• PRCF-INFO LUTTES N°45

    7 novembre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 -

     

    UNION, ACTION ET CONTRE-OFFENSIVE

    Lors du grand mouvement anti-Loi Travail – en réalité contre l’euro-directive ciblant le droit du travail en France (Loi El Khomri), en Italie (« Jobs Act ») et en Belgique (Loi Peeters), le monde du travail conduit par la classe ouvrière (raffineries, salariés de la route, Goodyears, dockers, cheminots…) a lancé un début de contre-offensive d’ensemble contre la destruction des acquis par les conjurés du MEDEF, du gouvernement PS, des LR et de leur chef d’orchestre continental : l’UE du capital.

     Valls a répliqué en recourant au 49/3 (avec la complicité des LR qui, pour complaire au MEDEF, n’ont pas déposé de motion de censure) et en généralisant la répression contre les militants CGT de classe.

     Mais la classe ouvrière ne se laisse pas intimider et les raisons de la colère ne font que s’aggraver : privatisation des aéroports, casse de l’école, harcèlement à la Poste, suppressions d’emplois à Airbus et PSA, privatisation rampante d’EDF et de la SNCF, pseudo-baisse du chômage et montée de la pauvreté et de la précarité…

     A Amiens, où l’appui aux Goodyear d’une dirigeante du PRCF a été très applaudie, les militants d’avant-garde du mouvement social accourus de toute la France (et de Belgique !) ont appelé le monde du travail à remonter au créneau « tous ensemble et en même temps ».

     En France, les luttes ne s’arrêtent pas. Pour leur offrir des perspectives politiques, les militants du PRCF diffuseront au moins 100 000 tracts présentant leur programme alternative à la porte des entreprises ou sur les marchés populaires d’ici le second tour des présidentielles.

     A l’échelle internationale, le congrès de Durban de la FSM, auquel participaient des fédés CGT et aussi le Front syndical de classe français, a été un grand succès (voir dans le dernier numéro « papier » d’Initiative communiste l’entretien accordé par le cheminot Jacky Omer, de retour de Durban).

     Car lorsque le tous ensemble des travailleurs, l’unité d’action communiste visant à reconstruire un vrai PC et le Front antifasciste patriotique, populaire et écologique en gestation convergeront pour exiger les « quatre sorties » (= la rupture progressiste de la France avec l’UE, l’euro, l’OTAN… et le capitalisme), la défensive sociale pourra se muer en contre-attaque d’ensemble, voire en offensive pour le changement de société.

     Construire ces convergences est urgent à l’heure où les LR, encouragés par la faillite honteuse du « hollandisme » qui a poursuivi et aggravé les mesures de Sarkozy et ouvert la voie à la pire réaction, jurent de faire encore pire, en France et en 2017, que ne l’a fait Thatcher en 1984 et en Angleterre, sur les retraites, les statuts, les conventions collectives, le temps de travail, l’emploi public, les cadeaux au patronat, l’indemnisation du chômage (cf le tout récent film de Ken Loach « Moi, Daniel Blake ») et les privatisations !

     Et tout d’abord, solidarité de tous les progressistes avec les syndicalistes de classe frappés par la répression patronale, par la justice de classe et par la violence d’Etat !

    *********

     

    Les prochaines grèves

    • Grève des fonctionnaires de Haute-Loire

    • Grève nationale des orthophonistes

    • Grève nationale des infirmiers

    • Grève de la Fonction Publique Hospitalière

    • Grève des bus CTRL à Lorient

    • Grève nationale des finances publiques

    • Grève dans les lycées

    Les dernières grèves annoncées

    • Grève à l’hôtel Intercontinental de Marseille

    • Grève dans la sécurité privée

    • Grève à l’Intermarché de Moissac

    • Grève au CHU de Clermont-Ferrand

    Niort Préavis de grève pour jeudi dans les bus

    Un préavis de grève déposé par trois syndicats.

    Les syndicats CGT, CFDT et UNSA des TAN (Transports de l'agglomération niortaise) ont déposé un préavis de grève pour une durée illimitée à compter du jeudi 3 novembre, 0 heure.

    Leurs revendications portent sur « les conditions de travail et le maintien des avantages acquis dans le cadre de la fin du contrat de délégation de service public ».

    La Semtan déclare qu'elle mettra tout en œuvre, la veille, pour informer au mieux les voyageurs sur le niveau de service de la journée du 3 novembre.

    Les services Scoltan Mobitan et Intertan ne sont pas concernés.


    Aubert et Duval prévoit de supprimer 70 emplois à Firminy

    Cette entreprise spécialisée dans la métallurgie de pointe a annoncé à son personel la suppression de 70 postes dans son aciérie de Firminy.

    Le site Aubert et Duval aux Ancizes, en Auvergne. Un partie des postes pourraient être redéployés sur ce site qui est aussi la maison-mère de l'entreprise.

    Selon une information dévoilée par France Bleu, la direction a annoncé lundi 24 octobre ces suppressions d'emplois. La raison ? Une perte de rentabilité. L'aciérie ne tournerait qu'à 30% de ses capacités de production et le carnet de commande serait vide.

    Selon la direction, les clients se tourneraient principalement vers des concurrents italiens, moins chers et plus performants.

    Ce site de production a pourtant une histoire longue et a eu de grands noms comme clients. En particulier : le Concorde, l'A380 et quelques grands paquebots.

    Il y a deux ans, l'entreprise avait déjà opéré un plan social rappelle France Bleu. 90 salariés étaient concernés.

    La CGT estime que cette nouvelle vague de départ va mener vers une fermeture totale du site, qui pourrait arrivée en juillet 2017.

     

    ALSTOM Belfort :

    agence de presse

     
    Moins d'un mois après l'accord trouvé entre la direction d'Alstom et l'État pour sauver le site de Belfort, des voix s'élèvent déjà pour pointer des failles. Des élus belfortains reprochent ce samedi à la direction d'Alstom de « dénaturer » les engagements pris début octobre et demandent au gouvernement de les faire respecter. « Le 4 octobre dernier, dans le cadre d'une déclaration commune avec l'État, l'engagement avait été pris par Alstom d'investir 30 millions d'euros dans le programme de développement des locomotives de manœuvre de la gamme H4 à motorisation diesel », expliquent le maire de Belfort, Damien Meslot, le président du Conseil départemental, Florian Bouquet, et le sénateur Cédric Perrin, tous les trois du parti Les Républicains, dans un communiqué.
     

    « Or, aujourd'hui Monsieur Eyméoud (Jean-Baptiste Eyméoud, directeur général France d'Alstom, NDLR) dénature cet engagement en affirmant que cet investissement est en fait déjà inclus dans un programme destiné aux chemins de fer suisses », poursuivent-ils, demandant au secrétaire d'État à l'Industrie de s'assurer que « les obligations auxquelles les parties se sont astreintes soient respectées ».

    Les syndicats « floués »
    Vendredi, André Fages, délégué syndical CFE-CGC d'Alstom Belfort, avait également indiqué à l'Agence France-Presse que les syndicats se sentaient « floués » par la manière dont la direction entendait appliquer l'accord annoncé début octobre, après la tenue jeudi d'un comité central d'établissement à Paris. Une porte-parole d'Alstom a assuré samedi que ces 30 millions d'euros serviraient « comme prévu à développer la plateforme de locomotives hybrides Prima H4 ». « Dans le plan de l'État, il y a un contrat pour les locomotives de manœuvre et de fret de ce type », a-t-elle ajouté. « L'objectif est le développement de différentes versions de la Prima H4 pour les chemins de fer suisses et les futurs clients », a-t-elle encore dit.
    Invoquant un calendrier de commandes insuffisant, la direction du groupe ferroviaire français avait annoncé en septembre son intention de transférer la production de Belfort sur un autre site, provoquant une levée de boucliers chez les salariés comme des élus locaux et du gouvernement, qui détient 20% des voix au conseil d'administration d'Alstom. Le 4 octobre, le gouvernement avait annoncé plusieurs centaines de millions d'euros de commandes de trains et de locomotives pour Alstom. De son côté, le groupe s'était engagé à investir à moyen terme dans son usine de Belfort et à diversifier ses activités, avec notamment des bus électriques.

     

    Hôtel Radisson Blu - Vieux-Port : le « mouvement des femmes de chambre » fait tache d’huile !

    Moins d’une semaine après la grève victorieuse de l’Intercontinental, le mouvement social des femmes de chambre et équipiers touche à son tour l’hôtel Radisson Blu, de l’autre coté du Vieux-port. Cette fois-ci, ce sont les salarié-e-s du sous-traitant ACQUA qui cessent majoritairement le travail à compter du lundi 31 octobre.

    Dans cet établissement 4 étoiles, on retrouve le cocktail habituel : pratiques ne respectant pas le droit du travail, salaires de misère, brimades et autoritarisme de l’encadrement, conditions de travail harassantes et néfastes pour la santé...
    Mais aujourd’hui la coupe est pleine, les travailleurs-euses demandent collectivement le respect de leurs droits et de leur dignité ! Ils revendiquent : le paiement à l’heure et la remise mensuelle des pointages ; l’augmentation de la qualification à AQS3 ; une prime de panier de 7 euros net pour les temps partiel temps complets, proratisée pour les temps partiel ; un 13ème mois ; l’annulation des clauses de mobilité sur les contrat de travail ; de nouvelles tenues de travail ; un nouveau matériel de travail (sac à linge, aspirateurs, balais,...) ; un jour de repos fixe les week-end pour toutes les femmes de chambre ; l’annulation des sanctions disciplinaires et le respect des droits syndicaux.

    Cette grève s’inscrit plus largement dans un mouvement social qui touche désormais depuis plusieurs mois les établissements de l’Industrie touristique marseillaise. Hôtels, restaurants, commerces... ce sont les travailleurs-euses qui font tout tourner ! Alors que cette industrie est florissante, les patrons doivent bien comprendre que les travailleurs-euses ne se feront plus exploiter en silence !

    A partir du lundi 31 octobre, un piquet de grève quotidien sera organisé à partir de 09h devant l’hôtel, 40 Quai de Rive Neuve, venez les soutenir !

    L’exploitation et le mépris ça suffit ! Seule la lutte paie !


    McDo escroc, faut partager le magot!

    agences de presse

    Une cinquantaine de personnes ont bloqué mercredi plusieurs McDonald's du nord de Paris pour demander un salaire horaire à treize euros et dénoncer les pratiques fiscales de la multinationale visée par une enquête pour blanchiment.
    Devant un restaurant de l'enseigne de Paris Gare du Nord, plusieurs dizaines de manifestants issus d'organisations étudiantes ou de collectifs militants ont répondu à l'appel de la CGT McDonald's Paris et Ile-de-France bloquant les entrées aux cris de "frite par frite, nuggets par nuggets, nous reprendrons le fric de McDonald's" avant de rejoindre d'autres restaurants dans l'est de la capitale.
    A l'intérieur, des clients et employés interloqués devant un militant déguisé en Ronald - mascotte de la multinationale - observent la dizaine de manifestants déployer une banderole "relocalisation des profits, augmentation des salaires".
    "On fait le travail de deux, trois personnes et les salaires ne suivent pas, McDonald's s'enrichit sur notre dos", accuse Jessica, employée depuis 15 ans.


    Les salariés qui débutent sont payés au Smic (9,67 euros brut de l'heure, ndlr) et "comme une majorité des effectifs travaillent à temps partiel imposé, 24h par semaine, ça fait 770 euros par mois", dénonce Gilles Bombard de la CGT.

    Si l'enseigne de restauration rapide, que le syndicat accuse d'organiser "le déficit systématique de ses restaurants" pour ne pas faire de bénéfices en France, "relocalise ses profits, on peut largement prétendre à un salaire de 13 euros", a-t-il ajouté.

    Visé par une enquête pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée à la suite d'une plainte des élus du comité d'entreprise, représenté par l'avocate Eva Joly, McDonald's a vu son siège français perquisitionné en mai.

    "L'évasion fiscale est extrêmement nuisible aux États comme aux salariés, il est crucial de tout mettre en œuvre pour la combattre", a estimé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

    Neuville-en-Ferrain: chez Pimkie, la compta n’en peut plus de payer l’addition

    Nord Eclair

    Las du manque de reconnaissance, et inquiet face à la menace de suppression de postes, l’ensemble du service de comptabilité de l’enseigne de prêt-à-porter a débrayé, devant le siège, ce mardi matin. Une première. La direction a finalement pris un certain nombre d’engagements.

    «  Aujourd’hui, nous saturons physiquement et psychologiquement. Il fallait que la direction l’entende.  » Jamais, Mathieu (prénom d’emprunt) n’imaginait devoir un jour quitter son poste pour manifester sa colère. La coupe est pleine. Le jeune homme travaille depuis six ans au service comptabilité de l’entreprise Pimkie, niché au cœur de la zone d’activités de Neuville-en-Ferrain. Ce mardi matin, à l’instar de l’ensemble de ses collègues, il a pourtant débrayé, entre 9 h et 10 h 30. «  C’est une première, alerte Patricia Tissegouine, du CHSCT. Les bureaux ne sortent quasiment jamais pour protester. Cela prouve qu’il existe un réel mal-être.  »

    La crispation couve depuis un moment. «  Depuis plus d’un an, nous tentons de faire part de notre malaise, se désespère Nabyl Denfer, délégué CFDT. Le dialogue avec la direction est totalement rompu.  » Les salariés de la comptabilité se disent «  exaspérés  » d’être en permanence «  la cinquième roue du carrosse  » : «  Nous occupons une place importante dans la boîte, le service tourne très bien, mais nous ne sommes jamais associés aux projets de la hiérarchie, reprend Mathieu. On n’est jamais au courant de rien. Il n’y a aucune reconnaissance.  » La cocotte-minute «  explose  » en mai, lorsque la direction de l’enseigne de prêt-à-porter annonce la suppression de deux postes, suite aux départs de deux salariés (à la retraite et pour projet personnel). «  Nous sommes passés à neuf employés, dont un chef, et deux intérimaires. Avant cela, nous travaillions déjà à flux tendu. C’était incompréhensible.  »

    Aucune raison économique

    Le comité d’entreprise (CE) commande alors une expertise, qui démontre noir sur blanc l’absence de raisons économiques pouvant justifier une telle décision. Le service comptabilité France de Pimkie a en effet «  la productivité la plus élevée  » par rapport aux autres zones (Allemagne, Italie et Espagne), rappelle, chiffres à l’appui, Valérie Pringuez, de la CGT. En outre, l’analyse met le doigt sur la charge de travail supplémentaire à prévoir, eu égard au souhait de l’entreprise de développer des commissions-affiliations (ces conventions particulières entre fournisseur et distributeur). Elle préconise le maintien des deux postes.

    Ce mardi, à l’issue du CE qui s’est tenu dans la foulée du mouvement de grève, la direction est finalement allée dans ce sens en proposant une embauche en CDI, ainsi que l’appui d’un CDD – dont la situation sera réévaluée à l’avenir – sur toute l’année 2017. Elle a également pris l’engagement d’instaurer davantage d’échanges avec cette partie du personnel et de l’intégrer plus souvent aux échéances du groupe. Des propositions jugées «  honnêtes  » par l’intersyndicale et les salariés, qui attendent désormais de voir sur le long terme. Mais envisagent la lourde période de la clôture annuelle avec (un peu) plus de sérénité.


    Clermont-Ferrand : les urgentistes du CHU se mettent en grève

    Le personnel des urgences du CHU de Clermont-Ferrand appelle à la grève à partir du 27 octobre. Les employés entendent protester contre la pénibilité de leurs conditions de travail.

    Grève aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand

    Les urgentistes du CHU Gabriel-Montpied entamment une grève à partir du 27 octobre, afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.  -  France 3 Auvergne  -  Reportage: Christine Chiron et Olivier Martinet.

    Une grève des urgentistes débute ce 27 octobre au CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand. L'intersyndicale CGT-FO-SUD, à l'origine du mouvement, estime que le service hospitalier a enregistré plus de 6 500 nouvelles entrées en cinq ans et que les moyens humains et matériels ne suivent pas cette évolution.

    Les salariés considèrent ne plus pouvoir exercer leur travail correctement: à cause du flux important des patients, les urgentistes leur consacrent de moins en moins de temps et doivent faire au plus vite. Ils demandent un renforcement des effectifs infirmiers, d'aides-soignants et d'agents de service hospitalier, ainsi que le remplacement de leurs collègues en arrêt.

    Cette dégradation des conditions d'accueil a un impact sur l'attitude des patients: les urgentistes observent une augmentation de l'animosité à leur encontre. Afin de travailler en sécurité, ils souhaitent que la présence de vigiles, en poste de nuit et le week-end aux urgences, soit prolongée. 

    « Les agressions verbales, c'est presque quotidien, signale une infirmière à nos confrères de France Bleu Auvergne. Les agressions physiques arrivent, et de plus en plus souvent. » La date de fin de la grève n'a pour le moment pas été communiquée par les syndicats.

     

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  • PRCF-INFO LUTTES N°42

    19 octobre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 -

       STOPPONS PAR L'ACTION LA CRIMINALISATION

          DES ACTIONS OUVRIÈRES ET SYNDICALES!      

                  

     Depuis la promulgation de l’état d’urgence, et les manifestations contre la loi El Khomri la justice de classe s’acharne sur les syndicalistes et les travailleurs qui n’acceptent pas les reculs sociaux, les licenciements boursiers, la dégradation de leurs conditions de travail, la casse de leur outil de travail, l’utilisation des forces de l’ordre contre ceux qui manifestent pacifiquement. Il existe aujourd’hui, dans notre pays, une atteinte caractérisée aux libertés individuelles et collectives fondamentales.

    Plus d’un millier de militants et des travailleurs ont été convoqués devant les tribunaux pour avoir exercé leurs droits fondamentaux à exercer leurs mandats syndicaux et à manifester.

    Nous militant(e)s du PRCF nous ne pouvons accepter la criminalisation de l’activité syndicale notamment à l’heure où la financiarisation de l’économie ne cesse d’attaquer de plein fouet les conditions de travail et de vie au travail de la population, tant en France qu’au niveau mondial. Nous dénonçons cette Union européenne pilotée par Berlin et Washington avec en France l’appui du MEDEF qui a engagé depuis quelques années une vaste offensive contre l’héritage de la Révolution française, du Front populaire et du Conseil National de la Résistance : Sécurité Sociale et retraites par répartition, services publics, tout est saccagé pour permettre au CAC 40 de mondialiser ses profits en écrasant, en condamnant ceux qui résistent et qui se battent contre le capitalisme destructeur des valeurs humaines.

    C’est pourquoi, face à cette volonté clairement affichée de criminalisation des militants syndicaux et d’atteinte à leurs libertés fondamentales, le PRCF, invite ses adhérent(e)s et les travailleurs à se mobiliser, à être le plus nombreux possible à soutenir les travailleurs et syndicalistes traduits devant les tribunaux de classe ou licenciés pour faits syndicaux comme les Goodyear ou les Air France..

    La commission Luttes du PRCF

    ******

    Revue de presses des luttes :

    Grève dans les EHPAD de l’Aude

    A l'appel de plusieurs syndicats, les salariés des EHPAD (maisons de retraite) du département de l'Aude sont en grève illimitée dès le lundi 17 octobre 2016. Le mouvement concerne les budgets et les effectifs.

    Grève à l’aéroport de Rennes

    Avec le soutien du syndicat CFDT, les agents de sûreté employés par Securitas à l'aéroport de Rennes ce sont mis en grève illimitée dès le jeudi 13 octobre 2016. De nombreuses revendications sont à l'origine de ce mouvement.

    Grève à l’Accoord à Nantes

    Avec le soutien de plusieurs syndicats, les employés de l'Accoord gérant les centres de loisirs et socioculturels de Nantes ce sont mis en grève le mercredi 12 octobre 2016. Le mouvement porte sur un licenciement.

    Grève au collège Longchambon à Lyon

    Les enseignants du collège Longchambon, situé à Lyon (8ème arrondissement), sont en grève depuis le mercredi 12 octobre 2016. Le mouvement fait suite à des agressions.

    Grève des plombiers de Nantes Métropole

    A l'appel de la CGT, les plombiers canalisateurs salariés de Nantes Métropole ce sont mis en grève le mercredi 12 octobre 2016.Ils demandent des augmentations de primes.

    Grève à l’Hôpital Jacques Puel à Rodez

    A l'initiative de plusieurs syndicats, les agents de l'Hôpital Jacques Puel situé à Rodez sont en grève illimitée depuis le mardi 11 octobre 2016.Les revendications concernent principalement le manque de moyens humains.

    Grève à la Monnaie de Paris à Pessac

    Avec le soutien du syndicat CGT, les salariés de l'usine de la Monnaie de Paris, située dans la commune de Pessac, sont en grève depuis le lundi 10 octobre et jusqu'au mercredi 12 octobre 2016.Ils dénoncent un licenciement.

    Grève dans les piscines de Calais

    A l'appel de plusieurs syndicats.Les maîtres nageurs des piscines Iceo et Ranson de Calais seront en grève tous les dimanches du mois d'octobre 2016.Ils dénoncent une réorganisation.

    Grève à la Fondation Serge-Dassault à Corbeil-Essonnes

    A l'appel des syndicats CFDT, CGT et SUD, les salariés de la Fondation Serge-Dassault (foyer pour personnes en situation de handicap), située dans la commune de Corbeil-Essonnes, ce sont mis en grève reconductible dès le vendredi 7 octobre 2016.Ils protestent contre leurs conditions de travail.

    Grève au bloc opératoire de l’hôpital de Bayonne

    Avec le soutien du syndicat CFDT, le personnel du bloc opératoire de l'hôpital de Bayonne sont en grève depuis le vendredi 7 octobre 2016.Le mouvement porte sur les salaires.

    Grève dans les CHU à La Réunion

    A l'initiative de plusieurs syndicats, les agents des CHU de l'ile de La Réunion sont en grève depuis le vendredi 7 octobre 2016.Le mouvement concerne le manque de moyens.

    Grève chez SFR

    A l'appel de la CGT, les salariés de l'opérateur téléphonique SFR étais en grève le jeudi 13 octobre 2016. Le mouvement porte principalement sur des suppressions de postes.

    Grève à la mairie de Vannes

    A l'appel du syndicat CFDT, les agents municipaux de la ville de Vannes ce sont mist en grève le jeudi 13 octobre 2016. Le mouvement concerne aussi le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS). Ils dénoncent une dégradation des conditions de travail.

    Grève à la mairie de Saint-Nazaire

    Après des mobilisations le 4 puis le 11 octobre, les employés de la mairie de Saint-Nazaire ont été de nouveau en grève le vendredi 14 octobre 2016. Beaucoup de revendications sont à l'origine du mouvement.

    Grève au conseil départemental de Tarn-et-Garonne

    Avec le soutien de plusieurs syndicats, les agents du conseil départemental de Tarn-et-Garonne seront en grève le mercredi 19 octobre 2016. Les revendications sont nombreuses.

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  • PRCF-INFO LUTTES

    octobre 2016

    PRCF-INFOLUTTES n°41 (octobre 2016)

    Présidentielles un vrai programme pour les travailleurs

    Une ribambelle d’hommes et de femmes  politiques de droite, d’extrême droite, ou de la fausse gauche et vraie droite  (PS) , prennent le départ  pour la course à l’Élysée.

    A les écouter ou à les lire, Leur seul argument pour nous convaincre de voter pour eux c’est la poursuite de leurs politiques uniquement tournée vers le grand patronat à savoir :

    Pour la droite :

    En ce qui concerne les LR

    +Une baisse des prélèvements obligatoires de 28 milliards d’euros, ciblée en majeure partie sur les entreprises. La réduction des cotisations sociales famille de 10 milliards. Et l’âge légal de la retraite à 65 ans,  rattachés dès 2018, aux régimes de retraite privés pour les nouveaux embauchés de la fonction publique.

    +En complément des  40 milliards de cadeaux de Hollande au MEDEF, la droite envisage une baisse massive des « charges » sociales dès juillet 2017 avec une enveloppe de 34 milliards d’euros.

    +Remplacer les 17 milliards du crédit impôt compétitivité emploi (CICE) par une baisse permanente des cotisations patronales avec le  doublement du montant sur les bas salaires.

    +Baisse du RSA.

    +…

    En ce qui concerne le PS pour le futur, il préconise de « faire de la France la première Nation référence de la nouvelle révolution technologique et industrielle » et le « leader européen du numérique » en s’engageant dans une économie de la qualité de la production et des relations sociales ».« « Il lui faudra être pionnière en innovation, au plan économique et au plan social : nous avons à inventer une protection efficace dans ce monde de l’immatériel »(*), Du blablabla, rien que du blablabla ! Pour les actes, on a vu (casse des retraites avec la réforme Ayrault, liquidation de l’hôpital et de l’enseignement public avec la loi santé et la réforme du collège, ANI, Loi Macron, …) c’est la même eau que ce que propose les LR. Et pour cause, c’est la même déclinaison des ordres données par la Commission Européenne, définissant une politique exclusivement au service des multinationales, du grand patronat, des banquiers et marchés financiers.

    Le PRCF lui fait des propositions répondant aux aspirations des travailleurs, portées par les luttes (cliquez ici pour lire le programme candidat)

    +Pour produire en France et créer des emplois, les secteurs-clés de l’économie (banque, assurance, grandes entreprises industrielles et commerciales, infrastructures,) doivent être nationalisés sans indemnités pour le grand capital. Reconstruction du secteur public financier et industriel pour planifier la relance dans le respect du salarié, de l’environnement, du consommateur….

    +Abaisser l’age de la retraite à 60 ans avec  suppression des décotes.

    +Retour au 1 % patronal pour le logement social.

    +Abrogation des lois antisociales dictées par Maastricht.

    +Augmentation des petits et moyens salaires, des pensions et des indemnités chômage.

    +Abolition de la loi El Khomri et renforcement des droit sdes travailleurs pour garantir et améliorer les conventions collectives et les statuts.

    +Garantir le droit d’organisation et d’expression des partis politiques sur le lieu de travail.

    +Élargir les attributions économiques et sociales des Comités d’entreprises, donnant aux salariés un droit de contrôle effectif sur les orientations, le fonctionnement, les résultats et les comptes de l’entreprise où l’État détient des actions (EDF, Engie (ex-GDF Suez,) Renault, Airbus, Safran , Thales PSA Peugeot Citroën, etc.

    +Donner aux salariés de ces entreprises les moyens de participer à l’élaboration des plans et à la surveillance de leur exécution.

    +Mettre fin à la criminalisation de l’action syndicale, et assure le respect des droits des travailleurs.

    +Interdire de licencier les délégués syndicaux ;

    +Donner tous les moyens à  l’inspection du travail nécessaire à son développement de manière à lui permettre d’effectuer réellement toutes ses missions et de prendre en considération tous les conflits salariés-employeurs.

    +Garantir le droit de grève avec abolition de tous les textes de loi y portant atteinte ou lui imposant des limitations.

    +Prononcer l’amnistie pour tous les travailleurs et syndicalistes condamnés et abandon des poursuites pénales à l’occasion de la bataille contre la loi travail et la réintégration de tous les travailleurs qui ont été licenciés à l’occasion d’action syndicales ( Goodyear, Air France etc, etc.)

    +…

    Tout ce programme ne peut évidemment pas se faire dans cette Union européenne crée par les capitalistes pour les capitalistes. Il faut que les travailleurs prennent conscience qu’il n’y aura aucune avancée progressiste en France, et à fortiori aucune relance effective du combat révolutionnaire pour le socialisme, si l’on hésite devant la Franche Rupture avec l’Europe Capitaliste Supranationale à l’initiative des Travailleurs ( FRECSIT).

    La souveraineté nationale ne se négocie pas, elle se prend : sortie rapide de la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, par la porte populaire, celle du progrès social, de la démocratie et de la solidarité internationaliste, faisant place aux travailleurs

    La commission Luttes du PRCF

    (*) déclaration du 1er secrétaire du PS. 

    _____________________________________________________________________

    Les grèves en cours

    quelques exemples des nombreux mouvements de grèves partout en France. N’hésitez pas à compléter en commentaires

    +Grève nationale des psychologues

    +Grève à La Poste à Beauvais

    +Grève à l’EHPAD Rives d’Ode à Carcassonne

    +Grève dans 15 bureaux de Poste du GardGrève des facteurs des Landes

    +Grève au magasin Babou de Bagnolet

    +Grève chez Cotrans à Grande-Synthe

    +Grève chez Pommery à Reims

    +Grève du nettoyage des HLM de GennevilliersGrève à la mairie de Biguglia

    +…

    Revue de presses des luttes :

    En Moselle, l’usine Smart passe officiellement aux 39 heures payées 37

    Démonstration de ce qui attend tous les travailleurs avec la Loi Travail, l’usine automobile Smart d’Hambac est passé au 39 h payé 37, et même en réalité 35. De fait, l’usine était déjà passé au 37 h, avec une augmentation de salaire ne compensant pas les heures supplémentaires.

    Le patronat c’est appuyé sur un referendum consultatif- une mesure mise en place pour toutes les entreprises avec la Loi Travail – pour faire passer cette diminution du salaire horaire, avec un vote reposant sur le chantage à l’emploi. Cette réduction du salaire horaire et augmentation du temps de travail hebdomadaire concerne les ouvriers depuis le 30 septembre à minuit. Les cadres qui ont permis à la direction de l’entreprise d’emporter le résultat du referendum ne seront concernés par une réduction des jours de RTT que début 2017. Si 74% des cadres et agents de maitrises avaient voté oui, 61% des ouvriers s’étaient opposés à la casse des salaires. Diviser pour mieux régner. La direction s’est engagé – mais on sait bien ce que valent ce genre de promesses – à ne pas supprimer d’emplois pendant 3 ans.

    La CGT et la CFDT – majoritaires dans l’entreprise – ont mis leur véto à ce projet patronale. Mais le chantage à l’emploi s’est poursuivi – en pleine lutte de classes lancée par l’UE et conduite par le gouvernement Valls avec la Loi Travail – la direction faisant signer individuellement des avenants aux contrats de travail des salariés. On se doute de la façon dont le patronat a arraché ces signatures.
    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    A lire également sur ce sujet : SMART Hambach : par la terreur, les patrons augmentent le temps de travail, diminuent les salaires !

    Alphacan : 92 postes vont être supprimés

    Un nouvel exemple de dépeçage d’une entreprise industriel : le capitalisme est l’ennemi de la production !

    Le site de Gaillac (Tarn) va perdre plus de deux tiers de ses effectifs. /
    En juillet dernier, les représentants syndicaux CGT craignaient déjà les annonces qui pourraient être faites lors du comité central d’entreprise (CCE) d’Alphacan. Installée à Gaillac et spécialisée dans les menuiseries PVC, la société emploie sur le site tarnais plus de 130 salariés. Leur inquiétude était fondée. Le CCE qui s’est tenu hier matin a fait l’effet d’un coup de massue. L’entreprise gaillacoise va perdre 92 postes soit plus des deux tiers de l’effectif.
    «Optimiser les activités»
    Pour la direction d’Alphacan France, il s’agit d’un «plan de relance industrielle qui vise à organiser sa production, maintenir ses trois sites et optimiser les activités de chacun d’entre eux». Pour le syndicat et ses représentants, c’est un véritable démantèlement de l’entreprise qui pourrait aller jusqu’à la fermeture du site.
    Alphacan France possède trois sites de production (Gaillac, Chantonnay et Sablé-sur-Sarthe) pour 280 salariés. Avec ce plan, Olivier Benferhat, son PDG, veut «réduire les coûts, optimiser les process et spécialiser les sites».
    Jusqu’à présent Gaillac, où se trouve le siège social de l’entreprise, conservait une activité d’extrusion du PVC (fabrication de fenêtres) et une activité de plaxage (décoration). Le projet est de regrouper l’extrusion à Sablé-sur-Sarthe pour ne conserver que le plaxage à Gaillac. «Avec le départ de l’extrusion , c’est aussi les services annexes comme la maintenance ou l’outillage qui s’en vont», indique un élu CGT du CCE. D’où la disparition de 92 postes. Il ne restera plus qu’une quarantaine de postes entre l’administratif et la vingtaine de salariés à l’activité plaxage.
    Chronique d’une mort annoncée
    Un pôle «recherche et développement» serait installé à Gaillac mais la direction n’a pas donné d’effectifs.
    Pour les délégués syndicaux, c’est la chronique d’une mort annoncée. «Gaillac était le site le plus important. On va se retrouver avec un petit effectif salarié sur un terrain de 10 ha.»
    Pour combien de temps ? Alphacan était un fleuron de l’industrie gaillacoise. On a compté plus de 250 salariés il y a 20 ans. Le personnel est abattu. On les informe au fur et à mesure que les équipes arrivent.».
    Pour les syndicats, cette situation est en grande partie liée à «l’incompétence des dirigeants qui se sont succédé». Le groupe dont les effectifs à travers le monde ont atteint plus d’un millier de salariés est passé, ces dernières années, dans les mains de fonds de pension. Il est actuellement propriété du fond OpenGate, un champion de la chimie qui a repris Kem One en 2013 au financier américain Gary Klesh. Les syndicats ont toujours dénoncé les gestions financières de ces fonds.
    Cette nouvelle restructuration est la plus lourde de conséquence pour le site de Gaillac. On ne connaît pas encore la façon dont les 92 postes seront supprimés et les propositions qui seront faites aux salariés. Des débrayages sont annoncés.

    Hôpital d’Albi: la CGT dénonce la suppression de 20 lits du service de soins et de réadaptation

    Le syndicat annonce des actions dans les jours à venir.
    Le syndicat CGT de l’hôpital d’Albi s’inquiète de la suppression du service de soins et de réadaptation de l’hôpital (SSR). «La direction a convoqué les agents du SSR pour leur annoncer que le CH Albi se débarrassait des 20 lits de son service de soins et de réadaptation au profit du centre de rééducation de l’UMT à Albi. Ce qui signifie que l’offre de soins publique en moyen séjour disparaîtra du bassin albigeois» s’indigne le syndicat. La CGT appelle à une mobilisation «pour continuer d’accueillir des personnes fragilisées et vulnérables et de leur proposer une prise en charge de qualité.» Le transfert de ces lits en secteur privé aura pour conséquences selon le syndicat, une «sélection de patients» qui seront soumis à la nouvelle tarification à l’activité. La CGT indique avoir écrit à la ministre de la Santé et à l’ARS (Agence régionale de santé). Elle a aussi lancé une pétition en ligne (sur change.org) et sur papier intitulée: « Fermer des lits, c’est supprimer des vies ».

    22.000 postes supprimés dans les hôpitaux d’ici fin 2017

    Le plan d’économies pour les hôpitaux révélé vendredi par « Challenges » est de 3 milliards d’euros sur trois ans.
    Le budget des hôpitaux jusqu’en 2017 s’annonce serré-serré : quelque trois milliards d’euros d’économies sont prévues, dont 860 millions issus de la « maîtrise de la masse salariale », ce qui doit se traduire par la suppression de 22.000 postes, soit 2% des effectifs.
    Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant « non pas une réduction des dépenses mais une évolution maîtrisée de l’augmentation des dépenses » mais « Challenges », qui a publié l’information vendredi, a pu consulter le document interne qui détaille cette « évolution maîtrisée ».
    Trois milliards sur trois ans, ce n’est pas rien. Dans le détail, 1,2 milliard d’euros doit être économisé grâce à une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Une baisse de prix des médicaments doit par ailleurs permettre de dégager 350 millions d’euros, alors que des rapprochements entre hôpitaux voisins doivent permettre d’économiser 450 millions d’euros.
    Non-remplacements des départs à la retraite
    On trouve aussi dans ce document le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit passée à l’hôpital, pour une économie de 400 millions ou la réduction des durées d’hospitalisation pour 600 millions d’euros.
    Mais le sujet vraiment explosif, c’est bien cette fameuse « maîtrise de la masse salariale » grâce à la suppression de 22.000 postes pour une économie de 860 millions d’euros. Cette réduction de la masse salariale – puisque c’est ainsi que ça s’appelle vraiment – ne se fera bien entendu pas par des licenciements. Comme cela se fait souvent, il s’agira essentiellement de non-remplacements des départs à la retraite. Mais n’oublions pourtant pas qu’au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés.

     

     
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  • PRCF - INFOLUTTES N°39

    nfo Luttes – Nous sommes tous des Air France : stop à la répression des travailleurs, stop à la régression sociale! – N°39  (27/09/2016)

    NOUS SOMMES TOUS DES AIR-FRANCE

    STOP A LA RÉPRESSION DES TRAVAILLEURS,

    STOP A LA RÉGRESSION SOCIALE !

     

    Tous ensemble, solidaires des , des Goodyears et de tous les travailleurs faisant face à la répression de classe

    Le 27 septembre, à 10H soyons le plus nombreux possible à se rassembler devant le tribunal de grande instance de Bobigny, où sont convoqués 16 camarades d’Air France. Convoqué par une justice de classe qui essayent ainsi – par sa répression – terroriser les travailleurs défendant leur emploi. Car c’est bien ce qui est reproché à ces travailleurs : défendre la compagnie aérienne française, l’emploi en France et des conditions de travail décente.

    Rappelons qu’à ce jour, la direction d’Air France n’a apporté aucune preuve de la culpabilité d’aucun de ces 16 salariés, ce qui ne l’a pas empêchée d’en licencier cinq. Dont un délégué syndical CGT et ce avec la complicité zélée du gouvernement Valls, sa sinistre ministre – porte flingue du MEDEF – ayant autorisé contre l’avis indépendant de l’inspection du travail son licenciement;

    A travers chacun de ces salariés d’Air France, c’est chaque salarié de France qui est visé et qui est menacé. Oui nous sommes tous des Air France, nous sommes tous des Goodyear…

    La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat !

    En 2015, Berger et Martinez se sont entretenus sous la houlette du journal « Marianne » avec comme thème : « Ce que nous pourrions faire ensemble ». et à l’ouverture de cette rencontre, la CGT et la CFDT soulignaient de « nombreux points de convergences. » . On aurait pu penser que depuis le congrès de la CGT à Marseille et la non participation de la CFDT au combat contre la loi El Khomri, le syndicalisme rassemblé avait volé en éclat.

    Eh bien ce serait se bercer d’illusions puisque, dimanche 18 septembre 2016, rebelote. Le journal le Monde réunissait dans le cadre du Monde Festival, Philippe Martinez, Laurent Berger et Alexandre Saubot président de l’IUMM et du pôle social du Medef pour échanger sur le thème « de la possibilité, ou non, de mener à bien des réformes en France « en référence aux 4 mois de contestations sur la loi Travail.

    Pour le secrétaire général de la CGT,  « Nous sommes favorables à ce qu’il y ait des réformes, il y en a toujours eu. La question, c’est plutôt: permettent-elles une amélioration de la situation des travailleurs ou à l’inverse une dégradation ?” Or, selon Martinez, les réformes «se traduisent depuis quelque temps par une dégradation des conditions de travail et elles n’ont pas su régler les grandes questions qui nous préoccupent, comme celle du chômage. »

    N’en déplaise au camarade Philippe Martinez, que ce soit des réformes présentées par le gouvernement ou le MEDEF, elles ont été toujours faites en faveur du patronat et il a fallu que les travailleurs luttent pour qu’elles soient améliorées à leur avantage. Concernant le chômage, nous aurions aimé entendre Philippe Martinez rappeler les 65 milliards de cadeaux d’Hollande au grand patronat qui devait en principe créer des emplois et qui en réalité sont allés dans la poche des actionnaires puisque les dividendes ont fait un bon de plus 11 % en 2015.

    Pour M.Saubot du Medef, une réforme est « un changement profond et radical ». Et il a le culot de poursuivre en indiquant, « Nous ne pouvons nous contenter du statut quo, la priorité c’est l’emploi ». Il a certainement gommé de sa mémoire les centaines de milliers de suppressions d’emplois dans l’industrie depuis une décennie et l’allégement de “charges” aux entreprises justement pour créer des emplois.

    Laurent berger quant à lui, veut « une meilleure vision du progrès » bien sûr, pour conduire encore plus les réformes nécessaires au capitalisme . Profit, toujours plus de profit sur le dos de ceux qui créent les richesses à savoir les travailleurs. Et il poursuit pour justifier sa connivence avec le Medef et le gouvernement: « il faut laisser plus de place à la négociation collective, mais au plus près de là où ça se passe » et il rajoute, « évidemment que les rapports sont rudes et que les divergences sont fortes, mais il faut discuter »

    Discuter de quoi ! Des régressions sociales. Rappelons ce que disait notre camarade Henri Krasucki :

    «Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. » « La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! » H. Krasucki

    Le comble du comble, pour M. Saubot, « les partenaires sociaux ont une part de responsabilité dans l’incompréhension des réformes (Loi Travail) »Donc, vous les milliers de travailleurs qui depuis 4 mois luttez contre la réforme travail si vous n’avez rien compris à cette réforme c’est la faute à la CGT – FO – FSU – SUD – qui vous l’ont mal expliquée.

    On peut se demander ce que Martinez est allé faire dans cette réunion. Pour le PRCF, dialoguer avec un syndicat « jaune » qui trahit en permanence la classe ouvrière et un représentant du patronat pour qui les réformes doivent uniquement permettre l’enrichissement des grands patrons du CAC 40 et le versement de dividendes aux actionnaires sur le dos des travailleurs c’est perdre son temps. Il vaut mieux aller devant les boites discuter des difficultés que rencontrent les travailleurs et organiser la lutte contre le grand patronat pour la satisfaction des revendications

    Est t-il besoin de rappeler que l’auro-austérité qui ne peut que s’amplifier avec la loi travail et les cadeaux de Valls au MEDEF, n’empêchent ni le chômage, ni la précarité, bien au contraire.Les différentes réformes mises en œuvre pour tous les gouvernements de droite et la fausse gauche on conduit notre pays à sa dissolution dans l’UE capitaliste pilotée par Berlin et ont abouti à la mort du produire en France (industrie, agriculture, pêche…) et à la casse sociale généralisée (salaires, Code du travail, statuts, Sécu, retraites, indemnités de chômage, services publics, finances communales…). Avec l’effondrement des salaires, la disparition des droits des travailleurs et le chômage et la précarité pour le plus grand nombre des travailleurs.

    Nous constatons aujourd’hui à la veille d’élections présidentielles, que cette politique au seul service de la finance a creusé le lit du FN ennemi juré de la CGT et des Communistes et qui demain au pouvoir gouvernera pour la grande finance et comme à Béziers armera  la police municipale pour faire la chasse au faciès.

    Nous, militant(e)s du PRCF, affirmons que l’indispensable FRont Antifasciste, Patriotique, Populaire et écologique (FR.A.P.P.E.) passe par l’union des drapeaux rouge et tricolore pour sortir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme en crise.

    Nous disons également, assez d’illusions sur l’Europe sociale car chaque jour nous constatons que l’UE est conçue pour étrangler les peuples souverains. Prétendre que l’on peut faire « glisser à gauche » l’UE est un mensonge qui sert à désarmer nos résistances.

    JH – Commission Luttes du PRCF


    Quelques exemples des grèves en cours :

    • Grève des facteurs au Havre
    • Grève des ingénieurs de la fonction publique contre le protocole PPCR (Ministère de l’Ecologie, Ministère de l’Agriculture, Ministère de l’Industrie,Ministère de la Défense, Météo France, IGN)
    • Grève des médecins hospitaliers de l’Hôpital Public
    • Grève des piscines de Calais
    • Grève des facteurs de Villenave-d’Ornon
    • Grève au collège Clermont à Pau
    • Grève à l’UFR de Psychologie de Toulouse
    • Grève à la sûreté fret de Roissy
    • Grève chez Biolacq à Lacq
    • Grève au SMUR d’Alençon
    • Grève à l’hôpital d’Abbeville
    • Grève des infirmières libérales de Savoie
    • Grève à l’IDS à Canteleu
    • Grève à la prison d’Amiens
    • Grève à la clinique des Portes du Sud à Vénissieux
    • Grève chez Sol-Pose à Besançon
    • Grève chez Aix en Bus à Aix-en-Provence
    • Grève chez Rectiphase à Pringy
    • Grève au centre hospitalier du Rouvray (Sotteville-lès-Rouen)
    • Grève chez Raynal et Roquelaure à Camaret-sur-Aigues
    • …. N’hésitez pas à faire connaitre vos actions en commentaires !

    INFO SERVICE PUBLIC

    Poste : Paris Jeanne d’Arc / Rive gauche /Patay : 13ème jour de grève
    Ils refusent une nouvelle réorganisation qui prévoit encore 4 suppressions d’emplois, alors que leurs bureaux à caractère social sont déjà en sous-effectifs chroniques, et une réduction des horaires d’ouverture.
    Les grévistes ont rencontré plusieurs fois la direction de Paris Sud, qui refuse de négocier.
    Soutenus par les usagers, au travers d’une pétition qui a recueilli plusieurs centaines de signatures, les collègues sont déterminés à obtenir satisfaction sur leurs revendications :
    Le maintien de tous les emplois
    Le comblement de tous les postes vacants et le remplacement de toutes les absences
    L’intégration de l’agent Contrat Pro en CDI sur le Secteur
    L’ouverture des 3 bureaux de 8h à 19h du lundi au vendredi et de 9h à 13h le samedi
    La sédentarisation des agents caisse et guichet sur leur bureau
    Le mardi 20 septembre, un rassemblement de soutien se tiendra à 12h30, sur le parvis du centre commercial « Italie 2 », place d’Italie.

    Grève nationale des Ingénieurs de l’Etat pour défendre les statuts de la fonction publique

    Les syndicats majoritaires des , IIM, IM, IAE et IMF et IIGN appellaient à la grève le 26 septembre 2016 contre l’application du protocole PPCR : un plan de régression sociale et salariale imposé par le gouvernement avec le soutien de la CFDT et de l’UNSA malgré l’opposition de la majorité des fonctionnaires et de leurs syndicats. Une mobilisation massive a eu lieu devant les portes du ministère de la fonction publique.

    Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), Les salariés qui exploiteront le tram 11 Express ne bénéficieront pas du statut de cheminot.
    Le tram 11 Express, dont la première rame a été inaugurée hier, sera exploité par Transkeo, une filiale de la de droit privé. La CGT-Cheminots dénonce un « dumping social ».
    « Un moment historique », « une journée révolutionnaire »… La présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et les élus locaux présents hier matin à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) pour la présentation de la première rame du tram 11 Express — un tram-train qui sillonnera la Seine-Saint-Denis dès juillet 2017 — ne tarissaient pas d’éloges à l’égard de cette première ligne ferrée de banlieue à banlieue. Mais pas un mot sur une autre grande première. Cette ligne, qui relève comme les autres du réseau ferré national, sera exploitée par des salariés du privé.
    En fin d’année dernière, la SNCF, qui s’est vu attribuer le marché par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), a créé, via sa filiale , Transkeo pour l’exploiter. Sauf que cette entreprise relève du droit privé et ses futurs salariés ne bénéficient pas du statut de cheminot. « Ils relèvent de la convention collective nationale du ferroviaire comme ceux des entreprises privées du ferroviaire, mais pas de l’accord d’entreprise SNCF, qui est bien plus protecteur. Or, le statut de cheminot, c’est un gage de sécurité et de qualité de service pour les usagers », regrette Dominique Launay, de l’Union interfédérale des transports.
    Le conducteur pourra aussi… vendre des billets
    Contrairement aux conducteurs avec le statut de cheminot, ceux de Transkeo pourront se voir confier d’autres missions que conduire et s’assurer de la sécurité des passagers. Ils pourront également être amenés à effectuer des tâches commerciales, comme la vente de billets.
    La CGT-Cheminots accuse la SNCF d’organiser « sa propre concurrence en misant sur le dumping social et la privatisation de fait d’une desserte ferroviaire qui lui a pourant été confiée ».

    Communiqué de la CGT cheminot de Versaille
    Le syndicat CGT des cheminots de Versailles condamne l’opération de privatisation du réseau, constitué par le lancement de la ligne T11 de Tram-train en Seine-Saint-Denis !
    En effet, alors que l’exploitation de cette ligne nouvelle avait été confié à la SNCF, la direction a décidé d’en confier l’exploitation à sa filiale privée KEOLIS et non à l’Etablissement Public SNCF !
    Nous le dénonçons depuis longtemps, sous le frauduleux prétexte d’ouverture à la concurrence, le gouvernement et la direction de la SNCF organise la privatisation du réseau ferré français par la transformation de notre Monopole public historique, voué à la satisfaction des besoins populaires en matière de transport, en un monopole privé voué à satisfaire la voracité de profit de ces actionnaires !
    La seule véritable « mise en concurrence », est la mise en concurrence des salariés entre eux, pour faire baisser la valeur de leur force de travail, car les agents de KEOLIS sont soumis au droit privé et bénéficient de normes sociales très inférieures à celle des cheminots !
    Ce précédent en appelle d’autres, à commencer par la mise en service du « Tram-train » Massy/Evry, qui va directement phagocyter le réseau ferré existant de la ligne C8 du RER C, en mettant en danger l’emploi cheminot des agents de conduite du dépôt de Versailles Chantiers !
    Le syndicat CGT des cheminots de Versailles, mènera la lutte contre la mise en concurrence des salariés entre eux et pour défendre l’emploi cheminots sur son site !
    LA SEULE VOIE DU SERVICE PUBLIC, C’EST LA VOIE DU MONOPOLE PUBLIC DES TRANSPORTS FERRÉS DE MARCHANDISES ET DE VOYAGEURS, AU SERVICE EXCLUSIF DES BESOINS POPULAIRES, AVEC UN STATUT SOCIAL DE HAUT NIVEAU, GARENT DE LA SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS !

    Besançon : les salariés de « Sol-Pose » en grève totale
    Dans les petites entreprises aussi on peut lutter ! Article de l’Est Républicain daté du 13 septembre (et à paraître demain)… d’ores et déjà des discussions sont en cours sur les salaires et les autres revendications.
    Ils travaillent dans l’entreprise depuis 6 à 15 ans, pour le plus ancien et sont en grève pour la première fois, depuis lundi. Les huit employés de Sol-Pose chemin de l’Espérance en ont marre d’être pris pour les vaches à lait, si l’on en croit la mascotte qui les accompagne dans leur piquet (voir photo).
    Hier (mardi 13), ils ont rencontré la CGT pour confirmer ce qu’ils supputaient. Tout n’est pas clair dans leurs contrats. « C’est simple on est embauché comme aides poseurs de sol mais en fait ont réalisé tout ce qu’il y a à faire dans le bâtiment, intérieur comme extérieur et ce en toute autonomie » explique leur porte-parole. « Certains d’entre nous ont un coefficient de 170 sur leur contrat et sont payés au 150. En fait on touche le salaire minimum »
    Et les salariés de Sol-Pose, sans avoir de revendications extravagantes, aimeraient un peu plus de considération sous la forme d’une augmentation substantielle.

    INTERNATIONAL

    Brésil : Une semaine de grève dans le secteur bancaire
    Le Figaro, 13 septembre 2016 :
    La grève des plus de 500.000 employés de banque du Brésil pour réclamer de meilleurs salaires dure depuis déjà une semaine alors que de nouvelles négociations se sont ouvertes mardi entre syndicats et dirigeants de la Fédération nationale des banques. « Un nouveau cycle de négociations a commencé », a indiqué sur son compte Twitter le syndicat des employés de banque de Sao Paulo (Contraf), qui représente 142.000 travailleurs. « Sept jours de grève et la faute est celle des banques. Le secteur qui fait le plus de bénéfices au Brésil veut imposer des pertes à ses travailleurs », dénonce le syndicat dans un communiqué.
    La grève illimitée, qui touche aussi bien les banques privées que publiques de tout le pays, a été lancée après cinq cycles de négociations infructueuses. Les syndicats réclament une augmentation de 14,78% pour compenser l’inflation de 9,57% sur les douze derniers mois et une augmentation réelle des salaires de 5%. Ils veulent aussi que le salaire de base passe de 1.800 réais (498 euros) à 3.940 réais (1.090 euros) ainsi qu’une plus grosse participation aux bénéfices.
    Jusqu’à présent, les patrons de banques n’offrent que 6,5% d’augmentation et une prime de 3.000 réais (830 euros), une proposition que les syndicats ont rejetée.

    Belgique : Environ 500 personnes rassemblées en solidarité avec les travailleurs de Magotteaux à Chaudfontaine
    RTL, 26 juin 2016 :
    Le rassemblement avait été organisé en solidarité avec les 80 travailleurs en chômage économique de l’usine 1 du groupe des fonderies Magotteaux.
    Personnel, famille, pensionnés
    « Il y avait de nombreux membres du personnel venus en famille mais aussi des pensionnés et des habitants de la région », indique Eric Detaille, président de la délégation FGTB chez Magotteaux. « J’ai également aperçu des travailleurs de Bam-Galère, également en difficulté dans leur entreprise. Tout le monde était soudé. »
    « Un message fort de solidarité »
    Avec ce rassemblement un peu plus d’une semaine après l’arrêt de l’activité de l’usine 1, les syndicats ont voulu faire passer « un message fort de solidarité » et sensibiliser les politiques. « Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions et bourgmestre de Chaudfontaine, nous a déjà témoigné de son soutien mais il faut des appuis supplémentaires afin de se battre pour l’emploi chez Magotteaux », explique Eric Detaille.
    La crainte d’une fermeture définitive est bien réelle
    Rencontre Une rencontre entre Jean-Claude Marcourt, le ministre wallon de l’Economie, et Sébastien Dossogne, le CEO du groupe Magotteaux, est prévue mercredi prochain. Le syndicat socialiste, qui avait maintenu un piquet de grève devant l’entreprise depuis lundi dernier, continue de protester contre la décision de mettre sous cocon l’usine 1 pour une période de trois mois, car la crainte d’une fermeture définitive est bien réelle.
    « 20% de chances de voir l’activité redémarrer à la fin du mois d’octobre »
    Le site de Vaux-sous-Chèvremont compte également une usine de plaque de broyage et une usine de robinetterie toujours en activité. « Notre espoir pour l’avenir de l’usine 1 est mince », révèle Eric Detaille. « Il n’existe que 20% de chances de voir l’activité redémarrer à la fin du mois d’octobre. Toutefois, en attendant l’éventuelle signature concernant des investissements dans les deux autres usines, nous avons décidé de lever le piquet de grève jusqu’à nouvel ordre. » La direction pointe la crise, le prix des matières premières ou encore le coût du travail en Belgique, par rapport aux autres filiales du groupe et plus précisément celles situées en Thaïlande, pour expliquer sa décision.

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  • PRCF - INFOS LUTTES

    N° 37 septembre 2016

     "soyons réalistes, demandons l'impossible !"

    CHE GUEVARA

     

    Dans le magazine de la CGT « ENSEMBLE » du mois de septembre on peut lire l'entretien de Philippe Martinez. Sur une page, le secrétaire général de la CGT analyse le mouvement contre la loi travail et propose un code du travail du XXIe siècle.

    Quel enseignement pouvons-nous en tirer : tout d’abord, un engagement de la CGT plus ferme dans les luttes avec un vocabulaire qui avait disparu de la bouche des principaux responsables : grève reconductible, rapport de force…, que la CGT semble avoir retrouvé le chemin de la lutte et que dans les faits le syndicalisme rassemblé a, semble-t-il volé en éclat.

    Nous dénonçons par ailleurs, la campagne violemment anti-CGT, digne de la guerre froide de Vichy, contre la CGT ainsi que les poursuites de plus en plus nombreuses contre ses militants (Goodyear, Air france, Martin etc...). L’utilisation des forces de l’ordre contre les manifestants.

    Nous mesurons le chemin parcouru depuis Thibault et les aspects positifs du congrès de Marseille et dans le même temps, nous espérons qu'il se poursuive car, pour renouer totalement avec ce qui fit sa force, la CGT devrait aussi mettre en cause l'UE et travailler à fédérer toutes les luttes...

    Mais aussi, nous faisons le constat à la lecture de cet entretien, que la direction de la CGT et son secrétaire général, refusent de mettre en cause sur le fond l'Union européenne, et l'indifférence de la CES à présenter la loi El Khomri pour ce qu'elle est, un euro- diktat qui s'est traduit par le Jobs Act en Italie et par la loi Preeters en Belgique qui à eu pour résultat : l’impossibilité de faire la jonction avec les camarades espagnols, italiens, belges, portugais, grecs.

    Nous constatons également, que les sept organisations syndicales CGT – FO – FSU – SUD – Solidaire – Unef – UNL - FIDL, ont été dans l’impossibilité de fédérer toutes les luttes ouvrières, enseignants, étudiants, paysans, artisans D'avancer des mots d'ordres offensifs, nationaux, politiques, quand Total menace par ex. de se retirer de France, en exigeant la NATIONALISATION SANS INDEMNITÉS DES RAFFINERIES.

    La dénonciation de la part des mêmes organisations syndicales de la répression anti syndicale se fait sans aucune analyse du processus de fascisation en cours depuis au moins dix ans. Le slogan de la CGT, « porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toute la CGT » n’est pas juste car, pour nous, militants syndicaux et politiques, porter atteinte à un syndicaliste où à un militant politique c’est porter atteinte à toute la classe ouvrière.  

    La commission Luttes du PRCF propose aux organisations syndicales CGT, FO, FSU, SUD, Solidaire, Unef, UNL et FIDL :  

    - De dénoncer la nature d’euro-dikat de la loi travail, de faire le lien avec les autres contre-réformes bruxelloises : hôpital, collège, lycée, SNCF,EDF…

    -D’organiser un grand débat national dans les entreprises en lien avec les autres luttes sur le calendrier et les formes de lutte, mais aussi sur la plate-forme revendicative entreprise par entreprise. Un grand débat avec les enseignants du primaire et secondaire ainsi qu'avec les professeurs des universités sur les différentes réformes de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur.

    - De faire plus fort sur la mise en accusation du capital, du MEDEF, des grandes fortunes et sur les chiffres de la fraude fiscale, sur le fait que les PME paient pratiquement seules l’impôt sur les sociétés et que la Commission de Bruxelles a crée des centaines de milliards d’euro-papiers qui sont allés aux banques, et par leur intermédiaire, aux capitalistes empruntant à taux négatif, alors que nos salaires et nos pensions régressent.  

    Nous militant(e)es du PRCF militons pour un FRont Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique (FRAPPE) et pour les 4 sorties avec notre pétition sur un référendum de sortie progressiste de l’UE, pour l'unité des deux drapeaux, « monde du travail au cœur de la vie nationale » comme le disait le CNR. C’est à la classe ouvrière de diriger la lutte de tout le peuple pour sauver la nation républicaine de la fascisation, de la décomposition et de la régression sociale. 

    Plus que jamais, ils cassent notre pays et nos acquis, bloquons leurs profits.

    Le PRCF et sa commission Luttes appelle les travailleurs de notre pays à amplifier la mobilisation par le biais de réunions d'information et d'assemblées générales car, rappelez vous la loi CPE ( contrat premier embauche), la lutte et la détermination des étudiants et des travailleurs LES ONT MENES A LA VICTOIRE, comme quoi une LOI VOTÉE N'EST PAS ASSURÉE D’ÊTRE APPLIQUÉE.

    Il nous faut donc continuer le combat et durcir les actions, en occupant les usines, les lycées, les universités , en bloquant les entreprises.

    La meilleure défense c’est l’attaque, la grève générale s’impose. Tous ensemble et en même temps nous pouvons gagner ce combat contre la loi « El Khomri » dictée par l'Union Européenne et le MEDEF et pour les  revendications, réduction du temps de travail, égalité des salaires  pour les travailleuses, augmentations des salaires pour tous, LE SMIC à 1800 EUROS, retraite à 60 ans avec possibilité d'un départ anticipé à taux plein dans le cadre du travail pénible, interdiction aux entreprises qui dégagent des profits de licencier leurs salariés etc...

    Et faisons nôtre le slogan du CHE. « soyons réalistes, demandons l'impossible . ».

    La commission Luttes du PRCF

     

    Les grèves en cours

    Grève des bus Transvilles à Valenciennes

    Grève des facteurs au Havre

    Grève à la prison d’Amiens

    Grève à la clinique des Portes du Sud à Vénissieux

    Grève chez Sol-Pose à Besançon

    Grève à la Collectivité Territoriale de Guyane

    Grève à la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Guyane

    > > Grève des pompiers du Haut-Rhin

    > > Grève à l’hôpital d’Abbeville

    Grève nationale dans les écoles

    Grève des éboueurs de Dunkerque

    Grève des piscines de Calais

    Grève dans les hôpitaux

    Grève chez Air France

    > > Grève nationale chez Alstom

      
     

    Besançon : les salariés de « Sol-Pose » en grève totale

    Dans les petites entreprises aussi on peut lutter ! Article de l’Est Républicain daté du 13 septembre (et à paraître demain)… d’ores et déjà des discussions sont en cours sur les salaires et les autres revendications.

    Ils travaillent dans l’entreprise depuis 6 à 15 ans, pour le plus ancien et sont en grève pour la première fois, depuis lundi. Les huit employés de Sol-Pose chemin de l’Espérance en ont marre d’être pris pour les vaches à lait, si l’on en croit la mascotte qui les accompagne dans leur piquet (voir photo).

    Hier (mardi 13), ils ont rencontré la CGT pour confirmer ce qu’ils supputaient. Tout n’est pas clair dans leurs contrats. « C’est simple on est embauché comme aides poseurs de sol mais en fait ont réalisé tout ce qu’il y a à faire dans le bâtiment, intérieur comme extérieur et ce en toute autonomie » explique leur porte-parole. « Certains d’entre nous ont un coefficient de 170 sur leur contrat et sont payés au 150. En fait on touche le salaire minimum »

    Et les salariés de Sol-Pose, sans avoir de revendications extravagantes, aimeraient un peu plus de considération sous la forme d’une augmentation substantielle.

    Belfort : Rassemblement de soutien aux ouvriers d’Alstom

    > > L’Est Républicain, 13 septembre 2016 :

    Une manifestation a rassemblé environ 400 personnes hier soir sur la place d’Armes de Belfort, face à l’hôtel de ville.

    Initialement, elle avait été prévue en marge du conseil municipal extraordinaire consacré à la situation d’Alstom que la municipalité avait prévu d’organiser ce lundi. Mais le calendrier a été chamboulé en raison du départ du député-maire pour Paris où il a rencontré, hier soir à Bercy, Christophe Sirugue, secrétaire d’État à l’Industrie, avant de se rendre ce matin chez le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge.

    Organisatrice principale de la manifestation, la CGT n’en a pas moins maintenu son mot d’ordre.

    « On refuse d’entendre parler de reclassement »

    On n’a guère aperçu les banderoles d’autres organisations syndicales, mais celles de Lutte Ouvrière étaient bien visibles. À noter aussi la présence de Martial Bourquin et Maude Clavequin, tous deux PS, mais aussi de Marie-France Cefis, conseillère départementale LR et de Christophe Grudler, son collègue du MoDem.

    Frédéric Demange, délégué CGT chez Alstom, a pris le premier la parole, affirmant l’exigence de son syndicat que le site reste ouvert : « La CGT refuse d’entendre parler de reclassement du personnel, refuse que l’usine devienne un soi-disant site de maintenance et exige que le seul site de production de locomotives de France reste ouvert. La lutte ne fait que commencer », a conclu le syndicaliste. « Ce rassemblement n’est qu’un premier rendez-vous. » Le prochain est prévu un peu avant le conseil municipal de ce mercredi 14 septembre qui s’ouvrira à 20 h.

    Comme l’a ajouté Sabine Verdant, secrétaire générale de l’UDF CGT : « On ne pourra gagner cette bataille que par la mobilisation de tous les salariés et de la population ».

    L’usine FVM Technologies bloquée depuis hier matin à Villers-la-Montagne

    > > Le Républicain Lorrain, 13 septembre 2016 :

    L’usine FVM Technologies de Villers-la-Montagne est bloquée depuis hier matin, 6h. La quasi-totalité des employés (plus de 200) est en grève pour réclamer des garanties à l’unique client, Renault.

    La situation se tend à FVM Technologies, Villers-la-Montagne. L’usine, qui produit des carters d’huile pour automobiles, est en pleine période de redressement judiciaire. Et pointe aujourd’hui du doigt son unique client, Renault, « dont on ne sait pas s’il va nous lâcher, puisqu’on entend qu’il chercherait à trouver des solutions d’approvisionnement en Turquie », expliquent les représentants FO-CGT-CFE-CGC. « On demande donc depuis cet hiver un rendez-vous, pour avoir des engagements concrets, qu’on n’obtient pas. Ils sont là quand il s’agit de prendre l’argent du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi Ndlr), c’est-à-dire nos impôts, mais pas pour nous rassurer quant à notre futur. On commence à être à bout. »

    Jean-Louis Jullien, Artur Jorge Ferreira, Benoit Melnyk et leurs collègues ont donc décidé de bloquer le site. Depuis hier matin, 6h, l’entrée est fermée. Et près de 100 % de ceux qui devaient travailler (moins les intérimaires) renforcent le piquet de grève.

    Rendez-vous à Metz ce matin

    Cadres et ouvriers parlent d’une seule voix. « Il n’y aurait plus qu’un seul repreneur, mais la plupart disent qu’il faudrait une séparation avec le groupe Arche pour que ça se concrétise. Dans tous les cas, il y aurait un plan social. Mais ça, ce sera un autre combat qu’on mènera de front, plus tard. Place d’abord à Renault. »

    La direction du constructeur automobile, « qui peut nous proposer un chiffre d’affaires de 18 à 20 M€ par an, ce qui est insuffisant », n’a pas tardé à réagir, puisqu’elle a proposé une réunion aux délégués syndicaux, aux responsables de FVM, aux avocats, etc. Rendez-vous ce matin à 11h30 à l’hôtel Mercure de Metz.

    « La balle est dans leur camp. On veut des garanties, car sans eux, aucune reprise ne se fera. Et si on ne les obtient pas, il se pourrait qu’il y ait un conflit beaucoup plus sérieux. Les employés de l’usine n’ont plus rien à perdre. Et il n’y a rien de pire que des gens qui n’ont plus rien à perdre », prévenait Ralph Blindauer, l’avocat du comité d’entreprise.

    Dans l’attente du résultat de ces très attendus échanges, les salariés ont sorti le ballon de foot, le barbecue, les braseros et les tentes. « On est en fin de période de redressement judiciaire. Il faut que les choses s’accélèrent », soulignaient les salariés après la visite de quelques rares élus locaux, dont le député-maire de Longwy Jean-Marc Fournel.

    « Mais bon, on ne croit plus trop aux belles paroles de nos hommes politiques nationaux, qui nous répètent sans cesse qu’ils n’y peuvent rien. »

    À Paris, des sans-papiers sur le chantier de la grève

    > > L’Humanité, 12 septembre 2016 :

    Vingt-cinq Maliens employés par un sous-traitant du BTP ont cessé le travail mercredi. Ils exigent des papiers et leurs fiches de paie. Un grave accident a déclenché leur lutte.

    Avenue de Breteuil, dans le chic 7e arrondissement parisien, à quelques kilomètres à pied de la tour Eiffel et de l’esplanade des Invalides. Au no 47, des drapeaux CGT sont suspendus sur le grillage d’un bâtiment. « Traite des êtres humains, travail dissimulé, exploitation, ça suffit ! » peut-on lire sur une banderole. En grève, vingt-cinq travailleurs maliens occupent nuit et jour, depuis mercredi matin, la cour d’entrée du chantier de l’entreprise de bâtiment sous-traitante MT Bat-Immeubles. Avec le soutien de la CGT, ils réclament un contrat de travail, des fiches de paie rétroactives et une régularisation de leur situation.

    Un employé s’est grièvement cassé le bras sur son lieu de travail en tombant d’un échafaudage, mardi. La fracture est béante. Ses collègues demandent alors au patron d’appeler au plus vite une ambulance, ce qu’il refuse catégoriquement. « Il voulait l’emmener avec son propre véhicule chez le médecin, témoigne Dabo Sadio, l’un des courageux grévistes. Nous avons refusé et nous avons appelé une ambulance par nos propres moyens. Ce n’est pas normal de ne pas appeler une ambulance ! » Le lendemain matin, sans donner la moindre explication, le patron leur demande de ne plus mettre un pied sur le site.

    De fausses fiches de paie et du liquide

    Depuis ce coup de massue, la lutte a commencé. Tous sans-papiers, les grévistes demandent la reconnaissance de l’accident de travail de leur collègue et dénoncent le travail dissimulé dont ils sont victimes. À l’exception d’une poignée d’entre eux, qui « sont plus ou moins déclarés », selon Marilyne Poulain, de l’union départementale CGT de Paris, ils reçoivent, en guise de bulletin de salaire, de fausses fiches de paie ou des enveloppes blanches qui contiennent du liquide. La somme frauduleuse frôle les 1 200 euros. Six jours sur sept pour le smic horaire, ils s’activent sur le chantier dans des conditions précaires. « On doit attendre des semaines avant d’obtenir un masque ou des gants. Nous devons aussi acheter nous-mêmes les chaussures de sécurité », dénonce Diaby, le chef d’équipe du chantier, qui œuvre depuis deux mois pour la société.

    Derrière la grille, à l’abri des regards, les travailleurs se serrent les coudes sur le piquet de grève, où sont installés des lits de fortune. « Nous sommes plus forts ensemble, ce n’est pas facile mais on est déterminé à aller au bout ! » s’exclame Diaby, qui est arrivé il y a sept ans en France. Pour autant, la lutte n’est pas de tout repos, car le climat est tendu avec l’équipe de sécurité du chantier. Filtrage et inscription systématique de l’identité des personnes à l’entrée, et pas moins de trois agents qui guettent leurs moindres faits et gestes. « Ils nous accompagnent même lorsque nous allons aux toilettes la journée et la nuit, c’est insupportable », rapporte Dabo Sadio.

    Maintenant, la première bataille se déroule sur le plan juridique. Le patron de MT Bat-Immeubles doit reconnaître un lien de subordination avec ses employés. La tâche est épineuse. Sur ce chantier, MT Bat-Immeubles travaille en sous-traitance pour la société donneuse d’ordres Capron, spécialisée dans l’entretien et la rénovation d’immeubles, tandis que le maître d’ouvrage est Covéa, une société française d’assurance mutuelle qui réunit la GMF, Maaf et MMA. Sur le plan pénal, le donneur d’ordres est censé vérifier que son contractant n’effectue pas de travail dissimulé.

    Les militants cégétistes vont s’appuyer sur le rapport de l’inspectrice du travail, qui s’est rendue sur le chantier suite à l’accident de travail mardi dernier. En parallèle, des dossiers de régularisation ont été déposés à la préfecture de Paris, au ministère du Travail et de l’Intérieur. Plus largement, la CGT a réitéré des demandes de discussions auprès des deux ministères au sujet des travailleurs contraints au travail dissimulé. Car, à l’heure actuelle, la circulaire Valls de 2012 bloque la régularisation administrative des employés au noir.

    Mais, déjà, le maître d’ouvrage Covéa met des bâtons dans les roues. Jeudi, l’entreprise a assigné en justice les vingt-cinq employés pour obtenir l’évacuation du site. Les travailleurs risquent d’être expulsés de leur piquet de grève. Cette décision interpelle la cégétiste Marilyne Poulain, pour qui « la société aurait dû être dans une logique de médiation avec les entreprises afin de trouver une issue favorable au conflit social ». Contacté par l’Humanité, le responsable de l’entreprise MT Bat-Immeubles a refusé de communiquer sur la grève.



     

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    PRCF – INFO LUTTES

    N° 35 Août 2016

     

     

    UNE RENTRÉE SOCIALE SOUS LE SIGNE DE LA LUTTE ET DE L'ESPOIR !

     

    Nous sommes à la veille de la rentrée scolaire, mais aussi sociale puisque, déjà les professeurs des collèges annoncent un mouvement de grève et le 15 septembre les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaire appellent à redescendre dans la rue contre la loi travail. Comme nous l'avions indiqué dans un précédent article, ce n'est pas parce qu'une loi à été imposée par le 49/3 qu'il n'y à plus rien à faire. Nous, militants et les militantes politiques et syndicaux savons que le rapport de force peut être modifié si les travailleurs se rassemblent pour organiser la lutte contre ce gouvernement qui se dit socialiste mais qui en réalité n'est qu'un supplétif de la grande bourgeoisie au service du grand capital et de l'Union européenne.

    Oui ! Tous ensemble nous pouvons faire reculer Hollande et ses sbires ( Valls, Macron, El Khomri etc...). Tous ensemble nous pouvons imposer aux politiciens qui occupent temporairement l'Élysée et Matignon de mettre en œuvre une autre politique et s'il ne le veulent pas, les renvoyez dans leurs foyers aux prochaines élections.

    Nous n’oublions pas le grand patronat et son syndicat le MEDEF dans cette affaire. Ils portent une grande responsabilités dans la situation ou se trouve depuis des années notre pays. Le patronat et le MEDEF sont responsables du chômage ! Car pour eux c'est un moyen de faire pression sur les salaires et la sécurité de l'emploi. Il sont responsables de centaines et de centaines d'accidents de travail et de suicides au travail. Il sont responsables de la situation ou se trouvent actuellement les agriculteurs de la filière lait qui justement ont engagé la bataille contre la société LACTALIS, Il sont responsables de la crise économique que traverse notre pays car, au lieu de distribuer des milliards d'euros aux actionnaires, ces sommes redistribuées dans la recherche et l'investissement créeraient des milliers d'emplois, permettraient d'augmenter les salaires et relanceraient l'économie de notre pays.

    Nous n'oublions pas L'Union européenne. Cette institution mise en place par les capitalistes pour les capitalistes et penser comme Pierre Laurent Président du Parti de la Gauche européenne (subventionnée par l'UE comme d’ailleurs la CES (Confédération européenne des Syndicats) qu'il est possible de transformer l'UE actuelle en une UE sociale est une illusion et un mensonge.

    Cette rentrée 2016-2017, sera ou ne sera pas le renouveau de ceux qui créent les richesses de notre pays qu'une infime poignée s'accapare. Sera ou ne sera pas une rentrée de luttes sociales pour en finir avec cette politique qui mène de plus en plus de familles dans la misère. Sera ou ne sera pas le retrait de la loi travail, de la mise en œuvre d'une politique sociale et économique tournée vers le peuple.

    Si nous voulons que cette rentrée soit une rentrée d'espoir pour les travailleurs, nous devons nous prendre par la main et organiser la gréve générale avec une grande et unique manifestation à Paris.

    Pour sa part, les militantes et militants du PRCF, mettront toutes leurs forces dans la bataille pour aider les travailleurs à mener le combat libérateurs pour la transformation de la société capitaliste en une société de partage des richesses, en une société socialiste.

    *******

    C'est la grève : agenda des grèves en France

     

    Les grèves en cours

    Grève chez Aigle Azur

    Grève chez Nicot-Gourmet à Saint-Hernin

    Grève chez Raynal et Roquelaure à Camaret-sur-Aigues

    Grève chez Meilleur Contact 65 à Saint-Laurent-de-Neste

    > > Grève dans les piscines de Saint-Etienne

    Les prochaines grèves

    Grève générale en Nouvelle-Calédonie

    Grève des éboueurs privés de Marseille

    Grève au Conseil départemental de Mayotte

    Grève des animateurs du périscolaire

    Grève chez SFR

    Grève dans l’éducation nationale

    • Grève du secteur social et médico-social

      > > Grève générale et nationale le 15 septembre 2016

     

    Le contrat d’Alstom aux États-Unis

    Un succès industriel… mais sans emploi en France !

    « Historique », « contrat du siècle », les superlatifs s’enchaînent depuis samedi pour qualifier le contrat que vient de décrocher Alstom aux États-Unis.

    Nous aimerions nous réjouir à l’unisson et considérer que « ce succès rejaillira sur toute l’économie française » et pouvoir saluer un retour de politique industrielle dans notre pays.

    Qu’en est-il en réalité ?

    Après avoir vendu Péchiney, Arcelor, Alcatel, Lafarge, c’est le démantèlement d’Alstom qui a eu lieu le 2 novembre 2015, avec la vente des activités énergie à Général Electric, vente qualifiée à juste de titre de « scandale d’État ».

    Deux mois après, le géant américain a annoncé qu’il allait supprimer 6 500 postes en Europe en 2016 et 2017 dont 765 en France.

    Aujourd’hui, l’entreprise Alstom est entièrement recentrée sur le transport ferroviaire.
    > Quelles seront les retombées du contrat à hauteur de 1,8 milliard d’euros passé avec la compagnie ferroviaire américaine Amtrak ?

    Alstom fera fabriquer aux Etats-Unis à Hornell le "TGV" américain. Ce site de production assurera aussi la maintenance de ces trains pendant 15 ans avec une option de 15 années supplémentaires. Ce contrat devrait créer 400 emplois dans l’État de New-York, ce qui est une bonne nouvelle pour les citoyens américains.
    > Les sites français d’Alstom sont, quant à eux, dans une situation préoccupante de manque de charge.

    Ce sont donc les actionnaires qui vont bénéficier en premier lieu de cette aubaine. Ainsi, la deuxième place européenne et la troisième place mondiale de la France en termes de hausse des dividendes, derrière les Pays-Bas et la Corée du Sud se voient renforcées (avec déjà une hausse de 11,2 % des dividendes versés au deuxième trimestre avec plus de 35 milliards d’euros…).

    On se trompe si l’on pense que la nécessaire réindustrialisation du pays ne passe que par l’exportation de notre technologie.

    L’argent engrangé doit servir impérativement à développer les capacités humaines ; c’est-à-dire la formation, la qualification, les salaires, l’investissement pour moderniser l’appareil industriel, la recherche et développement.

    Sous peine que le seul profit tiré de cette « affaire du siècle » soit la « fierté » de voir des rames de couleur bleu blanc rouge circuler aux États-Unis...

    Montreuil, le 29 août 2016

    Double grève en vue chez SFR

    La grève du 6 septembre à l’appel de la CGT et la CFE-CGC devrait être suivie d’un arrêt de travail au sein du service de supervision du réseau de Numericable-Completel.

    Une double grève se profile la semaine prochaine chez SFR. A l’arrêt de travail du 6 septembre, à l’appel de la CGT et de la CFE-CGC, devrait venir s’ajouter un autre mouvement social. Du côté de Champs-sur-Marne où l’opérateur y gère encore les activités réseau de Numericable/Completel. Ce mouvement parallèle qui, selon nos informations, devrait avoir lieu dans les jours qui suivront (la date restait à confirmer à l’heure de l’écriture de ces lignes), touchera le NOC, le service de supervision du réseau, de Numericable et Completel. Et plus particulièrement l’ensemble des superviseurs du réseau. Soit 22 personnes sur la cinquantaine qui compose le NOC


    > 400 manifestants à Colombiers contre la politique anti-ouvrière du gouvernement

    > > La Dépêche,

    «On a fait le job», lâche, sur le perron de la mairie de Colomiers (Haute-Garonne), un responsable syndical alors que les orateurs viennent de se succéder au micro.

    La petite phrase exprime la satisfaction, car mobiliser un lundi 29 août, veille de la rentrée scolaire, n’est pas simple, mais elle se garde bien de tout triomphalisme.

    A l’appel des syndicats qui contestent la loi Travail, CGT, FSU et Solidaires (à l’exception de FO), et des organisations de jeunesse, Unef, Fidl et UET, 400 à 500 personnes, selon le décompte de la police ou des organisateurs, se sont retrouvées hier, entre 17 heures et 18 h 30, pour «un contre-meeting» à deux pas du Hall Comminges où se rassemblaient, à peu près au même moment, les socialistes «hollandais» pour leur rentrée.

    Toute la semaine dernière, la localisation exacte du contre-rassemblement a fait l’objet de discussions entre organisateurs et préfecture. Les premiers demandaient le parking du Hall Comminges quand le représentant de l’État souhaitait celui de la mairie, derrière l’édifice.

    L’accord s’est finalement conclu sur la vaste esplanade face à la mairie, à peu de distance de la «bulle» protectrice des ministres, un service de sécurité impressionnant d’environ 500 policiers et gendarmes, selon des sources policières, voulu surtout pour faire face au risque terroriste.

    Les «usurpateurs» du gouvernement

    La mobilisation syndicale, qui a bénéficié de la couverture médiatique des politiques, s’est déroulée sans incident. Cela n’a pas empêché les orateurs de se montrer particulièrement offensifs. CGT en tête. Pour Cédric Caubère, secrétaire général de la CGT 31, il y a, en résumé, deux camps, celui des travailleurs, et celui qui «nie les droits des salariés». Et durant tout son discours, il a tiré à boulets rouges sur le Président de la République, le Premier Ministre et son ministre de l’Économie, cibles favorites, accusés de vouloir reléguer aux oubliettes, par une série de lois, la classe salariale «qui crée la richesse». Hollande, Valls, Macron «produisent quelque chose qui les dépasse», a clamé Cédric Caubère : «l’effacement de la classe laborieuse.» Et ils défendent «un projet politique qui a rompu avec l’ambition d’une transformation sociale», a-t-il martelé avant de lâcher le mort «usurpateurs». Alors que, pour la CGT, il y a une voie à suivre : «la semaine de 32 heures, le SMIC à 2000€, la revalorisation des retraites et des minima sociaux». Et «rien n’arrêtera les aspirations à vivre mieux.» Si le leader de la CGT ne s’est pas avancé sur un terrain proprement politique, Stéphane Borras (Solidaires) et Bernard Dedeban (FSU) ont, eux, demandé aux «forces politiques de se prononcer sur la loi Travail». Surtout, ils ont appelé à la mobilisation. Le prochain rendez-vous est connu : le 15 septembre avec une manifestation à Toulouse. «Et il y aura d’autres initiatives», a promis Bernard Dedeban qui a rappelé que jamais la Haute-Garonne n’avait connu, avec les manifs du printemps, une mobilisation d’une telle durée.

    Les salariés de Meilleur Contact en grève après le CE extraordinaire

    > > La Dépêche,

    > > A l’issue d’un CE extraordinaire et d’une réunion collective avec leur PDG, Nicolas Guyart, les salariés de Meilleur Contact 65, centre d’appels à Saint-Laurent-de-Neste, placé en redressement judiciaire, ont décidé de poursuivre leur grève jusqu’à 17 heures. « Certains salariés partiront avec seulement 500 € d’indemnités de licenciement » déplore Emilie Fourtine, déléguée syndicale.  » « Nous percevrons l’indemnité légale et rien de plus » ajoute Sandrine Bergès, déléguée du personnel.

    > > Tous attendent maintenant beaucoup de la réunion entre les élus et les autorités sur la situation à Meilleur Contact 65 dont le contrat avec Bouygues arrive à échéance le 30 septembre.

    Saint-Hernin : La grève se poursuit chez Nicot-Gourmet

    > > Le Télégramme

    En grève depuis ce mercredi, les salariés de l’usine Nicot-Gourmet, entreprise de plats préparés, basée à Saint-Hernin près de Carhaix (29) ont décidé de poursuivre leur mouvement ce vendredi.

    Les salariés de l’entreprise, placée en redressement judiciaire en avril, réclament des « réponses claires » de la part de la direction du groupe Nicot-Entreprises sur l’avenir du personnel. Le dossier doit être examiné par le tribunal de commerce de Brest, le 27 septembre prochain.

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  • PRCF – INFO LUTTES

     juillet 2016

    PRCF-INFOLUTTES (Juillet 2016)

     

    ACTION MOBILISATION

    pour que le 15 septembre soit une grande journée de Luttes !

     

    C’était il y a dix ans : le contrat de première embauche (CPE) avait suscité trois mois de contestation sociale, avec les jeunes en fer de lance, et de crise politique, jusqu’au retrait du projet par le gouvernement du premier ministre (UMP) Dominique de Villepin. Comme quoi, une loi votée n'est pas une finalité. Même si nous sommes en pleine période estivale il faut mettre à profit cette période de rechargement des « accus » pour continuer à convaincre autour de nous les salariés, les retraités, les jeunes travailleurs et les étudiants opposés à la « loi travail » de tous faire pour que le 15 septembre il y ait une très forte  mobilisation contre cette loi scélérate .

    Le 10 septembre à 12h00, à la fête de l'huma, sur le stand du PRCF nous vous invitons à poursuivre le combat contre la « loi travail » en participant à une rencontre avec des syndicalistes de classe de la CGT, du FSC et avec Stéphane Sirot historien du syndicalisme. Le combat contre la « loi travail » est un moment essentiel de la lutte de classe mais il est inséparable de l'ensemble des revendications à défendre au jour le jour. Car chaque pas gagné compte.

    Surtout, que le combat contre la « loi travail » ne doit pas occulter le quotidien des salariés de notre pays qui ont d'autres revendications à défendre. Ne pas oublier également, que les responsables de la situation de plus en plus catastrophique des travailleurs de toutes les corporations, sont l'Union européenne et la finance au service des riches. La richesse mondiale privée a subi une hausse de 5,2 % sur un an en 2015, contre 7,5 % l'année précédente. De plus, le nombre de millionnaires, qui représente 1 % de la population mondiale, a augmenté de 6 % passant à 18,5 millions. Ce pourcentage pourrait dépasser la barre des 50 % d'ici 2020. En clair, plus on est riche, plus on voit sa fortune croître.

     

    Le PRCF et sa commission luttes appelle les travailleurs de notre pays à amplifier dés la rentrée la mobilisation. Par une participation massive aux manifestations prévues, mais aussi en organisant  des réunions d'information et d'assemblée générales afin que les salariés décident des formes d'actions à mener. De s'approprier l'outil de travail afin de toujours faire monter le rapport de force. »

    « Parce que l'avenir appartient à ceux qui luttent. »

     

    Jo Hernandez 

    Secrétaire national de la commission Luttes du PRCF

                                                                             

                                                                                                                        

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    Les grèves en cours

     

    • Grève chez Air France du 27 juillet au 2 août 2016
    • Grève chez Aigle Azur du 28 juillet au 4 août 2016
    • Grève des facteurs de Pau dès le 20 juillet 2016
    • Grève chez Valéo à Reims depuis le 19 juillet 2016
    • Grève chez Eurovia D.A.L.A depuis le 18 juillet 2016
    • Grève chez Véolia Eau Narbonne depuis le 18 juillet 2016
    • Grève chez Véolia Eau à Carcassonne depuis le 18 juillet 2016
    • Grève à l’hôpital Louis-Pasteur à Chartres dès le 7 juillet 2016
    • Grève dans les piscines de Saint-Etienne pendant l’été 2016
    • Grève au Crédit Agricole de Guadeloupe depuis le 28 juin 2016

     

    Malgré la saison estivale la lutte contre la «loi travail» ne faiblit pas!

     

    Besançon : opération péage gratuit

    contre la loi Travail

    Ma Commune, 25 juillet 2016 :

     Ce samedi 23 juillet 2016, l’intersyndicale du Doubs (CGT, FO, FSU, Solidaires) et le Comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté ont mené une action de péage gratuit à la sortie d’autoroute d’École Valentin contre la loi Travail. Une opération « chaleureusement accueillie » d’après un communiqué des groupes mobilisés.

     Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires du Doubs ainsi que le Comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté ont mené cette action de péage gratuit durant deux deux heures samedi dernier, et ont été soutenus, « généralement à coup de klaxon, par les centaines d’automobilistes de passage » rapporte le communiqué.

    "Cette action fut l’occasion, pour les syndicalistes et les étudiant.e.s toujours mobilisé.e.s de rappeler aux automobilistes qu’après quatre mois de mobilisation, de grève, de blocages et de manifestations, le combat contre la loi Travail n’est toujours pas terminé. » expliquent les acteurs de l’opération

    Ces derniers comptent se rassembler le 15 septembre prochain pour une nouvelle journée de grève et de manifestation.

     

    Lançon-de-Provence : opération péage contre la loi Travail

    La Marseillaise, 22 juillet 2016 :

     

    Un peu après 9h00 ce vendredi 22 juillet, une centaine d’opposants à la loi Travail ont initié une opération péage ouvert sur la station de Lançon-de-Provence. Dans le sens Nord-Sud, les automobilistes ne paient pas le passage contre la remise d’un tract visant à signifier la colère de la CGT, ici rassemblée puisque les Unions départementales du 13, 84, 05 et 04 participent, contre un texte qui réduit les droits des salariés.

    Klaxons et messages encourageants accueillent l’initiative, démontrant la perspicacité du dernier sondage qui affirme que 71% des Français sont hostiles à la loi. L’opération doit durer une partie de la matinée.

     

    Loi Travail : mobilisés pour l’abrogation à Tours

    La Nouvelle République, 21 juillet 2016 :

    Ils ne s’étaient plus rassemblés depuis le 5 juillet dernier. Presque 800 mobilisés ce jour-là. Hier soir, une heure après l’adoption définitive en dernière lecture de la loi Travail, ils ont repris le chemin de la place Anatole-France à Tours, pour réclamer non plus le retrait, mais l’abrogation de la loi El Khomri.

    « Une petite action, selon Éric Sionneau, pour maintenir le cadre unitaire. » Et aussi, dans la perspective de la rentrée et la journée de mobilisation du 15 septembre, annoncer le programme de l’été.

    Vendredi 12 août, distribution de tracts au festival Aucard de Tours ; une semaine plus tard le 19, re-belote au festival Cosmopolite à Artannes ; et le mercredi 31 août, meeting place Anatole-France.

    En guise de devoirs de vacances, chacun a été invité à écrire une carte postale – fournie par l’intersyndicale – à François Hollande. Au recto, sur fond de plage au soleil, on pouvait lire : « Monsieur le Président de la République, je prends mes congés… On se retrouve à la rentrée. »

    Au verso, chacun inscrira ce qu’il voudra. Mais attention, ce n’est pas une lettre au Père Noël.


    Grève à Air France à partir du 27 juillet

    France TV Info, 25 juillet 2016 :

    Une grève dans les transports aériens débute en pleine période estivale, les hôtesses de l’air et steward appellent à cesser le travail à partir de mercredi 27 juillet.

    Comme souvent ce sont les courts et les moyens-courriers qui sont impactés, annonce Julien Bigard en direct depuis l’aéroport d’Orly, 30% de vols annulés contre 10% de vols long-courriers. Même si Air France nous annonce que ce n’est qu’une estimation qui doit être affinée. Les premiers passagers concernés seront avertis à partir de demain par SMS ou par mail s’ils ont donné leurs coordonnées. »

    « On annonce 35% de grévistes à partir de mercredi 27 juillet parmi le personnel aérien, continue le journaliste, car ce sont deux syndicats de steward et d’hôtesse de l’air qui ont déposé le préavis. Le conflit porte sur la durée de l’accord collectif qui régit notamment les salaires. Ce sera donc la première grève à gérer pour le nouveau patron d’Air-France-KLM, Alexandre de Jugnac, arrivé il y a moins d’un mois. »

     

    Boudou : Les travailleurs saisonniers en grève ont obtenu gain de cause

    La Dépêche, 22 juillet 2016 :

    Après 16 jours de négociations, la grève est enfin terminée pour les sept saisonniers espagnols qui demandaient le paiement de leurs heures supplémentaires. Ce vendredi, l’exploitant agricole a versé la somme due. Les travailleurs vont rentrer en Andalousie.

     

    Grève en cours à Valéo, à Reims, 85 emplois menacés

    L’Union, 19 juillet 2016 :

    Une cinquantaine d’employés de Valéo ont entamé un mouvement de gréve dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 juillet pour protester contre un plan de restructuration qui menacerait à terme 85 emplois.

    Des drapeaux de la CGT, CFTC et FO flottent devant le site Valéo, à Reims. Depuis minuit, une cinquantaine d’employés tiennent le pilier de gréve. « Le plan de restructuration prévoit 85 emplois en moins sur deux ans, indique Pascal Valladon, secrétaire de la section FO de l’entreprise. Les négociations n’avancent pas. ll y a même eu des régressions sur le montant des indemnités de licenciement !

    L’intersyndicale s’est accordée sur plusieurs revendications : des primes de départs significatives ; que le plan actuel de départs volontaires ne se transforme pas en plan social en 2018 ; des mesures spécifiques et adaptées pour les salariés seniors de l’entreprise.

    Les représentants syndicaux pointent du doigt le site de Skawina, en Pologne, « créé il y a dix ans, quand nous étions encore plus de 1 000 employés ici. Maintenant, une grande partie de notre production a été délocalisée la-bas. On a financé un site qui est en train de nous tuer, déroule Pascal Valladon.

    Une rencontre a eu lieu ce matin entre 9 représentants syndicaux et 2 employés avec la direction du site de Reims. Une autre concertation devrait se tenir cet après-midi aux alentours de 16 h 30.

     

    Un docker CGT condamné à un mois de prison avec sursis

    Libération, 27 juillet 2016 :

    Deux militants CGT, soupçonnés de violences contre des policiers lors de la manifestation nationale du 14 juin contre la loi travail à Paris, ont été relaxés de ces faits mercredi, mais l’un a été condamné pour rébellion.

    Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce docker du Havre, âgé de 33 ans, à un mois d’emprisonnement avec sursis pour s’être rebellé lors de son interpellation. Également jugé pour avoir lancé des projectiles sur la police, il a été relaxé faute de preuves.

     

    Intel : 80 % des effectifs vont être supprimés en France

    Le Monde, 22 juillet 2016 :

    L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Mi-avril, le groupe informatique américain avait annoncé un vaste plan de licenciement, prévoyant la suppression de 11 % de ses effectifs au niveau mondial, soit 12 000 emplois. Pour les salariés français, la pilule est particulièrement difficile à avaler : 80 % des effectifs tricolores devraient disparaître, soit près de 750 emplois.

    Une situation que les employés du groupe, sous le choc, critiquent vivement aujourd’hui. Dans un communiqué diffusé vendredi 22 juillet, les employés français de la firme américaine dénoncent « une politique de désengagement de la part du géant des puces informatiques sur le territoire national » et demandent des « explications et un soutien des politiques ».

     

    Un militant CGT de la Loire au tribunal correctionnel de Paris

    France Bleu, 27 juillet 2016 :

    Cédric Crozet comparait ce mercredi au tribunal correctionnel de Paris. Ce délégué de la CGT, employé de la ville de Saint-Étienne, également adjoint au maire de Sorbiers, est poursuivi pour violences volontaires et rébellion lors d’une manifestation nationale contre la loi Travail dans les rues de la capitale.

    C’était le 14 juin dernier. Les opposants au projet de loi El Khomri se sont donnés rendez-vous à Paris et 700 Ligériens ont rejoint le cortège, dont Cédric Crozet

    « Moi j’étais là au moment où un jeune Suisse a reçu une grenade lacrymogène dans la nuque et je me suis mis à courir pour m’occuper de lui », a expliqué le militant CGT sur France Bleu Saint-Étienne Loire le 23 juin. Il reconnait avoir déclenché un fumigène : « mais comme c’était la première fois, il m’a même pété sur les pieds, c’est pas possible qu’il soit allé sur un policier. »

    Ce qu’il s’est passé selon Cédric Crozet.

    Comme lui, plus de 40 personnes ont été placées en garde à vue. Finalement, 18 sont poursuivies. Cette manifestation du 14 juin fut le théâtre de nombreux débordements, dont le plus spectaculaire à l’hôpital pédiatrique Necker. Le lendemain, le gouvernement commençait à parler d’interdire les manifestations. Il fut ensuite question d’un rassemblement statique avant que l’intersyndicale soit autorisée à défiler autour de la place Bastille.

    Ce mercredi, environ 80 militants ligériens de la CGT ont prévu de venir à l’audience et soutenir le fonctionnaire territorial, dont près de 50 à bord d’un bus qui devait partir à l’aube de Saint-Étienne. D’autres comptaient aussi y aller depuis Nice, Marseille ou encore la Bretagne.

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  • COMMUNIQUÉ DE LA COMMISSION LUTTES DU PRCF

    PRCF – INFO LUTTES n° 25 juin 2016


    Le fascisme se concrétise et la violence physique et verbale devient la seule réponse de notre gouvernement aux revendications des travailleurs et du peuple.
    Il se sert du 49.3 pour empêcher le vote des députés, utilise les forces de l'ordre pour réprimer les manifestations pacifiques, laisse agir les casseurs pour mieux dénaturer la lutte contre la loi « travail ». Casseurs qui agissent à l'arrière ou l'avant des manifestations habillés en noir et masqués. Les fonctionnaires du Ministère de l'intérieur savent parfaitement qui sont ces casseurs qui pour la plupart viendraient en groupe des pays voisins de la France (Allemagne, Angleterre, Belgique). Ils sont là pour tout casser et discréditer les luttes et cela fonctionne depuis des décennies. D'ailleurs il n'y a qu'à se poser la question : à qui profitent ces agissements?.

    Et bien sûr, cela fait les choux gras de nos médias au service du pouvoir qui ne parlent que de ça et mènent une campagne abjecte contre la CGT qui poussée par sa base au congrès de Marseille requestionne le syndicalisme rassemblé qui profite à la CFDT et au MEDEF.

    Les attaques en règle de Hollande, Valls, Gattaz soutenus par la CFDT, montrent l'incapacité du gouvernement à régler les problèmes du pays du fait de leur soumission à l'Union Européenne et ce gouvernement se place de fait du côté des casseurs puisque comme eux, il casse: nos emplois, nos industries, nos services publics et cela en toute impunité dans la légalité constitutionnelle et non par la consultation populaire.

    La commission Luttes du PRCF appelle les travailleurs, la population à se mobiliser encore plus que d'habitude, à rentrer en résistance contre ceux qui cassent tout au long de l'année notre république, nos institutions, nos conquêtes sociales (code du travail, Médecine du Travail, inspection du travail, conseil des Prud’homme, convention collective, statuts des salariés) et ces casseurs hier Sarkozy et son parti, aujourd’hui Hollande, Valls, Macron, El Khomri et leurs amis milliardaires corrompus par la finance.

    Nous ne nous laisserons pas menacer, manipuler, impressionner. Au contraire tous ensemble et en même temps avec la CGT et le PRCF et tous ceux qui luttent dans la rue et dans les entreprises nous continuerons le combat jusqu'à la victoire c’est-à-dire jusqu'au retrait de cette loi infâme qu'ils osent appeler « LOI TRAVAIL ».

    Les grèves en cours

    Grève dans les collèges et lycées 
    Grève des policiers municipaux 
    Grève des bus et trams TBC à Bordeax
    Grève des facteurs à Toulouse 
    Grève au Centre Hospitalier de Castres- Mazamet
    Grève aux urgences de l’hôpital de Versailles
    Grève chez Linamar à Montfaucon
    Grève de l’aide sociale à l’enfance en Seine-Maritime
    Grève au CHU-Hôpitaux de Rouen
    Grève à l’EREA à Saint-Quentin

    [Leur société] La Société Générale – les paradis fiscaux pour les uns, l’enfer des plans sociaux pour les autres
    Des nouveaux licenciements chez la Société Générale ! L’entreprise annonce cette fois la suppression de 240 postes à Caen et à Rouen.
    La Société Générale avait déjà annoncé fin 2015 le lancement de ce plan de suppression de 420 postes jusqu’en 2017 en France. Neanmoins le bilan s’alourdit et il s’agirait plutôt de 550 emplois supprimés. Et tout ça afin d’accroître la « compétitivité »  et réaliser 850 millions d’euros d’économies. En 2012, un autre plan d’économies avait déjà couté 880 suppressions d’emplois en France, et 1 500 dans le monde.
    Pourtant les profits sont là. En 2014, les bénéfices ont augmenté de 30 %, soit 2,69 milliards d’euros. Pour 2015 une nouvelle hausse de 25 % a été annoncée. Le résultat net en 2015 serait de l’ordre de 4 milliards d’euros.
     

    PRCF – INFO LUTTES n° 25 juin 2016


    Nouveau succès de rue à Tours, contre la loi Travail

    A Tours, ville d’équilibre et de mesure, on sait compter les manifestants de chaque côté d’un défilé. Hier, le cortège atteignait 1.400 personnes selon la police et 2.200, selon les manifestants. Pour contenter tout le monde, on dira qu’ils étaient 1.800 à défiler dans cette nouvelle mobilisation contre la loi Travail. Une participation très satisfaisante pour les syndicats et les jeunes anti-loi El Khomri qui avaient appelé à manifester. D’autant qu’il faut ajouter les 700 Tourangeaux – de source syndicale – qui avaient pris le départ le matin, en bus ou en voiture, pour aller défiler à Paris.
    Arrêt devant les grilles du Medef
    Partis de la place de la Liberté, le cortège s’étirait avenue de Grammont et rue Nationale avant de s’engager dans la rue de la Scellerie, jusqu’à la place de la Préfecture. La manifestation se disloquait mais quatre cents personnes poursuivaient leur chemin avec une halte prolongée devant les grilles du Medef, rue Buffon. Ils n’étaient plus que 150 à refaire un tour par la place Jean-Jaurès et la rue Nationale, bloquant ainsi le tramway une petite heure de plus, jusqu’à la place Anatole-France. Vers 18 h, seul un petit groupe de jeunes se dirigeait pour une AG improvisée devant la fac des Tanneurs. Dans le contexte national très tendu, de nombreux policiers en civil veillaient au grain sur chaque flanc du cortège. Et trois fourgons de policiers en tenue étaient prêts à intervenir dans une rue adjacente. Mais aucun incident n’était déploré au cours du cortège constitué à 90 % de salariés et de retraités dont c’était là, pour certains, la huitième manifestation contre le projet gouvernemental depuis la mi-mars.

    PRCF – INFO LUTTES n° 25 juin 2016
     
    Grève : la filiale de SFR ne répond plus
    Qui vote pour poursuivre la grève ? » Dans un amphithéâtre plein à craquer, les mains se lèvent une à une, déterminées. Depuis hier matin, près de 300 salariés sur les 450 que compte l’entreprise SFR Business Solutions sont en grève. Implantée aux Ulis, la société gère le réseau de 800 employés de grandes entreprises. Mais depuis leur rachat par le groupe SFR-Numéricable en octobre 2014, « les conditions de travail ne cessent de se dégrader », avance Arnaud Waterkeyn, délégué syndicat CFDT. Opposés à la baisse annoncée de leurs revenus.
    La goutte d’eau qui a fait déborder le vase : « L’annonce de la baisse de la prime d’intéressement de 9 à moins de 3 %, dans le cadre d’un accord groupe. » « Ils veulent harmoniser les coûts. Mais en fait, ils souhaitent surtout les réduire en s’attaquant aux salaires, dénonce le délégué. Cela équivaut à une perte de 1 850 € par an pour un salarié moyen. Certains ont déjà des difficultés à boucler les fins de mois, ce n’est pas possible. »
    Autre revendication, cette prime ne serait plus mensualisée mais annuelle. « Il faudra attendre juin 2018 pour percevoir notre prime de 2017. Il en est hors de question », poursuit son collègue, Dominique Fischer. Pour se faire entendre, les salariés ont décidé de stopper leurs activités. « Si nous obtenons une augmentation de 8 % sur nos salaires, nous accepterons de signer cet accord. Le bras de fer est engagé », promet Arnaud Waterkeyn. En attendant, la grève a été reconduite pour aujourd’hui.


     

    PRCF – INFO LUTTES n° 25 juin 2016


    Intermittents : grève des salariés du festival «in» d’Avignon

    Sur le front artistique, rien n’est plus inquiétant pour le gouvernement que la menace de turbulences sociales et de grèves pendant les festivals d’été. Le Collectif du festival « in » d’Avignon le sait bien : déjà mobilisé il y a deux ans lors de la précédente crise des intermittents, il vient d’annoncer, mercredi 15 juin, vers 20 heures, sa décision de faire grève jeudi 16 juin, alors que les partenaires sociaux doivent tenir leur dernière réunion – théoriquement – sur les annexes 8 (techniciens) et 10 (artistes) de l’Unédic.

    PRCF – INFO LUTTES n° 25 juin 2016

     Actuellement, 210 personnes travaillent à la préparation du festival d’Avignon, lequel aura lieu du 6 au 24 juillet : outre les 28 salariés permanents, figurent aussi des intermittents (artistes ou techniciens) qui sont en répétition, ou montent les décors. Et ce chiffre va croître progressivement au fur et à mesure que l’échéance approche.
    Sur les 134 personnes qui ont pris part au vote, mercredi, 103 ont répondu « oui » à la grève, 20 ont dit « non ». A cela s’ajoutent 5 votes blancs et quelques bulletins nuls. « Nous, salariés du festival “in” d’Avignon, déclarons à 76,8 % notre total soutien à la grève. Nous prendrons part à la journée d’actions et de mobilisation dans tout le pays pour défendre nos professions et l’application de l’accord du 28 avril », déclare le Collectif du festival « in » dans un communiqué.
    Des points d’accord, mais insuffisants
    Le 28 avril, un accord a été signé, à l’unanimité, par les syndicats du secteur culturel ainsi que par la Fesac, l’organisation patronale qui rassemble les employeurs du spectacle vivant et de l’audiovisuel. Au terme d’une vaste concertation menée depuis deux ans, en vue de réformer les annexes 8 et 10, les négociateurs ont intégré les revendications essentielles des intermittents : pour être éligible à l’assurance-chômage, les artistes et les techniciens devront effectuer 507 heures en douze mois (et non plus 507 heures en dix mois ou dix mois et demi comme c’était le cas depuis 2003). En contrepartie, diverses mesures ont été votées en vue de réaliser des économies – pour un montant évalué entre 84 et 93 millions d’euros par un comité d’expert nommé par Matignon.
    Cela ne suffit pas, ont rétorqué les négociateurs de l’Unédic, à l’échelon interprofessionnel (à l’exception de la CGT et de FO) : dans sa lettre de cadrage, en mars, le Medef avait demandé aux partenaires sociaux de réaliser 105 millions d’euros d’économies ; par ailleurs, l’organisation patronale estimait que l’Etat devait contribuer à hauteur de 80 millions d’euros, au titre de sa « politique culturelle ».

    Paris, 14 juin : Un manifestant gravement blessé par un tir de la police
    Un manifestant a été gravement blessé, ce mardi après-midi peu après 15 heures, dans le cortège parisien de la manifestation contre la loi Travail. Ben, un photographe, a assisté à la scène. Il témoigne :

     

    PRCF – INFO LUTTES n° 25 juin 2016

     « J’ai vu un mec qui s’est pris une grosse bombe lacrymo dans le dos, une grosse bombe grise. C’est un homme d’une quarantaine d’années, il était debout au milieu de la rue, seul, quand les forces de l’ordre ont tiré. L’homme est tombé au sol, sur le ventre, inanimé. »
    « La bombe lacrymo était enfoncée dans son dos, elle a fait un trou de 5 centimètres de diamètre », poursuit le photographe, très choqué. « Elle a continué à se consumer et à faire de la fumée, elle a fait fondre son t-shirt. »
    Des secouristes se sont précipités pour lui venir en aide, et l’homme a été rapidement évacué par des pompiers.
    La scène s’est déroulée vers 15h10, au niveau du croisement entre le boulevard du Montparnasse et le boulevard Raspail, à quelques centaines de mètres de la gare.

    La Réunion : Succès de la manifestation du 14 juin contre la loi El Khomri

      La manifestation organisée hier à La Réunion par l’Intersyndicale CGTR-FO-FSU-Solidaires-UNEF a été un succès hier avec plus de 2000 participants selon les organisateurs. Trois mois après le début du mouvement contre la loi El Khomri, la mobilisation est toujours importante. Les critiques contre le gouvernent et ses soutiens à La Réunion aussi.

    PRCF – INFO LUTTES n° 25 juin 2016

     La date du 14 juin était une nouvelle journée de mobilisation contre le projet de loi travail proposé par le gouvernement. Ce texte vise à modifier de manière importante le Code du Travail. Si la loi El Khomri est adoptée, elle facilitera les licenciements, affaiblira les syndicats et rendra inefficace les convention collectives. Ce sera en effet l’accord d’entreprise qui primera. Ces propositions constituent un grave retour en arrière. Elles sont donc à l’origine d’un grand mouvement social de protestation qui dure depuis trois mois. À La Réunion s’est constituée une intersyndicale regroupant la CGTR, FO, la FSU, Solidaires et l’UNEF. Elle demande le retrait du projet de loi. Le Parti communiste réunionnais soutient depuis le début la mobilisation. En effet, si les propositions de la loi El Khomri inquiète en France, elles sont encore plus graves pour La Réunion car notre île connaît un taux de chômage proche de 30 %, ainsi qu’un dialogue social très difficile.

    « Annette dehors, Hollande démission »

    Le rendez-vous était donné à 9 heures au Petit Marché en bas de la rue du Maréchal Leclerc. Les jeunes de l’UNEF étaient en tête du défilé, suivait la banderole de l’Intersyndicale puis les syndicats. Une délégation du PCR conduite par Ary Yée Chong Tchi Kan, co-secrétaire général du Parti, était présente.

    Après avoir remonté la principale rue commerçante de Saint-Denis et tourné en direction de la préfecture en empruntant la rue de Paris. Le cortège a fin un arrêt de plusieurs minutes devant la mairie de Saint-Denis. C’est en effet une institution dirigée par un membre du Parti socialiste, le parti qui dirige le gouvernement. Des jeunes de l’UNEF et des militants de la CGTR ont voulu rencontrer des élus, mais ils ont trouvé porte close. Alors plusieurs intervenants ont pris la parole pour critiquer sévèrement la politique du gouvernement, rappelant que François Hollande n’avait pas été élu pour faire régresser les droits des travailleurs, et Gilbert Annette et les députés pour soutenir de telles mesures. Du côté de FO, le message était très clair : « Annette dehors, Hollande démission ».

    Le défilé a ensuite repris sa route en direction de la préfecture en passant par la route nationale qui longe le Barachois. La circulation a donc été coupée pendant toute la fin de la manifestation. La mobilisation s’est conclue par les prises de parole des responsables des différentes organisations syndicales présentes. La forte participation à ce défilé unitaire a été saluée. Les syndicalistes estiment le nombre de participants à plus de 2000. Au bout de trois mois de lutte, la mobilisation est toujours bien présente et déterminée à mettre en échec le projet de loi Travail. D’autres actions sont à venir, elles se poursuivront tant que le gouvernement n’aura pas fait sien ce mot d’ordre : il faut savoir retirer un mauvais projet de loi.

    Solidarité avec les grèves en France depuis les Etats-Unis
    Un appel signé par des syndicalistes et autres militants ouvriers circule aux Etats-Unis pour soutenir les grèves et manifestations actuelles en France contre la loi travail, notamment par des rassemblements et manifestations ce 14 juin devant les consulats et ambassades de France.

    PRCF – INFO LUTTES n° 25 juin 2016

    Un rassemblement est déjà prévu à San Francisco. A New York, rendez-vous est donné ce 14 juin de 16 à 18 h devant le consulat français, 934 5th Avenue between 74th & 75th Streets, Manhattan.
    Des structures syndicales ont également publié des déclarations de solidarité. Celle du syndicat USWA 8751 des conducteurs de cars scolaires de Boston, syndicat qui syndique 900 salariés, est particulièrement intéressante. On peut y lire par exemple dans leur « Message à la classe ouvrière de France – Solidarité de l’autre côté de l’Atlantique » :
    « Nous militons selon le vieux slogan ouvrier « une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre tous » (…). Pour rester unis, nous devons appliquer aussi un autre slogan célèbre, « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». Dans les faits, notre syndicat regroupe des travailleurs du monde entier. Nous sommes à 98% des gens de couleur, dont le plus grand nombre est originaire d’Haïti – rempli de la fierté de la défaite que nos ancêtres ont infligé aux propriétaires d’esclaves français (…). Depuis juin 2013, nous travaillons pour un des pires parasites capitalistes français Véolia / Transev que vous connaissez bien. Depuis le premier jour, cette compagnie (agissant au nom de la direction politique et financière de la ville) a tenté de briser notre syndicat. Ils ont cru y arriver en licenciant quatre de nos dirigeants élus (…) en novembre 2013. Mais en décembre dernier, nous avons non seulement forcé Véolia / Transdev a réintégré nos dirigeants, mais aussi gagné des contrats avantageux pour nos syndiqués. (…) Notre haine pour les patrons français ne se dirige pas vers la classe ouvrière multinationale de France. L’Océan Atlantique ne peut pas séparer nos luttes. Nos continents ne sont pas seulement liés physiquement depuis des lustres, mais il y a maintenant un lien encore plus fort, le lien de la solidarité de classe. Vive l’esprit de la Révolution haïtienne et de la Commune de Paris ! Victoire pour notre classe ! »


     

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  • PRCF – FLASH INFO LUTTES  -25 mai 2016 - 16h00

    FLASH PRCF INFO LUTTES

    25 mai 2016 - 16h00

    Blocages du pont de Normandie

    Normandie Actu, 25 mai 2016 :

    Les opposants à la loi Travail sont toujours dans l’action. La production de la raffinerie de Total Normandie à Gonfreville-l’Orcher s’arrête. La grève se poursuit sur la raffinerie d’ExxonMobil sur la zone industrielle de Port-Jérôme, à Notre-Dame de Gravenchon. Mardi 24 mai 2016, 50% de la production de carburant était en cours d’arrêt. Des stations-service sont toujours à sec, les préfets de Normandie en appel au « civisme » pour éviter les réapprovisionnements de confort des automobilistes. Blocage du pont de Normandie : six kilomètres de bouchons à Tancarville

    Le pont de Normandie est bloqué depuis 7h30, dans les deux sens de circulation, entre Honfleur (Calvados) et Le Havre (Seine-Maritime). En cause : une manifestation. Des déviations ont été mises en place, notamment par le pont de Tancarville, où d’importantes difficultés de circulation sont signalées. Vers 9h15, six kilomètres de bouchons étaient constatés entre Beuzeville et le pont de Normandie, notamment.

    Grève et manifs jeudi en Ariège

    La Dépêche, 25 mai 2016 :

    L’intersyndicale composée en Ariège de la CGT, FO, FSU, Solidaires et SGL, appelle à manifester contre la loi travail dans le cadre de la journée nationale d’action interprofessionnelle. Ces organisations syndicales «exigent» toujours le retrait de la loi El Khomri.

    Des rassemblements sont organisés en Ariège à 14 h 30, place de la République à Pamiers et au rond-point Balagué à Saint-Girons.

    Ces organisations syndicales «exigent» toujours le retrait de la loi El Khomri.

    Des rassemblements sont organisés en Ariège à 14 h 30, place de la République à Pamiers et au rond-point Balagué à Saint-Girons.

    Loi travail : les rendez-vous du 26 mai dans l’Hérault

    Une nouvelle journée nationale de grève et de manifestations contre la loi Travail est organisée jeudi 26 MAI. Des manifestations sont prévues à Montpellier et Béziers. A Montpellier : départ du cortège place Zeus, à 10h30. A noter que l’union intercantonale CGT Clermont-Lodève mettra à disposition des bus au départ de Clermont l’Hérault à 8h15, gare routière, pour se rendre à Montpellier. Un covoiturage sera également organisé à Lodève à 7h45 pour se rendre à Clermont. S’inscrire rapidement au 06 80 03 42 42.

    Blocage à Coignière (Yvelines)

    Chaque jour, comme hier à Fos-sur-Mer ou ce matin à Douchy-les-Mines, Valls annonce fièrement avoir réussi à disperser des blocages, mais chaque jour aussi de nouveaux blocages apparaissent… et surtout, dans la pétrochimie, dans la production électrique et ailleurs les grèves s’étendent. Ce matin, c’est à Coignière dans les Yvelines que travailleuses et travailleurs en lutte contre la loi El Khomri on installé des points de blocage.

    Manifestations du 26 mai en Franche-Comté

    Manifestation du 26 mai en Franche-Comté pour le retrait de la loi travail :

    Rendez vous à 10h00 maison du peuple de Belfort

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  • PRCF-INFO LUTTES N°21-semaine du 23 au 28 mai 2016

    Loi Macron, Loi El Khomri : c’est la traduction de la commission européenne

    La destruction du mise en œuvre de façon zélée par les différents ministres successifs des gouvernements Ayrault puis Valles à la suite des « réformes »  déjà mises en œuvre par les gouvernements de Nicolas Sarkozy, c’est avant tout la traduction zélée des ordres de la commission Européenne, c’est l’application des directives des marchés financiers, des banquiers du grand patronat, en un mot de la classe capitaliste. Voilà les ordres de l’UE au gouvernement de Hollande :  » Réformer le droit du travail afin d’inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée; à faciliter, aux niveau des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l’organisation du temps de travail; à réformer la loi portant création des accords de maintien de l’emploi d’ici à la fin 2015 en vue d’accroître leur utilisation par les entreprises » mai 2015 courrier de la commission Européenne à Michel sapin.

    La loi Macron, la loi El Khomri c’est bien ce qu’impose la commission Européenne? Ce qui en application des traités européens est en son pouvoir. C’est aussi cela l’eurostérité imposés à tous les peuples européens sous la menace de l’Euro et de la BCE qui sont les armes des spéculateurs financiers. Dans l’Union Européenne instituant la dictature « d’une économie de marché où la concurrence est libre et non faussée l’objectif est bel et bien de liquider l’ensemble des droits et des libertés sociales et démocratiques des travailleurs.

    Face à cela, un devoir s’impose à chacun, Résister ! et lancer la contre offensive en brisant les chaînes de l’Union Européenne du capital ! Pour que ce soit le peuple qui décide et puisse défendre les droits des travailleurs, Signez la pétition pour un référendum sur l’euro et l’Union Européenne.

    Le secteur luttes/Entreprise du – 24 mai 2016

     

    Sondage : les français refusent le déblocage par la force des raffineries et soutiennent le mouvement

    Plus de 70% des français sont opposés à la . Sondage après sondage, cette opposition massive reste constante depuis près de 3 mois. ils sont également plus de 70% à condamner l’utilisation du 49.3 pour interdire tout débat au parlement sur la . Un passage en force violent et inacceptable. C’est donc logiquement qu’ils se prononcent contre les méthodes violentes et totalitaires du gouvernement Valls UE MEDEF. un sondage en ligne mené par France Télévision ayant interrogé plus de 17 000 internautes le confirme : près de 70% des français condamnent l’utilisation de la force et de la violence contres les ouvriers des raffineries en grève et les travailleurs qui les soutiennent.

    PRCF-INFO LUTTES N°21-semaine du 23 au 28 mai 2016

    Il devient comique d’entendre le chef de l’Etat François Hollande dénoncer le mouvement largement majoritaire des travailleurs pour le retrait de la loi travail comme minoritaire. Alors que son gouvernement n’a même pas réussi à faire voter la loi à l’Assemblée, alors que seulement seulement 15% se disent satisfaits de sa politique. Dans le même temps, alors qu’ils étaient encore 39% à se déclarer satisfait de Manuel Valls depuis le début du mouvement pour le retrait de la loi travail, la cote de popularité de Manuel Valls s’est effondré de moitié. 78% des français condamnent l’action de Manuel Valls. Hollande et Valls, le MEDEF qui ne représentent que la petite minorité de la classe capitaliste qui sacage le pays et les droits des travailleurs sont bels et bien une toute petite minorité.

    Tous ensemble soutenons et suivons l’exemple des ouvriers de la pétrochimie et des ports : y en a MARRE, on bloque tout !

    Répression à Fos-sur-Mer : «C’est une déclaration de guerre»

    La et le dépôt de carburants de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) dont les accès étaient occupés depuis lundi par des militants opposés à la loi Travail, ont été dégagés mardi à l’aube par les forces de l’ordre. Celles-ci ont rencontré « une résistance importante », les militants allumant des feux de palettes et de pneus qui ont dû être maîtrisés, a précisé la préfecture de police. Sur RMC, Yann Maneval, secrétaire de l’Union Départementale des Bouches-du-Rhône, raconte en direct le déroulé de l’opération: « On a été délogés par les CRS sans sommation. Nous avons été poursuivis et actuellement nous sommes cernés à l’intérieur de l’Union locale de Fos ».

    « Je crois qu’il s’agit d’une situation inédite », estime-t-il en ajoutant que « des gaz avaient été lancés jusqu’à entrer dans l’Union locale ». Yann Maneval explique aussi que les militants CGT ont fait face « à des quantités phénoménales de CRS, à l’utilisation de canons à eau, de gaz en grande quantité et sans sommation et l’usage de la force avec les matraques ». Il considère donc qu’il s’agit « d’une déclaration de guerre et on y répondra. »

    « Plusieurs camarades ont été touchés »

    La tension est donc à son comble ce mardi matin à Fos-sur-Mer comme le confirme en direct à RMC Laurent Pastor, docker CGT dans cette raffinerie. « Les CRS sont intervenus de manière très musclée. Ils ont utilisé des flash-balls, des matraques, des grenades lacrymogènes à tirs tendus », témoigne-t-il avant d’assurer que « plusieurs camarades présents » ont été touchés, « notamment au visage et derrière la tête ». « Ils nous ont poursuivi jusque dans l’Union locale et en ce moment ils sont toujours postés devant la porte. Personne ne peut entrer, personne ne peut sortir ».

    « On a appris qu’il y avait eu quatre arrestations au cours de ce déblocage dont une avec un gros tabassage à coups de matraque », poursuit-il tout en certifiant que celle-ci a été « filmée ». Malgré cette intervention, il considère que le mouvement social « n’est pas terminé. C’est un commencement. Nous allons nous rassembler pour prendre les décisions qui s’imposent pour continuer la lutte et obtenir le retrait de la loi Travail ».

    Toutes les raffineries sont en grève !
    Le syndicat vient d’annoncer sur toutes les raffineries étaient en grève ce mardi 24 mai. La raffinerie de Fos-sur-Mer, qui était occupée depuis lundi soir, a été évacuée par les forces de l’ordre.La situation est-elle en train d’échapper au gouvernement? La CGT vient d’annoncer, ce mardi 24 mai, que 8 raffineries sur 8 sont en grève en France. Toutes les raffineries de France ont voté la grève. « Une grève a été votée ce matin à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) en réaction à la charge des forces de l’ordre à Fos-sur-Mer », a déclaré à Reuters Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral du secteur pétrole de la CGT.

    Grève à la raffinerie ExxonMobil de Notre-Dame-de-Gravenchon
    PORT-JEROME (Normandie). Réunis ce mardi 24 mai aux premières heures de la matinée en assemblée générale, les salariés de la raffinerie ExxonMobil de Port-Jérôme/Notre-Dame-de- Gravenchon près du Havre (Seine-Maritime) ont voté la grève. Ils rejoignent dans la grève leurs camarades de la raffinerie Total de Gonfreville L’Orcher.

    Blocage de l’accès au site industriel de Saint-Nazaire
    A Saint-Nazaire, des barrages bloquent l’accès au quartier industriel de Penhoët ce mardi matin où sont installés notamment les chantiers navals (STX,…) selon une journaliste de France Bleu Loire Océan sur place. Plusieurs centaines de manifestants de la CGT ont mis en place 5-6 barrages tout autour du quartier.

     

    Brest : Blocage du rond-point de Foulques près du dépôt pétrolier
    Une centaine de manifestants est rassemblée ce mardi matin près du port de commerce de Brest. Ils envisagent le blocage du dépôt pétrolier situé à proximité dans la journée. Vers 5 h ce mardi matin, environ 70 manifestants sont arrivés au rond-point des Foulques au port de Brest. Ils répondent à l’appel du syndicat FO, du mouvement Nuit debout et du comité de luttes contre le projet de loi Travail.

     

    Nogent-Sur-Seine - Le réacteur numéro 1 de ce site  est déjà à l'arrêt pour un problème technique, le réacteur numéro 2 va, lui, être arrêté jeudi 26 mai.

    La contestation contre la réforme du Code du travail prend de l'ampleur. Dans le sillage des blocages de raffineries et de dépôts de carburants qui provoquent un début de pénurie dans les stations-service, les salariés de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), réunis en assemblée générale mardi 24 mai, ont voté la grève et l'arrêt de la production d'électricité, jeudi, dans le cadre du mouvement contre la loi Travail.

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    Source France TV Info

    La contestation contre la réforme du Code du travail va-t-elle ralentir la production d'électrcité en France ? Dans le sillage des blocages de raffineries et de dépôts de carburants, qui provoquent un début de pénurie dans les stations-service, les salariés de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), réunis en assemblée générale mardi 24 mai, ont voté la grève et l'arrêt de la production d'électricité, selon les informations de France 2 et de francetv info.

    "On passe au cran supérieur"

    "Notre but n'est pas de faire tomber le réseau, mais on passe au cran supérieur", assure le secrétaire général du syndicat CGT-Energie de l'Aube, Arnaud Pacot, contacté par francetv info. Le réacteur numéro 1 du site de Nogent-sur-Seine étant déjà à l'arrêt pour un problème technique, le réacteur numéro 2 va subir "une baisse de charge jusqu'à l'arrêt total", prévu pour jeudi, précise le dirigeant syndical.

    Lorsqu'elles fonctionnent normalement, les deux tranches nucléaires de la centrale produisent 2 600 mégawatts, précise le syndicaliste. Les grévistes veulent faire tomber la production à zéro. La procédure de relance des réacteurs dure entre 3 et 5 jours, selon Arnaud Pacot. Les précédentes journées de grève contre le projet de loi El Khomri se sont déjà traduites par des baisses de charges cumulées de 10 000 à 13 000 mégawatts dans les centrales nucléaires françaises, avance le dirigeant syndical.

    "Difficile" de prévoir les conséquences, selon EDF

    Au plan national, la CGT-Energie a appelé, mardi, à un mouvement d'action, jeudi, notamment dans ses centrales nucléaires, "le plus fort possible". Elle n'exclut pas "des baisses de charges" électriques. "On sent clairement que le mouvement de contestation monte", assure la CGT, qui souhaite "le retrait de la loi travail" mais entend également réitérer ses inquiétudes quant à l'avenir de la branche énergétique.

    Interrogé par l'AFP, un porte-parole d'EDF a déclaré qu'il était "difficile" de prévoir les conséquences sur la production électrique.

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