protection efficace dans ce monde de l’immatériel »(*), Du blablabla, rien que du blablabla ! Pour les actes, on a vu (casse des retraites avec la réforme Ayrault, liquidation de l’hôpital et de l’enseignement public avec la loi santé et la réforme du collège, ANI, Loi Macron, …) c’est la même eau que ce que propose les LR. Et pour cause, c’est la même déclinaison des ordres données par la Commission Européenne, définissant une politique exclusivement au service des multinationales, du grand patronat, des banquiers et marchés financiers.

    Le PRCF lui fait des propositions répondant aux aspirations des travailleurs, portées par les luttes (cliquez ici pour lire le programme candidat)

    +Pour produire en France et créer des emplois, les secteurs-clés de l’économie (banque, assurance, grandes entreprises industrielles et commerciales, infrastructures,) doivent être nationalisés sans indemnités pour le grand capital. Reconstruction du secteur public financier et industriel pour planifier la relance dans le respect du salarié, de l’environnement, du consommateur….

    +Abaisser l’age de la retraite à 60 ans avec  suppression des décotes.

    +Retour au 1 % patronal pour le logement social.

    +Abrogation des lois antisociales dictées par Maastricht.

    +Augmentation des petits et moyens salaires, des pensions et des indemnités chômage.

    +Abolition de la loi El Khomri et renforcement des droit sdes travailleurs pour garantir et améliorer les conventions collectives et les statuts.

    +Garantir le droit d’organisation et d’expression des partis politiques sur le lieu de travail.

    +Élargir les attributions économiques et sociales des Comités d’entreprises, donnant aux salariés un droit de contrôle effectif sur les orientations, le fonctionnement, les résultats et les comptes de l’entreprise où l’État détient des actions (EDF, Engie (ex-GDF Suez,) Renault, Airbus, Safran , Thales PSA Peugeot Citroën, etc.

    +Donner aux salariés de ces entreprises les moyens de participer à l’élaboration des plans et à la surveillance de leur exécution.

    +Mettre fin à la criminalisation de l’action syndicale, et assure le respect des droits des travailleurs.

    +Interdire de licencier les délégués syndicaux ;

    +Donner tous les moyens à  l’inspection du travail nécessaire à son développement de manière à lui permettre d’effectuer réellement toutes ses missions et de prendre en considération tous les conflits salariés-employeurs.

    +Garantir le droit de grève avec abolition de tous les textes de loi y portant atteinte ou lui imposant des limitations.

    +Prononcer l’amnistie pour tous les travailleurs et syndicalistes condamnés et abandon des poursuites pénales à l’occasion de la bataille contre la loi travail et la réintégration de tous les travailleurs qui ont été licenciés à l’occasion d’action syndicales ( Goodyear, Air France etc, etc.)

    +…

    Tout ce programme ne peut évidemment pas se faire dans cette Union européenne crée par les capitalistes pour les capitalistes. Il faut que les travailleurs prennent conscience qu’il n’y aura aucune avancée progressiste en France, et à fortiori aucune relance effective du combat révolutionnaire pour le socialisme, si l’on hésite devant la Franche Rupture avec l’Europe Capitaliste Supranationale à l’initiative des Travailleurs ( FRECSIT).

    La souveraineté nationale ne se négocie pas, elle se prend : sortie rapide de la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, par la porte populaire, celle du progrès social, de la démocratie et de la solidarité internationaliste, faisant place aux travailleurs

    La commission Luttes du PRCF

    (*) déclaration du 1er secrétaire du PS. 

    _____________________________________________________________________

    Les grèves en cours

    quelques exemples des nombreux mouvements de grèves partout en France. N’hésitez pas à compléter en commentaires

    +Grève nationale des psychologues

    +Grève à La Poste à Beauvais

    +Grève à l’EHPAD Rives d’Ode à Carcassonne

    +Grève dans 15 bureaux de Poste du GardGrève des facteurs des Landes

    +Grève au magasin Babou de Bagnolet

    +Grève chez Cotrans à Grande-Synthe

    +Grève chez Pommery à Reims

    +Grève du nettoyage des HLM de GennevilliersGrève à la mairie de Biguglia

    +…

    Revue de presses des luttes :

    En Moselle, l’usine Smart passe officiellement aux 39 heures payées 37

    Démonstration de ce qui attend tous les travailleurs avec la Loi Travail, l’usine automobile Smart d’Hambac est passé au 39 h payé 37, et même en réalité 35. De fait, l’usine était déjà passé au 37 h, avec une augmentation de salaire ne compensant pas les heures supplémentaires.

    Le patronat c’est appuyé sur un referendum consultatif- une mesure mise en place pour toutes les entreprises avec la Loi Travail – pour faire passer cette diminution du salaire horaire, avec un vote reposant sur le chantage à l’emploi. Cette réduction du salaire horaire et augmentation du temps de travail hebdomadaire concerne les ouvriers depuis le 30 septembre à minuit. Les cadres qui ont permis à la direction de l’entreprise d’emporter le résultat du referendum ne seront concernés par une réduction des jours de RTT que début 2017. Si 74% des cadres et agents de maitrises avaient voté oui, 61% des ouvriers s’étaient opposés à la casse des salaires. Diviser pour mieux régner. La direction s’est engagé – mais on sait bien ce que valent ce genre de promesses – à ne pas supprimer d’emplois pendant 3 ans.

    La CGT et la CFDT – majoritaires dans l’entreprise – ont mis leur véto à ce projet patronale. Mais le chantage à l’emploi s’est poursuivi – en pleine lutte de classes lancée par l’UE et conduite par le gouvernement Valls avec la Loi Travail – la direction faisant signer individuellement des avenants aux contrats de travail des salariés. On se doute de la façon dont le patronat a arraché ces signatures.
    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    A lire également sur ce sujet : SMART Hambach : par la terreur, les patrons augmentent le temps de travail, diminuent les salaires !

    Alphacan : 92 postes vont être supprimés

    Un nouvel exemple de dépeçage d’une entreprise industriel : le capitalisme est l’ennemi de la production !

    Le site de Gaillac (Tarn) va perdre plus de deux tiers de ses effectifs. /
    En juillet dernier, les représentants syndicaux CGT craignaient déjà les annonces qui pourraient être faites lors du comité central d’entreprise (CCE) d’Alphacan. Installée à Gaillac et spécialisée dans les menuiseries PVC, la société emploie sur le site tarnais plus de 130 salariés. Leur inquiétude était fondée. Le CCE qui s’est tenu hier matin a fait l’effet d’un coup de massue. L’entreprise gaillacoise va perdre 92 postes soit plus des deux tiers de l’effectif.
    «Optimiser les activités»
    Pour la direction d’Alphacan France, il s’agit d’un «plan de relance industrielle qui vise à organiser sa production, maintenir ses trois sites et optimiser les activités de chacun d’entre eux». Pour le syndicat et ses représentants, c’est un véritable démantèlement de l’entreprise qui pourrait aller jusqu’à la fermeture du site.
    Alphacan France possède trois sites de production (Gaillac, Chantonnay et Sablé-sur-Sarthe) pour 280 salariés. Avec ce plan, Olivier Benferhat, son PDG, veut «réduire les coûts, optimiser les process et spécialiser les sites».
    Jusqu’à présent Gaillac, où se trouve le siège social de l’entreprise, conservait une activité d’extrusion du PVC (fabrication de fenêtres) et une activité de plaxage (décoration). Le projet est de regrouper l’extrusion à Sablé-sur-Sarthe pour ne conserver que le plaxage à Gaillac. «Avec le départ de l’extrusion , c’est aussi les services annexes comme la maintenance ou l’outillage qui s’en vont», indique un élu CGT du CCE. D’où la disparition de 92 postes. Il ne restera plus qu’une quarantaine de postes entre l’administratif et la vingtaine de salariés à l’activité plaxage.
    Chronique d’une mort annoncée
    Un pôle «recherche et développement» serait installé à Gaillac mais la direction n’a pas donné d’effectifs.
    Pour les délégués syndicaux, c’est la chronique d’une mort annoncée. «Gaillac était le site le plus important. On va se retrouver avec un petit effectif salarié sur un terrain de 10 ha.»
    Pour combien de temps ? Alphacan était un fleuron de l’industrie gaillacoise. On a compté plus de 250 salariés il y a 20 ans. Le personnel est abattu. On les informe au fur et à mesure que les équipes arrivent.».
    Pour les syndicats, cette situation est en grande partie liée à «l’incompétence des dirigeants qui se sont succédé». Le groupe dont les effectifs à travers le monde ont atteint plus d’un millier de salariés est passé, ces dernières années, dans les mains de fonds de pension. Il est actuellement propriété du fond OpenGate, un champion de la chimie qui a repris Kem One en 2013 au financier américain Gary Klesh. Les syndicats ont toujours dénoncé les gestions financières de ces fonds.
    Cette nouvelle restructuration est la plus lourde de conséquence pour le site de Gaillac. On ne connaît pas encore la façon dont les 92 postes seront supprimés et les propositions qui seront faites aux salariés. Des débrayages sont annoncés.

    Hôpital d’Albi: la CGT dénonce la suppression de 20 lits du service de soins et de réadaptation

    Le syndicat annonce des actions dans les jours à venir.
    Le syndicat CGT de l’hôpital d’Albi s’inquiète de la suppression du service de soins et de réadaptation de l’hôpital (SSR). «La direction a convoqué les agents du SSR pour leur annoncer que le CH Albi se débarrassait des 20 lits de son service de soins et de réadaptation au profit du centre de rééducation de l’UMT à Albi. Ce qui signifie que l’offre de soins publique en moyen séjour disparaîtra du bassin albigeois» s’indigne le syndicat. La CGT appelle à une mobilisation «pour continuer d’accueillir des personnes fragilisées et vulnérables et de leur proposer une prise en charge de qualité.» Le transfert de ces lits en secteur privé aura pour conséquences selon le syndicat, une «sélection de patients» qui seront soumis à la nouvelle tarification à l’activité. La CGT indique avoir écrit à la ministre de la Santé et à l’ARS (Agence régionale de santé). Elle a aussi lancé une pétition en ligne (sur change.org) et sur papier intitulée: « Fermer des lits, c’est supprimer des vies ».

    22.000 postes supprimés dans les hôpitaux d’ici fin 2017

    Le plan d’économies pour les hôpitaux révélé vendredi par « Challenges » est de 3 milliards d’euros sur trois ans.
    Le budget des hôpitaux jusqu’en 2017 s’annonce serré-serré : quelque trois milliards d’euros d’économies sont prévues, dont 860 millions issus de la « maîtrise de la masse salariale », ce qui doit se traduire par la suppression de 22.000 postes, soit 2% des effectifs.
    Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant « non pas une réduction des dépenses mais une évolution maîtrisée de l’augmentation des dépenses » mais « Challenges », qui a publié l’information vendredi, a pu consulter le document interne qui détaille cette « évolution maîtrisée ».
    Trois milliards sur trois ans, ce n’est pas rien. Dans le détail, 1,2 milliard d’euros doit être économisé grâce à une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Une baisse de prix des médicaments doit par ailleurs permettre de dégager 350 millions d’euros, alors que des rapprochements entre hôpitaux voisins doivent permettre d’économiser 450 millions d’euros.
    Non-remplacements des départs à la retraite
    On trouve aussi dans ce document le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit passée à l’hôpital, pour une économie de 400 millions ou la réduction des durées d’hospitalisation pour 600 millions d’euros.
    Mais le sujet vraiment explosif, c’est bien cette fameuse « maîtrise de la masse salariale » grâce à la suppression de 22.000 postes pour une économie de 860 millions d’euros. Cette réduction de la masse salariale – puisque c’est ainsi que ça s’appelle vraiment – ne se fera bien entendu pas par des licenciements. Comme cela se fait souvent, il s’agira essentiellement de non-remplacements des départs à la retraite. Mais n’oublions pourtant pas qu’au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés.

     

     
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  • PRCF - INFOLUTTES N°39

    nfo Luttes – Nous sommes tous des Air France : stop à la répression des travailleurs, stop à la régression sociale! – N°39  (27/09/2016)

    NOUS SOMMES TOUS DES AIR-FRANCE

    STOP A LA RÉPRESSION DES TRAVAILLEURS,

    STOP A LA RÉGRESSION SOCIALE !

     

    Tous ensemble, solidaires des , des Goodyears et de tous les travailleurs faisant face à la répression de classe

    Le 27 septembre, à 10H soyons le plus nombreux possible à se rassembler devant le tribunal de grande instance de Bobigny, où sont convoqués 16 camarades d’Air France. Convoqué par une justice de classe qui essayent ainsi – par sa répression – terroriser les travailleurs défendant leur emploi. Car c’est bien ce qui est reproché à ces travailleurs : défendre la compagnie aérienne française, l’emploi en France et des conditions de travail décente.

    Rappelons qu’à ce jour, la direction d’Air France n’a apporté aucune preuve de la culpabilité d’aucun de ces 16 salariés, ce qui ne l’a pas empêchée d’en licencier cinq. Dont un délégué syndical CGT et ce avec la complicité zélée du gouvernement Valls, sa sinistre ministre – porte flingue du MEDEF – ayant autorisé contre l’avis indépendant de l’inspection du travail son licenciement;

    A travers chacun de ces salariés d’Air France, c’est chaque salarié de France qui est visé et qui est menacé. Oui nous sommes tous des Air France, nous sommes tous des Goodyear…

    La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat !

    En 2015, Berger et Martinez se sont entretenus sous la houlette du journal « Marianne » avec comme thème : « Ce que nous pourrions faire ensemble ». et à l’ouverture de cette rencontre, la CGT et la CFDT soulignaient de « nombreux points de convergences. » . On aurait pu penser que depuis le congrès de la CGT à Marseille et la non participation de la CFDT au combat contre la loi El Khomri, le syndicalisme rassemblé avait volé en éclat.

    Eh bien ce serait se bercer d’illusions puisque, dimanche 18 septembre 2016, rebelote. Le journal le Monde réunissait dans le cadre du Monde Festival, Philippe Martinez, Laurent Berger et Alexandre Saubot président de l’IUMM et du pôle social du Medef pour échanger sur le thème « de la possibilité, ou non, de mener à bien des réformes en France « en référence aux 4 mois de contestations sur la loi Travail.

    Pour le secrétaire général de la CGT,  « Nous sommes favorables à ce qu’il y ait des réformes, il y en a toujours eu. La question, c’est plutôt: permettent-elles une amélioration de la situation des travailleurs ou à l’inverse une dégradation ?” Or, selon Martinez, les réformes «se traduisent depuis quelque temps par une dégradation des conditions de travail et elles n’ont pas su régler les grandes questions qui nous préoccupent, comme celle du chômage. »

    N’en déplaise au camarade Philippe Martinez, que ce soit des réformes présentées par le gouvernement ou le MEDEF, elles ont été toujours faites en faveur du patronat et il a fallu que les travailleurs luttent pour qu’elles soient améliorées à leur avantage. Concernant le chômage, nous aurions aimé entendre Philippe Martinez rappeler les 65 milliards de cadeaux d’Hollande au grand patronat qui devait en principe créer des emplois et qui en réalité sont allés dans la poche des actionnaires puisque les dividendes ont fait un bon de plus 11 % en 2015.

    Pour M.Saubot du Medef, une réforme est « un changement profond et radical ». Et il a le culot de poursuivre en indiquant, « Nous ne pouvons nous contenter du statut quo, la priorité c’est l’emploi ». Il a certainement gommé de sa mémoire les centaines de milliers de suppressions d’emplois dans l’industrie depuis une décennie et l’allégement de “charges” aux entreprises justement pour créer des emplois.

    Laurent berger quant à lui, veut « une meilleure vision du progrès » bien sûr, pour conduire encore plus les réformes nécessaires au capitalisme . Profit, toujours plus de profit sur le dos de ceux qui créent les richesses à savoir les travailleurs. Et il poursuit pour justifier sa connivence avec le Medef et le gouvernement: « il faut laisser plus de place à la négociation collective, mais au plus près de là où ça se passe » et il rajoute, « évidemment que les rapports sont rudes et que les divergences sont fortes, mais il faut discuter »

    Discuter de quoi ! Des régressions sociales. Rappelons ce que disait notre camarade Henri Krasucki :

    «Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. » « La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! » H. Krasucki

    Le comble du comble, pour M. Saubot, « les partenaires sociaux ont une part de responsabilité dans l’incompréhension des réformes (Loi Travail) »Donc, vous les milliers de travailleurs qui depuis 4 mois luttez contre la réforme travail si vous n’avez rien compris à cette réforme c’est la faute à la CGT – FO – FSU – SUD – qui vous l’ont mal expliquée.

    On peut se demander ce que Martinez est allé faire dans cette réunion. Pour le PRCF, dialoguer avec un syndicat « jaune » qui trahit en permanence la classe ouvrière et un représentant du patronat pour qui les réformes doivent uniquement permettre l’enrichissement des grands patrons du CAC 40 et le versement de dividendes aux actionnaires sur le dos des travailleurs c’est perdre son temps. Il vaut mieux aller devant les boites discuter des difficultés que rencontrent les travailleurs et organiser la lutte contre le grand patronat pour la satisfaction des revendications

    Est t-il besoin de rappeler que l’auro-austérité qui ne peut que s’amplifier avec la loi travail et les cadeaux de Valls au MEDEF, n’empêchent ni le chômage, ni la précarité, bien au contraire.Les différentes réformes mises en œuvre pour tous les gouvernements de droite et la fausse gauche on conduit notre pays à sa dissolution dans l’UE capitaliste pilotée par Berlin et ont abouti à la mort du produire en France (industrie, agriculture, pêche…) et à la casse sociale généralisée (salaires, Code du travail, statuts, Sécu, retraites, indemnités de chômage, services publics, finances communales…). Avec l’effondrement des salaires, la disparition des droits des travailleurs et le chômage et la précarité pour le plus grand nombre des travailleurs.

    Nous constatons aujourd’hui à la veille d’élections présidentielles, que cette politique au seul service de la finance a creusé le lit du FN ennemi juré de la CGT et des Communistes et qui demain au pouvoir gouvernera pour la grande finance et comme à Béziers armera  la police municipale pour faire la chasse au faciès.

    Nous, militant(e)s du PRCF, affirmons que l’indispensable FRont Antifasciste, Patriotique, Populaire et écologique (FR.A.P.P.E.) passe par l’union des drapeaux rouge et tricolore pour sortir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme en crise.

    Nous disons également, assez d’illusions sur l’Europe sociale car chaque jour nous constatons que l’UE est conçue pour étrangler les peuples souverains. Prétendre que l’on peut faire « glisser à gauche » l’UE est un mensonge qui sert à désarmer nos résistances.

    JH – Commission Luttes du PRCF


    Quelques exemples des grèves en cours :

    • Grève des facteurs au Havre
    • Grève des ingénieurs de la fonction publique contre le protocole PPCR (Ministère de l’Ecologie, Ministère de l’Agriculture, Ministère de l’Industrie,Ministère de la Défense, Météo France, IGN)
    • Grève des médecins hospitaliers de l’Hôpital Public
    • Grève des piscines de Calais
    • Grève des facteurs de Villenave-d’Ornon
    • Grève au collège Clermont à Pau
    • Grève à l’UFR de Psychologie de Toulouse
    • Grève à la sûreté fret de Roissy
    • Grève chez Biolacq à Lacq
    • Grève au SMUR d’Alençon
    • Grève à l’hôpital d’Abbeville
    • Grève des infirmières libérales de Savoie
    • Grève à l’IDS à Canteleu
    • Grève à la prison d’Amiens
    • Grève à la clinique des Portes du Sud à Vénissieux
    • Grève chez Sol-Pose à Besançon
    • Grève chez Aix en Bus à Aix-en-Provence
    • Grève chez Rectiphase à Pringy
    • Grève au centre hospitalier du Rouvray (Sotteville-lès-Rouen)
    • Grève chez Raynal et Roquelaure à Camaret-sur-Aigues
    • …. N’hésitez pas à faire connaitre vos actions en commentaires !

    INFO SERVICE PUBLIC

    Poste : Paris Jeanne d’Arc / Rive gauche /Patay : 13ème jour de grève
    Ils refusent une nouvelle réorganisation qui prévoit encore 4 suppressions d’emplois, alors que leurs bureaux à caractère social sont déjà en sous-effectifs chroniques, et une réduction des horaires d’ouverture.
    Les grévistes ont rencontré plusieurs fois la direction de Paris Sud, qui refuse de négocier.
    Soutenus par les usagers, au travers d’une pétition qui a recueilli plusieurs centaines de signatures, les collègues sont déterminés à obtenir satisfaction sur leurs revendications :
    Le maintien de tous les emplois
    Le comblement de tous les postes vacants et le remplacement de toutes les absences
    L’intégration de l’agent Contrat Pro en CDI sur le Secteur
    L’ouverture des 3 bureaux de 8h à 19h du lundi au vendredi et de 9h à 13h le samedi
    La sédentarisation des agents caisse et guichet sur leur bureau
    Le mardi 20 septembre, un rassemblement de soutien se tiendra à 12h30, sur le parvis du centre commercial « Italie 2 », place d’Italie.

    Grève nationale des Ingénieurs de l’Etat pour défendre les statuts de la fonction publique

    Les syndicats majoritaires des , IIM, IM, IAE et IMF et IIGN appellaient à la grève le 26 septembre 2016 contre l’application du protocole PPCR : un plan de régression sociale et salariale imposé par le gouvernement avec le soutien de la CFDT et de l’UNSA malgré l’opposition de la majorité des fonctionnaires et de leurs syndicats. Une mobilisation massive a eu lieu devant les portes du ministère de la fonction publique.

    Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), Les salariés qui exploiteront le tram 11 Express ne bénéficieront pas du statut de cheminot.
    Le tram 11 Express, dont la première rame a été inaugurée hier, sera exploité par Transkeo, une filiale de la de droit privé. La CGT-Cheminots dénonce un « dumping social ».
    « Un moment historique », « une journée révolutionnaire »… La présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et les élus locaux présents hier matin à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) pour la présentation de la première rame du tram 11 Express — un tram-train qui sillonnera la Seine-Saint-Denis dès juillet 2017 — ne tarissaient pas d’éloges à l’égard de cette première ligne ferrée de banlieue à banlieue. Mais pas un mot sur une autre grande première. Cette ligne, qui relève comme les autres du réseau ferré national, sera exploitée par des salariés du privé.
    En fin d’année dernière, la SNCF, qui s’est vu attribuer le marché par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), a créé, via sa filiale , Transkeo pour l’exploiter. Sauf que cette entreprise relève du droit privé et ses futurs salariés ne bénéficient pas du statut de cheminot. « Ils relèvent de la convention collective nationale du ferroviaire comme ceux des entreprises privées du ferroviaire, mais pas de l’accord d’entreprise SNCF, qui est bien plus protecteur. Or, le statut de cheminot, c’est un gage de sécurité et de qualité de service pour les usagers », regrette Dominique Launay, de l’Union interfédérale des transports.
    Le conducteur pourra aussi… vendre des billets
    Contrairement aux conducteurs avec le statut de cheminot, ceux de Transkeo pourront se voir confier d’autres missions que conduire et s’assurer de la sécurité des passagers. Ils pourront également être amenés à effectuer des tâches commerciales, comme la vente de billets.
    La CGT-Cheminots accuse la SNCF d’organiser « sa propre concurrence en misant sur le dumping social et la privatisation de fait d’une desserte ferroviaire qui lui a pourant été confiée ».

    Communiqué de la CGT cheminot de Versaille
    Le syndicat CGT des cheminots de Versailles condamne l’opération de privatisation du réseau, constitué par le lancement de la ligne T11 de Tram-train en Seine-Saint-Denis !
    En effet, alors que l’exploitation de cette ligne nouvelle avait été confié à la SNCF, la direction a décidé d’en confier l’exploitation à sa filiale privée KEOLIS et non à l’Etablissement Public SNCF !
    Nous le dénonçons depuis longtemps, sous le frauduleux prétexte d’ouverture à la concurrence, le gouvernement et la direction de la SNCF organise la privatisation du réseau ferré français par la transformation de notre Monopole public historique, voué à la satisfaction des besoins populaires en matière de transport, en un monopole privé voué à satisfaire la voracité de profit de ces actionnaires !
    La seule véritable « mise en concurrence », est la mise en concurrence des salariés entre eux, pour faire baisser la valeur de leur force de travail, car les agents de KEOLIS sont soumis au droit privé et bénéficient de normes sociales très inférieures à celle des cheminots !
    Ce précédent en appelle d’autres, à commencer par la mise en service du « Tram-train » Massy/Evry, qui va directement phagocyter le réseau ferré existant de la ligne C8 du RER C, en mettant en danger l’emploi cheminot des agents de conduite du dépôt de Versailles Chantiers !
    Le syndicat CGT des cheminots de Versailles, mènera la lutte contre la mise en concurrence des salariés entre eux et pour défendre l’emploi cheminots sur son site !
    LA SEULE VOIE DU SERVICE PUBLIC, C’EST LA VOIE DU MONOPOLE PUBLIC DES TRANSPORTS FERRÉS DE MARCHANDISES ET DE VOYAGEURS, AU SERVICE EXCLUSIF DES BESOINS POPULAIRES, AVEC UN STATUT SOCIAL DE HAUT NIVEAU, GARENT DE LA SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS !

    Besançon : les salariés de « Sol-Pose » en grève totale
    Dans les petites entreprises aussi on peut lutter ! Article de l’Est Républicain daté du 13 septembre (et à paraître demain)… d’ores et déjà des discussions sont en cours sur les salaires et les autres revendications.
    Ils travaillent dans l’entreprise depuis 6 à 15 ans, pour le plus ancien et sont en grève pour la première fois, depuis lundi. Les huit employés de Sol-Pose chemin de l’Espérance en ont marre d’être pris pour les vaches à lait, si l’on en croit la mascotte qui les accompagne dans leur piquet (voir photo).
    Hier (mardi 13), ils ont rencontré la CGT pour confirmer ce qu’ils supputaient. Tout n’est pas clair dans leurs contrats. « C’est simple on est embauché comme aides poseurs de sol mais en fait ont réalisé tout ce qu’il y a à faire dans le bâtiment, intérieur comme extérieur et ce en toute autonomie » explique leur porte-parole. « Certains d’entre nous ont un coefficient de 170 sur leur contrat et sont payés au 150. En fait on touche le salaire minimum »
    Et les salariés de Sol-Pose, sans avoir de revendications extravagantes, aimeraient un peu plus de considération sous la forme d’une augmentation substantielle.

    INTERNATIONAL

    Brésil : Une semaine de grève dans le secteur bancaire
    Le Figaro, 13 septembre 2016 :
    La grève des plus de 500.000 employés de banque du Brésil pour réclamer de meilleurs salaires dure depuis déjà une semaine alors que de nouvelles négociations se sont ouvertes mardi entre syndicats et dirigeants de la Fédération nationale des banques. « Un nouveau cycle de négociations a commencé », a indiqué sur son compte Twitter le syndicat des employés de banque de Sao Paulo (Contraf), qui représente 142.000 travailleurs. « Sept jours de grève et la faute est celle des banques. Le secteur qui fait le plus de bénéfices au Brésil veut imposer des pertes à ses travailleurs », dénonce le syndicat dans un communiqué.
    La grève illimitée, qui touche aussi bien les banques privées que publiques de tout le pays, a été lancée après cinq cycles de négociations infructueuses. Les syndicats réclament une augmentation de 14,78% pour compenser l’inflation de 9,57% sur les douze derniers mois et une augmentation réelle des salaires de 5%. Ils veulent aussi que le salaire de base passe de 1.800 réais (498 euros) à 3.940 réais (1.090 euros) ainsi qu’une plus grosse participation aux bénéfices.
    Jusqu’à présent, les patrons de banques n’offrent que 6,5% d’augmentation et une prime de 3.000 réais (830 euros), une proposition que les syndicats ont rejetée.

    Belgique : Environ 500 personnes rassemblées en solidarité avec les travailleurs de Magotteaux à Chaudfontaine
    RTL, 26 juin 2016 :
    Le rassemblement avait été organisé en solidarité avec les 80 travailleurs en chômage économique de l’usine 1 du groupe des fonderies Magotteaux.
    Personnel, famille, pensionnés
    « Il y avait de nombreux membres du personnel venus en famille mais aussi des pensionnés et des habitants de la région », indique Eric Detaille, président de la délégation FGTB chez Magotteaux. « J’ai également aperçu des travailleurs de Bam-Galère, également en difficulté dans leur entreprise. Tout le monde était soudé. »
    « Un message fort de solidarité »
    Avec ce rassemblement un peu plus d’une semaine après l’arrêt de l’activité de l’usine 1, les syndicats ont voulu faire passer « un message fort de solidarité » et sensibiliser les politiques. « Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions et bourgmestre de Chaudfontaine, nous a déjà témoigné de son soutien mais il faut des appuis supplémentaires afin de se battre pour l’emploi chez Magotteaux », explique Eric Detaille.
    La crainte d’une fermeture définitive est bien réelle
    Rencontre Une rencontre entre Jean-Claude Marcourt, le ministre wallon de l’Economie, et Sébastien Dossogne, le CEO du groupe Magotteaux, est prévue mercredi prochain. Le syndicat socialiste, qui avait maintenu un piquet de grève devant l’entreprise depuis lundi dernier, continue de protester contre la décision de mettre sous cocon l’usine 1 pour une période de trois mois, car la crainte d’une fermeture définitive est bien réelle.
    « 20% de chances de voir l’activité redémarrer à la fin du mois d’octobre »
    Le site de Vaux-sous-Chèvremont compte également une usine de plaque de broyage et une usine de robinetterie toujours en activité. « Notre espoir pour l’avenir de l’usine 1 est mince », révèle Eric Detaille. « Il n’existe que 20% de chances de voir l’activité redémarrer à la fin du mois d’octobre. Toutefois, en attendant l’éventuelle signature concernant des investissements dans les deux autres usines, nous avons décidé de lever le piquet de grève jusqu’à nouvel ordre. » La direction pointe la crise, le prix des matières premières ou encore le coût du travail en Belgique, par rapport aux autres filiales du groupe et plus précisément celles situées en Thaïlande, pour expliquer sa décision.

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  • PRCF - INFOS LUTTES

    N° 37 septembre 2016

     "soyons réalistes, demandons l'impossible !"

    CHE GUEVARA

     

    Dans le magazine de la CGT « ENSEMBLE » du mois de septembre on peut lire l'entretien de Philippe Martinez. Sur une page, le secrétaire général de la CGT analyse le mouvement contre la loi travail et propose un code du travail du XXIe siècle.

    Quel enseignement pouvons-nous en tirer : tout d’abord, un engagement de la CGT plus ferme dans les luttes avec un vocabulaire qui avait disparu de la bouche des principaux responsables : grève reconductible, rapport de force…, que la CGT semble avoir retrouvé le chemin de la lutte et que dans les faits le syndicalisme rassemblé a, semble-t-il volé en éclat.

    Nous dénonçons par ailleurs, la campagne violemment anti-CGT, digne de la guerre froide de Vichy, contre la CGT ainsi que les poursuites de plus en plus nombreuses contre ses militants (Goodyear, Air france, Martin etc...). L’utilisation des forces de l’ordre contre les manifestants.

    Nous mesurons le chemin parcouru depuis Thibault et les aspects positifs du congrès de Marseille et dans le même temps, nous espérons qu'il se poursuive car, pour renouer totalement avec ce qui fit sa force, la CGT devrait aussi mettre en cause l'UE et travailler à fédérer toutes les luttes...

    Mais aussi, nous faisons le constat à la lecture de cet entretien, que la direction de la CGT et son secrétaire général, refusent de mettre en cause sur le fond l'Union européenne, et l'indifférence de la CES à présenter la loi El Khomri pour ce qu'elle est, un euro- diktat qui s'est traduit par le Jobs Act en Italie et par la loi Preeters en Belgique qui à eu pour résultat : l’impossibilité de faire la jonction avec les camarades espagnols, italiens, belges, portugais, grecs.

    Nous constatons également, que les sept organisations syndicales CGT – FO – FSU – SUD – Solidaire – Unef – UNL - FIDL, ont été dans l’impossibilité de fédérer toutes les luttes ouvrières, enseignants, étudiants, paysans, artisans D'avancer des mots d'ordres offensifs, nationaux, politiques, quand Total menace par ex. de se retirer de France, en exigeant la NATIONALISATION SANS INDEMNITÉS DES RAFFINERIES.

    La dénonciation de la part des mêmes organisations syndicales de la répression anti syndicale se fait sans aucune analyse du processus de fascisation en cours depuis au moins dix ans. Le slogan de la CGT, « porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toute la CGT » n’est pas juste car, pour nous, militants syndicaux et politiques, porter atteinte à un syndicaliste où à un militant politique c’est porter atteinte à toute la classe ouvrière.  

    La commission Luttes du PRCF propose aux organisations syndicales CGT, FO, FSU, SUD, Solidaire, Unef, UNL et FIDL :  

    - De dénoncer la nature d’euro-dikat de la loi travail, de faire le lien avec les autres contre-réformes bruxelloises : hôpital, collège, lycée, SNCF,EDF…

    -D’organiser un grand débat national dans les entreprises en lien avec les autres luttes sur le calendrier et les formes de lutte, mais aussi sur la plate-forme revendicative entreprise par entreprise. Un grand débat avec les enseignants du primaire et secondaire ainsi qu'avec les professeurs des universités sur les différentes réformes de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur.

    - De faire plus fort sur la mise en accusation du capital, du MEDEF, des grandes fortunes et sur les chiffres de la fraude fiscale, sur le fait que les PME paient pratiquement seules l’impôt sur les sociétés et que la Commission de Bruxelles a crée des centaines de milliards d’euro-papiers qui sont allés aux banques, et par leur intermédiaire, aux capitalistes empruntant à taux négatif, alors que nos salaires et nos pensions régressent.  

    Nous militant(e)es du PRCF militons pour un FRont Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique (FRAPPE) et pour les 4 sorties avec notre pétition sur un référendum de sortie progressiste de l’UE, pour l'unité des deux drapeaux, « monde du travail au cœur de la vie nationale » comme le disait le CNR. C’est à la classe ouvrière de diriger la lutte de tout le peuple pour sauver la nation républicaine de la fascisation, de la décomposition et de la régression sociale. 

    Plus que jamais, ils cassent notre pays et nos acquis, bloquons leurs profits.

    Le PRCF et sa commission Luttes appelle les travailleurs de notre pays à amplifier la mobilisation par le biais de réunions d'information et d'assemblées générales car, rappelez vous la loi CPE ( contrat premier embauche), la lutte et la détermination des étudiants et des travailleurs LES ONT MENES A LA VICTOIRE, comme quoi une LOI VOTÉE N'EST PAS ASSURÉE D’ÊTRE APPLIQUÉE.

    Il nous faut donc continuer le combat et durcir les actions, en occupant les usines, les lycées, les universités , en bloquant les entreprises.

    La meilleure défense c’est l’attaque, la grève générale s’impose. Tous ensemble et en même temps nous pouvons gagner ce combat contre la loi « El Khomri » dictée par l'Union Européenne et le MEDEF et pour les  revendications, réduction du temps de travail, égalité des salaires  pour les travailleuses, augmentations des salaires pour tous, LE SMIC à 1800 EUROS, retraite à 60 ans avec possibilité d'un départ anticipé à taux plein dans le cadre du travail pénible, interdiction aux entreprises qui dégagent des profits de licencier leurs salariés etc...

    Et faisons nôtre le slogan du CHE. « soyons réalistes, demandons l'impossible . ».

    La commission Luttes du PRCF

     

    Les grèves en cours

    Grève des bus Transvilles à Valenciennes

    Grève des facteurs au Havre

    Grève à la prison d’Amiens

    Grève à la clinique des Portes du Sud à Vénissieux

    Grève chez Sol-Pose à Besançon

    Grève à la Collectivité Territoriale de Guyane

    Grève à la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Guyane

    > > Grève des pompiers du Haut-Rhin

    > > Grève à l’hôpital d’Abbeville

    Grève nationale dans les écoles

    Grève des éboueurs de Dunkerque

    Grève des piscines de Calais

    Grève dans les hôpitaux

    Grève chez Air France

    > > Grève nationale chez Alstom

      
     

    Besançon : les salariés de « Sol-Pose » en grève totale

    Dans les petites entreprises aussi on peut lutter ! Article de l’Est Républicain daté du 13 septembre (et à paraître demain)… d’ores et déjà des discussions sont en cours sur les salaires et les autres revendications.

    Ils travaillent dans l’entreprise depuis 6 à 15 ans, pour le plus ancien et sont en grève pour la première fois, depuis lundi. Les huit employés de Sol-Pose chemin de l’Espérance en ont marre d’être pris pour les vaches à lait, si l’on en croit la mascotte qui les accompagne dans leur piquet (voir photo).

    Hier (mardi 13), ils ont rencontré la CGT pour confirmer ce qu’ils supputaient. Tout n’est pas clair dans leurs contrats. « C’est simple on est embauché comme aides poseurs de sol mais en fait ont réalisé tout ce qu’il y a à faire dans le bâtiment, intérieur comme extérieur et ce en toute autonomie » explique leur porte-parole. « Certains d’entre nous ont un coefficient de 170 sur leur contrat et sont payés au 150. En fait on touche le salaire minimum »

    Et les salariés de Sol-Pose, sans avoir de revendications extravagantes, aimeraient un peu plus de considération sous la forme d’une augmentation substantielle.

    Belfort : Rassemblement de soutien aux ouvriers d’Alstom

    > > L’Est Républicain, 13 septembre 2016 :

    Une manifestation a rassemblé environ 400 personnes hier soir sur la place d’Armes de Belfort, face à l’hôtel de ville.

    Initialement, elle avait été prévue en marge du conseil municipal extraordinaire consacré à la situation d’Alstom que la municipalité avait prévu d’organiser ce lundi. Mais le calendrier a été chamboulé en raison du départ du député-maire pour Paris où il a rencontré, hier soir à Bercy, Christophe Sirugue, secrétaire d’État à l’Industrie, avant de se rendre ce matin chez le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge.

    Organisatrice principale de la manifestation, la CGT n’en a pas moins maintenu son mot d’ordre.

    « On refuse d’entendre parler de reclassement »

    On n’a guère aperçu les banderoles d’autres organisations syndicales, mais celles de Lutte Ouvrière étaient bien visibles. À noter aussi la présence de Martial Bourquin et Maude Clavequin, tous deux PS, mais aussi de Marie-France Cefis, conseillère départementale LR et de Christophe Grudler, son collègue du MoDem.

    Frédéric Demange, délégué CGT chez Alstom, a pris le premier la parole, affirmant l’exigence de son syndicat que le site reste ouvert : « La CGT refuse d’entendre parler de reclassement du personnel, refuse que l’usine devienne un soi-disant site de maintenance et exige que le seul site de production de locomotives de France reste ouvert. La lutte ne fait que commencer », a conclu le syndicaliste. « Ce rassemblement n’est qu’un premier rendez-vous. » Le prochain est prévu un peu avant le conseil municipal de ce mercredi 14 septembre qui s’ouvrira à 20 h.

    Comme l’a ajouté Sabine Verdant, secrétaire générale de l’UDF CGT : « On ne pourra gagner cette bataille que par la mobilisation de tous les salariés et de la population ».

    L’usine FVM Technologies bloquée depuis hier matin à Villers-la-Montagne

    > > Le Républicain Lorrain, 13 septembre 2016 :

    L’usine FVM Technologies de Villers-la-Montagne est bloquée depuis hier matin, 6h. La quasi-totalité des employés (plus de 200) est en grève pour réclamer des garanties à l’unique client, Renault.

    La situation se tend à FVM Technologies, Villers-la-Montagne. L’usine, qui produit des carters d’huile pour automobiles, est en pleine période de redressement judiciaire. Et pointe aujourd’hui du doigt son unique client, Renault, « dont on ne sait pas s’il va nous lâcher, puisqu’on entend qu’il chercherait à trouver des solutions d’approvisionnement en Turquie », expliquent les représentants FO-CGT-CFE-CGC. « On demande donc depuis cet hiver un rendez-vous, pour avoir des engagements concrets, qu’on n’obtient pas. Ils sont là quand il s’agit de prendre l’argent du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi Ndlr), c’est-à-dire nos impôts, mais pas pour nous rassurer quant à notre futur. On commence à être à bout. »

    Jean-Louis Jullien, Artur Jorge Ferreira, Benoit Melnyk et leurs collègues ont donc décidé de bloquer le site. Depuis hier matin, 6h, l’entrée est fermée. Et près de 100 % de ceux qui devaient travailler (moins les intérimaires) renforcent le piquet de grève.

    Rendez-vous à Metz ce matin

    Cadres et ouvriers parlent d’une seule voix. « Il n’y aurait plus qu’un seul repreneur, mais la plupart disent qu’il faudrait une séparation avec le groupe Arche pour que ça se concrétise. Dans tous les cas, il y aurait un plan social. Mais ça, ce sera un autre combat qu’on mènera de front, plus tard. Place d’abord à Renault. »

    La direction du constructeur automobile, « qui peut nous proposer un chiffre d’affaires de 18 à 20 M€ par an, ce qui est insuffisant », n’a pas tardé à réagir, puisqu’elle a proposé une réunion aux délégués syndicaux, aux responsables de FVM, aux avocats, etc. Rendez-vous ce matin à 11h30 à l’hôtel Mercure de Metz.

    « La balle est dans leur camp. On veut des garanties, car sans eux, aucune reprise ne se fera. Et si on ne les obtient pas, il se pourrait qu’il y ait un conflit beaucoup plus sérieux. Les employés de l’usine n’ont plus rien à perdre. Et il n’y a rien de pire que des gens qui n’ont plus rien à perdre », prévenait Ralph Blindauer, l’avocat du comité d’entreprise.

    Dans l’attente du résultat de ces très attendus échanges, les salariés ont sorti le ballon de foot, le barbecue, les braseros et les tentes. « On est en fin de période de redressement judiciaire. Il faut que les choses s’accélèrent », soulignaient les salariés après la visite de quelques rares élus locaux, dont le député-maire de Longwy Jean-Marc Fournel.

    « Mais bon, on ne croit plus trop aux belles paroles de nos hommes politiques nationaux, qui nous répètent sans cesse qu’ils n’y peuvent rien. »

    À Paris, des sans-papiers sur le chantier de la grève

    > > L’Humanité, 12 septembre 2016 :

    Vingt-cinq Maliens employés par un sous-traitant du BTP ont cessé le travail mercredi. Ils exigent des papiers et leurs fiches de paie. Un grave accident a déclenché leur lutte.

    Avenue de Breteuil, dans le chic 7e arrondissement parisien, à quelques kilomètres à pied de la tour Eiffel et de l’esplanade des Invalides. Au no 47, des drapeaux CGT sont suspendus sur le grillage d’un bâtiment. « Traite des êtres humains, travail dissimulé, exploitation, ça suffit ! » peut-on lire sur une banderole. En grève, vingt-cinq travailleurs maliens occupent nuit et jour, depuis mercredi matin, la cour d’entrée du chantier de l’entreprise de bâtiment sous-traitante MT Bat-Immeubles. Avec le soutien de la CGT, ils réclament un contrat de travail, des fiches de paie rétroactives et une régularisation de leur situation.

    Un employé s’est grièvement cassé le bras sur son lieu de travail en tombant d’un échafaudage, mardi. La fracture est béante. Ses collègues demandent alors au patron d’appeler au plus vite une ambulance, ce qu’il refuse catégoriquement. « Il voulait l’emmener avec son propre véhicule chez le médecin, témoigne Dabo Sadio, l’un des courageux grévistes. Nous avons refusé et nous avons appelé une ambulance par nos propres moyens. Ce n’est pas normal de ne pas appeler une ambulance ! » Le lendemain matin, sans donner la moindre explication, le patron leur demande de ne plus mettre un pied sur le site.

    De fausses fiches de paie et du liquide

    Depuis ce coup de massue, la lutte a commencé. Tous sans-papiers, les grévistes demandent la reconnaissance de l’accident de travail de leur collègue et dénoncent le travail dissimulé dont ils sont victimes. À l’exception d’une poignée d’entre eux, qui « sont plus ou moins déclarés », selon Marilyne Poulain, de l’union départementale CGT de Paris, ils reçoivent, en guise de bulletin de salaire, de fausses fiches de paie ou des enveloppes blanches qui contiennent du liquide. La somme frauduleuse frôle les 1 200 euros. Six jours sur sept pour le smic horaire, ils s’activent sur le chantier dans des conditions précaires. « On doit attendre des semaines avant d’obtenir un masque ou des gants. Nous devons aussi acheter nous-mêmes les chaussures de sécurité », dénonce Diaby, le chef d’équipe du chantier, qui œuvre depuis deux mois pour la société.

    Derrière la grille, à l’abri des regards, les travailleurs se serrent les coudes sur le piquet de grève, où sont installés des lits de fortune. « Nous sommes plus forts ensemble, ce n’est pas facile mais on est déterminé à aller au bout ! » s’exclame Diaby, qui est arrivé il y a sept ans en France. Pour autant, la lutte n’est pas de tout repos, car le climat est tendu avec l’équipe de sécurité du chantier. Filtrage et inscription systématique de l’identité des personnes à l’entrée, et pas moins de trois agents qui guettent leurs moindres faits et gestes. « Ils nous accompagnent même lorsque nous allons aux toilettes la journée et la nuit, c’est insupportable », rapporte Dabo Sadio.

    Maintenant, la première bataille se déroule sur le plan juridique. Le patron de MT Bat-Immeubles doit reconnaître un lien de subordination avec ses employés. La tâche est épineuse. Sur ce chantier, MT Bat-Immeubles travaille en sous-traitance pour la société donneuse d’ordres Capron, spécialisée dans l’entretien et la rénovation d’immeubles, tandis que le maître d’ouvrage est Covéa, une société française d’assurance mutuelle qui réunit la GMF, Maaf et MMA. Sur le plan pénal, le donneur d’ordres est censé vérifier que son contractant n’effectue pas de travail dissimulé.

    Les militants cégétistes vont s’appuyer sur le rapport de l’inspectrice du travail, qui s’est rendue sur le chantier suite à l’accident de travail mardi dernier. En parallèle, des dossiers de régularisation ont été déposés à la préfecture de Paris, au ministère du Travail et de l’Intérieur. Plus largement, la CGT a réitéré des demandes de discussions auprès des deux ministères au sujet des travailleurs contraints au travail dissimulé. Car, à l’heure actuelle, la circulaire Valls de 2012 bloque la régularisation administrative des employés au noir.

    Mais, déjà, le maître d’ouvrage Covéa met des bâtons dans les roues. Jeudi, l’entreprise a assigné en justice les vingt-cinq employés pour obtenir l’évacuation du site. Les travailleurs risquent d’être expulsés de leur piquet de grève. Cette décision interpelle la cégétiste Marilyne Poulain, pour qui « la société aurait dû être dans une logique de médiation avec les entreprises afin de trouver une issue favorable au conflit social ». Contacté par l’Humanité, le responsable de l’entreprise MT Bat-Immeubles a refusé de communiquer sur la grève.



     

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    PRCF – INFO LUTTES

    N° 35 Août 2016

     

     

    UNE RENTRÉE SOCIALE SOUS LE SIGNE DE LA LUTTE ET DE L'ESPOIR !

     

    Nous sommes à la veille de la rentrée scolaire, mais aussi sociale puisque, déjà les professeurs des collèges annoncent un mouvement de grève et le 15 septembre les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaire appellent à redescendre dans la rue contre la loi travail. Comme nous l'avions indiqué dans un précédent article, ce n'est pas parce qu'une loi à été imposée par le 49/3 qu'il n'y à plus rien à faire. Nous, militants et les militantes politiques et syndicaux savons que le rapport de force peut être modifié si les travailleurs se rassemblent pour organiser la lutte contre ce gouvernement qui se dit socialiste mais qui en réalité n'est qu'un supplétif de la grande bourgeoisie au service du grand capital et de l'Union européenne.

    Oui ! Tous ensemble nous pouvons faire reculer Hollande et ses sbires ( Valls, Macron, El Khomri etc...). Tous ensemble nous pouvons imposer aux politiciens qui occupent temporairement l'Élysée et Matignon de mettre en œuvre une autre politique et s'il ne le veulent pas, les renvoyez dans leurs foyers aux prochaines élections.

    Nous n’oublions pas le grand patronat et son syndicat le MEDEF dans cette affaire. Ils portent une grande responsabilités dans la situation ou se trouve depuis des années notre pays. Le patronat et le MEDEF sont responsables du chômage ! Car pour eux c'est un moyen de faire pression sur les salaires et la sécurité de l'emploi. Il sont responsables de centaines et de centaines d'accidents de travail et de suicides au travail. Il sont responsables de la situation ou se trouvent actuellement les agriculteurs de la filière lait qui justement ont engagé la bataille contre la société LACTALIS, Il sont responsables de la crise économique que traverse notre pays car, au lieu de distribuer des milliards d'euros aux actionnaires, ces sommes redistribuées dans la recherche et l'investissement créeraient des milliers d'emplois, permettraient d'augmenter les salaires et relanceraient l'économie de notre pays.

    Nous n'oublions pas L'Union européenne. Cette institution mise en place par les capitalistes pour les capitalistes et penser comme Pierre Laurent Président du Parti de la Gauche européenne (subventionnée par l'UE comme d’ailleurs la CES (Confédération européenne des Syndicats) qu'il est possible de transformer l'UE actuelle en une UE sociale est une illusion et un mensonge.

    Cette rentrée 2016-2017, sera ou ne sera pas le renouveau de ceux qui créent les richesses de notre pays qu'une infime poignée s'accapare. Sera ou ne sera pas une rentrée de luttes sociales pour en finir avec cette politique qui mène de plus en plus de familles dans la misère. Sera ou ne sera pas le retrait de la loi travail, de la mise en œuvre d'une politique sociale et économique tournée vers le peuple.

    Si nous voulons que cette rentrée soit une rentrée d'espoir pour les travailleurs, nous devons nous prendre par la main et organiser la gréve générale avec une grande et unique manifestation à Paris.

    Pour sa part, les militantes et militants du PRCF, mettront toutes leurs forces dans la bataille pour aider les travailleurs à mener le combat libérateurs pour la transformation de la société capitaliste en une société de partage des richesses, en une société socialiste.

    *******

    C'est la grève : agenda des grèves en France

     

    Les grèves en cours

    Grève chez Aigle Azur

    Grève chez Nicot-Gourmet à Saint-Hernin

    Grève chez Raynal et Roquelaure à Camaret-sur-Aigues

    Grève chez Meilleur Contact 65 à Saint-Laurent-de-Neste

    > > Grève dans les piscines de Saint-Etienne

    Les prochaines grèves

    Grève générale en Nouvelle-Calédonie

    Grève des éboueurs privés de Marseille

    Grève au Conseil départemental de Mayotte

    Grève des animateurs du périscolaire

    Grève chez SFR

    Grève dans l’éducation nationale

    • Grève du secteur social et médico-social

      > > Grève générale et nationale le 15 septembre 2016

     

    Le contrat d’Alstom aux États-Unis

    Un succès industriel… mais sans emploi en France !

    « Historique », « contrat du siècle », les superlatifs s’enchaînent depuis samedi pour qualifier le contrat que vient de décrocher Alstom aux États-Unis.

    Nous aimerions nous réjouir à l’unisson et considérer que « ce succès rejaillira sur toute l’économie française » et pouvoir saluer un retour de politique industrielle dans notre pays.

    Qu’en est-il en réalité ?

    Après avoir vendu Péchiney, Arcelor, Alcatel, Lafarge, c’est le démantèlement d’Alstom qui a eu lieu le 2 novembre 2015, avec la vente des activités énergie à Général Electric, vente qualifiée à juste de titre de « scandale d’État ».

    Deux mois après, le géant américain a annoncé qu’il allait supprimer 6 500 postes en Europe en 2016 et 2017 dont 765 en France.

    Aujourd’hui, l’entreprise Alstom est entièrement recentrée sur le transport ferroviaire.
    > Quelles seront les retombées du contrat à hauteur de 1,8 milliard d’euros passé avec la compagnie ferroviaire américaine Amtrak ?

    Alstom fera fabriquer aux Etats-Unis à Hornell le "TGV" américain. Ce site de production assurera aussi la maintenance de ces trains pendant 15 ans avec une option de 15 années supplémentaires. Ce contrat devrait créer 400 emplois dans l’État de New-York, ce qui est une bonne nouvelle pour les citoyens américains.
    > Les sites français d’Alstom sont, quant à eux, dans une situation préoccupante de manque de charge.

    Ce sont donc les actionnaires qui vont bénéficier en premier lieu de cette aubaine. Ainsi, la deuxième place européenne et la troisième place mondiale de la France en termes de hausse des dividendes, derrière les Pays-Bas et la Corée du Sud se voient renforcées (avec déjà une hausse de 11,2 % des dividendes versés au deuxième trimestre avec plus de 35 milliards d’euros…).

    On se trompe si l’on pense que la nécessaire réindustrialisation du pays ne passe que par l’exportation de notre technologie.

    L’argent engrangé doit servir impérativement à développer les capacités humaines ; c’est-à-dire la formation, la qualification, les salaires, l’investissement pour moderniser l’appareil industriel, la recherche et développement.

    Sous peine que le seul profit tiré de cette « affaire du siècle » soit la « fierté » de voir des rames de couleur bleu blanc rouge circuler aux États-Unis...

    Montreuil, le 29 août 2016

    Double grève en vue chez SFR

    La grève du 6 septembre à l’appel de la CGT et la CFE-CGC devrait être suivie d’un arrêt de travail au sein du service de supervision du réseau de Numericable-Completel.

    Une double grève se profile la semaine prochaine chez SFR. A l’arrêt de travail du 6 septembre, à l’appel de la CGT et de la CFE-CGC, devrait venir s’ajouter un autre mouvement social. Du côté de Champs-sur-Marne où l’opérateur y gère encore les activités réseau de Numericable/Completel. Ce mouvement parallèle qui, selon nos informations, devrait avoir lieu dans les jours qui suivront (la date restait à confirmer à l’heure de l’écriture de ces lignes), touchera le NOC, le service de supervision du réseau, de Numericable et Completel. Et plus particulièrement l’ensemble des superviseurs du réseau. Soit 22 personnes sur la cinquantaine qui compose le NOC


    > 400 manifestants à Colombiers contre la politique anti-ouvrière du gouvernement

    > > La Dépêche,

    «On a fait le job», lâche, sur le perron de la mairie de Colomiers (Haute-Garonne), un responsable syndical alors que les orateurs viennent de se succéder au micro.

    La petite phrase exprime la satisfaction, car mobiliser un lundi 29 août, veille de la rentrée scolaire, n’est pas simple, mais elle se garde bien de tout triomphalisme.

    A l’appel des syndicats qui contestent la loi Travail, CGT, FSU et Solidaires (à l’exception de FO), et des organisations de jeunesse, Unef, Fidl et UET, 400 à 500 personnes, selon le décompte de la police ou des organisateurs, se sont retrouvées hier, entre 17 heures et 18 h 30, pour «un contre-meeting» à deux pas du Hall Comminges où se rassemblaient, à peu près au même moment, les socialistes «hollandais» pour leur rentrée.

    Toute la semaine dernière, la localisation exacte du contre-rassemblement a fait l’objet de discussions entre organisateurs et préfecture. Les premiers demandaient le parking du Hall Comminges quand le représentant de l’État souhaitait celui de la mairie, derrière l’édifice.

    L’accord s’est finalement conclu sur la vaste esplanade face à la mairie, à peu de distance de la «bulle» protectrice des ministres, un service de sécurité impressionnant d’environ 500 policiers et gendarmes, selon des sources policières, voulu surtout pour faire face au risque terroriste.

    Les «usurpateurs» du gouvernement

    La mobilisation syndicale, qui a bénéficié de la couverture médiatique des politiques, s’est déroulée sans incident. Cela n’a pas empêché les orateurs de se montrer particulièrement offensifs. CGT en tête. Pour Cédric Caubère, secrétaire général de la CGT 31, il y a, en résumé, deux camps, celui des travailleurs, et celui qui «nie les droits des salariés». Et durant tout son discours, il a tiré à boulets rouges sur le Président de la République, le Premier Ministre et son ministre de l’Économie, cibles favorites, accusés de vouloir reléguer aux oubliettes, par une série de lois, la classe salariale «qui crée la richesse». Hollande, Valls, Macron «produisent quelque chose qui les dépasse», a clamé Cédric Caubère : «l’effacement de la classe laborieuse.» Et ils défendent «un projet politique qui a rompu avec l’ambition d’une transformation sociale», a-t-il martelé avant de lâcher le mort «usurpateurs». Alors que, pour la CGT, il y a une voie à suivre : «la semaine de 32 heures, le SMIC à 2000€, la revalorisation des retraites et des minima sociaux». Et «rien n’arrêtera les aspirations à vivre mieux.» Si le leader de la CGT ne s’est pas avancé sur un terrain proprement politique, Stéphane Borras (Solidaires) et Bernard Dedeban (FSU) ont, eux, demandé aux «forces politiques de se prononcer sur la loi Travail». Surtout, ils ont appelé à la mobilisation. Le prochain rendez-vous est connu : le 15 septembre avec une manifestation à Toulouse. «Et il y aura d’autres initiatives», a promis Bernard Dedeban qui a rappelé que jamais la Haute-Garonne n’avait connu, avec les manifs du printemps, une mobilisation d’une telle durée.

    Les salariés de Meilleur Contact en grève après le CE extraordinaire

    > > La Dépêche,

    > > A l’issue d’un CE extraordinaire et d’une réunion collective avec leur PDG, Nicolas Guyart, les salariés de Meilleur Contact 65, centre d’appels à Saint-Laurent-de-Neste, placé en redressement judiciaire, ont décidé de poursuivre leur grève jusqu’à 17 heures. « Certains salariés partiront avec seulement 500 € d’indemnités de licenciement » déplore Emilie Fourtine, déléguée syndicale.  » « Nous percevrons l’indemnité légale et rien de plus » ajoute Sandrine Bergès, déléguée du personnel.

    > > Tous attendent maintenant beaucoup de la réunion entre les élus et les autorités sur la situation à Meilleur Contact 65 dont le contrat avec Bouygues arrive à échéance le 30 septembre.

    Saint-Hernin : La grève se poursuit chez Nicot-Gourmet

    > > Le Télégramme

    En grève depuis ce mercredi, les salariés de l’usine Nicot-Gourmet, entreprise de plats préparés, basée à Saint-Hernin près de Carhaix (29) ont décidé de poursuivre leur mouvement ce vendredi.

    Les salariés de l’entreprise, placée en redressement judiciaire en avril, réclament des « réponses claires » de la part de la direction du groupe Nicot-Entreprises sur l’avenir du personnel. Le dossier doit être examiné par le tribunal de commerce de Brest, le 27 septembre prochain.

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