• En ce début de printemps, le PRCF répond présent ! Jeudi 18 mars 2021, le PRCF participait à la manifestation organisée par les Amies et Amis de la (https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/150-ans-de-la-commune-la-prise-de-parole-de-fadi-kassem/) pour rendre hommage au 150e anniversaire du début de la Commune de Paris, dont le combat s’inscrivait, tout comme celui du PRCF œuvrant pour une alternative révolutionnaire rouge socialiste et internationaliste ET tricolore patriotique, dans le cadre de la guerre face à l’Allemagne impériale et à la majorité versaillaise, royaliste, bien plus attachée au drapeau blanc de la contre-révolution qu’au drapeau tricolore qu’elle instrumentalisa misérablement pour écraser la Commune de 1871 dans le sang.

    Samedi 20 mars 2021, le PRCF a mobilisé des militants franciliens à Paris. Le matin, au 48 rue du Four, s’est tenu un rassemblement au cours duquel sont intervenus des amis et camarades signataires de l’appel du 29 mai 2020 : Sacha Mokritzky, fondateur et rédacteur en chef de la revue Reconstruire ! ; Gwenaëla Caprani, membre du collectif Citoyens souverains qui milite pour un Frexit de gauche ; Jean-Luc Pujo, président des clubs Penser la France ; et Fadi Kassem, co-secrétaire national du PRCF. Ces interventions, réalisées sur fond de l’association des drapeaux rouge et tricolore, ont insisté sur la nécessité urgente de constituer une alternative seule en mesure de vaincre le faux « duel » et vrai duo Macron-Le Pen, alors même que plus de la moitié des citoyens ne vote plus depuis juin 2017 et que 80% des Français (sondage Atlantico) ne souhaitent pas un nouveau scénario funeste au second tour de la présidentielle en 2022. Les discours ont été chaleureusement applaudis et ont suscité la curiosité et la sympathie de nombreux passants.

    Puis le PRCF, avec Sacha Mokritzky et Jean-Luc Pujo, a pris part à la manifestation organisée l’après-midi depuis la place Edmond Rostand à destination de Bastille : disposés le long du boulevard Saint-Michel, les camarades du PRCF ont distribué des centaines de mesures d’urgence et le tract généraliste appelant à mener la campagne pour une alternative rouge-tricolore pour 2022, sous l’impulsion de Fadi Kassem. L’accueil fut positif et chaleureux, en particulier auprès des travailleurs sans-papiers, des et des syndicalistes de combat, autant de travailleurs confrontés à la violence de classe de la Macronie, du MEDEF et de l’UE depuis tant d’années. Un entretien vidéo fut également réalisé avec les Gilets jaunes constituants sur la Commune de Paris et les perspectives révolutionnaires.

    Plus que jamais, le PRCF participera à toutes les manifestations contre l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques (Sécurité sociale, retraites par répartition, Code du travail), l’euro-démantèlement des services publics, l’euro-dissolution de la France et de la République, l’euro-fascisation qui arase les libertés publiques – à l’image de la loi Insécurité globale –, tout en poursuivant son travail de terrain entamé depuis des semaines auprès des travailleurs et des citoyens des communes rurales et populaires, afin qu’émerge une alternative rouge-tricolore pour en finir avec l’euro, l’UE, l’OTAN et le capitalisme, et qu’enfin adviennent les nouveaux Jours heureux dont nous avons urgemment besoin !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Alors qu’il vient de quitter sa mission qui était ces dernières années ambassadeur du en France salue dans un courrier le soutien des militants du PRCF au peuple venezuelien et à la révolution bolivarienne.

    A lire une sélection des interviews de Michel Mujica parues dans les pages d’Initiative Communiste ces 5 dernières années

     


    Paris, 17 mars 2021 

    Chers et chères camarades du Pôle de renaissance communiste en  France (PRCF) 

    Tout d’abord, je voudrais exprimer dans ces lignes ma profonde reconnaissance à  tous les camarades de Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) pour le soutien inaltérable, loyal et solidaire au peuple vénézuélien et à la révolution  bolivarienne pendant les sept années où j’ai eu l’honneur d’être ambassadeur de la  République bolivarienne du Venezuela auprès de la République française.  

    Dans les moments les plus difficiles de la révolution bolivarienne : agressions, coups  d’État manqués, sanctions imposées unilatéralement par les États-Unis, l’Union  européenne, et leurs suiveurs, insurrections de la droite oligarchique vénézuélienne  et déstabilisation permanente des institutions démocratiques de mon pays. Dans  tous ces moments, nous avons toujours eu la main tendue et le soutien inaltérable  des camarades de Pôle de renaissance communiste en France (PRCF)

    L’esprit de solidarité avec le peuple vénézuelien et la révolution bolivarienne a  montré que les camarades de Pôle de renaissance communiste en  France (PRCF) pouvaient transformer en gestes et actions concertés l’action  solidaire du peuple français. 

    Unis-nous vaincrons 

    Michel Mujica Ricardo 
    Ancien

    “Mon salut au Commandant Chavez” 

    Par Michel Mujica, ancien diplomate et Ambassadeur du Venezuela et professeur universitaire.

    Michel Mujica, alors ambassadeur du Venezuela à Paris

    vendredi 5 mars 2021

    Le Président Chávez répétait sans cesse qu’il ne croyait pas au rôle prépondérant des individus dans l’histoire et avait l’habitude de se présenter comme un soldat d’un peuple en révolution. Et il est important de le souligner qu’il fut le premier soldat d’une révolution inédite par sa réinterprétation par la pensée et par l’action de l’héritage des grands hommes et femmes de la geste émancipatrice du XIX Siècle contre l’Empire Espagnol.

    Le président Chavez a dit un jour …que l’essentiel d’une révolution est de réussir à réveiller un peuple.

    De cette révolution inédite il fut, il est et il restera un acteur décisif pour la transformation d’une société comme la société vénézuélienne, et dont le début institutionnel est l’élection présidentielle de 1998, qui vit son élection comme Président de la République. Hugo Rafael Chávez Frias a été le moteur du processus constituant qui aboutit à la Constitution de 1999, la plus démocratique et la plus participative de toute notre histoire républicaine. Le processus bolivarien s’est fait malgré les réactions, certaines prévisibles, d’autres imprévisibles, face au processus de changement fondés sur le projet bolivarien. Parfois, au commencement du processus, nous nous étonnions de voir que dans le même quartier résidentiel où nous vivions, nos voisins ont des avis différents des nôtres, absolument légitimes, et nous avons vu avec surprise ce qui jusqu’à là était une simple différence devenir un antagonisme irréconciliable, évolution savamment instillée par des média favorables à l’hégémonie néolibérale.

    Il est important de signaler que dans l’imaginaire politico-militaire de Chávez et des fondateurs du Mouvement Bolivarien Révolutionnaire-200 (MBR200) a joué un rôle important dans la rébellion militaire du 4 février 1992 un projet politique comprenant une dynamique orientée vers deux buts concurrents : d’une part, les objectifs nationaux de souveraineté, d’indépendance et d’autodétermination face aux ambitions du prétendu «Nouvel ordre mondial » ; et, de l’autre côté, la lutte pour une démocratie populaire dans ses multiples manifestations, économiques, sociales et politiques, lutte dont le peuple était le protagoniste (1).

    Dès le début, on a pu observer des forces sociales se transformer en mouvements et organisations politiques qui, parmi d’autres, ont orienté et déplacé le centre de gravité des partis politiques et des classes sociales jadis hégémoniques et qui avaient perdu leur capacité de diriger la société vénézuélienne. Intervient aussi, en parallèle, l’action du peuple organisé à travers des structures inédites. Si la société souhaite garder ou rétablir un nouvel équilibre, elle doit accomplir un travail de réadaptation de toutes les tendances et institutions qui coexistent en elle. La société, ses acteurs et ses dirigeants comprennent que ces nouvelles circonstances ne signifient pas un commencement autonome, sans aucune restriction.

    Chávez s’est présenté aux élections de 1998 sans compter avec des ressources économiques, sans disposer d’espaces considérables dans les médias, sans compter avec des organisations politiques majoritaires et solides. Depuis, il remit en jeu sa légitimité en 16 élections où il a triomphe des forces d’opposition, sauf une fois et par une marge de moins de 1%.

    La Constitution de la République bolivarienne du Venezuela de 1999 non seulement préserve l’état de droit et garantit la souveraineté nationale, mais introduit en plus des nouveautés importantes pour la création d’une société plus digne, prenant la défense des minorités indiennes, l’ampliation des droits civils des étrangers résidant au Venezuela, la reconnaissance de la double nationalité et du protagonisme des secteurs populaires, tout cela dans un pays doué de formidables richesses mais dévasté jusqu’à 1998 par les inégalités économiques et sociales héritées des politiques néolibérales dominantes pendant la dernière décennie de la IV République. Sans oublier le rôle d’une politique internationale fondée sur la création de la Grande Patrie Latino-américaine, la défense de l’intégrité territoriale, de la souveraineté et de l’autodétermination des peuples et des nations.

    Après le coup d’Etat d’avril 2002 et du complot pétrolier de février 2003 et grâce aux bons offices de Teresita Maniglia, j’ai ai eu à 2 ou 3 reprises des contacts téléphoniques avec le Président Chávez lors d’émissions d’ALO PRESIDENTE. Ces coups de force de la bourgeoisie en connivence avec les Etats-Unis et l’Espagne ont échoué par l’union des forces populaires, des travailleurs de l’industrie pétrolière et des Forces Armées. Je l’ai connu personnellement quand j’ai eu le grand honneur de prêter serment au Palais de Miraflores comme Ambassadeur auprès de la République Algérienne Démocratique et Populaire et de la République arabe Sahraoui. J’ai également pu m’entretenir avec le Président lors de ses deux visites présidentielles en Algérie, en mai 2006 et en septembre 2009. A cette dernière occasion je me suis entretenu avec lui à deux reprises et il m’a transmis son profond intérêt pour renforcer la coopération et les relations entre l’Algérie et le Venezuela. Il voulait connaître dans le détail plusieurs aspects du travail de notre Mission Diplomatique à Alger. Le Président Chávez respectait et admirait la lutte héroïque du peuple algérien pour conquérir son indépendance, ainsi que le courageux combat du peuple Sahraoui pour obtenir son indépendance.

    Je voudrais terminer ces lignes en citant des paroles prononcées par le Président Chávez sur les Etats-Unis. On n’est pas un ennemi des Etats-Unis, il n’a pas de préjugés ni de sentiments d’animadversion à leur égard. « Bien au contraire, mais je me méfie des tentations hégémoniques d’où qu’elles viennent. L’impérialisme et le colonialisme, la façon dont les grands pays du Nord imposent leurs modèles économiques et leurs régimes politiques au reste du monde, c’est cela qui m’oblige à me révolter dès 1492, la haine de l’impérialisme court dans nos veines : peu importe qu’il s’exprime en français, e, anglais, en allemand ou en espagnol : toute prétention du Nord de dominer le Sud, de nous exploiter et de nous prendre pour des indiens ignorants doit être combattue. Ce combat n’a rien à voir avec Washington » (Hugo Chávez, interview avec Patrick Wajsman pour la revue Politique Internationale,www.politiqueinternationale.com)

    Un grand leader et homme d’Etat révolutionnaire mondial est disparu physiquement. Il est le symbole et l’action d’une révolution jolie et continentale, un symbole en acier trempé, et contre ce symbole tous les empires sont impuissants.

    Vive Chávez et la révolution bolivarienne ! La souveraineté du Venezuela l’exerce le peuple souverain, n’oublions pas qu’aucune disposition de la charte des Nations Unies obligent à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat … Remember Biden !!!

    MICHEL MUJICA

    ___________________________________________________________

    Note :

    1) Dans un document du Front National Bolivarien (1995) adressé à la nation vénézuélienne. Les fondateurs du BR-200 ont su incorporer les symboles nationaux vénézuéliens à leur projet politique dès les années 1980 : « … Cette dernière circonstance les a amenés à mettre en question l’institutionnalité politique en vigueur, ce que l’on appelait le « puntofijismo », qui montrait une corruption grandissante et une incapacité chaque jour plus accentuée à faire face à la crise économique et sociale de plus en plus grave qui caractérisa la décennie de 1980. La réceptivité que les conspirateurs ont trouvée parmi les jeunes officiers s’explique, en premier lieu, pour leur idéologie « bolivarienne », fortement enracinée dans l’institution ; ensuite, par l’accent mis sur la lutte contre la corruption, largement condamnée par ses compagnons ; et finalement, car, au lieu de questionner l’institutionnalité démocratico-représentative en elle- même, ils dénonçaient le fossé grandissant entre les valeurs constitutionnelles et le fonctionnement du système politique déjà considéré comme illégitime. C’est ainsi que pendant la clandestinité, faisaient partie du mouvement de Commandants, Capitaines et Lieutenants (Comacate)dirigé par le MBR-200, des officiers qui, plus tard, développeraient de positions idéologiques et politiques très diverses. En tout état de cause, l’inclusion d’Ezequiel Zamora, leader aux idéaux libéraux des forces fédérales lors de la guerre civile de 1840-1850, auteur d’un projet de Réforme agraire pour les paysans est affronta l’oligarchie terrienne. Il croyait fermement à l’unité civico-militaire et a remporté des victoires importantes dans Los Llanos. Il mourut lors de l’assaut de San Carlos, en 1860. D’autres sources d’inspiration ont été le Libertador Simon Bolívar et Simón Rodríguez, maître du Libertador, qui professait des idées novatrices et révolutionnaires pour l’époque et qui a eu une grande influence sur son disciple. Ces sources d’inspiration formaient « L’arbre aux 3 racines » et montraient clairement le potentiel populiste du mouvement » Vid. Parker, El Chavismo, Populismo Radical y Potencial revolucionario. In: Revista Venezolana de Economía y Ciencias Sociales, 2000, Vol.7 N° 1 – janvier-avril: 24.

     

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  • Moins préoccupé de combattre efficacement la pandémie de covid-19 provoquée par les ravages de la mondialisation capitaliste et les diktats austéritaires de l’ que d’accélérer la destruction de la , le régime Macron se précipite à établir une nouvelle carte d’identité.

     

    Cette carte d’identité n’a plus rien d’une carte nationale d’identité, document officiel de la République. Puisque faisant figurer l’emblème de l’Union Européenne qui faut il le rappeler n’a aucune valeur constitutionnelle ni officielle ! C’est que ce nouveau document imposé par le décret n°2021-279 traduit en réalité “le règlement (UE) 2019/1157 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 relatif au renforcement de la sécurité des cartes d’identité des citoyens de l’Union et des documents de séjour délivrés aux citoyens de l’Union et aux membres de leur famille exerçant leur droit à la libre circulation “. En clair c’est l’Union Européenne qui décide de la forme prise par les documents d’identité des citoyens français ! Et c’est également cette même Union Européenne qui impose le passage à un format biométrique tout à fait liberticide. Une puce stockera vos photo, les empreintes digitales (y compris pour les enfants de plus de 12 ans !), date et lieu de naissance, sexe, taille, adresse. Des données également placées dans une base de données, le TES. Un nouvelle outil pour la surveillance policière de masse. La CNIL a d’ailleurs rendu un avis très réservé : données biométriques trop accessible, conservation durant 15 ans, interconnexion des fichiers et chiffrement trop faible… un vrai réquisitoire !

    Sur la forme, le titre d’identité est désormais délivré … en anglais ! En violation directe des principes de la constitution ne reconnaissant qu’une seule langue à la République : le français.

    Dans une motion l’association de défense de la langue française lance l’alerte, et saisie par courrier les présidents de groupe parlementaire André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon.

    ____________________________________________________________________

     

    Carte d’identité en anglais et sous drapeau européen : le COURRIEL saisie les présidents de groupes Mélenchon et Chassaigne (IC.fr-21/03/21)Le 18 mars 2021, Lens 

    Aux présidents des groupes parlementaires de LFI et du PCF à l’Assemblée nationale, MM. Jean-Luc Mélenchon et André Chassaigne

    Copie à* MM. Bernalicis, Quattennens, Roussel, Bruneel, députés du Nord* aux Associations de défense du français* à quelques citoyens particulièrement impliqués dans la défense de notre langue contre le tout-anglais envahissant

    Messieurs les présidents de groupe parlementaire et chers concitoyens,
    , philosophe, président de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. vous remercie, en lisant et en méditant la motion rapportée ci-dessous, de prendre à temps toute la mesure de la gravité croissante, et désormais sans limite de décence, de légalité et de constitutionnalité, que ce gouvernement à la botte de l’UE et de la finance internationale porte à jet continu contre la langue française sacrifiée au tout-anglais “transatlantique”.
    Comment ne pas voir que ce sabordage de la diversité linguistique très largement coordonné à l’échelle continentale par Mme Ursula von der Leyen et autres partisans des traités néolibéraux transatlantiques est grosse d’énormes dangers pour les souverainetés nationales et populaires, pour la diversité de la culture, voire pour l’emploi, les salaires et les acquis sociaux qu’une dé-segmentation linguistique totale du marché de l’emploi, qui est l’un des buts stratégiques poursuivis, livrerait à un moins-disant social et salarial sans précédent, sans parler des énormes humiliations et discriminations supplémentaires que les peuples, et spécialement, la classe ouvrière, devraient endurer. 
    Merci de vous pencher en urgence sur ce sujet, c’est trop peu dire qu’en la matière aussi, il est “minuit moins cinq”.

    Georges Gastaud – pour l’association

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    MOTION VOTEE EN URGENCE PAR L’ASSOCIATION CO.U.R.R.I.E.L. avec le soutien d’un nombre croissant d’amis français et non français de la langue française et de la délibérément sacrifiées au tout-profit par l’oligarchie au pouvoir. Le 18 mars 2021, Semaine mondiale de la Francophonie

    UNE FORFAITURE CIVIQUE ET LINGUISTIQUE : la FUTURE CARTE D’IDENTITÉ FRANÇAISE DEVIENDRAIT BILINGUE FRANCO-ANGLAIS !

    Carte d’identité en anglais et sous drapeau européen : le COURRIEL saisie les présidents de groupes Mélenchon et Chassaigne (IC.fr-21/03/21)Nouvelle provocation contre les francophones et les amis de la langue française en France et dans le monde: le gouvernement a choisi la Semaine de la Francophonie et de la langue française pour présenter, sans le moindre débat parlementaire préalable, son projet de nouvelle carte d’identité bilingue où les rubriques seraient toutes libellées en français et… en anglais!

    Ça ne suffisait pas à l’équipe gouvernementale en place de fermer les yeux sur les innombrables entorses des grandes firmes « françaises » privées et publiques (Renault, PSA) qui basculent leur communication technique interne vers le tout-anglais, ou qui nomment leurs produits et enseignes en anglais (« Ma french Bank », « TGV Night », etc.). 
    Ça ne lui suffisait pas non plus de laisser nombre de grandes écoles et d’Universités multiplier les enseignements en anglais destinés… à des francophones dans toutes sortes de disciplines, pendant que, illégalement, toutes sortes de collectivités publiques rebaptisent leurs « territoires » en anglais (« Oh my Lot ! », « Only Lyon », « In Annecy Mountains », etc.).
    Enfin, ça ne suffisait pas au gouvernement de laisser la Commission de Bruxelles, sans aucune protestation française qui fût à la hauteur de cette forfaiture, installer le fait accompli d’une communication européenne de plus en plus exclusivement délivrée en anglais.
    Voilà maintenant que l’État français lui-même décide de passer outre l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français ») et de violer lui-même, et fort grossièrement, la loi Toubon de 1994: Langue de la République en vertu de la Constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France. Elle est la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics. Elle est le lien privilégié des États constituant la communauté de la francophonie.
    En éditant une carte d’identité dont l’effet réel sera de désétablir le français de son rôle de seule langue officielle du pays, de le reléguer au rang de langue locale en niant sa dimension internationale et d’instituer du même coup l’anglais – et cela en plein Brexit ! – comme seule langue internationale reconnue par la France.
    De plus en plus se confirme la volonté éclatante, voire l’acharnement des milieux dominants imbus d’idéologie atlantiste et « post-nationale » de désétablir à toute vitesse notre langue nationale, premier service public de France, socle de la République indivisible et ciment de la Francophonie internationale. 
    Cette carte d’identité de la honte est un test de la résistance civique et linguistique des citoyens. Si nous citoyens français laissons passer cette grossière forfaiture linguistique, le pouvoir saura qu’il peut donner son feu vert à l’entreprise visant à faire de l’anglais la seule langue de travail de l’UE, puis à en faire une langue co-officielle en France même: ce qui accélèrera prodigieusement la politique linguistique d’arrachage du français, de substitution systématique de l’anglais à notre langue maternelle commune et de basculement général, en France et dans le reste de l’UE, à la langue unique ardemment désirée par la finance et par les grandes sociétés transnationales, avec tous les énormes dangers que cela représente sur les plans économique, social, culturel et politique.
    C’est pourquoi nous adjurons les parlementaires, les intellectuels, les syndicalistes, les journalistes, d’interpeller vivement le président de la République et le gouvernement pour qu’ils retirent au plus tôt ce projet scélérat attentatoire à la loi, à la Constitution, à la personnalité même de la France et à la langue commune du peuple français et des autres peuples qui composent la Francophonie internationale.

    MESSAGE COMPLEMENTAIRE DE LEON LANDINI, PRESIDENT d’HONNEUR DE L’ASSOCIATION CO.U.R.R.I.E.L., ANC. OFFICIER DES F.T.P.-M.O.I. (FRANCS-TIREURS ET PARTISANS DE LA MAIN-D’OEUVRE IMMIGREE), GRAND MUTILE DE GUERRE, OFFICIER DE LA LEGION D’HONNEUR, MEDAILLE DE LA RESISTANCE, PRESIDENT DE L’AMICALE CARMAGNOLE-LIBERTE des ANCIENS F.T.P.-M.O.I. DE LA REGION RHÔNE-ALPES 

    52 de mes camarades sont morts sous la torture, sans avoir lâcher un seul nom, ni un seul mot à Barbie et à ses sbires.

    S’ils ont pu supporter l’insupportable et se sublimer à leur insu, c’est parce qu’ils avaient la conviction qu’ils n’allaient pas mourir pour rien.

    Ils se battaient et mourraient, pour que leurs survivants puissent vivre dans une France, Libre,  Forte,  Indépendante, Démocratique et SOUVERAINE,

    et non pas dans une France soumise à la dictature de la finance internationale et surtout, surtout pas dans une France où la langue de ce pays ne serait plus le FRANÇAIS.

    Au nom de mes camarades disparus, je remercie toutes celles et tous ceux qui aujourd’hui se battent pour qu’en France on continue à parler le Français.

    – Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre suite aux tortures endurées lors de mon internement par la Gestapo –Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI de la Région Rhône-Alpes.
    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

     

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  • a accepté d’être le candidat portant le programme franchement communiste proposé par le PRCF pour la . Dans cette vidéo de 5 minutes, Fadi Kassem présente les mesures économiques et productives qui sont proposées par le PRCF dans le cadre de ses d’urgences.
    Le détail de cette mesure n°6 est à retrouver sur : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/mettre-leconomie-au-service-des-travailleurs-mesure-n6-stopper-toutes-les-contre-reformes-maastrichtiennes/

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Les mesures économiques et productives du PRCF pour…Mettre l’économie au service des travailleurs

    Situation : Un démantèlement accéléré des bases productives et des grandes infrastructures du pays

    C’est la dernière lubie de la Macronie : le projet « Hercule », qui vise à séparer les activités rentables d’ de « celles qui ne le sont pas » pour ouvrir au privé le capital des premières. Une énième illustration de la politique économique et dé-productive menée depuis des décennies d’euro-politiques ayant débouché sur le triple désastre de la désindustrialisation, des fusions transcontinentales détruisant la souveraineté productive, et la privatisation galopante de toutes les infrastructures de la France.

    1) La dramatique désindustrialisation et ses désastreuses conséquences sociales

    C’est désormais une triste habitude : pas un jour ne passe sans que soit annoncé un plan de licenciements dans l’industrie, quel que soit le secteur : automobile avec la fermeture du site de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) dont les activités sont transférées à Flins (Yvelines) ; pneumatique, à l’image de la fermeture du site de Bridgestone à Béthune (Nord) débouchant sur le licenciement de 863 salariés – un « assassinat prémédité » selon le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand – tandis que Michelin a annoncé la suppression de 2.300 postes ; pharmaceutique, comme le montre l’annonce par Sanofi de son intention de supprimer 1.000 postes dans la recherche-développement en France – alors même que la France est incapable d’enrayer efficacement la crise sanitaire ; agroalimentaire, comme le prouve l’annonce par le groupe Danone de la suppression de 400 postes (sur 2.000) et l’intention d’Auchan de licencier environ 1.000 travailleurs ; aéronautique, avec l’annonce de la disparition de près de 30.000 postes (!) à Roissy-Charles-de-Gaulle, notamment à Air France (où l’on se souvient aussi de l’annonce fracassante de la suppression de 2.900 emplois en octobre 2015, ayant poussé les travailleurs licenciés à arracher la chemise du « directeur des ressources humaines » de l’époque, Xavier Broseta) et au sein des Aéroports de Paris (ADP) ; téléphonie, puisque Nokia a l’intention de supprimer près de 1.00 emplois ; hôtellerie, puisque le groupe Accor prévoit la disparition de près de 2.100 emplois ; ou encore énergie, puisqu’est programmée la disparition de près de 1.500 emplois chez General Electrics (GE). Ce désastre frappe également des secteurs davantage « tertiaires » comme le journalisme, à l’image du projet de Presstalis de supprimer jusqu’à 70% des emplois, et le secteur bancaire, la Société générale prévoyant la disparition de 350 emplois.

    Au-delà de l’actuelle conjoncture de plus en plus calamiteuse, la France est le pays de l’Union européenne () qui s’est le plus désindustrialisé depuis les années 1970 : en effet, de 5,7 millions de personnes employées dans l’industrie en 1974, on est passé à un peu plus de 3 millions en 2019, soit une chute de près de 2,6 millions d’emplois en 45 ans. Dans certains secteurs comme le textile, la chute est dramatique : alors que ce secteur employait 500.000 personnes en 1965, ce nombre a été divisé par plus de 5 depuis.

     

     

     

    Désormais, l’industrie ne pèse plus que 13% de la richesse nationale (contre près du ¼ en 1980), tandis que la part de l’emploi industriel a été divisée par 2 depuis la fin des années 1960 pour ne représenter qu’à peine 20% aujourd’hui du total de l’emploi.

    Entre mars et décembre 2020 plus de 700 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE, c’est-à-dire plans de licenciements) ont été annoncés, soit 76 100 ruptures de contrat de travail, près de trois fois plus que sur la même période en 2019.Les conséquences sont catastrophiques : non seulement la France ne dispose plus que d’une souveraineté industrielle réduite à peau de chagrin, en témoigne l’impuissance à produire des masques – importés pour nombre d’entre eux depuis la Chine populaire – efficacement et rapidement en pleine crise sanitaire, mais de plus les conséquences sociales sont désastreuses à l’image d’un qui, derrière la propagande macroniste faisant croire à une amélioration de la situation (à travers des stages bidons et autres emplois précaires, à temps partiel, etc.), reste à un niveau élevé (plus de 10% de la « population active ») et, quand il baisse, c’ est avant tout le résultat d’une opération mécanique faisant sortir des statistiques des demandeurs d’emplois ne correspondant plus aux critères officiels du chômage.

    Un chômage dont les conséquences sont dramatiques en termes de suicides notamment, la moitié des décès concernant des personnes de 35 à 64 ans en âge de travailler ; il faut y ajouter également le fort taux de suicides plus prononcés chez certains types de travailleurs, à commencer par les agriculteurs les plus fragiles (plus d’un suicide par jour en 2015) du fait de la fort chute des petites exploitations dont le nombre a été divisé par 3,5 entre 1988 et 2016, cette chute se poursuivant sous le quinquennat Macron.

    À quoi s’ajoute également une pauvreté effrayante : plus de 2 millions de travailleurs vivent avec moins de 1.041 euros par mois, tandis que plus de 2,1 millions de personnes bénéficient de l’aide alimentaire en ce début d’année 2021 et que plus généralement, en 2019, le taux de pauvreté a retrouvé son niveau de 1979 avec près de 15% des habitants vivant sous le seuil de pauvreté (60% du revenu médian, soit moins de 1.041 euros par mois). Au-delà des circonstances exceptionnelles liées au coronavirus, il faut bien y voir le résultat de la dramatique désindustrialisation frappant le pays depuis plus de 40 ans.

    2) Des fusions transcontinentales détruisant la souveraineté productive et le monde du travail

    Cette désindustrialisation recoupe fortement la réorganisation européiste et mondiale de l’économie dans le sens de la concentration croissante du capital en faveur des grands trusts transnationaux. Au-delà de la naïve croyance dans la « concurrence pure et parfaite » dont se targuent les capitalistes « libéraux » (sauf pour réclamer des subventions massives à l’État bourgeois selon le principe « socialisation des pertes, privatisation des profits ») et des formules en partie fausses comme celle de l’« économie ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » dont l’UE chante les louanges, on assiste en réalité à une concentration accélérée du capital à l’échelle mondiale, détruisant les structures du « produire en France » (et les structures productives d’autres pays comme, en , ceux du Sud et de l’Est dont les structures étaient déjà très fragiles à l’image de celles de la Grèce, et jusqu’aux États-Unis). En effet, comme le démontre fort justement Georges Gastaud, « quand les fusions capitalistes transnationales intéressant les grands capitalistes sont en jeu, ce sont, en dernière analyse, non pas la « concurrence libre et non faussée », mais les rapports de force entre grands États bourgeois, y compris à l’intérieur même de la Commission européenne, qui font la décision comme on l’a vu récemment avec les Chantiers de l’Atlantique, Alstom/Siemens, Renault-Nissan, PSA-Chrysler-Fiat, et autres bras de fer inter-impérialistes qui se sont régulièrement traduits par l’humiliation de l’État impérialiste français décadent : un État qui, ayant le plus misé historiquement, depuis au moins Colbert, sur l’État-nation centralisé, parmi les « grands États » impérialistes, paie logiquement le plus cher, en termes industriels et culturels, la transition en cours – voulue par le MEDEF et le CAC 40 – vers l’Empire euro-atlantique du grand capital. » Il en résulte d’importantes délocalisations industrielles et la fermeture des usines consécutives au « redéploiement des activités ».

    À tout cela, il faut ajouter, s’agissant de la France, un acharnement politique consécutif à l’énorme grève ouvrière de mai-juin 1968. Traditionnellement en effet – de la Commune aux grandes grèves de 1947-1948 en passant par la CGTU et le Front populaire –, le prolétariat industriel français était « rouge », syndiqué à la CGT et votant majoritairement communiste. Dès les années 1970, les oligarchies française et allemande, notamment Giscard et Schmidt, s’entendent pour parer à ce danger pour leur classe : pour ce faire, le gros de l’industrie européenne sera concentré sur la RFA, où le PC d’Allemagne avait été interdit par Adenauer et où la classe ouvrière était fortement « tenue » par les syndicats contrôlés par le Parti social-démocrate (SPD) ; pendant ce temps, l’oligarchie française acceptait de tailler à la faux dans la métallurgie française, de fermer toutes les mines et le textile, afin de spécialiser l’Hexagone dans le transport et la logistique européenne, le tourisme, l’armement et la banque. Première victime : l’usine Renault de Renault-Billancourt, cœur de la grève de 1968 et qui produisait une bonne partie de la machine-outil, ce socle de toute l’industrie nationale… Le résultat en termes d’importations, de perte de savoir-faire, d’endettement et d’impuissance sociale du prolétariat, est désastreux pour notre pays qui, bien qu’héritier de Pasteur, cinquième puissance économique mondiale et seul de tous les membres du Conseil permanent de l’ONU, a été incapable de mettre au point et de produire un vaccin.

    Depuis des décennies, les fusions-acquisitions – ou une seule de ces deux opérations – ont essaimé et se sont accélérées ces dernières années, causant d’importants dégâts pour les travailleurs français et étrangers, et plus généralement pour les travailleurs des pays membres de l’UE, états-uniens, etc. Dans le cas d’Alstom, on peut parler d’un véritable « scandale d’État », Jean-Michel Quatrepoint analysant dans son ouvrage « les pillages des actionnaires et les méthodes de l’État américain pour casser la concurrence, grâce à un arsenal législatif qui lui permet de faire le procès d’entreprises étrangères sous prétexte de lutter contre la corruption. Il a ainsi infligé à un groupe déjà exsangue une amende de 772 millions de dollars pour des affaires de pots-de-vin en Arabie saoudite, Égypte et Indonésie. Le coup, fatal, a conduit à cette vente du secteur électrique d’Alstom, ultraperformant, au géant américain. » (Martine Bulard, Le Monde diplomatique, mai 2016). La branche énergie avait ainsi été vendue à GE pour 13 milliards d’euros, transférant ainsi la maintenance des turbines des 58 réacteurs nucléaires français au géant états-unien ; cette opération se déroula au moment où Macron était ministre de l’Économie : il valide la signature de la vente, et le député « Républicain » Olivier Marleix a même soupçonné Jupiter, dans une commission d’enquête, d’être lié à un « pacte de corruption » qui aurait tiré profit de cette vente pour financer la campagne présidentielle. Cette concentration croissante favorise l’explosion des profits de groupes échappant en grande partie à la crise, à l’image de PSA : désormais fusionné au sein de Stellantis avec Fiat et Chrysler, PSA « a affiché une rentabilité de l’automobile de 7,1% en 2020 et un résultat net de 2,2 milliards d’euros », et l’on apprend que « Stellantis démarre avec une position nette de liquidités de 17,8 milliards » (Les Échos, 3 mars 2021). Il faut bien reconnaître que les milliards d’aides déversés par l’État aux grands groupes favorisent grandement cette dynamique au détriment des travailleurs : Renault a beau avoir bénéficié de 5 milliards de prêt garanti par l’État (PGE), la suppression de 4.600 emplois a été annoncée dès la fin du printemps ; quant à PSA, 500 postes d’intérimaires ont été supprimés à la fin de l’année. De fait, les profits du CAC 40 ne faiblissent pas : « le CAC 40 a bondi de près de 16 % au cours du dernier trimestre [2020], l’une de ses meilleures performances de la décennie » (Les Échos, 31 décembre 2020), cette performance profitant essentiellement aux secteurs du luxe (chiffres records pour LVMH et Hermès) et de la haute technologie.

    3) La privatisation galopante des infrastructures de la France

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il faut ajouter, comme l’avait déjà signalé la mesure d’urgence n°1, la privatisation des grandes infrastructures du pays, parmi lesquelles se trouvent :

    1. SNCF : le groupe n’embauche plus au statut de cheminot depuis le 1erjanvier 2020 et est désormais une « société anonyme », qui n’hésite pas à tailler dans les effectifs si nécessaire (7.000 emplois supprimés entre 2017 et 2019, essentiellement des postes « de terrain » au profit des postes d’encadrement) et à se débarrasser de lignes jugées « non rentables » : tandis que les lignes nationales non desservies par le TGV sont de plus en plus délaissées, « la SNCF a pris la décision de supprimer des liaisons Dijon-Montbard-Paris pour adapter son offre à la baisse de fréquentation. Un coup porté au dynamisme économique et à l’attractivité du territoire, notamment de la haute Côte-d’Or. » (La Tribune, 10 novembre 2020).
    2. Engie, ex- : Officiellement fusionné avec Suez en 2008 – l’opération a été lancée par le gouvernement Villepin – pour faire face à une « offre publique d’achat » de l’Italien ENEL, GDF a été happé par la privatisation. Nommé désormais Engie depuis 2015, ce dernier a désormais la forme d’une société anonyme et cherche prioritairement la rentabilité : le groupe a ainsi transféré 27 milliards d’euros au Luxembourg par le biais de la holding Engie Invest International chapeautant les quatre filiales d’Engie, selon une enquête publiée en 2016. Parallèlement fuitent les bruits de « cession d’activités » au printemps 2020, afin de « rétablir le paiement du dividende » et de supprimer près de 15.000 emplois dont 9.000 en France…
    3. EDF : le projet Hercule nourrit une forte hostilité – à raison – des syndicats qui « estiment que le projet acte le démantèlement du groupe. Ils craignent également que l’ouverture du capital d’EDF « Vert », qui concentre les activités les plus rentables, conduise à une privatisation des profits et à une nationalisation des pertes. Avec, à plus long terme, une menace pour l’emploi et leurs conditions de travail. Les syndicats craignent aussi une moindre optimisation de la d’électricité liée à la séparation des activités nucléaires et hydrauliques, qui jusqu’ici travaillaient de concert pour produire au meilleur moment. In fine, ils estiment que cela pourrait se traduire par une hausse des prix de l’électricité pour le consommateur. Enfin, plus globalement, les syndicats craignent que cette réforme affaiblisse EDF et acte la fin « du service public de l’électricité », la mission originelle d’EDF. » (Les Échos, 10 décembre 2020). Dans le même temps, comme le signale l’économiste Nicolas Boroumand, « Les barrages hydroélectriques ont été financés par les contribuables français. Ce n’est pas au moment où ils sont rentables qu’il faut les vendre ou ouvrir à la concurrence pour le secteur privé. Il s’agit d’un patrimoine naturel, et d’infrastructures qui sont stratégiques dans le cadre de la souveraineté énergétique française. » (France Info, 12 février 2021).
    4. Aéroports de Paris (ADP) : alors que le projet de privatisation lancé à l’été 2019 est « en suspens » (donc non abandonné) et pourrait rapidement revenir sur la table, « ADP qui gère les aéroports parisiens, prévoit de diminuer les salaires. En cas de refus des employés, ils pourraient être licenciés. Les syndicats crient au chantage. » (Le Parisien, 26 janvier 2021). Une nouvelle fois se vérifie l’adage de la « privatisation des profits » et de la « socialisation des pertes », même si le secteur souffre de la crise sanitaire.

    Ces projets prennent la suite d’autres secteurs privatisés comme les autoroutes à l’été 2006 (gouvernement de Villepin), France Télécom par les gouvernements Jospin (ouverture au capital), Raffarin (privatisation partielle) et Fillon (fin de la minorité de blocage de l’État), ou encore la Poste transformée en société anonyme en 2010, débouchant sur la fermeture croissante des agences postales : « En 2008, on comptait 204 bureaux de poste en Isère. Dix ans plus tard il n’en reste plus que 125. Beaucoup ont tout simplement fermé, d’autres ont plus subtilement été « adaptés en point de contact ». En novlangue managériale cela signifie qu’un recoin de mairie ou de supérette orné du logo jaune et bleu permet de faire quelques opérations basiques comme déposer un colis. Cette ruse est inspirée de la poste allemande privatisée dès 1995, qui est parvenue à fermer la majorité de ses bureaux en ouvrant des points relais dans des commerces. Fermer des bureaux de poste fait partie des objectifs des directeurs de La Poste. Un consultant en « management du changement » chez IBM a même rédigé des « modes opératoires » pour aider les cadres sup’ de La Poste à bien s’y prendre. » (BastaMag, oct. 2018).

    Explication : Une application zélée des politiques capitalistes à toutes les échelles

    1) Des gouvernements croyant dans les « vertus du marché » et au service du MEDEF

    Le triptyque désindustrialisation-concentration-privatisations résulte de la croyance dogmatique et imbécile dans les « vertus du marché, autrement dit de l’application de la logique capitaliste avec zèle par des dirigeants formés dans les grandes écoles (HEC, Sciences Po Paris) où règne sans partage la pensée économique néoclassique basée sur les bienfaits du « libre-échange » et de la « mondialisation » (capitaliste, évidemment), de la prétendue « construction européenne », de la « loi de l’offre et de la demande », etc. Si la droite a massivement contribué cette évolution depuis Giscard, Barre, Chirac et Balladur, des dirigeants de « gauche » ont également accompagné cette funeste évolution, à commencer par le Parti dit « socialiste » qui a introduit la « révolution néolibérale » en France sous Mitterrand (par le biais de Mauroy, Delors, Fabius et Bérégovoy notamment), qui a battu le record de privatisations sous le gouvernement de « gauche plurielle » dirigée par Lionel Jospin entre 1997 et 2002 (210 milliards de francs), ou encore sous Hollande-Ayrault-Valls-Macron (ministre de l’Économie) qui ont mis en place le « Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », dont le montant de 20 milliards d’euros annuels n’a entraîné la création que de 100.000 emplois, et sans que cela mette un terme aux licenciements bien plus nombreux que le nombre d’emplois créés (de surcroît, sans préciser quel type d’emploi).

    Il faut avouer que les euro-dirigeants successifs ont multiplié les déclarations d’amour à l’adresse du MEDEF, à l’image de Manuel Valls ovationné lors de l’université d’été de cette dernière à l’été 2016 alors qu’il était Premier ministre : « Je le dis et je l’assume, devant vous et au-delà de vous, devant nos compatriotes : la France, Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprises, Mesdames et Messieurs les entrepreneurs, la France a besoin de vous. La France a besoin de ses entreprises ; et moi, j’aime l’entreprise, j’aime l’entreprise ! […] L’institution qui arrive en tête dans toutes les enquêtes d’opinion, ce sont les PME et les PMI, là où travaille l’immense majorité des salariés. Il n’y a pas d’emplois sans employeurs : c’est pourquoi il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons, ce langage n’a aucun sens. » Ce qui n’empêche pas les actionnaires et grands patrons de recevoir de nombreuses « subventions » et « aides » pour faciliter une création d’emplois globalement misérable, tandis qu’essaiment les suppressions d’emplois comme dans le cas de Bridgestone. Alors Premier ministre, Manuel Valls avait pu apprécier le licenciement de 2900 travailleurs chez Air France où, pourtant, les bénéfices nets s’étaient élevés à 118 millions d’euros en cette année 2015…

    Il est vrai que les euro-gouvernements de droite et dits de « gauche » (avec, parfois, la participation de ministres PCF comme en 1981-1984 ou en 1997-2002) obéissent rapidement aux desiderata d’un haut patronat qui a trouvé en Emmanuel Macron le représentant le plus zélé de l’ordre capitaliste euro-atlantique, méprisant « ceux qui ne sont rien » et glorifiant « les premiers de cordée », croyant dur comme fer dans une pseudo « théorie du ruissellement » dont l’application ne fonctionne que pour les plus grandes fortunes du pays, promouvant la « start-up nation », c’est-à-dire « une nation où chacun pourra se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une. » (Macron, 13 avril 2017) ; et de s’enflammer, une fois élu, le 15 juin 2017, à l’occasion de Viva Tech, à la porte de Versailles à Paris, le grand salon professionnel de la Tech, équivalent du Consumer Electronics Show (CES) qui se tient à Las Vegas, dans le Nevada, la grande messe mondiale des start-ups : « La France est un pays d’entrepreneurs. C’est un pays de start-up. Mais je veux qu’il devienne aussi un pays de licornes, de grands groupes nouveaux, le pays des géants de demain. Je veux que la France soit une nation qui pense et bouge comme une start-up. » Autrement dit, Macron, comme d’autres avant lui, appliquent le « Besoin d’aire » publié par le MEDEF en février 2012, en faveur du non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois, de l’aire européiste « parce que les entreprises ont besoin de nouvelles frontières, de nouveaux horizons, d’espace » comme le proclame le manifeste rédigé sous la direction de Laurence Parisot qui, déjà sur France 3 en 2006, proclamait dans un savoureux échange avec Christine Ockrent : « C’est que nous n’aimons pas assez nos entreprises. C’est que tous les publics qui sont concernés n’ont pas assez le goût, la curiosité, l’amour de l’entreprise. »

    2) La transposition des directives et des dispositions des traités européistes

    Il faut ajouter à cela la transposition des directives adoptées par l’UE et l’application des traités européistes depuis les « traités fondateurs » de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) du 18 avril 1951 et de la Communauté économique européenne (CEE) du 25 mars 1957, dont le « radical-socialiste » Pierre Mendès-France pourfendait déjà la logique désastreuse pour l’économie et le monde du travail :

    « Certaines de nos industries, tout au moins, ne pourront pas s’adapter ou s’adapteront mal. Il en résultera du chômage dans divers secteurs de nos régions sous-développées, notamment celles du sud de la Loire qui ont beaucoup à craindre de la rivalité commerciale et industrielle qui va se déclencher à l’intérieur du marché unifié et dont les populations peuvent être poussées à émigrer, à moins de consentir sur place à un niveau de vie très bas pour ne pas s’expatrier. »

    Mendès France

    Et d’ajouter avec une grande lucidité :

    « Ne nous ne le dissimulons pas, nos partenaires veulent conserver l’avantage commercial qu’ils ont sur nous du fait de leur retard en matière sociale. Notre politique doit continuer à consister, coûte que coûte, à ne pas construire l’Europe dans la régression au détriment de la classe ouvrière et, par contrecoup, au détriment des autres classes sociales qui vivent du pouvoir d’achat ouvrier. »

    Naturellement, il n’en a rien été puisque la promotion de la « totale liberté de circulation » (surtout des marchandises et des capitaux, sans compter les travailleurs exploités) a favorisé une régression sociale pour tous les travailleurs des classes populaires – surtout les ouvriers – tout en introduisant une concurrence entre travailleurs délétère et mortifère : c’est ainsi que Whirlpool (alors à Amiens) en 2017 et Bridgestone en 2020 peuvent délocaliser leurs activités en Pologne ; parallèlement, le paiement des « charges sociales » (comprenez : cotisations) par les pays d’origine pour les « travailleurs détachés » (ou plutôt, exploités) depuis 1996 a grandement contribué à la destruction des infrastructures du pays et du « produire en France ». Or les directives et décisions européistes se sont multipliées : « paquets ferroviaires » (au nombre de quatre) de 2001 à 2016 – le dernier paquet ayant été transposé au printemps 2018 en France – débouchant sur la mise en concurrence et la privatisation de fait des lignes nationales et régionales, dont la rentabilité devient un critère central pour les entreprises prenant en charge les lignes ferroviaires ; pressions de la Commission européenne pour que la France privatise EDF et les barrages hydroélectriques – avec l’assentiment des euro-gouvernements serviles ; « ouverture à la concurrence » de la Poste et des télécommunications sous la pression du Conseil européen de 1994 adoptant une résolution pour la « libéralisation du marché postal », avant que la directive 97/67/CE, qui prévoyait la libéralisation et la privatisation des services postaux, soit adoptée en décembre 1997 et validée par la « gauche plurielle » (dite « gauche plus rien »), etc. Et comme le stipule l’article 106 du Traité sur le fonctionnement de l’UE : « Les États membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles des traités » ; par conséquent, « les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie » (cette « limite » n’étant, naturellement, pas respectée).

    3) Une économie broyée par la « mondialisation heureuse »

    Enfin, comment ne pas souligner la responsabilité majeure de la « mondialisation heureuse » pour les grands capitalistes, profitant à plein du « grand retournement » néolibéral initié par Pinochet au Chili, Thatcher et Carter-Reagan. Suivant la logique minarchiste d’Ayn Rand estimant que l’État est un problème (quand il ponctionne et « entrave » les capitalistes), l’ordre économique mondial se caractérise par une « totale liberté de circulation » défendue par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la raison d’être est d’éliminer par touches successives tous les services et toutes les industries nationalisés et publics. Cette évolution s’appuie sur les grands « accords de libre-échange » (ALE) comme ceux signés par l’UE avec le Japon (JEFTA), le Canada (CETA) ou les États-Unis (TAFTA), offrant la possibilité aux grandes multinationales de recourir à une juridiction privée (pour ne pas dire privatisée) afin d’exiger des États de réviser les « réglementations » sociales, environnementales et fiscales. De tels accord provoquent, pour les travailleurs agricoles, industriels et même de plus en plus de cadres diplômés, des dommages considérables en matière de niveau de vie, de santé, etc. Cet ordre mondial est élaboré, en outre, par un ordre juridique privé international régi par les normes anglo-saxonnes et bénéficiant de l’hégémonie de l’anglais (la « langue des affaires » dixit le baron Seillière, ancien président du MEDEF, en 2004). Elle facilite la constitution de vastes mastodontes à l’échelle mondiale, selon la logique déjà décrite en son temps par Lénine du capitalisme monopoliste d’État – les États soutenant mordicus les « champions nationaux ». Symboles de cette concentration capitalistique appuyée par les États bourgeois : les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) et des NATU (Netflix, AirBnb, Tesla, Uber), qui imposent une hégémonie inégalable sur de grands secteurs stratégiques comme les communications, l’informatique ou la grande distribution et la restauration, au détriment de milliers de PME (commerce, artisanat, production agricole) et de PMI laminées par la concentration. Ainsi en va-t-il d’Amazon qui, profitant de la mise sous cloche des petits commerces – et en particulier les librairies –, étend son influence et multiplie les dépôts en France, avec le plein assentiment de la Macronie qui, contrairement à ses promesses de « moratoire » du développement d’Amazon, a lancé à l’automne 2020 une mission pour « garantir un développement durable du commerce en ligne et des entrepôts logistiques ». Entre 2015 et 2020, les GAFAM ont accumulé 929 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit l’équivalent du produit intérieur brut des Pays-Bas et un chiffre multiplié par deux. Au-delà, les délocalisations industrielles et stratégiques détruisant les emplois en France s’opèrent aussi à l’échelle mondiale : « le centre d’appel d’Euro CRM à Chauny (Aisne), qui a notamment eu pour clients Engie, Canal+ ou Orange, a fermé brutalement début juin [2020] » (Le Figaro, 8 juin 2020), après qu’un centre a été ouvert à Madagascar, où les travailleurs locaux seront exploités à plein.

    Solutions : Reconquérir la propriété des grands moyens de production et reconstruire les grandes infrastructures publiques

    Au triptyque désindustrialisation-concentration-privatisations doit être opposé celui qui repose sur les nationalisations, la planification et la reconstruction du « produire en France », ce qui nécessite en particulier l’appropriation des grands moyens de production. Des mesures plus précises seront abordées par secteur dans les mesures d’urgence suivantes.

     

    1) Des nationalisations urgentes et sans indemnités

    • Nationalisation de tous les grands secteurs indispensables à l’économie productive : énergies, transports, communications, informatique, grande distribution, aéronautique, automobile, laboratoires pharmaceutiques, assurances, commerce extérieur, bâtiment, poste.
    • Inscription dans la constitution future de l’interdiction de privatisation des grands moyens de production.
    • Désobéissance absolue à tous les traités et directives liées à l’UE.
    • Aucune indemnisation pour les grands actionnaires et le grand patronat qui licencient alors qu’elles font des bénéfices.
    • Prise de contrôle progressive des travailleurs au sein des groupes nationalisés.
    • Création d’une « taxe GAFAM » afin de contribuer au financement d’un grand pôle national public en charge des industries de haute technologie.
    • Arrêt des aides financières publiques à des entreprises privées sans droit de regard et d’intervention de l’État dans leur gestion.
    • Dénonciation des concessions d’exploitation accordées à des sociétés étrangères, et création d’entreprises sous propriété nationale, démocratiquement constituées et contrôlées par leur propriétaire, la Nation, pour exploiter toutes les ressources de notre sous-sol qui nous sont nécessaires

    2) La planification au service du « produire en France

    • Création d’un grand commissariat national en charge de la planification productive, comprenant l’État, les représentants des salariés et des territoires en vue de reconstituer la force productive nationale, de relancer la production dans le respect de l’équilibre républicain entre les territoires. Ce commissariat travaillera en étroite collaboration avec les ministères de l’Équipement et de la Recherche, dont les moyens seront abondés.
    • Mise en place d’un puissant pôle national consacré à la recherche et au développement dans les secteurs économiques stratégiques.
    • Création de comités de travailleurs chargés de contrôler et d’évaluer les priorités liées à la planification selon chacun des secteurs productifs.
    • Plan d’urgence pour développer la production et la recherche autour de toutes les formes d’énergie renouvelable afin de favoriser la diversification des ressources.
    • La sécurité des centrales nucléaires sera renforcée. Une étude impartiale, aussi scientifique que possible, sera menée de manière transparente, à l’écart des groupes de pression profitant du nucléaire comme des mouvements d’opinion qui, en réalité, souhaitent la “décroissance” de l’économie française et qui accompagnent “de gauche” la casse de l’indépendance énergétique française.
    • Création d’un grand commissariat national en charge de la planification productive, comprenant l’État, les représentants des salariés et des territoires en vue de reconstituer la force productive nationale, de relancer la production dans le respect de l’équilibre républicain entre les territoires. Ce commissariat travaillera en étroite collaboration avec les ministères de l’Équipement et de la Recherche, dont les moyens seront abondés.
    • Mise en place d’un puissant pôle national consacré à la recherche et au développement dans les secteurs économiques stratégiques.
    • Création de comités de travailleurs chargés de contrôler et d’évaluer les priorités liées à la planification selon chacun des secteurs productifs.
    • Plan d’urgence pour développer la production et la recherche autour de toutes les formes d’énergie renouvelable afin de favoriser la diversification des ressources.
    • La sécurité des centrales nucléaires sera renforcée. Une étude impartiale, aussi scientifique que possible, sera menée de manière transparente, à l’écart des groupes de pression profitant du nucléaire comme des mouvements d’opinion qui, en réalité, souhaitent la “décroissance” de l’économie française et qui accompagnent “de gauche” la casse de l’indépendance énergétique française.

     

    3) La reconstitution prioritaire des infrastructures stratégiques et de l’emploi

    • Dénonciation de tous les accords conclus entre l’Europe et l’OMC visant à libéraliser et déréglementer l’économie, notamment l’Accord Général sur le Commerce des Services.
    • Interdiction des délocalisations, de tout projet d’investissement à l’étranger ayant pour effet de démanteler le potentiel national en portant atteinte à l’emploi et au développement industriel ou agricole.
    • Mesures de protection de l’économie nationale, principalement contre les produits de la surexploitation capitaliste de la main-d’œuvre des pays pauvres, et contre la domination du « made by Germany » favorisé par la « zone euro ».
    • Dans le domaine très menacé de l’automobile et de la métallurgie, des filières franco-françaises seront constituées sous pilotage d’un secteur public revitalisé et démocratisé ; obligation sera faite aux constructeurs de développer les usines-mères en France et de travailler avec les équipementiers basés sur le territoire national.
    • Redémarrage des productions sabotées par le capital et ses intérêts financiers, dans l’industrie et dans l’agriculture.
    • Relance géographiquement équilibrée, notamment de l’industrie lourde (chimie, métallurgie), de l’industrie textile par la participation de l’État.
    • Versement des allocations chômage tant que le travailleur privé d’emploi n’aura pas retrouvé une embauche équivalente à son précédent travail.

     

    source:https://www.initiative-communiste.fr

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  • Cette année, en France, les manifestations de ce 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des , sont plus « musclées » socialement que d’ordinaire. Tant mieux. Trente-sept organisations syndicales, féministes et politiques ont lancé un appel unitaire [1] à une « grève des femmes », sur les lieux de travail, de télétravail, donc à la maison et y compris pour les tâches domestiques, pour « mettre fin aux discriminations, et aux et sexuelles » que subissent celles que les organisatrices et organisateurs ont rebaptisées les « premières de corvée ». Des discriminations encore aggravées par la crise sanitaire et sa gestion calamiteuse par le gouvernement : « Le 8 mars, nous serons en grève avec les femmes du monde entier pour refuser toutes et tous ensemble de payer le prix de la crise avec notre travail, notre salaire, notre corps », ont déclaré lundi ces organisations parmi lesquelles la FSU, la CGT, Solidaires, Osez le féminisme, Les Effronté-e-s, le Planning familial, l’Unef ou le Collectif national pour les droits des femmes, rejointes par quelques partis politiques.

    Les revendications d’augmentations de , de revalorisations professionnelles et de création d’emplois, notamment dans les services publics où prédominent les femmes, de création de places dans les crèches figurent en bonne place dans les appels à cesser le travail à 15h40, heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement en comparaison de leurs collègues masculins et symbolisant le quart de salaire en moins que touchent les femmes, selon certains calculs. La précarité et la pauvreté accrues, encore renforcées par les mesures à hue et à dia du gouvernement, censées contrôler la propagation du Covid-19, frappent en tout premier lieu les femmes, qui « représentent 80% des temps partiels, 60% des CDD et 80% des familles monoparentales », affirme encore le communiqué. Qui rappelle aussi que la fragilisation du fonctionnement des écoles et des crèches oblige les femmes assignées au télétravail à s’occuper en même temps de leurs enfants, avec toutes les nuisances et conséquences néfastes que cela entraîne pour elles, physiquement et psychologiquement.

    Les dénonciations des violences sexuelles ne sont pas oubliées pour autant, et mobiliseront certainement une majorité de jeunes femmes, lycéennes et étudiantes, très sensibilisées à cette question.

    Pas de chèques sans provision

    Cette mobilisation, dont le but ultime est de « faire de l’égalité entre hommes et femmes une réalité », et à laquelle le PRCF participera activement, pose néanmoins quelques questions aux militants franchement communistes, femmes et hommes. Clara Zetkin, la communiste allemande qui a proposé en 1911, il y a 110 ans, au Congrès international des femmes socialistes (la scission entre socialistes et communistes consécutives à la guerre et à la Révolution d’Octobre n’avait pas encore eu lieu), la création de la Journée internationale des femmes, journée qui se donnait, entre autres buts, celui de lutter pour le droit au suffrage féminin, le rappelait : « Les pays dans lesquels existe le suffrage dit universel, libre et direct, nous montrent qu’en réalité il ne vaut pas grand-chose. Il n’est ni plus ni moins qu’un chèque sans provision. […] L’émancipation de la femme comme celle de tout le genre humain ne deviendra réalité que le jour où le travail s’émancipera du capital. »

    Cette remarque lucide vaut pour tous les droits formels qu’ont acquis, voire conquis, les femmes au cours du XXe siècle, et dont les féministes savent bien qu’ils sont aussi des « chèques sans provision ». Les femmes ont obtenu juridiquement les droits civils, politiques, économiques (très relatifs) et familiaux, notamment l’égalité entre le père et la mère dans l’éducation des enfants et l’inscription dans la loi de l’égalité des salaires (respectée dans la fonction publique). Mais ces droits restent en grande partie abstraits, car le formel, le juridique, ne crée pas le réel…

    Aujourd’hui, l’oppression liée au sexe continue de peser de manière écrasante sur des milliards de femmes dans de nombreux pays, et en France aussi, même si c’est de façon atténuée — surtout dans certaines classes sociales plus privilégiées ! En témoignent évidemment les violences ignobles, et qu’il faut condamner énergiquement, dont beaucoup de femmes sont victimes, et dont les féministes petites bourgeoises tiennent un décompte macabre sans développer de revendications concrètes et pouvant être efficaces. En témoignent aussi, et surtout, les conditions de vie, de travail, de salaire et d’habitation imposées aux ouvrières, aux employées, aux femmes élevant seules leurs enfants.

    Mener le combat contre les violences sexuelles sur le seul plan sociétal et individuel a souvent pour conséquence, quoique les féministes s’en défendent, de pointer la seule responsabilité des « hommes », qui seraient violents par essence.

    La bourgeoisie n’a cure des violences contre les femmes

    Oui, certains hommes, encouragés par l’idéologie dominante et le cinéma hollywoodien qui glorifient le « justicier solitaire », le héros qui se passe des commandes et honore ses propres contrats à n’importe quel prix, y compris le meurtre, persistent dans une attitude de domination abjecte à l’égard des femmes. Oui, certains hommes, dédouanés par la brutalisation de la société, la guerre de classe féroce — on pense à la répression des Gilets jaunes mais aussi à celle des syndicalistes en lutte, hommes ET femmes, aux fermetures brutales d’entreprises, au traitement des chômeurs — menée sans merci contre les par la classe dominante, se jugent autorisés à imposer leur volonté, par tous les moyens, à leur femme, compagne, sœur, fille. Il s’agit évidemment de dénoncer avec force ce machisme qui produit cruauté, violences, brimades, enfermement, voire meurtre, sans tomber, comme certaines féministes dites « radicales », dans une essentialisation des sexes. S’il est indéniable qu’il y a un problème de hiérarchie sexuelle entre les hommes et les femmes, où les femmes sont infériorisées, il y a également, et surtout, un problème économique, notamment pour la classe ouvrière et les classes populaires.

    Il serait téméraire de soutenir que les violences voire les meurtres que subissent les femmes « arrangent » la classe dominante. Mais ce qui est sûr, c’est que ces violences ne la dérangent pas plus que ça, quoi qu’en dise Mme Schiappa. Parce que le MEDEF et autres patrons exercent en permanence des violences ignobles contre les femmes, comme contre les hommes, d’ailleurs : pression sur les salaires, chantage à l’emploi, licenciements, réforme du chômage, délocalisations, restructurations, avec droit de cuissage et plus si affinités. La classe des capitalistes a besoin, pour maintenir sa domination sur les classe ouvrière et populaires, de femmes surexploitées, harassées, soumises, maintenues dans la crainte — justifiée — de voir compromise la si fragile sécurité financière de la famille si leur compagnon se met en lutte et risque de perdre son emploi. La bourgeoisie a besoin de femmes « jetables » et « corvéables » dans les emplois de femmes de chambre, de nettoyeuses, de caissières et de remplisseuses de rayons dans les supermarchés, de femmes qui renoncent à se syndiquer parce qu’elles ont trop à faire entre le travail, les tâches domestiques et les enfants et craignent de perdre leur emploi précaire si elles relèvent la tête.

    Et on attendrait des dénonciations féministes, même les plus énergiques, de cet état de fait, qu’elles suffisent à faire renoncer la classe capitaliste à des « arrangements » si bénéfiques pour elle ? Billevesées ! Sans compter que les luttes féministes « isolationnistes » tombent bien : opposer les femmes aux hommes, ces violents, ces tyrans (même s’ils existent, bien sûr !), divise la classe ouvrière.

    Lutter contre les « stéréotypes » ne suffit pas

    La « lutte contre les stéréotypes » prônée par les féministes du courant dominant prétend aller au-delà de l’égalité juridique, mais en reste hélas trop souvent aux dénonciations purement déclamatoires sans solutions pratiques allant dans l’intérêt des femmes des classes populaires.

    Que peuvent faire les femmes victimes d’abus et de maltraitances en raison de leur sexe qui se situent « en bas de l’échelle » — et qui représentent une majorité —, qui n’ont pas les moyens matériels de fuir leur tyran et sont condamnées à le subir malgré sa brutalité, pour cause de salaires misérables, de conditions de logement indignes et de manque de structures collectives qui pourraient les décharger ? Elles ont impérativement besoin, pour vivre, de leur travail voire du salaire de leur compagnon, si brutal soit-il, et on peut parier que pour elles la question ne se pose pas dans les termes de « libérer la parole », mais, tout simplement, de la prendre et de s’engager concrètement dans une lutte collective.

     
    « Le 8 mars : un jour de rébellion des femmes travailleuses contre l’esclavage de la cuisine » (affiche soviétique de 1932)

    Contrairement aux droits individuels, les droits économiques et sociaux ne sont pas des abstractions, et toute lutte collective pour les traduire dans la réalité hérisse la classe des capitalistes. Pour que les droits formels et rassurants concédés aux femmes, y compris la sécurité et la santé en matière sexuelle, deviennent concrets, ils doivent devenir des droits collectifs et pas seulement individuels ; ils sont liés, pour le moins, à l’accès pour tous, hommes comme femmes, à un emploi rémunérateur, à une éducation et à une santé publiques dignes de ce nom, à des structures collectives qui déchargent les femmes des corvées domestiques, qui prennent en charge les enfants lorsqu’elles travaillent ou militent dans une association, un syndicat ou une organisation politique.

    Tous unis contre la cruauté capitaliste

    C’est vrai, le sexisme traverse les siècles et les continents. On sait que la société cubaine, par exemple, est une société traditionnellement « machiste ». Et pourtant, la condition des femmes à Cuba, même si elle n’est pas parfaite, devrait faire envie à des milliers de femmes en France si elles étaient au courant des mesures concrètes prises par le gouvernement révolutionnaire cubain depuis la Révolution de 1959 dans le but transformer les rapports entre les sexes. Des mesures qu’il a poursuivies et renforcées jusqu’à aujourd’hui, malgré le blocus criminel imposé par les États-Unis depuis 1962. Ainsi, la Cuba révolutionnaire a immédiatement érigé la santé et le bien-être des femmes comme priorité nationale. Cela signifie, par exemple, une loi imposant une égalité salariale absolue entre les hommes et les femmes, l’accès des femmes à toutes les professions, la possibilité pour les mères de s’occuper à plein temps de leur nouveau-né tout en percevant l’intégralité de leur salaire un mois et demi avant l’accouchement et trois mois après la naissance de l’enfant, le congé de maternité pouvant durer un an, avec 60% du salaire et la réintégration automatique dans leur travail. La prostitution, qui a ressurgi à partir des années 1990 avec la « période spéciale » due à la destruction de l’URSS, au durcissement des sanctions imposées par les États-Unis et au tourisme de masse, fait l’objet d’un travail de prévention et de persuasion pour lutter contre ce fléau. Quant à la violence physique et psychologique faite aux femmes, elle est sévèrement sanctionnée, la violence conjugale étant considérée comme une circonstance aggravante.[1]

    Même s’il est vrai qu’avant de s’unir et afin de s’unir, les opprimés doivent définir leurs propres besoins et revendications spécifiques, l’approche féministe isolationniste affaiblit et divise le combat de classe, le combat de toutes les classes travailleuses, celles qui n’ont que leurs bras et leur intelligence pour assurer leur survie. Plus les femmes et les hommes seront égaux, plus le combat de classe sera fort. Engels affirmait, à propos de l’Irlande opprimée par l’Empire britannique, qu’« un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre »: il en va de même d’un sexe qui en opprime un autre, si bien que l’émancipation des hommes concerne AUSSI la libération des hommes qui eux aussi, d’une certaine manière, sont opprimés par le machisme et les fausses « obligations » qu’il leur crée.

    Le PRCF et ses militants, femmes et hommes unis, se fixent pour tâche de lier les deux combats, de rassembler les luttes ouvrières et populaires avec les luttes contre les oppressions spécifiques, et en particulier celle des femmes. C’est dans cet esprit qu’il a publié un premier numéro de XX-elles présentant les portraits de six femmes combattantes, qui ont bravé tous les dangers afin de mettre en évidence que dénoncer ne suffit pas, qu’il faut lutter, s’organiser, hommes et femmes unis, contre la cruauté capitaliste.

    Car comme l’affirmait l’Union des femmes vietnamiennes pendant la longue et valeureuse guerre de libération contre l’agression des États-Unis :

    « Nul ne peut réclamer sa libération s’il ne participe pas activement à la libération de tous les opprimés. »

     

    [1] http://www.grevefeministe.fr/

    [2] https://www.lesamisdecuba.com/femmes-a-cuba-la-revolution-emancipatrice/

     

     

    Le tract PRCF

    pour la journée internationale des droits des femmes

     

    Le 8 mars, toutes et tous en grève !

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le PRCF 94 était présent le 4 mars 2021 à Sanofi pour soutenir les salariés qui manifestaient contre le plan de licenciement de près de 400 personnes en R&D. En 2021, Sanofi va verser 4 milliards d’euros à ses actionnaires, comme en 2020. De plus, le groupe a reçu plus d’un milliard d’euros d’aides publiques en 10 ans ! Malgré tout, ils continuent à licencier à tour de bras et à détruire la production industrielle française pour ne garder que les programmes de les plus rentables. Nous avons interrogé Pascal Collemine, délégué central CGT Sanofi R&D France, pour qu’il nous informe de l’actualité de la lutte engagée. Le PRCF apporte tout son soutien aux salariés de Sanofi et se battra à leur côté contre Macron, le MEDEF et l’UE, pour le maintien des industriels en France, et pour la nationalisation immédiate du groupe, sans contreparties et sous contrôle démocratique des salariés !

     

    Entretien du PRCF94  avec Pascal COLLEMINE, Délégué central CGT de SANOFI

    PRCF94 : Tout d’abord, quel est le contexte de la mobilisation d’aujourd’hui ? Pouvez-vous nous expliquer ce qu’il se passe à Sanofi et quel est l’objectif de cette mobilisation ?

    P. Collemine : Nous sommes mobilisés contre le plan de destruction d’emplois chez Sanofi qui va impacter plus de 400 chercheurs en France avec notamment la fermeture du centre de recherche de Strasbourg qui travaillait essentiellement sur l’immuno-oncologie, c’est-à-dire la recherche sur le traitement des cancers. La mobilisation d’aujourd’hui fait suite à celle du 4 février où nous avions fait le procès de Sanofi avec François Ruffin devant le siège de Sanofi, rue de la Boétie [à Paris]. Depuis le 19 janvier, tous les sites Sanofi sont mobilisés dans des mouvements de grève. On souhaite évidemment que ces différentes mobilisations convergent et qu’elles soient de plus en plus fortes. Sanofi ne peut pas licencier dans la période actuelle, surtout en pleine pandémie. D’autant, qu’ils n’ont pas trouvé de , pour des raisons évidentes qui sont notamment liées aux restructurations successives qui ont diminué les chances de succès en recherche. Sanofi vient d’annoncer 12 milliards d’euros de bénéfices net en 2020 (+340%) et 4 milliards d’euros sont déjà réservés aux actionnaires. Ça ne peut plus durer !

    Le gouvernement a donné de l’argent à Sanofi notamment pour la recherche pour le vaccin. Comment expliquez-vous que, malgré ces aides, l’entreprise souhaite licencier des travailleurs ?

    P. Collemine :C’est bien le problème. Ces aides publiques sans contreparties sont un véritable fléau pour l’emploi en France, pour la recherche et développement ainsi que pour toutes les activités du groupe car Sanofi fait à la fois de la recherche en amont comme ici à Vitry-sur-Seine, ou à Strasbourg, Chilly-Mazarin et Montpellier mais produit également des médicaments, production essentielle pour la santé publique. En fait, toutes ces aides publiques ne devraient évidemment pas être versées à une entreprise qui génère chaque année entre 4 et 10 milliards d’euros de bénéfices. Ces crédits d’impôts devraient plutôt être orientés vers l’INSERM, le CNRS, et les instituts publics qui, eux, courent après les subventions. En fait, la stratégie de Sanofi consiste à utiliser les services publics, ou en tout cas l’INSERM et le CNRS, pour trouver des médicaments et après les revendre et se faire le maximum de profit. Comme on dit, on socialise les pertes et on privatise les profits !

    Pouvez-vous nous donner les chiffres de la mobilisation, notamment le nombre de grévistes ? Quelles sont vos revendications et les actions à venir ?

    P. Collemine : Là, nous sommes autour de 200 salariés dans la mobilisation d’aujourd’hui. Nous étions environ 200 salariés le 4 février lorsque Philippe Martinez est venu sur le site pour rencontrer les chercheurs. La prochaine initiative aura lieu le 11 mars devant le Ministère de l’économie à Bercy. Nous revendiquons l’arrêt du plan de restructuration et nous voulons des embauches permettant de trouver de nouveaux médicaments.

    Au PRCF, nous revendiquons la nationalisation des grandes industries stratégique du pays. Que pensez-vous de ce mot d’ordre ?

    La CGT, comme d’autres partis progressistes, revendique un pôle public de la santé dont le médicament ferait partie. Après, une nationalisation comme nous l’avons connue sur Rhône-Poulenc dans les années 1980, je ne pense pas, mais ça doit en effet passer par une non-marchandisation de la santé parce qu’on voit très bien aujourd’hui que le profit des actionnaires passe avant les objectifs de santé publique. L’objectif final est bien sûr l’appropriation sociale des moyens de production mais en tout cas nous devons sortir de cette marchandisation à outrance, c’est évident. Et la CGT porte cette revendication, tout comme le PCF, la France Insoumise et comme bien d’autres partis progressistes.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le régime Macron, qui fut si long à réagir à l’épidémie virale en février 2020, a mis en place un confinement et un couvre-feu de classe : celui-ci interdit aux citoyens d’aller au ou de fréquenter les musées, mais il leur prescrit de travailler, d’aller à l’école (où les conditions sanitaires sont souvent “limite”), de prendre le métro aux heures de pointe ou de s’entasser sans contrôle dans les supermarchés, cela dans des conditions sanitaires souvent acrobatiques et sans obligation sérieuse de surveillance de la jauge pour les patrons de grandes surfaces. Les choses en sont au point que, sans ralentir réellement l’épidémie, qui repart à la hausse faute de moyens hospitaliers, thérapeutiques et vaccinaux suffisants, quantité de lieux et d’entreprises à vocation culturelle et créative sont menacés de mort avec de graves conséquences prévisibles pour l’avenir de la française et pour la situation sociale et professionnelle des travailleurs et des créateurs concernés.

    Qui plus est, pour obtempérer aux constantes injonctions austéritaires de Bruxelles sommant la France de “réduire ses dépenses de santé”, les gouvernements maastrichtiens successifs ont sabordé l’hôpital et la médecine de ville, les rendant inaptes à encaisser les chocs épidémiques… et futurs. Ces mêmes gouvernants ont, à l’unisson des grands actionnaires du CAC 40, cassé la recherche biomédicale française et les capacités de production nationale en matière de vaccin, de masques, d’appareils respiratoires et de recherche thérapeutique. 

    Ce n’est donc pas, sous réserve de protocoles sanitaires stricts et appliqués de manière responsable (non seulement dans les lieux de spectacles mais à leurs entours), en torpillant la culture et en réduisant au chômage et à la misère les et autres intermittents du spectacle, que l’on stoppera la pandémie dans notre pays: il faut pour cela se donner les moyens de dépister, d’isoler, de traiter et/ou de vacciner (sans a priori stupides et empreints de préjugés politiques contre les vaccins russe, chinois ou cubain…) tout en forçant le patronat, les transporteurs et les services publics d’Etat, Education nationale en tête, à protéger sérieusement les salariés, les usagers, les élèves et les étudiants, sans parler des personnes seules atteintes du coronavirus et qui sont trop souvent laissées sans soin et sans vraie supervision médicale à domicile.

    C’est pourquoi la commission culture du PRCF appuyée par le secrétariat national soutient l’action des travailleurs du secteur culturel pour une réouverture raisonnée et sanitairement contrôlée des lieux culturels : musées, bibliothèques, cinémas, théâtres, etc. 

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

     

    LA MANIFESTATION PARISIENNE RÉPUBLIQUE - LA MADELEINE / CULTURE EN DANGER - PROFESSIONNELS EN COLÈRE

    4 mars 2021 Manifestation Paris Culture en danger, Professionnels en colère

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  • Notre camarade a pu participer ce 2 mars 2021 à une action de la CGT cheminots de Versailles. Le débat portait sur la journée des droits de la femmes : deux femmes étaient invitées : Cécile Vélasquez de la Commission exécutive confédérale de la CGT et Lorraine Questiaux, avocate féministe.

    Peut être une image de texte qui dit ’#8mars15h40 L'HEURE DES COMPTES AGISSONS POUR L'ÉGALITÉ egalite-professionnelle.cgt.fr cgt’

    Après un belle entrée en matière par une représentant de la CGT Cheminots de Versailles, c’est Lorraine Questiaux qui a longuement pris la parole pour expliquer les « violences » (viol) faites aux femmes et comment s’en défendre en tribunal.

    Plusieurs femmes de la CGT ont pris elles aussi la parole pour rapporter leurs difficultés personnelles au sein de l’entreprise : comment concilier leurs difficiles emplois du temps en tant que cheminotes avec leurs vie de famille : pas de crèches, difficultés financières, etc.

    En fin de matinée, Gilda a pu prendre la parole et prononcé l’intervention que nous reproduisons ci-dessous. Des explications et propositions qui ont convaincues car les participants l’en ont chaleureusement remerciée.

    NDLR A l’occasion du , Initiative Communiste ouvrira dans les jours à venir largement ses colonnes à la commission femmes du PRCF, ainsi qu’à des syndicalistes femmes. Restez connecté(e)s


    Nous sommes à quelques jours du 8 mars : journée internationale des droits de la femme. Et surtout nous sommes non loin du 18 mars, début de la Commune de Paris de 1871 dont nous fêtons le 150ème anniversaire.

    Il y a des mots de la langue française qui n’ont pas vraiment d’équivalent masculin : ainsi en est-il de pute, prostituée, pétroleuse. Ce dernier mot fut totalement aux deux autres durant la Répression versaillaise de la Commune de Paris en 1871. Les mots qu’on pouvait lire alors pour désigner les femmes, dans les journaux anti-révolutionnaires puis dans les CR de procès du mois de juin 1871, sont d’une incroyable violence : furies, mères indignes, hystériques, impudiques, vipères rouges, monstres à face humaine, bêtes immondes. Nos journalistes et hommes politiques ont donc encore à apprendre en histoire !

    Je ne vous apprends rien en vous disant combien les femmes ont participé à tous les combats révolutionnaires : durant la Révolution française, on les appelait les tricoteuses et pourtant ce sont elles qui sont allées à pied jusqu’à Versailles en octobre 1789 ramener la famille royale à Paris ; Et durant la Commune en 1871 ce sont elles qu’on trouve sur les barricades pour défendre non seulement leur ville mais la République toute entière : les Versaillais les appelleront avec mépris et effroi les pétroleuses. En réalité, il n’y eut pas plus de pétroleuses que de beurre en barre. Mais elles faisaient éclater ce qu’on nomme aujourd’hui pompeusement le plafond de verre : elles se battaient à côté des hommes, comme les hommes, en habits de fédérés, pour les mêmes droits que les hommes. Elles furent féministes avant l’heure : Louise Michel, Elizabeth Dmitrieff, une noble russe envoyée par Karl Marx pour rendre compte des événements parisiens – et qui ne s’est pas contentée de rendre compte mais a pris part aux événements et ô combien puisqu’elle s’est battue sur les barricades -, une bretonne Nathalie Lemel : elles voulaient qu’on reconnaisse l’union libre, qu’on lutte contre la prostitution, qu’on verse aux veuves de fédérés mariées ou non, ainsi qu’à leurs enfants légitimes ou naturels, une pension. Ce sont elles qui mirent en application le décret de séparation des Églises et de l’État dans les écoles et les hôpitaux. Elles ont constitué des chambres syndicales et fédérales des travailleuses.

    Mais toutes, de façon claire ou confuse, avaient conscience de la lutte de la classe ouvrière pour obtenir une société sans exploitation.

    « La plaie sociale qu’il faut d’abord fermer, c’est celle des patrons qui exploitent l’ouvrier et s’enrichissent de ses sueurs. Plus de patrons qui considèrent l’ouvrier comme une machine de produits ».

    L’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés n’envisage l’affranchissement des femmes que dans le cadre de la lutte pour la défense de la Commune et « le renversement du « règne du capital » et de « tout vestige d’exploitation » par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes ». Autrement dit ce qu’on appellera plus tard « la dictature du prolétariat »

                                prenant la parole à une manifestation de masse du KPD,                                  le 31 août 1921 au Lustgarten de Berlin

    Clara Zetkin se place dans le même axe de pensée quand elle déclare en 1889 :

    « Les pays dans lesquels existe le suffrage dit universel, libre et direct, nous montrent qu’en réalité il ne vaut pas grand-chose. Il n’est ni plus ni moins qu’un chèque sans provision. […] L’émancipation de la femme comme celle de tout le genre humain ne deviendra réalité que le jour où le travail s’émancipera du capital. »

    « En marchant main dans la main avec le parti ouvrier socialiste, elles sont prêtes à partager toutes les peines et tous les sacrifices du combat, mais elles sont aussi fermement décidées à exiger après la victoire tous les droits qui leur reviennent. »

    Loin d’opposer les femmes en général aux hommes en général, C. Zetkin associait l’engagement pour l’égalité entre les sexes au combat général du prolétariat pour l’abolition de l’exploitation capitaliste. Zetkin s’inspirait en cela des écrits d’Engels, dont le livre magistral L’Origine de la famille, de la propriété et de l’Etat a jeté les bases de l’approche marxiste de la question féminine.

    Les combats menés pour l’émancipation du travail contre la domination du capital conduiront non seulement à la libération du Prolétariat mais aussi à celle des femmes, “prolétaires du prolétaire” selon la formule de Marx.

    Ces combats ont été repris par toutes celles qui ont risqué ou laissé leur vie durant la Résistance. Qui parmi vous n’a entendu parler de

    • Danielle Casanova, militante communiste française qui avait fondé l’Union des jeunes filles de France en 1936, l’équivalent des Jeunes communistes, mettant ainsi l’accent sur l’égalité entre les sexes dans tous les domaines : travail, instruction, loisirs, sports ou encore vacances. Elle avait démontré la double discrimination des jeunes filles issues de milieu populaire — en raison de leur sexe et de leur origine sociale. Elle est morte en 1943 du typhus à Auschwitz.
    • Marie Claude Vaillant Couturier, communiste elle aussi, résistante, qui en est revenue.
    • Moins connue du grand public mais qui mériterait à l’instar des deux autres d’entrer au Panthéon, en plus elle serait la seule ouvrière : Martha Desrumeaux, militante communiste du Nord qui a créé le journal l’Ouvrière pour les droits des femmes au travail et a combattu pour l’amélioration de leurs conditions de travail ; Elle a été la seule femme présente aux accords de Matignon en 1936. Résistante, elle a impulsé la grande grève de mineurs en 1941 (10 000 mineurs en grève) Arrêtée par la Gestapo, déportée à Ravensbrück, en 42, elle a organisé comme Marie-Claude l’aide aux plus faibles. Elle en reviendra et deviendra en 44 co-secrétaire de la CGT. Ouvrière et féministe, elle a milité à l’Union des femmes de France.
    • Olga Bancic qui faisait partie du célèbre groupe de l’Affiche rouge des FTP-MOI parisiens n’a pas été fusillée avec ses camarades de combat mais décapitée à Stuttgart le jour de son anniversaire.

    Alors quand on parle de la journée de la femme, comme on peut le voir sur des dizaines de réseau sociaux : c’est faux !

    C’est la journée des luttes pour les droits de la femme !

    On ne va pas mettre dans le même panier ces femmes héroïques avec

    -les Myriam El Komri qui, en tant que ministre du dialogue social a initié la casse du Code du travail. Quel dialogue social ? quels partenaires sociaux ? Nos ennemis de classe ne sont pas nos partenaires : « la régression sociale ne se négocie pas : elle se combat ! » disait Krasuki !

    – les Christine Lagarde, qui en tant que DG du FMI a mis en place le plan d’austérité de la Grèce – plan qui nous attend.

    – les Laurence Parisot, présidente du MEDF, qui a proposé d’abandonner la durée légale du temps de travail, de reporter l’âge de la retraite, de favoriser la flexibilité du travail

    -les Muriel Pénicaud, qui dont la loi de renforcement du dialogue social autorise le gouvernement à procéder par ordonnances.

    – Les Agnès Buzin ministre de la santé et des solidarités qui a proposé elle aussi de reporter l’âge de la retraite à 65 ans et de dérembourser moult médicaments.

    – Les Elizabeth Borne, ministre chargée des transports que vous connaissez bien et qui, en ouvrant à la concurrence le secteur ferroviaire, en démantelant le rail français et en brisant le statut protecteur de ces travailleurs et travailleuses, a largement contribué à pourrir la vie de milliers de cheminots et de cheminotes, sans parler des usagers et de leur famille.

    Enfin tout de même ! il y a FEMMES et femmes !

    On parle de violences faites aux femmes !??? Mais ces femmes-là ont fait partie sans vergogne de ces instances mondiales, européennes et gouvernementales qui ont détruit le code du travail, les conventions collectives, la justice prud’homale, qui ont saccagé le statut du secteur public pour lequel Maurice Thorez avait dû lutter pied à pied en 46, et étendu partout la précarité de l’emploi en délocalisant et privatisant ce qui reste de l’emploi industriel français (on l’a vu avec le manque de masques etc), qui ont bloqué le SMIC et les revenus du travail, les indemnisations de chômage, les allocations familiales et les retraites par répartition créées en 1945 par le ministre communiste Ambroise Croizat, avec leurs propositions de la repousser à 65 voire 67 ans après une rude vie de labeur et, comble de tout le DÉREMBOURSEMENT des médicaments dits de « confort » que bon nombre d’assurés ne peuvent pas acheter car qui dit déremboursement dit augmentation immédiate. Ce ne sont pas des violences faites aux femmes ça ?

    Oui, ces femmes-là ont contribué à détruire tous nos grands secteurs publics comme l’Éducation Nationale à coups de contre-réformes dont souffrent les enseignants en majorité des femmes ; l’Hôpital public mis à mort par la Commission européenne qui a sommé à 63 reprises les Etats-membres de « réduire leurs dépenses de santé ». C’est ainsi que 17 500 lits ont été fermés en 6 ans. À lui seul l’hôpital public, en a perdu 78 % alors qu’il représente 61,5 % de la capacité totale. Faut donc pas s’étonner qu’on manque de lits au moment de cette pandémie et qu’on n’en a d’ailleurs pas rajouté depuis qu’elle a commencé.

    Une UE qui a de nouveau démontré son impuissance totale et coupable face à cette crise sanitaire majeure : l’Italie n’a dû son secours qu’aux médecins cubains et chinois !!! Les riches pays du Nord – à commencer par l’Allemagne attachée aux « critères de stabilité et de rigueur » de Maastricht – se sont opposés à toute solidarité financière de la part de la Banque centrale européenne (BCE) qui continue à refuser d’annuler toute dette illégitimement constituée – illustrant une nouvelle fois et de façon éclatante, la supercherie énorme que représente l’idée de construire une « Europe sociale » ou une « autre Europe ».

    C’est un mensonge de dire que l’UE protège : Non l’Europe ne protège pas ! Le néolibéralisme échevelé de ses instances, leur coexistence placide avec une masse de gouvernements fascisants et cléricaux (Pologne et Hongrie en tête) qui ne cessent de rogner les droits des femmes (en Pologne l’avortement pour fœtus déformé est désormais interdit : or ce type d’avortement représente 98% des avortements !!!) sont au contraire de puissants outils de régression pour la condition féminine. Sans parler de l’amalgame honteux entre communisme et nazisme voté par la résolution européenne du 19 septembre 2019 (535 voix POUR dont les socialistes et les écolos ! Voilà bien des gens à qui vous pouvez faire confiance).

    C’est pourquoi il ne faut pas confondre la journée de la femme et la journée des droits des femmes. Tous nos combats ne peuvent que se mener ensemble – hommes et femmes – pour que l’avenir soit le genre humain !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    La casse des indemnités chômage voulue par Macron.. reportée, mais pas retirée

    En pleine crise économique et profitant de la crise sanitaire du , le régime s’acharne à durcir les règles d’indemnisation des chômeurs : 800 000 privés d’ vont donc subir une baisse de leur indemnités. Cela en raison de l’augmentation de la durée de cotisation pour bénéficier de l’indemnisation, de la baisse des indemnités à partir du 7e mois pour les moins de 57 ans, et calcul plus défavorable pour les plus précaires alternant contrats courts et . La pénalisation des employeurs utilisant les contrats courts est elle toujours reportée aux calendes grecques. Faire payer la crise quoi qu’il en coûte aux travailleurs, leur faire les poches pour remplir les coffres des capitalistes, le cap du régime Macron UE MEDEF ne bouge pas. La riposte populaire s’impose.

     

    Alors que, crise aidant, tant de Français ont rejoint les rangs des chômeurs et qu’un Français sur trois, parmi lesquels il faut compter de nombreux enfants, des personnes âgées et des malades, ne peuvent plus faire trois repas par jour en France (chiffres de la MGEN), le gouvernement à la botte du MEDEF et de l’UE (laquelle n’a pas cessé, en pleine pandémie, de réclamer la “baisse des dépenses publiques” au nom de la sacro-sainte monnaie unique…) s’entête à réduire les indemnités chômage, que ce soit en plafonnant lesdites indemnités ou en exigeant des chômeurs éligibles une plus longue durée de mois travaillés – alors que tant de boîtes ferment ou délocalisent ! – pour postuler auxdites indemnités. 

    Le résultat est certain et voulu : une nouvelle baisse de revenus pour des millions de gens déjà dans la gêne… Et du même coup, une injonction supplémentaire faite aux chômeurs d’accepter n’importe quel emploi hors région et hors qualification – en clair, un déclassement professionnel et une déqualification lourds de conséquences futures – pour pouvoir nourrir leur famille: si bien que lesdits chômeurs rabattus de force vers les emplois déqualifiés ne feront, à leur corps défendant, que peser davantage sur le marché du travail en tirant vers le bas les , et notamment les bas salaires, vu que ceux-ci sont régis entre autres, en régime capitaliste, par le jeu de l’offre et de la demande (plus il y a de chômeurs non ou mal indemnisés, plus les salaires de ceux qui travaillent sont tirés vers le bas, c’est mécanique).Et qui bénéficiera au final de la manoeuvre si ce n’est le MEDEF? Un MEDEF auquel, en revanche, on ne plaint pas les subventions à milliards sans contrepartie aucune en termes de maintien des salaires et du “produire en France”, SANOFI remportant la palme du cynisme en continuant à supprimer des emplois tout en palpant l’argent public à jet continu… sans même être capable de fournir un vaccin (dans le même temps, la petite Cuba a produit trois vaccins!).

    Quand vous entendrez des gens qui travaillent dur pour le SMIG se plaindre sottement que “en France, on indemnise trop les chômeurs”, expliquez-leur donc que chaque fois que l’Etat et le MEDEF s’entendent pour dé-protéger les chômeurs, c’est l’ensemble de la classe des travailleurs salariés dont les revenus piquent mécaniquement du nez.

    De même Bruno Le Maire ne cesse-t-il de brâmer qu’il faut au plus tôt “faire la des retraites” exigée par Bruxelles, toujours au titre de la “baisse des dépenses publiques”. Outre que ce type de propos devient franchement odieux au moment où Merkel et Macron arrosent sans compter les entreprises, qu’elles soient ou non largement bénéficiaires, le propos réel des gouvernants bourgeois est invariablement le même: en diminuant les pensions et en retardant l’âge de la retraite, ils forcent indirectement des millions de gens à rester plus longtemps sur le marché de l’emploi; ce faisant, ils augmentent la concurrence entre salariés – plus nombreux à se disputer un même nombre d’emploi -, ils déséquilibrent l’offre d’emploi au détriment de la demande et font du même coup BAISSER LES SALAIRES (et les futures pensions) DE TOUS.

    Moralité: actifs, retraités et chômeurs, pas de sottes jalousies entre nous, nous faisons partie de la même classe, celle des travailleurs salariés. Alors, TOUS ENSEMBLE ET EN MEME TEMPS pour l’emploi, les salaires, la protection sociale, les services publics, les pensions et les indemnités chômage !

    Floréal

    source: https://www.initiative-communiste.fr/


    Communiqué CGT : Assurance chômage : un gouvernement, isolé et déconnecté des réalités, qui passe en force

    La ministre du Travail a présenté la réforme de l’assurance chômage aux organisations syndicales et patronales. Malgré l’opposition unanime et unitaire des confédérations représentant les salarié.e.s et surtout malgré la crise sanitaire et l’augmentation du chômage, le gouvernement déroule son plan sans écouter personne.Dès le 1er juillet 2021, il entend baisser les allocations de façon très importante, notamment pour les travailleurs les plus précaires (intérimaires, saisonniers, extra hôteliers, guides conférenciers, etc.). Pour faire semblant « d’équilibrer », un bonus-malus (modulation à la hausse ou à la baisse des cotisations patronales) serait mis en place… mais seulement en septembre 2022 ! Selon un indicateur « de retour à meilleure fortune », montrant une baisse du chômage, deux autres mesures violentes pourraient entrer en vigueur de façon « automatique » : hausse du seuil d’accès aux allocations (de 4 à 6 mois travaillés au cours des 24 derniers mois hors période de pandémie) et dégressivité pour les cadres (au 9ème mois au lieu du 7ème mois de chômage comme prévu initialement dans le projet de réforme). Malgré son isolement face à tous les syndicats et aux critiques – même du petit patronat, le gouvernement passe en force sa réforme dès cet été, en totale déconnexion avec la réalité des travailleuses et travailleurs précaires et/ou au chômage. Un décret doit être publié au 1er avril. Pour la CGT, le combat contre cette réforme continue. Nous considérons que la décision, que nous avons obtenue du Conseil d’État en novembre dernier et qui a annulé la réforme du mode de calcul de l’indemnisation journalière et donc de l’allocation, n’est pas respectée : nous allons étudier de nouveaux recours. La CGT continue à informer les premières et premiers concerné.e.s et à mener des actions unitaires pour rétablir a minima les droits perdus et obtenir un emploi et une protection sociale pour toutes et tous.

    Montreuil, le 2 mars 2021

     

    Le tract de la cgt chômeurs/précaires

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  “Pourquoi le PRCF est-il tabou” ? Courriel de Fadi Kassem, secrétaire national du PRCF, à destination d’Aude Lancelin (@alancelin) (IC.fr-2/02/21)

    Le mercredi 10 février 2021, après avoir visionné une émission intitulée “Pourquoi le est-il tabou ?” sur la chaîne Internet Quartier général – la récente création d’, ancienne directrice du -, Fadi Kassem, secrétaire national du PRCF, a écrit à Aude Lancelin pour lui demander “Pourquoi le PRCF est-il tabou ?”. Car depuis près de trois ans, et malgré plusieurs sollicitations, jamais Aude Lancelin – comme d’autres médias se proclamant “alternatifs” – n’a accusé réception, préférant inviter des mouvements favorables à “l’union des souverainistes des deux rives” ou des prétendus “souverainistes” comme Arnaud Montebourg – Ramzi Kebaili, membre du collectif Citoyens souverains, constituant une rare exception dans le camp du “Frexit de gauche”. Nous reproduisons donc le courrier envoyé, en posant de nouveau la question à la principale intéressée : pourquoi le PRCF est-il tabou dans des médias autoproclamés alternatifs ?

    ____________________________________________________________

     

    Chère Aude Lancelin,

    Secrétaire national du Pôle de Renaissance communiste en France, je me permets de vous contacter après avoir pris connaissance de l’émission que vous avez réalisée jeudi dernier sur votre chaîne QG-TV, émission intitulée « Pourquoi le Frexit est-il tabou ? », avec pour invités Rami Kebaili – avec lequel nous avons des contacts politiques avancés et positifs – et Charles-Henri Gallois, l’un des fondateurs de Génération Frexit.

    Nous avons été extrêmement surpris de constater que pour une émission portant un tel intitulé, vous ne songiez pas – à moins que vous ne souhaitiez pas – à solliciter le PRCF, alors même qu’à titre personnel, j’ai déjà eu l’occasion de vous contacter par le passé pour vous proposer des initiatives d’actions/entretiens – propositions pour lesquelles je n’ai d’ailleurs jamais eu le moindre accusé de réception de votre part – et que par ailleurs, vous connaissez très bien Annie Lacroix-Riz ainsi que son engagement au sein du PRCF.

    Nous sommes d’autant plus surpris que le PRCF est la première formation politique en France à avoir évoqué – et, de fait, à avoir employé – le thème du Frexit depuis sa fondation le 18 janvier 2004, donc même avant la création le 25 mars 2007 de l’UPR de François Asselineau – qui, lui, a déjà eu les honneurs de deux invitations au Média, lorsque vous y travailliez, en mars et en juillet 2018… de même que Jacques Nikonoff, ancien président du Parti de la démondialisation (Pardem), avait participé à l’émission de juillet 2018 aux côtés d’Asselineau.

    Aussi, je me permets de vous poser ce qui constitue de plus en plus la véritable question à poser : Pourquoi le PRCF est-il tabou ? Car si le terme de Frexit est certes très peu utilisé dans le débat public (mais cependant davantage qu’il y a quelques années), il est encore plus évident que le PRCF, lui, subit une totale et intégrale de la part de tous les médias, qu’ils soient dominants et aux mains du grand Capital (c’est-à-dire pour au moins 90% d’entre eux) ou qu’ils soient supposés « anticonformistes » et « alternatifs » comme QG que vous avez créé. Il semble donc que l’« anticonformisme » s’arrête à une ligne rouge à ne pas franchir, à savoir celle de l’invitation d’une formation franchement communiste comme le PRCF, dont le discours et les propositions rencontrent pourtant un écho croissant parmi les citoyens et les travailleurs en lutte.

    Nous souhaitons obtenir une explication sur cette attitude proprement incompréhensible et vous remercions d’avance pour votre retour.

    Bien à vous,

    Fadi Kassem, Secrétaire national du PRCF 

     

    P.S. : pour votre information, je me permets de vous indiquer que le PRCF est engagé dans la précampagne pour l’élection présidentielle de 2022, comme vous pourrez le constater au lien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/ensemble-imposons-un-programme-et-une-candidature-de-franche-insoumission-a-lunion-europeenne-du-capital-par-fadi-kassem/. Je me permets d’autant plus de le faire que nous avons constaté que vous invitiez Arnaud Montebourg, qui s’est empressé de rassurer tous les européistes bon teint en certifiant ne pas avoir l’intention de sortir de l’euro et de l’ (donc, par construction, également de l’OTAN et, bien entendu, du capitalisme), montrant au passage le « crédit » qui peut être accordé à celui qui est présenté comme une « lueur d’espoir pour certains à gauche » et un défenseur de la « démondialisation » et de la « souveraineté » nationale (et, ajouterons-nous, populaire)…

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le 6 avril, le portugais fêtera son centième anniversaire. L’occasion de saluer un parti qui est resté ferme dans ses principes d’action marxistes-léninistes et joue pleinement son rôle auprès des travailleurs. Dans ce texte que nous publions, le tire un bilan de son action sur ces cent dernières années. (  https://www.pcp.pt/centenario  )

    ______________________________________________________________________________

        100 ans de lutte au service     du peuple et du pays

    extrait de la résolution du CC du PCP,

    1er mars 2021-,La fondation du PCP correspondait à un besoin historique de la classe ouvrière portugaise. Sa création reflète l’évolution du mouvement ouvrier portugais, son expérience et sa conscience sociale et politique, dans un climat de montée révolutionnaire, sous l’impact de la Révolution d’Octobre.

    La fondation du PCP a marqué le début d’une nouvelle étape du mouvement ouvrier au et de la vie nationale au cours de laquelle des décennies d’intervention et de lutte de la classe ouvrière portugaise, les leçons de la lutte de la classe ouvrière internationale et les enseignements de Marx , Engels et Lénine.

    Les premières années de la vie du PCP n’ont pas été faciles à affirmer avec une idéologie révolutionnaire dans le mouvement ouvrier, en tenant compte de la structure et de la composition de la classe ouvrière à l’époque et de l’influence des anarchistes et des socialistes. Avec le coup d’État militaire du 28 mai 1926 qui conduisit à l’établissement de la dictature fasciste, le Parti, avec seulement cinq ans d’existence, fut interdit et persécuté, contraint de développer son activité dans les conditions de la répression clandestine et brutale la plus sévère, pour laquelle il n’était pas naturellement préparé.

    C’est à partir de 1929, avec la Conférence d’avril et sous la direction de Bento Gonçalves, que le Parti, se tournant hardiment vers la classe ouvrière, promouvant une organisation capable d’agir dans la clandestinité, crée une presse clandestine – Avante! et O Militante -, organisé selon la conception léniniste d’un nouveau type de parti et véritablement initié une activité de masse, s’est traduit par un vaste ensemble de luttes importantes, qui lui ont valu un prestige et une influence croissants auprès de la classe ouvrière, des travailleurs et du peuple.

    Après des années de coups d’État répressifs qui affectèrent gravement le Parti, la réorganisation de 1940-1941, processus au développement auquel Álvaro Cunhal participa, la tenue des IIIe et IVe Congrès, respectivement en 1943 et 1946, furent des moments décisifs pour assurer que le PCP a été le seul parti à résister à la violence de la répression fasciste, pour sa transformation en grand parti national, pour son affirmation comme l’avant-garde incontestée de la classe ouvrière et le promoteur de l’unité antifasciste et pour la définition de la voie insurrectionnelle pour le renversement du fascisme. Lesquels étaient fondamentaux pour garantir la continuité de l’action et de la direction du Parti et son renforcement: l’existence d’un noyau fort de fonctionnaires; l’application des principes organiques du centralisme démocratique; le strict respect des mesures visant à assurer la défense du Parti et de sa presse contre une répression fasciste féroce; l’enracinement dans la classe ouvrière et les travailleurs; une organisation solide; le renforcement de l’alliance de la classe ouvrière avec la paysannerie et d’autres couches sociales.

    Le PCP était le parti de la résistance et de la lutte qui a ouvert la voie à la victoire. À cette fin, a contribué de manière décisive à la définition de ses objectifs, de sa tactique et de sa ligne politique, forgés au fil des ans et développés et consacrés au VIe Congrès, en 1965, avec l’approbation du Programme pour la Révolution démocratique et nationale, dont les lignes directrices ouvriront la voie au renversement du fascisme, à la conquête de la liberté et à la concrétisation de la révolution d’avril.

    Le PCP a rapidement assumé son rôle d’avant-garde dans le développement de la lutte et de l’action de masse. Ce sont les expériences importantes des vagues de grèves et de luttes politiques au cours des décennies du XXe siècle qui, confirmant la justesse de sa ligne politique et les grandes capacités révolutionnaires de la classe ouvrière et des masses populaires – en contraste avec les tendances à l’engagement le fascisme, la nature aventureuse, opportuniste et instable des secteurs de la petite et moyenne bourgeoisie – ont atteint les fondements du fascisme et ont contribué de manière décisive au triomphe de la révolution d’avril.

    Le PCP, dont le programme de renversement du fascisme était essentiellement confirmé, était le grand Parti de la Révolution, des libertés et droits des travailleurs et du peuple portugais, de la réforme agraire, des nationalisations, du contrôle ouvrier, du pouvoir démocratique local. – d’un régime démocratique inscrit dans la Constitution de la République portugaise approuvée le 2 avril 1976. Le PCP est intervenu dans tout ce processus en tant que force essentielle et déterminante. Son rôle dans la révolution d’avril et dans la fondation du régime démocratique est inscrit comme l’une des plus grandes réalisations de son histoire.

    Le PCP, organisant et dirigeant la lutte des ouvriers et des masses populaires, a été et est le plus ferme défenseur de ces conquêtes et du régime démocratique face à l’offensive de la contre-révolution pour détruire ces conquêtes, restaurer et restaurer le pouvoir des grands groupes économiques auxquels la révolution d’avril avait mis fin. Il a été l’acteur le plus actif dans la résistance à l’offensive contre les droits des travailleurs, à la perversion de la démocratie politique, à la conduite d’une politique d’obscurantisme culturel et à la soumission croissante du Portugal aux intérêts étrangers, à savoir la CEE / Union européenne et l’OTAN, avec de sérieuses limitations sur souveraineté nationale.

    Dans la dernière décennie du XXe siècle, face aux événements dans les pays socialistes d’ de l’Est, la situation et l’évolution en URSS, l’avancée rapide du processus de restauration du capitalisme monopoliste au Portugal et sous une forte pression pour changer ses caractéristiques , le PCP a réaffirmé sa détermination inébranlable à poursuivre la lutte pour la défense des intérêts des travailleurs et des peuples, pour la liberté, la démocratie, l’indépendance nationale, la paix et le socialisme, son idéal et son identité communistes, exprimée dans la déclaration: «Nous étions, sommes et seront communistes ».

    https://pcp.pt/

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • A l’échelle mondiale, l’impérialisme nord-américain en crise aiguë – la tumultueuse “transition” présidentielle l’a montré ! – voudrait forcer le monde à choisir entre le bloc fascisant personnifié par Trump (le slogan “America first!” signifie la “suprématie blanche” aux Etats-Unis et, à l’extérieur, l’écrasement de la gauche latino-américaine, de l’Iran… sans oublier la érigée ennemi stratégique ni tentative de fédérer toutes les monarchies pseudo-musulmanes – du Maroc à l’Arabie saoudite – pour briser les Palestiniens et le Front Polisario, et d’utiliser la Turquie néo-ottomane d’Erdogan pour remplacer l’impérialisme français déclinant de l’ au Liban), et le bloc “mondialiste” non moins belliciste que personnifie Biden, lequel préfère redorer l’alliance “transatlantique” avec l’Europe allemande pour tenter d’encercler la Russie tout en promouvant une effarante course aux armements. Pourtant, comme disait Mao, “Là où il y a oppression il y aura rébellion” et “On a raison de se révolter“:

    • en , Cuba tient bon de dédollarise son économie; Evo Morales revient à La Paz en libérateur ; l’Equateur chasse le traître Moreno, laquais de l’Oncle Sam, et vote à nouveau pour l’alternative progressiste héritée de Correa ; quant aux communistes chiliens, ils sont l’aile marchante du grand mouvement populaire qui a balayé la constitution héritée de Pinochet. Cela ne signifie pas que cette contre-attaque populaire soit exempte de contradictions comme on le voit au Venezuela où nos camarades du PCV dénoncent une maltraitance d’Etat qui ne peut, hélas, qu’affaiblir l’indispensable Front patriotique anti-impérialiste;
    • En Asie, la jeune classe ouvrière birmane refuse le putsch militaire et rêve de s’affranchir aussi de la tutelle à peine moins anti-ouvrière d’Aung Sang Su Khi. En Inde, c’est par centaines de millions que les ouvriers et les paysans pauvres, conseillés par les deux puissants partis communistes indiens, s’opposent à la politique néolibérale du fascisant Janata Party et de sa politique pseudo-hindouiste et grossièrement antimusulmane.
    • En Afrique subsaharienne, à l’appel du PC du Bénin, du Sadi malien et d’autres forces progressistes, un mouvement populaire prometteur, héritier du panafricanisme socialisant des années 1960, exige la fin de la “Françafrique”, cette projection néocoloniale de l’impérialisme français, dans lequel le PRCF dénonce un ennemi commun des peuples africains spoliés et de la souveraineté française piétinée, en France même, par l’oligarchie maastrichtienne.
    • Au , ceux qui avaient dévoyé et enterré le “Printemps arabe” en le livrant aux égorgeurs djihadistes, doivent déchanter car les peuples tunisien et algérien, femmes et jeunesse en tête, défient la répression et réclament la démocratie, le développement, le progrès social et l’indépendance véritable. Quant au Front Polisario, il n’est pas plus décidé à avaliser l’annexion marocaine que les jeunes Palestiniens ne sont prêts à accepter le statut d’indigènes de second ordre dans leur propre pays que Tel-Aviv voudrait leur imposer à jamais. Par ailleurs, malgré leurs énormes moyens et l’aide en sous-main que la CIA, les pétromonarques esclavagistes, Erdogan et, hélas, les services français ont apporté à Daesch, l’Armée nationale syrienne de conscription aidée par la Russie a écrasé les dépeceurs de la et rétabli pour l’essentiel l’unité territoriale du pays.
    • De manière plus générale, les peuples du monde entier ont constaté de leurs yeux que les pays socialistes ou de tradition socialiste comme Cuba, la Chine, ou le Vietnam, ont nettement mieux réagi à la pandémie que ne l’ont fait ces phares du néolibéralisme mondial que sont les USA de Trump où l’Angleterre de Johnson, lequel a d’ailleurs failli payer de sa vie son “laisser-faire, laisser-crever” initial… Du reste, l’économie chinoise ne cesse de progresser au grand dam de Washington qui sait qu’elle perdra tôt ou tard leur hégémonie mondiale…
    • En Europe, l’entreprise visant à criminaliser le communisme historique en l’égalant au nazisme, quitte à banaliser et à réhabiliter ce dernier par la bande, s’accentue, de même que demeure la tentative impérialiste permanente de subvertir la Biélorussie après avoir semé le chaos en Ukraine. Mais le PC d’Ukraine et la Biélorussie ont tenu bon comme le rappellent les entretiens récemment donnés à INITIATIVE COMMUNISTE par P. Simonenko, secrétaire général du PCU, et par M. l’Ambassadeur bélarusse à Paris.Si l’on résume ce tableau contrasté, on s’aperçoit que les peuples résistent aux offensives impérialistes mais que le Mouvement communiste international n’a pas encore, malgré ses efforts, réussi à redevenir une force structurante à l’échelle mondiale de manière à fédérer les résistances, à les faire converger contre le capitalisme-impérialisme, à démasquer les charlatans de l’ “Europe sociale” et à orienter les résistances populaires croissantes dans la direction d’un socialisme-communisme de nouvelle génération. Raison de plus, comme le fait le PRCF, pour participer à toute initiative susceptible de remettre le MCI et le camp anti-impérialiste à l’offensive sur le plan international…
    • En France même,
      • la décomposition nationale et la fascisation s’accélèrent dangereusement
      • à la faveur d’une pandémie que le pouvoir macroniste, à défaut d’y répondre efficacement, ne manque pas d’exploiter pour installer l’Etat policier (lois fascisantes dite de “sécurité globale”, sur le “séparatisme musulman”…) tout en gavant le CAC 40 de subventions publiques distribuées à profusion et sans contreparties en termes d’emploi et de salaires.
      • Le “grand emprunt” européen orchestré par Macron et Merkel servira d’ailleurs surtout à doter de subventions publiques les fusions capitalistes en cours dans l’industrie (avec à la clé la fin programmée du “produire en France”) tout en précipitant le “saut fédéral européens”: création de l’armée européenne, du Parquet européen, de la gendarmerie européenne, voire adoption d’une langue unique des institutions européennes (le tout-anglais, bien sûr!), le but stratégique de l’Empire européen en gestation étant d’unifier le grand marché transcontinental de l’emploi en exacerbant la concurrence entre salariés et le moins-disant social. Décidément, le compte à rebours de la destruction finale du pays est engagé.

    Dans cette situation, il urge de s’interroger sur l’alternative révolutionnaire qu’il convient d’opposer au duel/duo Macron-Le Pen que les milieux oligarchiques voudraient programmer pour le second tour de la prochaine présidentielle. Un faux duel à la fois hyper-dangereux, car Macron et Darmanin en sont désormais à “prendre de droite” le rassemblement lepéniste, et totalement inconsistant puisque désormais Marine Le Pen, qui avait déjà rallié l’euro, annonce à la classe dominante, dont elle sollicite l’adoubement, qu’elle inscrit désormais toute son action dans le cadre supranational incontesté de l’UE…

    La gauche établie coupée de la classe ouvrière

    C’est pourquoi les alternatives proposées jusqu’ici par la gauche établie et/ou par les prétendus souverainistes (on a même droit désormais à des communiqués communs décomplexés de Dupont-Aignan, Philippot et Asselineau !) ne sont pas à la hauteur des aspirations populaires, sachant que désormais un Français sur trois n’est même plus à même de faire trois repas par jour.

    Pas seulement parce que les resucées de la gauche plurielle font l’impasse sur l’orientation maastrichtienne incurable du PS et sur le caractère foncièrement antipopulaire de la “construction” européenne, ni parce que ce projet stratégique d’union des euro-gauches usé jusqu’à la corde est totalement coupé des luttes sociales, mais parce que, en l’absence d’un vrai parti communiste dynamisant le monde du travail, la “gauche” établie ne parle plus au peuple tandis que les mobilisations syndicales sont coupées de toute perspective politique.

    Concernant le PCF, on ne sait toujours pas s’il veut vraiment porter une candidature propre, d’ailleurs sur des bases euro-réformistes, ou si ses éternelles velléités de semi indépendance électorale ne serviront pas seulement in fine à négocier avec Mélenchon la répartition territoriale des candidatures aux prochaines législatives. Un JLM qui, d’ailleurs, dédaigne répondre aux associations de défense du français et refuse de clarifier sa position sur l’UE tant il est vrai que ses eurodéputés ont été élus, hélas, sur une ligne euro-compatible. Or, sur de telles bases euro-complaisantes, la classe ouvrière – et on la comprend! – ne “suivra” certainement pas, alors qu’elle est la seule capable de porter au second tour de la présidentielle une candidature patriotique de gauche franchement insoumise à l’UE…

    Pour l’alternative rouge et tricolore avec le PRCF et Fadi Kassem.

     

    D’où la proposition du PRCF, qui a chargé notre jeune, dévoué et brillant camarade Fadi Kassem, syndicaliste, agrégé de l’Université et diplômé de sciences politiques, de proposer aux travailleurs, dans les manifs et à l’entrée des usines, une alternative rouge et tricolore articulant l’engagement à reconstruire un parti de combat, à soutenir le syndicalisme de lutte, à agir avec les Gilets jaunes (1), à dialoguer avec tous les progressistes pour sortir la France de la zone euromark, sortir de l’UE par la porte à gauche, construire une nouvelle République française souveraine, sociale et fraternelle en marche vers le socialisme.

    Jeunes, militants ouvriers, syndicalistes de lutte, rejoignez notre combat !

    Sur cette base, notre Pôle reçoit un nombre grandissant d’adhésions de jeunes. Il faut aider le PRCF et l’aider à porter l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore sans crainte de cette “explosion sociale” qu’a raison de redouter – pour sa classe, pas pour la nôtre! – M. Edouard Philippe. Ensemble faisons monter l’exigence ouvrière et populaire d’un Frexit progressiste, passage incontournable vers la révolution socialiste dans notre pays.

     

    Georges GASTAUD, le 26 février 2021

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Au sommaire :

    • Pages 4-7 : Les licornes du coronavirus – Le Pôle ne craint pas le froid – La Fonction publique cassée par la 4D
    • Page 8-13 : Cuba toujours en pointe ! – Chasse aux rouges aux Philippines – Amère victoire pour Maduro au Venezuela – Nette victoire pour Arce en Bolivie – Le P.C. Chilien et les Mapuches contre le fantôme de Pinochet  – Pourquoi l’Oncle Sam adore les Ouïghours
    • Pages 14-17: Spécial  : Un vaccin et au lit ? – Un grand malade : la médecine française
    • Pages 18-19 : Uchronie contre Macronie – Souverainistes des deux rives… de droite !
    • Page 20 : Les premières leçons du BREXIT
    • Page 21 : Touchez pas au pangolin !
    • Pages 22-23 : Il y a cent ans, la grippe espagnole…

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  • Cher(e)s concitoyen(ne)s,
    Sur proposition de Léon Landini et de Pierre Pranchère, présidents du PRCF et figures de la Résistance antinazie, et de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, le Comité central du Pôle de Renaissance en France m’a désigné à l’unanimité pour animer sa pré-campagne présidentielle et législative pour une alternative rouge et tricolore à Macron/MEDEF et à la dictatoriale Union européenne du grand capital.
    Étroitement lié à vos luttes, mon engagement sur un programme franche-ment communiste portera l’exigence d’une nouvelle République française souveraine et indépendante, sociale, centrée sur le monde du travail et la jeunesse, une République populaire et , laïque, écologiste, et .

    CREPUSCULE FRANÇAIS ?

    Comme l’a crûment révélé l’épidémie (manque initial de masques, in-capacité à traiter et à produire un vaccin, engorgement des hôpitaux détruits par l’euro-austérité…), notre pays est au bord de l’effondrement sur tous les plans : industrie, services publics – notamment système de Santé, école… – et il est gros d’une explosion sociale tant notre peuple et sa classe ouvrière sont dessaisis de leur souveraineté, de leurs conquêtes sociales (retraites, indemnisation du chômage, code du travail, statuts, tout y passe !), de leurs services publics (hôpital public, Education nationale, Université et CNRS, EDF, Equipement, SNCF , ONF, Poste, tout est désossé par les privatisations et/ou l’euro-austérité), du « produire en France » industriel et agricole, voire de notre langue, le français étant de plus en plus souvent sacrifié au tout-anglais des traités « transatlantiques ». Avec les Sarkozy (LR), Hollande (PS), Macron (LREM), il n’y en a plus que pour la « construction européenne », qui dissout la République, plus que pour l’OTAN, qui pousse à un surarmement ruineux, plus que pour le MEDEF qui rafle l’argent public et délocalise à tout-va. Oui, il faut changer la société en profondeur en prenant aux grands capitalistes pour que vivent mieux les travailleurs salariés, mais aussi, les travailleurs indépendants, qui font vivre notre pays ! Mais com-ment faire pour que vivent ces « Jours heureux » qu’appelait de ses vœux en 1945 le Conseil National de la Résistance ?

    FAUSSES ALTERNATIVES :

    Pour y parvenir, il faut dégager Macron, mais aussi ses semblables, les Xavier Bertrand, Bruno Retailleau et autre Valérie Pécresse qui n’ont jamais roulé que pour le capital. Ne tombons pas de mal en pis en soutenant l’extrême droite lepéniste qui ne nous sortirait même pas de l’UE et dont la haine xénophobe ferait le jeu du terrorisme islamiste en attisant la guerre civile. Et comment croire encore ces « socialistes » qui, flanqués de faux écolos euro-formatés et d’ex-communistes décaféinés, ont appli-qué, avec l’aide de la droite, cette « constitution européenne » que notre peuple avait pourtant refusée par référendum ?

     

    POUR LE VRAI CHANGE-MENT, FREXIT PROGRESSISTE et NATIONALISATIONS DEMOCRATIQUES !

    Car ceux qui promettent de bâtir « l’Europe des patries » (Le Pen) ou l’« Europe sociale » (fausse gauche) dans le cadre de l’UE, nous mentent. Se définissant elle-même comme « économie de marché ou-verte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée », l’UE est irréformable : conçue de A à Z pour museler les nations et araser le progrès social, l’UE comprime les salaires, pousse aux privatisations, favorise les délocalisations et interdit toute marche au socialisme. C’est pourquoi, avec le PRCF, je porterai dans les luttes ce que ne propose aucun autre candidat du système : la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN par la porte à gauche, pour une large démocratie populaire et pour la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie. Si notre peuple ne veut pas « y rester », il lui faut sortir de l’UE, cette prison des peuples, sortir de l’euro, ce carcan austéritaire aligné sur le Mark, sortir de l’OTAN, cette machine au service des faucons US, et sortir du capitalisme qui n’offre plus à l’humanité qu’un avenir d’exploitation, de guerre, de chocs environnementaux et sanitaires !

    POUR UNE ALTERNATIVE ROUGE ET TRICOLORE orientée vers le socialisme :

    C’est pourquoi, le PRCF propose d’unir le drapeau de la nation au drapeau des travailleurs pour rompre avec la dictature euro-atlantique du Capital, remettre le monde du travail au centre de la vie politique, suspendre toutes les contre-réformes « en marche » (retraites, chômage, sécu, lycée, EDF, SNCF, hôpital, Université, Code du travail, statuts, police des salaires, délocalisations, privatisations, licenciements etc.). Pour rouvrir à la France la voie du socialisme-communisme, c’est-à-dire celle du pouvoir des travail-leurs construisant une société sans classes, nous voulons rebâtir un parti communiste de combat, soutenir le syndicalisme de classe, travailler au Tous ensemble et en même temps contre les injustices, construire une Convergence Nationale des Résistances ouverte à tout patriote progressiste.
    Le sens de notre entrée en lice, c’est de porter une franche insoumission à l’UE pour une rupture révolutionnaire avec le capitalisme. C’est aussi, d’agir pour briser l’étau qui broie la France entre le banquier euro-soumis Macron et l’alternative mortifère et pseudo-nationale du lepénisme !
    Alors, agissons ensemble pour qu’émerge enfin, quelle qu’en soit la forme finale, une candidature franchement insoumise à l’UE et au capitalisme. C’est vital pour notre pays, pour les travailleurs et pour sa jeunesse !


    CRISE SANITAIRE DERRIERE LA COVID 19, L’EURO- VIRALE !

    Répandue comme une traînée de poudre par l’euro-mondialisation capitaliste, la covid 19 sévit avec son cortège de décès, de « réas » en flux tendus, de malades gardant des séquelles, mais aussi de paralysie de la vie économique, culturelle et sociale. Mais derrière le virus, les forces du grand capital, l’UE et Macron à leur service en profitent pour brider la liberté de réunion et de manifestation, pour accélérer les contre-réformes (retraites, indemnités chômage, casse du bac national…) et… pour gaver le grand capital d’argent public !

    Dans le même temps, les fermetures de lit d’hôpital continuent sous la houlette de Bruxelles qui, depuis 2011, a sommé 62 fois la France de « réduire ses dépenses de santé » ! C’est cela, « l’Europe protectrice » ?
    Alors, oui, respectons scrupuleusement les gestes-barrières tels qu’ils sont demandés par les soignants, mais ne soyons pas dupes :

    il n’y a pas qu’un virus à combattre, mais deux, le ET l’euro-mondialisation virale qui détruit les systèmes de santé et qui traite honteusement la pandémie comme un « marché » mondial juteux !

     

    Télécharger, partager, imprimer et diffuser le tract : cliquer ici

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  • Des milliers d’ ne mangent pas à leur faim. Enfermés dans les 4 murs de résidences universitaires misérables depuis de longs mois, ils sont littéralement réduit à l’extrême par le régime Macron. Privés d’emplois, sans salaires étudiants, ils ne sont pas non plus éligibles aux aides telles que le RSA. Alors que des queues de centaines de s’allongent tous les soirs devant les banques alimentaires du secours populaires et des restos du cœur, le régime Macron qui n’a pour seul cœur que le profit capitaliste les piétinent d’un “nous ne leur donnerons pas la bécquée” vomie par une député LREM à l’assemblée nationale.

    Le délégué générale de LREM ajoutant qu’ils n’ont qu’à faire des prêts auprès des banques. Cynisme et dégueulasserie ! Face à ce scandale les jeunes communistes des témoignent et appellent à l’action.

    communiqué des JRCF 

    PRECARITE ÉTUDIANTE

    Revenus et bourses dérisoires, loyers extrêmement élevés dans les métropoles universitaires, incertitudes sur leurs études et cours à venir, isolement, mal-nutrition… Voilà quelles genre de conséquences provoque la logique économique capitaliste sur notre étudiante.

    Depuis des années désormais cette étudiante ronge notre société et particulièrement bien entendu notre jeunesse.

    Mais comment peut on encore tolérer qu’en France des étudiants, dont justement la réussite de leurs études est très importante, puissent être amener à faire la queue par dizaines devant les dépôts d’aide alimentaire ?
    Pourquoi ne nous donnons nous pas les moyens à l’échelle nationale pour que nos étudiants puissent se préoccuper avant tout de leurs études et non de la manière dont ils vont se rationner dans la semaine pour ne pas dépasser leur budget ?

    Parce-que l’UE capitaliste et anti-démocratique enchaîne notre pays, lui vole sa souveraineté pour mieux en finir avec les conquêtes sociales, nationales et démocratiques de ses travailleurs, classe ouvrière en tête, nous ne pouvons envisager d’améliorer la situation sans que le peuple travailleur reprenne le pouvoir, agisse dans son intérêt et ainsi entre en confrontation frontale avec cette UE de malheur et ses tenants « nationaux » telle que la macronie, le MEDEF, le CAC40, en somme la grande-bourgeoisie capitaliste, pour en sortir une bonne fois pour toute et pouvoir engager notre pays dans la voie du socialisme.

    Dans ce combat, les JRCF et le PRCF défendent le droit au logement pour toutes et tous, et notamment pour les jeunes étudiants, jeunes ménages et jeunes travailleurs, mais aussi pour eux la gratuité des soins, l’accès facilité aux ressources alimentaires, la mise en place d’un statut d’étudiant-salarié précis permettant de ne pas contraindre les études au impératifs du salariat, ou encore un doublement des bourses étudiantes.

    Avec les JRCF et le PRCF, avec les étudiants mobilisés contre la précarité et avec le monde du travail en lutte, battons nous pour reprendre le contrôle de notre pays et enfin pouvoir construire en France une société plus juste pour ceux et celles qui la font tourner jour après jour et nuit après nuit, autrement dit, pour le socialisme !

    http://jrcf.over-blog.org/2021/02/precarite-etudiante-communique-des-jrcf.html

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    Les laissés pour compte de la France

     

    Depuis maintenant presque 1 an les étudiants souffrent. Les suicides à répétition commencent seulement à attirer timidement l’attention des clowns au pouvoir, dont dépend l’avenir des millions d’étudiants français.

                Le gouvernement, depuis des mois, ne réagit pas face à l’immense détresse des jeunes de son pays et lorsqu’il se décide enfin à sortir de son mutisme, il décide de court-circuiter ses interlocuteurs habituels et légitimes que sont les syndicats étudiants et décide de passer par le youtubeur Gaspard G. On remarque là encore le manque de considération des étudiants par le premier ministre qui a passé cet appel. Ce youtubeur est notamment connu pour être un soutien de Macron et propriétaire de start-up. Un choix qui invisibilise encore davantage une majorité écrasante d’étudiants qui vivent dans une grande précarité, qui gagne du terrain de jour en jour dans une indifférence plus que troublante.

                L’État fait la grâce d’offrir aux étudiants 150 euros environ tous les trois mois. Il ose appeler cela une aide exceptionnelle. Exceptionnellement inutile pour des étudiants dont les besoins les plus primaires sont bien plus élevés. S’ajoute à cela le coût des écoles souvent exorbitants et bien évidemment très peu pris en charge par les pouvoirs publics. A cela s’ajoute l’impossibilité de travailler car les seuls emplois envisageables pour les étudiants sont après les cours, l’heure à laquelle commence le couvre-feu. Mais cela ne semble gêner personne dans les rangs des élus qui pourtant, pendant les élections courent après les voix des jeunes qu’on accuse de se désintéresser de la vie politique et de leur soi-disant devoir citoyen. A qui la faute ?

                Il a été annoncé dernièrement que les cours en présentiel pourraient reprendre pour les étudiants, seulement en TD et seulement en demi-groupe. Les deuxième, troisième année et les autres doivent rester en distanciel. La caste dirigeante n’apporte encore une fois que des demi-mesures pour une infime partie des étudiants. Certains étudiants ont rendu leur logement dans la certitude de finir l’année en distanciel. Ces mêmes étudiants se retrouvent actuellement à devoir en chercher un nouveau pour une journée par semaine de cours en présentiel. Ces loyers étaient financés par le travail après les cours désormais impossible. Une nouvelle fois, la république ne propose pas d’alternatives et laisse ses étudiants dans la misère.

                Au-delà des difficultés matérielles que posent les confinements et couvre-feu à répétition tous plus absurdes les uns que les autres, des difficultés psychologiques considérables se font de plus en plus ressentir. Les étudiants sont la seule tranche de la société française à ne plus rien faire. Ne plus aller en cours, ne plus aller faire du sport, ne plus pouvoir voir ses amis, ne plus pouvoir travailler mais aussi, ce qui permettait d’échapper à un quotidien souvent précaire et morose : ne plus avoir de loisirs. Plus rien à faire. Un sentiment croissant d’inutilité, de vie qui ne trouve plus de sens est maintenant commun à des millions d’étudiants à travers l’hexagone.

                J’encourage tous les étudiants et toutes les étudiantes à agir, protester, se révolter contre ce régime qui n’a que faire de sa jeunesse et la laisse crever dans un silence accablant.

     

    Thomas-JRCF

    http://jrcf.over-blog.org/2021/02/les-laisses-pour-compte-de-la-france.html

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    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

    15Mars : Le PRCF lance un appel aux syndicalistes et aux militants politiques et associatifs du mouvement populaire.(IC.fr-21/02/21)

     

    APPEL aux et aux MILITANTS POLITIQUES et ASSOCIATIFS du MOUVEMENT POPULAIRE

    Alors que l’épidémie flambe à nouveau et que notre pays paie au prix fort la casse maastrichtienne pluri-décennale de l’hôpital et du soin, de la recherche vaccinale et de l’appareil productif, l’équipe Macron-Castex aux ordres du MEDEF, du CAC 40 et de l’Union européenne empile les lois liberticides (« sécurité globale », état d’urgence multiforme…), les contre-réformes (lycée, université, recherche…), les abandons de la souveraineté populaire et les attaques antisociales de toutes sortes (indemnisation du chômage, retraites, APL…) validant dans la foulée l’énorme vague de fusions capitalistes (Renault, PSA, Chantiers navals, Alsthom, etc.), de délocalisations et d’euro-privatisations (EDF, ADP, SNCF…) décidées par le grand patronat dès avant l’apparition du virus. C’est ainsi que l’entreprise Sanofi, gavée d’argent public mais devenue incapable de produire par elle-même un vaccin antiviral au pays de Pasteur, supprime des postes de chercheurs en pleine pandémie, augmente les dividendes des actionnaires, et déserte de plus en plus le territoire national !

    Face à cette situation cauchemardesque, nombre de citoyens désespèrent, non seulement en raison de la crise sanitaire et de la manière chaotique dont elle est traitée par le pouvoir, non seulement en raison du chômage et de la précarité, voire de la misère qui galopent, mais parce que des millions de jeunes et de membres des classes populaires et des couches moyennes ne voient plus le bout du tunnel, pris en étau qu’ils sont entre le projet néolibéral inhumain de Macron et l’alternative haineuse du lepénisme.

    Pour porter l’espoir d’une contre-attaque progressiste, pour accuser ensemble le trio mortifère Macron-MEDEF-UE, pour nourrir l’aspiration des travailleurs en lutte à la et au «  en même temps », les militants du mouvement populaire doivent agir ensemble. C’est dans cet esprit que le PRCF propose qu’aux alentours du 15 mars prochain, date anniversaire de la signature des « Jours heureux », le programme social transformateur du CNR, des manifestations mobiles ou statiques grandes ou moins grandes selon les possibilités soient organisées dans le pays, si possible de manière unitaire, avec prises de parole plurielles et tractages communs ou pluriels. Nous divergeons sur bien des questions, mais tous nous pouvons et devons exiger ensemble :

    • Des moyens massifs pour l’hôpital et pour les travailleurs du soin
    • Assez d’argent public distribué sans contrôle au grand capital qui s’en sert pour délocaliser et s’emparer des sociétés nationalisées
    • Maintien intégral des salaires pour les personnes en chômage technique et pour les travailleurs indépendants frappés par la crise,
    • Taxation du grand capital et des grandes fortunes qui doivent payer la crise au lieu de s’enrichir sur le dos de tous
    • Suspension sine die immédiate, voire abrogation pure et simple, des contre-réformes en cours ou en prévision, des plans de licenciements, des délocalisations, des fusions et des privatisations capitalistes,

    chaque organisation participante étant libre par ailleurs de développer ses propres thématiques sur ses tracts et dans sa prise de parole. Bien entendu, les travailleurs en lutte doivent être invités à s’exprimer à cette occasion et la solidarité matérielle de tous doit s’exercer à leur endroit.

    En cette sortie du solstice d’hiver où la lumière gagne peu à peu sur la nuit, montrons que le mouvement syndical et les organisations progressistes sont capables, en s’unissant dans l’action, d’exprimer la colère, d’ouvrir l’avenir et de nourrir la contre-attaque. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Désireuse de faire diversion au rejet massif dont fait l’objet sa politique universitaire ainsi qu’aux scandaleuses conditions de vie faites aux étudiants pauvres, la secrétaire d’Etat Frédérique Vidal a brandi, dans la foulée de l’hyper-autoritaire Blanquer, la menace d’une chasse aux sorcières “islamo-gauchistes” à l’Université. Vidal a même sérieusement envisagé de mandater le CNRS pour “objectiver” et traquer ledit “islamo-” au sein de l’Université française…

    La Macronie à droite toute!

    Le PRCF n’a nullement appelé en 2017 à voter Macron pour “faire barrage à l’”, comme l’ont fait la fausse et aussi, hélas, nombre d’universitaires “progressistes”.

    Notre organisation n’en est que plus à l’aise pour constater qu’à nouveau, loin de faire barrage aux thématiques xénophobes, antimusulmanes et antiprogressistes grossières portées par l’extrême droite, la Macronie ne fait que renchérir sur elles: on l’avait déjà observé lors du récent débat télévisé entre le ministre Darmanin, le ministre de l’Intérieur de Macron, et Marine Le Pen, la patronne du rassemblement “national”: le premier y a constamment et peu discrètement tenté de “prendre”  la seconde par la droite… 

    Par ailleurs, les récentes loi macronistes sur la “Sécurité globale” et sur le “séparatisme” islamiste ne font que confirmer la nature incurablement réactionnaire d’un pouvoir inféodé au MEDEF et à l’UE, qui n’a cessé d’aggraver les mesures répressives contre le mouvement populaire, de l’éborgnage répété des Gilets jaunes au matraquage systématique des syndicalistes de classe. En réalité, on ne combat pas et l’on n’a jamais combattu efficacement l’extrême droite anticommuniste, antisyndicale et xénophobe, y compris dans les années 1930, en ralliant les pseudo-“républicains” fascisants au pouvoir.

    Pour combattre et abattre l’extrême droite, il faut au contraire construire un Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologiste centré sur la défense du monde du travail, sur la reconquête de l’indépendance nationale et sur le rejet de toutes les discriminations, qu’elles visent les “musulmans”, les femmes, les syndicalistes de lutte ou les véritables communistes, ces derniers étant ouvertement ciblés par la fascisante résolution votée en septembre 2019 par tous les euro-parlementaires français (hormis ceux de la France insoumise).

    Confrontation d’idées ou censure d’Etat?

    Le PRCF a toujours condamné catégoriquement le terrorisme islamiste et ses commanditaires pétromonarchiques: il ne partage donc nullement la complaisance dont certains progressistes égarés font montre, très marginalement, envers les atteintes grossières à la laïcité qui émanent à jet continu des milieux intégristes.

    Mais d’une part, le fait principal massif est plutôt, dans notre société gangrénée par des décennies de campagnes lepénistes accompagnées par l’Etat bourgeois (rappelons qu’initialement, le FN fut délibérément gonflé, voire lancé médiatiquement, par Mitterrand pour des raisons politiciennes), la discrimination massive à l’égard des travailleurs musulmans ou présentés comme tels.

    D’autre part, le PRCF ne confondra jamais l’indispensable défense de la loi laïque séparant l’Etat de toutes les Eglises avec les campagnes xénophobes menées par l’ultradroite et accompagnées mezzo voce par la Macronie : car en dépit des clauses de style condamnant les “amalgames”, de telles campagnes objectivement xénophobes et racistes ne cessent de présenter “les musulmans” comme autant d’ennemis de l’intérieur. De telles campagnes ignobles ne font que semer des germes de guerre civile tout en valorisant objectivement et simultanément le nationalisme raciste des uns et l’intégrisme salafiste des autres.

     

    Notre effort de communistes, d’internationalistes, d’antifascistes et de patriotes républicains consiste au contraire à unir tous les travailleurs dans le combat anticapitaliste tout en promouvant l’idéal d’une République sociale, souveraine, fraternelle et véritablement laïque, rompant avec l’UE supranationale et néo-cléricale pour rouvrir la voie du socialisme et du communisme dans notre pays. Bien entendu, si de scandaleux dérapages “racialistes” contraires à l’idéal républicain universaliste ont lieu dans telle ou telle faculté, y compris à l’initiative de militants se réclamant de la gauche ou de l’extrême gauche, il faut les combattre sans l’ombre d’une hésitation; mais  il faut pour cela recourir à l’argumentation et à la confrontation d’idées et nullement en appeler à la censure d’Etat, car en l’espèce, toutes les censures se nourrissent l’une de l’autre. C’est pourquoi il faut aussi condamner la prétendue “Cancel Culture” (culture de la censure) bien-pensante et liberticide issue des Universités américaines qui vise à proscrire de l’Université des formes d’expression artistiques jugées non “politiquement correctes” étant entendu que dans tous les cas, le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme caractérisés n’en doivent être sanctionnés qu’avec plus d’intransigeance. 

    L’anticommunisme connivent, terreau permanent de la

    Pour finir, le PRCF attire l’attention des universitaires de gauche sur le fait que, très logiquement, les menaces de censure d’Etat à leur encontre ne sont redevenues possibles en France qu’à la faveur d’un omniprésent et très grossier anticommunisme d’Etat (relayé avec virulence par la gauche, voire par l’extrême gauche établies… !) qui, en permanence, censure, marginalise, diffame et marginalise de fait les recherches et les chercheurs (historiques, philosophiques, économiques, etc.) dont le “tort” est de heurter la doxa médiatico-universitaire marquée par l’européisme béat, par l’antisoviétisme de confort (le plus souvent travesti en “anti-stalinisme”), par l’antimarxisme connivent et par l’anti-jacobinisme de principe : ce bloc de préjugés contrevient aux idéaux d’esprit critique et d’indépendance intellectuelle dont se réclame le monde intellectuel. Il accélère et facilite le basculement rapide de l’Université française vers les méthodes, les problématiques et jusqu’à la langue de l’impérialisme dominant, ce tout-globish qui écarte et discrimine de fait, anticonstitutionnellement, un nombre grandissant d’enseignements et de séminaires aux citoyens non anglophone.

    De même que nous rejetons la thématique fascisante et scientifiquement aberrante de l’ “islamo-gauchisme”, – laquelle n’est pas sans rappeler les campagnes fascistes, antisoviétiques et antisémites des années 1930 à l’encontre du “judéo-bolchevisme” ! -, de même invitons-nous instamment les universitaires progressistes à voir à temps, dans leur propre intérêt, que l’anticommunisme de confort et que l’américanisation galopante de l’Université comportent une dimension proprement suicidaire pour l’enseignement public, la recherche scientifique, l’avenir du statut de la fonction publique hérité de Maurice Thorez, et plus globalement, pour l’avenir même de la laïcité républicaine et des libertés dans notre pays.  

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Situation : La décomposition des bases régaliennes, porte ouverte au chaos antidémocratique et antipopulaire et à l’écroulement de la 

    Le 23 décembre 2020, à la suite des violents affrontements survenus à Paris au cours de la manifestation contre la loi dite « Sécurité globale », Emmanuel Macron déclarait que la France prend le risque d’un « anéantissement de toute autorité légitime, de tout ordre et, par voie de conséquence, de toute liberté » ; et de marteler : « Le désordre, ce n’est pas la liberté, mais bien la barbarie. » Si le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) souscrit à cette idée, il est en totale opposition quant au constat et aux responsables de cette situation, aussi bien pour la police, les douaniers, la justice, le pénitentiaire, les pompiers ou les forêts – les questions de l’armée, de la monnaie et des impôts seront spécifiquement traitées.

    Certes, nous militons pour un  de type nouveau, socialiste, qui émergera au cours de l’affrontement de classes entre l’oligarchie maastrichtienne et le monde du travail en mouvement. Mais cela ne signifie pas que nous nous devrions nous désintéresser de la casse géante qui cible tout ce qui, dans l’appareil d’État actuel, donne prise à l’intervention populaire, car l’actuel démontage maastrichtien de l’État n’a nullement pour fin de nous rapprocher de la société sans classes et sans État oppressif qui résultera du développement intégral du socialisme-communisme : tout au contraire, il s’agit pour l’oligarchie capitaliste de faire place nette au grand capital tout en fascisant au maximum les appareils répressifs traditionnels

    1) Des services régaliens historiquement constitutifs de l’État-nation et de la République une et indivisible

    Que le « monopole de la violence physique légitime » (Max Weber) serve les intérêts de la bourgeoisie dans le cadre de l’ordre capitaliste en tant qu’instrument de l’oppression des travailleurs et des citoyens et doive être anéanti, cela relève de l’évidence. Mais cela ne saurait, d’une part, signifier, que tout État doive être détruit – surtout dans le cadre de l’édification d’un ordre socialiste – et, d’autre part, ce serait oublier l’apport de la centralisation des fonctions régaliennes depuis Hugues Capet pour mener le « processus de civilisation » (Norbert Elias) afin d’en finir avec l’« ordre » féodo-vassalique du Moyen Âge, qui consacrait alors la triple domination des seigneurs à la tête de leurs fiefs, de l’Eglise désireuse de monopoliser le pouvoir politique, et des empereurs – surtout ceux à la tête du Saint-Empire romain germanique (SERG) – voulant déjà unifier l’Europe sous leur hégémonie. Un « ordre » qui correspondait à un désordre balkanisé au seul bénéfice des classes possédantes qui, avec l’aide de la hiérarchie catholique, théorisèrent la « société des trois ordres » sous la plume d’Adalbéron de Laon afin de distinguer les bellatores gérant la guerre et la politique, les oratores contrôlant la vie spirituelle et, de facto, sociale et politique, et les laboratores réduits à l’asservissement quasi esclavagiste et devant s’en remettre à Dieu pour espérer atteindre le paradis après la mort…

    Il résulte de cet « ordre » féodo-vassalique un « état de guerre » permanent pour le monopole du pouvoir, les seigneurs disposant de leur propre armée, exerçant eux-mêmes la justice sur leurs terres et contestant l’autorité alors fragile des rois de France, dont la principale tâche consiste alors à unifier et centraliser les fonctions régaliennes. Parallèlement, les rois de France, tout en affirmant la souveraineté et l’indépendance de l’État-nation en construction face aux visées impérialistes (à l’image de la victoire de Bouvines remportée par Philippe II Auguste contre le SERG en 1214), se heurtent à une Église puissante souhaitant nommer les prêtes et les évêques du royaume de France, et par là même imposer sa puissance politique sur les sujets.

    En ce sens, et de manière concomitante aux communes certes dominées par les classes marchandes et financières possédantes mais affirmant leurs libertés et leur émancipation par rapport à l’ordre féodo-vassalique, les rois de France centralisent les fonctions régaliennes, à l’origine de l’État-nation unifié (avec les limites de classes que comportait l’Ancien Régime) et de la République une et indivisible. Comme le signala l’historien Jacques Le Goff au sujet de Louis IX :« Saint Louis incarne le passage de la monarchie féodale à la monarchie moderne : celle-ci ne repose plus sur les rapports personnels du roi avec ses vassaux, mais sur ceux du roi en tant que chef de l’État (on dit alors le royaume ou la Couronne) avec ses « sujets ». Cette construction de l’État moderne se fait selon des formes transitoires, progressivement, évitant tout traumatisme institutionnel… »

    La centralisation des fonctions régaliennes fut accomplie par Louis IX pour la justice, par Colbert pour les forêts, par les révolutionnaires pour les poids, mesures et douanes, ou par Napoléon Ier pour les sapeurs-pompiers. Autant de services régaliens assurant, selon le juriste Jean Bodin, la souveraineté étatique, et qui sont en décomposition accélérée depuis 40 ans dans le cadre de l’euro-dissolution néolibérale de la France.

    2) Une décomposition progressive des services publics régaliens

    La décomposition progressive des fonctions régaliennes de l’État bourgeois depuis plus 40 ans prend diverses formes parfois en apparence contradictoires, mais fondamentalement imbriqués dans une logique de désossement croissant de l’unité de l’État-nation et de l’indivisibilité de la République. Cette décomposition prend les formes suivantes :

    1. La privatisation des services publics. Privatisation politique par la la mise sous les ordres personnels des préfets des services publics des départements et régions par des droits de dérogation explosant l’unicité de la loi de la République ; privatisation d’autant plus forte que le pantouflage de la haute fonction publique se traduit trop souvent par l’occupation des hautes responsabilités de l’État par des personnalités directement liées aux intérêts privés des multinationales ; privatisation opérationnelle, par la très coûteuse délégation croissante de tâches – « externalisation » – à des sociétés privées pour les services publics de l’État comme ceux des collectivités territoriales. Cette dynamique mortifère concerne tous les domaines: aménagement du territoire d’abord avec la privatisation de l’ingénierie publique de l’Équipement, de l’environnement et de l’agriculture, directement dictée par l’Union Européenne ; les transports, la distribution de l’eau, l’assainissement et jusqu’au projet de démantèlement de l’Office national des forêts (ONF), soumis à un important déficit public faute d’aides suffisantes de la part des euro-gouvernements, alors que de plus en plus de forêts communales voient leur gestion concédée à des acteurs privés. Et c’est également vrai pour les missions régaliennes, en témoigne la privatisation de la collecte des amendes de stationnement délivrées auparavant par les polices municipales, mais aussi avec la loi dite “Sécurité globale” débouchant sur le remplacement des fonctions de polices par des officines de sécurités privées.
    2.  La disparition des services publics : ces dernières années ont vu l’éradication des services publics déconcentrés des territoires de la République, et ce au nom et sous la pression de l’euro-austérité, se traduisant par la suppression des subdivisions de l’Équipement et de l’agriculture d’abord, puis l’éradication des services publics de l’État au niveau départemental et même parfois régional, la destruction des hôpitaux et structures de santé de proximité, la suppression de la police de proximité, la « réorganisation de la carte judiciaire » avec la fermeture massive de tribunaux proches des citoyens et des travailleurs, sans oublier la « totale liberté de circulation » au sein de l’espace Schengen et dans le cadre de l’Union européenne (UE) qui rendent de facto caducs les contrôles douaniers pour de nombreux échanges, facilitant ainsi la multiplication de nombreux trafics.
    3. La saturation des services publics régaliens : c’est le cas du système pénitentiaire sans cesse dénoncé pour ses conditions indignes comme dans cet article du Monde du 30 janvier 2020 : « Surpopulation, matelas au sol, crasse, bruit incessant : une trentaine de détenus avaient porté plainte pour dénoncer leurs conditions de détention. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) leur a donné raison, jeudi 30 janvier, en condamnant la France. »Ainsi, « il y avait 70 818 personnes incarcérées dans les 188 établissements pénitentiaires français le 1er octobre 2019, pour 61 065 places opérationnelles. La densité carcérale s’établissait à 116 %, en baisse de 2 % en un an. Le nombre de matelas au sol s’élevait à 1 497, contre 1 353 un an auparavant. »
    4. La contractualisation accélérée des agents publics: désormais, un agent public sur cinq est un précaire sans statut, jusqu’à un sur quatre dans la santé. Au sein de l’ONF, les fonctionnaires ne représentent plus que 56% du personnel en 2019, part en baisse constante au profit des acteurs privés et des contractuels ; ces derniers sont en pleine expansion au sein de la police, à l’image des « adjoints de sécurité, âgés de 18 à 30 ans, au statut d’agent contractuel rémunéré autour de 1.300 € nets mensuels et qui épaulent au quotidien les fonctionnaires de police sur le terrain, lors de patrouilles ou en gérant les appels au « 17 » voire l’accueil » comme à Niort (La Nouvelle République, 20 janvier 2021).
    5. La dégradation de la qualité des services : outre la situation des prisons, la qualité des services publics se dégrade, à l’image de la police comme le montre « Valentin Gendrot, journaliste qui a infiltré un commissariat du dix-neuvième arrondissement de Paris durant 6 mois », pour qui « la formation pour devenir policier est très incomplète : « Dans mon cas, j’ai suivi une formation pour être policier contractuel. A l’issue de trois mois seulement, je suis sorti de l’école avec une habilitation pour porter une arme sur la voie publique. Le code de déontologie n’a été que survolé, les questions des violences conjugales sont traitées en 3 heures seulement… et c’est la même chose pour la formation des gardiens de la paix, puisqu’elle a été réduite à 8 mois ». » Pis : en 2020, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) décida de ne recruter aucun candidat à son concours après avoir déploré le niveau désastreux desdits candidats. Quant à Dupont-Moretti, il n’envisage rien de mieux que de proposer aux avocats de suppléer les juges pour traiter un nombre d’affaires exponentiel, au lieu de recruter davantage de juges et de magistrats afin de traiter les affaires.
    6. Les pressions et intimidations : elles concernent en premier lieu les magistrats, très souvent la cible des professionnels de la politique tels « Henri Guaino, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Marine le Pen et François Hollande », qui « tous ont, les uns et les autres, nourri la chronique d’une détestation plus ou moins assumée » (article publié par Anticor en avril 2017), et les juges comme Éric Halphen qui enquêta sur les affaires impliquant Jacques Chirac quand ce dernier était maire de Paris et président du Rassemblement pour la République (RPR). Mais elles concernent aussi des policiers dans leurs fonctions : comme le révèle la CGT-Police, « un policier en fonction à la CRS 66 de Perpignan qui a eu le courage et l’honneur de porter à la connaissance de sa hiérarchie (qui ne pouvait l’ignorer) qu’un portrait d’Hitler trônait ostensiblement dans l’infirmerie du service, est victime de représailles. Harcelé et détruit ce policier subira des conséquences graves pour sa santé et sa carrière. »

    3) Un chaos frappant surtout les travailleurs et les citoyens

    Les conséquences de la dislocation croissante du service public rattaché aux fonctions régaliennes sont désastreuses à plusieurs niveaux :

    1. La fragilisation des travailleurs de ces secteurs s’accroît, entre contractualisation érigée en nouvelle norme, précarité croissante, violences au travail et jusqu’aux suicides qui se multiplient notamment au sein de la police dont les conditions de travail se sont considérablement dégradées comme le rappellent les syndicats CGT-Police et Vigi : 23 millions d’heures supplémentaires cumulées impayées, puissance publique finançant de moins en moins l’immobilier et l’équipement, des dizaines de suicides chaque année, exposition croissante aux attentats, etc. ; à quoi s’ajoutent humiliations et insultes pour les gardiens de la paix d’origine étrangère de la part de leurs « collègues ». De même, les pompiers, tabassés par le pouvoir macronien quand ils s’opposaient à la destruction des retraites, sont sollicités pour des missions n’étant pas de leur ressort sans qu’un recrutement massif compense cette situation ; « résultat, à la caserne d’Aix-en-Provence, la charge de travail a presque doublé en 20 ans».
    2. La défiance croissante envers les travailleurs des services régaliens : les violences à l’encontre des pompiers se sont accrues de 213% entre 2008 et 2017 (1914 agressions en plus), et « les statistiques des cinq premiers mois de l’année 2019, supérieures de 50% à celles relevées sur la même période au cours de l’année 2018, confirment cette augmentation tendancielle » ; les personnels pénitentiaires et les policiers notamment sont également la cible de violences croissantes à leur encontre.
    3. Une progression des diverses formes d’agressions, à l’image des inadmissibles actes barbares frappant des citoyens – l’une des dernières étant le jeune Yuri, massacré en plein cœur de Paris mi-janvier 2021 – et des autres formes d’, ce que montrent les statistiques du ministère de l’Intérieur : « Après une année 2018 marquée au niveau national par une hausse sensible du nombre de violences sexuelles enregistrées (+19 %), l’année 2019 affiche également une augmentation très nette de ces violences (+12%) même si d’ampleur un peu moindre. Les escroqueries sont en forte progression en 2019 (+11%) alors que la tendance à la hausse était moins marquée en 2018 et 2017. Le nombre d’homicides augmente nettement en 2019 (970 victimes) alors qu’il était stable les deux dernières années. Comme en 2018, les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus enregistrent une forte hausse en 2019 (+8%), résultant essentiellement de celle des violences intrafamiliales enregistrées : hors violences intrafamiliales, l’augmentation des coups et blessures volontaires est limitée à +4% (contre +6% en 2018). La hausse est plus modérée pour les vols sans violence contre des personnes (+3%) et très légère pour les vols dans les véhicules (+1%). Les vols avec armes et les cambriolages de logements sont stables en 2019 alors que ces deux indicateurs étaient en nette baisse l’année précédente. Enfin, quelques indicateurs de délinquance enregistrée diminuent en 2019. La baisse est assez nette pour les vols d’accessoires sur véhicules (-5%) confirmant la tendance de ces dernières années. La baisse est plus légère pour les vols violents sans arme (-2%), les vols de véhicules (-1%) et les destructions et dégradations volontaires (-1%). » Les femmes sont parmi les principales victimes des violences (voir la  n°24).
    4. La multiplication des violences contre les citoyens et les travailleurs : la répression sauvage qui s’est abattue sur les gilets jaunes, les syndicalistes de combat, les militants progressistes, les travailleurs de nombreux secteurs – avocats, enseignants, personnels hospitaliers, pompiers, etc. –, les retraités, les lycéen(nes) et étudiant(e)s, etc., la féroce évacuation des migrants sans-papiers place de la République et le passage à tabac – véritable « violence en bande organisée » comme le stipule le droit pénal – du producteur de musique Michel Zecler ont démontré une nouvelle fois l’ampleur du problème au sein d’une institution, la police, en voie de fascisation accélérée. A ce sujet, le projet de loi « Insécurité globale » offrirait une immunité permanente et structurelle aux « policiers » se comportant comme des forces du désordre et des chefs de bandes désireux de casser du manifestant, du citoyen et du travailleur – journaliste inclus – et qui n’hésitent pas à tremper pour certains dans des trafics et dans la corruption (voir la mesure d’urgence n°4). Ce sentiment d’impunité existe également parmi les surveillants pénitentiaires, qui peuvent se rendre coupables de violences envers les détenus, usant et abusant de l’autorité dont ils disposent pour imposer leur propre ordre.

    Explication : Un Etat bourgeois en voie de fascisation et au service de l’ordre capitaliste euro-atlantique

    1) Des fonctions régaliennes sous le feu de la « nouvelle gestion publique »

    En promouvant la « start-up nation », Emmanuel Macron est, actuellement, le VRP le plus abouti de la « nouvelle gestion publique » théorisée dans les années 1970. Cette vision du monde minimise, voire nie, toute différence de nature entre gestion publique et gestion privée, réclamant donc une approche « pragmatique » des problèmes et un meilleur partage des rôles entre le pouvoir politique, concentré aux mains du pouvoir exécutif qui prend les décisions stratégiques et fixe les objectifs, et le niveau d’exécution assurée par l’administration ou par le gestionnaire qui prennent les décisions opérationnelles. Il en résulte la disparition progressive des libertés publiques et des conquêtes sociales et démocratiques, mais aussi le démantèlement de l’État ( et leur mise au pas selon des « objectifs » chiffrés, comme l’a dénoncé l’ancien policier et responsable du syndicat Vigi Alexandre Langlois. Dans un autre registre, l’ONF constitue l’un des exemples les plus aboutis de la « nouvelle gestion publique » qui ne date pas de Macron : la « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) mise en œuvre par Sarkozy-Fillon en 2007 et la « Modernisation de l’Action publique » (MAP) mise en œuvre par Hollande-Ayrault-Valls s’inscrit dans la même logique de « baisse des dépenses publiques », autrement dit de privatisation rampante des services publics.

    Si la « nouvelle raison du monde » (Pierre Dardot et Christian Laval) néolibérale porte à son zénith cette logique, cette dernière remonte plus loin : auteur de La Révolution en marche en 1925 puis d’un Manifeste pour une révolution sociale en 1941 (dont on imagine le contenu), le comte Edmond de Fels publie un article le 1er mai 1926 (sans doute une coïncidence) afin de présenter le « Redressement français » (tout un programme !), fondé par des « industriels et des intellectuels inspirés par un sentiment de patriotisme », ayant « pour mission la défense des intérêts généraux de la France » face à la « crise morale, financière et sociale, provoquée par les erreurs de l’École dirigeante » ; ces erreurs seront réparées grâce à « un esprit dégagé de toute passion politique, de toute influence de parti », grâce à « leur compétence de directeurs de grandes affaires, leur habitude du pragmatisme» : « Voilà la nouveauté, voilà l’originalité du Redressement français». Le but principal ? « Rendre l’État à sa mission véritable, le faire rentrer dans ses limites, réviser ses fonctions et lui reprendre ce que nous n’osons dire qu’il ait usurpé, car nous le lui avons trop souvent abandonné», face aux deux dangers « les plus apparents de l’heure présente(…) le communisme et la banqueroute ». Le moyen ? Créer des commissions chargées de « mettre au point des projets clairs, positifs, concrets, prêts à l’application immédiate » par les représentants nationaux et les gouvernements.

    Le Redressement français ne fut pas le seul à théoriser la « nouvelle gestion publique » dans l’entre-deux-guerres : dans Libres d’obéir, l’historien Johann Chapoutot montre que « le nazisme a été une matrice du management moderne », élaborant « une conception non autoritaire du travail, fondée sur l’autonomie, la performance, la flexibilité et… le bien-être des travailleurs » (du moins dans le verbe) ; ancien Oberführer, Reinhard Höhn, non inquiété à la fin de la guerre – phénomène ample en Allemagne en 1945 mais aussi en France, où la « non-épuration » (Annie Lacroix-Riz) fut la règle pour les « élites » technocratiques et économiques –, fonda un institut de formation au management des élites économiques de l’Allemagne de l’Ouest, Bad Harzburg, et multiplia les manuels d’enseignement parmi lesquels Das täglische Brot des management (Le pain quotidien du management, 1978). Faut-il dès lors s’étonner que l’écrasante majorité des « élites » technocratiques et économiques de la France collabora massivement avec l’Allemagne nazie et expérimenta les idées corporatistes et « managériales » au sein de « l’État français » fasciste ? Tout comme on ne s’étonnera pas que la mortifère « Union européenne » encourage la « large transformation de la sphère publique par la suppression des monopoles, la privatisation de certains opérateurs publics et le décloisonnement de nombreux domaines d’activités » (Denys Lamarzelle, juriste).

    2) L’Etat, bras armé de la bourgeoisie au service de l’ordre capitaliste euro-atlantique

    Ce constat est particulièrement valable pour la police : « Policier·e·s, gendarmes et simples citoyen·ne·s sont ensemble victimes de la façon archaïque de faire police en France. Les jeunes agent·e·s s’engagent pour défendre leurs concitoyen·ne·s, c’est à dire pour être la police de la nation, au service de la nation. Mais les voilà rapidement contraints de faire la police de l’État, contre la population en maintien de l’ordre, contre des personnes faibles mais jugées indésirables par l’État, migrants ou prostitué·e·s, contre une partie de la jeunesse populaire dans les cités. » Pour Jérémy Robine, maître de conférences en géopolitique, la police est structurellement répressive, agissant pour l’État et non les citoyen(ne)s, constat partagé par le sociologue Fabien Jobard : « la police française a une tradition de protection, voire d’obsession de l’État, qui se tourne vers lui plutôt que vers les citoyens, et qui est plus préoccupée voire obsédée par la notion d’ordre public plutôt que par celle de paix publique. Mais elle n’a pas besoin d’un Alexandre Benalla pour ça. On est de toute façon dans une opération de maintien de l’ordre et, par définition, une opération de maintien de l’ordre n’est pas une opération de police de proximité ou autre, c’est une opération au cours de laquelle on va protéger l’ordre public et protéger les intérêts du gouvernement face aux contestataires. »

    Une telle analyse n’a rien de nouveau : dans L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État, Friedrich Engels récuse la fausse illusion de la « neutralité de l’État », démontrant que « pour que les antagonistes, les classes aux intérêts économiques opposés, ne se consument pas, elles et la société, en une lutte stérile, le besoin s’impose d’un pouvoir qui, placé en apparence au-dessus de la société, doit estomper le conflit, le maintenir dans les limites de l’« ordre » ; et ce pouvoir, né de la société, mais qui se place au-dessus d’elle et lui devient de plus en plus étranger, c’est l’État ». Et Karl Marx de préciser que « l’État est un instrument de domination de classe, un organisme d’oppression d’une classe par une autre ».

    La violente répression envers les gilets jaunes orchestrée par le pouvoir macronien, et particulièrement par Didier Lallement illustre spectaculairement cet état de fait, lorsque l’actuel préfet de police de Paris déclara à une manifestante de 61 ans : « nous ne sommes pas dans le même camp, Madame », affichant au grand jour son mépris pour les citoyens et sa haine de classe – il abrégea la discussion par un « ça suffit ! ». Mais comme le signala Lénine dans L’État et la Révolution, « que l’État soit l’organisme de domination d’une classe déterminée, qui ne peut pas être conciliée avec son antipode (avec la classe qui lui est opposée), c’est ce que la démocratie petite-bourgeoise ne peut jamais comprendre. » C’est exactement le cas du tyran Macron qui, en mars 2019, déclara lors d’un pseudo « grand débat » avec les gilets jaunes : « Ne parlez pas de “répression” ou de “”, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. […] Vous êtes dans une société où il y a un État de droit : la police, elle répond à des lois qui ont été décidées par le législateur, qui sont le contrôle du juge. » Ou comment entretenir l’illusion que l’« État de droit », la « police », le « législateur » (pour ne pas dire la majorité au pouvoir) et le « juge » sont des concepts « neutres » et « conciliateurs », et ainsi justifier la féroce répression et la fascisation d’une partie de la police et de la justice.

    3) Une fascisation galopante et ancrée dans l’histoire

    Depuis des années, le PRCF dénonce et combat l’euro-fascisation au sein de la société et dans les institutions régaliennes, notamment de la police et de la justice. Cette fascisation, ni surprenante ni nouvelle – Bertolt Brecht indiquait déjà que « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie[bourgeoise, ajouterons-nous] mais son évolution par temps de crise » –, est incarnée par le préfet Lallement, qui plonge lui aussi dans le déni de réalité et dans la négation historique en proclamant : « La police de l’agglomération parisienne n’est ni violente, ni raciste : elle agit dans le cadre du droit pour la liberté de tous. Je ne laisserai pas salir une institution dont le rôle dans les grands moments de l’histoire de ce pays a été essentiel. » Parmi ces « grands moments de l’histoire » peut-on signaler – liste loin d’être exhaustive :

    1. La chasse aux pacifistes (essentiellement socialistes et syndicalistes) opposés à la grande boucherie de 1914-1918 ;
    2. Le matraquage croissant des communistes dans les années 1930– avec en point d’orgue l’interdiction du PCF en septembre 1939 –, de même que la traque croissante des étrangers et des juifs (en dépit de l’exception du Front populaire en 1936) ;
    3. La collaboration – mis à part d’honorables exceptions comme le Réseau Honneur de la police au sein même de la Préfecture de Police de Paris – avec l’Allemagne nazie dans la lutte contre les résistants (surtout les communistes), les juifs, les « métèques », etc., sous le régime de Vichy ;
    4. La féroce répression envers les travailleurs en grève à l’automne 1947 puis en 1948 ;
    5. La sauvage répression dans le cadre des opposants à la guerre d’Algérie, notamment les communistes assassinés au métro Charonne le 8 février 1962 – après une ratonnade en règle contre les partisans du FLN algérien à Paris le 17 octobre 1961 ;
    6. Les violences policières perpétrées lors des grandes manifestations de Mai 68;
    7. La mort de Malik Oussekine le 6 décembre 1986, suivie plus récemment par celles tout aussi tragiques de Rémi Fraisse, Adama Traoré, Zineb Redouane, Steve Calico ou encore Cédric Chouviat. Le média en ligne Basta ! a recensé 676 morts perpétrées par des policiers entre janvier 1977 et décembre 2019 en France !
    8. Et ces dernières années, la répression accrue des euro-gouvernements envers tous les opposants syndicalistes, progressistes et Gilets jaunes refusant la destruction du Code du travail, des services publics, des retraites par répartition, et plus généralement de toutes les conquêtes sociales et démocratiques arrachées de haute lutte.

    Rien de surprenant quand on connaît le « pedigree » de responsables historiques de la Préfecture de Police de Paris : Jean Chiappe, fasciste notoire proche de la pègre corse de Paris, qui complotait pour abattre la IIIe République au point d’être l’un des instigateurs de la tentative de putsch du 6 février 1934, tout en matraquant abondamment les communistes, la CGT et les travailleurs en lutte ; Amédée Bussière, collaborateur fanatique qui fréquentait la Gestapo de Paris (dirigée par les sinistres Bonny et Lafont) et travaillait avec René Bousquet et Louis Darquier de Pellepoix, le responsable au Commissariat aux questions juives ; Maurice Papon, qui s’était déjà « illustré » pendant la Deuxième Guerre mondiale à Bordeaux avant de récidiver à Paris en 1961-1962 ; et bien entendu l’actuel locataire Didier Lallement.

    A cela s’ajoutent des poursuites judiciaires croissantes et intransigeantes envers des gilets, des travailleurs et des syndicalistes en lutte, à l’image du secrétaire générale de la CGT Énergie de Paris Cédric Liechti, coupable de combattre la privatisation programmée d’EDF.

    Solutions : Un Etat  réaffermi, prélude à la République socialiste

    Les mesures d’urgence concernant les secteurs régaliens ne sont que le prélude à la mise en place d’une société communiste qui résulterait du « dépérissement de l’Etat », impliquant au préalable d’agir dans trois directions concomitantes et complémentaires :

    1) Un combat contre toutes les formes de délits et de crimes

    • D’abord, combat acharné contre toutes les formes d’impunité et de corruption, aussi bien dans les institutions (notamment la police, la justice, l’armée et les institutions politiques) et dans les entreprises (à commencer par les multinationales), avec un durcissement de la législation contre la « délinquance en col blanc ».
    • Sanction exemplaire contre toutes les délinquances quotidiennes qui accablent la vie des travailleurs et des citoyens, de la casse des biens mobiliers (voitures brûlées) aux tabassages sauvages pouvant entraîner la mort, en passant par les luttes de clans, de gangs et de bandes se disputant des « territoires » soustraits à toute forme de droit.
    • Tolérance zéro envers les trafics, avec deux cibles prioritaires: le grand banditisme lié à la corruption de l’oligarchie capitaliste euro-atlantique ; les délinquants liés au trafic des armes et de la drogue et à la prostitution, qui pourrissent la vie des travailleurs et des citoyens (notamment dans les quartiers populaires).
    • Combat farouche contre toutes les forces œuvrant à la dislocation de la République une et indivisible, sociale et laïque (voir mesure d’urgence n°23).
    • Lourdes peines contre les violences verbales (surtout racisme) et physiques perpétrées par des représentants des services publics régaliens et/ou sur leur personne.

    2) Une réaffirmation des services publics régaliens, de la présence des services publics sur tous les territoires

    • Abrogation de toutes les lois et mesures liées à la « nouvelle gestion publique ».
    • Rétablissement des services déconcentrés de l’État, à tous les niveaux des territoires de la République
    • Dissolution des pseudo-« syndicats » fascistes et racistes, notamment dans la police, la justice et les services pénitentiaires.
    • Expulsion de tous les éléments réactionnaires, fascistes et racistes, et interdiction à vie d’exercer dans n’importe quelle structure de service public.
    • Fin de la sous-traitance des tâches régaliennes à des boîtes privées.
    • Rétablissement des douanes terrestres, maritimes et aériennes consécutives à la sortie de l’UE, sous forme d’un service public national luttant contre les trafics notamment.
    • Recrutement massif sur la base du concours interne de la fonction publique et des concours nationaux au sein de la police, la justice, le secteur pénitentiaire et les douanes.
    • Fin du gel du point d’indice des fonctionnaires et revalorisation salariale des agents de la fonction publique.
    • Titularisation des contractuels au niveau de compétences et d’ancienneté correspondant après un concours de titularisation, et amélioration du statut des contractuels avant leur titularisation, avec à terme la disparition du statut de contractuel.
    • Constitution d’un grand pôle public national en charge des forêts et des espaces naturels, avec des sanctions sévères contre l’accaparement privé des forêts domaniales.

    3) Des services publics au service, et sous contrôle, des citoyens et des travailleurs

    • Abrogation de la loi « Sécurité globale », de la « loi anticasseurs » et des lois Sarkozy calquées sur les modèles anglo-saxons permettant de faire pression sur le prévenu en l’autorisant à plaider coupable et de le condamner sur la base de témoignages anonymes.
    • Dissolution de la BAC, de l’IGPN, des CRS et de tous les autres groupes comme les BRAV, bénéficiant d’une impunité dans la répression aveugle et sans distinction.
    • Mise en place de comités citoyens contre la corruption et pour le contrôle d’une police et d’une justice non « de classe » mais vraiment républicaines.
    • Réforme de la justice supprimant les dispositions permettant des inégalités de traitement au bénéfice de la bourgeoisie.
    • Modification du code pénal permettant d’augmenter sensiblement le nombre de peines de substitution à l’incarcération.
    • Réforme du système carcéral mettant fin à toute incarcération dans des conditions indignes, à toute pratique humiliante, et permettant la gratuité totale de l’incarcération.
    • Mise en place des centres d’éducation et de travail (Cedtra), afin de préparer à une réinsertion efficace des délinquants – si c’est possible – au sein de la société.
    • Libération des prisonniers pour activisme de gauche, dont les conditions de détention sont inacceptables et inhumaines.

    Ces mesures doivent ouvrir la voie à la constitution d’un État socialiste, reposant sur :

    • Élection par la classe ouvrière de représentants de cette classe pour diriger la police, la justice et les secteurs pénitentiaires.
    • Les juristes et policiers de métiers formés sous le régime précédent doivent mettre leurs compétences techniques au service du nouvel appareil d’État et de la nouvelle classe au pouvoir, ou quitter leurs fonctions.
    • La justice de classe ouvrière doit garantir et respecter dans tous les cas les principes les plus avancés de la justice bourgeoise, à savoir, la présomption d’innocence et l’impossibilité de condamner sans preuves.
    • Intégration dans la police d’éventuels comités populaires constitués pour combattre les tentatives contre-révolutionnaires, volontaires mobilisés pour la défense de l’outil de travail, etc.
    • L’État socialiste étant amené à dépérir jusqu’au communisme, ces rouages de l’appareil d’État devront de moins en moins être aux mains de professionnels, et contrôlés de plus en plus directement par la classe ouvrière.
    • A long terme, dans le droit commun, le recours à l’incarcération doit se raréfier et les longues peines doivent tendre à disparaître, quand les offensives contre-révolutionnaires violentes auront été éloignées définitivement.
    • L’État socialiste doit cependant maintenir en état de marche un appareil répressif qu’il pourra renforcer rapidement (augmentation des effectifs, durcissement légal des peines, simplification des procédures…) pour se défendre en cas de sérieux danger contre-révolutionnaire ou de guerre civile, et ce jusqu’à la disparition totale de l’impérialisme dans le monde.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • TUI, c’est un mastodonte du tourisme international avec la plupart des grandes marques du voyage bien connues en France, et pourtant alors que le groupe a bénéficié d’aides très importantes – notamment avec le chômage partiel – il annonce un plan de  massif en France. Plus de 500 postes supprimés. Face à ce coup de force profitant de la crise sanitaire pour mettre en œuvre un plan social, les salariés ne comptent pas se laisser faire. La  mène une  exemplaire, et se trouve à la pointe du mouvement pour faire converger les résistances contre les centaines de milliers de licenciements entrepris par le grand patronat sous couvert d’épidémie de covid-19. Entretien exclusif avec Lazare Raskallah, syndicaliste CGT TUI, avec la commission lute du PRCF.

    Initiative Communiste : Pouvez- vous vous présenter s’il vous plait

    Lazare Razkallah : Je suis Lazare Razkallah, je suis le secrétaire du CSE de TUI France et je suis élu CGT.

    Initiative Communiste : Pourriez-vous me présenter la lutte que vous menez ? Que se passe-t-il ?

    Lazare Razkallah : Alors comme vous le savez peut être, le secteur du voyage connait quelques difficultés. Depuis le 15 mars dernier, suite aux recommandations gouvernementales, nous avons tous été confinés, en chômage partiel ou total : cela représente 900 salariés. Puis le 15 juin, les salariés ont reçu un message de la direction : « connectez vous au lien que nous vous envoyons, nous avons des annonces importantes à vous faire ». Je précise que beaucoup de salariés étaient sans contact depuis un long moment, ils étaient surpris. Nous avons donc vu notre directeur confortablement installé dans son fauteuil, au Maroc, annoncer qu’il devait licencier 500 d’entre nous, qu’il devait fermer toutes nos agences, qu’il allait supprimer la moitié des postes au siège, pour les recréer au Maroc, c’est donc une délocalisation pure et dure. Il resterait donc 300 emplois, sans accompagnement, sans aucune instruction, après plusieurs mois de confinement. C’est l’uberisation des licenciements.

    “C’est une délocalisation pure et dure (…) ces entreprises ont profité largement des aides de l’État”

    Le PDG est hollandais, c’est un grand groupe allemand, il détient en France les filiales, Nouvelles frontières, Marmara, Lookea, Look Voyage… Cela nous à tout de suite interpellés. Nous avons alerté les pouvoirs publics, car ces entreprises ont profité largement des aides de l’Etat.  Pourtant le 15 février, j’ai eu un entretien avec le PDG qui m’a dit qu’on avait fait une excellente saison d’hiver et que la saison d’été s’annonçait aussi rayonnante, ensuite que l’entreprise avait plus de 30 millions dans les caisses et donc que tout irait bien. Pourtant 1 mois de confinement plus tard, tout était noir et la moitié du personnel allait être licencié. On voit donc que la direction a essayé de préparer les élus syndicaux psychologiquement.

    Initiative Communiste : Donc votre groupe a bien bénéficié des aides de l’Etat ?

    Lazare Razkallah : Alors au niveau du groupe TUI mondial, le groupe a eu 5,5 milliards d’aides. Il faut savoir que cette entreprise est une institution en Allemagne. Les banques allemandes ont donné 5.5 milliards au groupe TUI et l’Etat est au capital de l’entreprise à 25% : c’est donc une entreprise primordiale en Allemagne. En France, TUI a bénéficié d’une centaine de millions, avec les charges reportées, du chômage partiel, reports de loyer, le groupe a négocié avec les compagnies aériennes et les groupes hôteliers des revues à la baisse des contrats. Malgré tout ça, 300 animateurs de clubs ont été licenciés et les CDD n’ont pas été renouvelés, sachant que les CDD n’ont pas le chômage. J’ai des animateurs qui m’ont écrit pour m’expliquer qu’ils sont retournés chez leurs parents ! Un autre a fait un procès et a gagné, mais TUI a fait appel ! Ils sont intraitables et violent avec le personnel, pourtant ils ont eu les aides de l’Etat.

    On est donc a 2 postes sur 3 de supprimés. Cependant on n’est pas des victimes : on va se battre jusqu’au bout.

    Initiative Communiste : On vous soutien à 100% dans cette lutte ! Du coup comment celle-ci prend forme ?

    Lazare Razkallah : Nous avons fait plusieurs actions. La semaine dernière nous avons envahie la DIRRECTE (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, un service aux ordres du ministère du travail et du ministère de l’économie) avec les syndiqués CGT. On a fait cela car selon le tribunal, il n’y avait pas urgence à agir !

    Au Tribunal administratif de Cergy, on a attaqué TUI en justice, le procès aura lieu le 2 mars. On ne va pas lâcher l’affaire, on va mettre pression sur la justice car pour nous elle n’a pas fait son travail. En effet, pour m’expliquer, je suis en contact avec nos concurrents, dans leurs boites il y a eu quelques licenciements dans leurs tours opérateurs, mais les gros concurrents n’ont pas licencié en masse, ils attendent, ils bénéficient du chômage partiel. Même le PDG d’une très grosse entreprise qui travaille surtout en Asie refuse de licencier des collaborateurs, des employés, car ils ne veut pas se priver de leurs savoir faire et de leurs expertises quand le travail normal reprendra son cours peut être dans 6 mois, un an. TUI a donc profité du chômage partiel, et en a profité pour faire un grand plan social, que nous pensons prévu depuis un bon moment : le covid a été le prétexte. Dès le mois de juin, le plan a été lancé alors que nous avons aucune visibilité sur la saison à venir.

    123 millions ont été donné par TUI à la compagnie Corsaire sous la pression de Bruno Lemaire, alors que cette compagnie est minoritaire mais sous traite notre travail ; et à nous uniquement 30 millions pour notre plan. Nous n’acceptons pas que l’argent public soit utilisé pour licencier notre personnel, avec notre argent en fait. On est scandalisé.

    Le 13 juillet on est allé en référé, avec notre avocat et 50 salariés en soutien. On a vu la direction contre qui on se bat avec les gens de la DIRRECTE ! Ils marchent mais dans la main et ils se parlaient dans l’oreille. La directe aurait du avoir un rôle de neutralité.

    “On s’organise de plus en plus pour s’unir, (..) on se soutient mutuellement dans les luttes. Il faut tous se soutenir collectivement !”

    Initiative Communiste : Quelles autres actions pour l’avenir ?

    Lazare Razkallah : Alors personnellement j’ai reçu ma lettre de licenciement hier mais je n’ai pas baissé la garde ! Je vais basculer en congé de reclassement, mais j’ai toujours mon mandat pour 11 mois. On va continuer la lutte. Le 2 mars on va soutenir notre avocat qui va se battre pour lutter contre le plan social. Certaines agences ont été fermé et pour certaines vendues, alors qu’il y avait des repreneurs qui voulaient reprendre les agences mais sans employés ! Ou est le plan de sauvegarde de l’emploi ? Comment la DIRRECTE a accepté ce plan de sauvegarde de l’emploi ? Comment un tel cynisme est possible ?

    Hier on était au Bourget par exemple pour soutenir les femmes de ménage des hôtels du Bourget contre le plan pour les licencier. On soutient et on aide les Total GrandPuits qui sont en lutte ! Demain les TUI on va devant l’assemblée nationale soutenir nos camarades d’EDF.

    On s’organise de plus en plus pour s’unir, on communique par des visioconférences, on se soutient mutuellement dans les luttes. Il faut tous se soutenir collectivement !

    Lazare Razkallah : Initiative Communiste : On sera avec vous pour ce  ! Bon courage pour la lutte.

    Lazare Razkallah : Merci à vous !

     

    Entretien réalisé le 3/02/2021 par Dark Vlador

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Entretien avec , co-secrétaire national du PRCF et directeur politique d’Initiative Communiste

    Initiative communiste : La très chaotique transition entre Trump et Biden annonce-t-elle un renouveau sensible de la politique internationale du principal État impérialiste ?

    Georges Gastaud : Il ne faut ni sous-estimer ni surestimer la nouvelle donne étatsunienne. Il ne faut pas la sous-estimer car les affrontements du Capitole et le refus de Trump de passer la main en respectant les formes républicaines montrent aux plus aveugles que la société étatsunienne est gravement malade de ce capitalisme-impérialisme exacerbé qui n’engendre la richesse de quelques-uns qu’en provoquant le désespoir d’une majorité.

    Nombre d’Américains laissés pour compte trouvent un exutoire fascisant, si ce n’est pire, dans le « trumpisme », son racisme à fleur de peau, sa misogynie grossière, son anticommunisme incandescent, son mépris des étrangers et de l’étranger, son climato-scepticisme et son viro-négativisme compacts; mais une bonne partie de la jeunesse se tourne vers les luttes antiracistes (mouvement « Les vies noires comptent ») et, fût-ce de manière confuse et naïvement réformiste, vers le « socialisme » flou et sentimental incarné par Sanders. Ce phénomène est néanmoins nouveau et porteur d’espérance.

    Sur le plan géopolitique, l’impérialisme yanqui ne changera pas plus de nature avec Biden qu’il n’avait changé de nature sous Clinton ou sous Obama : il s’agit toujours et uniquement de dominer et d’exploiter la planète entière, y compris si possible les vassaux prétendument « alliés » à Washington au seul profit des monopoles capitalistes étasuniens. On peut cependant prévoir des différences d’accent. Face au recul objectif des États-Unis d’Amérique devant, notamment, la montée des « BRICS » et celle, en particulier, de la République populaire de Chine, la devise de Trump « l’Amérique d’abord ! » l’avait conduit à un certain repli (tout est relatif !) en Syrie, en Afghanistan, voire en Europe, la Chine étant brutalement désignée comme l’ « ennemi stratégique » des USA. Et en même temps, l’étau formé par l’Oncle Sam et par les oligarchies complices d’Amérique latine a conduit à une offensive sans précédent depuis Kissinger contre Cuba socialiste, contre la République bolivarienne du Venezuela et plus généralement, contre les Etats de l’Alternative bolivarienne des Amériques et de la CELAC. Avec en prime, au Proche-Orient, l’appui sans réserve accordé par Washington au boucher Netanyahou pour écraser le peuple palestinien et pour préparer une guerre impérialiste contre le peuple iranien. C’est ce qu’on appelle le « continentalisme », c’est-à-dire le choix fait par Trump de « tenailler » en priorité l’« arrière-cour » de l’Oncle Sam, les Amériques, ainsi que le Proche-Orient qui est économiquement, militairement et financièrement jugé stratégique. Le « mondialiste » Biden voudrait redéployer davantage l’impérialisme US à l’échelle de toute la planète et, sans relâcher la pression sur les forces patriotiques et progressistes arabes ou latino-américaines, le nouveau président compte revaloriser l’OTAN comme moyen de se confronter davantage encore avec la Russie, d’y susciter si possible une “révolution de couleur” (comme il s’y efforce en Biélorussie), de renforcer une forme de condominium germano-américain sur l’Europe. Tout cela reste gros de dérapage vers une guerre potentiellement nucléaire avec la Russie, ce qui comporterait d’énormes risques pour la survie même de l’humanité. Plus que jamais la solidarité anti-impérialiste reste donc à l’ordre du jour et avec elle, la nécessaire unité des forces progressistes de France et d’Europe pour virer l’OTAN ce qui, soit dit en passant, restera un vœu pieux si l’on n’ose pas proposer le Frexit progressiste vu que l’UE se définit constitutivement comme la « partenaire stratégique de l’OTAN ».

    Par ailleurs, ne perdons pas de vue que les grands dispositifs géopolitiques de l’impérialisme demeurent. J’ai notamment en vue la méga-tenaille géopolitique que Washington et l’UE, prenant appui sur les monarchies arabes réactionnaires (des pétromonarchies du Golfe au Roi du Maroc) et sur le supeur-prédateur Erdogan, ouvertement nostalgique de l’Empire ottoman, ont mis en place pour enserrer la Méditerranée et ses pourtours, du Caucase au Sahel. Il s’agit pour cette nouvelle Sainte-Alliance enserrant la Méditerranée, le Proche-Orient (jusqu’au Caucase) et le Nord-Ouest africain, de régler définitivement leur compte aux Palestiniens et au Front Polisario (mouvement de libération progressiste du Sahara Occidental), de sanctuariser les féodalités arabes pseudo-musulmanes, de tenir sous leur botte les mouvements populaires progressistes (Algérie, Tunisie, Mali, luttes africaines contre la « Françafrique »), d’offrir un substitut non moins réactionnaire, voire carrément djihadiste à l’impérialisme français honni, lequel est en difficultés militaires et sur le déclin au cœur même de l’Hexagone. Il s’agit aussi de conforter la grossière politique israélienne d’apartheid anti-arabe, tout en se confrontant indirectement à la Chine et à la Russie sur l’ensemble des théâtres cités. 

    Bien entendu, ces réalités ne doivent pas nous faire reculer sur la nécessité de combattre “notre” propre impérialisme car ceux qui continuent de défendre l’odieuse « Françafrique » sont les mêmes que ceux qui, chez nous, démolissent les acquis sociaux, sacrifient la  au tout-anglais et démolissent l’idée même de nation française en privilégiant la « construction » euro-atlantique qui érode les bases élémentaires du vivre ensemble en France. Bref, ni Françafrique ni « Franceurope », ni « Françallemagne » (qu’organisent à bas bruit le Traité Merkel/Macron d’Aachen et la pré-sécession des euro-région et euro-département d’Alsace et de Moselle), ni remplaçant djihado-ottoman de ladite Françafrique, mais solidarité de lutte de la « France sans fric » avec les peuples en lutte d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Proche-Orient !

    Plus globalement, et même s’il est inévitable que le démantèlement contre-révolutionnaire de l’URSS et l’éclipse consécutive du Mouvement communiste  et du camp anti-impérialiste mondial qui lui étaient alliés donnent aux fauteurs de guerres impérialistes une liberté de manœuvre qu’ils n’avaient pas avant 1989, il serait faux, antidialectique et démobilisateur de méconnaître que, si réactionnaire, si fascisant et « exterministe » qu’il soit, le capitalisme-impérialisme n’est pas tout-puissant. En Amérique latine, malgré des contradictions que nous ne minimisons pas, notamment au Venezuela où nous devons entendre les signaux d’alerte envoyés par le PCV, l’Alternative bolivarienne des Amériques a tenu bon, Cuba socialiste a donné au monde entier l’exemple d’une lutte internationaliste désintéressée contre la pandémie, le Chili populaire (avec le PC chilien en tête !) est à l’offensive, Morales revient triomphalement en Bolivie, les partisans de l’ex-président progressiste Corréa reprennent la main en Équateur et le trumpiste Joao Bolsonaro est sur le recul au Brésil. En Afrique, avec parfois l’appui de mouvements communistes et marxistes-léninistes (Sadi au Mali, PC du Bénin revendiquant l’affranchissement monétaire de l’Afrique), les mouvements de masse de la jeunesse populaire ne baissent pas la garde en Tunisie et en Algérie malgré la répression qui les frappe. Même chose au Liban avec l’appui de nos camarades communistes. L’opération occidentale de déstabilisation de la Biélorussie indépendante a échoué pour le moment et nous nous félicitons que M. l’Ambassadeur de Biélorussie ait choisi Initiative communiste pour toucher les progressistes de France. Enfin, comment oublier que, malgré le harcèlement et l’encerclement occidental dont elle est l’objet, la Russie postsoviétique est redevenue un acteur géopolitique majeur qui a réfréné sans trembler les menées impérialistes, djihadistes et néo-ottomanes en aidant l’Armée nationale syrienne à vaincre l’ingérence impérialiste, les égorgeurs de Daesch et les entreprises d’Erdogan en terre syrienne. Enfin, la République populaire de Chine est désormais une actrice économique et politique mondiale que ne suffiront pas à déstabiliser les campagnes de désinformation et de sécession néocoloniale incessantes au sujet de Hongkong et des Ouïghours : alors que les champions du néolibéralisme occidental, notamment les Trump et autres Johnson, affichaient des chiffres effarants de surmortalité épidémique dans leurs pays respectifs, alors que les négateurs néolibéraux de la pandémie, les Trump et autre Johnson tombaient eux-mêmes gravement malades faute d’avoir respecté les mesures barrières les plus élémentaires, la Chine a été le premier pays du monde à stopper l’épidémie en utilisant notamment ses puissants moyens industriels et scientifiques de pointe.

    À leur échelle, le PRCF et la JRCF font tout ce qu’ils peuvent à l’international pour raviver la solidarité de classe internationale en dénonçant l’euro-maccarthysme (riposte du PRCF aux calomnies antisoviétiques du « journaliste » de France-Culture Antoine Marette, pétition contre l’euro-maccarthysme, soutien au PC de Pologne…[1]), pour soutenir Cuba socialiste (rencontre récente du PRCF avec le nouvel ambassadeur, participation à l’action unitaire contre le blocus), pour soutenir nos camarades allemands de la FDJ, de l’ABW-KPD ou du Comité Thälmann. Nous participerons de même au meeting franco-africain pour la fin des actions néocoloniales de Paris en Afrique et nous continuerons d’apporter notre aide au Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe. 

    Initiative Communiste : face à la pandémie, comment les communistes doivent-ils selon toi mener la bataille d’idées ?

    Georges Gastaud : Certains progressistes pensent que la « radicalité » politique consisterait à mettre en doute la gravité du virus et à dénoncer une sorte de « bateau » mondial, de paravent médiatique des milieux dirigeants visant à museler les peuples sous couvert de mesures-barrières… Naturellement, cette volonté de museler les peuples existe en permanence chez les dirigeants du monde capitaliste, – c’est ce que le PRCF a longtemps dénoncé seul sous le nom de « fascisation » – ; naturellement les gouvernants exploitent l’épidémie pour promouvoir leurs mesures liberticides et leurs contre-réformes ; naturellement, toutes les mesures qu’ils prennent sur le plan sanitaire sont biaisées par leur volonté d’aggraver l’exploitation capitaliste tout en favorisant les trusts aux dépens des salariés et des petits entrepreneurs. En ce sens, la « grande réinitialisation » que préparait le grand capital, dont les éléments de crise aiguë s’aggravaient à vue d’œil bien avant que n’éclatât l’épidémie, est une triste réalité qu’a encore confirmée par le Forum de Davos.

    Ce serait cependant une faute politique sérieuse, que n’ont commise ni les communistes cubains, ni les Chinois, ni les Grecs, ni les Finlandais, ni les Portugais… etc., que de confondre l’exploitation éhontée qui est faite de l’épidémie par l’oligarchie avec l’existence, hélas avérée, de cette première pandémie liée à l’euro-mondialisation capitaliste. Nier l’existence du virus ou en minimiser la gravité, c’eût été, non seulement laisser les capitalistes – qui ne demandent pas mieux ! – envoyer les ouvriers d’usine, employés de commerce, agents hospitaliers, conducteurs de bus, enseignants, etc. – au casse-pipe sans mesures de protection (ce que Blanquer a longtemps fait au détriment des élèves et des profs pour que l’école joue son rôle de garderie et que continue l’extorsion de la plus-value capitaliste, impossible sans le maintien de la production), mais de dédouaner les gouvernements maastrichtiens dont la gestion de l’épidémie a été catastrophique tant ils ont tardé, Macron en tête, à prendre la mesure de la menace. Et tant ils ont, notamment en France et en Europe, démoli les systèmes sanitaires, cassé la recherche biomédicale et, s’agissant de la France, désossé nos forces productives.

    La réalité, c’est que l’UE a montré à cette occasion sa nature, non pas « protectrice » par rapport à la mondialisation, mais protectrice… à l’égard de la nation (le PRCF a été quasiment seul à gauche à rappeler les 62 sommations adressées à la France par l’UE pour la sommer de « réduire ses dépenses de santé » !). Le PRCF a donc bien fait, au printemps dernier, d’appeler à « virer l’euro-mondialisation virale ». Car l’émergence de nouveaux virus, SARS, Ebola, H1N1, sans parler du coup de semonce que fut déjà l’émergence et la diffusion mondiale du Sida dans les années 1980, ou celle des épizooties à répétition, souvent susceptibles de passer à l’homme, que favorise l’élevage et l’abattage industriel mondialisés, sont structurellement liées aux prédations de la mondialisation capitaliste (tous les dix ans, la déforestation ravage l’équivalent du Maroc !) et à la dé-segmentation sauvage des économies qu’elle provoque. Et que, hélas, elle provoquera encore si l’on ne traite pas sérieusement, outre le coronavirus, ce « virus » plus grave encore qu’est « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui définit l’UE.

    Sur le plan politico-idéologique, le PRCF n’a pas pris le risque grave de se laisser satelliser par l’ultradroite « libertarienne » – qui, dans la foulée de Trump et de Bolsonaro, nie ou minimise la pandémie et refuse comme « totalitaire » et « communiste » toute forme de contrainte collective. Notre organisation a su recadrer politiquement le débat sur l’enjeu de classes de la  et de ses conséquences sociales : ou bien gestion capitaliste, maastrichtienne et liberticide de l’épidémie, avec le risque planétaire que le désintérêt pour le soin et que la course au profit des firmes pharmaceutiques conduisent à perdre la course de vitesse engagée par l’humanité soignante avec les mutations d’un virus d’extension planétaire, ou bien gestion socialiste-communiste centrée sur le soin, sur la production d’un vaccin soustrait aux exigences du profit et délié de la course aux « brevets », sur la nationalisation franche de l’industrie pharmaceutique, sur le primat absolu de la vie humaine sur le profit capitaliste, sur la nécessaire coopération internationale visant à protéger l’ensemble de la population mondiale : car en matière virale, l’individualisme et le nationalisme sanitaires peuvent vite devenir suicidaires ; et bien entendu, refus absolu de laisser hiérarchiser les vies humaines ce qui implique de refuser tout compromis avec la montée d’un discours anti-« vieux » insidieusement fascisant (en réalité, contre les vieux pauvres !) qui, bien que parfois repeint sous de fraiches couleurs « festives », ne serait pas long à nous ramener le pire !

    Nous n’en dénonçons que davantage la navigation à vue du pouvoir macroniste, ses choix de classe en matière de confinement (nous parlions déjà de « confinement de classe » dans notre motion de juin 2021), sa volonté de dévoyer la notion de mesure-barrière pour museler le droit de réunion (politique, syndicale) et de manifestation. En ce qui concerne le PRCF et ses dirigeants, ils n’ont jamais confondu l’appel à la prudence, qui s’impose à toute organisation tant soit peu responsable, y compris par rapport à la protection de ses membres, et la lâcheté : nous allons aux manifs, tout en respectant les mesures barrières réclamées par les soignants, nous tractons, nous affichons, nous « autocollons » et nous appelons à revendiquer des moyens massifs pour les hôpitaux, des embauches dans l’Éducation nationale ; nous rappelons que la protection de la santé doit primer sur le profit mais non servir de prétexte à la réduction des libertés civiques. Nous appelons à nationaliser SANOFI, à cesser de faire barrage pour des motifs sordides aux vaccins cubain, russe et chinois, à reconstituer l’appareil de recherche et de production français en matière de médicaments, à laisser les médecins soigner conformément au Serment d’Hippocrate au lieu de tracasser ceux qui tentent de soigner. Plus globalement, notre commission Santé travaille à dessiner une politique socialiste de la Santé dont notre programme national a fixé les axes structurants. 

    Initiative Communiste– Aux dires de la Commission luttes et des militants du PRCF présents sur le terrain, la mobilisation intersyndicale du 5 février a été décevante. Comment relancer l’idée du « tous ensemble en même temps » ? Comment rouvrir la perspective politique alors que la gauche établie est plus divisée et discréditée que jamais ?

    Georges Gastaud : Ce n’est pas l’exaspération sociale qui manque aujourd’hui, mais une stratégie syndicale claire appuyée par une perspective politique tant soit peu « carrée ».

    La manifestation à Marseille dans l’objectif d’un militant du PRCF marseillais

    Situation internationale, crise sanitaire, luttes sociales et perspectives communistes : le grand entretien avec Georges Gastaud.(IC.fr-11/02/21)

    Le PRCF dans la manifestation à Nice

    Le PRCF dans la manifestation parisienne

    En réalité, le pouvoir lui-même – Édouard Philippe n’en a pas fait mystère ! – redoute l’ « explosion sociale » ! –, mais comment les travailleurs pourraient-ils s’enthousiasmer pour des mobilisations dispersées, dénuées de toute plateforme syndicale unificatrice et de tout appel franc à la grève, sans plan d’action fédérateur, sans contacts inter-pros systématiques à la base, ponctués par des compromissions avec une CFDT percluse de trahisons et de félonies ? La direction confédérale de la CGT elle-même ne cesse de tergiverser et, alors que Philippe Martinez semblait initialement vouloir s’ancrer dans le syndicalisme de classe – il n’a cessé depuis 2017 de donner des gages à sa tendance réformiste interne ainsi qu’aux pseudo syndicalistes de la Confédération Européenne des Syndicats. De cette manière, on laisse les syndicalistes de terrain s’épuiser dans les luttes sectorielles tandis qu’au sommet des confédérations, on signe des textes communs proprement honteux avec la DGB, l’UNSA et avec la CFDT pour soutenir le « grand emprunt » européen de Macron-Merkel : ce qui revient, sans oser le dire, à soutenir le « saut fédéral européen » et le basculement en cours vers une Europe supranationale du grand capital que la CGT de classe a toujours combattue, y compris en 1992 (Maastricht) et en 2005 (constitution européenne)…

    C’est pourquoi le PRCF propose aux forces politiques progressistes et des syndicalistes de lutte la proposition suivante : autour du 15 mars, date anniversaire du Programme du CNR (« Les Jours heureux »), organisons ensemble à Paris et/ou de manière décentralisée des rassemblements de rue avec prises de parole plurielles sur le fond commun suivant :

    « Macron, MEDEF, Commission de Bruxelles, désormais…

    • Assez d’argent public distribué en masse et sans contrôle au grand patronat, l’argent pour les services publics (hôpital, écoles…) et pour les travailleurs et citoyens massivement précarisés et paupérisés, dont plusieurs millions ne peuvent même plus faire trois repas par jour ! Augmentation générale des petits et moyens salaires !
    • Plus une seule contre-réforme (retraites, indemnités chômage, lycée, Université, recherche…), plus une seule euro-privatisation (ADP, EDF, SNCF…),plus une seule fusion capitaliste nationale ou transnationale (PSA, Renault, Altstom, GDF/Véolia, etc.), plus une seule délocalisation, plus un seul plan de licenciements (Grandpuits, cristallerie de Baccarat, Brigestone, etc.), plus une seule mesure liberticide (« Sécurité globale », états d’urgence sous toutes leurs formes…) !
    • A l’action tous ensemble en même temps pour une République sociale, souveraine et fraternelle coopérant à égalité avec tous les pays d’Europe et du monde !

    … chaque organisation étant libre par ailleurs de porter son propre discours sur les sujets de son choix ! »

    Sur le plan politique proprement dit, le PRCF continue sa pré-campagne autour de son jeune porte-drapeau et co-secrétaire national, notre camarade Fadi Kassem, de notre programme, de nos trente mesures d’urgence, de notre intervention militante dans un maximum de manifs et de luttes populaires. Tracts, autocollants, affiches sont mis à la disposition des organisations et des adhérents. Pour éviter à tout prix le duel/duo Macron-Le Pen que nous programme à nouveau l’oligarchie, il faut qu’émerge toujours plus l’idée que la France a besoin d’un  de combat, d’un renouveau du syndicalisme de lutte, d’une Convergence Nationale des Résistances, d’une lutte pour le Frexit progressiste, antifasciste et internationaliste avec la perspective du socialisme pour notre pays. Tout le monde voit mieux désormais que la perspective rebattue d’une union ( ???) des euro-gauches incluant le PS et EELV indiffère profondément les couches populaires qui ont déjà « payé pour voir » en 1981/88 et en 1996/2002, sans parler du désastreux quinquennat de Hollande. Un grand nombre de gens comprend aussi qu’une « France insoumise » ne peut mériter ce nom qu’en devenant FRANCHEMENT insoumise à l’UE et qu’en refusant l’idée d’une interminable négociation avec l’UE qui ne ferait qu’enliser d’emblée le changement de société. Enfin, chacun voit mieux que dans la configuration de classes qui est celle de la France actuelle, un vrai Frexit ne peut être qu’un Frexit progressiste et tourné vers le socialisme : il n’est que de voir le bide politique qu’on fait récemment en s’associant Dupont-Aignan (ex-premier ministre pressenti de Marine Le Pen…), Philippot (ex-bras droit de cette dernière) et l’UPR (Union populaire républicaine), pour comprendre qu’à notre époque plus que jamais, l’émancipation de la France est indissociable de l’émancipation sociale du monde du travail. Marine Le Pen nous aide involontairement à le comprendre puisque cette pseudo « souverainiste », qui avait déjà officiellement renoncé en 2017 à sortir de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, vient d’annoncer qu’elle ne sortirait pas non plus la France de l’espace Schengen. Qu’on le veuille ou non, on ne peut sortir du capitalisme sans rompre franchement avec l’UE, et ce constat montre l’inanité des discours anticapitalistes des trotskistes et autres anars dont l’antinationalisme de façade cache mal le ralliement secret au supranationalisme euro-atlantique. Symétriquement, on ne peut sortir la France du broyeur euro-atlantique si l’on n’est pas prêt à affronter l’oligarchie capitaliste : c’est-à-dire à poser la question du socialisme pour notre pays. Voilà pourquoi, si modestes que soient encore les forces – en dynamique ! – du PRCF et des JRCF, la seule alternative objective au duo-duel Macron/Le Pen est l’alternative rouge/tricolore portée par les militants franchement communistes et 100% anti-Maastricht. Voilà pourquoi, malgré la censure qui nous frappe, un nombre de plus en plus significatif de jeunes rallie le PRCF et le ralliera davantage encore pour peu que notre organisation se centre bien sur les priorités définies par son CC de janvier : construction de l’organisation franchement communiste, soutien au syndicalisme de classe, bataille d’idées permanente contre la criminalisation du communisme, construction du tous ensemble, Convergence nationale des résistances, solidarité avec les partis communistes et les organisations progressistes qui combattent l’impérialisme.

    Initiative Communiste – Concernant le PRCF, tout en animant le PRCF-62, tu mets tous tes soins à favoriser la transition générationnelle et la mise en place de commissions nationales de travail au sein du PRCF. Comment les choses se présentent-elles de ce point de vue ? Alors qu’une nouvelle génération de dirigeants est appelée, avec l’aide des anciens, à prendre toute sa place dans la direction du Pôle, quel regard rétrospectif portes-tu sur les presque 16 ans que tu as passés au secrétariat national du Pôle ?

    Georges Gastaud : Il faut d’abord remercier chaleureusement les anciens, notamment nos trois membres de la présidence, Léon, Pierre et Jean-Pierre, ces passeurs d’histoire qui, à l’instar des grands camarades disparus de notre comité de parrainage, les Georges Hage, Simone Nicolo-Vachon, Jacques Coignard, Jeanne Colette, Henriette Dubois, Etorix de Angelis, Eugène Kerbaul, Henri Alleg, René Lefort, Désiré Marles et autres figures de proue de la Renaissance communiste, continuent de batailler avec flamme à des âges avancés pour transmettre aux jeunes les deux drapeaux associés de l’indépendance nationale et de la révolution sociale. Cela dit, et c’est une grande satisfaction pour un militant de ma génération – qui a encaissé pas mal de défaites et de trahisons mais qui a inlassablement montré le chemin de la résistance sociale et de la renaissance communiste – que de voir affluer vers le PRCF et les JRCF des forces neuves, des militants jeunes pas seulement férus d’identité communiste abstraite mais désireux d’être utiles au peuple, d’aller au-devant des luttes et de reconstruire la perspective révolutionnaire.

     – que certains donneurs de leçons ne citent que pour dévoyer son puissant message vers les marécages du révisionnisme – disait que la construction du « Prince moderne », c’est-à-dire celle du parti communiste d’avant-garde, impose concrètement la construction d’un « groupe dirigeant » cohérent, fraternel dans ses relations, uni aux luttes sociales et fédéré par une théorie et une perspective révolutionnaire. Sans se détacher, bien au contraire, des anciens qui lui passent peu à peu le relais et qui continuent à « tenir la boutique » avec dévouement, ce jeune groupe dirigeant au sens gramscien du mot prend forme dans le PRCF de même que s’y déploie une intense réflexion générale dans les commissions nationales de travail du PRCF, luttes, santé, éducation, femmes, écologie, économie, philosophie, histoire, International, organisation, propagande, sans parler des camarades qui animent notre communication, ÉtincelleS, site informatique, réseaux sociaux et au premier chef, Initiative communiste.

    La bataille d’idées et d’élaboration programmatique que le CC du PRCF unanime a chargé Fadi Kassem de mener est aussi un moyen de consolider la montée en puissance de ces jeunes militants dévoués, intelligents et combatifs que sont Rachida, Gilliatt, Damien, Thomas, Clément, Pauline, Manon, Tristan, Jérémie, Rémi, Yannick, Baptiste, Léo, pardon pour celles et ceux que j’oublie bien involontairement. Tous les anciens doivent mettre et mettent « le paquet » pour leur faciliter la tâche et considérer que, dans une course de relais, les porteurs de témoin doivent, si fatigués qu’ils soient, « tout donner dans la dernière ligne droite » pour passer le relais dans les meilleures conditions et en pleine vitesse à leurs successeurs. Cette transition générationnelle s’annonce bien et elle apporte sa pierre, non seulement au PRCF mais à l’avenir du mouvement communiste et progressiste en France. Quant au camarade Fadi, sa modestie bien connue ne souffrira pas outre mesure si je lui dis ici notre gratitude pour l’énorme boulot qu’il abat quotidiennement, pour le sang-froid imperturbable, pour l’esprit fraternel et la finesse politique qu’il montre au quotidien sans jamais décoller du terrain de l’acte militant et des luttes populaires.

    Concernant le regard rétrospectif, je dirai que le chemin a été long et souvent pénible depuis la fondation de la Coordination communiste du PCF à l’initiative des signataires d’une Lettre ouverte au CC du PCF rédigée en 1991 par la cellule Eloi Machoro de Lens. Nous avons dû, sans expérience aucune de la direction politique nationale pour nombre d’entre nous, trouver notre chemin politique dans une période dominée par les trahisons, les dérives révisionnistes, les contre-révolutions, et sans cesse compliquée par les mouches du coche du gauchisme et du sectarisme. Dire qu’aucune erreur n’a été commise par nous serait bien prétentieux mais globalement, nous avons veillé à ce que ne soit jamais rompu le « fil rouge », si ténu qu’il soit, qui nous rattachait au passé révolutionnaire de la France et à l’avenir socialiste-communiste de l’humanité. Cette « Longue Marche » encore inachevée réclame de tous cette vertu révolutionnaire sous-estimée qu’est la patience. Mais toute longue marche a pour finalité un sprint final, et à l’heure où Macron-MEDEF et l’UE font flèche de tout bois pour accélérer l’euro-dissolution et la fascisation de notre pays, il faut moins regarder dans le rétroviseur qu’aller de l’avant et qu’accélérer par tous les moyens la reconstruction du Parti, du syndicalisme de classe et du front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste. Car s’il ne se dote pas à temps et à nouveau d’un parti communiste de plein exercice, notre pays se dissoudra dans ce que Marx appelait « les eaux glacées du calcul égoïste »… si, pis encore, il ne finit pas son histoire de manière déshonorante, dans l’aventure mortifère d’un pouvoir ouvertement raciste. A l’inverse, si trop de communistes tardent encore à choisir solidement la voie que porte le PRCF, celle des deux drapeaux, rouge et tricolore, de la dialectique émancipation sociale/émancipation nationale, ils ne seront pas à temps au rendez-vous de l’histoire qui, comme on sait, « ne repasse pas les plats » alors qu’approche sans doute une période d’affrontements sociopolitiques sans égal. Il y a donc urgence à rejoindre le PRCF au lieu de cultiver sans fin des illusions sur l’on ne sait quel retour à la normale d’organisations blanchies et rosies dans les harnais de l’ « union de la gauche » et des illusions euroconstructives. La leçon toujours actuelle du Congrès de Tours, ce n’est pas, en tout cas, qu’il faudrait attendre encore et encore qu’une tendance de la SFIO moins réformiste que les autres « remette sur rails » la « vieille maison » encroutée dans les compromissions, sachant que les sigles d’hier ne correspondent plus tout-à-fait aux réalités d’aujourd’hui…

    Initiative Communiste : Qui dit transition, dit repositionnements personnels. Peux-tu nous en dire plus sur tes activités extérieures au PRCF proprement dit, sur les plans philosophique, linguistique et internationaliste ?

    Georges Gastaud  : La reconstruction d’une hégémonie culturelle progressiste est impossible sans la reconstitution d’un socle théorique solide dont l’élément central ne peut être que le matérialisme dialectique dans toutes ses dimensions. Comme j’ai tenté de le démontrer dans Lumières communes (traité de philosophie générale en cinq tomes), il ne s’agit pas seulement de défendre et d’illustrer le matérialisme dialectique passé, ce qu’on appelait le « diamat », mais de prendre appui sur lui et sur les fulgurantes avancées des maths, des sciences cosmo-physiques et chimiques, de la biologie générale, de l’anthropologie dans toutes ses dimensions, pour qu’émerge un matérialisme dialectique de nouvelle génération qui évitera à la fois le ressassement dogmatique et les palinodies révisionnistes de certains pseudo novateurs. C’est à quoi s’emploie avec les moyens du bord mon site philo www.georges-gastaud.com qui édite régulièrement articles de fond et vidéos pédagogiques.

    Sur le plan linguistique, je suis heureux de constater la récente relance de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. que je co-préside avec mon ami Léon Landini. A l’initiative de la Commission européenne, et à la veille sans doute d’un retour en force du TAFTA dont Biden est partisan, nous sommes aux portes d’un basculement, peut-être irréversible, vers l’officialisation de l’anglais comme langue unique de travail des institutions européennes : ce qui ne ferait qu’accélérer la politique d’arrachage linguistique et de substitution méthodique des langues nationales d’Europe au profit, non pas tant de l’anglais, que du « tout-globish », cette novlangue que l’oligarchie veut mondialiser pour mieux uniformiser les marchés de la culture, de la communication des entreprises, et surtout, de la main-d’œuvre ou pour mieux dire, de la force de travail. Il suffit d’imaginer l’énorme avantage concurrentiel que donnerait aux capitalistes, et surtout aux plus gros d’entre eux, en termes d’offres et de demandes, l’uniformisation linguistique européenne et « transatlantique » du marché du travail ! Non seulement les travailleurs de chaque pays seraient gravement divisés, toute une part d’entre eux devenant subitement « inemployables », mais dans le même temps, la concurrence pour chaque poste de travail – qui est en quelque sorte segmentée aujourd’hui par les langues nationales – serait brutalement « dé-segmentée » à la sauvage : ce ne serait plus dix ou vingt, mais cent, mais mille offres prolétariennes concurrentes qui afflueraient alors vers l’offreur capitaliste pour un seul emploi, – pardon, pour un seul « job » – ; et cela serait d’autant plus vrai que se profile inhumainement à l’arrière-plan de tout cela la numérisation systématique du travail avec tout ce que cela comporte de menaces pour les « collectifs de travail » eux-mêmes. La « concurrence libre et non faussée » actuelle n’est rien en comparaison de ce que permettrait le couplage « tout-numérique / tout-anglais ». Que la plupart des organisations politiques progressistes (en dehors du PRCF et de quelques autres courageux qui ont entendu ses appels, longtemps isolés) et que les grandes confédérations de salariés ne disent pas un traître mot contre le tout-anglais montre l’ampleur, soit de leur trahison (nationale et sociale), soit de leur accablante irréflexion. C’est pourquoi j’invite les personnes qui liront cet entretien à visiter le site du CO.U.R.R.I.E.L. et à lui prêter concrètement mainforte. Là encore, c’est le fatalisme résigné, la soumission au « capitalisme de la séduction » dénoncé par Michel Clouscard, qu’il faut vertement secouer. Car si un peu de passion francophone éloigne du combat de classe, beaucoup de passion pour la biodiversité linguistique y ramène !

    Cela dit, pour autant que cela dépendra de moi, je resterai encore un certain temps membre de la direction nationale du PRCF. Non pour y jouer les vieux sages, mais pour aider concrètement et pratiquement à ce que la transition générationnelle, le rajeunissement et la prolétarisation de nos directions s’y opèrent dans les meilleures conditions.

    Initiative Communiste – On t’entends souvent reprendre à ton compte la devise que Gramsci attribue à Romain Rolland, « pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». Sera-ce ta conclusion ?

    Georges Gastaud – Cette expression rollando-gramscienne est stimulante, mais comme me le faisait remarquer naguère mon vieux camarade nord-américain Joe Kaye, elle a aussi ses limites. Elle risque de faire croire que par elles-mêmes, les situations objectives n’apporteraient rien d’autre que le pessimisme inhérent à la « force des choses » alors que l’optimisme ne serait affaire que de volontarisme et de subjectivisme. S’il n’existait rien, du côté du réel, sur quoi étayer l’optimisme, alors ce dernier ne serait que méthode Coué. Le marxisme et le matérialisme dialectique nous indiquent au contraire que chaque situation, y compris la plus réactionnaire, porte son contraire en elle-même de même que l’exploitation porte en elle la lutte des classes et que celle-ci ne peut prendre fin vraiment qu’avec la société sans classes, c’est-à-dire avec le communisme en tant qu’il met fin à toute exploitation, mieux à toute possibilité d’exploitation et de restauration de l’exploitation. Marquée par ce que nous appelons l’exterminisme, la situation actuelle est certes très sombre mais sa contrepartie est que, le capitalisme pourrissant portant en lui le risque d’auto-extermination de l’humanité comme le cumulonimbus porte en lui l’orage, les communistes ont plus de raisons que jamais de fédérer tous ceux, largement majoritaires, qui préfèrent la vie et la raison à la pan-destruction et à la déshumanisation générale que porte le capitalisme-impérialisme actuel. De même que, la « construction » européenne portant en elle la mise à mort de la France, de sa langue et de ses acquis sociaux, il existe potentiellement – si et seulement si nous savons l’occuper, nous organiser, nous unir sur l’essentiel – un énorme espace pour bâtir un rassemblement populaire majoritaire porteur de résistance sociale et de reconstruction nationale. En ce sens, à l’expression que vous citez, je préfère celle, bien plus précise politiquement, du Che et de Fidel « la (les) patrie(s) ou la mort, le socialisme ou mourir, nous vaincrons ! ». Alors, à défaut d’être marxistes, soyons au moins pascaliens : tout bien pesé, il n’y a pas d’autre pari rationnel que la révolution. On peut certes mourir en la faisant, mais l’humanité tout entière est assurée de mourir si elle ne la fait pas vu que, Marx nous en avait avertis, « le capitalisme n’engendre la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur ». Bref, les travailleurs n’ont plus seulement, selon la formule consacrée, « que leurs chaînes à perdre et un monde à gagner », ils ont aussi un monde – le monde – à perdre s’ils renoncent à « gagner le monde »…

    La formule chère à Gramsci est cependant stimulante sur le plan pratique en ce sens qu’elle invite à ne jamais en rester à des constats plats, figés, statiques et intrinsèquement démobilisateurs. Dialecticiens, nous devons toujours analyser les choses sous l’angle du changement, du renouveau, du « potentiel », et saisir que, comme disait Hegel, « la contradiction est la racine de toute vie et de tout mouvement ». En ce sens, les constats décourageants sont systématiquement, non seulement destructifs, mais erronés car ils ratent alors ce qui finit toujours par percer, que ce soit à l’échelle du cosmos, du vivant ou de la société : la tendance des contradictions à se dépasser elles-mêmes et à produire à des niveaux de plus en plus riches qualitativement et quantitativement : de l’organisation. En un mot, et plus que jamais, communistes de France, progressistes, syndicalistes, organisons-nous !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Situation : La France, pays à la  multiforme et sous-estimée

    Le 6 août 2020, Emmanuel  appelait à « des initiatives fortes pour lutter contre la corruption » et « l’opacité du système bancaire ». Miracle ? Non, mirage : Macron ne parlait pas de la situation de la France, mais de celle du Liban, pays également gangrené par la corruption de son oligarchie capitaliste concentrant tous les pouvoirs. Pourtant, ce constat lapidaire aurait été parfaitement approprié pour la France qui, loin d’être exemplaire en la matière malgré des effets d’annonce, souffre d’une corruption multiforme, endémique et croissante, impliquant des acteurs publics et privés, mais aussi des « acteurs de l’ombre ».

    1) Une corruption historique et multiforme

    La corruption est dénoncée dans le préambule de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 comme un fléau majeur ayant pour source « l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme […] seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements ». Et de fait, la corruption régnait pendant la Révolution, y compris parmi des « révolutionnaires » (jusqu’à un certain point) plus tentés par leurs plaisirs personnels que par la cause commune – à l’image de Mirabeau ou de Danton. Mais déjà à l’époque, la lutte contre la corruption est une bataille majeure pour les révolutionnaires : faut-il rappeler que Robespierre, de son vivant même, était surnommé l’« Incorruptible » ?

    Cette corruption, qui existait structurellement avant 1789 – et dans des proportions considérables – parmi les nobles, les bourgeois marchands et financiers, etc., s’est perpétuée après 1815 quel que soit le régime en place, au point que l’extrême droite, antirépublicaine par nature, eut beau jeu de qualifier de « ripoublique » le régime au sein duquel grenouillent des corrompus… y compris d’extrême droite. A ce sujet, le documentaire « Mafia et République » diffusé sur Arte en février 2017 révèle l’ampleur de la corruption des « élites » politiques, économiques, militaires ou culturelles, en liens étroits avec la mafia corse : avant 1945, l’alliance entre Simon Sabiani, « socialiste » et député des Bouches-du-Rhône, et deux caïds de la pègre corse, François Spirito et Paul Carbone, fit de Marseille le centre névralgique de la corruption et des règlements de compte en France ; une alliance qui s’embourba dans la Collaboration, l’attrait des profits et les accointances idéologiques – Sabiani adhéra au Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot dès 1936 – l’emportant largement sur le patriotisme ; après 1945, le « socialiste » Gaston Defferre consolida l’emprise de la mafia sur la ville et l’utilisa pour combattre les communistes – ce que firent également certains gaullistes proclamés, tout en recyclant au passage d’anciens nazis…

     À ce sujet, la corruption est souvent associée à l’idée selon laquelle une décision dépend du versement d’un dessous-de-table, pot-de-vin, etc. Il est évident que la corruption par l’argent est la méthode la plus répandue : lors du congrès d’Épinay en 1971, afin de s’emparer du Parti socialiste, François Mitterrand dénonça « l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ! » On peut sourire au vu d’une telle déclaration quand on sait combien l’entourage de l’ancien président « socialiste » fut impliqué dans des affaires de corruption, tel son vieil ami Roger-Patrice Pelat impliqué dans l’ Péchiney-Triangle (un délit d’initié) et qui vit sa propriété de Sologne entièrement restaurée gratuitement après que, grâce à lui, l’entreprise CBC (Compagnie générale du bâtiment et de construction) ait obtenu en 1984 la construction d’un complexe hôtelier à Pyongyang, en Corée du Nord.

    Mais comme le dit très bien Bethany McLean, ancienne employée chez Goldman Sachs et désormais journaliste chez Vanity Fair, au sujet des conflits d’intérêts : « La corruption, ce n’est pas seulement quand quelqu’un passe un sac d’argent à un autre sous la table ; la corruption débute quand chacun pense déjà de la même façon. Et plus vous avez de personnes avec la même carrière réunies au même endroit, plus elles seront nombreuses à penser la même chose et à décider que certaines institutions doivent être sauvées, parce qu’elles sont déterminantes pour le monde. Et elles pensent cela sincèrement ; mais c’est le fait de croire cela qui pose déjà un problème. » (Propos extraits du documentaire « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde », diffusé sur Arte en 2012) Cela implique notamment les conflits d’intérêts, les abus de confiance, les dîners fastueux à la sauce de Rugy, etc.  À l’arrière-plan de tout cela, le mode de production capitaliste dans lequel le haut appareil de l’État bourgeois lui-même, soi-disant neutre et au-dessus des classes, est entièrement au service du grand capital, ministres et hauts fonctionnaires étant dans l’entre-soi permanent et défendant in fine les mêmes intérêts. Et c’est encore plus vrai sous le  monopoliste d’État (CME), dont le “néolibéralisme” n’est qu’un avatar, que les marxistes définissent comme un “mécanisme unique” où l’État et les monopoles capitalistes s’appuient mutuellement, les intérêts des monopoles privés décidant en dernière instance. Aujourd’hui, ce CME fonctionne non seulement au niveau national, où les mêmes personnes alternent ou cohabitent à la tête de l’État et dans les conseils d’administration privés, mais à l’échelle des “métropoles”, des grandes régions à l’allemande et de l’Union européenne, ce paradis des groupes de pression capitalistes. 

    2) Une corruption frappant de nombreux milieux

    En 2017, une campagne sous le vacarme
    des casseroles des candidats du système capitaliste !

    Cette corruption multiforme frappe une grande diversité d’« élites » mais aussi, parfois, des dirigeants syndicalistes et politiques censés défendre les intérêts des classes populaires : que l’on se souvienne de Thierry Lepaon, alors à la tête de la CGT qui fit grassement rénover son appartement. Mais sont davantage concernés (liste et exemples non exhaustifs) :

    1. Les présidents de la République : que l’on se souvienne de Jacques Chirac, maire de Paris et président du Rassemblement pour la République (RPR) ou de Nicolas Sarkozy et du financement des campagnes de 2007 et 2012 ; quant à Macron, il est impliqué dans le scandale d’État de la découpe d’Alsthom à son maître états-unien, tout en ayant couvert son garde prétorien Benalla qui avait usurpé la fonction policière en mai 2018.
    2. Les ministres : Thomas Thévenoud et sa « phobie administrative » ; Jérôme Cahuzac et sa fraude fiscale, allant jusqu’à mentir en plein Assemblée nationale ; Claude Guéant, trempé dans le système Sarkozy ; Charles Pasqua, spécialiste des affaires ; Alain Juppé, condamné à cinq ans d’inéligibilité ; François  et la rémunération de son épouse ; et plus récemment, François de Rugy et ses repas fastueux ou Dupond-Moretti, accusé de conflits d’intérêts lors d’une attaque contre le Parquet national financier (PNF).
    3. Les députés nationaux : Patrick Balkany a été condamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale (avant d’être remis en liberté et de danser triomphalement devant les caméras de C-News à Levallois) ; Richard Ferrand a été mis en examen pour « prise illégale d’intérêt » dans l’affaire des Mutuelles se Bretagne ; Gilles Le Gendre a vu sa femme obtenir la concession de la Française des Jeux privatisée
    4. Les eurodéputés : Sylvie Goulard, commissaire européenne au Marché intérieur », est fortement soupçonnée d’avoir participé à l’existence d’emplois fictifs au Modem ; et le « Rassemblement national » est mis en cause dans l’affaire des emplois fictifs des attachés parlementaires pour Marine et Jean-Marie Le Pen (la corruption est une affaire de famille), Nicolas Bay ou Louis Aliot (ex-compagnon de Marine Le Pen).
    5. Les présidents de conseils régionaux et départementaux : à titre d’exemple, Pierre Bédier, président du conseil départemental des Yvelines, a établi un système clientéliste désastreux pour un département en voie de fusion avec les Hauts-de-Seine.
    6. Les maires et présidents d’intercommunalités et de métropoles : Dominique Tian, ancien premier maire adjoint de Jean-Claude Gaudin (un autre spécialiste des affaires douteuses) à Marseille, est menacé de prison ferme pour blanchiment de fraude fiscale ; Damien Castelain, président de Lille-Métropole, est poursuivi pour « trafic d’influence passif », « complicité de favoritisme » et « recel d’abus de confiance ». En juin 2020, près de 40% des affaires de corruption concernait les maires et conseillers municipaux.
    7. Le grand patronat : Hugh Bailey, patron de General Electric France, est visé par une enquête pour « prise illégale d’intérêt » après avoir été conseiller technique du ministre de l’Économie… Emmanuel Macron. Les « entreprises et dirigeants » sont concernés par près du quart des affaires de corruption en France.
    8. La police : en mars 2019, l’ancien secrétaire général du syndicat Vigi, Alexandre Langlois, révélait « des faux en écriture publique, des escroqueries en bande organisée et des détournements de fonds publics, parce que [les] directeurs falsifiaient les chiffres de la délinquance à la baisse, et ils touchent des primes dessus, donc de l’argent public sur un travail qu’ils n’ont pas fait ». Et les cas de corruption sont multiples, de la non-verbalisation d’automobilistes « persuasifs » à la corruption multiforme symbolisée par un ancien commissaire en poste à Lyon, « condamné en 2016 à 4 ans d’emprisonnement (dont 18 mois avec sursis) ainsi qu’à une interdiction définitive d’exercer la profession de policier, notamment pour association de malfaiteurs, corruption et trafic d’influence passifs, détournement de scellés, infraction à la législation en matière de stupéfiants et violation de secret professionnel » (rapport du GRECO de janvier 2020).

    3) Une corruption largement sous-estimée

    En février 2020, selon l’ONG « Transparency International », la France était 23e au classement mondial de la corruption. Donnée largement tronquée : d’une part, il s’agit d’un indice de perception qui, comme le reconnaît l’ONG, ne permet pas, « faute de données brutes disponibles », de « produire de statistiques objectives permettant de mesurer ses niveaux » ; d’autre part, comme le pointait un rapport de la tout autant corrompue Union européenne (UE) en 2014, les euro-gouvernements successifs mènent des politiques caractérisées par le manque de contrôle des financements de campagne, le manque relatif d’indépendance du judiciaire et l’absence de volonté politique pour lutter contre la culture de la corruption – « culture » qui s’épanouit sous la macronie, au point que « Transparency International » affirme qu’« il y a urgence pour la France de relancer la lutte contre la corruption ». D’autant plus que « selon l’Eurobaromètre de 2017, le recours à des pots-de-vin et l’abus de pouvoir pour   son propre intérêt étaient considérés comme courants s’agissant des responsables publics (nationaux et locaux) pour 68% des personnes interrogées et s’agissant de la police pour 37% des personnes interrogées ».

    Les mises en garde se multiplient, et le rapport du Groupe des États contre la corruption (GRECO), publié en janvier 2020 dans le cadre du Conseil de l’Europe, se montre impitoyable sur la réalité de la situation de la France, exhortant cette dernière à « renforcer l’efficacité et l’application dans la pratique du cadre en place pour prévenir la corruption au sein de l’Exécutif(Président de la République, ministres, membres des cabinets et hauts-fonctionnaires) ainsi que dans la police nationale et la gendarmerie nationale. » En outre, « dans son rapport de conformité le plus récent, daté du 22 juin 2018, seules 35% des recommandations avaient été mises en œuvre intégralement, tandis que 35% avaient été partiellement mises en œuvre et 30% n’avaient pas été mises en œuvre. Au vu de cela, le GRECO a conclu que le niveau de conformité avec les recommandations était « globalement insuffisant » ». Une corruption endémique aux causes multiples.

    Explication : La corruption, rouage structurel et endémique de l’ordre capitaliste euro-atlantique

    1) Corruption, illuminisme et « darwinisme social » des dirigeants capitalistes

    La « culture de la corruption » renvoie à un sentiment de supériorité et d’impunité (celle-ci souvent manifeste) des euro-dirigeants et d’une partie de la police, que les attitudes de Jérôme Cahuzac ou de François Fillon ont parfaitement illustré : le premier n’hésita pas à mentir avec aplomb au sein de l’Assemblée nationale ; le second dénonça un « acharnement » au sujet de son épouse. La macronie porte à son paroxysme le mépris envers les citoyens et les travailleurs, faisant preuve de darwinisme social tel « Jupiter » qui, laissant s’exprimer son inconscient très fréquemment, qualifie les plus précaires et les plus fragiles de « gens qui ne sont rien », qui n’ont qu’à « traverser la rue » pour trouver un travail, tout en fustigeant « les fainéants, les cyniques et les extrêmes » ; et surtout, sûr de sa toute-puissance, lançant en pleine affaire Benalla, tel un Mussolini du XXIe siècle : « S’ils veulent un responsable, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher » – ce que les gilets jaunes ont d’ailleurs scandé dans la rue : « On vient te chercher chez toi ! ». L’impunité des puissants bénéficie en outre du soutien et de la complaisance de « journalistes », à l’image du lepéniste Pascal Praud qui déclara : « Vous vous êtes une cible, on vous attaque matin, midi et soir », et surtout de l’avocat réactionnaire Gilles-William Goldnadel qui, sans vergogne, déplora pour Balkany le « traitement particulier, c’est tout à fait indubitable (…) Malheur à qui scandale arrive », avant de fustiger le fait que la délinquance ne soit pas combattue par la justice du fait de la non-exécution des lois et peines…

     Ce sentiment de toute-puissance traduit l’illuminisme des euro-dirigeants, soutenant fanatiquement un ordre capitaliste euro-atlantique servant leurs intérêts de classe tout en étant convaincus d’accomplir l’œuvre de Dieu : l’ancien PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, n’a-t-il pas lui-même affirmé en 2009 – alors que la banque venait d’être généreusement sauvée par l’administration Bush – qu’il « faisait le travail de Dieu » ? On aurait tort de sous-estimer cette puissante conviction d’invincibilité et de force irrésistible nourrissant les actes et les paroles des illuminés euro-atlantiques, persuadés de pouvoir piétiner la loi sans que cela, à leurs yeux, constitue un délit. Déjà en 1925, Richard Coudenhove-Kalergi, héraut de l’oligarchie européiste et du darwinisme social, proclamait : « La noblesse du futur reposera sur la qualité : sur la valeur personnelle, la perfection personnelle ; sur l’accomplissement du corps, de l’âme, de l’esprit. (But également recherché par les communistes, MAIS dans une perspective d’égalité entre tous les êtres humains) […] Seule sera libre l’alliance des hommes les plus nobles avec les femmes les plus nobles, et inversement – les personnes de moindre valeur devront se satisfaire de personnes de valeur moindre. »

    L’affaire Benalla, entremêlant favoritisme, impunité, corruption et violation de la loi, a été un révélateur pour Roland Gori : « [Macron] se veut et se pose en chef « charismatique » sans dette ni allégeance aux partis, aux personnalités politiques qui l’ont précédé, aux corps intermédiaires, dont il se méfie et dont il veut réduire les pouvoirs. Dès lors, il lui faut créer des supplétifs à ces corps intermédiaires pour organiser ses réseaux de « supporters ». Il va le faire en s’entourant d’une garde prétorienne à son image – invisible politiquement, mais habile dans l’hybridation des valeurs du privé et du public –, en constituant une nouvelle noblesse d’État (sa « main droite », comme aurait dit Bourdieu), et un réseau d’affidés séduits par sa vision entrepreneuriale du monde. Dans cet univers, il y a des énarques élégants et brillants passés par le secteur privé, et des êtres un peu plus rustiques comme Alexandre Benalla. Mais le profil de tous ces personnages a un même air de famille : jeunes, ambitieux, énergiques, « culottés », dévoués à leur « maître », peu soucieux des vertus républicaines du « vieux monde » pour mieux s’ouvrir au « nouveau monde » de l’efficacité et de l’arrivisme. »

    2) L’ordre capitaliste, corrupteur par essence

    Lénine balaie le monde

    Réduire la corruption aux seuls comportements individuels empêcherait cependant de frapper les racines structurelles, celles de l’ordre capitaliste et du capitalisme monopoliste d’État dans lequel la “concurrence libre et non faussée” est largement un leurre idéologique. Le rapport du GRECO souligne notamment que « les allers-retours entre les secteurs privé et public sont de plus en plus fréquents et peuvent parfois donner lieu au délit de prise illégale d’intérêts. Une ancienne ministre [Fleur Pellerin] qui n’a pas respecté les réserves émises par la HATVP au moment de son passage dans le secteur privé a fait l’objet d’un signalement à la justice pour soupçons de prise illégale d’intérêts. Quant à l’influence des groupes d’intérêts auprès des hautes sphères de l’Exécutif, le manque de transparence et leur rôle prépondérant sur certains dossiers a récemment été mise en exergue par un ministre issu de la société civile [Nicolas Hulot] pour justifier publiquement sa démission. » Il ne s’agit pas d’attitudes déviantes mais de l’essence du capitalisme, permettant aux puissants de s’assurer les faveurs politiques, de contrôler les médias dominants, d’édulcorer la régulation législative des « affaires », etc. Ces pratiques ne sont pas nouvelles : du scandale de Panama à l’affaire Stavisky et au financement des ligues d’extrême droite par les riches industriels, banquiers et financiers du « Redressement français » dans l’entre-deux-guerres qui annonçaient déjà La Révolution en marche (Edmond de Fels, 1925), la Troisième République était gangrenée par un affairisme et une corruption qui atteignirent leur zénith sous le régime pétainiste, la loi de la pègre régnant avec l’aide des nazis.

    Dans le cadre de la mondialisation capitaliste, la « nouvelle raison du monde » (Pierre Dardot et Christian Laval), celle du néolibéralisme forcené, démultiplie la corruption à grande échelle au niveau international et à la prolifération des mafias, y compris en France : comme le souligne le documentaire « Mafia et République », non seulement « l’État français va lui [la mafia] permettre de se relever en lui offrant des places de choix en marge des grands contrats d’État, des grandes entreprises et du monde des affaires », mais de plus « avec l’avènement du néolibéralisme induit par la dérégulation des marchés financiers, la multiplication des paradis fiscaux et l’essor des boîtes noires de la finance internationale, la dangereuse alliance entre certains éléments du pouvoir et la mafia corse va changer de dimension » à partir des années 1970. En effet, la mondialisation capitaliste se traduit par une explosion des « paradis fiscaux » – en dépit des vantardises de Sarkozy proclamant en 2009 que « Les paradis fiscaux, le secret bancaire c’est terminé » – et des trafics mafieux en tous genres comme celui de la drogue auquel prit part la « French connection » (partageant des liens avec Jacques Foccart et Charles Pasqua).

    En outre, les mastodontes capitalistes exercent une influence considérable notamment sur les élus nationaux, eux-mêmes complices voire coupables comme le reconnaît Bruno Fuchs, député Modem du Haut-Rhin : « le truc le plus pervers, c’est le site Nosdéputés.fr : certains élus prennent des amendements rédigés par des représentants d’intérêts, simplement pour faire monter leurs statistiques ». C’est exactement le sens des déclarations de Nicolas Hulot, démissionnaire de son ministère de l’illusion et de la parole à l’été 2018 en s’offusquant : « Il faut à un moment ou un autre poser ce problème sur la table parce que c’est un problème de démocratie : qui a le pouvoir, qui gouverne ? » Les forces capitalistes !

    3) L’UE, temple de la corruption

    Lors de la nomination d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne, l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve regrette que la lutte contre la corruption « ne figure ni parmi les priorités affichées par la nouvelle présidente de la Commission, ni dans les lettres de mission adressées aux futurs commissaires, à la différence de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ». Une surprise ? Bien plutôt une lapalissade aisément justifiable puisque, comme le signala François Ruffin dès 2010, à l’entrée du Parlement européen siège « un logo : « SEAP. Society of European Affairs Professionnals. Incorporating Felpa. Fédération européenne du lobbying et public affairs » ; et François Ruffin d’ajouter : « La Society of European Affairs Professionnals compte parmi ses membres des dirigeants d’Unilever, de Carrefour, de Gaz de France, de Volvo, de L’Oréal, de Suez… Que des philanthropes.  À l’adresse indiquée sur son site Internet — 79, boulevard Saint-Michel, Bruxelles — se dresse une maison banale.  À la conciergerie, l’interphone annonce : « Pour le SEAP, sonnez à Unesda. » La société qui parvient à apposer son logo devant le Parlement n’a même pas son nom sur une boîte aux lettres ! Elle est hébergée par l’Union of European Beverages Associations — dont Coca-Cola, Danone, Nestlé, Unilever sont les principaux membres. » – on appréciera au passage le triomphe du tout-anglais.

    L’UE est le paradis de la corruption, abritant de nombreux paradis fiscaux (Pays-Bas, Luxembourg, Chypre, Jersey…) et « quinze à trente mille personnes [qui]travailleraient à Bruxelles pour des lobbys, dont 70 % pour le secteur privé (tabac, chimie, automobile, filière laitière, etc.) et 10 % pour des associations (environnement, droits sociaux, femmes, etc.) », de quoi faciliter l’adoption de directives consolidant la « concurrence libre et non faussée » et la « totale liberté de circulation » (surtout des capitaux). Comme le révèle Le Monde, « Le Conseil européen de l’industrie chimique, par exemple, dépense 12 millions d’euros chaque année et emploie 78 lobbyistes représentant 49 équivalents temps plein, dont 23 ont une accréditation au Parlement européen et peuvent y accéder comme bon leur semble ». Ce qui n’empêche pas la macronie de refuser à un semblant de « transparence » au sujet des relations entre officiels et lobbyistes en s’opposant à un texte qui, pour Vitor Teixeira de Transparency International, est « d’une ampleur si minime que c’en est presque une blague ».

    Il est vrai qu’il est difficile pour l’UE de combattre une corruption constitutive de son mode de fonctionnement propre, en termes notamment de conflits d’intérêts : la nomination de Mario Draghi, vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs de 2002 à 2005, à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) à l’automne 2011 consacra l’hégémonie du mastodonte bancaire responsable de la « crise des subprimes » dès le printemps 2007 et des conséquences qui en résultèrent pour les travailleurs et les citoyens ; Goldman Sachs fut même responsable de la plongée de la Grèce dans le chaos des années 2010. Quant à Jean-Claude Juncker, ancien président de la Commission européenne, il symbolise le refus de lutter contre l’évasion fiscale, lui qui établit un vaste système d’évasion fiscale pour plus de 300 grandes multinationales quand il était Premier ministre du Luxembourg ; il est vrai que Juncker assuma en décembre 2019 que « la politique n’est pas en charge du bonheur des peuples », traduisant la pensée du capitalisme parfaitement résumée par le philosophe Bernard de Mandeville dans sa Fable des abeilles de 1714 : « soyez aussi avide, égoïste, dépensier pour votre propre plaisir que vous pourrez l’être, car ainsi vous ferez le mieux que vous puissiez faire pour la prospérité de votre nation et le bonheur de vos concitoyens ».

    Solutions : Un pouvoir populaire qui éradique les racines de la corruption

    Parce que le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) est désireux d’œuvrer au bien commun et à l’édification du socialisme en France, parce que ce combat se situe dans la lignée des Jacobins de 1793 et des communistes qui luttèrent contre toute corruption, il est proposé, afin d’éradiquer totalement et définitivement ce fléau causant le malheur des peuples :

    1) Une éradication juridique de la corruption

    • Catégorisation de la corruption comme un crime passible de plus lourdes sanctions.
    • Renforcement des pouvoirs du Parquet national financier.
    • Criminalisation de « l’optimisation fiscale », qui débouche sur le détournement de milliards d’euros au détriment des citoyens et des travailleurs.
    • Renforcement des moyens pour lutter contre tous les trafics et les mafias, avec une protection judiciaire automatique pour les lanceurs d’alerte et les enquêteurs.
    • Interdiction absolue d’exercer des « ménages » pour les métiers à influence publique, à commencer par les journalistes usant de leur notoriété pour s’enrichir personnellement en faisant la promotion de grands groupes capitalistes.

    2) Une éradication politique de la corruption

    • Interdiction d’exercice d’un mandat politique et déchéance des droits afférents à la citoyenneté pour une durée dépendant de la gravité de toute affaire de corruption.
    • Instauration des comités citoyens contre la corruption (C4C), localement structurés et composés de citoyens et de journalistes indépendants chargés de traquer les affaires de corruption, sous la direction d’un grand Comité national contre la corruption.
    • Obligation pour tous les responsables politiques de rendre compte de l’usage des fonds publics à la moitié de leur mandat.
    • Interdiction de cumuler les mandats politiques et d’exercer tout emploi public en cas de corruption avérée.
    • Sévère réglementation du financement des campagnes électorales, avec défiscalisation dégressive selon les revenus des donateurs.

    3) Une éradication socio-économique contre la corruption

    • Nationalisation des grands secteurs clés de l’économie afin de prévenir les risques de corruption.
    • Rapatriement de tout l’argent placé dans les paradis fiscaux, immédiatement confisqué au profit des travailleurs et des services publics.
    • Fin du « verrou de Bercy » qui protège les manipulations des groupes capitalistes.
    • Fin du « secret bancaire » dans le cadre de banques nationalisées et sous le contrôle démocratique des travailleurs et des citoyens.
    • Interdiction de toute activité de lobbying sur tout élu politique et tout citoyen.
    • Renforcement de la coopération anti-corruption au niveau international, avec mesures de rétorsion envers les citoyens originaires de pays sanctionnant le pouvoir populaire français et présents sur le sol national.
    • Et bien entendu, Frexit progressiste pour que, la France redevenant un pays souverain, les forces populaires de notre pays disposent des leviers politiques, économiques, étatiques et culturels nécessaires pour nationaliser/socialiser les monopoles capitalistes et pour marcher au socialisme. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • communiqué de et

    au nom du secrétariat national du PRCF – 19 mars 2021

     

    Un peu partout en France se dessinent des listes régionales qui, sous l’intitulé confus “union des forces de gauche et des écologistes”, visent, tantôt à réintégrer le hollandien et social-maastrichtien dans la “gauche” politique, tantôt à mettre sur un piédestal politique Europe-Ecologie/les Verts, son chef de file “présidentiable”, Yannick Jadot, dont chacun sait l’attachement au “saut fédéral européen” cher à Macron, appuyés ici et là de leurs alliés euro-régionalistes et autonomistes de bonne figure prêts à faire sauter la République une et indivisible. 

    Pour des raisons électoralistes, mais aussi parce que ces deux forces cultivent elles-mêmes l’équivoque sur l’indispensable rupture de la France avec l’UE supranationale du capital, les directions du PCF (soi-disant “identitaire”…) et de la (prétendument “indépendantiste”…) semblent trop souvent prêtes, notamment en Ile-de-France, à figurer en position de forces d’appoint sur des listes régionales pilotées, voire copilotées par la social-eurocratie du PS maastrichtien et par l’écolo-fédéralisme d’EELV. 

    Une telle stratégie socialo-dépendante, verduro-soumise et euro-complaisante du PCF et/ou de l’appareil de la ne peut en aucune façon contribuer à la clarté politique indispensable pour mettre en accusation l’UE du capital et pour faire échec à l’éclatement programmé de la République indivisible au profit de l’ “Europe des régions” et du “Pacte girondin” chers à Macron. Cet électoralisme à courte vue peut encore moins mobiliser le monde du travail à l’approche d’échéances décisive. Et encore moins favoriser l’urgente construction du “tous ensemble en même temps” des syndicats de lutte et des gilets jaunes indispensable pour stopper la pluie de contre-réformes, de mesures liberticides, d’euro-privatisations et de fusions industrielles transnationales orchestrées par Macron pour le compte de l’UE et de l’oligarchie “française”. Car les travailleurs ne se mobiliseront sûrement pas pour une offre politique politicienne qui, sous couvert de “gauche plurielle” bis ou ter, ne servira qu’à remettre en selle le PS et qu’à positionner EELV, ce mouvement dangereux pour l’avenir de la République une, laïque, souveraine et indivisible, en “pole position” à gauche lors de la future présidentielle. 

    Ce positionnement désastreux, pseudo-unitaire et sans contenu clair qui, mutation euro-réformiste du PCF et euro-équivoques permanentes de la FI aidant, tend à subordonner les forces populaires à la bourgeoisie verte et/ou social-maastrichtienne, ne peut  que faire le jeu du faux “duel” et vrai duo Macron/, en contribuant à une abstention populaire plus massive que jamais. A quoi bon, camarades communistes du PCF, revendiquer une candidature autonome de ce parti lors de la présidentielle si c’est pour suivre passivement, au prix de quelques strapontins, les euro-écolos ou les sociaux-maastrichtiens dans les régions, les départements et les mairies ? Ne voyez-vous pas qu’une telle schizophrénie politique condamne d’avance toute “candidature communiste autonome” au faux-semblant et à l’illisibilité ? Et à quoi bon, citoyen Mélenchon, vous poser en chef de file des forces progressistes lors de la présidentielle si, aux régionales, vous avez tout fait pour donner la pôle position au néolibéral pseudo écolo Yannick Jadot ?

    C’est pourquoi les militants du PRCF continueront contre vents et marées de porter la seule alternative capable de bousculer le “jeu” de la grande bourgeoisie destructrice de la nation et des acquis sociaux, que ce soit avec un Macron de plus en plus liberticide et fascisant, avec une Le Pen de plus en plus acquise à l’euro et à l’UE, ou d’une fausse “gauche” verte ou rosâtre dont les promesses sociales sont impossibles à satisfaire dans le cadre de l'”économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée”, qui définit l’UE dans tous les traités européens. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  

    co secrétaire national du PRCF analyse les raisons et causes de la désastreuse politique de , l’UE et cie face à la . Une crise sanitaire qui s’inscrit dans la très profonde crise systémique du Capitalisme et sa dynamique de fascisation. Un bilan tragique sur tout les plans avec de très lourdes conséquences pour les travailleurs, y compris sur le plan des libertés.
    Dans cette vidéo, Georges Gastaud détaille également les solutions que peuvent apporter les communistes.

    retrouvez le dossier spécial d’Initiative Communiste en cliquant ici:  https://www.initiative-communiste.fr/theme/covid-19/

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  • Un entretien réalisé le 13 janvier 2021

    En ce début 2021 marqué par la poursuite du tsunami de licenciements et d’attaques antisociales contre le monde du travail, doublée d’une offensive générale contre les libertés par le régime Macron, ainsi qu’au plan international par la transition trouble entre  et Biden, tandis que la situation sanitaire n’est toujours pas rétablie et que la crise systémique du capitalisme fait rage, , co-secrétaire national du PRCF a accepté de répondre aux questions d’Initiative CommunisteL’occasion de faire le point sur les propositions et les actions lancées par les communistes pour 2021, afin d’ouvrir une perspective politique et de relancer à l’offensive les travailleurs.


     

    Initiative Communiste – Quelles leçons tirer de la très chaotique “transition” présidentielle aux États-Unis ?

    Georges Gastaud – Que la première puissance impérialiste mondiale en soit à offrir au monde médusé le spectacle d’une guerre civile larvée, cela donne la mesure de la crise générale du système capitaliste-impérialiste, laquelle frappe désormais de plein fouet les superstructures de la domination capitaliste états-unienne. Durant plus d’un siècle, le “bipartisme” démocrates/républicains a servi commodément de façade “pluraliste” à la ploutocratie américaine: en réalité, il ne s’est jamais agi que d’un parti unique capitaliste bicéphale, les élections, faites à coups de milliards, sanctionnant au final le rapport de forces financier entre les clientèles démocrate et républicaine du PUB, le parti unique bourgeois. Mais les politiques néolibérales d’exportation massives des capitaux vers l’Asie, donc de dévastation de la classe ouvrière (les fameux “cols bleus” de Détroit, par ex.) et des couches moyennes américaines, a déplacé l’antagonisme social vers son expression bourgeoise déformée, l’opposition de plus en plus violente, entre “démocrates”, plutôt enclins à une politique de domination mondiale dite “transatlantique” ou “mondialiste” (donc prenant la forme d’un “internationalisme” de façade), et les “républicains” férus de protectionnisme et de mainmise renforcée des “gringos” sur l’hémisphère austral (ce que les politistes appellent le “continentalisme”).

    Bien entendu, les dirigeants capitalistes européens, principalement allemands, préfèrent la première ligne, celle qui conduit à ce que le MEDEF appelle l’ “Union transatlantique”: c’est-à-dire à l’intégration supranationale (”l’Europe fédérale”) dominée par Berlin, à un libre échange débridé avec l’Amérique, tout cela sous la domination de l’OTAN et sous le primat renforcé du tout-globish. Cela mène vers l’armée européenne et vers une confrontation accrue avec la Russie. Rien de bon, donc, à attendre pour la paix mondiale et pour une coopération vraiment libre et égalitaire entre les peuples. Mais l’autre camp réactionnaire, celui que personnifie Trump, est grossièrement raciste (”suprémaciste”), clérical (la Bible et la prière partout!), misogyne, anti-syndical, voire carrément fasciste à l’intérieur (goût de plus en plus prononcé pour les milices armées jusqu’aux dents et pour l’invasion des bâtiments institutionnels), lourdement unilatéraliste (mépris pour les accords internationaux, pour l’ONU, pour l’OMS, etc.) et grossièrement belliciste à l’extérieur contre Cuba, le Venezuela et la gauche latino-américaine en général. En définitive, la “serre” droite et la serre “gauche” de l’Aigle états-uniennes pétrissent ensemble le peuple palestinien. “Répucrates” et “Démoblicains” martyrisent ensemble le monde arabo-musulman avec la complicité d’Israël et des monarchies “musulmanes” arabes, ils fraient partout avec les mouvements euro-fascistes, pseudo “évangélistes” et islamo-intégristes, ils criminalisent les partis communistes et toute forme d’opposition démocratique (cf l’acharnement contre Assange ou contre Mumia Abu-Jamal). Globalement, la tendance du capitalisme-impérialisme global, non pas à la “mondialisation heureuse”, comme l’annonçait niaisement Alain Minc, mais à la fascisation: cette fascisation que le PRCF et ses précurseurs ont décryptée et annoncée depuis des années sous la risée de toute une ribambelle de “marxistes” frappés de cécité, est tristement confirmée.

    Dans le même temps, une série de résistances populaires se dressent contre l’étau fascisant, tendanciellement exterministe, qui poigne le monde et l’humanité. Aux États-Unis même, le mouvement “Les vies noires comptent” marque des points avec le soutien de la jeunesse progressiste blanche. Celle-ci s’est à nouveau largement reconnue  dans le sénateur “socialiste” Bernie Sanders lors des primaires états-uniennes : il ne s’agit certes que d’un social-démocrate à l’américaine, mais le fait qu’un individu osant se dire “socialiste” échoue de peu, et pour la seconde fois, à l’investiture du parti démocrate est significatif du discrédit que le mot “capitalisme” encourt désormais même aux USA, sanctuaire planétaire de l’idéologie néolibérale et thatchéro-reaganienne.

    Dans le même temps, l’Amérique latine, récemment encore en rétraction démocratique, relève la tête. Malgré un blocus inhumainement renforcé contre Cuba (alors que La Havane a généreusement apporté son appui médical à tout pays qui le lui demandait), le gouvernement du camarade Diaz-Canel s’attaque de front à l’emprise du dollar sur son économie. Bien que pris en étau entre Trump et l’oligarchie locale, Maduro est toujours là à Caracas. En Bolivie, Morales est revenu triomphalement suite au succès électoral éclatant du Mouvement d’action socialiste. Au Brésil, le fasciste Bolsonaro est affaibli par sa non-gestion criminelle du virus et par la déconfiture de son grand protecteur Trump. Quant au PC du Chili, il est l’aile marchante du mouvement antifasciste et anti-impérialiste que portent les masses chiliennes contre les restes du régime pinochetiste qui a ouvert en 1973 le cycle de l’offensive libéral-fascisante -mondiale contre le mouvement ouvrier et les pays en lutte pour le socialisme.

    Et puisque je parle de “cycle”, qu’il me soit permis de noter qu’en Russie, les 2/3 de la population (les 3/4 de la classe ouvrière!) regrettent désormais, expérience faite des deux systèmes sociaux historiquement concurrents, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Le fait que le Parlement européen ait entrepris de criminaliser les PC fidèles à l’emblème ouvrier et paysan (le drapeau rouge orné des “outils”) ne doit pas être interprété comme un signe de force des Etats capitalistes mais comme un signe de crainte: trente ans après l’annexion de la RDA et la contre-révolution en ex-URSS, les capitalistes européens pilotés par Berlin” craignent autant et plus qu’en 1848 (date de parution du Manifeste du Parti communiste) le “spectre du communisme”… Dès lors, pourquoi les communistes de France fidèles à l’emblème ouvrier et paysan ne transformeraient-ils pas cette tentative de chasse aux sorcières continentale en occasion de riposter ensemble à l’anticommunisme, cet aliment permanent du fascisme, en faisant revivre la faucille et le marteau sur les murs de France. Et pourquoi pas, si d’autres forces communistes européennes en décident, sur tous les murs d’Europe, par exemple lors des anniversaires d’Octobre 1917 et de Stalingrad ?

    En Afrique et dans le grand pourtour méditerranéen, l’impérialisme français en déclin (tant notre grande bourgeoisie a démoli, non seulement ses ex-colonies et néo-colonies, mais l’Hexagone lui-même!) se voit durement concurrencé par des impérialismes et des sous-impérialismes émergents, clients de l’impérialisme US et/ou de l’impérialisme allemand : en témoignent les menées bellicistes du fascisant Erdogan du Caucase jusqu’en Libye, ou les agissements des pétromonarchies finançant le terrorisme islamiste de l’Afghanistan au Sahel, avec l’espoir de liquider chemin faisant les luttes progressistes des Palestiniens et du Front Polisario. Mais les peuples refusent d’être les jouets des rivalités dévastatrices entre prédateurs impérialistes ; et des mouvements populaires profonds, comme celui de la jeunesse algérienne et celui du peuple malien, que conduisent avec finesse les communistes du SADI, réclament l’indépendance véritable : ils doivent pouvoir compter pour cela sur la chaleureuse solidarité des patriotes français qui savent bien qu’ “un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre”. Le PRCF continue donc de se prononcer pour le retrait de toutes les troupes françaises intervenant en Afrique. Si certaines d’entre elles devaient être maintenues, ce ne pourrait être qu’à la demande des peuples concernés, que pour combattre et combattre uniquement les forces djihadistes, et sous le commandement direct de l’ONU, comme l’ont réclamé ensemble le SADI et le PRCF.

    I.C. – Dans quelles directions déployer présentement notre solidarité internationaliste?

    Georges Gastaud – Dans les conditions que je viens de décrire, il faut évidemment refuser l’américanisation politico-culturelle de notre pays, et pour cela, rejeter le duel/duo Macron/Le Pen qui n’est autre que la projection hexagonale du duel/duo potentiellement sanglant entre Biden et Trump.

    Il est également vital de rejeter le mouvement de plus en plus pressant vers l’officialisation de l’anglais comme seule langue institutionnelle de l’UE, car cette uniformisation linguistique n’est qu’une arme de plus aux mains du capital pour aggraver les délocalisations et les fusions industrielles capitalistes, pour susciter les migrations de populations sous contrainte impérialiste et soumettre in fine des milliards de prolétaires à une rivalité féroce, une concurrence “linguistiquement dé-segmentée” et socialement ruineuse pour chaque poste de travail : or c’est vers cette officialisation de l’anglais que marche à grands pas la présidente de la commission de Bruxelles, Mme Ursula von den Leyen, son but étant de parfaire la construction politique de l’Empire européen et de l’inscrire dans la marche au “grand marché transatlantique” (TAFTA, le grand retour…) ; bien entendu, il ne s’agit pas de combattre l’anglais en tant que langue, ce que nous visons depuis toujours, c’est la langue unique mondiale facteur de pensée, d’économie et de politique unique, c’est-à-dire d’un mot, de “globalitarisme”… Si ce n’est d’effacement de l’idée même de langue, avec tout ce qu’un tel mot porte de profondeur culturelle et d’arrière-plan historique, tant une langue unique est synonyme de novlangue, voire de “non-langue”!

    5 janvier 2021 – Une délégation du PRCF emmenée par  et Aymeric Monville, apporte le soutien des communistes de France à Cuba socialiste

    Il faut aussi (nous) défendre (avec) Cuba socialiste et avec les autres pays de l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA) tout en privilégiant les rapports fraternels avec les PC latino-américains. Une délégation du PRCF composée des camarades Fadi Kassem, Aymeric Monville et Hubert Cuilleron, vient à ce sujet de rencontrer dans un climat fort chaleureux le nouvel ambassadeur de la République de Cuba et nous participerons aux actions unitaires de solidarité prévues avec les amis de Cuba en France.

    I.C. – Où en est la réflexion du Pôle en matière de politique sanitaire ?

    Georges Gastaud – Notre commission Santé a, ces derniers temps, publié deux bulletins “Anticorps rouges” qui ont été diffusés devant différents centres hospitaliers du pays. En outre, depuis le début de la , le PRCF a publié plusieurs motions adoptées unanimement ou quasi-unanimement par notre secrétariat national, notre commission exécutive ou notre comité central, tout cela malgré les difficultés que comporte l’impossibilité de débattre largement en “présentiel”.

    Contre le “viro-scepticisme” répandu par certains milieux, contre Macron qui, début mars, se rendait encore au théâtre et appelait à ignorer le virus, le PRCF a d’emblée – comme nos camarades cubains, chinois ou vietnamiens – affirmé la réalité de la covid et de la létalité que comportent ses formes graves, n’en déplaise aux “libertariens” Trump, Bolsonaro, Johnson qui, d’ailleurs, comme Macron, ont tous attrapé le virus, Johnson manquant de peu d’en mourir ;

    mais aux antipodes de toute union sacrée avec Macron, et tout en soutenant les gestes-barrières élémentaires demandés par les soignants, le PRCF n’en dénonce pas moins:

    • l’euro-mondialisation capitaliste, facteur de syndémies virales (transmission des agents pathogènes de l’animal vers l’homme et réciproquement) et d’expansion ultrarapide des agents infectieux en raison de la dé-segmentation sauvage qu’entraîne l’ “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” (Traité de Maastricht)
    • l’euro-casse des services publics qui, au nom des critères de Maastricht, a dévasté l’hôpital et détruit les capacités industrielles françaises (la France, pays de Louis Pasteur, devenue incapable de produire en masse des masques, des respirateurs ou… des vaccins!), démoli l’Éducation nationale.
    • la chaotique politique de Macron, Véran et autre Blanquer; ce dernier a gravement mis en danger les élèves et les maîtres (protocoles sanitaires insuffisants ou non appliqués dans nombre d’établissements scolaires). La culture néolibérale de ces messieurs, s’ajoutant à leur casse pluri-décennale de l’appareil d’État administratif et sanitaire, les ont empêchés, contrairement à Cuba, à la Chine ou au Vietnam (voire à certains pays capitalistes ayant conservé des capacités étatiques d’intervention) de planifier correctement quoi que ce soit, des masques aux vaccins en passant par le dépistage, le traçage et l’isolement des personnes infectées, leurs seuls outils étant ces armes de dernier recours que sont le confinement indiscriminé de toute la population et le couvre-feu, avec de graves effets sur l’économie et le moral de la population. Symétriquement, la Macronie soi-disant “anti-jacobine” s’est montrée d’un étatisme tatillon, flairant à cent lieues les pressions de Big Pharma, quand il s’est agi d’imposer une politique nationale de NON-soin et de stigmatiser, voire de réprimer ceux qui, instituts ou médecins libéraux, essayaient tout bonnement de soigner et d’écouter les patients en détresse. La Macronie pseudo-“libérale” a ainsi prouvé que pour elle, l’Etat doit servir uniquement les monopoles capitalistes, le soin proprement dit étant abandonné aux collectivités territoriales ou aux initiatives les plus diverses, les moins coordonnées entre elles et les plus susceptibles d’être réprimées in fine
    • enfin, n’oublions pas que la plupart des plans de licenciements annoncés ces derniers temps alors que le grand patronat se gave de subventions d’État allouées sans contrôle, ont précédé l’épidémie de la covid 19. Celle-ci existe par elle-même, et la sous-estimer sera gravissime, mais manifestement le grand capital et les États qui le servent (dont le nôtre), se servent de l’épidémie pour mettre en œuvre leurs objectifs de délocalisation, de fusion capitalistique transnationale, de privatisation, d’intensification de la productivité du travail, en un mot, pour accroître leur plus-value capitaliste, monopoliser le marché et “avaler”, chemin faisant, le petit et moyen capital. C’est pourquoi il est hors de question de confondre les mesures-barrières indispensables avec l’avalanche de mesures liberticides, comme la loi Sécurité globale, de contre-réformes (EDF, lycées, SNCF, ONF, retraites, indemnités chômage…) et de mesures qui avantagent le gros commerce au détriment des petits. Non seulement le PRCF condamne la politique gouvernementale, mais il invite ses organisations locales à organiser, partout où c’est possible, des manifestations, fussent-elles petites, pour dénoncer l’ensemble des mesures liberticides, des contre-réformes, des plans de licenciements et, plus généralement, l’accélération de la casse de la France au nom du “saut fédéral européen” prôné par Macron.

    Concernant la vaccination, le PRCF refuse évidemment l’anti-vaccinisme de principe, le principe de la vaccination étant parfaitement rationnel et ayant fait ses preuves magistrales dans l’éradication mondiale de certains fléaux (pour rappel, c’est sur proposition de l’URSS qu’en 1958, l’OMS a organisé mondialement l’éradication de la variole par vaccination générale).

    Bien entendu, le PRCF comme tel n’a pas pour autant vocation ni compétence pour garantir ou pas tel ou tel vaccin. Il est en revanche de notre devoir politique de rappeler que dans le capitalisme monopoliste d’État qui règne aujourd’hui sous le pseudonyme de néolibéralisme, les intérêts capitalistes et l’intervention de l’État sont fondus en un mécanisme unique qui soumet la recherche scientifique aux énormes intérêts financiers. Le dire n’est en rien participer du scepticisme antivaccinal, cet obscurantisme: il s’agit seulement de constater un fait patent. En résumé, nous sommes donc, bien évidemment, pour le principe du vaccin, nous exigeons que les vaccins chinois, cubain et russe ne soient pas écartés a priori du public français par pur préjugé politique et nous exigeons que  soit rendue aux médecins libéraux et hospitaliers pour conseiller leurs patients et pour prescrire comme c’est leur métier de le faire et comme le leur commande le serment d’Hippocrate. Ce qui n’exclut en rien une réflexion critique, programmatique et prospective générale sur la future réorganisation socialiste du soin dans notre pays.

    Enfin, nous exigeons la nationalisation franche et “sèche” de SANOFI (sans indemnisation des grands actionnaires qui ne se sont que trop gavés) et la création d’un Institut hospitalier universitaire par région française (pour le dire de manière un peu synthétique) de manière que la covi 19 et que les futures maladies émergentes que peut hélas susciter à tout moment la dévastatrice mondialisation néolibérale, puissent être traitées à l’avenir sans déstabiliser l’ensemble du système sanitaire et sans nuire aux personnes souffrant de pathologies “ordinaires” (mais pas forcément moins graves!).

    I.C. – La situation des masses populaires empire comme jamais en France et les mauvais coups du régime Macron s’accumulent. Quelle alternative progressiste face à cette évolution?

    Georges Gastaud – Un quart des Français ne peuvent pas faire trois repas par jour (source: la MGEN) et personnellement, je n’ai pas besoin de statistiques pour mesurer la misère qui frappe ma région ouvrière gravement désindustrialisée : l’ex-bassin minier de Lens où les associations portant secours au peuple sont manifestement débordées. Mais les travailleurs n’ont pas besoin des militants de gauche pour voir que tout s’aggrave pour eux : ce désastre social, ils le vivent au quotidien, en particulier les jeunes travailleurs, les jeunes chômeurs, nombre d’auto-entrepreneurs et nombre d’étudiants issus du monde ouvrier. En revanche, les travailleurs ont besoin que les militants progressistes fassent enfin leur boulot qui est de proposer une alternative révolutionnaire.

    Or on ne peut compter pour cela sur le rassemblement lepeniste qui, refusant de sortir la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, n’a d’autre programme que de diviser les classes populaires sur des bases ethniques au risque de favoriser la guerre civile.

    On ne peut compter non plus sur les confusionnistes qui prétendent favoriser l’union des “patriotes des deux rives” car ces escamoteurs, qui ne veulent à aucun prix affronter le grand capital, ne peuvent au final que servir de force d’appoint au RN.

    Quant à la sempiternelle union des euro-gauches, qu’elle prenne le visage d’un euro-“socialiste”, d’un euro-“communiste” ou d’un euro-“écolo”, elle ne pourra en rien mobiliser la classe ouvrière puisqu’elle ne veut à aucun prix sortir la France du carcan européen qui précontraint toutes les politiques économiques dans notre pays depuis Maastricht. En réalité, aucune pirouette verbale, aucun talent tribunicien ne pourront faire oublier qu’une France franchement insoumise au grand capital ne peut être qu’une France sortant par la gauche, par la voie des nationalisations et de la démocratie populaire, de cette “construction” euro-atlantique qui forme le cœur de stratégie de l’oligarchie capitaliste.

    C’est pourquoi le PRCF fait preuve de courage en apportant sa note originale dans la précampagne déjà lancée des élections présidentielle et législatives. Nous remercions à ce sujet notre camarade Fadi Kassem, jeune agrégé d’histoire et diplômé de sciences politiques, d’avoir accepté le rôle de porte-drapeau des militants franchement communistes et 100% anti-Maastricht dans une bataille éminemment difficile mais nécessaire: celle qui consiste, en lien avec les luttes sociales, à déverrouiller l’offre politique dans notre paysCar les sondages disent tous que les Français ne veulent pas être enfermés dans le “choix” désespérant que dessinerait un nouveau duel/duo Macron/Le Pen, les Biden et Trump français. Ils ne veulent pas non plus d’une “alternative” rose pâle qui a déjà fait les preuves de son inconsistance tout en gonflant les voiles lepenistes. Nous qui voulons reconstruire un parti franchement communiste dont la classe laborieuse a tant besoin, travaillons à ce qu’émerge une alternative rouge et tricolore associant la visée du Frexit progressiste à la perspective révolutionnaire du socialisme pour la France. En ce 100ème anniversaire du Congrès de Tours, qui donna naissance au parti communiste français, en ce 150ème anniversaire de la Commune de Paris, nombre de jeunes travailleurs et d’étudiants se tournent vers le PRCF qui associe le drapeau internationaliste des travailleurs au drapeau de l’indépendance nationale.

    Alors que notre pays est tiraillé entre crise sanitaire déplorablement gérée, fascisation des appareils répressifs et euro-dissolution de la nation, ne vous demandez pas si le pari courageux du PRCF est risqué, aidez-nous concrètement à reconstruire le parti communiste, à forger un parti de combat uni et discipliné, à briser le verrou politique Macron/Le Pen, à rouvrir franchement l’offre politique française, à raviver l’espoir de changer ce monde inhumain: rejoignez le PRCF et la JRCF.  

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • La pandémie de COVID-19 n’est pas la première épidémie respiratoire dévastatrice dans le monde, et ne sera sans doute pas la dernière. Pourtant, son origine et sa diffusion sont inédites, et sans doute liés de près à notre système économique et à notre rapport à l’. L’effondrement de la biodiversité, la dégradation et la destruction d’écosystèmes, notamment forestiers, l’ et la crise environnementale dans son ensemble constituent autant de facteurs qui permettent l’émergence de pathogène comme celui à l’origine de cette crise. La multiplication des échanges à l’échelle du monde, encouragée par le mouvement de mondialisation et de consommation à tout-va, s’est chargé de sa diffusion large et rapide. Si quelques pays d’inspiration socialiste ou non, ayant conservé un système de santé public et performant, comme la Biélorussie, Cuba ou la Suède, ont entreprit de faire face dignement aux conséquences de la pandémie, dans de nombreux pays du monde, surtout les plus libéraux, les dégâts économiques et sociaux sont colossaux. Une fois de plus, le  produit lui-même ses propres maux, et entend bien en faire payer le prix aux classes populaires.

    Si cette épidémie et la crise qu’elle produit permet, une fois de plus, de démontrer le caractère économiquement destructeur du capitalisme, elle nous permet aussi et surtout de comprendre ce que ce système est capable de produire de plus dangereux, grâce à son rapport à la Nature et à ses capacités de diffusion mondiale d’un pathogène contagieux.

    En effet, la mondialisation permet le transport et la diffusion de  existante, par l’échange massif de marchandises issues de production délocalisés. Plusieurs exemples :

    • La Graphiose de l’Orme, un champignon pathogène des arbres du même nom, importée d’Amérique dans les années 1970, à l’origine de la quasi disparition de ces arbres de nos paysages forestiers ;
    • Le frelon asiatique, aujourd’hui une menace grave pour nos abeilles et nos frelons autochtones, importé dans un conteneur d’Asie ;
    • La Chalarose du frêne, un champignon pathogène des arbres du même nom, importée d’Asie, dans les années 2000 et qui menace l’avenir de ces arbres dans nos paysages forestiers ;
    • La maladie de Lyme, importé d’Amérique du Nord au 20ème siècle.

    C’est cette dernière qui est la plus intéressante, par son origine et sa diffusion. En effet, c’est aussi un pur produit du capitalisme et de ses méfaits. Cette maladie infectieuse dégénérative du système nerveux et parfois incurable, est une « zoonose », comme le SARS-COV2 à l’origine de la COVID-19.

    Les « zoonoses » sont des maladies ou infections qui se transmettent des animaux vertébrés à l’homme, et vice versa. Les pathogènes en cause peuvent être des bactéries, des  ou des parasites. Pour « LYME » c’est une bactérie, la borrélie, pour la COVID-19, un virus.

    Pour la maladie de Lyme, cette bactérie est initialement portée par les mammifères forestiers comme le chevreuil. Les premières transmissions de mammifères à l’homme via les « tiques » ont été décrites en Amérique du Nord et en Europe au 20ème siècle. Ces transmissions ont été possibles par le développement de des activités humaines sur le milieu naturel environnant, développement capitaliste oblige, sans précautions. Les barrières naturelles qui empêchaient la transmission de pathogènes ont peu à peu été abattues par l’artificialisation de l’environnement.

    La comparaison « dialectique » entre Lyme et la COVID-19 ne s’arrête pas là. Si l’origine et la diffusion sont liées au capitalisme, l’échec cuisant dans la gestion médicale de la pandémie est lui aussi lié à ce dernier.

    En effet, la maladie de Lyme, en France et aujourd’hui, constitue un véritable scandale sanitaire. L’usage de test inefficace (lié à des conflits d’intérêts avec SANOFI, qui produit le test « Elisa », et à une volonté politique de sous-estimer la maladie) conduit à sous-estimer la diffusion de la maladie et empêche le diagnostic de certains malades. La non-reconnaissance du caractère chronique de certaines de ses formes plonge de nombreux patients dans un « désert médical » et empêche la reconnaissance officielle de leur pathologie, et complique donc leur soin. Enfin, il existe des conflits entre praticiens sur les méthodes de soin de la maladie (dans lesquelles les liens d’intérêts ne sont jamais très loin), opposants des médecins « pratiques » qui se basent sur leurs expériences pour accompagner les malades dans un protocole médicale personnalisé et des médecins « théoriques » qui refusent de s’écarter du protocole en vigueur (pourtant inefficace dans de nombreux cas). Ces débats parasites la mise en place d’une stratégie médicale générale et efficace, et rend ainsi difficile l’accès aux soins pour les malades. Voilà un récit pas si éloigné des débats médicaux liés à la pandémie de COVID-19 (Voir le livre du Professeur Péronne : « Y-a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commises »).

    Revenons justement à cette dernière : son origine est-elle liée à notre système capitaliste et au rapport à l’environnement qu’il instaure ? Oui ! C’est parce que ce dernier détruit massivement les barrières de protection naturelles par l’artificialisation et l’industrialisation des milieux, que des pathogènes peuvent passer plus facilement de certains mammifères et autres animaux « réservoir de pathogène », à l’homme. C’est d’autant plus le cas quand il s’agit de l’industrialisation et de la marchandisation du vivant, via l’élevage industriel et le commerce d’espèces animales sauvages, et ainsi que de leurs déplacements partout dans le monde, pour satisfaire je ne sais quel besoin imaginaire du « capitalisme de la séduction ».

    C’est aussi le capitalisme, par le développement de la mondialisation qu’il contient, qui a contribué à une diffusion large et rapide de ce pathogène, puisqu’il n’aura mis que quelque semaines pour contaminer la terre entière. La délocalisation des productions et la société de consommation reposent en effet sur des échanges massifs de marchandises à travers les continents, sans précautions prises, puisque cela nuirait au « taux de profit » de ceux qui s’engraissent grâce à ce système.

    Enfin, les mêmes conflits d’intérêts et autres appétits de profits capitalistes ont conduit de nombreux pays :

    • A détruire leurs systèmes publics de santé
    • A minimiser les premières vagues de contamination
    • A privilégier les réponses politiques autoritaires aux réponses médicales
    • A refuser le recours à des pistes médicales n’ouvrant pas de perspectives de profits massifs
    • A tout miser sur les Vaccins, notamment ceux à ARN, très prometteurs de profits, au mépris des autres stratégies thérapeutiques possibles

    Ces choix couteront la vie à de nombreux patients et seront dévastateurs d’un point de vue économique.

    Ainsi, dans le développement mondial de pandémie comme la COVID-19, et dans la crise qu’il produit, le capitalisme occupe à la fois le rôle de :

    • Facteur prédisposant
    • Facteur déclenchant
    • Facteur aggravant

    Le capitalisme est donc dangereux pour la santé et pour l’environnement, même à petite dose… Ces éléments de réflexion confirment la nouvelle phase vers laquelle il semble se diriger : « l’Exterminisme ». Cela sous-entend que son existence même commence à menacer la survie de l’humanité, il est donc urgent « d’en sortir » pour « s’en sortir ».

     

     du PRCF, le 15/01/2021

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    2 commentaires
  • Pour la Commission Luttes du PRCF –  Depuis 2015, où Hollande a fait proclamer l’état d’urgence “antiterroriste” et l’a ensuite utilisé pour réprimer le mouvement populaire, et plus encore depuis l’avènement de Macron, qui a inscrit dans la loi ordinaire les dispositions extraordinaires de l’état d’urgence, puis qui les a renforcées à coups de nouvelles lois liberticides à prétexte sanitaire ou autre (en ce moment, la loi “sécurité globale”, ou le texte contre le prétendu “séparatisme” musulman…), l’Etat bourgeois français ne cesse de se durcir et, les violences policières à répétition le montrent, de se fasciser.

    Le gouvernement voudrait notamment, à cette occasion, pouvoir ficher les opinions politiques, religieuses et philosophiques des citoyens: qu’est-ce que cela a à voir avec la santé des gens? Les députés macronistes et “LR” qui soutiennent de telles lois prouvent qu’ils sont INDIGNES des étiquettes “libérale” ou “républicaine” qu’ils affichent.Cette  a, comme toujours, un caractère de classe prononcé: dès que les Gilets jaunes s’approchent de l’Elysée, ils sont nassés, gazés, éborgnés, alors que de fascisants syndicats de police peuvent illégalement manifester en uniforme et en armes, avec leurs véhicules de fonction, à proximité des lieux de pouvoir, et cela sans encourir la moindre sanction.

    Comme l’ont rappelé toutes les motions de politique sanitaire adoptées par le PRCF depuis mars dernier, il ne saurait être question pour le mouvement populaire d’accepter la moindre restriction du droit de manifester, fût-ce sous prétexte sanitaire. Dans cet esprit, avec esprit de responsabilité et en respectant les gestes-barrières, les militants du PRCF participeront aux prochaines manifestations populaires de l’hiver et y diffusera son matériel militant.


    Communiqué des organisations de retraité.e.s

    Pour le retrait  du projet de loi "sécurité globale" et de toutes les mesures liberticides du régime macron

    Samedi 16/01/2021-Marches des libertés

    Brest: Rendez-vous 15h-Place de la Liberté

    Lorient: Rendez-vous 15 h -Place A Briand

     

    «tous ensemble et en même temps»-PRCF 29/56

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