• Mobilisation contre les ordonnances Macron : construire le tous ensemble ! (IC.fr-22/07/2017)

    Diverses initiatives sont d’ores et déjà annoncées contre les ordonnances visant à liquider le Code du travail national et, dans la foulée, les conventions collectives de branches issues du Front populaire et de la Libération.

    La , le Front social et la France Insoumise préparent, chacun de son côté, des actions prévues pour la rentrée. Les militants franchement communistes du PRCF seront fraternellement présents et actifs à l’occasion de chacune de ces mobilisations avec le souci d’appeler au et de dénoncer à la fois Macron-Medef et l’Union européenne qui orchestre la casse des acquis sociaux à l’échelle du continent européen.

    L’heure n’est certainement pas aux polémiques subalternes qui viseraient pour les uns, à dépolitiser les luttes, et pour les autres à les couper du syndicalisme. L’heure n’est pas davantage à opposer les organisations syndicales constituées aux initiatives sociales.

    D’une part, rappelons que les plus beaux succès de la classe ouvrière sont intervenus quand le syndicalisme de classe Cgt, le Pcf alors révolutionnaire et un large front politico-social de type Front populaire ou CNR furent en capacité d’isoler l’oligarchie capitaliste.

    D’autre part, c’est le contenu et la justesse de l’orientation qui priment pour gagner un combat et il faut espérer que, contrairement à ce qui se fait depuis 2003, les organisations menant la contre les régressions ne continueront pas à ménager l’Europe supranationale qui inspire toutes les attaques antisociales. On ne peut en effet gagner aucune si l’on refuse de nommer clairement l’ennemi, qui n’est pas seulement hexagonal, mais qui s’appuie fermement sur la “construction” européenne des financiers.

    En tout état de cause, les militants franchement communistes feront tout pour contribuer à fédérer les différentes initiatives sans cesser de soutenir une seconde le syndicalisme de classe Cgt et en appelant plus que jamais à mettre en accusation l’ensemble de la classe capitaliste à l’échelle nationale comme à l’échelle internationale.

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  • Démission du Général De Villiers : premiers craquements dans le pouvoir macronien ! (IC.fr-20/07/2017)Un commentaire de Georges Gastaud,  porte-parole du PRCF

    Manifestement soutenu par l’état-major, le général a démissionné avec éclat en pointant le décalage existant entre les innombrables sollicitations dont les armées sont l’objet de la part du pouvoir et la réduction drastique des moyens militaires qu’impose l’euro-austérité servilement relayée par Macron. La contradiction s’aiguise entre la construction euro-atlantique dont Macron est le petit proconsul et tous ceux qui restent attachés au principe d’une nationale. Même si, par la suite, le pouvoir abonde les dépenses militaires,  cette contradiction ne pourra que s’aggraver puisque cette montée en puissance du budget militaire vise en dernière analyse, à instaurer une “” subordonnée à l’ et supervisée par Berlin. 

    Macron UE MEDEF, un pouvoir totalitaire ultra minoritaire et fragile

    Toute une série de contradictions insolubles dans le cadre du système capitaliste et de l’UE se profile par ailleurs entre ce pouvoir illégitime, ultra-minoritaire et très fragile, et la majorité du peuple français :

    • sur le front social, malgré le simulacre de concertation auquel se prêtent certains dirigeants syndicaux, Macron n’a pas derrière lui une majorité de Français pour dynamiter le code du travail, les conventions collectives et les statuts;
    • les ouvriers de GM&S continuent leur lutte avec la sympathie majoritaire de la population;
    • un affrontement entre le pouvoir et la jeunesse étudiante se dessine alors que le pouvoir veut priver le bac de sa signification de premier grade universitaire;
    • pas sûr du tout que les maires de France acceptent d’avaler les 13 milliards de coupes claires exigées par Bruxelles en avalisant le “pacte girondin” par lequel Macron voudrait à la fois démanteler la fonction publique territoriale et détruire la République indivisible.
    • nombre de juristes se dressent contre la volonté liberticide de Macron de banaliser les dispositions de l’état d’urgence;

    Et tout à l’avenant.

    Pour la , le progrès,se mobiliser ensemble contre la dictature euro atlantique du Capital UE OTAN

    Le rôle d’un vrai parti serait de montrer le lien entre toutes ces attaques antisociales et antinationales en les rattachant à leur source commune, la construction euro-atlantique du capital en tant qu’elle sape à la fois les conquêtes du CNR et les bases de notre existence nationale. On ne peut rien attendre de tel du PCF, tout occupé à renier son appellation et à sanctuariser dans son principe l’UE supranationale.

    C’est pourquoi le PRCF est résolu à redoubler d’efforts pour inviter les communistes, les syndicalistes de lutte et les patriotes républicains à militer ensemble pour que la France sorte de l’UE atlantique en refusant toute forme d’état de grâce à Macron-MEDEF et à sa clique d’autant plus dangereuse qu’elle est plus minoritaire dans le pays.

    Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Article reposté depuis le Blog de Canaille le rouge

     

    Horizon ? les sénatoriales. De quoi mobiliser dans les HLM.

     

    Le P"c"F tient son Conseil National. rien à dire, c'est tout à fait son droit.

    Il vote une résolution, c'est dans la norme.

    Pas une seule fois ne figure le mot capital et ses dérivés. Patronat n'existe pas.

    Exploitation, salaire, pouvoir d'achat ? connait pas.

    Trop terre à terre ? Pourquoi pas.

    Mais alors pourquoi cette vision exclusivement électoraliste de la situation en France. pas un mot sur les projets du capital en France , en Europe et dans le monde. L'avancée des solutions à la grecque pour notre pays mis en place par macron ? Rien!

    Le mot impérialisme, absent. La paix, quand monte le bruit des chenilles et explosent les bombes, n'étant qu'un moment de la fête de l'humanité.

    Pour la direction du P"c"F, les libertés son menacées alors qu'elles sont frontalement attaquées.

    Et monte ce mot d'ordre qui va certainement faire déferler la colère vers les élus du macronat : "l'été n'est pas fait pour casser le code du travail" . En voila un slogan qui va mobiliser. De quoi déclencher au moins une grève insurrectionnelle pour investir...des universités d'été.

    Besoin de prendre de la hauteur ? A coup sur. Avec une analyse de la défaite du PS comme poisson pilote du capital ? pas même évoqué.

    Mais alors, au moment où l'occasion d'enterrer définitivement la social démocratie est possible, où sont les mots voir même l'idée de socialisme, communisme, perspective? Absent. On ne va tout de même pas s'acharner sur la partie de la famille dans le deuil.

    A ce niveau là il ne peut s'agir d'ignorance ce serait injurieux. Il s'agit de choix.

    Pour preuve, le mot alternative apparaît une fois pour parler du groupe des élus...au sénat.

    S'il fallait une confirmation, la conclusion éclaire ces choix. La direction du P"c"F ne se tourne pas vers le peuple pour l'appeler à construire une alternative et se mettant au service de cette construction, il n'appelle pas ses adhérents à phosphorer dans ce sens, non, il  affirme que "Pour sa part, le PCF, son secrétaire national Pierre Laurent, invitent à l'Université d'été du PCF puis à la Fête de l'Humanité, plusieurs dizaines de personnalités avec lesquelles ce dialogue est en cours et la volonté d'agir est partagée"

    A coup sûr cela va faire sauter de joie dans les citées populaires et inquiéter le VRP en aéronef télécommandé de ce weekend monté de Marseille au Bourget pour la foire du drone .

    source: canaille-le-rouge.over-blog.com

     

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  • Unité d’action des communistes pour préparer l’urgente « reconstruction d’un parti communiste ».(IC.fr-25/06/2017)Un commentaire du PRCF sur une déclaration de dirigeants critiques du PCF. 24 juin 2017.

     Démocratiquement, nous publions ci-dessous cet appel d’un certain nombre de responsables du PCF avec lesquels nous avons souvent agi avant que l’un d’eux ne mette un veto à l’action commune avec le PRCF.

    Sur les responsabilités écrasantes des dirigeants du PCF dans l’actuelle dérive réactionnaire de la France, nous sommes d’autant plus d’accord avec la déclaration reproduite ci-dessous que les fondateurs du PRCF ont eux-mêmes combattu en pionniers le largage par le PCF de sa « matrice léniniste ». Ces dérives révisionnistes ne datent d’ailleurs ni de Laurent ni de Hue puisque déjà, des abandons décisifs avaient été consentis lors du 22ème congrès (1976) et du 23ème congrès (1979) : abandon de la dictature du prolétariat, ralliement à l’antisoviétisme et à l’ « eurocommunisme », reniement des références statutaires au marxisme-léninisme et à l’internationalisme prolétarien, adoption de la théorie réformiste de l’ « avancée pas à pas au socialisme ». Cela fait donc bien longtemps, hélas, que l’appareil du PCF n’est plus clairement du bon côté de la barricade, comme l’ont successivement attesté les participations sans principe du PCF aux gouvernements euro-atlantiques de Mitterrand (81-84, Fiterman, Ralite, Rigout, Le Pors) et de Jospin (1997-2002, Buffet, Gayssot, Demessine).

    Concernant la séquence électorale récente, il est regrettable que la déclaration reproduite ci-dessous ne traite guère qu’au négatif les sept millions de voix recueillies par Mélenchon, parmi lesquelles celles de nombreux jeunes et syndicalistes, la marche du second tour n’étant manquée par JLM que de 600 000 voix. Ce résultat de JLM, il ne faut pas le réduire à un hégémonisme que le PRCF a pointé, il faut surtout y voir l’aspiration de fond de nombre de jeunes et de syndicalistes à une gauche patriotique et indépendante du PS. Si le PCF n’avait pas capitulé depuis des décennies sur l’alliance du patriotisme et du combat prolétarien que portait Jacques Duclos, s’il s’était clairement positionné à 100% contre l’UE et l’euro comme le faisait encore G. Marchais en 1992 (Non à Maastricht), si le candidat « identitaire » présumé du PCF aux dernières élections avait fait preuve de la moindre fermeté sur les questions connexes du PS et de l’UE (au lieu de s’accrocher dérisoirement et jusqu’au bout à la bouée de plomb Hamon !), ce serait aujourd’hui le vote communiste et non le vote Mélenchon qui eût devancé le vote PS en inversant le résultat désastreux du 10 mai 1981 (où Mitterrand était loin devant Marchais).

    En outre, s’il est inquiétant que, par la mainmise quasi-totalitaire de Macron sur tous les pouvoirs, la grande bourgeoisie se soit donné les moyens de faire l’union sacrée contre les travailleurs, il ne faut pas sous-estimer le fait hautement politique que la classe ouvrière (les 3/4 des ouvriers, les 2/3 des employés, la masse de la jeunesse populaire) ait boycotté le second tour (car 57% d’abstentions et près de 10% de nuls et de blancs ne sont pas une simple « désaffection »). Ce qui délégitime le pouvoir et peut rouvrir un large espace aux forces révolutionnaires.

    On ne peut ignorer non plus que, durant toute la séquence électorale, le PCF-PGE parlant par ses voix statutairement autorisées, a d’abord rabattu insidieusement sur Hamon, puis qu’aux deux second tours successifs (présidentielle et législatives), il a froidement abondé le vote Macron en érigeant frauduleusement ce vote mortifère en « barrage antifasciste » : cela au moment même où Macron veut graver dans la loi ordinaire les dispositifs liberticides de l’état d’urgence (voté unanimement, rappelons-le, par les députés du PCF en 2015). Par conséquent, et sans pour autant lui conférer un quelconque privilège militant (les communistes doivent bien entendu privilégier le travail la classe ouvrière et le syndicalisme de classe !), le potentiel citoyen que représente la France insoumise doit être fraternellement travaillé et interpellé. Il serait en effet contre-productif d’opposer la reconstruction de l’identité communiste à la perspective fédératrice de larges rassemblements antifascistes, anti-impérialistes et anti-maastrichtiens. Car le vrai et grand PCF de Thorez, Frachon et Duclos a toujours porté une dialectique conquérante de construction du parti d’avant-garde et de large rassemblement patriotique et populaire : on l’a vu lors notamment lors du Front populaire et de la Résistance. C’est en reconstruisant le parti de combat de la classe ouvrière ET en travaillant à l’émergence d’un Front Antifasciste, Patriotique, Pacifique, Populaire et Ecologique (FRAPPPE), un front 100% anti-FN, anti-MEDEF et anti-UE, que les communistes faciliteront l’avènement d’une France Franchement Insoumise tournée vers le Frexit progressiste, l’Europe des luttes et la coopération transcontinentale, et qu’ils remettront au cœur de la problématique politique le débat capitalisme/socialisme qu’ont occultés quarante années de révisionnisme triomphant (rappelons que ce débat sur le socialisme, c’est bien le PCF mutant qui l’a enterré lors de son 28ème congrès (1994) quand il a purgé ses statuts de toute référence à la classe ouvrière, au marxisme, au socialisme et à la socialisation des moyens de production…).

    Même s’il est heureux que le groupe « GRD » ait surmonté la vague Macron, on ne peut pour autant idéaliser l’ensemble des députés élus sous l’étiquette PCF, et dont plusieurs sont sur des positions clairement liquidatrices. Il suffisait d’entendre le discours mielleux d’Elsa Focillon sur France-Culture ce 23 juin (12 h 30) pour s’en convaincre… Le PRCF le dit d’autant plus fort que lors de sa rencontre officielle avec la direction du PG, la délégation du Pôle a insisté sur l’exigence que la FI ne présente aucun candidat face aux sortants du PCF de 2012 et de 2007, et que, là où le PCF recherchait le dialogue avec le PRCF, c’est le candidat de ce parti que nos associations locales ont souvent décidé de soutenir.

    Il est cependant intéressant que la déclaration des Dix dirigeants du PCF (cf ci-dessous) parle désormais de la reconstruction d’ « un » parti, et non plus de la reconstruction « du » parti. Ce changement sémantique ouvre-t-il enfin la voie (?) à l’idée qu’une reconstruction peut et doit s’opérer hors du cadre du PCF si, comme il est probable, celui-ci accentue encore ses dérives « innovantes » (y compris sur son intitulé) lors d’un prochain congrès ? Pour le PRCF, les  choses sont claires : le PCF est si dénaturé idéologiquement, ses dirigeants actuels sont tellement inféodés au PS et à l’UE, la France des travailleurs est tellement menacée dans son existence même par l’euro-atlantiste Macron, qu’il faut presser le pas pour que les vrais communistes se retrouvent au plus tôt sous le même toit séparément des liquidateurs euro-réformistes. Alors qu’approche le 100ème anniversaire d’Octobre 1917, dont le Congrès de Tours fut une suite nationale logique, le PRCF rappelle cette évidence léniniste : pour unir les communistes dans un même parti marxiste-léniniste d’avant-garde, il faut les séparer radicalement des euro-réformistes. C’est même sous cet angle, et non pour grignoter d’illusoires positions internes qui au final, accompagneraient les dérives et retarderaient l’urgence d’un nouveau « Tours » (quelles qu’en soient les modalités), qu’il faut concevoir les ultimes batailles internes.

    Puisque nos dix camarades écrivent que « les communistes doivent s’unir pour reconstruire un parti », nous leur proposons donc qu’avant le 14 juillet contact soit pris entre eux et le PRCF pour engager une campagne commune contre les macro-ordonnances, dont il faut dénoncer l’inspiration bruxelloise et « médéfienne », contre le « saut fédéral européen » en cours (« gouvernement de la zone euro », « défense européenne »), contre le basculement culturel et linguistique monstrueux en cours, que précipite l’élection du « trader » et « Young Leader » Macron, et surtout, pour un programme commun franchement communiste de Frexit progressiste, de rupture avec l’OTAN et ses guerres, de nationalisations démocratiques, de remise en perspective du socialisme pour la France, etc..

    C’est en dialoguant et en agissant ensemble, en renversant le mur artificiel que le PCF-PGE a érigé entre les communistes « de l’intérieur » et ceux « de l’extérieur » afin de contrôler les premiers et d’isoler les seconds, que l’on préparera le mieux la reconstruction d’un parti communiste, marxiste-léniniste et d’avant-garde, « outil du mouvement populaire ».

     

    • Léon Landini, président du PRCF, ancien officier FTP-MOI, adhésion au PCF en 1942,
    • Pierre Pranchère, vice-président du PRCF, anc. FTP corrézien, adhésion au PCF en 1943,
    • Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF,
    • Antoine Manessis, responsable des relations unitaires,
    • Gilliatt De Staërck, responsable national des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France.

     

    Adopté à l’unanimité par la Commission exécutive nationale du PRCF le 25 juin 2017

    LE TEXTE DES « DIX ».

    le 23 juin 2017

    Le Conseil national doit répondre à la colère et l’exigence des communistes !

    La séquence électorale s’achève, les communistes s’expriment nombreux pour exiger une analyse sérieuse des résultats et un bilan stratégique permettant des décisons utiles pour l’avenir du PCF.

    Les résultats des élections présidentielles et législatives livrent un paysage politique recomposé.
    - Emmanuel Macron et LREM atteignent l’objectif fixé par le capital, le renouvellement du personnel politique au service du sytéme pour permettre la poursuite de sa domination.Ce sont essentiellement la classe moyenne et la bourgeoisie qui ont permis ce résultat.
    - Les partis traditionnels de droite sont affaiblis et divisés ; ils constituent cependant le premier groupe après le groupe présidentiel qu’ils renforceront dans ses mauvaises mesures .
    - Le quinquennat Hollande entraîne un désaveu sans appel du Parti Socialiste dont l’avenir est incertain.
    - Alors que la gauche est au plus bas, Jean-Luc Mélenchon installe avec la France Insoumise-11,3 % et 17 élus- une nouvelle force politique qu’il entend substituer aux partis de la défunte Union de la gauche.
    - Notre parti réalise avec 2,72 % des inscrits son plus mauvais score aux législatives depuis 1958. La concurrence sauvage avec une France insoumise bénéficiant de l’identification nationale de son candidat à la présidentielle s’est révélée mortifère pour nos candidats dans la très grande majorité des circonscriptions. Nous obtenons cependant 11 députés dont 5 sont élus dans le cadre des très rares accords de retrait de la FI au premier tour.

    La fracture politique et sociale s’aggrave comme en témoignent le taux d’abstention très élevé et la progression du Front National. Ce dernier obtient 8 élus avec 13,20 % des suffrages et confirme son ancrage dans les territoires délaissés du pays.

    Nos 11 députés seront des points d’appui pour les batailles à venir et nous nous félicitons de leur élection.

    La constitution d’un groupe communiste élargi autonome de la FI est une bonne nouvelle. Rien ne justifie d’en rester au nom GDR. Les communistes sont la principale composante de ce groupe et cela doit apparaître dans sa dénomination. C’est essentiel pour notre visibilité nationale.

    L’urgence c’est bien évidemment de mettre toutes nos forces dans l’action pour renforcer la résistance aux mauvaises mesures que va prendre ce gouvernement sur le plan social et démocratique.

    Nous avions dit en 2012 et 2017 que le choix de l’effacement du PCF à la présidentielle hypothèquerait notre avenir et les résultats confirment cette analyse. Ils s’inscrivent dans une suite de revers électoraux depuis 2012, accompagnant un délitement de notre organisation, le renoncement à une bataille idéologique communiste et à notre action autonome.

    Pour nous, cette longue défaite trouve ses racines dans les choix de congrès depuis bientôt 20 ans : le renoncement à notre rôle historique, notre éloignement du mouvement communiste international au profit des partis réformistes de la gauche européenne, la primauté donnée aux institutions sur les luttes et le rassemblement populaire, l’acceptation du cadre de l’Union européenne, le rassemblement de sommet se substituant au combat et conditionné à notre effacement…

    Nous partageons l’exigence des communistes de tout mettre sur la table depuis la stratégie jusqu’à la composition de la direction et les choix personnels du secrétaire national.

    Nous n’avons besoin ni de « révolution de palais », ni de batailles d’appareil, ni des vieilles méthodes qui enferment les discussions dans un seul choix.

    C’est aux communistes de décider des étapes et du contenu de ce débat qui doit conduire à un congrès extraordinaire.

    Donnons leur les moyens de le faire en convoquant cet automne une assemblée générale des délégués de section, qui fixera la feuille de route. Le Conseil National des 23 et 24 juin doit prendre ses responsabilités.

    L’avenir du PCF est en jeu. Les communistes doivent s’unir pour reconstruire un parti, outil de la France populaire.

    Cette déclaration est sigée par les membres du Conseil National suivant : ,(93), Paul Barbazange (34), (69), (Paris), Jean Jacques Karman (92), Michaële Lafontant (92), (06), (83), (62),Danielle Trannoy (33),

    source: initiative-communiste.fr

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  • Couverture Initiative Communiste 180-181

    Sommaire n° 180-181 :

    P 4-7 : FREXIT en deçà des Alpes, ITALEXIT au-delà ! – Rencontre avec l’ambassadeur de Cuba – Venezuela : le PC soutient toujours le régime de façon critique
    P 8-10 :  La loi travail électrocutée chez R.T.E. – Nouvelles attaques contre les retraités
    P 12-17 : Après le beau score du vote de classe pour J.-L.M., remporter le 3ème tour face au président mal élu !
    P 11 : Énergie et P.C.F.-P.G.E. : la dérive – Des faits, rien que des faits
    P 18-19 : Le F.N., eurosceptique de pacotille. Les communistes britanniques contre le séparatisme écossais.
    P 20-21 : Marseillaise et Internationale : faut-il choisir ?
    P 22-24 : La campagne présidentielle du P.R.C.F.


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  • De quoi Macron est-il le nom ? Quel est le devoir des communistes ? par Georges Gastaud

    De quoi Macron est-il le nom ? Quel est le devoir des communistes, des syndicalistes, des progressistes et républicains, des défenseur de la ? c’est à ces questions que répond Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, syndicaliste, philosophe dans une tribune pour Initiative . A travers cette analyse fine de la situation, et alors que la campagne des législatives bat son plein sur fond de plan de licenciements dans l’industrie, de postures belliqueuses du président élu Macron, et de préparation d’une blitzkrieg par Macron en application des ordres donnés par le MEDEF et l’Union Européenne contre les travailleurs, chacun peut en responsabilité se saisir des explications et des propositions des militants communistes, et rejoindre dans l’action le PRCF. Pour lancer la contre offensive des travailleurs.

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    La signification historique du quinquennat MACRON et les tâches des communistes et des progressistes de France

    De quoi Macron est-il le nom ? Quel est le devoir des communistes ? par Georges Gastaudpar Georges Gastaud (PRCF) – Le 18 mai 2017

    La triste mission historique du gouver-nement Macron : enterrer les acquis du CNR et l’Etat-nation issu de la Révolution française

    Il ne s’en cache même pas : Macron et son gouvernement de droite ont pour but même plus dissimulé de poursuivre et d’accélérer la guerre de classe menée par l’oligarchie contre les conquêtes sociales, culturelles et politiques issues de la part progressiste notre histoire nationale. En ce sens, le nouveau chef d’Etat, qui veut  cyniquement dynamiter le Code du travail, ubériser tous les rapports sociaux (guerre aux statuts et aux conventions collectives !), remplacer les retraites par répartition issues de la Résistance par la très aléatoire « retraite à points », substituer la concurrence sauvage entre établissements à l’Education nationale (donc aux diplômes et aux qualifications nationales, avec d’énormes dégâts prévisibles sur les salaires…), se situe nettement dans la continuité des Raffarin, Sarkozy et autre Hollande… pour ne pas remonter à Mitterrand-Delors et à Pompidou-Giscard (1) qui leur ont, de longue main, préparé le terrain.

    Mais l’essentiel n’est sans doute plus là : Macron, l’ « homme nouveau » porté par la finance internationale, encensé par la « grande presse » et parrainé par le tandem Merkel/Obama, est investi – à tous les sens du mot – d’une mission de classe proprement historique : Macron est en effet mandaté pour substituer à l’Etat-nation français, incurablement marqué par l’héritage jacobin, communard, laïque, dreyfusiste, communiste et résistant, les futurs « Etats-Unis d’Europe », la « reconfiguration » régionaliste du territoire national, l’ « Union transatlantique » (combien de temps le TAFTA mettra-t-il après l’élection allemande pour revenir à l’agenda ?). Il s’agit aussi pour Macron, qui affirme cyniquement que « la langue française n’a pas besoin d’être défendue », d’officialiser le tout-anglais totalitaire que le syndicat patronal Businesseurope veut imposer comme « la langue des affaires et de l’entreprise » (dixit le Baron Seillères, parlant en 2004 au nom de Businesseurope devant le Conseil européen). Tout cela  figurait déjà dans le Manifeste du MEDEF intitulé Besoin d’aire et publié en décembre 2011 par Mme Laurence Parisot, soutien éminent d’En Marche. Et ce paquet fort cohérent de mesures antinationales et antisociales devrait bientôt prendre, tambour battant, la forme du « saut fédéral européen » qui était le véritable enjeu, en forme de revanche sur le 29 mai 2005, de ce second tour de la présidentielle que certains ont cru bon de travestir en « scrutin antifasciste ». Par « saut fédéral européen », on entend très concrètement :

    • Un nouveau pacte supranational hyper-contraignant qui, tout en « sanctuarisant » le noyau dur des traités actuels (austérité sans fin, gestion de l’euro par une BCE régentant les budgets nationaux, Partenariat stratégique de l’UE et de l’OTAN sur fond d’« économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ») qui parachèverait le transfert de la souveraineté des Etats-nations vers le « gouvernement de la zone euro ». Un Pacte auquel le « parlement de la zone euro » cher à l’euro-atlantiste Hamon (2) viendrait apporter une apparence de légitimité. Déjà un nouveau traité européen concocté par Merkel et Hollande attend dans les cartons des eurocrates bruxellois. Décidément, le « socialiste » Hollande et le « républicain » Edouard Philippe, et surtout, Mme Merkel, doivent bien rire du farcesque « barrage antifasciste » que toute une partie de la « gauche radicale » s’est escrimé à scénariser pour (se) dissimuler le véritable enjeu de classe du 6 mai : l’obtention du consentement populaire biaisé à la future constitution de l’Etat fédéral européen dont l’écrasante majorité des Français ne veulent pourtant toujours pas ! Il est pourtant très improbable que le Non populaire du 29 mai 2005 et les grandes luttes qu’il a permises (révoltes pour les retraites, contre le CPE, contre la Loi travail…) s’avèrent rapidement solubles dans le brillant numéro d’illusionnisme auquel se livre Macron pour euro-réinitialiser la vie politique hexagonale…
    • La construction d’une « défense européenne » encadrée par l’OTAN », portant les dépenses militaires à 2% des PIB nationaux (comme l’ont exigé à la fois Trump et Clinton) et dessaisissant la France de sa maîtrise sur l’arme nucléaire. Ce qui, dans les conditions présentes et alors que l’armée française de métier, réduite dans ses moyens de défense nationale, empêtrée dans des missions de maintien de l’ordre et dispersée dans des opérations néocoloniales caractérisées, reviendrait à priver la France – et surtout une future France 100% insoumise à l’ordre dominant – de toute capacité à défendre ses choix contre les diktats de l’Axe Washington-Berlin-Bruxelles et de leurs collabos hexagonaux.

    Briser la Nation pour rendre irréversibles la casse sociale...

    De la sorte, l’ubérisation générale de la société par Macron, avec n’en doutons pas, le soutien direct ou indirect des LR et du PS peu ou prou débarrassé des « frondeurs », sera en quelque sorte « parée » et « calée » à l’international au sein d’une nouvelle Sainte-Alliance contre-révolutionnaire et « contre-réformatrice » ; car telle est cette «construction européenne » que bénissent dans son principe Pierre Laurent et aussi hélas, les dirigeants des confédérations syndicales affiliées à la Confédération Européenne des Syndicats. Le nouvel Etat fédéral supervisé, de près par Berlin, et de loin par Washington, veillera alors à ce que les énormes régressions sociales, sociétales, culturelles, institutionnelles, pédagogiques, linguistiques même, qui s’annoncent, soient frappées au sceau de l’irréversibilité, et par là même protégées contre une éventuelle «insoumission » française par la conjuration institutionnalisée, voire «constitutionnalisée », des oligarchies euro-atlantiques coalisées par un Super-Maastricht II. Car que pourrait à l’arrivée une France carrément insoumise au MEDEF et à l’UE si dans un avenir proche, toutes les décisions véritables se prenaient officiellement à Bruxelles (et officieusement à Berlin) ? Le peuple français serait ainsi placé sous tutelle pendant que l’approfondissement de la régionalisation (en fait, de la « länderisation » à l’allemande) du pays se poursuivrait « en marche forcée », mettant fin à la « République une, laïque et indivisible » issue de l’An II… et que les négociations sur les conditions de travail, les salaires, les horaires, se mèneraient en fait à l’échelle des entreprises poussées au moins-disant social par la logique de la « concurrence libre et non faussée » ?

    Bref, si l’on accepte une minute de se mettre dans la tête des oligarques qui méprisent notre vieux pays frondeur et qui se fantasme tous peu ou prou en « traders » anglo-saxons, Macron a reçu pour mission – et le fait qu’il y parvienne ou pas dépendra contradictoirement de sa détermination et de nos résistances ! – de devenir l’homme historique, au sens hégélien du mot, qui, tout en chantant la Marseillaise (les yeux ridiculement clos et la main sur le cœur, à l’américaine !), mettra le point final à l’histoire du trop remuant pays des « Jurées-Communes » et d’Etienne Marcel, de Jeanne d’Arc et des « Jacques », de Marat et de Louise Michel, de Jaurès, de Jacques Duclos et d’Ambroise Croizat. Voire de De Gaulle et de Jean Moulin, ces graines d’« Astérix » devenues totalement insupportables dans le cadre d’une Europe en marche vers le globalisme atlantique… Un projet antinational certes, et qui devrait dresser contre lui tout patriote digne de ce nom, mais aussi un macro-projet terriblement réactionnaire AUSSI à l’échelle mondiale : en effet, l’euro-dissolution finale de ce qui reste du pays de Robespierre dans le bloc militaro-atlantique, viendrait parachever, en ce 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917, les énormes attentats contre le progressisme universel qu’ont été successivement l’implosion contre-révolutionnaire de l’URSS, la mise au pas berlino-formatée du peuple grec et la tentative impérialiste en cours, dans toute l’Amérique latine, visant à déstabiliser les pouvoirs progressistes pour isoler Cuba. Mais n’est-ce pas Lénine qui, dès 1915, qualifiait l’, ce « stade suprême du capitalisme », de société « pourrissante, parasitaire, agonisante, réactionnaire sur toute la ligne » ?

    Politique de guerre euro-atlantique et « tenaille »poli- ti-que hexagonale

    Pour assombrir encore ce lugubre tableau, il faut en outre considérer deux données majeures :

    • Sur le plan international, la Trilatérale impérialiste qui domine le monde (USA, Japon, Europe allemande) est à la fois unie pour régler leurs comptes aux BRICS, notamment à la Russie et à la Chine (fût-ce par Corée du nord, Syrie ou Ukraine interposées), et divisée depuis que l’accord inter-impérialiste souterrain entre le dollar et la zone euro (dollar faible mondialisé contre euromark fort régionalisé (3)) a été rompu de facto parl’euro-austérité (1), laquelle a provoqué l’écroulement des débouchés commerciaux sud-européens de la grande industrie allemande : chacun a vu la manière humiliante dont Trump a récemment « accueilli » Mme Merkel, mais personne n’a souligné qu’en amont de cette rencontre et depuis plusieurs années, la Banque européenne de Francfort avait de facto fortement dévalué l’euromark en faisant massivement marcher la planche à billets, le but de la BCE étant de permettre au « made in Germany » d’envahir le marché américain que protégeait jusqu’alors l’euromark fort. Et les guerres impérialistes ont toujours été le moyen pour « réguler » le capitalisme en crise, soit par des conflits inter-impérialistes ouverts, soit par des croisades communes derrière l’impérialisme le plus fort et contre les « Etats voyous » désignés comme boucs émissaires.
    • Sur le plan national, le paysage politique est en pleine décomposition/recomposition. Le FN a certes effectué un bond en avant, notamment en milieu ouvrier, il s’est tristement étendu et banalisé (10 millions de voix au second tour ralliant un fort contingent des voix «versaillaises » de Fillon !), mais en même temps, le parti des Le Pen s’est démasqué en renonçant publiquement à toute idée de rupture avec l’UE et en repoussant aux calendes grecques ses pseudo-réformes « protectrices » (dont l’emblématique retraite à 60 ans) … J.-L. M. a certes obtenu un excellent score, qui constitue un socle progressiste non négligeable pour les luttes futures, mais à l’approche du second tour présidentiel, JLM a fortement tempéré sa critique de l’UE pour finir d e siphonner les voix de Benoît Hamon (n’eût-il pas mieux valu occuper le terrain ouvrier déserté par le FN suite à l’euro-recentrage revendiqué de Marine Le Pen ?) pendant que la direction du rabattait insidieusement sur Hamon, puis appelait sans retenue à voter Macron au second tour en présentant ce vote grossièrement patronal comme un « barrage antifasciste ». Si les vrais communistes continuent de refuser de, tout à la fois, agir pour reconstruire le indépendamment du -PGE en phase terminale, appeler au tous ensemble des travailleurs sans ménager outre mesure les chefs de file des confédérations euro-alignées, porter ensemble, fortement et loyalement, la stratégie innovante des « quatre sorties » et agir à tous niveaux, principalement à l’entrée des usines, pour qu’émerge une France Franchement Insoumise (FFI) à l’UE/OTAN du capital, alors Macron aura tout loisir pour recomposer à sa main le paysage politique et pour dynamiter les acquis sociaux en regroupant tous les euro-fédralistes issus du PS, du MODEM et des LR : et c’est ce qu’il a commencé à faire en regroupant dans son gouvernement tout ce que la France compte d’adversaires (« de droite et de gauche ») des acquis du CNR et de l’indépendance nationale. Pendant ce temps, se reconstitueraient, à droite de la « REM », un rassemblement pseudo-tricolore et même pas euro-critique (autour de Le Pen, de Dupont-Aignan et/ou de Wauquier ?), et à gauche de la REM, une nébuleuse rose vif satellisant les vestiges du , du PS « hamonien » et de la part la plus néo-mitterrandienne de la « FI ». Ce qui, en l’absence de clarté politique sur les questions stratégiques du progressiste et de la marche révolutionnaire au socialisme, aurait fort peu de chances de bousculer le duopole pseudo-alternatif qui s’est dessiné au second tour de la présidentielle en « opposant » en miroir le Parti Maastrichtien Unique, ce PMU des « élites » post-nationales, au pseudo-rassemblement « patriotique » des bleus-marine chargés de fixer les couches populaires, de les diviser sur des bases racistes et de refermer sur elles la nasse maastrichtienne badigeonnée de tricolore (ainsi font déjà les dirigeants « nationalistes », fascisants et parfaitement euro-compatibles de Varsovie, de Budapest, de Kiev, etc.). Ainsi le monde du travail, cœur du peuple français, serait-il politiquement, culturellement et syndicalement paralysé puisque contraint d’osciller, sur fond d’Etat policier et de guerres impérialistes récurrentes, entre un parti raciste même pas euro-critique… et un parti antinational même pas antifasciste !

    Pour la « superposition des cartes » à partir de la contradiction capital/travail

    O

    Or, cette recomposition, certes encore bien floue, du spectre politique français, ne permettrait évidemment pas d’opérer la seule tâche stratégique qui vaille pour de vrais communistes, pour des militants ouvriers de classe, et pour des patriotes antifascistes, en un mot pour tous ceux qui gardent au cœur la République sociale, fraternelle et souveraine œuvrant pour la paix et pour la coopération internationale : dans un texte précédent déjà publié par IC, nous désignions ce problème politique en employant l’expression «superposition des cartes ». Tout montre en effet que, contrairement à ce que l’on raconte ici et là, la carte de l’opposition euro-élitisme / patriotisme populaire n’a pas été effacée, mais fortement réactivée par le 1er tour de la présidentielle (les candidatures franchement européistes sont minoritaires) : bref, la scission socio-territoriale issue du 29 mai 2005 ne s’est pas cicatrisée, bien au contraire, et cela n’a rien d’étonnant quand on voit ce que la « construction » européenne a produit depuis 2005 en termes de destruction du lien social français. Par ailleurs, la carte du clivage droite/gauche n’est pas effacée, quoi qu’en disent les observateurs superficiels ; car d’une part, le vote JLM lui a rendu une nouvelle vigueur (même si le discours de JLM est hélas très fluctuant sur ce sujet faute d’une approche de classe de l’idée de peuple) ; pour le meilleur ou pour le pire, ce clivage reste un levier très important. C’est en effet sur sa base que, consciemment ou pas, des millions de gens qui se sentent « de gauche » ont naïvement voté Macron pour « faire barrage » à Fillon au 1er tour, puis pour « faire barrage » au FN au second tour. Qu’il s’agisse là d’une illusion ou d’une manip, c’est une chose sur laquelle il faudrait d’ailleurs discuter ; mais que ce clivage hérité de la Révolution française, des combats ouvriers et républicains des 19 et 20èmes siècles (Trois Glorieuses,insurrections de 1848, Commune de Paris, dreyfusisme, combats laïques, Congrès de Tours, Front populaire, ancrage progressiste du CNR – où le PCF de Jacques Duclos était central et dont le patronat et l’ultra-droite collabos s’étaient par avance exclus –, combats anticolonialistes, grève de Mai-Juin 68…) continue de structurer en profondeur l’électorat, c’est ce qu’on ne tardera pas à voir quand l’énorme plan d’euro-ajustement structurel de la France présenté par Macron déclenchera d’explosifs affrontements de classes bousculant la REM (faut-il dire la Rupture Euro-Médéfienne ?), ce conglomérat confusionniste construit pour brouiller les cartes et faire passer en douceur (pour commencer !) son blitzkrieg anti-CNR. Car hormis l’intelligent politiste Jérôme Sainte-Marie, lequel redessine le spectre de la lutte des classes derrière le prisme déformant des cartes électorales, c’est bien l’affrontement capital/travail, surdéterminé par la confrontation entre l’oligarchie et le front antimonopoliste, qui peine à se former autour du mouvement ouvrier. C’est en définitive en prenant appui sur cette contradiction centrale, (infrastructurelle pour parler comme la tradition marxiste), celle qui oppose le travail au capital et, plus sourdement, c’est en activant l’alliance des couches populaires et moyennes contre le capital maastrichtien, que les militants d’avant-garde parviendront à dissoudre l’opposition délétère d’un pseudo-patriotisme réactionnaire (le FN et ses satellites) et d’un pseudo-« internationalisme » euro-atlantique et ultra-militariste.

    C’est pourquoi les propositions stratégiques que le PRCF ne cesse d’avancer (avec une écoute croissante en classe ouvrière, soit dit en passant) ne sont ni des « lubies » ni des « préférences » subjectives. Si l’on veut à temps, – avant que la « France des travailleurs » chantée par Jean Ferrat n’ait sombré dans les eaux glaciales de l’Empire euro-atlantique, si l’on veut briser à la fois la « macro-recomposition » fédéraliste et la fausse alternative REM/FN, si l’on veut qu’une future insurrection populaire contre les Ordonnances Macron ne finisse pas comme s’est achevée la révolte contre la Loi Travail (où, sans parler de la CFDT jaune, les confédés en lutte se sont égosillées pendant six mois contre l’inexistante « Loi El Khomri » tout en épargnant l’euro-directive qui cadrait à la fois la Loi Travail (France), le Jobs Act (Italie) et la Loi Peters (Belgique)), si l’on ne veut pas en outre que le FN achève de tisser sa toile sur la France d’en bas menacée de déclassement massif, alors, il n’y a d’autre solution progressiste (qu’on essaie de prouver le contraire ! ) que de :

    • Fédérer les républicains patriotes et antifascistes autour de l’objectif du Frexit progressiste et d’un programme de nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, de constitution d’une nouvelle République conférant aux forces populaires des moyens d’intervention sans précédent, de mise hors d’état de nuire des fascistes, de reconstruction du progrès social, de coopération internationale avec tous les continents, sans exclure les bonnes relations avec l’ALBA, la Russie, la Chine, l’Afrique, et en jouant à fond la carte d’une Francophonie internationale résistant au tout-anglais et tournant le dos à la « Françafrique ». Cela impliquera de mener ensemble une lutte idéologique de masse pour prouver que, comme nous le disons au PRCF, « c’est si on reste dans l’UE qu’on « y restera ! », et c’est au contraire si l’on en sort qu’on « s’en sortira » ! ». Les forces euro-critiques qui portaient peu ou prou cette idée (fût-ce hypocritement pour certaines) durant la campagne électorale s’étant finalement dérobées au fur et à mesure que montait la pression des eurolâtres, ce combat pour la sortie de l’UE/OTAN/Euro devra désormais être porté par des forces franchement progressistes qui ne se laisseront pas hypnotiser par les péripéties électorales : en un mot, par des forces œuvrant pour une France Franchement Insoumise (FFI) à l’UE/OTAN. Des forces ne craignant pas, sinon de lutter toutes pour le socialisme, du moins d’agir pour que le peuple français ait de nouveau le droit de construire une société socialiste s’il en décide ainsi. Car, comme nous l’avons maintes fois démontré, à la différence du Brexit tourné vers l’Oncle Sam, le Frexit sera progressiste, orienté vers le socialisme, ou bien il ne sera pas. A cet objectif émancipateur, qui peut souder le combat pour le socialisme au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les militants ouvriers conséquents ne peuvent que souscrire ; mais des citoyens non communistes qui se définissent comme « jaurésiens », « gaullistes de progrès », écolos citoyens, croyants laïques, etc. devraient eux aussi s’y rallier pour peu qu’ils préfèrent la France et la démocratie aux intérêts de classe bourgeois qui parlent trop souvent plus fort que patriotisme et justice sociale. C’est dans cet esprit qu’il faudra bien construire un Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique, un « FRAPPE », et que pour cela, il faudra tendre loyalement la main aux militants de la France insoumise, sans oublier les communistes que heurte l’opportunisme extrême d’un Pierre Laurent. A tous ces insoumis de cœur et d’action d’affronter sans frilosité le débat de fond sur la phrase écrite sur les affiches de J.-L. M. : « l’Europe de Merkel, on la change ou on la quitte ! ». Pour leur part, les militants de la renaissance communiste sont en capacité de prouver que, la « construction » européenne étant génétiquement conçue pour briser les acquis sociaux, la souveraineté des peuples et leur diversité culturelle, on ne peut pas « changer l’UE de Merkel (5) » si bien qu’il faudra bien en sortir unilatéralement, comme il faudrait d’emblée sortir de l’OTAN pour échapper aux entreprises prédatrices de Washington : la souveraineté du peuple étant inaliénable, comme l’a montré Rousseau dans le Contrat social, il est contradictoire de prétendre en négocier le champ avec Berlin ; en outre, loin de nous isoler de l’UE, la sortie unilatérale de la France ferait d’un coup disparaître l’UE de Maastricht comme la Révolution de 1848 a détruit ce qui restait de la Sainte-Alliance de Metternich en ouvrant la voie à un nouveau « Printemps des peuples ». De tout cela débattons franchement : qu’avons-nous à y perdre que nos dernières illusions, et à y gagner que notre franche et commune émancipation ? Il faudra donc qu’émerge au plus tôt un appel fédérateur pour le Frexit progressiste invitant à une bataille d’idées tenue dans la durée et indépendamment des échéances électorales qui viennent périodiquement saper les efforts des adversaires progressistes de l’UE ;
    • Rassembler les syndicalistes de combat, tous ceux qui rejettent la paralysante Confédération européenne des syndicats, cette courroie de transmission de l’UE, ainsi que la CFDT jaunâtre, cette chambre d’enregistrement du MEDEF. Dans tout le pays du reste, les luttes se multiplient et les déclarations de nombreuses organisations syndicales prouvent la vigueur de l’enracinement de classe et de masse du monde du travail. Pour soutenir les luttes ouvrières et les organisations syndicales de combat, il faut s’attaquer aux cloisons artificielles élevées entre le «politique » et le « syndical » par ceux qui ne se privent pas, eux, de ménager l’UE, de courtiser le PS, rebattre vers Macron et d’ignorer les appels des insoumis à écarter DES LE PREMIER TOUR Fillon, Hamon et Le Pen (3). Car l’indépendance syndicale ne consiste pas à céder à l’anticommunisme et à l’européisme alors que Macron et la social-eurocratie s’évertuent à vassaliser les appareils confédéraux, c’est au contraire quand les militants politiques de la classe ouvrière – les communistes – et quand les militants syndicaux du monde du travail, cégétistes, militants Unité et Action de la FEN (l’ancêtre de la FSU et de l’UNSA), agissaient au coude à coude, sans confondre les modes de décision propres à chacun des deux champs d’action, que notre classe ouvrière a remporté ses plus belles victoires. Souvenons-nous que Marcel Paul, le déporté-Résistant qui nationalisa EDF et qui créa le statut des électriciens-gaziers, était à la fois ministre communiste et secrétaire de la fédération CGT de l’Energie alors que Croizat dirigeait la Fédération CGT des métallos. Les formes de cette coopération entre parti de classe et syndicat de combat doivent évidemment être réactualisées en permanence, mais seule la dynamique fédératrice du combat de classe anticapitaliste peut raviver la véritable indépendance syndicale, qui signifie à la fois indépendance rigoureuse par rapport au patronat, à l’Etat et à l’UE, et dépendance étroite des syndicats par rapport aux revendications sociales et aux luttes des travailleurs !
    • Regrouper les militants franchement communistes indépendamment de l’appareil euro-formaté et socialo-dépendant du PCF-PGE. Et d’abord il faut les unir pour l’intervention unitaire à l’entrée des entreprises, qui demeurent le lieu central de l’affrontement des classes. Pour cela, porter ensemble un programme centré à la fois sur le Frexit progressiste et sur la nécessité du socialisme pour la France.

    Pour porter cet ensemble cohérent de propositions, le PRCF, ses jeunes des JRCF, son mensuel I.C.et son site internet www.initiative-communiste.fr, sa revue théorique Etincelles, ses commissions nationales de lutte doivent se renforcer sensiblement. Un courant d’adhésion et de sympathie s’est dessiné à l’occasion de la campagne présidentielle où beaucoup ont apprécié le positionnement responsable du Pôle, à égale distance du sectarisme gauchiste et de l’opportunisme des Robert Hue passés et futurs qui achèvent de discréditer le PCF-PGE. Alors, rejoignez maintenant le combat du PRCF, car comme disait Marx, « l’histoire ne repasse pas les plats ».


    (1)       La fuite en avant euro-atlantique a été décidée par la bourgeoisie française en réponse à Mai 68 (sans doute la plus grande grève de l’histoire) où l’affrontement de classes entre le pouvoir des monopoles et la classe ouvrière rouge de France (le PCF était alors le 1er parti dans la classe ouvrière, le premier parti de France, le 1er parti de l’ « union de la gauche » qui venait de faire un bond de géant aux élections de 1967, et la CGT dominait également de très loin dans les collèges ouvriers et employés. Froidement, pour des raisons pas seulement économiques, la bourgeoisie a décidé de sacrifier De Gaulle et sa politique d’indépendance par rapport à l’Oncle Sam et au « Marché commun », de rapprochement avec l’URSS et avec la Chine, de soutien aux souverainistes québécois et de semi-soutien aux Palestiniens et aux peuples d’Indochine confrontés au successeur américain du colonialisme français. Elle a aussi fait une croix, par la même occasion, sur la grande industrie française, support matériel du vote rouge et de l’influence CGT. A l’Allemagne, où les communistes étaient interdits et où le SPD imposait sa pesante collaboration des classes, la grande industrie, particulièrement la machine-outil, mère de la production industrielle. Après une persécution en règle des militants CGT de l’usine, cet acharnement anti-ouvrier verra la fermeture finale de l’usine de Renault-Billancourt, cœur de la grève de 1968, qui était le principal centre producteur de machines-outils (et pas seulement de voitures, comme trop de gens le croient encore). De plus en plus, la bourgeoisie française allait promouvoir la « construction européenne » en position subalterne par rapport à l’Allemagne et aux USA, alors que De Gaulle n’acceptait le Marché commun qu’à la condition que la France y donne le la. Avec la chute des pays socialistes européens, la fin de l’URSS et la dissolution du Traité de Varsovie, un important saut qualitatif dans la marche vers l’euro-dissolution de la France fut l’adoption de justesse, par 51% des voix, du traité de Maastricht coparrainé par Mitterrand et Chirac. Le résultat net est la destruction systématique des bastions de la « France rouge », non seulement le charbon, l’acier (qu’étaient censés promouvoir la CECA de Monnet/Schuman !), le textile, la sidérurgie, mais aussi les «monopoles publics » constitués sous le Front populaire et à la Libération, sans oublier la petite paysannerie rouge (notamment les viticulteurs du Languedoc) ou les artisans-pêcheurs (notamment les marins rouges du Guilvinec, du Tréport, etc.) laminés par les « élargissements » européens successifs. De A à Z, la construction euro-atlantique a été une guerre de classe contre le socialisme existant, contre les partis communistes occidentaux (qui firent de leur destruction par l’ennemi une auto-destruction programmée quand ils optèrent pour l’eurocommunisme derrière les révisionnistes en chef Carrillo et Berlinguer), contre le monde du travail des pays européens, contre les peuples de l’Est rendus à leur état semi-colonial d’avant-guerre (pour ne prendre qu’un exemple, il n’y a plus aujourd’hui que… trente salles de cinéma dans toute la Roumanie «libérée » du socialisme !).

    (2)       Hamon, c’est-à-dire l’ « homme de gauche » que P. Laurent voulait marier de force à Mélenchon avant le 1er tour : pourtant, JLM voulait sortir de l’OTAN tandis que le candidat du PS réclamait encore plus de frappes américaines sur la Syrie !

    (3)      Dans un article récent d’Etincelles, j’ai montré que l’euro fort calé sur le mark avait bien moins à voir avec le « libre-échange » universel qu’avec un accord « crypto-protectionniste » permettant aux USA de maintenir leur emprise monétaire mondiale sur la base du dollar faible et inconvertible tout en permettant à l’industrie ouest-allemande (l’autre n’existe plus !) de dominer l’Europe de l’Est, la France et l’Europe du Sud en interdisant les dévaluations compétitives dans la zone euro. Or cet accord inter-impérialiste inavoué est devenu caduc de fait quand, l’euro-austérité made in Germany ayant asphyxié l’Europe du Sud et la France, la RFA s’est tournée vers le marché US pour écouler ses Mercédès. Et Donald Trump vint !

    (4)      C’est ce qui se fût produit si JLM avait atteint le second tour, résultat qui était à portée de main d’une campagne dynamique et plurielle menée sans mégoter par toutes les forces progressistes conscientes des rapports de forces.

    (5)      Il suffit pour s’en convaincre d’analyser la structure logique de la France écrite sur les affiches de JLM. Si l’on pouvait changer « l’Europe de Merkel », elle ne serait pas « l’Europe de Merkel »… Et si elle est bien « l’Europe de Merkel », elle est dictatoriale et l’on ne peut pas la changer du dedans. Il faut donc en sortir, CQFD, chers insoumis !

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  • L’appel de , secrétaire national du PRCF

    Bonjour

    nous allons parlé de la position du Pôle de concernant les élections législatives

    Je rappelle brièvement que lors des présidentielles le PRCF a apporté un soutien critique certes mais
    dynamique à la candidature de Jean-Luc Mélenchon et que nous nous félicitons de de ses 20%, de ces presque 20% qu’a obtenu Mélenchon.

    C’est une des rares bonnes nouvelles du premier tour alors cela étant maintenant nous sommes devant une situation compliquée puisque la France Insoumise d’une part pour le PCF de l’autre semblent effectivement se concurrencer dans la plupart des endroits.

    On peut constater que des concessions ont été faites par la France Insoumise que par ailleurs le pcf ou sa direction continue d’avoir des accords dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils manquent de clarté par rapport à la question notamment des alliances avec le ps ou avec les écologistes. Et que par ailleurs peut-être quelques fois aussi on peut regretter un manque de souplesse des dirigeants nationaux de la France Insoumise.

    Car nous au PRCF nous avions demandé que inconditionnellement les candidats de la France Insoumise se retirent devant l’ensemble
    des sortants du pcf.

    Donc pour l’instant nous semblons ne pas être entendus et la situation et ce qu’elle est.

    Alors qu’allons-nous faire nous militants du pôle de renaissance face à cette situation ?

    Et bien la première des choses c’est de constater que il nous faut mener une campagne et une lutte idéologique, une lutte
    d’idées pas simplement comme beaucoup le font une lutte de places pour sa part le PRCF ne mène aucune lutte de places pour sa part faut il le dire. Pour une lutte d’idée qui aurait pour objectif effectivement de montrer d’abord le vrai visage de monsieur Macron.

    Nous regrettons à ce sujet qu’un certain nombre de groupes se réclamant du communisme aient cru bon de de poser Macron en une sorte de barrage anti-fascistes et anti-racistes ce qu’il n’est pas et qu’il a dit lui même dans toutes ses interventions avant le second tour et même d’une façon très directe en réponse à JLM. Il a toujours précisé le président actuel de la République qu’il demandait un vote d’adhésion et cela figure en toutes lettres sur sa circulaire électorale
    il faut donc pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages comme disait je crois Yvan Audouard et faire croire aux gens qu’ils émettent un vote de barrage anti-fasciste au moment même où
    on leur demande d’appuyer d’un programme qui est un programme très grave d’uberisation du le travail d’une part et plus encore peut-être de saut fédéral européen, de défense européenne dans le cadre de l’OTAN, de gouvernement de la zone euro.

    On voit aujourd’hui que à peine élu monsieur Macron est parti chercher l’adoubement de la seule personne qui compte vraiment en europe qui est madame Merkel ; il avait déjà eu l’adoubement chaleureux  de monsieur Gattaz (MEDEF)

    Ce saut fédéral européen que signifiera-t-il sinon tout simplement  que la France va disparaître se dissoudre en quelque sorte dans un empire fédéral européen. Où elle n’aura plus voix au chapitre et où les protestations du peuple français seront noyées voire réprimées
    par le futur empire euro atlantique en construction c’est donc très très grave cela étant il faut également bien entendu ne pas baisser la garde à l’égard du front national nous avons été scandalisés de voir que certains pseudo progressistes ou pseudo communistes expliquer que Macron était le danger principal face à Le Pen. Ce qui signifie que certains d’entre eux voulaient carrément que
    au risque de se déshonorer appeler directement ou indirectement à voter pour le front national qui n’est même pas national qui n’est pas simplement le parti anti-républicain ça tout le monde le dit et à juste raison, avec des aspects totalement fascisants mais qui est également effectivement un parti européen.

    Madame le Pen n’a cessé de dire à l’approche du premier tour et plus encore du second tour quel était une européenne qu’elle aimait l’Europe que personne n’aimait plus l’Europe plus qu’elle et que pour finir effectivement comme tous les barons du front national l’avouent les uns après les autres et bien que la sortie de l’euro n’était qu’une posture la sortie de l’UE n était qu une posture.

    Nous au PRCF, nous avons toujours dit
    que dans les conditions françaises le c’est-à-dire la sortie de l’UE de l’Euro et de l’OTAN ne pouvaient être que progressiste ; nous ne sommes pas à l’Angleterre.

    En France la sortie ne peut se faire que par la gauche que par la voix progressiste celle des nationalisations démocratiques celles de la démocratisation de toutes les instances de la vie nationale
    dans l’orientation, dans la perspective de construire le socialisme dans notre pays

    Voilà ça c’est le fond en gros de notre intervention, une intervention idéologique et pour cela nous allons continuer à faire ce que nous avions fait lors du premier tour c’est-à-dire que nous allons aller aussi largement que possible avec un tract national du PRCF vers les entreprises et services publics et tout d’abord vers les usines vers la classe ouvrière en l’appelant effectivement à préparer la contre-attaque face à ce qui se prépare c’est-à-dire la casse du  droit du travail pendant l’été.

    Ca c’est la chose la plus importante les retrouvailles des communistes et de la classe ouvrière dans le plus d’endroits possibles si possible avec d’autres groupes communistes s’ils veulent venir avec nous et sinon le PRCF de toute façon pratiquant l’action et l’unité d’action quand elle est possible effectivement fera son travail assumera ses responsabilités.

    De ce point de vue nous sommes persuadés que c’est la bonne voie pour aller dans le sens de la reconstruction d’un vrai .

    S’agissant maintenant le de la question de savoir entre qui choisir si l’on peut dire dans les endroits où il n’y aura des insoumis et du pcf enfin, des candidats se réclamant du pcf.

    Et bien la question qui se pose ici l’est sur la base de critères nationaux elle est posée à nos  sections à nos groupes
    départementaux ou locaux. Les critères nationaux c’est d’abord effectivement que les candidats en question acceptent de discuter avec le prcf ou bien ce qu’on contraire ils s’estiment suffisamment grands pour ne pas discuter avec des groupes  différents d’eux ça c’est une question tout à fait importante car cela mesure l’esprit démocratique des gens que nous avons en tant qu’interlocuteurs.

    Et une deuxième question bien plus importante encore car elle n’est plus de forme mais de contenu c’est la question du débat sur le FREXIT progressiste

    Jean-luc Mélenchon avait au cœur de son programme une phrase qui disait

    L’Union Européenne on la change ou on la quitte

    Et bien c’est cette phrase que nous demandons de mettre au cœur de la campagne des législatives.

    Car il n’y aura pas de véritable changement dans ce pays tant que par la gauche on ne sortira pas de ce carcan de ce mouroir plus exactement qu’est l’union européenne et qu’on ne brisera pas à le tête à tête étouffant, le tête-à-tête mortel entre d’un côté des nationalistes qui sont en fait de faux patriotes. J’ai nommé le les gens du front national, qui ne veulent même pas sortir de l’union européenne qui veulent seulement remettre la « France en ordre » autrement dit disons les choses appelons les par leurs noms :
    Matraquer le mouvement ouvrier et d’un autre coté et bien des gens qui derrière le grand patronat veulent tout simplement dissoudre la France dans l’empire européen et euro atlantique du grand capital avec à l’arrière-plan l’OTAN les états unis les guerres impérialistes qui se préparent un peu partout de la Syrie à la péninsule coréenne en passant par l’Ukraine

    La question fondamentale c’est pour nous celle là. Est ce que l’on accepte ou non de débattre de cette question ?

    Pour nous les choses sont claires.

    Et la réponse que nous apportons à cette question faut-il sortir de l’union européenne est on ne peut plus claire ou il faut en sortir le plus vite possible car ce n’est pas en restant dans l’union européenne qu’on s’en sortira c’est au contraire si l’on n’en sort pas que l’on y restera !

    c’est cela qu’il faut bien comprendre que notre industrie sera fermée jusqu’à la dernière usines que les services publics seront privatisés jusqu’au dernier que les acquis sociaux de 45 seront détruits les uns après les autres et que notre peuple plongera dans une sorte de tier mondisation pendant que les élites entre guillemets et l’aristocratie financière s’en sortira-t-elle de mieux en mieux aura sa place au soleil au détriment du peuple français

    Le choix est donc ici clair et c’est pour cela que nous fondamentalement ce que nous proposons et bien c’est d’engager la lutte pour reconstruire d’abord dans l’action dans l’unité d’action des communistes à l’entrée des entreprises à l’entrée notamment des usines sur un programme de FREXIT progressiste dans la direction l’orientation du socialisme et avec les nationalisations démocratiques en ligne de mire, la coopération entre tous les peuples

    Et donc sur cette base alors que nous sommes en 2017 le 100e anniversaire de la grande révolution prolétarienne d’octobre engager un véritable combat pour reconstruire ce qui manque le plus dans ce pays avec donc cette direction du parti communiste dirigé par Pierre Laurent rend donc avec cette direction de plus en plus

    désorientés et si j’ose dire désorientante ; qui au premier tour avait pour véritable slogan vous votez mélenchon nous non plus. En faisant la courte échelle en fait à benoit Hamon. Et quand Mélenchon a fait un bon score, a tenté au fond de le récupérer tout en on peut se prononçant dès le soir du premier tour avant toute consultation des militants pour Emmanuel Macron alors bon dans des conditions pareilles effectivement

    On voit bien ce qui manque dans ce pays c’est un parti d’avant garde un parti marxiste-léniniste un parti appuyé sur la classe ouvrière et le monde du travail un parti en un mot véritablement , un parti franchement communiste

    C’est à quoi travail le PRCF et j’appelle les militants communistes et les jeunes communistes qui entendent ce message à faire comme le fond de nombreuses personnes actuellement c’est-à-dire à rejoindre le combat du PRCF le Pôle de renaissance Communiste en France

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Gouvernement de Macron : la droite dure recyclant le parti LRPS et les ministres de Valls.(IC.fr

    Le de Macron donne raison à la formule de Mélenchon durant la campagne présidentielle. Avec Macron, les travailleurs vont cracher du sang. Pour remplir les coffres des riches. Loin de faire du neuf et de renouveler le personnel , le gouvernement Macron confirme au contraire que Macron c’est l’exacte continuité de la Sarkhollande, la voulue par le MEDEF, imposée par la Commission Européenne sous la menace de l’Euro.

    Ce gouvernement clairement dessiné pour plaire au MEDEF et à la dure devrait sans aucun doute à la veille des législatives faire réfléchir les travailleurs en France. Car ce gouvernement annonce clairement la couleur politique, brun bleue : euro austérité, répression policières (à l’image du nouveau secrétaire de l’Elysée, surnommé Monsieur Flashball pour sa responsabilité dans la violente répressions policières des manifs contre la Loi Travail), politique internationale guerrière et destruction du modèle social français résultat de plus d’un siècle de luttes sociales et démocratiques des travailleurs.

    LRPS : c’est cela  En Marche, la machine à recycler les deux ailes du parti Maastrichien Unique LRPS et de ses ramifications (UDI, MODEM, ELLV, PRG…)

    L’ancien ministre de Valls, Emmanuel Macron, réussit le tour de passe passe de reconduire plusieurs ministres du gouvernement Valls. Jean Yves le Drian () ministre de la défense est déplacé aux affaires étrangères. Annick Girardin (PRG) est transférée du ministère de la liquidation de la fonction publique au ministère de l’outre mer. Mais ce n’est pas la seul ministère issue de la majorité de François Hollande à faire partie du gouvernement. Jugez plutôt. le très à droite et ultra libéral Gérard Collomb (PS) est nommé à l’intérieur. Le député PS du Finistère Richard Ferrand obtient un maroquin à travers le nébuleux ministère de la cohésion des territoires ainsi que le député PS et dernière tête de liste PS aux régionales en PACA, C Castaner (PS) nommé secrétaire d’état en charge des relation avec le parlement Et ce n’est pas tout, c’est également un élu cumulard de la majorité PS, Jacques Mézard (maire d’Aurillac et conseiller général du Cantal PRG) qui occupe désormais également le fauteuil de ministre de l’agriculture.

    Auxquels il faut ajouter également plusieurs personnalités du PS et proche de François Hollande : Agnès Buzyn en provenance de la Haute Autorité de la Santé où elle avait été nommée par François Hollande, Muriel Penicaud, ex membre du cabinet de Aubry au ministère du travail avant d’être nommée par le PS à la tête d’Ubifrance de la AFI. Aux transports, c’est la patronne de la RATP nommée par Hollande qui est nommée ministre, Elisabeth Borne. A l’économie numérique, Mounir Mahjoubi est également une personnalité de la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Marlène Schiappa nommée à l’égalité des femmes est elle une élue municipale PS au Mans. 11 ministres sur 23 proviennent donc directement du PS ou de ses ramifications et en particulier des proches de Hollande et Valls. Dont 6 sont des vieilles figures du PS.

    Qui s’en étonnera lorsque l’on sait que Macron  a investi par dizaines des députés PS, tandis que des dizaines d’autres n’auront pas de candidats En Marche face à eux, et que d’autres par centaines se préparent à rejoindre Macron s’ils étaient élus.

    Un gouvernement ultra européiste pour dissoudre la France

    Mais le recyclage ne s’arrête pas là. En effet, le tripatouillage électorale entre Macron et Bayrou, aboutie évidemment au re-casage de l’opportuniste béarnais qui réussi à obtenir de belles places pour lui et plusieurs de ses proches. Des vieilles personnalités de la vie politique, bien connues des français. Le Modem occupe donc la Justice (Bayrou), les armées (Sylvie Goulard), affaires européenne (Marielle de Sarnez). 3 ministres sur 22 sont de vieilles figures du MODEM, professionnels de la politique.

    Un gouvernement contrôlé par l’ultra droite

    Mais les postes de choix, stratégiques, sont eux trustés par les sarkozystes et ultra libéraux issus du LR/UMP. Tel le premier ministre Edouard Philippe, élu cumulard LR (député maire) du Havre). L’ultra libéral et candidat à la primaire LR battu par Fillon Bruno Le Maire occupe le poste majeur de ministre de l’économie. Ce qui en dit long sur l’orientation euro austéritaire choisie par Macron. Avec à ses cotés aux comptes publics et à la fonction publique, le sarkozyste Gérald Darmanin , également élu cumulard LR. Rappelons que Darmanin est également un des députés LR s’étant affiché au coté de la Manif pour tous. Ce qui n’est pas pour dépareiller avec le réactionnaire Edouard Philippe. Et à l’Education Nationale, c’est le monsieur éducation de Sarkozy Jean Michel Blanquer qui est choisi. Rappelons que c’est sous l’égide de ce sinistre personnage alors n°2 du ministère que Darcos le ministre de Sarkozy avait saccagé écoles primaires, collèges et lycées procédant à un vaste plan social supprimant par dizaines de milliers les postes d’enseignants. 4 ministres majeurs sont ainsi des vieilles personnalités LR, élus cumulards.

    Ce qui signifie que sur 23 ministres et secrétaires d’états, 18 sont des vieilles figures habituelles des deux partis LR et PS ou assimilés. 80% du gouvernement Macron est donc constitués de LR ou de PS. On est très très loin de la propagande mensongère du « renouvellement politique » promis par les médias de Macron.
    En réalité, seul 5 ministres apparaissent non encartés. Il s’agit de l’ex présentateur télé de TF1, Nicolas Hulot à la tête d’un nébuleux ministère de la transition écologique, de la sportive Laura Flessel aux sports, de la patronne héritière des éditions Actes Sud Françoise Nyssen, de Sophie Cluzel secrétaire d’état en charge des personnes handicapées, et Frédérique Vidal Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.

    Et si on raisonne en termes budgétaires, on s’aperçoit que les LR contrôlent 36% du budget, devant le PS 31% et le MODEM 22%. Les non encartés étant réduit à faire de la figuration. Y compris ce pauvre Nicolas Hulot qui hérite d’un ministère, stratégique sur le papier, mais sans budget et saccagé par plus de 10 ans de liquidation euro austérité par les Borloo / Royal. Un coup de com pour les législatives assurément.

    Un gouvernement à droite toute pour lancer l’attaque contre le peuple français

    le gouvernement de Macron c’est un gouvernement :

    • de la guerre et de la destruction de la France. Avec le transfert du ministre des guerres impérialistes (Sahel, Syrie, Ukraine…) aux affaires étrangères, dans un signal très clair des intentions belliqueuses du président Macron. Mais également avec la nomination d’une fédéraliste européenne à un ministère non pas de la défense mais « des armées ». Une façon de revendiquer explicitement que le rôle des soldats français et de nos armées n’est pas la défense du territoire mais de disposer d’une force armée à disposition de l’OTAN et des multinationales. Avec le but de mettre nos soldats sous le commandement totale de l’UE et de l’OTAN non pas pour défendre la Nation mais pour amplifier les guerres impérialistes dans le Monde, tout en signant la destruction de l’indépendance nationale. L’objectif de Goulard sera de mettre en oeuvre le serpent de mer de la défense européenne, façon d’offrir sur le dos des français une armée en Europe à l’Allemagne et aux USA…  Par ailleurs, c’est également une fédéraliste européenne partisane de la finalisation de la destruction d’une France indépendante au profit du renforcement de la dictature supranationale de l’Union Européenne du Capital qui aura les commandes aux affaires européenne. De quoi imposer par la force aux français les désastreux traités de libre échanges transatlantique CETA et TAFTA/TTIP
      Assurément ces nominations sont un signal très fort envoyée contre la paix et contre la démocratie.
    • de casse du code du travail. avec une DRH issue des mutinationales pour détruire les droits des travailleurs. Rappelons que loin du portrait positif dressé par le secrétaire général de FO – Jean Claude Mailly dont on dit qu’il est encarté au PS – Pénicaud, c’est notamment l’administratice de France Telecom en charge de la responsabilité sociale de 2011 à 2014. Chacun se souvient de la vague de suicides dans l’ex entreprise publique à cette période. C’est elle qui est chargée de finir le contrat passé par le MEDEF et la Commission Européenne sur le code du travail avec les loi macron et Loi Travail. En utilisant non pas les encore trop démocratiques 49.3 mais carrément les ordonnances. Avec lettre de cachets pour les syndicalistes et manifestants qui oseraient défendre salaires, durée légale du travail et égalité des travailleurs ?
    • de casse de l’Education Nationale avec le retour d’un des plus grand destructeurs de l’école de la république et de l’enseignement secondaire rue de grenelle.
    • d’Euro austérité : avec les ultra libéraux Lemaire et Darmanin nommés à Bercy tandis que déjà la Commission Européenne appelle à durcir l’euro austérité pour satisfaire aux critères des 3%. Pour verser les dizaines de milliards d’euros supplémentaires aux riches capitalistes promis par Macron, les travailleurs français les retraités vont devoir cracher du sang. Augmentation de la CSG, casse des services publics et suppressions massives d’emplois dans les fonctions publiques.

    Un gouvernement taillé sur mesure pour appliquer les GOPE, c’est à dire les ordres détaillés adressés par courrier – en anglais s’il vous plait – par la Kommission Européenne à ses fondés de pouvoir de l’Elysée et de Matignon. D’ailleurs, Macron ne vient il pas d’aller prendre ses ordres auprès d’Angela Merkel ?

    Une déclaration de guerre contre le peuple, la paix, la souveraineté nationale

    Ce gouvernement démontre s’il le fallait encore la justesse et la responsabilité de la prise de position sans équivoque et courageuse des communistes avec le PRCF pour mobiliser et défendre la classe des travailleurs à l’occasion du premier puis du second tour de la présidentielle. On observera que loin de faire barrage au FN et à ses idées, Macron n’hésite pas à recruter dans son gouvernement des figures de l’ultra droite tel que Lemaire et Darmanin et jusqu’à son premier ministre Edouard Philippe. Les citoyens de gauches qui seraient tentés par le bulletin Macron ou En Marche pour faire barrage au FN et au LR se retrouve avec un gouvernement dirigé par les LR et dont la politique est un terrifiant accelérateur de la fascisation en cours.

    Face à un gouvernement dont la constitution même est une déclaration de guerre contre le peuple, la paix, la souveraineté nationale, l’heure est à la résistance populaire. Avec la remobilisation urgence du mouvement social, et ce alors que les plans de licenciement en vertu des euro délocalisations et du dumping social (GM&S, chantier de l’Atlantique, Vivarte …) se multiplient dans tous le pays venant gonfler les cohortes de travailleurs frappés par le chômage, la précarité et la misère. Et également avec la remobilisation aux législatives pour empêcher ce gouvernement de contre les travailleurs d’avoir une majorité à l’Assemblée. L’heure est à l’action, à la mobilisation et à la résistance.
    Les résultats du premier tour de la présidentielle, avec les 7 millions de voix qui se sont portées sur le bulletin Mélenchon démontre qu’il est possible de se rassembler tous ensemble pour organiser la résistance de la classe des travailleurs.

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    source: initiative-communiste.fr/

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  • Avant même le 1er tour, Marine s’était répandue en déclarations d’amour pour « l’ ». Entre les deux tours, tout occupée à son compromis avec Dupont-Aignan, elle a accentué son recyclage -compatible au point de totalement brouiller son message et d’ouvrir un boulevard à l’euro-fédéraliste Macron lors du débat de second tour où le second avait sur la première l’avantage flagrant de la cohérence politique. Voici maintenant que le député FN somme publiquement « Marine » de clore définitivement le chapitre de la « sortie de l’euro ».

    Ultra libéral : le FN tombe le masque de l’euroscepticisme – Le #Frexit sera progressiste ou ne sera pas – Par Georges Gastaud, Secrétaire national du PRCF

     Les ténors du FN désormais officiellement contre la sortie de l’Euro

    Ce faisant le FN valide comme à la parade les analyses du PRCF et de la rédaction d’Initiative communiste. Depuis des années nous expliquions que le FN est parfaitement soluble dans l’UE supranationale. Non seulement parce que la dictature euro-atlantique pilotée par Berlin se fascise à vue d’œil (montée des persécutions anticommunistes à l’est, prolifération des groupes xénophobes et fascisants des Pays baltes à la Hongrie, sans parler de l’Allemagne, de la Hollande et de la France…), mais parce que la nature de classe du FN, l’ancrage de sa direction dans la « France d’en haut », lui interdisent de rompre avec cette « construction » européenne que portent le MEDEF, la totalité des PDG du CAC-40 et toute cette oligarchie qui vomit l’ « exception française » issue de Robespierre et d’Ambroise Croizat que les Fillon, Macron, Hollande… et Le Pen veulent briser en prenant appui sur l’Empire euro-atlantique parrainé par Berlin. A vrai dire, la Le Pen a seulement mis le point sur les « i » du mot soumission puisqu’elle n’avait jamais promis de quitter l’euro que si les autres pays de l’UE, RFA en tête, étaient d’accord pour cela (c’est ce que le FN appelait la « sortie concertée de la zone euro » ), bref, que le jour où les tigres auraient brouté l’herbe.

    En réalité, les retrouvailles du FN et de la droite dure sont inscrites dans les gènes versaillaises, voire néo-vichystes, des partis réactionnaires qui tôt ou tard s’entendront pour « mettre la France en ordre » aux dépense du mouvement ouvrier si Macron ne parvient pas à imposer son plan d’ajustement structurel maastrichtien.

    Et comme toujours l’abandon de l’indépendance nationale s’accompagne de l’abandon des références, fussent-elles démagogiques, au progrès social puisque dans ses ultimes prises de position, la Le Pen « reportait » le retour à la retraite à 60 ans à… la fin de son futur quinquennat, subordonnant le rétablissement des acquis sociaux à un éventuel retour au plein emploi…

      Le Frexit sera populaire ou ne sera pas

    Comme nous l’avons expliqué et démontré sans relâche, la France n’est pas l’Angleterre où, pour des raisons géopolitiques évidentes (le « vent du large » a toujours soufflé plus fort à Londres que les brises de la Manche), le « Brexit » pouvait s’effectuer sur des bases réactionnaires. Chez nous seule la classe ouvrière et le monde du travail peuvent mener le Frexit à son terme en l’associant à un programme de nationalisations démocratiques et de rupture avec le grand capital.

    Une fois de plus est réfutée la double illusion – celle que partagent les faux ennemis du gauchisme et du souverainisme de droite ! – qui consiste à opposer le Frexit au socialisme, le drapeau rouge au drapeau tricolore, l’Internationale à la Marseillaise. Qui peut le plus peut le moins et comment un peuple français impuissant à s’affranchir de la prison européenne pourrait-il a fortiori s’émanciper du capitalisme ? La position des euro-trotskistes, et à leur suite, des euro-« communistes » du PGE et de quelques « ML » inconsciemment trotskisants est donc proprement ridicule. A l’inverse, – et le score très modeste de l’UPR aux récentes élections le montre – on ne peut sérieusement porter le Frexit si on tourne le dos au mouvement ouvrier organisé. Rappelons que lors du référendum sur la constitution européenne, les classes privilégiées ont massivement voté oui alors que les ouvriers ont voté non à 79% ! CQFD.

    Conclusion pratique :

    le PRCF a raison – même si cela en insupporte certains (mais les faits sont têtus !) de proposer aux communistes (lesquels ne pourront décidément pas émanciper la France de l’UE s’ils ne s’affranchissent pas totalement de la tutelle du PCF-PGE euro-dépendant) d’aller ensemble aux usines avec un programme révolutionnaire de Frexit progressiste et de marche au socialisme. Et c’est aussi comme cela que pourra se construire un Front large contre l’oligarchie, une véritable France Franchement Insoumise à Le Pen et à Macron, à l’UE/Otan et à la dictature mortifère du grand capital.

    En attendant, camarades du PRCF, continuons à faire notre travail d’avant-garde en collant nos affiches (« pour une France Franchement Insoumise, FREXIT progressiste » et « Brisons les chaînes de l’Union européenne ») et en allant aux usines avec notre stratégie originale et potentiellement rassembleuse de rupture avec l’euro, l’UE, l’OTAN… et le capitalisme.

    ecrétaire national du PRCF

    source:  initiative-communiste.fr

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  • Communiqué du PRCF – 02/05/2017

    Pour stopper la fascisation, reconstruire un vrai parti communiste – communiqué du PRCF (IC.fr

     

    Le PRCF condamne avec la plus grande fermeté l’acte de vandalisme ayant frappé la permanence de Besançon du PCF dans la nuit de vendredi à samedi et affirme sa solidarité avec les camarades probablement très heurtés et blessés de se retrouver confrontés à cet acte indigne.

    Pour autant, le PRCF s’indigne énergiquement devant les agissements de la direction du -PGE, dont l’orientation euro-mutante porte une immense responsabilité dans le désarroi frappant toutes et tous les militants sincèrement communistes sommés par l’oligarchie capitaliste et médiacratique de voter en faveur du banquier euro-atlantiste qui promet de détruire le code du travail par ordonnances dès l’été, de massacrer les salaires et les retraites et de soumettre davantage la France à l’axe Berlin-Bruxelles-Washington qui prépare la guerre avec la Russie. Il eut été tellement plus efficace de s’engager massivement et pleinement, comme l’ont fait les militants du PRCF ainsi que nombre de camarades du conformément à la décision adoptée par ce dernier le 26 novembre 2016, en faveur d’un soutien dynamique en faveur de Jean-Luc Mélenchon dont le score extrêmement encourageant laisse d’amers regrets : en effet, ce dernier était en mesure d’atteindre le second tour et d’éviter le scénario cauchemardesque de l’extrême droite fasciste et de l’extrême centre euro-atlantiste promouvant le capitalisme ultralibéral sauvage et cupide. Il eut été tellement plus efficace d’apporter un soutien critique, comme l’a décidé le PRCF le 13 novembre 2016, à la France insoumise plutôt que d’entretenir la dangereuse illusion d’une « candidature unique » avec les eurobéats atlantistes du Parti « socialiste » voué à une disparition prochaine, et ainsi de mobiliser les forces en faveur de la campagne électorale plutôt que de gaspiller son temps dans des combines indignes d’un Parti ayant abandonné le marxisme-léninisme et les règles de base du centralisme démocratique.

    Comment ne pas comprendre la colère des militants sincèrement communistes, qu’ils soient au PCF et/ou au PRCF, face à l’apathie et à la social-trahison de la direction euro-mutante, symbolisé par le ralliement de Patrick Braouezec dès avant le 1er tour au candidat d’En Marche ? Comme si la politique euro-atlantiste et ultralibérale du quinquennat Hollande auquel a allègrement participé Emmanuel n’était pas responsable de la montée de l’extrême droite fasciste, comme c’est le cas depuis le début des années 1980 ! Comme si le candidat du capitalisme ultralibéral le plus sauvage, de l’eurodictature bruxelloise et de l’OTAN était le plus apte à résister au Front « national » raciste et fasciste et déjà prêt à capituler face à Bruxelles pour atteindre le pouvoir tout en réprimant massivement le mouvement social !

    Ce que veulent les communistes, ce n’est ni le « marxisme-léninismith » ni « d’abord les banquiers » dénoncés à Besançon, mais un VRAI marxiste-léniniste, alliant le drapeau tricolore et le drapeau rouge, la Marseillaise et l’Internationale, la nation républicaine et la classe ouvrière pour réclamer les quatre sorties, celles de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et, in fine, du capitalisme. Alors enfin le retrouvera la confiance de ses militants et des millions d’ouvriers, employés et salariés trompés par le discours mensonger du F-Haine et broyés par le manager d’En Marche Arrière pour les conquêtes sociales.

    Le PRCF appelle les militants franchement communistes à ne pas apporter une seule voix pour le Front national raciste, fondé par d’ancien membres de Vichy, de la Waffen-SS et de l’OAS ; mais il refuse d’apporter le moindre soutien à l’euro-mondialisme capitalisme porté par le candidat de l’oligarchie au pouvoir.

    Le PRCF appelle donc à pratiquer l’abstention citoyenne, voter blanc, glisser un bulletin rouge dans l’urne ou réutiliser un bulletin Jean-Luc Mélenchon au second tour, et surtout à amplifier le vote d’espoir porté par le candidat de la France insoumise en se mobilisant dans les luttes à venir et en RECONSTRUISANT UN VRAI PARTI  !

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Comment Macron dévoie la générosité des antifascistes pour légitimer la guerre-éclair contre les acquis sociaux.

    « Un individu constamment placé en situation de double contrainte (double bind) met en danger sa santé mentale ». Donald Laing, psychanalyste anglais.

    Macron a sèchement refusé la demande de Mélenchon de retirer au moins de son paquet néo-thatchérien la future contre-réforme sur le Code du travail, c’est-à-dire la Loi Travail puissance quatre.

    Macron a justifié son refus en prétendant que « les Français » (en réalité, seulement 24% des exprimés et 16% des inscrits ont voté Macron, mais sans doute les autres ne sont-ils pas français…) ont validé ces réformes au premier tour et qu’il les ferait passer toutes coûte que coûte (et pour cause, c’est pour cela que la finance internationale a massivement INVESTI sur la campagne Macron !). Macron a certes ajouté qu’il rencontrerait l’ensemble des syndicats (c’est un minimum !) mais bien évidemment, le but ne sera pas de négocier : tout est bouclé !, mais de donner une apparence « concertée » aux ordonnances programmées pour cet été : merci d’avance à la CFDT ! Bref, le grand « démocrate antifasciste » s’apprête donc à piétiner à nouveau la CGT, FO, SUD, la FSU et l’UNEF, qui ont contesté la Loi Travail et à leur imposer un super-49.3 pour les remercier d’un éventuel vote de « barrage antifasciste » le portant PAR DEFAUT à l’Elysée. Qui est malhonnête, ceux qui refusent ce chantage éhonté doublé d’un viol des consciences, ou bien le maître-chanteur qui PREND EN OTAGE l’antifascisme pour faire passer le NEOLIBERALISME au prix de ce que les psychanalystes appellent une « double contrainte » ?

    Qu’il soit clair que nous ne polémiquerons pas à l’infini avec les « antifascistes » qui, tous les cinq ou dix ans, traitent de crypto-nazis les gens de gauche qui refusent de valider les contre-réformes qui broient nos vies sous prétexte de « barrer la route au fascisme ». Que ces « antifascistes » de circonstance, dont la plupart n’a jamais affronté physiquement les nervis de l’extrême droite, ni tenté d’empêcher l’expulsion policière d’un travailleur étranger à 6 h du matin, fassent ce qu’ils ont prévu de faire : nous respectons leur choix comme ils se doivent, eux les « tolérants » professionnels, respecter ceux qui ne font pas le même choix qu’eux. Mais que du moins les bons apôtres n’essaient pas de nous faire accroire que leur candidat, Macron lui-même, est en train de construire un vote de barrage antifasciste au moment même où son seul souci, quitte à faire monter Le Pen, est d’obtenir clairement un vote d’adhésion, en clair un MANDAT populaire le plus fort possible lui permettant de légitimer sa guerre-éclair de l’été 17 contre les retraites, le code du travail, les statuts, les indemnités chômage des SALARIES (qui paieront pour les patrons) et les conventions collectives, bref, contre les ultimes acquis du CNR. Il suffit d’examiner les faits pour se convaincre que MAcron lui-même ne veut pas d’un vote de barrage, ou plutôt qu’il veut dissimuler en vote de « barrage » pour faire valider perversement sa politique antipopulaire :

    • Au soir du 1er tour, dans son spectacle à l’américaine sur fond de « Bri-gitt’/Bri-gitt’ !», de Marseillaise chantée les yeux clos et la main sur le cœur (à l’américaine, là encore) et de drapeaux européens, Macron a claironné qu’il ne demandait pas un « vote contre » mais bel et bien un vote d’adhésion sur son projet. Chacun peut encore le vérifier, ce meeting est entièrement sur l’internet…
    • La réponse faite par Macron à Mélenchon est on ne peut plus claire : aucun compromis, aucune main tendue aux communistes, aux insoumis, aux syndicalistes antifascistes qui doivent unilatéralement faire tout le chemin (de croix !) sen validant à 100% un programme néolibéral qui, dès le 9 mai, pleuvra dru sur la tête des travailleurs. Et là, combien d’ « antifascistes macroniens » (c’est presque un oxymore !) viendront-ils dans les manifs – si elles sont autorisées, car le clone de Macron, M. Valls, a tenté de les interdire, pour « faire barrage » à l’ubérisation générale de la société ? Combien d’ « antifascistes macroniens » viendront-ils défiler entre matraques et lacrymos ? Bref, la gauche populaire est sommée de se sacrifier sans l’once d’une concession et avec la promesse, en guise de remerciement, d’en prendre plein la tête dès le 9 mai, la bien nommée « journée de l’Europe » !
    • Enfin, il y a l’expérience : en 2002, la gauche populaire a apporté son soutien massif à Chirac contre Le Pen. Dès le printemps 2003, la droite étant la droite et se fichant de l’antifascisme comme de sa première chemise de DRH, Raffarin lançait coup sur coup la contre-réforme maastrichtienne des retraites – qui a institué les « décotes » en plongeant des millions de pensionnés dans la pauvreté – ainsi que la première étape de la dénationalisation de l’école publique (régionalisation des TOS). Et malgré d’énormes manifs et un mois de grève scolaire, l’ « antifasciste » Chirac agissant sur mandat impératif de l’UE n’a pas reculé d’un pouce, signifiant à des millions de Français qu’ils comptaient pour pain et beurre dans leur
    • Et nous ne sommes plus en 2002 : entretemps, la fascisation – dont le FN est l’aile marchante, mais qu’il ne résume nullement – a fait un bond de géant: 13 lois liberticides en 12 ans, état d’urgence à perpéte, milliers de syndicalistes traînés en justice ou licenciés, y compris dans des entreprises dirigées par le gouvernement « de gauche » (sic) ; sans parler des manifestations illégales et menaçantes, NON SANCTIONNEES ELLES, de flics en service, en armes et en tenue devant les Palais de justice… Que sera-ce demain avec un gouvernement macronien « de gauche et de droite » qui annonce déjà, par la voix de Macron lui-même, la « tolérance zéro » pour les manifestants, et qui encense les forces de répression sans une seule interrogation sur leurs bien étranges agissement (il y aura donc de l’argent public pour embaucher 10 000 CRS en plus, faire des prisons, etc., mais c’est parce qu’ « il en manque » que MAcron veut supprimer 150 000 fonctionnaires ?!) ?

     

    L’auteur de ces lignes est fils de Résistant et il a toujours combattu le racisme ; il ne demanderait pas mieux que de POUVOIR exprimer au second tour un vote loyal de barrage anti-FN autour d’un paquet, réduit, mais significatif, de « valeurs républicaines ». Encore faut-il que ce soit bien ce « paquet » qui soit au cœur du vote du 7 mai et non pas un projet néolibéral CRUEL, qui ne pourra passer qu’à coups de matraque, qui s’accompagnera de la dissolution finale de la souveraineté nationale dans l’UE du capital, et qui sera appliqué, Macron s’en vante, en marche » forcée, sans même transiter par le parlement que nous allons élire… Pour rien puisque tout est déjà fixé, y compris le calendrier ! Est-ce cela la « république », la « démocratie », l’ « antifascisme » ???

    Alors non, je ne voterai pas Macron le 7 mai. Cela signifie-t-il que je resterai les bras croisés devant le FN, ce parti qu’à aucun prix il ne faut banaliser ? Non car c’est un sophisme de nous dire que pour faire baisser le vote FN il faut nécessairement utiliser « l’autre bulletin ». On peut parfaitement militer, et c’est ce font les militants du PRCF dans les cités populaires et à la porte des usines, pour faire baisser les voix ouvrières du FN sans rabattre sur Macron. Et surtout, on peut et on doit préparer la résistance sociale et l’alternative populaire qui passent par la mise en place d’un Front antifasciste, certes, mais également patriotique, populaire et écologique tourné à la fois contre le FN et contre l’UE/OTAN dont Macron est le proconsul missionné.

    Georges Gastaud, Secrétaire national du PRCF

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  • source: youtube.com

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  • Le second tour de la présidentielle offre aux électeurs une "alternative"  dangereuse et totalement piégée. (PRCF-28/04/2017)D’un côté, une candidature xénophobe porteuse d’un slogan, « la France en ordre ! », qui radicalise la logique de fascisation qu’ont mise en place les gouvernements maastrichtiens successifs à coups de lois liberticides et d’Etat policier. Les ouvriers, les démocrates, et encore moins les patriotes républicains qui ont à cœur l’honneur du pays des Lumières, des Sans Culotte, du Front populaire antifasciste et du CNR ont tout à craindre de ce qui divise le monde du travail, qui vomit le syndicalisme de classe et qui conduirait inévitablement à la guerre civile intercommunautaire en France. Un parti qui, rappelons-le, fut fondé par des héritiers non repentis du Troisième Reich, de Vichy et de l’OAS.

    De l’autre côté, on a un pur produit du marketing politique, un banquier formaté par le capital financier, porté par la Bourse, par le MEDEF et ses relais de la CFDT, par Bruxelles, Merkel et l’Europe atlantique. En fait d’ « antifascisme », ce partisan déclaré du tout-anglais, du TAFTA et de l’américanisation de la vie publique, ce casseur du ferroviaire parfaitement indifférent aux questions de pollution routière, n’apportera que l’ubérisation du travail, le dépeçage des services publics, des statuts, des conventions de branche et de la protection sociale, le saccage des indemnités chômage, que la fin des retraites par répartition. Avec, en prime, le « saut fédéral » européen (que les Français ont pourtant refusé en 2005) et l’accompagnement à haut risque des agressions impérialistes tous azimuts de Trump, de la Syrie à la Corée en passant par l’Ukraine.

    Loin d’instaurer un débat « clair », comme le prétendent les deux candidats, en cela complices, entre le « patriotisme » et le « progressisme mondialiste », le second tour Le PEN/ dessine deux voies réactionnaires différentes, mais finalement convergentes, pour détruire le pays et ses acquis : non pas le « patriotisme », mais le nationalisme xénophobe, non pas l’internationalisme, mais l’euro-mondialisme de la Finance. Il s’agit des deux mâchoires d’un même étau par lequel le grand capital entend broyer le peuple entre la destruction fasciste de la République et l’arasement euro-atlantique de la nation, dans le but de bloquer l’alternative antifasciste, patriotique, populaire, écologique et internationaliste. C’est pourquoi le PRCF appelle : 

    • A opposer à Le PEN et à MACRON l’alliance progressiste du drapeau tricolore et du drapeau rouge, de la Marseillaise et de l’Internationale, de la nation républicaine et de la classe ouvrière luttant pour le . Notre projet, dont le terme est le Socialisme pour la France, est l’appel du programme du CNR « Les Jours heureux » à « mettre le monde du travail au cœur de la vie nationale ».
    • A militer pour faire baisser les voix ouvrières et républicaines égarées sur le FN en diffusant des dizaines de milliers de tracts à l’entrée des usines et dans les quartiers populaires.
    • délégitimer au maximum ce vote piégéet ses effets mortifères en pratiquant l’abstention citoyenne, en votant blanc, en glissant un bulletin rouge dans l’urne ou en réutilisant un bulletin JLM au second tour.

    Le PRCF n’en condamne qu’avec plus de colère le communiqué de , parlant au nom des communistes et des antifascistes et les appelant à voler au secours de Macron : comme si l’on pouvait combattre le poison de la fascisation xénophobe en soutenant les empoisonneurs maastrichtiens de la vie nationale !

    Le PRCF appelle les communistes, les syndicalistes de classe, les antifascistes, à se rendre en masse aux manifestations du 1er MAI, non seulement pour y combattre le FN et les contre-réformes de Hollande, de MACRON, du MEDEF et des LR, mais pour construire dès maintenant la résistance aux ordonnances prévues par MACRON et qui visent notamment, dès l’été, à aggraver au maximum la LOI TRAVAIL. Face aux jumeaux inversés du nationalisme fascisant et du supranationalisme oligarchique, que ce 1er Mai 2017 qui coïncide avec le 100ème anniversaire du processus révolutionnaire russe, aide les communistes et les travailleurs à se réapproprier au présent le mot d’ordre de Lénine et de l’Internationale communiste : « prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous ! ».  

    Le secrétariat politique national du PRCF, le 27/04/2017

    source: initiative-communiste.fr


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  • Appel du PRCF pour le second tour de la présidentielle 2017 ! #SansMoiLe7mai (IC.fr-Cher(e)s concitoyen(ne)s,

    Le PRCF salue le bon résultat obtenu par Jean Luc Mélenchon, même si l’anticommunisme haineux déversé par Hollande, Fillon, , par la CFDT et les médias du capital, a empêché de justesse Jean Luc Mélenchon d’accéder au second tour, voire à l’Elysée (ce qui eût permis une contre-offensive du monde du travail). Les presque 20% réunis sur la candidature Mélenchon sont néanmoins un point d’appui pour la future convergence des luttes.

    Sans doute a joué négativement aussi la timidité de Jean Luc Mélenchon. sur la rupture avec l’Union européenne (UE) : pour mobiliser fortement la classe ouvrière (79% des ouvriers ont voté non à la constitution européenne en 2005 !), il eût fallu proclamer qu’une France Franchement Insoumise romprait d’emblée avec la funeste zone euromark, avec l’UE de Merkel et l’OTAN de D. Trump. Bref, il faudra à l’avenir prendre davantage appui sur la Force du peuple et affronter plus franchement le grand capital. La responsabilité n’en incombe que davantage aux vrais communistes d’argumenter pour un FREXIT progressiste et pour la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie sans hésiter à poser la question du pouvoir des travailleurs en France.

    Le second tour opposera la fascisante « France en ordre » du FN au banquier Macron, le chouchou des marchés financiers internationaux. Bien que plus dissimulé que celui de Fillon, le programme de Macron n’en est pas moins de dissoudre notre pays dans les Etats-Unis capitalistes d’Europe. Macron veut ubériser le travail, démembrer la Sécu, les retraites, les statuts, le code du Travail, les indemnités chômage et les services publics, comme l’exige l’UE. Et nous arrimer aux guerres de Washington, que Macron a toujours soutenues…

    Le PS subit la sanction méritée de décennies de trahison tant il a trompé le peuple, nourri la répression antisyndicale anti-CGT et attisé les guerres impérialistes (Libye, Syrie, Ukraine, Corée, Afrique…).

    Il est hors de question pour le PRCF d’appeler à voter Macron pour dresser un pseudo-« barrage antifasciste » au FN : déjà rallié par Fillon et par le PS, Macron est plébiscité par la Bourse, par Merkel et par Bruxelles… Dans les faits, toute voix ouvrière pour Macron servirait moins à dénoncer l’Etat policier et la xénophobie du FN, que combat au quotidien le PRCF, qu’à briser nos syndicats, l’Education nationale, la Sécu, les retraites, les indemnités chômage. Il faut affronter le FN et en même temps, combattre la casse maastrichtienne de la France qui alimente le désespoir dont se gave le FN.

    Pas question pour autant de banaliser le suicidaire vote FN, qui porte en lui la guerre civile intercommunautaire et la répression du mouvement ouvrier. Quel déshonneur mondial pour la France, pays des Sans Culottes, des Communards, du Front populaire et du CNR, si la patrie des révolutions devenait le bastion du racisme d’Etat et d’une « France en ordre » fasciste ! C’est pourquoi, sans cautionner Macron-Merkel, les militants du PRCF sont sur le terrain pour convaincre un maximum d’ouvriers de refuser de voter ou de revoter pour ce FN : car ce parti divise les travailleurs, verrouille l’alternative progressiste, dévoie le patriotisme populaire en stigmatisant l’ouvrier immigré tout en disculpant le grand patronat « français », briseur d’emplois et traître à la patrie.

    Tant que notre peuple disposait d’un vrai PCF, révolutionnaire, lié aux travailleurs, internationaliste et patriote, marxiste-léniniste, le MEDEF était sur la défensive ! Pour une France Franchement Insoumise (FFI) au FN, mais aussi à Macron-Merkel, à l’OTAN et à l’UE, travaillons à la renaissance du vrai parti communiste et du syndicalisme de classe. Dans l’union des drapeaux rouge et tricolore, construisons la contre-attaque tous ensemble et en même temps des travailleurs et créons les conditions d’une nouvelle Révolution française, une révolution socialiste faite par et pour le monde du travail.


    *… en pratiquant l’abstention citoyenne, en utilisant un bulletin rouge, en votant blanc ou en revotant JLM au second tour…

    _____________________________________________________________

    source:initiative-communiste.fr

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  • Présidentielle2017 – déclaration du PRCF sur les résultats du 1er tour de la présidentielle 2017

    Même si l’abstention progresse un peu par rapport à la présidentielle précédente, les électeurs ont ignoré très majoritairement les appels au boycott lancés ici et là.

    L’un des deux chouchous du grand capital, la marionnette de l’Empire fédéraliste européen, de l’ubérisation générale de la société, l’homme du très délétère slogan « ni droite ni gauche », E. Macron, est en tête, avec cependant un score très inférieur au quart de l’électorat inscrit. Il a surtout bénéficié d’un soutien massif et indécent de la part des financiers et de la presse et du capital et aussi, de toute une partie de l’appareil du PS et de la CFDT, de tous ceux qui ont imposé la honteuse loi Travail. Macron veut mettre en place un « parti démocrate » à l’américaine, 100 % capitaliste, qui, rompant avec les références du PS, fussent-elles hypocrites, à la gauche populaire, pourra mener une politique totalement décomplexée au profit du MEDEF, américaniser à fond notre vie politique, notre culture et même notre langue. Mais comme Renzi en Italie, Macron ne tarderait pas à trouver face à lui le mouvement ouvrier français qui n’a pas oublié le grand affrontement de classes contre la loi Travail ni enterré le Non populaire à la constitution européenne. Pas question de décerner à Macron un brevet d’antifascisme alors que c’est l’orientation maastrichtienne, patronale, guerrière et atlantiste des Sarkozy, Hollande, et de l’ensemble de ses ministres et ex-ministres de Hollande, dont Macron, qui, depuis des années, creuse le lit de l’extrême droite en France. D’autant que désormais, Macron est aussi soutenu par les pontes des LR, par le PS et bien entendu, par la Commission européenne et par Berlin, non pas bien entendu par « antifascisme », mais pour opérer au plus tôt le « saut fédéraliste européen » qu’ont déjà préparé Hollande et Merkel dans le dos de leurs peuples respectifs.

    Le Pen est au second tour, fût-ce avec un score moins élevé que celui dont elle rêvait pour briguer efficacement l’Elysée. Les militants du PRCF agiront sur le terrain pour faire baisser le score du FN en milieu ouvrier car ce parti déshonore la France, divise la classe ouvrière, pousse à la guerre intercommunautaire et à la fascisation du pays, même si la marche à l’Etat policier a largement été orchestrée depuis des décennies par les LR et par les gouvernements PS (qui tentaient encore il y a peu d’interdire des manifs intersyndicales de masse !). En militant d’arrache-pied en milieu populaire pour diminuer les votes FN, il faut faire reculer au maximum ce parti de haine qui pourrit l’ambiance politique dans ce pays depuis des années et qui bloque l’alternative progressiste pour le plus grand bien du capital en dévoyant le patriotisme légitime d’une partie du peuple dans l’impasse mortelle du racisme.

    Pour autant, alors que la droite (Fillon, Juppé, etc.) et le PS appellent déjà à voter Macron, le PRCF ne cautionnera pas par son vote ce candidat dont la politique ultra-maastrichtienne vise à dissoudre la nation, à accompagner les guerres US, à pulvériser tous les acquis sociaux… Donc à nourrir le FN qui se nourrit de toutes ces trahisons sociales et nationales pour usurper et dévoyer la référence à la nation.

    Fillon est éliminé du second tour : juste punition pour l’indécence de ce candidat super-thatchérien et profiteur. Les LR et les partisans égoïstes et versaillais de Fillon vont connaître à nouveau des jours difficiles et c’est tant mieux pour les travailleurs et pour le mouvement populaire.

    Indépendamment des électeurs sincères qui l’ont suivi, Hamon paie la facture d’un PS détruit par la politique servilement pro-MEDEF de Hollande et il arrive 5ème de cette élection. Les jaurésiens qui adhèrent encore au PS vont-ils enfin comprendre que ce parti belliciste, entièrement soumis à l’UE, à l’OTAN et au MEDEF, n’est plus, depuis longtemps, un lieu décent pour des progressistes véritables ?

    Même s’il n’atteint pas le second tour, J.-L. Mélenchon obtient un score élevé qui est un point d’appui pour les progressistes et les travailleurs de ce pays. Il parvient à ce résultat malgré la campagne anticommuniste indécente menée contre lui par Hollande, Laurent Berger et Cie. Le PRCF est fier d’avoir fait le choix clair de l’intervention communiste active, « critique mais constructive et dynamique », pour soutenir cette candidature qui était la seule dans l’état actuel des rapports de forces, à pouvoir préserver et élargir l’espace progressiste indispensable aux résistances sociales. Certes, Mélenchon n’est pas communiste et ses positions sont restées plus qu’hésitantes sur le Frexit progressiste incontournable pour rouvrir la voie du socialisme en France. Mais JLM veut sortir de l’OTAN et c’est vital dans une période où le fascisant D. Trump marche aux affrontements militaires les plus dangereux de la Syrie à la Corée en passant par l’Ukraine. Il faut donc d’urgence, sans se démobiliser, travailler à défendre la paix avec tous les vrais démocrates. C’est dans cet esprit que le PRCF appelle tous les démocrates épris de paix à organiser ensemble des rassemblements, avant le second tour, contre Trump et sa marche à la guerre sur tous les fronts.

    Plus que jamais le PRCF tend la main à tous ceux qui veulent agir pour reconstruire le vrai parti communiste, soutenir le syndicalisme de classe, construire le Front de résistance antifasciste, patriotique, populaire et écologique indispensable pour briser la fascisation, bloquer la marche de Trump à la guerre mondiale et sortir à temps la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

    Le message adressé par le PRCF au candidat Mélenchon : faire front contre la fascisation Le Pen Macron

    Pôle de Renaissance Communiste en France – 23 avril 2017


    Cher citoyen Melenchon,

    Nous vous félicitons pour ce score élevé et qui aurait peut être été encore meilleur si le débat sur le Frexit progressiste avait pu être mené en toute décontraction.

    Et nous vous félicitons aussi pour votre refus ce soir de tomber dans le piège d’un pseudo-front républicain derrière Macron qui veut dissoudre la République dans l’empire euro-atlantique du capital et des guerres de l’OTAN.

    Tenez bon sur cette position. L’antifascisme ne passe pas par l’euro-désintégration de la France mais par l’union du drapeau rouge et du drapeau tricolore à la fois contre le FN et contre l’euro-dictature du capital.

    Salut et fraternité !

    Pour le PRCF Georges Gastaud et Antoine Manessis.

     

    source :initiative-communiste.fr

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  • Après le discours de Dijon de , Georges Gastaud (PRCF) lance en vidéo un appel à l’action pour une FRANCE FRANCHEMENT INSOUMISE (FFI) à l’-,

    « votons Jean Luc Mélenchon et surtout, organisons l’intervention -critique unie des communistes et des syndicalistes de classe à l’entrée des entreprises ! »

     

    Appel à l’action pour une FRANCE FRANCHEMENT INSOUMISE (FFI) à l’UE-OTAN

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF s’adresse aux travailleurs de France

     

    Transcription de l’intervention de Georges Gastaud

     

    Cher Jean-Luc Mélenchon, chers militants insoumis, chers camarades communistes, chers concitoyens,

    En novembre dernier le PRCF a choisi, à la quasi-unanimité, d’apporter un « soutien critique, mais dynamique et constructif » à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. En votant Mélenchon, il s’agit toujours pour nous…

    • d’élargir l’espace politique progressiste indispensable aux luttes pour le progrès social, pour l’indépendance nationale et pour la paix mondiale. Et c’est encore plus nécessaire à l’heure où l’aventurisme militaire effréné de Trump, applaudi par l’OTAN et par tous les dirigeants européens, socialistes en tête, menace la paix mondiale de la Syrie à la Corée en passant par l’Ukraine.
    • De conjurer le second tour de cauchemar programmé par l’oligarchie entre Le Pen et, au choix, le thatchérien François Fillon et le super-atlantiste Emmanuel Macron

    Depuis novembre, et nous avons fait notre part du boulot en diffusant 150 000 tracts franchement communistes aux entreprises, en collant des milliers d’affiches et d’autocollants, en allant sur le terrain auprès des travailleurs, la dynamique Mélenchon s’est affirmée et il n’est plus impossible, si tout le monde s’y met, que J.-L. M. soit au second tour, voire qu’il accède à l’Elysée.

    Qui ne voit que ce ne sera pas le même rapport des forces pour les travailleurs, la paix, le progrès social et l’indépendance nationale, si c’est Mélenchon qui accède à l’Elysée ou si, à l’inverse, c’est Fillon-Thatcher, Macron-Merkel, ou pire encore, Le Pen-Trump, qui s’emparent de l’Etat pour lancer, dès la fin juin, leur sinistre guerre-éclair contre le mouvement ouvrier ? Que Hamon, Fillon ou que Macron gagnent et ce sera immédiatement un renforcement immédiat de la dictature supranationale de l’Union Européenne, la signature accélérée du TAFTA, l’engagement de la France dans les guerres impérialistes de Trump de la Syrie à l’Extrême Orient. Que Marine Le Pen l’emporte et la fascisante « France en ordre » promise par le FN s’abattra sur les syndicalistes et sur la jeunesse !

    POURTANT, à l’approche du 1er tour, et sans doute dans l’espoir de convaincre les derniers électeurs euro-constructifs de Hamon, J.-L. M. modère de plus en plus son propos euro-critique. Son discours de Dijon a même créé un certain trouble chez les électeurs les plus euro-critiques car les médias y voient un changement, sinon de cap, du moins d’accent, sur la question européenne. A trop vouloir se disculper du crime d’euro-scepticisme que brandissent les médias pro-Macron, la candidature insoumise prend ainsi le risque de s’exposer aux attaques hypocrites du FN, qui sème le doute en évoquant Tsipras.

    En outre, il est pénible de constater que désormais le drapeau rouge n’est plus persona grata aux meetings insoumis. Faut-il rappeler que les plus belles avancées de notre peuple furent obtenues en 36, 45, 68, ou encore en mai 2005, quand le drapeau tricolore était uni au drapeau rouge, la classe ouvrière et la nation faisant cause commune contre la réaction.

    C’est pourquoi, tout en confirmant, voire en amplifiant notre dynamique soutien critique à JLM, qu’il faut tout faire pour porter au second tour, le PRCF tient à dire ceci en toute indépendance d’action et de jugement :

    Ce n’est pas en lâchant du lest sur l’Europe, sur le drapeau rouge ou sur l’Internationale que J.-L. M. gagnera. Edulcorer son propos, comme certains malins doivent le lui conseiller, permettrait peut-être de grappiller quelques électeurs PS indécrottablement euro-béats, mais ce gain minime se paierait d’une désaffection de nombreux militants ouvriers opposés à l’UE. Rappelons en effet qu’en 2005, 79% des ouvriers ont voté Non à la constitution européenne. Ce sont ces millions de travailleurs qu’un discours euro-critique clair peut arracher  à l’abstention pour porter J.-L. M. au second tour, voire à l’Elysée.

     

    C’est pourquoi, le PRCF appelle les communistes, les syndicalistes de classe, les citoyens franchement insoumis à l’UE, à l’euro et à l’OTAN,

    • à s’engager encore plus fort dans la bataille politique pour porter J.-L. M. au second tour, car encore une fois, malgré les inconséquences du candidat et du courant progressiste, mais non franchement prolétarien qu’il représente, sa victoire serait un point d’appui pour la paix mondiale gravement menacée, pour le progrès et pour la souveraineté des peuples,
    • MAIS AUSSI, et avec la même détermination, pour revendiquer haut et fort les quatre sorties de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, pour défendre EDF et revendiquer des nationalisations démocratiques, pour marcher non seulement à la révolution citoyenne, comme dit Mélenchon, mais à l’abolition de l’exploitation capitaliste en s’aidant des solides propositions programmatiques du PRCF. Et avant tout, comme le fait le PRCF, portons le débat sur le progressiste à l’entrée des usines, dans les quartiers populaires, bref, dans la classe qui reste politiquement décisive : la classe ouvrière, le monde du travail, en un mot, parions franchement sur la FORCE DU PEUPLE !

    Le PRCF appelle aussi les communistes qui visionneront cette vidéo ou qui liront ce texte à rejoindre le PRCF. C’est utile pour mener le combat électoral sans sectarisme et sans complaisance, mais surtout, c’est indispensable pour reconstruire un vrai parti communiste, pour soutenir le syndicalisme de classe, pour que le monde du travail dispose à nouveau du grand parti d’avant-garde qui peut seul, à terme, garantir le vrai changement dans notre pays.

    Pour terminer j’adresse à notre candidat Jean-Luc Mélenchon mes vœux de succès final. Et que vive la France Franchement Insoumise – F.F.I. –

    • à la fascisante « France en ordre » de Mme Le Pen,
    • à l’OTAN de Trump-La-Mort
    • et à l’Europe incurablement prédatrice de Merkel, de Fillon, de Macron et du PS maastrichtien.

    Georges Gastaud –  Secrétaire National du PRCF
    19 avril 2017


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  • A quelques heures désormais du premier tour, quatre candidats semblent en mesure de parvenir au second tour. Jean Luc Mélenchon, Macron, Fillon et Le Pen.

    Le Pen, c’est la candidate de l’extrême droite, de la division de la France pour écraser les travailleurs sous la botte des patrons. Avec Marine Le Pen ce n’est pas la France en ordre, c’est la France aux ordres… de l’oligarchie capitaliste. Et elle partage avec Fillon et Macron le refus de sortir de l’OTAN de l’Union Européenne et de l’Euro.

     

    Macron et Fillon élu, c’est également la dictature du Capital dans toute sa violence pour faire voler en éclat, façon Thatcher un siècle de conquêtes sociales et démocratiques à coup d’ordonnances. Pour appliquer les ordres d’une Union Européenne dont ils ont prévu de renforcer encore plus la férule sur les peuples. Pour signer le traité transatlantique (TAFTA) pour enchainer la France à la guerre avec la désintégration de la défense nationale au sein d’une défense européenne intégrée sous commandement americano germanique. Menaçant gravement la paix.

     

    Mais il y a également le bulletin de vote Mélenchon. Certes, il faut regretter qu’il n’assume pas en toute clarté la nécessité de la sortie de l’UE et de l’Euro, pour faire place aux peuples. Mais le débat est ouvert (l’UE on la change ou on la quitte), et l’engagement est pris – que les travailleurs organisés sauront faire respecter en rejoignant le PRCF, les syndicats de classe – que les traités actuels ne s’appliqueront, que la France sortira de l’OTAN, que la loi travail serra abrogée etc. Bien sûr, il ne faut pas méconnaître ces critiques mais barrer la route à Fillon, Macron, Le Pen, avec le bulletin de vote Mélenchon c’est infliger, dans un vote populaire, une cinglante défaite à la dictature de l’oligarchie capitaliste.

     

    Utiliser le bulletin de vote Mélenchon et avec le PRCF faire renaître un vrai parti communiste, voila le combo gagnant du 23 avril pour que les travailleurs construisent tous ensemble une vrai victoire.

     

    Les chiffres : la dynamique populaire, peut avec le vote Mélenchon, dégager les Fillon Macron Le Pen, UE MEDEF !

     

    Le 23 avril, chaque vote sera décisif. Avec entre 18% et 20% annoncé par les sondages, le candidat Mélenchon est très proche des 19 à 22% affichés par les instituts pour les candidats du système, poussés par la propagande médiatique. Surtout si on considère la marge d’erreur de 3% de ces sondages. Le résultats pourrait donc ce jouer à quelques voix près.

     

    Notons également que avec 2,5% et 1% les candidats Poutou et Asselineau n’ont aucune chance d’influer sur le résultat ni sur le rapport des forces de cette élection présidentielle.

     

    Chacun en responsabilité, dans l’isoloir le 23 avril, a la possibilité d’ouvrir la porte pour dynamiser les luttes populaires, pour faire gagner le mouvement social et avec lui la classe des travailleurs. Une possibilité qui pour se concrétiser devra s’appuyer sur une vraie mobilisation populaire. Avec la reconstruction d’un vrai et solide parti communiste, outil indispensable pour permettre aux travailleurs de renverser la dictature de l’oligarchie capitaliste, pour dépasser les limites d’un Mélenchon, qu’Initiative Communiste et le PRCF, en responsabilité également, n’ont jamais caché. Pour cela les travailleurs peuvent compter sur le PRCF, qui a diffusé ces dernières semaines près de 200 000 exemplaires des tracts de son programme candidat aux portes des entreprises, collé des milliers d’affiches et d’autocollant, pour appeler au tous ensemble et en même temps pour faire place aux peuples avec le Frexit populaire, la sortie de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et du Capitalisme.

     

     

    Un sondage de l’institut canadien Filteris, qui avait donné la victoire du Brexit et de Trump, annonce le 20 avril 2017 la présence de Mélenchon au second tour, face à François Fillon. Chacun sait que ces sondages ne sont pas l’élection, mais ces chiffres disent une seule chose la victoire du peuple est possible ce 23 avril pour peu que chacun prennent ses responsabilités, dans l’isoloir et pour construire la mobilisation populaire pour la suite.

     

     

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

     

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    Evoquée dès le 13 novembre 2016 dans le rapport politique voté par le CC du PRCF, l’éventualité d’un « trou de souris » par lequel J.-L. pourrait accéder in extremis au second tour de la , n’est plus exclue par les observateurs. Face à ce constat, les attaques violentes de la réaction (Fillon, Le Figaro, etc.), de la social-eurocratie belliciste (Hollande, Macron, Hamon…) et du « syndicaliste » jaune Laurent Berger se multiplient contre J.-L. M., qualifié (comme s’il s’agissait d’insultes !) de « Chavez français », de « Maximilien », de « Vladimir », etc.

    En même temps, nombre d’ouvriers se détachent de l’abstention et du pseudo-vote « antisystème » en faveur du FN ; de plus en plus ils comprennent qu’il n’est pas impossible de porter J.-L. M. au second tour, de le mettre en situation d’affronter Le Pen (voire Macron ou Fillon) et, pourquoi pas, de l’emporter au second tour. L’incontestable dynamique populaire, patriotique et progressiste qui porte désormais cette candidature, et à laquelle le PRCF a contribué à son échelle, peut, à condition que les vrais communistes, que les syndicalistes de classe et les vrais progressistes interviennent fort, et en toute indépendance, dans la bataille sociale, politique et idéologique, créer la surprise en ouvrant au mouvement populaire des perspectives de contre-offensive générale. A l’inverse, le mouvement ouvrier et démocratique essuierait dès le mois de juin une véritable « guerre-éclair » thatchérienne, belliciste et fascisante, si pour finir, le second tour de la présidentielle restait préempté par le trio destructif Le Pen/Fillon/Macron…

     

    C’est pourquoi, à l’instar des militants du PRCF, qui auront diffusé près de 150 000 tracts-programmes appelant au vote critique J.-L. M. avant le 23 avril, il faut que tous les communistes, que tous les syndicalistes qui aspirent à la contre-offensive sociale, que tous les antifascistes, que tous les républicains patriotes qui refusent que la France subisse rapidement un « Maastricht.2.0 », que tous les amis de la paix mondiale menacée par l’unilatéralisme irresponsable de Trump, se mobilisent pour porter J.-L. M. au second tour. Et cela ne signifie nullement se ranger derrière un « sauveur suprême », ce que d’ailleurs J.-L. M. nie vouloir être, mais agir pour que la classe ouvrière, le monde du travail, les « Rouges », marquent puissamment de leur empreinte cette bataille politique qui, nonobstant les inconséquences et les illusions de l’état-major « insoumis », pourrait ainsi s’emplir objectivement d’un contenu de classe fort, exprimant l’aspiration populaire à une France Franchement Insoumise à l’Europe atlantique du capital, de la fascisation et de la guerre.

     

    Concernant le vote Mélenchon, expliquons notamment autour de nous, principalement à l’entrée des usines et des services publics, que :

    • Voter . c’est voter contre la marche à la guerre mondiale, pour la sortie unilatérale de l’OTAN, contre les frappes états-uniennes en Syrie ; alors que voter FN, Fillon, Macron ou Hamon (qui soutient Hollande dans sa surenchère irresponsable contre Damas et Moscou), c’est voter pour l’OTAN, pour l’augmentation des budgets d’agression, pour la « défense européenne » intégrée à l’OTAN, pour les frappes unilatérales (Syrie mais aussi Corée du nord) au risque de créer les conditions d’un affrontement planétaire entre, d’une part, l’impérialisme euro-atlantique associé à Tokyo et à Séoul, et d’autre part, la Russie et la Chine, ce qui signifierait la Troisième Guerre Mondiale et la fin possible de l’humanité !
    • Voter Jean Luc Mélenchon, c’est sanctionner de gauche les manœuvres de la grande bourgeoisie et des sociaux-maastrichtiens qui, depuis des mois, programmaient un second tour de cauchemar Le Pen/ Fillon ou Le Pen/Macron pour broyer le peuple français entre la fascisation xénophobe et l’euro-dissolution finale de notre pays dans l’UE de l’ubérisation et de la thatchérisation généralisées.
    • Voter Jean Luc Mélenchon, c’est, au-delà des inconséquences sur ce point de la France insoumise, ouvrir à gauche un espace de contestation généralisée de l’UE à partir d’une formule certes encore insuffisante (« l’UE, on la change ou on la quitte », formule additionnée par Mélenchon de l’engagement à suspendre sur le champ les traités supranationaux). Cette suspension immédiate des traités européens, il faudrait immédiatement la faire respecter si Mélenchon était élu et qu’il fût aussitôt sommé par certains de ses soutiens sociaux-démocrates et « eurocommunistes » de la dernière heure, de s’accommoder du carcan européen ;
    • Voter L.O. ou NPA, ce serait au contraire aider Fillon ou Macron à parvenir au second tour ; en réalité, les partis euro-trotskistes usurpent le drapeau rouge, voire la faucille et le marteau, pour vendre le mirage absolu des « États-Unis Socialistes d’Europe » (dénoncé par Lénine dès 1916) en évitant de remettre en cause l’UE et de lutter pour l’ « émancipation nationale, socle de l’émancipation sociale » (Jean Jaurès).

    Cela signifie-t-il qu’il faille se soumettre à la « France insoumise » en mettant provisoirement un mouchoir sur les divergences sérieuses qui existent entre J.-L. M. et les militants franchement communistes et autres progressistes 100% anti-UE ? Nullement, et contrairement aux communistes qui ont cru devoir s’intégrer au dispositif organisationnel de la F.I. (et plus encore à ceux qui, comme la direction du PCF-PGE, ont d’abord feint de soutenir Mélenchon tout en l’appelant de fait à s’effacer devant Hamon…), le PRCF a toujours dit : « ni soutien sans critique constructive, ni critique sans soutien dynamique ! ».

    Appel du secrétariat national du PRCF aux communistes, aux syndicalistes de classe et aux militants progressistes En effet, l’aptitude du vote J.-L. M. à attirer les couches populaires implique que soit, non pas relégué à l’arrière-plan, mais tout au contraire, promu sans frilosité, le débat de masse sur le « Frexit progressiste », et cela quoi que l’on pense de la réponse à apporter à cette question (est-il vrai que l’on puisse changer l’UE du dedans ou, comme le pense le PRCF, l’euro-prison doit-elle être quittée unilatéralement par la France, sans se leurrer sur une « renégociation » des traités ou sur la fumeuse, interminable et très aléatoire « sortie de l’UE par l’article 50 » que prône F. Asselineau?). Cibler plus clairement l’UE et l’euro dans la campagne est donc indispensable : non seulement parce que l’UE se déclare le « partenaire stratégique de l’OTAN », si bien que quitter l’OTAN tout en restant dans l’UE ne suffirait pas à nous dissocier d’une aventure militaire US conduisant à la guerre mondiale, mais parce que seul le débat le plus large sur l’UE peut arracher des millions d’électeurs populaires au repli abstentionniste ou pire encore à la fausse opposition lepéniste à l’UE (79% des ouvriers ont voté non à l’euro-constitution en 2005, tant la classe ouvrière de France a dès longtemps fait l’expérience du contenu intrinsèquement réactionnaire de l’UE). Plus que jamais, c’est sur les travailleurs les plus exploités et les plus précarisés, et pas seulement sur les couches moyennes encore porteuses d’illusions sur l’UE, que se joue la possibilité, non seulement de porter Mélenchon au second tour, non seulement d’œuvrer éventuellement à sa victoire le 7 mai, mais du rapport des forces sociales qui sera nécessaire demain pour résister, contre-attaquer et imposer le vrai changement.

    De même, c’est dès aujourd’hui un mauvais calcul que de proscrire l’Internationale et que de prétendre écarter le drapeau rouge des meetings de J.-L. M. : à ces oukases contre-productifs, les véritables insoumis, et a fortiori, les communistes et les syndicalistes de classe, ne sauraient aucunement se soumettre. En effet, toutes les avancées progressistes dans notre pays, du Front populaire de 1936 aux réformes du CNR mises en œuvre par les ministres communistes en 1945, se sont faites en unissant le drapeau rouge au drapeau tricolore, le patriotisme républicain à l’internationalisme prolétarien, avec le but revendiqué de « mettre le monde du travail au centre de la vie nationale » (selon la formule du programme du CNR intitulé Les Jours heureux). N’en déplaise au souverainisme de droite, qui oppose Frexit et rupture anticapitaliste, et à l’euro-trotskisme, qui occulte la dynamique anticapitaliste que porterait un Frexit progressiste, le Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique indispensable pour briser la domination des monopoles capitalistes sur la France, a besoin du rôle central, moteur, dirigeant en un mot, de la classe sociale la plus intéressée au changement social : la classe ouvrière, et plus globalement, le « monde du travail ». C’est pourquoi le combat pour construire ce front est indissociable de la lutte pour un parti d’avant-garde de la classe ouvrière, en un mot, pour un parti .

    Mais cela, les communistes, les progressistes, les syndicalistes de classe, doivent-ils l’attendre de J.-L. M. et des militants de la France insoumise, si sympathiques, dévoués et déterminés qu’ils soient ? Nullement. Même si le PRCF a fait son devoir républicain en explicitant fraternellement ses propositions aux responsables mandatés du Parti de gauche, les questions soulevées ci-dessus relèvent avant tout de la responsabilité politique et civique des communistes. En effet, la bataille politique ne se réduit nullement, même si c’est revigorant, à participer aux meetings de J.-L. M. ; elle passe surtout par l’intervention franchement communiste unie en direction de la classe ouvrière avec un tract-programme commun appelant à la fois à voter J.-L. M. et à agir pour les « quatre sorties : de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, pour la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie (qu’élude le programme de la France insoumise) et pour le développement internationaliste de l’Europe des luttes. Sans cacher le but ultime de cette stratégie révolutionnaire : le socialisme pour la France, c’est-à-dire le pouvoir des travailleurs et la socialisation des grands moyens de production et d’échange.

    Dans cet esprit le PRCF réitère sa proposition aux communistes qui en ont assez des changements de pieds constants de P. Laurent et de nombre d’apparatchiks (qui rabattaient en fait pour Hamon, et dont le vrai mot d’ordre, avant de voler au secours de la dynamique J.-L. M., était en fait : « vous votez J.-L. M. ? nous non plus ! ») : ensemble et publiquement, prononçons-nous pour le Frexit progressiste, pour la marche révolutionnaire au socialisme, pour une France Franchement Insoumise à l’UE du capital et, sur cette base, allons aux usines dans les derniers jours qui restent avant le 23 avril : tout cela pèserait très positivement sur l’élection et sur ses suites sociales, quelles qu’elles soient.

    Appel du secrétariat national du PRCF aux communistes, aux syndicalistes de classe et aux militants progressistes Militant pour l’unité d’action des communistes et pour l’engagement civique des syndicalistes de lutte (que rend encore plus urgent la scandaleuse intervention anti-J.-L. M. de Berger), le PRCF continuera de diffuser jusqu’au bout son propre matériel aux usines du pays, d’appeler aux luttes sociales et à leur convergence, de mettre en avant les deux mots d’ordre à la fois indépendants et unitaires que portent nos affiches et nos autocollants :

    • « pour une France Franchement Insoumise (FFI !), Frexit progressiste ! » et aussi :
    • « voter Mélenchon ET SURTOUT, reconstruire un vrai  ».

     

    source: initiative-communiste.fr

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    Ni la sortie de l’UE, ni la sortie de l’ ni la sortie de l’OTAN ne sont au programme du Front National. Marine ne cesse d’ailleurs de lancer des appels du pied rassurant auprès des multinationales, elle qui s’est rendue auprès du MEDEF pour faire approuver son programme par le grand patronat, pour bien faire savoir que derrière la rhétorique euro critique du , son programme est surtout que rien ne change. Voici ce que par exemple la candidate du a déclaré sur les ondes de RMC il y a quelques jours

    « Ce que je souhaite, c’est que (l’) se transforme. Je ne souhaite pas le chaos » – Marine Le Pen – RMC

    Et pour ceux qui douterait, l’économiste en chef du Front National Bernard Monot clarifie la situation en déclarant

     « Nous sommes très interrogés sur l’euro. Nous rappelons que nous réclamons la tenue d’un sommet européen pour obtenir un statut dérogatoire à la France. Pas question de claquer la porte comme le fait Theresa May avec le Brexit. Nous sommes très attentifs à la stabilité monétaire et financière.  Les banquiers arrivent avec une vision caricaturale et repartent très étonnés.  Nous voulons négocier,  pas spolier. Je suis un homme de marchés  ».Le Monde mardi 21 mars 2017.

    Donc oui le FN ne sortira ni de l’OTAN, ni de l’UE, ni de l’Euro. Cela ne figure pas dans son programme, à l’inverse d’une ribambelle de mesures reprises directement des cahiers de revendications du MEDEF ! Hamon, Fillon, Le Pen, Macron, même combat, servir les patrons, écraser les travailleurs pour que l’oligarchie s’en mette plein les coffres en faisant les poches des ouvriers.

    Ce n’est pas une nouveauté, il n’a jamais été pour,  lui qui par exemple n’a pas voté contre l’Acte Unique, contrairement aux communistes. La nouveauté c’est que désormais Marine Le Pen revendique ouvertement ne pas vouloir sortir de l’euro.

    sarko le pen fn, LR UMPEN, brun bonnet

    A l’issue d’un séminaire rassemblant les dirigeants du au début du mois de février 2016, le sénateur maire FN de Fréjus David Rachiline précise qu’il est « faux » de dire que « le FN veut sortir brutalement de l’euro » ajoutant que l’objectif du FN est de « discuter, négocier ». Florian Philippot lui déclare que « ’il faut déminer comme fausses idées qu’ont les gens en tête sur le Front ».

    Bref, une fois de plus, les faits donnent raison aux qui peut se targuer d’avoir vu juste depuis des années :

    •   Le FN n’a jamais sincèrement voulu sortir de l’UE et de l’euro :

      si l’on consulte son site et son programme officiel, on constate que le FN prône seulement « la sortie concertée de l’euro » et qu’en conséquence, ces étranges « souverainistes » soumettent la sortie française de l’euro à l’accord préalable des 18 pays de la zone euro, Allemagne en tête…  Le FN et Marine Le Pen se borne à distiller un discours aux accents eurocritiques sans jamais appeler à la sortie de l’euro et de l’Union Européenne. Cette duplicité est diamétralement opposée à la franchise prolétarienne du PRCF qui vient, avec d’autres, de lancer un appel-pétition exigeant un référendum « pour permettre au peuple français de dire non à l’euro et à l’UE » (que chacun peut signer en ligne)

    • le FN s’inscrit à 100% dans la tradition ANTIpatriotique de l’extrême droite : des Emigrés de Coblence combattant la Révolution française dans les rangs de la coalition monarchique européenne à Pétain « collaborant » avec Hitler, en passant par Thiers (qui s’acoquina avec Bismarck pour mater l’insurrection patriotique ET internationaliste des Communards), la réaction a toujours trahi la France alors que les classes populaires ont toujours défendu la patrie. Du reste,l’euro-groupe parlementaire du FN intègre le Vlaams Belang, qui revendique le rattachement de Lille et Dunkerque à une future « Flandre indépendante » dont le mot d’ordre antifrançais, anti-belge et anti-wallon est « ras français, foutez le camp ! ». Drôle de façon d’aimer la France !
    • Mme Le Pen a fait un nouveau pas vers la consolidation de la future UM’ Pen sous sa houlette, après avoir constaté le semi-echec de son parti aux élections régionales. ! La réalité est que Mme Le Pen « tend la main » au MEDEF et à la droite sarkozyste et qu’elle veut rassurer la grande bourgeoisie sur la future fiabilité européenne du FN. Déjà Louis Alliot avait annoncé que Mme Le Pen accepterait, s’il le fallait, de devenir Premier ministre de cohabitation sous la présidence de Hollande et que dans cette hypothèse, elle remettrait à plus tard ses critiques sur l’euro, l’essentiel étant de « reprendre en main » le pays (avis aux amateurs !). Sur cette lancée, et sans être Nostradamus on peut s’attendre (comme nous l’avions dès longtemps envisagé) à ce que, si Mme Le Pen figure au second tour des présidentielles, elle mettra totalement en sourdine son bavardage « eurosceptique » pour obtenir les voix UMP et surtout, la bénédiction du grand patronat pour qui un parti de gouvernement se doit d’être euro-atlantiste ! D’ailleurs, la Le Pen sait que si elle accédait à l’Élysée, elle aurait besoin pour gouverner d’une majorité de députés U.M.’ Pen pour gouverner le pays, mettre au pas le mouvement ouvrier et « reprendre en main » la jeunesse, la justice… et les quartiers populaires ! Il est ainsi significatif de voir que ce séminaire a été l’occasion pour Marine Le Pen d’acter la mise en sourdine des accents eurocritiques de son discours risquant d’effrayer le patronat, pour au contraire mettre en avant le soutien du FN « à l’entreprise ».

    Aucun travailleurs, aucun républicain, aucun patriote ne peut désormais plus s’y tromper. Et ceux qui imaginaient encore il y a peu que le FN se tournerait vers la sortie de l’euro et de l’union européenne se devraient de reconnaitre que le FN ne fait absolument pas partie de la solution mais est bien l’une des dangereuse composante du problème.

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Le Numéro 179 d'Initiative Communiste d'Avril 2017 est paru !Demandez-le aux militants du PRCF

    Sommaire d’ numéro 179 :

    Pages 4-7 : D’Obama à Trump : ruptures et continuité
    Pages 8-11 : La Guyane montre l’exemple – le syndicalisme de classe doit reprendre l’offensive !
    Pages 12-15 : Ensemble pour un FREXIT progressistes prenant appuis sur la dynamique de la «France Insoumise» !
    Pages 16-17 : L’«ITALEXIT» a le vent en poupe !
    Pages 18-21 : Ne laissons pas la réaction encenser Thermidor et traîner Octobre dans la boue !
    Page 22 : La C.C.-59 et le P.R.C.F. pour Mélenchon et les «Quatre Sorties» !

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    26 mars 2017

    Chers camarades communistes, membres ou non-membres du PCF,

    La situation de la France est de plus en plus explosive. On se souvient de la formule de Lénine décrivant les prémices d’une situation révolutionnaire : elle s’annonce clairement, dit-il,

    « quand ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner comme avant et quand ceux d’en bas ne veulent plus être gouvernés comme avant ».

    ceux d’en bas « veulent » de moins en moins « être gouvernés comme avant ».

    Or, ceux d’en bas « veulent » de moins en moins « être gouvernés comme avant ».  Symptôme de cette colère de masse, aucun candidat à la présidentielle, si « installé » qu’il soit au cœur du pouvoir capitaliste, ne peut plus faire campagne sans se dire « antisystème ». Certes, cette colère est confuse, mal ciblée, indéfinie ; mais à des degrés divers, il en fut ainsi dans toutes les situations pré-révolutionnaires, y compris en 1789 ou en 1917. Evidemment les mobilisations autour de la « manif pour tous », c’est-à-dire autour des intégristes catholiques, du Marion Maréchal-Le Pen et de Fillon ont fortement structuré l’opinion réactionnaire ; mais gardons-nous d’oublier à l’inverse les cinq mois de luttes dures de la classe ouvrière contre la Loi Travail au printemps 2016 et ne croyons pas que cette rébellion de masse se soit déjà effacée des mémoires… En outre, l’effort acharné des vrais communistes pour expliquer la nature de classe foncièrement réactionnaire de l’UE et de l’OTAN commence à porter ses fruits : la stratégie du « Frexit progressiste », l’idée d’un FRont Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique que le PRCF portait presque seul en 2004 en France et en Europe, germe aujourd’hui de toutes parts. Ainsi l’économiste Frédéric Lordon reprend-il aujourd’hui l’expression d’une sortie « par la gauche » de l’UE. J.-L. qui, voici quelques années, militait pour une « République européenne », contribue objectivement aujourd’hui à ouvrir le débat de masse sur le Frexit progressiste (même si certaines de ses réponses laissent encore largement à désirer) quand il appelle à la sortie unilatérale de l’OTAN et qu’il déclare par ailleurs : « l’UE, on la change ou on la quitte ». Et à l’arrière-plan de cette dé-légitimation de masse du pouvoir qui monte de toutes parts, il y a toujours, refoulé mais non oublié, le Non populaire bafoué de 2005 à la Constitution européenne, un Non dont le caractère de classe était éclatant (79% de « non » chez les ouvriers)…

    Quant à ceux d’en haut, ils sont en difficultés sérieuses :

    • si Fillon gagnait l’élection, quelle légitimité sociale ce nanti cupide et magouilleur aurait-il ensuite, avec ses innombrables casseroles, pour imposer sa purge thatchérienne aux « petites gens » ?
    • si c’est Le Pen qui l’emporte, sur quelle majorité gouvernementale s’appuiera-t-elle ensuite à l’Assemblée ? Pour s’allier aux députés LR les plus réactionnaires – type « Droite forte » – il lui faudrait tomber le masque « social » et reculer fortement sur ses propositions – déjà plus qu’équivoques – à propos d’une sortie de l’euro et de l’UE ; pour imposer sa « France en ordre » fasciste, il faudrait avant tout miser sur la « guerre intercommunautaire » sous influence… et sur la matraque, voire sur l’armée dans les quartiers populaires : Belfast 1960 en France ? C’est effrayant mais ce serait aussi un aveu terrible de faiblesse politique de la part de la grande bourgeoisie.
    • si c’est Macron qui gagne, non seulement il ne sera « reconnu » ni par le FN ni par Fillon – lequel se donne préventivement les moyens de contester l’élection en mettant en cause la justice et le président sortant – , mais sa base sociale sera fragile : une chose est de gagner une élection en faisant du billard à trois bandes, en prenant appui sur la finance mondiale et sur les médias du capital, en semant la confusion « ni droite ni gauche », et en remportant par défaut le 1er puis le second tour ; autre chose serait ensuite de diriger un pays sans ancrage syndical fort, sans appareil politique expérimenté et cohérent (le PS est déjà en crise aiguë et les macroniens ne sont d’accord que pour les places !), tout en lançant un programme antisocial et antinational (marche forcée à l’Europe fédérale alors que les Français n’en veulent pas !) heurtant frontalement les aspirations majoritaires de la population.
    • ans l’hypothèse improbable, mais pas absolument exclue, d’un « trou de souris » ou mieux, d’une « fenêtre de tir », par lesquels Mélenchon accèderait in extremis au second tour, quel révolutionnaire sérieux ne voit pas qu’il faudrait lui apporter son soutien déterminé pour battre Le Pen ; il faudrait ensuite le soutenir contre la réaction hexagonale et internationale tout en appelant les travailleurs à marcher au Frexit progressiste sans crainte d’affronter la domination capitaliste dans son entièreté… Improbable mais pas totalement hors de portée si tous les communistes s’engagent franchement au 1er tour, ce cas de figure illustrerait la remarque de Marx décrivant la France comme « le pays classique des luttes de classes menées jusqu’au bout », notre situation devenant un peu analogue à celle des communistes du Venezuela : nos camarades vénézuéliens ont en effet fraternellement soutenu Chavez, critiqué ouvertement ses reculs, combattu les contre-attaques fascistes au premier rang et, surtout, ils ont organisé la classe ouvrière de manière indépendante dans les entreprises, ils ont développé le vrai pour permettre aux travailleurs de devenir peu à peu la force dirigeante du Front patriotique, anti-impérialiste et populaire.

    Toutes ces hypothèses aboutissent du reste à la même conclusion pratique : que Le Pen et sa « France en ordre » fasciste gagnent l’élection ; que les thatchériens ou social-thatchériens Macron ou Fillon l’emportent, colportant eux aussi de graves tendances à la fascisation et à l’Etat policier, ou qu’à l’inverse une élection-surprise de la gauche euro-critique remette brusquement les forces populaires à la contre-offensive, de quoi aurons-nous besoin demain ?

    De quoi aurons nous besoin ?

    • d’un grand parti totalement indépendant du PS, du PGE et de l’UE, donc de l’appareil euro-formaté et socialo-dépendant du PCF-PGE actuel, dont nombre de dirigeants se compromettent, sous couvert d’union à tout prix, dans un indécent rabattage vers Hamon et l’ « union de la gauche » moribonde. Sans cette reconstruction du parti communiste véritable, la résistance antifasciste partirait mal, l’euro-dissolution (sociale, industrielle, linguistique, etc.) de la France deviendrait vite irréversible (« défense européenne » = remise à Berlin du « parapluie nucléaire » français et désarmement unilatéral du pays), les résistances sociales privées d’avant-garde politique iraient dans le mur.
    • d’une renaissance du syndicalisme de classe qui impose que nos syndicats rejettent définitivement l’alliance paralysante avec la CFDT jaune et avec l’euro-syndicalisme collabo de la C.E.S., pour porter une stratégie offensive de « tous ensemble et en même temps ». C’est quand les communistes désertent l’intervention franche et démocratique sur les questions de la démocratie et de l’orientation syndicales que les syndicats sont le plus à la merci des institutions « sociales », médiatiques et politiques de la bourgeoisie !
    • d’un rassemblement majoritaire, à la fois patriotique et internationaliste, pour le Frexit progressiste et la reconstruction de notre pays dans l’esprit du CNR. Pas de fausse querelle : le PRCF a dit et redit que pour lui, ce retour à l’indépendance nationale et au progrès social est indissociable, dans les conditions actuelles, de l’Europe des luttes, d’une rupture révolutionnaire avec le capitalisme, de la marche revendiquée vers le socialisme-communisme ;
    • ’une reprise commune de la lutte idéologique contre le capitalisme et pour le socialisme, contre la criminalisation d’Octobre 17, de Lénine et du Pays de Stalingrad : c’est d’ailleurs dans cet esprit que le PRCF organisera le 4 novembre prochain une commémoration internationaliste d’Octobre rouge, tournée contre l’Europe de l’anticommunisme, de la guerre et de la fascisation et vers la relance des perspectives révolutionnaires.

    De quoi avons-nous déjà besoin aujourd’hui ?

    Et dès lors, camarades, de quoi avons-nous déjà besoin aujourd’hui ?

     

    • d’abord, les communistes, les progressistes, les travailleurs ont besoin que Mélenchon fasse le meilleur score possible, qu’il distance Hamon et que, si possible JLM atteigne le second tour : c’est concevable si tous les vrais communistes, dénonçant le double langage de l’appareil PCF/PGE visant à rabattre sur Hamon pour relancer la sempiternelle « union » avec le PS aux législatives, s’engagent sur leurs bases communistes et révolutionnaires, sans se subordonner à Mélenchon, mais sans fermer les yeux sur les manigances visant à lui « cirer la planche ».
    • Ensuite, et c’est urgent, tous les vrais communistes – membres ou pas du PCF – doivent aller ensemble à l’entrée des entreprises, et tout d’abord des usines, pour porter un programme communiste commun de Frexit progressiste et de marche au socialisme. C’est vital si, dans les actes, nous voulons travailler à l’urgente renaissance d’un parti marxiste-léniniste, patriote et internationaliste, d’une avant-garde combative au service du monde du travail.

    Alors camarades, cessons les bouderies relatives à nos approches électorales différentes dans une conjoncture délicate, pour ne pas dire franchement dangereuse.

    D’urgence reparlons-nous. D’urgence, arrêtons un programme communiste commun pour les « quatre sorties », pour la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, pour le produire en France, les services publics, les salaires, la protection sociale, la paix, la coopération internationale et la démocratie. .

    Eu égard au caractère explosif de la situation – qui faute d’avant-garde révolutionnaire peut vite conduire au pire (fascisme, guerre antirusse, décomposition nationale…) – il n’y a pas d’autre mot d’ordre possible que :

    Communistes, retrouvons ensemble l’entrée des boîtes, allons à la rencontre de la classe ouvrière sur les lieux de son exploitation : contre la fascisation, l’UE et l’OTAN, contre le capitalisme, l’impérialisme, pour le socialisme et le communisme, allons de l’avant ensemble pour la reconstruction d’un grand parti communiste !

    Pour le secrétariat national du PRCF, Léon Landini, président, Georges Gastaud, secrétaire national et Antoine Manessis, responsable national aux relations unitaires.


    Le PRCF et les JRCF auront diffusé près de 150 000 tracts-programmes aux entreprises et aux manifs populaires d’ici le 23 avril. Camarades, ne restez pas spectateurs, aidez-nous à placarder partout l’affiche nationale « Pour une France Franchement Insoumise, FREXIT PROGRESSISTE » et l’autocollant « Votons Mélenchon, ET SURTOUT, reconstruisons un vrai parti communiste »

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  • Une rencontre s’est tenue au siège du Parti de gauche le 20 mars. Le était représenté par Sarah Legrain, responsable nationale aux relations unitaires, et Djordje Kuzmanovic, responsable national du aux questions internationales et de défense.

    Le PRCF était représenté par G. Gastaud, secrétaire national, A. Manessis, responsable aux relations unitaires, accompagnés d’Annette Mateu-Casado, Fadi Kassem et Aymeric Monville.

    Le PRCF a explicité les termes de sa Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon (cf Initiative communiste, n°178, mars 2017 p. 24).

    Un échange cordial et approfondi s’en est suivi au sujet de la campagne de , des luttes sociales et des élections législatives.

    Les propositions du PRCF visant à élargir le débat sur l’UE et à engager une campagne unitaire très large pour la sortie de l’, seront prochainement examinées par le Parti de gauche.

    source: initiative-communiste.fr

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  • APPEL DU PRCF

    AUX SYNDICALISTES CGT/FSU/FO/SUD

    QUI ONT COMBATTU LA LOI TRAVAIL EL KHOMRI

    #LoiTravail Appel du PRCF aux syndicalistes CGT – FSU – FO – SUD… qui ont combattu la loi Travail El Khomri (IC.fr-

     

    La France à l’image de la plupart des pays des grands États capitalistes dominants traverse une crise générale, économique sociale, culturelle.

    Depuis 30 ans, le peuple est de plus en plus victime d’une classe dominante qui dissout sans limite, à coups de privatisations, de lois anti-sociales, de délocalisations, les droits sociaux et les bases d’un système social français conquis par les travailleurs (retraites et sécu, statuts et convention collective, service public, éducation et transports…). Pour ce faire, la classe dominante pilote la construction européenne et la casse du pays (structures administratives, langue, histoire…) afin de construire un empire européen du capital totalement soustrait à l’influence des souverainetés populaires et nationales.

    Cette guerre de classe a des conséquences terribles sur les conditions de travail et de vie du monde du travail : précarité, pauvreté, chômage de masse et surexploitation de la force de travail, inégalités insupportables, relégation des masses populaires dans les grands ensembles HLM et les zones périurbaines vidées peu à peu de tout service public…. Le tout dans un climat de dérive autoritaire et de fascisation (syndicalistes pourchassés, violences policières, état d’urgence sans fin, surveillance généralisée, assimilation du syndicalisme à du terrorisme…) et dans un climat de corruption et de promotion sans fin par tout l’appareil médiatique et culturel de la violence, de la bêtise, de haine de la culture et de la réflexion…

    Cet état effroyable du pays se traduit par une crise politique explosive :  abstention de masse, vote Le Pen à un niveau inquiétant, « alternance » se traduisant toujours par l’application autoritaire de la politique unique du capital.

    C’est pourquoi, dans le cadre des élections présidentielles, les Fillon, Macron, Hamon ont tous à la patte le fil du capital, de l’UE et de l’OTAN et leur programme est directement écrit par le Medef et par l’UE, y compris l’ultralibéral revenu universel de base au rabais d’Hamon financé sur le dos des salariés, qui n’est que l’habillage  « de gauche » de l’abandon de la revendication historique du mouvement ouvrier : le droit au travail pour tous à un vrai travail épanouissant et débarrassé de l’exploitation capitaliste.

    Quant à Le Pen, elle est comme dans les années 30 la solution de rechange du capital en cas de durcissement de la crise sociale et politique, tenant un discours « populaire » pour mieux rabattre sur le capital et pour remettre « la France en ordre », à l’image de son fascisant ami Trump.

    Seule la candidature « insoumise » de Jean-Luc Mélenchon affronte le PS sur sa gauche en ouvrant le débat sur la sortie progressiste de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, en proposant l’annulation des contre-réformes (à commenter par la ) et l’amnistie des militants syndicaux… Sur la guerre et la paix, Hamon et Mélenchon sont dans des camps opposés (sortie de l’OTAN pour le second contre défense européenne arrimée à l’OTAN pour le premier), c’est-à-dire se heurtent sur une question vitale qui est celle de la guerre et de la paix, notamment avec le peuple russe, contre lequel l’OTAN et l’UE concentrent des armements et des troupes notamment en Pologne.

    En réalité, en France comme dans le monde entier, des USA  aux Pays-Bas, les oligarchies capitalistes veulent prendre les peuples en étau entre des forces ouvertement réactionnaires (Trump aux USA, Le Pen et Fillon chez nous) et des forces euro-atlantiques grossièrement néolibérales et pseudo-« progressistes » (Clinton ou Obama aux USA, Macron-Hamon chez nous, etc.). Le but de cette tenaille politique internationale et nationale est d’empêcher l’émergence d’alternatives populaires, patriotiques, antifascistes et écologiques permettant aux travailleurs d’engager sur des bases larges la rupture révolutionnaire avec le capitalisme.

    Dans cette situation de crise généralisée, le mouvement syndical a d’importantes responsabilités.

    • Responsabilités vis-à-vis des luttes et des intérêts immédiats des travailleurs : alors qu’Air-France, EDF, la -SEITA et les hospitaliers engagent l’action sans attendre les présidentielles car, il est dommageable que face à la droitisation forcenée de la vie politique nationale, les confédérations syndicales qui ont mené la contre la Loi Travail restent aujourd’hui l’arme au pied alors que les Fillon et autres Macron multiplient les menaces contre les acquis des travailleurs du public et du privé, contre les chômeurs et contre les retraités, c’est sans attendre les « ordonnances » antisociales d’une brutalité inouïe qui peuvent frapper dès juin 2017 qu’il faut construire la convergence des luttes pour l’emploi, le « produire en France », les salaires, la protection sociale, les services publics, le logement, les libertés syndicales qu’étranglent les quelque 2000 procès intentés à de courageux militants et . Une convergence des luttes contre ce qui les fédère objectivement : l’euro-destruction de la France et la marche au Traité transatlantique, qui sont la source commune des délocalisations, des privatisations, des déréglementations, de l’ubérisation.
    • Responsabilités politiques dans la tradition du mouvement ouvrier : la CGT a participé au Front Populaire en 1936, à la Résistance et à l’élaboration du programme politique « les jours heureux » du CNR… Il est nécessaire d’intervenir contre la guerre impérialiste qui vient à l’occasion de cette présidentielle hors-sol, d’autant plus que politique de guerre et euro-austérité sont directement liées.

    Les syndicalistes de terrain  savent aussi qu’il est a minima nécessaire de préserver un espace aux luttes à venir, ce qui suppose de sanctionner durement le parti « socialiste » et de le mettre hors d’état de se présenter en alternative progressiste. Il faut aussi tout faire pour fortifier une gauche populaire euro-critique et anti-OTAN sur laquelle les luttes auront de quoi s’appuyer.

    Pour toutes ces raisons, la commission luttes et les syndicalistes du PRCF appellent leurs camarades de la CGT, de la FSU, de et de SUD … à soutenir ouvertement et en toute indépendance la candidature Mélenchon, à l’utiliser contre le dispositif électoral de la grande bourgeoisie, et à faire entendre les revendications de la classe des travailleurs salariés contre l’UE, l’Euro, l’OTAN et contre le capitalisme en pourrissement accéléré. Ainsi ferons-nous vivre une France Franchement Insoumise à l’UE du grand capital, renouant avec l’élan de la Commune, du Front populaire et de la Libération pour construire une vie humaine, épanouissante et solidaire pour tous.

    Bagneux le 12 mars 2017.

    Appel porté par la commission Luttes du PRCF devant le Comité Central et voté à l’unanimité.

    source: initiative-communiste.fr

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  • Frexit, classe ouvrière et socialisme – par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCFLa candidature de François Asselineau aux présidentielles a relancé le débat : faut-il « seulement » sortir de l’ et se fixer cet objectif limité, « raisonnable » et « réaliste », sans se soucier d’engager la rupture avec le capitalisme ? Faut-il au contraire viser « d’abord » la rupture avec le capitalisme, la sortie de l’, de l’euro et de l’OTAN intervenant chemin faisant et par-dessus le marché (si du reste elle intervient : car cela ne figure pas au menu des « Etats-Unis socialistes d’ » chers aux héritiers de Trotski…)? Ou bien encore, faut-il, comme le propose le PRCF, articuler une stratégie de «  progressiste » d’emblée articulée sur la rupture avec le capitalisme, c’est-à-dire en clair, orientée vers la révolution socialiste ? Et pour cela promouvoir à la fois l’objectif minimal d’une sortie de l’euro/UE/OTAN et l’objectif stratégique de la transformation socialiste de la France en les associant l’un à l’autre par le truchement d’un programme de transition révolutionnaire axé sur la défense de la paix, l’antifascisme, la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, l’élargissement de la démocratie populaire et la recherche de coopérations internationales élargie à tous les continents ?

    Sortir de l’UE sans rompre avec le capitalisme ?

     

    Il est clair que la première réponse ne peut convenir à des révolutionnaires : le Brexit de droite promu par le parti UKIP et porté par Theresa May ne peut évidemment améliorer durablement le sort des ouvriers britanniques, pas plus que le protectionnisme retors affiché par D. Trump ou par son admiratrice Marine Le Pen n’est susceptible de remettre en selle les millions de cols bleus déclassés par les délocalisations… A moins bien sûr que la classe ouvrière anglaise, dans laquelle les thèmes anticapitalistes refont surface au grand dam des caciques travaillistes, ne réoriente le Brexit dans la bonne direction en retrouvant ses fières traditions combatives : mais dans ce cas, il faut modifier l’hypothèse examinée, car il ne s’agirait plus dès lors d’un Frexit de droite et que l’horizon d’une transformation socialiste de la Grande-Bretagne se dessinerait de nouveau…

    Mais surtout, la situation française est telle que le Frexit ne peut être mené jusqu’au bout que sur des bases d’emblée populaires, progressistes et in fine, anticapitalistes. En effet, le MEDEF, le CAC-40, les banques « françaises », en un mot l’impérialisme « français »*, sont unanimement acquis à la « construction » européenne, à l’ « Union transatlantique », à la « reconfiguration du territoire national », tout cela s’opérant dans une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (comme y oblige le Traité de Maastricht) : ces orientations ont du reste été écrites noir sur blanc et mises en cohérence dans le manifeste-programme du MEDEF toujours en vigueur intitulé Besoin d’aire (déc. 2011). Qu’importe si ces orientations euro-atlantiques flamboyantes, destinées à obtenir aux oligarques « français » une place au soleil de la mondialisation germano-yankee, débouchent sur le déclassement massif des travailleurs industriels, de la paysannerie laborieuse, des artisans « ubérisés », sur l’humiliante éviction du français au profit du tout-anglais, sur les « coopérations renforcées » avec Berlin, voire sur la fusion des armées allemandes et françaises au sein de l’OTAN, en un mot sur le démontage final de l’Etat-nation qui constitue la feuille de route commune de MM. Gattaz, Macron et Fillon** ? Comme en outre le « Frexit » ne peut guère être porté avec esprit de suite par les « couches moyennes », fussent-elles « altermondialistes », qui hésitent toujours par nature entre le camp du capital (donc de l’UE) et celui du travail (72% des ouvriers ont voté non à l’euro-constitution en 2005 !), il ne reste que la classe ouvrière, et plus généralement, que la classe des travailleurs salariés, pour mener le Frexit jusqu’au bout et avec esprit de conséquence. Alors que le Parti Maastrichtien Unique (PS, LR, EM…) et ses satellites « euro-constructifs » (euro-écolos, euro-« communistes », euro-trotskistes***…) conduit (ou accompagnent en geignant) la casse des conventions collectives, des statuts, du code du Travail, des retraites par répartition, de la Sécu, des services publics, du secteur industriel nationalisé (notamment EDF) pilotés par Berlin/Bruxelles (faut-il d’ailleurs dire Bruxlin ou Berxelles ?), c’est bien pour sauver ses acquis sociaux, pour augmenter les revenus du travail, bref, pour vivre mieux, que la classe laborieuse doit, peut et veut de plus en plus s’extraire de ce broyeur d’acquis, de souverainetés, de libertés et de paix mondiale, qu’est depuis toujours l’UE de par l’essence même de ses traités et des forces de classe qui l’ont construite,.

    La conclusion inévitable est donc que l’orientation sociale du Frexit, son contenu de classe (en clair, quelle classe sociale pilote-t-elle le Frexit et vers quel objectif socio-économique ?) est capitale pour sa réussite elle-même, qui ne peut évidemment se contenter de demi-mesures : à un moment, il faudra bien que la France ouvre la porte de l’euro-prison… et qu’elle la referme derrière elle ! Bien entendu, la sortie de l’euro-UE-OTAN ne peut suffire pour produire la rupture avec le capitalisme pas plus que l’envol d’une fusée à plusieurs étages ne garantit à lui seul que le satellite qu’elle porte à son faîte soit finalement placé correctement sur orbite. Comme disent les mathématiciens, le Frexit est la condition nécessaire, non la condition suffisante d’une sortie du capitalisme, et c’est bien par la sortie de l’UE qu’il faut commencer, à la fois parce qu’on ne peut pas sortir de son pays sans d’abord sortir de sa maison et parce que, de fait, l’idée de reconstituer conjointement l’indépendance nationale et le progrès social est bien plus rassembleuse pour commencer (mais la soif de liberté croît à mesure qu’on y goûte…)  que les

    idées, aujourd’hui très minoritaires, de socialisation des moyens de production, de dictature du prolétariat et de marche vers la société sans classes (idées sans lesquelles le mot « socialisme » est vide de sens). Mais si ce que nous avons énoncé ci-dessus est exact (et nous attendons avec impatience une réfutation appuyée sur des faits !), la relation entre Frexit et rupture avec le capitalisme est bien plus complexe qu’une simple relation mécanique de condition nécessaire à condition suffisante dans laquelle la première se contenterait d’inclure la seconde comme une possibilité formelle. Car on ne peut tout bonnement pas « allumer » l’intérêt des masses populaires, principal support d’un Frexit véritable, allant au bout des choses, sans lier d’emblée ce Frexit à la renationalisation des entreprises privatisées, à la reconstruction de la protection sociale, à la réduction rapide des inégalités criantes, à la reconstruction résolue, menée tambour battant, du produire en France industriel et agricole, c’est-à-dire sans lier le Frexit à toute une série d’objectifs progressistes, antifascistes, anti-impérialistes, qui ne peuvent que heurter tous azimuts les intérêts capitalistes en accusant crûment la dimension de classe aiguë de la « construction européenne » et en marquant a contrario la dimension de classe révolutionnaire d’une sortie par la gauche de l’euro-prison.

    Ce n’est nullement qu’il faille mettre la charrue avant les bœufs, à la manière des gauchistes, en réclamant magiquement, en dehors de tout rapport des forces concrets, « le socialisme tout de suite, sinon rien ! ». En effet, des orientations de ce genre, dans le cadre des rapports de forces idéologiques encore très marqués par le recul de la conscience de classe, ne sont que des incantations, des mots jetés au vent. En réalité, ce babillage « hyper-révolutionnaire » éloigne la classe ouvrière de ce qu’elle doit conquérir de toute nécessité pour effectuer pratiquement la révolution socialiste : le rôle dirigeant dans un vaste rassemblement populaire majoritaire capable d’isoler et de vaincre le grand capital maastrichtien. Au contraire, le babil gauchisant (les mots ne coûtent pas cher et le symbole de la révolution n’est pas le mégaphone

    i

    mpuissant du NPA mais l’alliance des producteurs signifiée par la faucille et par le marteau) isole le prolétariat et abandonne à des fractions de la moyenne bourgeoisie (UPR), voire de la grande (Le Pen), le drapeau de l’union populaire pour tirer la nation des griffes des oligarques. Ce n’est pas la sortie du capitalisme qui est le préalable au Frexit progressiste, car dire cela reviendrait à dire qu’il faut magiquement mettre le satellite sur orbite avant d’avoir fait décoller la « fusée » : mais c’est bien et bien le sens antifasciste, progressiste, ouvrier, populaire, anticapitaliste en un mot, du Frexit qui peut d’emblée allumer l’intérêt de dizaines de millions de « petites gens » ; et pas seulement l’attention de milliers d’intellectuels progressistes, si respectables soient-ils, pour une rupture franche, décidée, « carrée », avec l’UE. En conséquence, la sortie de l’UE/OTAN doit être d’emblée conjuguée à un programme positif et clairement anticapitaliste de progrès social et de nationalisations démocratiques qui permette rapidement aux travailleurs de respirer et de vivre mieux : sans quoi la contre-attaque des adversaires du FREXIT serait terrible, les masses travailleuses ne le défendront pas au moment critique et tout cela aboutira à court terme à atteindre l’objectif mal dissimulé de l’oligarchie : la liquidation pure et simple de la nation (cette dénationalisation ultime de la France figure déjà en filigranes dans le programme de Macron, l’homme du tout-anglais officialisé, de l’hyper-régionalisation, de l’ubérisation générale, du démontage rapide des protections sociales, de la « défense franco-allemande », etc.).

    Contre-épreuve de cette démonstration positive : ni Debout la République ni le FN ne vont jusqu’au FREXIT « carré ». Non seulement le programme du FN est fort timide sur le plan social (la proposition-phare de rétablir la retraite à 60 ans est bidon puisque le FN ne supprimerait pas les 42 annuités et les décotes), mais il ne s’agirait même pas d’un Frexit de plein exercice. MLP ne propose en fait que « la sortie concertée de l’euro » (pas de sortie sans le feu vert d’Angela !), qu’un référendum sur l’UE (comme l’a fait David Cameron, et en se gardant de dire à l’avance ce qu’elle voterait elle-même). Dans la réalité, la « sortie de l’euro » servirait surtout de monnaie d’échange avec les LR dans le cas où le FN ayant conquis l’Elysée, il ne pourrait compter d’emblée sur une majorité de députés FN à l’Assemblée ; si bien qu’il aurait grand besoin pour gouverner des députés LR ou du moins, de leur partie la plus fascisante. Qui ne voit qu’alors le maintien (« provisoire », ben voyons !) de la France dans l’UE/euro, serait la condition du soutien au FN des LR du type « droite forte », le vrai but d’un éventuel bloc gouvernemental FNLR étant alors de « remettre la France en ordre », c’est-à-dire de briser la CGT, de mater les quartiers populaires, de renforcer et de militariser l’Etat policier… tout en demeurant bien sagement dans une pseudo-« Europe des nations » criminalisant le communisme, célébrant ses « racines chrétiennes » (et blanches) et trouvant de nouveaux arrangements impérialistes avec les USA (notamment contre la Chine et les Etats arabes).

    Rompre avec le capitalisme sans sortir de l’UE ?

    affiche du PRCF de 2005 pour le non à toute constitution européenne

    Il est besoin de moins de mots pour réfuter la proposition euro-trotskiste, ainsi que les arguties pseudo-léninistes de certains groupes qui n’ont manifestement rien compris au 7ème Congrès de l’Internationale communiste ainsi qu’au rapport qu’y prononça Dimitrov, le secrétaire général de l’IC fraichement arraché aux geôles hitlériennes. Qui ne voit que refuser de faire campagne sur la sortie de l’UE dans la perspective d’emblée proclamée d’une rupture révolutionnaire avec le capitalisme, c’est, de fait, protéger à la fois l’UE… et le capitalisme ? Qu’importe aux capitalistes que de braves Besancenot, Poutou et autre Nathalie Arthaud s’époumonent aux cris de « à bas le capitalisme ! », et « révolution immédiate », « internationale » et même « permanente » (ce que, soit dit en passant, le trotskisme promet depuis 100 ans sans l’esquisse d’un début de réalisation, et pour cause…). Quand on coupe d’emblée l’objectif de la révolution prolétarienne de toutes les luttes démocratiques, patriotiques et antifascistes (car tous ces milieux minimisent, voire nient la fascisation galopante et la nécessité d’une large mobilisation spécifique contre elle), de la défense de la paix contre l’impérialisme (car les mêmes renvoient dos à dos l’impérialisme US agresseur et, qui « le régime russe », qui « la dictature chinoise », qui « le régime de Damas », qui le Venezuela bolivarien…), de la défense du « produire en France » (considéré

    comme étant d’essence xénophobe alors qu’il est la condition vitale pour que la classe ouvrière, française et immigrée, ne finisse pas massivement déclassée en « plèbe » de type romano-impérial), de la sauvegarde des langues nationales (car sans doute c’est une « ouverture internationaliste » que de laisser l’impérialisme américain imposer partout SA langue et SA « culture » pourrie par le fric !) et de la souveraineté des peuples, comment veut-on que le socialisme puisse prendre corps dans de véritables luttes de masse, comme ce fut invariablement le cas lors des Révolutions chinoise, cubaine, vietnamienne, sans parler de la Révolution d’octobre accomplie sous le drapeau de la paix pour tous et de la terre aux paysans ? Comment veut-on, tout bonnement, catalyser le « tous ensemble » nécessaire pour stopper l’offensive antisociale si l’on nie le cadre national lui-même, ou si l’on refuse de voir combien la « construction européenne » peut – à la manière de critères de convergence au 

    négatif – fédérer les luttes contre les privatisations (travailleurs du public), les délocalisations (travailleurs du privé), l’ubérisation, etc. ? Etranges « matérialistes marxistes » qui, sous couvert de maximalisme verbal, refusent en fait de construire le Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique qui peut unir autour des travailleurs l’ensemble des couches populaires et moyennes pour isoler le capital financier, état-major du mode de production capitaliste, et préparer ainsi dans les actes les conditions du renversement général de la classe capitaliste ? Exiger mille fois la lune sans jamais construire la fusée, pire, harceler en permanence ceux qui essaient de construire ladite fusée sans oublier de placer à sa cime le « spoutnik » révolutionnaire, c’est se conduire en mouches du coche, ce meilleur allié, non pas du « petit cheval rouge » qui s’efforce de tracter la charrette, mais de la pente contre-révolutionnaire, qui tire en continu la charrette vers le bas, vers la défaite et le découragement. Pire que pire, abandonner à la réaction le drapeau de la Nation – issu d’une des plus grandes révolutions de l’histoire s’agissant de la France ! -, la Marseillaise (un hymne appelant le peuple à s’armer !), la langue française (porteuse d’un héritage frondeur qui va au minimum de François Villon à Aimé Césaire en passant par Hugo !), voire le produire en France, base d’existence matérielle du prolétariat, c’est abandonner la classe ouvrière au fascisme. C’est ce que n’ont pas craint de faire certains faux communistes qui expliquaient encore il y a peu aux ouvriers raffineurs, épicentre de la lutte contre la Loi Travail, qu’il ne serait pas si grave que certaines raffineries françaises fussent délocalisées dans le tiers-monde « puisque tous les travailleurs sont frères » ? Que dire de ces « généreux » individus qui font de l’internationalisme pseudo-prolétarien sur le dos des ouvriers du « nord » jetés à la rue pour que MM. les capitalistes gagnent encore plus d’argent sur le dos des prolétaires du Sud… tout en aggravant sans cesse les conditions de vie de tout le monde ?

     

    Le seul « argument », mille fois réfuté déjà – mais il n’est pire sourd que qui refuse d’entendre ! – de l’anti-« frexisme » pseudo-révolutionnaire est alors de dire à ceux qui veulent construire une République sociale rompant avec l’UE et en route vers la révolution : « vous êtes d’affreux « étapistes », vous voulez une « démocratie avancée » éludant la révolution, pis, vous voulez refaire le « honteux » compromis historique de 1945 qui a vu des ministres communistes (Thorez, Croizat, Paul, Tillon, excusez du peu…) intégrer un gouvernement présidé par de Gaulle au lieu de lancer bille en tête les FTP et les « milices patriotiques » à la conquête du pouvoir d’Etat (avec l’armée américaine sur le territoire ? Et en prenant le risque irresponsable d’un affrontement mondial immédiat entre les USA, nouvellement doté de l’arme atomique, et l’URSS, victorieuse de Hitler au prix de trente millions de morts ? Notons d’abord que le bilan des ministres communistes de 45-47 n’a rien de honteux. Au contraire, il est proprement glorieux et il a apporté au peuple français ses plus grandes conquêtes depuis 1793 : nationalisation de Renault, d’EDF-GDF, de l’Aéronautique (SNECMA) et des Charbonnages de France, création comités d’entreprise, fondation du CEA et relance du CNRS, rénovation démocratique de l’école, code du travail, droit de vote des femmes, justice spécifique pour les mineurs, généralisation des conventions collectives, statut du mineur et du fonctionnaire, retraites par répartition et, cerise sur le gâteau, Sécurité sociale remboursant les soins médicaux à 100%… Qui dit mieux en l’espace de deux ans de présence combative au gouvernement ? Et qui ne voit, puisque l’on accuse les défenseurs du CNR de « passéisme », que la défense de tous ces « conquis » est au cœur des luttes actuelles où s’affrontent les défenseurs de l’UE et les partisans de nouveaux « Jours heureux » réconciliant démocratie, progrès social et indépendance nationale ?

     

    Mais surtout, ce sont les sectaires et les dogmatiques du « socialisme tout de suite, sinon rien ! », qui télescopent les époques. En guise d’épouvantail réformiste, ils s’inventent en effet une « étape » démocratique, un « compromis historique », une sorte de « troisième voie » interminable entre capitalisme et socialisme qui résulterait selon eux de la stratégie de Frexit progressiste. L’auteur de ces lignes a cent fois expliqué que, précisément, les époques sont différentes. En 45, un compromis historique était possible à l’international (Yalta) et à l’échelle nationale (France, Italie, Belgique…), non seulement pour des raisons de rapport des forces, non seulement parce qu’un objectif de classe non négligeable était d’empêcher Washington de mettre la France sous tutelle directe (AMGOT, monnaie américaine). C’est déjà pour contrer cet objectif antinational que le PCF clandestin s’était rapproché de de Gaulle, isolant ainsi le général Giraud, la marionnette maladivement anticommuniste et néo-pétainiste que voulaient imposer Londres et Washington. A l’époque, un courant politique de masse comme le gaullisme était encore historiquement possible : ce courant, certes bourgeois et impérialiste, pouvait alors « naviguer » entre les deux Grands issus de la guerre, l’américain et le soviétique, pour permettre à la France capitaliste, sortie très affaiblie de la guerre, de tirer son épingle du jeu sur le plan international (en clair, de tenir en respect les Anglo-Saxons tout en restant dans le camp capitaliste). La mission de classe du gaullisme était aussi de préparer les fusions monopolistes qui, à l’époque, devaient alors encore s’opérer principalement à l’échelle nationale. Bref, la grande bourgeoisie – qui n’a jamais été réellement patriote, ni même gaulliste, et qui ne le sera jamais, sa seule patrie étant son tiroir-caisse – pouvait alors miser conjoncturellement sur un courant bourgeois patriotique légitimé par la « France libre ». Et bien sûr elle était aussi forcée de le faire parce que le courant patronal collabo était sorti discrédité de la défaite commune de Hitler et de Pétain. Et ce fut la mission principale du pouvoir gaullo-pompidolien, entre 1958 et 1974, que de constituer avec l’aide de l’Etat ces géants financiers et industriels nationaux que furent Rhône-Poulenc, la BNP, Péchiney-Ugine-Kulhmann, Schneider-Creusot-Loire, etc.

    Or cette ère « nationale » de la grande bourgeoisie hexagonale est pour l’essentiel révolue pour deux raisons.

    Parce que l’URSS est tombée, que les nouveaux rapports de forces entre puissances capitalistes ont globalement desservi l’impérialisme français à l’avantage des USA et de l’Allemagne « unifiée », codirigeants de l’UE libre-échangiste, antirusse et re-colonisatrice des pays de l’Est. Il y a donc moins d’espace géopolitique pour un néo-bonapartisme gaullien (au sens que Marx donne au mot « bonapartisme » dans son 18 Brumaire de Louis Bonaparte) naviguant entre l’Est et l’Ouest. Mais il y avait aussi bien moins d’espace « intérieur » pour des fusions monopolistiques purement nationales : à l’heure de la mondialisation américaine et de l’Europe allemande, la concentration capitaliste s’opère en effet au minimum à l’échelle continentale et transcontinentale : Renault-Nissan, PSA/Opel, Alsthom/General Electrics, France-Télécom/ « Orange », etc. D’où le « besoin d’aire » de l’oligarchie patronale « française » (dans le temps on osait dire : « espace vital » ou « Lebensraum »). D’où la germanophilie mâtinée d’atlantisme de « notre » bourgeoisie profondément honteuse de ce qui fait notre fierté, les acquis sociaux, et qu’elle nomme dédaigneusement l’ « exception française ». D’où le basculement des oligarques et de tous les snobs qui la courtisent à l’English Mother Tongue (l’anglais langue maternelle). D’où ce couple morbide que forment la xénophobie d’Etat et de l’auto-phobie nationale dont nous avons révélé les racines de classe dans un autre article. Si bien qu’aujourd’hui, si les bases d’une union du peuple de France formée contre le grand capital et centrée sur la classe travailleuse existent plus que jamais (ce que le PRCF nomme le FR.APPE), les bases d’un compromis historique « national » du type de celui qui se forma très brièvement en 1945, où le rôle dominant était tenu par le Général, et dont le socialisme n’était pas l’objectif à court terme, se sont effilochées. Aujourd’hui, la reconstitution des acquis sociaux du CNR et la sortie connexe de l’UE atlantique qu’impose cette reconstitution ne pourraient conduire qu’à de rapides et brutaux affrontements de classes entre le bloc populaire conduit par la classe ouvrière et le bloc maastrichtien de plus en plus fascisant conduit par l’oligarchie hexagonale et par ses alliés extérieurs (notamment, l’Axe Washington-Berlin). Ainsi, non seulement le Frexit progressiste n’ajournerait pas sine die le socialisme pour la France, mais – si les communistes et les syndicalistes de classe jouent vraiment leur rôle – il rapprocherait au contraire, de manière concrète et sur des bases de masse, la « lutte finale » entre capital et travail, entre capitalisme et socialisme.

    En en mot, ceux qui ne voient, à droite « que » la sortie neutre,  « raisonnable », comme dit M. Dupont-Aignan, de l’euro-destruction nationale et ceux qui, « à gauche » refusent d’affronter l’UE sous couvert de « socialisme tout de suite sinon rien », commettent la même erreur antidialectique. Incapables de voir les choses dans leur dynamique et leurs interactions dialectiques, il refusent de voir que :

    • le Frexit lui-même nécessite – pour être mené jusqu’au bout, la rupture effective avec l’euro-UE-OTAN – d’être porté par un programme franchement progressiste de transition révolutionnaire, donc par un parti communiste centré sur le monde du travail et associant le drapeau rouge au drapeau tricolore ; bref le contraire du « ni droite ni gauche » de plusieurs groupes souverainistes actuels qui croient ainsi sortir du « système » alors même que ledit système fait tout pour mettre en place un second tour Le Pen/Macron qui oblitèrerait la vieille opposition du camp réactionnaire et du camp progressiste. Alors que notre tâche est de faire à nouveau coïncider camp progressiste, camp capitaliste et camp anti-UE (comme à l’époque où existait un vrai PCF).
    • la dynamique du Frexit devra, pour gagner, pour ne pas être rapidement balayée par les forces euro-atlantiques internes et externes, s’appuyer sur une dynamique de classe dont le terme sera, soit le socialisme, soit l’euro-dissolution de la France et la fascisation de l’Europe occidentale ; car sans cette orientation violente, la classe dominante ne saurait durablement imposer ce viol sanglant des peuples que serait la création de l’Empire euro-atlantique sur la ruine des Etats-nations nés de la Révolution française, de l’insurrection nationale grecque contre les Ottomans, du Printemps des peuples de 1848 et du Risorgimento italien. Plus que jamais patriotisme républicain et internationalisme prolétarien de nouvelle génération convergent tant il est vrai que, pour parachever la mise en place de l’Empire euro-atlantique ultraréactionnaire, il est nécessaire de liquider le pays de la Révolution jacobine comme a déjà été liquidé l’Etat hérité de la Révolution bolchévique.

    C’est pourquoi concrètement les militants communistes doivent tout à la fois saisir les occasions de faire germer « en bas » l’alliance euro-critique, anti-FN et anti-OTAN du drapeau rouge et du drapeau tricolore (tel est le sens de l’appui critique, mais franc et dynamique, que le PRCF apporte à la candidature Mélenchon), de déployer l’unité d’action communiste, de promouvoir un programme communiste commun de Frexit progressiste. Ce pourquoi il faut s’adresser, non aux euro-trotskistes qui protègent « de gauche » la « construction européenne », non aux souverainistes de droite qui combattent les communistes ou qui veulent les mettre à la remorque, mais à la classe ouvrière, aux syndicalistes de classe, aux patriotes antifascistes, à tous ceux qui acceptent les « deux drapeaux » en rejetant catégoriquement l’oriflamme bleu marine et le drapeau impérial de l’UE atlantique. Ainsi remettra-t-on définitivement « le monde du travail au centre de la vie nationale », comme le prescrivait le programme du CNR intitulé Les Jours heureux.

     


    * cette réalité n’en est pas moins une contradiction dans les termes : ce qui ne surprendra pas les dialecticiens !

    ** Et aussi, en réalité, de B. Hamon, lequel est, soit bien naïf, soit suprêmement rusé…

    ***nous disons « euro-trotskistes » car apparemment, il existe aussi désormais en France, des militants de tradition trotskiste qui sont opposés à l’UE : tant mieux évidemment.

    Georges Gastaud est auteur notamment de

    • Lettre ouverte aux bons français qui assassinent la France, Le Temps des Cerises, 2005
    • Patriotisme et Internationalisme, 2010, edition du CISC
    • Marxisme et Universalisme, Classes, Nations, Humanité, 2015, Delga
    • Lumières Communes, Traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique, 2016, Delga
    • Mondialisation capitaliste et projet communiste, Le temps des cerises, 1997

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • « INITIATIVE COMMUNISTE » n°178 de Mars 2017 est paru

    Sommaire :

    Pages 4-5 : Luttes contre l’intérim, le racisme d’État... et le viol policier !

    Pages 6-9 : Rencontres internationales communistes à Milan – Témoignage : le peuple cubain en deuil – Fin de l’entretien sur la Syrie

    Page 10 : Anticommunisme d’État en Pologne

    Pages 11-14 : Le programme du P.R.C.F.

    Page 15 : Le Pôle à la porte des boîtes

    Page 16 : «Neruda» (suite) – «Chez nous»

    Pages 17-19 : Analyse du combat des chauffeurs V.T.C. – Progrès du «Diamat»

    Pages 20-22 : L’arnaque du R.B.U. – Traire les autos et les motos – Colère des J.R.C.F. contre Fillon – L’euro-arnaque du F.N.

    Page 23 : Courrier

    Page 24 : Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

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