• C’est pour défendre des milliers d’, les leurs et ceux de toutes les chaines économiques associées, que les travailleurs de General Electric, avec ceux d’Alstom, se battent, lançant des actions, des manifestations et des grèves malgré les couvre-feux et autres confinement. Car depuis que la branche énergie d’Alstom a été vendue à la découpe sous l’égide de à la multinationale concurrente américaine General Electric, aux “réorganisations” succèdent désormais les plans de fermeture des usines et des centres de recherche et développement. Une casse sociale qui se double de la casse industrielle d’outils de production industrielle et d’un savoir faire technique et d’ingénierie stratégique pour la Nation, tout particulièrement à l’heure de la transition énergétique. C’est pourquoi alors que la du PRCF appelle à soutenir les actions, Initiative Communiste se devait de donner la parole aux syndicalistes CGT de General Electric.

     

    Initiative Communiste : Bonjour Serge Paolozzi : pouvez-vous, dans un premier temps, vous présenter ?  

    Serge Paolozzi  CGT General Electric : Je m’appelle Serge Paolozzi, j’ai 59 ans, je travaille chez General Electric, anciennement Alstom, depuis 39ans. Je suis technicien en bureau d’études et je suis délégué syndical central CGT, une société qui compte aujourd’hui 2400 salariés sur 5 établissements.

    Initiative Communiste : Depuis le démantèlement d’Alstom, les mauvais coups pour l’emploi et la production ne cessent. Depuis quand votre site est-il entré en lutte ? 

    Serge Paolozzi  CGT General Electric : Nous avons subi un premier plan l’année dernière mais nous avons été racheté par General Electric en 2015.

    Après un engagement de ne pas supprimer d’emplois, nous avons eu une période relativement calme en termes d’emploi mais compliqué en termes de réorganisation.

    Depuis le rachat, on a l’impression que General Motors ne connaît pas l’activité et ne s’y intéresse pas. Dans cette période, la lutte est difficile, la CGT est mobilisée pour sauver les activités sur les sites de Villeurbanne et les autres en France. Les ouvriers des ateliers se sont mobilisés sur Villeurbanne, malgré les difficultés actuelles.

    Initiative Communiste : Quelles sont vos revendications?

    Serge Paolozzi  CGT General Electric : Au niveau politique, on constate aujourd’hui qu’il n’y plus de constructeur français dans le secteur énergétique de la haute tension, il est américain depuis le rachat d’ALSTOM par General Electric. Notre entreprise est la seule dans notre secteur d’activité à faire ce qu’elle fait en France, avec son savoir-faire, et ses compétences françaises. Alors que General Electric, sous couvert de rentabilité, veut délocaliser notre travail dans des pays non qualifiés.

    Nous voulons donc préserver notre outil et notre savoir-faire en France. Ensuite notre activité est stratégique, les réseaux électriques sont indispensables pour pouvoir alimenter en le pays ; délocaliser à l’étranger c’est prendre le risque de perdre la souveraineté de notre pays sur ces activités. Il y a aussi la question de la transition énergétique : des projets innovants de  : Green gaz, et le transport d’électricité en courant continu, des enjeux français et européen qui sont importants, avec des projets de réseaux inter connectés qui permettraient de relier la production électrique des éoliennes en mer ou des panneaux solaires dans les pays du Sud vers les consommateurs d’électricité. C’est l’avenir, et il faudra être présents sur ces projets dans les années à venir !

    Dans les plans de restructuration de General Electric, les budgets prévus pour cela vont être redirigés vers des produits conventionnels et le financement écologique est réduit de manière générale. Pour réduire les dépenses, on met en suspens ces activités.

    À Villeurbanne, on défend aussi l’industrie dans les grandes villes, pour donner du travail aux gens, au lieu de vouloir délocaliser très loin. Il est prévu de supprimer 285 emplois à Villeurbanne et plus d’un millier d’emplois si on compte les sous-traitants qui travaillent avec nous.

    Initiative Communiste : À l’heure à laquelle nous parlons, quelles sont les réponses que vous obtenez des patrons, mais aussi du gouvernement ?  

    Serge Paolozzi  CGT General Electric : Vis-à-vis de l’entreprise, il y a eu une négociation d’un accord de méthode, qui a été signé majoritairement par 2 syndicats (CGC et CFDT) : Ce n’est qu’un accord de calendrier, mais il donne aussi des moyens aux élus de pouvoir travailler sur la restructuration. Ce qui a été obtenu, c’est une phase de discussions sur des solutions alternatives. Les syndicats ont donc travaillé pour présenter à la direction des solutions alternatives, mais ce n’est pas gagné du tout. General Electric transfère le travail à l’étranger et on ne pense pas qu’ils vont revenir sur leur projet facilement.

    Au niveau politique, on a pensé que l’on pouvait être soutenu dans notre démarche, surtout en montrant que notre activité est essentielle et indispensable sur le territoire. Nous avons donc écrit à Bruno Lemaire 3 fois en 1 an et nous n’avons jamais eu aucun entretien ou aucune réponse. Malgré ces déclarations d’intentions dans les médias, il ne s’est rien passé avec GE et avec les organisations syndicales.

    Par contre, nous avons rencontré le maire de Villeurbanne Cédric Van Styvendeal, des députés (Bruno Sommer Fabien Roussel, Bastien Lachaud, Olivier Marleix, Daniele Cazarian) et le sénateur du Rhône Gilbert Devinaz, des élus de la métropole de Lyon, la Région, et toutes ces personnes nous ont soutenu. On aimerait que l’Etat intervienne sur le dossier, car comme on l’a dit une délocalisation de nos activités de production, d’ingénierie et de R&D en chine et inde seraient une catastrophe pour le bon fonctionnement de nos réseaux électrique en France dans les années à venir: un prestataire étranger serait beaucoup moins efficace pour gérer les problèmes comme on a pu le constater pendant la période du COVID avec les masques ou les respirateurs !

    Initiative Communiste : Lorsque « General Electric » a racheté, avec le soutien de Macron, la branche énergie d’Alstom, ce dernier avait promis qu’il n’y aurait pas de suppression d’emplois mais au contraire des embauches et un développement de l’activité : quelle est en réalité la situation ?

    Serge Paolozzi  CGT General Electric :

    Un accord avait été signé entre l’Etat français et General Electric :. Cet accord prévoyait la création de 3 entreprises lors du rachat, pour 3 activités distinctes pour la partie énergie. L’entreprise devait respecter cela et gardant les centres de compétences en France, Villeurbanne en est un. General Electric n’a pas respecté cela en délocalisant progressivement toutes les activités énergie.

    L’accord devait créer 1000 emplois sur 3 ans. C’est l’inverse qui s’est produit, on a perdu 1000 emplois. Le gouvernement n’a pas fait respecter l’engagement, baisse la tête face à General Electric. Il n’y a aucune intervention. Le pire c’est que General Electric a bénéficié d’argent public pour la recherche, alors que l’entreprise baisse l’investissement chez nous et licencie.

    Initiative Communiste : Depuis des années, le PRCF propose la renationalisation complète du secteur de l’énergie et la création d’un grand pôle public de ce secteur, (lire notre dossier spécial en cliquant ici: ) et un grand pôle public des transports (cliquer ici pour lire).
    En effet, les patrons successifs d’Alstom/GE n’ont pas la volonté de conserver et développer les activités industrielles dans l’énergie et les transports en France.
    Pour sauver les emplois, la production, la recherche et le développement en France de GE/Alstom, que pensez-vous de cette solution de nationalisation et de pôle public ?

    Serge Paolozzi  CGT General Electric : Pourquoi pas, on pourrait aussi imaginer qu’un partenaire historique comme EDF rentre au capital avec l’état Français avec un montage financier avec la BPI par exemple. De la a une nationalisation je ne sais pas, mais en tout cas que l’Etat reprenne la main su

    De la à une nationalisation je ne sais pas, mais en tout cas que l’État reprenne la main sur les filières importantes : la filière énergétique est essentielle. S’il ne le fait pas maintenant ce sera trop tard, on n’aura plus les compétences et quand tout sera transférer à l’étranger on aura beau faire des constats catastrophiques, il sera trop tard !

    À lire, sur la privatisation de l’énergie

    Initiative Communiste : À de multiples reprises c’est la Commission européenne qui a imposé le fractionnement des activités d’Alstom, c’est ainsi elle qui a encouragé la spéculation agressive de General Electric, Siemens, Fincantieri et bien d’autres. C’est aussi l’UE qui installe le dumping social et favorise les délocalisations.
    Pour empêcher la fermeture de nos usines, réindustrialiser le pays et donc, pour produire en France – ne faut il pas oser briser les chaines de l’ ?

    Octobre 2017, les Alstom se battent pour sauver le site de recherche et production de turbines électriques à Grenoble

    Serge Paolozzi  CGT General Electric : Pour moi il faut maitriser la production de l’électricité, la transmission de l’électricité, sa distribution : toute la filière énergétique. C’est ce que faisait Alstom dans le passé.

    Aujourd’hui, General Electric ne cherche que la rentabilité avec la délocalisation de ses activités. Ce ne sont pas les élus Européen qui décident, mais les patrons des grandes entreprises : ils font la pluie et le beau temps avec l’aval des gouvernements.

    Initiative Communiste : Que peut-on faire pour aider à la lutte ?

    Serge Paolozzi  CGT General Electric : En la relayant, en la popularisant. IIl faut gagner l’opinion publique, c’est le rôle des médias, en donnant les informations aux citoyens. C’est l’opinion publique et les citoyens qui feront bouger les choses, notre bataille est donc aussi citoyenne et d’intérêt public pour les usagers !

    Propos recueilli et retranscrit par Dark Vlador le 3 novembre 2020.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  •  Initiative Communiste n°222 de novembre 2020 est paru, lisez-le, achetez le, abonnez vous !

     

     

     

    Le confinement de mars n’avait pas arrêté la publication d’, ce ne sera pas non plus le cas de celui de novembre. Retrouvez le n°222 d’Initiative Communiste le mensuel par et pour les travailleurs, en vous abonnant, et en l’achetant auprès des militants du PRCF.

    Au sommaire :

    • Pages 4-7 : Total, des pipelines et des pipeaux – Après le plombier polonais, le patron polonais ! – Aidez les Arcelor-Mittal de Florange ! – Les séparatistes attaquent la Sécu !
    • Pages 8-11 : Le Conseil des Droits de l’Homme de l’O.N.U. accueille Cuba, mais tape sur le Venezuela – Le vrai crime de Loukatchenko – Pour une retraite meilleure, allez au Mexique ! – Et si on reparlait de la Yougoslavie ?
    • Pages 12-15 : Pour une vraie indépendance de la Nouvelle-Calédonie ! – C’est prouvé : le COVID attaque le cerveau ! – La droite pro-jihad crie à l’islamo-gauchisme ! 
    • Pages 16-17 : Dans les régions
    • Page 18 : Vive la Germano-globish Federation !
    • Page 19 : Le COVID nuit aussi à la jeunesse.
    • Pages 20-21 : Pour une vraie candidature communiste en 2022 !
    • Page 22 : Les Cinq de Miami à l’écran COVID – Vers un illettrisme de masse
    • Page 23 : Elise Pranchère, Résistante de 1943 à 2020
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  • CGT : le verdissement au service du syndicalisme rassemblé ? (IC.fr-5/11/20)

    Avec le changement climatique et l’augmentation de la pollution, la préoccupation écologique est en constante progression. Ce n’est pour autant pas une découverte pour les communistes, qui savent qu’au XIXe siècle déjà Marx alertait en ces termes contre la dimension exterministe pour l’Humanité du système capitaliste : “Le Capital épuise le travailleur et la nature”. Démontrant qu’il n’y a jamais lieux d’opposer revendications de justice sociale et préoccupation environnementale et qu’il serait faux de laisser penser que la question écologique est absente ou nouvelle dans les luttes des communistes et des syndicalistes de combat. Il n’y a qu’une frange réunissant droite et euro libéraux coalisés au sein des mouvements écologiques tel  pour l’affirmer, eux dont la préoccupation principale n’est jamais que l’environnement des affaires et la protection du système capitaliste, leur priorité étant de diviser la gauche et les forces progressistes et de soutenir contre les peuples la construction européenne. C’est dans ce contexte que la première confédération syndicale de France, la CGT est animée par un débat cristallisant en apparence sur cette question écologique. Les communistes de la commission lutte du PRCF vous en apporte un décryptage approfondi ci-dessous.


     

    CGT : le verdissement au service du  ?

     

    par la Commission des luttes du PRCF

     

    Les lecteurs d’Initiative communiste savent que se joue en ce moment une bataille interne entre la ligne (contre-)« réformiste » de  et la ligne rouge, pour un  et de masse, qui fit la grandeur de la CGT en 1936, 1945, 1968 et 1995, emmenée par de plus en plus d’organisations (fédérations, unions départementales et locales, syndicats…) proches de la FSM (fédération syndicale mondiale) et soutenues par le Front Syndical de Classe… et aussi, sans discontinuer, par notre journal INITIATIVE COMMUNISTE, qui n’a cessé de donner la parole à des syndicalistes de lutte comme Laurent Brun (SNCF) ou Cédric Liechti (EDF)

    En effet, après un sérieux revers au dernier congrès pour la direction confédérale sortante – la base ayant imposé que la FSM soit mentionnée dans le document d’orientation contre l’avis de la confédération (lire ici ndlr) ; après les signatures avec la CFDT de textes scélérats (l’un avec le MEDEF, l’autre encensant le régime Macron, Angela Merkel et l’Union Européenne, et un dernier en date réclamant au premier ministre que le fumeux dialogue sociale soit respecté), qui ont fait bondir bien des organisations de la CGT ; la ligne pour un syndicalisme de classe marque des points pendant que la ligne confédérale n’en finit plus de décevoir ses syndiqués. Ni Philippe Martinez de décevoir, lui qui s’était d’abord signalé comme un lutteur en 2016 (contre la loi El Khomri) et qui semble, depuis lors, avoir “mangé son chapeau” pour éviter d’être éjecté par la puissante aile droite “euro-constructive” et proche de la CES (confédération européenne des syndicats) qui pèse sur la confédération.

    C’est dans ce contexte d’illégitimité que la confédération emmenée par Martinez, dans le cadre de l’élaboration d’un programme « plus jamais ça, le jour d’après », n’a rien trouvé de mieux que de s’acoquiner avec des « ONG » aux belles idées bien boboïsantes, européistes et donc bien réactionnaires, en particulier avec Greenpeace, ennemie historique d’Electricité de France (EDF). Si ces ONG peuvent avoir des combats légitimes et même certaines positions et actions justes, elles adoptent également des positions droitières sur nombre de sujets.

     L’un des exemples frappant porte justement sur les questions environnementales liées à la production d’. Nous précisons d’abord qu’il est bien sûr plus que nécessaire de développer une ligne syndicale forte sur ce sujet, tant ce problème frappe les travailleurs de plein fouet et a pour origine l’exploitation capitaliste, comme l’avait déjà constaté Marx dans le Capital dans lequel il écrivait « La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur ».

     Mais voilà, la ligne confédérale ne va pas du tout dans ce sens : au contraire, elle préfère élaborer son programme avec, par exemple, Greenpeace, qui est en guerre contre l’énergie nucléaire alors que cette dernière est aujourd’hui l’une des moins polluantes et des plus performantes et que sa sûreté peut être assurée… à la condition qu’elle soit nationalisée, que les moyens alloués en personnels et en matériels soient conséquents et qu’elle ne soit pas non plus considérée comme LA solution miracle – ce qui implique notamment d’investir massivement dans la recherche publique pour, entre autres sources d’énergie possible, trouver l’énergie de demain.

    Or, voilà ce que propose Greenpeace, par exemple, à propos de l’ : un classement des « fournisseurs » suivant qu’ils proposent plus ou moins « d’électricité verte » : https://www.guide-electricite-verte.fr. On notera dans un premier temps l’aberration d’un tel concept : comme si l’électricité qui circule exactement dans les mêmes câbles et qui provient des mêmes modes de production, pouvait être plus ou moins verte ! Du très grand n’importe quoi !

    De plus, ce type de classement, qui vise à orienter le « consommateur » vers des fournisseurs prétendument et faussement considérés verts et vertueux, fait la promotion de la concurrence (si chère à et voulue par l’Union européenne), donc à la privatisation du secteur et, par ricochets, à la casse de l’entreprise publique EDF et à l’augmentation des prix (qui ont augmenté de 50% sur les 10 dernières années : merci la concurrence !). Inutile de préciser qu’EDF est avant-dernier du classement. Et pour cause : depuis des années, EDF semi-privatisée doit servir d’énormes dividendes aux actionnaires privés, faire passer le développement industriel national derrière la concurrence capitaliste mondiale (est-ce le rôle d’EDF de construire des usines nucléaires en Angleterre ?) et servir de vache à lait et de victime consentante à ses propres concurrents hexagonaux. Car il faut le rappeler, EDF en raison des directives européennes est tenue de revendre à vil prix son électricité à ses concurrents privés, directives européennes qui impose par ailleurs la privatisation des barrages. Les concessions hydroélectriques sont ainsi vendues à la découpe au détriment de la production d’électricité décarbonée la moins chère dont la production se voit totalement désoptimisée.

    On imagine donc bien la colère des syndiqués électriciens d’EDF/ERDF représentés par la puissante fédération CGT des mines et énergies, quand ils apprennent que la confédération va fricoter avec des ONG qui colportent de telles idées. Au fait, à quel moment les énergéticiens CGT ont-ils été consultés sur cette décision de Martinez ?

    De fait, la ligne confédérale est boiteuse, la participation à l’élaboration de ce  programme dit du « jour d’après » avec de telles organisations est très contestée, les débats sur la question lors du CCN (comité confédéral national, le « parlement » de l’organisation), ont donc été disputés. Et finalement, l’équipe de Martinez a préféré passer en force, plutôt que d’écouter les légitimes et justes positions de beaucoup de secteurs qui sont, de fait, contre cette stratégie. Il est vrai que lorsque Martinez en est, sans mandat collectif clair, à cosigner des textes avec les syndicats allemands pour encenser l’Europe régionalisée sur laquelle débouche l’emprunt Macrel/Merkon, quand il ne cesse de signer des textes en France avec la CFDT et l’UNSA qui ont démantelé les retraites par répartition et le statut des cheminots il y a quelques mois, on peut se demander s’il a désormais un point d’arrêt. “Le premier accroc coûte mille francs“, écrivait la romancière et résistante communiste Elsa Triolet, signifiant par là que seule coûte la première félonie.

    Pis : conscient de la situation, Martinez n’hésite plus à contester publiquement les positions des membres du CCN, arguant s’appuyer directement sur les syndicalistes à la base ; ces derniers n’étant jamais consultés sur aucun sujet, on se demande bien comme il fait ! A côté de la démocratie ouvrière et de la démocratie syndicale, M. Martinez aurait-il inventé la démocratie du doigt mouillé ? Et que dire du mépris affiché pour les organes démocratiques de l’organisation qu’il dirige et représente ? Quand ces derniers vont-ils enfin cesser de se laisser ainsi tourner, contourner et ridiculiser ?

    Décidément, la CGT de Krasucki, qui la définissait comme étant « tout à la fois de classe, de masse, démocratique, unitaire, indépendante », a changé du tout à rien, soit disant pour “s’élargir” et se “moderniser” ; en réalité, pour perdre sa place de premier syndicat du pays et avaler, impuissante, de plus en plus de régressions tous azimuts orchestrées par l’UE : dé-nationalisations, euro-privatisations, euro-casse des statuts et du code du travail, strangulation de la Sécurité sociales, des services publics, du « produire en France » (sacrifié aux fusions capitalistes continentales ou transcontinentales : Renault, PSA, Alstom…), de l’Education nationale (contre-réforme du lycée, parcours sup, fin du bac national anonyme, etc.).

    Mais qu’on se le dise, la situation pourrait bientôt évoluer, tant la base que toujours plus de puissantes organisations (par exemple UD 13, 94, Centre-Val de Loire, fédérations de la chimie, du commerce, de l’agro-alimentaire et des cheminots) en ont assez de ces méthodes et de ce syndicalisme sans idée, sans contenu et qui ne cesse d’accompagner la casse sociale au lieu de l’affronter de face par le combat de classe.

    Ce dont nous avons besoin, “en bas”, pour stopper la casse sociale et contre-attaquer, ce n’est pas d’un surcroît d’alignement bien-pensant sur la C.E.S., la CFDT et les ONG à la mode qui sont à mille lieues du monde du travail et qui se moquent comme d’une guigne de l’indépendance nationale, du produire en France et de l’avenir de la classe ouvrière. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un programme revendicatif et d’une stratégie nationale de combat disant stop à l’ensemble des contre-réformes, avec une plateforme revendicative susceptible de fédérer les dizaines de millions de salariés du privé, du public, les chômeurs et précaires, les retraités et les étudiants. En un mot, que nous importe l’agrément de la CFDT, de la CES, des endormeurs professionnels du “dialogue institutionnel”… et des bobos de Greenpeace. En tout cas, travailleurs et syndicalistes de classe, tenons compte que dans l’état actuel des choses, il vaut mieux compter sur nous-mêmes, nos actions, notre dialogue interprofessionnel, pour construire le TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS indispensable pour vaincre.

     

    POUR LA COMMISSION LUTTES DU PRCF

    • Bernard, syndicaliste CGT retraité du Livre ;
    • Gilliatt, syndicaliste CGT des transports de voyageurs ;
    • Jo Hernandez, ancien  syndicaliste CGT EDF et ancien secrétaire UD CGT Tarn ;
    • Thomas, syndicaliste CGT dans la fonction publique ;
    • Anna, syndicaliste CGT Métallurgie ;
    • Damien, syndicaliste CGT Métallurgie ;
    • José, ancien délégué syndical CGT à Véolia.

     


     

    Le « bougé » écologiste de la CGT crée des remous en interne – extraits choisi d’un article du journal Le Monde.

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/19/le-bouge-ecologiste-de-la-cgt-cree-des-remous-en-interne_6056552_823448.html

     

    Par Bertrand Bissuel et Raphaëlle Besse Desmoulières

     Le rapprochement décidé par Philippe Martinez entre le syndicat à la culture industrialiste et des ONG comme Greenpeace passe mal auprès de certaines fédérations.

    […] [Au sein du] collectif Plus jamais ça, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, Jean-François Julliard, numéro un de Greenpeace France, et Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac, accompagnés d’autres responsables associatifs, ont accordé leur agenda pour se retrouver, vendredi 16 octobre, dans une papeterie à l’arrêt, à Grand-Couronne (Seine-Maritime). Les portes de l’usine de Chapelle Darblay, la seule en France à produire du papier journal 100 % recyclé, se sont refermées en juillet, 218 salariés ont été licenciés et des équipes CGT se battent, depuis, pour faire revivre le site.
    (…). « On est venus pour voir concrètement sur le terrain de quelle façon on peut matérialiser le jour d’après. Ici, c’est une très bonne illustration pour voir comment conjuguer urgences sociale et climatique », explique le leader de la CGT

    Le quotidien vespéral des marchés cite en soutien de la démarche Samantha Dumousseau, responsable de l’union départementale (UD) de Charente et issu de l’agroalimentaire qui plutôt que de vouloir convaincre les salariés de se syndiquer motive la démarche en arguant de l’aide que cela doit apporter pour établir des liens avec “des salariés qui ne se retrouvent pas dans le syndicalisme ou des jeunes plus sensibles aux enjeux environnementaux”, tandis que Jean Marc Canon de l’Union Générale des Fédérations de Fonctionnaire CGT pretexte d’un un point d’appui « sur lequel il faut que nous construisions le jour d’après »

    Le Monde ne peut cependant passer sous silence l’opposition à cette stratégie, y compris dans la méthode pour l’imposer, sous entendant dans ses colonnes que Martinez en a pris la décision de façon minoritaire.

    Et de citer Cédric Caubère, le dirigeant de l’UD de Haute-Garonne qui souligne que c’est « une démarche de sommet, coupée ou incomprise par les syndicats ». Quant aux premiers concernés, il n’ont pas été associés. Le Monde cite ainsi Sébastien Ménesplier, secrétaire général de la fédération mines-énergie “Depuis la loi de 2015 sur la transition énergétique, nous n’avons pas rediscuté de façon concrète de ces enjeux, à l’échelon confédéral” et le Monde d’ajouter toujours en citant le chef de file des syndicalistes de l’Energie

    « La CGT a donc besoin d’avoir une position, poursuit-il. Quand elle cosigne un texte avec Greenpeace, nos adhérents dans la filière du nucléaire se disent que les orientations du syndicat ont changé. Il faut que nous ayons une réflexion, pour déterminer ce que nous avons en commun avec cette ONG ou d’autres. » Au sein de sa fédération, M. Ménesplier ne voit « guère de raisons de travailler avec Greenpeace » sur la question de l’énergie atomique.

     L’article du Monde mais alors en évidence le coup de force de Martinez et des tenants du syndicalisme rassemblés inféodés à la CES :

    (…)M. Martinez aurait-il été tenté de passer par-dessus ses instances sur un thème qu’il savait miné ? C’est le reproche que lui a adressé, lors du CCN de juin, Laurent Brun, le patron de la fédération des cheminots : « Nous sommes très en colère sur ce que nous interprétons comme des coups de force sur des virages politiques de la confédération »

     et souligne qu’au sein de la CGT les syndicat s’inquiète de l’inadéquation de cette stratégie de communication pour défendre les emplois et les outils de production pourtant indispensables pour mener une politique écologique.

    Au-delà des critiques sur le manque de concertation en interne, dont certaines émanent d’opposants à M. Martinez, il y a surtout des interrogations de fond sur l’emploi. « Des démarches, comme celles qui ont été impulsées avec Greepeace, sont intéressantes, déclare au Monde Mohammed Oussedik, le leader de la fédération verre-céramique. Le syndicalisme ne peut pas rester dans l’entre-soi, le social et l’environnement doivent être pensés ensemble. Mais on ne peut pas, comme ça, tirer un trait sur des industries qui ont un avenir. Il faut les laisser opérer des transitions. »

     Interrogé par le Monde, Martinez lui refuse d’écouter les militants et syndicats de la CGT, prétendant décider seul contre l’ensemble des représentants de chacun des syndiqués de la CGT qui sont représentés par le CCN.

    M. Martinez, lui, semble vouloir maintenir le cap. « Chez nous, c’est démocratique », plaide-t-il lors de la visite de la papeterie, en reconnaissant qu’« il y a des camarades qui ne sont pas d’accord ». « Les syndiqués, vous l’aurez remarqué, ne sont pas tous au CCN, signale-t-il. Je m’appuie sur mes expériences de terrain et partout où je vais, [l’initiative] est très appréciée. » Et de conclure : « C’est la CGT qui s’ouvre. Plus on s’ouvre, mieux on se porte. Quand on discute tout seul, on est sûr d’avoir raison. »

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  ET FADI KASSEM, co secrétaires nationaux du PRCF ont accepté de répondre aux questions d’Initiative Communiste

    Initiative communiste : , réchauffement climatique galopant, blocus et agressions contre les peuples en luttes, menaces sur la  mondiale, décadence visible de notre pays sur les plans industriel, social et culturel… Existe-t-il encore des raisons d’espérer et de lutter pour les jeunes générations… et pour les vieux militants ?

    Georges Gastaud (G.G.) : Les fondateurs du PRCF furent les premiers à formuler l’idée que « l’exterminisme est le stade suprême du capitalisme-impérialiste ». A l’époque (début des années 1980), même de prétendus « marxistes orthodoxes » ricanaient quand nous constations cette évidence : planétairement déstabilisés par la défaite américaine au Vietnam, applaudis par les « nouveaux philosophes » français BHL, Glucksmann et Cie, Reagan et Bush étaient prêts à risquer une guerre nucléaire mondiale pouvant mener à l’ « hiver nucléaire » et à l’extermination de l’humanité pour épuiser, et si possible éliminer le camp socialiste. Etant donné que l’inconscience n’évite pas le danger, il y a plutôt lieu de se réjouir que désormais, des tas de gens qui ne savent rien du marxisme, saisissent mieux que l’euro-mondialisation capitaliste n’est plus porteuse que de guerres sans fin, de fascisation, de ravages environnementaux, de planétisation ultrarapide des virus, de crises économiques chroniques, d’imposition « globalitaire » d’une sous-culture barbare centrée sur une langue unique (le Globish), une politique unique (la libéral-fascisation) et une économie unique (la marchandisation entière de la vie humaine). Notre travail, à nous militants de l’avant-garde et de la renaissance communiste n’est nullement d’entretenir lâchement le désespoir et le veule « après moi le déluge », mais de faire observer que toute contradiction a deux côtés, deux faces, deux pôles, et que, si l’on est tant soit peu dynamique et dialecticien, alors on peut « chevaucher » les contradictions pour abattre la contre-révolution, sortir à temps de la dictature européenne et « remettre le monde à l’endroit ».

    En effet, si le capitalisme-impérialisme et ses chefs de file mondiaux actuels, les grands Etats dirigeant l’OTAN (il n’est que de voir la nature caricaturalement irresponsable et réactionnaire de Trump, mais Biden vaut-il franchement mieux ?) en sont au point qu’ils menacent la survie même de l’humanité, alors, il existe aussi nécessairement « en face », de larges possibilités objectives, et même des possibilités sociales sans précédent pour que renaisse un puissant mouvement communiste international, associé à un large mouvement syndical de classe et à un front planétaire contre l’impérialisme, pour le progrès, l’émancipation nationale des peuples et pour le partage mondial des ressources naturelles et des progrès scientifiques. C’est ce que signifie fondamentalement le mot d’ordre cubain « le socialisme ou la mort !». Car si l’humanité laborieuse ne trouve pas à temps les voies d’un socialisme-communisme de nouvelle génération, du pouvoir populaire, de la planification démocratique, de la coopération égalitaire entre pays souverains, alors, oui, l’avenir est sombre pour l’humanité. La question est de savoir si celle-ci veut vivre ou mourir ? Si elle veut vivre, et c’est de loin ce qui est le plus probable, ne serait-ce que lorsqu’on regarde l’âge moyen de l’humanité totale actuelle, alors la révolution est plus urgente que jamais. Mais pour cela, il faut reconstruire l’avant-garde qui a été détruite par diverses déviations et trahisons internes au mouvement ouvrier et communiste : il suffit d’évoquer entre mille les noms déprimants de Gorbatchev en Russie, de Robert Hue en France, de D’Alema en Italie, etc. : jamais, c’est facile à comprendre, une armée qui a des traîtres à sa tête n’a jamais pu vaincre ! Reconstruite le parti communiste de combat en France, relever le syndicalisme rouge, bâtir le « tous ensemble » potentiellement gagnant, édifier une large Convergence Nationale des Résistances associant les drapeaux rouge et tricolore, militer pour le Frexit progressiste, seule alternative possible pour couper le collier étrangleur de l’UE et rouvrir la voie à une république sociale, souveraine, laïque, une et indivisible, pacifique, écologiste et internationaliste en marche vers le socialisme.

    I.C. – Le monde capitaliste est-il devenu invincible?

    Bref, l’alternative, mondiale et nationale, mondialement et nationalement, ce n’est pas une nouvelle union de la gauche verdâtre, rosâtre et rouge pâle promettant l’ « Europe sociale » et autres billevesées insultant l’intelligence des travailleurs. L’alternative progressiste véritable, objectivement, ce ne peut être que nous les vrais communistes, nous les syndicalistes de combat, nous les vrais progressistes, et c’est d’ailleurs pour cela qu’en douce, le Parlement européen cherche à prohiber la faucille et le marteau sur tout le sous-continent européen (et si nous répondions « chiche » par une contre-campagne nationale, voire internationale sur ce thème ?) et, en silence, l’administration américaine vient même d’interdire à tout membre d’un parti communiste… de résider aux USA. Bref, c’est le retour « transatlantique » du sénateur Mac Carthy. C’est pour cela aussi que les pouvoirs capitalistes en place développent un véritable négationnisme antisoviétique et anticommuniste qui s’accompagne, comme de juste, d’une réhabilitation galopante de l’extrême droite nostalgique de Hitler, Mussolini ouV Vichy. Si nous, les révolutionnaires qui ne renions ni l’An II français, ni l’Octobre russe, ni Playa Giron ne représentions plus rien, pourquoi un tel acharnement à notre encontre ? Et si l’Union soviétique avait été cet « empire du mal » que, dès l’école, on nous propose d’exécrer à l’égal du Troisième Reich si ce n’est plus, pourquoi diantre 66% des Russes interrogés par sondage regrettent-ils l’URSS, y compris l’époque de Joseph Staline* ?

    Alors, amis et camarades, si nous savons à nouveau nous lier à la classe ouvrière et à la jeunesse populaire, si nous faisons le nécessaire pour nous organiser solidement et militer prioritairement en direction des entreprises, et spécialement, des usines, des chantiers, des centres ferroviaires, des plateformes logistiques, l’immense potentiel de révolte que sont chargés de dilapider en permanence les euro-réformistes et les euro-gauchistes, finira tôt ou tard par péter à la figure des oligarques. Souvenons-nous du Non à la constitution européenne, de la victoire des jeunes sur le CPE, des grandes luttes de 2010 et de 2016, souvenons-nous des gilets jaunes et n’oublions pas que c’est Edouard Philippe qui parle lui-même de l’imminence d’une « tempête sociale » menaçant la « bonne société ».

    Bref, la question de savoir si l’espoir a lieu d’être ou pas n’est pas une question purement théorique, c’est une question d’engagement concret et de liens militants et fraternels avec le peuple. A chacun de retrousser les manches en créant le PRCF là où il n’existe pas, en faisant des adhésions, en vendant I.C., dont les récents numéros, notamment celui sur les services publics, sont remarquables, en allant aux usines et aux manifs populaires avec nos tracts franchement communistes sous le bras, multiplions les discussions avec tous les syndicalistes de terrain, avec tous les patriotes qui aiment vraiment la France et qui rejettent sa hideuse caricature macronienne. Alors tôt ou tard, les conditions seront créées pour qu’existe en France et dans le monde une alternative révolutionnaire, et, pour commencer, pour que renaisse un grand parti communiste en France.

    Enfin, si l’on regarde les rapports de forces à l’extérieur, on se rend compte que l’opération de déstabilisation de la Biélorussie s’est enlisée, que le Venezuela – malgré les débats légitimes qui agitent le camp anti-impérialiste – est toujours debout, que le peuple bolivien vient massivement de voter pour le parti de Morales malgré la pression des putschistes, que le peuple malien a su chasser IBK, le fantoche de la Françafrique, que, sur le plan sanitaire, les pays socialistes (Cuba en tête) ou de tradition socialiste sont parvenus à juguler l’épidémie alors que les figures de proue du néolibéralisme pur et dur, les Johnson (GB), Trump (USA) et autre Bolsonaro (Brésil) ont eu, fort tristement pour les victimes, des résultats désastreux dans leurs pays respectifs. Ces mêmes personnages ont même offert le spectacle pitoyable de hauts dirigeants niant la dangerosité du virus, exaltant la libre entreprise invincible et se présentant comme des modèles de vitalité triomphale… puis se retrouvant eux-mêmes à l’hôpital! 

    A long terme, n’en doutons pas, ce n’est pas la révolution qui est une parenthèse de l’histoire, c’est la contre-révolution. A condition de ne pas attendre, comme disait le Che, de voir passer sous sa fenêtre le convoi funébre de l’impérialisme. A condition de s’engager et pourquoi pas, de rejoindre le PRCF qui, en France, travaille non dans les mots mais dans les actes, à promouvoir un marxisme-léninisme de notre temps et à reconstruire un parti communiste combatif, digne du parti fondé à Tours il y a tout juste 100 ans. 

    I.C. : Notre pays semble faire naufrage en tous domaines, sanitaire, social, institutionnel, linguistique (marée noire du tout-anglais), voire territorial (multiplication des pseudo-indépendantismes dans l’Hexagone lui-même, création de l’euro-département de Moselle et de l’euro-région d’Alsace tournée vers la RFA, rivalités croissantes entre régions françaises)… A quel degré de désintégration se trouve-t-on ?

    Fadi Kassem : Si la décomposition de notre pays est « en marche » depuis les années 1980 – à travers notamment les funestes lois dites de « décentralisation » et la prétendue « construction européenne » qui s’accélère sous l’impulsion des soi-disant « socialistes » engageant le « tournant de la rigueur » –, l’euro-dislocation de la France s’accélère à une vitesse inouïe depuis l’arrivée au pouvoir de Macron. Celui que des ralliés de second tour – et même de premier tour comme l’euro-mutant Robert Hue, depuis décoré de la légion d’honneur – ont présenté comme un « barrage antifasciste et républicain » est en réalité, à l’heure actuelle, l’un des principaux, si ce n’est le principal, carburant et de la fascisation du pays, et de sa dissolution avancée. Ceci n’est pas totalement une surprise : en juillet 2015, alors ministre de l’Economie, Macron avouait clairement ses affects royalistes, expliquant que : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! ». En outre, Macron ne cachait pas son intention d’accélérer le « saut fédéral européen » et de mettre en place un « pacte girondin, », autrement dit la promotion et du supranationalisme européiste qui désosse tout ce que la nation française – et les autres nations – contient de progressiste (services publics, conquêtes sociales et démocratiques, langue nationale, etc.), et du « droit à la différenciation » des régions et départements se traduisant par la proclamation de l’indépendance de la Savoie par des nationalistes, l’obtention du statut de « collectivité européenne d’Alsace » et celui d’« euro-département » à la Moselle.

    A dire vrai, Macron se situe dans la continuité des euro-gouvernements successifs, qui démantèlent toujours davantage les conquêtes sociales et démocratiques, nationales et populaires, arrachées de haute lutte par les révolutionnaires de 1789 et 1793, les syndicalistes de combat d’avant 1914, le Front populaire, le Conseil national de la Résistance (CNR) et les grèves ouvrières de Mai 68. C’est sous les septennats de Mitterrand que la camisole de force européiste a été imposée, avec son principe territorial de « décentralisation » qui entraîne en réalité une euro-balkanisation réactionnaire – il n’est qu’à voir comment nombre de mouvements régionalistes, antijacobins et anticommunistes, flirtent avec des mouvances d’extrême droite –, sans oublier naturellement les funestes critères de Maastricht ; c’est sous le second mandat de Chirac que le principe de « décentralisation » a été inscrit dans la Constitution, remettant en cause le principe d’une république « une et indivisible », au cœur de la devise de la Première République ; c’est sous Sarkozy qu’a été imposé le traité de Lisbonne, renforçant la soumission de la France, des citoyens et des travailleurs au Diktat de l’ordre capitaliste euro-atlantique ; c’est sous Hollande qu’ont été adoptées les contre-« réformes » sur le « Pacte budgétaire européen » (signé par Sarkozy et Fillon), sur le code du travail (Macron était alors ministre de l’Economie du gouvernement Valls) et sur la constitution de superrégions équivalant à des euro-Länders.

    Cependant, Macron amplifie comme jamais l’offensive contre la République et la France : outre le « droit à la différenciation » des « territoires » (nouvel adage de l’oligarchie européiste, dont Jean Castex est un emblématique porte-parole), ce sont la destruction de ce qui reste du Code du travail, la remise en cause de la  par l’appel à « réparer le lien abîmé entre l’Eglise et l’Etat », le démantèlement des services publics comme la SNCF, EDF, les hôpitaux, les retraites par répartition et même l’Education nationale (la loi Blanquer crée un « baccalauréat européen » mettant de facto fin au principe d’un diplôme national unique qu’est le baccalauréat). En outre, promoteur de la « start-up nation », Macron facilite la substitution du globish au français dans les entreprises, les enseignes commerciales, les publicités et même les écoles, appliquant ainsi l’affirmation de l’ancien patron du MEDEF le baron Seillière de 2004 qui voulait parler « en anglais, la langue des affaires » (et ainsi, de la dictature accrue du Capital).

    Au-delà, Macron ne cesse d’aiguiser les tensions civiles aussi bien par la féroce répression des mouvements sociaux, des syndicalistes de combat et des gilets jaunes (même l’ONU et le Parlement européen ont exprimé leur préoccupation à ce sujet !) que par la complaisance envers l’extrême droite réactionnaire et fascisante en utilisant son langage et en envisageant des solutions similaires face à « l’ »insécurité réduite à la seule violence exprimée aux seule classes populaires (niant bien entendu « la violence des riches ») et aux immigrés, et plus particulièrement ceux d’« apparence musulmane » comme le disait Sarkozy en son temps. Pis : en consolidant une politique étrangère atlantiste ouvertement sinophobe, russophobe et anticommuniste, en pratiquant l’ingérence dans les pays anti-impérialistes (Biélorussie, Syrie, Venezuela…), en renforçant les liens avec l’Arabie saoudite wahhabite, l’Egypte réactionnaire, Israël et son sionisme raciste et bien entendu les Etats-Unis où progressent les thèses antirationnelles néoconservatrices et évangéliques, Macron et ses sbires nourrissent la montée des séparatismes et des fanatismes de tout poil en France, à commencer par l’islamisme barbare et rétrograde pour l’immense majorité des travailleurs et citoyens musulmans et laïques (ce qui n’est nullement incompatible, au contraire !). Bien évidemment, l’abject attentat islamiste ayant frappé l’enseignant Samuel Paty nous rappelle la menace majeure que compose cette idéologie politique historiquement nourrie par les prétendus « défenseurs de la liberté occidentaux » ayant soutenu les moudjahidines et autres fous de Dieu qui combattaient les forces progressistes laïques et communistes au Moyen-Orient. Mais il ne faut pas négliger d’autres fanatismes et séparatismes politiques et/ou religieux dangereux, à commencer par le séparatisme de l’oligarchie capitaliste se repliant dans ses quartiers fermés et les régionalismes comme en Savoie, en Bretagne ou en Alsace.

    IC : Peut-on encore conjurer ce danger d’implosion, potentiellement violente, de la nation ? Et quelle alternative pour 2022 alors que se profile un nouveau et navrant duo-duel Macron/Le Pen sur fond de montées parallèles du fanatisme religieux et du racisme ?

    FK : Si le tableau est bien sombre, la situation n’est pas désespérée, pour autant qu’on se donne les moyens de proposer une véritable alternative à Macron ET à Le Pen, l’autre face de la pièce capitaliste, occidentalo-atlantiste et européiste : en effet, le prétendu « Rassemblement national, ouvertement xénophobe et particulièrement antimusulman, ne veut sortir ni de l’euro ni de l’UE, condamnant ainsi toute politique alternative en faveur des classes populaires et moyennes. En réalité, le RN apparaît d’autant moins comme une alternative pour les travailleurs que, d’une part, il participe à des élections sans obtenir un assentiment réel : depuis les législatives de juin 2017, l’abstention se situe entre 50% et 60%, touchant particulièrement les classes populaires (et surtout les ouvriers) qui, de toute évidence, sont loin de choisir le RN comme solution à leurs problèmes ; d’autre part, selon un sondage récent, 80% des Français ne souhaitent pas un second tour entre Le Pen et Macron, ce qui laisse ainsi une place importante pour une réelle alternative à ce faux « duel » et vrai duo. Et bien entendu, hors de question pour le RN de combattre l’asservissement majeur qu’est celui des travailleurs envers le capitalisme exterministe : son fond de commerce demeure le racisme et la chasse aux boucs-émissaires – Arabes hier, musulmans aujourd’hui – sous couvert de « défense de la laïcité et de la République » ; ironique quand on sait que les racines du RN plongent dans la Collaboration et la haine de la République, qu’elle contribua à assassiner (en même temps que ce qu’il restait du Front populaire) en 1940 !

    Mais pour que cette alternative existe, encore faut-il qu’elle propose un contenu cohérent, clair et radical sur des bases de lutte des classes. En ce sens, l’alternative ne peut bien entendu venir de tous les satellites proches de la macronie (« socialistes », « écologistes », UDI, une partie des prétendus « Républicains ») et de la galaxie mensongèrement appelée « souverainiste » et prête à rallier Le Pen (l’aile réactionnaire des « Républicains », Dupont-Aignan, Philippot, voire des partisans d’Asselineau), autant de substituts de personnes sans changement fondamental de politique. La solution ne peut également résider dans une fantasmée « union des républicains des deux rives » qui ignore le clivage gauche-droite (certes fortement édulcoré par les principales formations historiques de « gauche », mais qui existe pourtant toujours sur des bases de classe) et débouche sur un mensonger révisionnisme historique : ainsi, François Asselineau affirme que le CNR reposait sur une « collaboration de classe » (sic) entre les ouvriers et le patronat, tandis que le girondiniste Michel Onfray usurpe et travestit le Front populaire pour en faire le nom de sa revue au sein de laquelle s’expriment sa haine antijacobine et anticommuniste ainsi que nombre de personnalités de la droite identitaire et réactionnaire (à l’image du Vendéen Philippe de Villiers).

    La solution ne viendra pas non plus d’une énième resucée de « l’union de la gauche » à laquelle appelle déjà Fabien Roussel pour les régionales (notamment dans les Hauts-de-France) avec des prétendus « socialistes » et « écologistes » européistes, ayant appliqué nombre de contre-« réformes » antisociales, antirépublicaines et antinationales (l’ancienne secrétaire nationale d’EELV Emmanuelle Cosse appelant même à la disparition de la France !) et ayant voté l’infâme résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 assimilant le communisme au nazisme. La solution ne viendra pas davantage des euro-gauchistes qui, sous couvert de radicalité sociale dans les discours, n’envisagent nullement la sortie de l’euro et de l’UE, à l’image de Manon Aubry ou de Ian Brossat ; pis : en appelant à un « big bang de la gauche radicale » rassemblant des « insoumis, communistes, anticapitalistes, socialistes et écologistes décidés à rompre avec le néolibéralisme », autrement dit autant de forces malheureusement euro-compatibles et eurobéates dont le positionnement heurte de fait les intérêts et le positionnement politique de la grande majorité des classes populaires (à commencer par la classe ouvrière et par les Gilets jaunes), Clémentine Autain alimente un dangereux confusionnisme politique avec des forces Macron-compatibles et faussement radicales. Quant aux euro-trotskistes comme le NPA dont se rapproche François Ruffin, ils ne représentent aucune perspective politique sérieuse pour les citoyens et les travailleurs, encore plus lorsque les positions sur la République une et indivisible, laïque et souveraine, sont suffisamment ambiguës pour ne pas affronter frontalement tous les fanatismes et les intégrismes politico-religieux.

    La seule alternative possible réside dans le projet que porte le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF), le Frexit progressiste, c’est-à-dire la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe. Pour cela, il est indispensable qu’une candidature de gauche patriotique et internationaliste, antifasciste et républicaine, défendant une pleine et entière souveraineté nationale et populaire – donc franchement insoumise à toute forme d’asservissement, et franchement communiste pour placer le monde du travail au cœur de cette alternative –, émerge sur l’espace politique actuellement caractérisé par un immense vide. L’historien Edouard Husson indiquait en juin dernier qu’il existait un espace important pour une candidature « souverainiste de gauche » proposant un projet à forte connotation « égalitaire ». Et cette alternative existe d’autant plus qu’elle peut fédérer les syndicalistes de combat, les gilets jaunes, les forces franchement insoumises et communistes, les intellectuels et artistes progressistes, les patriotes antifascistes et anti-européistes, les forces antiracistes et laïques, au sein de ce que nous, PRCF, appelons le FR.A.P.P.E., un Front (de Résistance) antifasciste, patriotique, populaire et écologique. Cette alternative, le PRCF la porte et la proposera au débat public, afin de rassembler tous les citoyens et les travailleurs désireux d’œuvrer en faveur d’une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, et ainsi de construire les nouveaux « Jours heureux » dont nous avons urgemment besoin !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Personne ne peut croire une seconde que BIDEN, le grand “démocrate” qui ne rêve pas moins que le fascisant  d’en découdre avec Castro, Maduro et Poutine, soit l’affreux “communiste” qui peuple les fantasmes nocturnes des militants “républicains” de plus en plus fascisés. Mais les témoignages des camarades des  qui nous parviennent montrent toutefois que la situation de ce pays est tellement explosive, et la lutte des classes manquant là-bas encore plus qu’ici des moyens de son expression franche et directe, une explosion de violence n’est nullement à exclure dans la “plus grande démocratie du monde”. D’autant que, sous couvert de “liberté” (celle du renard libre dans le poulailler libre, comme eût dit Marx), des dizaines de millions de gens, principalement à droite, sont armés jusqu’aux dents dans ce pays que notre jeunesse continue, hélas trop souvent encore, d’idéaliser et d’imiter.Et pendant ce temps, les Américains continuent de mourir comme des mouches du Covid 19. Alors qu’il y a sur Terre 1 Américain pour 23 Terriens, 1 personne décédée sur 4,5 morte du Covid est américaine… Affreux bilan sanitaire qui ne peut se comparer, ni de loin ni de près, à celui de la Chine, sans parler du bilan de Cuba ou de celui du Venezuela pourtant placés tous deux sous blocus américain.  

    S’il est une chose qui est certaine, c’est que l’ouvertement fascisant Trump, actuel président en exercice des Etats-Unis d’, est donné largement perdant dans les urnes pour les élections générales américaines qui s’achèvent ce 3 nombre. Ce n’est à l’évidence pas une surprise. Non pas que le candidat nommé par la direction du parti démocrate après un processus de “primaires” tout à fait inéquitable – qui a une nouvelle fois écarté la candidature la plus plus progressiste de  – soulève l’enthousiasme populaire. Rappelons d’ailleurs au plein  que Biden, bras droit d’Obama a tous les sens du terme, ne fait pas mystère de ses ambitieuses belliqueuse pour poursuivre et amplifier les guerres impérialistes conduites par Washington contre les peuples osant prétendre à la souveraineté et à la multipolarité, et surtout contre les pays progressistes et socialistes comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, la Chine ou la Corée du Nord.

    Mais il faut se souvenir que Trump s’est emparé du bureau ovale bien que très minoritaire dans les urnes, Clinton ayant obtenu 2.9 millions de voix de plus que le milliardaire et patron vedette de la télé réalité The Apprentice. Trump, avec seulement 25% des voix des électeurs inscrits est ultra minoritaire, et cela si on met de coté que des millions de travailleurs américains n’ont pas le droits de vote. Cela en raison non seulement des condamnationsjudiciaires massives qui frappent les travailleurs et tout particulièrement ceux non blancs (rappelons que les USA comptent plus de prisonniers que l’URSS n’en a jamais compté au pic du Goulag au sortir de la seconde guerre mondiale) mais aussi des conditions d’inscriptions sur les listes électorales particulièrement défavorables pour les plus pauvres.

    De fait, ces “élections” ne sont en réalité qu’une mauvaise farce, qui n’a rien de démocratique. Une grande charade pathétique et morbide. Et ce ne serait pas la première fois, pour qui veut bien se souvenir de l’élection de Bush en 2000 qui s’était imposé par un coup de force piétinant les résultats des votes en Floride. C’est alors une décision de la cour suprême qui avait proclamé dans les faits Bush vainqueur contre Gore.

    Trump tentera-t’il un coup de force avec l’aide de la cour suprême ?

    Suite au décès d’une des juges de la Court Suprême le mois dernier – uth Bader Ginsburg juge dite progressiste – une nouvelle juge vient juste d’etre nommée en remplacement. Amy Coney Barrett. C’est une “jeune’ femme, ultra religieuse, très conservatrice, ultra réactionnaire. L’éthique politique aurait demandé que cette nomination soit faite après les élections mais Trump et les républicains ont accéléré la procédure pour conclure la nomination avant les élections. La raison pourrait bien en être la suivante: a cause du virus et des conditions de vote – un mardi durant une journée de travail et avec très peu de bureau de vite signifiant des queues de plusieurs heures dans les quartiers populaires des grandes villes – plus de 95 millions d’américains ont déjà voté par courrier. Trump et ses équipes d’avocats comptent contester devant les tribunaux les bulletins de vote envoyés par la poste et comptés après les élections. La stratégie de Trump et ses sbires est ainsi de pouvoir contester les résultats de ces élections jusqu’à la Court Suprême qui a maintenant une majorité de 6 juges conservateurs et de droite (sur 10) et pourrait bien dans ces conditions avoir à décider du prochain président américain.

    Les votes piétinés

    Trump pourrait donc bien être tenté d’escamoter, bien sur le vote populaire, mais aussi le vote du collège électoral pour transformer la procédure dite “democratique” en une simple procédure légale ( ce qui serait un véritable coup d’Etat). Les groupes de droite (individus armés aux centres de vote)  continuent de menacer les régions, quartiers, municipalités, etc. démocrates. La répression et suppression des votes démocrates bat son plain de diverses manières partout dans le pays.

    Quant aux démocrates eux-même, ceux-ci et leurs équipes d’avocats se préparent a contester les résultats si Trump gagne mais sans véritable stratégie, étant donnée la majorité républicaine au Congres et a la coursuprême.

    USA personne ne peut plus nier la fascisation de plus en plus ouverte

    Professeure de droit, analyste juridique pour CBS News et auteure d’un tout nouveau livre sur les élections américaines, Kimberly Wehle ne mâche pas ses mots, dénonçant le basculement vers un régime fasciste ouvert en cas de réélection de Donald Trump.

    « Si Trump obtient quatre années de plus, je crois que la démocratie américaine est finie, dit-elle. Je le crois réellement. Trump va utiliser la justice américaine pour attaquer ses ennemis politiques et son pouvoir pour aider ses amis. Les attaques qu’on a vues contre des manifestants pacifiques seront intensifiées et banalisées… Ce sera un peu comme entrer dans un épisode de La servante écarlate. Nous aurons un système politique, mais ce ne sera plus la démocratie américaine. »

    S’il n’y a rien à espérer des élections américaines au plan internationale, Trump et Biden n’étant que les deux faces d’une même politique impérialiste guerrière, il ne faut pas mesurer – dans des USA porté au point d’ignition par la crise systémique du capitalisme – le danger d’un basculement ouvertement fasciste à court terme.

    Cette élection demeure en-effet marqué de l’expression du déclin quotidien de l’hégémon qui se voulait plus gros qu’il ne l’est vraiment. Les USA capitalistes,  dominant, ne sont qu’un drame tragique dont tous les travailleurs, noirs en particulier, paient le prix.

    PG et JBC pour www.initiative-communiste.fr

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  • Le régime Macron c’est la . Et cela les communistes du PRCF l’ont dénoncé dès avant l’élection de Macron, prenant d’ailleurs une position ferme pour le second tour de la présidentielle 2017. Désormais chacun peut constater que des mots au programme, Macron et Le Pen c’est bonnet brun et brun bonnet.

    L’un des symptômes les plus graves de cette fascisation, cheminement de plus en plus accéléré vers les fascisme, c’est non seulement les  mais également le soutien actif du régime Macron à la couverture, la protection en un mot l’institutionnalisation de ces violences. Après les déclarations abjectes non seulement des ministres de l’intérieur Castaner et Darmanin mais aussi de Macron durant toute la répression sanglante des manifestations de gilets jaunes conduisant à des morts et des centaines de blessés graves, c’est désormais à des libertés élémentaires que le régime Macron s’en prend. Reprenant là également les diktats de certaines des organisations les plus fascisées et lepenisées des forces de . L’interdiction de photographier ou filmer les policiers en action. C’est à dire l‘interdiction de documenter, de témoigner, d’alerter, d’informer sur les violences commises par la police. C’est à dire un blanc seing pour la commission des violences les plus graves, avec la garantie que celles ci ne pourront être dénoncées ni devant l’opinion publique, ni prouvées devant les tribunaux.

    Faut il pourtant rappeler le nombre d’affaires qui n’ont émergé que grâce à la documentation précise et constante par les photos et vidéos des opérations de répression ? Par exemple les violences contre Geneviève Legay – condamnées jusque dans les rangs de la gendarmerie – avec un procureur déclamant une version des faits très étrangère à la vérité se conformant aux déclarations de Macron affirmant qu’aucun policier n’avait projeté la manifestante pacifique violemment la blessant grièvement. Démenti par les images. Mais aussi l’affaire Benalla, cet homme de main de Macron envoyé faire le coup de poing contre des manifestants le 1er mai. Démasqué par des vidéos de l’intervention policières. Et l’on pourrait multiplier ces exemples à l’envie. Jusqu’à en faire un film. C’est ce qu’a fait le journaliste de Médiapart Dufresne, avec malgré le coronavirus un vrai succès en salle de “un pays qui se tient sage

    censure-pensée uniquecensure-pensée unique

    Force est de constater qu’il y a urgence à se mobiliser pour défendre la  d’information, gravement menacée par le régime Macron en France dans ses fondements même. En observant, comme l’analyse dans le détail la Quadrature du net dans la tribune que nous reproduisons ci-après, que les projets du régime sont d’ailleurs plus graves que la seule interdiction de filmer des policiers au moyen d’une infraction bien floue. Car elle se complète de la mise en oeuvre pour un fichage informatique automatisé via l’enregistrement vidéo de toutes les manifestations y compris par moyen en direct à destination de moyen de reconnaissance faciale d’une part, mais également d’un projet de loi pour le moment censurée par le conseil constitutionnel visant au contrôle par une censure administrative des . Ce dernier projet est en train d’ailleurs d’être imposé, bien qu’inconstitutionnel, au moyen… des directives européennes. C’est la preuve au demeurant que l’Union Européenne n’est pas un instrument de liberté, si ce n’est pour les capitalistes, leur dumping social et leur évasion fiscale, mais un instrument totalitaire d’oppression et d’exploitation des peuples.

    Pour les libertés démocratiques, il y a urgence à déconfiner nos mobilisations, tous ensemble.

    JB CLEMENT  pour www.initiative-communiste.fr


    Loi sécurité globale: surveillance généralisée des manifestations

    par la Quadrature du Net

    Le 20 octobre, les députés de la majorité LREM ont déposé une proposition de loi de « sécurité globale » qui sera débattue par l’Assemblée nationale le 4 novembre. Son article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre. Son article 22 veut légaliser la surveillance par drone. Son article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers.

    Nous exigeons le rejet de ces trois mesures, ne serait-ce qu’en raison de l’atteinte inadmissible qu’elles portent au droit fondamental d’exprimer nos opinions en . Ce n’est pas la seule critique à faire contre ce texte, mais c’est la critique que nous développerons dans cette première analyse.

    L’approche confrontationnelle du maintien de l’ordre

    Pour bien comprendre les dangers posés par cette proposition de loi, il faut la resituer dans la pratique générale du maintien de l’ordre en manifestation. Deux approches s’y opposent.

    Une première approche « d’accompagnement », telle qu’elle serait enseignée au centre de formation de la gendarmerie ou telle qu’elle existe en Allemagne, en Suède ou en Suisse, se concentre sur la protection des manifestants, le dialogue et la désescalade de la violence.

    Une deuxième approche « confrontationnelle », telle qu’elle s’illustre vivement depuis 2015 et telle qu’elle est fermement dénoncée depuis (voir par exemple le rapport du défenseur des droits de 2018), vise avant tout à dissuader la population de participer à des manifestations, que ce soit par épuisement psychologique des participants (pratique de la nasse, blocage ou filtrage des entrées et sorties du parcours, gazage, fouilles au corps, comportements injurieux) ou par des violences physiques (LBD, grenades, charges). Cette seconde approche ne traite plus les manifestantes et les manifestants comme des individus à protéger mais comme des « flux » déshumanisés qu’il s’agit uniquement de canaliser, de dévier, de retenir ou d’écouler.

    L’approche « d’accompagnement » est théoriquement compatible avec notre droit fondamental de manifester. Au contraire, l’approche confrontationnelle est frontalement opposée à ce droit, par essence. C’est cette approche que la loi « sécurité globale » tente de renforcer, en donnant à la police trois moyens technologiques nouveaux pour s’y enfoncer davantage.

    Surveillance de masse au sol

    Une loi de 2016 a autorisé les policiers et les gendarmes à filmer leurs interventions par des « caméra mobiles ». Une condition était toutefois posée : que l’agent portant la caméra ne puisse pas accéder aux images, celles-ci ne pouvant être exploitées qu’a posteriori, lorsqu’un événement particulier survenu pendant l’intervention le justifiait. Cette condition, d’après l’avis de la CNIL, constituait une des « garanties essentielles » capables de rendre le dispositif acceptable.

    L’article 21 de la loi « sécurité globale » propose de supprimer cette garantie. Non seulement l’agent pourra accéder aux images qu’il a enregistrées mais, plus grave, les images ne seront plus seulement exploitées à posteriori : elles pourront aussi être « transmises en temps réel au poste de commandement ». Quel est le but de cette transmission en temps réel ? Il ne s’agit manifestement pas d’informer le centre de commandement du déroulé de l’intervention, puisqu’une communication orale y suffit largement depuis des décennies. À notre sens, un des intérêts principaux serait de permettre l’analyse automatisée et en temps réel des images. Pour rappel, la police est autorisée depuis 2012 à utiliser des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier une des 8 millions de photos déjà enregistrées dans le fichier de traitement des antécédents judiciaire (TAJ) sur n’importe quelle image dont elle dispose (qu’elle vienne de caméras fixe ou mobile, de vidéo publiée en ligne, etc.)

    En manifestation, la reconnaissance faciale en temps réel permettra au centre de commandement de renseigner en direct les agents de terrain sur l’identité des nombreux militants et militantes qu’ils croiseront, déjà fichées à tort ou à raison dans le TAJ, fichier que la police gère seule sans contrôle indépendant effectif. Ce nouvel outil permettra à la police de multiplier certains abus ciblés contre des personnes déjà identifiées : gardes à vue « préventives », accès au cortège empêché, interpellations non-suivies de poursuite, fouilles au corps, confiscation de matériel, comportement injurieux…

    Il ne s’agirait pas d’une simple accentuation mais d’un véritable changement de paradigme : actuellement, la police ne peut malmener qu’une poignée de personnes, plutôt célèbres, dont le visage peut être effectivement retenu par les policiers humains. Cette limite cognitive disparaît entièrement avec la reconnaissance faciale en temps réel, qui pourra toucher n’importe quel militant politique ou presque. Cette évolution est parfaitement étrangère à l’approche protectrice du maintien de l’ordre, mais s’inscrit parfaitement dans l’approche confrontationnelle.

    Surveillance de masse aérienne

    L’article 22 de la loi « sécurité globale » propose d’autoriser une pratique qui s’est répandue en violation de la loi au cours des derniers mois : le déploiement de drones pour surveiller les manifestations (pratique que nous venons d’attaquer à Paris).

    Une telle surveillance aérienne est parfaitement inutile dans l’approche non-confrontationnelle du maintien de l’ordre : les drones ne sont pas des outils de dialogue ou d’apaisement mais, au contraire, distancient certains policiers et gendarmes des manifestants, qui ne peuvent même plus les voir. À l’inverse, la surveillance de masse par drones s’inscrit parfaitement dans l’approche confrontationnelle, et ce de deux façons.

    En premier lieu, tout comme pour les caméras mobiles, les images captées par drones peuvent être analysées par reconnaissance faciale en temps réel, facilitant les actions ciblées de la police contre des militants préalablement identifiés. La surveillance par drones permet aussi, plus simplement, de suivre à la trace n’importe quel individu « dérangeant » repéré au cours d’une manifestation, afin de diriger les forces aux sols pour le malmener. Mediapart en a récemment donné un exemple saisissant : le témoignage de militantes qui, pour défendre l’hopital public, ont lâché une banderole flottante pendant un discours d’Emmanuel Macron et que la police a interpellées dans un domicile privé en expliquant avoir suivi leur trace par drone – avant de les relâcher après quatre heures, sans qu’elles ne soient poursuivies. Gérard Darmanin l’explique sans gêne dans le nouveau « schéma national du maintien de l’ordre » : les drones « sont utiles tant dans la conduite des opérations que dans la capacité d’identification des fauteurs de troubles ».

    En second lieu, à ces attaques ciblées s’ajoute une approche plus collective. Le drone est l’outil idéal pour la gestion de flux déshumanisés propre à l’approche confrontationnelle. La position aérienne donne à voir concrètement ces « flux » et « liquides » que nous sommes devenus. Elle fait clairement apparaître les robinets et les écluses que la police peut actionner pour retenir, dévier ou faire écouler les flux humains : nasses, barricades, filtres, grenades, gaz. La stratégie d’épuisement des foules est bien délicate à mener sans vision d’ensemble, et c’est l’intérêt principal des drones que d’offrir cette vision.

    Pire, avec une vision si haute et lointaine, les ordres du centre de commandement ne peuvent qu’être déconnectés des considérations humaines les plus élémentaires : bien souvent, les manifestants et les manifestantes ne sont plus que des points vus du dessus, dont la souffrance et la peur sont imperceptibles. Les conditions idéales sont réunies pour éviter que les donneurs d’ordre ne soient distraits par quelque empathie ou considération morale, pour que plus rien ne retienne la violence illégitime qui dissuadera les manifestants de revenir exercer leurs droits.

    Interdiction de documenter l’action de la police

    L’article 24 de la loi « sécurité globale » propose d’interdire au public de diffuser « l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police » et lorsque cette diffusion est faite « dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique ». Cette dernière précision vise à rassurer, mais ne soyons pas dupes : la police empêche déjà très régulièrement des personnes de la filmer alors qu’elles en ont parfaitement le droit. Cette nouvelle disposition ne pourra que rendre l’opposition de la police encore plus systématique et violente, peu importe le sens exact de la loi. De même, cette disposition sera à coup sûr instrumentalisée par la police pour exiger que les réseaux sociaux, petits ou grands, censurent toute image d’abus policiers, d’autant que le droit français rend ces plateformes responsables des images « manifestement illicites » qu’elles ne censureraient pas après signalement.

    Il faut bien comprendre, ici encore, que si le maintien de l’ordre se faisait dans une approche de protection et d’apaisement, cette mesure serait parfaitement inutile. La population ne dénoncerait pas de policiers et n’en diffuserait pas l’image si la stratégie de maintien de l’ordre ne reposait pas sur la violence. Le seul objectif de cette disposition est de permettre à cette violence de perdurer tout en la rendant pratiquement incontestable.

    Conclusion

    Aucune de ces trois mesures ne serait utile dans une approche non-violente du maintien de l’ordre, dont l’objectif ne consisterait pas à combattre l’exercice légitime d’une liberté fondamentale mais bien de l’accompagner. A fortiori, ces mesures donneraient un pouvoir nouveau, dans un contexte où la contestation contre les violences policières grandit et où se fait criant le besoin de mécanismes démocratiques de contre-pouvoirs et de régulation du maintien de l’ordre.

    Ce fourvoiement des députés LREM, avec la complicité du gouvernement et de leurs alliés de circonstance du centre traduit une déconnexion de certain·es parlementaires. Nous demandons à l’Assemblée nationale de supprimer ces articles et d’exiger — c’est aussi son rôle — du ministère de l’intérieur un changement radical de modèle dans le maintien de l’ordre.

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  • La commission internationale du PRCF apporte tout son soutien à la demande pressante formulée par le PC du Venezuela que justice soit enfin rendue au camarade Luis Fajardo, assassiné par la réaction vénézuélienne, afin que cesse l’impunité de ses assassins et que ne soit pas ainsi encouragé de fait, par l’impunité, le harcèlement contre les communistes vénézuéliens.

    Le PRCF reste mobilisé pour la défense du Venezuela bolivarien et de ses conquêtes sociales menacées par le sabotage de l’oligarchie et par l’encerclement impérialiste.

    Alors que le peuple chilien vient de remporter une grande victoire, à l’appel du PC chilien, lors du référendum constitutionnel, alors que le peuple bolivien – pourtant placé sous la botte des putschistes – a élu triomphalement un membre du Mouvement d’action socialiste à sa présidence, alors que Cuba socialiste tient bon malgré le renforcement du blocus par Trump et Cie, il faut tout faire pour que survive et rebondisse l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA) dont le Venezuela est cofondateur. De ce point de vue, la participation du PRCF, en France même, aux actions de défense du Venezuela et la dénonciation des mensonges formulés en permanence à son encontre par Macron, l’UE et la grande presse à leurs ordres, ne doit pas s’affaiblir mais au contraire monter en puissance dans la mesure de nos possibilités actuelles. Mais pour que l’État bolivarien sorte vainqueur du bras de fer que lui impose l’impérialisme, il faut que le rôle et l’action propres des communistes, avant-garde de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre du Venezuela, soient pleinement reconnus, et non pas systématiquement rabaissés ou réprimés. Tout ce qui nourrit l’anticommunisme et la répression anti-populaire, en particulier celle qui vise les paysans sans terre, affaiblit l’État bolivarien, divise le peuple, encourage la réaction et stimule l’agressivité impérialiste. Plus que jamais, l’indépendance nationale, le progrès social et la marche au socialisme sont indissolublement unis. Souvenons-nous de l’avertissement avisé de Lénine: “on ne peut avancer d’un pas si l’on redoute de marcher au socialisme”.

    Le  dénonce: les meurtres de Luis Fajardo et Javier Aldana se poursuivent en toute impunité
    Assez d’impunité!

    Deux ans après le meurtre du camarade Luis Fajardo et Javier Aldana, du Parti communiste du Venezuela, nous demandons justice; que le Ministère Public s’adresse à Exp.N ° MP-379761-2018 et punisse définitivement les coupables pour que ce crime ne reste pas impuni.

    Le Bureau politique du Parti communiste du Venezuela (PCV), le 31 octobre 2020, deux ans après l’assassinat vil et perfide de notre camarade Luis Fajardo, membre du Comité central du PCV, et du militant paysan Javier Aldana, nous dénonçons une fois de plus l’état d’impunité qui a été imposé à l’affaire et nous réitérons au citoyen procureur général de la République, Tareck Williams Saab, notre demande de justice et de punition pour les responsables intellectuels, matériels et complices de ce crime.

    Le camarade Luis Fajardo, éminent dirigeant agraire du courant de la classe paysanne «Nicomedes Abreu» (CCC-NA) et du PCV, a mené d’importantes luttes du mouvement paysan, en particulier dans l’ouest du pays, à Sur del Lago, contre les propriétaires fonciers et les fonctionnaires corrompus dans la région.

    Malgré les plaintes du public déposées par le Parti communiste du Venezuela et le CCC-NA, le 29 mai 2018, devant le 21e bureau du procureur de Caja Seca, (municipalité de Sucre, Zulia), ainsi que pendant la marche admirable paysanne et en Rencontres avec les procureurs nationaux sur les menaces, la persécution et le harcèlement du camarade Luis Fajardo par le propriétaire foncier Carlos Sulbarán et par des fonctionnaires de diverses institutions de l’État, parmi lesquelles: le GNB, le CICPC, le législateur Guliber Antunes (CLEZ) et le coordinateur de l’ORT (INTI) Sur del Lago, Dustin Quiñonez, il n’y a eu aucune action préventive procédurale et institutionnelle. Le résultat a été l’assassinat du camarade Luis Fajardo le 31 octobre 2018 dans la ville de Nueva Bolivia, municipalité de Tulio Febres Cordero de l’État de Mérida.

    Par la suite, des réunions ont eu lieu avec le citoyen vice-procureur, le vice-président de la République et avec différentes agences de l’Etat vénézuélien pour dénoncer ce crime, sans qu’il y ait eu jusqu’à présent de réponse satisfaisante.

    Une fois de plus, nous élevons notre voix la plus énergique de protestation contre les abus, les menaces et le harcèlement constants des paysans, dont les conséquences ont conduit à une privation illégale de liberté; l’ouverture de faux dossiers et, plus sérieusement, le meurtre de plus de 300 combattants de la campagne vénézuélienne, y compris le cas du camarade Luis Fajardo.

    À plusieurs reprises, nous avons dénoncé dans les parquets des États Barinas (Los Cerros, Las Mercedes), Portuguesa (Suruguapo), Guárico (Cucharito et Garañones), Cojedes, Mérida (El Caiman et El Trompillo), Yaracuy, Zulia (Caño Rico, San Camilo, Las Lomas, El Mongo et Las Glorias); ainsi qu’à de multiples reprises au parquet national, sans parvenir à une réponse efficace qui empêche la poursuite des exactions des propriétaires fonciers, de concert avec les agents de l’État et les institutions, avec l’aggravation que les agences de sécurité et l’INTI agissent avec plus de force contre les paysans, en favorisant les propriétaires terriens, en créant de l’anxiété et des troubles dans la population paysanne.

    De même, nous demandons l’attribution et la livraison des terres de la ferme Caño Rico aux familles paysannes qui, après une longue lutte, l’occupent aujourd’hui par le biais de l’Unité de production collective «Luis Fajardo».

    Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela (PCV)

    Caracas, le 31 octobre 2020.

    https://prensapcv.wordpress.com/2020/10/31/denuncia-el-pcv-continuan-impunes-asesinatos-de-luis-fajardo-y-javier-aldana/

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  • La France fait face à une seconde montée épidémique du . Après la fin d’une première vague épidémique à l’issue d’un difficile confinement, la gestion catastrophique par le régime Macron appliquant les dogmes du système capitaliste a relancé l’épidémie dès le mois de juillet. Avec pour résultat dès la rentrée de septembre à nouveau des morts dus à une nouvelle vague d’infection au covid-19. C’est ce que montrent les données des certificats de décès recueillis par l’INSEE et publiées en direct par l’INSERM, données sous-évaluant les chiffres puisque ne prenant pas en compte l’ensemble des décès.

    Cette “seconde vague”, reprise de l’épidémie, met sous très forte tension le système hospitalier, essentiel pour soigner les millions de personnes qui en ont besoin en France, avec près de 13 millions d’hospitalisations chaque année. La crise épidémique souligne à l’évidence un très grave problème : la fermeture massive des lits d’hôpitaux en raison de décennies d’ et de privatisation rampante de l’hôpital public rend le système hospitalier incapable de faire face dans des conditions satisfaisantes, pour les malades comme les soignants. Ce n’est pas faute d’avoir alerté et dénoncé. On se souvient de la morgue de Macron répondant à une infirmière réclamant des moyens indispensables et urgents “il n’y a pas d’argent magique”. On paye désormais au centuple le refus d’avoir conservé à nos hôpitaux publics leurs personnels et les lits vitaux pour nous soigner.

    -30% de lits en 20 ans !

    En un graphique comprendre pourquoi l’euro-austérité tue et détruit le pays.
    En 1981 la France comptait 7,1 lits d’hôpital public pour 1000 habitants. Sous les effets de l’euro-austérité ce ne sont plus que 3,6 : soit une baisse de moitié.

     

    Pour comparaison, l’Allemagne compte 8 lits pour 1000 habitants, la Corée du Sud 12,4, le Japon 13, et la moyenne en Union Européenne est de 5,3.

    On comprend mieux pourquoi le #covid19 menace de faire exploser notre système de . En effet, avec deux fois plus de capacité d’accueil de malades, nul doute que la pression serait bien moindre sur l’hôpital. Ce qui signifierait tout à la fois:

    • la capacité à soigner plus de malades du covid-19 dans de meilleures conditions,
    • la capacité à accueillir plus longtemps tous les malades et blessés sans devoir faire un tri indigne du 6e pays le plus riche de la planète,
    • la capacité à mener mieux et plus vite, de façon beaucoup plus sereine la recherche des traitements,
    • la capacité à assurer aux personnels soignants et non soignants des hôpitaux des conditions de travail décentes.

    L’UE-MEDEF commanditaire de la liquidation de nos hôpitaux.

    L’Union Européenne a exigé ces dernières années à 63 reprises que les dépenses de santé soient diminuées. C’est elle qui a très directement imposée, au nom de la règle d’or budgétaire de l’Euro, et alors que la BCE délivrait des centaines de milliards aux banques des milliardaires, de fermer par centaines de milliers des lits d’hôpitaux en France.

    comparaison internationale de la mortalité du covid-19 par le peu suspect de sympathie communiste Financial Times

    Si l’Euro et l’Union Européenne sont responsables des délocalisations – provoquant un chômage de masse pour les ouvriers – de nos usines et donc la destruction de la capacité à produire les équipements et produits indispensables à la réponse sanitaire (médicaments, respirateurs, masques, tests de dépistage etc…), elle est aussi la cause de la destruction de nos services publics essentiels. Les hôpitaux avec moitié moins de lits, les écoles et universités surchargées, voilà qui explique l’ampleur de la crise et la difficulté à s’en sortir. Et ce alors que des pays socialistes comme Cuba ou la Chine mettant l’humain et non le profit au cœur de leur priorité s’en sortent avec 500 fois moins de morts pour un virus qui est pourtant bien le même. Oui l’euro-austérité tue, oui l’Union Européenne tue, oui le Capitalisme tue !

    Quelle serait la situation si l’Union Européenne du Capital n’avait pas massacré nos hôpitaux ?

    Si la France avait pu conserver ses 7 lits pour 1000 habitants dont elle disposait en 1981, nous aurions aujourd’hui 475 000 lits. C’est à dire 231 000 lits disponibles de plus que les 243 000 lits de nos hôpitaux publics. Sans aucun doute que nous aurions également bien plus de lits de soins intensifs. Actuellement il y aurait 5000 lits de réanimation en tout en France et 11.6 lits de soins intensifs pour 100 000 habitants, soit environ 7500 lits en France. C’est plus de trois fois moins que ce dont dispose l’Allemagne (38.7 /100000 habitants). C‘est ce qui explique la saturation très rapide des capacités de soins hospitaliers avec la montée épidémique du covid-19. Observons que ces dernières années les syndicalistes de l’hôpital publique dénonçaient ces fermetures de lits qui ne leur permettraient plus de prendre en charge une épidémie de grippe sévère… Durant plusieurs jours en avril, les unités de soins intensifs en France ont été totalement dépassées par l’afflux de malades covid-19. Une saturation à 93,4% indiquant que de très nombreux malades n’y ont sans doute pas pu avoir accès. Au 31 octobre 2020, la saturation est à 45,9%.

    Si la France disposait d’autant de lits de soins intensifs par habitant que l’Allemagne, elle aurait a contrario 26000 de ces places d’hospitalisation. Le taux d’occupation actuel serait alors de 13.2%, loin de la saturation.

     

     

    JB CLEMENT

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  

    Déclaration

    du Secrétariat national du PRCF,

    En annonçant le  de la France, Emmanuel  reconnaît l’échec du déconfinement Castex et la gravité de la situation sanitaire en France : déjà 523 décès le mardi 27 octobre – contre 501 le 1er avril dernier, date du début de l’explosion de la mortalité. Le caractère saisonnier et hivernal du virus semblant se confirmer le risque existe d’un désastre à grande échelle en termes de mortalité dans les prochaines semaines, alors que plus de 70% des lits de réanimation d’Île-de-France sont déjà occupés par des malades gravement atteints du coronavirus. Au regard des capacités hospitalières particulièrement réduites (manque d’hôpitaux, de lits de réanimation et de personnels formés) en raison de décennies d’euro- et compte tenu de l’ampleur généralisée de la circulation épidémique, empêcher une situation catastrophique en termes de vies humaines est indispensable. L’embouteillage général des structures de soin pire encore qu’au printemps dernier, avec de nouveaux reports de soins pour les malades graves non atteints par le Covid rend fortement probable le tri (de fait, déjà entamé) entre les contaminés graves eux-mêmes.

    En ce sens, le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) renouvelle fermement son appel à faire preuve de discipline individuelle (en pratiquant les « gestes barrière » et en prenant pour soi et les autres les précautions qui s’imposent) ET collective. Il appelle les travailleurs du public et du privé à faire appliquer sans faiblesse le droit au télétravail partout où c’est possible, à obtenir des conditions de travail décentes et fortement aménagées dans l’ensemble des établissements (notamment scolaires) et à exiger un protocole national renforcé soumis aux syndicats. Pour cela, il faut oser collectivement s’opposer aux patrons et aux chefs d’établissements laxistes ou pétris d’autoritarisme, bien plus préoccupés par leurs profits et leur carrière pour nombre d’entre eux que de la santé des travailleurs. Le cas échéant, cessons le travail et faisons jouer le droit de retrait : nos vies passent avant leurs profits !

    Cette fois-ci, Macron abandonne les déclarations grandiloquentes et les fanfaronnades de mars dernier quand le Tartuffe de la République expliquait qu’il fallait que « la vie continue » et, une fois la gravité de la situation admise, affirmait de manière péremptoire que « le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences, toutes les conséquences. » Mais si la France est plongée dans le re- généralisé – à la différence des pays socialistes ou d’inspiration socialiste comme la Chine, Cuba ou le Venezuela –, la faute revient en grande partie à « Jupiter » et sa clique de laquais qui, contrairement aux belles « promesses » des « Jours heureux » formulées au printemps dernier, n’ont pris aucune disposition sérieuse sur le plan sanitaire pour éviter de mettre à nouveau « sous cloche » une France profondément fracturée.

    En effet, Macron réalise un énième numéro de satisfecit personnel en évoquant un misérable « Ségur de la Santé », voulant faire croire qu’il a consenti à un « effort colossal », alors que les personnels soignants manifestaient encore il y a quelques semaines à proximité du ministère de la Santé – accueilli par les grenades et les matraques des CRS – pour dénoncer les mesures largement insuffisantes mises en œuvre depuis le déconfinement, poursuivant ainsi un mouvement enclenché depuis des années contre la casse des hôpitaux publics. Ce deuxième confinement confirme le fiasco de la politique macroniste, qui consiste en l’euro-démantèlement des services publics si indispensables à la vie des citoyens et des travailleurs ; rappelons que la Commission européenne a recommandé aux Etats-membres de « réduire les dépenses de santé » à 63 reprises entre 2011 et 2018, ordres que les vice-chanceliers Sarkozy, Hollande et Macron ont appliqué avec un zèle euro-capitaliste croissant. Il s’agit bel et bien d’un nouveau fiasco sanitaire de la part des capitalistes dont le souci fondamental de la pérennité du profit surpasse le besoin vital du bien-être des citoyens et des travailleurs.

    En outre, retenant les leçons des « promesses » non exécutées en juin dernier, Macron « brille » en n’annonçant aucune « prime Covid » pour les caissières et les caissiers ainsi que les personnels hospitaliers, qui attendent de toute façon encore pour l’immense majorité d’entre eux les 1500 euros non encore obtenus. Et bien évidemment, poursuivant son étouffement de la vie démocratique, Macron interdit les rassemblements publics, déjà réduits à peau de chagrin par l’euro-fascisation croissante, et ce avec la complicité de directions confédérales syndicales trahissant les intérêts des travailleurs au nom des mensongers « dialogue social » et « syndicalisme rassemblé » qui débouchent sur une sidérante atonie au lieu de mener la lutte des classes pour stopper l’offensive euro-réactionnaire de Macron-Merkel. D’autant qu’à l’arrière-plan, ce gouvernement de fossoyeurs qui réclame la trêve sociale et l’union nationale, accapare les médias, bâillonne l’opposition populaire et applique sa feuille de route maastrichtienne en matière de contre-réforme des retraites, de l’assurance-chômage et du lycée.

    De ce point de vue, hors de question d’accepter la moindre contre-« réforme » que le gouvernement Castex souhaiterait faire passer en exploitant cyniquement le confinement, et notamment en laissant le champ libre aux « plans de sauvegarde de l’emploi » qui entraînent la suppression de milliers d’emplois ou à la destruction toujours à l’ordre du jour des retraites par répartition et de la Sécurité sociale ; faut-il rappeler que le 29 février dernier, Edouard Philippe annonçait l’usage de l’article 49-3 pour faire passer en force la contre-« réforme » des retraites contre laquelle étaient vent debout des millions de citoyens et de travailleurs, et se moquait éperdument de la gravité de la situation sanitaire de l’est de la France ? Si Macron a l’intention de museler encore plus les oppositions populaires et de poursuivre l’euro-destruction de toutes les conquêtes démocratiques et sociales dans cette nouvelle période de confinement, qu’il s’attende à la « tempête sociale » qu’Edouard Philippe disait craindre il y a quelques semaines.

    De fait, la multiplication des épidémies saisonnières diverses et incontrôlables constitue une caractéristique majeure de la mondialisation capitaliste avec laquelle il est plus que jamais urgente de rompre. La solution ne réside certainement pas dans un repli autarcique et une absence de coopération internationale sur des bases souveraines et égalitaires, comme le préconise le prétendu « Rassemblement national » obnubilé par la stigmatisation et la chasse aux musulmans. Elle réside dans la mise en place d’une mondialisation au service des peuples, autrement dit communiste, ayant comme préalable fondamental la souveraineté nationale et populaire pleine et entière, nécessitant donc de rompre avec tous les carcans contraignant les citoyens et les travailleurs, à savoir l’euro, l’, l’OTAN et le capitalisme exterministe avec l’ensemble de ses institutions (FMI, OMC, Banque mondiale). En somme, une véritable Internationale caractérisée par la solidarité et la réciprocité dégagée de toute recherche du profit, comme l’ont démontré Cuba socialiste, la Chine et le Vietnam populaires au printemps dernier en aidant les pays européens – France et Italie en tête – tandis que l’UE était, une nouvelle fois, aux abois.

    Et parce que le risque d’une nouvelle vague de coronavirus au printemps prochain ou d’une nouvelle épidémie incontrôlable dans le futur existe, le PRCF propose, sans même parler de la réouverture (à laquelle il faudra bien songer) de tous les hôpitaux, maternités et établissements publics dits de proximité) la mise en place urgente d’un grand bloc hospitalier spécifiquement destiné aux situations de cette nature pour chacune des vingt-sept régions de France, à savoir les cinq régions d’outre-mer qui souffrent également beaucoup du coronavirus (à l’image de la Guyane) et des vingt-deux (et non treize euro-Länders instaurés par les soi-disant « socialistes ») régions métropolitaines, afin que les (très insuffisantes) structures hospitalières actuelles soient principalement consacrées au traitement de toutes les autres maladies chroniques et quotidiennes. Car l’une des conséquences du fiasco de la politique de Macron est la sélection déjà effective des malades – bien que le Tartuffe de la République s’en défende. Le régime Macron fait une nouvelle fois la démonstration de la dangerosité du système capitaliste : le pays n’est pas plus prêt en cette fin octobre qu’au début de l’année 2020. Absolument rien n’a été fait pour mobiliser et développer nos capacités de production au service de la lutte contre l’épidémie pour revenir au plus vite à la normale. Non, le “marché” et “l’initiative privée” ne sont pas la réponse efficace aux besoins fondamentaux de l’humanité ! Ce n’est donc pas en continuant avec des euro-gouvernements aux ordres du MEDEF, de Bruxelles et de l’axe Berlin-Washington que les citoyens et les travailleurs sortiront de ce « cauchemar sans fin » et de l’ordre (c’est-à-dire en fait du désordre) capitaliste euro-atlantique qui dissout la France et la République, démantèle les services publics, détruit les conquêtes sociales et démocratiques et arase les libertés publiques, le tout en créant les bases d’affrontements intercommunautaires géants sur fond de fascisation galopante de l’Etat.

    Le PRCF combat et continuera de combattre le coronavirus comme toutes les sortes de virus et maladies qui font souffrir l’humanité, en soutenant totalement l’ensemble des travailleurs directement confrontés à la pandémie, des métiers du secteur hospitalier et de la santé aux enseignants, des employés de supermarchés aux artisans et petits commerçants, des cheminots et conducteurs de bus, train, métro et taxi aux transporteurs routiers, des policiers aux pompiers, et de tous les ouvriers, employés et agriculteurs qui sont ceux qui seuls font tourner le pays, à l’inverse de cette classe capitaliste parasite si prompte à l’exil fiscal et qui profite de la pandémie pour partout délocaliser et fermer les entreprises, spéculant contre nos indispensables outils de production.

    Encore plus qu’en mars dernier, le confinement Macron-Castex est un confinement de classe, symbolisé par le mépris affiché de l’Education nationale : après avoir imposé une rentrée sans réel protocole sanitaire – contribuant gravement à la bombe épidémique -, Blanquer confirme l’ouverture des écoles avant tout par souci de garder les enfants des travailleurs, sans qu’aucune garantie de sécurité ne soit apportée aux professeurs et aux élèves. Il est difficile de comprendre qu’il ouvre aux élèves et aux personnels des locaux inappropriés aux contraintes sanitaires dont il ne cesse, dans le même temps, de nous dire qu’elles sont indispensables et vitales… tout en indiquant que le protocole sanitaire sera renforcé « si possible » !

    Responsables et conscients de la gravité de la situation, les militants du PRCF appliquent et continueront d’appliquer avec discipline et rigueur les consignes de sécurité sanitaire et veilleront en particulier que les droits à la protection et à la sécurité sanitaires des travailleurs soient respectés. De même, le PRCF ne soutiendra que les mesures nécessaires bien délimitées temporellement et contrôlées démocratiquement pour faire face à de nouvelles pandémies exceptionnelles menaçant la santé et la vie des populations.

    Mais parallèlement, le PRCF combat et continuera de combattre un pouvoir macronien irresponsable et inconséquent, incapable de planifier une quelconque réponse dans le temps long pour faire face aux crises économiques et sanitaires ainsi qu’aux menaces intégristes de toute nature, fascisme et islamisme en tête. La pandémie du coronavirus, symbole de l’échec pitoyable de l’euro-mondialisation capitaliste, révèle chaque jour davantage la réalité du « Nouveau Monde », celle d’un ordre capitaliste euro-atlantique semant le désordre permanent et pratiquant la répression sauvage et fanatique sur l’ensemble des citoyens et des travailleurs.

    Face au camp du chaos et de la  que représentent l’UE, le MEDEF, Macron/Castex et leurs laquais ainsi que les prétendus RN et « Républicains », et pour éviter le scénario cataclysmique d’un nouveau faux « duel » et vrai duo Macron-Le Pen en 2022, il est VITAL de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ET du capitalisme exterministe pour construire de véritables nouveaux « Jours heureux » : REJOIGNEZ LE PRCF !

    Le 31/10/20

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Déclaration du secrétariat

    du Pôle de Renaissance Communiste en France

     

    Tenir bon et montrer l'issue ! (IC.fr-30/10/20)Agressé depuis longtemps et de tous côtés sur tous les terrains (conquêtes sociales du , souveraineté nationale, produire en France, services publics, promotion indécente du tout anglais par l’État lui même…), le peuple français est en outre harcelé par le fanatique et accablé par une pandémie consubstantielle à la mondialisation néolibérale et à la mega-casse européenne des systèmes de santé.

    Pourtant, il n’existe aucune fatalité à cette noria de fléaux d’apparences si diverses. Il n’est pas si loin le temps où la France refusait l’invasion états-unienne de l’Irak, tendait la main aux Palestiniens spoliés et s’attirait la sympathie des peuples opprimés. Écrasante est la responsabilité des gouvernants maastrichtiens successifs qui, courtisant servilement Washington, l’OTAN, le fasciste Netanyahou, mais aussi les régimes intégristes du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Turquie d’Erdogan, ont transformé notre pays en sanctuaire de tous les fanatiques présentés comme des combattants de la liberté alors qu’ils n’étaient que les instruments de l’antisovietisme, de la russophobie et de la déstabilisation de l’état laïque de Syrie.

    Oui il est possible de faire respecter la à la française, de proscrire le deux poids deux mesures en matière de séparation de l’Etat et des cultes, de mettre hors d’état de nuire les egorgeurs, de repousser tout amalgame entre ces monstres et les travailleurs musulmans vivant chez nous, et surtout, de remettre en place une politique étrangère non alignée servant la paix, l’intérêt véritable de notre pays et la souveraineté de TOUS les pays.

    Et oui il est possible de retropedaler vigoureusement sur l’euro-casse honteuse de l’Education nationale, de l’hôpital public et des autres services publics dépecés sur les injonctions répétées de Bruxelles.

    Encore faut-il pour cela que, surmontant la lâche démission des anciennes avant-gardes euro-alignees, appareil du PCF en tête, les militants franchement communistes, les syndicalistes de terrain, les vrais républicains, construisent d’arrache-pied les outils indispensables à la reconstruction de notre pays gravement malade : un vrai parti communiste de combat, un syndicalisme rouge et offensif, une Convergence Nationale des Résistances portant le Frexit progressiste.

    C’est à quoi se consacrent les militants du PRCF qui, en ce centième anniversaire du , œuvrent à remettre la révolution socialiste au cœur de la problématique sociétale. C’est désormais une urgence vitale.

    le 29/10/2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/


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  • Dimanche 25 octobre 2020, à près de 80% des voix, les Chiliens ont largement approuvé la révision de la constitution du , mise en place à l’époque de Pinochet. Artisans essentiels de la mobilisation pour appuyer la révision de la constitution, les communistes chiliens doivent désormais affronter de nombreux autres défis face au pouvoir capitaliste néolibéral de Sebastian Piñera, comme le présente cette série d’articles évoquant notamment les futures échéances politiques. Plus que jamais, l’heure est à la solidarité avec le peuple et les communistes chiliens, pour qu’enfin triomphent la volonté populaire et la démocratie au Chili et que soit définitivement tournée la douloureuse page sombre de l’ère Pinochet.



     

    Le rôle et la place

    des communistes au Chili

    par Antoine Luci

     

     

    Les communistes du Chili analysent la crise de leur pays et les défis de leur parti

    La grave crise sanitaire-rappelons que l’Argentine, le Chili et l’Australie figurent parmi les pays les plus touchés par la crise sanitaire-, économique et sociale, les défis que présentent le processus pour une nouvelle constitution et la tenue de leur congrès, ont été cet été au centre des travaux du Parti Communiste du Chili.

    C’est par écran interposé que les participants ont analysé cet été la situation dramatique à laquelle sont confrontés des millions de chiliens à cause de la pandémie du Covid-19, et le manque de mesures effectives et opportunes des autorités sanitaires, et du gouvernement de Sebastián Piñera.

    Luttes étudiantes au Chili, déjà en 2015

    Le congrès a porté une attention particulière à la classe des travailleurs, étant donné que plus de trois millions de personnes ont perdu leur source de revenus, sont au chômage ou ont vu leur relation au travail suspendue, ce qui génère une paupérisation accrue dans la région de 15% selon les organismes internationaux.

    Les participants s’accordent à dire que le pays sortira très touché par la pandémie, mais qu’en même temps la population continue à réclamer des changements profonds pour en finir avec le modèle néolibéral.

    Ils ont mis l’accent sur le triomphe d’une nouvelle constitution pour avancer vers un modèle différent de développement et un Chili garant des droits, dans lequel le Parti Communiste peut jouer un rôle décisif pour le plébiscite du 25 octobre et exiger les mesures adéquates pour permettre aux électeurs d’aller aux urnes.

    https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=381184&SEO=analizan-comunistas-de-chile-crisis-del-pais-y-retos-de-su-partido

    Le congrès a souligné toute l’importance au travers du processus constituant des défis de la pandémie et des tentatives des secteurs réactionnaires qui rejettent le changement de l’actuelle constitution-du général Augusto Pinochet-et se sont prononcé pour suspendre le plébiscite.

    Les délégués ont unanimement relevé l’importance d’approuver une nouvelle Carta Magna dixit Grande Charte et d’obtenir une majorité importante dans la convention constituante dans laquelle la mobilisation et la volonté du peuple du Chili pèsera de toutes ses forces. Avec près de 80% des voix en faveur d’une révision de la Constitution, la volonté populaire a triomphé.

    Le congrès s’est prononcé pour participer aux prochaines élections municipales de 2021 avec la coalition Unité de la gauche pour le Changement et pour maintenir aussi des rapprochements avec les partis ou mouvements qui se rassemblent sous l’étiquette « J’approuve un Chili Digne ».

    Cependant, pour l’élection de maires et de préfets, le parti ouvrira le dialogue avec d’autres forces de l’opposition avec l’objectif de battre la droite et de continuer à œuvrer en faveur des candidatures du Parti Communiste.

    Le congrès a fixé son prochain congrès entre le plébiscite d’octobre et le 31 décembre, et il y a eu consensus pour en tenir un autre après les élections présidentielles de 2021, afin de porter une analyse plus profonde sur des sujets que le parti fera connaitre au pays.

    Par ailleurs, les communistes ont exprimé leur préoccupation quant à la situation des droits de l’homme depuis le mouvement du 18 octobre 2019 et ont condamné les lois répressives approuvées en pleine pandémie et qui ont dû compter sur des votes d’opposition.

    Ils ont exigé la liberté des prisonniers politiques de la révolte, parmi lesquels cent sont encore en prison. Ils ont condamné la forte augmentation de la présence militaire dans l’Araucanie, et ont exprimé leur soutien au député communiste Hugo Gutierrez, devant la tentative de destitution impulsée par la droite. Oui, le Parti Communiste du Chili a raison, mille fois raison de vouloir prendre part aux changements qui s’imposent dans ce pays !

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au Chili, 9 millions de personnes sont considérées comme pauvres. 30% de la population n’a pas d’épargne. Nombreux sont les chiliens qui arrivés au troisième âge perdent leur capacité à travailler et tombent dans la misère. Plus de 20% de la force de travail n’a pas de contrat de travail. L’échelle de salaires est très inégale entre les cadres d’entreprises et les travailleurs. La précarité, l’instabilité, le non-respect des droits du travail sont le lot des travailleurs. Il est temps d’en finir avec l’essence du Code du Travail élaboré par Pinochet et encore aujourd’hui en vigueur.

    LES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES AU CHILI

    25 OCTOBRE 2020 : Victoire à près de 80% lors du plébiscite initial pour en finir avec la Constitution politique mise en place sous Pinochet.

    29 NOVEMBRE 2020 : Primaires : Préfets régionaux et maires.

    11 Avril 2021 : Élections Générales : Préfets régionaux, maires, conseillers, membres de l’assemblée constituante (cela dépend des résultats du plébiscite national).

    9 Mai 2021 : éventuellement second tour : Préfets régionaux.

    4 Juillet 2021 : Primaires : Président de la République, Sénateurs et députés.

    21 Novembre : Élections générales : Président de la République, Sénateurs et députés.

    19 Décembre : Second tour des Élections générales : Président de la République, Sénateurs et députés.

    Plébiscite constitutionnel final : on approuve ou on rejette le texte de la nouvelle constitution (cela dépend des résultats du plébiscite initial de 2020 et de la durée de la convention).

    https://www.pauta.cl/politica/el-calendario-de-las-elecciones-en-chile-en-2020-y-2021

    Après avoir échoué dans les négociations pour les primaires de toute l’opposition, le Parti Socialiste (PS), le Parti Radical (PR), le Parti Pour la Démocratie (PPD), la Démocratie Chrétienne (DC), le PRO et Citoyens sont parvenus à un accord et se disputeront les primaires pour élire un candidat unique pour les préfets de régions, mais non pour les maires. Quant au Front Large (FA) il était parvenu à un accord pour inscrire ses propres primaires, desquelles ils éliront des candidats pour les municipales, lors desquelles il aura à faire face à un candidat de la droite et à un candidat de la Nouvelle Majorité.

    Outre le Front Large (FA), le Parti Communiste est resté en marge du pacte, il ne disputera pas officiellement les primaires qui auront lieu fin novembre 2020. À droite et au centre, un accord a été passé et il y aura bien des primaires entre Rénovation Nationales (RN), l’UDI, Evópoli et le PRI.

    https://www.t13.cl/noticia/politica/oposicion-logra-acuerdo-primarias-sin-frente-amplio-pc-30-09-2020

    11 septembre 1973 : coup d’État au Chili-Palais de la MONEDA

    Victor Jarra affiche des jeunesses communiste du Chili

    HONNEUR À VICTOR JARA, dirigeant de la JC chilienne, phare de la chanson latino-américaine et de la poésie hispanophone, ami de Neruda et patriote chilien, guitariste émérite.

    Il résista aux sbires de Pinochet (c’est-à-dire de… Kissinger) et les soldats putschistes lui tranchèrent les doigts avant de l’achever. Mais il vit dans nos cœurs et dans nos chants.

    Georges Gastaud

    Víctor Lidia Jara Martínez était un chanteur populaire chilien. Membre du , il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité Populaire et du président Salvador Allende

    https://www.facebook.com/nuestro.canto/videos/victor-jara-en-per%C3%BA-17-de-julio-de-1973/522952281608854/

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Pour une candidature FRANCHEMENT et/ou FRANCHEMENT INSOUMISE, IL FAUT L’ENGAGEMENT MILITANT TOTALEMENT INDÉPENDANT DES MILITANTS DE LA RENAISSANCE COMMUNISTE!

    Que faire en 2022 ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que les sondages ne sont guère flatteurs pour la gauche, notamment pour le qui peine à imposer une ligne claire et cohérente ; quant à Jean-Luc Mélenchon, dont le Pôle de Renaissance communiste en France avait soutenu la candidature de manière critique en 2017 tout en gardant sa totale indépendance d’action, force est de constater ceci: la ligne de LFI a évolué de manière droitière et euro-complaisante sur un sujet central, celui de la sortie de l’euro et de l’UE présentée à l’époque comme un plan B en mesure de faire pression face aux oligarchies allemande, “française” et bruxelloise. Il en résulte une interrogation très légitime sur les choix à effectuer dans l’optique de l’élection présidentielle et des législatives qui suivront. 

    (PRCF) dialogue avec Jean-Luc Mélenchon (LFI) en janvier 201
    D’un coté Mélenchon et la

    D’un côté, les appels à soutenir inconditionnellement le porte-parole principal de la France insoumise, sous prétexte qu’il est le seul arithmétiquement à espérer gagner selon les sondages, émergent parmi des personnes de gauche, parfois « communistes ». Puisque Jean-Luc Mélenchon est le seul à pouvoir rallier potentiellement un gros score sur son nom, alors il faudrait appuyer sa candidature quelles que soient les conditions. Une telle attitude inacceptable revient à la reddition immédiate et sans aucune condition programmatique, à commencer par celle du Frexit progressiste. En l’état actuel des choses, la dérive européiste symbolisée par Manon Aubry (qui semble préférer l’usage de l’anglais à celui du français au Parlement de Strasbourg et qui a explicitement indiqué qu’il n’était pas question pour LFI de sortir de l’UE et de l’euro) se traduit par des déclarations en faveur de « la sortie des traités européens mais pas de l’UE » et débouche inévitablement vers une capitulation en rase campagne : comprenne qui pourra une telle position, surtout parmi les classes populaires! Il est pourtant évident qu’aucun changement véritable, qu’aucun retour à l’indépendance nationale, et surtout, qu’aucune présence au second tour et a fortiori aucune victoire aux élections présidentielle et législatives n’est possible sans que la classe ouvrière et les autres classes populaires (couches moyennes en voie de déclassement comprises) ne soient mises au centre de la bataille politique. Et pour que cette centralité du monde du travail soit garantie aux travailleurs, la plus grande clarté sur l’UE est requise tant il est vrai que ce sont les ouvriers, les employés, les petits paysans et les jeunes de milieu populaire (aussi bien dans les banlieues populaires que les espaces ruraux), qui ont formé les gros bataillons du Non en 1992 (traité de Maastricht) et en 2005 (constitution européenne). 

    De l’autre le PCF-PGE et

    De l’autre, Fabien Roussel laisse entendre depuis plusieurs mois qu’il y aura une (la sienne ?) en 2022, tirant les leçons des expériences de 2012 et de 2017 et espérant remettre en scelle le PCF sur la scène nationale. Cet appel à une “candidature communiste” est relayé par des camarades estimant que « pour sortir du piège présidentiel et reconstruire l’espoir populaire, il faut une candidature communiste en 2022 ! ». De fait, depuis l’arrivée de Fabien Roussel à la tête du PCF, des discours tranchés sur la souveraineté – avec un discours pour « voir flotter ensemble le drapeau bleu blanc rouge de la France au côté du drapeau rouge du mouvement ouvrier » –, sur les manigances impérialistes ou sur le capitalisme ont été prononcés, marquant une certaine inflexion des politiques euro-mutantes désastreuses des directions précédentes. Mais parallèlement, d’autres déclarations démontrent que la page de la mutation eurocommuniste est bien loin d’être tournée : le refus de Ian Brossat et de tous les dirigeants eurobéats de sortir de l’UE car ce serait « nationaliste » – si ce n’est « raciste » selon Sophia Hocini, autre figure du « communisme new-look » –, l’abandon de la faucille et du marteau, le refus de revenir aux principes du marxisme-léninisme abandonnés à partir de 1976, la recherche d’une « union de la gauche » avec des prétendus « socialistes » et « écologistes » comme dans les Hauts-de-France (sous l’impulsion de… Fabien Roussel) alors que ces forces n’hésitent pas à criminaliser le communisme au Parlement européen en adoptant la honteuse résolution du 19 septembre 2019, etc., autant d’éléments qui laissent plus que sceptiques sur la perspective d’une candidature franchement communiste. D’autant que le risque existe qu’au second tour de la présidentielle, et à coup sûr aux législatives, le tour de piste “communiste” du premier tour ne serve guère qu’à rallier Macron au second, si ce n’est l’éternelle subordination de second tour à un PS plus maastrichtien, social-libéral et atlantiste que jamais.

    Pour un contenu de classe franchement antifasciste, patriotique, anticapitaliste, internationaliste et écologiste du programme que porterait un représentant d’une véritable Gauche patriotique et populaire, donc en rupture franche avec l’UE, l’euro, l’OTAN et le capitalisme

                En ce qui concerne le PRCF, il ne situe pas le débat au niveau des étiquettes (avoir une candidature communiste identitaire sans contenu ou soutenir une candidature pas franchement insoumise), ni au niveau des personnes, mais au niveau du contenu de classe franchement antifasciste, patriotique, anticapitaliste, internationaliste et écologiste du programme que porterait un représentant d’une véritable Gauche patriotique et populaire, donc en rupture franche avec l’UE, l’euro, l’OTAN et le capitalisme ; autrement dit, un(e) candidat(e) capable d’engager un combat continu (et non sans lendemain) comme sut le faire Mélenchon en 2017 à travers son intention de sortir de l’OTAN, d’engager une planification écologique et d’expliquer que « l’UE, on la change ou on la quitte ». C’est la seule raison pour laquelle le PRCF se prononça en faveur du soutien critique à la candidature de Mélenchon, puisque celle-ci entrouvrait du moins la voie d’un Frexit progressiste, antichambre possible et probable rampe de lancement du socialisme que nous, PRCF, appelons plus que jamais de nos vœux.

    De ce point de vue, le PRCF approuve l’idée d’une candidature communiste, mais à la condition fondamentale d’un contenu de classe consistant à défendre :

    1. La sortie de l’euro et de l’UE par la porte de gauche ;
    2. La sortie de l’OTAN et l’inlassable combat contre toutes les manigances impérialistes, y compris celles du néocolonialisme français en Afrique ou au Proche-Orient ;
    3. La nationalisation démocratique de tous les secteurs clés de l’économie, notamment banques et CAC-40;
    4. La défense ferme et implacable de la République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine etdémocratique, fraternelle et pacifique, francophone et internationaliste ;
    5. Et tout cela s’accompagnant d’une autocritique sincère et forte de la « mutation » et des trahisons de ces quatre dernières décennies et de la reconstruction d’un parti communiste marxiste-léniniste prioritairement implanté dans la classe ouvrière. La moindre des choses à ce sujet est la rupture du PCF avec l’euro-carcan que constitue le Parti de la Gauche Européenne, ce magma euro-« réformiste »qu’a longtemps présidé Pierre Laurent. Alors, une candidature franchement communiste sur ces bases : chiche, Fabien Roussel ?

    En attendant avec impatience que Jean-LucMélenchon et/ou Fabien Roussel veuillent bien donner des réponses à ces questions pressantes que nous leur avons déjà posées à plusieurs reprises par écrit depuis plusieurs années, le PRCF ne restera pas bras ballants. Il mènera campagne de manière totalement indépendante auprès des travailleurs et des jeunes de France sous ses propres symboles, le drapeau tricolore et le drapeau rouge orné de l’emblème ouvrier et paysan, avec son mensuel ” Initiative communiste” et ses propres tracts, affiches et slogans, pour qu’émerge un contenu et une candidature franchement communistes, franchement insoumis à l’UE, 100% antifasciste, anti-impérialiste et anticapitaliste

    Sur proposition du secrétariat national, le Comité central du PRCF désigne Fadi Kassem, co-secrétaire national avec Georges Gastaud du PRCF, pour porter, avec l’aide de toutes les organisations locales du PRCF, de toutes les commissions nationales de travail et de tous les camarades du PRCF, cette pré-campagne politique absolument indispensable pour la clarté politique, la renaissance communiste et l’avenir du mouvement populaire. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Alors que la classe capitaliste joue à l’extrême le duo -LePen pour maintenir son exploitation de plus en plus ouvertement fascisante sur la France, alors que le pays bouillonne de mouvements sociaux, , secrétaire national du PRCF, analyse les enjeux de la période à venir jusqu’en et les conditions pour impulser une alternative franchement progressiste. À suivre et à partager largement.

     

     

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  •       Communiqué du secrétariat national        du PRCF– 17 octobre 2020

     

    L’abominable décapitation d’un professeur d’histoire-géographie, “coupable” d’avoir présenté, parmi d’autres document, une caricature antireligieuse en cours d’E.M.C., à Conflans Sainte-Honorine en ce 16 octobre 2020, soulève d’abord la compassion pour ce professeur, ses proches, ses collègues et ses élèves. A tous, les militants du PRCF expriment leur sympathie profonde. 

     INDIGNATION GENERALE

    Cette nouvelle atrocité soulève aussi l‘indignation unanime de notre peuple, tant il est intolérable que l’assassin-tortionnaire, accueilli en France avec sa famille car fuyant, soi-disant, le “totalitarisme russe”, ait pu se rendre coupable d’un tel geste immonde surgi du fond des âges. Aucune excuse, aucune “relativisation” ne sont possibles pour les adeptes du fanatisme religieux quel qu’il soit dans un pays, la France, qui s’est reconstruit sur l’Edit de Nantes de 1598 après des décennies de guerres de religion, et qui proclame à la face du monde depuis 1905, que “la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte” (loi de séparation de l’Etat et des Eglises portée notamment par Jean Jaurès). Ce geste ignoble et inhumain, doit d’autant plus susciter l’indignation de tous les croyants que le terroriste barbare prétend l’avoir effectué au nom d’un “Dieu miséricordieux”…

    QUI, DEPUIS DES DECENNIES, A CREE ET LABOURE EN FRANCE et ailleurs, PAR ANTISOVIETISME, LE TERRAIN DU FANATISME ISLAMISTE ?

     

    Rappelons cependant que le terrorisme islamiste, que nous ne confondrons jamais avec la masse des travailleurs et des citoyens de culture musulmane vivant sur notre sol commun, comme le font sournoisement le prétendu « Rassemblement national » et de plus en plus de membres de la droite « républicaine », a été très largement produit, entretenu, voire mondialisé par les ennemis (Etats-Unis d’Amérique, Arabie saoudite wahhabite, voire Israël, avec son obsession de marginaliser l’OLP et le FPLP laïques) du panarabisme socialisant et laïque que portaient Nasser et le parti Baas en Egypte, en  et en Irak, puis par les coalisés de la guerre antisoviétique en Afghanistan[i], avant d’être encouragé depuis les années 1990 en , en Irak et Syrie par ceux qui mettaient au dessus de tout la lutte contre l’URSS et ses alliés laïques du monde musulman, puis le demantèlement de la Russie postsoviétique elle-même. Souvenons-nous que pour mener le génocide anticommuniste de 1965 et renverser le président non aligné Sukarno, c’est sur les milices islamistes indonésienne que s’est appuyé l’impérialisme américain plongeant le plus grand pays musulman du monde dans l’horreur. Souvenons-nous de l’époque où les André Glucksmann père, Yves Montand, Bernard-Henri Lévy et Cie et une bonne partie de la “gauche” soviétophobe, faisant chorus avec la droite atlantiste et l’extrême droite, qualifiaient les égorgeurs talibans de “combattants de la liberté” (BHL allant jusqu’à s’enturbanner aux côtés des moudjahidines afghans!), où nos médias d’Etat et notre “grande presse” aux mains du capital taisaient l’enlèvement (dans les locaux de l’ONU !), la torture, la mutilation publique et la pendaison par les talibans du dernier président communiste afghan, le musulman laïque Najibullah. Il s’agissait alors avant tout pour l’impérialisme nord-américain et pour ses vassaux européens de faire échec à l’Armée rouge et de détruire le régime laïque, démocratique et anti-patriarcal de Kaboul. A l’époque, le slogan non moins fanatique et proprement exterministe des antisoviétiques et des contre-révolutionnaires de toute la planète, guidés directement ou en sous-main par les Carter (qui avait lancé le « programme afghan » en juillet 1979, visant à armer massivement les moudjahidines), Reagan, lui aussi surarmé par l’Ouest en général et la France en particulier), Bush, Kohl, et Cie, était alors “plutôt morts que rouges !”: la haine de classe anticommuniste – et, par ricochets, anti-laïque (excellente expression!) – l’emportait alors sur les discours occidentaux hypocrites célébrant les “Lumières universelles”.

    QUI A SANCTIFIE LE SEPARATISME TERRORISTE TCHETCHENE ET L’A IMPLANTE EN FRANCE? 

    De même, les dirigeants atlantistes de la France officielle, tout absorbés par leur russophobie maladive, ont aveuglément soutenu le séparatisme islamiste tchétchène dans les années 1990, du moment que cela créait des difficultés à “Moscou” – alors même que le drapeau rouge avait, hélas, cessé de flotter entretemps sur le Kremlin ! A l’époque, les militants du PCF qui devaient fonder par la suite le Comité Erich Honecker de Solidarité Internationaliste, la Coordination communiste du PCF, la FNARC puis le PRCF, ne cessaient pourtant de tirer la sonnette d’alarme, sans parvenir à ébrécher la censure médiatique antisoviétique et anticommuniste, ni même pouvoir accéder aux colonnes de l’Humanité : ils disaient alors que tôt ou tard, l’aide militaire, financière et propagandiste apportée par l’impérialisme euro-atlantique au milliardaire illuminé et massacreur Ben Laden, se retournerait fatalement contre les apprentis-sorciers de la contre-révolution anticommuniste occidentale. Il était clair en effet, dès les années 1980, qu’un jour ou l’autre, ces intégristes monstrueux, insulte vivante à l’héritage subtil des savants musulmans Avicenne ou Averroès, viendraient frapper sur notre sol et s’y comporter en terrain conquis; car PARTOUT ET TOUJOURS, L’ANTICOMMUNISME ET L’ANTISOVIETISME CONDUISENT AU FASCISME, AUX INTEGRISMES RELIGIEUX ET A LA PIRE REACTION ! Et depuis lors, cet avertissement hautement justifié, responsable et rationnel que lançaient les militants franchement communistes soucieux de l’avenir de leur peuple et des autres peuples, ne cesse de se vérifier avec un effarant cortège de massacres.

    LE RESULTAT DE DECENNIES D’ANTISOVIETISME ET D’ANTI-“PANARABISME”

    Le résultat de cette obsession anticommuniste et anti-panarabiste[ii] ? En l’espace de quatre décennies, l’ fanatique a progressé et s’est implanté dans l’ensemble des pays majoritairement musulmans (jusqu’en Indonésie, où jusqu’alors toutes les religions cohabitaient sans heurt) et dans les pays où se trouvent d’importantes minorités musulmanes comme en Inde, suscitant en retour les scandaleuses persécutions antimusulmanes de masse du régime hindouiste ultra de Modi. 

    Des pays historiquement progressistes et/ou anti-impérialistes, au moins partiellement, comme la Turquie, l’Egypte, la Libye, la Tunisie ou l’Algérie ont été contaminés par l’idéologie mortifère de l’islamisme, plongeant parfois les pays dans des bains de sang comme l’Algérie des années 1990 ou comme la Libye depuis la déstabilisation sanglante du pays menée par le criminel Sarkozy (une fois de plus sur les conseils de BHL!). L’islamisme rétrograde s’est également propagé en Turquie sous l’impulsion du fascisant Erdogan, aujourd’hui encore protégé par l’OTAN, et les prétendus Frères musulmans, ainsi que le wahhabisme saoudien, porté par un régime allié de la France et des USA où l’on continue de décapiter au sabre, de couper la main des voleurs et de crucifier post mortem les “apostats”, prospèrent désormais dans l’Egypte du dictateur réactionnaire al-Sissi. Voilà le bilan globalement catastrophique et mondialement réactionnaire de la contre-révolution des années 1980/1990!

    REPARLONS DE LA SYRIE !

    De même, en Syrie, nos médias d’Etat surtout soucieux de renverser le parti Baas au pouvoir (dont nul ne garantit qu’il fût authentiquement socialiste et démocratique, mais dont le “tort” principal aux yeux de l’impérialisme euro-atlantique était d’être l’allié des “Russes”, d’avoir nationalisé le pétrole, de combattre le colonialisme israélien et d’avoir édifié un Etat formellement laïque où la mixité scolaire était la règle…), ont longtemps encensé des individus de nationalité française qui partaient en Syrie soi-disant pour “défendre la liberté”, en réalité, pour rallier Daech et ses hordes d’égorgeurs. En réalité, en procédant ainsi, les dirigeants atlantistes de la diplomatie française, de Kouchner à Fabius – lequel se montrait conciliant avec le Front Al-Nosra, proche d’Al Qaïda et qui attaquait le régime baasiste laïque de Damas -, préparaient de terribles bombes à retardement pour le peuple français lui-même.

     Pour la nécessaire et urgente éradication du terrorisme islamiste, éradiquons ses causes. Soutenons la laïcité et la République Une et Indivisible, les Lumières Communes et les enseignants, leurs premiers serviteurs.

     C’est pourquoi, face à l’horreur qui frappe de nouveau le peuple français tout entier, déjà durement meurtri par les contre-réformes et par la crise sanitaire, à travers un  laïque, le secrétariat national du PRCF déclare que, outre la traque et l’éradication nécessaires des terroristes fanatiques,

     a) de manière générale, il faut en finir avec l’insécurité professionnelle vécue par trop d’enseignants, si souvent laissés seuls et “lâchés”, voire stigmatisés par les ministres successifs depuis Claude Allègre, face aux insultes et aux agressions de toutes sortes. Toute l’institution scolaire, tous les parents d’élèves et tous les citoyens ayant bénéficié de l’apport de l’Education nationale, doivent enfin soutenir les professeurs face à un climat souvent délétère où, dans certains établissements, tout ou presque, est quotidiennement permis contre ces derniers. Encore faut-il, M. Macron, que votre arrogant et incapable ministre Blanquer cesse de provoquer, de mépriser et de désespérer les personnels de l’Education nationale en les plaçant dans des conditions sanitaires et professionnelles intenables, en bloquant leur salaire depuis 2008, en leur imposant une contre-réforme catastrophique, celle du lycée complétée par “Parcoursup” et par le sabotage du bac national, par la casse des concours de recrutement et des disciplines d’enseignement (l’histoire-géographie et la philosophie en tête), par la mise en extinction insidieuse du statut des fonctionnaires, par la casse des pensions enseignantes, par le licenciement de fait de nombre de personnels précaires, et en exerçant une inacceptable répression contre les professeurs syndiqués refusant le démantèlement organisé de leur métier et de leurs conditions de travail**. Voudrait-on totalement démotiver et désespérer une profession tout entière que, malgré les belles mais illusoires paroles prononcées par Macron le soir de l’ignoble  perpétré à Conflans Sainte-Honorine, on ne s’y prendrait pas autrement ; à quoi s’ajoutent d’abjectes campagnes menées en permanence par la droite pseudo- « républicaine » et par ses relais (notamment le « journal » Le Point) – sans même parler des brûlots d’extrême droite comme Valeurs actuelles et Causeur! – contre les fonctionnaires, ces “parasites” (sic) qui portent pourtant le pays à bout de bras en période de crise. C’est pourquoi nous exigeons la suspension et le retrait immédiats de toutes les contre-réformes (collège, lycée…) détruisant depuis des décennies l’Education nationale laïque et l’Université à la française pour les aligner sur les normes grossièrement mercantiles, et in fine obscurantistes, du prétendu “modèle” anglo-saxon ! Si l’on veut réellement honorer et soutenir les enseignants sous le choc, il faut commencer, M. Macron, par cesser de les harceler sur tous les plans, métier, statut, retraites, contenus enseignés, recrutement, effectifs de classe, suppressions de classes et d’emplois, car le corps enseignant tout entier est en danger d’épuisement professionnel (“burnout” pour rester compréhensible de Mmes et MM. les médiacrates), à l’instar des personnels de l’hôpital public! 

    b) il ne saurait être question, malgré l’acte ignoble commis ce 16 octobre 2020, de pratiquer quelque amalgame que ce soit entre les millions de compatriotes de tradition ou de foi musulmane qui ne demandent qu’à vivre et qu’à travailler en paix dans le respect de la séparation laïque de l’Eglise et de l’Etatet les fanatiques sanguinaires qu’il faut mettre hors d’état de nuire rapidement et définitivement. Une France authentiquement socialiste n’aurait du reste aucune pitié pour eux, pas plus qu’elle n’en aurait pour toutes les autres formes de fascisme, de contre-révolution, de xénophobie, de racisme identitariste, d’exploitation d’autrui ou de réaction sanglante. 

     c) la meilleure manière de s’unir n’est pas de faire bloc derrière Macron, dont le discours sur le seul “séparatisme musulman” est porteur de division et d’amalgame, et dont la défense de la laïcité et de l’unité républicaine est hypocriteSans que cela n’excuse en rien, encore une fois, le fanatisme des islamistes radicaux et autres salafistes qui constitue actuellement la principale menace d’attentats sanglants sur le sol français, il faudrait, pour que le discours pseudo-laïque de Macron fût entendu de tous et non suspect d’un “deux poids, deux mesures” permanent, que celui-ci n’eût pas assisté ès qualités au Synode des Evêques, et qu’il n’y eût pas déclaré, toute laïcité piétinée, qu’il faut “réparer le lien abimé entre l’Eglise et l’Etat’ (c’est-à-dire précisément… le combat laïque qui a conduit à la loi de séparation de 1905 !) ; il faudrait aussi que ce même Macron ne fût pas, après Sarkozy et Hollande, de tous les repas du CRIF (une organisation très largement confessionnelle qui applaudit aux pires exactions anti-palestiniennes et qui soutient l’appel du boucher fasciste Netanyahou, le « cher Bibi » « ami » de Macron, à ce que les citoyens français de confession juive partent de France pour émigrer en Israël) ; il faudrait qu’il n’eût pas accepté, après Sarkozy et Hollande, de recevoir du Pape en personne les insignes de “chanoine du Latran”. Tout cela est pur mépris non seulement pour les Français croyants mais non catholiques, protestants, juifs, musulmans et autres, mais pour cette majorité de jeunes qui se déclarent désormais “sans religion” en France. Il faudrait aussi, pour que le discours laïque fût entendu de tous, que l’Etat français cessât de subventionner les cultes protestant, catholique et juif en Alsace-Moselle au titre du “Concordat” issu du Reich bismarckien, et qu’il en finît avec les cadeaux de toute nature à l’enseignement privé confessionnel. Il faudrait enfin et surtout que les gouvernements maastrichtiens successifs n’encouragent pas de mille manière le séparatisme de loin le plus destructeur de notre nation : celui de l’oligarchie capitaliste “française” fauteuse de délocalisations industrielles, de privatisation du patrimoine commun, d’austérité salariale, de chômage, de précarité de masse, de dissolution euro-atlantique de la France, d’aliénation linguistique au tout-anglais (Université, grandes entreprises, etc.), bref, de désorientation générale et de casse de la République une et indivisible au profit du grand capital, des féodalités locales et des régionalismes délétères. 

    LE REMEDE: NOUVELLES LOIS LIBERTICIDES OU “TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS” du PEUPLE TRAVAILLEUR?

    Le PRCF appelle aussi à refuser toute nouvelle aggravation des lois liberticides visant l’ensemble des travailleurs et des citoyens sous couvert de “lutte antiterroriste”. Il appelle aussi les véritables antiracistes à élever leur vigilance contre l’extrême droite raciste qui, sous couvert de combattre l’islamisme radical, le nourrit en permanence en entretenant un climat général de haine contre les “étrangers”. L’accumulation des lois liberticides depuis Sarkozy montre que l’on ne combat pas le terrorisme en fliquant ceux qui luttent pour une société plus juste : tout au contraire, la vraie réponse au terrorisme et à l’islamisme fanatiques, comme à toute autre forme de résurgence ultraréactionnaire, est dans le développement du mouvement populaire unissant tous les travailleurs par-delà les religions et les origines. Oui, la meilleure manière de faire front à tous les courants réactionnaires destructeurs séparatismes réactionnaires, c’est le “tous ensemble en même temps dans les luttes” pour le retrait de l’ensemble des contre-réformes (retraite, sécu, lycée, statuts, code du travail, SNCF, EDF, délocalisations, fusions capitalistes, privatisations…) dictées par l’euro-alignement de la France, c’est l’application intégrale et sans exceptions ni favoritisme de la loi de 1905, c’est l’attribution à l’école laïque, à la Sécurité sociale, à l’hôpital public et aux autres services publics – à commencer par les policiers attachés à la protection des citoyens et des travailleurs – des moyens de leurs missions. C’est la Convergence Nationale des Résistances pour une nouvelle République française indépendante et souveraine, laïque et tournée vers les « Lumières communes », une et indivisible, sociale, populaire et démocratique, fraternelle et pacifique ; en somme, une République centrée sur le monde du travail, en marche vers le socialisme et vers le communisme. Dans cette lutte, les croyants de toutes les religions ont pleinement leur place à côté des citoyens athées et agnostiques, pourvu que tous refusent tout type de cléricalisme, en entendant par là, non pas le fait de croire ceci ou cela, mais la mainmise violente ou insidieuse sur notre pays commun de telle ou telle religion.

    RECONSTRUIRE UN VRAI PARTI COMMUNISTE, UNE URGENCE VITALE POUR LE PEUPLE ET LA NATION 

    Et pour cela, camarades communistes, et vous aussi citoyens républicains qu’interpelle à juste titre le devenir incertain de notre pays traversé par

    Et pour cela, camarades communistes, et vous aussi citoyens républicains, qu’interpelle à juste titre l’avenir incertain de notre pays traversé par mille angoisses, il faut RECONSTRUIRE UN PARTI COMMUNISTE DE COMBAT EN FRANCE, en un mot un parti d’avant-garde de la classe ouvrière qu’a détruit et dénaturé la “mutation” du PCF ; sans cela, impossible de montrer à nouveau à TOUT LE PEUPLE TRAVAILLEUR, comme sut le faire le vrai, le grand PCF des Thorez, Duclos, Croizat, Manouchian, Martha Desrumeaux, etc., la voie de l’avenir, des lumières partagées, de la fraternité internationale, du patriotisme véritable et du progrès social. Alors que nous célèbrerons cet hiver le centième anniversaire de la fondation du Parti communiste de France, Section Française de l’Internationale Communiste (congrès de Tours de 1920), l’heure n’est plus aux atermoiements et aux espérances vagues. La reconstruction du parti communiste de combat, celle aussi du syndicalisme de classe et de masse, ne sont plus seulement indispensables pour le succès des luttes et la renaissance de l’espoire question d’efficacité pour les luttes : elles sont aussi une question de vie ou de mort pour notre pays fracturé en profondeur par l’exploitation capitaliste et par une “construction” euro-atlantique qui, en sapant l’idée même de souveraineté nationale et en démolissant toutes les conquêtes du CNR, crée un terrain propice à tous les semeurs de haine et d’implosion réactionnaire du pays ! 

    Aux communistes véritables, aux progressistes républicains, aux vrais patriotes antifascistes, aux syndicalistes de lutte, à tous les militants de la classe ouvrière, de relever A TEMPS ce défi existentiel pour notre pays. 

     


    [i] Dans les années qui suivirent la révolution démocratique et progressiste de 1978 à Kaboul, tous les Etats capitalistes occidentaux ont suivi Washington dans sa croisade antisoviétique pour la “liberté”. Une énorme propagande, relayée par des journaux “de gauche” comme Libération, a présenté la chouannerie afghane comme une “résistance au totalitarisme” tandis que les jeunes officiers et instituteurs afghans qui mettaient en place la réforme agraire et la mixité à l’Université étaient présentés comme des commis du KGB. Zbignew Brzezinski, alors secrétaire d’Etat de James Carter, s’est vanté d’avoir fomenté la rébellion ultraréactionnaire afghane pour venger la défaite US au Vietnam et allumer un incendie fanatique aux frontières de l’URSS. Ces aveux figurent noir sur blanc dans ses mémoires parues récemment. Nous payons tous aujourd’hui ce genre d’exploits HONTEUX et CRIMINELS. 

    [ii] Il s’agit des courants nationalistes laïques, progressistes et se réclamant du “socialisme arabe” qui se sont quelque temps alliés à l’URSS et que l’Occident capitaliste a tout fait pour détruire en leur préférant des régimes obscurantistes comme celui de l’Arabie saoudite. 

    A lire le terrorisme islamiste le monstre du capitalisme

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF appelle ce 14 octobre 2020 à la vigilance sanitaire oui, mais aussi à la vigilance DEMOCRATIQUE, PACIFIQUE, SOCIALE et PATRIOTIQUE !
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  • Cela fait maintenant des années que les militants du PRCF alertent et mobilisent contre l’euro privatisation et l’euro démantèlement d’, le  national de électricité. Une privatisation qui se fait sous la contrainte des directives européennes. Dans l’ombre de la crise du COVID, alors même que par centaines les électriciens d’-Enedis se batte pour rétablir le courant dans les vallées sinistrées de la Roya et de la Vésubie, l’ et ses complices du régime Macron accélèrent le démantèlement d’EDF, pour en préparer la privatisation finale à la découpe. Au nom du PRCF, Jo Hernandez, syndicaliste de l’ et secrétaire de la commission lutte du PRCF appelle à l’action, et à choisir entre sauver EDF et le service public de l’Electricité ou l’.

     

    MAINTIEN D’ELECTRICITE DE FRANCE OU “CONSTRUCTION” EUROPEENNE, IL FAUT CHOISIR,  ET VITE! 

     

    Initiative Communiste publie un nouveau document accablant. Il prouve que – comme nous l’avons toujours dit au PRCF – la “gentille” Union Européenne, que les états-majors euro-formatés des syndicats affiliés à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) ont toujours présentée comme “réformable du dedans”, “réorientable de l’intérieur”, capable de produire un “service public européen” et autres billevesées  destinées à désarmer les travailleurs, veut le démantelement complet et rapide d’EDF (Electricité de France), le grand service public de l’électricité construit par le ministre communiste et résistant MARCEL PAUL en 1945/47. 

    Il est bien évident qu’en cas de démantèlement complet, faisant suite au départ-privatisation de GDF et à l’entrée en bourse d’EDF, et malgré les boniments des “syndicalistes” arrangeants qui juraient de sauver le statut de l’électricien et les oeuvres sociales EDF en échange d’un changement de statut de la boîte, il arrivera alors aux agents EDF ce qui est en train d’arriver à ceux d’ENGIE, ce qui arrive aux cheminots et aux fonctionnaires de plus en plus précarisés et ce qui est arrivé, avec les conséquences qu’on sait, aux agents de feu France-Télécom: la précarisation complète accompagnée d’humiliation sans fin pour les titulaires et pour les syndicalistes de lutte.

    Cette affaire concerne tous les travailleurs, car EDF nationalisé est le dernier bastion du secteur public nationalisé et le coeur d’un “produire en France” à reconstruire de A à Z, car déjà dévasté par les euro-délocalisations et les euro-privatisations. Si EDF disparaît, le socle de la reconstruction industrielle disparaîtra aussi.

    C’est au pied du mur qu’on voit le maçon: durant des décennies, des dirigeants syndicaux bonimenteurs nous ont raconté qu’on pourrait “concilier” la “construction” européenne et le maintien des conquêtes de 1945. Tout cela pour conserver les bonnes grâces de la Confédération européenne des syndicats, cette courroie de transmission de la Commission européenne, pour ménager la direction jaune de la CFDT (ça s’appelle en nom de code le “syndicalisme rassemblé”) et pour ne pas avoir à engager de bras de fer social généralisé, ménager le gouvernement Jospin-Voynet-Buffet, bref, reléguer aux oubliettes les méthodes éprouvées du syndicalisme de classe et de masse.

    Pendant ce temps, le PS, mais aussi ses satellites “euro-constructifs” soi-disant écolos ou communistes, promettaient en quelque sorte de “remettre la construction européenne sur les rails de l’intérêt général”… Alors que l’UE a été conçue de A à Z pour démonter ces “rails” et les flanquer à la ferraille. Tout ce qui nous arrive était d’ailleurs écrit noir sur blanc dans le Traité de Maastricht, honte à ceux qui ont ensuite caché la vérité: l’Union européenne est une dictature capitaliste irréformable, une prison des peuples, un broyeur sans précédent d’acquis sociaux, une machine à démolir les résultats politiques et sociaux de la Résistance et de la Libération ! Alors, assez de mensonges, assez de boniments!

    Déjà, courageusement, des syndicalistes CGT, notamment en RP, ont repris les méthodes de lutte qui étaient celles de Marcel Paul, de Croizat, de Sémard, de Timbaud, de Frachon, de Krazucki. Déjà des dirigeants CGT franciliens dénoncent frontalement l’UE et se solidarisent avec les syndicalistes de lutte qui bravent la direction liquidatrice de la boîte. 

    Lénine avertissait déjà en 1916 que, “en régime capitaliste, des Etats-Unis d’Europe ne sauraient être qu’utopiques ou réactionnaires“.

    On le voit aujourd’hui: notre “petit” PRCF si calomnié et censuré n’a jamais menti, il est franchement communiste et communiste franchement, cela veut dire qu’il se souvient, comme Jaurès, que “le courage, c’est de chercher la vérité et la dire”, et comme Gramsci, que “la vérité est révolutionnaire”. Tant pis si cela déplait aux liquidateurs de France et à ceux qui leur font des courbettes sous prétexte de “modernité”. 

    Camarades électriciens, gaziers, cheminots, camarades du privé, mais aussi vous tous les antifascistes qui ne voulez pas que l’UE démantèle les derniers acquis de la Résistance (ohé les camarades de Renault!), et vous tous les patriotes républicains qui comprenez que le demantélement final d’EDF porterait le coup de grâce au ‘produire en France”, donc à la France elle-même, DENONCONS ENSEMBLE LA MALFAISANTE “CONSTRUCTION” EUROPEENNE DU CAPITAL, osons débattre du  PROGRESSISTE dans les ateliers, osons reparler du SOCIALISME aux camarades de travail, osons nous préparer aux bras de fer inévitables pendant que les outils, les syndicats et les statuts sont encore en place, et préparons à l’interpro le TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS sans lequel ils nous auront successivement et séparément si nous ne faisons pas le nécessaire pour l’emporter SIMULTANEMENT ET SOLIDAIREMENT!

    Jo HERNANDEZ, 

    ancien ouvrier dans une centrale thermique d’EDF, 
    ancien syndicaliste et délégué CGT, 
    secrétaire de la Commission Luttes du PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE


    les révélations de nos confères de Reporterre.

    Exclusif — Le projet fou de Bruxelles pour démanteler EDF

    La Commission européenne, selon un document obtenu par Reporterre, entend imposer à l’État français la désintégration du groupe EDF au nom du respect des règles de la concurrence. La «réforme» de Bruxelles va encore plus loin que le projet gouvernemental Hercule, qui veut démembrer EDF.

    Lancée quasiment depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron à l’Élysée, la réorganisation d’EDF serait sur le point d’aboutir. Début octobre, l’agence Reuters annonçait ainsi la finalisation du projet baptisé «Hercule» dans les prochaines semaines ou mois selon des sources informées.

    Durant l’été 2020, plusieurs étapes essentielles ont ainsi été franchies. La Commission de régulation de l’énergie (CRE), le «gendarme» du secteur, a publié, fin juillet, un rapport favorable à la réforme de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui règle le tarif d’accès au nucléaire historique d’EDF. Ce tarif permet aux concurrents de pouvoir acheter jusqu’à 100 terawatts-heures (TWh) par an à un tarif bloqué de 42 euros par mégawatt-heure (MWh). Début septembre, le site d’informations Contexte dévoilait un rapport non publié de la CRE sur le coût de production du nucléaire historique : 48 euros par MWh, alors qu’EDF aurait indiqué au cours d’une réunion un chiffre de 53 euros par MWh. Selon nos informations, la CRE a programmé, le 14 octobre, une réunion avec les fournisseurs alternatifs d’électricité pour leur présenter le futur système qui remplacera l’Arenh.

    Faire porter le secteur le plus déficitaire — le nucléaire — à l’Etat, donc au contribuable 

    La refonte de l’Arenh est considérée par EDF comme un préalable à sa réorganisation et à la mise en œuvre du plan Hercule. Ce plan prévoit la scission du groupe en plusieurs parties : une société baptisée Bleue pour le nucléaire historique, détenue à 100% par l’État; Bleue serait actionnaire à 100% d’une société Azur, qui récupérerait les barrages hydroélectriques, ce qui permettrait d’échapper à la mise en concurrence des concessions échues; enfin, une société Verte, détenue à 65% par l’État, dans laquelle seraient logées les énergies renouvelables, la commercialisation, la distribution et les autres activités en concurrence comme Dalkia. Cette réforme risque fort de faire porter le secteur le plus déficitaire — le nucléaire — à l’Etat, donc au contribuable, tandis que les activités plus rentables — renouvelables et distribution — seraient privatisées. Face à l’opposition des syndicats, EDF et l’État ont promis que ce projet ne remettrait pas en cause l’intégrité du groupe.

    C’était sans compter avec la puissante Direction générale de la concurrence de la Commission européenne, qui veille au strict respect du dogme de la concurrence pure et parfaite. Bien obligé de venir au secours d’un EDF surendetté (il traîne une dette financière brute de 61 milliards d’euros à fin 2019) alors que le groupe est face à un mur d’investissements, notamment pour maintenir ses vieilles centrales nucléaires et renouveler son appareil de production, l’État doit en effet faire valider le plan de sauvetage de l’électricien par Bruxelles. Et on ne peut pas dire que les services de la Commission soient laxistes.

    Dans un document rédigé en mai dernier à l’issue de discussions avec la direction générale de la concurrence, que Reporterre a obtenu (lire ci-dessous), l’Agence des participations de l’État, qui porte la participation publique (83%) au capital d’EDF, a expliqué au pouvoir politique les exigences de l’Europe. Et elles sont ahurissantes.



     «Sauvegarder un simulacre de concurrence, en ignorant les enjeux techniques, économiques, écologiques et industriels dus secteur»

    Les titres des deux premiers paragraphes donnent le ton de la position extrémiste de la Direction générale de la concurrence. «La position de la Commission européenne consiste à privilégier une holding sans rôle opérationnel ni contrôle sur ses filiales et une indépendance entre celles-ci […] Cette position entraînerait l’impossibilité de maintenir un groupe intégré et irait au-delà des exigences posées par les textes européens»!

    Selon l’auteur de la note, la Direction générale de la concurrence justifierait la désintégration juridique, financière, comptable et opérationnelle du groupe par «l’ampleur de l’aide qui serait octroyée à EDF du fait du SIEG (service d’intérêt économique général, le service public dans le jargon bruxellois) […] afin d’éviter que le soutien au nucléaire régulé ne profite d’une quelconque manière aux autres entités du groupe». En définitive, si les demandes de l’Europe étaient acceptées par la France, il s’agirait d’un démantèlement pur et simple d’EDF.

    Selon nos sources, la position de la Commission européenne n’aurait pas bougé de cette ligne depuis cette date. Contactée par Reporterre, la Direction générale de la concurrence a refusé de répondre à nos questions, tout en précisant que les négociations continuaient avec la France à propos de la réforme de l’accès régulé au nucléaire. L’Agence des participations de l’État a refusé, elle aussi, de nous répondre.

    Mais ce document confirme les craintes des syndicats de l’électricien qui depuis plusieurs mois dénoncent le plan Hercule et ses conséquences (un démantèlement) pour l’entreprise. «L’avenir du secteur électrique, et donc de la transition énergétique, se négocie dans l’ombre à Bruxelles avec un seul crédo : sauvegarder un simulacre de concurrence, en ignorant les enjeux techniques, économiques, écologiques et industriels de ce secteur et malgré le bilan indéfendable de cette politique», déplore ainsi Anne Debregeas, la porte-parole du syndicat Sud Énergie, qui souligne que cette «désoptimisation» forcée du système électrique français se traduira forcément par une hausse des factures d’électricité pour les abonnés. La concurrence est déjà la responsable des dernières hausses du tarif grand public d’EDF.


    Le communiqué de la CGT FNME

    20201009-EDF-hercule-FNME-CGT

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  • Octobre 1945 / Octobre 2020,

    le 75ème anniversaire de la 

    Déclaration du Pôle de Renaissance  en France

    Pas de véritable sécurité sociale, pas de grande politique de santé publique sans combat contre Macron-MEDEF, l’UE et le capitalisme !

     

     

    A qui, en réalité, le peuple français doit-il l’existence de la Sécurité sociale?

    Contrairement à ce que ressassent sans fin de pseudo-manuels d’histoire anticommunistes et de pseudo-émissions « historiques » spécialistes du mensonge par omission, la mise en place de la Sécu a principalement été portée par Ambroise Croizat, ministre communiste sorti des prisons de Vichy, ancien député du PCF déchu de son mandat en 1940, dirigeant des Métallos CGT, figure ouvrière du . Croizat fut interné durant toute la guerre avec les parlementaires communistes qui, comme lui, avaient choisi le « Chemin de l’honneur » synonyme de répression. Sans lui retirer ses mérites patriotiques et militaires incontestables, il est faux d’attribuer au Général de Gaulle les magnifiques avancées sociales de la Libération. Ce dernier était notoirement en réalité en désaccord avec la politique jugée par lui trop sociale et progressiste qui était appliquée par le gouvernement à participation communiste de 1945, où Maurice Thorez, secrétaire du premier parti de France (29 % des suffrages), avait rang de ministre d’État à une époque où Jacques Duclos, principal dirigeant du PCF clandestin avec Benoît Frachon, présidait l’Assemblée nationale. Du reste, de Gaulle démissionna avec éclat en 1946. Et dès son retour au pouvoir en 1958, les gouvernements gaullistes successifs multiplièrent les « ordonnances » contre la Sécu, instituant le « ticket modérateur » et détruisant l’autogestion des caisses de Sécu par les élus syndicaux (majoritairement CGT) des salariés. Ce sont d’ailleurs ces luttes contre les « ordonnances » qui, au cours de toute l’année 1967, créèrent le terrain propice à la grève historique de 1968.

    Quant à attribuer les conquêtes sociales de 1945 au parti socialiste SFIO, c’est une plaisanterie : non seulement les dirigeants socialistes des « mutuelles » étaient vent debout contre la Sécu (qui les court-circuitait puisqu’elle était prévue pour rembourser les soins à 100 %), mais dès 1948, alors que les ministres communistes venaient d’être chassés du gouvernement sur pression de Washington, le gouvernement Ramadier à direction SFIO tentait de supprimer le statut des mineurs, suscitait la légitime réaction des mineurs du Nord–Pas-de-Calais (grandes grèves de 1947-1948) et se livrait contre eux à une répression militaire sanglante, encore associée aujourd’hui dans la mémoire « chti » du bassin minier lensois au souvenir de Jules Moch, le ministre socialiste « fusilleur ».

    “De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins”: le principe de répartition proprement communiste de la Sécu à la française

    Il faut d’abord noter que dans son principe, la Sécurité sociale de Croizat n’avait rien à voir avec une « redistribution » sociale-démocrate visant à verser quelque argent aux travailleurs malades, à la manière du piteux « Obamacare » américain. D’emblée, la Sécu fut fondée par Croizat sur le principe communiste « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » (formule utilisée par Marx dans La critique du programme de Gotha pour décrire le mode de répartition communiste). 

    Loin de se résumer à une étatisation de la Santé, comme s’y résolvent parfois la bourgeoisie et la social-démocratie dans certains pays, la Sécu originelle de Croizat était autogérée par les travailleurs puisqu’elle était intégralement administrée par les élus syndicaux des salariés sans la moindre voix accordée à l’État bourgeois ou au patronat : les cotisations des salariés, y compris d’ailleurs ce qu’on nomme improprement les cotisations patronales, qui ne sont en effet qu’un salaire indirect mutualisé, appartiennent à 100 % aux prolétaires. L’État bourgeois et les patrons se comportent donc en INTRUS et en USURPATEURS quand ils prennent la main sur le budget de la Sécu pour lui imposer des exigences résultant du « pacte de stabilité », des « critères de Maastricht » et des autres exigences austéritaires liées à la monnaie unique européenne. C’est pour servir ces sordides intérêts de classe contraire à l’intérêt des travailleurs et à la souveraineté de la nation que Chirac et sa clique ont mis en place le « plan Juppé » en 1995 (le budget de la Sécu est désormais voté par le Parlement sous la supervision permanente des commissaires européens surveillant les « dépenses de santé »), et cela avec l’aimable concours de la jaunisssime Nicole Notat, alors patronne de la CFDT et coauteure du plan Juppé. Travailleurs qui votez CFDT, nous vous le disons en toute franche camaraderie, quand vous votez aujourd’hui pour ce syndicat jaune, vous contrevenez à votre insu à votre véritable intérêt de classe, aux conquêtes passées des travailleurs et à votre dignité de citoyen-travailleur !

    Pas de Sécurité sociale digne de ce nom sans une pleine et entière souveraineté du peuple français !

    Il faut ensuite noter que la Sécu mode 1945 était rendue possible par le retour plénier à l’indépendance nationale, la France ayant évité, grâce à la  armée des communistes, à l’insurrection héroïque des FFI parisiens et au compromis progressiste et patriotique passé entre communistes et gaullistes en 1945 (« Les Jours heureux », programme du CNR dans lequel on voit à chaque ligne la « patte » communiste) de voir remplacer l’occupation allemande par l’AMGOT, c’est-à-dire l’administration américaine du territoire national telle que voulaient l’imposer Churchill, Roosevelt et leur marionnette « française », le général Giraud. Or, la destruction de la Sécu que nous vivons ne fait qu’un avec la perte continue de souveraineté que subit notre pays du fait de l’asservissement volontaire de leurs élites à une Europe supranationale austéritaire, pilotée par l’impérialisme allemand plus fort que jamais et pilotée par Washington et par l’Alliance atlantique. On se souvient qu’en 1995, alors que le menteur en chef Chirac s’était fait élire président sous la promesse de « réduire la fracture sociale », le premier geste du gouvernement Juppé avait été de filer à Bonn où Kohl, le principal vainqueur et bénéficiaire de la guerre froide antisoviétique et anti-RDA, le sommait aussitôt de réduire les « déficits sociaux » français. Suivait le plan Juppé et la première attaque contre les régimes spéciaux de retraite. Depuis lors, on assiste à de vrais « vases communicants » entre la construction de l’UE supranationale et la démolition de la Sécu, des retraites, des services publics et des grandes entreprises industrielles publiques hérités du Front populaire et de la Libération : SNCF, France-Télécom, EDF-GDF, SNECMA (aviation), etc. Pas moins de 62 directives européennes prenant la forme de sommation, et toutes écrites en anglais soit dit en passant, ont été rédigées par les eurocrates bruxellois pour sommer les gouvernements français successifs, de « réduire les dépenses » de santé : joli résultat quand on voit combien l’hôpital désossé et la médecine de ville débordée sont en difficultés aiguës pour encaisser la pandémie du coronavirus!

    AMBROISE, MAURICE, JACQUES, FREDERIC, MARCEL ET LES AUTRES… 

    Thorez et Duclos, dirigeants du PCF

    Précisons en outre que la mise en place de la Sécu, et notamment de sa branche maladie, n’était qu’un élément parmi bien d’autres réformes progressistes inspirées des « Jours heureux », ce programme du CNR dont les ministres communistes ont mis en place les principales dispositions dans un temps record malgré l’obstruction qu’ils subissaient alors de la part du grand patronat, de la SFIO (le nom que se donnait alors le parti socialiste) et du MRP, pourtant censés être leurs partenaires gouvernementaux. Sachons d’abord que Croizat ne fut pas « que » le ministre qui créa la Sécu : alors ministre du Travail, Croizat mettait son mandat de ministre à profit pour créer aussi les retraites par répartition (que cherche à détruire la très régressive « retraite par points » chère à Macron et à Berger), généraliser les conventions collectives de branche du secteur privé, conforter un Code du travail protecteur du salarié, et installer les comités d’entreprise : en deux années, Croizat ne parvint cependant pas à faire en sorte que ceux-ci aient droit de regard permanent sur les comptes de l’entreprise et la gestion. Mais il n’y avait pas que Croizat et les véritables communistes se doivent de casser le mensonge par omission qui occulte le travail social acharné des autres dirigeants communistes issus du « Parti des Fusillés » et membres du premier gouvernement de Gaulle, en particulier l’apport de Maurice Thorez et de Jacques Duclos. 

    Ainsi de Maurice Thorez, que tant d’enseignants d’histoire méconnaissent ou vilipendent dans leurs cours alors qu’ils lui doivent leur statut des fonctionnaires (sans garantie de l’emploi, sans libertés professionnelles garanties, sans concours nationaux de recrutement, pas de laïcité véritable de l’école, pas de « service public » primant sur la docilité répugnante dont avait fait preuve la masse des fonctionnaires, policiers en tête, envers Vichy et sa politique d’aide au génocide), qu’il créa aussi le statut des mineurs (des rangs desquels ce fils du « pays noir » était issu lui-même), qu’il mit en place la première forme du SMIG et qu’il procéda à la nationalisation des Charbonnages de France. Thorez, François Billoux et Marcel Paul, ce fut aussi la juste bataille de la production pour relever un pays ruiné et affamé par quatre années de pillage allemand et, pour relever la France en un temps record, les grandes nationalisations créatrices du secteur public industriel français : Renault, la SNECMA (avions civils), et surtout EDF-GDF, mis en place par Marcel Paul, pupille de la nation, secrétaire général des électriciens CGT, déporté résistant, organisateur d’un réseau clandestin d’entraide à Buchenwald, avec un réseau d’œuvres sociales qui furent longtemps un modèle et un point d’appui pour toutes les luttes sociales en France. 

    On ne peut pas oublier non plus Frédéric Joliot-Curie, physicien, militant communiste, époux de la grande chimiste Irène Joliot-Curie et gendre de Marie et de Pierre Curie, qui relança le CNRS, œuvre du Front populaire, et qui, avec le CEA, créa la première pile atomique destinée à la production pacifique d’électricité. Comment taire enfin le nom d’Henri Wallon, l’un des fondateurs de la psychologie scientifique moderne, lui aussi résistant et membre du PCF, qui fut en 1944 le Premier ministre de l’Éducation nationale de la République restaurée et qui, avec l’immense physicien Paul Langevin, collaborateur d’Einstein et beau-père de Jacques Solomon (jeune physicien communiste fusillé au Mont-Valérien aux côtés du philosophe communiste Georges Politzer) rédigea le fameux plan de rénovation de l’école dit « Plan Langevin-Wallon » qui inspira après-guerre des éducateurs progressistes du monde entier.

    À l’arrière-plan de tout cela, il y avait alors un grand parti d’avant-garde, le P.C.F, NOTRE P.C.F, qui avait conduit la lutte patriotique sur le terrain, une CGT forte de cinq millions d’adhérents (pour 40 millions de Français…) et campée sur les positions de classe, un large mouvement culturel d’inspiration communiste avec des Aragon, Éluard, Triolet, Picasso, Léger, Jean Vilar, etc. Interrogeons-nous sur les immenses dégâts qu’ont causés à notre classe et à notre pays les dérives suicidaires, travesties en « rénovations », qui ont affaibli et dénaturé depuis lors, au moins au niveau des appareils centraux et des états-majors euro-formatés, ces outils de résistance et de reconquête d’une grande efficacité !  

    1945, UNE “REVOLUTION” ? 

    Ne disons jamais pour autant, comme le font certains théoriciens communistes contemporains qui « mordent le trait », que ces réformes étaient déjà telles quelles une forme réalisée de communisme. Les ministres de 1945 étaient parfaitement conscients que, dans le cadre des rapports de forces existants alors entre les classes sociales, la France restait fondamentalement un pays capitaliste ; ils savaient qu’il n’y a pas de révolution socialiste sans, au minimum, la conquête et l’exercice du pouvoir politique par la classe ouvrière (or les ministres communistes devaient déjà mener une lutte de chaque instant dans les gouvernements de 1945/47 pour faire adopter la moindre réforme) et la socialisation complète des grands moyens de production et d’échange. Si l’on dit le contraire en croyant honorer la mémoire des ministres communistes de 1945 (leur mémoire n’a besoin de rien d’autre que de vérité !), on obscurcit les tâches de la révolution socialiste à venir. Car à notre époque où quasiment toute la grande bourgeoisie affiche son hostilité à l’indépendance nationale et mène à l’aliénation euro-atlantique et à son adhésion aux pires lois liberticides, la reconstitution des acquis sociaux et de l’indépendance nationale ne peut qu’être intimement liée à la défaite totale de la grande bourgeoisie, à la mise au rebut des illusions sociales-démocrates et « euro-communistes » sur l’UE et à la sortie par la gauche de l’UE (Frexit progressiste), tout cela dans la perspective révolutionnaire  du pouvoir des travailleurs et du socialisme pour notre pays.

    A L’ARRIERE-PLAN DES AVANCEES SOCIALES, LA VICTOIRE POPULAIRE MONDIALE ET NATIONALE SUR L’IMPERIALISME ALLEMAND ET SES COLLABOS “FRANCAIS”

    Enfin n’oubliEnfin n’oublions pas que cet ensemble cohérent de réformes progressistes, que le MEDEF entend sciemment araser aujourd’hui (cf. le tristement fameux éditorial commis par le grand patron Denis Kessler en 2007 : il y somme en toutes lettres Sarkozy fraîchement élu de « démanteler le programme du CNR ») et dont la « construction » euro-atlantique dominée par Berlin et Washington est la stricte antithèse, n’eût jamais été possible sans,

    • d’une part, les sacrifices de la Résistance armée française, à 90 % communiste (soit dit sans diminuer les grands mérites et le courage éminent des militants de la France libre basée à Londres et à Alger). Oui les communistes, pourtant interdits et pourchassés dès 1939, avant donc l’invasion allemande, furent les fers de lance de la Résistance sur le sol national, et notamment, de la Résistance armée des maquis et de la guérilla urbaine (que ceux qui en doutent, plutôt que de lire les livres négationnistes écrits à jet continu pour salir les communistes et réhabiliter le grand patronat collabo, fassent un Tour de France de la Mémoire passant par la Citadelle d’Arras, la Carrière de Châteaubriant, le Mont Valérien, etc.) et qu’ils se souviennent entre autres des Maquisards communistes de Corrèze (un département que les Allemands appelaient la « petite Russie »), des bataillons FTP-MOI de l’Affiche rouge ou de Carmagnole-Liberté, de la grande Grève patriotique des mineurs de mai-juin 1941 organisée par le PCF clandestin sous la botte allemande, ou de l’insurrection qui libéra Paris sous le commandement de communistes qui avaient nom Rol-Tanguy, chef des FFI de l’Ile-de-France, ou André Tollet, président du Comité de libération parisien. 
    • d’autre part, la Résistance héroïque puis la victoire, au prix de 27 millions de morts au moins, de l’Union des républiques socialistes soviétiques qui, durant toute la guerre, alors que Washington refusait jusqu’en 1944 d’organiser un « second front » en Europe, dut affronter et vaincre seule les 3/4 des divisions allemandes combattantes situées sur le front Est. Souvenons-nous de l’exploit de l’Armée rouge ouvrière et paysanne qui brisa l’« invincible Wehrmacht » à Stalingrad, Leningrad, Koursk… puis à Berlin en hissant sur le Reichstag nazi vaincu le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau. Comme l’a déclaré loyalement le Général de Gaulle en visite d’État à Moscou en 1944, « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération »L’actuelle campagne de criminalisation de l’URSS et du communisme historique menée par le Parlement européen, des « socialistes » à l’extrême droite en passant par les macronistes et les eurodéputés LR, n’en est que plus ignoble par ce qu’elle révèle d’ignorance crasse, de basse ingratitude et de haine de classe recuite.

    Quant à nous militants franchement communistes DU PRESENT, nous continuons à défendre les conquêtes d’AVENIR de 1945-47, non seulement en combattant la criminalisation honteuse du communisme historique, mais en appelant à construire ou à reconstruire…

    • le vrai parti communiste de combat, 
    • le syndicalisme de classe gagnant de 1936, 1945 et 1968
    • un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste, 
    • le « tous ensemble en même temps » des travailleurs et de la jeunesse indispensable pour stopper les mauvais coups et pour contre-attaquer en déployant l’idée d’un Frexit progressiste, et en rappelant, après Lénine, que l’« on ne peut avancer d’un seul pas si l’on craint de marcher au socialisme », étape vers la société communiste sans classes dans laquelle enfin, la démocratie prolétarienne et populaire permettra d’étendre le principe cher à Marx et à Ambroise Croizat « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » à toutes les activités humaines et à tous les peuples de la Terre. 

    POUR LE PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE 11 octobre 2020- 

    • Par Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de guerre, Décoré par l’URSS, officier de la Légion d’honneur
    • Pierre Pranchère, ancien Maquisard des FTPF de Corrèze, ancien député de la Nation, ancien membre du C.C. du Parti communiste français
    • Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance et Brigadiste d’Espagne, réprimé pour avoir refusé de porter l’uniforme sous le commandement d’un ancien général de la Wehrmacht devenu chef d’état-major de l’OTAN
    • , fils de Résistant gaulliste, philosophe
    • Jany Sanfelieu, fille de combattant antifasciste espagnol
    • Annette Mateu-Casado, fille de combattants communistes antifascistes espagnols
    • Annie Lacroix-Riz, petite-fille de déporté juif, historienne de la Seconde Guerre mondiale

    Auxquels s’ajoutent: Fadi Kassem, agrégé d’histoire, secrétaire national du P.R.C.F.,  Gilliatt de Staërck, responsable national des Jeunes pour la Renaissance communiste en France, Marie-Claude Berge et Gilda Guibert, professeurs d’histoire retraitées, co-responsables de la rubrique Histoire et mémoire d’Etincelles , Jo Hernandez, secrétaire de la commission Luttes du PRCF, ancien syndicaliste CGT, Gabriel Casadesus, responsable de la commission Santé du PRCF, ancien syndicaliste CGT, Vincent Flament, rédacteur en chef d’INITIATIVE COMMUNISTE.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Les travailleurs de  mobilisés contre l’OPA 

    Sous couvert de “mettre en concurrence”, l’Union Européenne sous les offices zélés de Sarkozy a imposé la  d’EDF-GDF, offrant en 2008 GDF à l’opérateur privée de l’ et de l’assainissement, la Lyonaise des eaux devenue Suez. Les deux entités prenant le nom d’Engie en 2015. en 2017 le régime Macron décide de céder pour 8.7% du capital d’Engie encore détenu par l’agence des participations de l’État, descendant ainsi sous le seuil de 24% du capital et 28% des droits de vote. Issue de société coloniale (compagnie du canal de Suez, Banque d’Indochine), Suez avait été nationalisée en 1982 et privatisée en 1987. Elle fusionne complètement avec la Lyonnaise des Eaux en 1997. Suez contrôle ainsi une part importante de la distribution de l’ et de l’assainissement en France (19% de la population). Un secteur où l’autre acteur privé majeur est Veolia (ex- Vivendi, ex-Compagnie générale des eaux) qui contrôle 40% de la distribution. La SAUR et des régies publiques assurant le reste de la distribution. Veolia en lançant une OPA sur Suez s’assurerait une situation de monopole privé dominant sur l’ potable et l’assainissement, un bien commun et un service public essentiel de la population. Alors que les travailleurs sont évidemment opposés à cette fusion dont la traduction sera évidemment suppression d’ et pression à la baisse des salaires, Veolia a pu compter sur le soutien de la CFDT pour s’emparer de Suez : avec pour projet de vendre à la découpe les parties les plus juteuses de l’entreprise. À l’issue d’un vote, le conseil d’administration d’Engie qui compte 13 membres, a approuvé la vente avec sept voix pour, la plus courte majorité possible, face à quatre voix contre et deux abstentions. Sur les 13 membres, six “indépendants”, trois représentant de l’État actionnaire, trois représentants des salariés (1 CGT, 1 CFE-CGC, 1 CFDT) et 1 CFDT au titre des salariés actionnaires. Les 6 “indépendants” et la CFE CGC ont voté pour, les deux représentants de la CFDT ont quitté la salle, validant l’OPA. Le régime Macron aurait téléphoné aux représentant CFDT pour qu’ils se comportent ainsi d’après une source citée par Médiapart. Un vote contre de la CFDT aurait obligé la CFE-CGC à voter contre, faisant basculer le résultat du vote.

    Manifestation intersyndicale contre l’OPA de Veolia le 22 septembre 2020.

    On lira ci-dessous le communiqué justement dénonciateur de la C.F.D.T. Suez et le commentaire qu’en fait la Commission luttes du P.R.C.F. – Le 06/10/2020

    Nous publions ci-dessous la protestation publique hautement justifiée du syndicat CFDT de Suez. Ce texte dénonce la trahison ouverte des salariés d’Engie et de Suez par la représentation officielle de la CFDT Engie au C.A. d’Engie.

    Existe-t-il désormais la moindre limite aux trahisons sans fin d’un “syndicat” chéri des médias d’État, de l’UE et du grand patronat en général ? Certes, il n’y a que la première félonie qui coûte : rappelons fraternellement aux cédétistes et aux travailleurs poignardés dans le dos d’Engie, ex-GDF, que la CFDT n’a cessé de trahir la classe ouvrière, et plus généralement l’intérêt national, au moins depuis l’adoption du plan Juppé-Notat frappant la Sécu (1995 !), sans parler des trahisons à répétition de Chérèque, puis de Berger, sur les retraites, l’indemnisation du chômage, les contre-réformes scolaires, la casse du statut de la fonction publique et l’euro-destruction en cours de la SNCF, de France-Télécom, d’EDF-GDF, etc. 

    Au point que de plus en plus de cégétistes fidèles au combat de classe refusent désormais la stratégie d’alliance (dite “syndicalisme rassemblé”) de la Confédération CGT avec une organisation aussi macron-compatible, MEDEF-complaisante et euro-alignée (la direction de la CFDT coïncide pour ainsi dire avec celle de la très maastrichtienne CES) que l’est la confédération CFDT et bon nombre de ses antennes professionnelles.

    En ce qui concerne le PRCF, il n’a cessé de condamner les fusions capitalistes, qu’elles soient continentales (Alstom / Siemens par ex.), transcontinentales (PSA-Chrysler, Renault-Nissan…) ou PSEUDO-nationales, le but de la fusion Véolia-Suez n’étant pas de conforter le produire en France moribond, mais de mondialiser la chasse aux superprofits des oligarques du CAC-40 EN SACRIFIANT L’EMPLOI EN FRANCE, et dans la foulée, les savoir-faire et jusqu’à la langue française sacrifiée systématiquement au tout-anglais.

    Ces fusions sont inspirées par le “Besoin d’aire” du MEDEF (traduisez: le besoin d'”espace vital” du grand capital “français”). Ce « besoin d’aire », titre du manifeste patronal de 2012, essore la France et le monde du travail sans crainte de dissoudre notre pays et les conquêtes du CNR (dont la  de l’énergie et du sous-sol par Maurice Thorez et Marcel Paul) dans une “construction” euro-atlantique aussi délétère qu’irréformable. Ces fusions vont de pair avec les euro-privatisations (dont celles de GdF) et les euro-délocalisations, l’argent des contribuables n’étant bon qu’à socialiser les risques patronaux tout en laissant aux actionnaires la haute main sur les profits et sur la gestion.

    Le PRCF et sa commission luttes appellent en conséquence, non seulement à la nationalisation de l’eau en France, non seulement à la renationalisation d’Engie-Gaz de France et à la reconstruction d’un pôle public 100% nationalisé de l’Énergie, mais à un véritable Frexit progressiste débouchant sur la rupture de la France avec la domination du grand capital et ses instruments de domination nationale et continentale.

    Travailleurs d’ENGIE, de SUEZ de VEOLIA et de toutes les boîtes, avant que les casseurs patronaux, les “syndicalistes” jaunes et les vendeurs d’Europe sociale bidon n’aient totalement détruit notre pays et son industrie privée et publique, construisons le tous ensemble en même temps pour dire RETRAIT DE TOUTES LES CONTRE-REFORMES MAASTRICHTIENNES (retraites, sécu, indemnités chômage, casse du lycée et de l’Université, Parcoursup…), des EUROPRIVATISATIONS, des PLANS DE LICENCIEMENTS, DES EURO-DÉLOCALISATIONS, DES BAISSES DE SALAIRES. Edouard Philippe dit craindre une “tempête sociale” ? Prenons-le au mot et sachons qu’il n’y a de choix qu’entre le TOUS ENSEMBLE EN MÊME TEMPS potentiellement victorieux, et le chacun pour soi séparément qui ne mène qu’à la défaisance de notre pays et à l’humiliation sans fin de toute notre classe !

    Pour la commission Luttes du PRCF, Jo, José, Thomas et avec le plein soutien de Georges Gastaud et de Fadi Kassem, secrétaires nationaux du PRCF


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  • , résistant FTP-MOI, président du PRCF dans une analyse rédigée en 2009 montrait les liens factuels entre gouvernement, grands groupes financiers, et . Une tribune démontrant la réalité objective non seulement de l’intégration du  monopoliste d’État, mais aussi la nature profondément et intrinsèquement de classe de l’. Une structure politique supranationale construite par et pour la domination exclusive de la classe capitaliste contre les peuples et la classe des travailleurs. 11 ans plus tard, Léon Landini souligne que la situation n’a pas changé, elle s’est au contraire aggravée. C’est pour inviter à cette prise de conscience et appeler à l’action avec le PRCF que Léon Landini a fait parvenir à la rédaction d’IC cette tribune. Toujours d’une brûlante actualité dans les faits, comme dans son mot d’ordre : Union Européenne oui pour s’en sortir, il faut en sortir


      Union Européenne. Oui !      Pour s’en sortir, il faut en sortir 

    Léon Landini – 2009 – président du PRCF

    La France, pays des droits de l’homme et du citoyen, pays de la révolution de la Commune et de la Résistance, voit chaque jour disparaître tout ce qui faisait d’elle le porte drapeau international de la liberté.

    Aujourd’hui notre  pays est en pleine fascisation et nos gouvernants en profitent pour remettre en cause tout ce qui avait été conquis par notre peuple depuis plus d’un siècle de luttes et de sacrifices.

    La volonté de détruire la totalité des nos acquis et de faire disparaître jusqu’à l’esprit de Résistance, a été clairement exprimé par  les proches de Sarkozy.

    C’est Denis Kressler, ami personnel du président de la République, ancien N° 2 de MEDEF, président du groupe d’assurance SCOR, membre du Conseil économique et social, de la commission des comptes de la Nation, Administrateur de PariBas, de Bolloré Investissement et de Dassault Aviation, qui a été chargé de cette besogne en qualité de porte parole du gouvernement, en écrivant dans la revue « Challenge » :

    « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie ….. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ».

    Denis Kessler – 2007

    Il s’agit non seulement « défaire méthodiquement le programme du CNR » mais surtout effacer toutes velléités de résistance à la remise en cause de tous nos droits.

    Pour pouvoir intoxiquer et tromper notre population, la participation des médias est absolument indispensable pour pouvoir pratiquer un bourrage de crâne intensif, celui-ci dépassant tout ce que nous avons pu connaître par le passé, y compris pendant les années noires de l’occupation.

    Sans doute pensent-ils qu’en répétant toujours les mêmes choses nous allons finir par les croire, il est vrai :

    en tombant toujours au même endroit, une goutte d’eau finit par faire un trou dans la roche

    proverbe chinois

    Depuis les présidentielles de 2007, les médias mènent une intense campagne afin de nous  faire admettre que le véritable défenseur de la Résistance Française c’est Sarkozy.

    Dans ce but et afin d’assurer sa propre promotion, « ce monsieur »  s’est rendu à Châteaubriant, pour disait-il, rendre hommage à Guy Môquet, tout en « oubliant » de rappeler que Guy Môquet, jeune communiste, avait été arrêté en distribuant des tracts de son parti et que son père député communiste avait déjà été arrêté et interné en Algérie.

    Au cours d’une autre visite au Plateau des Glières il a, (au cimetière où reposent les résistants tombés en ce lieu) tenu en riant des propos graveleux qui  ont choqué  et ulcéré les résistants assistant à cette cérémonie.

    Poursuivant son périple, il s’est ensuite rendu en divers autres lieux où des résistants avaient donné leur vie, convaincus que leurs sacrifices allaient permettre la création d’un monde meilleur.

    À chacun de ses déplacements il est toujours accompagné  par une Smala de cameramans, de journalistes et de photographes, qui est chargée d’assurer sa  publicité et sa mise en valeur.

    Alors que des coups terribles sont portés quotidiennement aux acquis du programme du CNR, voici que ce « personnage » s’est permis au cours d’une récente allocution de faire référence au Conseil National de la Résistance comme s’il en était le porte-parole.

    Décidément, il faut avoir beaucoup d’audace et un beau culot, pour essayer d’utiliser à son profit le CNR, tout en détruisant tout ce que le CNR nous avait apporté.

    Les télévisions, les radios et la presse, tous en cœur ne tarissent jamais d’éloges sur la grandeur de ce « seigneur ».

    Au cours des dernières élections européennes de 2009, tout a été fait, pour faire croire que le résultat était une grande victoire de Sarkosy et de l’UMP et pour que cela soit crédible, ils ont surtout mis en exergue le pourcentage de voix obtenues par la droite, sans évoquer un seul instant le nombre des inscrits et l’importance des abstentions.

    Pourtant, la totalité des suffrages exprimés (de droite comme de gôche) en 2009, arrivent avec beaucoup de peine à dépasser le nombre total de celles et de ceux qui au référendum de 2005 avaient voté NON à la Constitution Européenne.

    Le résultat de 2009  confirme à nouveau que le peuple français ne veut pas de cette Union Européenne.

    Les médias  sont  au service du gouvernement et de la grande finance.

    Ou plutôt ce serait le gouvernement qui est au service de la grande finance.

    Afin de démontrer cette main mise, il est utile de rappeler au préalable quelques textes sur la liberté de la presse :

    La loi du 1er juillet 1881 sur la liberté de la presse.

    Art 2 : Il n’existe plus de censure, non seulement pour les écrits, mais même pour les dessins, gravures, lithographies, estampes, etc … Il faut admettre que l’expression publique de la pensée, étant un des droits de l’homme et du citoyen, ne peut admettre de restrictions que celles édictées par la loi.

    Le  15 mars 1944 : Programme du Conseil National de la Résistance.

    Unis quant au but à atteindre, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du CNR, proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération : Afin d’assurer la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères

    Faisant fi de ces directives impératives, le gouvernement et les grands groupes financiers se sont emparés de la quasi totalité des grands moyens de communication.

    En voici quelques exemples :

    Les chaînes de télévisions publiques, financées essentiellement par la redevance payée par tous les citoyens possédant une télévision, sont devenues la propriété de Sarkosy qui s’est arrogé le droit d’en désigner lui-même les PDG, mettant ainsi ce média à sa botte.

    Quant aux autres médias nationaux, (qui vivent souvent pour partie de commandes publiques) se trouvent tous  sous tutelle de grands groupes financiers.

    Lagardère (Europe 1 – Paris-Match – Le magazine Elle –  Télé 7 jours –  etc…

    Dassault  (Le Figaro). Bouygues  (TF 1).Vivendi  (Canal+). Bolloré  (Direct soir – La Chaîne Direct 8). Pinault  (Le Point). Bertelsmann  (RTL – M6). Arnault  (La Tribune – Radio Classique)  etc. …).

    L’éloge funèbre de Jean-Luc Lagardère, avait été prononcé par Henri-Bernard Levy, qui est lui-même directeur de collection chez Grasset (propriété de Lagardère), chroniqueur au Point (propriété de François Pinault), éditorialiste associé au Monde (actionnaires Lagardère et Pinault), actionnaire de Libération, mais aussi président du conseil de surveillance d’Arte. 

    Idem pour la presse quotidienne nationale.

    Les Échos devraient tomber dans l’escarcelle de Bernard Arnault (témoin du mariage de Sarkozy et PDG de LVMH) qui pourrait revendre son autre quotidien La Tribune à Bolloré (celui qui a prêté son Yacht à Sarkozy et à qui Jospin a vendu la Société Française de Production pour une bouchée de pain).

    Libérationjournal qui se voulait révolutionnaire et qui était autogéré, fut créée en 1973 par Jean-Paul Sartre pour lutter contre « le journalisme couché ».  Ce quotidien est aujourd’hui la propriété du banquier Edouard de Rothschild. Il a le statut de société anonyme et les journalistes sont totalement écartés de la direction car ils ne détiennent plus qu’1 % du , ce qui les a contraints d’abandonner le droit de veto qu’ils détenaient auparavant pour toutes  les grandes décisions pouvant concerner le journal.

    Même L’Humanité  qui se disait communiste, a pour actionnaires Lagardère et Bouygues, ce qui laisse penser que sa liberté d’expression est plus que limitée.

    Quant à  la presse régionale ce n’est pas mieux :

    Le groupe Hersant Médias, déjà propriétaire du quotidien Paris Normandie, et ses déclinaisons locales, vient de racheter à Lagardère les quotidiens du Sud-Est : La Provence, Nice Matin, Corse Matin, Var Matin etle journal gratuit Marseille Plus …d’autres parts, le Groupe Hersant Médias vient de céder au groupe Ouest France, 14 hebdomadaires qu’il détenait en Normandie.

    Pinault qui est actionnaire de Bouygues et donc de TF1 vient de lancer un magazine urbain gratuit baptisé Pili-pili qui doit « Assurer la promotion du commerce et des services de proximité ».

    Dassault est actionnaire de Lagardère et réciproquement,  lui-même associé à Hersant sur la TNT(chaîne Paris CAP), ce même Lagardère étant aussi actionnaire du Parisien, de L’Équipe (propriété du groupe Amaury) etc…

    Comme vous pouvez le constater avec ces quelques exemples, l’ensemble des grands médias sont soit sous gouvernance gouvernementale, ou bien entre les mains de la haute finance qui en possède l’écrasante majorité.

    Des « journaleux » grassement rétribués et sans aucun respect de la déontologie, ni même un semblant de démocratie, oublient, mentent, falsifient, salissent, ne respectant en rien la vérité pourvu qu’elle satisfasse celui ou ceux  qui les payent. 

    Après ce triste constat, comment pourrait-on croire qu’il y ait encore une possibilité pour l’écrasante majorité du peuple français, de s’exprimer librement et publiquement ?

    Dans ces conditions, qui peut prétendre que nous sommes encore en démocratie et que nous nous ne vivons pas sous la dictature de l’argent ?

    Avec l’excuse de la crise, les grandes entreprises après avoir touchés des dizaines, sinon des centaines de milliards du gouvernement, licencient, externalisent, délocalisent, laissant dans la misère et dans la désespérance des dizaines et des dizaines de milliers de familles, et voici qu’au même moment très tranquillement on nous annonce qu’une banque, après avoir reçu des milliards de subsides de l’État, vient de provisionner un milliard d’euros pour récompenser certains de ses collaborateurs.

    Si des milliards valsent pour quelques-uns, il n’en est pas de même pour tous. La preuve !

    La  Commission Européenne vient de faire parvenir au gouvernement français une injonction  demandant à ce que les producteurs de fruits et légumes remboursent 700 millions d’euros, qui correspondraient à diverses subventions qui leur auraient été indûment versées au cours des ces dernières années. Un milliard dans la poche des traders et 700 millions retirés de la poche des agriculteurs.

    Devant cette situation scandaleuse, Martine Aubry s’est mis à pousser des cris d’orfraie, mais à aucun moment elle ne s’en est prise à cette Commission Européenne qui veut nous imposer ce que l’ensemble de la population française a par deux fois refusé.

    Il faut rappeler que Martine Aubry et les dirigeants du Parti socialiste font partie de ceux qui, contre la volonté du peuple français, nous ont imposé cette Union Européenne.

    Devant la colère des paysans, le ministre de l’Agriculture tergiverse promettant d’intervenir auprès de la Commission Européenne pour essayer de faire diminuer cette somme, ou bien encore, de soulager leur fardeau en les exonérant des charges patronales envers la Sécurité Sociale.

    Ce manque de non paiement de charges sociales, va volontairement aggraver la situation financière de la Sécurité Sociale et mettre cette grande institution issue de la Résistance dans l’impossibilité de faire face à ses obligations.  

    Il est vrai que dans une Europe où « La concurrence doit être libre et non faussée » il n’y a plus de place pour la Sécurité Sociale.

    Comme, il n’y aura plus de place pour aucun de nos services publics, tout cela sera entre les mains des grands groupes financiers et nous aurons enfin le bonheur de ressembler à cette grande démocratie appelée USA où plus de 40 millions de personnes ne bénéficient d’aucune Sécurité Sociale. 

    Quant aux dirigeants du PCF reniant tous les combats passés, ils continuent à nous prendre pour des imbéciles en parlant  d’une « Europe sociale », pourtant les résultats qu’ils ont obtenus aux dernières élections auraient dû leur faire comprendre que les électeurs ne se sont pas laissé attraper à cette sinistre comédie.

    Pour en terminer avec la fascisation de notre pays, pour en terminer avec la criminalisation du communisme, pour lutter contre les licenciements sauvages et abusifs, pour en finir avec toutes les misères que nous subissons, il faut nous débarrasser de ce carcan qu’est Union Européenne, il est temps, il est grand temps que les vrais communistes qu’ils soient ou non membres du PCF s’unissent hors des instances d’un Parti qu’il n’est plus possible de remettre sur les rails de la lutte des classes.

    Il nous faut comme au temps de la Résistance, unir toutes celles et tous ceux qui veulent changer ce monde, avec comme base d’union la réalisation d’un nouveau programme de Résistance, sinon dans un avenir qui se rapproche à grande vitesse, la misère et la faim ne serons plus l’unique apanage des seuls  pays du tiers monde.

    Le premier acte fondamental  à accomplir pour reconquérir notre dignité, pour chasser des affaires ceux qui ruinent notre pays, c’est sortir la France du carcan que représente cette Union EuropéenneOui !  Pour s’en sortir, il faut en sortir.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • De nouveau la déchire le Caucase. Le dictateur Aliyev lance à l’assaut du Haut Karabakh l’armée azerbaïdjanaise, sous la protection des drones et avions turcs, et avec le renfort des milices islamistes syriennes armée et déployés par Ankara désormais non seulement dans le nord de la Syrie mais également en Libye. Le conflit qui est en passe de devenir une ouverte entre Erevan et Bakou pourrait, compte tenu du jeu des alliances, conduire à une régionale, impliquant Russie, Iran, , et au-delà.

    Les combats ont déjà provoqué plusieurs centaines de tués dans les rangs des deux armées, et il s’intensifie chaque jour. Les bombardements azerbaïdjanais frappent désormais non seulement le Haut Karabakh mais également l’. En réplique l’ fait désormais usage de missiles de moyenne portée. Et les populations civiles se retrouvent désormais sous le feu des bombes de part et d’autre de la ligne de front.

     

     

    Un communiqué du Parti communiste d’Arménie, précédé d’un commentaire PRCF et suivi d’un texte de G. Gastaud sur le rôle géopolitique de la Turquie d’Erdogan.

    Nous publions ci-dessous le communiqué de nos camarades du P.C. d’Arménie qui, tout à la fois, condamnent l’agression brutale et inhumaine du gouvernement de Bakou contre la population civile de l’enclave arménienne, démasquent ses inspirateurs et commanditaires irresponsables d’Ankara, et appellent la population arménienne à rejeter tout comportement xénophobe sans confondre patriotisme et ultranationalisme.

    Nous rappelons que, lorsque l’ était encore l’, c’est-à-dire avant que la “catastroïka” de Gorbatchev n’eût abouti au démantèlement sous influence impérialiste de l’Union soviétique, les Arméniens et les Azéris, sans forcément s’aimer, ne s’entretuaient pas et coopéraient dans le cadre d’une Fédération multinationale respectée et paisible où chacun avait un emploi et un avenir. Terrible fut alors la responsabilité des ultranationalistes arméniens qui, avant même la chute de l’, propageaient souterrainement la haine pathologique du Russe sans la moindre intelligence de la situation géopolitique de l’Arménie. 

    Nous publions à nouveau une analyse de G. Gastaud, secrétaire national du PRCF, sur le danger de plus en plus grave que constituent les agressions tous azimuts du pouvoir clérical-fasciste d’Erdogan, complice de Washington, de Paris et des pétromonarchies dans le sac de la Syrie, bourreau inlassable du peuple kurde en Turquie et hors de Turquie, persécuteur acharné de la gauche populaire turque, protecteur et financeur des djihadistes et des autres mercenaires djihadistes du Haut-Karabagh au Sahel, ennemi objectif de tous les musulmans du monde que sa politique ignoble dessert en Europe, en Asie et en Afrique.

    Une fois de plus, les antisoviétiques de droite et “de gauche” qui, derrière les Glucksmann, July et autre BHL ont appelé à détruire l’Afghanistan laïque et populaire dans le but de détruire l’URSS, sont confrontés à l’irresponsabilité et aux résultats sanglants de leur sale politique


    Le appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie!

    Le dimanche 27 septembre, les forces armées azerbaïdjanaises ont repris leurs attaques contre des cibles à l’intérieur de l’Artsakh (l’enclave du Haut-Karabakh) et ont relancé un conflit dangereux qui pourrait rapidement dégénérer et mettre davantage en danger la et la stabilité dans la région déjà instable. Le Parti communiste arménien condamne fermement et sans équivoque l’assaut des forces militaires azerbaïdjanaises et de leurs soutiens turcs, ainsi que la rhétorique ignoble de leurs dirigeants politiques, qui a été consciemment dirigée contre les civils d’Artsakh et d’Arménie.

    Les agresseurs ont ciblé non seulement les positions défensives arméniennes, mais aussi les populations civiles et les infrastructures. Ainsi, des rapports font état de nombreuses victimes, tant civiles que militaires, résultant de cette agression effrénée.

    Nous sommes gravement préoccupés par les informations confirmées faisant état d’un recrutement à grande échelle de combattants djihadistes mercenaires au cours des derniers mois, qui seront envoyés en Azerbaïdjan pour aider les forces militaires azéries régulières dans leur projet d’invasion de l’Artsakh. Nous demandons instamment à l’ONU d’enquêter de manière approfondie sur ces événements et d’exhorter le gouvernement turc à renoncer à de telles pratiques. Toutes ces forces mercenaires devraient être immédiatement dissoutes et rapatriées dans leur pays d’origine.    

    Nous sommes également préoccupés par le fait que le Premier ministre turc, le président Recep Tayyip Erdogan, ait été cité comme menaçant le soutien du pays à une attaque à grande échelle contre la République d’Arménie dans le but de renverser son gouvernement légitime démocratiquement élu. Nous considérons que de telles déclarations d’intention sont contraires à la Charte des Nations Unies et au droit international. Le Parti communiste d’Arménie condamne fermement et sans équivoque ces déclarations provocatrices!

    Le Parti communiste d’Arménie appelle les gens à faire preuve du calme, de la mesure et de la retenue nécessaires pour assurer la stabilité et l’ordre dans nos communautés. Il est donc nécessaire que le peuple arménien s’abstienne de tout hyper-nationalisme instinctif, ou de se plier à l’hystérie ethno-sectaire, en réponse à ces troubles.

    Nous sommes d’avis, dans les circonstances actuelles, que toutes les forces et tous les individus progressistes et patriotiques arméniens exercent une discipline extrême pour résister à l’agression dans toutes ses manifestations, tout en soutenant pleinement l’État arménien et ses forces armées.

    Le Parti communiste d’Arménie appelle tous les peuples épris de paix du monde entier, ainsi que les forces de gauche et progressistes du monde entier, à s’unir pour la paix et à condamner l’agression militaire infligée à la population civile et sans défense de l’Artsakh et des villes frontalières et villes d’Arménie. Nous apprécions les efforts du gouvernement de la Fédération de Russie pour arrêter l’effusion de sang et provoquer un cessez-le-feu immédiat, et appelons le président russe Vladimir Poutine à user de son influence et de son autorité internationale pour faciliter le mouvement vers une initiative internationale visant à mettre un terme rapide à cette situation, conflit long mijotant une fois et pour tous. Nous appelons également le gouvernement de la Fédération de Russie à honorer et à maintenir sa noble histoire en tant qu’allié de principe et voisin de l’Arménie pendant ses heures les plus sombres.

    Le Parti communiste arménien condamne catégoriquement toute intervention extérieure dans les affaires intérieures de l’Arménie et tente de violer les frontières et de saper la stabilité du pays. Notre Parti appelle à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel conduisant à des négociations en vue d’un accord de paix permanent sous les auspices de l’ONU et basé sur la Charte des Nations Unies.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Tous ils ont nié la gravité de l’épidémie; tous ils ont traité de “femmelettes“, ou peu s’en faut, les personnes qui prenaient quelques précautions ; tous ils ont joué les surhommes invulnérables et nargué les chefs d’Etat “mauviettes” qui osaient confiner A TEMPS leur population, comme à Cuba, ou les fourbes “dictatures” à la chinoise qui dépistaient à tour de bras et qui isolaient les personnes contagieuses le temps nécessaire.

    Dame, nos grands néolibéraux chefs de file du “monde libre” voulaient absolument privilégier l’ “économie”, entendez “les profits capitalistes” et, comme il était expressément écrit sur les pancartes des manifestants trumpistes (ces nazis qui s’ignorent) contre le confinement “les faibles doivent mourir!”. Bref, le sauvage mot d’ordre “libéral” de toujours “laissez-faire, laissez passer”, se révélait dans toute sa barbarie crue et proprement exterministe : “laissez faire, laisser crever!“. On a vu ce que cela a notamment donné en France avec la gestion des EHPAD, souvent catastrophique d’inhumanité.

    Boris , lui, a failli mourir pour du bon et, apparemment, il en a tiré quelques leçons tardives à propos des mesures-barrières qu’il met désormais en place, bien trop tard, en Grande-Bretagne : mais le mal est fait là-bas car le système public de santé anglais a été détruit de longue date par Thatcher et par son clone social-libéral Anthony Blair. 

    Le libéral-fasciste brésilien déclaré s’en est tiré et se contente, entre deux prières “évangéliques” et deux appels à tuer les communistes, de voir mourir les pauvres entassés dans les favellas, les Etats brésiliens fédérés abandonnés par l’Etat fédéral faisant ce qu’ils peuvent pour protéger les populations. 

    Et voilà maintenant que “l’homme fort” par excellence, l’homme qui racontait encore récemment que le masque était la marque des faibles, le super-beauf à la mèche orange qui déclarait qu’avec le bon air, un peu de sport et quelques injections d’eau de javel le “virus chinois” passerait vite, l’apprenti putschiste qui envoyait ses milices “républicaines” en gilets pare-balle investir les Sénats “démocrates” optant pour le confinement,  suffoque à son tour à l’hôpital dans un état incertain. Du moins a-t-il eu la chance d’être diagnostiqué, transféré de nuit à l’hôpital par un hélicoptère de l’armée, avec désormais une armada de spécialistes à son chevet et un traitement de choc hautement coûteux (et d’ailleurs risqué) que n’auront pas reçu les 200 000 Américains (!!!) qui sont décédés du corona, après avoir subi une agonie particulièrement angoissante, en trois mois.

    Nous ne souhaitons la mort de personne, même pas de celle des salauds car nous sommes marxistes et la devise de Marx, empruntée à Térence, était “Homo sum, et nihil humani a me alienum puto”(1). Mais on nous excusera de réserver notre compassion au million de familles endeuillées de par le monde dont beaucoup n’auront même pas pu assister leurs proches dans leurs derniers moments, ni même les accompagner dans leur dernier voyage. Pas seulement à cause d’un virus inconscient de ses propres effets, mais à cause, sur le fond, de cet immense multiplicateur de mort qu’est en son fond l’euro-mondialisation virale que le PRCF a dénoncé dès le début du mois de mars. Une euro-mondialisation portée par les traités européens supranationaux qui organise la casse austéritaire des systèmes de santé, qui substitue à la planification rationnelle les conflits d’intérêts entre mandarins liés rivaux aux labos privés, et dont l'”économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” (traité de Maastricht) ne laisse le choix à l’humanité qu’entre un confinement généralisé mortifère (avec toutes les mesures liberticides que les gouvernements capitalistes ne se privent pas de prendre par la même occasion), et que des échanges commerciaux uniquement guidés par la course au profit maximal. 

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • « Bonjour à toutes et à tous. Vous allez assister à une confrontation inédite. » En ce dimanche 13 septembre, l’animateur du « Grand Débat » de la « Fête de l’Huma autrement » (la pandémie du coronavirus ayant contraint à annuler les traditionnelles festivités annuelles) n’est pas peu fier de présenter une « confrontation » inédite. Jugez plutôt : , secrétaire général de la , se retrouve face à… Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF.

     

    « Inédit », ce type de « débat » l’est assurément : on imagine Benoît Frachon « débattre » à la Fête de l’Huma avec Georges Villiers, premier président du Conseil national du patronat français (CNPF) créé à la Libération pour recycler un patronat massivement impliqué dans la Collaboration avec Vichy – et par la suite nommé président de BusinessEurope, un lobby des patrons de l’industrie au niveau européen ; on imagine Georges Séguy « débattre » avec Paul Huvelin, successeur de Georges Villiers et qui a « recherché essentiellement […] la paix sociale » à travers les accords de Grenelle de mai 1968, tout en ayant été membre du Conseil européen pour le progrès économique et social avant de présider l’union des industries de la Communauté européenne dans les années 1970 ; on imagine aisément Henri Krasucki « débattre » avec Yvon Gattaz, le père de Pierre Gattaz qui exerça les pressions nécessaires pour pousser Mitterrand et le gouvernement Mauroy à opérer le « tournant de la rigueur » en 1982-1983 – « tournant » dont nous ne sommes toujours pas sortis aujourd’hui…

    Mais voilà : Philippe Martinez, qui signe toute honte bue un texte appelant à faire du « dialogue social » l’action prioritaire en plein confinement (texte également signé par la jaune CFDT et le MEDEF) et qui applaudit le « plan de relance » (comprenez : plan de liquidation des conquêtes sociales et démocratiques) Macron-Merkel – et ce après avoir expliqué qu’il refusait toute interférence politique au nom de la charte d’Amiens, lorsque Jean-Luc Mélenchon proposa par exemple l’organisation d’une vaste manifestation sur les Champs-Élysées à l’automne 2017 –, franchit un pas supplémentaire dans la collaboration de classes, sous le regard attendri des organisateurs de la « Fête de l’Huma autrement ». Et voilà que Roux de Bézieux, le patron du MEDEF qui dispose déjà de suffisamment de tribunes médiatiques et politiques en temps normal, devient l’attraction majeure de cette « confrontation inédite » et de ce weekend peu ordinaire. Heureux comme un poisson dans l’eau, l’animateur du débat annonce fièrement que le « débat » va « opposer » des « points de vue qui se situent aux antipodes l’un de l’autre » ; et cela tombe bien car Martinez en « rêvait » (avec un grand sourire) car il « croi[t] beaucoup en ce genre de débat » pour « se forger une idée en toute connaissance de cause » ; avec seulement 1890 vues (dont quatre visionnages de la part du rédacteur du présent article) sous la vidéo YouTube deux semaines après la publication de celle-ci, on peut douter de l’efficacité de la démarche…

    L’analyse du « débat » permet de dégager une analyse plus nuancée que les explications avancées par les eurobéats « contradicteurs » du MEDEF. Naturellement, prétendre que Philippe Martinez et Geoffroy Roux de Bézieux défendent des points de vue exactement similaires relèverait de la malhonnêteté intellectuelle. Fier-à-bras, Roux de Bézieux affirme les fondamentaux de l’exploitation capitaliste : « je ne suis pas complètement à l’aise avec la montée de la démocratie directe » ; à la question de savoir s’il faut « remplacer » le par « un autre mode de fonctionnement de la production » (prononcer le mot « communisme » arracherait la bouche de l’animateur), Roux de Bézieux est bien entendu catégorique : « Je ne vais pas vous surprendre : je ne vais pas vous dire oui » car « les économistes n’ont pas de modèle à plaquer sur cette  » ; en outre, face à la crise, « c’est assez logique que l’État vienne au secours des entreprises, et donc des salariés » (le dernier passage étant certainement ajouté pour flatter le public et Martinez) ; « au MEDEF, on est rarement favorable aux impôts » – et les euro-gouvernements successifs, « socialistes » compris, ont satisfait les desiderata du patronat sur ce sujet ; « je pense que la liberté d’entreprendre permet de la créativité, permet de créer des richesses – et de les partager ensuite » (là encore, ça a dû en coûter à Roux de Bézieux de prononcer une telle formule) ; « les entreprises payent énormément d’impôts », et donc « une aide publique, c’est un morceau d’impôt qu’on vous a pris et qu’on vous rend » (et l’oligarchie capitaliste, bénéficiant du CICE, de la suppression de l’ISF, de la baisse de l’impôt sur le revenu, des baisses de cotisations patronales, etc., peut témoigner des cadeaux fiscaux successifs des euro-gouvernements). Pendant ce temps, Martinez sort des formules classiques plutôt de bon sens, tout en ne parvenant pas à prononcer des mots comme « capitalisme » : dénonciation du « moins-disant social qui génère des délocalisations », des « inégalités qui, à l’échelle de la planète, se creusent », des « actionnaires » privilégiés par rapport à l’investissement productif ; « cette crise, elle a révélé que, heureusement, certains l’appellent un matelas social, nous on parle de modèle social, et bien là on voit dans ces périodes-là, la différence avec des pays comme les États-Unis » (et d’ajouter : « je ne parle pas de la Chine, parce que là… ») ; « le marché ne doit pas tout », etc.

    Mais la suite du « débat » révèle malheureusement que le dirigeant de la CGT se perd dans ses lubies eurobéates classiques, comme lorsqu’il a signé l’appel « Plus jamais ça ! Construisons le jour d’après » défendant notamment « la décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations ». Et voici que Martinez, qui explique à raison qu’« on a besoin de règles » (fiscales, sociales, environnementales) face au marché, affirme : « On peut le faire à l’échelle européenne. Nous on se bat, avec l’ensemble d’ailleurs, enfin une grande partie des syndicats européens, pour qu’il y ait un salaire minimum en Europe, parce qu’il y a du dumping social y compris au sein même de l’Europe ». Et revoilà l’éternel refrain de « l’Europe sociale » porté par un eurobéat qui, de toute évidence, ne semble pas au courant que l’actuel patron de la Confédération européenne des syndicats (CES) n’est autre que Laurent Berger, avec lequel Martinez signe des déclarations pour faire du « dialogue social » l’instrument « privilégié » face au patronat ou pour applaudir des deux mains le « plan de relance » Macron-Merkel.

    Pire : versant dans l’idéalisme béat ignorant les principes mêmes d’une analyse dialectique et matérialiste (peut-on vraiment attendre une telle démarche de la part de Martinez ?), le secrétaire général de la CGT parvient à faire passer Roux de Bézieux pour un homme lucide quant aux rapports de forces géopolitiques et économiques : tandis que Martinez, incapable d’opérer une « analyse concrète de la situation concrète », entonne le refrain de l’« Europe sociale », défend le « SMIC européen » et n’ose pas prononcer le terme de « souveraineté », Roux de Bézieux évoque la question des relocalisations de manière réaliste, expliquant même « qu’il faut retrouver une forme de souveraineté » et qu’« en arrivant au MEDEF, j’ai créé un comité souveraineté, qui avait d’ailleurs un peu toussé si j’ose dire parce que tout de suite on dit souveraineté = souverainisme = protection des frontières = xénophobie. Non, ce n’est pas ça » – à ceci près que le MEDEF lui-même évoque, comme Macron, une « souveraineté européenne ». Et d’ajouter avec lucidité : « le problème c’est qu’au sein de l’Europe, vous le savez, on a des modèles sociaux qui sont encore très différents ; et on a choisi tous collectivement – alors on n’a pas peut-être pas tous voté de la même manière –, mais on a choisi d’unir nos destins sur le plan économique avec la même monnaie. Donc là, c’est beaucoup plus compliqué parce qu’en gros, proposer un SMIC européen, pourquoi pas ? À la limite, je vais vous dire : si je suis très cynique, cela nous avantage parce que globalement, même si on a des usines à l’étranger, on a plus de production en France, donc ça va faire monter les coûts des autres […]. Le problème c’est que, allez dire ça aux patrons polonais » ; ne sachant que répondre, Martinez réplique à Roux de Bézieux « c’est à vous de le faire » pour s’adresser au patronat polonais, avant de réclamer « plus de protections », sans bien entendu se demander si cela est réalisable au sein de l’UE…

    Le même weekend, « Fabien Roussel (PCF), Olivier Faure (PS), Léa Balage El Mariky (EELV) et Adrien Quatennens (FI) ont débattu, ce samedi, à l’Agora de la Fête l’Humanité Autrement » (L’Humanité), ce qui permet d’offrir un nouveau spectacle de la « gauche plurielle » que Quatennens fut le plus prompt à condamner ; quant à Fabien Roussel, cherchant une position d’équilibriste pour une impossible entente avec un faux Parti « socialiste » et des prétendus « écologistes » avant tout portés par le projet européiste (et sans naturellement toucher au capitalisme), son positionnement sur les élections régionales dans les Hauts-de-France est claire : « Pour gagner, il va falloir rassembler largement, très largement, bien au-delà de nos propres rangs, aller convaincre des gens qui n’ont plus envie d’aller voter, qui sont dégoûtés de la politique », avec « toutes les ouvertures qu’il faut ». Et pendant ce temps, Patrick Le Hyaric écrit au Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) pour « contribuer » financièrement à ce weekend, sans inviter ni même proposer un instant de réels débats entre communistes sur des sujets fondamentaux : sortie de l’UE et de l’euro, souveraineté nationale et populaire, retour aux fondamentaux du marxisme-léninisme, etc.

    « La régression sociale ne se négocie pas : elle se combat », proclamait Henri Krasucki. Philippe Martinez opte pour le « débat » avec le MEDEF, grand inspirateur de la régression sociale (et démocratique) touchant la France et la République, les citoyens et les travailleurs, depuis des décennies. Plus que jamais, il est urgent d’œuvrer pour un syndicalisme de classe et de masse – comme le font déjà des syndicalistes de la CGT, refusant l’asservissement au « dialogue social », à l’UE et à la CES – et la renaissance d’un Parti communiste franchement marxiste-léniniste qui porte le Frexit progressiste, la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe étant la seule perspective d’avenir pour les travailleurs et l’ensemble des classes populaires et moyennes exploitées par le MEDEF européiste.

    Fadi KASSEM

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Subventions d’État au grand Capital licencieur, ou le scandale permanent du capitalisme monopoliste d’État à l’heure de la construction européenne

    Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF,

    VOUS AVEZ DIT “LIBÉRALISME”?

    Depuis des décennies, on nous rabâche, du collège à l’Université, sur presque tous les médias, et sur tous les tons, que nous vivons dans une société “libérale” et que le “” est notre lot.  Ceux qui sont un peu plus critiques politiquement, mais qui n’en barbotent pas moins dans l’illusion idéologique, parlerons, pour le condamner, de l’ “ultralibéralisme” ou du “turbo-capitalisme”. En fait, le Traité de Maastricht, relayé par tous les traités européens qui lui ont succédé, définit l’Union européenne comme une “économie de marché ouverte sur le monde où la  est libre et non faussée”. Au nom de cet article inamovible qui forme le cœur de la “construction” européenne et des constructions politico-économiques analogues sur d’autres continents (ALENA, MERCOSUR, ASEAN…), les États nationaux et leur personnel politique dirigeant s’interdisent de nationaliser les grandes banques et les autres entreprises présentant un caractère stratégique pour leurs nations respectives. Interdiction du même coup de planifier scientifiquement et démocratiquement le développement économique, le déploiement du progrès social, la répartition des “gains de productivité”, de stopper les délocalisations industrielles et servicielles ravageuses et, bien entendu, d’interdire les licenciements collectifs relevant de la “loi du marché”.

    Pire, comme on le voit en France depuis au moins 1992 (date où le Traité de Maastricht obtint 5O,8% à un référendum où Chirac et Mitterrand appelaient tous deux à voter Oui), les gouvernements français successifs privatisent à tour de bras les prétendus “monopoles publics” (comme EDF, Gaz de France, la SNCF, France-Télécom, la Poste, Air France, l’Aérospatiale, les autoroutes, etc.)… pour mieux créer, en réalité, des monopoles ou des oligopoles capitalistes privés comme SANOFI, Bolloré, ou ENGIE, alias Suez. Et ce fut encore plus vrai à l’époque du gouvernement Jospin, dit “de la gauche plurielle” et flanqué de ministres “communistes” (Gayssot, Buffet, Demessine) et “verts” (Voynet), qui, entre 1997 et 2002, a privatisé plus vite encore que les gouvernements de droite précédents, le secteur public français, des Caisses d’épargne à France-Télécom en passant par Air-France et la SNECMA. C’est d’ailleurs le “socialiste” Rocard, grand “européen” lui aussi qui avait engagé la privatisation de Renault, en profitant au passage pour décapiter la C.G.T. de l’entreprise et pour fermer Renault-Billancourt, épicentre de la grève de 1968…

    LIBÉRALISME POUR QUI ?

    Il est bien vrai en un sens que cette politique, totalitairement imposée dans toute l’Europe par la Commission de Bruxelles à coups d’amendes et de “sanctions”, est “libérale”; mais pour QUI l’est-elle vraiment, si ce n’est pour les grands groupes capitalistes de taille continentale ou mondiale qui peuvent ainsi en toute “liberté” démolir les conquêtes sociales des salariés, pratiquer le moins-disant environnemental et social à l’échelle transcontinentale, multiplier les juteuses fusions capitalistes nationales (VEOLIA/ENGIE?) et surtout désormais, continentales et transcontinentales tueuses d’emplois (Renault-Nissan, PSA-Chrysler-FIAT, Alstom/Siemens ou Alstom-G.E., etc.): en un mot, piétiner “librement” le monde du travail et l’intérêt national véritable (deux notions qui n’en font qu’une quand cette expression d’ “intérêt national” n’est pas dévoyée dans un sens impérialiste).

    Non seulement l’U.E. permet aux trusts de surexploiter et de déclasser des millions de salariés jugés “trop chers” (délocalisation réelle ou chantage à la délocalisation, c’est tout un), mais elle les aide à écrabouiller de manière ô combien “libérale” les petites entreprises ou à les asservir: car à tout instant plane sur la tête des artisans, des petits industriels, des petits agriculteurs, et plus encore, sur celle des salariés privés de droits de nombre de PME (sans parler de ce patronat fictif que sont les travailleurs ubérisés et autres “auto-entrepreneurs”), une “concurrence” d’extension planétaire dont l’échelle et les règlements volontairement tatillons privilégient les seules entreprises réellement aptes à se livrer à la “concurrence “non faussée”, c’est-à-dire en réalité, les monopoles capitalistes liés aux banques; les petites et moyennes entreprises sont ainsi priées, en toute “liberté d’entreprendre”, d’écraser leurs prix, et avec eux, les  de leurs employés, de ramper pour avoir les marchés, d’entrer en compétition avec des géants internationaux pour la moindre adjudication de ville, de sous-traiter pour des “donneurs d’ordre” tyrannique, notamment pour la grande distribution. Ou, plus simplement, comme il arrive à des centaines de milliers de “patrons” de T.P.M.E. ou d’auto-entrepreneurs… de “gicler” purement et simplement (avec des centaines de suicides à la clé chaque année dans le monde paysan).

    Ne parlons pas du rôle dévolu par ce système “libérateur” aux ex-pays socialistes de l’Est: leur industrie socialiste et leurs acquis sociaux incomparables ont été liquidés, en vertu d’une “thérapie de choc” terrible, en préalable à leur annexion par l’UE (et dans la foulée, par l’OTAN!). Ni du devenir des pays du Sud, quasi-interdits de développement industriel et agricole, si ce n’est de type néocolonial (fixé par les besoins des trusts des pays riches): il est clair qu’une jeune industrie nationale partant de zéro, ou disposant au départ de peu de financement, de technologie et peu de débouchés propres, ne pourra pas sérieusement concurrencer, sans droits de douane nationaux, les mastodontes capitalistes des pays dominants déjà installés sur le marché et préemptant les matières premières, les semences agricoles, etc. Ce n’est pas pour rien qu’en France, pour créer l’industrie, Colbert a dû mettre en place une industrie d’État, réglementer fermement les importations: chacun sait que dans notre pays, il n’y aurait jamais eu d’industrie sans l’intervention planificatrice d’un État et que, contre-épreuve de la même hypothèse, notre industrie nationale s’effondre littéralement depuis que l’État français, esclave volontaire de la “construction” européenne, s’interdit à lui-même de nationaliser, de protéger et de planifier…

    “LIBÉRALISME” INTERNATIONAL ASYMÉTRIQUE ET BLINDÉ DE CRYPTO-

    Notons aussi que, même à ce niveau continental et transcontinental, le prétendu “libre-échange mondial” est une fiction: en réalité, les États capitalistes les plus puissants, et centralement pour ce qui concerne notre pays, les États-Unis d’Amérique et l’Allemagne capitaliste unifiée (vraie maîtresse de l’UE) se sont dotés par mille moyens d’outils crypto-protectionnistes ou ouvertement tels (droits de douanes antichinois de Trump, “sanctions économiques” prétendument destinées à défendre les droits de l’homme à géométrie variable qui frappent les rivaux actuels ou potentiels du grand capital yanqui, notamment la Chine, embargos divers strangulant la Russie, la Chine, l’Iran, le Venezuela, la Biélorussie, et bien entendu, la vilaine et indomptable “bête rouge” cubaine!). On pourrait aussi invoquer les innombrables normes “sanitaires” (et de plus en plus “écologistes”) imposées par l’Oncle Sam pour fermer son territoire aux exportations des pays dominés. À tout prix, il s’agit de filtrer l’entrée des concurrents réels ou potentiels sur leur marché intérieur et de permettre asymétriquement aux trusts des pays-leaders d’envahir les marchés de l’Est et du Sud sans que la réciproque soit possible.

    L’EURO, MONNAIE CRYPTO-PROTECTIONNISTE; L’ENTENTE MONÉTAIRE INTER-IMPÉRIALISTE GERMANO-AMÉRICAINE ET LA CRISE ACTUELLE DE CETTE ENTENTE

    Le principal de ces outils déloyaux permettant la “concurrence” libre (pour les États riches) et systématiquement FAUSSÉE, est le couple monétaire conflictuel: complice (comme deux mafias peuvent à la fois s’allier pour piller une ville tout en s’attrapant périodiquement à la gorge) que forment…

    • d’une part le dollar: une étrange monnaie mondiale non convertible en or et gagée, en réalité sur la puissance sans équivalent (80% des armes mondiales sont américaines! Qui ira jamais sommer l’Oncle Sam de rembourser ses énormes dettes?) de l’US Army; ce qui vaut bien une guerre par an en moyenne pour soutenir la peur, non du gendarme, mais du voleur. D’autant que des projets de monnaie internationale court-circuitant le dollar courent ou ont couru depuis des années (entente entre la Russie et la Chine pour échanger sans passer par le dollar, projet libyen de monnaie africaine autonome – qui a sans doute largement provoqué le renversement et le lynchage “humanitaire” de Khadaffi…),
    • et d’autre part la zone euro-mark cœur de la “construction” européenne centrée sur Berlin. Gagée sur le Deutsche Mark fort, la monnaie unique européenne garantit à la RFA une sorte de marché européen captif permanent, tout en laissant – pour combien de temps encore ? – le dollar plus faible dominer mondialement.

    Ainsi les “vaches” respectives de l’Oncle Sam et de l’Ami Frantz étaient-elles initialement bien gardées. Car de la sorte, les USA et la RFA impérialistes et hégémoniques peuvent-ils se “répartir” mondialement et continentalement les zones d’influence et les marchés. De cette manière, Berlin “tond” sans cesse l’Europe de l’Est (paradis des délocalisations capitalistes, réservoir de main-d’œuvre bien formée et bon marché pour l’Occident) et l’Europe du Sud, transformé en débouché largement passif et impuissante à pénétrer sérieusement le marché industriel de l’Europe du Nord (les soi-disant “États frugaux” attachés à l’Allemagne capitaliste). En outre, en raison du différentiel de monnaie entre euro fort et dollar faible, l’Europe allemande promettait initialement de ne pas envahir le marché américain. Bien entendu, ce compromis crypto-protectionniste entre les deux requins impérialistes que sont à égalité Berlin et Washington (et ce compromis crypto-protectionniste, le P.R.C.F. est seul jusqu’ici à l’avoir repéré et dénoncé) est nécessairement fragile et c’est ce qui explique les tensions actuelles entre Trump et Merkel: à coup d’euro fort, l’Allemagne capitaliste a tué ou asservi les industries plus faibles des pays du Sud, France incluse, et transformé en néo-colonies de main-d’œuvre les ex-pays socialistes de l’Est, Pologne, pays baltes, ex-Tchécoslovaquie et ex-Yougoslavie. Les pays sud-européens ne pouvaient en effet contre-attaquer au moyen de “dévaluations compétitives” comme ils le faisaient quand n’existait pas la monnaie européenne calée sur le mark. Mais ce système est nécessairement voué au déséquilibre et à son autonégation dialectique. Ayant fini par ruiner les pays du sud européen, les prétendus “PIGS” (Portugal, Italy, Greece, Spain), l’Allemagne a changé de braquet; l’euro a été systématiquement affaibli par la BCE et sa politique faisant tourner la “planche à billets”. Et du coup, les Mercedes ont envahi… le marché américain dont la réaction antigermanique et anti-UE, mais aussi anti-chinoise, s’appelle Donald Trump. Bien entendu ces deux méga-prédateurs qui s’auto-baptisent “Communauté internationale” continue de s’entendre comme larrons en foire pour frapper les pays du Sud, protéger le capitalisme mondial, conjurer le retour toujours possible des communistes et des révolutionnaires, voire préparer ensemble une bonne guerre contre la Chine et/ou contre la Russie. Mais, l’idylle USA/Europe allemande sous domination absolue du premier – qui durait depuis l’entre-deux-guerres et plus encore, depuis 1945 et le financement américain de la forteresse Allemagne (contre l’URSS, mais aussi, contre la France, cf les livres d’Annie Lacroix-Riz) est désormais terminée. N’en déduisons pas qu’ils vont se prendre au collet, du moins immédiatement, ils ont trop d’intérêts communs pour cela et peuvent, encore une fois, se réconcilier pour agresser la Russie ou la Chine… tout en continuant ensemble à avancer s’ils le peuvent en Ukraine, en Biélorussie, dans le Caucase, etc.

    “AIDE À L’EMPLOI = AIDE PUBLIQUE AUX LICENCIEMENTS DE MASSE”. Aberration ou effet systémique?

    Mais il faut voir aussi et surtout l’aspect caché de cette politique économique que révèle crûment la multiplication des licenciements dans des entreprises capitalistes gavées d’argent public par Macron et Cie (et avant lui par le CICE sarkozyste et par le Pacte de responsabilité hollandien), et cela sans aucune contrepartie sérieuse du côté patronal. Cette politique de subventionnement massif du profit privé par l’argent public aboutit à une contradiction potentiellement révolutionnaire quand l’argent du contribuable distribué à tire-larigot au titre de l’emploi sert à… délocaliser massivement et à supprimer les emplois industriels restants. Il faudrait aussi parler de la manière dont en 2008 les États bourgeois, et la France sarkozyste a donné l’exemple, ont sauvé les banques privées de la faillite en s’endettant eux-mêmes colossalement… auprès des mêmes banquiers, faisant ensuite payer les peuples (euro-austérité) au nom du “remboursement de la dette”.

    Tout le monde a en tête Airfrance-KLM, Renault, PSA, Auchan, et maintenant Bridgestone-Béthune. Tous ont touché d’énormes magots prélevés sur nos impôts pour, en réalité, mettre à exécution des plans de licenciements massifs qui étaient dans les tuyaux des conseils d’actionnaires bien avant que quiconque eût seulement entendu le mot “coronavirus”…

    Le scandale est énorme et la colère monte de toutes parts car qui ne voit en ce moment que le pouvoir macroniste, même pris “de gauche” par l’escroc politique Xavier Bertrand, ne sait comment justifier le GASPILLAGE énorme d’argent public que constituent ces “aides” au grand patronat sans contrôle public ni “contreparties” en termes d’emploi, d’environnement et de conditions de travail. Chacun voit au contraire qu’il s’agit, sur le plan éthique, d’un ÉNORME DÉTOURNEMENT DE FONDS et que les coffres des capitalistes ressemblent de plus en plus à un nouveau “tonneau des Danaïdes” dont la particularité serait d’être privé de fond à défaut d’être privé de fonds publics! On voit ainsi les mêmes économistes bourgeois qui tonnent contre la “fiscalité confiscatoire” (sous-entendu : sur les riches, Le Point n’a rien contre la TVA payée  par les travailleurs bien davantage que par les capitalistes…) et qui considèrent les fonctionnaires (c’est-à-dire les pompiers, les hospitaliers, les enseignants, les chercheurs du CNRS, etc.) comme des parasites suçant le sang de la bourgeoisie, accepter comme allant de soi que les États et les gouvernements “libéraux” versent des dizaines de milliards (et ce sera pire encore avec l’ “emprunt européen”) aux actionnaires d’entreprises privées qui, d’ordinaire, “justifient” leurs énormes revenus par les prétendus “risques” qu’ils encourent. Mais qui “risque” le plus de dormir sous les ponts, l’actionnaire de Bridgestone ou l’ouvrier de la chimie?

    DERRIÈRE LE “NÉO-LIBÉRALISME”, LES FORMES NOUVELLES DU CAPITALISME MONOPOLISTE D’ÉTAT À L’ÉCHELLE (TRANS)CONTINENTALE

    Seulement voilà, le “scandale” que feignent de dénoncer des Xavier Bertrand, des dirigeants du PS, etc. qui ont fait et qui feront comme Macron s’ils arrivent au pouvoir, ne tient pas à la “naïveté de Macron qui se serait, en somme, fait rouler par les capitalistes… dont il est lui-même une émanation typique (comme Pompidou avant lui, il était une sorte de fondé de pouvoir de Rothschild avant de devenir ministre, puis président).

    Bref, il ne s’agit pas d’une “erreur” (ou alors elle serait diabolique puisque le PCF, alors marxiste, la dénonçait déjà dans les années 1970 en publiant le livre intitulé LE CAPITALISME MONOPOLISTE D’ÉTAT : il y démontrait, dans le prolongement d’études avancées par Marx, puis par Lénine, qu’à notre époque, le capitalisme concurrentiel et libéral plus ou moins “pur” (encore que…) du XIXème siècle a depuis longtemps cédé la place: a) à l’impérialisme, où dominent les monopoles capitalistes, où domine le capital financier et où l’exportation massive de capitaux suraccumulés est la cause permanentes de guerres pour le repartage du monde (thèse classique du léninisme); b) et que, surtout après la crise terrible de 1929 et la réponse keynésienne du New Deal rooseveltien, s’est mis en place partout un “mécanisme unique État bourgeois/monopoles capitalistes” au sein duquel prédomine, en dernière analyse, le grand capital privé. 

    Déjà sous De Gaulle et Pompidou, l’État détournait les nationalisations démocratiques effectuées en 1945 par les communistes Marcel Paul, Billoux et Thorez, et il affectait des milliards d’argent public, directement ou indirectement, au grand capital privé fusionnant alors surtout à l’échelle nationale (telle était la base du gaullisme historique dans la haute bourgeoisie). À l’époque, ce capitalisme monopoliste d’État était plus voyant et “revendiqué” qu’aujourd’hui parce qu’il se cachait derrière le patriotisme national (comme si les capitalistes avaient une patrie autre que celle où ils réalisent le profit maximal!) et parce que, force du PCF et de la CGT aidant, le financement des services publics et l’argent allant aux salaires étaient en proportion plus élevés qu’aujourd’hui. Et les gogos des manuels scolaires d’histoire et d’économie de nous expliquer que le “libéralisme” actuel a détruit l’État-Providence”: en réalité, il s’est servi de la fin du camp socialiste mondial et de l’ (auto-)affaiblissement des partis communistes et des syndicats (confondant “modernité” et abandon du combat de classe) pour liquider les services publics destinés à tous et vampiriser comme jamais l’argent des citoyens en le mettant au service des GRANDS capitalistes à une échelle de moins en moins nationale et de plus en plus transnationale.

    Bref, – et même l’économiste “libéral” le plus sot est forcé de le voir aujourd’hui -, le “néolibéralisme” actuel est surtout la liquidation de l’État-“providence” POUR LES SALARIÉS (aucune “providence” là-dedans, mais le résultat de grandes luttes comme celles du Front populaire, de la Libération ou de Mai 68) tout en développant comme jamais l’ÉTAT-PROVIDENCE DES CAPITALISTES; ce que nous, militants franchement communistes, appelons toujours le CAPITALISME MONOPOLISTE D’ÉTAT, avec en particulier ce subventionnement systémique et potentiellement mortel du grand capital qu’est la COURSE AUX ARMEMENTS fauteuse de guerres impérialistes incessantes et de gaspillages énormes en termes de ressources naturelles gâchées, d’argent soustrait aux productions utiles et de détournement mortifère de la recherche scientifique. 

    DIALECTIQUE DE LA FORME ET DE L’ESSENCE. LE C.M.E. ne “disparaît pas”, il se “déplace” et se continentalise de manière encore plus dangereuse !

    Seulement bien sûr, les apparences ne sont trompeuses que pour ceux qui sont incapables de distinguer les FORMES dépassées du capitalisme monopoliste d’État, qui dans les années 1960 étaient encore principalement internes aux États nationaux, et les formes actuelles, de plus en plus euro-régionalisées, continentalisées et trans-continentalisées; “État” n’est pas synonyme d’ “État-NATION”, et l’empire continental germano-européen, si possible emboîté comme une poupée russe dans une future “Union transatlantique” (c’est le vocabulaire du MEDEF qui parle de “besoin d’aire”, on eût dit jadis, en allemand peut-être, “Lebensraum”) étale désormais sa volonté de puissance. Aussi bien D. Stauss-Kahn, du PS, que Bruno Le Maire, exaltent l’un et l’autre ouvertement et publiquement l’ “Empire européen” en construction (avec pour base juridico-économique présente ou future, le CETA, le TAFTA, etc., couronnés par l’OMC et protégé par l’OTAN mondialisé).

    Mais que serait l’ “Europe fédérale” voulue par Macron et flanquée d’une “armée européenne” arrimée à l’OTAN et d’une “diplomatie européenne”, sinon un nouvel État expansivement supranational (après l’Ukraine et si possible la Biélorussie, qui y passera?). Quel abaissement du Q.I. politique moyen que de trouver encore à notre époque des “marxistes internationalistes” qui s’étouffent de rage contre toute idée de patriotisme français, comme si Robespierre, Jaurès ou Politzer n’avaient rien écrit là-dessus, mais qui, comme Arlette Laguiller, se vantent sottement d’être “plus Européens que Français”: comme si le SUPRAnationalisme euro-atlantique n’était pas ENCORE PLUS dangereux que le nationalisme bourgeois de grand-papa! Comme si la phrase ravageuse de Mitterrand s’exclamant “la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir” (quasiment un éloge funèbre de la République française!) ne sentait pas à mille lieues cette reconfiguration européenne et “transatlantique” de l’impérialisme que le philosophe ultra-réactionnaire (au moins en politique) qu’était Nietzsche appelait déjà de ses vœux à la fin du XIXème siècle (sous le nom de “grande politique” dévolue à l’élite mondiale).

    Comme l’a établi Losurdo, ce philosophe de l’hyper-prédation heureuse entrait en opposition avec le nationalisme trop “plébéien”, “chrétien”, “national” et “socialisant” d’un Bismarck! Rappelons à ces faux marxistes le mot de Lénine critiquant les rêveries européennes pseudo-internationalistes de Kautsky ou de Trotski: “en régime capitaliste, les États-Unis d’Europe ne peuvent être qu’utopiques ou réactionnaires”…

    Qui pourrait dire froidement, empiriquement, pragmatiquement, en regardant de près ce que l’ “Europe” a apporté aux ouvriers en termes de casse sociale et de déclassement massif, que Lénine s’est trompé dans son diagnostic? En tout cas, les ouvriers ne se trompent pas: en 1992, ils ont voté non à près de 60% des voix dans le bassin minier de Lens, et en 2005, près de 80% des ouvriers français ont dit non à la constitution européenne. Allez-y mille fois, MM. les bourgeois et petit-bourgeois avec votre propagande euro-douçâtre, vous ne convaincrez jamais quelqu’un sur qui l’on crache de s’exclamer: “voici la rosée du matin”!

    L’ÉTAT NE DISPARAÎT PAS, IL SE REDIMENSIONNE A L'ECHELLE CONTI- NENTALE

    Car le C.M.E. “moderne” a besoin, non pas de “moins d’État”, mais de plus d’État bourgeois, de police, d’armée, de prélèvements fiscaux (de préférence par l’impôt indirect qui frappe surtout les “petites gens”), et – ça va dialectiquement de pair, de moins de SERVICES PUBLICS et de protection sociale, pour pouvoir financer l’accumulation du capital; nous vivons en effet à une époque où la baisse tendancielle inéluctable du taux de profit moyen nécessite que l’exploitation classique se surajoutent le sur-pillage des pays pauvres et un subventionnement massif du capital venant de toutes les échelles territoriales de la puissance publique: État-nation encore et toujours tant qu’il reste aux mains de la grande bourgeoisie, mais aussi “Europe” (qu’est-ce que le grand emprunt européen si ce n’est du C.M.E. pratiqué à l’échelle d’un continent?), “grandes régions” (n’est-ce pas M. Bertrand?), “métropoles” et autres “communautés d’agglomération” étouffant les communes et les départements républicains. Encore une fois, la puissance étatique ne disparaît pas: elle se déplace et se transforme de l’échelle nationale aux échelles infra- et supranationales. Et il est triste que l’on trouve encore tant de “marxistes” pour applaudir des deux mains à la mise en place de ces MONSTRES POLITICO-MILITAIRES qui portent en eux la guerre mondiale comme la nuée porte la foudre! 

    Conclusion

    Pour en finir avec le scandale permanent qu’est le subventionnement à fonds perdus du capital privé par la puissance publique, il ne suffit pas de pester contre Macron, ni même d’appeler à le virer, si nécessaire que ce soit AUSSI; car tous les partis ralliés à l’UE et à “l’économie de marché ouverte sur le monde” dite néolibéralisme font, ont fait ou feront ce que fait Macron, que ce soit LAREM, les LR, le RN (qui feint d’être “patriote” mais accepte très officiellement le capitalisme, l’euro, l’OTAN et l’UE) ou le PS flanqué de ses éternels satellites euro-“écologistes”, euro-“communistes”, euro-trotskistes et autres bonimenteurs d’ “Europe sociale”. Pour se débarrasser du scandale permanent que constitue la construction européenne en termes de million d’ouvriers, d’employés et d’ingénieurs flanqués à la porte, de paysans conduits au suicide, mais aussi d’agents publics précarisés et pressurés dans les services publics exsangues, il faut sortir par la voie révolutionnaire, celle des nationalisations-expropriations et de la démocratie populaire en marche, de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, de l’UE, ce dangereux Empire capitaliste en gestation, de l’OTAN, cette machine à mondialiser les guerres US et la course aux armement, et du CAPITALISME lui-même, dont le néolibéralisme et la “construction” euro-atlantique ne sont que les masques actuels. Car, n’en déplaise aux souverainistes de droite, aux nostalgiques du bon vieux libéralisme idéalisé et aux “eurocommunistes” bateleurs d’Europe sociale, l’évolution du mode de production capitaliste est irréversible: on ne peut revenir durablement ni au capitalisme d’État “national” de l’époque gaullienne, ni remettre en place le “capitalisme concurrentiel et libéral” du XIXème siècle, ni reconstituer gentiment les acquis sociaux en s’épargnant la dure tâche de la révolution. Une nation vraiment émancipée, égalitaire et fraternelle ne pourra avoir qu’un contenu socialiste et réciproquement, la marche au socialisme a besoin d’une émancipation complète des nations européennes par rapport au carcan européen, et non de 100 000 arguties pseudo-marxistes contre le  progressiste. “Souverainisme” bourgeois et “euro-gauche plurielle” sont deux impasses symétriques: sortons par la gauche, vers la démocratie populaire, vers le socialisme, sans hésiter à exproprier purement et simplement le grand capital, du mortifère euro, de la prétotalitaire UE, de l’OTAN belliciste et du capitalisme monopoliste et impérialiste !

     

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  • Dans une motion adoptée le 30 septembre 2020 par son secrétariat national, le PRCF a pris position en soutien aux travailleurs de Nouvelle Calédonie. La motion, cosignée par G. Gastaud, secrétaire national, F. Kassem, secrétaire national adjoint et animateur de la commission des relations politiques intérieures, A. Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF et G. de Staërck, secrétaire de la commission J.R.C.F., exprime notamment :

    En application des accords de  entre la France et les différentes parties calédoniennes, et même si cette procédure de consultations populaires à répétition est très atypique, un nouveau référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, que le  souhaite rebaptiser , se tiendra le 4 octobre 2020 sur toutes les îles de l’Archipel.

    (..) La question de principe de la  de ce territoire d’outremer ne fait évidemment pas question, au regard de l’exploitation et des humiliations dont sont victimes les populations locales, les travailleurs en tête. Il est en revanche nécessaire de discuter de deux sujets majeurs pour l’avenir des populations et des travailleurs de Nouvelle-Calédonie : d’une part, la forme de décolonisation, posant la question de la sortie formelle ou pas de la République française ; d’autre part, l’orientation ou pas de l’indépendance kanake vers le socialisme.

    Car si sortie il y a, il faut s’interroger sur les conditions d’une telle sortie pour la viabilité économique du territoire, pour son indépendance réelle par rapport aux puissances impérialistes de la région autres que l’impérialisme français, mais aussi pour les garanties démocratiques à apporter à l’ensemble des populations non kanakes – natifs descendants de métropolitains, mais aussi populations ouvrières d’origines vietnamienne, franco-réunionnaise, malgache ou indienne travaillant dans l’extraction du nickel, et dont bon nombre vote jusqu’ici pour le maintien dans la République française.

    En outre, certaines personnalités de l’archipel, dont le fils de feu Jean-Marie Tjibaou, président-fondateur du FLNKS, ont publié dans Le Monde une tribune, affirmant vouloir sortir d’une confrontation “binaire” entre Caldoches et Mélanésiens et portent l’idée d’une société calédonienne “métissée”, considérant que le colonialisme et donc le processus de décolonisation lui-même n’ont plus les formes qu’ils pouvaient prendre dans les années 1980. Ils rappellent qu’à la suite des accords de Nouméa de 1998, résultats de la lutte et des sacrifices du peuple , des milliards d’euros ont été injectés par la métropole dans les îles où les Kanaks sont majoritaires, que le droit coutumier  y a même été officiellement restauré aux dépens de la loi française. Ils constatent aussi que cette manne financière métropolitaine destinée à contenir l’indépendantisme  a moins produit du développement et de l’égalité que de l’assistanat massif et de la désorientation générale, sans nuire aux intérêts des forces impérialistes de France.

    Tous ces sujets doivent naturellement faire l’objet d’une discussion entre progressistes. (…)

    Le PRCF ne manquera pas à ses devoirs patriotiques et internationalistes, lesquels sont à la fois de…

    • soutenir les forces progressistes et anticoloniales historiques de l’Archipel (principalement le FLNKS), 
    • être attentif aux droits des minorités travailleuses autres que kanakes résidant et travaillant en Calédonie (les prolétaires du Nickel notamment viennent de tout l’Océan pacifique et indien) en cas d'”indépendance kanake”, 
    • ménager les relations futures entre une Kanaky indépendante et une France nouvelle en marche vers le socialisme, de manière à faire face alors en même temps aux contre-attaques des forces impérialistes, notamment étatsuniennes et assimilées, qui sont de plus en plus présentes dans le Pacifique
    • et ne pas poser aux donneurs de leçons “transpacifique” alors que nous, militants du Pôle, sommes à des dizaines de milliers de km de Nouméa et que nous n’avons pas d’organisation communiste locale en capacité de nous conseiller. Au passage, on mesure à nouveau le grave déficit permanent qu’est pour le camp anti-impérialiste mondial, l’absence d’une Internationale communiste implantée mondialement.

    La victoire du « Non » au référendum du 4 octobre, c’est-à-dire le maintien de la Nouvelle Calédonie dans la République française, ferait encore plus obligation au pouvoir français de traiter tous les Kanaks en citoyens français d’égale dignité, ce qui signifie ; développer massivement et égalitairement l’accès à l’éducation, aux soins, aux services publics, aux formations techniques et industrielles, avec, pour base économique du développement de l’Archipel, la nationalisation du nickel et sa gestion démocratique avec une forte représentation kanak dans l’administration et retour principal des revenus du nickel vers le développement productif de l’Archipel et non vers les coffres-forts des monopoles capitalistes. 

    La victoire du « Oui » ferait symétriquement obligation aux Kanaks et à toutes les communautés de l’île de se comporter fraternellement dans la nouvelle situation, de dépasser à marche forcée les clivages “ethniques” hérités du passé au profit d’une citoyenneté commune assumant toute la diversité culturelle de l’Archipel, de tout faire en somme pour que l’ensemble des populations “noires”, “blanches”, “jaunes” et “métissées”, construisent ensemble une Kanaky nouvelle, libre et socialiste, cultivant des liens fraternels, pacifiques avec le peuple de l’ex-métropole comme avec tous les pays de la région, avec le souci de ne pas tomber de Charybde en Scylla en acceptant la mainmise d’un nouvel impérialisme (néo-zélandais, australien, états-unien ou autre) qu’il faudrait inévitablement combattre.

    Le PRCF, dont les précurseurs et fondateurs étaient très engagés dans le soutien à la lutte pour une indépendance kanake et socialiste (la cellule de Lens du PCF qui a lancé le processus de formation de la Coordination communiste du PCF en 1991 s’appelait cellule Eloi Machoro…), est par principe anticolonialiste. Comme tel, il ne peut manquer de reconnaître les torts et les humiliations sans nom que les Kanaks, c’est-à-dire la population mélanésienne indigène, ont subis du fait de la colonisation française et de l’attitude méprisante à leur encontre d’une majorité de “Caldoches” (1). Il faut cependant aussi constater que les précédents référendums organisés depuis les années 1980 ont tous rejeté l’indépendance kanake, mais chaque fois avec des résultats électoraux en hausse pour le camp indépendantiste conduit par le FLNKS.

    Dans ces conditions, le PRCF, qui se bat pour le droit à l’autodétermination et à l’indépendance de toutes les nations, et qui fait de ce principe pour la France même un moteur de sa politique de Frexit progressiste, comprend et partage l’aspiration indépendantiste forte des Kanaks et d’autres Calédoniens à transformer l’Archipel en un véritable pays. Dès lors, et même si nous comprenons aussi les progressistes antiracistes qui considèrent les Kanaks comme des Français à part entière et qui les invitent à bien réfléchir avant de “nous quitter”, il appelle en conséquence les éléments non kanaks de la population à faire preuve d’esprit d’ouverture par rapport à cette aspiration. 

    Sans “donner de consignes” proprement dites, le PRCF soutient le travail des militants qui appellent à voter “Oui” lors du référendum. Le conseil de principe traditionnellement donné par l’Internationale communiste consiste en effet à demander aux communistes du pays colonisateur ou ex-colonisateur de soutenir l’émancipation des colonisés. Cela doit incliner naturellement les communistes français, et même les progressistes “caldoches” politiquement conscients, à voter « Oui » le 4 octobre. Mais le conseil léniniste, c’est aussi, à l’usage des militants progressistes et communistes des pays dominés qui combattent durement l’impérialisme “métropolitain”, de donner un sens internationaliste à leur lutte anticoloniale ; donc de ne jamais cultiver la haine et le ressentiment à l’encontre du peuple de la métropole et de ses descendants locaux POUR PEU que ceux-ci abandonnent leurs complexes de supériorité ridicules et archaïques.

    Nous sommes certains qu’une Kanaky socialiste et se référant au Che comme le faisait Machoro, saurait écarter tous les préjugés raciaux hérités de la période de domination “caldoche”, qu’elle saurait tendre la main à tous les prolétaires et à tous les paysans du pays, qu’ils soient kanaks, “caldoches”, venus de l’ex-métropole pour travailler le nickel comme ingénieurs ou techniciens, ainsi qu’à tous les travailleurs “non indigènes” du pays (en l’occurrence, travailleurs vietnamiens, franco-réunionnais, indiens, malgaches, etc.) qui contribuent à la production de richesses dans leur pays. C’est à ce prix que l’indépendance constituerait un tremplin, et non un frein, pour une Kanaky véritablement libre, fraternelle et socialiste.  


    (1). Les liens fraternels entre Kanaks opprimés et militants ouvriers français persécutés date de la répression qui suivit la mort de la Commune ; cette solidarité entre Kanaks et Communards a même été célébrée par la grande Louise Michel, figure de proue de la Commune exilée en Nouvelle-Calédonie sur ordre d’Adolphe Thiers… 

     

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  • par Pierre PRANCHÈRE, Président de la commission International du Pôle de Renaissance Communiste en France (P.R.C.F.)

    A Vilnius, Macron adoube Tsikhanouskaya

     

    En tant qu’ancien député français respectueux de la Charte de l’O.N.U. qui fait obligation à chaque État de respecter la souveraineté des autres membres des Nations-Unies, en tant qu’ancien maquisard FTPF ayant défendu l’indépendance de notre propre pays durant l’Occupation allemande, en tant qu’ami de l’Union soviétique combattante, et notamment, de la République socialiste soviétique de Biélorussie qui a payé le plus lourd tribut qui soit pour vaincre Hitler et libérer l’, en tant que président de la Commission International du P.R.C.F. , je condamne avec indignation les déclarations arrogantes, irresponsables, méprisantes à l’égard du peuple biélorusse et serviles à l’égard de Washington, d’E. Macron à propos de l’élection présidentielle en Biélorussie.

    M. Macron s’était déjà récemment illustré en sommant les Vénézuéliens de “reconnaître” le président fasciste autoproclamé Juan Guaido en lieu et place du président régulièrement élu, Nicolas Maduro. Le voici maintenant, rampant toujours dans le sillage de Trump, qu’il somme Anatoli Loukachenko, récemment réélu président de Biélorussie à 80% des voix en présence d’observateurs internationaux, de quitter le pouvoir au profit d’une marionnette de l’Occident qui ne représente rien d’autre en Biélorussie que l’espoir d’une annexion de ce pays par l’UE-OTAN, d’une pression militaire atlantique accrue aux frontières russes et d’une privatisation générale de l’industrie et de l’agriculture biélorusses, avec tous les effets terribles que cela comporterait pour les ouvriers et pour les paysans de ce pays.

    Au lieu de contester insolemment la légitimité des autres présidents du monde, Macron le mal élu ferait bien de s’interroger sur la sienne, lui qui n’a été porté au second tour de la présidentielle que par 11% des inscrits, qui n’a été élu à l’issue du second tour que par défaut face à l’incapable Le Pen, et dont la “majorité” parlementaire dite L.R.E.M. repose sur un scrutin législatif de second tour auquel n’ont participé que 44% des inscrits! Si quelqu’un est illégitime, M. Macron, c’est bien vous, tant par la manière dont vous avez préempté l’élection présidentielle française, que par la politique constamment antinationale, antipopulaire et liberticidaire que vous menez dans notre pays en détruisant la protection sociale, les services publics et le produire en France reconstruits par les ministres communistes authentiquement patriotes appliquant le programme du C.N.R.. Quant au peuple de Biélorussie, son héroïsme sans égal durant la Seconde Guerre Mondiale et son engagement sans faille contre l’impérialisme allemand et le fascisme le dispensent d’avoir à recevoir des leçons d’un laquais de Washington et de Berlin dont toutes les initiatives diplomatiques et militaires récentes, de l’Afrique au Liban, ont constitués de ridicules et dangereux fiascos.

    Balayez devant votre porte, M. Macron, elle est loin d’être propre y compris en matière de droits de l’homme, de violences policières et de répression des syndicalistes et des gilets jaunes; et tôt ou tard, la “tempête sociale” que vous prédit votre ancien premier ministre va vous rappeler aux réalités! Quant au peuple biélorusse ami, au nom des vrais patriotes et internationalistes de France, nous tenons à nous excuser auprès de lui pour le comportement irrespectueux, immature et bravache de l’actuel chef de l’État français. Amis biélorusses, ne confondez pas, je vous prie, le peuple français avec le commis de l’UE et de Washington qui siège à l’Élysée!


    Pierre Pranchère,

    Président de la commission International du P.R.C.F., ancien député de la Nation, ancien euro-député, ancien membre du Comité central du P.C.F., Combattant Volontaire de la Résistance au titre des maquis FTPF de Corrèze

     

    Ce communiqué est soutenu par

    • Léon Landini, Président du PRCF, ancien officier des F.T.P.-M.O.I, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de Guerre, Officier de la Légion d’honneur, décoré pour faits de Résistance par l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques
    • Georges Gastaud, Secrétaire national du P.R.C.F., fils de Résistant
    • Fadi Kassem, Secrétaire national adjoint, agrégé d’histoire
    • Aymeric Monville, Secrétaire de la commission International du P.R.C.F.

     

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • RENTRÉE DE(s) CLASSE(s) ou RENTRÉE DE CASSE ?

    Aggravée par l’épidémie et par son traitement gouvernemental calamiteux (incompétence, conflits d’intérêts, pressions des firmes pharmaceutiques qui dominent le monde capitaliste en général et la Macronie en particulier…), la crise de l’Éducation nationale, de l’Université et de la Recherche publique devient explosive. Cela s’opère sur fond de contre-réformes scolaires (liquidation du bac national et chaos organisé au lycée) et universitaires (Parcoursup, LPPR…), d’attaques contre le CNRS (reconstruit par le physicien communiste Joliot-Curie à la Libération, le Centre est comparé à l’Académie des sciences de l’URSS par les antisoviétiques de service !), contre les retraites (la contre-réforme Macron/Berger n’est pas retirée), contre le statut de la Fonction publique qui protège l’emploi et les libertés des fonctionnaires. Sans parler de l’éviction massive des personnels précaires de l’État et du privé alors qu’il y a tant à faire pour redynamiser notre pays en recul généralisé !

     

    À l’avant-plan de ce démantèlement national, la casse du service public, réduit au rôle de garderie pour enfants de salariés, pendant que prospère la sélective école privée. Pour tenir le cap de l’irresponsabilité arrogante, nous avons affaire au pire ministre que le monde enseignant ait subi depuis Claude Allègre (PS, 97/2002). Un Blanquer incapable de donner aux établissements des consignes sanitaires claires, nationales et égalitaires – accompagnées des moyens nécessaires !

    On le voit aussi avec la casse des disciplines scolaires, des maths à la philo (cf pages intérieures), alors que le ministère et tant de manuels scolaires bien-pensants, notamment en histoire, S.E.S., etc., diffusent un prêchi-prêcha abêtissant, anticommuniste et euro-béat qui insulte l’esprit critique des maîtres et des élèves.

    À l’arrière-plan de ce démontage géant, il y a la volonté de Macron et de son aréopage de banquiers d’exploiter la crise sanitaire (largement corrélée à l’euro-casse des systèmes de santé en Europe et à l'”économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” qui définit l’Union européenne) pour injecter sans contrôle des milliards d’argent public dans les poches des capitalistes, privatiser et délocaliser ce qui subsiste de nos industries (EDF, Renault, Alstom, Airbus..), pressurer les conquis de 1936, 45 et 68. Ces objectifs de classe et de casse sont d’ailleurs déclinés en toutes lettres dans Manifeste Besoin d’aire publié par le MEDEF ; “reconfigurer les territoires” et instituer le “pacte girondin” (= substituer à la République une et indivisible, aux communes, aux concours et diplômes nationaux, aux services publics d’État, au Code du travail et aux statuts nationaux, le droit social variable des grandes régions à l’allemande livrées au moins-disant social et environnemental), transférer la souveraineté nationale aux “États-Unis d’Europe” sous hégémonie berlinoise et à l’ “Union transatlantique” soumise à l’OTAN: mauvais temps pour la paix, tant l’Empire US en perte de vitesse attise la russophobie, la course aux armements pour préserver son hégémonie ébranlée par les pays émergents… 

    Il n’est pas jusqu’à la culture – mot de plus en plus banni du vocable de l’oligarchie euro-capitaliste – que le grand capital ne tente d’asservir: en témoigne le rouleau compresseur du tout-anglais que les milieux euro-atlantiques tentent de substituer, de l’école aux grandes entreprises, au français, à l’allemand, à l’italien, à l’espagnol, etc. Langue unique, pensée unique, marché unique, politique unique : telle est la réalité de plus en plus uniformisée, totalitaire et fascisante, de ce monde capitaliste, soi-disant “libre” et de cette UE prétendument “libérale” !

    Ces projets inavouables, nous pouvons les battre pour que renaisse une République souveraine, sociale et fraternelle coopérant avec tous les pays et en marche vers le socialisme. Premier et second degré, Université et Recherche, ripostons ensemble et unissons-nous aux autres travailleurs! Exigeons la démission de Blanquer, l’abrogation des contre-réformes Macron et Blanquer et la fin du gel du point d’indice des fonctionnaires ! Faisons vivre dans des formes neuves les principes universels portés en 1947 par le Plan Langevin-Wallon qui appliquait à l’école les principes du Conseil National de la Résistance !

    Pour cela, refusons le mensonge d’une “Europe sociale” que l’euro et l’UE sont conçus pour enterrer. L’alternative n’est pas du côté du prétendu RN, euro-compatible, xénophobe et porteur de guerre civile ; il faut sortir par la voie de gauche, celle des nationalisations, du “produire en France” éco-compatible et d’une vraie démocratie populaire, de l’euro, cette police des salaires continentale, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine aux mains du belliqueux empire américain, et du capitalisme, dont le maintien condamnerait au pire la France, la planète et l’humanité. 


    La contre-réforme Blanquer entre pleinement en vigueur avec cette rentrée 2020/2021. Les 5000  de Philosophie vivent depuis quelques jours ce que représente la disparition de la filière L, des autres filières, remplacées par le groupe-classe, les classes à 35 ou près de 35, les 4 heures hebdomadaires par classe, avec un programme de 17 notions, les éventuelles heures supplémentaires obligatoires. Dans les discussions qu’ils ont entre eux, les  de Philosophie ont dit tout le mal qu’ils pensent du Ministère Blanquer, depuis trois ans, de cette contre-réforme globale du Lycée et du Bac, de la disparition de leur filière L. Mais ils ne se sont pas fédérés, ni ne se sont radicalement opposés. C’est ce que des  de Philosophie ont constaté et interrogé, dans un texte-manifeste publié avant l’été, sur le site

    https://pourlaphilosophieenfrance.wordpress.com

    C’est ce qui définit l’Histoire : il y a des changements. Ce que le pouvoir macroniste, zélé missionnaire des exigences de l’UE, a imposé, nous pourrons, nous pouvons, que ce soit dans l’Éducation Nationale, comme pour tous les autres sujets d’importance pour nous qui vivons en France, imposé des changements, dès lors que nous les aurons pensés, que nous le voudrons, si nous parvenons à être nombreux et organisés. Pour l’heure, cette défaite, pour les professeurs de Philosophie, puisque leur matière est affaiblie et clairement mise en danger, s’ajoute aux autres, et repose sur cette inertie française – inertie parce que tant de personnes se sont mobilisées, ces dernières années, face à un pouvoir-mur, sans résultat positif apparent. Dans ce manifeste, les auteurs ont écrit :

     «C’est pourquoi il faut aussi comprendre le monde dans lequel nous vivons pour savoir pourquoi l’enseignement de la Philosophie peut ainsi faire l’objet de contre-mesures «révolutionnaires». En face de nous : qui déteste tellement la pensée critique ? Qui déteste le fait que les citoyens soient plus pensants que moins ? Ensemble, ils forment la Sainte Alliance Réactionnaire : ce sont les pouvoirs conservateurs, les pouvoirs du statu quo (9), «l’ordre», compris, comme le fait de figer ce que sont les relations sociales et économiques. Qui sont ces pouvoirs conservateurs : il y a, à la tête de l’État, celles et ceux qui ont mis la main sur cet État depuis longtemps ; il y a l’UE, qui est une émanation de toutes les classes, nationales, d’Europe, qui se sont associées pour imposer la même politique partout ; il y a également, avec les religions, des dirigeants de celles-ci (nombre de croyants sont sincères, naïfs ou non, sur l’instrumentalisation de leur collectif au service de). Ils sont donc, ensemble, les dirigeants. Ils savent que la pensée réflexive et critique, les identifie, les perce à jour, les connaît et les «comprend», et, en les cernant, les menace. Cette conscience n’est pas récente. Les dirigeants forment leurs successeurs à cette conscience, à la gestion des moyens de cette conscience, transformée en police politique. Ils sont aussi démocrates que le sinistre Jean-Claude Juncker, qui fut longtemps l’incarnation de la honte de cette classe sociale, selon lequel la souveraineté des peuples européens s’arrêtait nécessairement aux frontières des traités signés, lesquels se trouvaient au-dessus de tout, y compris de leur Constitution. Leur volonté divine über alles !  L’UE, et derrière elle, les États-Unis, tiennent tous les pays européens entre leurs fourches caudines, et les professeurs de Philosophie, autant que les autres. Leur existence est menacée, à court terme, et nous le rappelons, les dénégations du pouvoir ne seront pas des négations de ce processus et de cette volonté. Il faut donc savoir ce que nous voulons et ce que nous pouvons, ensemble, pour l’enseignement philosophique, mais aussi pour le présent à venir de la République.»

     :

    Blanquer est le ministre des « vérités alternatives ». Le grand public a pu en faire la cruelle expérience alors qu’il annonçait n’avoir « jamais envisagé la fermeture des établissements scolaires » le matin même de l’annonce historique du confinement général de la population.  Choyé par les médias (LVMH, SFR, Free, Boloré et c’est tout), et trop peu bousculé par les grands syndicats de l’E.N, Blanquer a entrepris une casse systématique et réfléchie de l’Éducation Nationale.

    Pour faire passer l’amertume du poison violent qu’il instille à marche forcée dans les artères de l’École de la République, Blanquer se présente comme le chantre des “fondamentaux” et clame partout qu’il veut rétablir l’enseignement des mathématiques et du français. Il faut dire que cela flatte les élans fascisants de cette bourgeoisie réactionnaire haïssant les prof’ « fainéants,  gauchiasses, syndiqués, politisés (n’en jetons plus)… » et aspirant au retours des « valeurs » (les seules qu’ils connaissent sont celles de leur portefeuille !) et d’un « homme fort » , accélérant ainsi la fascisation En Marche de la société.

    Le retour « aux fondamentaux » vraiment?

    Pourquoi alors, à la rentrée 2020, 450 postes soit 8100 heures d’enseignements de mathématiques soit l’équivalent de 2025 semaines sont supprimées? Ces 450 postes constituent la moitié des postes supprimées dans le second degré.

    Pourquoi alors,  avoir détruit l’enseignement des mathématiques pour toutes les séries du Lycée général en mettant en place une contre-réforme profondément inégalitaire et socialement discriminatoire qui ferme l’accès à cet enseignement pour les élèves auparavant scolarisés en série L et ES?

    Pourquoi ne réserver, pour l’essentiel, l’ouverture l’enseignement maths expert de Terminal aux seuls  disposant de CPGE (quasiment tous sont des  de centre-ville au public socialement trié)?

    Alors que la France suivant l’impulsion révolutionnaire et progressiste de Monge, est depuis des siècles en pointe dans l’enseignement et la recherche mathématiques, Blanquer entend faire table rase de cette grande conquête humaniste que constitue l’accès de tous au raisonnement mathématique, base fondamentale depuis Thalès du développement démocratique et scientifique.

    Quelle preuve plus ignoble du caractère de classe des politiques ignobles menées par Blanquer au service du Marché européen des compétences décidé à Lisbonne au début de ce nouveau siècle par les dirigeants de l’hydre européenne impérialiste?

    Quand Socrate au travers de l’enseignement du théorème de Pythagore à un jeune esclave démontre le caractère universel et égalitaire de la Raison ? Blanquer, Ménon du XXIe siècle et parfaite caricature du notable mercantile non chevelu,  promeut la marchandisation de l’éducation, Thalès ne doit plus être pour lui qu’un marchand de missiles vecteurs bien connu de la Pax Americana.

    Face à la mise au pas de l’éducation nationale :

    C’était le 11 mai 2020, jour du début du déconfinement annoncé par Macron un mois plus tôt : le ministère de l’(In)Éducation « nationale » de la Jeunesse publiait une fiche sur le site Eduscol, baptisée « Coronavirus et risque de replis communautaristes », retirée au bout de quelques heures puis corrigée de certaines formules trahissant la réelle ambition de la macronie en termes d’instruction, à savoir la traque des élèves dont les propos correspondraient à une « fronde contre les mesures gouvernementales » et traduiraient la montée des « idées radicales du communautarisme », notamment « sociale » et « politique » ; tout ceci, bien entendu, afin de « bâtir une société de la confiance, solidaire, porteuse de sens et offrant aux élèves des chemins vers une socialisation positive ».

    Cette dernière affirmation prête largement à rire (jaune) quand on sait qu’elle émane d’illuminés appliquant avec zèle un néolibéralisme débridé et véhiculant des mythes que ne cessent de démentir toute « analyse concrète d’une situation concrète » (Lénine), que ce soient les mythes de la « mondialisation heureuse », de la « construction européenne » apportant le « bonheur des peuples » et la « paix », des « États-Unis et de l’Occident défenseurs du monde libre » face aux « totalitarismes », du « capitalisme éthique et durable », etc. Autant de slogans répétés à satiété dans des programmes dont disparaissent la dimension critique, notamment dans les sciences sociales telles que l’histoire, la philosophie, les sciences économiques et sociales (SES). Si cette offensive réactionnaire des dirigeants au pouvoir contre les analyses structuraliste, marxiste, etc. (que l’on songe aux incessantes injonctions du MEDEF afin de transformer les SES en vecteur de propagande de « l’économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée ») n’est certes pas nouvelle, elle s’accélère sous Blanquer dont le mépris pour la culture, les connaissances, la réflexion critique, atteignent des sommets, profitant au passage de la complaisance de prétendus « scientifiques » « historiens, « économistes » ou autres ; et voilà que Macron, qui détruit la République une et indivisible en promouvant le « droit à la différenciation des territoires », se présente en célébrateur de la naissance de la Troisième République tout en niant les affrontements de classe sanguinaires survenus à Paris en 1871 lorsque les Versaillais écrasèrent la Commune dans le sang.

    Depuis des années, au nom des « compétences » et d’un « enseignement numérique » qui constitue de plus en plus une fin en soi et non un moyen au service d’une instruction de qualité et ambitieuse, les programmes successifs d’histoire-géographie, de SES, de philosophie (de plus en plus réduite à la portion congrue), de littérature, etc., ne cessent de s’appauvrir conceptuellement pour transformer l’école en succursale de recrutement pour des entreprises désireuses d’avoir à disposition une main d’œuvre employable et corvéable à merci. Ainsi se confirme le rejet croissant de toute réflexion critique et rationnelle à partir de faits matériels précis et de leur mise en contradiction au profit de poncifs caricaturaux : c’est particulièrement flagrant en histoire, où le terme de « Terreur », démonté par la très grande majorité des historiens attachés à leur discipline, continue d’apparaître dans les programmes abordant la Révolution française, tandis que le « totalitarisme » devient une « évidence » qui amalgame insidieusement et mensongèrement nazisme et communisme, au point d’attribuer un « génocide » à l’URSS dans les années 1930… Sur ce dernier point, les adeptes du révisionnisme historique ne se cachent plus : la promulgation d’une résolution par le Parlement européen le 19 septembre 2019 évoquant le seul pacte de non-agression germano-soviétique démontre bien la volonté de mettre au pas les enseignants et les chercheurs, mais également les syndicalistes de combat et les militants progressistes, et plus généralement tous ceux qui sont attachés à une approche scientifique s’appuyant sur l’héritage des Lumières dans un sens progressiste afin d’expliquer le monde dans lequel nous vivons, mais également de proposer des solutions pour améliorer le sort des êtres humains.

    Ce n’est pas en promouvant le « crétinisme digital » (Michel Desmurget) et encore moins en réduisant sans cesse à la portion congrue l’instruction des sciences sociales qu’il sera possible aux êtres humains de s’émanciper, d’autant plus lorsque les politique d’euro-austérité détruisant les conquêtes sociales et démocratiques, démantelant les services publics (à commencer par l’Education nationale), arasant les libertés publiques et contribuant à la fascisation s’appuyant sur l’obscurantisme et les fantasmes, sont appliquées avec zèle par les défenseurs de l’ordre capitaliste euro-atlantique. Ainsi se vérifie de plus en plus le constat que dressait Robespierre en 1788 :

    « La plus grande partie de nos concitoyens est réduite par l’indigence à ce suprême degré d’abaissement où l’Homme, uniquement préoccupé de survivre, est incapable de réfléchir aux causes de sa misère et aux droits que la nature lui a donné. » 

    Face à l’asservissement croissant favorisant la servitude volontaire, défendons une ambition scientifique émancipatrice et mettons une bonne fois pour toute fin au saccage des Lumières, à rendre plus que jamais communes.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • La victoire populaire de Valmy, fondatrice de la République ( Gerard Bordes ancien président d'ATTAC dans le Tarn revient dans une vidéo réalisé avec Rachida du PRCF 81 en s'appuyant sur l'histoire socialiste de la révolution française de Jean Jaurès sur ce qu'a été la victoire de Valmy)

    En cette semaine de commémoration de la victoire de Valmy (20 septembre 1792, de la fondation de la Première République (le lendemain) et de la courte défaite au référendum sur l’adoption du traité de Maastricht (20 septembre 1992), le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) se mobilisaient dans le cadre de l’Appel du  pour porter haut et fort le combat pour la sortie de l’euro, de l’, de l’OTAN et du capitalisme mondialisé et exterministe.

    Devant le musée Jean Jaurès de Castres, les camarades du PRCF ont procédé à la lecture publique d’un très beau texte évoquant la victoire de Valmy et tiré de l’Histoire socialiste de la révolution française, ouvrage dans lequel Jaurès se revendique de la Révolution jacobine et de la République une et indivisible, démocratique et sociale, en évoquant justement Robespierre : « sous le soleil de juin 1793 qui échauffe votre âpre bataille, je suis avec Robespierre et c’est à côté de lui que je vais m’asseoir aux Jacobins. Oui, je suis avec lui, parce qu’il a, à ce moment, toute l’ampleur de la Révolution. » Une belle vidéo a été réalisée pour l’occasion, et nous en remercions les camarades initiateurs de l’événement.

    https://www.youtube.com/embed/AjzYxjUf0V0

    À Paris, le PRCF et les JRCF organisaient un rassemblement dans le cadre de l’Appel du 29 mai, place de la République. Au pied de la statue et des dates des 20 et 21 septembre 1792, mais également des mots « fraternité », « labor » et « pax », sont intervenus Anna Persichini, primo-signataire de l’appel et membre du Front syndical de classe (FSC), afin de dénoncer le « syndicalisme d’accompagnement » et rappeler que les syndicalistes de combat de la CGT s’opposent depuis au moins Maastricht à la funeste UE capitaliste, tout en se situant dans la filiation des combats populaires et patriotiques portés par les sans-culottes en 1792-1794 et des droits sociaux conquis depuis 1793.

    Sont également intervenus Bruno Drweski, membre de l’Association républicaine des Anciens combattants (ARAC), qui a insisté sur le combat en faveur de la paix et la nécessité d’en finir avec l’OTAN et les guerres impérialistes que les Jacobins, derrière Robespierre et Saint-Just, dénonçaient déjà en leurs temps (« Personne n’aime les missionnaires armés ») ; et Jean-Luc Pujo, président des Clubs “Penser la France” qui a dénoncé la destruction du principe même de démocratie et de la République par le Versaillais Macron, descendant des nobles et grands bourgeois antipatriotes et désireux d’écraser la France en collaborant avec les élites oligarchiques allemandes.

    Le PRCF, par l’intermédiaire de son secrétaire national adjoint , a dénoncé le révisionnisme antihistorique de Macron, qui nie la Commune de Paris, ainsi que sa haine de la Révolution et de la Première République mensongèrement assimilée à la Terreur. L’occasion surtout de rappeler que Bastille, Valmy, Maastricht et République s’inscrivent dans un même mouvement : celui du combat d’un peuple pour sa pleine et entière souveraineté, contre tout asservissement dans le cadre du capitalisme euro-atlantique et de ses bras armés (OTAN en tête), nécessitant plus que jamais de porter le Frexit progressiste et de construire un nouveau CNR seul à même de refonder une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, et ainsi conduire les travailleurs et les citoyens vers de nouveaux Jours heureux !

    Construire le nouveau CNR : les prises de paroles de la célébration de Valmy Place de la République à Paris le 26/09

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Demandez-le aux militants du PRCF, achetez-le, et abonnez-vous. En vous abonnant vous bénéficierez d’informations de qualité et ferez résonner plus fort la voix des travailleurs.

    Au sommaire

    • Pages 4-7 : Ça barde à la C.G.T. ! Entretien exclusif avec Cédric Liechti
    • Pages 8-11 : L’homme le plus populaire de Russie – Un traître se repent
    • Pages 12-15 : Vive l’impôt ! – Le pire ennemi du coronavirus – Préparons les élections
    • Page 16 : Dans les régions
    • Page 17 : Spectacle vivant contre républiques bananières.
    • Pages 18-19 : Entretien exclusif avec le Secrétaire Général du P.C. d’Ukraine.
    • Pages 20-21 : Pas de révolution sans instruction !
    • Page 22 : Vive le sport ! – Les miracles de Parcoursup
    • Pages 23-24 : Questions aux lecteurs – Témoignage d’un nouvel adhérent au P.R.C.F.

     

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