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  • Rendons au 8 mars sa signification révolutionnaire (IC.fr-8/03/2017)

    C’est le 2017 que la puissante Révolution russe dite de Février prit toute sa force à Petrograd, principalement sous l’impulsion de militants ouvriers clandestins du Parti bolchevik.

    Plongée dans une spirale de misère et de mort par l’exploitation capitaliste et féodale en Russie, exaspérée par l’interminable guerre impérialiste de 1914-17, où l’Armée tsariste allait de défaite en défaite face aux Austro-Allemands, la population ouvrière de Petrograd s’insurgea contre le tsarisme assassin en réclamant du pain, la paix et les libertés démocratiques. La répression brutale ne fit qu’accroître la révolte, d’autant plus qu’à l’armée, les soldats d’origine paysanne se rebellaient de plus en plus contre une guerre absurde, conduite par et pour les privilégiés de Russie. Ainsi se réalisait pas à pas l’idée directrice de Lénine, appelant dès 1914 à transformer la guerre impérialiste en insurrection révolutionnaire.

    Aujourd’hui, il est de bon ton d’opposer la Révolution « démocratique » de février 17 au prétendu « coup d’État » bolchevik d’Octobre. De même qu’il est fréquent d’entendre de faux savants opposer le communisme « ringard » à la « grande modernité » du féminisme. Double aberration quand on examine de près le contenu objectif du 8 mars 1917.

    D’abord, il n’est nullement surprenant que la Révolution russe ait pris tout son essor un 8 mars : cette contre l’exploitation capitaliste, pour le socialisme et l’ entre les sexes avait été instituée en 1911 par la Deuxième Internationale à la demande de , militante socialiste allemande, rédactrice de la revue Die Gleichheit (l’Égalité) : et le but poursuivi par Zetkin était parfaitement clair : associer la lutte des au combat prolétarien pour l’abolition de l’exploitation capitaliste. Zetkin était marxiste et c’est dans le grand livre intitulé L’origine de la famille, de la propriété et de l’État qu’Engels a montré les liens très forts qui lient la domination patriarcale à l’exploitation capitaliste. Rappelons aussi à ceux qui taisent la signification « rouge » du 8 mars que Clara Zetkin s’opposa frontalement à la Guerre impérialiste de 14-18 (comme Lénine en Russie, Jaurès en France ou Karl Liebknecht en Allemagne), qu’elle fut réprimée pour cela par le régime du Kaiser, qu’elle soutint la Révolution russe dans son entier (février et Octobre) et qu’elle devient l’une des fondatrices de la Troisième Internationale (communiste). Déjà âgée, elle entra clandestinement en France à la Noël 1920 pour apporter le soutien de l’ I.C. à la fondation du Parti communiste français lors du Congrès de Tours.

    Par ailleurs, il est absurde d’opposer Février à Octobre 1917 : c’est en effet parce que les gouvernements bourgeois associés aux mencheviks qui se succédaient à Petrograd après la chute du tsar ajournaient sans cesse les revendications populaires des ouvriers, paysans et soldats, que le parti bolchevik – dont l’influence ne cessait de grandir chez les ouvriers, les soldats et les paysans pauvres – appela les Soviets, ces organes de la démocratie révolutionnaire en marche, à exercer tout le pouvoir et à chasser le gouvernement provisoire de Kerenski, qui voulait prolonger la guerre impérialiste avec le secret espoir qu’une victoire allemande règlerait son compte à la révolution prolétarienne. Et c’est pour donner la terre au paysans, instaurer le contrôle ouvrier sur la production et décréter la paix unilatéralement que les bolcheviks, devenus majoritaires dans les Soviets, renversèrent Kerenski le 7 novembre 1917. A l’issue d’un immense processus insurrectionnel démocratique que l’écrivain américain John Reed a décrit avec flamme dans ses Dix jours qui ébranlèrent le monde, tout le pouvoir fut remis entre les mains des Soviets, c’est-à-dire à des organes élus par les masses, contrôlés par elle, et représentant ce que les marxistes ont toujours appelé la dictature du prolétariat.

    Aussitôt le nouveau gouvernement soviétique formé, ce furent le Décret sur la paix, le Décret sur la Terre et, très vite, l’abrogation de toutes les lois discriminant les femmes, du droit de vote pour elles (28 ans avant la France !), avec l’intense activité des femmes rouges dans la Révolution, des Russes Alexandra Kollontaï et Nadia Kroupskaïa, aux bolcheviques françaises Inès Armand et Jeanne Labourbe. Trop souvent méconnue des communistes français d’aujourd’hui, cette institutrice communiste trouvera la mort en appelant les marins français dépêchés par Clémenceau pour mater la Révolution à se mutiner contre la poursuite de la guerre impérialiste.

    Aujourd’hui, la contre-révolution fait rage ; c’est elle qui donne le ton réactionnaire, fascisant, belliciste, de la mondialisation néolibérale et de la prétendue « construction » européenne. En Russie et dans la plupart des pays ex-socialistes d’Europe annexés par l’Europe de Berlin, les travailleurs regrettent majoritairement – les sondages le prouvent – les acquis perdus du socialisme défait. En France, ce sont les acquis du CNR, Sécurité sociale, retraites par répartition, Code du travail, nationalisations industrielles, conventions collectives nationales de branche, statuts publics, tout ce qui fut mis en place en 1945/47 par les ministres communistes, qui sont furieusement attaqués par les peu recommandables Fillon, Macron, Hollande, Le Pen, Hamon et Cie. Dans nombre de pays ce sont les acquis fondamentaux des femmes comme le droit à l’IVG, le mariage civil, l’égalité dans le couple, sans parler du principe essentiel « à travail égal, salaire égal » qui sont érodés ou détruits par la poussée des idéologies rétrogrades qui ont proliféré sur la base de l’anticommunisme.

    Dans ces conditions, nous adressons le salut du PRCF à toutes les femmes, à tous les travailleurs, à tous les citoyens progressistes et insoumis de notre pays et d’ailleurs. Rendons au 8 mars sa signification révolutionnaire. Face à l’inhumanité capitaliste, face aux guerres impérialistes et à la fascisation sous toutes ses formes, prolétaires, femmes, peuples opprimés du monde, unissez-vous !

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  • Déclaration du secrétariat national du (PRCF)

    sur l’évolution de la situation électorale et politique en France

    Déclaration du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)  sur l’évolution de la situation électorale et politique en France – 3 mars 2017

    A quelques semaines du 1er tour des présidentielles, la situation sociopolitique est dangereuse, et potentiellement explosive. Mais elle est également très ouverte si les vrais communistes s’adressent ensemble, indépendamment de la direction du PCF-PGE, à la classe ouvrière, à la jeunesse et aux progressistes de notre pays.

    1°) La situation politique est à haut risque : en effet, face à la montée des « affaires » et aux incessantes manipulations médiatiques de l’oligarchie politico-financière, le vote FN continue de grimper et l’hypothèse d’une victoire de M. Le Pen n’est plus exclue, d’autant que 50 % des électeurs disent n’avoir pas encore fait leur choix. La possible implosion en plein vol de la candidature Fillon, le cupide Tartuffe thatchérien qui veut dépouiller les travailleurs au profit des super-nantis, a certes l’avantage de révéler crûment la cupidité et l’égoïsme de classe qui se cachent derrière le programme pseudo-vertueux des « LR ». Mais en même temps, la déconfiture méritée de Fillon nourrit l’intense ressentiment antidémo- cratique et antirépublicain d’un électorat néo-versaillais que peuvent séduire les discours fascisants de M. Le Pen contre les fonctionnaires, contre la justice, sans oublier l’appui aveugle qu’apportent à la fois le FN et les LR aux exactions racistes de certains policiers.

    En outre, la promotion médiatique éhontée de Macron, le candidat de la haute finance et de l’ubérisation galopante (casse planifiée de la Sécu, des retraites, de la fonction publique, de l’Education nationale, de la notion même de territoire national, de la langue française sacrifiée au tout-en-anglais, de l’idée de « culture nationale »…), le candidat « charismatique » dont le financement est gravement opaque, l’homme-lige de Rothschild qui prétend – comme l’ont toujours fait les idéologues fascisants – « dépasser les partis et le clivage droite-gauche », l’homme qui prétend obliger « ses » futurs députés au vote bloqué sur toutes ses contre-réformes à venir, ouvre la voie tout à la fois à l’euro-dissolution accélérée de la France (course à l’Europe fédérale, renforcement de la « défense européenne » et du financement français de l’OTAN, menaces guerrières accrues contre le peuple russe…) et à une libéral-fascisation non moins violente que celle dont Fillon était porteur, sans parler de la « France en ordre » (sic) dont rêve Marine Le Pen sur un mode carrément fasciste. En réalité, l’élection planifiée d’un Macron n’ouvrirait pas seulement une nouvelle étape de la casse nationale et sociale : par son caractère grossièrement atlantique et antinational, elle donnerait de nouvelles armes au FN pour se présenter mensongèrement comme un recours patriotique ultime pour les classes populaires paupérisées et humiliées.

    Ajoutons à cela que Hamon, la voiture-balai du PS plus dépendant que jamais de l’UE et des caciques « hollandiens » (les listes PS aux législatives intègreront Valls, El Khomri, Le Guen, Le Drian et Cie…) est le contraire du nouveau Jaurès qu’il feint d’incarner. En réalité, son prétendu « revenu universel de base » au rabais financé sur le dos des salariés « habille » « de gauche » l’abandon de la revendication historique du mouvement ouvrier : le droit pour tous à un vrai travail épanouissant et débarrassé de l’exploitation capitaliste. En outre, Hamon, comme Fillon et Macron, pense toute sa politique « progressiste » dans le cadre du renforcement de l’Europe supranationale (« Parlement de la zone euro »), de la « défense » européenne (en clair, de la remise à Berlin sur un plateau de l’arme nucléaire française), de la continuité de la politique néocoloniale de la France en Afrique et au Proche-Orient et de la confrontation hyper-dangereuse avec la Russie. Bref, Hamon est objectivement un candidat social-maastrichtien et social-impérialiste, c’est-à-dire « social » en paroles, maastrichtien et impérialiste en pratique !

    Même s’il est heureux qu’Air-France, EDF, la CGT-SEITA et les hospitaliers engagent l’action sans attendre les présidentielles, il est dommageable que face à la droitisation forcenée de la vie politique nationale, les confédérations syndicales qui ont mené la lutte contre la Loi Travail restent aujourd’hui l’arme au pied, du moins au niveau national, interprofessionnel et inter-confédéral : alors que les Fillon et autres Macron multiplient les menaces contre les acquis des travailleurs du public et du privé, contre les chômeurs et contre les retraités, c’est sans attendre les « ordonnances » antisociales d’une brutalité inouïe qui peuvent frapper dès juin 2017 qu’il faut construire la convergence des luttes pour l’emploi, le « produire en France », les salaires, la protection sociale, les services publics, le logement, les libertés syndicales qu’étranglent les quelque 2000 procès intentés à de courageux militants CGT et SUD.

    Enfin, le PRCF exprime à nouveau son dégoût de la manière dont certains dirigeants du PCF-PGE discréditent le beau nom de communiste en maniant un double langage politicien. D’un côté, ils disent soutenir la candidature Mélenchon qu’ont majoritairement investie des adhérents du PCF. Mais dans la réalité ces dirigeants de l’appareil ou du groupe parlementaire PCF multiplient les « forums », les tracts et les pétitions pseudo-« unitaires » qui visent à aider Hamon à rabattre sur la candidature PS, à favoriser soit l’effacement de Mélenchon (qui tout en acceptant de rencontrer Hamon a marqué sa différence avec lui sur l’Europe), soit à édulcorer cette candidature « insoumise » en gommant ses aspects les plus « eurosceptiques ». Comme s’il n’y avait pas un camp de la paix, dans lequel se trouvent potentiellement tous ceux qui veulent sortir la France de l’OTAN (et dont fait objectivement partie la « France insoumise ») et un camp de la guerre, dont font partie tous les ex-ministres de Hollande. Comme si une « politique progressiste » était possible dans le cadre d’une UE-OTAN configurée pour détruire les souverainetés nationales, les salaires et les acquis, pour passer toutes les langues et cultures nationales d’Europe au broyeur de l’anglo-américanisation et de l’ « ordo-libéralisme » allemand au risque assumé de paver la voie de l’extrême droite sur tout notre sous-continent ! Plus que jamais, les vrais communistes se doivent donc de dénoncer les manigances croisées du PS et du PCF-PGE pour torpiller l’espace politique progressiste « insoumis » dont les luttes futures auront un besoin proprement vital. Alors que montent le FN, le ressentiment vengeur de la droite néo-versaillaise et la candidature germano- et américano-formatée du « Young Leader » affiché Macron, l’urgence n’est certainement pas d’aider le PS et les faux dirigeants communistes du PCF-PGE à fermer la brèche que peut ouvrir la candidature Mélenchon dans le dispositif électoral de la grande bourgeoisie, si inconséquente que soit cette candidature dans plusieurs domaines !

    En tant que marxistes, les communistes se doivent d’éclairer l’arrière-plan de classe et géopolitique de cette présidentielle française atypique . Dans le monde entier, des USA  aux Pays-Bas, les oligarchies capitalistes veulent prendre les peuples en étau entre des forces ouvertement réactionnaires (Trump aux USA, Le Pen et Fillon chez nous) et des forces euro-atlantiques grossièrement néolibérales et pseudo-« progressistes » (Clinton ou Obama aux USA, Macron-Hamon chez nous, etc.). Le but de cette tenaille politique internationale et nationale est de forclore l’émergence d’alternatives populaires, patriotiques, antifascistes et écologiques permettant aux travailleurs d’engager sur des bases larges la rupture révolutionnaire avec le capitalisme. Les militants franchement communistes, les syndicalistes de classe et les vrais patriotes progressistes se doivent donc de briser cet étau mortel qui conduit par diverses voie la France, l’Europe et le monde vers la régression, la fascisation et la mondialisation des guerres. Et pour cela, plus que jamais, le PRCF appelle les travailleurs et le peuple français à lutter sous les deux drapeaux conjoints de la Révolution française et de la Révolution d’Octobre pour le progrès social, l’indépendance nationale, la démocratie, la paix et le socialisme : de même qu’à l’échelle internationale, il est plus qu’urgent d’associer, contre l’impérialisme et ses créatures barbares, les luttes révolutionnaires pour le socialisme au combat pour le droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes !

    2°) la situation politique est également très ouverte si les vrais communistes font l’effort urgent de s’adresser ensemble à la classe ouvrière, à la jeunesse populaire et au monde du travail :

    • Non l’heure n’est pas à bouder la candidature Mélenchon en court-circuitant cette présidentielle à haut risque, en « attendant les législatives » et en faisant comme si ces dernières n’allaient pas être marquées au fer rouge par les positionnement présidentiels antérieurs. Il faut se saisir de la candidature Mélenchon, sans l’idéaliser, sans se fondre en elle, avec esprit critique sur tous les sujets qui le méritent (ampleur des nationalisations, netteté et rapidité de l’euro-rupture progressiste, défense résolue d’EDF nationalisé…), mais sans mépriser cet outil politique, sans mégoter ni ergoter sans fin, sans attendre passivement, voire en comptant les points, que cette candidature soumise à rude épreuve soit dévitalisée par l’effort conjugué des appareils euro-formatés du PS et du PCF-PGE. C’est pourquoi d’ailleurs le 18 mars, les militants du PRCF seront à Paris pour agir et dialoguer fraternellement avec les « insoumis », communistes et non communistes, venus de toute la France. En outre, les militants du PRCF appelleront aussi à :

    -    prendre appui sur l’appel de Mélenchon à rompre sur-le-champ avec l’OTAN et à engager sans retard l’action populaire sur ce thème !

    -    affirmer et réaffirmer, même si certains naïfs penseront que c’est là un appel prématuré, que le peuple français ne fera pas la guerre au peuple russe qui « a joué le rôle principal dans notre Libération », comme l’a reconnu de Gaulle à Moscou en 1966 ;

    -    montrer le lien entre l’euro-austérité salariale et les politiques de guerre impérialistes au Mali, en Syrie, en Libye, etc., ainsi qu’avec la nouvelle course aux armements de l’OTAN voulue à la fois par Obama, Trump et Clinton !

    -        rebondir sur la formule de J.-L. M. : « l’UE, on la change ou on la quitte ! » en expliquant que l’UE, qui se déclare d’ailleurs le « partenaire stratégique de l’OTAN », est irréformable. Ne pas en sortir sans retard, ce serait risquer d’ « y rester » rapidement !

    -        briser l’opération « Macr’/Hamon » et déclarer dès maintenant tous ensemble que, tout en « mettant le paquet » pour arracher prioritairement les ouvriers au vote Le Pen au 1er comme au second tour des présidentielles et des législatives, nous n’accepterons pas au second tour de rabattre sur un ex-ministre de Hollande sous prétexte de faire « barrage antifasciste »… Alors que ce sont les politiques euro-dictatoriales du PS et des LR qui n’ont cessé, ne cessent et ne cesseront de porter le vote frontiste jusqu’à l’incandescence !

    • Quelle que soit nos positionnements respectifs de communistes à propos de Mélenchon, il serait indigne de véritables communistes de « rester hors du coup » et d’abandonner la classe ouvrière au repli ou au FN. Au contraire, adressons-nous ensemble aux travailleurs devant les usines, les grandes surfaces, les services publics, Pôle emploi, dans les quartiers HLM, etc. Déjà le PRCF montre l’exemple en diffusant ses affiches, ses autocollants et ses 110 000 tracts-programmes aux travailleurs (Paris et RP, Marseille, Toulouse, Albi, Lens, Lille, Douai, Boulogne, Tulle, Bordeaux, Grenoble, Carros, Menton, Montpellier, Apt, Tonnerre, Lyon, Brest, St-Brieuc, St-Pierre des Corps, Condom, Tarbes, St-Claude, Strasbourg, etc.). Pourquoi ne pas aller ensemble aux usines, camarades communistes membres ou non-membres du PCF, sur la base d’un programme communiste commun de FR.exit Antifasciste et anti-impérialiste, Populaire, progressiste, Patriotique et Ecologique (Fr.APPE !), de nationalisations démocratiques et de coopération internationale ? Non pour ajourner notre objectif final affiché, le socialisme pour la France, au nom d’on ne sait quelle « étape de démocratie avancée » ressortie des greniers pour servir d’épouvantail « réformiste », mais pour donner à la marche révolutionnaire au socialisme, c’est-à-dire au pouvoir des travailleurs et à la socialisation des moyens de production et d’échange, une solide assise pratique, populaire et potentiellement majoritaire dans notre pays !
    • Enfin ne laissons pas « tranquilles » les Macron et autre Hamon sur les questions « sociétales » :

    -           oui, le socialisme – qui a existé et qui existe encore partiellement dans le sillage des révolutions russe, chinoise, vietnamienne, cubaine, etc. – permettait et permettra encore plus à l’avenir de donner à chacun un travail digne et épanouissant.

    -           Non la « macro-ubérisation », c’est-à-dire l’ultra-précarité pour tous, n’est pas l’avenir de la société.

    -           Non, l’uniformisation totalitaire du monde, avec le Business-Globish « transatlantique » effaçant les langues et les cultures nationales, non l’anticommunisme obsédant dans les médias et à l’école, non la concurrence effrénée de tous contre tous, non l’« auto-entreprenariat » généralisé privant les jeunes du droit de faire vivre décemment leur famille (cf la grève des VTC !), non le dévoiement de la science par les fossoyeurs impérialistes de la paix, des Lumières et de l’environnement, ne sont pas l’avenir humain et solidaire auquel aspirent la jeunesse et le monde du travail !

    En ce 100ème anniversaire de la grande Révolution prolétarienne d’Octobre 1917, face à la marche à la guerre impérialiste, à l’anticommunisme d’Etat, au racisme hideux, à l’intégrisme assassin, à la fascisation de l’Etat, face à Le Pen/Trump, à Fillon-Thatcher, à Macron-Uber, redisons ENSEMBLE avec Georges Dimitrov, l’ultime secrétaire de l’Internationale communiste, que « les contre-révolutions sont des parenthèses de l’histoire, l’avenir appartient aux révolutionnaires ». C’est-à-dire aux militants franchement communistes, aux syndicalistes de classe et aux citoyens et citoyennes franchement progressistes si, sans plus tarder, ils s’adressent d’une seule voix à la CLASSE OUVRIERE.

     

    Le Secrétariat du PRCF-3/03/2017

     

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  • Réunion publique du candidat de "France Insoumise", Jean-Luc Mélenchon à Brest-Déclaration de l'ARC29/PRCF

    MARDI 28 FEVRIER-19 h 30-BREST-REUNION PUBLIQUE J.L. MELENCHON

    POUR UNE FRANCE FRANCHEMENT INSOUMISE 

    FREXIT PROGRESSISTE !

     

    Mardi 28 février à 19 heures 30 à l'ARENA de Brest (140 avenue de Plymouth 29200 Brest-tramway polygone) Jean-Luc Mélenchon et la « France Insoumise » tiennent une réunion publique. Il s'agit très probablement de la seule réunion publique du candidat et de son mouvement en Bretagne avant le premier tour de la présidentielle.

    Les militant-e-s franchement communistes de l'ARC29-PRCF (Association pour la Renaissance Communiste en Finistère-Pôle de Renaissance Communiste en France) renouvellent le soutien critique et dynamique qu'ils apportent à la « France Insoumise » et à son candidat à la Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon.

    Tout en gardant leur indépendance politique par rapport au dispositif de campagne mis en place par la « France Insoumise », tout en considérant que leur tache prioritaire est la diffusion aux entreprises du programme du PRCF pour un frexit progressiste et pour la rupture avec le capitalisme, les militants franchement communistes de l'ARC29/PRCF apprécient les convergences avec le programme de la « France insoumise ».

    Les militant-e-s franchement communistes apprécient positivement les choix de Jean-Luc Mélenchon et de la «France insoumise» : quitter l’OTAN, rejeter les ingérences impérialistes en Ukraine et au Proche-Orient, contester l’hégémonie du PS sur les forces progressistes, soutenir les luttes contre la loi Travail et contre les autres euro-diktats, combattre le Front National, défendre la loi de 1905 séparant l’Etat des Eglises, restaurer l’indépendance nationale, associer les drapeaux rouge et tricolore selon les pratiques historiques du mouvement ouvrier français.

    Le pas en avant de La «France Insoumise» et de son candidat Jean-Luc Mélenchon sur l’Union Européenne-« l’UE, on la change ou on la quitte ! »- mérite d'être souligné et les militants franchement communistes se doivent de rappeler que, par définition, la souveraineté des nations n'est pas négociable.

    A l'heure où toutes sortes de maneuvres visent benoitement au retrait de la candidature de Jean-Luc Mélenchon au nom de la lutte contre l'extrême droite, du rassemblement à gauche, les militant-e-s franchement communistes demandent à J-L Mélenchon de ne rien lâcher. JL Mélenchon, le candidat de la gauche populaire, patriotique et radicale peut distancer celui du social-libéralisme ne ratons pas l'occasion d'inverser le rapport de forces en vigueur depuis 1981. Les luttes sociales ont besoin, pour se développer, de cet espace politique progressiste !

    Quimper 25/02/2017

     

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  • IC n°177 Février 2017 est disponible– Achetez le, abonnez vous !

    Au Sommaire du numéro de février 2017 d’ :

    • Pages 4-7 : International
      • Entretien avec Salam Alsharif, du Conseil Central du Parti de la Volonté du Populaire (Syrie)
      • Les États-Unis et la «Françafrique» tentent de s’adapter aux nouvelles réalités…
    • Pages 8-11 : Lutte
      • Le capital salue la mémoire de Chérèque
      • Santé, transports, énergie, commerce, éducation, Goodyear… : la lutte des classes se moque des primaires !
      • Pages 12-14 :
      • Gayssot dans les primaires
      • Les casseroles du F.N.
      • Le CO.U.R.R.I.E.L. vous appelle !
    • Pages 15-16 : Chasse aux sorcières, manœuvres de l’O.T.A.N. : que fait le P.G.E. ?
    • Pages 17 : Le monde a un cerveau ! Et il est malade…
    • Page 18-19 : P.C.F.-62 : l’union pour l’inaction – P.R.C.F. ou P.C.R.F. ?
    • Pages 20-21 :
      • Retour sur l’expo Hergé – Le film «Neruda»
      • Page 23 : Pourquoi la F.I. plutôt que l’U.P.R. ?
      • Page 24 : Vers les 100.000 tracts !
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  • Au sommaire d’IC n°176 Janvier 2017 – Achetez le, abonnez vous !

    Sommaire d’

    n°176 janvier 2017 :

    • Pages 4-7 : «Viva Fidel !»
    • Pages 8-11 : D’Amiens à Monaco via Apt et Miramas, des chômeurs aux chauffeurs d’Uber en passant par les
    Goodyear…
    • Pages 12-14 : La J.R.C.F. n’aime pas Trump ! – «France Insoumise» sans nucléaire ? – Onfray mieux de se taire
    • Pages 15-17 : Chasse aux sorcières à l’est, vague brune au centre, déni de démocratie à l’ouest, faillite au sud… c’est l’Eurooope !
    • Pages 19-21 : Communistes du P.C.F. cherchent candidat communiste – Non-communistes du P.C.F. cherchent
    France soumise à l’U.E.
    • Page 22 : Une Résistante centenaire du P.R.C.F. nous a quittés


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      • 1 an : 24 €
      • 1 an chômeurs, étudiants : 19€
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      • Soutien 30€
      • Envoi sous enveloppe 34 €
      • Envoi à l’essai sur 3 mois : gratuit
    • faites parvenir vos noms et coordonnées avec règlements par chèque à l’ordre d’ à l’adresser à Initiative Communiste BP 30111 62802 LIEVIN
    • Numéro disponible à la vente auprès des militants du PRCF : 2,5€
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  • Appel à souscription du PRCF pour célébrer le centenaire de la Révolution d’Octobre !

    2017 – 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917 : face au capitalisme destructeur, la voie ouverte par Octobre 1917 reste celle de l’avenir !

    Le 7 novembre 1917, à l’appel du Parti bolchevik, à l’initiative de centaines de milliers de prolétaires et avec l’appui majoritaire des Soviets ouvriers, se déclenchait la Révolution prolétarienne qui allait bouleverser l’histoire.

    Presque sans effusion de sang, les centres du pouvoir à Petrograd passaient l’un après l’autre aux mains du Comité militaire révolutionnaire qui, très vite, transférait tout le pouvoir aux Soviets des ouvriers, des soldats et des paysans, ces organes de la démocratie directe des travailleurs nés de la Révolution antimonarchique de février. Démocratiquement, Lénine devenait le président du conseil des Commissaires du peuple. Aussitôt, un immense débat parcourait la Russie en révolution. Comme l’a rapporté le journaliste américain John Reed, les Dix jours qui ébranlèrent le monde ne furent pas principalement des journées d’affrontements militaires, même si la question du rapport des forces armées entre classes sociales n’est jamais étrangère à une révolution : dans chaque usine, dans les tranchées, dans chaque village, ces dix jours décisifs donnèrent lieu à un intense débat démocratique à l’issue duquel le gouvernement bourgeois provisoire, les forces sauvages de la réaction et les « socialistes » qui appuyaient Kerenski furent massivement rejetés pendant que les masses ouvrières et paysannes de la Russie et des autres nationalités de l’Empire russe ralliaient le gouvernement soviétique qui édictait coup sur coup les Décrets sur la paix, sur la terre aux paysans et sur le contrôle ouvrier des usines. Durement ébranlées, les forces impérialistes qui avaient suscité la boucherie de la Première Guerre mondiale tanguaient sur leurs bases et les mutineries de soldats rouges gagnaient tous les fronts pendant que le Drapeau rouge flottait sur la flotte allemande de la Baltique.

    Plus grand évènement progressiste de l’histoire humaine depuis la Révolution française et la Commune de Paris, la Révolution d’Octobre permit la création de l’Union soviétique et de l’Internationale communiste ; en France, préparée par les mutineries de la Mer noire impulsées par Jeanne Labourbe et par les grèves de masse des cheminots, on assistait à l’émergence du Parti communiste français par l’adhésion majoritaire du Parti socialiste au Komintern.

    Le rapport des forces mondial entre le Capital et le Travail, entre l’impérialisme et les peuples opprimés en fut bouleversé malgré la résistance sanglante des forces réactionnaires, à l’avantage du prolétariat de tous les pays, des femmes et des nations colonisées.

    Aujourd’hui, suite à la victoire provisoire de la contre-révolution sur le camp socialiste et à la dégénérescence de multiples partis décommunisés, dont le PCF-PGE, qui a rallié l’idéologie réformiste et qui accepte la funeste « construction » européenne, tout est fait pour criminaliser Octobre rouge, diaboliser le pays de Stalingrad et dénigrer dans la foulée la Révolution jacobine, la Commune, l’action du PCF, et pour « ringardiser » le CNR et les acquis démocratiques dus aux ministres communistes de 1945-47. Le but de ceux qui salissent le communisme historique n’est nullement d’améliorer le socialisme futur, il est d’obturer l’avenir socialiste-communiste de l’humanité, de sanctifier l’UE et l’OTAN, de présenter le capitalisme et ses variantes social-libérales comme l’unique perspective historique ; le but des Stéphane Courtois et Cie, qui nient les sacrifices des FTP et des FTP-MOI et qui placent odieusement sur le même plan les libérateurs soviétiques et les exterminateurs nazis, est de réprimer les militants ouvriers de classe (Air-France, Goodyear, etc.), d’activer la chasse aux sorcières en Europe, de banaliser le fascisme (Cf l’Ukraine où le PC est interdit pendant que l’UE/OTAN soutient un gouvernement pronazi), d’intimider les patriotes antifascistes et les internationalistes qui s’opposent aux guerres impérialistes, aux régressions sociales, à la fascisation de la vie politique, à la destruction des nations d’Europe par l’UE dominée par l’impérialisme allemand.

    C’est pourquoi le PRCF relève le gant. Non seulement le 7 novembre 2017 nous célèbrerons Octobre rouge en nous tournant vers l’avenir, mais nous mettrons en accusation le capitalisme, l’impérialisme, le fascisme et leurs instruments, le MEDEF, l’OTAN, l’UE, les politiques néolibérales de Sarkozy et de Hollande, le Front national, sans oublier les réactionnaires de tous poils qui combattent le progrès humain, les Lumières et la classe ouvrière sous le masque de la religion, de l’« ethnie », de la « mondialisation » capitaliste, etc.

    Et nous dirons aussi d’une seule voix que nous avons besoin pour notre pays d’une franche rupture avec toutes les institutions capitalistes, euro, UE, OTAN, que sous l’égide de la classe laborieuse et d’une analyse marxiste-léniniste de la société actuelle, nous voulons défendre la paix mondiale, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes souverainement, l’emploi industriel et agricole, les acquis sociaux, dans la perspective d’une révolution socialiste pour notre pays et que pour atteindre tous ces buts, nous avons besoin d’un vrai parti communiste en France, d’un syndicalisme de classe et de masse indépendant digne de la CGT de Frachon.

    C’est pourquoi nous appelons à souscrire à l’appel que lance aujourd’hui le PRCF pour faire en sorte que les moyens politiques et financiers soient donnés par notre peuple à ceux qui voudront, non dans les mots, mais dans les actes, rester fidèles à l’avenir en commémorant dans la lutte la Révolution d’Octobre et son grand appel toujours si actuel :

    « Prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde entier, unissez-vous ! »

     

    Appel adopté à l’unanimité par le CC du PRCF (13 mars 2016).

     

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  • Uberisation : le PRCF soutient la lutte de classe historique des chauffeurs VTC ! (IC.fr-20/12/2016)Il y a quelque temps, Macron, Kosziusko-Moriset et quelques autres pseudo-économistes « modernistes » présentaient l’ « ubérisation » de la société comme une « nouvelle frontière de la liberté et de la prospérité ». On allait voir ce qu’on allait voir : par la seule vertu des technologies « numériques », plus de classes sociales, plus de , plus de , tout le monde « entrepreneur » !

    Cinglant démenti de la réalité sociale : au lieu d’affronter stérilement les artisans-taxis (c’est-à-dire d’autres travailleurs) comme l’auraient voulu les idéologues néolibéraux, les de Paris font grève, barrent les routes, se syndiquent et engagent un bras de fer typiquement prolétarien avec LEUR patron capitaliste, la transnationale Uber. Bien entendu, le PRCF soutient sans réverse ces travailleurs en lutte pour leur dignité et pour la survie de leur famille. Plusieurs remarques à ce sujet :

    1. Tout d’abord, dénonçons l’escroquerie intellectuelle qui présente « LE numérique » (c’est-à-dire, non pas un rapport social entre classes sociales mais une force productive émergente) comme l’essence de l’ubérisation. Mais en l’occurrence, si le rapport de classes change de forme, il ne change pas de contenu : il s’agit plus grossièrement que jamais d’exploitation capitaliste. En effet, c’est la plate-forme de connexion, sans laquelle les prétendus « patrons » VTC ne peuvent pas travailler, qui fixe arbitrairement les rémunérations, qui ramasse d’énormes profits sur le travail fait et qui décide, en dehors de tout Code du travail, en échappant aux versement des cotisations sociales, d’embaucher et de licencier de facto et sans aucune justification légale. Or ce moyen de production stratégique qu’est la plate-forme Uber appartient à des capitalistes… et non pas aux travailleurs eux-mêmes, et encore moins à un Etat populaire au service des travailleurs (socialisme). En réalité, la destruction actuelle des garanties statutaires des (Loi travail dans le privé, casse des statuts publics, montée générale de la précarité…) ne fait nullement disparaître l’antagonisme des classes, bien au contraire. Rappelons en effet la définition que Marx donnait du prolétaire : « celui qui est délié de tout, sauf du besoin ». L’ubérisation du chauffeur de taxi et de tant d’autres ex- (au sens juridique du mot), camionneurs, paysans et artisans, est un processus de prolétarisation, nullement un processus d’embourgeoisement. A l’inverse, certains PDG de sociétés capitalistes sont, statutairement parlant, des « », mais il ne s’agit que d’une fiction juridique… et fiscale !
    2. A l’abri de l’Union européenne (cette « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » aux termes du Traité de Maastricht), les plates-formes capitalistes de connexion se rient de la loi française et, d’une manière générale, de la souveraineté des Etats. Une fois de plus, casse nationale et casse sociale coïncident ; de même que marchent ensemble résistance de classe et défense de l’intérêt national. A juste titre les chauffeurs en grève somment l’Etat bourgeois français et ses actuels gestionnaires « socialistes » d’affirmer la souveraineté française sur la législation du travail au lieu de laisser une multinationale faire crever ses salariés au boulot avec un salaire de misère, sans la moindre garantie sociale, en payant un minimum d’impôts et en faisant prendre de graves risques aux chauffeurs, aux passagers et à l’ensemble des piétons et automobilistes puisque ces chauffeurs de VTC doivent travailler sans relâche, donc dangereusement, pour arriver à survivre.
    3. Comme dans le domaine de l’agriculture, le capitaliste exploitant peut compter sur son compère du capital bancaire : en effet, le « patron » chauffeur est obligé d’emprunter pour acheter une berline de qualité. C’est donc lui qui, en apparence, possède son moyen de production, ce qui lui donne l’allure d’un « libre entrepreneur ». Pure illusion, la faiblesse de la rémunération à la course fait que le vrai propriétaire est la banque, comme ce sont souvent les banques qui possèdent en réalité le matériel de pointe des exploitants agricoles.
    4. Loin d’être une modernisation de l’économie, le mouvement dit « d’ubérisation » signifie un retour aux pires méthodes d’exploitation du XIXe siècle. Car derrière l’apparente modernité de l’embauche de chauffeurs, de livreurs, de plombiers, d’électriciens, de comptables et demain de secrétaires, d’infirmières, de professeurs ou d’ouvriers via une plateforme internet accessible sur un téléphone, il ne s’agit ici que du retour de l’emploi à la tâche de journalier, mis en compétition jour après jour. Exemptés des conquêtes sociales attachées aux statuts de salariés, ces derniers ne bénéficient pas de la part de leur employeur du versement de cotisation sociale. Adieu la SECU, retraite et indemnités chômage… Et le tout pour un salaire dérisoire. Les chauffeurs embauchés par Uber ne toucheraient pas plus de 900€  par mois pour 70h de travail mensuel ! 3,21 € de l’heure brut. Trois fois moins que le SMIC horaire !  Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, la lutte menée par les chauffeurs VTC dépasse et de très loin ces seuls salariés, mais concerne l’ensemble de la classe des travailleurs !

    C’est pourquoi le PRCF appelle ses militants des villes où se déroulent des grèves de chauffeurs VTC à leur apporter leur soutien politique et à chercher les moyens pour leur donner la parole sur les moyens informatiques du PRCF. Dans l’immédiat, soutien total aux revendications des chauffeurs sur le prix de la course et baisse sensible du prélèvement opéré sur le travail d’autrui par les nouveaux esclavagistes des plates-formes capitalistes.

    • Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF,
    • Jo Hernandez, secrétaire de la commission ,
    • Gwenaël Bidault, responsable de la commission Economie d’Etincelles (revue théorique du PRCF).

    source: initiative-communiste.fr

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  • Commission internationale du PRCF

    L’UE ordonne, Tsipras exécute… le peuple. Où en est la Grèce ? (IC.fr- 20/12/2016)

    a annoncé que le gouvernement grec avait décidé un 13ème versement annuel – supprimé lors de précédentes mesures d’ – pour les plus basses pensions de retraite ainsi qu’un report de la hausse de la TVA sur les îles de l’Est égéen, où s’entassent actuellement plus de 16.000 migrants et réfugiés.

    L’Allemagne, pays hégémonique dans l’UE, a réagi immédiatement. Schäuble, ministre des Finances allemand et vrai chef de l’UE, déclare : « Il est impératif que les mesures ne soient pas décidées de façon unilatérale ou annulées sans préavis ». Donc il est inadmissible que la soit souveraine.

    Claquement  immédiat des talons et garde à vous devant le Reich, de l’ décide la suspension mercredi 14 Décembre du programme « d’aide » à la Grèce. De ce côté-là du manche, pas de problème avec les décisions « unilatérales » !

    Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe tonne :

    « Les institutions ont conclu que les actions du gouvernement grec semblent ne pas être en ligne avec nos accords ».

    Toujours plus d’euro austérité pour toujours plus de profits pour la classe capitaliste

    Le commissaire européen aux Affaires économiques, l’ex-ministre PS Pierre Moscovici, appelle la population étranglée, saignée, torturée depuis six ans par une austérité de fer, à bien vouloir faire un effort supplémentaire pour recevoir sa nouvelle tranche « d’aide »… Moscovici appelle en effet le gouvernement grec à adopter une nouvelle batterie de mesures d’austérité dans ses budgets 2017-2018, en particulier de nouvelles coupes sur les retraites. Or le projet du budget pour 2017 prévoit des hausses de taxes sur de nombreux produits et services à l’instar des voitures, des carburants, de la télévision, de la téléphonie,du tabac ou du café. Il prévoit également de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites du public, à hauteur de 5,7 milliards d’euros.

    Cet acharnement mortifère contre la Grèce suscite évidemment de fortes résistances.

    Avec le PAME les travailleurs résistent contre l’euro austérité

    Ainsi le PAME (le syndicat de masse et de lutte) a-t-il appelé les travailleurs du privé et du public à une grève générale qui a été massivement suivie dans tous le pays. (lire ici)

    Reste que Tsipras et Syriza sont totalement discrédités et que les sondages leur donnent 18% des voix contre 35% à la droite, 10% aux néo-nazis de Xrissi Avghi (Aube Dorée), 8% au KKE, 8% au PASOK et 1,5% à Laïki Enotita (Unité Populaire).

    Quelle leçon pour les forces progressistes ! Tant sur la nature de classe de l’UE et les rapports de forces en son sein que sur l’avenir des forces progressistes dans notre pays qui ne doivent pas oublier ce que disait Robespierre: « ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau ».

    Commission Internationale du PRCF, 20/12/2016

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  • La 18ème Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers s'est tenue du 28 au 30 octobre 2016 à Hanoï, capitale de la République socialiste du Vietnam, sur le thème : "La crise capitaliste et l'offensive impérialiste- Stratégie et tactiques des partis communistes et ouvriers dans la lutte pour la paix, les droits des travailleurs et des peuples et le socialisme".

    Après avoir discuté de la situation du monde et des défis grandissants auxquels sont confrontés l'Humanité, les nations, les travailleurs et les peuples de nombreux pays, particulièrement de l'aggravation de la crise  socio-économique et environnementale, de l'insécurité croissante et de l'instabilité dans de nombreuses parties du monde, causées par le capitalisme, par l’approfondissement de sa crise et par les interventions impérialistes, la politique d'ingérence et les machinations qui ont poussé à l'émergence du soi-disant «ISIS» et d’autres forces extrémistes criminelles, ainsi qu’aux crises des réfugiés :

    • Nous soulignons que le socialisme est la seule alternative réelle aux crises en cours économique, sociale et écologique, à l'exploitation capitaliste et à la barbarie;
    • nous saluons les luttes des peuples et des travailleurs dans toutes les parties du monde contre le capitalisme et l’agression impérialiste, pour les droits des travailleurs, les droits sociaux et démocratiques, l'égalité des sexes, l'indépendance nationale et la souveraineté, la paix et le socialisme ;
    • nous insistons sur la signification historique de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre en Russie  dans le contexte du 100ème anniversaire en 2017.

    Encouragés par les réalisations et les expériences de lutte et de coopération entre partis communistes et ouvriers, ces dernières années, nous appelons les partis communistes et ouvriers à développer leurs actions communes et convergentes sur les axes suivants:

    • Intensifier les travaux théoriques et pratiques et les échanges sur la construction du socialisme au 21ème siècle ;
    • Travailler ensemble en vue de la commémoration commune du 100ème anniversaire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre pour mettre en lumière sa signification historique  ouvrant la voie à une nouvelle période dans l'histoire humaine, la contribution du socialisme à l’avancée de la lutte des travailleurs et des peuples pour leur émancipation, et le besoin de renforcer la lutte pour la paix, le progrès social et le socialisme ;

    Organiser diverses initiatives en liaison ;

    • Commémorer le 150ème anniversaire de la publication du Capital par Karl Marx ;
    • Promouvoir l’échange sur les stratégies et les tactiques, l’échange d’expériences pour renforcer le combat contre toutes les formes de domination et d’offensive idéologiques et politiques capitalistes, pour renforcer les partis communistes et ouvriers et pour faire monter la mobilisation des travailleurs et des masses, particulièrement la jeunesse, les étudiants et les femmes, dans les luttes anti-impérialistes, pour l'emploi, les droits sociaux, syndicaux et démocratiques et pour le socialisme ;
    • Renforcer les actions pour défendre les libertés et les droits démocratiques, contre l'anticommunisme et toutes les formes de discrimination, pour exprimer la solidarité  avec les communistes en Ukraine et dans d’autres pays qui font face à la persécution et à des interdictions de leur activité, en organisant, de préférence dans la semaine du 5 au 11 Mai 2017,  des initiatives contre le fascisme et le néonazisme à l'occasion de l'anniversaire de  la victoire sur le fascisme nazi (9 mai 1945);
    • Elargir le front anti-impérialiste pour faire progresser la lutte pour la paix, contre l'occupation impérialiste, les interventions et les ingérences dans les affaires d’autres pays, contre l'OTAN et son expansion, contre les armes nucléaires, la militarisation et les bases militaires à l’étranger, pour un règlement pacifique et juste de tous les conflits basé sur les principes du droit international;
    • Intensifier les actions pour exiger la levée du blocus des Etats-Unis contre Cuba, pour soutenir le droit du peuple palestinien à un Etat libre, souverain et indépendant et pour exprimer la solidarité avec tous les peuples d'Asie, du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Europe confrontés à l'occupation, l'intervention, l'ingérence et au blocus impérialistes.

    Enfin, les partis communistes et ouvriers participants remercient le Parti communiste et le peuple du Vietnam pour leur hospitalité et réitèrent leur soutien de longue date, inébranlable, et leur solidarité avec le peuple vietnamien dans la construction et la défense d’un pays socialiste.

    Hanoï, 30 octobre 2016

    source: solidarite-internationale-pcf  (traduction, depuis l’anglais, par ML pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »).

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  • Pour une FRANCE FRANCHEMENT INSOUMISE, UN FREXIT ANTIFASCISTE, PATRIOTIQUE et PROGRESSISTE EST INCONTOURNABLE ! (entretien avec Georges GASTAUD, PRCF)

    Un entretien d'Initiative Communiste avec , porte-parole du PRCF (9

     

    Initiative : Que t’inspire la mort de Fidel, le deuil de masse du peuple cubain et les réactions de la « classe politico-médiatique » française ?

    Georges Gastaud : Je pense traduire ce qu’a ressenti chaque membre du PRCF, et au-delà, ce qu’ont éprouvé des millions de progressistes en France et dans le monde, en disant que le décès de notre grand camarade a été vécu par chacun d’entre nous comme une perte personnelle.

    Fidel n’était pas seulement le dirigeant historique de la Révolution cubaine, le second père de l’Indépendance cubaine après José Marti. Il était la figure de proue du Mouvement communiste international et du Front anti-impérialiste mondial, le chef de file de la résistance internationaliste à la contre-révolution anticommuniste et antisoviétique des années 80/90. Il avait en outre compris très tôt le lien dialectique entre la lutte anticapitaliste et le combat environnemental et Cuba a été primé plusieurs fois par l’ONU pour ses solutions originales sur le terrain écologique. Le rôle de Fidel a été majeur dans la libération de l’Afrique australe : on oublie trop souvent que c’est le contingent internationaliste cubain envoyé en Angola à la demande de Luanda qui a battu à plate couture l’armée raciste de Pretoria à Cuito Carnevale, une bataille dont l’importance n’est pas moindre pour les Africains du 20ème siècle que ne le fut Valmy pour les Européens du 18ème. Mandela ne s’y est pas trompé qui écrivait à Fidel : « La leçon la plus importante que vous pouvez nous offrir est que peu importe l’adversité, peu importent les difficultés contre lesquelles il faut lutter, il ne faut jamais se rendre ! ». Quant au président angolais José Eduardo Dos Santos, il a rappelé la « contribution inoubliable de Cuba (…) à la défense, au maintien de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Angola« .

    Dans les années 1980, j’avais lancé, dans l’incrédulité générale, l’idée qu’à notre époque, sans changer de nature et en aggravant au contraire tous ses traits nihilistes, le capitalisme-impérialisme est devenu si régressif que « l’exterminisme est désormais le stade suprême de l’impérialisme ». C’était surtout vérifiable alors sur le terrain militaire : car le camp occidental conduit par Reagan/Thatcher s’engageait à l’époque dans une croisade nucléaire potentiellement pan-destructive contre l’URSS* afin de briser la poussée anti-impérialiste mondiale (on oublie que le camp impérialiste était sur le recul durant la décennie précédente : victoire du Vietnam socialiste, Révolution portugaise et décolonisation de l’Afrique lusophone, poussées révolutionnaires en Afghanistan, dans la Corne de l’Afrique, en Amérique centrale, « Rouges » à l’offensive en Italie, en France ou au Portugal, déconfiture des USA en Iran…). Et bien évidemment, cette contre-offensive idéologique et militaire de l’Oncle Sam sur fond de slogans exterminateurs (« plutôt morts que rouges », clamait la réaction allemande, « le Kremlin doit savoir qu’il aura la guerre si les dirigeants soviétiques ne renoncent pas au communisme », complétait Nixon, « je préfère mourir irradié avec mon enfant que j’aime à la suite d’un échange de Pershing et de SS 20 plutôt que de fidel castro

    l’imaginer entraîné vers quelque Sibérie planétaire », couronnait le sinistre cuistre André Glucksmann…) n’a pas été sans lourds effets politiques : car sans cette énorme pression militaro-idéologique sur l’URSS, on imagine mal qu’un capitulard comme Gorbatchev ait pu prendre la tête du PCUS… Bref, la contre-révolution fut quelque part la continuation politique de la seconde guerre froide comme à l’inverse, l’actuelle re-mondialisation contre-révolutionnaire du capitalisme est sourdement structurée par un exterminisme latent : destruction accélérée de l’environnement par la course au tout-profit, guerres néocoloniales en voie de mondialisation (cf à ce sujet le dernier livre de Jean Salem paru chez Delga), course à la fascisation politique, crises financières à répétition, accroissement explosifs des inégalités, etc. Il est donc logique que Fidel, qui fut le chef de file de la résistance à la contre-révolution, soit aussi devenu la figure de proue de la lutte anti-exterministe. C’est en effet un aspect trop souvent occulté du mot d’ordre « le socialisme ou la mort », lancé à Camaguey par Fidel le 26 juillet 1989, alors que le camp socialiste était en voie d’implosion : ce mot d’ordre n’a pas seulement la portée héroïque qu’on lui connaît et qui rappelle le « plutôt mourir libres que vivre esclaves » des Grecs à Marathon, ou le « liberté, égalité, fraternité ou la mort » qui fut la devise de nos Sans Culottes, il a une portée anti-exterministe claire et nette : si l’humanité du 21ème siècle ne parvient pas à faire la révolution, à liquider la ruineuse exploitation de l’homme par l’homme et l’oppression impérialiste d’une poignée d’Etats sur la majorité de l’humanité, si elle n’entend pas l’avertissement de Marx (« le capitalisme ne produit la richesse qu’en épuisant la Terre et le travailleur »), en un mot, si elle ne parvient pas à mettre en commun pour le bien de tous les ressources terrestres, les recherches scientifiques, les technologies et les grands moyens de production et d’échange, alors notre espèce périra. Bref, à ses missions historiques traditionnelles (permettre à l’humanité d’accéder à l’âge adulte, de passer de la société divisée en classes à la société sans classes, et ce faisant, de devenir le sujet libre de sa propre histoire), le communisme doit ajouter cette suprême responsabilité : assurer la survie et le développement de l’humanité et de la vie au 21ème siècle, devenir un anti-exterminisme conséquent. Ce qui ne signifie pas se déculotter devant l’impérialisme pour sauver la « paix » – dont l’impérialisme est précisément l’ennemi principal ! – mais tout au contraire, devenir encore plus révolutionnaire : bref, préférer à la suicidaire voie gorbatchévienne, la voie révolutionnaire et proprement vitale incarnée par Fidel. Osons affirmer que c’est parce qu’il a su tenir les deux bouts de la chaîne, la réaffirmation de la voie révolutionnaire (contre Gorby et ses suiveurs) mais aussi la défense des intérêts à long terme de toute l’humanité non pas avec, mais contre l’impérialisme – qu’il n’a jamais confondu avec le peuple états-unien –, que Fidel a pu réussir cet incroyable exploit historique : la continuité de Cuba socialiste en plein ouragan contre-révolutionnaire mondial, et même son désenclavement avec la mise en place de l’ALBA avec l’émergence en Amérique latine du mouvement bolivarien lié à Chavez et à Morales.

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    Si l’on ajoute à cela que Fidel n’a jamais opposé, comme le font ruineusement les trotskistes, les eurocommunistes et les autres révisionnistes du mouvement ouvrier, la défense de l’indépendance nationale à l’action pour le socialisme, que tout en respectant les fondamentaux universels du socialisme (poder popular, socialisation et planification démocratique des moyens de production), il a toujours eu le souci d’une construction socialiste ancrée dans les réalités nationales (langue, musique, danse, etc.). Comme Raul et à l’inverse des néolibéraux, Fidel a toujours considéré la Santé, la recherche (notamment biomédicale) et l’éducation non pas comme des « coûts » à réduire mais comme des investissements productifs d’avenir, on voit que l’héritage fidéliste est au cœur de nos luttes pour les services publics, la recherche publique et la protection sociale. Pour se déclarer « fidèle à Fidel », notre PRCF n’a besoin que de rappeler ce que chacun peut aisément vérifier : au cœur de la stratégie politique nouvelle que nous proposons au mouvement ouvrier français, il y a, adapté à notre pays, le double slogan castriste « la patrie ou la mort » (car à notre époque, le capital détruit la France et le monde du travail est seul à même de la reconstruire), et « le socialisme ou la mort », car seule au final la révolution socialiste pourra sauver, voire régénérer la patrie, ou plutôt, les patries, en les inscrivant dans une défense humaniste et universaliste de toute l’humanité. Telle est si j’ose dire, notre Fidélité à l’avenir…

    Quant aux commentaires méprisables de la grande presse, des Le Pen, des LR (la « Loi des Riches » ?), et à ceux, encore plus veules d’Ayrault ou de Cambadélis démentant les dignes propos de S. Royal, ils montrent simplement que notre pays est la proie d’une clique politico-médiatique indécente qui ne respecte même pas le deuil de masse de tout un peuple. Il n’est que de voir le veulissime Hollande s’envolant pour les Emirats du Golfe, ces parangons de « démocratie », pour éviter de se rendre à Santiago, pour voir ce que signifie pour ces gens la « démocratie » dont ils ont plein la bouche, entre deux ventes de Rafales, trois contre-réformes et quatre ingérences sanglantes, en Libye, au Mali, en Ukraine ou au Proche-Orient. Président du PRCF et ancien officier des FTP-MOI, notre camarade Léon Landini a magnifiquement répondu à l’histrion philosophique Onfray, qui venait d’injurier Fidel dans un journal de l’ultra-droite filloniste (j’ai nommé Le Point, dont le patron compare ridiculement la CGT à Daech !), que oui, il y a bien des prisonniers politiques à Cuba, oui, ces prisonniers sont odieusement torturés et que oui encore, il faut dénoncer ces exactions sans aucune œillère politique ! Sauf que ces prisonniers politiques sont à Guantanamo, sur une base illégalement occupée par l’US Army et par ses tortionnaires « scientifiques » !

    Mais le contraste est si fort entre le deuil de masse des Cubains, j’allais dire, leur « deuil de combat », entre l’hommage populaire rendu à un Titan de l’histoire par des millions de gens de tous les continents, et l’infinie médiocrité de notre caste politico-médiatique dominante, sans parler de nos présidents successifs (qui sont vomis par le peuple à peine installés à l’Elysée, tant il est clair qu’ils y sont pour « faire le sale boulot » du capital !), que les crachats sur les cendres de Fidel n’en finiront pas de retomber sur le visage des néo-thatchériens « LR », des Fachos Nantis chers aux Le Pen, des Pseudo-Socialistes de Solferino et des « journalistes » cousus d’or qui, tels Pujadas ou Apathy, feignent de parler au nom du « service public » !

    Initiative Communiste : Comment réagis-tu à l’élection de Fillon ? Le « second tour de cauchemar » Le Pen-Fillon, comme tu dis, est-il encore évitable, avec tout ce qu’il comporte de fascisation et de régressions en perspective ?

    Georges Gastaud : l’élection triomphale du thatchérien Fillon, le nouveau Thiers cher à la droite dure, l’Anti-Robin des Bois nanti, le pseudo-chrétien chouchouté par les beaux quartiers, constitue une déclaration de guerre civile programmée sur ordonnances à l’encontre du monde du travail. Cette ultra-droitisation de la prétendue « droite républicaine » permet à Marine et à Marion Le Pen d’en rajouter aussitôt dans leurs propositions inhumaines contre la scolarisation gratuite des gosses de sans papiers ou sur le non-remboursement de l’IVG. Cette ultra-droitisation de la droite, cette réaffirmation décomplexée des positions classiques de l’extrême droite sont le produit direct de la droitisation du PS, de la fascisation de moins en moins rampante de l’Etat (libéral-fascisation, social-fascisation, les formes nouvelles d’un processus ne doivent jamais en occulter le contenu de classe profond : la guerre à outrance de l’oligarchie contre le mouvement ouvrier !). L’actuelle poussée ultraréactionnaire résulte aussi in fine – et les militants marxistes du s’honoreraient de regarder en face cette douloureuse réalité–, de l’irréversible social-démocratisation du PCF-PGE et de l’arrimage structurel à la « construction » européenne que signifie l’affiliation du PCF au PGE (que préside Pierre Laurent). Un PCF-PGE qui n’en finit pas de dériver depuis que, déjà dans les années 1970, la direction du Parti d’alors a rallié l’ « eurocommunisme » en larguant le marxisme-léninisme, en coupant toute attache avec le camp socialiste, en applaudissant le liquidateur Gorbatchev et en détruisant l’ancrage prolétarien du Parti (destruction des cellules d’entreprise, rupture du lien organique avec le syndicalisme de classe…). Pour ne prendre qu’un exemple, quand la « commission économique nationale du PCF » (les Dimicoli, Marchand, Boccara…) attaque de droite le programme de Mélenchon en l’accusant d’ « étatisme » ( !) et de « nationalisme » sous prétexte que JLM se dit « indépendantiste » et qu’il ouvre le débat sur le maintien de la France dans l’UE, faut-il s’étonner si, de l’autre côté du spectre politique, les héritiers honteux de Vichy et de l’OAS peuvent usurper tout à loisir le nom glorieux du « Front national de lutte pour l’indépendance et la liberté de la France », c’est-à-dire de l’organisation unitaire de combat, authentique précurseur du CNR, que le PCF clandestin avait créée pour combattre l’Occupant hitlérien ?

    Si le second tour de cauchemar FN/LR est encore évitable, ce n’est surtout pas en s’effaçant derrière Montebourg, comme le souhaite encore à demi-mots le candidat « communiste » et pseudo-identitaire Chassaigne. Sans manquer de respect à ce député sympathique, force est de constater que le chef de file des parlementaires du PCF se cramponne à l’ « union de la gauche » moribonde en vue des législatives (avec peut-être l’espoir d’obtenir du PS des candidatures uniques PS/PCF dès le 1er tour? A. Chassaigne n’a pas répondu à notre adresse publique à sur ce point !)… Un effacement fort peu « identitaire » devant Montebourg, que continue de promouvoir allusivement P. Laurent. Lequel, pour sauver l’UE, l’euro et le Parti de la gauche européenne qu’il préside (voire pour sauver son siège de sénateur francilien socialo-dépendant ?) rêve de ressusciter l’union de la gauche derrière Montebourg, l’ex-ministre qui s’est couché devant Valls, Hollande et Bruxelles quand il s’est agi de sauver Florange et l’acier français…

    manifestation

    Non, pour conjurer le cauchemar annoncé LR/FN, la question principale et de loin est d’en finir avec l’actuel attentisme du mouvement social et syndical, actuellement tétanisé à la fois par les présidentielles, par les prochaines élections professionnelles et par la concurrence intersyndicale qu’elles induisent au détriment du combat social*. Car ce n’est pas DEMAIN avec Fillon, mais AUJOURD’HUI avec Valls-Cazeneuve que les libertés syndicales sont laminées, que des emplois industriels sont supprimés par milliers (cf Airbus !), que les salaires sont comprimés, que des millions d’HS ne sont pas payées aux salariés, que les conditions de transport sont pourries, que 9 millions de personnes survivent sous le seuil de pauvreté, que le travail est un enfer pour des centaines de milliers de gens, que cinq millions de citoyens, surtout des jeunes, moisissent au chômage, que les services publics sont asphyxiés, que l’Education nationale est plombée par un empilement de contre-réformes extravagantes, qu’EDF est reléguée sur la voie du dépeçage final… ou que les agents hospitaliers vont bientôt finir eux-mêmes aux « urgences » si le sort qui leur est fait n’est pas radicalement et rapidement amélioré ! Pour conclure sur ce point, notons à l’adresse de ceux qui réinventent quotidiennement le fil à couper le beurre du « mouvementisme » et du « post-léninisme », que les léninistes n’ont peur d’aucun mouvement populaire. Entre nous, les Soviets, c’était autre chose que le « cloud » sur internet ! L’un des défis léninistes actuels, c’est d’œuvrer à ce se lève un puissant mouvement DE CLASSE ET DE MASSE. Et ce mouvement a moins besoin d’un « Podemos » à la française que d’une puissante CGT rouge, que d’un parti franchement communiste renouant avec le marxisme-léninisme et ancré dans la classe ouvrière dans toute sa moderne diversité. Ce n’est pas d’un excès de léninisme ou de « post-léninisme » (que le PCF lui-même n’a cessé de « cartonner » depuis quarante ans !) que souffre le mouvement ouvrier français, c’est du fait qu’à l’inverse, alors que Fillon prend la tête d’une véritable avant-garde réactionnaire avec le FN en libero, le monde du travail ne dispose plus des outils, délibérément cassés, d’un parti de classe et d’un syndicat de combat.

    tous ensemble

    C’est donc maintenant, et non pas quand Fillon gouvernera par ordonnances ou quand Le Pen aura gagné le second tour (voire le 1er, tant l’atonie prolongée des luttes, l’extrême désorientation du PCF et les combat d’égo du PS font le jeu des Fachos Nantis !), qu’il faut relancer l’ACTION pour les salaires, l’emploi, le logement, les services publics, la Sécu, les retraites, les indemnités chômage, l’école, l’hôpital public, le produire en France**, en faisant converger ces luttes sur la base d’une plate-forme revendicative unificatrice : si bien que la relance du syndicalisme de classe et de masse devient littéralement stratégique politiquement ! Rappelons à toutes fins utiles que le 11 janvier prochain coïncidera avec l’anniversaire de la nationalisation de Renault, que le 14 mars peut permettre une commémoration de lutte du programme du CNR Les jours heureux, lequel fut à l’origine de la Sécu, des retraites par répartition, du Code du travail, des conventions collectives généralisées, des statuts et des services publics modernes. Rappelons enfin que le 1er mai 2017, le mouvement ouvrier en grave danger doit absolument s’y préparer dès maintenant : il faudra alors montrer ses muscles, non seulement en se rassemblant massivement, mais en arborant notre drapeau rouge de combat… Et surtout, il ne faudrait plus désormais commettre la faute gravissime consistant à abandonner le drapeau tricolore et la Marseillaise au couple diabolique LR/FN qui ne les usurpent que pour mieux les opposer aux « Rouges »… Car en France, les plus belles avancées sociales du 20ème siècle ont été obtenues en 36 et en 45 quand le PCF et la CGT associaient offensivement le drapeau tricolore de 1789 au drapeau rouge de la Commune ! Tous deux sont nôtres ! Pointons-les l’un et l’autre contre l’UE, les LR, le FN, le MEDEF, l’OTAN et tous ceux qui les servent, y compris les Cazeneuve, Macron, Chérèque et autre Valls !

    Le PRCF appelle en outre à utiliser le bulletin Mélenchon pour forger au 1er tour l’espace politique progressiste le plus large possible : c’est indispensable pour que le mouvement populaire ne soit pas complètement « sonné » à la sortie des élections et pour qu’il puisse contrer l’offensive euro-thatchérienne, voire passer à la contre-offensive sur l’ensemble des dossiers socio-économiques. Pour l’heure, de premiers points d’appui politiques existent dans le programme de Mélenchon : et tous ceux qui, comme nous, ont lutté à contre-courant depuis 2004 pour le Frexit progressiste et internationaliste n’y sont pas pour rien : au grand dam de P. Laurent, Mélenchon se réclame en effet de l’ « indépendantisme français » ; contrairement à P. Laurent, président du PGE, Mélenchon pose au moins la question « l’UE, on la change ou on la quitte ! ». JLM a soutenu les manifs anti-Loi Travail, il veut sortir de l’OTAN, il affronte de gauche le PS néolibéral, il a eu une position décente lors du décès de Fidel, ce « post-léniniste » impénitent ; et suspecter l’engagement anti-FN de JLM relèverait du procès d’intentions. Bien entendu, ce candidat fait déjà l’objet de pressions considérables de la part du rabatteur Montebourg, pour rentrer dans le giron du PS, mais aussi du « frondeur » euro-béat Benoît Hamon. Bien entendu, le « mouvementisme » de JLM mérite d’être confronté à la pratique et notre soutien critique à sa candidature, pour préserver et élargir l’espace politique progressiste indispensable aux luttes, n’implique en rien, au contraire, que nous reculions d’un pouce sur la reconstruction du parti de combat sans lequel le « mouvement », flottant dans son nuage informatique, serait condamné à tergiverser sans fin sur l’UE et sur la rupture avec le capitalisme… sans intéresser le moins du monde la classe ouvrière. En un mot, quand la droite se durcit, veillons à ne pas nous « gazéifier » !

    Quant à la direction du PCF-PGE qui s’est ralliée à JLM contrainte et forcée, c’est de droite qu’elle critique son programme, avec l’objectif avoué de favoriser le rassemblement « des deux gauches » (bien entendu, derrière le PS) : alors qu’il faut absolument que le 1er tour serve au moins à inverser le rapport des forces à gauche entre le PS et son opposition de gauche patriotico-populaire ! A nous, militants franchement communistes, et plus largement, à nous, militants du Frexit antifasciste, patriotique, progressiste et écologique, de contrer ces pressions droitières en montrant qu’aucune politique patriotique et progressiste conséquente n’est possible dans le cadre totalitaire d’une UE « partenaire stratégique de l’OTAN » et d’une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » : ce qui signifie que le prétendu « Plan A » (« on change l’UE ») cher à la «  » est illusoire : car pendant que la « France insoumise » négocierait durant des mois avec Bruxelles et Berlin, le changement promis s’enliserait en France ; si bien que la réaction en profiterait pour reprendre l’offensive sur des bases fascisantes, tant il n’est vrai que, comme le disait Robespierre, « ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau ». Mais peut-être faut-il aussi devenir « post-robespierristes », et pourquoi pas… girondins, pour mériter le titre de « modernes » et de « décentralisateurs » ? Bien entendu, il faudrait aussi nationaliser à 100% le CAC-40, les assurances et les banques sans verser un sou d’argent public aux actionnaires capitalistes et en donnant aux travailleurs de larges pouvoirs de contrôle.

    Bref, contre les deux erreurs symétriques consistant à dissoudre le parti de classe dans le « mouvement » ou à l’inverse, de se soucier comme d’une guigne du mouvement populaire et de l’espace politique progressiste pour camper sur la vieille union PCF/PS, il faut associer, articuler, « dialectiser », comme nous disons, et non pas opposer, les trois processus distincts et complémentaires que sont à nos yeux

    •   la reconstruction urgente du vrai parti communiste, de manière à permettre aux OUVRIERS, aujourd’hui tentés par le retrait politique, voire par le vote FN, de disposer d’un outil politique leur permettant de devenir l’axe du Front populaire et de donner toute sa portée anticapitaliste, anti-impérialiste, antifasciste, patriotique internationaliste et révolutionnaire, au Frexit progressiste ; car c’est toute la question du contenu de classe du changement qui se joue dans la reconstruction du vrai parti communiste. Sans un parti à elle, sans un parti franchement communiste, la classe ouvrière ne pourra ni investir le changement ni l’orienter fermement contre l’UE et le capitalisme. On voit d’ailleurs dans certains pays latino-américains comment le changement, lorsqu’il est livré à une direction petite-bourgeoise nécessairement hésitante, se met à la merci d’une contre-attaque fascisante solidement ORGANISEE. Mais on ne combat pas le « mouvementisme » petit-bourgeois en se repliant ad vitam aeternam sur le PCF-PGE, en retardant à l’infini les ruptures nécessaires au regroupement organisé des vrais communistes… Car tel qu’il est, le PCF-PGE est déjà lui-même un « mouvement » qui tire à hue et à dia (surtout à Hue d’ailleurs !) et son extrême désorientation électorale récente a prouvé que le PCF est devenu impuissant à jouer le rôle normalement dévolu à un PARTI : celui d’être l’avant-garde de sa classe de référence. Comment un « parti » qui ne s’oriente pas lui-même pourrait-il orienter la classe ouvrière, qui plus que toute autre classe, a besoin de détermination et de franchise pour devenir un sujet politique ?
    • la réactivation du mouvement ouvrier et populaire de combat : ce qui suppose de contrer les manœuvres visant à écarter les militants du Front syndical de classe qui cherchent à activer, comme un levier et un tremplin pour le tous ensemble des travailleurs, le tous ensemble des syndicalistes de lutte par-delà les frontières de branches, de corporations et d’appareils ; sans du tout négliger l’internet et les réseaux sociaux (le site du PRCF fait d’ailleurs partie désormais des plus influents de France sur le terrain politique !), qu’apporterait aux travailleurs un « mouvement » qui se contenterait de « gazouiller » sur la Toile, mais qui se désintéresserait du lieu décisif de l’affrontement des classes, l’ENTREPRISE CAPITALISTE. Car comme l’a rappelé le très dur affrontement du printemps sur la loi Travail, l’entreprise, ou les services (de moins en moins) publics restent le lieu central de l’exploitation capitaliste : c’est là en effet que se forment la plus-value ou ses conditions matérielles, et non pas devant les seuls claviers que se joue principalement le rapport de forces entre capital et travail, entre réaction et camp progressiste.
    • et la mise en place méthodique d’un Front Antifasciste, patriotique, populaire et Ecologique allant jusqu’au bout de sa démarche en appelant à la rupture immédiate avec l’UE/OTAN de manière à activer l’ des luttes sociales et permettre à notre pays de coopérer à égalité avec tous les continents.

    C’est pourquoi, tout en tendant constructivement la main aux militants de terrain du Parti de gauche, de la « France insoumise » (et bien entendu, à leur candidat), nous appelons les marxistes qui militent au sein du PCF-PGE à ne pas s’enfermer dans ce cadre largement piégé, à diffuser avec nous à la porte des entreprises des propositions communes pour le FREXIT progressiste et pour un programme communiste de transition révolutionnaire. Le tête-à-tête à l’infini avec les Laurent, Chassaigne et autre Buffet est sans perspective si l’on n’a pas en tête, alors que notre peuple est désarmé face à la montée des périls, le but final : la renaissance du vrai parti communiste séparant salutairement les révolutionnaires des euro-réformistes et rassemblant les « communistes des deux rives », ceux qui sont encore au PCF et ceux qui se sont organisés à l’extérieur, sans oublier les milliers de camarades qui errent aujourd’hui « dans la nature ». Par conséquent, sauf à faire montre d’un électoralisme désolant, le vrai clivage n’est pas aujourd’hui « Mélenchon ou pas Mélenchon ? », comme si ce candidat était l’ennemi principal des communistes, ou comme si, à l’inverse, il était le « sauveur suprême » ! A l’heure où le bloc thatchéro-fascisant des LR et du FN flanqués de Valls-Macron veut faire main basse sur la France. privilégier un clivage électoral serait occulter la vraie question de classe : aller ensemble dès maintenant à la porte des usines avec un programme communiste commun. C’est dans cet esprit que le PRCF propose aux militants ouvriers d’agir ensemble pour « quatre sorties » : euro, UE, OTAN, capitalisme, et pour dix « entrées » :  République souveraine (1),  sociale et populaire (2),  démocratique (3), une,  laïque et indivisible (4),  productive (nationalisations et relance planifiée du produire en France industriel et agricole) (5),  fraternelle : antifasciste, antisexiste, antiraciste et anti-communautariste (6), écologique (7),  pacifique, internationaliste et anti-impérialiste (8),  soutenant l’école laïque et les « Lumières communes » (9), porteuse d’une culture nationale ouverte et diverse, promouvant la langue française et la francophonie contre le tout-anglais néocolonial ; bref, une République nouvelle, émancipée de l’UE/OTAN, centrée sur le monde du travail, affrontant le grand capital et marchant résolument vers la transformation révolutionnaire (10)).

    Bref, il ne s’agit nullement pour quelque communiste que ce soit, de se soumettre à la « France insoumise », mais de l’aider fraternellement et dynamiquement, à devenir une France Franchement Insoumise (à l’UE/OTAN et au MEDEF !). Non seulement cela ne plomberait pas ses résultats électoraux, mais cela attirerait vers elle des millions d’ouvriers, d’employés, de fonctionnaires, d’artisans et de paysans, de jeunes en révolte qui, pour s’engager, ont moins besoin d’une multiplication exponentielle de « tweets », que d’un « choc de franchise » sur l’UE, sur l’indépendance nationale, les nationalisations démocratiques, en un mot, sur l’affrontement résolu du peuple travailleur avec le grand capital. Car sauf à s’y coincer les doigts, on ne peut pas claquer à demi la porte de son cachot !

    Et ce programme de Frexit révolutionnaire et progressiste, c’est sans attendre que les militants du PRCF le portent actuellement aux entrées d’usine : 20 000 tracts-programmes sont déjà partis depuis la conférence nationale du PRCF (13 novembre) qui a acté, quasi-unanimement, notre positionnement sur les luttes et les élections, et 92 000 tracts-programmes viennent d’être commandés au national par nos structures départementales. Si l’on ajoute à cela que www.initiative-communiste.fr , le site d’Initiative communiste, se classe désormais parmi les 30 premiers sites politiques de France, et que nous sommes par ailleurs à l’offensive, voire à l’avant-garde, dans plusieurs domaines théoriques (livres, revues, conférences…), je crois pouvoir dire que nos militants n’attendent aucun accord d’état-major pour aller là où nous avons le plus à apprendre et à apporter : vers la classe ouvrière, vers le monde du travail, vers la jeunesse populaire et les quartiers populaires : voilà les forces vives qui finiront par balayer tous les réacs si elles constatent, sur le terrain principal – l’entreprise, qui est le cœur de l’affrontement capital-travail, que les vrais communistes font retour tous ensemble en portant un programme crédible de rupture franche avec l’UE du grand patronat. Et pour le PRCF, qui vient de déposer 6000 premières signatures en préfecture de Tulle pour un référendum de sortie de l’UE, cette proposition est déjà un engagement d’action !

    Alors, camarades franchement communistes extérieurs au PRCF, syndicalistes de classe non encore engagés politiquement, citoyens authentiquement républicains, étudiants et jeunes prolétaires révolutionnaires, pourquoi ne pas accepter la main tendue du PRCF, pourquoi ne pas porter ce message de Frexit progressiste et révolutionnaire dès maintenant et tous ensemble à la porte des entreprises ?


    *Ce que confirme Noam Chomsky dans son dernier entretien accordé à l’Humanité (novembre 2016).

    *Bien entendu, les véritables amis du combat populaire ne resteront pas neutres aux élections professionnelles entre les dirigeants jaunes de la CFDT, qui sont les vrais auteurs de la loi Travail avec Valls-MEDEF, et les militants CGT de classe auxquels nous souhaitons plein succès !

     *** Et non le « made in France » comme dit A. Montebourg qui, à défaut de sauver l’industrie française, a fait de son mieux, quand il était ministre, pour promouvoir le frenglish !

    source: initiative-communiste.fr

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  • Fidel Castro et Ernesto Che Guevara. Photo Cubadebate/AfP/Archives-Roberto Salas
    Fidel Castro et Ernesto Che Guevara. Photo Cubadebate/AfP/Archives-Roberto Salas

    Un récit de José Fort. Rarement un révolutionnaire, un homme d’Etat aura provoqué autant de réactions aussi passionnées que Fidel Castro. Certains l’ont adoré avant de le brûler sur la place publique, d’autres ont d’abord pris leurs distances avant de se rapprocher de ce personnage hors du commun. Fidel Castro n’a pas de pareil. 

    Il était « Fidel » ou le « Comandante » pour les Cubains et les latino-américains, pas le « leader maximo », une formule ânonnée par les adeptes européo-étatsuniens du raccourci facile. Quoi qu’ils en disent, Fidel Castro restera un géant du XXe siècle.

    Le jeune Fidel, fils d’un aisé propriétaire terrien, né il y a 90 ans à Biran dans la province de Holguin, n’affiche pas au départ le profil d’un futur révolutionnaire. Premières études chez les Jésuites, puis à l’université de La Havane d’où il sort diplômé en droit en 1950. Il milite dans des associations d’étudiants, tape dur lors des affrontements musclés avec la police dans les rues de la capitale, puis se présente aux élections parlementaires sous la casaque du Parti orthodoxe, une formation se voulant « incorruptible » et dont le chef, Chivas, se suicida en direct à la radio. Un compagnon de toujours de Fidel, Alfredo Guevara, fils d’immigrés andalous et légendaire inspirateur du cinéma cubain, dira de lui : « Ou c’est un nouveau José Marti (le héros de l’indépendance), ou ce sera le pire des gangsters ».  
     
    Le coup d’Etat du général Fulgencio Batista renverse le gouvernement de Carlos Prio Socarras et annule les élections. Voici le jeune Castro organisant l’attaque armée de la caserne Moncada, le 26 juillet 1953. Un échec. Quatre-vingts combattants sont tués. Arrêté et condamné à 15 ans de prison, Fidel rédige « l’Histoire m’acquittera », un plaidoyer expliquant son action et se projetant sur l’avenir de son pays. Libéré en 1955, il s’exile avec son frère Raul au Mexique d’où il organise la résistance à Batista. Son groupe porte le nom « Mouvement du 26 juillet ». Plusieurs opposants à la dictature rejoignent Fidel. Parmi eux, un jeune médecin argentin, Ernesto Rafael Guevara de la Serna. Son père me dira plus tard : « Au début, mon fils le Che était plus marxiste que Fidel ». 
     
    Fidel communiste ? Fidel agent du KGB ? Fidel Castro à cette époque se définit comme un adversaire acharné de la dictature, un adepte de la philosophie chère à Thomas Jefferson, principal auteur de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis, et adhère au projet de Lincoln de coopération entre le capital et le travail. Raul et plusieurs de ses compagnons sont nettement plus marqués à gauche. 
     
    Le 2 décembre 1956, Fidel monte une expédition avec 82 autres exilés. Venant du Mexique à bord d’un bateau  de plaisance, le « Granma », ils débarquent après une traversée mouvementée dans la Province Orientale (sud-est de Cuba). La troupe de Batista les y attend. Seuls 12 combattants (parmi lesquels Ernesto Che Guevara, Raul Castro, Camilo Cienfuegos et Fidel) survivent aux combats et se réfugient dans la Sierra Maestra. Commence alors une lutte de guérilla avec le soutien de la population. Fidel Castro apparaît au grand jour dans les journaux nord-américains et européens, accorde des interviews, pose pour les photographes, parle sur les radios. A Washington, on ne s’en émeut guère lassés des frasques d’un Batista peu présentable. Après l’entrée de Fidel dans La Havane, le 9 janvier 1959, on observe avec intérêt ce « petit bourgeois qui viendra à la soupe comme tout le monde », ricane-t-on au département d’Etat. Même le vice-président Nixon mandaté pour le recevoir afin de vérifier s’il est communiste soufflera à Eisenhower : « C’est un grand naïf, nous en ferons notre affaire ».  Tant que Fidel ne s’attaque pas à leurs intérêts économiques, les dirigeants étasuniens ne s’alarment pas. Lorsque la révolution commence à exproprier des industries nord-américaines, la United Fruit par exemple, la donne change brutalement. 
     
    Le premier attentat dans le port de La Havane, le 4 mars 1960, sonne le prélude à une longue liste d’actes terroristes : le cargo battant pavillon tricolore, La Coubre, qui avait chargé des munitions à Hambourg, Brème et Anvers explose dans le port de La Havane faisant plus de cent morts, dont six marins français. Ulcéré, le général de Gaulle donne l’ordre d’accélérer la livraison des locomotives commandées du temps de Batista. Elles font l’objet d’étranges tentatives de sabotage. Les dockers CGT du port du Havre surveilleront le matériel jusqu’au départ des navires. 
     
    Une opération de grande envergure se préparait du côté de Miami : le débarquement de la Baie des Cochons. En avril 1961, au lendemain de l’annonce par Fidel de l’orientation socialiste de la révolution, le gouvernement des Etats-Unis missionne la CIA pour encadrer 1400 exilés cubains et mercenaires latino-américains en espérant, en vain, un soulèvement populaire. Fidel en personne dirige la contre-attaque. La tentative d’invasion se solde par un fiasco. Les Etats-Unis signent là leur déclaration de guerre à la révolution cubaine. Pendant des dizaines d’années, ils utiliseront toute la panoplie terroriste pour tenter d’assassiner Fidel, jusqu’à la combinaison de plongée sous-marine enduite de poison, faciliteront le débarquement de groupes armés, financeront et manipuleront les opposants, détruiront des usines, introduiront la peste porcine et des virus s’attaquant au tabac et à la canne à sucre. Ils organiseront l’asphyxie économique de l’île en décrétant un embargo toujours en vigueur. « El Caballo » (le cheval) comme l’appelaient parfois les gens du peuple, ce que Fidel n’appréciait pas, aura survécu à Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Ford et assisté aux départs à la retraite de Carter, Bush père et Clinton. Il dira de Bush fils « celui là, il finira très mal. »   
     
    Tant d’années d’agressions, tant d’années de dénigrement et de coups tordus, tant d’années de résistance d’un petit pays de douze millions d’habitants face à la première puissance économique et militaire mondiale. Qui fait mieux ? Lorsqu’on évoque le manque de libertés à Cuba, ne faudrait-il pas d’abord se poser la question : un pays harcelé, étranglé, en guerre permanente, constitue-t-il le meilleur terreau pour favoriser l’épanouissement de la démocratie telle que nous la concevons en occident et que, à l’instar de George Bush, certains souhaiteraient calquer mécaniquement en d’autres endroits du monde, particulièrement dans le Tiers monde? Lorsque dans les salons douillets parisiens, on juge, tranche, condamne, sait-on au juste de quoi on parle ? 
     
    La crise des fusées ? Lorsque l’URSS dirigée par Nikita Khrouchtchev décide en 1962 d’installer à Cuba des missiles afin, officiellement, de dissuader les Etats-Unis d’agresser l’île, la « patrie du socialisme » répond à une demande de Raul Castro mandaté par Fidel. La direction soviétique fournit déjà à Cuba le pétrole que lui refuse son proche voisin. Elle met deux fers au feu : dissuader les Etats-Unis d’agresser Cuba, afficher un clair avertissement à Washington sur l’air de « nous sommes désormais à proximité de vos côtes ». La tension atteint un point tel qu’un grave conflit mondial est évité de justesse. Les missiles soviétiques retirés, Fidel regrettera que le représentant de l’URSS à l’ONU n’ait pas reconnu la réalité des faits. « Il fallait dire la vérité », disait-il. Il fut bien obligé de se plier à la décision finale de Moscou même si dans les rues de La Havane des manifestants scandaient à l’adresse de Khrouchtchev : « Nikita, ce qui se donne ne se reprend pas. »
     
    Entre Moscou et La Havane, au-delà des rituels, les relations ont toujours été conflictuelles. Pas seulement, pure anecdote, parce que des « responsables » soviétiques ignorants faisaient livrer des chasse-neige à la place des tracteurs attendus. Les Soviétiques voyaient d’un mauvais œil le rôle croissant de Fidel dans le mouvement des non alignés, l’implication cubaine aux côtés des mouvements révolutionnaires latino-américains puis l’aide à l’Afrique. Ils ne supportaient pas la farouche volonté d’indépendance et de souveraineté de La Havane et ont été impliqués dans plusieurs tentatives dites « fractionnelles » reposant sur des prétendus « communiste purs et durs », en fait marionnettes de  Moscou, pour tenter de déstabiliser Fidel. Une fois l’URSS disparue, les nouveaux dirigeants russes ont pratiqué avec le même cynisme abandonnant l’île, coupant du jour au lendemain les livraisons de pétrole et déchirant les contrats commerciaux. Quel autre pays aurait pu supporter la perte en quelques semaines de 85% de son commerce extérieur et de 80% de ses capacités d’achat ?
     
    L’Espagne, ancienne puissance coloniale, a laissé à Cuba un héritage culturel, les Etats-Unis son influence historique et ses détonants goûts culinaires comme le mélange de fromage et de confiture. Mais la Russie ? Rien, même pas le nom d’un plat ou d’un cocktail. 
     
    L’exportation de la révolution ?  Fidel n’a jamais utilisé le mot « exportation ». Ernesto Che Guevara, non plus. Ils préféraient évoquer la « solidarité » avec ceux qui se levaient contre les régimes dictatoriaux, créatures des gouvernements nord-américains. Doit-on reprocher ou remercier Fidel d’avoir accueilli les réfugiés fuyant les dictatures du Chili et d’Argentine, de Haïti et de Bolivie, d’avoir ouvert les écoles, les centres de santé aux enfants des parias de toute l’Amérique latine et, plus tard, aux enfants contaminés de Tchernobyl ? Doit-on lui reprocher ou le remercier d’avoir soutenu les insurrections armées au Nicaragua, au Salvador et d’avoir sauvé, face à l’indifférence des dirigeants soviétiques, l’Angola fraîchement indépendante encerclée par les mercenaires blancs sud-africains fuyant, effrayés,  la puissance de feu et le courage des soldats cubains, noirs pour la plupart ? Dans la mémoire de millions d’hommes et de femmes d’Amérique latine et du Tiers monde, Fidel et le Che sont et resteront des héros des temps modernes. 
     
    Les libertés ? Fidel, un tyran sanguinaire ? Il y eut d’abord l’expulsion des curés espagnols qui priaient le dimanche à la gloire de Franco. Complice de Batista, l’église catholique cubaine était et demeure la plus faible d’Amérique latine alors que la « santeria », survivance des croyances, des divinités des esclaves africains sur lesquels est venue se greffer la religion catholique, rassemble un grand nombre de noirs cubains. Les relations avec l’Eglise catholique furent complexes durant ces longues années jusqu’au séjour de Jean Paul II en 1998 annoncée trop rapidement comme l’extrême onction de la révolution. Ce n’est pas à Cuba que des évêques et des prêtres ont été assassinés, mais au Brésil, en Argentine, au Salvador, au Guatemala et au Mexique.
     
    Il y eut la fuite de la grande bourgeoisie, des officiers, des policiers qui  formèrent, dès la première heure, l’ossature de la contre révolution encadrée et financée par la CIA. Il y eut ensuite les départs d’hommes et de femmes ne supportant pas les restrictions matérielles. Il y  eut l’insupportable marginalisation des homosexuels. Il y eut les milliers de balseros qui croyaient pouvoir trouver à Miami la terre de toutes les illusions. Il y eut la froide exécution du général Ochoa étrangement tombé dans le trafic de drogue. Il y eut aussi ceux qui refusaient la pensée unique, la censure édictée par la Révolution comme « un acte de guerre en période de guerre », les contrôles irritants, la surveillance policière. Qu’il est dur de vivre le rationnement et les excès dits « révolutionnaires ». Excès? Je l’ai vécu, lorsque correspondant de « l’Humanité » à La Havane, l’écrivain Lisandro Otero, alors chef de la section chargée de la presse internationale au Ministère des Affaires étrangères, monta une cabale de pur jus stalinien pour tenter de me faire expulser du pays.  
     
    Ceux qui osent émettre une version différente d’un « goulag tropical » seraient soit des « agents à la solde de La Havane », soit victimes de cécité. Que la révolution ait commis des erreurs, des stupidités, des crimes parfois n’est pas contestable. Mais comment, dans une situation de tension extrême, écarter les dérives autoritaires?  
     
    A Cuba, la torture n’a jamais été utilisée, comme le reconnaît Amnesty international. On tranchait les mains des poètes à Santiago du Chili, pas à la Havane. Les prisonniers étaient largués en mer depuis des hélicoptères en Argentine, pas à Cuba. Il  n’y a jamais eu des dizaines de milliers de détenus politiques dans l’île mais un nombre trop important qui ont dû subir pour certains des violences inadmissibles. Mais n’est-ce pas curieux que tous les prisonniers sortant  des geôles cubaines aient été libérés dans une bonne condition physique ?Voici un pays du Tiers monde où l’espérance de vie s’élève à 75 ans, où tous les enfants sont scolarisés et soignés gratuitement. Un petit pays par la taille capable de produire des universitaires de talent, des médecins et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs raflant les médailles d’or, des artistes, des créateurs.  Où, dans cette région du monde, peut-on présenter un tel bilan ? 
     
    Fidel aura tout vécu. La prison, la guérilla, l’enthousiasme révolutionnaire du début, la défense contre les agressions, l’aide internationaliste, l’abandon de l’URSS, une situation économique catastrophique lors de la « période spéciale », les effets de la mondialisation favorisant l’explosion du système D. Il aura (difficilement) accepté l’adaptation économique avec un tourisme de masse entraînant la dollarisation des esprits parmi la population au contact direct des visages pâles à la recherche de soleil, de mojito, de filles où de garçons. Comment ne pas comprendre les jeunes cubains, alléchés par l’écu ou le dollar, et regardant avec envie les visiteurs aisés venus de l’étranger ? Il aura, enfin, très mal supporté  le retour de la prostitution même si dans n’importe quelle bourgade latino-américaine on trouve plus de prostituées que dans  la 5 eme avenue de La Havane. Alors, demain quoi ? 
     
    Fidel mort, la révolution va-t-elle s’éteindre ? Il ne se passera pas à Cuba ce qui s’est produit en Europe de l’Est car la soif d’indépendance et de souveraineté n’est pas tarie. Les adversaires de la révolution cubaine ne devraient pas prendre leurs désirs pour la réalité. Il y a dans cette île des millions d’hommes et de femmes – y compris de l’opposition – prêts à prendre les armes et à en découdre pour défendre la patrie. Fidel avait prévenu en déclarant : « Nous ne commettrons pas l’erreur de ne pas armer le peuple. » Le souvenir de la colonisation, malgré le fil du temps, reste dans tous les esprits, les progrès sociaux enregistrés, au-delà des difficultés de la vie quotidienne, constituent désormais des acquis. Il y a plus. La révolution a accouché d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes refusant le retour au passé, des cadres « moyens » de trente à quarante ans très performants en province, des jeunes dirigeants nationaux aux talents confirmés. Une nouvelle époque va s’ouvrir et elle disposera d’atouts que Fidel n’avait pas. L’Amérique latine, ancienne arrière cour des Etats-Unis, choisit des chemins progressistes de développement, l’intégration régionale est en marche, le prestige de la révolution cubaine demeure intacte auprès des peuples latino-américains. Cuba, enfin, peut respirer.
     
    Il n’y aura pas de rupture à Cuba. Il y aura évolution. Obligatoire. Pour qu’elle puisse s’effectuer dans les meilleures conditions, il faudra que les vieux commandants de la Révolution rangent leurs treillis vert olive, prennent leur retraite et passent la main. Les atlantes du futur, de plus en plus métissés, sont prêts. Ne sont-ils pas les enfants de Fidel ?
    José Fort est un internationaliste passionné du monde, journaliste, ancien chef du service monde de l’Humanité.
     
    source: humanite.fr
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  • Fidel est mort-par

    26 novembre 2016 -  Je pleure. Pour mesurer la dimension du personnage, il faut le contextualiser. Cuba est une petite île ; elle n’est pas un morceau de l’ex-empire soviétique  qui s’acharne à survivre sous les tropiques. Les Etats-Unis sont intervenus plus de 190 fois en Amérique du sud, une seule expédition a échouée, celle de 1961 à Cuba. L’invasion mercenaire de la Baie des Cochons, pour tenter de renverser Fidel Castro. Les archives de la CIA l’attestent : Fidel a été victime de plus de 600 tentatives d’assassinat de la part des Etats-Unis. Pendant 50 ans, il leur a tenu la tête haute.
     
    Fidel est le libérateur, l’émancipateur, le fédérateur, il a permis l’affirmation d’une nation. Le castrisme naît d’une revendication d’indépendance nationale ; la Révolution a été le fruit d’une histoire nationale. Fidel a en quelque sorte inventé Cuba. Il est donc historiquement le fondateur, le ciment, il porte une légitimité historique que nul ne lui conteste. Il y a eu Cuba, c’est vrai, forte personnalisation du pouvoir, résultat du charisme de cet homme exceptionnel, et du rôle qu’il a joué dans le processus historique, de sa relation directe avec le peuple, de l’agression permanente des Etats-Unis.  
     
    Cuba a inventé des structures de « pouvoir populaire », A Cuba, le parti unique est le produit de la Révolution, d’un processus long et conflictuel de la fusion des trois organisations révolutionnaires. A Cuba, c’est la Révolution qui a fait le parti, et non l’inverse.  
     
    S’il y a des hommes qui jouent des rôles irremplaçables, dans des processus historiques donnés, Fidel Castro est de ceux-là.  
     
    L’histoire retiendra qu’il fut l’un des géants politiques du XXe siècle, et que la faune de tous les anti-castristes est bien petite à côté de ce colosse. Son combat a permis l’avènement d’une Amérique latine nouvelle. De son vivant, Fidel était déjà entré dans l’histoire. L’Amérique latine perd un Libérateur, un référent, une légende.  
     
    Hasta la victoria siempre, Comandante Fidel !
     
     
    Jean ORTIZ, le 26/11/2016
     

    Fidel est mort-par

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  • Fidel Castro est mort, un communiste respecté de tous, aimé de son peuple -par Danielle BLEITRACH Fidel Castro est mort… Je n’ai pas dans l’immédiat la force de commenter cette nouvelle… Sa mort suit de peu celle d’un ami très cher, Risquet, qui fut un de ses proches et qui m’a tant parlé de lui, de sa bonté, de sa générosité autant que de ses capacités politiques que tout le monde reconnaissait… Il faut avoir fait le tour de la planète, en Afrique en particulier pour mesurer ce que représentait cet individu hors norme.

    Je dis mon émotion et quand  celle-ci sera un peu apaisée je tenterai de vous raconter ce que m’inspire cette vie… Celle d’un communiste… J’écrirai un texte, mais j’attends aussi celui de Jacques François Bonaldi, ce Français installé à la Havane et qui a été le traducteur de Fidel et le connaît mieux que quiconque.

    Je voudrais me souvenir de cette nuit à la Havane, je rentrais en voiture avec mon amie Carmen quand nous avons été arrêtées par un barrage… Carmen m’a dit « C’est Fidel! » et quelques minutes après, nous avons vu passer trois mercedes noires identiques, à l’intérieur les trois mêmes silhouettes de Fidel, des leurres,  une précaution indispensable vu ce que tramait depuis toujours l’ennemi américain. J’ai demandé à Carmen « Comment est-ce que tu savais que c’était Fidel! » Elle m’a répondu: « Un Cubain sait quand Fidel est là! » et elle a posé la mai sur son cœur.

    Il  y avait les précautions prises et qui ont déjoué tant d’attentats menés par l’empire, mais il y avait son peuple cubain comme une sentinelle… Et c’est sans doute le plus difficile à faire comprendre à celui qui ne connaît pas Cuba et est gorgé de propagande : on ne retient pas un Cubain, il est fier, indomptable et pourtant discipliné, mais sa fidélité à celui qui respecte sa dignité est totale, sa compassion, sa solidarité à la misère humaine incroyable. Fidel, c’était Cuba, ce peuple sentinelle de « Notre Amérique », celle du poète, apôtre José Marti, cette île qui toujours défendra l’indépendance et la souveraineté d’un continent face à un empire avare et jaloux « qui cherche des tâches au soleil ». Comme les commentateurs imbéciles qui ne peuvent s’empêcher devant la mort de ce géant de eux aussi « chercher les tâches du soleil ».

    Danielle Bleitrach,le 26/11/2016

    source: histoire-et-societe

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  • L'allocution de Raul Castro

    Le PRCF appelle à un deuil militant.

    fidel-guerillero

    Le président Raul Castro vient d’annoncer la triste nouvelle du décès de Fidel Castro. Les communistes, les vrais progressistes sont en deuil mais déjà les chiens de garde médiatiques de l’anticommunisme et de l’anti-castrisme primaires aboient sur toutes les radios du capital et du prétendu « service public ».

    Pour sa part, le secrétariat national du PRCF est certain d’exprimer les sentiments unanimes des militants du Pôle en déclarant que ce 25 novembre 2016 restera comme une date noire pour Cuba socialiste, pour le Mouvement communiste international, pour tous les peuples en lutte et pour l’ensemble des militants franchement communistes et progressistes de France.

    Dès sa jeunesse Fidel Castro Ruz a mis ses talents d’avocat et d’intellectuel antifasciste et anti-impérialiste au service du peuple cubain férocement opprimé par Batista, le proconsul étatsunien qui faisait de Cuba le lupanar de l’Empire. La plaidoirie de Fidel intitulée « l’Histoire m’acquittera » à l’issue de laquelle notre camarade fut condamné, incarcéré puis exilé, restera un jalon inoubliable dans l’histoire mondiale des luttes antifascistes et anti-impérialistes.

    Avec ses compagnons Ernesto Guevara, Camilo Cienfuegos, Célia Sanchez, avec Frank Pais, assassiné par les séides de Batista, Fidel allait lancer une lutte armée révolutionnaire ponctuée par l’assaut de la Moncada et par l’épopée du Granma. Initialement portée par un très petit nombre de combattants, la guérilla reçut l’appui des communistes cubains, puis de l’écrasante majorité du peuple des villes et des campagnes. Pour des millions de Cubains, la proclamation triomphale de la Révolution à La Havane le 1er janvier 1959 restera marquée comme le plus beau jour de leur vie.

    Aussitôt, l’impérialisme américain et l’oligarchie mafieuse cubaine, dont les immenses possessions sur l’île furent expropriées au bénéfice du peuple, commencèrent à comploter pour renverser le régime progressiste et permettre l’invasion de l’Ile par les USA : mais la riposte immédiate que le peuple cubain, Fidel en tête, apporta aux envahisseurs, ruina les espérances contre-révolutionnaires à Playa Giron, l’analogue cubain de Valmy. A la suite de quoi, la direction révolutionnaire cubaine proclama le caractère socialiste de la Révolution, ce qui souleva un énorme enthousiasme militant en Amérique latine et dans le monde.

    Méprisant à la fois la démocratie et la souveraineté du peuple cubain, l’impérialisme américain riposta par le blocus économique, par la guerre idéologique et par de nouvelles tentatives d’invasion, voire d’assassinats ciblés contre Fidel. Face à cette entreprise de strangulation d’un peuple tout entier, l’URSS se solidarisa avec Cuba. A l’issue de la crise de 1962, l’URSS accepta de retirer ses missiles destinés à protéger Cuba de l’invasion imminente. En échange de quoi, les USA, qui avait pu mesurer l’unanimité contre eux du peuple cubain prêt à tous les sacrifices (les mots d’ordre « la patrie ou la mort », « le socialisme ou mourir ! » ponctuaient tous les discours de Fidel devant des foules immenses) renoncèrent à envahir la tête de pont du socialisme et du pouvoir populaire que constituait Cuba dans l’hémisphère occidental.

    Malgré le cruel blocus yanqui qui empêche Cuba depuis des décennies de commercer librement avec le monde (un blocus qu’Obama n’a toujours pas levé), le socialisme a liquidé la faim et l’analphabétisme à Cuba, il a créé un système de santé publique, d’éducation, d’université et de recherche biomédicale, sans le moindre équivalent en Amérique latine. Jusqu’à nos jours, la mortalité infantile est bien plus basse à Cuba que dans le riche Empire voisin, où 35 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ; et quand un ouragan tropical ravage les Antilles et la Floride, c’est hélas en Haïti, demeuré capitaliste, ou dans la riche Louisiane, qu’il fait des dizaines, voire des centaines de morts parmi les populations pauvres que les autorités locales, contrairement au Poder popular cubain, ne veulent ni ne savent protéger contre les éléments déchaînés…

    Pendant toute la durée de son alliance avec l’URSS et le camp socialiste, Fidel, Raul et le PC de Cuba ont été à la tête du Mouvement anti-impérialiste mondial, Fidel présidant même le Mouvement des non-alignés à la fin des années 70. C’est notamment grâce à Cuba et à son contingent internationaliste en Angola que l’armée raciste de Pretoria, lourdement armée par les Etats-Unis et soutenue par Thatcher, fut vaincue à Cuito Carnevale, ce qui ouvrit la voie à la défaite des racistes et à la libération du Zimbabwe, de la Namibie et de l’Afrique du Sud : c’est ce qu’a toujours reconnu Mandela, dont la première visite comme chef d’Etat fut réservée à Fidel.

    Quand le liquidateur Gorbatchev eut accédé à la direction de l’URSS et qu’il eut, avec Eltsine, commencé son œuvre de désintégration du camp socialiste au nom d’une fausse conception de la paix et de la démocratie, c’est Fidel qui, le 26 juillet 1989 sonna le rappel de la résistance cubaine et mondiale à la contre-révolution dans son discours historique de Camaguey : aux opportunistes, aux révisionnistes, aux « mutants », futurs mutants et autres pseudo- « rénovateurs » capitulards de tous les pays, le marxiste-léniniste Fidel Castro lançait au visage sa cinglante formule de classe : « Il y a la démocratie des riches et il y a la démocratie des pauvres, il y a la paix des riches et il y a la paix des pauvres ! ».

    Malgré le double blocus, celui, continu et aggravé, des USA (loi Burton-Helms), et celui, inavouable, du contre-révolutionnaire Eltsine, Cuba socialiste tint bon. Privée de matières premières, plus que jamais menacée d’invasion et de subversion, le PC de Cuba organisa la « période spéciale » qui fut une très rude époque de privations partagées, mais où l’essentiel, le droit de manger, de travailler, de se soigner, d’être logé, d’être éduqué, fut préservé pour tous.

    Mieux, au bout des années 90, un début de croissance économique se redessinait à Cuba. Le mouvement bolivarien prenait de l’ampleur sur le continent sud-américain. Fidel nouait avec Chavez, puis avec les dirigeants progressistes de la Bolivie, de l’Equateur, etc., l’Alliance Bolivarienne des Amériques. Face à l’ALENA impériale et néolibérale, la nouvelle ALBA voulait dessiner une alternative faite de souveraineté nationale, de coopération internationale et d’échanges mutuellement profitables en lieu et place de la ruineuse « concurrence libre et non faussée » propre aux Traités supranationaux du capital.

    Frappé par la maladie à l’issue d’une vie militante haletante, Fidel a quitté le pouvoir mais il ne s’est pas replié pour autant. Durant les dernières années de sa vie, le vieux sage de la Révolution a fustigé le caractère exterministe du capitalisme, qui mènera l’humanité à la mort si le socialisme ne reprend pas le dessus dans le monde. On doit aussi à Fidel une réflexion pionnière sur les questions écologiques, Cuba ayant plusieurs fois été mise à l’honneur par l’ONU pour sa contribution d’avant-garde à la lutte contre la dégradation de l’environnement, dégradation dont la quête éperdue du profit est la cause principale.

    En un sens, les deux magnifiques formules de Fidel « patria o muerte », « socialismo o  morir » résument les tâches des communistes de la planète entière : par-delà le caractère héroïque de ces proclamations, il faut saisir qu’à notre époque la lutte révolutionnaire passe par la défense patriotique de l’indépendance nationale face aux Empires fascisants qu’a consolidés la re-mondialisation de l’exploitation capitaliste. Face à l’exterminisme impérialiste, auquel conduit sur tous les plans (militaire, économique, environnemental, sociétal…) le capitalisme pourrissant de notre temps, le socialisme est la seule issue vitale pour l’humanité ; si bien que le Mouvement communiste renaissant devra de plus en plus défendre, non seulement la justice sociale propre à une société sans classes, mais tout simplement, le droit de l’humanité à la vie et au développement.

    Salut à Raul, aux communistes et au peuple cubains, à M. l’Ambassadeur de Cuba en France, à M. l’Ambassadeur du Venezuela bolivarien, à tous les révolutionnaires qui pleurent la mort de Fidel et qui honoreront sa mémoire en redoublant de combativité anti-impérialiste. Le PRCF, qui a joué un rôle moteur en novembre 2005 pour organiser avec d’autres le grand meeting de solidarité avec Cuba socialiste à St-Denis, rappelle la parole du président-fondateur du Pôle, le député franchement communiste Georges Hage : « à notre époque, tout progressiste a deux patries : la sienne et Cuba socialiste » !

    Honneur à Fidel, l’un des plus grands révolutionnaires patriotes et internationalistes que la terre ait portés ! Honneur à ce passeur d’histoire révolutionnaire incomparable qui a transmis jusqu’à nous, dans la nuit sombre de la contre-révolution, le flambeau de la Révolution française, de Toussaint Louverture, de la Commune de Paris, de la Révolution d’Octobre, de Stalingrad, des Révolutions chinoise, cubaine, vietnamienne, africaines du 20ème siècle, et dont le prénom évocateur fait vibrer en nous la justesse de ces deux paroles immortelles,
    « ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » (Victor Hugo)

    Et aussi

    « les contre-révolutions sont des parenthèses de l’histoire, l’avenir appartient aux révolutionnaires » (Georges Dimitrov, 1935).

    Tu vis dans nos cœurs, et plus encore dans nos luttes pour la renaissance communiste et pour la résistance populaire, Commandante !

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    HASTA LA VICTORIA SIEMPRE, PATRIA O MUERTE, SOCIALISMO O MORIR, VENCEREMOS !


    Par ailleurs, le secrétariat national du PRCF appelle les membres et les sympathisants du Pôle et des JRCF à organiser dans un esprit unitaire un maximum de célébrations décentralisées de la mémoire de Fidel, et à se joindre aux manifestations de sympathie et de condoléances qui seront organisées par l’Ambassade de Cuba et par les autres amis de Cuba socialiste.
    Le PRCF invite à verser largement à la souscription ouverte par le PRCF pour la solidarité avec les victimes de l’ouragan qui a récemment frappé Cuba en écrivant  au président du PRCF, Léon Landini, 8 rue du Clos Lapaume, 92220 Bagneux, et en précisant « solidarité Cuba ».


    source: initiative-communiste.fr

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    La percée de aux primaires de la droite « et du centre (sic) » fait office de déclaration de guerre lancée par la bourgeoisie néo-versaillaise à la face des travailleurs et des progressistes. Le fait qu’un requin néolibéral comme Juppé, l’homme qui a lancé en grand l’alignement néolibéral de la France en 1995, puisse jouer les « modérés » de service, en dit long sur l’ultra-droitisation de la vie politique française. D’autant que l’émergence de Fillon ouvre un nouveau boulevard à Marine Le Pen pour se présenter mensongèrement en « protectrice » du petit peuple dans le cas, pas improbable hélas, où le grand débat télévisé précédant le second tour la mettrait aux prises avec le Thatcher français Fillon.

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    Face à cette situation très grave, il ne sert à rien d’attendre quoi que ce soit de la primaire « socialiste » qui mettra aux prises Hollande, Valls, ou l’un de leurs acolytes comme Montebourg. C’est en effet le PS qui, par sa servilité devant le MEDEF, l’UE, l’OTAN et Merkel, par ses contre-réformes, par son comportement belliciste, liberticide et antisyndical, a ouvert une voie royale à la thatchéro- de notre pays.

    Il serait tout aussi dangereux d’en appeler à l’abstention sous prétexte de la nocivité (bien réelle) des présidentielles ou de l’absence de candidats authentiquement communistes et de se contenter d’appel hors-sol à la révolution. Celle-ci n’étant pas envisageable immédiatement, tant le rapport des forces est aujourd’hui dégradé pour le camp progressiste, plutôt que de discréditer ce juste mot d’ordre révolutionnaire en le rabâchant comme une formule magique et en prenant le risque de laisser seules (ou à la remorque du réformisme, voire de l’extrême-droite) les masses populaires face au cauchemar qui s’annonce, il faut partir de l’état réel des consciences pour construire les alliances, temporaires ou non, qui permettront de réarmer le mouvement populaire et de l’orienter vers un changement révolutionnaire de société.

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    Dans ces conditions, le secrétariat national du PRCF unanime appelle toutes les organisations, tous les militants et sympathisants du PRCF, mais aussi tous les militants franchement communistes et franchement progressistes conscients de leurs responsabilités à l’égard du peuple, à :

    • Accélérer la diffusion aux entreprises du 4-pages national présentant les propositions programmatiques du PRCF pour sortir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, pour construire une République souveraine, sociale et fraternelle centrée sur le monde du travail, pour rouvrir concrètement à notre peuple la marche révolutionnaire vers le socialisme ;
    • Appeler les travailleurs et les syndicalistes de classe à multiplier les initiatives d’action convergentes pour rompre le climat délétère qui domine la présidentielle : veillons à ce que l’attentisme électoral ne brise pas l’élan vers le syndicalisme de classe et de masse qui a dominé le printemps dernier !

    prcf-presidentielles-2017

    • Tendre fraternellement la main aux militants de la « France insoumise » et, sans cesser de défendre l’orientation stratégique de fond du PRCF, qui est la renaissance d’un vrai , bien faire entendre que l’un des enjeux potentiels du 1er tour de la présidentielle consiste à briser l’hégémonie mortifère du PS sur la gauche. Car au jour où nous publions cette déclaration, le réalisme oblige à constater que seule la candidature Mélenchon est susceptible de briser cette domination délétère du PS en apportant une respiration au mouvement progressiste et au syndicalisme de lutte : tant il est clair que ceux-ci seront en fâcheuse posture en mai 2017 si, à un second tour cauchemardesque LR/FN s’ajoute le maintien du PS à la première place à gauche à l’issue du 1er tour, avec peut-être en prime aux législatives, soi-disant pour « faire échec à la droite et au FN », des candidatures uniques PS/PC qui achèveraient de fondre le vote dans une caution indirecte au honteux bilan de Hollande.
    plan A plan B sortie de l'UE europe PRCF
    • accentuer notre campagne pour expliquer que la formule de JLM « l’UE, on la change ou on la quitte ! », n’est qu’un premier pas : certes, c’est une avancée pour la France insoumise que de POSER LA QUESTION d’une sortie de l’UE, et il faut noter que ce premier pas, le PCF-PGE et son candidat putatif sont présentement incapables de le faire puisque pour eux, le simple fait de se déclarer « indépendantiste », comme le fait JLM, ou d’envisager un « Frexit progressiste », constitue une preuve de « nationalisme » aux yeux des dirigeants du PCF-PGE ; mais l’UE étant un dispositif totalitaire, verrouillé par le grand capital pour détruire les acquis, broyer les souverainetés populaires et interdire la marche des peuples au socialisme, le mot d’ordre juste reste bel et bien celui que propose le PRCF : « l’UE, si le peuple de France n’en sort pas par la porte à gauche, il « y restera » ! ». Sur la base de ce mot d’ordre tranchant, la France peut devenir FRANCHEMENT insoumise et des millions d’ouvriers, aujourd’hui découragés ou tentés par le vote pseudo-patriotique en faveur du FN, pourront s’engager offensivement et conquérir la direction d’un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique contre l’UE-OTAN, contre le FN et les LR, pour l’indépendance nationale, le produire en France, les services publics, la protection sociale, la démocratie, la paix et la coopération internationale.lettre-ouverte-a-andree-chassaigne

     

    • Interpeller l’éventuel (pré-)candidat du PCF pour qu’il fasse enfin la lumière, sur le contenu politique de son éventuelle candidature :
      • s’agira-t-il oui ou non d’une candidature 100% anti-UE ?
      • d’une candidature ferme et renonçant d’emblée à toute idée de faire place à Montebourg ou à un « frondeur » du PS ?d’une candidature dénonçant fortement le PS et son bilan, au lieu de rabattre vers le « rassemblement de la gauche », comme l’a fait jusqu’ici A. , qui n’a cessé de tendre la main au PS failli ?
      • d’une candidature refusant d’emblée toute idée de candidatures uniques de la gauche aux législatives, dont le seul effet serait de faire avaler le bilan de Hollande par les électeurs du PCF ? 

        Sans réponse franche, positive et non dilatoire à ces questions, la référence à l’ « identité communiste » (que l’étiquetage PCF affilié au Parti de la Gauche Européenne ne suffit plus à exprimer depuis longtemps), ne serait qu’un enfumage destiné à préserver l’ « union de la gauche » PS/PC en faillite tout en protégeant l’hégémonie du PS sur la gauche à la sortie du 1er tour. De telles questions ne sont nullement taboues et c’est le devoir des vrais communistes de les adresser ensemble dès maintenant à la direction du PCF et à son candidat putatif, car c’est de clarté politique qu’ont besoin pour s’engager, non seulement la classe ouvrière, mais tous ceux qui veulent reconstruire un vrai parti communiste dont l’urgence s’accroit chaque jour !

    • Bien expliquer qu’il y a unité dialectique, et non opposition, entre la nécessité de reconstruire un vrai parti communiste en France, celle d’impulser la contre-attaque du syndicalisme de classe, et celle d’édifier un large front de la classe ouvrière et des couches moyennes pour isoler le grand capital, arrêter et briser la fascisation galopante, rompre les chaînes de l’UE et de l’OTAN, unir le drapeau rouge frappé des « outils » au drapeau tricolore pour permettre à notre peuple, aujourd’hui réduit à une défensive dangereuse, de passer à l’indispensable contre-offensive progressiste.

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    En allant ensemble sur le terrain porter les décisions démocratiquement prises (à l’unanimité moins une voix) par le comité central du PRCF, et d’abord en tractant à la porte des entreprises et dans les manifs populaires, les militants du PRCF feront tout leur possible pour contrer le risque d’abattement que porte, pour le mouvement populaire, la percée de Fillon. D’urgence, montrons que les vrais communistes sont déterminés, offensifs, rassembleurs et quen France, la question de la renaissance du PARTI communiste ne fait qu’un avec celle de l’union populaire, de la contre-attaque progressiste, patriotique, anti-thatchérienne et antifasciste !

    Déclaration du secrétariat national du PRCF – 24.11.2016

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  • Après le Comité Central du PRCF tenu le dimanche 13 novembre et suite à un important débat démocratique interne, le Pôle de Renaissance Communiste en France a décidé d’apporter un soutien critique du PRCF à la candidature Mélenchon. Georges Gastaud secrétaire national du PRCF, explique et détaille cette prise de position.

    Cette prise de position a déjà été brièvement décrite dans un communiqué du PRCF que l'on peut lire ici: http://lherminerouge.eklablog.com/presidentielles-le-prcf-prend-position-communique-du-prcf-14-11-2016-a127465024

    Vidéo Georges GASTAUD : sur le soutien critique du PRCF à la candidature Mélenchon (IC.fr-22/11/2016)

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  • ___________________________________________________________________

    ENTRETIEN D’INITIATIVE COMMUNISTE AVEC , SECRETAIRE NATIONAL DU PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE – 17 novembre 2016_______________________________________________________________

    Initiative Communiste : Comment le PRCF apprécie-t-il l’élection de Donald Trump ?

    Présidentielles 2017, situation internationale : entretien avec Georges Gastaud secrétaire national du PRCF (IC.fr-20/11/2016) Georges Gastaud : Drôle d’ « élection » soit dit en passant puisque pour la seconde fois (on a eu le même schéma avec Bush Junior, avec en sus des suspicions de fraudes massives !), c’est le candidat minoritaire en voix qui est « élu ».

    Pour notre part nous sommes atterrés par le succès de ce fascisant personnage mais pas déçus de l’insuccès de la dynastie Clinton qui a fait tant de mal aux ouvriers américains en imposant un Maastricht panaméricain (l’ALENA), qui a multiplié les guerres impérialistes, notamment en Yougoslavie, et qui avait clairement en tête des projets bellicistes totalement irresponsables à l’encontre de la Russie.

    Le fond des choses, c’est que, aux USA comme chez nous, le néolibéralisme débridé jette une partie du prolétariat et des couches moyennes déclassées dans les bras de la droite ultra tant qu’il n’existe pas une alternative populaire anticapitaliste. Cela dit, malgré les limites évidentes de cette candidature social-démocrate, la performance de Sanders montre qu’il ne faut pas désespérer de la jeunesse américaine ! Il faut également mesurer ce que signifie en termes de contradictions qu’un démagogue milliardaire comme Trump, qui fait centralement partie de l’Etablissement, en vienne à se déclarer « antisystème » pour faire des voix… Ou, dans le même ordre d’idées, le fait qu’en Europe, les commissaires européens quittent provisoirement leur costume de Père fouettards budgétaires tant ils ont peur de la révolte massive des peuples contre leur arrogante dictature !

    Concernant la politique étrangère, ce serait une illusion grave que de croire, comme le font certains souverainistes français, que D. Trump sera plus pacifique que Clinton. Dans le cadre du capitalisme pourrissant, et en l’absence d’un puissant camp socialiste défenseur de la paix mondiale, il n’y a pas de garantie pour la paix mondiale. Le protectionnisme capitaliste conduira par d’autres voies que le libre-échangisme néolibéral à de terribles guerres d’agression.

    Pour notre part, nous lions très fortement la question de la rupture avec l’UE mondialiste et libre-échangiste, ce que nous appelons le Frexit progressiste, à la question de la coopération internationale dans le cadre de la lutte révolutionnaire pour le socialisme. Il n’y a pas de « troisième voie » entre le capitalisme pourrissant et le socialisme de nouvelle génération, même si le rassemblement populaire pour la paix, la démocratie, la souveraineté nationale et le progrès social est la rampe de lancement obligée pour engager la transition révolutionnaire dans des conditions favorables aux exploités.

    A l’échelle internationale, la droitisation générale que nous constatons, voire la fascisation du capitalisme pourrissant appellent une accélération de la reconstruction du Mouvement communiste international qu’a détruit l’opportunisme, et spécialement, le gorbatchévisme et l’eurocommunisme (aujourd’hui matérialisé par le Parti de la Gauche Européenne, que préside M. Pierre Laurent). Tous les courants réactionnaires sont organisés mondialement, sauf le courant communiste ! Le PRCF fait ce qu’il peut à sa très modeste échelle pour ces retrouvailles communistes et progressistes internationales. En témoignent récemment la rencontre entre KKE et PRCF, l’intervention sur notre stand de la fête de l’Huma de communistes et de révolutionnaires polonais, indonésiens, coréens, cubains, vénézuéliens, italiens, libanais, la prochaine présence du PRCF au congrès des communistes suédois et le récent communiqué commun avec le « Fronte popolare » italien. En témoigne aussi notre action contre la criminalisation du communisme en Pologne et dans les autres pays est-européens aux côtés notamment du Comité internationaliste pour la solidarité de classe, de la Fédération PCF du Pas-de-Calais, de la Coordination communiste-nord et des Amis d’Edward Gierek.

    centaine-revolution-doctobre-1917-2017

    En ce 99ème anniversaire d’Octobre 1917, véritable veillée d’armes d’un centenaire dont les commémorations donneront certainement lieu à une intense empoignade idéologique entre les vrais communistes et les tenants de l’anticommunisme façon Courtois, n’oublions pas le mot d’ordre plus actuel que jamais de l’Internationale communiste, pour peu qu’on entende le mot prolétaires d’une oreille marxiste : « prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous ! ». A l’époque où le capitalisme, de plus en plus fascisant, égoïste, impérialiste, prédateur, porte un caractère ouvertement exterministe, c’est la survie même de l’humanité que se doit d’assumer la renaissance communiste internationale.

    Au passage j’observe ceci : dans les années 1980, alors que Reagan et Cie lançaient leur irresponsable croisade nucléaire contre l’URSS, j’étais bien seul à affirmer que l’exterminisme est le stade suprême de l’impérialisme. Une croisade qui n’a pas abouti à la guerre mondiale, mais qui a eu d’intenses effets politiques en aidant le liquidateur pseudo-pacifiste Gorbatchev à parvenir au pouvoir et à liquider le socialisme. Aujourd’hui, sans vraiment comprendre la nature de classe de la tendance exterministe ni saisir bien sûr que le communisme, parce qu’il abolit la propriété capitaliste, est le seul anti-exterminisme conséquent et cohérent, des publicistes comme M. Jorion (cf son livre « Le dernier qui s’en va éteint la lumière ») parviennent à un constat analogue. C’est sous cet angle que le PRCF appelle pour sa part à comprendre les deux mots d’ordre favoris de Fidel Castro, qui résument pour ainsi dire les tâches des partis communistes à l’époque actuelle : « la patrie ou la mort, le socialisme ou mourir ! ». Outre l’appel à l’héroïsme révolutionnaire, ces formulations ont l’intelligence de lier la lutte pour le socialisme à la défense, à la fois patriotique et internationaliste, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ; un droit qui est arasé par le néolibéralisme. En outre, ces formulations associent le combat de classe anticapitaliste à la sauvegarde de l’humanité et de la vie sur terre. La classe capitaliste détruit l’humanité et souille la planète, il revient à la classe exploitée, le prolétariat dans toute sa diversité, de prendre à temps la relève historique du capitalisme. Ce n’est pas pour rien, soit dit en passant, que, malgré les immenses difficultés (y compris climatiques !) qu’elle doit affronter, Cuba socialiste est un des endroits les plus écologiques de la planète, car les marxistes qui ont lu Marx (ce n’est pas là, hélas, un pléonasme !) gardent en mémoire l’avertissement de ce grand penseur, qui est le contraire d’un « productiviste » béat : « le capitalisme n’engendre la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur ».

    IC : Le PRCF vient d’appeler à un soutien critique à la candidature de Mélenchon. Dans quel esprit ?

    Georges Gastaud : Sans dramatiser quoi que ce soit, il faut constater que notre peuple, notre classe ouvrière, notre nation, nos libertés démocratiques, sont en grave danger à la veille de ces présidentielles. Le mouvement social, les bases CGT de classe qui ont vaillamment combattu la loi Travail au printemps, seraient lourdement menacées si, à l’issue du premier tour, on se trouvait avec Le Pen en n°1, un thatchérien de combat en n°2 (et les LR portent eux aussi la fascisation, il n’est que d’entendre la promesse de Sarkozy d’empêcher les futures manifs !), avec en prime le maintien de l’hégémonie sur la gauche de ce PS qui a pérennisé l’état d’urgence, multiplié les lois liberticides et « mis en cage » une manif nationale portée

      prcf-presidentielles-2017

    à la fois par la CGT, la FSU, FO, SUD et l’UNEF ! Imaginons qu’à l’issue du 1er tour, aucun candidat issu de la gauche de gauche (appelons-là autrement si l’on veut !) totalement émiettée et se livrant à une « concurrence libre et non faussée » effrénée, n’atteigne même pas un score à deux chiffres : que ceux qui font aujourd’hui la fine bouche se figurent alors la tête qu’ils feront à l’annonce des résultats un certain soir d’avril encore plus triste que celui d’un certain 21 avril 2002 ! Pensons à l’avenir cauchemardesque du mouvement social si, à l’issue des élections, il doit faire face sans aucun arrière politique de masse, soit au scénario de guerre civile « intercommunautaire » qui accompagnerait forcément l’arrivée de MLP, soit au scénario thatchéro-liberticide qui suivrait l’arrivée des LR au pouvoir, soit… aux deux scénarios à la fois (car pour « mater » notre peuple, l’U.M.’ Pen peut trouver des formes inédites d’alliance), avec en prime une gauche populaire et anti-PS marginalisée, un PS sauvant les meubles et l’ensemble des militants communistes, progressistes, syndicalistes de classe, accablés de découragement ! C’est à cette gauche militante, dont font partie les communistes, aux patriotes à la fois « eurosceptiques » et antiracistes, aux syndicalistes de classe qu’a pensé le PRCF quand il lui a fallu se positionner à partir de ce que nous estimons être les intérêts supérieurs de notre classe, de notre nation et de nos idéaux transformateurs.

    Or, pour que la gauche populaire, que les vrais républicains et que le syndicalisme de lutte puissent relever la tête à l’automne, parer les coups, et pourquoi pas, passer à la contre-offensive, il faut d’urgence que s’amplifie une dynamique politique susceptible de talonner, voire de battre le PS au 1er tour, d’inverser le rapport des forces désastreux qui résulta de la victoire de Mitterrand sur Marchais en 1981, en un mot, d’offrir au syndicalisme de lutte durement attaqué (Goodyear, Air France, etc.) un espace politique suffisant qui permette à la gauche militante de respirer un bon coup et de trouver son « second souffle ». Sinon, le découragement sera terrible « en bas » et l’offensive thatchéro-fascisante n’aura pas de limite ; quant aux camarades qui estiment qu’il faut tout bonnement déserter le terrain électoral et qu’il faut tout parier sur un « troisième tour social », ils ne comprennent pas que le mouvement social lui-même est « hors-sol » si, politiquement parlant, toute la société tire à droite, et cela sans la moindre « contre-tendance » dans la partie la plus progressiste de la société !

    En outre, on ne peut pas absolument exclure que si le candidat de la France insoumise, avec les limites de classe que comporte ce mouvement respectable mais composite, parvenait à supplanter le PS au 1er tour, et si par ailleurs, comme cela peut devenir le cas, l’offre social-démocrate et l’offre « libérale » elles-mêmes (candidature Macron ? Candidature Bayrou si Sarkozy gagne la primaire ?) sont complètement éclatées, une bonne surprise puisse survenir au second tour… même s’il faut reconnaître qu’en l’état actuel des choses, c’est hautement improbable. Bien sûr cette hypothèse est très improbable aujourd’hui, elle relève carrément du « trou de souris », mais pour des militants, il est toujours de mauvaise politique de partir battus, voire écrasés ! Car on ne « sauve pas l’honneur » militant, on ne « témoigne » même pas véritablement, quand on n’a pas tout fait pour résister, endiguer, contre-attaquer et, si possible, gagner !

    frexit-frecsit

    Bien entendu, nous PRCF, avons de sérieuses divergences avec JLM. Des éléments de son programme nous questionnent fortement, par ex. son projet de sortie rapide du nucléaire énergétique ; car si la France sortait de l’UE comme nous le réclamons et comme tout progressiste sérieux serait forcé de le faire tôt ou tard, la reconstitution du « produire en France » ne pourrait pas s’effectuer avec à l’arrière-plan, le projet de démonter ce fleuron industriel mondial que demeure EDF (malgré ses désastreux dirigeants successifs !) : un fleuron qu’il faut sécuriser au maximum, et non pas affaiblir, en renationalisant l’énergie à 100%, sans s’interdire une réflexion approfondie sur la diversification des sources énergétiques de la France. Par ailleurs nous ne sommes absolument pas séduits par le discours, « mouvementiste » et antiparti que tiennent, bien imprudemment, nombre de partisans de JLM. En réalité, nous n’en posons que plus fortement la question du Parti communiste, du parti de classe et de combat. Certes, ce parti a été bien moins dénaturé et détruit par JLM qu’il ne l’a été par ses propres dirigeants « mutants » et « euro-constructifs » (cf R. Hue !). Il n’en reste pas moins que ce parti, il nous faut le reconstruire en unissant les communistes « de l’intérieur » du PCF à ceux qui, comme nous, sont organisés indépendamment du PCF. Car à travers la question de la renaissance du vrai , c’est toute la question du contenu de classe du changement progressiste qui est posée. En effet, plus que toute autre classe, la classe ouvrière a besoin de s’organiser en parti, voire en parti démocratiquement centralisé – et c’est encore plus vrai à l’époque où toute l’évolution du capitalisme pousse à l’individualisme pour diviser les gens ! Sans un vrai parti A EUX, impossible aux travailleurs, et d’abord à la classe ouvrière, de peser sur la vie politique et de pousser jusqu’au bout, jusqu’au socialisme, les changements progressistes. Impossible de résister à la contre-attaque réactionnaire devant laquelle les classes moyennes sont structurellement enclines à transiger. Dans l’immédiat, impossible de transformer le noble projet de l’« insoumission » patriotique en une FRANCHE insoumission (le retour à l’indépendance nationale, qui est « inaliénable » comme l’a montré Rousseau n’a pas à être négociée avec Merkel), impossible de faire en sorte que la « révolution citoyenne et pacifique » chère à JLM, se mue en révolution

     Front antifasciste FRAPPE

    sociale authentique, impossible que le Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique formé par les couches populaires et moyennes « F.R.A.P.P.E. » durement l’oligarchie capitaliste et ouvre ainsi la voie au socialisme dans notre pays. Cette proposition de Front antimonopoliste n’est nullement hors-sol : où en serait la France si, dotée d’un PC de masse anti-UE et anticapitaliste, la classe ouvrière qui a clairement dirigé le mouvement social du printemps dernier, était mise en capacité de fédérer sur un programme d’euro-rupture progressiste l’exaspération des infirmières, des profs, mais aussi des paysans travailleurs, des artisans, etc., en orientant ce mécontentement contre le grand capital et son U.E. de malheur ?

    Mais rappeler ces évidences ne signifie en rien « charger la barque » de la dynamique « insoumise » ; il s’agit au contraire de rappeler au combat de classe des millions d’ouvriers aujourd’hui désabusés et qui se sentent à juste titre abandonnés par leur parti « historique » rallié, depuis 1993, à la « construction » européenne. Bien au contraire, la France insoumise a objectivement besoin, pour atteindre ses objectifs, que se reconstitue une force communiste totalement indépendante, associant la Marseillaise à l’Internationale, un parti d’avant-garde, marchant « un pas devant les masses et un pas seulement » (Lénine), pour exiger notamment ce « choc de franchise » que serait l’adoption par la gauche de la gauche du « frexit progressiste », de la rupture franche avec l’UE : car alors, au lieu d’attirer surtout des éléments – fort honorables, la question n’est pas là ! – des couches intermédiaires salariées en rupture de PS, ce qui est très insuffisant pour gagner et insuffler ce « chavisme à la française » qu’évoque JLM, la France insoumise interpellerait alors des millions d’ouvriers actifs, retraités ou chômeurs, qui s’apprêtent à s’abstenir, voire à voter FN. Car la classe ouvrière qu’a massivement précarisée l’euro-mondialisation néolibérale répugne aux demi-mesures : très légitimement, après avoir vécu une masse d’euro-privatisations et d’euro-désindustrialisation, la classe ouvrière aspire à une franche rupture avec l’UE. Depuis longtemps, la masse des ouvriers, non seulement de France, mais d’Europe, a compris que l’UE n’est nullement un espace institutionnel flou et plus ou moins « internationaliste » que l’on pourrait changer du dedans à l’issue d’un bras de fer gagnant (?) avec Berlin, mais une fascisante dictature supranationale du capital, un dispositif sournoisement totalitaire destiné à verrouiller toute forme de progrès social, d’indépendance nationale et de marche au socialisme.

    programme-prcf-10-propositions

    C’est donc dans cet esprit constructif, non pour « plomber » le mouvement « insoumis » aujourd’hui plus antilibéral qu’anticapitaliste, que le PRCF soutient la candidature JLM. Il le fait avec esprit critique mais d’une manière constructive et fraternelle et sans aliéner une seconde son indépendance idéologique, politique et organisationnelle. Dans cet esprit libre, égalitaire et fraternel, tout en appelant à agir et à débattre fraternellement avec les militants « insoumis », le PRCF a commencé de diffuser en masse à la porte des entreprises son programme COMMUNISTE de rupture radicale avec l’UE/OTAN, de nationalisation du CAC-40, de nouvelle République démocratique et populaire, de coopération internationale dans la perspective clairement affiché du socialisme pour notre pays.

    C’est pour cela aussi que le PRCF ne cesse pas de tendre la main aux camarades communistes hautement respectables qui, dans le PCF, rêvent encore d’une « candidature communiste » émanant du PCF. Le PRCF a montré mille fois qu’il n’était pas sectaire et qu’il pourrait parfaitement soutenir, si l’occasion se présentait ailleurs qu’en rêve, un candidat issu du PCF, disposant d’un minimum d’implantation nationale, et surtout, appelant à SORTIR de l’U.E. et à lutter pour le socialisme : un candidat résolu à ne pas s’effacer devant Montebourg et refusant par avance toute idée de candidatures uniques de la gauche au 1er tour des législatives. Car n’est-ce pas cela qu’espèrent en fait les hiérarques du PS : qu’une candidature du PCF-PGE dénuée de clarté politique vienne plomber la dynamique sur la gauche du PS, qu’elle ménage au moins la 3ème place pour le PS au 1er tour, qu’elle lui évite l’implosion assurée que signifierait pour lui la 4ème place… Après quoi le PS toujours en état de marche pourrait ménager quelques places de députés à ceux qui auraient rendu un si fier service aux faillis de Solferino en acceptant partout ou au détail des candidatures uniques de la gauche au 1er tour des législatives ? Jolie sortie, si tel était le cas, pour ceux qui espéraient de la candidature PCF aux présidentielle un retour à l’identité communiste proprement dite ! Disant cela, nous ne faisons aucun procès d’intention, nous constatons les faits : depuis près d’un an, la direction du PCF n’a cessé d’appeler au « rassemblement de la gauche », P. Laurent a d’abord flirté avec l’idée de participer aux primaires du PS, puis il a « vendu » d’introuvables primaires de la « gauche de la gauche », et quand dernièrement A. Chassaigne a fait acte de candidature à la candidature PCF, il a franchement expliqué que pour lui cette candidature n’aurait pas une signification « identitaire » (au sens communiste du mot), qu’elle serait tout au contraire destinée à rassembler ces deux gauches (la vraie et la fausse, celle des travailleurs en lutte et celle qui les défère en justice !) que JLM a le tort (aux yeux d’A. Chassaigne) de « diviser », c’est-à-dire, de notre point de vue franchement communiste, de délimiter salutairement !

    Regardons les choses en face : dans les conditions actuelles, une candidature issue de la DIRECTION du PCF a peu de chances d’être une candidature FRANCHEMENT communiste, voire une candidature communiste tout court, ou bien qu’on nous prouve le contraire avec des faits, et pas seulement avec des espérances. Car, c’est triste à dire, la direction actuelle du PCF est… plus à droite que JLM sur les guerres en Syrie, en Ukraine, etc., plus à droite que JLM sur les rapports avec le PS, sans parler de la question des questions : la rupture progressiste avec l’UE, où MM. Dartigolle et Laurent en sont à traiter d’ « identitaire » la simple QUESTION qu’ose poser JLM en brisant le tabou euro-constructif cher aux gauches « bobos » : « l’UE, on la change ou on la quitte ! ». Ce n’est pas AVEC la direction du PCF comme porte-drapeau que l’on fera revivre l’ « identité communiste », c’est SANS ELLE, voire CONTRE elle, comme l’avait deviné le regretté résistant communiste André Tollet, figure de proue de l’insurrection parisienne de 1944. On se souvient de sa formule prémonitoire à l’adresse des dirigeants mutants du PCF : « il y aura un parti communiste en France, avec vous, sans vous ou CONTRE VOUS ! »…

    Enfin, il est contre-productif de prétendre ménager l’espace communiste, confondu illusoirement avec celui du PCF-PGE, en l’opposant au mouvement populaire et en faisant gaîment une croix sur la seule candidature qui, que cela plaise ou non (pourquoi le PCF actuel est-il hors d’état de nous ressortir un Duclos, voire un Marchais ?), puisse sérieusement bousculer le PS. D’ailleurs, dans le Manifeste du Parti communiste, Marx et Engels ont lumineusement expliqué que les communistes « ne se distinguent des autres prolétaires » qu’en ceci qu’à tout moment, ils portent « les intérêts d’ensemble de tout le mouvement ». C’est à partir de cet intérêt global du mouvement populaire qu’il faut penser les intérêts (respectables, la question n’est pas là !) des orgas communistes existantes, et non l’inverse. Disant cela, je n’exprime aucune position nihiliste par rapport aux députés PCF, tout au moins par rapport à ceux qui maintiendront totalement leur indépendance vis-à-vis du PS lors des législatives, et qui déjà, acceptent ou qui accepteront sans sectarisme de débattre avec les communistes incontestables que nous sommes.

    Par conséquent, contrairement à ceux qui rêvent de dissoudre l’avenir du parti communiste dans un mouvement charismatique (c’est le cas de certains néo-supporteurs « communistes » de JLM qui voudraient « muter » et droitiser la France insoumise comme ils ont déjà « muté »… et détruit le PCF), le PRCF n’oppose pas l’essor du mouvement populaire, notamment le tous ensemble des travailleurs et de la jeunesse, la construction du Front antifasciste, patriotique et populaire, et la reconstruction de urgente d’un parti communiste de combat, le PCF-PGE actuel étant hélas devenu une caricature à cet égard. Bien entendu, nous aurions préféré pouvoir soutenir aux présidentielles un candidat franchement communiste unissant tous les courants hostiles à la « mutation euro-constructive » du PCF et combattant clairement, sous les drapeaux rouge et tricolore issus de notre histoire révolutionnaire, pour ce que nous appelons les « quatre sorties » (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme). Ce n’est pas la faute du PRCF si, à force de suivisme à l’égard du PS (souvenons-nous des dernières municipales parisiennes !) ou à l’égard du Parti de la Gauche Européenne (que préside P. Laurent et dont les statuts interdisent de contester la « construction » européenne dans son principe), ce n’est pas un candidat « rouge » issu du PCF, et non pas JLM, qui est aujourd’hui en position de supplanter le PS discrédité ! Rappelons que le PRCF n’a jamais adhéré au Front de gauche, qu’il ne ralliera pas le dispositif de campagne de JLM… et que c’est le PCF lui-même qui a adoubé JLM en 2012 (après quoi le même PCF a demandé au candidat investi par le PCF-62 à Hénin-Beaumont de devenir le suppléant de JLM face à Marine Le Pen…) !

    Je termine par un rappel : dans les décisions qu’ont prises à la quasi-unanimité les responsables nationaux du PRCF, la question du soutien, à la fois critique et constructif à JLM, n’est qu’un élément de notre offensive militante. Même si nous répudions le slogan anar « élections piège à cons ! », nous n’avons jamais privilégié le terrain électoral et il est même de notoriété publique que le PRCF a joué un rôle pionnier dans le boycott des deux dernières élections européennes. Mais comment une organisation politique responsable pourrait-elle regarder en comptant les points, ou en « témoignant », une élection qui peut tout bonnement ancrer pour des décennies la fascisation et la thatchérisation de notre pays ? Par ex., nous menons actuellement sous diverses formes (revue, livres…) une grande bataille d’idées sur le matérialisme dialectique, dont l’effacement révisionniste n’aura pas été pour rien dans le recul des Lumières dans notre pays et dans la montée concomitante de la réaction idéologique. Par ex. nous avons été actifs dans la dernière période dans les manifs anti-TAFTA, à la porte de plusieurs hôpitaux en lutte, pour soutenir les Goodyear à Amiens et nous ne cessons de soutenir le syndicalisme de classe, dont l’éviction pluri-décennale n’a apporté que des défaites. Et surtout, nous faisons et ferons le nécessaire, avec notre site, désormais placé parmi les 30 premiers sites politiques de France, avec la nouvelle formule de notre mensuel papier « IC », avec notre proposition toujours sur la table de construire un large front de type « CNR » pour le frexit progressiste, avec notre combat stratégique et proprement « gramscien » pour refuser le tout-anglais qui sape les bases même de notre existence nationale, avec notre tract 4-pages présentant aux travailleurs des entreprises nos principales propositions programmatiques, pour servir à notre échelle à la fois le mouvement populaire et la cause, spécifique, incontournable, de moins en moins ajournable, de la reconstruction urgente du vrai parti communiste en France.


    Le nouveau livre de de Georges Gastaud  – Lumières Commune traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique – vient de paraître aux Editions Delga

    lumieres-communes

    source: initiative-communiste.fr

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  • Lettre ouverte à André Chassaigne, éventuel (pré) candidat à la (pré) candidature présidentielle du PCF PGE (IC.fr-19/11/2016)

    , ancien officier FTP-MOI, , ancien officier FTP-MOI, président et vice-président du PRCF, Georges Gastaud et Antoine Manessis, pour le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) – le 14 novembre 2016.

    Cher ,

    Vous avez récemment fait acte de candidature à la candidature au titre du . Dans votre déclaration, vous accusiez Jean-Luc Mélenchon de diviser « la gauche » ; vous déclariez en outre que votre candidature n’aurait pas une signification communiste « identitaire » mais qu’elle viserait à « rassembler la gauche » (on ne saisit d’ailleurs pas bien s’il s’agit de la gauche de la gauche ou de l’union avec le PS, soit au second tour, soit dès le premier). Vous ne précisez rien du contenu politique et programmatique de cette éventuelle candidature, en particulier, vous ne dites rien de la nécessaire sortie progressiste de l’UE (le « Frexit »), ce bloc impérialiste, néolibéral, anticommuniste et supranational qui s’associe à l’OTAN pour menacer la Russie, broyer les acquis sociaux et détruire les souverainetés nationales. En revanche vous exprimez votre souci primordial de ne pas rompre avec les élus socialistes et écolos de base dont vous précisez qu’ils « souffrent » de la politique de Hollande. Nous aurions plutôt tendance pour notre part à réserver notre compassion aux travailleurs et à leur famille qui souffrent de la politique de Hollande dont les choix euro-atlantiques pavent la voie de la droite thatchérienne et du fascisant FN.

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    Par ailleurs, la conférence nationale récente du PCF (6 novembre) a suspendu le rapprochement que, sur des bases bien floues à vrai dire, Pierre Laurent voulait favoriser entre le PCF et la « France insoumise » de J.-L. Mélenchon. Des camarades qui espèrent ainsi susciter un sursaut « identitaire » du PCF après tant de dérives social-démocrates et de « mutation » euro-constructive », ont aussitôt pensé très sincèrement que la perspective d’une candidature étiquetée PCF aux présidentielles leur permettrait de sauver ce parti très mal en point et d’y raviver l’identité communiste de plus en plus imperceptible après des « décennies » de « mutation » et de ralliement au euro-constructif. Dans ces conditions, les communistes, membres ou pas du PCF, et plus généralement les progressistes – spécialement ceux qui se prononcent pour une rupture progressiste avec l’UE et l’euro – ont le plus grand besoin d’une clarification politique. En effet, il est clair qu’une candidature « PCF » n’est pas pour autant, en l’état actuel des choses, une « candidature communiste » si ceux qui s’interrogent sur elle ne savent pas clairement, comment le PCF en général et vous-même en particulier, vous répondez aux trois questions suivantes :

    frexit-frecsit

    1°)   Si vous-même, ou un autre candidat officiellement désigné par le PCF, allez à l’élection, votre programme comportera-t-il, oui ou non, l’idée d’une rupture progressiste rapide et franche avec l’euro et l’UE-OTAN dans la perspective du socialisme pour la France, avec, pour amorcer le changement, la nationalisation des secteurs-clés de l’économie ? Si tel n’était pas le cas, si le candidat PCF continuait à se référer platement à l’introuvable « Europe sociale » DANS LE CADRE de l’U.E. ou d’on ne sait quelle « économie mixte » répartissant l’argent « autrement », force serait alors de constater qu’un tel candidat se situerait à la droite de JLM sur ces questions stratégiques. En effet, J.-L. Mélenchon défend la formule « l’UE, on la change ou on la quitte !». Formule qui certes, est insuffisante et qui laisse subsister des illusions sur la possibilité de réformer du dedans l’U.E., ce dispositif supranational et totalitaire du grand capital, mais qui a du moins le mérite de briser le tabou de toute la gauche et de toute l’extrême gauche établies en soulevant au moins la question décisive d’un FREXIT PROGRESSISTE. Et si, de manière bien improbable dans le cadre de ses orientations de congrès, le PCF acceptait enfin une telle perspective, sortirait-il du très euro-réformiste Parti de la Gauche Européenne dont Pierre Laurent est le président supranational ?

    montebourg-young-leader

    2°)   Si vous-même, ou un autre candidat officiellement désigné par le PCF, annonciez votre candidature ou votre pré-candidature, les communistes et les progressistes auraient-ils votre engagement écrit que vous maintiendrez jusqu’au bout ladite candidature sans vous effacer derrière le candidat du PS choisi par la « primaire socialiste », y compris s’il s’agit du revenant Montebourg ? Ce serait en effet une tromperie politique que de mettre sur la table une pré-candidature PCF de pure forme, uniquement pour occuper le terrain, continuer de jouer la montre, plomber la dynamique de la France insoumise (dont certains sondages montrent qu’elle peut talonner ou devancer le candidat PS au 1er tour) dans le seul but inavouable de rabattre sur le PS au dernier moment. Nous rappelons en particulier que Montebourg a servi Hollande durant la majeure partie du quinquennat, qu’il s’est piteusement couché quand la question de nationaliser Florange s’est posée, qu’il accepte sans états d’âme et sur leur principe l’UE, l’euro et l’OTAN, qu’il combat le syndicalisme de classe, qu’il n’a pas soutenu l’exigence syndicale d’un retrait des contre-réformes (loi Travail, collèges, hôpitaux…), qu’il a cautionné toute la politique extérieure belliciste de Fabius, qu’il se présente lui-même comme un « réconciliateur » du MEDEF et des travailleurs, et qu’il a déjà annoncé qu’il appellerait à voter Hollande ou Valls dès le premier tour si d’aventure la primaire désignait l’un de ces hommes de droite inavoués comme le candidat « socialiste » officiel. Ajoutons que l’idée que Montebourg, soutenu par le PCF qu’il appelle publiquement à sa rescousse, pourrait figurer au second tour et faire gagner « la gauche », est une vue de l’esprit dans l’état actuel des choses puisque l’aile droite du PS lorgne ouvertement sur Macron notamment pour pouvoir torpiller toute candidature qu’elle jugerait, à tort ou à raison, insuffisamment euro-libérale et atlantique.

    pcf-ps

    3°) Il est impossible de soutenir une candidature PCF à la si l’idée inavouée des dirigeants du PCF est, après avoir plombé toute candidature progressiste anti-Hollande au 1er tour, d’escompter obtenir du PS en contrepartie de ce « service rendu » des candidatures uniques PS/PCF au 1er tour des législatives dans le but de sauver quelques sièges de sortants PCF. Ce serait sacrifier le combat de classe à venir à une insoutenable lutte des places, empêcher l’électorat de gauche de châtier comme il le mérite ce PS qui tourne le dos à Jean Jaurès et abattre au décollage toute tentative de préserver et d’élargir un espace politique progressiste indispensable aux luttes sociales et syndicales de demain. En conséquence, pouvez-vous nous assurer qu’aucun marchandage n’aura lieu avec le PS pour mettre en place de telles candidatures qui stériliseraient à jamais ce qui reste de l’espace électoral communiste pour autant qu’il est aujourd’hui occupé par le PCF ?

    Salutations franchement communistes, 100% socialo-critiques et 200% anti-UE de Maastricht.

    Léon LANDINI, ancien officier FTP-MOI, Président du PRCF,

    Pierre PRANCHERE, ancien officier FTP-MOI, Vice-Président du PRCF,

    Georges GASTAUD, Secrétaire national du PRCF,

    Antoine MANESSIS,Secrétaire du PRCF.

    le 14/11/2016

     

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  • Communiqué du PRCF sur les Présidentielles

    Présidentielles : le PRCF prend position – communiqué du PRCF 14/11/2016

    Après avoir débattu démocratiquement à la base et consulté toutes les associations départementales, le Comité Central du PRCF qui s’est tenu le 13 novembre a adopté à l’unanimité moins une voix la motion «  » présentée par la commission exécutive.

    1. Concernant l’hypothétique (pré-)candidature d’un membre du aux présidentielles, elle n’aurait de sens « identitaire »…
      • que si elle militait sans équivoque pour que la France SORTE de l’Union Européenne du capital,
      • que si elle rappelle que le socialisme est la seule issue à la crise du capitalisme,
      • que si elle exclut d’avance tout ralliement au PS (notamment à Montebourg)
      • et que si elle exclut d’avance toute forme de candidature unique de la gauche au premier tour des législatives.on est loin de tout cela aujourd’hui
    2. Concernant la candidature de , tout en considérant qu’un vrai changement progressiste implique la rupture franche de la France avec l’UE dans la perspective du pouvoir populaire et que, de ce point de vue, la formule de Jean Luc Mélenchon, « l’UE, on la change ou on la quitte ! » n’est qu’un tout premier pas, le PRCF tend la main aux militants de la France insoumise et soutient de manière à la fois critique et constructive la candidature Mélenchon. C’est à l’heure actuelle le moyen le plus efficace pour combattre le fascisant FN, Valls-MEDEF et la droite thatchérienne, tout en ouvrant l’espace politique le plus large possible aux luttes à venir. Car c’est d’abord par l’action tous ensemble et en même temps que nous construirons le Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Écologique (FR.A.P.P.E. !) nécessaire pour battre le grand capital et engager le vrai changement.
      Dans cet esprit à la fois rassembleur et indépendant, sans perdre de vue l’exigence stratégique de reconstruire en France un vrai Parti communiste, le PRCF diffusera à au moins 100 000 exemplaires son programme communiste dans les manifs, aux entreprises, aux étudiants et dans les quartiers populaires, et cela avant le 1er tour de la présidentielle.

    Le 14/11/2016

    Présidentielles : le PRCF prend position – communiqué du PRCF 14/11/2016

    source: initiative-communiste.fr

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  • Les militants franchement communistes du PRCF sont sur le terrain pour impulser à travers leurs propositions une dynamique de lutte, une dynamique révolutionnaire en France. En brisant les chaines de la dictature du Capital de ses multinationales, de ses banques de ses marchés financiers, en sortant de l’Union Européenne, de l’Euro et de l’OTAN pour faire place aux travailleurs, qui avec le programme du PRCF disposent de 10 entrées pour construire un avenir démocratique, de paix, de progrès social, de justice, de solidarité et d’égalité en sortant du capitalisme. Un 100% communiste, donc 100% pour les travailleurs.

    Rejoignez le PRCF dans la lutte, tous ensemble Front Populaire Antifasciste Populaire Patriotique et écologique pour le FREXIT,  c’est à dire la Franche Rupture avec l’ Capitaliste Supranationale à l’Initiative des Travailleurs.

    10 points pour découvrir les principes du programme du PRCF

     programme-prcf-1La souveraineté nationale ne se négocie pas, elle se prend : sortie rapide de la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, reconstitution des instruments politiques, diplomatiques, militaires, budgétaires, monétaires, économiques, budgétaires, culturels, linguistiques de la souveraineté nationale
    Abrogation des lois liberticides conduisant à la fascisation politique. Constituante instituant une République démocratique où « le monde du travail sera au centre de la vie sociale » (programme du CNR). Extension du pouvoir d’intervention du travailleur-citoyen dans la commune, l’entreprise, le quartier, à l’Université… Proportionnelle à tous niveaux, révocabilité des élus et impossibilité pour quiconque de s’enrichir par l’élection. Service militaire de six mois pour tout citoyen accédant à la majorité (hors objecteurs de conscience) avec larges droits démocratiques pour les soldats. Abrogation des milices privées, recentrage de la sécurité sur la police nationale, éradication des pratiques fascisantes, racistes et antisyndicales qu’ont encouragées les pouvoirs successifs dans certains secteurs du « maintien de l’ordre ».  programme-prcf-2
     programme-prcf-3 Secteurs-clés de l’économie (banque, assurance, grandes entreprises industrielles et commerciales, infrastructures) nationalisés sans indemnités pour le grand capital. Reconstruction du secteur public financier et industriel pour planifier la relance du produire en France dans le respect du salarié, de l’environnement, du consommateur. Promotion des synergies industrielles franco-françaises et des coopérations internationales mutuellement profitables. Sortie des institutions de la mondialisation néolibérale. Contrôle d’Etat sur le commerce extérieur et les flux de capitaux. PME fortement aidées par les banques nationalisées sous réserve de développement de l’emploi et des salaires. Lourde taxation des réimportations de productions délocalisées par le patronat « français » et interdiction de toute nouvelle délocalisation.
    Forte taxation, voire confiscation des biens des milliardaires soustrayant leurs profits à l’impôt (paradis fiscaux, cadeaux au patronat sans contrepartie). Réforme fiscale favorisant les couches populaires et moyennes (impôts directs et indirects) aux dépens de la grande bourgeoisie. Augmentation des petits et moyens salaires, des pensions et des indemnités chômage ; retour progressif au remboursement des soins à 100% par la Sécu et reconstruction de l’hôpital public. Retraite à 60 ans et suppression des décotes, abrogation des lois antisociales dictées par Maastricht depuis 1992. Retour au 1% patronal pour le logement social avec financement par le Livret A redevenu rémunérateur. Grandes surfaces payant des prix décents aux paysans et cogérées par l’Etat, les salariés, les consommateurs et les agriculteurs. Ré-affection aux services publics de l’argent public offert sans contrepartie au MEDEF, de manière à augmenter le nombre de professeurs, d’infirmiers, d’agents de l’Equipement, d’éducateurs, etc.  programme-prcf-4
     programme-prcf-5 Refus déterminé du racisme, de l’antisémitisme, de la haine contre les ouvriers musulmans, du fascisme, de la xénophobie, du machisme, de l’homophobie, de l’euro-séparatisme régionaliste, des intégrismes de tous poils, mais aussi de toute forme de haine militante contre la France laïque. Priorité à l’enfance, à l’assistance aux malades, aux enfants vivant dans une famille monoparentale et aux personnes en fin de vie. Egalité absolue des salaires hommes/femmes.
    Abrogation de la contre-réforme territoriale (= Grandes Régions à l’allemande, euro-métropoles…). Dans le cadre d’une République unie, séparée de tout culte et respectant toutes les options philosophiques, restitution de larges pouvoirs aux communes. Langues régionales enseignées partout dans le cadre de l’Education nationale et sans remettre en cause le primat unificateur de la langue nationale.  programme-prcf-6
     programme-prcf-7 Armée française dédiée à la défense du territoire national à l’exclusion de toute mission répressive ou néocoloniale. Fin de la Françafrique et rapports égalitaires de co-développement avec les peuples africains ; refondation de la Francophonie internationale sur des bases anti-impérialistes, droit des DOM-TOM à disposer d’eux-mêmes, soutien aux peuples en lutte (Cuba socialiste, Palestine, Kurdes…), etc., développement des relations politiques, culturelles et économiques avec l’Europe du sud, les pays latino-américains, le Maghreb et les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).
    Primat du transport ferroviaire dans le cadre d’une SNCF réunifiée. Taxation du fret routier européen transitant par la France de manière à financer la relance du produire en France. Renationalisation totale et réunification de l’énergie. Orientation du produire en France vers la transition écologique. Nationalisation des labos pharmaceutiques et recentrage des aides publiques vers l’agriculture paysanne. Relance d’une politique nationale planifiée d’aménagement du territoire. Péréquation des impôts locaux pour développer également les territoires, obligation réelle pour les villes riches de construire du logement social, contrôle du prix des loyers, politique favorisant la réimplantation de la classe ouvrière et des couches moyennes en centre-ville.  programme-prcf-8
     programme-prcf-9 Reconstruction d’une Education nationale démocratique, laïque et de qualité pour tous, développant la citoyenneté, l’instruction publique et les droits civiques des grands élèves mais exigeant d’eux le respect du savoir et des enseignants. Relance de la Recherche publique et titularisation des jeunes chercheurs. Gratuité de l’enseignement supérieur, fin de la mainmise du MEDEF sur l’Université. Nationalisation de TF1 et mise en place d’un vrai service public audiovisuel assurant le pluralisme politique, impulsant l’intervention citoyenne et favorisant la culture et le divertissement de qualité. Développement de l’EPS et du sport amateur. Emancipation de la presse écrite du grand capital et des firmes d’armement (Dassault, Lagardère…).
    Assez d’aliénation au tout-anglais et à la mainmise étatsunienne. Larges moyens publics pour la création francophone (chanson, ciné, théâtre, audiovisuel…)  programme-prcf-10
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  • Une candidature communiste, ce serait une candidature franchement communiste donc 100% anti UE – par Antoine Manessis (IC.fr- 8/11/2016)Réunis en conférence nationale le 5 novembre à Paris, les délégués du PCF ont approuvé à 90% la résolution proposée par la direction du PCF-. S’agissant des présidentielles, cette résolution proposait également deux options. Soit un soutien à la candidature en restant indépendant de la France Insoumise. Soit la proposition d’une qui pourrait être effacée en février une fois le résultat de la primaire PS connus. Aucun nom n’étant d’ailleurs cité officiellement, mais la tribune de la Conférence Nationale citant les noms de André Chassaigne et Pierre Laurent, le camarade Gauthier Weinmann, par exemple, étant obligé de forcer la parole depuis la salle pour rappeler sa candidature totalement occultée par la direction du parti. www.initiative-communiste.fr publie les textes de ces deux options  ci dessous. Le résultat des votes de la conférence nationale du PCF est le suivant, la décision appartenant aux adhérents du PCF qui voteront dans leurs sections du 24 au 26 novembre : sur 535 inscrits officiels, 519 ont pris part au vote (97%), 218 soutiennent la candidature de Mélenchon (42%), 274 une candidature autre investit par le PCF et pouvant s’effacer en février (53%) et 27 se sont abstenus (5%). Il faut constater que l’écart est très serré. Deux autres options, attendre février 2016 d’une part, et d’autre part proposer une candidature communiste sur des bases de classes, ont été rejetées largement par la conférence nationale préalablement à ce vote.

     

    A PROPOS DE LA CONFÉRENCE NATIONALE du PCF-PGE

    "Une candidature communiste, ce serait une candidature Franchement communiste et 100% anti UE" (Antoine Manessis-PRCF)

    Tout en refusant l’option tardivement soutenue par Pierre Laurent d’un soutien critique à Jean-Luc Mélenchon, le vote émis à 55,7% par la Conférence nationale du PCF-PGE en faveur d’une candidature PCF appelle plusieurs remarques :

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    Le premier aspect est que ce vote politiquement hétérogène exprime sans doute, pour certains camarades d’orientation marxiste, la nostalgie (certes honorable et légitime) d’une authentique expression communiste lors de ces présidentielles qui restent structurantes pour notre vie (et cela quoi qu’on pense de la Vème République à bout de souffle). Certains militants évoquent avec raison la campagne magnifique menée par Jacques Duclos en 1969 sur la base d’un vrai contenu communiste (progrès social, indépendance nationale, perspective du socialisme, solidarité avec le camp anti-impérialiste mondial…) ou, à un moindre degré, ils pensent à d’autres candidatures qui, permirent par la suite de porter peu ou prou les solutions des communistes devant notre peuple.

    pcf-pge

    Pourtant une autre partie des 55%  s’exprime surtout, hélas, un repli identitaire à vide (car qu’est-ce que l’orientation présente du PCF a encore de communiste ?) sans autre perspective que l’affirmation butée d’une candidature PCF-PGE plombant celle de Mélenchon, laquelle est interprétée mécaniquement comme une pure réplique de celle de Mitterrand en 81. Or il existe une « petite » différence entre 81 et 2017 : Mitterrand avait réussi à supplanter la gauche ouvrière et patriotique représentée par G. Marchais en déséquilibrant durablement le rapports des forces entre PCF et PS au profit de ce dernier ; à l’inverse, la candidature actuelle de JLM qui, certes fut membre du PS… mais qui s’oppose à lui sur sa gauche, suscite l’angoisse justifiée des « éléphants » du PS ; car ceux-ci savent que leur parti discrédité risque fort d’éclater avant la fin 2017 si, au premier tour des présidentielles, il est talonné, voire distancé par une candidature se réclamant de l’opposition de gauche. Une candidature posant du moins (de manière certes très inconséquente pour qui mesure le degré de verrouillage de l’UE !), la question de quitter l’UE et refusant par avance de pactiser avec Hollande ou avec l’un de ses ex-ministres (ce à quoi aboutira nécessairement la « primaire » socialiste… que n’exclut pas de rallier le PCF, y compris après le vote de sa conférence nationale) au nom de  » l’union des gauches ». A l’inverse, comme on l’a encore vu aux dernières municipales, le PCF, devenu la section hexagonale du Parti de la Gauche Européenne (PGE que préside Pierre Laurent et que subventionne Bruxelles) a tout fait depuis 1981, y compris sabordé l’identité et l’influence communistes, pour ménager l’hégémonie PS post-mitterrandien dans le vain espoir que cette « servitude volontaire » préserverait ses « grands élus » dépendant du désistement socialiste au second tour des législatives (voire au 1er tour des municipales). Par conséquent, qui peut croire qu’une candidature émanant de la direction duPCF-PGE, sans contenu communiste, sans la moindre interrogation sur l’appartenance de la France à l’UE et sans autre effet que d’assurer mécaniquement au PS le maintien au premier tour de sa suprématie à gauche, puisse remettre en cause l’équilibre délétère conquis par Mitterrand en 1981 ? Le raisonnement de certains camarades flirte en l’occurrence avec le contresens historique !

    europe sociale PCFPour d’autres votants du 5 novembre, le confort d’un entre-soi, même à 1 ou 2%, le cabotage au long de rives électorales bien balisées, est préférable à l’aventure d’une traversée en pleine mer avec tous ses aléas (« qui craint le loup n’aille pas en forêt ! », aimait dire Lénine…). Il y a là une grave erreur de méthode : alors que notre peuple souffre, qu’il est menacé de fascisation, de choc néo-thatchérien et de décomposition nationale, alors que tous les militants communistes et progressistes sont guettés par un second tour présidentiel de cauchemar, des marxistes attentifs au sort du pays, de la classe ouvrière et du véritable communisme, ne devraient pas fonder toute leur réflexion sur le sauvetage à tout prix d’un appareil en faillite pour penser l’avenir du pays, du communisme et de la classe ouvrière. C’est l’inverse qui est vrai : c’est parce qu’ils auront réussi à apporter du neuf, en particulier une stratégie émancipée de l’ « union de la gauche » derrière le PS et porteuse d’une nouvelle dialectique de la classe ouvrière, de la souveraineté populaire et du socialisme, tout cela sans mépriser les dynamiques réellement existantes, que les communistes pourront à nouveau intéresser la classe ouvrière, interpeller la jeunesse populaire, parler à l’ensemble du peuple. Ce qui implique de prendre la tête d’un front antifasciste, populaire, patriotique et écologique autour des deux drapeaux (rouge et tricolore) et pour les quatre sorties (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme). Rappelons à ce sujet la manière éminemment dialectique et dynamique dont Marx définissait l’identité communiste : « nous appelons communisme le mouvement qui abolit l’état de choses existant ». Rappelons en outre que dans toute l’histoire communiste française et internationale, il n’y a jamais eu lieu d’opposer la construction du et la construction d’un large front contre les monopoles capitalistes, les deux s’épaulant mutuellement.

    hue laurent hollande

    Pour certains enfin, un calcul tactique et électoraliste prime derrière l’emballage « identitaire » : il s’agit, comme a tenté de le faire Pierre Laurent depuis des mois, non de porter une véritable alternative révolutionnaire, non de présenter aux travailleurs un programme communiste visant l’euro-rupture (ce qui, par contraste, sera la tâche prioritaire du PRCF durant toute la période pré électorale), mais de géner la candidature de JLM, de devenir ainsi les obligés « communistes » d’un PS talonné sur sa gauche ; puis, fort de ce glorieux état de service, il s’agit d’obtenir ainsi « donnant-donnant » un retour d’ascenseur du grand frère PS aux législatives (par ex. des candidatures uniques de la « gauche » au premier tour pour sauver quelques députés PCF sortants ?). Ainsi André Chassaigne, le président du groupe PCF à l’Assemblée nationale, a-t-il crûment expliqué dernièrement qu’il ne donnerait pas une signification identitaire à son éventuelle candidature , mais qu’il se présenterait surtout, au final, et peut-être très provisoirement, pour aider à « rassembler toute la gauche », Mélenchon étant accusé de « diviser la gauche », comme si Hollande et ses ex-ministres relevaient encore de cette étiquetage douteux. En clair, une telle candidature d’apparence identitaire servirait au final, après un « tour de piste » plus ou moins long du candidat ou du pré-candidat étiqueté PCF, à rabattre sur le PS, soit au premier, soit au second tour des présidentielles… pour ensuite faire bloc avec lui aux législatives, peut-être même dès le 1er tour si le PS en perdition y consent ! Étrange manière de combattre l’héritage de Mitterrand … et de Hollande-MEDEF ! Comme candidature communiste « identitaire », on peut décidément rêver mieux, que ce soit sur le plan tactique ou sur le plan du contenu !

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    Pour les militants franchement communistes en revanche, la question devrait comporter deux aspects : d’abord, qu’est-ce qu’une candidature PCF-PGE peut apporter de dynamisant après vingt ans de mutation réformiste continue (l’abandon du marxisme-léninisme par le PCF date déjà des années 70 !) ? Ensuite, quelle attitude adopter lors des présidentielles pour permettre aux communistes véritables de promouvoir leurs propositions de rupture progressiste avec l’UE dans la classe ouvrière ? Après une consultation des ses militants, et sans cesser de tendre la main aux militants franchement communistes qui subsistent minoritairement au sein du PCF, le Comité Central du PRCF donnera prochainement son appréciation en toute indépendance sur ces deux questions. Reste que l’on peut dès maintenant souligner quelques faits dont il faudra bien tenir compte :

    1.lorsque P. Laurent déclare qu’un candidat communiste pourrait,  « si la situation l’exige », se retirer au profit d’une « candidature commune d’alternative à l’austérité », on constate que la perspective d’une entente avec le PS reste totalement d’actualité, que la « candidature communiste » reste conçue comme un tremplin vers le « rassemblement de la gauche » (y compris au premier tour de la présidentielle !). On constate aussi que la victoire de Montebourg aux primaires du PS peut à tout moment rebattre les cartes dans le sens souhaité, jusqu’à il y a peu, par la direction du PCF-PGE.

    tsipras laurent pge

    2.comment ne pas s’interroger sur ce que serait le contenu politique et social d’une candidature du PCF-PGE en l’état des orientations euro-réformistes fixées lors de ses derniers congrès ? Comment croire qu’A. Chassaigne ou que tel autre « candidat communiste » émanant de la direction du PCF-PGE puisse porter une perspective communiste sans, au minimum, une prise de position carrée sur la sortie de l’UE-euro-OTAN ? Comment la section française du Parti de la Gauche Européenne, que préside Pierre Laurent et qui a soutenu Tsipras contre le PC de Grèce, y compris après la trahison avérée dudit Tsipras, pourrait-elle subitement porter une ligne de classe et patriotique pour la sortie de l’UE et  l’affirmation d’une perspective révolutionnaire ? Et n’est-il pas illusoire, malgré l’entière bonne foi de certains excellents camarades du PCF qui croient encore à cette possibilité, de s’imaginer qu’une candidature PCF peut être COMMUNISTE alors que tout l’état-major du PCF-PGE traite dédaigneusement de « repli identitaire » la revendication d’indépendance de la France ? A moins que n’émerge une candidature franchement anti-UE (que ne manquerait pas combattre frontalement le président du PGE (P. Laurent) et qui, en conséquence, scinderait ouvertement ce parti) objectivement, une telle candidature serait, en l’état,  à la droite de Mélenchon dont la formule, insupportable aux oreilles de P. Laurent, est bien : « l’UE, on la change ou on la quitte».

    Car jusqu’ici, le PCF-PGE et son socialiste favori, A. Montebourg, combattent à boulets rouges la simple hypothèse de sortir de l’euro et de l’UE. Rappelons que le PCF et l’Humanité ont combattu à boulets roses le Brexit (imposé par la classe ouvrière anglaise !) et que toute cette fine équipe tire à vue sur le mot d’ordre de

    frexit-frecsit

    FREXIT progressiste mis en avant par le PRCF. Si bien que ce serait un mauvais calcul pour de vrais communistes que de parrainer une « candidature communiste » (sic) étiquetée PCF sans l’associer au préalable politique d’un contenu communiste… et sans se soucier outre mesure de l’avenir du mouvement populaire ! Au contraire il faut subordonner l’idée d’une candidature communiste à celle d’un CONTENU communiste sans dire de manière quelque peu « pragmatique », « on achète le produit sur l’étiquette, on verra chemin faisant le contenu du flacon ! ». Mais cette position juste (pas de candidat communiste sans contenu communiste 100% anti-UE), qui permettrait pour du bon de « prendre de gauche » la candidature de Jean Luc Mélenchon, supposerait que l’on ose affronter la direction du PCF, y compris sur le terrain électoral. Et cela mènerait aussi – soyons clairs puisqu’il s’agit de l’identité communiste et du PARTI communiste – à envisager sans frilosité une séparation organisationnelle à brève échéance avec la direction mutante : tant il est évident que cette dernière ne supporterait pas une candidature euro- et socialo-indépendante. A l’inverse, une candidature PCF sans contenu ne préserverait qu’en apparence l’espace de la reconstruction communiste, tout en plombant à coup sûr celui d’une dynamique populaire ; en prime, et à moins de ne la souhaiter que pour mieux l’envoyer au casse-pipe (par une sorte de politique du pire), elle reporterait aux calendes grecques la question de plus en plus incontournable de faire renaître en France un vrai Parti communiste ; c’est-à-dire un parti marxiste-léniniste, prolétarien, patriote et internationaliste, en un mot, ce parti d’avant-garde qu’a liquidé depuis longtemps la « mutation ». Bref, une candidature PCF dans le cadre du maintien de la France dans l’UE risque de s’avérer « perdante-perdante » sur les deux terrains, celui de la dynamique populaire possible et déjà partiellement existante, mais celui aussi de la renaissance communiste proprement dite.

    Plus largement c’est en termes de dynamique politique plus qu’en termes d’étiquettes que toutes ces questions doivent être posées.

    Certes, on peut feindre de se retirer sur l’Aventin pour « témoigner »… quitte à constater ensuite que, hélas, la direction du PCF et son candidat « communiste » plus ou moins jetable rabattent au final sur le PS, sur l’ « Europe sociale », voire sur des candidatures uniques de la gauche aux législatives ; mais qu’adviendra-t-il ensuite du découragement populaire si l’élection présidentielle, suivie d’une élection législative non moins confuse, n’aboutit qu’à des résultats désolants tous azimuts : score « communiste » dérisoire, inférieur même à celui des chapelles trotskistes réunies, maintien de l’hégémonie PS sur le mouvement populaire (après tout ce que Hollande nous a fait !), duo infernal LR/FN au second tour, pluie de mesures fascisantes et thatchériennes dès le printemps avec le risque d’un mouvement populaire échec et mat sur tous les terrains ?

    En résumé, on peut croire qu’il suffirait d’une étiquette sur le front « candidat communiste » pour que la citrouille rosâtre se mue soudain en un rouge carrosse, mais si l’on ne croit pas aux contes de fées, on sait que derrière le vernis écarlate, la cucurbitacée restera ce qu’elle est.

    On peut croire que le PS est « un parti de gauche » et que le principal est de sauver le député Ryan, mais quoi après ?

    programme-prcf-10-propositions

    On peut aussi se dire en revanche que la reconquête d’un espace politique à la gauche du PS, qui ne peut être qu’un espace vivant, donc contradictoire, d’affrontement de classes croissant entre petite bourgeoisie européiste et gauche populaire et patriotique, pourrait créer une situation politique nouvelle offrant aux communistes la possibilité de mener offensivement le combat de classe ; et aussi, pourquoi pas, de se poser enfin pour du bon, la question de reconstruire un vrai parti communiste regroupant les forces internes et externes au PCF, au lieu d’espérer sans fin en la résurrection d’un appareil muté, euro-formaté et aussi déboussolé que déboussolant.

    Nous savons pourtant, au moins depuis 1933, que les conditions dans lesquelles se mène la lutte, surtout dans une période de fascisation où le mouvement populaire, y compris syndical, est en grave danger, ne sont pas indifférentes aux révolutionnaires et qu’il ne faut jamais opposer l’intérêt du mouvement populaire dans son ensemble à l’intérêt bien compris des communistes. Méditons pour finir le mot du Manifeste du Parti communiste : les communistes, y déclaraient Marx et Engels, « n’ont point d’intérêt qui les sépare de l’ensemble du prolétariat (…). Dans les différentes phases que traverse la lutte entre prolétaires et bourgeois, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité ».

    Antoine Manessis – 7 novembre 2016

    source:

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  • Sommaire d’ n° 174 de novembre 2016:

    une-initiative communiste-174-novembre 2016

    Page 2 : dernières minutes
    La France Insoumise refuse de baisser le poing – La C.G.T. Police monte au créneau – Première victoire des Goodyear

    Page 3 : Éditorial
    Fin de règne par Léon Landini et Georges Gastaud

    Pages 4-7 : Actualité internationale
    Brèves – Amérique Latine : entretien avec Loïc Ramirez (lire ici un extrait) – Ouragan Matthew, le mystère du zéro mort cubain – Proche-Orient : sachez reconnaître une bonne bombe ! – Syrie : un vannetais raconte l’enfer de la guerre à Alep.

    Pages 8-12 : Luttes
    Répression contre les militants: une nouvelle étape la fascisation du pays par Valls-MEDEF
    Le Front Syndical de Classe au congrès de la F.S.M. Entretien avec Jacky Omer, délégué au congrès de la F.S.M.
    Présidentielle : un vrai programme pour les travailleurs.
    Le PRCF aux côtés des travailleurs en lutte.

    Pages 13-15 : Europe du capital
    Bravo les Wallons !
    Die Linke se divise sur l’U.E.
    Apprenons à lire le Wurtz.

    Pages 16-20 : France
    Le P.R.C.F. et les élections de 2017
    Sur les primaires vertes
    Pôle Emploi : service public ou cache-misère ?
    Vive la Catalogne dans la République française !
    Des mutants dans la France insoumise ?

    Page 21 : Renaissance communiste
    Le fil rouge de Gilda dans l’H.D.
    Brèves

    Page 22 : Courrier des lecteurs

    Page 23 : Vie du PRCF

    Page 24 : Ils nous ont quitté… Robert Rondeau et Jacques le Meur


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  • Plus notre PRCF franchement communiste, 100% antifasciste et radicalement euro-critique progresse dans ses batailles d’idées, et plus la haine de classe des uns et la jalousie petit-bras des autres suscitent à son encontre des attaques outrancières qui, loin de nous démoraliser, encouragent les militants du Pôle à franchir de nouveaux seuils d’organisation et de visibilité politique.Bien autre chose qu’un « groupuscule » (sic) mais une organisation nationale clairement à l’offensive : le PRCF.

    Le PRCF clairement à l’offensive et sur tous les fronts ! Vous aussi passez à l’action ! (IC.fr-

    Alors que la réaction la plus brutale avance en France sous des masques divers, allant des « bleus marine » aux thatchériens assumés des LR (la Loi des Riches !), alors que les droites séparatistes imprègnent de leurs thématiques antirépublicaines certaines périphéries de l’Hexagone, alors que les intégristes religieux, pas seulement les dangereux salafistes : la manif dite « pour tous », chère aux intégristes catholiques et à Marion Maréchal-Le Pen, est à l’avant-garde des régressions sociétales, imposent leurs oukazes médiévaux avec l’aide de Sarkozy, alors que le PS, c’est à dire la droite façon Valls-Hollande parachève sa suicidaire dérive néoconservatrice, il est réconfortant qu’une organisation issue du grand PCF de Thorez, Duclos, Frachon, charnellement héritier de la Commune, du Front populaire antifasciste, de la Résistance antifasciste et patriotique des FTP et des FTP-MOI, et des luttes anticoloniales, portant fièrement les deux drapeaux, rouge et tricolore, du prolétariat international et de la nation républicaine, assumant les emblèmes ouvrier et paysan de la Révolution d’Octobre, refusant la criminalisation du communisme historique et la fascisation politique qui l’accompagne, engagée dans le renouveau du syndicalisme de classe, passionnément tendue vers la reconstitution du Mouvement communiste international, la défense de la paix, Cuba socialiste, l’ ALBA et le combat anti-impérialiste, émerge peu à peu dans le paysage explosif de notre pays en crise existentielle. Et cela, malgré la censure totale des médias dominants, le mépris des intellectuels médiatiques chiens de garde les plus en vue ou les amalgames ignominieux des falsificateurs de Médiapart, sans parler de l’omertà  permanente que pratiquent à l’encontre du Pôle les affidés du PGE qui usurpent le droit de parler au nom des communistes de France.

    Fanfaronnade que cette affirmation ? Qu’on en juge : qui, parmi les organisations situées à la gauche du PCF et totalement indépendante des groupes gauchistes ou trotskistes…

    • Compte parmi ses dirigeants des figures de proue de la Résistance comme Léon Landini (ancien officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, Grand Mutilé de guerre, Médaillé par l’URSS), Pierre Pranchère (ancien député de Corrèze, ancien maquisard FTPF), Henriette Dubois (responsable de l’Union – communiste – des Jeunes filles de France sous le Front populaire, agent de liaison FTPF en zone sud), d’Arsène Tchakarian, du groupe FTP-MOI de Manouchain, des fils et filles de Résistants antifascistes français, grecs ou espagnols (G. Gastaud, A. Mateu-Casado, J. Sanfelieu, A. Manessis, sans parler de Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, petit-fils d’un membre du Comité central de la Commune de Paris), ou de feu Henri Alleg, membre du comité de parrainage du PRCF, auteur de La Question et directeur historique du quotidien anticolonialiste Alger républicain, ou encore de feu Georges Hage, Médaillé par Cuba socialiste, longtemps député de combat d’une circonscription ouvrière du Nord, sans oublier Roger Silvain, l’une des figures de proue de la grève de Renault-Billancourt en Mai 68 ?
    • Édité dix fois par an Initiative communiste, un magazine de 24 pages-couleur traitant des luttes sociales, de l’international, de la vie politique française, de la renaissance communiste, de la théorie marxiste, de l’histoire, de la culture, tout en donnant régulièrement la parole à ses lecteurs ? IC un mensuel paraissant à date fixe qui vient de lancer en 2016 une nouvelle formule avec encore plus de pages !
    • Anime un site internet qui est classé parmi les tous premiers sites politico-médiatique de la gauche et parmi les 30 premiers sites politiques en France. Et dont l’audience ne cesse de croitre malgré la censure du système médiatique, s’imposant comme l’un des premiers sites communistes en France. Un site internet 100% gratuit mettant à disposition une archive de plus de 3000 articles exclusifs et qui publie chaque semaine près de 30 articles originaux sur les sujets les plus divers. Site internet s’appuyant sur une chaine Youtube et une chaine Periscope, permettant la diffusion en direct par exemple des conférences, débats et meetings du stand du PRCF à la fête de l’Huma. Site internet largement relayé sur les réseaux sociaux grâce aux pages facebook du PRCF (et de ses ARC) et à un compte twitter (@PRCF_) très actifs, notamment par l’entremise de ses jeunes militants des JRCF ?
    • Est massivement présent sur le terrain des luttes. Le PRCF a diffusé, rien qu’en région parisienne, 50 000 tracts aux manifs du printemps dernier (et largement plus de 100 000 sur toute la France) pour appeler à une « manifestation centrale de lutte » visant à lancer la grève inter-pro reconductible et le « tous ensemble en même temps », sans cesser de soutenir les travailleurs d’Air-France et de Goodyear ?
    • Mène depuis des décennies une bataille organisée pour la renaissance du syndicalisme de classe, pour la Fédération syndicale mondiale, contre le syndicalisme défaitiste d’accompagnement incarné par la C.E.S. et par le compagnonnage contre-nature avec les dirigeants jaunâtres de la CFDT ?
    • Le PRCF clairement à l’offensive et sur tous les fronts ! Vous aussi passez à l’action ! (IC.fr-30/10/2016)Édite une revue théorico-culturelle, Étincelles, dans laquelle se sont déjà exprimées maintes personnalités en vue – du monde entier – de l’histoire, de l’économie, de la philosophie, de l’écologie, du syndicalisme, de la Résistance antifasciste ? Et mène en permanence la bataille du livre autour des livres de l’historienne Annie Lacroix-Riz, des philosophes Georges Gastaud et Aymeric Monville, des brochures de philosophie populaire de Jean-Pierre Combe, de la mémorialiste et historienne Gilda Landini-Guibert, tout en s’ouvrant à de multiples personnalités progressistes non adhérentes au PRCF…
    • Défend dans les conditions d’aujourd’hui le matérialisme dialectique et le marxisme-léninisme, en explorant les voies scientifiques nouvelles de la dialectique de la nature et en dénonçant le caractère exterministe du capitalisme « moderne » (tendance à éradiquer le travail vivant en aggravant les crises de surproduction, mondialisation des guerres et des ingérences impérialistes, saccage démesuré de l’environnement…) et en appelant la classe ouvrière à diriger de larges fronts antimonopolistes pour la souveraineté des nations, la démocratie, la paix, le progrès social, l’égalité des sexes, la laïcité et les Lumières, l’antiracisme et l’antifascisme, la défense de l’environnement contre le tout-profit…
    • Conduit une bataille inlassable contre la criminalisation du communisme et le négationnisme anti-soviétique (car c’est bien du négationnisme que d’amalgamer l’URSS à l’Allemagne nazie et que de ne pas reconnaître, comme le fit le fit De Gaulle en 1966, que « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur Libération »), contre la fascisation de l’Europe qui est son sous-produit permanent, contre la remontée des nazis de l’Ukraine aux Pays baltes, etc.). C’est bien le PRCF qui a impulsé le meeting du 2 février 2013 sur la place de Stalingrad pour organiser, devant plus de 600 personnes, la seule manifestation de rue commémorant l’héroïsme de masse de l’Armée rouge victorieuse de Hitler
    • Cultive, par l’entremise de sa commission internationale, les relations les plus amicales avec plus de cent partis et organisations communistes et progressistes de par le monde et a organisé ces dernières années de multiples conférences et meeting internationaux réunissant des dizaines de PC différents. Rien que durant l’automne, le PRCF est invité à prendre la parole à Stockholm, Bruxelles et Athènes…
    • Développe une organisation de jeunesse intitulée JRCF, qui édite son bulletin La Jeune Garde, une commission Luttes qui rend compte bimensuellement des luttes en France, une commission école qui édite le bulletin « Conseils de classe », une commission santé (éditant le bulletin «Anticorps rouge »), et – en cours de construction autour de la revue Étincelles, des commission économie, philosophie, histoire/mémoire, société/culture ;
    • Est organisé dans une quarantaine de départements et compte des adhérents actifs dans quasiment tous les départements du pays
    • Édite dans les régions, par l’intermédiaire de ses antennes régionales, des bulletins régionaux intitulés Le Drapeau rouge (Haute-Savoie), Rouges d’azur (06), Tertous insame (Nord-Pas-de-Calais),L’Incorruptible (Lens), l’Antidote (PACA), le Travailleur de Corrèze…
    •  Mène sans trêve, sinon sans difficultés, la bataille pour la mise en place d’une Convergence d’Action Communiste unissant les vrais communistes qui sont encore au PCF à ceux qui se sont organisés de manière totalement indépendante du PCF (comme c’est le cas du PRCF) en proposant la ligne fédératrice des « quatre sorties » (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme) en lieu et place de la délétère « union de toute la gauche » derrière le PS chère au PCF-PGE, et cela avec le but stratégique avoué de reconstituer un Parti franchement communiste en France
    • Le PRCF clairement à l’offensive et sur tous les fronts ! Vous aussi passez à l’action ! (IC.fr-30/10/2016)S’efforce d’amorcer, dans le débat et l’action commune avec des progressistes non communistes, un Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Écologique (FRAPPE !) qui, sous des formes politiques diverses, a déjà à son actif des campagnes non négligeables pour le refus de toute constitution européenne (slogan lancé par le PRCF qui fut le premier en 2004 à remettre aux autorités une pétition pour un référendum sur la constitution supranationale), pour le boycott des élections européennes. C’est aussi le PRCF qui a proposé et a largement porté avec d’autres forces communistes et progressistes le seul meeting de rue qui ait eu lieu, le 30 mai 2015 à deux pas du Palais-Bourbon, pour commémorer le Non français à l’euro-constitution et pour appeler à sortir de l’UE par la voie progressiste. C’est encore le PRCF qui avance le mot d’ordre de FREXIT progressiste et qui remettra en Corrèze le 3 novembre prochain (dans la ville emblématique de Tulle) plus de 6000 signatures, principalement réunies au porte-à-porte dans les quartiers populaires, pour exiger un référendum sur le maintien ou pas de la France dans l’UE.
    • Tient chaque année avec succès – en payant son espace, faut-il le dire – un stand très fréquenté à la Fête de l’ Huma (cette année, un débat sur les luttes avec le Front syndical de classe et des syndicalistes CGT et FSU de plusieurs branches, un débat politique avec plusieurs mouvements et personnalités communistes et progressistes non membres du PRCF, un meeting international avec les ambassadeurs de Cuba et du Venezuela, des dirigeants communistes libanais, polonais, italien, coréen, indonésien…)
    • Développe une organisation de jeunesse intitulée JRCF, qui édite son bulletin La Jeune Garde, une commission Luttes qui rend compte bimensuellement des luttes en France, une commission école qui édite le bulletin « Conseils de classe », une commission santé (éditant le bulletin «Anticorps rouge »), et – en cours de construction autour de la revue Étincelles, des commission économie, philosophie, histoire/mémoire, société/culture ;
    • A adopté le seul programme communiste de transition révolutionnaire existant dans notre pays (depuis la faillite du Programme commun PS/PCF, la direction du parti a abdiqué la tâche élémentaire de produire un programme en prétextant que l’heure n’était plus aux « démarches programmatiques » et que « les gens » devaient eux-mêmes produire ledit programme…) et le diffusera à 100 000 exemplaires d’ici les présidentielles, principalement dans les manifs, sur les campus, aux entreprises et sur les marchés populaires
    • Le PRCF clairement à l’offensive et sur tous les fronts ! Vous aussi passez à l’action ! (IC.fr-30/10/2016)Édite de multiples affiches et autocollants invitant notamment à « rompre les chaînes de l’Union européenne » collés chaque années à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires !
    • Marque tous les jours des points dans la bataille d’idées, notamment sur le lien dialectique existant entre patriotisme républicain et internationalisme prolétarien, sur la nécessaire sortie franche, par la voie progressiste, de l’UE-OTAN, afin d’affronter le grand capital (la « construction » euro-atlantique destructive des nations constituées dont le MEDEF fait son cœur de stratégie dans son manifeste « Besoin d’aire ») et de reprendre – non dans les mots mais dans les faits – la marche révolutionnaire vers le socialisme, que proscrit très officiellement l’UE totalitaire (pour Juncker, « il n’y a pas de démocratie contre les traités européens »…)
    • Est à l’avant-garde de la résistance progressiste et internationaliste au tout-anglais « transatlantique » qui tend à araser les langues nationales d’Europe pour formater linguistiquement le « Grand Marché » néolibéral intitulé « TAFTA »

    Faut-il s’étonner dès lors si cette organisation de moins en moins contournable est désormais de plus en plus attaquée par les uns – les ennemis de la classe ouvrière et de la nation républicaine – et bien accueillie par les autres, les travailleurs en lutte, ouvriers, enseignants, agents des services publics, etc. ?

    C’est pourquoi les communistes qui veulent vraiment agir sur la société à partir d’une ligne de classe et de rassemblement doivent cesser de tergiverser : bienvenue camarades dans l’organisation franchement communiste, démocratique et fraternelle que constitue le PRCF. Rejoignez une organisation qui fait et qui construit, adhérez au Pôle de Renaissance Communiste en France !

     

    Le PRCF clairement à l’offensive et sur tous les fronts ! Vous aussi passez à l’action ! (IC.fr-Léon Landini – Président du PRCF
    Résistant FTP-MOI, Médaille de la Résistance, officier de la Légion d’honneur

     

    rejoins-le-prcf-jrcf

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  • COMMUNIQUE DE L'ARC29-PRCF

     

    STOP TAFTA, STOP CETA C'EST STOP UE ! (ARC29/PRCF)

     

    STOP TAFTA, STOP CETA

    C'EST STOP UNION EUROPEENNE !


    Dès le début, les négociations du TAFTA (le Grand Marché Transatlantique Etats Unis d'Amérique-Union Européenne) ont suscité des inquiétudes en raison de l'opacité qui les entourait. Cette inquiétude a fait place à l'hostilité quand les premières fuites ont laissé entrevoir les conséquences de la ratification d'un tel traité : fin de l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste, fin de l'interdiction du boeuf aux hormones et du poulet à l'eau de javel, mise en concurrence et disparition à court terme des éleveurs européens avec les gigantesques fermes-usines d'outre-atlantique etc...

    A l'approche des élections on observe un changement de posture du gouvernement français. Ceux qui approuvaient le processus de négociation annoncent qu'ils ne le soutiennent plus. Cette annonce hypocrite n'a évidemment pas le pouvoir d'interrompre la poursuite du processus d'adoption du traité puisque c'est la Commission Européenne seule qui décide.

    Dans le même temps le Premier Ministre Valls qui est en visite officielle au Canada annonce que la France va signer le CETA , l'Accord économique et Commercial Canada-Union Européenne. Cet Accord en tout point similaire au TAFTA, institue de fait un Grand Marché Transatlantique : de très nombreuses multinationales étasuniennes sont en effet implantées au Canada.

    Au delà de l'opération de communication gouvernementale la lutte pour stopper TAFTA et CETA doit se poursuivre, la solution durable nécessite de stopper l'Union Européenne, d'en sortir et de restaurer les souverainetés des Peuples d'Europe. C'est pourquoi les communistes de l'ARC29/PRCF (Association pour la Renaissance Communiste en Finistère/ Pôle de Renaissance Communiste en France) appellent les salariés et la population du Finistère a se joindre à la manifestation départementale « Stop TAFTA/CETA » samedi 15 octobre 2016-11 heures-Place Terre-Au-Duc à Quimper.

    Le 14/10/2016

     

     

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  • Sortir de l'UE Des luttes sociales au FREXIT progressiste -Débat au stand du PRCF-Fête de l'Huma 2016A la fête de l’ Humanité, les militants du PRCF organisaient un grand débat pour faire avancer la convergence des luttes et le rassemblement des forces républicaines, progressistes et antifascistes. Ce  débat ayant pour thème  "L'UE-Des luttes sociales au FREXIT progressite » était animé par Antoine Manessis sur le stand du PRCF à la fête de l'Humanité 2016 le 11 sept. 2016.

    Il réunissait une large tribune d’intervenants de divers horizons communistes et non communistes.
    - Georges Gastaud secrétaire national du PRCF
    - Michel Marchand MS21
    - Jean Luc Pujo Clubs Penser la France
    - Marie Christine Burricand - conseillère départementale PCF - FVR PCF
    - Benoit Foucambert syndicaliste, Front Syndical de classe

    A cette occasion, Georges Gastaud – secrétaire national du PRCF – a lancé un vibrant appel au FREXIT progressiste. Pour briser les chaines de l’ et impulser ainsi la contre offensive populaire. Pour la démocratie, la paix, le progrès social et la solidarité internationale. Parce que l’, l’, l’OTAN, le Capitalisme, il faut en sortir pour s’en sortir.

    source: https://www.youtube.com/watch?v=p4Muqebcax0

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  • Etincelles n°35 – sept 2016 est paru ! Le numéro 35 d’, la revue théorique éditée par le PRCF, vient de paraître.

    Il comporte notamment des articles du philosophe portugais José Barata-Moura sur la dimension ontologique du marxisme, deux articles de Georges Gastaud (Sur la renaissance du matérialisme dialectique, Ontologie matérialiste et mécanique quantique) ainsi qu’un entretien d’Etincelles avec le biologiste Guillaume Suing, auteur chez Delga du livre Evolution, la preuve par Marx.

    On trouve aussi dans ce numéro 35 des recensions du livre de Domenico Losurdo, Nietzsche, le rebelle aristocratique, de Lumières communes, du Traité de philosophie générale en quatre tomes qui sort prochainement chez Delga en souscription (70 € frais de port inclus), plus un article de G.G. intitulé Nietzsche, le nihilisme et l’exterminisme ou du mépris de classe à la méprise de classe.

    Si vous souhaitez recevoir un ou plusieurs exemplaires de ce numéro, merci d’indiquer  (cliquez ici) votre adresse  en joignant un chèque de 6,50 € x nombre d’exemplaires désirés (port compris, ou 4,50 € pour les étudiants et les chômeurs) ou de 24 € pour vous abonner (trois numéros par an, l’abonnement portant sur quatre numéros).

    La rédaction d’Etincelles

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