• par Romain Stark pour le blog des JRCF –

    Le 19 septembre 2019 à l’occasion du 80anniversaire du début de la , l’Union européenne a fait voter une [1] sur la mémoire de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Cette  consiste à assimiler le communisme au nazisme. Ainsi, l’Union européenne a décidé de modifier l’ : a-t-elle oublié que l’URSS communiste fut la première arrivée à Berlin ? En abattant totalement l’Allemagne hitlérienne le 8 mai 1945, l’URSS libéra l’Europe. Cette résolution nous dit aussi que le « pacte » germano-soviétique (ou traité Molotov-Ribbentrop) fut le déclencheur de la Seconde Guerre mondiale : l’Union européenne aurait-elle oublié que l’URSS, à plusieurs reprises, avait demandé à la France et au Royaume-Uni de former une alliance pour pouvoir battre Hitler en cas de déclaration de guerre ? A-t-elle aussi oublié qu’Hitler, lors de ses campagnes électorales, disait vouloir agrandir l’« espace vital » allemand vers l’est et aspirait à venger la défaite allemande de la Première Guerre mondiale ? Dans cet article, je vais vous expliquer en quoi cette résolution n’a pour seul objectif que d’attaquer le communisme tout en faisant preuve d’une étrange complaisance envers le nazisme.

    Le traité de non-agression ne fut pas une alliance entre l’URSS et l’Allemagne nazie[2].

    La résolution de l’Union européenne – votée le 19 septembre 2019 – affirme que le « pacte » germano-soviétique fut une alliance. Non, le « pacte » germano-soviétique est un traité de non-agression et ne fut en aucun cas une alliance. Le camarade Staline, en signant ce pacte, voulait retarder la guerre entre l’Allemagne nazi et l’URSS : l’Armée rouge n’était tout simplement pas prête à affronter l’armée allemande. Mais comme je l’ai dit en introduction, l’URSS a tenté à plusieurs reprises de faire alliance avec le Royaume-Uni et la France pour contrer la menace de l’Allemagne nazie et les deux pays ont préféré jouer l’apaisement et signer un accord avec Hitler afin d’éviter une nouvelle guerre[3]. Toutes les tentatives visant à former une alliance en prévision de la guerre souhaitée par les dictateurs fascistes Hitler et Mussolini furent un échec. Face à ce constat, et sachant que l’Armée rouge n’était pas prête à affronter l’armée allemande, le camarade Staline se vit obliger de signer un traité de non-agression le 23 août 1939. La France et l’Angleterre bourgeoises, impérialistes et antisoviétiques auraient préféré laisser Hitler envahir la Pologne puis l’URSS, mais ce pacte a permis de retarder la guerre contre l’Union soviétique. Ce gain de temps permit à l’Armée rouge de mieux se préparer à l’affrontement et de mieux sécuriser l’Union soviétique. Dans l’ouvrage Un autre regard sur Staline, Ludo Martens[4] cite une déclaration de Winston Churchill (qui est un antisoviétique convaincu) :

    « Le fait pour les armées russes de se tenir sur cette ligne est clairement nécessité par la sécurité de la Russie face à la menace nazie. En tout cas, la ligne est là et un front de l’Est a été créé que l’Allemagne nazie n’ose pas attaquer. »

    Churchill

    Cette déclaration révèle clairement l’objectif de la signature du traité par l’URSS. Cette dernière cherchait à renforcer le front de l’Est en renforçant ses villes les plus importantes. La France et l’Angleterre ont ensuite déclaré la guerre à l’Allemagne nazie, et c’est ainsi que débute la tristement célèbre « drôle de guerre ». La France, se pensant protégée par la ligne Maginot, adopta une stratégie défensive plutôt qu’offensive qui causa sa défaite. Lorsque les journaux parlèrent de ce traité et que les Français déclarèrent la guerre à l’Allemagne nazie, le gouvernement français mena une véritable guerre politique contre le communisme. Ainsi, le 26 septembre 1939, le Parti communiste français et plusieurs de ses militants furent arrêtés et mis en prison. La propagande anticommuniste assimilant le nazisme et le communisme apparut alors. Le traité de non-agression entre l’Union soviétique et l’Allemagne, fut l’un des éléments qui permit la libération de l’Europe le 8 mai 1945.

    Stop au mythe des jumeaux totalitaires[5] !

    Le « mythe des jumeaux totalitaires » imprègne autant les manuels et ouvrages scientifiques étudiés dans les établissements scolaires que les essais vendus en librairie. Les auteurs anticommunistes, au premier rang desquels figurent Stéphan Courtois et Hannah Arendt, ont amalgamé le communisme au nazisme, tous deux rangés dans la catégorie du « totalitarisme ». C’est que les anticommunistes ne doivent pas connaître la définition du totalitarisme, qui est « un système politique dans lequel l’État, au nom d’une idéologie, exerce une mainmise sur la totalité des activités individuelles ». Selon cette définition, au sein d’un État totalitaire, le peuple n’a pas le pouvoir et est soumis à une idéologie. L’Allemagne nazie était un régime totalitaire fasciste, le peuple allemand était soumis à l’idéologie du national-socialisme, tandis qu’Hitler avait supprimé toute concurrence politique en envoyant socialistes et communistes dans les camps de concentration. Pour l’URSS, le peuple n’était en aucun cas soumis au communisme : en octobre 1917, il avait fait le choix révolutionnaire et s’engageait sur la voie du progrès économique, social et sociétal, de l’antifascisme, de l’anti-impérialismePour des centaines de millions de personnes, l’URSS fut le symbole d’une vie meilleure. Jamais les travailleurs et les classes populaires n’avaient autant été au premier plan de la vie politique. Face à un tel constat, on aurait du mal à comprendre en quoi l’URSS s’apparenterait davantage à un État totalitaire que ne l’ont été les « démocraties libérales ». La résolution de l’UE, elle, amalgame les crimes de l’Union soviétique communiste à ceux du nazisme ; mais de quels crimes soviétiques parle-t-on ? Les goulags n’ont rien à envier au système pénitentiaire américain, et en tant que camps de travail, n’ont rien en commun avec les camps d’extermination nazis. Dans Le mythe des jumeaux totalitaire : fascisme méthodique et renversement du communisme, Michael Parenti rappelle qu’en janvier 1939, vers la fin des Grandes purges, l’ensemble de la population des camps de travail était de 2 022 976 personnes. Parenti rappelle que les goulags n’étaient pas des camps de la mort : annuellement, 20 à 40% de prisonniers étaient libérés. Les prisonniers politiques sont loin d’être une majorité : toujours selon Michael Parenti, les prisonniers politiques ne comptent que pour 12 à 33% de la population carcérale, la grande majorité étant composée de criminels de droit commun. Ces seules indications, non exhaustives, nous permettent de comprendre que les « 100 millions de morts du communisme » ne sont pas une réalité. L’amalgame entre nazisme et communisme qui est fait au sein de la résolution parlementaire européenne est infondée et mensongère.

    Cette résolution, combat plus le communisme que le fascisme.

    Peut-on vraiment être surpris par cette résolution lorsque l’on sait que l’Union européenne s’est construite sur l’anticommunisme[6], alors que cette même Union reste étrangement silencieuse à propos du fascisme qui gagne de plus en plus du terrain en Europe de l’Est ? L’Union européenne a-t-elle condamné le massacre d’Odessa[7], lors duquel de nombreux de camarades communistes et syndicalistes ont été tués? Non. Et je n’oserai même pas évoquer le silence des grands médias ! Cette résolution européenne nous montre l’urgence qu’il y a à sortir de l’UE. En effet, l’anticommunisme ne grandit pas seulement en Europe de l’Est, mais aussi dans l’Ouest, où la popularité des partis d’extrême droite est plus qu’inquiétante : elle est terrifiante. En France avec le Rassemblement National, comme en Italie avec la Ligue du Nord de Matteo Salvini, nous constatons que l’extrême droite est pro-européenne malgré ses paroles. Est-ce une surprise ? L’Union européenne, lors de sa création, a toujours eu pour objectif de faire disparaître le communisme. Lorsqu’on connaît les véritables origines de la construction européenne, on peut constater que cette résolution est dans la continuité de la propagande anticommuniste de l’Union européenne qui déteint sur les manuels d’histoire promus par l’Éducation nationale. C’est pour cela que la jeunesse doit se battre face à la montée du fascisme en Europe, face à l’UE et face à toute modification de l’histoire. Les réseaux sociaux peuvent être utilisés pour rappeler les véritables faits historiques du communisme. Rappelons finalement que l’écriture de l’histoire se fonde sur une méthode scientifique, en opposition totale avec la soumission de l’histoire à des constructions idéologiques.

    La jeunesse communiste doit résister face à l’anticommunisme réactionnaire, fasciste et capita-liste.

    Comme on le voit, cette résolution du Parlement européen votée à la majorité sert une propagande bourgeoise qui vise à transformer la véritable histoire de l’URSS et du socialisme. La jeunesse communiste doit résister face à l’UE et combattre ses nombreuses attaques anticommunistes et réactionnaires. Comme je l’ai dit, l’histoire est une science appuyée sur des faits, et donc manipuler l’histoire ne peut servir que ses propres intérêts. Je vais conclure en citant un extrait du livre Révolution et contre-révolution au XXe siècle écrit par Georges Politzer, qui compte parmi les meilleures ripostes à opposer à toute personne ou institution qui tente de transformer l’histoire.

    « Déformer l’histoire, c’est refaire l’histoire du passé selon les besoins du présent ; c’est subordonner l’histoire aux exigences d’une propagande. » Révolution et contre-révolution au XXe siècle de Georges Politzer p.18.

     

    Romain Stark – 

    sources:  http://jrcf.over-blog.org/   &   https://www.initiative-communiste.fr/

     


    Sources :

    [1] Le texte de la résolution du parlement européen https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2019-0021_FR.pdf

    [2] Article de IC https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/il-y-a-80-ans-le-pacte-germano-sovietique-un-symbole-de-lhistoire-detournee-par-les-reactionnaires/

    [3] La conférence de Munich du 29 au 30 septembre 1938 https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Munich

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    [4] Un autre regard sur Staline de Ludo Martens http://marxisme.fr/download/Ludo_Martens_Un_autre_regard_sur_Staline.pdf

    [5] Le mythe des jumeaux totalitaires de Michael Parenti des éditions Delga  https://editionsdelga.fr/portfolio/michael-parenti-4/

    [6] L’histoire de la construction européenne

    [7] Le massacre d’Odessa, pour en savoir plus :   https://www.youtube.com/watchv=qc2nX6eDr3c&t=345s

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  • Fonctionnaires : point d’indice perpétuellement gelé, serrage de ceinture confirmé !  (IC.fr-10/08/20)

    “En ces temps de canicule les fonctionnaires sont une nouvelle fois “privilégiés”. Ils bénéficient de leur point d’indice gelé pour se rafraichir”

    Plaisanterie amère qui circule sur les réseaux sociaux

    Les chiffres : 9,5% de baisse des des fonctionnaires entre 2011 et 2018 d’après l’INSEE

    Selon les chiffres officiels du gouvernement Macron, publiés par l’Insee, le pouvoir d’achat des fonctionnaires a une nouvelle fois reculé de 1,2% en 2018. Hors inflation, depuis 2011 et selon les chiffres de l’INSEE, le salaire moyen des fonctionnaires a reculé de 1,4%. Sur la même période les prix ont augmenté de 8% d’après les chiffres officiels de l’inflation publiés par l’INSEE. Ce qui signifie qu’en 8 ans, entre 2011 et 2018, le pouvoir d’achat des a baissé de façon officielle de 9,5% ! Sans doute plus lorsque l’on sait que que le calcul du taux d’inflation ne tient pas compte de l’augmentation réelle des prix des biens de consommation, et encore moins de la flambée des prix de l’immobilier.

    Fonctionnaires : point d’indice perpétuellement gelé, serrage de ceinture confirmé !

    Le « Monde d’après » s’inscrit plus que jamais dans la continuité du « Nouveau monde » : alors que les fonctionnaires faisant tourner les services publics ont été mis à contribution lors de la première vague de coronavirus, alors que les personnels hospitaliers, pompiers, enseignants, policiers, cheminots, etc., se sont dépensés sans compter, alors que le Tartuffe de la République a expliqué que le pays devait montrer sa reconnaissance envers tous ces « héros » du quotidien, le gouvernement Castex a décidé de « récompenser » l’ensemble de la Fonction Publique en… prolongeant le gel du point d’indice jusqu’en 2022, soit 12 ans – a minima – de gel depuis la mise en place de cette mesure par Sarkozy-Fillon en 2010.

    Il est vrai qu’il était difficile d’attendre autre chose de la part du gouvernement Castex, qui poursuit la politique de son prédécesseur Philippe qui avait déjà reporté à 2019 (gel pour une année) le protocole sur les parcours, carrières et rémunérations (PPCR) et rétabli le jour de carence. Il était tout autant difficile d’attendre autre chose de la part d’un gouvernement eurobéat appliquant les imbéciles et dogmatiques « critères de stabilité et de convergence » de Maastricht en cherchant à tout prix à « réduire les dépenses publiques », politique promue par la Commission européenne : entre 2011 et 2018, cette dernière a « préconisé » aux Etats membres de « réduire les dépenses de santé » à 63 reprises… Et qu’importe au passage si, selon l’Insee – qui peut difficilement être suspecte d’anti-macronisme primaire – le salaire net moyen dans la fonction publique d’État a baissé de 1,2% en 2018, la baisse ayant été deux fois plus rapide pour les enseignants.

    Fréquemment stigmatisés par des personnes qui usent pourtant des services publics, les fonctionnaires ont été en première ligne pour nombre d’entre eux au plus fort de la première vague de l’épidémie du coronavirus – au même titre que certains métiers du secteur privé comme les caissières et caissiers. Cela ne saurait toutefois suffire à une macronie embarrassée de devoir reconnaître l’utilité d’un secteur public condamné à la contre-« réforme » perpétuelle, c’est-à-dire la contractualisation croissante en lieu et place de concours voués à la disparitions, l’« individualisation des carrières » sur le principe des « rendez-vous de carrière » infantilisants et humiliants et du système des primes (très pratique pour ne pas augmenter les salaires et introduire la concurrence entre agents de la fonction publique) ou encore la « rationalisation » se traduisant par un non-renouvellement progressif de personnels partant à la retraite – retraite au demeurant destinée à être rognée avec la suppression programmée du système par répartition.

    La macronie amplifie les politiques de démantèlement des services publics – « services d’intérêt général » dans le jargon européiste, ouvrant ainsi la voie à leur « gestion » par le secteur privé… – des euro-gouvernements précédents, acharnés à détruire le code du travail (Juncker s’en était vanté en son temps), la SNCF, EDF-GDF, l’Education Nationale, le système hospitalier public – faut-il rappeler que Castex a introduit la tarification à l’activité (T2A) quand il était directeur de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins au ministère de la santé puis directeur de cabinet de Xavier Bertrand dans le gouvernement Villepin ? –, les retraites par répartition, l’assurance-chômage, et désormais même le système judiciaire et les pompiers. Une offensive en règle contre toutes les conquêtes sociales et démocratiques arrachées de haute lutte et mises en œuvre notamment par les ministres communistes dans le cadre du programme « Les Jours heureux » du Conseil national de la Résistance (CNR), que Denis Kessler, ancien numéro 2 du MEDEF, a promis de détruire en 2007 dans un article intitulé « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! » érigé en ode honorant à l’époque Sarkozy et le gouvernement Fillon :

    « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

    Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme

    A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

    La macronie a déclaré la guerre à l’ensemble des travailleurs, et notamment ceux de la Fonction Publique. Une seule réponse doit être apportée, qui ne sera certainement pas le prétendu « dialogue social » confinant à la pure et simple collaboration de classe, mais la lutte déterminée de tous les travailleurs pour en finir avec les tenants de l’ordre capitaliste euro-atlantique. Tous ensemble en même temps et dans le même sens, préparons une rentrée 2020 bouillante !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Notre camarade et amie, Michelle Mallet, nous a quittés  !  (IC.fr-4/08/20)Femme joviale et amicale, militante franchement communiste ardente et résolue, pilier de la FARC puis du PRCF depuis sa fondation, notre souriante et combative camarade Michelle Mallet vient de décéder subitement en Gironde, à l’âge de 87 ans. 

    Elle avait beaucoup donné au PCF, puis aux organisations de la Renaissance Communiste. 

    Militante CGT de la Poste, elle défendait les positions de lutte et se battait pour le service public qu’elle défendait également au sein du FSC (Front Syndical de Classe). 

    Avec son compagnon , ancien trésorier national du Pôle et actuel membre du bureau du COURRIEL, elle avait eu aussi d’importantes responsabilités à la Société des Amis de Louis Aragon et d’Elsa Triolet.

    Michelle lors de la 3e Conférence Nationale du Pôle de Renaissance Communiste en France, en décembre 2011 à Malakoff

    À sa famille, à Bernard, à ses camarades et amis de Gironde et des Yvelines, à tous ses anciens collègues, amis et camarades de la Poste, du PRCF, de la CGT, du FSC et de la SALAET, la direction nationale du PRCF présente ses condoléances émues. 

    Pour le secrétariat national du PRCF, Georges Gastaud, secrétaire national, Fadi Kassem, secrétaire national adjoint, Annette Mateu-Casado, coordinatrice de la direction

     


    Lettre de Léon Landini, président du Pôle de Renaissance Communiste en France, à ses amis Michelle et Bernard

    Je viens d’apprendre, par le message ci-dessous, le décès de notre Michelle.

    Les mots me semblent bien fades et mon verbe bien triste pour te dire l’immense peine que je ressens. Les liens d’affection qui me liaient à vous me font ressentir ce malheur comme si c’était un membre de ma proche famille qui s’en allait.

    Sache, cher Bernard, qu’à 94 ans passés j’ai beaucoup de peine à marcher et de me trouver si loin de toi, dans des moments aussi douloureux, cela me rend malade.

    J’ai déjà normalement beaucoup de peine à dormir, mais le souvenir de vous deux (car dans mon cœur vous ne faisiez qu’un) va pendant quelques temps hanter mes nuits. 

    Je t’embrasse très, très fort et te souhaite bon courage, car je sais par expérience combien il est difficile de vivre sans sa compagne.

    Sois certain de toute mon affection et je t’assure (ainsi qu’à Michèle car je ne peux pas vous séparer) du profond respect que je vous ai toujours porté et de l’immense affection dans laquelle je vous ai toujours unis.

    Ton vieux camarade attaché à toi.

    Léon LANDINI


    source: https://www.initiative-communiste.fr/
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  • À retrouver sur abonnement et auprès des militants du PRCF près de chez vous, Initiative Communiste n° 218-219  des mois de juillet & Août 2020 est paru.


    Initiative Communiste c’est le mensuel d’analyses, d’actus et d’actions par et pour les travailleurs publié par le PRCF et dont www.initiative-communiste.fr est le supplément électronique gratuit. Pour continuer à lire votre site internet préféré, il est indispensable de vous abonner : c’est votre abonnement qui permet de financer ce site ! On compte sur vous.

     

     

    IC 219 de juillet-août 2020 est paru ! achetez-le, abonnez- vous !  Au sommaire :

    Pages 4-7 : Pire que le Covid : le capital… et l’U.E. ! – Renault à la casse

    • Pages 8-11 : Interview de l’Ambassadeur de Cuba – Rébellion aux U.S.A. – Liban : les gouvernements passent, le F.M.I. reste
    • Pages 12-13 : Tristes municipales  – Affaire Traoré : vive l’universalisme ! – Une victoire antisioniste
    • Page 14 : Dans les régions
    • Page 15 : Vive l’éducation populaire !
    • Pages 16-17 : Le plus gros macho, c’est le capital !
    • Pages 18-19 : Merkel-Macron-Martinez : cherchez l’intrus ! – Démocratie : la Serbie prête à entrer dans l’U.E.
    • Pages 20-21 : Ajouter des statues plutôt qu’en retirer !
    • Pages 22-23 : Lénine contre l’opportunisme et le sectarisme
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  • Alors que l’on s’apprête à célébrer les 100 ans du , acte fondateur du  français, , secrétaire national du PRCF, revient sur les raisons de célébrer ce centenaire et sur les objectifs à donner à cet anniversaire à 100% tourné vers l’avenir.

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  • « L’ancien communicant de François Hollande et candidat à la mairie de Paris, Gaspard Gantzer, va rejoindre à la rentrée “Balance ton post”, l’émission de débats de Cyril Hanouna sur C8. » Ainsi titre Sud-Ouest le 17 juillet 2020, symbolisant les relations incestueuses entre les « politiques » et les « journalistes » – ou plus précisément, les carriéristes s’appuyant sur la politique et les éditocrates, animateurs et autres chroniqueurs commentant « l’actualité ». Gaspard Gantzer, arriviste hollandiste ayant rejoint la liste d’Agnès Buzyn pour les municipales à Paris, n’aura pas mis trop de temps à trouver une porte de sortie au pitoyable score de l’ancienne ministre de la Santé. Il complète ainsi une liste déjà bien fournie de « politiques » reconvertis en commentateurs télévisés, convaincus de disposer de « l’expertise » et de « l’objectivité analytique » pour décrypter « l’actualité » (ou plutôt, la course effrénée à l’audimat pour accroître les profits capitalistes) : que l’on songe à Roselyne Bachelot, qui s’est « illustrée » dans l’émission « Touche pas à mon poste » animée par… Cyril Hanouna, avant de devenir chroniqueuse sur LCI… où sévissait un temps l’ancien ministre de l’Éducation nationale Luc Ferry ; que l’on songe à Jean-Pierre Raffarin, qui céda aux sirènes de Laurent Delahousse – expert en révérence asservissante envers le pouvoir – sur France 2 ; que l’on songe à Aurélie Filippetti et Axelle Lemaire, respectivement parachutées sur RTL et France Culture en 2017 ; et même Raquel Garrido, la compagne d’Alexis Corbière, également présente dans « Balance ton post » – au même titre que la « Républicaine » Laurence Sailliet.

    Recruter des « politiques » et des « militants » sur les grandes chaînes médiatiques privées ou « publiques » : telle est la nouvelle mode à laquelle succombent de plus en plus de ces personnalités publiques trop heureuses de se donner en spectacle et de participer à des « débats » constituant de véritables foires d’empoigne servant toujours les « analyses » les plus caricaturales et sensationnalistes. De ce point de vue, le recrutement par Cyril Hanouna, outre Gaspard Gantzer, de Rokhaya Diallo, la militante « antiraciste » et indigéniste – qui estimait que le port du masque pour prévenir le coronavirus posait de nouveau la question du port de la burqa par les femmes musulmanes… –, et de Geoffroy Lejeune, rédacteur de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, promet de mettre en scène des confrontations qui ne manqueront certainement pas de « nuance » …

    Parallèlement, éditocrates et pseudo-« journalistes », constatant le vide politique sidéral croissant dont ils sont au demeurant largement responsables par la propagation continue des projets macronistes – européisme béat, « régulation de la mondialisation », nécessité de « réformer » … – et lepéniste (avec le fameux triptyque « islam-insécurité-immigration ») sur les ondes, décident de se lancer activement en politique ou d’envisager de le faire. Ayant déjà franchi le Rubicon depuis des années, Bernard Guetta, chroniqueur traquant les opposant à l’UE en les taxant de « nationalistes », « xénophobes » voire « fascistes », est désormais eurodéputé au sein du groupe Renew Europe… dans lequel se trouve LREM ; quant à Laurent Joffrin, le voici qu’il se prend à envisager de créer un parti à « gauche » pour éculer une énième fois la litanie « socialiste » d’un Parti aux abois ; enfin, Eric Zemmour réfléchit à une éventuelle candidature pour 2022. Signalons que ce phénomène touche tout autant les « intellectuels » médiatisés, à l’image d’un Raphaël Glucksmann désormais eurodéputé « socialiste » ou d’un Michel Onfray croyant ressusciter le Front populaire en appelant à une « union des souverainistes » … soit l’antithèse totale de ce que fut réellement le Front populaire patriotique ET internationaliste, anticapitaliste ET antifasciste.

     

    élection Portugal - 2016

    On aurait toutefois tort de croire que toutes les tendances politiques se retrouvent à parts égales dans cette fusion-acquisition entre politiques et éditocrates car deux tendances dominent nettement. D’une part, évidemment les chiens de garde de l’ordre établi, un ordre capitaliste euro-atlantique défendant corps et âmes les politiques d’euro-dissolution de la France et de la République, d’euro-démantèlement des services publics – il suffit de voir comment sont qualifiés tous les grévistes se battant pour sauver les services publics, à l’image des cheminots « preneurs d’otages » –, d’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, et d’euro-arasement des libertés publiques, que ce soient des macronistes patentés ou des Macron-compatibles comme Filippetti. ; autant d’éléments nourrissant la fascisation galopante qui touche également les grands , spécifiquement les chaînes d’« information » en continu. Car en effet, l’autre tendance gagnante est incontestablement la ligne nationaliste réactionnaire voire fascisante crachant son venin sur tous les boucs-émissaires – étrangers, musulmans, communistes, syndicalistes, etc. – et ne jurant que par la « France éternelle ». L’ironie du sort veut que plus cette tendance faussement « populaire » et « patriotique » hurle à la censure, plus elle colonise le temps d’antenne : outre le susnommé Zemmour, citons Charlotte d’Ornellas, qui travaille à Valeurs actuelles et intervient régulièrement à Radio Courtoisie ; William-Gilles Goldnadel, sioniste raciste et anticommuniste qui sévit notamment sur C-News et RMC ; et peut-être bientôt… Marion Maréchal-Le Pen, sollicitée par C-News pour devenir chroniqueuse ; au passage, notons que les présentateurs eux-mêmes comme Pascal Praud versent dans cette dérive dangereuse. Saupoudrons le tout d’un zeste de faux « impertinents » permanents (parmi lesquels Rokhaya Diallo), et vous obtenez la télévision, la radio et la presse écrite dominante.Dans Les , le regretté Michel Naudy, ancien journaliste de France 3, déclara : « Qu’on me cite, qu’on me cite un exemple d’un journaliste qui a commencé une carrière dans ce que vous appelez l’impertinence, la contradiction, le non-consensus, et qui n’ait pas été soit passé aux oubliettes, soit récupéré. Il n’y a pas d’alternative : le système jette, rejette tout ce qu’il ne peut pas récupérer ; si vous restez, vous ne restez jamais impunément à l’antenne, jamais. » On aura bien compris que les médias dominants, dont la nationalisation sèche constitue une urgence absolue conforme au programme du CNR qui prévoyait de séparer les médias des puissances d’argent, déploient toute leur propagande pour qu’advienne une confrontation structurelle entre le macronisme-le lepénisme, les deux faces d’une même pièce atlantiste, européiste et capitaliste, mais aussi antirépublicaine, antisociale et antipopulaire. Plus que jamais, il est urgent de combattre les médias dominants que dénonçait déjà Lénine : « dans notre société, ce qui se cache en fait derrière cet écran libéral [la liberté de la presse], c’est la liberté pour les classes possédantes, qui se sont accaparé la part du lion dans la presse, d’empoisonner impunément les esprits et d’introduire la confusion dans la conscience des masses » ; et pour cela, ne pas soutenir les faux « impertinents » de l’extrême-droite ou des euro-gauches, complices et alliés objectifs de Macron, mais rejoindre la seule alternative ouvrant une perspective pour le monde du travail, la République et la France : la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe. Frexit progressiste, et vite !

    FK 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Sans remonter au détail de querelles historiques qui ne sont pas au cœur de  cet article, le débat ressurgit périodiquement entre militants de la reconstruction : pour faire face à l’irréversible dégénérescence réformiste du PCF, pour reconstruire un vrai parti , faut-il ressusciter la tactique “classe contre classe”, que conseillait pour l’essentiel l’Internationale  des années 1920, ou faut-il revivifier la tactique de , patriotique et antifasciste qu’expérimenta le PCF des années 1930 sous l’égide de Maurice Thorez? Cette tactique, qui stoppa l’offensive fasciste en France et que trop de gens confondent avec la très confuse “union de la gauche” des années 1970, fut généralisée par le VIIème congrès de  l’Internationale communiste (1935) dirigé par Georges Dimitrov ; c’est aussi du 7ème congrès du Komintern que procède, en dernière analyse, l’idée de la grande coalition antifasciste mondiale qui, impulsée par l’URSS et les victoires de l’Armée rouge, terrassa le nazisme en 1945…

    S’allier sans se mésallier

    Il y aurait lieu d’abord de nuancer l’opposition trop sèche qui est souvent faite sur le plan historique entre les tactiques “classistes” et les tactiques “frontistes” de l’Internationale en général et du PCF-SFIC en particulier. Entre les deux tactiques, il y a moins contradiction… frontale que, d’une part, évolution des conditions de la lutte anticapitaliste (de la situation d’offensive prolétarienne généralisée qui suivit 1917, on fut vite confronté au repli du camp révolutionnaire, à la résilience de la social-démocratie et à la montée mondiale – du Japon à l’Espagne – de multiples variantes du fascisme), et d’autre part ajustements, élargissements et éléments de continuité; on pense notamment au front unique prolétarien que Lénine défendait déjà contre le sectarisme et le gauchisme dans La maladie infantile du communisme; au-delà du front unique ouvrier, indispensable pour unir et dynamiser la classe travailleuse, on pense aussi à la nécessaire alliance du prolétariat avec ce que nous appellerions aujourd’hui les couches anti-oligarchiques (par ex. l’alliance des ouvriers et des paysans en Russie révolutionnaire); ou encore à l’alliance mondiale associant lutte anticapitaliste et luttes anti-impérialistes que le Komintern proposait aux mouvements de libération nationale en élargissant le mot d’ordre du Manifeste communiste (“Prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous!”). 

    On sait par ailleurs que les bolcheviks appelaient les soviets d’ouvriers, de paysans et de soldats, qui étaient initialement dominés par les mencheviks (réformistes, voire sociaux-impérialistes), à prendre et à exercer seuls le pouvoir (“tout le pouvoir aux soviets”!): il s’agissait là de construire un front des classes populaires destiné à isoler le gouvernement bourgeois et à mettre aux pied du mur les dirigeants mencheviks et “SR” des soviets, totalement incapables de rompre avec le gouvernement de la bourgeoisie. 

    En octobre-novembre 1917, le mot d’ordre des bolcheviks, “la terre aux paysans” permit la victoire de l’alliance ouvrière et paysanne sur la base de la nationalisation du sol et du partage des terres (la collectivisation agricole, base du socialisme proprement dit à la campagne, n’interviendra que dans les années 30). Car qui dit front dit aussi compromis, l’essentiel étant qu’il se fasse dynamiquement et à l’avantage de la classe ouvrière: tout l’inverse des compromissions opportunistes qui n’ont pour objet que d’assoupir et de berner le mouvement populaire (le prétendu “dialogue social” actuel, qui aménage des contre-réformes, donne pléthore d’exemples de ces compromissions).

    Dialectique du “classe contre classe” et du “front populaire et patriotique”

    Pour en revenir à aujourd’hui, l’opposition frontale classe contre classe ou front  populaire n’est qu’une caricature malveillante quand il s’agit de la politique du PRCF. Par ex., bien avant que le FN n’eût récupéré et dévoyé l’appellation “UMPS”, le PRCF avait lancé cette expression qui signifiait bien que, dans les conditions actuelles où le PS s’est auto-réduit au rôle de pilier “gauche” de la “construction” maastrichtienne, il faut rompre avec toute “union de la gauche” à l’ancienne (ou de “gauche plurielle”) calquant mécaniquement les formes du front populaire de 1936 (où la SFIO était encore incontestablement un parti à base ouvrière, sinon, ce qui est tout différent, un parti DE la classe ouvrière). Et que, sans pour autant rejeter ce que la notion de “gauche” peut encore avoir de parlant pour notre peuple (historiquement et éthiquement : antiracisme, laïcité, féminisme, aspiration à l’égalité sociale, à la paix, à la démocratie et à la solidarité internationale…), il faut privilégier au contraire le contenu de classe des affrontements politiques actuels : pour ou contre le grand capital, que sa politique soit menée par la droite ou par la social-démocratie. Or sachant que la stratégie quasi-unanime du grand capital “français”* est aujourd’hui orientée vers l'”euro-dissolution atlantique” de la France (“reconfiguration des territoires”, “pacte girondin”, “États-unis d’Europe”, Europe fédérale des régions, “souveraineté européenne”, “armée européenne” arrimée à l’OTAN, monnaie unique) et vers la fascisation de notre pays (celui-ci résistant, fort logiquement, à sa mise à mort maastrichtienne, il faut forcer “Marianne” en multipliant les lois liberticides), la riposte du mouvement ouvrier et populaire – et celle, a fortiori, des communistes aspirant à reconstruire une avant-garde politique de combat – ne saurait s’ordonner qu’autour de deux piliers: 

    • le pilier patriotique et populaire de la sortie franche de l’UE-OTAN (Frexit progressiste que symbolise le drapeau tricolore), et
    • le pilier antifasciste et anticapitaliste que symbolise le drapeau rouge orné des outils: un drapeau que voudrait criminaliser la résolution scélérate du parlement européen qui amalgame le Troisième Reich exterminateur à son principal vainqueur politico-militaire, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. 

    D’où la proposition on ne peut plus logique du PRCF: il faut construire un Front Antifasciste, Patriotique et Populaire et Écologiste (FR.A.P.P.E.) à la fois tourné contre l’UE et contre l’ensemble des partis maastrichtiens hexagonaux (le “Parti Maastrichtien Unique”), LAREM, LR, PS, dirigeants EELV et RN inclus (M. Le Pen fait de plus en plus partie objectivement de ce nouveau “PMU” puisqu’elle a renié toute idée de Frexit et de sortie de l’euro, comme ses homologues étrangers Orban, Kaczynski et Salvini). 

    Alliance anti-monopoliste ET rôle dirigeant de la classe ouvrière au sein de cette alliance

    Bien entendu, ce projet de front large risquerait de glisser vers l’opportunisme de droite s’il n’était en permanence accompagné de l’idée que la classe ouvrière dans toutes ses composantes (ouvriers, techniciens, majorité des employés…), doit conquérir par son activité politique et syndicale le rôle de force dirigeante de ce “FR.A.P.P.E.” : ce qui implique de refuser d’emblée le prétendu “front des souverainistes des deux rives” qui se fait nécessairement en sacrifiant l’anti-fascisme, l’antiracisme, l’anti-impérialisme et la revendication d’une VIème République enterrant l’actuel régime néo-monarchique; pour conjurer ce danger, il faut donc réclamer un Frexit progressiste, antifasciste, internationaliste, rythmé par la nationalisation franche des secteurs-clés de l’économie, la démocratisation profonde de la vie sociopolitique, la rupture avec la “Françafrique”, etc. Cela comporte la certitude de vastes affrontements de classes nationaux et internationaux qui mettront aux prises le grand capital et l’alliance des classes populaires et des couches moyennes. Rien à voir avec on ne sait quelle troisième voie entre capitalisme et socialisme, tout à voir avec une situation dynamique qui, si on l’imagine concrètement, ne peut que soulever, non pas en paroles mais en pratique, la question “quelle classe sociale doit diriger la nation pour reconstruire l’indépendance nationale, le progrès social et la coopération internationale?”. Dans les conditions d’aujourd’hui, un Frexit progressiste impulsé par la classe travailleuse œuvrant dans un large rassemblement populaire poserait la question du socialisme pour la France  avec tous les effets propulseurs que cela comporterait en Europe et dans nombre de pays.

    Du “nouveau ” au socialisme pour la France

    Pour écarter un autre faux procès intenté au PRCF par des éléments sectaires, le “nouveau CNR” dont nous parlons ne serait évidemment pas, nous l’avons dit cent fois, une répétition à l’identique du CNR de 1943/47: ce CNR premier que, par ailleurs, le PRCF et ses vétérans L. Landini et P. Pranchère ont bien fait d’avoir remis dès 2004 au coeur de la problématique politique en reparlant les premiers des “Jours heureux” et de l’oeuvre incomparable des ministres communistes de 45/47. Rappelons qu’à l’époque, la bourgeoisie française s’était fracturée entre gaullistes et en pétainistes, puis très vite, entre gaullistes et partisans de la tutelle américaine (les Anglo-Américains misaient sur le général Giraud; ensuite ils misèrent sur le MRP proche de la hiérarchie catholique et des Monnet, Schuman et Cie, sans parler des dirigeants SFIO, de Blum à Mollet). Mais aujourd’hui, c’est à l’unanimité que le MEDEF et le CAC 40 se prononcent pour la dissolution de l’État-nation, de la République “jacobine”, des communes et des départements, pour la substitution du tout-anglais “transatlantique” au français, et qu’à répétition. C’est sans discontinuer que déclarations du CAC-40 et de son homologue allemand, des manifestes du MEDEF se prononcent pour ce que Macron appelle la “souveraineté européenne” et  pour ce que Bruno Le Maire nomme cyniquement “l’Empire européen”… Comme le disait déjà perfidement ce grand homme d’État bourgeois que fut Mitterrand, “la France est notre patrie, l’Europe notre avenir“; cela situe la manière dont les élites hexagonales regardent désormais le si “ringard” patriotisme républicain français, ne laissant plus de ‘choix” au peuple qu’entre la xénophobie lepéniste et/ou le cosmopolitisme néolibéral à la Macron.  

    Besoin d’aire si ce n’est.. d’espace vital !

    Deux raisons décisives à cette autophobie nationale de l’oligarchie “française”: la première étant que, dans l’après-guerre, les fusions du capital monopoliste s’opéraient encore surtout à l’échelle hexagonale (c’est sous De Gaulle et Pompidou que ce travail de concentration monopoliste s’est achevé chez nous avec la construction de BNP-Paribas, de Rhône-Poulenc, de Péchiney-Ugine-Kühlmann, de Peugeot-Citroën, etc.) alors que le grand capital “français” a aujourd’hui “besoin d’aire” (c’est le titre du manifeste publié par l’organisation patronale en 2012) pour mener sa course à la concentration capitaliste, à l’exportation impérialiste massive des capitaux et à l’accumulation du profit maximal: par ex. PSA, ex-Peugeot, dont l’ancien PDG Yves Calvet avait voté Non à Maastricht, fusionne désormais avec Chrysler et FIAT; Alsthom est dépecé entre General Electrics et Siemens, Sanofi et Renault délocalisent à tout va, et tout à l’avenant. 

    De l’Empire européen comme paratonnerre de classe

    La seconde raison, très directement politique, pour laquelle l’oligarchie “française” tourne le dos à la patrie est que notre classe dominante a toujours craint son peuple passablement frondeur, surtout depuis 1789, la Commune, le Front populaire, la Résistance FTP et mai 1968. Et aujourd’hui, c’est pire encore: nos dominants sont confrontés à une énorme crise politique et institutionnelle (qui se traduit notamment par une grondante abstention populaire de masse à presque toutes les élections…); si bien que les maîtres du grand capital et leurs écuries politiques parviennent de moins en moins à “vendre” au pays leur politique antinationale et antisociale édictée sous la houlette de Bruxelles et de Berlin. C’est vrai, en filigranes, depuis, au moins, le Traité de Maastricht (grèves de masse de décembre 1995) et surtout, depuis le cinglant Non populaire à l’euro-constitution (ne parlons pas de la trouille qu’ont causées au pouvoir les luttes et les blocages de 2006 contre le CPE, de 2010 pour les retraites et de 2016 contre la loi El Khomri; sans parler des Gilets jaunes prenant d’assaut l’Élysée: “Macron, on vient te chercher chez toi”!). Bref nos oligarques ont hâte de se mettre à l’abri d’une Europe fédérale pilotée par Berlin et politico-militairement, voire policièrement garantie par l’OTAN et l’ “armée européenne”. Bref, bien qu’elle détienne en apparence toutes les manettes, “notre” oligarchie brûle de faire partie d’un ensemble impérial plus vaste et politiquement mieux sécurisé. Plutôt Coblence que Robespierre, pensait déjà La Fayette en trahissant la Révolution française, plutôt Bismarck que la Commune, pensait Thiers, plutôt Hitler que le Front populaire, disaient les dirigeants du Comité des Forges de sinistre mémoire. Et aujourd’hui, plutôt le déclin du “produire en France” industriel et agricole, plutôt l’éviction du français au profit du tout-anglais, plutôt le délitement du territoire national (euro-régions, régions transfrontalières, “départements” et “régions” européens…) que l’indépendance nationale si celle-ci doit mener à l’instabilité sociale chronique, voire à une situation révolutionnaire dont notre ennemi de classe, contrairement à une gauche établie qui raisonne comme si on était encore en 1914, a depuis longtemps compris qu’elles avaient partie liée. 

    Compromission ou tremplin révolutionnaire?

    Par conséquent, dans les années 1930/40, il existait encore un espace – que refermera vite la guerre froide – pour un compromis entre gaullistes et communistes: il s’appela CNR et “Jours heureux”, même si de facto déjà, seuls les ministres communistes de 1945/47 ont héroïquement appliqué ce programme alors que le Général de Gaulle quittait rapidement le gouvernement d’union de la Résistance. Et ce compromis, qui dans les conditions de l’époque, ne pouvait guère déboucher à court terme sur le socialisme (en particulier en raison des rapports de forces militaires nationaux et mondiaux: présence en France de l’armée US, URSS saignée à blanc par la guerre d’extermination nazie, agressivité des USA armés de la bombe atomique, montée de la guerre froide…), a néanmoins apporté à la classe ouvrière de France les plus grandes avancées de son histoire. Le MEDEF actuel ne s’y est pas trompé: tirant profit d’une contre-révolution à l’Est qui a planétairement remis les capitalistes à l’offensive, le grand patronat demande à cor et à cris (par la voix de Denis Kessler: cf son sinistre édito de Challenges en novembre 2007) le “démantèlement du programme du CNR” et la “fin du compromis entre gaullistes et communistes” qui eut lieu en 1945 alors que Jacques Duclos présidait l’Assemblée nationale, que la CGT comptait cinq millions d’adhérents, que les FTP formaient la première force de Résistance intérieure armée et que “l’Armée rouge campait à deux jours d’étape de Paris”… 

    Nouveau CNR, modernité et socialisme

    Aujourd’hui, un nouveau CNR se réclamant de l’œuvre de son glorieux précurseur devrait donc au moins changer sa visée sur deux plans:

    a) la prise en compte de problèmes qui émergeaient seulement en 1945 (malgré l’avancée que fut le vote des femmes), la question féminine par ex., voire pas du tout (la transition écologique), dans le contexte d’un pays ruiné et crevant de faim

    b) le fait qu’il faudra affronter en bloc l’oligarchie “française” et étrangère; y compris une partie des faux souverainistes racistes et hostiles au Frexit, y compris la social-eurocratie fanatiquement européiste. L’enjeu sera clairement la question “qui l’emportera in fine?” des partisans du grand capital ou des défenseurs du socialisme pour notre pays. 

    Frexit PROGRESSISTE!

    C’est pourquoi encore une fois, le PRCF ne parle pas seulement du “Frexit”, comme F. Asselineau et d’autres, mais du Frexit progressiste. Pour en revenir au pseudo-dilemme “classe contre classe” ou “front patriotique et populaire”, le PRCF insiste à la fois sur la nécessité du front, sur l’exclusion dudit front des éléments incurablement européistes et de leurs symétriques national-fascisants, et sur l’orientation du Frexit progressiste vers le socialisme en rappelant sans cesse le mot de Lénine, exclusif de tout réformisme et de tout “étapisme”: “on ne peut avancer d’un pas si l’on craint de marcher au socialisme“. 

    Cela ne signifie nullement que, de manière gauchiste, le rôle des communistes arrivant au pouvoir au sein d’une alliance serait de presser constamment la cadence du Frexit, d’aller “plus vite que la musique”, de faire fi de ce que peut majoritairement soutenir le peuple à un moment donné de l’affrontement de classes. Nullement. Cela signifie tout bonnement qu’il faut, pour que le Frexit aille jusqu’au bout, pour qu’il “marche”, pour que les nationalisations fonctionnent et passent sous contrôle populaire, pour que le programme du nouveau CNR soit tenu et permette rapidement aux travailleurs et aux couches moyennes de vivre mieux, que le rôle dirigeant passe dans les mains du prolétariat au sein du Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste. Non par quelque “putsch” communiste, mais par en vertu d’une logique de classe imparable: en effet, les composantes non prolétariennes du Front, même si elles sont sincèrement patriotes et républicaines, peuvent à tout moment reculer devant l’inévitable contre-offensive réactionnaire, que ce soit celle des lepénistes ou/et celle des forces pro-UE, sans parler des pressions impérialistes de toutes sortes. À tout moment, les forces non prolétariennes peuvent refuser de prendre des mesures indispensables qui affaibliraient la grande bourgeoisie tout en renforçant les idées socialistes dans le peuple. A tout moment, elles peuvent hésiter devant le choix: France indépendante mais en marche vers le socialisme, ou France restant bourgeoise quitte à disparaître dans le marécage euro-atlantique. La classe ouvrière n’aura pas cette hésitation fatale parce que pour elle, la reconstruction du produire en France, les nationalisations, la fin de l’exploitation capitaliste, l’émergence d’une vraie démocratie populaire, le retour des conquêtes sociales et des services publics, ne feront qu’un. Dit autrement, les multiples petits et grands avantages du grand, du moyen et du petit bourgeois, toujours personnellement attachés par quelque fil de fortune, de gloriole ou de carrière au capital, peuvent les faire hésiter entre leur patriotisme sincère au temps T et leurs privilèges sociaux ; alors que la classe des travailleurs a tout intérêt à l’indépendance nationale, à la coopération internationale… et au socialisme qui ferait d’elle, à l’avantage de tout le peuple, la classe dirigeante du pays. 

    Rassemblement populaire majoritaire et parti de classe

    Encore faut-il évidemment que, pour qu’elle puisse se diriger elle-même et non pas suivre tel ou tel courant petit-bourgeois, pour qu’elle se détache à la fois de la social-eurocratie (non seulement du PS, mais de la jaunâtre CFDT), de l’euro-trotskisme (qui coupe la classe laborieuse de son rôle dirigeant dans la lutte patriotique), du lepénisme ou de son symétrique, le communautarisme “indigéniste” et communautariste, la classe ouvrière dispose d’un parti de combat à elle, d’un parti marxiste et léniniste, d’un parti démocratiquement discipliné principalement organisé dans les entreprises et les communes populaires: en un mot d’un vrai parti communiste que n’est plus, depuis longtemps le PCF arrimé au PS, au PGE et au mythe social-impérialiste de l’ “Europe sociale”. Lutte pour l’indépendance nationale, lutte pour l’indépendance politique du prolétariat et reconstruction du parti communiste sont donc objectivement indissociables. 

    VERS UNE NOUVELLE RÉVOLUTION FRANÇAISE

    Quoi qu’en disent ceux qui opposent front populaire et reconstruction du parti communiste, soit pour refuser toute main tendue aux forces euro-critiques et antifascistes non communistes, soit pour baptiser “front populaire” leur conglomérat anticommuniste (c’est le cas de Michel Onfray), il n’y a donc opposition de principe ni entre les positionnements “classe contre classe” et “front populaire”, ni entre le front populaire à venir et la renaissance du vrai parti communiste; au contraire, la renaissance de plus en plus urgente du parti communiste conditionne la solidité du fil rouge et tricolore qui conduira la France du Frexit progressiste à la seconde Révolution française, la révolution socialiste.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le 31 mars 2020, en pleine crise du coronavirus,depuis l’usine Kolmi-Hopen dans la périphérie d’Angers, après s’être autosatisfait de son bilan (désastreux) en matière de production de matériel médical (masques et gel hydroalcoolique en tête) au moment où la mortalité explose en France, Emmanuel Macron se lance dans un vibrant plaidoyer pour l’après-confinement : « le jour d’après ne ressemblera pas au jour d’avant ». Et d’affirmer la nécessité de retrouver la « souveraineté » industrielle démantelée depuis des décennies par les politiques euro-austéritaires de « totale liberté de circulation » (surtout des marchandises, des capitaux et des capitalistes), la « mise en concurrence » (ou plutôt : l’exploitation à échelle internationale) des travailleurs des pays membres de l’UE et au sein de la « mondialisation heureuse », la promotion d’une « économie de marché où la concurrence est libre et non faussée » – interdisant notamment les nationalisations des secteurs industriels stratégiques – ou encore le démantèlement de l’appareil productif au profit des fonds de pensions et multinationales rapaces états-uniens, à l’image de la « vente » d’Alstom (véritable scandale d’État) réalisée en 2015 par le ministre de l’Économie de l’époque, un certain… Emmanuel Macron.

    Seulement voilà : le coronavirus a accéléré une situation économique désastreuse, et la verve mensongère du Tartuffe de la République s’efface rapidement – et logiquement – devant les « plans de sauvegarde de l’emploi » (sans rire !) qui se multiplient, malgré les nombreuses subventions étatiques grassement accordées à des dirigeants d’entreprises tout heureux de trouver un prétexte pour justifier les suppressions de milliers d’emplois de fait déjà programmées. Et comme chaque fois avec les euro-gouvernements, les paroles volontaristes ubuesques accompagnent la réalité du désastre social, comme le montre le cas d’école Arcelor-Mittal : Sarkozy n’avait-il pas promis de sauver l’emploi des ouvriers du site de Gandrange ? François Hollande ne s’était-il pas engagé à Florange ? Sans compter le nombre d’usines liquidées depuis plus de 15 ans au nom du tout-profit et de la « libre entreprise », avec la complicité des chiens de garde médiatiques sonnant l’hallali contre les travailleurs en  pour sauver leur emploi : Continental, Goodyear, Conti, Alcatel, PSA Poissy – dont la  a été excellemment retranscrite dans le film Comme des Lions –, Whirlpool, etc. : n’en jetez plus, la coupe est pleine.

    Macron avait, quant à lui, clairement annoncé la couleur au moment de l’élection présidentielle de 2017 lorsque, se rendant sur le site de Whirlpool à Amiens, il expliquait ne rien pouvoir faire contre une fermeture d’usine. Alors faut-il s’étonner que, contrairement à tous les palabres serinés à satiété ces dernières semaines pour tenter de couper court à tout mouvement social d’ampleur, le « Monde d’après » de Macron prolonge (en l’amplifiant) le « Nouveau monde » – qui était toujours en réalité l’« Ancien monde » ?

    Et les ouvriers de se retrouver désemparés face aux « plans de restructuration » (l’imagination sémantique du capitalisme ne connaît aucune limite) qui se multiplient. Renault en devient un premier symbole important début juin lorsque le groupe annonce la fermeture du site de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) … et ce malgré le prêt garanti de 5 milliards d’euros validé par le ministre de l’Économie et des Finances Le Maire pour aider le constructeur automobile à traverser la crise du coronavirus – ou comment engloutir d’énièmes subventions étatiques sans aucune contrainte sociale… Puis les annonces explosent dans tous les sens : le 22 juin, on apprend que Nokia France veut supprimer 1.233 postes (soit un tiers des effectifs d’Alcatel-Lucent) dont 2/3 à Nozay (Essonne) ; le 26 juin, Sanofi annonce la tenue d’un « Works Council européen » (en globish, naturellement) pour programmer la suppression de 1000 emplois ; le 27 juin, l’équipementier automobile états-unien BorgWarner annonce la suppression de 368 postes en Corrèze ; le 30 juin, Airbus annonce son intention de supprimer 15.000 postes d’ici l’été 2021 – dont un tiers en France, et près de 3.400 à Toulouse – dans le cadre d’un « plan de restructuration ».

    Et la macronie dans tout cela ? Elle oscille entre condamnations de façade (Nokia), appui aux groupes (Renault, Sanofi), réunions sans intérêt (BorgWarner) et soutien aux licenciements (Airbus). Il est vrai que la solution la plus adaptée pour sauver l’emploi, la , ne peut être envisagée par les illuminés euro-capitalistes à la tête du pays, même lorsque la santé de la population est en jeu : Luxfer, qui produit des bouteilles d’oxygène médical dont le pays a cruellement manqué ces derniers mois, en sait quelque chose, alors que le site de Gerzat près de Clermont-Ferrand est menacé de fermeture…

    Plus que jamais, il est urgent d’arrêter la  massive appelée à s’amplifier dans les mois à venir en prenant des mesures d’urgence, parmi lesquelles la nationalisation des grands secteurs stratégiques de l’économie : transports, énergies, communication, grande distribution – Auchan n’avait-il pas annoncé la suppression de 517 emplois en janvier dernier ? –, recherche publique, barrages hydroélectriques – menacés de privatisation sous l’injonction de l’UE –, etc., sans oublier naturellement les banques et les assurances. Une mesure de salut public qui, pour advenir, nécessite d’en finir avec l’UE, l’euro et les instances de la mondialisation capitaliste (FMI, OMC, Banque mondiale).

    source: https://www.initiative-communiste.fr/


    Lire et télécharger, imprimer et partager le tract du PRCF en soutien aux luttes

     

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  • Décès du camarade Maurice Cukierman ( CP du PRCF-IC.fr-

     

    Nous apprenons le décès de Maurice Cukierman, responsable national du PCRF. 

    Maurice souffrait depuis des années d’une grave maladie qu’il a affrontée vaillamment et sans jamais lâcher la lutte politique.

    Il avait eu des responsabilités au PCF dans le combat contre l’apartheid, sur lequel il avait écrit un livre. Il rejoignit dans les années 1990 la  du PCF dont il devint un des dirigeants.

    Par la suite il cofondera l’ devenue depuis PCRF.

    Les divergences entre PCRF et PRCF étaient sérieuses et portaient notamment sur la question de la fascisation, de l’indépendance nationale, du Frexit progressiste et de son articulation avec la révolution socialiste.

    Cela ne doit pas empêcher le respect militant dû à un camarade connu pour sa vivacité d’esprit, sa combativité et la sincérité de son idéal – et son application à combattre la falsification historique régnante, notamment sur l’histoire de l’URSS et des classes dirigeantes françaises.

    A ses proches et à ses camarades, le PRCF et sa direction expriment leurs fraternelles condoléances.

     

    Pour le PRCF

    Georges Gastaud, secrétaire national, Fadi Kassem, secrétaire national adjoint,  auxquels se joint Annie Lacroix-Riz, membre du comité central du PRCF

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Communiqué du PRCF-21/07/2020

    Sommet européen : Macron choisit l’austérité perpétuelle et l’euro-dissolution de la France.

    « Le  fondé sur cette solidarité européenne, c’est un changement historique de notre Europe et de notre zone euro » : une nouvelle fois, le Tartuffe de la République  ne verse pas dans la demi-mesure pour se féliciter de l’accord trouvé lors du sommet européen en faveur d’un « plan de relance » (ainsi qualifié par des dirigeants qui ne cessent d’appliquer fanatiquement l’euro- au sein de l’«  » depuis des années…) de 750 milliards d’euros. Un plan qui, selon les dires de « Jupiter », sera « de nature à répondre aux défis sanitaires, économiques et sociaux qui sont aujourd’hui devant nous dans chacun de nos pays ». La France recevra 40 milliards d’euros de subventions, dont on devine déjà très bien à qui elles seront destinées, conformément à la mise en œuvre de la politique des « premiers de cordée », à savoir le grand patronat      avide des subventions de l’Etat et de l’UE pour « relancer l’économie », c’est-à-dire engranger des profits.

    Le soi-disant « plan de relance » ne saurait faire illusion quant aux réels bénéficiaires : ce ne seront certainement pas les personnels de santé en première ligne lors de la première vague de coronavirus, le programme santé « EU4Health » disparaissant complètement de ce plan qui permettra aux grandes multinationales de « relancer » leur production tout en réalisant des « plans sociaux » / « plans de sauvetage de l’emploi » dévastateurs pour les travailleurs. De surcroît, pour satisfaire les pays dits « frugaux » (Pays-Bas en tête) partisans de l’orthodoxie budgétaire, un frein d’urgence a été instauré pour bloquer le versement des fonds d’un État qui ne s’engagerait pas dans un programme de « réformes structurelles » – autrement dit, d’euro-démantèlement des services publics (SNCF, EDF, hôpitaux, etc.) dits « d’intérêt général », et d’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques. Enfin, la dimension écologique est fortement dévoyée, notamment dans le volet de la Politique agricole commune (PAC) qui lui est consacré ; rien de surprenant lorsque l’on sait qu’en matière d’environnement, Black Rock est le conseiller de l’UE et que la commissaire européenne à l’énergie, l’Estonienne Kadri Simson, défend farouchement le pétrole et le charbon.

    Au-delà, Macron franchit une nouvelle étape dans le « saut fédéral européen » afin d’instaurer une prétendue « souveraineté européenne », soumettant encore plus la politique budgétaire de la France – déjà strangulée par la « règle d’or » austéritaire approuvée par les euro-prédécesseurs Sarkozy et Hollande – aux desiderata de la , gardienne du temple ordo-libéral et de l’application des imbéciles et dogmatiques « critères de stabilité et de convergence ». Une UE déjà responsable de la mise à mort programmée du Code du travail – ce dont se vantait en son temps Jean-Claude Juncker –, de la SNCF au nom des « paquets ferroviaires », ou encore des hôpitaux pour lesquels la  a exigé de « réduire les dépenses de santé » à 63 reprises entre 2011 et 2018.

    Inévitablement, ce prétendu « plan de relance » débouchera sur une application féroce et zélée de mesures austéritaires croissantes envers les travailleurs de France, comme cela a déjà été le cas avec les injonctions de la Banque centrale européenne (BCE) dont le montant s’est élevé entre 2011 et 2017 à… 4.000 milliards d’euros, dont ni les travailleurs ni les précaires ni les chômeurs n’ont vu la moindre couleur – au contraire des patrons du CAC 40 ; tout au contraire, la période fut marquée par l’imposition accélérée de l’euro-austérité en France. Une politique assumé par Macron et son nouvel exécutant  les 14 et 15 juillet derniers, à travers l’annonce de la reprise de la contre-« réforme » des retraites et de l’assurance-chômage.

    Voilà pourquoi le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF) appellent plus que jamais à combattre Macron-Castex et leurs affidés et satellites, exécutants zélés des mesures austéritaires de l’UE et qui accélèrent l’euro-dissolution de la France déjà privée de souveraineté industrielle, monétaire et législative, soit les éléments constitutifs d’un pouvoir populaire et souverain. Le PRCF et les JRCF appellent également à combattre les illusions véhiculées par le prétendu « Rassemblement national » qui ose se prétendre en défenseur de la « souveraineté nationale » tout en refusant de sortir de l’euro et de l’UE, mais aussi des euro-gauchistes regrettant le « manque d’ambition » de ce faussaire « plan de relance » et appelant à une « autre Europe » ou une « Europe sociale », négligeant ainsi la prophétie de Jean Jaurès en 1898 : « Nous savons que dans l’état présent du monde et de l’Europe, les nations distinctes et autonomes sont la condition de la liberté humaine et du progrès humain. Tant que le prolétariat international ne sera pas assez organisé pour amener l’Europe à l’état d’unité, l’Europe ne pourra être unifiée que par une sorte de césarisme monstrueux, par un saint empire capitaliste qui écraserait à la fois les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. Nous ne voulons pas d’une domesticité internationale. Nous voulons l’Internationale de la liberté, de la justice et du droit ouvrier. »

    C’est pourquoi il est vital de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe, autant de verrous à la souveraineté nationale et populaire et à l’établissement d’une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, dans laquelle tous les citoyens – et notamment les travailleurs – exerceraient enfin véritablement le pouvoir dégagé de toute féodalité politique et économique. Ce changement nécessite la renaissance d’un parti communiste franchement marxiste-léniniste et une Convergence nationale des résistances (CNR) fédérant communistes, insoumis, progressistes et patriotes sincèrement antifascistes, syndicalistes de combat, travailleurs, Gilets jaunes, artistes révolutionnaires, etc., au sein d’une alliance Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste. Un changement que propose et porte le PRCF qui milite en faveur d’un large rassemblement afin de conduire les citoyens et les travailleurs, la France et la République vers de « nouveaux Jours heureux » !

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Au sortir du désastre qu’ont été les gestions française et européenne de la crise sanitaire (et nous n’avons pas encore tout vu en la matière !), après l’abstention massive aux municipales qui montre à quel point les classes populaires se détournent désormais de l’ensemble du dispositif institutionnel, après l’affichage on ne peut plus patronal et droitier du gouvernement Castex, l’espoir subsiste-t-il d’offrir à notre peuple une issue progressiste à la crise gravissime qui déchire notre pays ?

    Continuer avec , c’est en réalité, sous les discours pseudo-patriotiques du chef de l’Etat et le saupoudrage “social” paternaliste de Jean Castex, opter pour l’extinction programmée d’une France indépendante et tant soit peu sociale. Chaque contre-réforme annoncée signe la mise en extinction d’un acquis du CNR, d’une partie du produire en France, d’un service public, d’un pan nouveau de la souveraineté nationale, d’une liberté démocratique durement conquise ; sans parler de l’officialisation galopante du tout-anglais à l’Université, du démantèlement des communes au nom des « euro-métropoles » et du démontage de la République une et indivisible au nom du « pacte girondin » et des euro-régions. Au rythme infernal où va Macron, après Sarkozy, Hollande et Raffarin, la « France » ne sera bientôt plus qu’un « couteau sans manche dont on a jeté la lame » à l’intérieur d’une « construction » euro-atlantique elle-même en crise dont les membres ne s’accordent que pour financer l’OTAN, maintenir l’euro-austérité, multiplier les emprunts non remboursables aux marchés financiers, aggraver la tutelle continentale de Berlin et la supervision de Washington, adouber des gouvernements cléricaux et nostalgiques du fascisme (pays baltes, Hongrie, Pologne, Ukraine…) et criminaliser les symboles communistes sur tout le continent (cf. la résolution du parlement européen qui ose mettre sur le même plan le IIIème Reich et son principal vainqueur militaire, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques…).

    Quant à la prétendue « alternative » que prétend porter le , non seulement elle menace lourdement l’unité du monde du travail, la paix civile et la démocratie, mais elle ne nous tirerait même pas des griffes de l’OTAN belliciste, de l’euro austéritaire et de l’UE sous tutelle allemande, la pseudo-souverainiste Le Pen ayant déjà « mangé son chapeau » sur la question du  entre les deux tours de la dernière présidentielle. Il n’en reste pas moins que, dans l’actuelle ambiance d’explosion de la misère, des licenciements et de désespoir civique, de fascisation galopante d’une partie de la police (et de l’armée ?), de montée du racisme et des fausses réponses communautaristes qui lui sont apportées, de discours quasi putschiste de certains cadres de l’appareil répressif, il est de moins en moins niable que l’euro-fédéralisme macroniste et la xénophobie lepéniste forment les feux faces d’une même politique capitaliste et impérialiste : celle d’une oligarchie prête à effacer et/ou à déshonorer la France (via l’Europe fédérale ou par la xénophobie d’État), voire à détruire la démocratie pour inscrire solidement les super-nantis du CAC-40 dans la course mondiale au profit maximal. Avec à l’arrière-plan, le repartage mondial des zones d’influence, alors que la crise du capitalisme s’aiguise et que le bloc euro-atlantique « cherche la bagarre » avec la Chine, la Russie, l’Iran et les pays progressistes de l’Amérique latine, Cuba et Venezuela en tête.
     

    Dans ces conditions, comment croire que l’« union de la gauche » que ressuscitent diverses initiatives rivales, parallèles ou convergentes, puisse apporter une alternative sérieuse, susceptible à la fois d’être approuvée par le monde du travail écœuré par quarante ans de trahisons ? Car ni l’union des euro-gauches chère au PCF, incurablement arrimé au PS maastrichtien, au Parti de la Gauche Européenne (PGE) et au mensonge de l’« Europe sociale », ni les « CNNR » et autres euro-alternatives mises en place par les europhiles Manon Aubry, Olivier Besancenot, François Ruffin (pressé de succéder à J.-L. Mélenchon dans la course présidentielle ?), etc., n’assument clairement la rupture avec l’UE, l’euro et l’OTAN que portaient en filigranes, notamment dans la classe ouvrière et la jeunesse, le NON de classe à Maastricht de 1992 (49% des voix) et le NON populaire victorieux et aussitôt trahi à la constitution européenne de 2005. Quant à la France insoumise officielle, force est de constater que pour l’heure, sous la pression des Clémentine Autain, Ruffin et autres Manon Aubry, sa position sur le Frexit est sensiblement en retrait sur celle, déjà timorée, qu’affichait JLM en 2017 (« l’UE, on la change ou on la quitte »).
     Comment croire davantage à la prétendue « union des souverainistes des deux rives » que prônent, à des degrés divers et chacun à son avantage, Nicolas Dupont-Aignan, « premier-ministrable » de Mme Le Pen en 2017, Florian Philippot, son ex-bras droit, divers courants de l’UPR et aussi – hélas – certaines personnalités issues de la FI ou de la gauche anti-Maastricht ? Dans les rapports de forces actuels, comment ce regroupement dénué de clarté sur l’antifascisme, sur le Frexit lui-même (Dupont-Aignan est contre…), et bien entendu, sur l’anticapitalisme et l’anti-impérialisme, pourrait-il finir autrement qu’en force d’appoint objective au RN ? Symétriquement, l’euro-gauche nous refera sûrement le coup d’appeler « à utiliser le bulletin Macron » au second tour de la présidentielle pour « barrer la route au fascisme ». Oubliant au passage, pour des motifs électoralistes, les militants tués ou éborgnés par les « forces de l’ordre » à l’époque où les « républicains » Valls ou Castaner dirigeaient la répression à l’encontre des Gilets jaunes, des « zadistes » et des manifs syndicales ?
     

    Certes, il reste le point d’appui majeur des luttes sociales et syndicales à peine ralenties par le confinement, alors que les colères virent au rouge dans les services publics strangulés et les industries à la fois bradées et gavées d’argent public ; il y aussi le ras-le-bol des couches moyennes inquiètes du déclassement de la France (crûment révélé par la crise sanitaire) et de la précarisation galopante des jeunes diplômées. Mais là encore, comment ne pas observer que les confédérations syndicales ménagent toutes la sacro-sainte « construction » européenne, affiliées ou affiliables qu’elles sont, toutes ou presque, à la C.E.S., cette courroie de transmission de Bruxelles dont la mission de classe est de substituer le prétendu « dialogue social » (sur des contre-réformes !) à l’« archaïque » – mais gagnante ! – lutte des classes chère aux anciens dirigeants confédéraux de la CGT et à l’actuelle Fédération Syndicale Mondiale. On a eu ainsi la stupéfaction, en mai 2020, de voir Philippe Martinez cosigner avec Laurent Berger (CFDT), Yves Verrier (FO) et la DGB (la confédération allemande unique) un texte appelant tous les syndicats et gouvernants d’Europe à soutenir l’appel commun de Merkel et de Macron à souscrire un emprunt paneuropéen auprès des marchés financiers : sa caractéristique serait pourtant de court-circuiter les Etats, de mettre en concurrence les régions de France et d’ailleurs et de soumettre les futures « aides » de l’UE à l’adoption de nouvelles contre-réformes…

    Ce tableau n’est pas rassurant tant il est clair que le Parti Maastrichtien Unique étend désormais son réseau à de nouveaux secteurs de la société française fragmentée et en plein désarroi. Mais si la grande bourgeoisie a ainsi besoin de rallier tous ceux qui veulent composer avec l’UE et/ou avec le capitalisme, voire fermer les yeux sur la fascisation de moins en moins rampante de l’Europe et de notre pays, c’est que les dominants sont eux-mêmes effarés par la crise explosive du consentement populaire. Cette crise n’a fait que s’aggraver depuis, notamment, que notre peuple a voté NON à l’euro-constitution et que, toutes ensemble, la droite pseudo-gaulliste, la gauche ex-socialiste, la fausse « extrême gauche » (qui confond patriotisme populaire et racisme), les euro-« écologistes » et les directions eurocommunistes successives du PCF ont tacitement décidé de ménager l’UE, y compris sous les slogans mensongers et inconsistants de, au choix, « l’Europe sociale », « une autre Europe » ou encore « l’Europe des patries ». Et bien entendu, pour corser le mensonge, est brandi le slogan de « l’Europe de la paix » alors que, pressés par D. Trump et par J. Biden, tous les États européens (Allemagne en tête) abondent leurs budgets militaires pour faire face à l’« adversaire stratégique » chinois ou pour prendre la revanche capitaliste attendue depuis si longtemps contre le pays de Stalingrad ; et dire que c’est désormais à La Rochelle que débarquent les soldats états-uniens qui viennent se préparer à une éventuelle guerre contre le peuple russe…
     

    Par élimination, tout esprit rationnel saisira donc qu’il ne reste qu’une issue possible pour tenter d’éviter le faux « duel » et vrai duo Macron/Le Pen, pour conjurer les phénomènes concomitants de l’euro-fascisation et de l’euro-dissolution de la France, pour stopper les contre-réformes, pour faire revivre l’idéal d’une République sociale, souveraine et fraternelle et pour rouvrir à notre classe travailleuse toujours frondeuse la voie d’une autre société débarrassée de l’exploitation capitaliste. Cette voie est à la fois celle du Frexit progressiste – de la sortie par la porte de gauche (nationalisations démocratiques, reconstruction du produire en France éco-compatible, nouvelle constitution démocratique, réduction drastique des inégalités, défense du droit de tous les peuples – y compris ceux qu’opprime la « Françafrique » – à disposer d’eux-mêmes) et celle d’une Convergence Nationale des Résistances. Pour cela, unissons le drapeau rouge de la Commune au drapeau tricolore de 1789, l’Internationale à la Marseillaise, construisons « en bas » un Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste : c’est indispensable pour chasser Macron, rompre avec cette UE supranationale pré-totalitaire (qui se définit comme une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée »…), sortir de l’OTAN qui nous met à la remorque de l’Oncle Sam, appeler à la lutte les peuples frères d’Europe et d’ailleurs, et affronter l’oligarchie capitaliste – et en priorité l’oligarchie « française » qui sacrifie notre pays à la mondialisation de ses profits !

    C’est dans cet esprit que nous, militants franchement communistes, travaillons avec des forces communistes et franchement insoumises, des gaullistes de progrès, des artistes révolutionnaires, des syndicalistes de combat et des Gilets jaunes, pour construire, dans l’esprit du CNR et en traitant les questions d’aujourd’hui, une Convergence Nationale des Résistances. C’est dans cet esprit aussi que nous appelons les Gilets jaunes et les syndicalistes combatifs de la grande CGT, de la FSU, de FO aussi, à construire le tous ensemble en même temps indispensable pour gagner les bras de fer sociaux et politiques qui s’annoncent.
     Et cela ne nous empêche nullement de militer parallèlement pour un parti communiste de combat indispensable à la classe laborieuse pour « remettre le monde du travail au centre de la vie nationale ». Ce chemin est sans cesse obstrué par toutes sortes d’imposteurs qui, pour sauver le capital, cultivent l’anticommunisme et ne cessent d’opposer le drapeau du prolétariat au drapeau de l’indépendance nationale. Mais d’une part, cette voie qui réactualise le Front populaire et la Résistance est la seule à pouvoir unir cette majorité de Français qui votèrent NON en 2005 et qui, depuis lors, sont orphelins de perspective franchement républicaine et progressiste. Et surtout, nous venons de le démontrer par élimination, ce chemin est le seul possible : si nous tardons trop à le prendre résolument ensemble, alors le seul « choix » offert au peuple de France sera celui de l’euro-dislocation et/ou celui de la fascisation.

    Vous qui avez compris cela, rapprochez-vous de la Convergence Nationale des Résistances lancée par l’appel du 29 mai 2020, ralliez le syndicalisme de classe et, si vous êtes communistes, renforcez le Pôle de Renaissance Communiste en France.

     et  sont secrétaire national et secrétaire national adjoint du PRCF

     

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  •  

    Derrière un discours mensonger sur “le jour d’après”, le pouvoir macroniste inféodé au MEDEF, à la droite et à l’Union européenne (UE), relance sa guerre-éclair contre les conquis historiques du peuple travailleur de France.

    À l’abri de mesures liberticides et du soutien affiché aux “syndicats” policiers les plus outranciers (ceux qui, sans se faire rappeler à l’ordre, manifestent en armes et en uniforme à 100 m de l’Élysée…), le couple -Castex veut accélérer l’« alignement structurel » de la France sur les exigences destructives de l’UE en matière de moins-disant social, de recul réel des dépenses de santé et de liquidation de la souveraineté nationale au profit de ce que Bruno Le Maire appelle l’”Empire européen”.

    Honteusement salué par la DGB (syndicat inféodé à la social-démocratie allemande) et par les Confédérations françaises CFDT, FO, UNSA et, hélas, CGT (signature de P. Martinez), le futur « emprunt européen commun » Merkel/Macron s’inscrit dans la marche à l’Europe fédérale, à la concurrence entre régions françaises et dans la surenchère en matière de destruction des , du SMIC, des retraites, de la Sécurité sociale, etc.

    Dans le même temps, s’accélèrent les contre-réformes (retraites, chômage, privatisations d’EDF, de la Poste et de la SNCF, casse de l’Éducation nationale, de l’Université et de la Recherche), les fusions capitalistes transnationales (Renault, PSA, Alstom, Sanofi…) et les délocalisations ravageuses pour l’emploi, tandis que l’argent public coule à flots pour le grand patronat sans contrepartie pour l’emploi. C’est vers la liquidation de la France indépendante et de la République une et indivisible que l’on s’achemine à grands pas.

    Dans un tel contexte, les réactions purement corporatistes (chacun pour soi, pour “sa” boîte, pour “son” secteur…), les rapprochements des dirigeants confédéraux de la CGT, défenseur historique de la classe ouvrière, avec le traître Laurent Berger, patron de la CFDT et de la Confédération européenne des syndicats (cette courroie de transmission de Bruxelles), le prétendu “dialogue social” avec un pouvoir brutal et manipulateur, ne font que désarmer les travailleurs. Revenons au syndicalisme de classe et de masse gagnant !

    Le PRCF, qui soutient toutes les , appelle à leur convergence dans l’action dès maintenant en profitant notamment de la date du 14 juillet qui doit redevenir, en 2020 et à l’avenir, comme ce fut le cas en 1935 lors du lancement du Front populaire, un temps fort des  sociales, démocratiques, anticapitalistes, anti-impérialistes, antiracistes et antifascistes.

    Syndicalistes de lutte, militants politiques et associatifs progressistes, Gilets jaunes, rencontrons-nous partout. Mettons en accusation, non seulement Macron et son régime fascisant, non seulement l’alternative de mort du FN/RN, mais aussi l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, l’UE, cette prison capitaliste des peuples, l’OTAN, cette machine de guerre aux mains des États-Unis, et la logique économique capitaliste, qui n’apporte plus que mort et régression.

    Dès maintenant, derrière le drapeau tricolore de la nation et le drapeau rouge de la classe ouvrière, travaillons partout à la , rencontrons-nous, agissons ensemble, préparons une grande rentrée “ en même temps” sur l’ENSEMBLE de la politique du trio infernal UE/MEDEF/Macron!

    Pour le secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France

    • Georges Gastaud, Fadi Kassem, secrétaires nationaux du PRCF
    • Jo Hernandez, secrétaire de la commission Luttes

     

    Le tract PRCF

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  • Communiqué du PRCF

    Macron-Castex : à droite (réactionnaire) toute ! (IC.fr-19/07/20)

     

    Macron-Castex :

    à droite (réactionnaire) toute !

     

    Entre le 14 et le 17 juillet 2020,  et le nouvel exécutant des basses œuvres, , ont définitivement entériné la politique réactionnaire mise en œuvre depuis 2017 par le tandem Macron-Philippe, dans la continuité des euro-gouvernements successifs appliquant les oukases du MEDEF et de la mortifère « Union européenne ».

    Le 14 juillet, répondant aux chiens de garde complaisants Léa Salamé et Gilles Bouleau, le Tartuffe de la République s’est une nouvelle fois lancé dans un exercice d’autosatisfaction faussement teinté d’une prétendue « autocritique », que ce soit sur le chômage, le pouvoir d’achat et même la lutte contre le coronavirus. Quel cynisme d’entendre Macron se féliciter de son action et de celle du gouvernement Philippe face au coronavirus qui a déjà coûté la vie à plus de 30.000 personnes en France ! Quel cynisme d’entendre Macron se féliciter de « moderniser le pays, avancer sur le marché du travail, la SNCF, la réforme des retraites » ! Autant de contre-réformes réactionnaires qui ont galvanisé d’importants mouvements populaires pour sauver le Code du travail, le service public ferroviaire, les retraites par répartition, et qui ont galvanisé les travailleurs en lutte, les syndicalistes de combat et les Gilets jaunes décidés à en finir avec un gouvernement réactionnaire accélérant l’euro-dissolution de la France et de la République, l’euro-démantèlement des services publics, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, et l’euro-fascisation arasant les libertés publiques et démocratiques. Et Macron de dénoncer, sans clairement désigner, la « haine », la « violence » et la « brutalité », autant de termes qui collent parfaitement aux intérêts de classe qu’il défend avec une férocité croissante, en attestent le matraquage, le gazage et l’éborgnage des opposants à sa politique réactionnaire de la part de « forces de l’ordre » dont la fascisation s’accélère également – à l’image du préfet Lallement.

    Le lendemain, le nouvel exécuteur des basses œuvres, Jean Castex, annonce la couleur du « monde d’après » : dislocation accrue de la République une et indivisible pour promouvoir les « territoires » et leurs « libertés » à travers le « droit à la différenciation » ; achèvement de la (contre)-« réforme » des retraites et de l’assurance chômage d’ici la fin du quinquennat, en insistant comme son mentor sur la nécessité d’avoir la bonne « méthode » et de faire preuve de « pédagogie » pour vendre une « réforme juste et solidaire » (comprenez : travailler davantage et réduire encore le montant des cotisations patronales !) mais « incomprise » par des Français trop sots pour comprendre la « pensée complexe » de Macron ; lutte contre les « séparatismes » ethniques et religieux (en ne ciblant que l’islamisme…), mais nullement le « séparatisme » de l’oligarchie bourgeoise corrompue et fraudeuse de dizaines de milliards d’euros chaque année. En somme, amplifier la désastreuse politique euro-capitaliste au service du grand patronat. Et ce ne sont pas les « annonces magiques » pour les jeunes ou pour lutter contre le chômage qui doivent faire illusion : comment seront-elles financées avec l’épée de Damoclès des imbéciles et dogmatiques « critères de stabilité et de convergence » de Maastricht et de la « règle d’or » budgétaire appliquée avec zèle par la Commission européenne ? Comment seront-elles financées en réduisant une nouvelle fois les impôts d’une oligarchie bourgeoise recevant cadeau fiscal sur cadeau fiscal, à commencer par les patrons du CAC-40 ?

    De même ne doit nullement faire illusion l’annonce, en ce vendredi 17 juillet, par l’homme qui a détruit l’hôpital français en imposant la TAA (tarification à l’acte), de « reporter » et de « rediscuter » les modalités des contre-réformes des retraites et de l’indemnisation du chômage. Ayant peur que la colère sociale accumulée avant et pendant la crise sanitaire ne se traduise à l’automne par un « tous ensemble en même temps » dangereux pour le pouvoir et pour l’UE qu’il sert docilement, Castex, sur les conseils des compères du MEDEF et de la jaune CFDT, souhaite que la résistance à ces contre-réformes ne fasse pas « boule de neige » avec le mouvement social qui monte contre les licenciements, pour les salaires, contre les privatisations et les délocalisations de masse prévues par le patronat. En un mot, Castex, sous couvert de « dialogue social », est chargé de « saucissonner » les problèmes pour fragmenter le front social et battre successivement les personnels en lutte. Les syndicats qui se prêtent à ce simulacre se déshonorent : il faut dès maintenant déclarer que nous ne voulons d’aucune contre-réforme, ni maintenant ni jamais.

    Dans toutes nos luttes actuelles et futures, travaillons à construire le tous ensemble en même temps: pas de licenciement, nationalisation sans indemnité pour les actionnaires de toutes les boîtes ayant reçu de l’argent public et s’en servant pour licencier, retrait définitif des contre-réformes passées, présentes et à venir, refus de légitimer ce gouvernement patronal et minoritaire et assez de mensonges syndicaux sur l’« Europe sociale » à propos d’une UE qui n’a jamais été autre chose qu’une machine capitaliste contre les acquis sociaux, la démocratie et la souveraineté des peuples.

                Voilà pourquoi le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) appellent plus que jamais à combattre Macron-Castex et leurs affidés et satellites, des faussaires « Républicains » aux soi-disant « socialistes » et « écologistes » Macron-compatibles, mais aussi le mensonger « Rassemblement national » et les illusions euro-gauchistes condamnant les travailleurs à une agonie sociale sans fin. Pour cela, il faut en finir avec l’euro, l’UE, l’OTAN et le capitalisme exterministe, autant de verrous à la souveraineté nationale et populaire et à l’établissement d’une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, dans laquelle les citoyens – et notamment les travailleurs – exerceraient enfin véritablement le pouvoir dégagé de toute féodalité politique et économique. Le PRCF et les JRCF appellent non pas au « dialogue social », mais à la Résistance et à la contre-offensive massive et populaire pour faire reculer toute nouvelle contre-réforme, en soutenant toutes les grèves, mobilisations, manifestations, etc., tout en portant un projet politique pour éviter un second tour de cauchemar Macron-Le Pen en 2022 et pour porter un véritable changement.

    Un changement qui nécessite la renaissance d’un parti communiste franchement marxiste-léniniste et la mise en place d’un nouveau CNR antifasciste, patriotique, populaire et écologiste, fédérant les communistes, les insoumis, les progressistes et patriotes sincèrement antifascistes, les syndicalistes de combat, les travailleurs, les gilets jaunes, tous les opprimés désireux de briser toutes les chaînes asservissant la souveraineté nationale et populaire. Un changement que propose et porte le PRCF qui milite en faveur d’un large rassemblement afin de conduire les citoyens et les travailleurs, la France et la République vers de « nouveaux Jours heureux » !

    Le 17/07/2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • À l’occasion du 80e anniversaire, nous republions “PEUPLE DE FRANCE”, l’appel du 10 juillet 1940 de  et  au nom du .

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  • Ce 5 juillet dernier, nous avons convergé vers le pont Alexandre III à  devant la statue du Libertador afin de fêter l’indépendance du , non seulement l’événement (5 juillet 1811) mais l’indépendance et la souveraineté que le pays maintient avec fierté et dignité malgré un blocus qui se durcit.

    Après s’être chaleureusement entretenu avec l’ambassadeur du Venezuela à Paris , notre camarade , pour la commission internationale du Pôle, a rappelé dans une déclaration que ce n’est pas au Parlement européen fantoche de décider du sort du Venezuela à la place de la volonté populaire.

    On se souvient que cette instance avait osé reconnaître l’usurpateur Juan Guaido. Cette déclaration fut aussi l’occasion pour notre camarade de rappeler l’importance cruciale de Simón Bolívar pour l’éveil de la conscience nationale et républicaine de l’Amérique latine, alors que cette figure a très injustement été incomprise de la tradition marxiste classique, à commencer par Marx lui-même.

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  • Pour remplacer le juppéiste , Macron désigne le sarkozyste Castex à Matignon.

    Nomination de à Matignon

    par Georges Gastaud-le 3/07/20

     

    En choisissant de remplacer Philippe par Castex, un proche de et de Xavier Bertrand encarté aux et sans poids politique national, Macron confirme sa volonté de persévérer dans sa politique brutalement droitière au service du MEDEF et de l’UE. 

    Ceux qui ont cru au “ni ni gauche” macroniste se retrouvent une nouvelle fois confrontés à leur inculture politique.

    Plus que jamais, Macron va tenter de relancer ses contre-reformes ravageuses, retraites, indemnités chômage, éducation, recherche, allongement de la durée du travail, de précipiter son ” saut fédéral européen”, de durcir sa politique liberticide en prenant appui sur un individu qui a notamment deux caractéristiques : 

    • avoir joué un rôle majeur dans la casse et la rentabilisation de l’hôpital,
    • être, par cumul de fonctions, l’un des fonctionnaires les mieux payés de France : rien de tel pour prêcher aux autres l’austérité !

    Les discours macronistes sur le CNR et le “jour d’après” n’étaient que mensonges, pour sauver nos acquis et notre pays, ne comptons pas sur ce régime de plus en plus despotiquement personnel. Comme y appelle le PRCF, construisons la Convergence Nationale des Résistances!


    Le pedigre de Castex, homme de main de la Sarkozie

    Formaté à SciencePo Paris et à l’ENA, Castex exerce à la Cour des Comptes. Il est nommé à la DASS du Var en 1996 par le gouvernement d’avant.

    Castex, c’est celui qui en tant que directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé, de 2005 à 2006, fait violence aux hôpitaux publics pour y introduire la logique de coûts et d’objectif, en lieu et place de la logique de service public de la santé. Son travail de sape est récompensé par une nomination comme directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé puis au ministère du Travail dans les gouvernements Sarkozy de 2006 à 2008. Il est donc l’un des tous premiers responsables des lois suivantes, menant notamment nos hôpitaux publics à la catastrophe que l’on connaît aujourd’hui :

    • Loi de réforme de l’Hôpital donnant le pouvoir aux directeurs des hôpitaux, des administratifs chasseurs de coûts, chargé de gérer les hôpitaux publics comme des entreprises. Engageant la réduction des effectifs et les fermetures de lits dont nous souffrons tant aujourd’hui.
    • Loi de tarification à l’acte T2A, mettant dès 2011 nombre d’hôpitaux publics au bord de la faillite.
    • L’engagement de la fermeture de nombreux hôpitaux de proximité dans le cadre de la polarisation.
    • Réforme des régimes spéciaux et service minimum dans les transports en commun.

    En 2010, en remplacement de R. Soubie, Sarkozy l’appelle comme conseiller social de l’Élysée, avant de le promouvoir en février 2011 Secrétaire général adjoint de l’Élysée, en remplacement de Guéant placé à l’Intérieur. Castex, c’est donc un des hommes de main du cœur de la Sarkozie.

    Qui dans son allocution de passation de pouvoir sur les marches de Matignon a annoncé “la continuité des réformes entreprises”… sans surprise.

    Un cumulard d’après les fonctions déclarées à la HAVP

    • magistrat à la Cour des Comptes – de 93 000 à 133 000 € annuel de 2012 à 2017
    • délégué interministériel aux JO : 160 500 € en 2018 et 2019, 45 458€ en 2017 !
    • Maries de Prades : 22 000€ de 2014 à 2019
    • Conseiller départemental : 25000 €

    Castex c’est donc 200 000 € par ans touché sur le dos de la République rien qu’avec ses cumuls de mandats. Et on ne sait pas combien il touche de ses salaires de hauts fonctionnaires en sus.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Pour regrouper les véritables communistes, fédérer les syndicalistes de lutte, rassembler sur des bases saines les patriotes républicains opposés à l’UE, il faut mesurer objectivement le degré de , de moins en moins rampante et de plus en plus galopante, qui affecte l’ en général et notre pays en particulier. Etant donné que certains groupes et partis prétendument marxistes ou marxisants s’abritent derrière toutes sortes d’arguties pour nier la fascisation hexagonale et l’euro-fascisation, rappelons-leur quelques tendances lourdes de la vie politique en  et en France.

    Le déferlement de la fascisation, en France, sur le vieux continent et dans le monde

    Union Européenne l’euro facsisation en marche sur fond géopolitique de vague brune

     En Europe, les partis communistes sont interdits ou en voie de l’être (Pologne) dans la plupart des ex-pays socialistes annexés par l’UE/OTAN ; dans le même temps, les forces les plus fascisantes desdits pays, partis néonazis (Ukraine, Hongrie, Pays baltes…), mouvements ultra-cléricaux (Pologne, Croatie…), racistes patentés (Scandinavie…), nostalgiques de Franco, occupent la rue et formatent les médias, la “justice” et l'”enseignement”. En Allemagne comme en Autriche, épicentres de feu le Troisième Reich, une palanquée de nostalgiques d’Hitler siègent dans les parlements. De francs nazis entrent ou sortent à leur guise du gouvernement de Vienne sans émouvoir le moins du monde Mme Ursula von den Leyen, si regardante sur ce qui se passe au Venezuela. En Italie, le néo-mussolinien affirmé Matteo Salvini attend impatiemment son grand retour aux affaires. En Scandinavie comme aux Pays-Bas, les partis racistes et anti-musulmans ont le vent en poupe.

    L’ directement au pouvoir en Europe

    Loin de se cabrer contre cette montée générale de l’extrême droite européenne, le Parlement européen – que d’aucuns qualifient sans rire de “temple de la démocratie européenne” – a adopté en septembre dernier une résolution infâme qui renvoie dos à dos le Troisième Reich exterminateur et son principal vainqueur militaire, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Avec un ensemble touchant, les eurodéputés français du , des LR, de LaREM, du PS et des Verts exigent l’interdiction liberticide des symboles communistes dans tous les lieux publics européens.

    Comme l’avait prédit le Comité Erich Honecker de Solidarité Internationaliste dès les années 1990, l’euro-criminalisation du communisme historique sert à la fois à diaboliser le socialisme à venir, à lancer la chasse aux syndicalistes rouges et à banaliser en douce le fascisme sous la crapoteuse équation “antitotalitaire” “communisme = fascisme”. Tout cela a pour toile de fond la mise en place d’une “souveraineté européenne” (en clair, d’une “Europe fédérale”, alias “Etats-Unis d’Europe”) dont les peuples ne veulent pas. Sans oublier l’appel à installer une “armée européenne” arrimée à l’OTAN et tournée à la fois contre la Russie et contre d’éventuelles insurrections populaires de manière à verrouiller institutionnellement et militairement le nouvel Empire européen du capital dont le dogme, authentiquement totalitaire pour le coup, proscrit toute espèce de souveraineté nationale et toute forme de socialisme en définissant l’UE comme une “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non  faussée” (faut-il rappeler que pour M. Juncker, “il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens”). 

    A l’arrière plan géopolitique de cette euro-fascisation vaguement revêtue d’oripeaux “humanistes”, c’est la fascisation galopante d’une bonne partie du “monde libre” qui se profile : aux Etats-Unis d’Amérique, un président ouvertement raciste, phallocrate, belliciste, féru d’armes à feu et d’obscurantisme “évangélique”, a derrière lui tout l'”Etat profond”, y compris “démocrate”, quand il désigne la Chine populaire comme l'”ennemi stratégique”, quand il fomente des manoeuvres de l’OTAN simulant des frappes nucléaires à la frontière polonaise de la Russie, quand il encourage une forme de solution finale à l’encontre de l’Etat palestinien, quand il encourage l’illuminé Bolsonaro, le président golpiste, écolo-destructeur et fasciste du Brésil, quand il envoie l’US Navy harceler Cuba et le Venezuela, quand il continue d’encourager ce facteur mondial de terrorisme fanatique que sont les pétromonarchies, quand il impose des embargos inhumains à des millions de travailleurs iraniens, etc. On aurait d’ailleurs bien tort de prendre pour du folklore le fait que ce triste sire ultra-réactionnaire menace d’utiliser la Garde nationale pour écraser les Américains antiracistes qui dénoncent le racisme structurel de la police états-unienne, quand il encourage ses partisans à manifester en armes à l’intérieur des sénats démocrates ayant décrété le confinement sanitaire, et quand partout ses partisans occupent la rue avec des pancartes dignes d’Adolf Hitler sur lesquelles il est écrit “laissez mourir les faibles” !

    En France, le mouvement en cours contre les violences et le racisme policier n’ont pas seulement pour effet de réclamer justice pour Adama Traoré. Ce mouvement s’accompagne de révélations accablantes sur l’existence dans la police de groupes “racialistes” typiquement séditieux, sur le pourrissement fascisant d’une partie de la haute hiérarchie policière, sur le fait que, selon des sondages, une majorité de policiers votent pour le RN ; le tout s’accompagnant de l’usage systématique du nassage, du matraquage, du gazage, du tir LBD à bout portant, du passage à tabac de manifestants pacifiques, qu’il s’agisse de Gilets jaunes revendiquant la démocratie, d’étudiants et de lycéens (pour la première fois dans ce pays depuis 1945, des lycéens ont dû composer sous occupation policière de leur établissement !) ou de syndicalistes défendant l’hôpital public.

    Cela va de pair dans bien des villes de droite, LR ou PS, avec un flicage et une vidéosurveillance généralisés, avec la prolifération de milices municipales armées dont le caractère “républicain” n’a rien d’évident, avec un empilement de lois liberticides renforçant sans cesse les prérogatives des forces de répression et diminuant sans cesse les droits des citoyens. Avec, cerise brune sur ce gâteau empoisonné, un quadrillage accru d’Internet, voire de nos messageries privées sous prétexte d’anti-terrorisme ou de suivi sanitaire des populations… Tristement, on constate d’ailleurs qu’une large partie de la population française, mal informée des réalités par de grands médias aux mains de l’Etat ou du grand capital, “suit le mouvement” et déclare “ne plus avoir confiance en la démocratie”, certains citoyens réclamant même un “homme fort” ou… une direction militaire du pays, fausses « solutions » qui, bien évidemment, aggraveraient toutes les injustices sociales dont se plaignent à bon droit nombre de concitoyens. 

    En quoi la fascisation consiste-t-elle?

    Principal adversaire de Mussolini, le dirigeant communiste Antonio Gramsci expliquait naguère que l’ “hégémonie est le consentement matelassé de coercition“. Cela signifie entre autres que la classe exploiteuse domine le peuple principalement par sa mainmise sur la formation des idées et des représentations (“dans une société divisée en classes sociales, les pensées dominantes sont celles de la classe dominante car ceux qui possèdent les moyens de production matériels possèdent aussi les moyens de production spirituels”, avaient déjà constaté Marx et Engels), l’appareil d’Etat répressif aux mains des dominants (armée, police, justice de classe) étant là en dernière instance pour garantir l’ordre dominant dans le cas où le consentement populaire viendrait à faire défaut. Dans ce cas, le fond brutalement despotique de la démocratie bourgeoise – “démocratie pour les capitalistes, dictature sur le prolétariat” comme le précisait Lénine – se révèlerait pleinement et les formes démocratiques de la dictature bourgeoise cèderaient aux formes brutalement répressives, voire terroristes, militaristes et fascistes, comme on l’a vu mille fois du Chili à l’Indonésie en passant par l’Espagne et la Grèce.

    C’est encore plus vrai, comme l’avaient montré Dimitrov et le 7ème Congrès de l’Internationale communiste en 1935, quand la classe dominante n’est plus la bourgeoisie encore partiellement progressiste des XVIIIe et XIXe siècles, mais qu’elle s’est muée en grand capital financier, en oligarchie impérialiste “réactionnaire sur toute la ligne” et toujours prête au re-partage violent du monde en “sphères d’influences” impérialistes rivales. Telle est l’essence de classe de la fascisation, qui dans les moments de crise capitaliste aiguë fissurant le consentement des masses populaires et des couches moyennes, signifie que s’accentue la tendance à la dictature terroriste ouverte des secteurs les plus réactionnaires du grand capital : ce qui comporte la strangulation, puis l’élimination des formes démocratiques existantes – fussent-elles réduites à l’état d’apparences –, l’écrasement du mouvement ouvrier indépendant, la persécution des communistes et des syndicalistes de lutte, le bâillonnement (ou l’intégration éhontée) de secteurs petit-bourgeois réformistes qui ne doivent leur existence qu’à l’entretien par l’Etat bourgeois desdites formes démocratiques.

     

    Le fascisme proprement dit, qu’il ne faut pas confondre avec la fascisation, est l’état final de ce processus de pourrissement à la fois interne et externe de la démocratie bourgeoise interne parce que la montée fulgurante de l’autoritarisme militaro-policier s’opère d’abord principalement au sein de l’appareil d’Etat et sous l’autorité de gouvernements d’allure “démocratique” : pensons aux lois liberticides édictées par Brüning en Allemagne avant le triomphe de Hitler, ou de l’intense répression anticommuniste et anticégétiste pratiquée par Daladier et Cie dans les années 1938/1940 avant même l’avènement de Pétain ; ou encore, à notre époque, au flux ininterrompu de mauvais coups contre les libertés (jusqu’à l’inscription dans la loi commune de l’état d’urgence permanent par les Hollande, Valls et autre Macron) porté par le soi-disant “républicain en marche” Macron et par son ministre éborgneur Castaner…

    Formes variables et essence de classe de la fascisation

    Cela n’empêche nullement l’émergence, face aux gouvernements bourgeois traditionnels en voie de pourrissement antidémocratique, de partis classiques ou non classiques de l’extrême droite jouant à la fois le rôle d’aiguillon ultra-réactionnaire des gouvernements en place et d’alternative ultra-répressive à ces gouvernements inlassablement dénoncés comme “mous”, “laxistes”, etc.

    Personne par exemple ne doit confondre la lepénisation des consciences, cette aile marchante non banalisable de la fascisation idéologique, avec la fascisation elle-même dont les Sarkozy-Fillon-Hortefeux-Guéant, Hollande-Valls-Cazeneuve, Macron-Philippe-Castaner-Lallement ont été les vecteurs successifs et pseudo-“républicains”. Nul ne doit non plus confondre le fascisme achevé : il est évident que pour l’heure, la France, l’Allemagne, l’Italie, etc., ne sont pas, ou ne sont pas encore fascistes. Prétendre le contraire à la manière de certains maoïstes des années 1970, ce serait banaliser le fascisme et démobiliser le camp antifasciste qui peut encore, en se mobilisant à temps, stopper ce processus “en marche” qu’est la fascisation (c’est ce qu’avait réussi à faire le Front populaire de 1936 à l’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos).

    Enfin et surtout, il faut cesser de confondre les formes historiquement et géographiquement variables de la fascisation avec l’essence de classe relativement permanente de ce processus de classe inhérent à la phase impérialiste-monopoliste du mode de production capitaliste. Il est ainsi évident que la fascisation actuelle, entièrement au service de la “construction” euro-atlantique, ne peut prendre les mêmes formes que celles des années 1930 qui, au sortir de la première guerre mondiale et à une époque où le capital se concentrait encore principalement, sinon uniquement, dans le cadre des frontières nationales, ne pouvait pas avoir le même rapport au nationalisme que celui qu’entretient avec le SUPRA-nationalisme euro-atlantique la fascisation actuelle. Avis aux “antifas” superficiels qui, n’ayant rien compris à l’essence de classe du fascisme et de la fascisation, se font les idiots utiles de la fascisation en confondant fascisme et patriotisme, en baissant la garde face à l’impérialisme euro-atlantique, en abandonnant totalement à Le Pen ou aux prétendus « Républicains » (qui la dévoient et la trahissent !) la légitime défense patriotique de nos pays dévastés sur tous les plans (industrie, agriculture, services publics, acquis sociaux, triomphe du tout-anglais, supranationalisme pseudo “internationaliste”, substitution des euro-régions à la République une et indivisible, remplacement des communes par les euro-métropoles, promotion des « euro-départements » etc.) par la construction d’un Empire européen piloté depuis Berlin et supervisé par le Pentagone. De même que les formes du socialisme à venir sont appelées à varier considérablement d’un pays socialiste à l’autre – pourvu que demeure fixe leur essence socialiste : pouvoir des travailleurs, socialisation des moyens de production, marche au communisme –, de même les formes de fascisation peuvent considérablement varier, non seulement d’un pays ou d’un continent à l’autre, mais au sein d’un même pays à deux moments de son histoire, selon que par exemple, l’impérialisme issu de ce pays prend momentanément appui sur la construction de l’Etat-nation centralisé ou selon que, à un autre moment, cet impérialisme tente d’élargir son aire de prédation en livrant en otage de l’euro-mondialisation des profits monopolistes “français” la masse des ouvriers (délocalisables), des fonctionnaires (privatisables), des paysans (suicidables), des chercheurs (précarisables), de notre pays méthodiquement sabordé. 

     De quoi la fascisation actuelle procède-t-elle ?

    Nous l’avons vu : la fascisation résulte en général du fait que, dans des conditions de crise croissante du mode de production capitaliste affectant les rapports de forces idéologiques, le consentement des couches populaires à leur exploitation s’effrite et fait place à une colère latente de masse. Surtout si parallèlement, la classe dominante ne parvient plus à trouver des “formules magiques” politiques lui permettant de changer les équipes et les colorations politiques pour faire passer sa politique antipopulaire et faire accepter ses contre-réformes selon le principe “tout changer en apparence pour que rien ne change en profondeur”. C’est encore plus vrai quand non seulement le système capitaliste lui-même est en crise structurelle ininterrompue suite à l’effondrement de son taux de profit moyen global, mais quand la “solution” qu’il imagine pour sortir du pétrin, à savoir la mise en place d’Empires continentaux ou transcontinentaux comme l’UE ou l’ALENA, devient elle-même un nouveau facteur de crise politique, les peuples constatant qu’il s’agit là de carcans néolibéraux et supranationaux qui leur ôtent toute marge de manœuvre pour se développer librement, échanger à égalité et régler rationnellement leur rapport avec l’environnement.

    Alors surgissent les “Non” populaires cinglants – et aussitôt trahis – à la « constitution européenne », la révolte des jeunes contre le CPE, les grandes luttes sans aboutissement syndical et politique autres que trompeurs de 1995, 2003, 2010, 2016, 2017, les Gilets jaunes et autres luttes de masse pour la défense des retraites par répartition… Cela signifie que se dessine en pointillés une situation pré-révolutionnaire où, selon les mots de Lénine, “ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner comme avant”, tandis que “ceux d’en bas ne veulent plus être gouvernés comme avant”. Telle est la situation globale de l’UE, où les référendums refusant d’approfondir la “construction” européenne sont le plus souvent négatifs… et aussitôt bafoués (sauf en Angleterre, et après X péripéties), où l’abstention aux européennes est ultra-majoritaire dans les couches populaires et la jeunesse, où des pays longtemps europhiles comme l’Italie parlent désormais de l'”Europa brutta”, de cette “laide Europe” qui vient encore d’afficher sa glaciale indifférence pour les peuples lors de la crise du coronavirus.

    Telle est encore davantage la situation de la France, ce pays étrange : d’une part, l’impérialisme continue d’y exploiter l’Afrique et le Proche-Orient, tente de s’agripper à la RFA dominante pour “co-dominer” le reste du continent européen ; et d’autre part, toute la construction plébéienne et républicaine de l’Etat-nation résultant de combats populaires multiséculaires est littéralement arrachée par une “construction euro-atlantique”. Car sur tous les plans – économique, institutionnel, social, scolaire, idéologique, linguistique –, cette “construction” prend à contrepied les “fondamentaux” historiques de notre pays faisant de celui-ci l’un des maillons faibles potentiel de la chaîne euro-atlantique. Il n’est que de voir comment la grande bourgeoisie a volé l’élection présidentielle de 2017 en imposant un candidat inconnu aligné sur les milieux d’affaires et l’OTAN, en se servant du FN au second tour pour faire passer en fraude un programme socio-économique refusé par la grande majorité de la population, puis en faisant élire, par le procédé quasi-plébiscitaire du quinquennat (qui subordonne l’élection législative à l’élection présidentielle), une Assemblée nationale dominée par un groupe dénué de base politique solide (au second tour, 57% des Français ne sont pas allés voter !). Or, c’est sur la base de ces forces ultra-européistes et patronales que la feuille de route incroyablement pressante de l’UE (63 sommations adressées à la France depuis 2010 pour la sommer de réduire ses dépenses de santé !) prend appui pour détruire ce qui faisait le “contrat social” français depuis 1945, c’est-à-dire les avancées  mises en place par le gouvernement à participation communiste initialement présidé par de Gaulle : nationalisations, statuts, conventions collectives, code du travail, retraites par répartition, services publics, éducation nationale de qualité, hôpital public performant. Comment un tel arrachage social, culturel et institutionnel, comment une telle défaisance nationale désirée par le MEDEF et largement orchestrée depuis Berlin, pourrait-elle “passer comme une lettre à la poste” dans un pays qui, bien avant 1789, était connu pour ses traditions frondeuses (rappelons que la première tentative de révolution démocratique bourgeoise, alliée aux jacqueries paysannes du Nord, a eu lieu à Paris en 1357 sous l’égide d’Etienne Marcel) ? 

     Euro-fascisation ou nouvelle révolution française ?

    Mais Lénine l’a cent fois expliqué : il ne suffit pas que se créent les conditions objectives d’une révolution populaire pour qu’elle éclate automatiquement, même s’il faut souligner le magnifique potentiel de lutte spontanée qu’ont révélé les Gilets jaunes, les actions lycéennes ou les grèves cheminotes pour les retraites.

    Dans une société de classes où les médias du capital faussent au jour le jour la problématique politico-idéologique, où la principale force électorale d’opposition, le RN, divise la classe ouvrière sur des bases ethniques et ne veut même pas sortir du carcan européen, et où, à l’inverse, les appareils euro-formatés des confédérations syndicales (toutes vassalisées par la C.E.S. présidée par Berger) et des partis de gauche ralliés au principe même de l’euro, de la BCE et de l’UE (non seulement le PS, ce pilier contre-réformiste de l’UE qui a installé Maastricht et l’euro à l’époque de Mitterrand et de Jospin, non seulement “Europe-Ecologie/les Verts”, le plus germanophile des partis français, mais le PCF-PGE en rupture de marxisme-léninisme, électoralement dépendant du PS et adhérent du parti de la Gauche européenne…) ont abandonné la défense de l’indépendance nationale, de la langue française et du produire en France, la révolte spontanée de toute une partie des dominés et de la jeunesse est privée de débouché révolutionnaire visible. Si ce débouché politique n’apparaît pas très vite, le risque est énorme que le faux « duel » et vrai duo Macron/Le Pen (chacun ayant ses renforts satellitaires pour le second tour, du PS-PCF-EELV d’un côté à Dupont-Aignan et autres pseudo « souverainistes » de droite côté Le Pen) ne préempte totalement la future présidentielle. On ne peut même pas exclure, si la crise politique continue de s’exacerber après cette élection, que l’appel à l'”homme fort” ne trouve un écho grandissant dans l’appareil d’Etat militaire et policier (n’oublions pas que la Ve “République” actuelle est née du coup d’Etat militaire de mai 1958 légalisé par Guy Mollet et la SFIO).

    Bref, ce qui fait le plus défaut à notre peuple et à sa classe laborieuse exaspérés, c’est une véritable avant-garde politique, sociale et culturelle, avec notamment, la reconstruction urgente d’un parti communiste de combat relevant les défis léninistes de notre temps, un syndicalisme de classe brisant les chaînes de la C.E.S. et de la CFDT jaunâtres, et une grande alliance populaire, antifasciste, patriotique, populaire et écologiste rompant le carcan euro-atlantique, démocratisant en profondeur le pays, nationalisant les entreprises stratégiques et les banques, réduisant drastiquement les inégalités, combattant de front le fascisme et le racisme, sortant notre pays de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, engageant une grande politique de coopération avec tous les pays de tous les continents (Chine, Russie, Afrique, Proche-Orient, Amérique latine…), et rouvrant en un mot la voie du socialisme véritable à notre pays. Non pas en paroles, mais dans la pratique et à partir de l’expérience qu’auront acquise les masses populaires au fil des affrontements de classes générés par le Frexit progressiste. 

     C’est pourquoi les forces alter-européistes et pseudo-marxistes qui ménagent l’UE en niant sa fascisation, et qui parallèlement nient la nécessité d’un front antifasciste, patriotique et écologiste au vrai sens du mot (opposer communisme et écologie aujourd’hui, c’est ne rien comprendre au caractère exterministe du capitalisme contemporain qui, plus que jamais, “épuise la Terre et le travailleur”), c’est laisser le champ libre à une fausse gauche européiste, éternelle roue de secours de Macron ou du PS, ou pis encore, au lepénisme dont l’avènement conduirait notre pays à la guerre civile, au déshonneur (une présidente grossièrement xénophobe à la tête du pays qui fit 1789 et la Commune ?) et au retour triomphal des forces de dissolution euro-atlantique. 

     Les trois axes principaux de la lutte idéologique sont donc objectivement les suivants pour les communistes, les syndicalistes de classe et les patriotes républicains qui veulent éviter la catastrophe finale à notre peuple.

    1. Ensemble, combattons l’euro-criminalisation du communisme, ce puissant carburant de l’euro-fascisation et de l’euro-dissolution de la France !
    2. Ensemble, combattons le mensonge éhonté d’une “Europe sociale” s’édifiant sous l’égide d’un cartel impérialiste de gouvernements thatchériens, proto-fascistes ou sociaux-maastrichtiens arrimés à l’OTAN ; et rejetons aussi la version gauchie de ce mensonge réformiste, voire contre-réformiste : celui, cher aux trotskisme, de prétendus Etats-Unis “socialistes” d’Europe. Car derrière son vernis “internationaliste”, cette chimère gauchiste consiste en réalité à repousser aux calendes le Frexit progressiste, ce possible fédérateur du peuple travailleur ouvrant concrètement la voie au socialisme, tout cela au nom d’une chimère qui permettra seulement aux eurocrates de continuer leur construction impériale tout en faisant rêver d’un socialisme que les traités européens et que l’armée et la gendarmerie européennes sont là pour écraser dans la pratique ; les impérialistes n’ont pas peur de cet “anticapitalisme” de parade et de cet internationalisme inoffensif qui leur permettent, ici et maintenant, de détruire les nations souveraines et les acquis existants tout en faisant rêver pour après-demain, d’un “socialisme continental” ou mondial dans le cadre d’une UE armée jusqu’aux dents pour attaquer le peuple russe et/ou pour abattre les insurrections populaires surgissant en tel ou tel pays. Comme l’avait compris Lénine dès 1915, “les Etats-Unis d’Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles ou bien réactionnaires” ; et fascisants, faut-il ajouter expérience faite de la première Europe politico-militaire (1940/45) et de l’orientation liberticide de la seconde expérience euro-impériale en cours, ce sous-produit de l’antisoviétisme de guerre froide, des résurgences de l’impérialisme allemand et de la contre-révolution anticommuniste des années 1980/1990 

    3. Ensemble, rejetons l’idée d’un “souverainisme sans rivage” qui, quelles que soient les intentions de certains de ses partisans issus de la gauche, 

    • ne peut que faire l’impasse sur la question antifasciste et flirter avec l’anticommunisme, à l’image de la revue du pseudo « philosophe » antijacobin et anticommuniste Michel Onfray intitulée « Front populaire », dont le fond idéologique est en totale opposition avec le rassemblement patriotique ET internationaliste, anticapitaliste ET antifasciste que fut le Front populaire initié par le PCF Thorez, Duclos et Cachin ;
    • ne peut qu’ouvrir un espace à l’alliance avec Le Pen (au nom d’un pseudo moindre mal “patriotique”) ;
    • et ne peut finalement qu’estomper la dialectique que doivent entretenir de nos jours le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la lutte pour un socialisme de nouvelle génération associant souverainetés nationales et populaires et centralité du mouvement ouvrier. 

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Bourgeois et sociaux-démocrates s’en sont donné à coeur-joie en 1991, lors de la chute de l’URSS et de la prétendue “mort du communisme”: mairies de droite et mairies “socialistes” rivalisaient alors d’anticommunisme pour débaptiser les lieux publics consacrés aux dirigeants et aux résistants du Parti communiste français, sans parler des trop rares monuments évoquant Lénine, éminent théoricien marxiste, fondateur du premier Etat socialiste de l’ et de l’Internationale communiste. On n’entendait pas alors ces bien-pensants de la vraie droite et de la fausse gauche proclamer qu’il “faut respecter l’”, “ne pas humilier la mémoire populaire” et autres préceptes avisés qu’ils invoquent aujourd’hui pour protéger les statues vandalisées de Colbert, de Schoelcher ou du général de Gaulle. Et on n’entend pas davantage aujourd’hui la droite, la gauche et même l’extrême gauche établies, y compris les trotskistes et autres anars, condamner la résolution scélérate et liberticide qu’a adoptée le 16 septembre 2019 le parlement européen avec le plein appui des eurodéputés du RN, des LR, de LAREM, du PS et des Verts : mettant dans le même sac le Troisième Reich exterminateur et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (qui nous a délivrés du Reich au prix de 27 millions de morts: Stalingrad, connais pas?), ces braves socialistes et écolos auxquels continuent de s’allier électoralement MM. Roussel et Brossat, veulent tout bonnement purger les lieux publics d’Europe des emblèmes communistes et de tout autre signe évoquant le communisme historique…

    Ce n’est pas pour autant que les communistes français considèrent avec faveur l’entreprise dangereuse et diviseuse qui consiste présentement à vider les villes de France de toute une série de statues évoquant pour partie le passé colonial, voire esclavagiste de notre pays auquel certains réduisent notre histoire.

    CAP 110 – Anse Cafard – Monument contre l  – La Martinique – Photo CG – Initiative Communiste

    Ce n’est certes pas qu’il ne faille pas faire place nette des hommages publics scandaleux rendus à des gens qui n’ont rien fait d’autre dans leur vie que de la traite négrière ou que des conquêtes coloniales conduites de manière barbare (comment se nommait ce général qui ordonnait aux soldats français conquérant l’Algérie de lui ramener des sacs d’oreilles coupées?); par ex., partout où ils le peuvent, c’est le devoir des progressistes que d’appeler à débaptiser les rues et les lycées Adolphe Thiers, le “nabot sanglant” dénoncé par Marx dont les principaux exploits furent de pactiser avec Bismarck, de lui livrer l’Alsace-Lorraine et de massacrer 30 000 patriotes communards qui avaient refusé de livrer Paris aux Prussiens!

    Pour autant, en tant que marxistes, nous communistes devons avoir une vision matérialiste et dialectique de l’histoire. Les classes dominantes ont certes toujours exploité le peuple, que ce soit par l’esclavage, par le servage, par l’extorsion de la plus-value capitaliste, par le pillage impérialiste des nations asservies. Dans le même temps, elles ont pu aussi, dans certaines périodes de l’histoire, mobiliser leur peuple pour construire de grandes civilisations, chasser de sanglants envahisseurs, porter le progrès technique, promouvoir la science et les arts. Chacun sait par ex. l’apport énorme de la Grèce en général et d’Athènes en particulier à la civilisation mondiale: philosophie, mathématiques, physique, théâtre, histoire, poésie, musique, géographie, démocratie, pourquoi tous ces mots ont-ils une étymologie grecque? Pourtant, il y avait des esclaves à Athènes dont la plupart étaient blancs et parlaient grec et hormis Epicure, aucun philosophe grec n’a condamné l’esclavage sur son principe. Faut-il alors brûler Platon et Aristote?

    Pour revenir à la France, on sait que, au treizième siècle, Philippe-Auguste s’allia aux milices communales – alors révolutionnaires, anticléricales et anti-féodales – pour briser à Bouvines l’étau anglo-germano-flamand pesant sur le royaume capétien, contenir les prédations (et les trahisons!) et les féodaux français et jeter les bases d’une urbanisation de Paris. Ce roi joua ainsi un rôle objectivement progressiste dans la construction, voire dans la fondation de ce qui deviendraient la nation française et la capitale de notre pays. En même temps, il laissa les seigneurs de langue d’Oil bénis par le pape se jeter sans pitié sur le sud du pays afin d’extirper l’ “hérésie” catarrhe et… de faire main basse sur le comté de Toulouse. Cela s’appelle des contradictions historiques. On conçoit certes qu’il n’y ait pas de rue Philippe-Auguste à Toulouse (?) mais ne serait-il pas stupide d’expurger Paris de la mémoire du plus parisien de ses rois ?

     musée de la Révolution française – Vizille
    – photo CG Initiative Communiste

    Autre exemple: quand la Révolution française abolit l’esclavage à l’exhortation de Robespierre (qui n’a, à Paris, ni une rue, ni une statue à son nom!) et en écho au mouvement abolitionniste qui se développait aux Antilles, cela ne l’empêchait pas, à la fois, de libérer des millions de paysans de l’oppression féodale et de jeter les bases de ce capitalisme qui s’avérerait impitoyable pour la  classe ouvrière. Contradictions. Le tsar Ivan qui unifia la Russie n’était pas pour rien surnommé “le Terrible”: ce propriétaire de serfs a pourtant mis fin au chaos féodal dans son pays et Eisenstein, le grand cinéaste communiste auteur du Cuirassé Potemkine et d’Octobre, a bien fait de lui consacrer un film, ainsi qu’à Alexandre Nevski, un prince russe qui brisa les invasions tatares et teutoniques.

    Nous avons par ailleurs parlé de l’héritage contrasté de Charles De Gaulle, dont il serait sot de nier qu’il fut le chef de la France libre et que les communistes français, qui menaient la lutte armée sur le sol national, eurent raison de soutenir contre le Général Giraud, l’homme de Vichy et des Américains, et d’entrer dans son premier gouvernement en 1945 pour mettre en place les plus grands acquis sociaux de notre histoire ; ils eurent raison aussi de lutter, non pas avec lui, mais parallèlement à lui et pour d’autres raisons de classe que lui, contre la Communauté européenne de défense (1953), pour le départ des troupes américaines de France (1966), pour la reconnaissance de la République populaire chinoise ou contre la conquête israélienne du Golan. Et le problème n’est pas qu’il y ait ici ou là des statues de l’homme du 18 juin, même s’il fut souvent impitoyable avec les nôtres (Charonne!), mais que personne ou presque n’ait entendu parler de l’appel à la Résistance lancé par un tract clandestin du PCF, à l’initiative de son dirigeant Charles Tillon, le 17 juin 1940.

    Bien entendu, il y a eu des moments de l’histoire, Révolution de février 1917 en Russie ou Révolution française, où les peuples en colère ont violé des sépultures royales et décapité des statues de saints tant était grande – et justifiée ! – la colère populaire contre les privilèges des nobles et les persécutions séculaires menées par le Haut Clergé. Cette colère des exploités peut être salutaire et justifiée mais notons que le plus grand des révolutionnaires français n’a jamais encouragé les “déchristianiseurs” qui, à l’appel des “Enragés” de Jacques Roux, se livraient à ces actes au risque de jeter les masses paysannes croyantes dans les bras de la contre-révolution. Sur un autre plan, on sait que Lénine, lorsqu’on lui soumit l’idée d’une Colonne honorant les révolutionnaires sur la Place rouge, ne raya aucun des noms qui lui étaient soumis, ni celui de l’anarchiste comme Bakounine, ni celui d’un réformiste comme Proudhon, ni celui du menchevik Plekhanov, censeur impitoyable du régime bolchevik, si ce n’est celui de Vladimir I. Oulianov (dit Lénine)… Eclectisme mou ou sens politique et esprit dialectique de synthèse?

    Quant au VIIème congrès de l’Internationale communiste (1935), il encouragea tous les communistes par la bouche de Dimitrov à s’approprier l’histoire de leur propre pays, à ne pas abandonner aux fascistes les héros populaires et nationaux de chaque pays (au passage, les ignares gauchisants qui attaquent l’expression “national-populaire” qu’utilisent les lecteurs de Gramsci, devraient ouvrir un livre de cet auteur…) et, s’agissant de la France, Dimitrov n’omet pas le nom de Jeanne d’Arc, toute catholique et royaliste qu’elle fût (à laquelle Brecht et Anna Seghers consacreront par la suite une pièce magnifique et très actuelle…). 

    Bref, il faut prendre l’histoire dans ses contradictions, c’est-à-dire non pas comme un face à face manichéen entre Dieu et le Diable, mais comme un processus dynamique dont les contradictions sont le moteur pour le meilleur et/ou pour le pire. Nul besoin de déboulonner les Colbert pour enseigner à la fois aux élèves qu’il écrivit l’odieux Code noir à la demande de Louis XIV et que, par ailleurs, il construisit l’industrie française d’Etat et qu’il construisit, autant qu’on pouvait le faire sous un régime de privilège et d’arbitraire, de véritables finances publiques. Plutôt que de déboulonner et de soustraire sans comprendre comment l’histoire humaine s’est déployée à partir d’intenses contradictions où le fil rouge de l’émancipation n’est pas toujours facile à percevoir, pourquoi ne pas procéder par ADDITIONS et rendre hommage à tous ces grands hommes et grandes femmes de l’histoire, notamment issus des classes exploitées, du sexe opprimé et des peuples colonisés que nos grandes villes ignorent totalement?

    Concernant la Révolution française, exigeons plus fort, y compris parce qu’ils combattirent les premiers en France l’esclavage et le colonialisme, que des lieux publics de premier plan portent les noms de Robespierre et de Saint-Just. Exigeons des statues pour Babeuf, le fondateur du communisme des temps modernes, exécuté par le Directoire, et pour Buonarotti, qui porta clandestinement le flambeau du jacobinisme et les prémices du communisme par-delà la sombre époque de la Restauration. Exigeons des statues pour les héros et les héroïnes de la Commune, les Varlin, Nathalie Le Mel, Louise Michel, Elisabeth Dimitriev, Leo Frankel et autre Dombrowski. Indignons-nous du scandale absolu qu’il n’y ait au Panthéon aucun communiste, ni Manouchian ni Duclos, qui commanda avec Frachon le PCF clandestin durant toute la guerre, ni Croizat qui fonda la Sécu, ni Martha Desrumeaux qui anima la grève héroïque des mineurs sous l’occupation, ni Marcel Paul, qui créa l’EDF après avoir organisé un réseau de survie à Buchenwald où il était déporté pour faits de résistance.

    Et bien sûr, exigeons que dans chaque grande ville de France il y ait, par exemple une statue de , le Spartacus noir de l’époque moderne, persécuté par Napoléon qui le fit mourir de froid dans une sombre forteresse de l’Est. Quant aux mairies qui se réclament du mouvement ouvrier, comment n’ont-elle pas encore pensé, pour la plupart, à honorer le souvenir d’Henri Alleg, directeur d’Alger républicain et auteur de La Question, qui fut l’égal moral de Voltaire dans la dénonciation de la torture?

    Pourquoi pas, partout, le nom, voire la statue de Dulcie September, figure de proue de l’ANC assassinée sur notre sol par les sbires de l’apartheid, ou de Nguyen Thi Bihn, qui négocia pour la République démocratique du Vietnam les accords de Paris ? Et pourquoi si peu de noms, dans des villes qui se disent communistes, pour Thomas Sankara, ou pour Patrice Lumumba, qui furent des martyrs de la lutte anti-impérialiste dans divers pays de l’Afrique francophone? Y a-t-il eu par ailleurs un maire communiste ou simplement patriote qui ait pensé par ailleurs à honorer d’une rue la mémoire de Fidel Castro qui, outre son rôle dans la révolution cubaine et dans sa lutte pour liquider le  à Cuba, fut le chef de file de la résistance à la contre-révolution dans les années sombres qui suivirent l’implosion du camp socialiste. Fidel fut aussi celui qui, en envoyant le contingent internationaliste cubain écraser l’armée de l’apartheid en Namibie ouvrit la route au renversement des régimes racistes en Afrique australe…

    Bref, ne tombons pas dans le piège consistant à diviser le peuple de France et à assombrir globalement son passé national sous prétexte de revaloriser l’apport historique scandaleusement dénié et minimisé des classes et des peuples dominés. Déboulonner Colbert ne ferait pas plaisir qu’aux descendants des esclaves antillais, cela ravirait aussi, sans qu’ils osent le dire, toute cette oligarchie capitaliste qui a détruit le secteur industriel d’Etat et qui, en privatisant le secteur public et en délocalisant nos usines, a porté de graves coups à la classe ouvrière multicolore de notre pays.

    Et pourquoi pas chaque année, une journée pour honorer d’un seul mouvement républicain, antiraciste, anticolonialiste, antiracialiste et authentiquement patriotique les trois figures soeurs de Toussaint, de Maximilien et de Dulcie?

    Georges Gastaud

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Asymptomatiques, peu capable d’appliquer des gestes barrières complexes, et ayant des interactions sociales souvent plus nombreuses que les adultes en raison du temps passé dans la collectivité scolaires, les enfants ont été identifiés dès le début de l’épidémie comme une des composantes de la dynamique de l’épidémie de covid-19. Après avoir refusé de prendre la moindre mesure de sécurisation des établissements scolaires – y compris par le port du masque, c’est dernier étant en pénurie absolue – le ministre Blanquer sera obligé de les fermer brutalement avec le confinement général le 16 mars, contredisant ses déclarations de la veille, plongeant enseignants et familles dans le chaos. Il aura fallu tous le dévouement des enseignants, véritables héros dans cette crise, et les sacrifices de parents pour permettre pour les  de ce pays une forme de continuité de l’enseignement, loin de la continuité complète promise par un ministre super menteur.

    La seule étude épidémiologique complète réalisée en France démontrera quelques semaines plus tard l’ampleur de la contamination dans une collectivité scolaire avec le cas du foyer épidémique (un cluster selon le jargon en globish des ARS) du lycée de Crépy en Valois (cliquer ici pour lire). Les conclusions de l’étude sont tranchantes : seule la fermeture du lycée par la période de vacances scolaires a permis de stopper la propagation de l’épidémie. Plus de 40% des personnes fréquentant le lycée sont malades, le niveaux de contagions allant croissant selon le niveau d’interactions sociales dans la communauté (des élèves au personnel de direction) ; les élèves malades ont générés un niveau de contagion de même ordre de contagiosité parmi leur entourage !

    A la tête de la campagne pour la réouverture massive des écoles, le docteur Cohen, pédiatre à Saint Maur des Fossés, également en charge à l’hôpital intercommunal de Créteil. Sulfureux, l’homme est un des rares médecins à avoir été condamné par l’ordre des médecins pour ne pas avoir déclaré ses liens d’intérêts lors de plusieurs de ses interventions, symptôme de son niveau de déontologie. Et ce alors qu’il coordonne la plateforme infovac… tout en ayant des liens d’intérêt avec les fabricants de vaccins. L’homme est en effet un conseil de Astra Zeneca – la multinationale qui vient de pré-vendre un vaccin non testé auprès de l’UE – , de GSK, de Janssen, de MSD et de Pfizer, firmes qui alimentent également le budget de l’institution où il travaille.

    Dès le 11 mai, emboîtant le pas à E Macron, Robert Cohen, vice président de la Société française de pédiatrie, lance une campagne dans les médias pour remettre tous les enfants à l’école, affirmant ainsi par exemple sur Europe 1 ” le bénéfice est tellement plus important qu’un risque minime” ou encore péremptoire “le risque pour les enfants est modeste, pas nul, et ils sont moins contagieux que les adultes, entre eux et pour les adultes” prétendant que “les études s’accumulent pour dire que les enfants sont beaucoup moins porteurs que les adultes”Dans la foulée, la société française de pédiatrie appelle, sans aucune considération de santé d’ailleurs pour les personnels des établissements scolaires privés de masques comme du reste, à remettre tout de suite tous les enfants à l’école.

    En réalité, à ce moment, la seule étude allant de ce sens – mais qui fait l’objet d’un battage médiatique considérable – est une étude du professeur Danis Kostas. Le problème c’est qu’elle ne porte que sur le seul cas d’un enfant anglais, issu d’un des premiers cluster français dans le chalet des Contamines Montjoie. Difficile d’en tirer des généralités, contrairement à ce qu’en faisait trop rapidement cet article vite enterré.

    Des études, menées en Chine montrent pourtant un taux d’attaque de la maladie similaire entre adulte et enfants et un taux d’asymptomatiques plus important chez les jeunes enfants, confirmant le rôle dans la propagation de l’épidémie des enfants.

    Alors que la décision de rouvrir les  uniquement pour les jeunes enfants est fortement critiquée par le Conseil Scientifique. Alors que les parents refusent pour beaucoup de prendre le risque d’envoyer leurs enfants à l’école d’une part, d’autre part que le protocole sanitaire issus des recommandation du conseil scientifique limite à la moitié la capacité d’accueil des établissements scolaire, une campagne médiatique est à nouveau lancée pour accréditer à nouveaux que l’épidémie de  ne concernerait pas les enfants. En combinaison avec une campagne de haine initiée par le ministre Blanquer contre les enseignants (lire ici). Cohen donne une interview – reprise en boucle par tous les médias – au Parisien, proclamant, péremptoire ” les enfants sont de tout petits contaminateurs”. Affirmant que dans “presque tous les cas, c’est un parent qui a contaminé l’enfant…”. Tout ce discours tombe à point nommé pour l’accélération à marche forcé d’un déconfinement totalement guidé par la course au profit plutôt que la protection rationnelle de la sécurité sanitaire d’une part, d’autre part l’information correcte des parents et enseignants qui ont le droit de savoir les risques pris par les enfants et pour eux-même.

    A Initiative Communiste, nous avons mené l’enquête, en allant au delà de ces déclarations péremptoire et en remontant à la source des articles scientifique publiés, y compris ceux de l’équipe de M Robert Cohen.

    En Allemagne, une étude confirme l’infection des enfants

    L’Allemagne est un des pays à avoir réalisé des tests de dépistages en masse, et à avoir eu une propagation significative de l’épidémie. Ce qui en fait une base solide d’étude sur le comportement de l’épidémie. A la différence de pays tels que l’Islande où l’épidémie à très peu circulé sans doute grâce au dépistage intégral de la population de l’ile, où au Japon où l’épidémie a également été contrôlée . A la différence aussi de pays comme la France et les Pays Bas qui ont très peu testé et dont les statistiques issues des tests sont donc peu fiables sur les modalités de transmissions de la maladie et les taux d’infection, notamment parmi les populations peu ou a symptomatiques.

    Une étude menée par le professer Chritian Drosten de l’hôpital allemand de référence de la Charité à Berlin permet de dresser un tableau de la situation épidémique en fonction de l’age, à travers une cohorte de près de 4000 malades, issue du test de 60 000 personnes dont 4000 jeunes de moins de 20 ans. Parmi eux 127 positifs au covid-19 (3.2%). L’étude souligne de façon logique que le confinement a permis de limiter le rôle des enfants comme patients zéro dans l’infection des clusters familiaux, et que le taux de test positif s’explique d’autant plus que structurellement l’importation de l’épidémie par des voyageurs essentiellement adultes n’a pas exposé en premier ressort les populations d’enfants.

    Et la conclusion de l’étude est formelle : si le taux de détection est plus faible chez les enfants, la prévalence de l’épidémie n’est pas influencée par l’age. Et l’étude de conclure que si le taux d’attaque est similaire chez les enfants, en raison de l’absence ou de la faiblesse des symptômes, ces derniers sont sous représentés dans les études cliniques. Posant ainsi de façon certaine une réserve très importante sur les études menées en France qui ne l’ont été que sur les patients très symptomatiques, ceux développant des formes graves et ayant accès aux tests, à l’exception de l’IHU de Marseille. Par ailleurs l’analyse des charges virales ne fait pas apparaître de différence significative entre les adultes et les enfants.

    Pour la très sérieuse et documentée institution allemande ” l’observation [d’un nombre plus faible d’enfants infectés] ne doit pas être mal interprétée comme une indication que les enfants serait moins infectieux” “Le potentiel de transmission dans les écoles et maternelles devrait être évalué de la même façon que pour les adultes”

    Clair, net, précis. En conséquence l’Allemagne a procédé à une réouverture de ses établissements prioritairement pour les classes d’examens et avec les élèves les plus âgés, autonomes dans l’application des gestes barrières. L’exact inverse de la politique imposée par Macron Blanquer en France.

    L’étude de l’IHU de Marseille confirme la charge virale similaire des enfants et des adultes

    A l’IHU de Marseille, là où ont été testés le plus de personne en France, c’est 3764 jeunes de moins de 18 ans qui ont testés par méthode PCR. Révélant 302 positifs dont 107 enfants de moins de 10 ans. Un taux de test positif (8%) deux fois supérieur à la cohorte étudiées à l’hôpital de Berlin, tordant probablement le cou à une circulation faible du virus à Marseille, la campagne de tests ayant été importante dans les deux villes. Le docteur Aurélie Morand a publié un article présentant le résultat de l’analyse pour les enfants issue de ces tests, confirmant d’ailleurs que l’IHU de Marseille a fait bien plus que de prescrire le tandem azythromicine et hydroxychloroquine objet d’une vilaine polémique : recherchant, dépistant, isolant et soignant ensuite tous les patients, tout en mettant à disposition de la communauté scientifique des données transparentes et détaillées. N’est ce pas là l’essentiel ?

    80 % de ces cas positifs ont été recrutés à travers des cas contacts en raison de la détection d’autres cas de covid19 dans leur entourage, 17% en admission aux urgences pédiatriques. Les enfants testés sont un peu moins positifs que les adultes ( 8.1% contre 12,2%), mais le biais de recrutement – essentiellement comme cas contacts des adultes primo testés – ne permet à l’évidence pas de conclure ici à une moindre infection.

    En revanche, l’étude confirme, par le suivi de la charge virale de 250 de ces enfants que enfants et adultes présentent une charge virale similaire (27.4 pour les premiers, 26.1 pour les seconds en moyenne), c’est à dire une génération de matériel infectieux proche.

    L’article mentionne une excrétion virale plus faible parmi les enfants et jeunes adultes mais les chiffres ne sont pas publiés par l’article. Ce qui ne permet pas de confirmer la solidité de cette affirmation. Et il ne prouve en aucun cas une contagiosité plus faible.

    L’étude souligne que le test réservé uniquement aux enfants symptomatiques sous estime grandement l’infection des enfants. Avec 5.2% de tests positifs en recherchant les cas contacts y compris asymptomatiques, la campagne de test a retrouvé bien plus d’enfants malades que ce qui est généralement rapportés pour les enfants ( 0.8 à 1.7%). L’IHU alerte ainsi sur la nécessité d’une recherche moins restrictive des cas pour éviter de manquer le soins, l’isolement et le suivi clinique de ces enfants malades. Observons que la politique de Macron Veran Blanquer tourne encore aujourd’hui le dos à cette recommandation de bon sens partagée par l’OMS : tester, tester et tester !

    Enfin l’étude confirme que la maladie est généralement asymptomatique (32.3%) ou de symptômes bénins (50.8%) pour les 130 enfants pour lequel le suivi statistique a été possible, et donc de relativement bon pronostic. Ce qui laisse tout de même, une proportion proche de 17% de formes plus sévères de la maladies nécessitant une hospitalisation, mais qui est à rapprocher avec le fait que la population d’enfants suivie pour cette analyse était sans maladie chronique préalable.

    Menée principalement durant le confinement, cette étude ne permet pas d’apporter d’élément sur la contagiosité, ce point n’étant d’ailleurs pas réellement débattu par les chercheurs.

    Les très étranges études du professeur Robert Cohen, ne permettent pas d’affirmer que les enfants ne sont pas contagieux :

    Avec avoir analysée ces deux études menée à Berlin et à Marseille de façon indépendantes, globalement convergente dans leurs résultats et conclusions, on peut maintenant s’intéresser aux études de Robert Cohen et de ses équipes. Mettons de coté le très folklorique article portant sur le cluster familial des Contamines Montjoie, dont nous avons déjà analysée toutes les limites, à travers des conclusions tirées de l’exemple d’une cohorte constituée d’un unique enfant ! Rappelons juste en préambule que c’est ce qui a argumenté la campagne de Robert Cohen et l’affirmation médiatique que les enfants sont peu contagieux et qu’il fallait rouvrir à toutes vitesses les écoles pour les jeunes enfants. Proprement délirant !

    Une étude plus complète en terme de cohorte d’analyse a été publiée le 21 mai 2020, dirigée par Corinne Levy officiant à Créteil avec Robert Cohen. Elle fait l’objet d’un court article de 11 pages tout compris. Elle semble avoir recueillie des données de 18 services de pédiatries hospitalières en France, si on se fit à la liste des auteurs. Mais fait notable, l’IHU de Marseille en est exclu. On a pourtant vu que c’est lui qui a recruté la plus nombreuse cohorte d’enfants malades en Europe ! Etrange ? oui très étrange ! Et ce d’autant plus que le but affiché de l’étude est de rechercher une éventuelle influence de l’age sur le taux de tests PCR positif. L’article mentionne 45 structures pédiatriques, sans les lister ni fournir le détail des cohortes fournies par chacun. Pour la fiabilité et la transparence, on repassera !

    L’étude examine 6490 tests PCR “d’enfants” – enfant entre guillemet car le terme n’est pas défini en terme d’age et la structure de cette population n’est pas définie statistiquement – pour le sérieux méthodologique on repassera. Soit 12% du total des tests réalisés dans les laboratoires de virologie de ces hôpitaux.

    les résultats présentés sont les suivants :

    • un taux de positifs de 5.9% pour les “enfants”, 3,5 fois plus faible que pour les adultes ( 20.3%). On observera ici la totale divergence de ces résultats d’avec ceux de Berlin et Marseille. A Berlin le taux de positif des adultes est de 5.27% … inférieur au taux de positif de l’étude du professeur Robert Cohen pour les enfants ! La manipulation statistique est ici grossière. En effet, le biais de recrutement des populations testés est totalement passé sous silence : n’ont eu accès aux tests que les personnes présentant des symptômes lourds ayant accès aux hôpitaux. Alors que les personnes agées étaient exclues d’office des hôpitaux n’admettant parmi les adultes que les cas graves, il est très probable que les enfants aient eu un accès plus facile aux tests.
    • les courbes d’évolution du taux de positivité des tests confirment l’absence de représentativité de ces taux. Avec une variation du simple au triple du taux de positivité des adultes entre le pic de l’épidémie et la fin du mois d’avril. Le taux délirant de 43,9% de tests positif à la fin mars à Paris démontre un système de tests totalement saturé, et donc des taux de positivité sans aucune valeur statistique descriptive. Mais la variation est similaire pour les enfants, avec une variation d’un facteur 5 à Paris pour les enfants. De fait, la variation d’un facteur 2 du rapport entre les taux de positifs des adultes et des enfants au long de l’épidémie est caractéristique d’une non démonstration de l’effet de l’age sur le taux de positivité, mais plus probablement d’un fort biais de recrutement lié à la saturation du système de test et aux conditions de limitation de l’accès aux tests mises en œuvre par le régime Macron.
    • bien que gêné par le constat d’une charge virale similaire entre enfants et adultes, l’article argumente à un taux de contamination secondaire faible des enfants. Mais ce point n’est en réalité étayé que par le cas de l’enfant malade des Contamines. La puissance de cette étude de cas individuelle est pourtant très faible, pour ne pas dire nulle, comme nous l’avons déjà indiqué. Et l’article de conclure expéditivement à “un rôle modeste des enfants et de la réouverture des écoles dans la dynamique de l’épidémie” ; soit exactement la recommandation déjà formulée par l’association française de pédiatrie avant même avoir menée l’étude faisant l’objet de l’article ! Pas très sérieux, ni scientifique !

    Preuve de l’absence de sérieux de l’analyse, l’article présente une discussion de l’évolution des taux de positivités des tests, sans jamais les rapporter ni au nombre de positifs et aux nombres de tests pratiqués en valeurs absolues, ou rapporté pour ces derniers aux nombres de demande de tests. Comme s’il n’y avait pas eu pénurie massive de test et donc une forte sélection pour l’éligibilité à ces tests. Pire l’article conclue à une infection prioritaire des enfants par les parents, sur la seule base du rapprochement des taux de positivité des tests des enfants et parents au pic de l’épidémie ! Et ce alors que la pénurie explique à elle seule ce rapprochement. Par ailleurs, avec le confinement, il est certains que dans les familles – non dépistées donc avec des malades non isolés – où les adultes sont les seuls à pouvoir ou devoir sortir, ce soit les adultes qui aient plus probablement pu être les vecteurs de contamination des enfants, la quasi totalité de l’étude ayant été menée après le confinement. Par ailleurs l’étude agrège des résultats de tests PCR réalisés dans des centres différents, sans même discutés des variations de méthodes, de matériels et de conditions de réalisation.

    On observera que l’article du professeur Robert Cohen [2] pompeusement intitulé COVID-19 chez l’enfant est encore pire dans ses procédés douteux :

    • le médecin affirme ainsi que même si les formes peu sévères et asymptomatiques ne sont pas étudiés, elle serait moins fréquentes chez l’enfant. Comme cela, sans plus d’argument ni de justification !
    • les hospitalisations seraient ainsi réduites d’un facteur 100 chez l’enfant. Pourtant les chiffres de l’IHU indique un taux d’hospitalisation non négligeable de 17% chez les moins de 18 ans à Marseille. Certainement pas 100 fois moins que chez les adultes. D’ailleurs l’étude du docteur chinois Yanyuan Dong citée en référence montre l’exact contraire avec des formes sévères aussi fréquentes pour les jeunes de moins de 15 ans que pour les plus de 15 ans (autour de 10%, ce qui n’est pas négligeables non plus). La seconde étude citée ne porte que sur… 6 enfants !
    • il balaye d’un revers de manche les syndromes inflammatoires graves de Kawasaky. Pourtant 137 déclarations de ce syndrome ont été faites à  Public France. Pas vraiment insignifiant, d’autant que cette forme grave se produit à distance de plusieurs semaines de l’infection.
    • et d’éructer “contrairement aux informations tronquées de Santé Publique France, les enfants sont moins contagieux que les adultes”. L’étude de l’hôpital de référence en Allemagne dit pourtant, elle avec des chiffres et solides arguments à l’appui, le contraire.

    Et de conclure, alors que ce médecin est absolument incompétent en matière d’enseignement, qu’il est absolument nécessaire de ré ouvrir les établissements scolaires, écartant tout risques liés à la contagiosité des enfants.

    De pseudo études scientifiques pour protéger la responsabilité juridique d’un pouvoir prenant tous les risques sur nos enfants !

    On peut observer que la valorisation de ces études douteuses dont vous avez désormais pu apprécier tout le caractère spécieux intervient simultanément aux annonces faites par Macron du  le 11 mai, puis préalablement à la réouverture totale des écoles le 22 juin. C’est bien opportun car cela permet d’apporter une pseudo caution scientifique rassurante à un choix politique qui n’est pas sanitaire ni scolaire, mais uniquement économique. Pour faire reprendre la production de profits, il est impératif de rétablir d’urgence une garderie complète des jeunes enfants. C’est au demeurant le cap fixé dans l’Education Nationale, qui fait l’impasse sur la délivrance des diplômes nationaux comme le brevet ou le bac sur la base de l’organisation d’épreuves, mais va assurer l’accueil de tous les jeunes enfants. Sans aucun objectif de continuité pédagogique. Un acceuil dans des conditions sanitaires douteuses donc avec un protocole sanitaire directement copié collé des recommandations… du docteur Robert Cohen. Que celles-ci contredisent d’autres publications sérieuses telles que celles de l’hôpital de la Charité de Berlin, qui a pourtant prouvé son efficacité lui dans la gestion de l’épidémie, n’est évidemment pas porté à la connaissance des parents, ni des professeurs. Que celles-ci contredisent également les recommandations du Conseil Scientifique, non mises à jour malgré les déclarations informelles dans les médias de son président ces derniers jours.

    Ce sera chose faites si vous prenez la peine de partager le plus largement possible cette analyse autour de vous. Il en va des précautions à prendre par le près d’un million de personnels enseignants et 7 millions d’écoliers et 3.5 millions de collégiens

    Jean-Baptiste Clément

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le 17 juin 2020, 80ème anniversaire de l’Appel à la Résistance lancé par Charles Tillon, membre du bureau politique du PCF clandestin, à partir du territoire français.

    Les événements actuels illustrent comme à la parade les thèses apparemment contradictoires de deux éminents politistes français, MM. Jérôme Fourquet et Jérôme Sainte-Marie.

    Le premier décrit une France “archipélisée” où le civisme républicain plie devant toutes sortes de communautarismes et d’identitarismes régionaux et religieux, et où la définition d’une identité nationale et d’un bien commun devient hautement problématique. Le second politologue insiste au contraire sur le fait que tout est en place pour l’affrontement entre le “bloc élitaire” personnifié par Macron et pétri d’euro-mondialisme et le “bloc populaire” qu’incarne de plus en plus le RN ancré sur la France d’en bas sacrifiées à la “construction” européenne. Quand on observe les événements effarants de Dijon, où des bandes de guerriers tchétchènes armés*  viennent affronter à l’arme lourde on ne sait quelle bande de quartier non moins armée – tout cela sous les yeux impuissants ou complaisants d’une police plus encline  éborgner des manifestants qu’à restaurer la tranquillité d’une grande ville -, quand on constate par ailleurs que Marine Le Pen s’est aussitôt rendue sur place pour “soutenir les forces de l’ordre” (quel ordre?) et invectiver le “laxisme” supposé de Macron, on voit qu’en réalité, l’archipellisation de la France – produit de l’euro-dissolution au long cours du produire en France, des services publics, des acquis sociaux, et même de la langue française arrachée au profit du tout-anglais de la pub et du fric – conduit tout droit, par une réaction auto-immune non moins catastrophique que celle qu’engendre le coronavirus, à une empoignade fascisante et explosive: celle qui oppose une Le Pen résolue à exacerber ses thèmes liberticides et xénophobes, à un Macron plus que jamais arrimé à Bruxelles, à Berlin et à l’OTAN pour liquider les acquis du CNR et dissoudre notre pays dans un Empire euro-atlantique glacialement inhumain.

    Face à cela, qui peut croire que l’issue soit une énième version de l’union des euro-gauches, qu’elles soient euro-“socialistes”, euro-“communistes”, euro-soumises, euro-trotskistes ou euro-“écolos”? Outre que cette gauche établie et petite-bourgeoise, totalement méprisée par le monde du travail, n’est pas prête de se relever de la faillite du mitterrandisme, du jospinisme et du hollandisme, qui ne sait que sa seule utilité lors du second tour présidentiel sera de “sauver le soldat Macron” en appelant au “vote utile” contre Le Pen?

    Qui peut croire davantage que la prétendue “union des patriotes des deux rives”, qui prétend effacer le clivage droite/gauche et, derrière lui, la lutte des classes et le combat pour le socialisme, peut être autre chose qu’un moyen de gommer la portée révolutionnaire du combat anti-Maastricht, que de reléguer à l’arrière-plan la classe travailleuse dans ce combat, que de rendre présentables de francs xénophobes flirtant avec le RN. Pour, au final, rabattre au second tour vers “Marine” présentée comme un “moindre mal” face à Macron?

    C’est pourquoi, même si cette perspective est censurée, ciblée à la fois par l’anticommunisme de la droite et par l’antipatriotisme primitif de la fausse gauche euro-complaisante, la seule issue réelle pour le pays est dans la Convergence Nationale des Résistances que propose le PRCF, avec d’autres patriotes antifascistes, Gilets jaunes et syndicalistes de classe: reprenant et actualisant les grands combats antifascistes, anticapitalistes, internationalistes ET patriotiques du Front populaire et de la Résistance ouvrière et paysanne, associant pour un nouvel élan le drapeau tricolore de la Révolution française au drapeau rouge de la Commune, il s’agit de virer Macron ET Le Pen et de sortir, par la voie progressiste, de l’euro, cette austérité faite monnaie, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine de guerre de l’impérialisme US, pour nationaliser les secteurs-clés de l’économie, reconstruire un produire en France moderne et éco-compatible, éradiquer le racisme, le fascisme et le fanatisme intégriste, écrire une constitution radicalement démocratique, coopérer avec tous les continents et, en un mot, “mettre le monde du travail au centre de la vie nationale” comme y invitaient les constructeurs communistes et syndicalistes du Conseil National de la Résistance.

    Pour ce combat vital et urgent, vous pouvez compter sur le travail de plus en plus visible et fructueux du PRCF et des JRCF. Ensemble, vite, dé-confinons la France, sortons-la du carcan euro-atlantique pour rendre possible une nouvelle Révolution française rouvrant à notre pays la voie du socialisme.

    Georges GASTAUD

    secrétaire national du PRCF, fils de Résistant

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • « Nous n’avons pas à rougir, mes chers compatriotes, de notre bilan » : cette phrase symbolise, une nouvelle fois, le satisfecit du vice-chancelier de la « République en miettes », aussi bien par rapport aux trois années désastreuses pour les travailleurs, les syndicalistes de combat, les politiques progressistes (notamment communistes) et les gilets jaunes qu’au bilan de la France face au coronavirus dont, selon , « nous pouvons être fiers ». Fiers du catastrophique bilan de près de 29.500 morts, l’un des pire du monde, nous plaçant terriblement parmi les 10 pays comptant le plus de morts en proportion de sa population ?! Fiers de la mortifère désindustrialisation qui a rendu la France dépendante des usines délocalisés plongeant les travailleurs du monde entier dans un dumping antisocial catastrophique ?!  Et encore heureusement que la Chine Populaire a appliqué la solidarité internationaliste en matière de santé au même titre que Cuba socialiste, le Vietnam populaire ou la Russie ! Fiers de ce pitoyable gouvernement qui n’a cessé de multiplier les injonctions et les stigmatisations à l’encontre des enseignants accusés de manquer de solidarité comme envers les syndicalistes de combat exigeant de réelles mesures de sécurité sanitaire face à nombre de patrons avides de « produire coûte que coûte », comme le revendiquait fier-à-bras le président du MEDEF Geoffroy Roux de Bézieux ?!

    Macron poursuit son numéro d’illusionniste en faisant croire que toute l’action qu’il mène depuis son arrivée usurpée au pouvoir en 2017 se place dans le sens de la lutte pour « l’écologie » et la « solidarité », contre les « inégalités » et les « communautarismes » (tout en ne remettant nullement en cause les séparatismes régionalistes ou de l’oligarchie bourgeoise, bien au contraire !) : autant de positions qu’il prétend désormais ériger comme les « priorités » du « nouvel acte » de son quinquennat euro-destructeur des conquêtes sociales et démocratiques, des libertés publiques, du produire en France agricole et industriel, de la République une et indivisible ou encore de la langue française. Toute la malignité de Macron réside, comme à son habitude, dans l’emploi de mots rassembleurs et positifs qu’il piétine à longueur de temps dans ses actes, à l’instar de la production industrielle nationale confrontée aux délocalisations et fermetures d’usines détruisant l’emploi ouvrier, ou encore de l’Education de moins en moins « nationale » et au sein de laquelle les inégalités ont explosé et le séparatisme des familles aisées s’est accentuée avec Blanquer, sans parler de l’hôpital public, saigné à blanc au nom de l’euro austérité..

     

    Car il suffit d’écouter attentivement le discours jupitérien pour se rendre compte que non seulement le Tartuffe de la République ne compte nullement dévier de sa ligne pré-Covid, mais plus encore de l’aggraver pour instaurer le « Monde d’après ». Fini « le choix humaniste de placer la santé au-dessus de l’économie » dont se gargarise Macron : retour à l’ordre  totalitaire qui pousse à « produire coûte que coûte » et place les profits au-dessus de la santé quotidienne, celle des travailleurs dont les souffrances au travail croissent chaque jour davantage. La priorité réside dans la « reprise économique » (martelée trois fois), ce qui nécessite de « travailler et de produire davantage », confirmant ainsi la loi sur « l’état d’urgence sanitaire » qui attaque le repos hebdomadaire et dominical, les congés payés, ou encore la semaine de travail de 35 heures (jusqu’à 60 heures par semaine !).

    De même, Macron appelle à une relance et à “investir”, se vantant notamment du plan Merkel-Macron qui accélère l’euro-dissolution de la République en mettant en concurrence les régions ; « et en même temps », il indique qu’il faut avant tout lutter contre la dette – soumettant encore et toujoures notre pays à l’imbécile et dogmatique traité de Maastricht – et à ne pas toucher aux impôts (ceux des plus riches naturellement) qui ont baissé (que pour le riches). Et comment espérer investir lorsque l’« Union européenne », à laquelle est tant attaché l’euro-atlantiste Macron, appelle prioritairement à lutter contre les déficits et à faire respecter une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée » et interdit les aussi urgentes que nécessaires nationalisations, notamment des secteurs stratégiques de la production ?

    La palme de l’hypocrisie se situe enfin dans la prétendue défense de la «  » et de l’« indépendance » par celui qui préconise le « saut fédéral européen » depuis son arrivée au pouvoir et promeut une «  européenne » en totale contradiction avec l’article 3 de la Constitution – dont il est le garant institutionnel – qui stipule clairement que « la souveraineté nationale appartient au peuple » et qu’« aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice », mais aussi avec l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirmant que « le principe de souveraineté réside essentiellement dans la  ». Une souveraineté que Macron cherche à rattacher à l’« unité de la nation » qu’il n’a cessé de fracturer depuis son arrivée au pouvoir, en réprimant, sous une escalade de mesures liberticides, de violences policières, de procès politiques,  les syndicalistes de combat, les gilets jaunes, les lycéen(ne)s étudiant(e)s et jeunes des quartiers populaires, les pompiers, les cheminots, les personnels de santé – qui manifestent dans toute la France ce mardi 16 juin 2020 –, les avocats, les travailleurs en lutte contre la fermeture des usines et la destruction du code du travail, les retraités et tous les citoyens(ne)s défendant la Sécurité sociale et les retraites par répartition… sans oublier tous les militants progressistes, à commencer par les communistes. De fait, à l’image de son prefet Lallement, Macron est le serviteur d’un camp, celui de la dictature de la classe capitaliste, revendiquant de tourner sa police contre les valeurs de la République Sociale, Fraternelle, souveraine et démocratique, à commencer par l’antiracisme.

    Pour Macron, le « nouvel acte » devant déboucher sur le « monde d’après » n’est que l’accélération des politiques euro-destructives du « Nouveau monde » qu’il représente depuis 3 ans, c’est-à-dire privatisations tous azimuts,  galopante arasant les libertés publiques, démantèlement de toutes les conquêtes sociales et démocratiques et des services publics, et bien entendu défense à tout prix de l’ordre capitaliste euro-atlantique.

    Face à Macron-Philippe, le MEDEF et l’UE, le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) appellent à amplifier tous les mouvements politiques et sociaux, tous les travailleurs, les syndicalistes de combat et les gilets jaunes en lutte, mais aussi à réellement préparer le « monde d’après » pour éviter un nouveau faux duel et vrai « duo » catastrophique Macron-Le Pen en 2022 en ralliant le combat pour en finir une bonne fois pour toute avec l’euro, cette monnaie austéritaire, l’UE, véritable prison des peuples, l’OTAN, bras armé du capitalisme euro-atlantique, et la « mondialisation » capitaliste et ses institutions (OMC, FMI, Banque mondiale…) qui détruit l’environnement, les conquêtes démocratiques et sociales, la souveraineté sanitaire et industrielle, accélère la fascisation… et conduit le monde à la guerre.

    • Georges Gastaud – secrétaire national du PRCF
    • Fadi Kassem – secrétaire national adjoint du PRCF

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • PASSEISME OU POSITION D’AVANT-GARDE ?

    Quand, en 2003, au cœur des luttes pour les retraites de la fonction publique, les syndicalistes communistes de la FNARC (qui allait devenir le PRCF en 2004), lancèrent les premiers le mot d’ordre de « Résistance ! » en faisant lien entre la casse sociale de Raffarin et le ciblage maastrichtien des acquis du  (retraites par répartition, Sécurité sociale, nationalisations…), plus d’un militant lensois du NPA et de Lutte ouvrière, sans compter certains dirigeants syndicaux affiliés au PCF « euro-constructif », eurent tôt fait de nous traiter de « passéistes ». Pourtant, toute l’évolution sociopolitique de la France depuis 2003 a montré que les syndicalistes franchement communistes avaient mis dans le mille : il est de plus en plus clair que la « construction » euro-atlantique, celle qui associe l’UE (cette dictature supranationale et néolibérale pilotée par Berlin), l’euro – ce clone du Mark porteur d’austérité continentale – et l’OTAN, – cette police mondiale de l’impérialisme étatsunien -, déroule à l’envers le film des Jours heureux voulus par les initiateurs du CNR.

    Thorez et Duclos, dirigeants du PCF

    Cette même “construction” défait méthodiquement l’œuvre des ministres communistes qui, en 1945, à la faveur de la victoire mondiale des peuples sur l’impérialisme allemand, et suite au renforcement du prestige mondial de l’URSS (principal vainqueur militaire de Hitler) et à l’autorité  conquise chez nous par les FTPF et autres FTP-MOI, mirent en place la Sécu, les retraites solidaires, la généralisation des conventions collectives, un Code du travail protecteur et les comités d’entreprise (A. Croizat), la nationalisation d’EGF, de la SNECMA, des banques, des Charbonnages et de Renault (M. Paul, M. Thorez, F. Billoux), la première forme du SMIG, le statut des mineurs et le statut des fonctionnaires (Thorez), tout en mettant sur orbite le CEA (Joliot-Curie) et en lançant le grand projet humaniste d’une Education nationale de qualité pour tous (plan Langevin-Wallon) ; bref, le programme du CNR et les réalisations grandioses qu’en ont données en un temps très bref les ministres communistes de 1945 forment un condensé de cette « exception française » que maudissent tant « nos » capitalistes : lesquel ne supportent tout bonnement pas l’inscription, dans l’histoire de la nation, fût-elle restée structurellement capitaliste, des luttes d’un mouvement ouvrier et démocratique dont les origines renvoient aux Sans Culottes, aux républicains de 1830 et de 1848, aux Communards et au combat social, laïque et anti-impérialiste de Jean Jaurès.

    UE ATLANTIQUE OU C.N.R., LE MEDEF A CHOISI DEPUIS LONGTEMPS !

    Car le cours des événements a ridiculisé les railleries de ceux qui ignorent l’histoire révolutionnaire de notre pays.

    Dès 2005, la victoire du Non populaire à la Constitution européenne a fédéré les thématiques jumelles de la souveraineté nationale et du progrès social contre « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » chère à l’Europe de Maastricht. A sa grande surprise, le bloc des « sachants » qui voulaient liquider à la fois l’Etat-nation « obsolète » et les acquis sociaux de 1945 au nom de l’Europe fédérale en marche, dut s’incliner devant le rassemblement majoritaire, centré sur la classe ouvrière, de ceux qui gardaient au cœur les valeurs cardinales du CNR : c’est en effet un mixte de protection sociale, de démocratie populaire et de dignité nationale qui, dès avant 1940, sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore, avaient cimenté les avancées du  ; et c’est aussi cette inspiration rouge/tricolore qui orienta les propositions des communistes lors de la rédaction du programme intitulé Les Jours heureux à l’initiative de Pierre Villon et de Jacques Duclos.

    parisot-besoin d'aire
     
     

    Avec un sens de classe dont sont bien incapables les alter-européistes de la gauche et d’une certaine extrême gauche établies, c’est dès novembre 2007 que Denis Kessler, alors n°2 du MEDEF, a vendu la mèche dans Challenge: il y déclarait cyniquement que la tâche dévolue à Sarkozy consistait à « démanteler le programme du CNR”. Un programme, ajoutait Kessler, issu de la triste époque où « le PCF obtenait 30% des voix », où la CGT comptait des millions d’adhérents et où « l’Armée rouge campait à 1500 km de Paris »… Précisant cette stratégie patronale aux relents néo-collabos évidents, le manifeste patronal Besoin d’aire écrit en décembre 2011 à la demande de Laurence Parisot expliquait à son tour que l’Etat-nation français était périmé : désormais. pour mener la chasse aux profits à l’échelle continentale et mondiale, il convenait de détricoter l’Etat jacobin et de « reconfigurer les territoires » (de nos jours Macron appelle cela le « pacte girondin »), de mettre en place les « Etats-Unis d’Europe », de les arrimer à l’ « Union transatlantique » et de multiplier les traités libre-échangistes transcontinentaux ; chemin faisant, on en profiterait bien sûr pour liquider les « pesanteurs » sociales accumulées dans ce pays retardataire et regrettablement frondeur qu’est la France.

    A l’occasion de la crise de l’euro (2008), les patrons du CAC-40 unanimes avaient multiplié les déclarations communes avec leurs homologues allemands pour appeler Angela Merkel à assumer sans complexe la gouvernance de l’Europe. Chef de file francophone de Businesseurope et ex-président du MEDEF, le Baron Sellières, n’avait pas eu honte de déclarer devant le Conseil des chefs d’Etat européens de 2004, au grand dam de Chirac (qui quitta la salle), que le syndicat patronal européen ne s’exprimerait plus désormais officiellement qu’en « anglais, la langue des affaires et de l’entreprise ».

    Quand on examine le programme macronien de « Nouveau Monde », on constate ainsi qu’il n’est rien d’autre que la mise à exécution accélérée de la feuille de route du MEDEF : fort inconstitutionnellement, il s’agit de substituer la « souveraineté européenne » et la « défense européenne » (intégrée à l’OTAN) à la souveraineté et à la défense nationales, de liquider la « république laïque et indivisible » (le “jacobinisme”) en « différenciant les territoires » et en « réparant » le « lien abîmé avec l’Eglise catholique » (sic) (rappelons que la constitution européenne préconisait le “dialogue institutionnel avec les religions”) ; le “nouveau monde”, c’est aussi la mise à l’encan de la hiérarchie des normes sociales, la fin des retraites solidaires, la mise en extinction des statuts, la privatisation des services publics. C’est aussi le linguicide inavoué de la langue française et sa rapide éviction, dans tous les domaines “de prestige” (recherche, Université, etc.), au profit du tout-globish de la mondialisation.

    DEUX LOGIQUES DE CLASSES QUI S’EXCLUENT

    Bref, autour de la confrontation entre « construction européenne » et héritage du CNR, deux logiques de classes s’affrontent :

    La logique du CNR, qui fustigeait les « féodalités financières » et recentrait la nation sur le monde du travail,

    visait expressément à construire une société où les intérêts capitalistes seraient jugulés, où l’indépendance nationale se verrait garantie. De la sorte, le CNR « historique » s’avéra fort inclusif politiquement : il s’ouvrit à la SFIO, pourtant très discrète en tant que parti durant la guerre et dont les députés avaient majoritairement voté les pleins pouvoirs à Pétain; de même le CNR fit-il coexister les représentants de la CGT avec ceux de la CFTC.

    Mais ce même CNR resta étanche au grand patronat – totalement compromis dans la collaboration avec Hitler! – et il tint organiquement à l’écart l’extrême droite qui avait fourni à Vichy son armature politico-idéologique. Bref, le CNR historique fut antifasciste, antiraciste, patriotique, social, démocratique et ouvert à demi-mots aux mots d’ordre anticapitalistes. Si bien que, contrairement à ce que prétendaient les idéologues trotskistes d’alors, la participation ministérielle communiste de 45/47, interrompue directement sur pression américaine en France, en Italie et en Belgique, fut bel et bien une forme de lutte de classe, tant les milieux droitiers et privilégiés – y compris ceux qui avaient signé à contre-coeur Les Jours heureux – se refusaient à appliquer sincèrement ce programme exagérément rouge à leurs yeux.

    A partir de ces constats historiques, on peut dire que sont les dignes héritiers, et surtout, les dignes continuateurs du CNR, toutes celles et tous ceux qui, de nos jours, veulent construire un rassemblement majoritaire qui soit à la fois indépendantiste (pas de tutelle néo-impériale sur la France, qu’elle émane de Bruxelles, de Berlin, de Washington ou des GAFAM sur notre pays), anti-oligarchique (nationalisation des banques et des entreprises stratégiques, reconstruction planifiée du « produire en France »), social (augmentation des salaires et des retraites, reconstruction des services publics et de la protection sociale, etc.) et antifasciste : un nouveau CNR ne pourrait ainsi, sans déshonneur, s’ouvrir à tels partis racistes qui confondent sciemment l’aspiration légitime à la souveraineté du peuple avec les idéologies néocoloniales ou xénophobes héritées de l’Empire français. En résumé, si la logique du CNR n’était certes pas communiste, vu qu’il s’agissait d’un rassemblement pluriel de la Résistance, elle était encore moins anticommuniste car c’était impossible dans le cadre du rapport des forces issu de la Résistance: sans la résistance militaire acharnée des FTPF et des FTP-MOI sur le sol nationaI, sans le Traité d’amitié que De Gaulle eut l’intelligence de signer avec Staline en 1944, chacun sait que la France aurait eu droit en 1945, non pas à un gouvernement français républicain, mais à l’AMGOT et à une monnaie arrimée au dollar ; elle eût été traitée en pays vaincu, et non en membre du futur Conseil de sécurité de l’ONU !

    Notons aussi que, avec l’émergence de la Sécu à la française, telle que l’a conçue Croizat, on était aux confins de ce que, très conflictuellement, le capitalisme peut tolérer en son sein de prémices du communisme : le principe implicite de la Sécu n’est-il pas en effet: De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins (c’est la définition du mode de répartition communiste chez Marx !).

    # Or, la logique néolibérale et capitaliste de la « construction » européenne est totalement antinomique de celle que nous venons de décrire :

    entièrement dominée par la mise en place de ce que Bruno Le Maire (droite) ou Dominique Strauss-Kahn (ex-PS) n’hésitent plus à appeler l’ « Empire européen »; ouvertement centrée sur Berlin et militairement supervisée par Washington, la “construction” européenne n’est ni nationale, ni internationale (l’internationalisme suppose des Etats souverains, égaux et solidaires!), mais supranationale et néo-impériale.
    C’est aussi une logique intrinsèquement antisociale puisque tout est fait, au nom du monétarisme imposé par Berlin et figé dans les dispositifs encadrant l’euro, pour raboter sans fin les « dépenses publiques » civiles, de santé, d’éducation, de protection du travail, pour privatiser les services publics (remplacés par des “services d’intérêt général” dispensés par le privé…), pour corseter la démocratie.

    Il s’agit également d’une logique insidieusement totalitaire (« l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » gravée dans le Traité de Maastricht interdit toute forme de socialisme, qu’il s’agisse de sa forme marxiste ou de ses ersatz sociaux-démocrates : d’où la crise existentielle des partis anciennement communistes qui ont rallié le Parti de la Gauche Européenne, ou qu’il s’agisse des partis de l’ainsi-dite Internationale socialiste.

    Enfin, soyons clairs, la “construction” européenne est porteuse d’une logique brutalement anticommuniste, contre-révolutionnaire et clairement fascisante. Qu’est-ce en effet que cette UE dominée par Berlin où…

    • 90 nostalgiques du Reich siègent au Bundestag…
    • des néonazis entrent et sortent sans cesse du gouvernement de Vienne,
    • de francs nostalgiques du Duce comme Matteo Salvini peuvent à tout moment gouverner l’Italie…
    • on fraie avec un “Parlement” ukrainien dont les communistes ont été exclus et que préside le fondateur du Parti national-socialiste ukrainie…
    • dans les Pays baltes, les russophones sont discriminés et les PC interdits, mais on laisser parader les admirateurs des SS baltes de la Wehrmacht…
    • le PC polonais est en voie d’interdiction tandis que le gouvernement clérical de Varsovie détruit les droits des femmes et musèle la justice…
    • un « parlement » européen de la honte, députés Insoumis français exclus, vient d’adopter une motion mettant sur le même plan le Troisième Reich exterminateur et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. La même résolution amalgame froidement la swastika à l’emblème ouvrier et paysan de la faucille et du marteau; ce qui revient à criminaliser les communistes tout en banalisant les nazis…

    Les eurocrates pourront toujours après cela déplorer, la main sur le cœur, l’ “irrésistible montée du populisme de droite en Europe”…

    NOUVEAU C.N.R. : GARE AUX CONTREFAÇONS !

    Il suit de ces observations que toute une série de « nouveaux CNR » qui sortent de terre en ce moment tels des champignons après l’averse, ne sont que contrefaçons que doivent savoir reconnaître ceux qui veulent vraiment qu’adviennent à nouveau des « Jours heureux » dans notre pays en crise.

    Tout d’abord, il faut dénoncer l’usurpation du CNR et des Jours heureux par Macron et le gouvernement Philippe.

    Comment des “élites” qui dynamitent l’une après l’autre les conquêtes sociales de 1945, retraites solidaires remplacées par la régressive « retraite par points », soins médicaux gratuits pour tous cédant la place aux déremboursements médicaux et à la casse de l’hôpital public, indépendance nationale éradiquée au profit de la « souveraineté européenne » et de l’ « armée européenne », comment des eurocrates qui poussent à ce que l’anglais devienne l’unique langue officielle de l’UE, comment des “progressistes” qui traquent les migrants, comment un Macron qui qualifie Pétain de “grand soldat”, peuvent-ils avoir le front de se réclamer du CNR ?

    Ces représentants patentés de l’oligarchie ont aussi peu leur place dans un futur « nouveau CNR » que le Comité des forges de sinistre mémoire eût pu trouver la sienne dans le CNR présidé par Jean Moulin !

    Il faut aussi dénoncer la caricature de « nouveau CNR » qu’affichent ces « souverainistes » qui, sous couvert de « dépasser le clivage gauche-droite », nient ou minimisent la fascisation galopante de l’Europe et de la France (lesquelles croulent sous les lois liberticides et sous les pratiques répressives) et qui considèrent comme un acte anodin le fait de faire tribune commune avec des satellites politiques du RN – ce parti xénophobe héritier de Vichy et de l’O.A.S. – qu’il s’agisse de Dupont-Aignan (pressenti pour devenir le Premier Ministre de Le Pen en 2017 en cas de victoire d’icelle…) ou de Philippot, l’ex-numéro 2 du FN.

    D’autant plus que ni Marine Le Pen, ni Dupont-Aignan ne veulent sortir de l’UE et de l’euro et qu’en conséquence, leur “patriotisme” n’est qu’une grossière TROMPERIE SUR LA MARCHANDISE, y compris d’un point de vue purement formel. Le CNR historique était certes ouvert à des patriotes issus de la droite, comme l’était le Général De Gaulle, mais il était fermé aux fascistes et son centre de gravité sociopolitique était clairement à gauche : c’est ce qu’attesteront les premières élections de l’après-guerre où le PCF obtenait près de 29% des voix, où la CGT devançait de très loin la CFTC et où, si la direction de la SFIO ne s’y était pas refusée, il eût été possible de sortir de la guerre avec un gouvernement d’union de la gauche à direction communiste.

    C’est pourquoi le PRCF, tout en proposant un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste (FR.A.P.P.E.), refuse de cautionner la “dé-diabolisation” du FN et appelle à isoler totalement et définitivement le RN et ses satellites.

    Il est grave que certains, sous couvert d’unir « les patriotes des deux rives », ferment les yeux sur l’actuel processus de fascisation européenne et hexagonale dont les euro-nationalistes à la Orban, Kaczynski, Le Pen et Cie sont la pointe avancée, sinon les seuls porteurs : non, l’ultra-droite n’est pas un « épouvantail » inoffensif, et pas davantage une alternative « nationale » à l’UE ; elle est plutôt sa soupape de sécurité et l’aile marchante de la fascisation et du racisme que portent aussi, sous des formes plus insidieuses mais non moins liberticides, les « progressistes » à la Macron.

    Nouveau C.N.R. et LUTTE POUR LE SOCIALISME

    C’est pourquoi un “nouveau CNR” digne de ce nom ne saurait être, comme le croient l’UPR et son président, une sorte de trêve des braves entre la classe laborieuse et le grand capital ; tout au contraire, et quelles que soient les formes qu’elle prendrait, l’émergence d’un nouveau CNR combattant l’UE-OTAN sous la triple égide de l’indépendance nationale, du progrès social et de la coopération internationale, ne manquerait pas de susciter un salutaire affrontement de classes entre, d’une part, la masse du peuple de France, travailleurs immigrés compris, centrée sur le monde du travail, et d’autre part l’oligarchie financière soutenue par le P.M.U. (ce Parti Maastrichtien Unique qui va des LR au PS en passant par EELV) et rejointe rapidement, anticommunisme aidant, par les pseudo-« nationaux » du RN.

     
     

    Il est aisé de prévoir ce qui se passerait, socialement et politiquement, si un gouvernement d’unité antifasciste, patriotique, populaire et écologiste engageait la nationalisation franche du CAC 40 et les banques, s’il décidait de taxer, voire de confisquer les fortunes planquées dans des paradis fiscaux, s’il promouvait une constitution véritablement démocratique, s’il engageait la démocratisation en profondeur des appareils d’Etat, s’il touchait si peu que ce soit à la médiacratie oligarchique, s’il accordait des droits étendus aux travailleurs dans les entreprises, et surtout, si ce gouvernement anti-oligarchique entreprenait de sortir de l’euro et de l’OTAN pour déployer une politique étrangère pacifique tournée vers tous les pays de tous les continents (sans discriminer la Chine, la Russie et Cuba, en soutenant les droits nationaux des Palestiniens, en substituant au néocolonialisme actuel une coopération égalitaire avec l’Afrique….).
    Qui ne comprend qu’alors, la minorité de privilégiés hurlerait à la « dictature rouge » toutes tendances confondues, comme elle le fait présentement en Bolivie, au Nicaragua ou au Venezuela en multipliant les coups d’Etat à l’encontre de présidents légalement élus ?

    La question se poserait alors à chacun de savoir si ce qui lui importe personnellement le plus est que le territoire français demeure un bastion du monde capitaliste et impérialiste – auquel cas bien des patriotes bourgeois de la veille s’éveilleraient le lendemain euro-fascisants et néo-atlantistes par sordide intérêt de classe !– ou si au contraire, pour que la France redevienne une terre d’élection pour la liberté et les Lumières, il ne faut pas que, le plus tôt possible, notre peuple tranche démocratiquement la question du socialisme pour notre pays.

    En bref, la lutte pour l’indépendance nationale ne peut manquer de poser la question du rôle dirigeant du monde du travail dans la lutte patriotique ; sans jamais rompre l’indispensable alliance des couches moyennes et des classes populaires contre le capital financier international et « national , il s’agit d’appliquer à notre époque la remarque de Jaurès selon lequel “l’émancipation nationale est le socle de l’émancipation sociale”; donc de saisir tout le potentiel révolutionnaire (pas seulement pour la France, dont la rupture avec l’UE aurait certainement des conséquences continentales) d’un  progressiste, internationaliste et clairement anti-impérialiste et antifasciste.

    C’est dans cet esprit que le PRCF promeut l’idée d’une Alliance pour une Gauche Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologiste (AGAPPE) ; bien comprise, cette AGAPPE ne s’oppose pas à l’idée d’un rassemblement majoritaire intégrant des citoyens qui ne se classent pas spontanément à gauche ; mais elle est nécessaire pour que ce rassemblement ne dérape jamais vers un populisme de droite, c’est-à-dire vers un fascisme, et aussi pour que soit clairement maintenu le cap d’une rupture franche avec l’UE du capital.

    Enfin, il faut démasquer les multiples tentatives concurrentes ou convergentes qui actuellement, sous le nom usurpé de Jour d’après, de Front populaire, de nouveau CNR, de nouveaux Jours heureux, brassent une cohue de contrefacteurs de droite et de “gauche”, les uns fermant les yeux sur la fascisation rampante de l’Europeles autres désireux de faire croire qu’un nouveau CNR serait possible DANS LE CADRE de cette Europe conçue de A à Z pour abattre l’ex-camp socialiste, annexer les ex-pays socialistes au char de l’OTAN, araser les conquêtes sociales de l’Europe de l’Ouest, banaliser le fascisme et recycler l’impérialisme allemand, voire pour persécuter les communistes et les syndicats de lutte sur tout le continent.

    Conclusion : nouveau CNR et UE sont comme l’eau et le feu

    Qu’il soit clair que NOUVEAU C.N.R. ET U.E. SONT COMME L’EAU ET LE FEU.

    Pour que renaissent de véritables « Jours heureux », pour que le « monde d’après », même repeint en bleu étoilé, en rose vif ou en rouge pâle, ne soit pas pire encore que le monde actuel, il faut au plus tôt sortir de l’UE par la voie antifasciste, anti-impérialiste et anti-oligarchique. Sans crainte de reprendre offensivement la bataille d’idées pour qu’advienne en France et dans le monde un socialisme-communisme de deuxième génération: la manière catastrophique dont l’euro-mondialisation capitaliste a, non pas “traité”, mais “conduit”, au sens quasi-électrique du mot, la pandémie du Covid 19, n’est qu’un ultime symptôme de cette urgence révolutionnaire proprement vitale.

    Georges GASTAUD, fils de Résistant, Secrétaire National du PRCF

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • « Pulsions totalitaires » : c’est ainsi que s’était exprimé Jean-Luc Mélenchon le 1er mars dernier, pour dénoncer l’usage de l’article 49-3 de la Constitution par le gouvernement Philippe pour adopter la scélérate contre-réforme des retraites. « Légal » clament les macronistes, puisque nous sommes dans un «État de droit » – expression dont s’enorgueillissent toujours les « défenseurs de la démocratie et de la liberté » pour dissimuler la destruction croissante de ces dernières. C’est oublier que les forces fascistes, Mussolini et Hitler en tête, arrivèrent légalement au pouvoir (avec, naturellement, la menace et l’emploi permanents de la violence sanguinaire, à l’encontre notamment des communistes) et mirent en pièces de l’intérieur les démocraties bourgeoises corrompues et tentées par la solution autoritaire réactionnaire. C’est exactement ce qui se passe en France depuis des mois, où le tabassage systématique des manifestants (politiques, syndicalistes de combat, associations, gilets jaunes, lycéens et étudiants, avocats, pompiers, cheminots…) et les violences policières à l’encontre des habitants (surtout ceux d’origine africaine) des quartiers populaires sont désormais la règle sous la matraque du fascisant préfet Lallement ; ce dernier n’a-t-il d’ailleurs pas affirmé qu’il « ne laisserai[t] pas salir une institution dont le rôle, dans les grands moments de l’histoire de ce pays, a été essentiel » (on n’ose imaginer quels étaient ces « grands moments », surtout au temps de Jean Chiappe, René Bousquet et Maurice Papon…) ?

    Mais au-delà de cette violence dangereusement banalisée, le Parlement accélère la  du pays… au point de se voir à son tour menacé d’être réduit à rien – ce qui, de fait, est déjà le cas, par une « majorité » LREM votant tout ce que son maître Jupiter lui dit de faire. Après avoir contribué à la fascisation avec notamment la mise en place d’un fichier comportant une « application mobile de prise de notes » et permettant de collecter des informations sur « l’origine raciale ou ethnique », les « opinions politiques, philosophiques ou religieuses », « l’appartenance syndicale », « la santé » et « la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle (décret n°2020-151 du 20 février 2020), une décision du  (le fameux, et surtout fumeux, « Conseil des Sages ») promulguée le 28 mai dernier annonce qu’une  non ratifiée par le Parlement pourrait avoir rétroactivement force de loi une fois passé le délai d’habilitation, à la seule condition que le projet de loi de ratification de l’ordonnance ait été déposé dans le temps imparti. Autrement dit, les ordonnances sur la contre-réforme des retraites pourraient être implicitement ratifiées sans que le Parlement n’en dise mot !

    Et au-delà de ce seul cas ô combien majeur, cela signifie désormais que le gouvernement peut se passer de l’obligatoire accord du Parlement, qui est seul en mesure d’habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances. Mais puisque les députés et les sénateurs ne servent à rien pour , autant que ce dernier applique sa vision du pouvoir, résumée par l’historien Nicolas Roussellier dans La Force de gouverner : « la démocratie [NDLR : il faudrait des guillemets à « démocratie » …] exécutive contemporaine représente une forme de réhabilitation de ce « pouvoir personnel » que des générations de républicains avaient appris à détester au XIXe et au début du XXe siècle. Elle a réussi à légitimer, y compris aux yeux de la gauche, la nécessité de concentrer la presque totalité des pouvoirs au profit d’un Exécutif puissant et moderne ». Est-ce vraiment surprenant alors que « l’état d’urgence sanitaire », se surajoutant à l’état d’urgence tout court devenu disposition légale pérenne, servent désormais d’alibi pour interdire toute manifestation, à commencer par celles dénonçant les violences racistes pratiquées par certains policiers ?

    « Cette décision est un gros souci quand même » pour Cécile Duflot. Bel euphémisme pour ne pas nommer fascisation la situation actuelle du pays, marquée par la décrépitude de la démocratie parlementaire bourgeoise. Exactement ce que signale l’historien Ivan Jablonka dans Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus, au sujet de la IIIe République à l’agonie à la fin des années 1930, dont nous aurions tout intérêt à méditer les passages suivants (en dépit d’oublis factuels) : « Les camps de concentration républicains, destinés aux réfugiés espagnols, allemands ou autrichiens, aux Juifs chassés de toute l’Europe, constituent un vivier où puiseront à l’envi les autorités de Vichy et les nazis. Les décrets-lois de Daladier préparent le terrain à la législation du maréchal Pétain, dirigée contre les naturalisés et les étrangers en juillet-septembre 1940, contre les Juifs à partir d’octobre 1940. À cette date, cela fait plusieurs années que la France discrimine les étrangers et traque les clandestins. […] Sous le Front populaire, le fichier de la Sûreté nationale est géré par un jeune fonctionnaire plein d’avenir, René Bousquet. En 1940, après son évacuation en péniche, le « casier central » de la Préfecture de police est rapatrié à Paris où il est remis en ordre par la direction des étrangers et des affaires juives. […] Bien que la législation des années 1930 ne soit pas expressément antisémite, il y a un « Vichy avant Vichy », et il fermente dans la République. » Sans parler, bien entendu, des décrets dissolvant le Parti Communiste et les municipalités communistes, puis du décret Sérol punissant de mort toute activité communiste bien avant l’avènement du régime vichyste… 

    https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Que ce soit en direction de Renault, désormais privatisé, ou des autres secteurs patronaux (tourisme par ex.), les subventions d’Etat pleuvent à milliards, sans compter les exonérations de cotisations dites patronales : des exonérations qui vont à nouveau tirer vers le rouge les caisses de retraites et de maladie. De fait, c’est l’Etat qui paiera les embauches d’apprentis, le patronat se contentant d’engranger les profits d’une main d’oeuvre quasi-gratuite. Et tout cela sans contrepartie réelle en terme de maintien de l’emploi en France. On le voit avec le patronat de Prestalis, de Renault, de General Electrics, qui va de nouveau massacrer son site de Belfort, issu du joyau industriel qu’était Alstom. Moins que jamais nous ne devons accepter cette politique économique où l’Etat, c’est-à-dire le contribuable, paie la main-d’oeuvre, où les caisses de sécurité sociale sont délestées et où les entrepreneurs privés qui engrangent les bénéfices sont subventionnés pour… délocaliser et licencier! 

    Il faut demander des comptes à toutes les grandes entreprises qui ont reçu des subventions publiques géantes depuis des années (C.I.C.E., pacte de responsabilité), qui ont continué de licencier et de délocaliser et il convient de nationaliser, sans indemniser les grands actionnaires, les banques et les grandes entreprises qui présentent un caractère stratégique pour la nation (Prestalis en est une puisqu’elle garantit la distribution égale des journaux sur tout le territoire). 

    Mais que déjà des “marxistes” patentés cessent d’être dupes des apparences et cessent d’appeler au “rassemblement antilibéral” ce qui revient à se battre contre un fantôme. Le néolibéralisme actuel, formidablement renforcé par les subventionnements publics européens et régionaux, comme la “concurrence libre et non faussée” de Maastricht, sont des leurres : la concurrence n’est exacerbée à l’échelle transcontinentale que pour étouffer les PME (dehors les “challengers”! finis les marchés locaux et nationaux!), mais jamais le subventionnement d’Etat des monopoles capitalistes n’aura été poussé si loin! 

    Georges  GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Fêtons l'anniversaire des 15 ans du NON de 2005, mobilisons TOUS ENSEMBLE, pour une république française sociale, souveraine, démocratique et fraternelle.
     
    Rejoignez l'appel en le signant en ligne comme déjà plus de 1500 résistants de tous horizons : https://www.mesopinions.com/petition/... 
     
    Ce 29 mai, suivez en direct et participez via le chat en ligne au meeting numérique,
     
    avec la participation de:
     
    ● Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF,
    ● Jean-Luc Pujo, président des Clubs penser la France,
    ● Gwenaëla Caprani, membre du collectif Citoyens souverains,
    ● Torya Akroum, cheminote et gilet jaune,
    ● Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
    ● Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
    ● Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
    ● Olivier Delorme, historien et romancier,
    ● Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    ● Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !...
     
    www.initiative-communiste.fr
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  • Le 29 mai 2005, 55% des Français – et près de 80% des ouvriers – rejetaient par  le « Traité établissant une constitution pour l’Europe » (TCE), marquant l’une des plus grandes victoires de la souveraineté nationale et populaire depuis des décennies en France. Cet événement historique fut vécu comme une véritable apocalypse pour les tenants du capitalisme euro-atlantique, aussi bien politique (de Sarkozy à Hollande, de Fillon à Valls, de Copé à DSK, et tant d’autres), économique (principalement le MEDEF, mais aussi la CFDT de Chérèque) et bien entendu médiatique, tous les éditocrates de l’époque (Serge July, Franz-Olivier Giesbert, Alain Duhamel, David Pujadas, Christine Ockhrent, sans oublier Bernard Guetta devenu depuis eurodéputé macroniste, etc.), désireux d’effacer l’humiliation subie face à un peuple (essentiellement les classes populaires) qualifié de « populiste », « xénophobe », « nationaliste », « raciste », « fasciste », etc. (qualificatifs tout à fait justifiés pour l’extrême droite frontiste et villiériste).

    La vengeance étant un plat qui se mange froid, elle fut glacée pour les classes populaires et les opposants au TCE : le 4 février 2008, les parlementaires réunis en Congrès à Versailles (beau symbole de la Restauration contre-révolutionnaire) modifièrent la Constitution afin de permettre, 4 jours plus tard, l’adoption du traité de Lisbonne dit « traité simplifié » qui, de l’aveu même de Valéry Giscard d’Estaing, n’est qu’un copier-coller du TCE puisque « les propositions institutionnelles du traité constitutionnel – les seules qui comptaient pour les conventionnels – se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérés dans les traités antérieurs »[i]. La modification de la Constitution fut approuvée largement par la droite sarkozyste, qui profita au passage de la large abstention des « socialistes » (quand ils ne votèrent carrément pas en faveur de la révision comme Valls ou Jack Lang) pour faire passer en force ledit traité[ii] et signer la mort de la souveraineté nationale et populaire… trahissant au passage l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) du 26 août 1789 (et reprise telle quelle dans la constitution de la 5e République), selon lequel « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément »[iii] ; de même, il s’agit d’une violation flagrante de l’article 3 de la constitution de 1958 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »[iv] Ce fut exactement pourtant ce que firent les prétendus « démocrates » « socialistes », UMP (futurs faussaires « Républicains », à l’image de Christian Jacob) et autres pseudo « centristes » comme François Bayrou, l’homme qui se rallia rapidement à Macron avant tant d’autres (sans oublier l’euro-mutant ayant contribué à la liquidation du PCF, Robert Hue[v]).

    Ces rappels historiques ne sauraient être oubliés en ce 15e anniversaire de la victoire du NON au référendum de 2005, et le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) vous invite pour cela à visionner deux documentaires tournés l’un au lendemain de l’historique victoire de 2005, l’autre à la veille de l’élection présidentielle de 2017.

    Le premier reportage, réalisé par l’équipe d’« Envoyé spécial » de France 2 et intitulé « Le jour où la France a dit non »[vi], resitue l’ambiance au soir et au lendemain du 29 mai 2005, montrant le désarroi incommensurable des partisans du « oui », pour tous d’ailleurs des étudiants Erasmus, cadres supérieurs urbains, « socialistes » et autres droitistes réactionnaires, sans compter les inénarrables éditocrates sous le choc. Un documentaire au sein duquel le « journaliste » en question ne peut s’empêcher de verser dans des commentaires hostiles aux partisans du Non (à commencer par Jean-Luc Mélenchon) et de (non-)« analyses » comme celle comparant les tomates polonaises… aux travailleurs polonais pour justifier la « totale liberté de circulation » et implicitement accuser les travailleurs français de xénophobie ; il est également intéressant de voir les réactions de ces « étudiants » prêts à ne pas faire voter « un ouvrier travaillant 35 heures par semaine » (ah, la ritournelle des « 35 heures » n’est jamais bien loin ! Ou comment ignorer que les ouvriers travaillent bien plus que 35 heures par semaine…) car incapable de « comprendre » (heureusement, la « pédagogie » Erasmus fera la différence).

    L’autre documentaire, intitulé « 2005 : quand la France a dit non à l’Europe »[vii] et diffusé sur France 3 quelques mois avant l’élection présidentielle, retrace 12 années de viol de la souveraineté nationale et populaire en France au nom de « l’Europe », du rejet du TCE à l’adoption de la loi chômage “El Khomri” (où apparaît même un certain… Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie du gouvernement Valls) en passant par la ratification du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » (TSCG) par les « socialistes » en 2012[viii]. Où l’on voit l’ampleur de l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, au point que l’ancien socialiste Pouria Amirshahir, opposé au TCE en 2005, affirme au sujet de l’acte du 4 février 2008 : « Ce n’est pas simplement un déni de démocratie : c’est une entaille durable dans l’idée même qu’on se fait de la démocratie et de sa possibilité. Finalement, tout cela ne reposerait pas sur les grands principes qu’on nous a enseignés et transmis ? La délibération collective, le respect du peuple, le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple : tout ça en fait, c’est du pipeau ! ».

    Eh oui, tout ça en fait c’est du pipeau, et même du Sciences Pipo, qui enseigne telle une secte à ses disciples autant de fables aux futurs dirigeants illuminés dont Macron est actuellement l’un des représentants les plus zélés[ix].Mais tout dépend ce qu’on entend par « démocratie », terme pour lequel on adoptera volontiers la définition de Lénine :

                « La marche en avant, à partir de cette démocratie capitaliste – inévitablement étriquée, refoulant sournoisement les pauvres, et par suite foncièrement hypocrite et mensongère – ne mène pas simplement, directement et sans heurts « à une démocratie de plus en plus parfaite », comme le prétendent les professeurs libéraux et les opportunistes petits-bourgeois. Non. La marche en avant, c’est-à-dire vers le communisme, se fait en passant par la dictature du prolétariat ; et elle ne peut se faire autrement, car il n’est point d’autres classes ni d’autres moyens qui puissent briser la résistance des capitalistes exploiteurs.

                Or, la dictature du prolétariat, c’est-à-dire l’organisation de l’avant-garde des opprimés en classe dominante pour mater les oppresseurs, ne peut se borner à un simple élargissement de la démocratie. En même temps qu’un élargissement considérable de la démocratie, devenue pour la première fois démocratie pour les pauvres, démocratie pour le peuple et non pour les riches, la dictature du prolétariat apporte une série de restrictions à la liberté pour les oppresseurs, les exploiteurs, les capitalistes. Ceux-là, nous devons les mater afin de libérer l’humanité de l’esclavage salarié ; il faut briser leur résistance par la force : et il est évident que là où il y a répression, il y a violence, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de démocratie. »[x]

                Voilà pourquoi, 15 ans après la victoire de la souveraineté nationale et populaire, puis le viol de la volonté de cette dernière par les euro-gouvernements successifs jusqu’à Macron-Philippe, il est fondamental de se rafraîchir la mémoire non pour simplement commémorer cet événement majeur, mais pour proposer une perspective politique capable d’en finir avec Macron, Philippe et leurs sbires ainsi que tous les corrompus des euro-gouvernements successifs, le MEDEF, bien entendu l’UE atlantique et fascisante appliquant les desiderata de Bruxelles, Berlin et Washington, en accélérant l’euro-dissolution de la France et de la République, l’euro-démantèlement des services publics, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, et l’euro-fascisation menaçant les libertés publiques (en témoignent la violente répression anticommuniste, le révisionnisme historique du Parlement européen qui assimile le communisme au nazisme, et bien entendu l’essor de l’extrême droite fasciste en Europe), sans oublier la fausse « mondialisation heureuse » capitaliste avec ses instruments d’asservissements des peuples souverains (Banque mondiale, FMI et OMC en tête).

                Et pour cela, RENDEZ-VOUS LE  A 18H30 sur Internet pour participer au meeting numérique rassemblant les signataires de l’appel du [xi], pour une République française sociale, souveraine, démocratique et fraternelle. Pour qu’enfin adviennent les authentiques « nouveaux jours heureux » !


    [i] https://www.lemonde.fr/idees/article/2007/10/26/la-boite-a-outils-du-traite-de-lisbonne-par-valery-giscard-d-estaing_971616_3232.html

    [ii] [2] Le résultat du scrutin est disponible au lien suivant : http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp

    [iii] https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789

    [iv] https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur

    [v] Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/hue-macron-floreal-prcf/

    [vi]  https://www.youtube.com/watch?v=KFXEesj5f18

    [vii] https://www.youtube.com/watch?v=FX4aLWxXlpc

    [viii] Il est très surprenant que France Télévisions ait accepté de diffuser un documentaire autant euro-critique ; le tir a depuis été corrigé, en témoigne cette émission du 18 avril 2020 diffusée sur France 2 et intitulée… « La grande émission des Européens » : https://www.facebook.com/watch/live/?v=2551274241644534&external_log_id=9614a4bea19493a1044ff73a47be0a03

    [ix] Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/macron-philippe-le-medef-et-lue-les-illumines-capitalistes-au-pouvoir/

    [x] Lénine,L’Etat et la révolution, Editions sociales, Paris, et Editions du Progrès, Moscou, 1972, p. 131.

    [xi] Appel à signer au lien suivant : https://www.mesopinions.com/petition/politique/republique-francaise-sociale-souveraine-democratique-fraternelle/88587 Des informations seront communiquées sur le site www.initiative-communiste.fr prochainement

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    ● Jean-Luc Pujo, président des Clubs penser la France,
    ● Gwenaëla Caprani, membre du collectif Citoyens souverains,
    ● Torya Akroum, cheminote et gilet jaune,
    ● Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
    ● Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
    ● Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
    ● Olivier Delorme, historien et romancier,
    ● Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    ● Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !...
     
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  • La désindustrialisation tue. Et la crise sanitaire du  vient de le démontrer à nouveau. Elle tue, d’abord, les ouvriers qui en sont les premières victimes : condamnés au chômage, à la précarité, à la misère. Le chômage de masse est directement responsable de 20 000 morts chaque année en France d’après l’INSERM. Elle tue, également, car elle prive le pays des moyens de production nécessaires pour disposer des biens indispensables à la satisfaction des besoins de la population. Y compris, lors des crises sanitaires de la capacité à produire rapidement sous le contrôle populaire. Dans notre France euro-désindustrialisée.

    5 milliards d’euros payés par le peuple… pour fermer des usines 

    Un prêt de 5 milliards d’euros garantis par l’Etat cela signifie que toi, lecteur, contribuable, Macron t’engage à rembourser ce prêt si Renault ne le fait… y compris les intérêts dont va bénéficier la banque privée qui l’accorde. Cette garantie vient également au bilan de la dette de l’Etat.

    De garantie, Renault n’en donne aucune et pour cause, le régime Macron n’en a imposé aucune. Pas même de maintenir l’emploi et les usines en France. Pourtant 5 milliards d’euros c’est énormément d’argent. Pour donner l’ordre de grandeur de la somme, cela représente l’intégralité des salaires du 15 mars au 15 juin de 694 444 ouvriers qui seraient payés 2000 € net par mois. Rappelons que Renault ne compte que 180 000 salariés au total dans le monde dont un peut moins de 50 000 en France. Ce prêt de 5 milliards permettrait ainsi de fournir la trésorerie pour payer les salaires des employés de Renault en France durant…. 41 mois soit 3 ans et demi ! Donc, non Renault ne manque pas d’argent et la crise du COVID-19 ne saurait justifier la suppression d’un seul emploi en France.

    Tout en demandant ce prêt, le patronat de Renault, dont l’Etat est actionnaire, a déclaré ““Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien”“.

    Flins, Choisy, Dieppe, Caudan dans le viseur !

    En réalité dans la presse il est déjà annoncé la fermeture de 4 usines en France :

    • Flins ou 2600 ouvriers produisent la Renault Zoé électrique (et actuellement des masques) et la Nissan Micra
    • la Fonderie de Bretagne à Caudan385 ouvriers au cœur de la production industrielle puisqu’ils fabriquent le coeur des automobiles (pièces en fonte de transmissions, moteurs et châssis)
    • Dieppe386 ouvriers fabriquant l’Alpine A110.
    • Choisy qui est spécialisée dans la réfection des moteurs et boîtes de vitesse et emploie 263 ouvriers
    • Douai l’une des plus grandes usines de Renault en France verrait la suppression de la production de 4 véhicules dont les historiques Scenic et Espace, au profit de soit disant véhicules électriques. C’est le même chemin qui avait été donné à Flins…

    Mais Renault n’annonce évidemment pas de réduction de sa production, il s’agit en réalité d’un plan de délocalisation qui ne dit pas son nom. En 2019 Renault a produit 3 818 411 véhicules dont seulement 17.9% ont été produits en France, avec 8.5% de véhicules de moins assemblés en France par rapport à 2018 et, ce, alors que 35.6% des véhicules sont produits en zone eurasienne. De fait, 2019 a été la dernière année de production sur le sol français du véhicule le plus vendu en France, la Clio. Celle-ci n’est désormais plus fabriquée… qu’en Turquie !

    Nationalisons Renault !

    Ce nouveau scandale intervient par ailleurs à la suite de l’affaire Ghosn, où le PDG de Renault a été incarcéré au Japon en raison d’une enquête sur des détournements de fond : les vidéos de son anniversaire à Versailles payé par Renault, ont alors fait le tour du monde. Ce sont les mêmes qui disent maintenant que Renault doit faire 2 milliards d’euros d’économies et qu’il faudrait fermer des usines pour cela.

    Près de 4000 ouvriers sur le carreau et un pan stratégique supplémentaire de l’outil de production industriel qui va être détruit ! Sauf si on se bat pour l’empêcher. Comme le montre le communiqué du PRCF 94 ci-après, les communistes seront au premier rang de ce combat.

    De fait l’outil industriel a été construit par les ouvriers, financé par leur travail. Il doit donc être nationalisé, sans indemnité. Si on peut garantir un prêt de 5 milliards à Renault, c’est que l’on peut construire immédiatement un grand Pôle public de l’… moins coûteux et beaucoup plus efficace. Indispensable pour l’avenir de notre pays et faire face souverainement à tous les défis du 21e siècle.

    JBC

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Fêtons l'anniversaire des 15 ans du NON de 2005, mobilisons TOUS ENSEMBLE, pour une république française sociale, souveraine, démocratique et fraternelle.
     
    Rejoignez l'appel en le signant en ligne comme déjà plus de 1500 résistants de tous horizons : https://www.mesopinions.com/petition/... 
     
    Ce 29 mai, suivez en direct et participez via le chat en ligne au meeting numérique,
     
    avec la participation de:
     
    ● Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF,
    ● Jean-Luc Pujo, président des Clubs penser la France,
     Gwenaëla Caprani, membre du collectif Citoyens souverains,
     Torya Akroum, cheminote et gilet jaune,
     Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
     Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
     Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
     Olivier Delorme, historien et romancier,
     Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    ● Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !...
     
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