• Ce 5 juillet dernier, nous avons convergé vers le pont Alexandre III à  devant la statue du Libertador afin de fêter l’indépendance du , non seulement l’événement (5 juillet 1811) mais l’indépendance et la souveraineté que le pays maintient avec fierté et dignité malgré un blocus qui se durcit.

    Après s’être chaleureusement entretenu avec l’ambassadeur du Venezuela à Paris , notre camarade , pour la commission internationale du Pôle, a rappelé dans une déclaration que ce n’est pas au Parlement européen fantoche de décider du sort du Venezuela à la place de la volonté populaire.

    On se souvient que cette instance avait osé reconnaître l’usurpateur Juan Guaido. Cette déclaration fut aussi l’occasion pour notre camarade de rappeler l’importance cruciale de Simón Bolívar pour l’éveil de la conscience nationale et républicaine de l’Amérique latine, alors que cette figure a très injustement été incomprise de la tradition marxiste classique, à commencer par Marx lui-même.

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  • Pour remplacer le juppéiste , Macron désigne le sarkozyste Castex à Matignon.

    Nomination de à Matignon

    par Georges Gastaud-le 3/07/20

     

    En choisissant de remplacer Philippe par Castex, un proche de et de Xavier Bertrand encarté aux et sans poids politique national, Macron confirme sa volonté de persévérer dans sa politique brutalement droitière au service du MEDEF et de l’UE. 

    Ceux qui ont cru au “ni ni gauche” macroniste se retrouvent une nouvelle fois confrontés à leur inculture politique.

    Plus que jamais, Macron va tenter de relancer ses contre-reformes ravageuses, retraites, indemnités chômage, éducation, recherche, allongement de la durée du travail, de précipiter son ” saut fédéral européen”, de durcir sa politique liberticide en prenant appui sur un individu qui a notamment deux caractéristiques : 

    • avoir joué un rôle majeur dans la casse et la rentabilisation de l’hôpital,
    • être, par cumul de fonctions, l’un des fonctionnaires les mieux payés de France : rien de tel pour prêcher aux autres l’austérité !

    Les discours macronistes sur le CNR et le “jour d’après” n’étaient que mensonges, pour sauver nos acquis et notre pays, ne comptons pas sur ce régime de plus en plus despotiquement personnel. Comme y appelle le PRCF, construisons la Convergence Nationale des Résistances!


    Le pedigre de Castex, homme de main de la Sarkozie

    Formaté à SciencePo Paris et à l’ENA, Castex exerce à la Cour des Comptes. Il est nommé à la DASS du Var en 1996 par le gouvernement d’avant.

    Castex, c’est celui qui en tant que directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé, de 2005 à 2006, fait violence aux hôpitaux publics pour y introduire la logique de coûts et d’objectif, en lieu et place de la logique de service public de la santé. Son travail de sape est récompensé par une nomination comme directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé puis au ministère du Travail dans les gouvernements Sarkozy de 2006 à 2008. Il est donc l’un des tous premiers responsables des lois suivantes, menant notamment nos hôpitaux publics à la catastrophe que l’on connaît aujourd’hui :

    • Loi de réforme de l’Hôpital donnant le pouvoir aux directeurs des hôpitaux, des administratifs chasseurs de coûts, chargé de gérer les hôpitaux publics comme des entreprises. Engageant la réduction des effectifs et les fermetures de lits dont nous souffrons tant aujourd’hui.
    • Loi de tarification à l’acte T2A, mettant dès 2011 nombre d’hôpitaux publics au bord de la faillite.
    • L’engagement de la fermeture de nombreux hôpitaux de proximité dans le cadre de la polarisation.
    • Réforme des régimes spéciaux et service minimum dans les transports en commun.

    En 2010, en remplacement de R. Soubie, Sarkozy l’appelle comme conseiller social de l’Élysée, avant de le promouvoir en février 2011 Secrétaire général adjoint de l’Élysée, en remplacement de Guéant placé à l’Intérieur. Castex, c’est donc un des hommes de main du cœur de la Sarkozie.

    Qui dans son allocution de passation de pouvoir sur les marches de Matignon a annoncé “la continuité des réformes entreprises”… sans surprise.

    Un cumulard d’après les fonctions déclarées à la HAVP

    • magistrat à la Cour des Comptes – de 93 000 à 133 000 € annuel de 2012 à 2017
    • délégué interministériel aux JO : 160 500 € en 2018 et 2019, 45 458€ en 2017 !
    • Maries de Prades : 22 000€ de 2014 à 2019
    • Conseiller départemental : 25000 €

    Castex c’est donc 200 000 € par ans touché sur le dos de la République rien qu’avec ses cumuls de mandats. Et on ne sait pas combien il touche de ses salaires de hauts fonctionnaires en sus.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Pour regrouper les véritables communistes, fédérer les syndicalistes de lutte, rassembler sur des bases saines les patriotes républicains opposés à l’UE, il faut mesurer objectivement le degré de , de moins en moins rampante et de plus en plus galopante, qui affecte l’ en général et notre pays en particulier. Etant donné que certains groupes et partis prétendument marxistes ou marxisants s’abritent derrière toutes sortes d’arguties pour nier la fascisation hexagonale et l’euro-fascisation, rappelons-leur quelques tendances lourdes de la vie politique en  et en France.

    Le déferlement de la fascisation, en France, sur le vieux continent et dans le monde

    Union Européenne l’euro facsisation en marche sur fond géopolitique de vague brune

     En Europe, les partis communistes sont interdits ou en voie de l’être (Pologne) dans la plupart des ex-pays socialistes annexés par l’UE/OTAN ; dans le même temps, les forces les plus fascisantes desdits pays, partis néonazis (Ukraine, Hongrie, Pays baltes…), mouvements ultra-cléricaux (Pologne, Croatie…), racistes patentés (Scandinavie…), nostalgiques de Franco, occupent la rue et formatent les médias, la “justice” et l'”enseignement”. En Allemagne comme en Autriche, épicentres de feu le Troisième Reich, une palanquée de nostalgiques d’Hitler siègent dans les parlements. De francs nazis entrent ou sortent à leur guise du gouvernement de Vienne sans émouvoir le moins du monde Mme Ursula von den Leyen, si regardante sur ce qui se passe au Venezuela. En Italie, le néo-mussolinien affirmé Matteo Salvini attend impatiemment son grand retour aux affaires. En Scandinavie comme aux Pays-Bas, les partis racistes et anti-musulmans ont le vent en poupe.

    L’ directement au pouvoir en Europe

    Loin de se cabrer contre cette montée générale de l’extrême droite européenne, le Parlement européen – que d’aucuns qualifient sans rire de “temple de la démocratie européenne” – a adopté en septembre dernier une résolution infâme qui renvoie dos à dos le Troisième Reich exterminateur et son principal vainqueur militaire, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Avec un ensemble touchant, les eurodéputés français du , des LR, de LaREM, du PS et des Verts exigent l’interdiction liberticide des symboles communistes dans tous les lieux publics européens.

    Comme l’avait prédit le Comité Erich Honecker de Solidarité Internationaliste dès les années 1990, l’euro-criminalisation du communisme historique sert à la fois à diaboliser le socialisme à venir, à lancer la chasse aux syndicalistes rouges et à banaliser en douce le fascisme sous la crapoteuse équation “antitotalitaire” “communisme = fascisme”. Tout cela a pour toile de fond la mise en place d’une “souveraineté européenne” (en clair, d’une “Europe fédérale”, alias “Etats-Unis d’Europe”) dont les peuples ne veulent pas. Sans oublier l’appel à installer une “armée européenne” arrimée à l’OTAN et tournée à la fois contre la Russie et contre d’éventuelles insurrections populaires de manière à verrouiller institutionnellement et militairement le nouvel Empire européen du capital dont le dogme, authentiquement totalitaire pour le coup, proscrit toute espèce de souveraineté nationale et toute forme de socialisme en définissant l’UE comme une “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non  faussée” (faut-il rappeler que pour M. Juncker, “il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens”). 

    A l’arrière plan géopolitique de cette euro-fascisation vaguement revêtue d’oripeaux “humanistes”, c’est la fascisation galopante d’une bonne partie du “monde libre” qui se profile : aux Etats-Unis d’Amérique, un président ouvertement raciste, phallocrate, belliciste, féru d’armes à feu et d’obscurantisme “évangélique”, a derrière lui tout l'”Etat profond”, y compris “démocrate”, quand il désigne la Chine populaire comme l'”ennemi stratégique”, quand il fomente des manoeuvres de l’OTAN simulant des frappes nucléaires à la frontière polonaise de la Russie, quand il encourage une forme de solution finale à l’encontre de l’Etat palestinien, quand il encourage l’illuminé Bolsonaro, le président golpiste, écolo-destructeur et fasciste du Brésil, quand il envoie l’US Navy harceler Cuba et le Venezuela, quand il continue d’encourager ce facteur mondial de terrorisme fanatique que sont les pétromonarchies, quand il impose des embargos inhumains à des millions de travailleurs iraniens, etc. On aurait d’ailleurs bien tort de prendre pour du folklore le fait que ce triste sire ultra-réactionnaire menace d’utiliser la Garde nationale pour écraser les Américains antiracistes qui dénoncent le racisme structurel de la police états-unienne, quand il encourage ses partisans à manifester en armes à l’intérieur des sénats démocrates ayant décrété le confinement sanitaire, et quand partout ses partisans occupent la rue avec des pancartes dignes d’Adolf Hitler sur lesquelles il est écrit “laissez mourir les faibles” !

    En France, le mouvement en cours contre les violences et le racisme policier n’ont pas seulement pour effet de réclamer justice pour Adama Traoré. Ce mouvement s’accompagne de révélations accablantes sur l’existence dans la police de groupes “racialistes” typiquement séditieux, sur le pourrissement fascisant d’une partie de la haute hiérarchie policière, sur le fait que, selon des sondages, une majorité de policiers votent pour le RN ; le tout s’accompagnant de l’usage systématique du nassage, du matraquage, du gazage, du tir LBD à bout portant, du passage à tabac de manifestants pacifiques, qu’il s’agisse de Gilets jaunes revendiquant la démocratie, d’étudiants et de lycéens (pour la première fois dans ce pays depuis 1945, des lycéens ont dû composer sous occupation policière de leur établissement !) ou de syndicalistes défendant l’hôpital public.

    Cela va de pair dans bien des villes de droite, LR ou PS, avec un flicage et une vidéosurveillance généralisés, avec la prolifération de milices municipales armées dont le caractère “républicain” n’a rien d’évident, avec un empilement de lois liberticides renforçant sans cesse les prérogatives des forces de répression et diminuant sans cesse les droits des citoyens. Avec, cerise brune sur ce gâteau empoisonné, un quadrillage accru d’Internet, voire de nos messageries privées sous prétexte d’anti-terrorisme ou de suivi sanitaire des populations… Tristement, on constate d’ailleurs qu’une large partie de la population française, mal informée des réalités par de grands médias aux mains de l’Etat ou du grand capital, “suit le mouvement” et déclare “ne plus avoir confiance en la démocratie”, certains citoyens réclamant même un “homme fort” ou… une direction militaire du pays, fausses « solutions » qui, bien évidemment, aggraveraient toutes les injustices sociales dont se plaignent à bon droit nombre de concitoyens. 

    En quoi la fascisation consiste-t-elle?

    Principal adversaire de Mussolini, le dirigeant communiste Antonio Gramsci expliquait naguère que l’ “hégémonie est le consentement matelassé de coercition“. Cela signifie entre autres que la classe exploiteuse domine le peuple principalement par sa mainmise sur la formation des idées et des représentations (“dans une société divisée en classes sociales, les pensées dominantes sont celles de la classe dominante car ceux qui possèdent les moyens de production matériels possèdent aussi les moyens de production spirituels”, avaient déjà constaté Marx et Engels), l’appareil d’Etat répressif aux mains des dominants (armée, police, justice de classe) étant là en dernière instance pour garantir l’ordre dominant dans le cas où le consentement populaire viendrait à faire défaut. Dans ce cas, le fond brutalement despotique de la démocratie bourgeoise – “démocratie pour les capitalistes, dictature sur le prolétariat” comme le précisait Lénine – se révèlerait pleinement et les formes démocratiques de la dictature bourgeoise cèderaient aux formes brutalement répressives, voire terroristes, militaristes et fascistes, comme on l’a vu mille fois du Chili à l’Indonésie en passant par l’Espagne et la Grèce.

    C’est encore plus vrai, comme l’avaient montré Dimitrov et le 7ème Congrès de l’Internationale communiste en 1935, quand la classe dominante n’est plus la bourgeoisie encore partiellement progressiste des XVIIIe et XIXe siècles, mais qu’elle s’est muée en grand capital financier, en oligarchie impérialiste “réactionnaire sur toute la ligne” et toujours prête au re-partage violent du monde en “sphères d’influences” impérialistes rivales. Telle est l’essence de classe de la fascisation, qui dans les moments de crise capitaliste aiguë fissurant le consentement des masses populaires et des couches moyennes, signifie que s’accentue la tendance à la dictature terroriste ouverte des secteurs les plus réactionnaires du grand capital : ce qui comporte la strangulation, puis l’élimination des formes démocratiques existantes – fussent-elles réduites à l’état d’apparences –, l’écrasement du mouvement ouvrier indépendant, la persécution des communistes et des syndicalistes de lutte, le bâillonnement (ou l’intégration éhontée) de secteurs petit-bourgeois réformistes qui ne doivent leur existence qu’à l’entretien par l’Etat bourgeois desdites formes démocratiques.

     

    Le fascisme proprement dit, qu’il ne faut pas confondre avec la fascisation, est l’état final de ce processus de pourrissement à la fois interne et externe de la démocratie bourgeoise interne parce que la montée fulgurante de l’autoritarisme militaro-policier s’opère d’abord principalement au sein de l’appareil d’Etat et sous l’autorité de gouvernements d’allure “démocratique” : pensons aux lois liberticides édictées par Brüning en Allemagne avant le triomphe de Hitler, ou de l’intense répression anticommuniste et anticégétiste pratiquée par Daladier et Cie dans les années 1938/1940 avant même l’avènement de Pétain ; ou encore, à notre époque, au flux ininterrompu de mauvais coups contre les libertés (jusqu’à l’inscription dans la loi commune de l’état d’urgence permanent par les Hollande, Valls et autre Macron) porté par le soi-disant “républicain en marche” Macron et par son ministre éborgneur Castaner…

    Formes variables et essence de classe de la fascisation

    Cela n’empêche nullement l’émergence, face aux gouvernements bourgeois traditionnels en voie de pourrissement antidémocratique, de partis classiques ou non classiques de l’extrême droite jouant à la fois le rôle d’aiguillon ultra-réactionnaire des gouvernements en place et d’alternative ultra-répressive à ces gouvernements inlassablement dénoncés comme “mous”, “laxistes”, etc.

    Personne par exemple ne doit confondre la lepénisation des consciences, cette aile marchante non banalisable de la fascisation idéologique, avec la fascisation elle-même dont les Sarkozy-Fillon-Hortefeux-Guéant, Hollande-Valls-Cazeneuve, Macron-Philippe-Castaner-Lallement ont été les vecteurs successifs et pseudo-“républicains”. Nul ne doit non plus confondre le fascisme achevé : il est évident que pour l’heure, la France, l’Allemagne, l’Italie, etc., ne sont pas, ou ne sont pas encore fascistes. Prétendre le contraire à la manière de certains maoïstes des années 1970, ce serait banaliser le fascisme et démobiliser le camp antifasciste qui peut encore, en se mobilisant à temps, stopper ce processus “en marche” qu’est la fascisation (c’est ce qu’avait réussi à faire le Front populaire de 1936 à l’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos).

    Enfin et surtout, il faut cesser de confondre les formes historiquement et géographiquement variables de la fascisation avec l’essence de classe relativement permanente de ce processus de classe inhérent à la phase impérialiste-monopoliste du mode de production capitaliste. Il est ainsi évident que la fascisation actuelle, entièrement au service de la “construction” euro-atlantique, ne peut prendre les mêmes formes que celles des années 1930 qui, au sortir de la première guerre mondiale et à une époque où le capital se concentrait encore principalement, sinon uniquement, dans le cadre des frontières nationales, ne pouvait pas avoir le même rapport au nationalisme que celui qu’entretient avec le SUPRA-nationalisme euro-atlantique la fascisation actuelle. Avis aux “antifas” superficiels qui, n’ayant rien compris à l’essence de classe du fascisme et de la fascisation, se font les idiots utiles de la fascisation en confondant fascisme et patriotisme, en baissant la garde face à l’impérialisme euro-atlantique, en abandonnant totalement à Le Pen ou aux prétendus « Républicains » (qui la dévoient et la trahissent !) la légitime défense patriotique de nos pays dévastés sur tous les plans (industrie, agriculture, services publics, acquis sociaux, triomphe du tout-anglais, supranationalisme pseudo “internationaliste”, substitution des euro-régions à la République une et indivisible, remplacement des communes par les euro-métropoles, promotion des « euro-départements » etc.) par la construction d’un Empire européen piloté depuis Berlin et supervisé par le Pentagone. De même que les formes du socialisme à venir sont appelées à varier considérablement d’un pays socialiste à l’autre – pourvu que demeure fixe leur essence socialiste : pouvoir des travailleurs, socialisation des moyens de production, marche au communisme –, de même les formes de fascisation peuvent considérablement varier, non seulement d’un pays ou d’un continent à l’autre, mais au sein d’un même pays à deux moments de son histoire, selon que par exemple, l’impérialisme issu de ce pays prend momentanément appui sur la construction de l’Etat-nation centralisé ou selon que, à un autre moment, cet impérialisme tente d’élargir son aire de prédation en livrant en otage de l’euro-mondialisation des profits monopolistes “français” la masse des ouvriers (délocalisables), des fonctionnaires (privatisables), des paysans (suicidables), des chercheurs (précarisables), de notre pays méthodiquement sabordé. 

     De quoi la fascisation actuelle procède-t-elle ?

    Nous l’avons vu : la fascisation résulte en général du fait que, dans des conditions de crise croissante du mode de production capitaliste affectant les rapports de forces idéologiques, le consentement des couches populaires à leur exploitation s’effrite et fait place à une colère latente de masse. Surtout si parallèlement, la classe dominante ne parvient plus à trouver des “formules magiques” politiques lui permettant de changer les équipes et les colorations politiques pour faire passer sa politique antipopulaire et faire accepter ses contre-réformes selon le principe “tout changer en apparence pour que rien ne change en profondeur”. C’est encore plus vrai quand non seulement le système capitaliste lui-même est en crise structurelle ininterrompue suite à l’effondrement de son taux de profit moyen global, mais quand la “solution” qu’il imagine pour sortir du pétrin, à savoir la mise en place d’Empires continentaux ou transcontinentaux comme l’UE ou l’ALENA, devient elle-même un nouveau facteur de crise politique, les peuples constatant qu’il s’agit là de carcans néolibéraux et supranationaux qui leur ôtent toute marge de manœuvre pour se développer librement, échanger à égalité et régler rationnellement leur rapport avec l’environnement.

    Alors surgissent les “Non” populaires cinglants – et aussitôt trahis – à la « constitution européenne », la révolte des jeunes contre le CPE, les grandes luttes sans aboutissement syndical et politique autres que trompeurs de 1995, 2003, 2010, 2016, 2017, les Gilets jaunes et autres luttes de masse pour la défense des retraites par répartition… Cela signifie que se dessine en pointillés une situation pré-révolutionnaire où, selon les mots de Lénine, “ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner comme avant”, tandis que “ceux d’en bas ne veulent plus être gouvernés comme avant”. Telle est la situation globale de l’UE, où les référendums refusant d’approfondir la “construction” européenne sont le plus souvent négatifs… et aussitôt bafoués (sauf en Angleterre, et après X péripéties), où l’abstention aux européennes est ultra-majoritaire dans les couches populaires et la jeunesse, où des pays longtemps europhiles comme l’Italie parlent désormais de l'”Europa brutta”, de cette “laide Europe” qui vient encore d’afficher sa glaciale indifférence pour les peuples lors de la crise du coronavirus.

    Telle est encore davantage la situation de la France, ce pays étrange : d’une part, l’impérialisme continue d’y exploiter l’Afrique et le Proche-Orient, tente de s’agripper à la RFA dominante pour “co-dominer” le reste du continent européen ; et d’autre part, toute la construction plébéienne et républicaine de l’Etat-nation résultant de combats populaires multiséculaires est littéralement arrachée par une “construction euro-atlantique”. Car sur tous les plans – économique, institutionnel, social, scolaire, idéologique, linguistique –, cette “construction” prend à contrepied les “fondamentaux” historiques de notre pays faisant de celui-ci l’un des maillons faibles potentiel de la chaîne euro-atlantique. Il n’est que de voir comment la grande bourgeoisie a volé l’élection présidentielle de 2017 en imposant un candidat inconnu aligné sur les milieux d’affaires et l’OTAN, en se servant du FN au second tour pour faire passer en fraude un programme socio-économique refusé par la grande majorité de la population, puis en faisant élire, par le procédé quasi-plébiscitaire du quinquennat (qui subordonne l’élection législative à l’élection présidentielle), une Assemblée nationale dominée par un groupe dénué de base politique solide (au second tour, 57% des Français ne sont pas allés voter !). Or, c’est sur la base de ces forces ultra-européistes et patronales que la feuille de route incroyablement pressante de l’UE (63 sommations adressées à la France depuis 2010 pour la sommer de réduire ses dépenses de santé !) prend appui pour détruire ce qui faisait le “contrat social” français depuis 1945, c’est-à-dire les avancées  mises en place par le gouvernement à participation communiste initialement présidé par de Gaulle : nationalisations, statuts, conventions collectives, code du travail, retraites par répartition, services publics, éducation nationale de qualité, hôpital public performant. Comment un tel arrachage social, culturel et institutionnel, comment une telle défaisance nationale désirée par le MEDEF et largement orchestrée depuis Berlin, pourrait-elle “passer comme une lettre à la poste” dans un pays qui, bien avant 1789, était connu pour ses traditions frondeuses (rappelons que la première tentative de révolution démocratique bourgeoise, alliée aux jacqueries paysannes du Nord, a eu lieu à Paris en 1357 sous l’égide d’Etienne Marcel) ? 

     Euro-fascisation ou nouvelle révolution française ?

    Mais Lénine l’a cent fois expliqué : il ne suffit pas que se créent les conditions objectives d’une révolution populaire pour qu’elle éclate automatiquement, même s’il faut souligner le magnifique potentiel de lutte spontanée qu’ont révélé les Gilets jaunes, les actions lycéennes ou les grèves cheminotes pour les retraites.

    Dans une société de classes où les médias du capital faussent au jour le jour la problématique politico-idéologique, où la principale force électorale d’opposition, le RN, divise la classe ouvrière sur des bases ethniques et ne veut même pas sortir du carcan européen, et où, à l’inverse, les appareils euro-formatés des confédérations syndicales (toutes vassalisées par la C.E.S. présidée par Berger) et des partis de gauche ralliés au principe même de l’euro, de la BCE et de l’UE (non seulement le PS, ce pilier contre-réformiste de l’UE qui a installé Maastricht et l’euro à l’époque de Mitterrand et de Jospin, non seulement “Europe-Ecologie/les Verts”, le plus germanophile des partis français, mais le PCF-PGE en rupture de marxisme-léninisme, électoralement dépendant du PS et adhérent du parti de la Gauche européenne…) ont abandonné la défense de l’indépendance nationale, de la langue française et du produire en France, la révolte spontanée de toute une partie des dominés et de la jeunesse est privée de débouché révolutionnaire visible. Si ce débouché politique n’apparaît pas très vite, le risque est énorme que le faux « duel » et vrai duo Macron/Le Pen (chacun ayant ses renforts satellitaires pour le second tour, du PS-PCF-EELV d’un côté à Dupont-Aignan et autres pseudo « souverainistes » de droite côté Le Pen) ne préempte totalement la future présidentielle. On ne peut même pas exclure, si la crise politique continue de s’exacerber après cette élection, que l’appel à l'”homme fort” ne trouve un écho grandissant dans l’appareil d’Etat militaire et policier (n’oublions pas que la Ve “République” actuelle est née du coup d’Etat militaire de mai 1958 légalisé par Guy Mollet et la SFIO).

    Bref, ce qui fait le plus défaut à notre peuple et à sa classe laborieuse exaspérés, c’est une véritable avant-garde politique, sociale et culturelle, avec notamment, la reconstruction urgente d’un parti communiste de combat relevant les défis léninistes de notre temps, un syndicalisme de classe brisant les chaînes de la C.E.S. et de la CFDT jaunâtres, et une grande alliance populaire, antifasciste, patriotique, populaire et écologiste rompant le carcan euro-atlantique, démocratisant en profondeur le pays, nationalisant les entreprises stratégiques et les banques, réduisant drastiquement les inégalités, combattant de front le fascisme et le racisme, sortant notre pays de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, engageant une grande politique de coopération avec tous les pays de tous les continents (Chine, Russie, Afrique, Proche-Orient, Amérique latine…), et rouvrant en un mot la voie du socialisme véritable à notre pays. Non pas en paroles, mais dans la pratique et à partir de l’expérience qu’auront acquise les masses populaires au fil des affrontements de classes générés par le Frexit progressiste. 

     C’est pourquoi les forces alter-européistes et pseudo-marxistes qui ménagent l’UE en niant sa fascisation, et qui parallèlement nient la nécessité d’un front antifasciste, patriotique et écologiste au vrai sens du mot (opposer communisme et écologie aujourd’hui, c’est ne rien comprendre au caractère exterministe du capitalisme contemporain qui, plus que jamais, “épuise la Terre et le travailleur”), c’est laisser le champ libre à une fausse gauche européiste, éternelle roue de secours de Macron ou du PS, ou pis encore, au lepénisme dont l’avènement conduirait notre pays à la guerre civile, au déshonneur (une présidente grossièrement xénophobe à la tête du pays qui fit 1789 et la Commune ?) et au retour triomphal des forces de dissolution euro-atlantique. 

     Les trois axes principaux de la lutte idéologique sont donc objectivement les suivants pour les communistes, les syndicalistes de classe et les patriotes républicains qui veulent éviter la catastrophe finale à notre peuple.

    1. Ensemble, combattons l’euro-criminalisation du communisme, ce puissant carburant de l’euro-fascisation et de l’euro-dissolution de la France !
    2. Ensemble, combattons le mensonge éhonté d’une “Europe sociale” s’édifiant sous l’égide d’un cartel impérialiste de gouvernements thatchériens, proto-fascistes ou sociaux-maastrichtiens arrimés à l’OTAN ; et rejetons aussi la version gauchie de ce mensonge réformiste, voire contre-réformiste : celui, cher aux trotskisme, de prétendus Etats-Unis “socialistes” d’Europe. Car derrière son vernis “internationaliste”, cette chimère gauchiste consiste en réalité à repousser aux calendes le Frexit progressiste, ce possible fédérateur du peuple travailleur ouvrant concrètement la voie au socialisme, tout cela au nom d’une chimère qui permettra seulement aux eurocrates de continuer leur construction impériale tout en faisant rêver d’un socialisme que les traités européens et que l’armée et la gendarmerie européennes sont là pour écraser dans la pratique ; les impérialistes n’ont pas peur de cet “anticapitalisme” de parade et de cet internationalisme inoffensif qui leur permettent, ici et maintenant, de détruire les nations souveraines et les acquis existants tout en faisant rêver pour après-demain, d’un “socialisme continental” ou mondial dans le cadre d’une UE armée jusqu’aux dents pour attaquer le peuple russe et/ou pour abattre les insurrections populaires surgissant en tel ou tel pays. Comme l’avait compris Lénine dès 1915, “les Etats-Unis d’Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles ou bien réactionnaires” ; et fascisants, faut-il ajouter expérience faite de la première Europe politico-militaire (1940/45) et de l’orientation liberticide de la seconde expérience euro-impériale en cours, ce sous-produit de l’antisoviétisme de guerre froide, des résurgences de l’impérialisme allemand et de la contre-révolution anticommuniste des années 1980/1990 

    3. Ensemble, rejetons l’idée d’un “souverainisme sans rivage” qui, quelles que soient les intentions de certains de ses partisans issus de la gauche, 

    • ne peut que faire l’impasse sur la question antifasciste et flirter avec l’anticommunisme, à l’image de la revue du pseudo « philosophe » antijacobin et anticommuniste Michel Onfray intitulée « Front populaire », dont le fond idéologique est en totale opposition avec le rassemblement patriotique ET internationaliste, anticapitaliste ET antifasciste que fut le Front populaire initié par le PCF Thorez, Duclos et Cachin ;
    • ne peut qu’ouvrir un espace à l’alliance avec Le Pen (au nom d’un pseudo moindre mal “patriotique”) ;
    • et ne peut finalement qu’estomper la dialectique que doivent entretenir de nos jours le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la lutte pour un socialisme de nouvelle génération associant souverainetés nationales et populaires et centralité du mouvement ouvrier. 

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Bourgeois et sociaux-démocrates s’en sont donné à coeur-joie en 1991, lors de la chute de l’URSS et de la prétendue “mort du communisme”: mairies de droite et mairies “socialistes” rivalisaient alors d’anticommunisme pour débaptiser les lieux publics consacrés aux dirigeants et aux résistants du Parti communiste français, sans parler des trop rares monuments évoquant Lénine, éminent théoricien marxiste, fondateur du premier Etat socialiste de l’ et de l’Internationale communiste. On n’entendait pas alors ces bien-pensants de la vraie droite et de la fausse gauche proclamer qu’il “faut respecter l’”, “ne pas humilier la mémoire populaire” et autres préceptes avisés qu’ils invoquent aujourd’hui pour protéger les statues vandalisées de Colbert, de Schoelcher ou du général de Gaulle. Et on n’entend pas davantage aujourd’hui la droite, la gauche et même l’extrême gauche établies, y compris les trotskistes et autres anars, condamner la résolution scélérate et liberticide qu’a adoptée le 16 septembre 2019 le parlement européen avec le plein appui des eurodéputés du RN, des LR, de LAREM, du PS et des Verts : mettant dans le même sac le Troisième Reich exterminateur et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (qui nous a délivrés du Reich au prix de 27 millions de morts: Stalingrad, connais pas?), ces braves socialistes et écolos auxquels continuent de s’allier électoralement MM. Roussel et Brossat, veulent tout bonnement purger les lieux publics d’Europe des emblèmes communistes et de tout autre signe évoquant le communisme historique…

    Ce n’est pas pour autant que les communistes français considèrent avec faveur l’entreprise dangereuse et diviseuse qui consiste présentement à vider les villes de France de toute une série de statues évoquant pour partie le passé colonial, voire esclavagiste de notre pays auquel certains réduisent notre histoire.

    CAP 110 – Anse Cafard – Monument contre l  – La Martinique – Photo CG – Initiative Communiste

    Ce n’est certes pas qu’il ne faille pas faire place nette des hommages publics scandaleux rendus à des gens qui n’ont rien fait d’autre dans leur vie que de la traite négrière ou que des conquêtes coloniales conduites de manière barbare (comment se nommait ce général qui ordonnait aux soldats français conquérant l’Algérie de lui ramener des sacs d’oreilles coupées?); par ex., partout où ils le peuvent, c’est le devoir des progressistes que d’appeler à débaptiser les rues et les lycées Adolphe Thiers, le “nabot sanglant” dénoncé par Marx dont les principaux exploits furent de pactiser avec Bismarck, de lui livrer l’Alsace-Lorraine et de massacrer 30 000 patriotes communards qui avaient refusé de livrer Paris aux Prussiens!

    Pour autant, en tant que marxistes, nous communistes devons avoir une vision matérialiste et dialectique de l’histoire. Les classes dominantes ont certes toujours exploité le peuple, que ce soit par l’esclavage, par le servage, par l’extorsion de la plus-value capitaliste, par le pillage impérialiste des nations asservies. Dans le même temps, elles ont pu aussi, dans certaines périodes de l’histoire, mobiliser leur peuple pour construire de grandes civilisations, chasser de sanglants envahisseurs, porter le progrès technique, promouvoir la science et les arts. Chacun sait par ex. l’apport énorme de la Grèce en général et d’Athènes en particulier à la civilisation mondiale: philosophie, mathématiques, physique, théâtre, histoire, poésie, musique, géographie, démocratie, pourquoi tous ces mots ont-ils une étymologie grecque? Pourtant, il y avait des esclaves à Athènes dont la plupart étaient blancs et parlaient grec et hormis Epicure, aucun philosophe grec n’a condamné l’esclavage sur son principe. Faut-il alors brûler Platon et Aristote?

    Pour revenir à la France, on sait que, au treizième siècle, Philippe-Auguste s’allia aux milices communales – alors révolutionnaires, anticléricales et anti-féodales – pour briser à Bouvines l’étau anglo-germano-flamand pesant sur le royaume capétien, contenir les prédations (et les trahisons!) et les féodaux français et jeter les bases d’une urbanisation de Paris. Ce roi joua ainsi un rôle objectivement progressiste dans la construction, voire dans la fondation de ce qui deviendraient la nation française et la capitale de notre pays. En même temps, il laissa les seigneurs de langue d’Oil bénis par le pape se jeter sans pitié sur le sud du pays afin d’extirper l’ “hérésie” catarrhe et… de faire main basse sur le comté de Toulouse. Cela s’appelle des contradictions historiques. On conçoit certes qu’il n’y ait pas de rue Philippe-Auguste à Toulouse (?) mais ne serait-il pas stupide d’expurger Paris de la mémoire du plus parisien de ses rois ?

     musée de la Révolution française – Vizille
    – photo CG Initiative Communiste

    Autre exemple: quand la Révolution française abolit l’esclavage à l’exhortation de Robespierre (qui n’a, à Paris, ni une rue, ni une statue à son nom!) et en écho au mouvement abolitionniste qui se développait aux Antilles, cela ne l’empêchait pas, à la fois, de libérer des millions de paysans de l’oppression féodale et de jeter les bases de ce capitalisme qui s’avérerait impitoyable pour la  classe ouvrière. Contradictions. Le tsar Ivan qui unifia la Russie n’était pas pour rien surnommé “le Terrible”: ce propriétaire de serfs a pourtant mis fin au chaos féodal dans son pays et Eisenstein, le grand cinéaste communiste auteur du Cuirassé Potemkine et d’Octobre, a bien fait de lui consacrer un film, ainsi qu’à Alexandre Nevski, un prince russe qui brisa les invasions tatares et teutoniques.

    Nous avons par ailleurs parlé de l’héritage contrasté de Charles De Gaulle, dont il serait sot de nier qu’il fut le chef de la France libre et que les communistes français, qui menaient la lutte armée sur le sol national, eurent raison de soutenir contre le Général Giraud, l’homme de Vichy et des Américains, et d’entrer dans son premier gouvernement en 1945 pour mettre en place les plus grands acquis sociaux de notre histoire ; ils eurent raison aussi de lutter, non pas avec lui, mais parallèlement à lui et pour d’autres raisons de classe que lui, contre la Communauté européenne de défense (1953), pour le départ des troupes américaines de France (1966), pour la reconnaissance de la République populaire chinoise ou contre la conquête israélienne du Golan. Et le problème n’est pas qu’il y ait ici ou là des statues de l’homme du 18 juin, même s’il fut souvent impitoyable avec les nôtres (Charonne!), mais que personne ou presque n’ait entendu parler de l’appel à la Résistance lancé par un tract clandestin du PCF, à l’initiative de son dirigeant Charles Tillon, le 17 juin 1940.

    Bien entendu, il y a eu des moments de l’histoire, Révolution de février 1917 en Russie ou Révolution française, où les peuples en colère ont violé des sépultures royales et décapité des statues de saints tant était grande – et justifiée ! – la colère populaire contre les privilèges des nobles et les persécutions séculaires menées par le Haut Clergé. Cette colère des exploités peut être salutaire et justifiée mais notons que le plus grand des révolutionnaires français n’a jamais encouragé les “déchristianiseurs” qui, à l’appel des “Enragés” de Jacques Roux, se livraient à ces actes au risque de jeter les masses paysannes croyantes dans les bras de la contre-révolution. Sur un autre plan, on sait que Lénine, lorsqu’on lui soumit l’idée d’une Colonne honorant les révolutionnaires sur la Place rouge, ne raya aucun des noms qui lui étaient soumis, ni celui de l’anarchiste comme Bakounine, ni celui d’un réformiste comme Proudhon, ni celui du menchevik Plekhanov, censeur impitoyable du régime bolchevik, si ce n’est celui de Vladimir I. Oulianov (dit Lénine)… Eclectisme mou ou sens politique et esprit dialectique de synthèse?

    Quant au VIIème congrès de l’Internationale communiste (1935), il encouragea tous les communistes par la bouche de Dimitrov à s’approprier l’histoire de leur propre pays, à ne pas abandonner aux fascistes les héros populaires et nationaux de chaque pays (au passage, les ignares gauchisants qui attaquent l’expression “national-populaire” qu’utilisent les lecteurs de Gramsci, devraient ouvrir un livre de cet auteur…) et, s’agissant de la France, Dimitrov n’omet pas le nom de Jeanne d’Arc, toute catholique et royaliste qu’elle fût (à laquelle Brecht et Anna Seghers consacreront par la suite une pièce magnifique et très actuelle…). 

    Bref, il faut prendre l’histoire dans ses contradictions, c’est-à-dire non pas comme un face à face manichéen entre Dieu et le Diable, mais comme un processus dynamique dont les contradictions sont le moteur pour le meilleur et/ou pour le pire. Nul besoin de déboulonner les Colbert pour enseigner à la fois aux élèves qu’il écrivit l’odieux Code noir à la demande de Louis XIV et que, par ailleurs, il construisit l’industrie française d’Etat et qu’il construisit, autant qu’on pouvait le faire sous un régime de privilège et d’arbitraire, de véritables finances publiques. Plutôt que de déboulonner et de soustraire sans comprendre comment l’histoire humaine s’est déployée à partir d’intenses contradictions où le fil rouge de l’émancipation n’est pas toujours facile à percevoir, pourquoi ne pas procéder par ADDITIONS et rendre hommage à tous ces grands hommes et grandes femmes de l’histoire, notamment issus des classes exploitées, du sexe opprimé et des peuples colonisés que nos grandes villes ignorent totalement?

    Concernant la Révolution française, exigeons plus fort, y compris parce qu’ils combattirent les premiers en France l’esclavage et le colonialisme, que des lieux publics de premier plan portent les noms de Robespierre et de Saint-Just. Exigeons des statues pour Babeuf, le fondateur du communisme des temps modernes, exécuté par le Directoire, et pour Buonarotti, qui porta clandestinement le flambeau du jacobinisme et les prémices du communisme par-delà la sombre époque de la Restauration. Exigeons des statues pour les héros et les héroïnes de la Commune, les Varlin, Nathalie Le Mel, Louise Michel, Elisabeth Dimitriev, Leo Frankel et autre Dombrowski. Indignons-nous du scandale absolu qu’il n’y ait au Panthéon aucun communiste, ni Manouchian ni Duclos, qui commanda avec Frachon le PCF clandestin durant toute la guerre, ni Croizat qui fonda la Sécu, ni Martha Desrumeaux qui anima la grève héroïque des mineurs sous l’occupation, ni Marcel Paul, qui créa l’EDF après avoir organisé un réseau de survie à Buchenwald où il était déporté pour faits de résistance.

    Et bien sûr, exigeons que dans chaque grande ville de France il y ait, par exemple une statue de , le Spartacus noir de l’époque moderne, persécuté par Napoléon qui le fit mourir de froid dans une sombre forteresse de l’Est. Quant aux mairies qui se réclament du mouvement ouvrier, comment n’ont-elle pas encore pensé, pour la plupart, à honorer le souvenir d’Henri Alleg, directeur d’Alger républicain et auteur de La Question, qui fut l’égal moral de Voltaire dans la dénonciation de la torture?

    Pourquoi pas, partout, le nom, voire la statue de Dulcie September, figure de proue de l’ANC assassinée sur notre sol par les sbires de l’apartheid, ou de Nguyen Thi Bihn, qui négocia pour la République démocratique du Vietnam les accords de Paris ? Et pourquoi si peu de noms, dans des villes qui se disent communistes, pour Thomas Sankara, ou pour Patrice Lumumba, qui furent des martyrs de la lutte anti-impérialiste dans divers pays de l’Afrique francophone? Y a-t-il eu par ailleurs un maire communiste ou simplement patriote qui ait pensé par ailleurs à honorer d’une rue la mémoire de Fidel Castro qui, outre son rôle dans la révolution cubaine et dans sa lutte pour liquider le  à Cuba, fut le chef de file de la résistance à la contre-révolution dans les années sombres qui suivirent l’implosion du camp socialiste. Fidel fut aussi celui qui, en envoyant le contingent internationaliste cubain écraser l’armée de l’apartheid en Namibie ouvrit la route au renversement des régimes racistes en Afrique australe…

    Bref, ne tombons pas dans le piège consistant à diviser le peuple de France et à assombrir globalement son passé national sous prétexte de revaloriser l’apport historique scandaleusement dénié et minimisé des classes et des peuples dominés. Déboulonner Colbert ne ferait pas plaisir qu’aux descendants des esclaves antillais, cela ravirait aussi, sans qu’ils osent le dire, toute cette oligarchie capitaliste qui a détruit le secteur industriel d’Etat et qui, en privatisant le secteur public et en délocalisant nos usines, a porté de graves coups à la classe ouvrière multicolore de notre pays.

    Et pourquoi pas chaque année, une journée pour honorer d’un seul mouvement républicain, antiraciste, anticolonialiste, antiracialiste et authentiquement patriotique les trois figures soeurs de Toussaint, de Maximilien et de Dulcie?

    Georges Gastaud

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Asymptomatiques, peu capable d’appliquer des gestes barrières complexes, et ayant des interactions sociales souvent plus nombreuses que les adultes en raison du temps passé dans la collectivité scolaires, les enfants ont été identifiés dès le début de l’épidémie comme une des composantes de la dynamique de l’épidémie de covid-19. Après avoir refusé de prendre la moindre mesure de sécurisation des établissements scolaires – y compris par le port du masque, c’est dernier étant en pénurie absolue – le ministre Blanquer sera obligé de les fermer brutalement avec le confinement général le 16 mars, contredisant ses déclarations de la veille, plongeant enseignants et familles dans le chaos. Il aura fallu tous le dévouement des enseignants, véritables héros dans cette crise, et les sacrifices de parents pour permettre pour les  de ce pays une forme de continuité de l’enseignement, loin de la continuité complète promise par un ministre super menteur.

    La seule étude épidémiologique complète réalisée en France démontrera quelques semaines plus tard l’ampleur de la contamination dans une collectivité scolaire avec le cas du foyer épidémique (un cluster selon le jargon en globish des ARS) du lycée de Crépy en Valois (cliquer ici pour lire). Les conclusions de l’étude sont tranchantes : seule la fermeture du lycée par la période de vacances scolaires a permis de stopper la propagation de l’épidémie. Plus de 40% des personnes fréquentant le lycée sont malades, le niveaux de contagions allant croissant selon le niveau d’interactions sociales dans la communauté (des élèves au personnel de direction) ; les élèves malades ont générés un niveau de contagion de même ordre de contagiosité parmi leur entourage !

    A la tête de la campagne pour la réouverture massive des écoles, le docteur Cohen, pédiatre à Saint Maur des Fossés, également en charge à l’hôpital intercommunal de Créteil. Sulfureux, l’homme est un des rares médecins à avoir été condamné par l’ordre des médecins pour ne pas avoir déclaré ses liens d’intérêts lors de plusieurs de ses interventions, symptôme de son niveau de déontologie. Et ce alors qu’il coordonne la plateforme infovac… tout en ayant des liens d’intérêt avec les fabricants de vaccins. L’homme est en effet un conseil de Astra Zeneca – la multinationale qui vient de pré-vendre un vaccin non testé auprès de l’UE – , de GSK, de Janssen, de MSD et de Pfizer, firmes qui alimentent également le budget de l’institution où il travaille.

    Dès le 11 mai, emboîtant le pas à E Macron, Robert Cohen, vice président de la Société française de pédiatrie, lance une campagne dans les médias pour remettre tous les enfants à l’école, affirmant ainsi par exemple sur Europe 1 ” le bénéfice est tellement plus important qu’un risque minime” ou encore péremptoire “le risque pour les enfants est modeste, pas nul, et ils sont moins contagieux que les adultes, entre eux et pour les adultes” prétendant que “les études s’accumulent pour dire que les enfants sont beaucoup moins porteurs que les adultes”Dans la foulée, la société française de pédiatrie appelle, sans aucune considération de santé d’ailleurs pour les personnels des établissements scolaires privés de masques comme du reste, à remettre tout de suite tous les enfants à l’école.

    En réalité, à ce moment, la seule étude allant de ce sens – mais qui fait l’objet d’un battage médiatique considérable – est une étude du professeur Danis Kostas. Le problème c’est qu’elle ne porte que sur le seul cas d’un enfant anglais, issu d’un des premiers cluster français dans le chalet des Contamines Montjoie. Difficile d’en tirer des généralités, contrairement à ce qu’en faisait trop rapidement cet article vite enterré.

    Des études, menées en Chine montrent pourtant un taux d’attaque de la maladie similaire entre adulte et enfants et un taux d’asymptomatiques plus important chez les jeunes enfants, confirmant le rôle dans la propagation de l’épidémie des enfants.

    Alors que la décision de rouvrir les  uniquement pour les jeunes enfants est fortement critiquée par le Conseil Scientifique. Alors que les parents refusent pour beaucoup de prendre le risque d’envoyer leurs enfants à l’école d’une part, d’autre part que le protocole sanitaire issus des recommandation du conseil scientifique limite à la moitié la capacité d’accueil des établissements scolaire, une campagne médiatique est à nouveau lancée pour accréditer à nouveaux que l’épidémie de  ne concernerait pas les enfants. En combinaison avec une campagne de haine initiée par le ministre Blanquer contre les enseignants (lire ici). Cohen donne une interview – reprise en boucle par tous les médias – au Parisien, proclamant, péremptoire ” les enfants sont de tout petits contaminateurs”. Affirmant que dans “presque tous les cas, c’est un parent qui a contaminé l’enfant…”. Tout ce discours tombe à point nommé pour l’accélération à marche forcé d’un déconfinement totalement guidé par la course au profit plutôt que la protection rationnelle de la sécurité sanitaire d’une part, d’autre part l’information correcte des parents et enseignants qui ont le droit de savoir les risques pris par les enfants et pour eux-même.

    A Initiative Communiste, nous avons mené l’enquête, en allant au delà de ces déclarations péremptoire et en remontant à la source des articles scientifique publiés, y compris ceux de l’équipe de M Robert Cohen.

    En Allemagne, une étude confirme l’infection des enfants

    L’Allemagne est un des pays à avoir réalisé des tests de dépistages en masse, et à avoir eu une propagation significative de l’épidémie. Ce qui en fait une base solide d’étude sur le comportement de l’épidémie. A la différence de pays tels que l’Islande où l’épidémie à très peu circulé sans doute grâce au dépistage intégral de la population de l’ile, où au Japon où l’épidémie a également été contrôlée . A la différence aussi de pays comme la France et les Pays Bas qui ont très peu testé et dont les statistiques issues des tests sont donc peu fiables sur les modalités de transmissions de la maladie et les taux d’infection, notamment parmi les populations peu ou a symptomatiques.

    Une étude menée par le professer Chritian Drosten de l’hôpital allemand de référence de la Charité à Berlin permet de dresser un tableau de la situation épidémique en fonction de l’age, à travers une cohorte de près de 4000 malades, issue du test de 60 000 personnes dont 4000 jeunes de moins de 20 ans. Parmi eux 127 positifs au covid-19 (3.2%). L’étude souligne de façon logique que le confinement a permis de limiter le rôle des enfants comme patients zéro dans l’infection des clusters familiaux, et que le taux de test positif s’explique d’autant plus que structurellement l’importation de l’épidémie par des voyageurs essentiellement adultes n’a pas exposé en premier ressort les populations d’enfants.

    Et la conclusion de l’étude est formelle : si le taux de détection est plus faible chez les enfants, la prévalence de l’épidémie n’est pas influencée par l’age. Et l’étude de conclure que si le taux d’attaque est similaire chez les enfants, en raison de l’absence ou de la faiblesse des symptômes, ces derniers sont sous représentés dans les études cliniques. Posant ainsi de façon certaine une réserve très importante sur les études menées en France qui ne l’ont été que sur les patients très symptomatiques, ceux développant des formes graves et ayant accès aux tests, à l’exception de l’IHU de Marseille. Par ailleurs l’analyse des charges virales ne fait pas apparaître de différence significative entre les adultes et les enfants.

    Pour la très sérieuse et documentée institution allemande ” l’observation [d’un nombre plus faible d’enfants infectés] ne doit pas être mal interprétée comme une indication que les enfants serait moins infectieux” “Le potentiel de transmission dans les écoles et maternelles devrait être évalué de la même façon que pour les adultes”

    Clair, net, précis. En conséquence l’Allemagne a procédé à une réouverture de ses établissements prioritairement pour les classes d’examens et avec les élèves les plus âgés, autonomes dans l’application des gestes barrières. L’exact inverse de la politique imposée par Macron Blanquer en France.

    L’étude de l’IHU de Marseille confirme la charge virale similaire des enfants et des adultes

    A l’IHU de Marseille, là où ont été testés le plus de personne en France, c’est 3764 jeunes de moins de 18 ans qui ont testés par méthode PCR. Révélant 302 positifs dont 107 enfants de moins de 10 ans. Un taux de test positif (8%) deux fois supérieur à la cohorte étudiées à l’hôpital de Berlin, tordant probablement le cou à une circulation faible du virus à Marseille, la campagne de tests ayant été importante dans les deux villes. Le docteur Aurélie Morand a publié un article présentant le résultat de l’analyse pour les enfants issue de ces tests, confirmant d’ailleurs que l’IHU de Marseille a fait bien plus que de prescrire le tandem azythromicine et hydroxychloroquine objet d’une vilaine polémique : recherchant, dépistant, isolant et soignant ensuite tous les patients, tout en mettant à disposition de la communauté scientifique des données transparentes et détaillées. N’est ce pas là l’essentiel ?

    80 % de ces cas positifs ont été recrutés à travers des cas contacts en raison de la détection d’autres cas de covid19 dans leur entourage, 17% en admission aux urgences pédiatriques. Les enfants testés sont un peu moins positifs que les adultes ( 8.1% contre 12,2%), mais le biais de recrutement – essentiellement comme cas contacts des adultes primo testés – ne permet à l’évidence pas de conclure ici à une moindre infection.

    En revanche, l’étude confirme, par le suivi de la charge virale de 250 de ces enfants que enfants et adultes présentent une charge virale similaire (27.4 pour les premiers, 26.1 pour les seconds en moyenne), c’est à dire une génération de matériel infectieux proche.

    L’article mentionne une excrétion virale plus faible parmi les enfants et jeunes adultes mais les chiffres ne sont pas publiés par l’article. Ce qui ne permet pas de confirmer la solidité de cette affirmation. Et il ne prouve en aucun cas une contagiosité plus faible.

    L’étude souligne que le test réservé uniquement aux enfants symptomatiques sous estime grandement l’infection des enfants. Avec 5.2% de tests positifs en recherchant les cas contacts y compris asymptomatiques, la campagne de test a retrouvé bien plus d’enfants malades que ce qui est généralement rapportés pour les enfants ( 0.8 à 1.7%). L’IHU alerte ainsi sur la nécessité d’une recherche moins restrictive des cas pour éviter de manquer le soins, l’isolement et le suivi clinique de ces enfants malades. Observons que la politique de Macron Veran Blanquer tourne encore aujourd’hui le dos à cette recommandation de bon sens partagée par l’OMS : tester, tester et tester !

    Enfin l’étude confirme que la maladie est généralement asymptomatique (32.3%) ou de symptômes bénins (50.8%) pour les 130 enfants pour lequel le suivi statistique a été possible, et donc de relativement bon pronostic. Ce qui laisse tout de même, une proportion proche de 17% de formes plus sévères de la maladies nécessitant une hospitalisation, mais qui est à rapprocher avec le fait que la population d’enfants suivie pour cette analyse était sans maladie chronique préalable.

    Menée principalement durant le confinement, cette étude ne permet pas d’apporter d’élément sur la contagiosité, ce point n’étant d’ailleurs pas réellement débattu par les chercheurs.

    Les très étranges études du professeur Robert Cohen, ne permettent pas d’affirmer que les enfants ne sont pas contagieux :

    Avec avoir analysée ces deux études menée à Berlin et à Marseille de façon indépendantes, globalement convergente dans leurs résultats et conclusions, on peut maintenant s’intéresser aux études de Robert Cohen et de ses équipes. Mettons de coté le très folklorique article portant sur le cluster familial des Contamines Montjoie, dont nous avons déjà analysée toutes les limites, à travers des conclusions tirées de l’exemple d’une cohorte constituée d’un unique enfant ! Rappelons juste en préambule que c’est ce qui a argumenté la campagne de Robert Cohen et l’affirmation médiatique que les enfants sont peu contagieux et qu’il fallait rouvrir à toutes vitesses les écoles pour les jeunes enfants. Proprement délirant !

    Une étude plus complète en terme de cohorte d’analyse a été publiée le 21 mai 2020, dirigée par Corinne Levy officiant à Créteil avec Robert Cohen. Elle fait l’objet d’un court article de 11 pages tout compris. Elle semble avoir recueillie des données de 18 services de pédiatries hospitalières en France, si on se fit à la liste des auteurs. Mais fait notable, l’IHU de Marseille en est exclu. On a pourtant vu que c’est lui qui a recruté la plus nombreuse cohorte d’enfants malades en Europe ! Etrange ? oui très étrange ! Et ce d’autant plus que le but affiché de l’étude est de rechercher une éventuelle influence de l’age sur le taux de tests PCR positif. L’article mentionne 45 structures pédiatriques, sans les lister ni fournir le détail des cohortes fournies par chacun. Pour la fiabilité et la transparence, on repassera !

    L’étude examine 6490 tests PCR “d’enfants” – enfant entre guillemet car le terme n’est pas défini en terme d’age et la structure de cette population n’est pas définie statistiquement – pour le sérieux méthodologique on repassera. Soit 12% du total des tests réalisés dans les laboratoires de virologie de ces hôpitaux.

    les résultats présentés sont les suivants :

    • un taux de positifs de 5.9% pour les “enfants”, 3,5 fois plus faible que pour les adultes ( 20.3%). On observera ici la totale divergence de ces résultats d’avec ceux de Berlin et Marseille. A Berlin le taux de positif des adultes est de 5.27% … inférieur au taux de positif de l’étude du professeur Robert Cohen pour les enfants ! La manipulation statistique est ici grossière. En effet, le biais de recrutement des populations testés est totalement passé sous silence : n’ont eu accès aux tests que les personnes présentant des symptômes lourds ayant accès aux hôpitaux. Alors que les personnes agées étaient exclues d’office des hôpitaux n’admettant parmi les adultes que les cas graves, il est très probable que les enfants aient eu un accès plus facile aux tests.
    • les courbes d’évolution du taux de positivité des tests confirment l’absence de représentativité de ces taux. Avec une variation du simple au triple du taux de positivité des adultes entre le pic de l’épidémie et la fin du mois d’avril. Le taux délirant de 43,9% de tests positif à la fin mars à Paris démontre un système de tests totalement saturé, et donc des taux de positivité sans aucune valeur statistique descriptive. Mais la variation est similaire pour les enfants, avec une variation d’un facteur 5 à Paris pour les enfants. De fait, la variation d’un facteur 2 du rapport entre les taux de positifs des adultes et des enfants au long de l’épidémie est caractéristique d’une non démonstration de l’effet de l’age sur le taux de positivité, mais plus probablement d’un fort biais de recrutement lié à la saturation du système de test et aux conditions de limitation de l’accès aux tests mises en œuvre par le régime Macron.
    • bien que gêné par le constat d’une charge virale similaire entre enfants et adultes, l’article argumente à un taux de contamination secondaire faible des enfants. Mais ce point n’est en réalité étayé que par le cas de l’enfant malade des Contamines. La puissance de cette étude de cas individuelle est pourtant très faible, pour ne pas dire nulle, comme nous l’avons déjà indiqué. Et l’article de conclure expéditivement à “un rôle modeste des enfants et de la réouverture des écoles dans la dynamique de l’épidémie” ; soit exactement la recommandation déjà formulée par l’association française de pédiatrie avant même avoir menée l’étude faisant l’objet de l’article ! Pas très sérieux, ni scientifique !

    Preuve de l’absence de sérieux de l’analyse, l’article présente une discussion de l’évolution des taux de positivités des tests, sans jamais les rapporter ni au nombre de positifs et aux nombres de tests pratiqués en valeurs absolues, ou rapporté pour ces derniers aux nombres de demande de tests. Comme s’il n’y avait pas eu pénurie massive de test et donc une forte sélection pour l’éligibilité à ces tests. Pire l’article conclue à une infection prioritaire des enfants par les parents, sur la seule base du rapprochement des taux de positivité des tests des enfants et parents au pic de l’épidémie ! Et ce alors que la pénurie explique à elle seule ce rapprochement. Par ailleurs, avec le confinement, il est certains que dans les familles – non dépistées donc avec des malades non isolés – où les adultes sont les seuls à pouvoir ou devoir sortir, ce soit les adultes qui aient plus probablement pu être les vecteurs de contamination des enfants, la quasi totalité de l’étude ayant été menée après le confinement. Par ailleurs l’étude agrège des résultats de tests PCR réalisés dans des centres différents, sans même discutés des variations de méthodes, de matériels et de conditions de réalisation.

    On observera que l’article du professeur Robert Cohen [2] pompeusement intitulé COVID-19 chez l’enfant est encore pire dans ses procédés douteux :

    • le médecin affirme ainsi que même si les formes peu sévères et asymptomatiques ne sont pas étudiés, elle serait moins fréquentes chez l’enfant. Comme cela, sans plus d’argument ni de justification !
    • les hospitalisations seraient ainsi réduites d’un facteur 100 chez l’enfant. Pourtant les chiffres de l’IHU indique un taux d’hospitalisation non négligeable de 17% chez les moins de 18 ans à Marseille. Certainement pas 100 fois moins que chez les adultes. D’ailleurs l’étude du docteur chinois Yanyuan Dong citée en référence montre l’exact contraire avec des formes sévères aussi fréquentes pour les jeunes de moins de 15 ans que pour les plus de 15 ans (autour de 10%, ce qui n’est pas négligeables non plus). La seconde étude citée ne porte que sur… 6 enfants !
    • il balaye d’un revers de manche les syndromes inflammatoires graves de Kawasaky. Pourtant 137 déclarations de ce syndrome ont été faites à  Public France. Pas vraiment insignifiant, d’autant que cette forme grave se produit à distance de plusieurs semaines de l’infection.
    • et d’éructer “contrairement aux informations tronquées de Santé Publique France, les enfants sont moins contagieux que les adultes”. L’étude de l’hôpital de référence en Allemagne dit pourtant, elle avec des chiffres et solides arguments à l’appui, le contraire.

    Et de conclure, alors que ce médecin est absolument incompétent en matière d’enseignement, qu’il est absolument nécessaire de ré ouvrir les établissements scolaires, écartant tout risques liés à la contagiosité des enfants.

    De pseudo études scientifiques pour protéger la responsabilité juridique d’un pouvoir prenant tous les risques sur nos enfants !

    On peut observer que la valorisation de ces études douteuses dont vous avez désormais pu apprécier tout le caractère spécieux intervient simultanément aux annonces faites par Macron du  le 11 mai, puis préalablement à la réouverture totale des écoles le 22 juin. C’est bien opportun car cela permet d’apporter une pseudo caution scientifique rassurante à un choix politique qui n’est pas sanitaire ni scolaire, mais uniquement économique. Pour faire reprendre la production de profits, il est impératif de rétablir d’urgence une garderie complète des jeunes enfants. C’est au demeurant le cap fixé dans l’Education Nationale, qui fait l’impasse sur la délivrance des diplômes nationaux comme le brevet ou le bac sur la base de l’organisation d’épreuves, mais va assurer l’accueil de tous les jeunes enfants. Sans aucun objectif de continuité pédagogique. Un acceuil dans des conditions sanitaires douteuses donc avec un protocole sanitaire directement copié collé des recommandations… du docteur Robert Cohen. Que celles-ci contredisent d’autres publications sérieuses telles que celles de l’hôpital de la Charité de Berlin, qui a pourtant prouvé son efficacité lui dans la gestion de l’épidémie, n’est évidemment pas porté à la connaissance des parents, ni des professeurs. Que celles-ci contredisent également les recommandations du Conseil Scientifique, non mises à jour malgré les déclarations informelles dans les médias de son président ces derniers jours.

    Ce sera chose faites si vous prenez la peine de partager le plus largement possible cette analyse autour de vous. Il en va des précautions à prendre par le près d’un million de personnels enseignants et 7 millions d’écoliers et 3.5 millions de collégiens

    Jean-Baptiste Clément

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le 17 juin 2020, 80ème anniversaire de l’Appel à la Résistance lancé par Charles Tillon, membre du bureau politique du PCF clandestin, à partir du territoire français.

    Les événements actuels illustrent comme à la parade les thèses apparemment contradictoires de deux éminents politistes français, MM. Jérôme Fourquet et Jérôme Sainte-Marie.

    Le premier décrit une France “archipélisée” où le civisme républicain plie devant toutes sortes de communautarismes et d’identitarismes régionaux et religieux, et où la définition d’une identité nationale et d’un bien commun devient hautement problématique. Le second politologue insiste au contraire sur le fait que tout est en place pour l’affrontement entre le “bloc élitaire” personnifié par Macron et pétri d’euro-mondialisme et le “bloc populaire” qu’incarne de plus en plus le RN ancré sur la France d’en bas sacrifiées à la “construction” européenne. Quand on observe les événements effarants de Dijon, où des bandes de guerriers tchétchènes armés*  viennent affronter à l’arme lourde on ne sait quelle bande de quartier non moins armée – tout cela sous les yeux impuissants ou complaisants d’une police plus encline  éborgner des manifestants qu’à restaurer la tranquillité d’une grande ville -, quand on constate par ailleurs que Marine Le Pen s’est aussitôt rendue sur place pour “soutenir les forces de l’ordre” (quel ordre?) et invectiver le “laxisme” supposé de Macron, on voit qu’en réalité, l’archipellisation de la France – produit de l’euro-dissolution au long cours du produire en France, des services publics, des acquis sociaux, et même de la langue française arrachée au profit du tout-anglais de la pub et du fric – conduit tout droit, par une réaction auto-immune non moins catastrophique que celle qu’engendre le coronavirus, à une empoignade fascisante et explosive: celle qui oppose une Le Pen résolue à exacerber ses thèmes liberticides et xénophobes, à un Macron plus que jamais arrimé à Bruxelles, à Berlin et à l’OTAN pour liquider les acquis du CNR et dissoudre notre pays dans un Empire euro-atlantique glacialement inhumain.

    Face à cela, qui peut croire que l’issue soit une énième version de l’union des euro-gauches, qu’elles soient euro-“socialistes”, euro-“communistes”, euro-soumises, euro-trotskistes ou euro-“écolos”? Outre que cette gauche établie et petite-bourgeoise, totalement méprisée par le monde du travail, n’est pas prête de se relever de la faillite du mitterrandisme, du jospinisme et du hollandisme, qui ne sait que sa seule utilité lors du second tour présidentiel sera de “sauver le soldat Macron” en appelant au “vote utile” contre Le Pen?

    Qui peut croire davantage que la prétendue “union des patriotes des deux rives”, qui prétend effacer le clivage droite/gauche et, derrière lui, la lutte des classes et le combat pour le socialisme, peut être autre chose qu’un moyen de gommer la portée révolutionnaire du combat anti-Maastricht, que de reléguer à l’arrière-plan la classe travailleuse dans ce combat, que de rendre présentables de francs xénophobes flirtant avec le RN. Pour, au final, rabattre au second tour vers “Marine” présentée comme un “moindre mal” face à Macron?

    C’est pourquoi, même si cette perspective est censurée, ciblée à la fois par l’anticommunisme de la droite et par l’antipatriotisme primitif de la fausse gauche euro-complaisante, la seule issue réelle pour le pays est dans la Convergence Nationale des Résistances que propose le PRCF, avec d’autres patriotes antifascistes, Gilets jaunes et syndicalistes de classe: reprenant et actualisant les grands combats antifascistes, anticapitalistes, internationalistes ET patriotiques du Front populaire et de la Résistance ouvrière et paysanne, associant pour un nouvel élan le drapeau tricolore de la Révolution française au drapeau rouge de la Commune, il s’agit de virer Macron ET Le Pen et de sortir, par la voie progressiste, de l’euro, cette austérité faite monnaie, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine de guerre de l’impérialisme US, pour nationaliser les secteurs-clés de l’économie, reconstruire un produire en France moderne et éco-compatible, éradiquer le racisme, le fascisme et le fanatisme intégriste, écrire une constitution radicalement démocratique, coopérer avec tous les continents et, en un mot, “mettre le monde du travail au centre de la vie nationale” comme y invitaient les constructeurs communistes et syndicalistes du Conseil National de la Résistance.

    Pour ce combat vital et urgent, vous pouvez compter sur le travail de plus en plus visible et fructueux du PRCF et des JRCF. Ensemble, vite, dé-confinons la France, sortons-la du carcan euro-atlantique pour rendre possible une nouvelle Révolution française rouvrant à notre pays la voie du socialisme.

    Georges GASTAUD

    secrétaire national du PRCF, fils de Résistant

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • « Nous n’avons pas à rougir, mes chers compatriotes, de notre bilan » : cette phrase symbolise, une nouvelle fois, le satisfecit du vice-chancelier de la « République en miettes », aussi bien par rapport aux trois années désastreuses pour les travailleurs, les syndicalistes de combat, les politiques progressistes (notamment communistes) et les gilets jaunes qu’au bilan de la France face au coronavirus dont, selon , « nous pouvons être fiers ». Fiers du catastrophique bilan de près de 29.500 morts, l’un des pire du monde, nous plaçant terriblement parmi les 10 pays comptant le plus de morts en proportion de sa population ?! Fiers de la mortifère désindustrialisation qui a rendu la France dépendante des usines délocalisés plongeant les travailleurs du monde entier dans un dumping antisocial catastrophique ?!  Et encore heureusement que la Chine Populaire a appliqué la solidarité internationaliste en matière de santé au même titre que Cuba socialiste, le Vietnam populaire ou la Russie ! Fiers de ce pitoyable gouvernement qui n’a cessé de multiplier les injonctions et les stigmatisations à l’encontre des enseignants accusés de manquer de solidarité comme envers les syndicalistes de combat exigeant de réelles mesures de sécurité sanitaire face à nombre de patrons avides de « produire coûte que coûte », comme le revendiquait fier-à-bras le président du MEDEF Geoffroy Roux de Bézieux ?!

    Macron poursuit son numéro d’illusionniste en faisant croire que toute l’action qu’il mène depuis son arrivée usurpée au pouvoir en 2017 se place dans le sens de la lutte pour « l’écologie » et la « solidarité », contre les « inégalités » et les « communautarismes » (tout en ne remettant nullement en cause les séparatismes régionalistes ou de l’oligarchie bourgeoise, bien au contraire !) : autant de positions qu’il prétend désormais ériger comme les « priorités » du « nouvel acte » de son quinquennat euro-destructeur des conquêtes sociales et démocratiques, des libertés publiques, du produire en France agricole et industriel, de la République une et indivisible ou encore de la langue française. Toute la malignité de Macron réside, comme à son habitude, dans l’emploi de mots rassembleurs et positifs qu’il piétine à longueur de temps dans ses actes, à l’instar de la production industrielle nationale confrontée aux délocalisations et fermetures d’usines détruisant l’emploi ouvrier, ou encore de l’Education de moins en moins « nationale » et au sein de laquelle les inégalités ont explosé et le séparatisme des familles aisées s’est accentuée avec Blanquer, sans parler de l’hôpital public, saigné à blanc au nom de l’euro austérité..

     

    Car il suffit d’écouter attentivement le discours jupitérien pour se rendre compte que non seulement le Tartuffe de la République ne compte nullement dévier de sa ligne pré-Covid, mais plus encore de l’aggraver pour instaurer le « Monde d’après ». Fini « le choix humaniste de placer la santé au-dessus de l’économie » dont se gargarise Macron : retour à l’ordre  totalitaire qui pousse à « produire coûte que coûte » et place les profits au-dessus de la santé quotidienne, celle des travailleurs dont les souffrances au travail croissent chaque jour davantage. La priorité réside dans la « reprise économique » (martelée trois fois), ce qui nécessite de « travailler et de produire davantage », confirmant ainsi la loi sur « l’état d’urgence sanitaire » qui attaque le repos hebdomadaire et dominical, les congés payés, ou encore la semaine de travail de 35 heures (jusqu’à 60 heures par semaine !).

    De même, Macron appelle à une relance et à “investir”, se vantant notamment du plan Merkel-Macron qui accélère l’euro-dissolution de la République en mettant en concurrence les régions ; « et en même temps », il indique qu’il faut avant tout lutter contre la dette – soumettant encore et toujoures notre pays à l’imbécile et dogmatique traité de Maastricht – et à ne pas toucher aux impôts (ceux des plus riches naturellement) qui ont baissé (que pour le riches). Et comment espérer investir lorsque l’« Union européenne », à laquelle est tant attaché l’euro-atlantiste Macron, appelle prioritairement à lutter contre les déficits et à faire respecter une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée » et interdit les aussi urgentes que nécessaires nationalisations, notamment des secteurs stratégiques de la production ?

    La palme de l’hypocrisie se situe enfin dans la prétendue défense de la «  » et de l’« indépendance » par celui qui préconise le « saut fédéral européen » depuis son arrivée au pouvoir et promeut une «  européenne » en totale contradiction avec l’article 3 de la Constitution – dont il est le garant institutionnel – qui stipule clairement que « la souveraineté nationale appartient au peuple » et qu’« aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice », mais aussi avec l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirmant que « le principe de souveraineté réside essentiellement dans la  ». Une souveraineté que Macron cherche à rattacher à l’« unité de la nation » qu’il n’a cessé de fracturer depuis son arrivée au pouvoir, en réprimant, sous une escalade de mesures liberticides, de violences policières, de procès politiques,  les syndicalistes de combat, les gilets jaunes, les lycéen(ne)s étudiant(e)s et jeunes des quartiers populaires, les pompiers, les cheminots, les personnels de santé – qui manifestent dans toute la France ce mardi 16 juin 2020 –, les avocats, les travailleurs en lutte contre la fermeture des usines et la destruction du code du travail, les retraités et tous les citoyens(ne)s défendant la Sécurité sociale et les retraites par répartition… sans oublier tous les militants progressistes, à commencer par les communistes. De fait, à l’image de son prefet Lallement, Macron est le serviteur d’un camp, celui de la dictature de la classe capitaliste, revendiquant de tourner sa police contre les valeurs de la République Sociale, Fraternelle, souveraine et démocratique, à commencer par l’antiracisme.

    Pour Macron, le « nouvel acte » devant déboucher sur le « monde d’après » n’est que l’accélération des politiques euro-destructives du « Nouveau monde » qu’il représente depuis 3 ans, c’est-à-dire privatisations tous azimuts,  galopante arasant les libertés publiques, démantèlement de toutes les conquêtes sociales et démocratiques et des services publics, et bien entendu défense à tout prix de l’ordre capitaliste euro-atlantique.

    Face à Macron-Philippe, le MEDEF et l’UE, le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) appellent à amplifier tous les mouvements politiques et sociaux, tous les travailleurs, les syndicalistes de combat et les gilets jaunes en lutte, mais aussi à réellement préparer le « monde d’après » pour éviter un nouveau faux duel et vrai « duo » catastrophique Macron-Le Pen en 2022 en ralliant le combat pour en finir une bonne fois pour toute avec l’euro, cette monnaie austéritaire, l’UE, véritable prison des peuples, l’OTAN, bras armé du capitalisme euro-atlantique, et la « mondialisation » capitaliste et ses institutions (OMC, FMI, Banque mondiale…) qui détruit l’environnement, les conquêtes démocratiques et sociales, la souveraineté sanitaire et industrielle, accélère la fascisation… et conduit le monde à la guerre.

    • Georges Gastaud – secrétaire national du PRCF
    • Fadi Kassem – secrétaire national adjoint du PRCF

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • PASSEISME OU POSITION D’AVANT-GARDE ?

    Quand, en 2003, au cœur des luttes pour les retraites de la fonction publique, les syndicalistes communistes de la FNARC (qui allait devenir le PRCF en 2004), lancèrent les premiers le mot d’ordre de « Résistance ! » en faisant lien entre la casse sociale de Raffarin et le ciblage maastrichtien des acquis du  (retraites par répartition, Sécurité sociale, nationalisations…), plus d’un militant lensois du NPA et de Lutte ouvrière, sans compter certains dirigeants syndicaux affiliés au PCF « euro-constructif », eurent tôt fait de nous traiter de « passéistes ». Pourtant, toute l’évolution sociopolitique de la France depuis 2003 a montré que les syndicalistes franchement communistes avaient mis dans le mille : il est de plus en plus clair que la « construction » euro-atlantique, celle qui associe l’UE (cette dictature supranationale et néolibérale pilotée par Berlin), l’euro – ce clone du Mark porteur d’austérité continentale – et l’OTAN, – cette police mondiale de l’impérialisme étatsunien -, déroule à l’envers le film des Jours heureux voulus par les initiateurs du CNR.

    Thorez et Duclos, dirigeants du PCF

    Cette même “construction” défait méthodiquement l’œuvre des ministres communistes qui, en 1945, à la faveur de la victoire mondiale des peuples sur l’impérialisme allemand, et suite au renforcement du prestige mondial de l’URSS (principal vainqueur militaire de Hitler) et à l’autorité  conquise chez nous par les FTPF et autres FTP-MOI, mirent en place la Sécu, les retraites solidaires, la généralisation des conventions collectives, un Code du travail protecteur et les comités d’entreprise (A. Croizat), la nationalisation d’EGF, de la SNECMA, des banques, des Charbonnages et de Renault (M. Paul, M. Thorez, F. Billoux), la première forme du SMIG, le statut des mineurs et le statut des fonctionnaires (Thorez), tout en mettant sur orbite le CEA (Joliot-Curie) et en lançant le grand projet humaniste d’une Education nationale de qualité pour tous (plan Langevin-Wallon) ; bref, le programme du CNR et les réalisations grandioses qu’en ont données en un temps très bref les ministres communistes de 1945 forment un condensé de cette « exception française » que maudissent tant « nos » capitalistes : lesquel ne supportent tout bonnement pas l’inscription, dans l’histoire de la nation, fût-elle restée structurellement capitaliste, des luttes d’un mouvement ouvrier et démocratique dont les origines renvoient aux Sans Culottes, aux républicains de 1830 et de 1848, aux Communards et au combat social, laïque et anti-impérialiste de Jean Jaurès.

    UE ATLANTIQUE OU C.N.R., LE MEDEF A CHOISI DEPUIS LONGTEMPS !

    Car le cours des événements a ridiculisé les railleries de ceux qui ignorent l’histoire révolutionnaire de notre pays.

    Dès 2005, la victoire du Non populaire à la Constitution européenne a fédéré les thématiques jumelles de la souveraineté nationale et du progrès social contre « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » chère à l’Europe de Maastricht. A sa grande surprise, le bloc des « sachants » qui voulaient liquider à la fois l’Etat-nation « obsolète » et les acquis sociaux de 1945 au nom de l’Europe fédérale en marche, dut s’incliner devant le rassemblement majoritaire, centré sur la classe ouvrière, de ceux qui gardaient au cœur les valeurs cardinales du CNR : c’est en effet un mixte de protection sociale, de démocratie populaire et de dignité nationale qui, dès avant 1940, sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore, avaient cimenté les avancées du  ; et c’est aussi cette inspiration rouge/tricolore qui orienta les propositions des communistes lors de la rédaction du programme intitulé Les Jours heureux à l’initiative de Pierre Villon et de Jacques Duclos.

    parisot-besoin d'aire
     
     

    Avec un sens de classe dont sont bien incapables les alter-européistes de la gauche et d’une certaine extrême gauche établies, c’est dès novembre 2007 que Denis Kessler, alors n°2 du MEDEF, a vendu la mèche dans Challenge: il y déclarait cyniquement que la tâche dévolue à Sarkozy consistait à « démanteler le programme du CNR”. Un programme, ajoutait Kessler, issu de la triste époque où « le PCF obtenait 30% des voix », où la CGT comptait des millions d’adhérents et où « l’Armée rouge campait à 1500 km de Paris »… Précisant cette stratégie patronale aux relents néo-collabos évidents, le manifeste patronal Besoin d’aire écrit en décembre 2011 à la demande de Laurence Parisot expliquait à son tour que l’Etat-nation français était périmé : désormais. pour mener la chasse aux profits à l’échelle continentale et mondiale, il convenait de détricoter l’Etat jacobin et de « reconfigurer les territoires » (de nos jours Macron appelle cela le « pacte girondin »), de mettre en place les « Etats-Unis d’Europe », de les arrimer à l’ « Union transatlantique » et de multiplier les traités libre-échangistes transcontinentaux ; chemin faisant, on en profiterait bien sûr pour liquider les « pesanteurs » sociales accumulées dans ce pays retardataire et regrettablement frondeur qu’est la France.

    A l’occasion de la crise de l’euro (2008), les patrons du CAC-40 unanimes avaient multiplié les déclarations communes avec leurs homologues allemands pour appeler Angela Merkel à assumer sans complexe la gouvernance de l’Europe. Chef de file francophone de Businesseurope et ex-président du MEDEF, le Baron Sellières, n’avait pas eu honte de déclarer devant le Conseil des chefs d’Etat européens de 2004, au grand dam de Chirac (qui quitta la salle), que le syndicat patronal européen ne s’exprimerait plus désormais officiellement qu’en « anglais, la langue des affaires et de l’entreprise ».

    Quand on examine le programme macronien de « Nouveau Monde », on constate ainsi qu’il n’est rien d’autre que la mise à exécution accélérée de la feuille de route du MEDEF : fort inconstitutionnellement, il s’agit de substituer la « souveraineté européenne » et la « défense européenne » (intégrée à l’OTAN) à la souveraineté et à la défense nationales, de liquider la « république laïque et indivisible » (le “jacobinisme”) en « différenciant les territoires » et en « réparant » le « lien abîmé avec l’Eglise catholique » (sic) (rappelons que la constitution européenne préconisait le “dialogue institutionnel avec les religions”) ; le “nouveau monde”, c’est aussi la mise à l’encan de la hiérarchie des normes sociales, la fin des retraites solidaires, la mise en extinction des statuts, la privatisation des services publics. C’est aussi le linguicide inavoué de la langue française et sa rapide éviction, dans tous les domaines “de prestige” (recherche, Université, etc.), au profit du tout-globish de la mondialisation.

    DEUX LOGIQUES DE CLASSES QUI S’EXCLUENT

    Bref, autour de la confrontation entre « construction européenne » et héritage du CNR, deux logiques de classes s’affrontent :

    La logique du CNR, qui fustigeait les « féodalités financières » et recentrait la nation sur le monde du travail,

    visait expressément à construire une société où les intérêts capitalistes seraient jugulés, où l’indépendance nationale se verrait garantie. De la sorte, le CNR « historique » s’avéra fort inclusif politiquement : il s’ouvrit à la SFIO, pourtant très discrète en tant que parti durant la guerre et dont les députés avaient majoritairement voté les pleins pouvoirs à Pétain; de même le CNR fit-il coexister les représentants de la CGT avec ceux de la CFTC.

    Mais ce même CNR resta étanche au grand patronat – totalement compromis dans la collaboration avec Hitler! – et il tint organiquement à l’écart l’extrême droite qui avait fourni à Vichy son armature politico-idéologique. Bref, le CNR historique fut antifasciste, antiraciste, patriotique, social, démocratique et ouvert à demi-mots aux mots d’ordre anticapitalistes. Si bien que, contrairement à ce que prétendaient les idéologues trotskistes d’alors, la participation ministérielle communiste de 45/47, interrompue directement sur pression américaine en France, en Italie et en Belgique, fut bel et bien une forme de lutte de classe, tant les milieux droitiers et privilégiés – y compris ceux qui avaient signé à contre-coeur Les Jours heureux – se refusaient à appliquer sincèrement ce programme exagérément rouge à leurs yeux.

    A partir de ces constats historiques, on peut dire que sont les dignes héritiers, et surtout, les dignes continuateurs du CNR, toutes celles et tous ceux qui, de nos jours, veulent construire un rassemblement majoritaire qui soit à la fois indépendantiste (pas de tutelle néo-impériale sur la France, qu’elle émane de Bruxelles, de Berlin, de Washington ou des GAFAM sur notre pays), anti-oligarchique (nationalisation des banques et des entreprises stratégiques, reconstruction planifiée du « produire en France »), social (augmentation des salaires et des retraites, reconstruction des services publics et de la protection sociale, etc.) et antifasciste : un nouveau CNR ne pourrait ainsi, sans déshonneur, s’ouvrir à tels partis racistes qui confondent sciemment l’aspiration légitime à la souveraineté du peuple avec les idéologies néocoloniales ou xénophobes héritées de l’Empire français. En résumé, si la logique du CNR n’était certes pas communiste, vu qu’il s’agissait d’un rassemblement pluriel de la Résistance, elle était encore moins anticommuniste car c’était impossible dans le cadre du rapport des forces issu de la Résistance: sans la résistance militaire acharnée des FTPF et des FTP-MOI sur le sol nationaI, sans le Traité d’amitié que De Gaulle eut l’intelligence de signer avec Staline en 1944, chacun sait que la France aurait eu droit en 1945, non pas à un gouvernement français républicain, mais à l’AMGOT et à une monnaie arrimée au dollar ; elle eût été traitée en pays vaincu, et non en membre du futur Conseil de sécurité de l’ONU !

    Notons aussi que, avec l’émergence de la Sécu à la française, telle que l’a conçue Croizat, on était aux confins de ce que, très conflictuellement, le capitalisme peut tolérer en son sein de prémices du communisme : le principe implicite de la Sécu n’est-il pas en effet: De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins (c’est la définition du mode de répartition communiste chez Marx !).

    # Or, la logique néolibérale et capitaliste de la « construction » européenne est totalement antinomique de celle que nous venons de décrire :

    entièrement dominée par la mise en place de ce que Bruno Le Maire (droite) ou Dominique Strauss-Kahn (ex-PS) n’hésitent plus à appeler l’ « Empire européen »; ouvertement centrée sur Berlin et militairement supervisée par Washington, la “construction” européenne n’est ni nationale, ni internationale (l’internationalisme suppose des Etats souverains, égaux et solidaires!), mais supranationale et néo-impériale.
    C’est aussi une logique intrinsèquement antisociale puisque tout est fait, au nom du monétarisme imposé par Berlin et figé dans les dispositifs encadrant l’euro, pour raboter sans fin les « dépenses publiques » civiles, de santé, d’éducation, de protection du travail, pour privatiser les services publics (remplacés par des “services d’intérêt général” dispensés par le privé…), pour corseter la démocratie.

    Il s’agit également d’une logique insidieusement totalitaire (« l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » gravée dans le Traité de Maastricht interdit toute forme de socialisme, qu’il s’agisse de sa forme marxiste ou de ses ersatz sociaux-démocrates : d’où la crise existentielle des partis anciennement communistes qui ont rallié le Parti de la Gauche Européenne, ou qu’il s’agisse des partis de l’ainsi-dite Internationale socialiste.

    Enfin, soyons clairs, la “construction” européenne est porteuse d’une logique brutalement anticommuniste, contre-révolutionnaire et clairement fascisante. Qu’est-ce en effet que cette UE dominée par Berlin où…

    • 90 nostalgiques du Reich siègent au Bundestag…
    • des néonazis entrent et sortent sans cesse du gouvernement de Vienne,
    • de francs nostalgiques du Duce comme Matteo Salvini peuvent à tout moment gouverner l’Italie…
    • on fraie avec un “Parlement” ukrainien dont les communistes ont été exclus et que préside le fondateur du Parti national-socialiste ukrainie…
    • dans les Pays baltes, les russophones sont discriminés et les PC interdits, mais on laisser parader les admirateurs des SS baltes de la Wehrmacht…
    • le PC polonais est en voie d’interdiction tandis que le gouvernement clérical de Varsovie détruit les droits des femmes et musèle la justice…
    • un « parlement » européen de la honte, députés Insoumis français exclus, vient d’adopter une motion mettant sur le même plan le Troisième Reich exterminateur et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. La même résolution amalgame froidement la swastika à l’emblème ouvrier et paysan de la faucille et du marteau; ce qui revient à criminaliser les communistes tout en banalisant les nazis…

    Les eurocrates pourront toujours après cela déplorer, la main sur le cœur, l’ “irrésistible montée du populisme de droite en Europe”…

    NOUVEAU C.N.R. : GARE AUX CONTREFAÇONS !

    Il suit de ces observations que toute une série de « nouveaux CNR » qui sortent de terre en ce moment tels des champignons après l’averse, ne sont que contrefaçons que doivent savoir reconnaître ceux qui veulent vraiment qu’adviennent à nouveau des « Jours heureux » dans notre pays en crise.

    Tout d’abord, il faut dénoncer l’usurpation du CNR et des Jours heureux par Macron et le gouvernement Philippe.

    Comment des “élites” qui dynamitent l’une après l’autre les conquêtes sociales de 1945, retraites solidaires remplacées par la régressive « retraite par points », soins médicaux gratuits pour tous cédant la place aux déremboursements médicaux et à la casse de l’hôpital public, indépendance nationale éradiquée au profit de la « souveraineté européenne » et de l’ « armée européenne », comment des eurocrates qui poussent à ce que l’anglais devienne l’unique langue officielle de l’UE, comment des “progressistes” qui traquent les migrants, comment un Macron qui qualifie Pétain de “grand soldat”, peuvent-ils avoir le front de se réclamer du CNR ?

    Ces représentants patentés de l’oligarchie ont aussi peu leur place dans un futur « nouveau CNR » que le Comité des forges de sinistre mémoire eût pu trouver la sienne dans le CNR présidé par Jean Moulin !

    Il faut aussi dénoncer la caricature de « nouveau CNR » qu’affichent ces « souverainistes » qui, sous couvert de « dépasser le clivage gauche-droite », nient ou minimisent la fascisation galopante de l’Europe et de la France (lesquelles croulent sous les lois liberticides et sous les pratiques répressives) et qui considèrent comme un acte anodin le fait de faire tribune commune avec des satellites politiques du RN – ce parti xénophobe héritier de Vichy et de l’O.A.S. – qu’il s’agisse de Dupont-Aignan (pressenti pour devenir le Premier Ministre de Le Pen en 2017 en cas de victoire d’icelle…) ou de Philippot, l’ex-numéro 2 du FN.

    D’autant plus que ni Marine Le Pen, ni Dupont-Aignan ne veulent sortir de l’UE et de l’euro et qu’en conséquence, leur “patriotisme” n’est qu’une grossière TROMPERIE SUR LA MARCHANDISE, y compris d’un point de vue purement formel. Le CNR historique était certes ouvert à des patriotes issus de la droite, comme l’était le Général De Gaulle, mais il était fermé aux fascistes et son centre de gravité sociopolitique était clairement à gauche : c’est ce qu’attesteront les premières élections de l’après-guerre où le PCF obtenait près de 29% des voix, où la CGT devançait de très loin la CFTC et où, si la direction de la SFIO ne s’y était pas refusée, il eût été possible de sortir de la guerre avec un gouvernement d’union de la gauche à direction communiste.

    C’est pourquoi le PRCF, tout en proposant un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste (FR.A.P.P.E.), refuse de cautionner la “dé-diabolisation” du FN et appelle à isoler totalement et définitivement le RN et ses satellites.

    Il est grave que certains, sous couvert d’unir « les patriotes des deux rives », ferment les yeux sur l’actuel processus de fascisation européenne et hexagonale dont les euro-nationalistes à la Orban, Kaczynski, Le Pen et Cie sont la pointe avancée, sinon les seuls porteurs : non, l’ultra-droite n’est pas un « épouvantail » inoffensif, et pas davantage une alternative « nationale » à l’UE ; elle est plutôt sa soupape de sécurité et l’aile marchante de la fascisation et du racisme que portent aussi, sous des formes plus insidieuses mais non moins liberticides, les « progressistes » à la Macron.

    Nouveau C.N.R. et LUTTE POUR LE SOCIALISME

    C’est pourquoi un “nouveau CNR” digne de ce nom ne saurait être, comme le croient l’UPR et son président, une sorte de trêve des braves entre la classe laborieuse et le grand capital ; tout au contraire, et quelles que soient les formes qu’elle prendrait, l’émergence d’un nouveau CNR combattant l’UE-OTAN sous la triple égide de l’indépendance nationale, du progrès social et de la coopération internationale, ne manquerait pas de susciter un salutaire affrontement de classes entre, d’une part, la masse du peuple de France, travailleurs immigrés compris, centrée sur le monde du travail, et d’autre part l’oligarchie financière soutenue par le P.M.U. (ce Parti Maastrichtien Unique qui va des LR au PS en passant par EELV) et rejointe rapidement, anticommunisme aidant, par les pseudo-« nationaux » du RN.

     
     

    Il est aisé de prévoir ce qui se passerait, socialement et politiquement, si un gouvernement d’unité antifasciste, patriotique, populaire et écologiste engageait la nationalisation franche du CAC 40 et les banques, s’il décidait de taxer, voire de confisquer les fortunes planquées dans des paradis fiscaux, s’il promouvait une constitution véritablement démocratique, s’il engageait la démocratisation en profondeur des appareils d’Etat, s’il touchait si peu que ce soit à la médiacratie oligarchique, s’il accordait des droits étendus aux travailleurs dans les entreprises, et surtout, si ce gouvernement anti-oligarchique entreprenait de sortir de l’euro et de l’OTAN pour déployer une politique étrangère pacifique tournée vers tous les pays de tous les continents (sans discriminer la Chine, la Russie et Cuba, en soutenant les droits nationaux des Palestiniens, en substituant au néocolonialisme actuel une coopération égalitaire avec l’Afrique….).
    Qui ne comprend qu’alors, la minorité de privilégiés hurlerait à la « dictature rouge » toutes tendances confondues, comme elle le fait présentement en Bolivie, au Nicaragua ou au Venezuela en multipliant les coups d’Etat à l’encontre de présidents légalement élus ?

    La question se poserait alors à chacun de savoir si ce qui lui importe personnellement le plus est que le territoire français demeure un bastion du monde capitaliste et impérialiste – auquel cas bien des patriotes bourgeois de la veille s’éveilleraient le lendemain euro-fascisants et néo-atlantistes par sordide intérêt de classe !– ou si au contraire, pour que la France redevienne une terre d’élection pour la liberté et les Lumières, il ne faut pas que, le plus tôt possible, notre peuple tranche démocratiquement la question du socialisme pour notre pays.

    En bref, la lutte pour l’indépendance nationale ne peut manquer de poser la question du rôle dirigeant du monde du travail dans la lutte patriotique ; sans jamais rompre l’indispensable alliance des couches moyennes et des classes populaires contre le capital financier international et « national , il s’agit d’appliquer à notre époque la remarque de Jaurès selon lequel “l’émancipation nationale est le socle de l’émancipation sociale”; donc de saisir tout le potentiel révolutionnaire (pas seulement pour la France, dont la rupture avec l’UE aurait certainement des conséquences continentales) d’un  progressiste, internationaliste et clairement anti-impérialiste et antifasciste.

    C’est dans cet esprit que le PRCF promeut l’idée d’une Alliance pour une Gauche Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologiste (AGAPPE) ; bien comprise, cette AGAPPE ne s’oppose pas à l’idée d’un rassemblement majoritaire intégrant des citoyens qui ne se classent pas spontanément à gauche ; mais elle est nécessaire pour que ce rassemblement ne dérape jamais vers un populisme de droite, c’est-à-dire vers un fascisme, et aussi pour que soit clairement maintenu le cap d’une rupture franche avec l’UE du capital.

    Enfin, il faut démasquer les multiples tentatives concurrentes ou convergentes qui actuellement, sous le nom usurpé de Jour d’après, de Front populaire, de nouveau CNR, de nouveaux Jours heureux, brassent une cohue de contrefacteurs de droite et de “gauche”, les uns fermant les yeux sur la fascisation rampante de l’Europeles autres désireux de faire croire qu’un nouveau CNR serait possible DANS LE CADRE de cette Europe conçue de A à Z pour abattre l’ex-camp socialiste, annexer les ex-pays socialistes au char de l’OTAN, araser les conquêtes sociales de l’Europe de l’Ouest, banaliser le fascisme et recycler l’impérialisme allemand, voire pour persécuter les communistes et les syndicats de lutte sur tout le continent.

    Conclusion : nouveau CNR et UE sont comme l’eau et le feu

    Qu’il soit clair que NOUVEAU C.N.R. ET U.E. SONT COMME L’EAU ET LE FEU.

    Pour que renaissent de véritables « Jours heureux », pour que le « monde d’après », même repeint en bleu étoilé, en rose vif ou en rouge pâle, ne soit pas pire encore que le monde actuel, il faut au plus tôt sortir de l’UE par la voie antifasciste, anti-impérialiste et anti-oligarchique. Sans crainte de reprendre offensivement la bataille d’idées pour qu’advienne en France et dans le monde un socialisme-communisme de deuxième génération: la manière catastrophique dont l’euro-mondialisation capitaliste a, non pas “traité”, mais “conduit”, au sens quasi-électrique du mot, la pandémie du Covid 19, n’est qu’un ultime symptôme de cette urgence révolutionnaire proprement vitale.

    Georges GASTAUD, fils de Résistant, Secrétaire National du PRCF

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • « Pulsions totalitaires » : c’est ainsi que s’était exprimé Jean-Luc Mélenchon le 1er mars dernier, pour dénoncer l’usage de l’article 49-3 de la Constitution par le gouvernement Philippe pour adopter la scélérate contre-réforme des retraites. « Légal » clament les macronistes, puisque nous sommes dans un «État de droit » – expression dont s’enorgueillissent toujours les « défenseurs de la démocratie et de la liberté » pour dissimuler la destruction croissante de ces dernières. C’est oublier que les forces fascistes, Mussolini et Hitler en tête, arrivèrent légalement au pouvoir (avec, naturellement, la menace et l’emploi permanents de la violence sanguinaire, à l’encontre notamment des communistes) et mirent en pièces de l’intérieur les démocraties bourgeoises corrompues et tentées par la solution autoritaire réactionnaire. C’est exactement ce qui se passe en France depuis des mois, où le tabassage systématique des manifestants (politiques, syndicalistes de combat, associations, gilets jaunes, lycéens et étudiants, avocats, pompiers, cheminots…) et les violences policières à l’encontre des habitants (surtout ceux d’origine africaine) des quartiers populaires sont désormais la règle sous la matraque du fascisant préfet Lallement ; ce dernier n’a-t-il d’ailleurs pas affirmé qu’il « ne laisserai[t] pas salir une institution dont le rôle, dans les grands moments de l’histoire de ce pays, a été essentiel » (on n’ose imaginer quels étaient ces « grands moments », surtout au temps de Jean Chiappe, René Bousquet et Maurice Papon…) ?

    Mais au-delà de cette violence dangereusement banalisée, le Parlement accélère la  du pays… au point de se voir à son tour menacé d’être réduit à rien – ce qui, de fait, est déjà le cas, par une « majorité » LREM votant tout ce que son maître Jupiter lui dit de faire. Après avoir contribué à la fascisation avec notamment la mise en place d’un fichier comportant une « application mobile de prise de notes » et permettant de collecter des informations sur « l’origine raciale ou ethnique », les « opinions politiques, philosophiques ou religieuses », « l’appartenance syndicale », « la santé » et « la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle (décret n°2020-151 du 20 février 2020), une décision du  (le fameux, et surtout fumeux, « Conseil des Sages ») promulguée le 28 mai dernier annonce qu’une  non ratifiée par le Parlement pourrait avoir rétroactivement force de loi une fois passé le délai d’habilitation, à la seule condition que le projet de loi de ratification de l’ordonnance ait été déposé dans le temps imparti. Autrement dit, les ordonnances sur la contre-réforme des retraites pourraient être implicitement ratifiées sans que le Parlement n’en dise mot !

    Et au-delà de ce seul cas ô combien majeur, cela signifie désormais que le gouvernement peut se passer de l’obligatoire accord du Parlement, qui est seul en mesure d’habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances. Mais puisque les députés et les sénateurs ne servent à rien pour , autant que ce dernier applique sa vision du pouvoir, résumée par l’historien Nicolas Roussellier dans La Force de gouverner : « la démocratie [NDLR : il faudrait des guillemets à « démocratie » …] exécutive contemporaine représente une forme de réhabilitation de ce « pouvoir personnel » que des générations de républicains avaient appris à détester au XIXe et au début du XXe siècle. Elle a réussi à légitimer, y compris aux yeux de la gauche, la nécessité de concentrer la presque totalité des pouvoirs au profit d’un Exécutif puissant et moderne ». Est-ce vraiment surprenant alors que « l’état d’urgence sanitaire », se surajoutant à l’état d’urgence tout court devenu disposition légale pérenne, servent désormais d’alibi pour interdire toute manifestation, à commencer par celles dénonçant les violences racistes pratiquées par certains policiers ?

    « Cette décision est un gros souci quand même » pour Cécile Duflot. Bel euphémisme pour ne pas nommer fascisation la situation actuelle du pays, marquée par la décrépitude de la démocratie parlementaire bourgeoise. Exactement ce que signale l’historien Ivan Jablonka dans Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus, au sujet de la IIIe République à l’agonie à la fin des années 1930, dont nous aurions tout intérêt à méditer les passages suivants (en dépit d’oublis factuels) : « Les camps de concentration républicains, destinés aux réfugiés espagnols, allemands ou autrichiens, aux Juifs chassés de toute l’Europe, constituent un vivier où puiseront à l’envi les autorités de Vichy et les nazis. Les décrets-lois de Daladier préparent le terrain à la législation du maréchal Pétain, dirigée contre les naturalisés et les étrangers en juillet-septembre 1940, contre les Juifs à partir d’octobre 1940. À cette date, cela fait plusieurs années que la France discrimine les étrangers et traque les clandestins. […] Sous le Front populaire, le fichier de la Sûreté nationale est géré par un jeune fonctionnaire plein d’avenir, René Bousquet. En 1940, après son évacuation en péniche, le « casier central » de la Préfecture de police est rapatrié à Paris où il est remis en ordre par la direction des étrangers et des affaires juives. […] Bien que la législation des années 1930 ne soit pas expressément antisémite, il y a un « Vichy avant Vichy », et il fermente dans la République. » Sans parler, bien entendu, des décrets dissolvant le Parti Communiste et les municipalités communistes, puis du décret Sérol punissant de mort toute activité communiste bien avant l’avènement du régime vichyste… 

    https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Que ce soit en direction de Renault, désormais privatisé, ou des autres secteurs patronaux (tourisme par ex.), les subventions d’Etat pleuvent à milliards, sans compter les exonérations de cotisations dites patronales : des exonérations qui vont à nouveau tirer vers le rouge les caisses de retraites et de maladie. De fait, c’est l’Etat qui paiera les embauches d’apprentis, le patronat se contentant d’engranger les profits d’une main d’oeuvre quasi-gratuite. Et tout cela sans contrepartie réelle en terme de maintien de l’emploi en France. On le voit avec le patronat de Prestalis, de Renault, de General Electrics, qui va de nouveau massacrer son site de Belfort, issu du joyau industriel qu’était Alstom. Moins que jamais nous ne devons accepter cette politique économique où l’Etat, c’est-à-dire le contribuable, paie la main-d’oeuvre, où les caisses de sécurité sociale sont délestées et où les entrepreneurs privés qui engrangent les bénéfices sont subventionnés pour… délocaliser et licencier! 

    Il faut demander des comptes à toutes les grandes entreprises qui ont reçu des subventions publiques géantes depuis des années (C.I.C.E., pacte de responsabilité), qui ont continué de licencier et de délocaliser et il convient de nationaliser, sans indemniser les grands actionnaires, les banques et les grandes entreprises qui présentent un caractère stratégique pour la nation (Prestalis en est une puisqu’elle garantit la distribution égale des journaux sur tout le territoire). 

    Mais que déjà des “marxistes” patentés cessent d’être dupes des apparences et cessent d’appeler au “rassemblement antilibéral” ce qui revient à se battre contre un fantôme. Le néolibéralisme actuel, formidablement renforcé par les subventionnements publics européens et régionaux, comme la “concurrence libre et non faussée” de Maastricht, sont des leurres : la concurrence n’est exacerbée à l’échelle transcontinentale que pour étouffer les PME (dehors les “challengers”! finis les marchés locaux et nationaux!), mais jamais le subventionnement d’Etat des monopoles capitalistes n’aura été poussé si loin! 

    Georges  GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Fêtons l'anniversaire des 15 ans du NON de 2005, mobilisons TOUS ENSEMBLE, pour une république française sociale, souveraine, démocratique et fraternelle.
     
    Rejoignez l'appel en le signant en ligne comme déjà plus de 1500 résistants de tous horizons : https://www.mesopinions.com/petition/... 
     
    Ce 29 mai, suivez en direct et participez via le chat en ligne au meeting numérique,
     
    avec la participation de:
     
    ● Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF,
    ● Jean-Luc Pujo, président des Clubs penser la France,
    ● Gwenaëla Caprani, membre du collectif Citoyens souverains,
    ● Torya Akroum, cheminote et gilet jaune,
    ● Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
    ● Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
    ● Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
    ● Olivier Delorme, historien et romancier,
    ● Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    ● Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !...
     
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  • Le 29 mai 2005, 55% des Français – et près de 80% des ouvriers – rejetaient par  le « Traité établissant une constitution pour l’Europe » (TCE), marquant l’une des plus grandes victoires de la souveraineté nationale et populaire depuis des décennies en France. Cet événement historique fut vécu comme une véritable apocalypse pour les tenants du capitalisme euro-atlantique, aussi bien politique (de Sarkozy à Hollande, de Fillon à Valls, de Copé à DSK, et tant d’autres), économique (principalement le MEDEF, mais aussi la CFDT de Chérèque) et bien entendu médiatique, tous les éditocrates de l’époque (Serge July, Franz-Olivier Giesbert, Alain Duhamel, David Pujadas, Christine Ockhrent, sans oublier Bernard Guetta devenu depuis eurodéputé macroniste, etc.), désireux d’effacer l’humiliation subie face à un peuple (essentiellement les classes populaires) qualifié de « populiste », « xénophobe », « nationaliste », « raciste », « fasciste », etc. (qualificatifs tout à fait justifiés pour l’extrême droite frontiste et villiériste).

    La vengeance étant un plat qui se mange froid, elle fut glacée pour les classes populaires et les opposants au TCE : le 4 février 2008, les parlementaires réunis en Congrès à Versailles (beau symbole de la Restauration contre-révolutionnaire) modifièrent la Constitution afin de permettre, 4 jours plus tard, l’adoption du traité de Lisbonne dit « traité simplifié » qui, de l’aveu même de Valéry Giscard d’Estaing, n’est qu’un copier-coller du TCE puisque « les propositions institutionnelles du traité constitutionnel – les seules qui comptaient pour les conventionnels – se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérés dans les traités antérieurs »[i]. La modification de la Constitution fut approuvée largement par la droite sarkozyste, qui profita au passage de la large abstention des « socialistes » (quand ils ne votèrent carrément pas en faveur de la révision comme Valls ou Jack Lang) pour faire passer en force ledit traité[ii] et signer la mort de la souveraineté nationale et populaire… trahissant au passage l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) du 26 août 1789 (et reprise telle quelle dans la constitution de la 5e République), selon lequel « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément »[iii] ; de même, il s’agit d’une violation flagrante de l’article 3 de la constitution de 1958 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »[iv] Ce fut exactement pourtant ce que firent les prétendus « démocrates » « socialistes », UMP (futurs faussaires « Républicains », à l’image de Christian Jacob) et autres pseudo « centristes » comme François Bayrou, l’homme qui se rallia rapidement à Macron avant tant d’autres (sans oublier l’euro-mutant ayant contribué à la liquidation du PCF, Robert Hue[v]).

    Ces rappels historiques ne sauraient être oubliés en ce 15e anniversaire de la victoire du NON au référendum de 2005, et le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) vous invite pour cela à visionner deux documentaires tournés l’un au lendemain de l’historique victoire de 2005, l’autre à la veille de l’élection présidentielle de 2017.

    Le premier reportage, réalisé par l’équipe d’« Envoyé spécial » de France 2 et intitulé « Le jour où la France a dit non »[vi], resitue l’ambiance au soir et au lendemain du 29 mai 2005, montrant le désarroi incommensurable des partisans du « oui », pour tous d’ailleurs des étudiants Erasmus, cadres supérieurs urbains, « socialistes » et autres droitistes réactionnaires, sans compter les inénarrables éditocrates sous le choc. Un documentaire au sein duquel le « journaliste » en question ne peut s’empêcher de verser dans des commentaires hostiles aux partisans du Non (à commencer par Jean-Luc Mélenchon) et de (non-)« analyses » comme celle comparant les tomates polonaises… aux travailleurs polonais pour justifier la « totale liberté de circulation » et implicitement accuser les travailleurs français de xénophobie ; il est également intéressant de voir les réactions de ces « étudiants » prêts à ne pas faire voter « un ouvrier travaillant 35 heures par semaine » (ah, la ritournelle des « 35 heures » n’est jamais bien loin ! Ou comment ignorer que les ouvriers travaillent bien plus que 35 heures par semaine…) car incapable de « comprendre » (heureusement, la « pédagogie » Erasmus fera la différence).

    L’autre documentaire, intitulé « 2005 : quand la France a dit non à l’Europe »[vii] et diffusé sur France 3 quelques mois avant l’élection présidentielle, retrace 12 années de viol de la souveraineté nationale et populaire en France au nom de « l’Europe », du rejet du TCE à l’adoption de la loi chômage “El Khomri” (où apparaît même un certain… Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie du gouvernement Valls) en passant par la ratification du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » (TSCG) par les « socialistes » en 2012[viii]. Où l’on voit l’ampleur de l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, au point que l’ancien socialiste Pouria Amirshahir, opposé au TCE en 2005, affirme au sujet de l’acte du 4 février 2008 : « Ce n’est pas simplement un déni de démocratie : c’est une entaille durable dans l’idée même qu’on se fait de la démocratie et de sa possibilité. Finalement, tout cela ne reposerait pas sur les grands principes qu’on nous a enseignés et transmis ? La délibération collective, le respect du peuple, le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple : tout ça en fait, c’est du pipeau ! ».

    Eh oui, tout ça en fait c’est du pipeau, et même du Sciences Pipo, qui enseigne telle une secte à ses disciples autant de fables aux futurs dirigeants illuminés dont Macron est actuellement l’un des représentants les plus zélés[ix].Mais tout dépend ce qu’on entend par « démocratie », terme pour lequel on adoptera volontiers la définition de Lénine :

                « La marche en avant, à partir de cette démocratie capitaliste – inévitablement étriquée, refoulant sournoisement les pauvres, et par suite foncièrement hypocrite et mensongère – ne mène pas simplement, directement et sans heurts « à une démocratie de plus en plus parfaite », comme le prétendent les professeurs libéraux et les opportunistes petits-bourgeois. Non. La marche en avant, c’est-à-dire vers le communisme, se fait en passant par la dictature du prolétariat ; et elle ne peut se faire autrement, car il n’est point d’autres classes ni d’autres moyens qui puissent briser la résistance des capitalistes exploiteurs.

                Or, la dictature du prolétariat, c’est-à-dire l’organisation de l’avant-garde des opprimés en classe dominante pour mater les oppresseurs, ne peut se borner à un simple élargissement de la démocratie. En même temps qu’un élargissement considérable de la démocratie, devenue pour la première fois démocratie pour les pauvres, démocratie pour le peuple et non pour les riches, la dictature du prolétariat apporte une série de restrictions à la liberté pour les oppresseurs, les exploiteurs, les capitalistes. Ceux-là, nous devons les mater afin de libérer l’humanité de l’esclavage salarié ; il faut briser leur résistance par la force : et il est évident que là où il y a répression, il y a violence, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de démocratie. »[x]

                Voilà pourquoi, 15 ans après la victoire de la souveraineté nationale et populaire, puis le viol de la volonté de cette dernière par les euro-gouvernements successifs jusqu’à Macron-Philippe, il est fondamental de se rafraîchir la mémoire non pour simplement commémorer cet événement majeur, mais pour proposer une perspective politique capable d’en finir avec Macron, Philippe et leurs sbires ainsi que tous les corrompus des euro-gouvernements successifs, le MEDEF, bien entendu l’UE atlantique et fascisante appliquant les desiderata de Bruxelles, Berlin et Washington, en accélérant l’euro-dissolution de la France et de la République, l’euro-démantèlement des services publics, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, et l’euro-fascisation menaçant les libertés publiques (en témoignent la violente répression anticommuniste, le révisionnisme historique du Parlement européen qui assimile le communisme au nazisme, et bien entendu l’essor de l’extrême droite fasciste en Europe), sans oublier la fausse « mondialisation heureuse » capitaliste avec ses instruments d’asservissements des peuples souverains (Banque mondiale, FMI et OMC en tête).

                Et pour cela, RENDEZ-VOUS LE  A 18H30 sur Internet pour participer au meeting numérique rassemblant les signataires de l’appel du [xi], pour une République française sociale, souveraine, démocratique et fraternelle. Pour qu’enfin adviennent les authentiques « nouveaux jours heureux » !


    [i] https://www.lemonde.fr/idees/article/2007/10/26/la-boite-a-outils-du-traite-de-lisbonne-par-valery-giscard-d-estaing_971616_3232.html

    [ii] [2] Le résultat du scrutin est disponible au lien suivant : http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp

    [iii] https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789

    [iv] https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur

    [v] Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/hue-macron-floreal-prcf/

    [vi]  https://www.youtube.com/watch?v=KFXEesj5f18

    [vii] https://www.youtube.com/watch?v=FX4aLWxXlpc

    [viii] Il est très surprenant que France Télévisions ait accepté de diffuser un documentaire autant euro-critique ; le tir a depuis été corrigé, en témoigne cette émission du 18 avril 2020 diffusée sur France 2 et intitulée… « La grande émission des Européens » : https://www.facebook.com/watch/live/?v=2551274241644534&external_log_id=9614a4bea19493a1044ff73a47be0a03

    [ix] Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/macron-philippe-le-medef-et-lue-les-illumines-capitalistes-au-pouvoir/

    [x] Lénine,L’Etat et la révolution, Editions sociales, Paris, et Editions du Progrès, Moscou, 1972, p. 131.

    [xi] Appel à signer au lien suivant : https://www.mesopinions.com/petition/politique/republique-francaise-sociale-souveraine-democratique-fraternelle/88587 Des informations seront communiquées sur le site www.initiative-communiste.fr prochainement

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    ● Torya Akroum, cheminote et gilet jaune,
    ● Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
    ● Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
    ● Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
    ● Olivier Delorme, historien et romancier,
    ● Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    ● Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !...
     
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  • La désindustrialisation tue. Et la crise sanitaire du  vient de le démontrer à nouveau. Elle tue, d’abord, les ouvriers qui en sont les premières victimes : condamnés au chômage, à la précarité, à la misère. Le chômage de masse est directement responsable de 20 000 morts chaque année en France d’après l’INSERM. Elle tue, également, car elle prive le pays des moyens de production nécessaires pour disposer des biens indispensables à la satisfaction des besoins de la population. Y compris, lors des crises sanitaires de la capacité à produire rapidement sous le contrôle populaire. Dans notre France euro-désindustrialisée.

    5 milliards d’euros payés par le peuple… pour fermer des usines 

    Un prêt de 5 milliards d’euros garantis par l’Etat cela signifie que toi, lecteur, contribuable, Macron t’engage à rembourser ce prêt si Renault ne le fait… y compris les intérêts dont va bénéficier la banque privée qui l’accorde. Cette garantie vient également au bilan de la dette de l’Etat.

    De garantie, Renault n’en donne aucune et pour cause, le régime Macron n’en a imposé aucune. Pas même de maintenir l’emploi et les usines en France. Pourtant 5 milliards d’euros c’est énormément d’argent. Pour donner l’ordre de grandeur de la somme, cela représente l’intégralité des salaires du 15 mars au 15 juin de 694 444 ouvriers qui seraient payés 2000 € net par mois. Rappelons que Renault ne compte que 180 000 salariés au total dans le monde dont un peut moins de 50 000 en France. Ce prêt de 5 milliards permettrait ainsi de fournir la trésorerie pour payer les salaires des employés de Renault en France durant…. 41 mois soit 3 ans et demi ! Donc, non Renault ne manque pas d’argent et la crise du COVID-19 ne saurait justifier la suppression d’un seul emploi en France.

    Tout en demandant ce prêt, le patronat de Renault, dont l’Etat est actionnaire, a déclaré ““Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien”“.

    Flins, Choisy, Dieppe, Caudan dans le viseur !

    En réalité dans la presse il est déjà annoncé la fermeture de 4 usines en France :

    • Flins ou 2600 ouvriers produisent la Renault Zoé électrique (et actuellement des masques) et la Nissan Micra
    • la Fonderie de Bretagne à Caudan385 ouvriers au cœur de la production industrielle puisqu’ils fabriquent le coeur des automobiles (pièces en fonte de transmissions, moteurs et châssis)
    • Dieppe386 ouvriers fabriquant l’Alpine A110.
    • Choisy qui est spécialisée dans la réfection des moteurs et boîtes de vitesse et emploie 263 ouvriers
    • Douai l’une des plus grandes usines de Renault en France verrait la suppression de la production de 4 véhicules dont les historiques Scenic et Espace, au profit de soit disant véhicules électriques. C’est le même chemin qui avait été donné à Flins…

    Mais Renault n’annonce évidemment pas de réduction de sa production, il s’agit en réalité d’un plan de délocalisation qui ne dit pas son nom. En 2019 Renault a produit 3 818 411 véhicules dont seulement 17.9% ont été produits en France, avec 8.5% de véhicules de moins assemblés en France par rapport à 2018 et, ce, alors que 35.6% des véhicules sont produits en zone eurasienne. De fait, 2019 a été la dernière année de production sur le sol français du véhicule le plus vendu en France, la Clio. Celle-ci n’est désormais plus fabriquée… qu’en Turquie !

    Nationalisons Renault !

    Ce nouveau scandale intervient par ailleurs à la suite de l’affaire Ghosn, où le PDG de Renault a été incarcéré au Japon en raison d’une enquête sur des détournements de fond : les vidéos de son anniversaire à Versailles payé par Renault, ont alors fait le tour du monde. Ce sont les mêmes qui disent maintenant que Renault doit faire 2 milliards d’euros d’économies et qu’il faudrait fermer des usines pour cela.

    Près de 4000 ouvriers sur le carreau et un pan stratégique supplémentaire de l’outil de production industriel qui va être détruit ! Sauf si on se bat pour l’empêcher. Comme le montre le communiqué du PRCF 94 ci-après, les communistes seront au premier rang de ce combat.

    De fait l’outil industriel a été construit par les ouvriers, financé par leur travail. Il doit donc être nationalisé, sans indemnité. Si on peut garantir un prêt de 5 milliards à Renault, c’est que l’on peut construire immédiatement un grand Pôle public de l’… moins coûteux et beaucoup plus efficace. Indispensable pour l’avenir de notre pays et faire face souverainement à tous les défis du 21e siècle.

    JBC

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Fêtons l'anniversaire des 15 ans du NON de 2005, mobilisons TOUS ENSEMBLE, pour une république française sociale, souveraine, démocratique et fraternelle.
     
    Rejoignez l'appel en le signant en ligne comme déjà plus de 1500 résistants de tous horizons : https://www.mesopinions.com/petition/... 
     
    Ce 29 mai, suivez en direct et participez via le chat en ligne au meeting numérique,
     
    avec la participation de:
     
    ● Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF,
    ● Jean-Luc Pujo, président des Clubs penser la France,
     Gwenaëla Caprani, membre du collectif Citoyens souverains,
     Torya Akroum, cheminote et gilet jaune,
     Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
     Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
     Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
     Olivier Delorme, historien et romancier,
     Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    ● Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !...
     
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  • POUR UNE RÉPUBLIQUE FRANCAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DÉMOCRATIQUE ET FRATERNELLE, ENSEMBLE, VIRONS MACRON ET L’EURO-MONDIALISATION VIRALE ! 


    Pétition : Pour une REPUBLIQUE FRANCAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DEMOCRATIQUE et FRATERNELLE, ENSEMBLE, VIRONS MACRON et L’EURO-MONDIALISATION VIRALE !

    L'appel-pétition
     

    15ème ANNIVERSAIRE du NON FRANÇAIS à la CONSTITUTION SUPRANATIONALE
    Pour une REPUBLIQUE FRANCAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DEMOCRATIQUE et FRATERNELLE,
    ENSEMBLE, VIRONS MACRON et L’EURO-MONDIALISATION VIRALE !

    CHER(E)S CONCITOYEN(NE)S, COMPATRIOTES, AMI(E)S ET CAMARADES,


    L’énorme crise dite « du coronavirus » inflige à la France, à l’Europe et au monde une situation suffocante où l’anxiété de masse et le délabrement organisé du système hospitalier le disputent aux pires entreprises antisociales et liberticides.


    Ni le régime Macron, qui a longtemps minimisé la pandémie, qui a détourné un conseil des ministres dédié à la crise sanitaire pour braquer le 49/3 contre nos retraites solidaires, et qui exploite l’état de choc sanitaire pour pulvériser ce qui reste du Code du travail, ni le MEDEF, qui n’a eu de cesse d’assurer la continuité de ses profits en forçant au travail des centaines de milliers d’ouvriers et d’employés au péril de leur vie, ni les Blanquer, Buzyn, Pénicaud et autres tyranneaux incompétents et irresponsables ne sont clairement plus, s’ils l’ont jamais été, des interlocuteurs possibles et légitimes d’on ne sait quel dérisoire « dialogue social et républicain ».

    S’est également déshonorée cette UE de mort qui n’a pas bougé un doigt pour secourir l’Italie dévastée, dont plusieurs dirigeants principaux (RFA, Pays-Bas, Suède) ont joué la carte inhumaine de l’ « immunité de groupe » (en clair, le laissez-faire, laissez-crever !), dont les « recommandations » à la France ont tragiquement affaibli les services publics et dont la seule préoccupation, par la voix d’Ursula von der Leyen, aura été de sauver à tout prix la mortifère « (l’)économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » gravée dans le Traité de Maastricht. Non seulement l’UE n’est pas une « protection » contre la virale mondialisation néolibérale mais elle en est une des déclinaisons les plus brutales au détriment des travailleurs, de la santé publique et de la vie. Comment oublier que c’est cette Europe soi-disant « à l’avant-garde » de la « modernité » qui est le foyer le plus virulent de la pandémie et que, suprême paradoxe, ce sont la République de Cuba et le Venezuela bolivarien, pourtant affamés par le blocus et par les « sanctions » euro-atlantiques qui ont envoyé sans contrepartie des médecins et des médicaments à la Lombardie accablée ?

    Dans ces conditions qui ne comprend les millions de travailleurs et de citoyens qui, tout en faisant corps avec les soignants et en respectant scrupuleusement les mesures-barrières, serrent les poings, refusent l’« union sacrée » derrière un gouvernement criminellement incapable et se promettent bien, au lendemain du pic épidémique, de DEMANDER DUREMENT DES COMPTES à la Trinité maléfique que composent le régime Macron, les oligarques du CAC-40 et la dictatoriale UE uniquement préoccupée de réduire sans fin les dépenses sociales et la souveraineté des pays membres ?

    Dès lors, si comme nous, vous voulez offrir une perspective de progrès social, de sécurité sanitaire, de démocratie participative, de coopération internationale et de souveraineté populaire à la juste colère de notre peuple, si vous refusez le mensonge de « l’Europe sociale » et de la « réorientation progressiste de l’euro » (indissociable des « critères de Maastricht »), si vous voulez que soient enfin respectés le Non français à la constitution européenne et les innombrables luttes populaires pour les retraites, le code du travail, la Sécurité sociale, les statuts, l’hôpital, l’Education nationale, la Recherche publique et les autres services publics, si vous voulez sauver ce qui reste du produire en France industriel et agricole rongé par les fusions, les privatisations et les délocalisations, si vous voulez mettre fin à la tutelle belliciste de l’OTAN et à l’écocide des traités néolibéraux transatlantiques, si vous voulez en finir avec la prétendue « mondialisation heureuse » et ses bras armés du FMI et de l’OMC, si vous refusez aussi toute compromission et tout co-affichage avec le RN et ses dérivés, si comme nous, vous associez la solidarité populaire internationale au droit des nations à disposer d’elles-mêmes pour coopérer pacifiquement, nous vous proposons de co-organiser très vite une visioconférence dont l’objet serait le suivant :

    • Appeler ensemble à un grand 29 mai 2020 (15ème anniversaire du Non français à la constitution européenne) de lutte et de résistance sous des formes à décider en commun (meeting central ou meetings décentralisés ? Débat(s) ? Manifestation(s) ? Tract commun ? Affiche(s) et autocollants ?
    • Et ce jour-là, tout en exprimant nos différences légitimes (politiques, syndicales, associatives…) par nos discours et symboles distinctifs, affaler symboliquement le drapeau clérical et antipopulaire de l’UEtomber aussi la bannière belliciste de l’OTANdestituer symboliquement l’actuel et dangereux hôte de l’Elyséeexproprier symboliquement le CAC-40, pour hisser côte à côte, aux accents mêlés de la Marseillaise et de l’Internationale, les deux drapeaux historiques du peuple français en Révolution : le drapeau tricolore des Soldats de l’An II et le drapeau rouge internationaliste des travailleurs.
    •   Signifier ainsi nos engagements convergents pour une République française une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, rejetant l’extrême droite raciste, brisant la dictature du MEDEF et remettant en cause l’euro-« mondialisation heureuse » (l’UE et ses traités de malheur, l’euro, l’Otan ainsi que le FMI et l’OMC) pour construire des coopérations fraternelles et mutuellement avantageuses entre peuples souverains.
    • Afficher ensemble la perspective d’une société nouvelle faite pour l’être humain, engageant la transition écologique, éliminant les discriminations de toutes natures et « mettant le monde du travail au centre de la vie nationale » comme y invitait le 27 mai 1944 le Conseil National de la Résistance, afin de conduire la France, la République et l’ensemble des citoyens vers de nouveaux « Jours heureux » !

     

     Pour rejoindre l' appel et le signer en ligne

     cliquer ici

     

    Parmi les primo-signataires soutenant cet appel se trouvent les 29 résistants suivants :


    • Léon Landini, président du PRCF, ancien officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, Médaille de la Résistance, Officier de la Légion d’honneur,
    • Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF,
    • Ramzi Kebaïli, animateur du collectif Citoyens souverains,
    • Jean-Luc Pujo, président des Clubs penser la France,
    • Cédric Liechti, secrétaire général CGT énergie de Paris,
    • Bérenger Cernon, responsable CGT cheminots Paris-Gare de Lyon,
    • Betty Tambuscio, ancienne présidente de l’Union des syndicats de Monaco
    • Anna Persichini, militante CGT métallurgie,
    • Benoît Foucambert, enseignant, syndicaliste FSU du Tarn,
    • Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
    • Mickaël Wamen, ancien Goodyear
    • Mourad Laffitte, documentariste, auteur du film Urgence ! Soigne et tais-toi,
    • Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
    • Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
    • Olivier Delorme, historien et romancier,
    • Bruno Drweski, universitaire, responsable d’une association mémorielle d’anciens combattants républicains,
    • Danielle Bleitrach, sociologue, écrivain,
    • Bruno Guigue, Enseignant et chercheur en philosophie politique,
    • Fadi Kassem, agrégé d’histoire, secrétaire national adjoint du PRCF,
    • La Compagnie Jolie Môme,
    • Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    • Arsène Schmitt, syndicaliste lorrain,
    • François Le Pivert, syndicaliste confédéré, militant franchement communiste,
    • François Bégaudeau, écrivain,
    • Aurélien Bernier, auteur et journaliste,
    • Yves Vargas, philosophe et communiste,
    • Loïc Chaigneau, professeur de philosophie, directeur de l’I.H.T.
    • Maxime Vivas, écrivain, administrateur du site legrandsoir.info,
    • Charles Beauchamp, Conseiller général du Nord, Président du groupe Communiste, républicain, citoyen et apparentés…
    • Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !
    et
    • AKROUM Torya, Cheminote et gilet jaune ;
    • ALLARD Jean-Christophe, Bibliothécaire ;
    • ALONSO Floréal, Coiffeur ;
    • ALONSO Noëlle ;
    • AMICE Philippe, Chauffeur de bus / Syndicaliste de l’Union syndicale de Monaco (USM) ;
    • AUGE  Bruno, Membre du Bureau de l’USM ;
    • AYMERICH Michel, Auteur et créateur du blog « A contre air du temps » ;
    • BALDASSI Jean-Michel, Ancien membre du comité fédéral PCF du Haut-Rhin (68) ; Ancien délégué CGT Peugeot-Mulhouse ;
    • BANSART AndresBolívar, Ancien professeur de l’Université de Tours, professeur titulaire de l’Université Simón ;
    • BATIS Robert, Ancien principal de collège ;
    • BAUDU Yves, EX-élu FO au CSE de Keolis Armor (35) ;
    • BELKACEM Angelo, Responsable du groupe France Insoumise Bonneuil-Sur-Marne (94) ;
    • BENOIST Muriel, Médecin du travail, militante insoumise ;
    • BERLAND Raphaël, Vidéaste ;
    • BICHI Paul, Professeur des écoles, docteur en sciences de l’éducation, SNUDI-FO des Bouches-du-Rhône ;
    • BLANDIN Olivier, Militant CGT de Paris, ouvrier du livre ;
    • BORDES Gérard, Ancien président Attac du Tarn (81) ;
    • BOURGET Jacqueline, Sociologue ;
    • BOURGET Jacques-Marie, Journaliste ;
    • BRAQUETTI Angèle, Vice-présidente de l’Union des retraités de Monaco / Syndicaliste USM ;
    • BRETONNEAU Pierre, I.E.G. ;
    • BUISSET Dominique, Poète ;
    • BUSSIERE Robert, Enseignant et syndicaliste à Sud Education 78 (Yvelines) ;
    • CADORET Gisèle, Chef d’équipe montage/ câblage électronique – CGT 78 de la Métallurgie ;
    • CAPRANI Gwenaëla, Membre du collectif Citoyens souverains ;
    • CASADESUS Gabriel, Infirmier ;
    • CASADESUS Matthieu, Menuisier ;
    • CELESTRA-ALLARD Isabelle, Bibliothécaire ;
    • CHARLES Matthieu, Artisan-commerçant, militant France insoumise, Co-animateur du groupe Quimperlé insoumise ;
    • CHARVIN Robert, Professeur Emérite des Universités, doyen Honoraire de la Faculté de Droit et de Science Politique de Nice – Sophia-Antipolis. ;
    • CHEVALLEREAU Henri, Ancien des chantiers de Bretagne ;
    • CHEVAUCHEE Jean-Philippe, Fonctionnaire ;
    • CHONAVEL Eric, Cadre de la fonction publique, militant insoumis ;
    • CIMBOLINI Corinne, Retraité fonction territoriale ;
    • CIMBOLINI Yves, Agent EDF ;
    • COIGNARD Jérémy, Responsable des relations politiques et internationales des JRCF ;
    • Collectif des Gilets Jaunes de Rungis-ïle-de-France ;
    • CONTI Michèle, Retraitée ;
    • CORNIGLION Michel, Ouvrier ;
    • CORRAINE Françoise, Educatrice spécialisée ;
    • COSTE Florent, Secrétaire du syndicat CGT Latécoère de Haute-Garonne (31) ;
    • DALLALI Medhi, Chômeur et militant insoumis ;
    • DAUREU Jean-Marc ;
    • DE MONTLIBERT Christian, Sociologue, professeur émérite de l’Université de Strasbourg ;
    • DECHAMPS Michel, Ancien élu départemental PCF des Alpes de Haute-Provence (04) ;
    • DEJOURS Jean-François, Professeur de philosophie et syndicaliste SNES du Nord (59) ;
    • DEL MASCHIO Gérard, Agent EDF/RTE en inactivité de service, titulaire d’un master II d’histoire ;
    • DELAHAUT Jean-Louis, Professeur d’enseignement artistique, militant France insoumise ;
    • DI MINO Giovanni, Enseignant et syndicaliste CGT des Bouches-du-Rhône ;
    • DJAMENT Aurélien, Syndicaliste CGT au CNRS, militant communiste ;
    • DJIANE-LECAILLE Paule, Professeure émérite et militante communiste ;
    • FALCE Alex, Président Union des retraités de Monaco / Syndicaliste USM ;
    • FILIPPONE Pasquale, Agent de maîtrise dans le bâtiment ;
    • FOVET Marie-France, Professeure de philosophie, secrétaire du PRCF du Morbihan (56) ;
    • FLAMENT Vincent, Enseignant et syndicaliste SNES du Nord (59), responsable du Comité internationaliste pour la solidarité de classe (CISC) ;
    • FUENTES Alain, Retraité ;
    • GARNIER Jean-Pierre, Sociologue ;
    • GAUD  Marie-Pia, Cadre ;
    • GAUD  Thérèse, Professeure des écoles ;
    • GENET Bernard, Animateur du groupe anti-impérialiste COMAGUER ;
    • GERMINI Marcel, Ouvrier – Ancien 1er adjoint au maire PCF de Cap d’Ail ;
    • GERMINI Renée, Employée ;
    • GIACOLETTO Gilbert, Chauffeur de bus ;
    • GIUSTI Bernard, Editeur, ancien responsable CGT Cochin ;
    • GOUIN Christian, Directeur d’école, SNUDI-FO des Bouches-du-Rhône ;
    • GOUIN Christophe, Eclairagiste et régisseur lumière, militant France Insoumise ;
    • GRAU Bernard, Retraité EDF ;
    • GUYOMARC’H Christine, Couturière, militante insoumise et associative ;
    • GUIBERT-LANDINI Gilda, Historienne et militante communiste ;
    • HAMET Jean-Paul, Cuisinier, syndicaliste à l’USM ;
    • HANZO Frédéric, Militant syndical de l’ONF ;
    • HERNANDEZ Jo, Secrétaire PRCF du Tarn (81) ;
    • HILLAIRE Jean-Jacques, Professeur ;
    • JOURDAN Christian, Militant syndical, politique et associatif ;
    • KERLOCH Serge, Ingénieur ;
    • KERRIOU Léo, Chaudronnier en formation, secrétaire-adjoint du PRCF du Finistère (29) ;
    • KOBER Gilles, Retraité de l’Enseignement, Syndicaliste SNES-FSU ;
    • LABEVIERE Richard, Journaliste-écrivain, rédacteur en chef de l’hebdomadaire en ligne prochemoyen-orient.ch ;
    • LAFONT Gérard, Retraité SNCF, adhérent CGT et PCF ;
    • LE MOGUEN Claude, Masseur-Kinésithérapeute, secrétaire du PRCF du Finistère (29) ;
    • LECOMTE Ludovic, Elu PCF Vitri-sur-Seine ;
    • LENCOU Pierre, Jardinier ;
    • MACREZ Gilbert, Agent de logistique, militant associatif socioculturel et sportif ;
    • MAFFRE Emilie, Syndicaliste enseignante de l’Aveyron (12) ;
    • MAILLE Marc, Animateur Radio Campus Lille ;
    • MAISON Rafaëlle, Professeure de droit international ;
    • MANY Daniel, Chef de publicité en retraite ;
    • MARTIN Stéphane, Agent territorial, syndicaliste CGT du Vaucluse (84) ;
    • MASCART Lucien, Syndicaliste cheminot CGT retraité ;
    • MOLES Mathieu, Enseignant, syndicaliste FSU du Tarn (81) ;
    • MONMAUR Paul, Historien ;
    • MONVILLE Aymeric, Directeur des éditions Delga ;
    • NAZARIAN Robert, Educateur spécialisé ;
    • NEVEU Pascal, Animateur des Cafés repaires de Liffré ;
    • PATRIZIO Marie-Ange, Psychologue retraitée ;
    • PIGNAULT Bernard, Syndicaliste CGT ;
    • PORTANELLI Arnaud, Président du Comité pour une Nouvelle Résistance-06 (Alpes maritimes) ;
    • POUZAT Christophe, Chercheur CNRS – co-auteur du livre Une autre voie pour l’Humanité ;
    • PRANCHERE Pierre, Résistant FTP-COPA, secrétaire général des maquis de Corrèze, vice-président du PRCF ;
    • PRIOUL Gérard, Syndicaliste et libre penseur ;
    • RALLIERES Yves, Secrétaire section PCF des Bastides ;
    • RANGUIS Sylvain, Boulanger, secrétaire PRCF 94, membre du Comité Central du PRCF ;
    • RIALS  Stéphane, Professeur émérite de l’Université Paris-2 ;
    • RIO Marie-Noël, Ecrivain, communiste ;
    • ROCHE Virginie, Employée d’agence immobilière, militante FI ;
    • RONDEAU Alain, Dessinateur projeteur Electro -mécanicien / Trésorier du PRCF des Yvelines (78) ;
    • SADKI Halima, Enseignante/formatrice en langues ;
    • SAINTILAN Eric, Masseur-Kinésithérapeute libéral, citoyen français, militant politique apartisan ;
    • SAINTY Cindy, Agent hospitalier, secrétaire CGT de l’EHPAD de Vannes (56) ;
    • SAINZ José, Secrétaire CGT d’IBM Provence Méditerranée ;
    • SALMON Claude, Militant CGT des Pyrénées orientales (66) ;
    • SARKIS Victor, Professeur de philosophie ;
    • SARTON Bernard, retraité de l’animation culturelle -comédien-metteur en scène , membre du comité exécutif du PCF d’Aubagne (13) ;
    • SAUNIERE Christophe, Musicien ;
    • SUBTIL Martine, Retraitée de l’Education nationale – Libre Penseuse ;
    • TORDJEMAN Clément, Chef d’équipe en signalétique ;
    • TOUZARD Loïc, Délégué syndical CGT à Keolis Armor (35) ;
    • VAISSE Antonin, Salarié étudiant, militant CGT du Tarn (81) ;
    • ZAPARTY Jean-Claude, Militant CGT des Pyrénées orientales (66) ;

     

    Pour rejoindre l’appel et le signer en ligne

     cliquer  ICI

     

    Pour participer au meeting numérique

    vendredi 29 mai 2020-18 h30

    cliquer https://www.youtube.com/

     

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    avec la participation de:
     
    Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF,
    Jean-Luc Pujo, président des Clubs penser la France,
    Gwenaëla Caprani, membre du collectif Citoyens souverains,
    Torya Akroum, cheminote et gilet jaune,
    Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
    Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
    Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
    Olivier Delorme, historien et romancier,
    Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !...
     
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  • POUR UNE RÉPUBLIQUE FRANCAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DÉMOCRATIQUE ET FRATERNELLE, ENSEMBLE, VIRONS MACRON ET L’EURO-MONDIALISATION VIRALE ! 


    Pétition : Pour une REPUBLIQUE FRANCAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DEMOCRATIQUE et FRATERNELLE, ENSEMBLE, VIRONS MACRON et L’EURO-MONDIALISATION VIRALE !


    L'appel-pétition

     

    15ème ANNIVERSAIRE du NON FRANÇAIS à la CONSTITUTION SUPRANATIONALE
    Pour une REPUBLIQUE FRANCAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DEMOCRATIQUE et FRATERNELLE,
    ENSEMBLE, VIRONS MACRON et L’EURO-MONDIALISATION VIRALE !

    CHER(E)S CONCITOYEN(NE)S, COMPATRIOTES, AMI(E)S ET CAMARADES,


    L’énorme crise dite « du coronavirus » inflige à la France, à l’Europe et au monde une situation suffocante où l’anxiété de masse et le délabrement organisé du système hospitalier le disputent aux pires entreprises antisociales et liberticides.

    Ni le régime Macron, qui a longtemps minimisé la pandémie, qui a détourné un conseil des ministres dédié à la crise sanitaire pour braquer le 49/3 contre nos retraites solidaires, et qui exploite l’état de choc sanitaire pour pulvériser ce qui reste du Code du travail, ni le MEDEF, qui n’a eu de cesse d’assurer la continuité de ses profits en forçant au travail des centaines de milliers d’ouvriers et d’employés au péril de leur vie, ni les Blanquer, Buzyn, Pénicaud et autres tyranneaux incompétents et irresponsables ne sont clairement plus, s’ils l’ont jamais été, des interlocuteurs possibles et légitimes d’on ne sait quel dérisoire « dialogue social et républicain ».


    S’est également déshonorée cette UE de mort qui n’a pas bougé un doigt pour secourir l’Italie dévastée, dont plusieurs dirigeants principaux (RFA, Pays-Bas, Suède) ont joué la carte inhumaine de l’ « immunité de groupe » (en clair, le laissez-faire, laissez-crever !), dont les « recommandations » à la France ont tragiquement affaibli les services publics et dont la seule préoccupation, par la voix d’Ursula von der Leyen, aura été de sauver à tout prix la mortifère « (l’)économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » gravée dans le Traité de Maastricht. Non seulement l’UE n’est pas une « protection » contre la virale mondialisation néolibérale mais elle en est une des déclinaisons les plus brutales au détriment des travailleurs, de la santé publique et de la vie. Comment oublier que c’est cette Europe soi-disant « à l’avant-garde » de la « modernité » qui est le foyer le plus virulent de la pandémie et que, suprême paradoxe, ce sont la République de Cuba et le Venezuela bolivarien, pourtant affamés par le blocus et par les « sanctions » euro-atlantiques qui ont envoyé sans contrepartie des médecins et des médicaments à la Lombardie accablée ?

    Dans ces conditions qui ne comprend les millions de travailleurs et de citoyens qui, tout en faisant corps avec les soignants et en respectant scrupuleusement les mesures-barrières, serrent les poings, refusent l’« union sacrée » derrière un gouvernement criminellement incapable et se promettent bien, au lendemain du pic épidémique, de DEMANDER DUREMENT DES COMPTES à la Trinité maléfique que composent le régime Macron, les oligarques du CAC-40 et la dictatoriale UE uniquement préoccupée de réduire sans fin les dépenses sociales et la souveraineté des pays membres ?

    Dès lors, si comme nous, vous voulez offrir une perspective de progrès social, de sécurité sanitaire, de démocratie participative, de coopération internationale et de souveraineté populaire à la juste colère de notre peuple, si vous refusez le mensonge de « l’Europe sociale » et de la « réorientation progressiste de l’euro » (indissociable des « critères de Maastricht »), si vous voulez que soient enfin respectés le Non français à la constitution européenne et les innombrables luttes populaires pour les retraites, le code du travail, la Sécurité sociale, les statuts, l’hôpital, l’Education nationale, la Recherche publique et les autres services publics, si vous voulez sauver ce qui reste du produire en France industriel et agricole rongé par les fusions, les privatisations et les délocalisations, si vous voulez mettre fin à la tutelle belliciste de l’OTAN et à l’écocide des traités néolibéraux transatlantiques, si vous voulez en finir avec la prétendue « mondialisation heureuse » et ses bras armés du FMI et de l’OMC, si vous refusez aussi toute compromission et tout co-affichage avec le RN et ses dérivés, si comme nous, vous associez la solidarité populaire internationale au droit des nations à disposer d’elles-mêmes pour coopérer pacifiquement, nous vous proposons de co-organiser très vite une visioconférence dont l’objet serait le suivant :

    • Appeler ensemble à un grand 29 mai 2020 (15ème anniversaire du Non français à la constitution européenne) de lutte et de résistance sous des formes à décider en commun (meeting central ou meetings décentralisés ? Débat(s) ? Manifestation(s) ? Tract commun ? Affiche(s) et autocollants ?
    • Et ce jour-là, tout en exprimant nos différences légitimes (politiques, syndicales, associatives…) par nos discours et symboles distinctifs, affaler symboliquement le drapeau clérical et antipopulaire de l’UEtomber aussi la bannière belliciste de l’OTANdestituer symboliquement l’actuel et dangereux hôte de l’Elyséeexproprier symboliquement le CAC-40, pour hisser côte à côte, aux accents mêlés de la Marseillaise et de l’Internationale, les deux drapeaux historiques du peuple français en Révolution : le drapeau tricolore des Soldats de l’An II et le drapeau rouge internationaliste des travailleurs.
    •   Signifier ainsi nos engagements convergents pour une République française une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, rejetant l’extrême droite raciste, brisant la dictature du MEDEF et remettant en cause l’euro-« mondialisation heureuse » (l’UE et ses traités de malheur, l’euro, l’Otan ainsi que le FMI et l’OMC) pour construire des coopérations fraternelles et mutuellement avantageuses entre peuples souverains.
    • Afficher ensemble la perspective d’une société nouvelle faite pour l’être humain, engageant la transition écologique, éliminant les discriminations de toutes natures et « mettant le monde du travail au centre de la vie nationale » comme y invitait le 27 mai 1944 le Conseil National de la Résistance, afin de conduire la France, la République et l’ensemble des citoyens vers de nouveaux « Jours heureux » !

     

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    Parmi les primo-signataires soutenant cet appel se trouvent les 29 résistants suivants :


    • Léon Landini, président du PRCF, ancien officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, Médaille de la Résistance, Officier de la Légion d’honneur,
    • Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF,
    • Ramzi Kebaïli, animateur du collectif Citoyens souverains,
    • Jean-Luc Pujo, président des Clubs penser la France,
    • Cédric Liechti, secrétaire général CGT énergie de Paris,
    • Bérenger Cernon, responsable CGT cheminots Paris-Gare de Lyon,
    • Betty Tambuscio, ancienne présidente de l’Union des syndicats de Monaco
    • Anna Persichini, militante CGT métallurgie,
    • Benoît Foucambert, enseignant, syndicaliste FSU du Tarn,
    • Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT,
    • Mickaël Wamen, ancien Goodyear
    • François BOULO, avocat et porte parole des gilets jaunes à Rouen,
    • Mourad Laffitte, documentariste, auteur du film Urgence ! Soigne et tais-toi,
    • Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite à l’Université Denis Diderot,
    • Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier,
    • Olivier Delorme, historien et romancier,
    • Bruno Drweski, universitaire, responsable d’une association mémorielle d’anciens combattants républicains,
    • Danielle Bleitrach, sociologue, écrivain,
    • Bruno Guigue, Enseignant et chercheur en philosophie politique,
    • Fadi Kassem, agrégé d’histoire, secrétaire national adjoint du PRCF,
    • La Compagnie Jolie Môme,
    • Gilliatt de Staërck, conducteur de bus, responsable des Jeunes pour la renaissance communiste,
    • Arsène Schmitt, syndicaliste lorrain,
    • François Le Pivert, syndicaliste confédéré, militant franchement communiste,
    • François Bégaudeau, écrivain,
    • Aurélien Bernier, auteur et journaliste,
    • Yves Vargas, philosophe et communiste,
    • Loïc Chaigneau, professeur de philosophie, directeur de l’I.H.T.
    • Maxime Vivas, écrivain, administrateur du site legrandsoir.info,
    • Charles Beauchamp, Conseiller général du Nord, Président du groupe Communiste, républicain, citoyen et apparentés…
    • Sacha Mokritzky, auteur de Retraites, impasses et perspectives, rédacteur en chef de Reconstruire !
    et
    • AKROUM Torya, Cheminote et gilet jaune ;
    • ALLARD Jean-Christophe, Bibliothécaire ;
    • ALONSO Floréal, Coiffeur ;
    • ALONSO Noëlle ;
    • AMICE Philippe, Chauffeur de bus / Syndicaliste de l’Union syndicale de Monaco (USM) ;
    • AUGE  Bruno, Membre du Bureau de l’USM ;
    • AYMERICH Michel, Auteur et créateur du blog « A contre air du temps » ;
    • BALDASSI Jean-Michel, Ancien membre du comité fédéral PCF du Haut-Rhin (68) ; Ancien délégué CGT Peugeot-Mulhouse ;
    • BANSART AndresBolívar, Ancien professeur de l’Université de Tours, professeur titulaire de l’Université Simón ;
    • BATIS Robert, Ancien principal de collège ;
    • BAUDU Yves, EX-élu FO au CSE de Keolis Armor (35) ;
    • BELKACEM Angelo, Responsable du groupe France Insoumise Bonneuil-Sur-Marne (94) ;
    • BENOIST Muriel, Médecin du travail, militante insoumise ;
    • BERLAND Raphaël, Vidéaste ;
    • BICHI Paul, Professeur des écoles, docteur en sciences de l’éducation, SNUDI-FO des Bouches-du-Rhône ;
    • BLANDIN Olivier, Militant CGT de Paris, ouvrier du livre ;
    • BORDES Gérard, Ancien président Attac du Tarn (81) ;
    • BOURGET Jacqueline, Sociologue ;
    • BOURGET Jacques-Marie, Journaliste ;
    • BRAQUETTI Angèle, Vice-présidente de l’Union des retraités de Monaco / Syndicaliste USM ;
    • BRETONNEAU Pierre, I.E.G. ;
    • BUISSET Dominique, Poète ;
    • BUSSIERE Robert, Enseignant et syndicaliste à Sud Education 78 (Yvelines) ;
    • CADORET Gisèle, Chef d’équipe montage/ câblage électronique – CGT 78 de la Métallurgie ;
    • CAPRANI Gwenaëla, Membre du collectif Citoyens souverains ;
    • CASADESUS Gabriel, Infirmier ;
    • CASADESUS Matthieu, Menuisier ;
    • CELESTRA-ALLARD Isabelle, Bibliothécaire ;
    • CHARLES Matthieu, Artisan-commerçant, militant France insoumise, Co-animateur du groupe Quimperlé insoumise ;
    • CHARVIN Robert, Professeur Emérite des Universités, doyen Honoraire de la Faculté de Droit et de Science Politique de Nice – Sophia-Antipolis. ;
    • CHEVALLEREAU Henri, Ancien des chantiers de Bretagne ;
    • CHEVAUCHEE Jean-Philippe, Fonctionnaire ;
    • CHONAVEL Eric, Cadre de la fonction publique, militant insoumis ;
    • CIMBOLINI Corinne, Retraité fonction territoriale ;
    • CIMBOLINI Yves, Agent EDF ;
    • COIGNARD Jérémy, Responsable des relations politiques et internationales des JRCF ;
    • Collectif des Gilets Jaunes de Rungis-ïle-de-France ;
    • CONTI Michèle, Retraitée ;
    • CORNIGLION Michel, Ouvrier ;
    • CORRAINE Françoise, Educatrice spécialisée ;
    • COSTE Florent, Secrétaire du syndicat CGT Latécoère de Haute-Garonne (31) ;
    • DALLALI Medhi, Chômeur et militant insoumis ;
    • DAUREU Jean-Marc ;
    • DE MONTLIBERT Christian, Sociologue, professeur émérite de l’Université de Strasbourg ;
    • DECHAMPS Michel, Ancien élu départemental PCF des Alpes de Haute-Provence (04) ;
    • DEJOURS Jean-François, Professeur de philosophie et syndicaliste SNES du Nord (59) ;
    • DEL MASCHIO Gérard, Agent EDF/RTE en inactivité de service, titulaire d’un master II d’histoire ;
    • DELAHAUT Jean-Louis, Professeur d’enseignement artistique, militant France insoumise ;
    • DI MINO Giovanni, Enseignant et syndicaliste CGT des Bouches-du-Rhône ;
    • DJAMENT Aurélien, Syndicaliste CGT au CNRS, militant communiste ;
    • DJIANE-LECAILLE Paule, Professeure émérite et militante communiste ;
    • FALCE Alex, Président Union des retraités de Monaco / Syndicaliste USM ;
    • FILIPPONE Pasquale, Agent de maîtrise dans le bâtiment ;
    • FOVET Marie-France, Professeure de philosophie, secrétaire du PRCF du Morbihan (56) ;
    • FLAMENT Vincent, Enseignant et syndicaliste SNES du Nord (59), responsable du Comité internationaliste pour la solidarité de classe (CISC) ;
    • FUENTES Alain, Retraité ;
    • GARNIER Jean-Pierre, Sociologue ;
    • GAUD  Marie-Pia, Cadre ;
    • GAUD  Thérèse, Professeure des écoles ;
    • GENET Bernard, Animateur du groupe anti-impérialiste COMAGUER ;
    • GERMINI Marcel, Ouvrier – Ancien 1er adjoint au maire PCF de Cap d’Ail ;
    • GERMINI Renée, Employée ;
    • GIACOLETTO Gilbert, Chauffeur de bus ;
    • GIUSTI Bernard, Editeur, ancien responsable CGT Cochin ;
    • GOUIN Christian, Directeur d’école, SNUDI-FO des Bouches-du-Rhône ;
    • GOUIN Christophe, Eclairagiste et régisseur lumière, militant France Insoumise ;
    • GRAU Bernard, Retraité EDF ;
    • GUYOMARC’H Christine, Couturière, militante insoumise et associative ;
    • GUIBERT-LANDINI Gilda, Historienne et militante communiste ;
    • HAMET Jean-Paul, Cuisinier, syndicaliste à l’USM ;
    • HANZO Frédéric, Militant syndical de l’ONF ;
    • HERNANDEZ Jo, Secrétaire PRCF du Tarn (81) ;
    • HILLAIRE Jean-Jacques, Professeur ;
    • JOURDAN Christian, Militant syndical, politique et associatif ;
    • KERLOCH Serge, Ingénieur ;
    • KERRIOU Léo, Chaudronnier en formation, secrétaire-adjoint du PRCF du Finistère (29) ;
    • KOBER Gilles, Retraité de l’Enseignement, Syndicaliste SNES-FSU ;
    • LABEVIERE Richard, Journaliste-écrivain, rédacteur en chef de l’hebdomadaire en ligne prochemoyen-orient.ch ;
    • LAFONT Gérard, Retraité SNCF, adhérent CGT et PCF ;
    • LE MOGUEN Claude, Masseur-Kinésithérapeute, secrétaire du PRCF du Finistère (29) ;
    • LECOMTE Ludovic, Elu PCF Vitri-sur-Seine ;
    • LENCOU Pierre, Jardinier ;
    • MACREZ Gilbert, Agent de logistique, militant associatif socioculturel et sportif ;
    • MAFFRE Emilie, Syndicaliste enseignante de l’Aveyron (12) ;
    • MAILLE Marc, Animateur Radio Campus Lille ;
    • MAISON Rafaëlle, Professeure de droit international ;
    • MANY Daniel, Chef de publicité en retraite ;
    • MARTIN Stéphane, Agent territorial, syndicaliste CGT du Vaucluse (84) ;
    • MASCART Lucien, Syndicaliste cheminot CGT retraité ;
    • MOLES Mathieu, Enseignant, syndicaliste FSU du Tarn (81) ;
    • MONMAUR Paul, Historien ;
    • MONVILLE Aymeric, Directeur des éditions Delga ;
    • NAZARIAN Robert, Educateur spécialisé ;
    • NEVEU Pascal, Animateur des Cafés repaires de Liffré ;
    • PATRIZIO Marie-Ange, Psychologue retraitée ;
    • PIGNAULT Bernard, Syndicaliste CGT ;
    • PORTANELLI Arnaud, Président du Comité pour une Nouvelle Résistance-06 (Alpes maritimes) ;
    • POUZAT Christophe, Chercheur CNRS – co-auteur du livre Une autre voie pour l’Humanité ;
    • PRANCHERE Pierre, Résistant FTP-COPA, secrétaire général des maquis de Corrèze, vice-président du PRCF ;
    • PRIOUL Gérard, Syndicaliste et libre penseur ;
    • RALLIERES Yves, Secrétaire section PCF des Bastides ;
    • RANGUIS Sylvain, Boulanger, secrétaire PRCF 94, membre du Comité Central du PRCF ;
    • RIALS  Stéphane, Professeur émérite de l’Université Paris-2 ;
    • RIO Marie-Noël, Ecrivain, communiste ;
    • ROCHE Virginie, Employée d’agence immobilière, militante FI ;
    • RONDEAU Alain, Dessinateur projeteur Electro -mécanicien / Trésorier du PRCF des Yvelines (78) ;
    • SADKI Halima, Enseignante/formatrice en langues ;
    • SAINTILAN Eric, Masseur-Kinésithérapeute libéral, citoyen français, militant politique apartisan ;
    • SAINTY Cindy, Agent hospitalier, secrétaire CGT de l’EHPAD de Vannes (56) ;
    • SAINZ José, Secrétaire CGT d’IBM Provence Méditerranée ;
    • SALMON Claude, Militant CGT des Pyrénées orientales (66) ;
    • SARKIS Victor, Professeur de philosophie ;
    • SARTON Bernard, retraité de l’animation culturelle -comédien-metteur en scène , membre du comité exécutif du PCF d’Aubagne (13) ;
    • SAUNIERE Christophe, Musicien ;
    • SUBTIL Martine, Retraitée de l’Education nationale – Libre Penseuse ;
    • TORDJEMAN Clément, Chef d’équipe en signalétique ;
    • TOUZARD Loïc, Délégué syndical CGT à Keolis Armor (35) ;
    • VAISSE Antonin, Salarié étudiant, militant CGT du Tarn (81) ;
    • ZAPARTY Jean-Claude, Militant CGT des Pyrénées orientales (66) ;

     

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  • « Irresponsable » : c’est le mot qu’ont à la bouche tous les syndicalistes d’accompagnement, les éditocrates, les médias et autres politiques, contre le syndicat CGT de  Sandouville, et plus largement contre toute la CGT.

    Son crime ? Avoir obtenu de la justice la non réouverture de l’ Renault Sandouville, car le plan de reprise d’activité de l’entreprise ne garantissait pas la sécurité des travailleurs. En un mot : l’horreur!

    Après ce jugement, qui fut le premier à dégainer ? Christophe Barbier ? Non. Jean-Michel Apathie ? Et non. Agnès Verdier Moliniè ? Non plus. Édouard Philippe alors ? Toujours pas. Macron lui-même ?! Perdu ! C’est l’usurpateur en chef, le secrétaire général de la CFDT,  : il a encore frappé !

    « La posture de la CGT est irresponsable et infondée. Moi, je suis pour qu’on valorise le dialogue social de proximité et qu’on sorte des rapports de force stériles. »[1]

    Irresponsable la CGT, face à la très responsable CFDT. Responsable de l’accompagnement de la casse de l’hôpital public comme de tous les services publics, responsable de l’accompagnement de la casse du code du travail, responsable de l’accompagnement de la désintégration de la France dans l’Union européenne et l’Euro. Si c’est cela être responsable, c’est-à-dire s’aligner sur le patronat et interdire aux syndicats d’être indépendants et de défendre la sécurité des ouvriers au moyens d’armes parfaitement légales, mieux vaut parfois être irresponsable!

     

    En tous cas, le La étant donné, tout le monde pouvait s’y mettre et jouer de concert. C’est d’abord la fédération des métaux de Force Ouvrière qui déclarait rien moins que c’est « une prise d’otage par la CGT et la justice des 2.000 salariés et 700 intérimaires de l’usine. » [2], reprenant à son compte la bonne vieille rengaine de la « prise d’otage », tant de fois serinée… contre l’action syndicale ! Les militants sincères de FO apprécieront…

    Murielle Pénicaud, une caricature d’aboyeuse du MEDEF

     

    Vient ensuite Murielle Pénicaud, qui indique que « Tout le monde sait que la situation est très difficile pour le secteur automobile en ce moment. Les conditions sanitaires sont réunies, je trouve cela choquant qu’un syndicat joue contre l’emploi. » [3] Et si c’est la ministre qui a mis à pied un inspecteur du travail au motif qu’il faisait son travail qui le dit, on peut lui faire confiance.

    La palme revient à Bruno Lemaire, qui n’a pas honte de déclarer qu’il « regrette la décision de la CGT » [4]. Comme si la CGT avait un quelconque pouvoir décisionnel dans cette affaire.

    Bref, l’état de droit c’est cool pour mutiler, éborgner, gazer, matraquer les mouvements sociaux, mais c’est totalement surfait quand il s’agit de préserver la santé des salariés et de laisser une usine à l’arrêt une semaine de plus.

    Au passage, faisons remarquer les termes de l’article 434-25 du code pénal :

    « Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. ».

    Code Pénal – article 434-25

    Mais cet article n’est qu’une paille pour un ministre qui critique une décision de justice, c’est juste bon pour les gueux !

    Et puis, entre-temps, vient l’affaire dans l’affaire : l’affiche de la CGT info’com, où on y voit Laurent Berger tout de cuir vêtu, collier au tour du cou, avec derrière lui Geoffroy-Roux de Bézieux , une affiche ayant pour titre « Sado et Maso, une production Medefdt ».

    Ça y est, cette fois c’est sûr, nos mêmes acolytes pourfendeurs de la non reprise d’activité de Renault Sandouville en sont désormais convaincus ! la CGT est homophobe !

    Nous vous passons toutes les prises de positions offusquées, les titres racoleurs de la presse aux ordres, mais aller, juste pour se faire plaisir, celui de (l’im)Monde: « Une section de la CGT publie un montage homophobe […] » [5] Rien que ça !

    Si l’on peut trouver le visuel de mauvais goût, provocateur et surtout pas très malin, de là à y voir de l’homophobie… D’ailleurs nos censeurs le savent très bien et aucun n’a fait part de son intention de porter plainte contre la CGT pour homophobie, tout simplement parce qu’ils savent très bien que la vilaine justice ne les suivra pas sur ce coup là non plus.

    Il s’agissait juste de mettre une pression énorme sur la CGT, et surtout salir l’ensemble de ses militants de terrain dévoué à lutte des classes ; militants qui ont redonné dans la dernière période ses couleurs rouges à l’étendard CGT.

    On objectera aux censeurs, une fois n’est pas coutume, la prose de… la CFDT. Elle qui déclarait après les attentats de Charlie Hebdo que « Face à la haine, notre message est celui de la paix, de la démocratie, de la liberté de penser et de la liberté d’expression et la lutte contre toutes les formes de totalitarisme ». [6] Des lors, on admira la cohérence de la CFDT. Sauf à ce que le totalitarisme de la bien pensance et de l’idéologie dominante soit l’exception de « toutes les formes de totalitarisme » ?

    Cela étant, on ne saurait que trop conseiller à Info’Com, comme à tous les militants de la CGT qui sont choqués par l’attitude de Laurent Berger et de la CFDT, de prendre clairement position pour que la CGT quitte la Confédération Européenne des Syndicats () et rejoigne la très rouge Fédération Syndicale Mondiale (FSM) au plus tôt.

    On rappellera, une nouvelle fois, que Laurent Berger n’est autre que le président de la CES, CES à laquelle adhère la CGT. Or la verticalité des organisations faisant que la CES et Laurent Berger se situent immédiatement au-dessus de confédération de la CGT, la situation est de plus en plus intenable pour la CGT. Oserions-nous dire qu’il faut être un tantinet maso pour rester dans cette position ?

    Au passage, Laurent Berger était en rendez-vous avec une certaine Ursula von der Leyen, la présidente de la commission européenne, lors de ce 11 mai 2020, dont voici le compte-rendu de son entretien en un tweet: 

    « Aujourd’hui, échanges fructueux avec la Présidente de la Commission européenne @vonderleyen. Avec @VisentiniLuca, nous avons appelé à un plan de relance ambitieux pour la sauvegarde de l’emploi, pour une  plus sociale et pour un modèle économique plus durable » [7]

    Demandons aux Italiens abandonnés par l’UE ce qu’ils en pensent, eux qui dans de nombreux endroits ont changé le drapeau européen par celui de la Chine venue, avec Cuba socialiste, à leur rescousse pour les aider à lutter contre la pandémie. Vanter l’UE sociale et durable, alors qu’elle a fait la démonstration de son caractère totalement patronal et court-termiste, n’est ce pas plutôt dans ces propos que réside l’obscénité?

    Mais laissons de côté notre Berger et revenons-en à nos moutons. Dans toute cette affaire, reste une question en suspens: pourquoi cette incroyable pression médiatico-politique contre cette décision judiciaire obtenue par la CGT ?

    Après tout, la reprise d’activité n’est reportée que d’une semaine… pas vraiment la mer à boire…

    Bien sûr casser du sucre sur le dos de la CGT et surtout sur ses organisations de base n’est jamais perdu. D’autant que les luttes s’annoncent âpres compte tenu des attaques généralisées contre tous les conquis sociaux . Qui plus est dans une période où la CFDT, le syndicat préféré du CAC40, est en perte de vitesse, notamment après sa nouvelle trahison sur la contre réforme de la retraite à point.

    Mais pas que. Contrairement à toute la propagande de l’idéologie dominante, le jugement du tribunal du Havre n’est pas uniquement basé sur des erreurs de procédures — procédure qui, de toutes façons, a toute son importance et fait partie intégrante du droit.

    En réalité, le Tribunal a jugé que l’évaluation des risques était insuffisante ne garantissant pas une maîtrise satisfaisante des risques spécifiques à la situation exceptionnelle et que Renault devait organiser et dispenser à chacun de ses salariés une formation pratique et appropriée conforme à la réglementation générale incluant les équipements de protection individuelle. [8]

    On est donc bien loin de la simple erreur de procédure comme on cherche à nous le faire croire.

    Et c’est bien là que le bât blesse pour un patronat aux abois après près 2 mois de confinement — et bien qu’une grande partie de l’activité non essentielle à l’économie du pays se soit poursuivie — parce que cette décision ne pourrait ne pas être un cas d’espèce, qui ne s’appliquerait donc qu’à cette unique usine Renault. Non, ce jugement pourrait faire jurisprudence et être appliqué dans tous les secteurs et sur tous les lieux de travail. Il est donc vital pour le patronat de pouvoir continuer à nous envoyer au boulot sans garantie de protection, sans avoir trop de contraintes et de faire semblant de protéger ses salariés.

    Or, si d’avenir d’autres syndicats utilisaient cette décision ils pourraient, non seulement reporter la reprise d’activité mais en plus exiger des mesures garantissant la sécurité sanitaire des salariés; mesures coûteuses et dont la mise en place peut prendre beaucoup de temps. Et la recherche du profit maximal est totalement en contradiction avec cette logique.

    Il fallait donc que la petite machine propagandiste se mette en route, non seulement pour dissuader les syndicats de base d’utiliser l’argumentaire de la  Sandouville et le jugement du tribunal du Havre, mais en plus pour mettre une pression maximale sur l’appareil judiciaire — sensé pourtant être indépendant — pour qu’à l’avenir il n’applique pas la loi mais les injonctions de reprises du travail « coûte que coûte » du gouvernement, du MEDEF et de l’UE. Le problème réside donc bien dans la contradiction générale entre travail et capital, ce dernier ne cherchant qu’à relancer la machine à profit. Peu lui importe que les mesures sanitaires ne soient pas optimales et qu’ils envoient des salariés au casse-pipe, le principal étant que la machine à fric soit relancée.

    Cette situation est une nouvelle fois la démonstration d’une part de toute la pertinence de la lutte des classes et d’autre part de la forme exterministe du capitalisme. Il est donc plus qu’urgent pour tous les progressistes, pour tous les syndicalistes de classe, de s’emparer du combat contre le capitalisme et ses ressorts, à savoir l’Union européenne, l’euro et l’OTAN.  C’est seulement à ces conditions que la victoire sera possible et que l’espoir changera définitivement de camp.

    Tom

    source: https://www.initiative-communiste.fr/


    Notes :

    [1] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/fermeture-de-l-usine-renault-a-sandouville-la-posture-de-la-cgt-est-irresponsable-et-infondee-juge-laurent-berger-cfdt_3956241.html

    [2] http://www.leparisien.fr/economie/fermeture-de-renault-sandouville-laurent-berger-juge-la-cgt-irresponsable-09-05-2020-8313705.php

    [3] https://www.lci.fr/politique/l-interview-politique-du-11-mai-2020-muriel-penicaud-2153474.html

    [4] https://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/bruno-le-maire-sur-la-fermeture-de-renault-sandouville-je-regrette-la-decision-de-la-cgt-il-y-a-des-responsables-politiques-qui-jouent-avec-le-feu-1246334.html

    [5] https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/10/une-section-de-la-cgt-publie-un-montage-homophobe-mettant-en-scene-le-no-1-de-la-cfdt-et-celui-du-medef_6039248_3234.html

    [6] https://www.cfdt.fr/portail/actualites/societe/charlie-hebdo-face-a-l-horreur-rassemblement-et-solidarite-srv2_240050

    [7] https://twitter.com/CfdtBerger/status/1259893936744812545

    [8] http://www.frontsyndical-classe.org/2020/05/renault-sandouville-bfm-les-echos-la-cfdt-mentent.html

    Le jugement du tribunal du Havre

    Ordonnance covid-19 CGT Sandouville renault

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  • 18 mai 2020 : , secrétaire national du PRCF explique dans une nouvelle vidéo pourquoi “le monde d’après” le , ce monde à construire, si on veut un avenir pour l’Humanité qui ne soit pas l’ capitaliste, ce monde d’après ce doit être le socialisme.


    A partager largement.

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  • source: https://youtu.be/-wBMt9-Ra90

     


    Introduction :

    1. le contexte: multiplication des références historiques : , Jours heureux, Union sacrée, et désormais  ;
    2. les annonces trompeuses de :

    « Il s’agit de réunir les souverainistes des deux bords. Il y a effectivement une ligne de fracture entre ceux qui défendent l’Etat maastrichtien, de droite et de gauche, ce sont les libéraux, et ceux qui défendent un retour de la politique française, qui sont des souverainistes de droite et de gauche. Nous allons créer une revue qui va permettre de réunir les souverainistes des deux bords. »[i] Michel Onfray annonce ainsi la création de sa revue intitulée… Front populaire. Sentant bien que le choix du nom qu’il attribue à sa revue risque de susciter des critiques (fort légitimes) des militants attachés à ce qu’a réellement été le Front populaire, le collaborateur du philosophe antijacobin et anticommuniste maladif, Stéphane Martin se veut rassurant dans Le Figaro : « La référence au Front populaire n’inscrit-elle pas d’emblée la nouvelle revue dans une certaine geste socialisante ? « Absolument pas », rétorque Stéphane Simon : « c’est certes une référence historique, mais c’est bien plus que ça. Il faut lire les deux mots séparément, front et populaire »[ii]. D’ailleurs, l’auteur de Décoloniser les provinces ne peut s’empêcher de réaffirmer sa haine envers la Révolution jacobine dans le même article, tout en dénaturant la signification du Front populaire, « ce moment dans l’Histoire de France qui, pour faire avancer la cause du peuple, n’a pas eu besoin de guillotine, de tribunal révolutionnaire, de lois sur les suspects ou de colonnes militaires génocidaires ».

    3. Démontrons l’imposture Onfray, en montrant le caractère fondamentalement antinomique du FP et de ses inspirations intellectuelles et historiques avec les idées intellectuelles et historiques d’Onfray : anti-jacobinisme, anticommunisme et anti-léninisme.

    I) Ce qu’est historiquement le Front Populaire

    1. La politique définie par le PCF et le Komintern dès l’été 1934, stratégie validée par le VIIe congrès de juillet 1935. Et de fait, le CNR poursuit l’œuvre du FP.
    2. La raison d’être du Front Populaire : le combat contre l’oligarchie capitaliste ET l’antifascisme, les soi-disant « souverainistes » de droite faussement patriotes et réellement fascistes ; deux forces qui, par ailleurs, s’entendent parfaitement : le grand patronat finance aisément les ligues et partis fascistes (à l’instar des Jeunesses patriotes financées et dirigées par Pierre Taittinger, le Francisme de Bucard financé par Coty), aidé également par Mussolini (grand financeur du PPF de Jacques Doriot).
    3. Un projet patriote ET internationaliste : le PCF appuie le Frente Popular espagnol, aidé aussi par les Brigades internationales et l’URSS dans le combat contre le fascisme espagnol et international.

    II) Onfray, ennemi du Front populaire

    1. Un virulent anti-jacobinisme : plusieurs citations le prouvent, de même que son envie de « décoloniser les provinces » et de considérer la pensée rousseauiste comme étant « totalitaire » … alors même que le peuple national est la base de la démocratie.
    2. Son virulent anticommunisme et anti-léninisme :il suffit de se souvenir de ses propos dans l’entretien à Valeurs actuelles où il dénonce les « sottises marxistes » tout autant (si ce n’est plus) condamnables que… Zemmour.
    3. Son rapprochement par construction des idées réactionnaire et fascisantes : présentation élogieuse par l’Action française, idées proches de Maurras, contributeurs clairement réactionnaires : de Villiers, Céline Pina, de Castelnau, Barbara Lefebvre obsédée par l’islam et soutien de Fillon, Bock-Côté auteur de L’Empire du politiquement correct (identitariste patenté), etc.

    III) Ce que ne peut qu’être le nouveau Front Populaire

    1. L’alliance des deux drapeaux, de la Marseillaise et l’Internationale.
    2. Un front inévitablement antifasciste à pas d’union des deux rives ;
    3. Un front anti-européiste à pas d’« Europe sociale », etc.

    Conclusion : Appel du 29 mai 2020 et nouveau CNR/FP = FRAPPE

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    La haute direction du principal groupe “français” du médicament, , annonce que, conformément à la sacro-sainte “loi du marché”,  servira en premier les USA si les chercheurs français inventent un  contre le Coronavirus. En effet, les USA auraient davantage subventionné les recherches que l’Europe et que la France.

    Impossible d’avouer plus crûment que le seul patriotisme que connaissent les trusts, c’est le profit maximal avant tout. Impossible d’avouer plus cyniquement qu’en fait de “solidarité atlantique”, c’est le plus riche, le plus culotté, le plus agressif qui gagne : on l’avait déjà vu avec l’affaire des masques chinois en partance pour la France qui ont été rachetés à même le tarmac par nos grands “amis” états-uniens: America First!, et que crève l’Organisation Mondiale de la Santé que Trump vient durement de frapper à la caisse. Le président de l’OMS n’a-t-il pas eu le tort de constater à demi-mots que la pandémie avait été mieux combattue en Chine qu’aux richissimes États-Unis…).

    Question: combien SANOFI a-t-il déjà perçu d’argent public français au titre du “pacte de responsabilité” (Hollande) ou du C.I.C.E. (Sarkozy)? Combien de milliards reçus au titre du Crédit Impot Recherche ?
    Sanofi a reçu près de 1,5 milliard sur dix ans à ce titre de la France alors que la firme a supprimé 2800 postes de chercheurs dans le même temps. Sans oublier que 80 % du chiffre d’affaires de Sanofi en France repose sur le remboursement des médicaments par l’Assurance Maladie.

    En pleine crise systémique et sanitaire du capitalisme liées au SANOFI va verser quatre milliards d’euros de dividendes, en hausse par rapport à 2019.

    Avec le PRCF, exigeons la  sèche (sans indemnisation pour les grands actionnaires) des trusts pharmaceutiques: assez de pognon entassé par des richards sans âme sur le dos des malades, de la Sécu et de l’hôpital français!

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

     


     

    SANOFI une origine publique 

    En 1999 Sanofi fusionne avec la branche pharmaceutique de l’Oréal, Synthélabo, puis acquiert Aventis, issu de Rhône-Poulenc. 

    Issu de la filiale santé et hygiène de Elf Aquitaine, celui-ci procède à la fin des années 1970 à l’acquisition de Institut Pasteur production, puis de la division santé de Clin Midy Industrie. Elf aquitaine est privatisé en 1994.

    SANOFI est l’une des principales capitalisation du CAC 40. Son siège est à Paris, deux de ses trois plus gros actionnaires sont l’Oréal ( une entreprise sous contrôle de capitaux français) et la Caisse des Dépôts ( une institution financière appartenant directement à l’État) mais le deuxième plus gros actionnaire est… BlackRock.

    Le bénéfice net par action de SANOFI est de 5.99 € en 2018 en hausse de 10%; il devrait encore augmenter à 6.28€ en 2020 d’après les estimations de Boursorama le 14mai2020.

    Le chiffre d’affaires de Sanofi c’est en tout 38 milliards d’euros dont 13 milliards d’euros aux USA et 9 milliards en Europe.


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Sollicité par le réalisateur  pour un entretien, résistant, président du PRCF, avait accepté de répondre par téléphone le 29 avril 2020 dans ce cadre à quelques questions de  au sujet du Conseil National de la  et de l’actualité de son programme les Jours Heureux. Une interview diffusée en direct via zoom sur la chaine  de M Ruffin dans le cadre d’une émission principalement consacrée à une dialogue entre Ruffin et Besancenot comme son intitulé et le temps consacré le démontre. Émission qui a donné lieu à une bien étrange présentation de Léon Landini, et ce alors que Léon Landini n’était pas encore en ligne. C’est pourquoi Léon Landini dans une lettre ouverte a souhaité faire une franche mise au point à M Ruffin.

     

    Léon Landini aux Glières

    Léon Landini

    Officier FTP-MOI – Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI  des  bataillons Carmagnole-Liberté de la Région Rhône-Alpes – Interné de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre, suite aux tortures endurées par la Gestapo  pendant mon internement.

    Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance.

    Décoré au  titre de Résistant émérite par le Gouvernement Soviétique.

    Président du Pôle de Renaissance Communiste en France (Ce que je considère comme un grand honneur).

    Réponse de « Landi à Ruffian »

    Il s’agit de la vidéo  que tu as présentée  sur  You-Tube  le 29 avril 2020

    Mon état de santé me joue des tours, c’est ce qui m’a amené à répondre avec quelque retards aux sarcasmes que tu m’as adressés au cours de l’émission, à laquelle Gilles Perret  m’avait invité et qui avec beaucoup d’égards m’a présenté en indiquant que j’avais assassiné des soldats allemands. On m’a toujours dit que celui qui assassine est un assassin. Merci Gilles.

    Au cours de cette émission, tu m’as appelé « Landi » à plusieurs reprises. Je n’ai pas apprécié, car je sais pertinemment que tu connais parfaitement mon nom, en conséquence n’aimant pas que l’on ampute volontairement mon nom, à mon tour je modifie légèrement le tien, au lieu de Ruffin  je vais t’appeler Ruffian.

    J’ajouterai que de la façon dont  tu m’as traité au cours de cette émission, si je me laissais aller, c’est de bien d’autres noms  que je te traiterais.

    Dès le début de mon intervention, convaincu de bien faire, j’ai indiqué que : « Le programme du Conseil National de la Résistance n’a pas seulement été écrit qu’avec de l’encre, mais également avec le sang de toutes celles et tous ceux qui sont morts pour que nous puissions vivre libre dans un monde où il ferait bon vivre » et  j’ai ajouté, « que 52 de mes proches camarades sont morts sous la torture et malgré les effroyables supplices que Barbie et ses sbires leur ont fait endurer, pas un seul n’a avoué quoi que ce soit ».

    A ce moment-là, tu m’as interrompu, cherchant à me mettre dans l’embarras et si possible à me ridiculiser en me posant la question suivante :

    « Cela veut quand même pas dire que pour avoir de nouveaux jours heureux, il faut se faire torturer, emprisonné et mourir ».

    Question idiote et offensante, posée avec la conviction et que tu allais, tenant compte de mon âge, me désarçonner et  que surpris par une pareille stupidité j’allais me mettre à bafouiller.

    Tu vas te rendre compte que ce vieil homme que tu voulais ridiculiser, malgré son âge, il lui reste encore assez de verve pour répondre comme il se doit, à un petit prétentieux, qui se prend pour quelqu’un avant même d’être quelque chose.

    Toutefois à cause du respect que tu devrais avoir à l’égard de celles et ceux  qui ont survécus à une telle épopée, tes offenses tu aurais du te les garder pour toi.

    Lorsque Gilles Perret m’a invité à participé à cette émission vidéo il m’a indiqué, qu’il s’agissait d’évoquer le programme du  et les Jours Heureux, en conséquence j’ai voulu, en préambule, et surtout en tant qu’ancien résistant, mettre en évidence ce qu’était le CNR et dire, combien ceux qui se sont battues les armes à la main y sont attachés.

    Comme tu le dis « on s’est fait torturer, emprisonner et malheureusement trop souvent massacrer ».

    Mais pour ton éducation, il me semble utile que tu saches que si nous avons pu supporter l’insupportable et nous sublimer à notre insu, c’est qu’en nous engageant au sein des FTP-MOI et en pratiquant la guérilla urbaine, nous savions tous que nous pouvions à tout moment passer de vie à trépas.

    Nous nous battions de toutes nos forces contre l’occupant et contre les sbires qui s’étaient mis à leurs services.  Notre courage émanait du fait que nous avions la conviction que s’il nous fallait mourir, nous n’allions pas mourir pour rien, et nous risquions notre vie avec la certitude qu’après la Libération, les survivants pourraient vivre heureux dans Une France Forte, Libre, Démocratique, Indépendante, et Souveraine. Ce qui ne peut être le cas en étant prisonnier d’une Union Européenne (dirigée par Berlin) alors que nous savons tous que l’UE  est antinomique du programme du CNR.

    C’est à partir de tous ces combats et de tous ces sacrifices, que le programme du CNR a pu être écrit, et appliqué entre 1945 et 1947 par des ministres communistes et, seulement par des ministres communistes.

    Ce sont pour toutes ces raisons que nous, anciens FTP-MOI et militants communistes, nous en revendiquons la paternité et, dès que de sombres individus cherchent à utiliser le CNR à d’autres fins que pour ce qu’il a été créé, nous montons au créneau et nous rappelons à l’ordre, celles et ceux qui cherchent à l’utiliser pour se mettre en évidence, désireux d’apparaitre pour ce qu’ils ne sont pas.

    Sarkozy n’utilisait-il pas pour se mettre en valeur le nom de Guy Môquet et voici que Macron cherche à cacher toutes ses malhonnêtetés en promettant à notre peuple « Des Jours Heureux » au moment même où il est en train de détruire les derniers  conquis qu’il nous en reste.

    En conclusion, je n’accepte pas au final d’avoir été utilisé comme le résistant de service qu’on écoute d’une oreille distraite pour tenter de lui faire cautionner un projet politique dont je n’avais pas été informé avant l’émission et que je ne partage pas : en utilisant le nom du CNR, , tout en contournant tout ce qui fit la force du véritable, auquel nous devons les plus grandes avancées de notre histoire. Il ne peut pas y avoir de véritable nouveau CNR en contournant et en écartant les communistes et la classe ouvrière, pas de véritable nouveau CNR sans la nationalisation des banques et des entreprises stratégiques. Et surtout, pas de nouveau CNR sans rupture franche avec l’euro et l’UE.

    Après cette brève mise au point, qui j’espère te servira.

    Léon LANDINI.

    PS : Ma fille vient de m’apprendre que tu lui as écrit, en lui disant : « Je connais un peu ton père, son parcours, ses convictions pour l’avoir interrogé durant  près de quatre heures chez lui ».  FAUX ! Tu n’es  jamais venu chez moi. J’ai l’impression que ta mémoire te joue des tours, peut être mon cher François, serait-il bon que tu consultes un psychiatre


    La mise au point en direct de Léon Landini le 29 avril 2020

    l’intégralité de l’émission de F Ruffin : https://www.youtube.com/watch?v=VI8-s-mDWU4

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Communiqué de la Commission Exécutive

     

     

     

     

    Dé-confinement à partir du 11 mai !

     

    Pressé par l’UE et par ses bons amis du MEDEF, le gouvernement a décidé d’engager le dé-confinement à partir du 11 mai.
     
    Il est clair qu’en l’absence de traitement reconnu du virus, de masques en quantité et qualité suffisantes et de capacités de tester en masse les citoyens, dans l’incertitude où nous sommes encore de l’existence d’une immunité durable des personnes guéries, avec en toile de fond un patronat avide de profits et irrespectueux des règles et des ministres peu soucieux de la santé des usagers et des personnels, le calendrier Macron apparaît au mieux comme hasardeux, au pire comme irresponsable et criminel. Nous ne faisons aucune confiance à ce gouvernement incompétent et oligarchique, pour mener d’ici là les opérations de salubrité publique nécessaires. Nous exigeons donc que les directions syndicales, celles notamment de l’enseignement, marquent non pas des critiques timides, mais une claire opposition au calendrier Macron dicté par l’UE. LES PROFITS DU MEDEF ET L’AGENDA EUROPEEN NE VALENT PAS QUE M. MACRON FASSE PRENDRE UN RISQUE MORTEL A DES MILLIONS D’ELEVES, D’ENSEIGNANTS, D’OUVRIERS, D’EMPLOYES ET DE SOIGNANTS.
     
    Il est clair pour autant que le confinement général et sans fin n’est qu’un pis-aller dont les effets sociaux et psychiques peuvent devenir insupportables, et plus encore pour les familles populaires étant donné leurs conditions de logement. Des pays qui ont de bien meilleurs résultats que la France en matière de mortalité, que ce soient la Chine populaire, la République socialiste du Vietnam, la République de Cuba, mais aussi la Corée du Sud, le Portugal ou l’Allemagne (qui a conservé une forte base industrielle, contrairement à ce qu’ont fait pour la France les dirigeants du MEDEF et les gouvernements maastrichtiens successifs) ont procédé à des confinements et à des dé-confinements ciblés et raisonnés tout en fournissant d’emblée à la population les millions de masques indispensables, en mettant en place le dépistage général, en n’interdisant pas aux médecins d’essayer les traitements antiviraux qu’ils pouvaient vouloir essayer en leur âme et conscience, y compris en l’absence de certitudes scientifiques catégoriques qui ne sont pas toujours le lot de la médecine.
     
    Par ailleurs, il est inadmissible de voir que la baisse des admissions COVID 19 dans les hôpitaux a pour contrepartie l’hécatombe enregistrée dans les EHPAD, où les personnes âgées malades succombent dans des conditions atroces. Insupportable aussi que, malgré tout le dévouement des médecins et des infirmières libérales, la médecine de ville ait été mise hors d’état de fonctionner librement par des veto d’Etat sur les médications et par le manque de matériel, tout cela mettant en péril les malades atteints d’autre chose que du COVID. Pour le reste, le PRCF continue d’appeler
     
           A la nationalisation franche des laboratoires pharmaceutiques privés, sans un sou d’argent public versé aux grands actionnaires,

           A la réquisition des usines capables de produire du matériel d’urgence, à la coordination et à la planification de l’effort sanitaire,

           A l’annulation de la « dette souveraine » de la France et au financement direct par l’Etat de ses besoins en liquidités, en passant par l’entremise de la banque de France reconstituée et en contournant la BCE et les « marchés financiers »,

           Au rétablissement et au renforcement de l’impôt sur la fortune et de l’impôt sur le capital,

           A la mise en place d’un système de sauvegarde obligeant les entreprises du CAC 40 à contribuer largement au paiement du chômage technique et des cotisations sociales des PME, à renoncer aux aides d’Etat, encore plus indécentes dans la période présente, car il ne revient pas à l’Etat – c’est-à-dire à la bourse commune – de payer les salariés ou d’assécher pour des années les rentrées de la Sécurité sociale,

           Au retrait définitif des contre-réformes, des privatisations, des euro-fusions industrielles et des délocalisations qui ont suscité l’hostilité d’une majorité des Français depuis 2017 ; en particulier, retrait total et définitif des suppressions d’hôpitaux ou de lits d’hôpitaux criminellement en voie de liquidation ; stigmatisation publique des salauds (il n’y a pas d’autre mot) qui les ont conseillées et mises en œuvre sans états d’âme,

           A l’arrêt des subventions d’Etat et à l’interdiction des campagnes ignobles lancées sans cesse par la presse du capital, Le Point en tête, contre les agents des services publics qui sauvent actuellement le pays en risquant leur vie,

           A l’étude impartiale des mesures sanitaires prises avec succès par la Chine et par d’autres pays, ce qui implique d’en finir avec les ignobles campagnes anticommunistes, antichinoises, anti-chavistes et anti-cubaines. Ces campagnes indécentes ne visent qu’à détourner les Français de leur colère légitime contre Macron et l’euro-mondialisation capitaliste qui conduit la France et l’humanité vers une suite sans fin de catastrophes globales.

           Le moment venu, à juger, y compris au pénal, les gouvernants et les « ministres de la santé » successifs, LR, PS ou LaREM qui, depuis le traité de Maastricht, ont méthodiquement démoli la Sécurité sociale et le service public hospitalier.

           A dénoncer l’attitude des directions syndicales inféodées à la C.E.S. qui, dans leurs tracts et prises de position, continuent de mentir par omission en ne signalant jamais la responsabilité écrasante de l’UE dans la démolition de notre système de soin, et plus généralement des conquêtes sociales du CNR.

    La Commission Exécutive du PRCF, le 19/04/20

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  • Déconfinons le Léninisme – une vidéo de Georges Gastaud (IC.fr-7/05/20)À l’occasion du 100ème anniversaire de Vladimir , le secrétaire national du PRCF  revient sur ce personnage incontournable de l’Histoire récente, et sur la nécessité de renouer aujourd’hui avec sa pensée.

    L’occasion de revenir de façon pratique sur les outils forgés dans l’expérience des luttes populaires, essentiels et indispensables si le camps des travailleurs, celui des peuples veut gagner. Parti, . Des termes décriés mais dont l’abandon a désarmé le mouvement social le faisant reculer aux temps des défaites du 19e siècle.

     

     

    A lire: "Le nouveau défi léniniste"

     

    Déconfinons le Léninisme – une vidéo de Georges Gastaud (IC.fr-7/05/20)

     

    Le centenaire d’Octobre 1917 est placé sous haute pression réactionnaire. La contre-révolution a triomphé (provisoirement) à l’Est et les contre-réformes se déchaînent à l’Ouest et dans les pays du Sud sur fond de guerres impérialistes, d’ingérences pseudo-humanitaires, de remontée des pires courants de l’histoire (intégristes religieux, néonazis ukrainiens, super-faucons états-uniens, racistes franco-français…) de négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de prédations environnementales potentiellement irréversibles, d’américanisation galopante de la culture et de la langue, de montée de la barbarie, de marche à la guerre mondiale sous l’impulsion de Donald Trump. Avec pour toute réponse la marche à l’Europe impériale et la mise en place d’États policiers belliqueux et tentaculaires…

    Dans ces conditions, nombre de dirigeants « progressistes » sont tentés de « jeter du lest » et, s’agissant des dirigeants du PCF, de rompre leurs ultimes (et feintes) amarres avec le marxisme, sans parler des références à Lénine et de l’héritage patriotique mal assumé du PCF de 36 et de la Résistance. Alors que la droite dite républicaine singe le FN ou dérive vers le thatchérisme débridé, que les résidus du PS se rêvent en parti démocrate à l’américaine et que le PCF parachève sa mutation en section hexagonale du Parti de la gauche européenne, les Éditions Delga ont demandé à Georges Gastaud, philosophe, secrétaire du Pôle de Renaissance Communiste en France, de s’exprimer sur cette question plus ouverte que ne le laisse croire la criminalisation bien-pensante du communisme historique : la révolution prolétarienne, le socialisme-communisme ouvrent-ils encore une issue progressiste possible à l’impasse du capitalisme euro-mondialisé ?

     


    ISBN 978-2-37607-120-4, 15.00€. Pour commander aux Editions Delga, cliquer :  ICI


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Voici la déclaration internationale signé par le PRCF au coté de plus de 60 partis communistes et ouvriers du monde entier. Cette déclaration initiée par le Parti communiste portugais dénonce clairement la nature incurablement réactionnaire et anticommuniste de l’Union européenne, cette destruction organisée des avancées progressistes issues de la victoire des peuples sur Hitler.

    75e anniversaire de la Victoire sur le nazi-

    Au nom de la liberté, de la  et de la vérité — contre le fascisme et la 

    La victoire sur le nazi-fascisme dans la Seconde Guerre Mondiale est un événement majeur de l’Histoire, dont la mémoire doit être préservée et défendue contre les tentatives répétées de falsification historique visant à faire oublier le rôle décisif qu’y ont joué l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, les communistes et les antifascistes du monde entier.

    Généré par le capitalisme, le nazi-fascisme a été l’expression la plus terroriste du capital monopoliste. Il a été responsable du déclenchement de cette guerre d’agression et de rapine qui a causé près de 75 millions de morts, dont près de 27 millions de citoyens soviétiques, d’innombrables souffrances et l’horreur des camps de concentration nazis. Les peuples ne peuvent pas non plus oublier des pages noires telles que les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki par les États-Unis, sans aucune justification militaire, qui représentaient une démonstration de leur puissance et de leurs objectifs hégémoniques au niveau mondial.

    La Seconde Guerre Mondiale (1939-1945) a été le résultat de l’aggravation des contradictions inter-impérialistes et, simultanément, de l’objectif de détruire le premier État socialiste, l’URSS, exprimé, entre autres, par le soutien et la connivence du Royaume-Uni, de la France et des États-Unis avec le réarmement et l’ambition expansionniste de l’Allemagne nazie.

    En commémorant le 75e anniversaire de la Victoire le jour historique du 9 mai 1945, les partis communistes et ouvriers soussignés, convaincus qu’ils interprètent les sentiments et les aspirations des travailleurs et des peuples du monde entier:

    – Rendent hommage à tous ceux qui ont donné leur vie sur les champs de bataille contre les hordes nazi-fascistes, et en particulier aux résistants et combattants antifascistes héroïques et au peuple soviétique et à l’Armée rouge héroïques, dirigés par le Parti Communiste, dont la contribution, écrite sur des pages héroïques comme les batailles de Moscou, Leningrad ou Stalingrad, a été décisive pour la Victoire sur la barbarie;

    – Considèrent que la victoire sur l’Allemagne nazie et ses alliés du Pacte Anti-Comintern a été obtenue grâce à la contribution décisive de l’URSS, à la nature de classe du pouvoir soviétique, avec la participation des masses populaires, au rôle dirigeant du Parti Communiste, à la supériorité démontrée par le système socialiste. Cette victoire constitue un énorme patrimoine historique du mouvement révolutionnaire;

    – Apprécient les avancées extraordinaires dans le processus d’émancipation sociale et nationale des travailleurs et des peuples que la Victoire et l’avancée des forces du progrès social et de la paix ont rendus possibles, avec l’extension du camp des pays socialistes à l’Europe, l’Asie et l’Amérique latine, les conquêtes du mouvement ouvrier dans les pays capitalistes, le développement impétueux du mouvement de libération nationale et la liquidation conséquente des empires coloniaux;

    – Dénoncent et condamnent les campagnes visant à diminuer, déformer et même nier le rôle de l’URSS et des communistes dans la défaite du nazi-fascisme et, en outre, même blâmer injustement et faussement l’Union soviétique pour le début de la Seconde Guerre Mondiale, à effacer les responsabilités du grand capital et des gouvernements à son service dans la promotion et la montée du fascisme et dans le déclenchement la guerre, et à blanchir et réhabiliter le fascisme, en même temps qu’on détruit les monuments et la mémoire de l’Armée soviétique libératrice, on promeut l’anticommunisme et on criminalise les communistes et autres antifascistes;

    – Dénoncent et condamnent les résolutions anticommunistes de l’UE et la tentative de falsification historique et calomnieuse d’assimiler le socialisme au monstre du fascisme;

    – Avertissent que l’impérialisme mise de plus en plus sur le fascisme et la guerre comme «issue» à l’approfondissement de la crise du système capitaliste, dont le caractère inhumain devient particulièrement évident lorsque, même face à la très grave épidémie de Covid-19, l’impérialisme, les États-Unis, l’OTAN, l’UE et les puissances capitalistes leurs alliés, poursuit une politique criminelle de blocus et d’agression contre des pays et des peuples;


    1. Parti Communiste d’Arménie
    2. Parti Communiste d’Australie
    3. Parti des Travailleurs d’Autriche
    4. Parti Communiste du Bangladesh
    5. Parti Communiste du Belarus
    6. Parti Communiste de Belgique
    7. Parti Communiste du Brésil
    8. Parti Communiste de Grande Bretagne
    9. Nouveau Parti Communiste Communiste de Grande Bretagne
    10. Parti Communiste du Canada
    11. Parti Communiste du Chili
    12. Parti Communiste Colombien
    13. Parti des ouvriers socialistes de Croatie
    14. Parti Progressiste des travailleurs de Chypre – AKEL
    15. Parti Communiste de Bohème Moravie
    16. Parti Communiste au Danemark
    17. Parti Communiste Égyptien
    18. Parti Communiste de Finlande
    19. Parti Communiste Français
    20. Pôle de Renaissance Communiste en France
    21. Parti Communiste Unifié de Géorgie
    22. Parti Communiste Allemand
    23. Parti Communiste de Grèce
    24. Parti des Travailleurs Hongrois
    25. Parti Communiste Indien (Marxist)
    26. Parti Communiste Indien
    27. Parti Tudeh Iran
    28. Parti Communiste Irakien
    29. Parti Communiste d’Irelande
    30. Parti des Travailleurs d’Irelande
    31. Parti Communiste d’Israël
    32. Parti Communiste Italien
    33. Parti de la Refondation Communiste
    34. Parti des Travailleurs de Corée
    35. Parti Communiste du Luxembourg
    36. Parti Socialiste Populaire – Association Nationale Politique (PPS APNPS) Mexico
    37. Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas
    38. Nouveau Parti Communste de Aotearoa
    39. Parti Communsite de Norvège
    40. Parti Communiste du Pakistan
    41. Parti Communiste Palestinien
    42. Parti Communiste Paraguayen
    43. Parti Communiste Péruvien
    44. Parti Communiste Philipin (PKP – 1930)
    45. Parti Communiste Portugais
    46. Parti Communiste de la Fédération de Russie
    47. Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie
    48. Communiste de Serbie
    49. Parti Communiste Sud Africain
    50. Parti Communiste d’Espagne
    51. Parti Communiste des Peuples d’Espagne
    52. Communistes de Catalogne
    53. Union Populaire de Galice
    54. Parti Communiste des travailleurs d’Espagne
    55. Bloc Nationaliste Galicien
    56. Parti Communiste Soudanais
    57. Parti Communiste (Suisse)
    58. Parti Communiste Syrien
    59. Parti Communiste de Turquie
    60. Parti Communiste d’Ukraine
    61. Parti Communiste USA
    62. Parti Communiste du Venezuela

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • #8mai L’action pour un nouveau CNR doit être, plus que jamais, l’objectif de tous les travailleurs, inséparable de l’action pour la reconquête de notre totale souveraineté avec les quatre sorties, de l’OTAN, de l’Euro, de l’UE et du capitalisme

     

    Vice-président du PRCF et ancien combattant de la Résistance FTPF, ancien député de Corrèze, Pierre Pranchere a rédigé cette déclaration que soutient à l’unanimité le secrétariat national du PRCF


    “En ce  L’action pour un nouveau  doit être, plus que jamais, l’objectif de tous les travailleurs, inséparable de l’action pour la reconquête de notre totale souveraineté avec les quatre sorties, de l’OTAN, de l’Euro, de l’UE et du capitalisme”

    Allocution de  pour le 75e anniversaire de la victoire de Stalingrad

    Le 75ème anniversaire de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, le 8 mai 2020, ne sera célébré que de manière confidentielle. Confinement oblige, le public ne pourra se joindre aux commémorations.

    La commémoration du 75ème anniversaire de la Victoire est entachée par la résolution inique « sur l’importance de la mémoire pour l’avenir de l’Europe », adoptée à une large majorité, par le Parlement européen et les députés français du PE, le 19 septembre 2019. Cette résolution assimile de manière totalement infamante le nazisme et le communisme, les criminels et les victimes. Seuls parmi les députés français ceux de la « France-Insoumise » ont voté contre.

    La résolution du 19 septembre 2019 est l’aboutissement d’un cheminement longuement préparé par plusieurs prises de position précédentes :

    • la résolution 1481 sur « la nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires » adoptée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe le 26 janvier 2006 ;
    • La déclaration « de Prague » sur « la conscience européenne et le communisme », du 3 juin 2008 ;
    • la déclaration du Parlement européen sur la proclamation du 23 août comme journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme », adoptée le 23 septembre 2008 ;

    Effacer de la mémoire des peuples l’existence de l’Union Soviétique et des pays socialistes au moment même où les Russes affirment majoritairement dans divers sondages que la période soviétique a été une période positive pour le peuple ; bannir les partis communistes et leurs symboles ; tuer l’espoir d’une société pour l’homme afin d’asservir toujours plus les peuples à la dictature du capital, tels sont les objectifs. La réécriture, la négation de l’histoire de la Seconde  mondiale, méthodiquement et systématiquement orchestrée par les pouvoirs successifs et leurs médias depuis des décennies, portées au paroxysme par le gouvernement Macron et l’Union Européenne ; la castration de l’histoire dans les manuels scolaires sont les outils idéologiques de choix destinés à opérer l’indispensable lavage de cerveau collectif.

    Les anti-communistes et les révisionnistes de tout poil s’emploient, en mettant sur le même pied l’Union Soviétique et l’Allemagne nazie, à faire oublier que l’Union Soviétique n’a pas seulement contribué à la Victoire mais qu’elle en est l’élément central avec sa puissante Armée rouge et les incommensurables sacrifices consentis par son peuple. La victoire de Stalingrad fut le tournant décisif de la guerre, elle donna définitivement l’initiative stratégique à l’Armée rouge. Dans l’été 1943, la victoire de Koursk lança la contre-offensive généralisée qui s’acheva, le 30 avril 1945, par la prise de Berlin. La négation à l’œuvre du rôle de l’URSS et des partis communistes sert aussi à faire oublier aussi le rôle irremplaçable de la résistance intérieure communiste en Europe et en France avec ses FTPF et ses FTP-MOI.

    En Europe de l’Est, les Waffen-SS sont honorés par les néo-nazis, présents jusqu’au sommet des États comme en Lettonie où le ministre de la Défense affirme que « La Waffen-SS est la fierté » de son pays, tandis que les communistes sont pourchassés, leurs partis interdits. L’Est de l’Ukraine subit la double peine de la pandémie de Covid-19 et d’une guerre persistante dont personne ne parle. L’armée ukrainienne et les milices fascistes font régner la terreur parmi la population, l’industrie est ruinée, le secteur médical détruit. Selon l’ONU, ce conflit aurait fait depuis 2014, 13 100 morts. L’Europe de l’Ouest n’échappe pas à cette résurgence, en Allemagne et en France même où le parti d’extrême droite lepéniste est désormais totalement banalisé.

    L’Union Européenne, machine à criminaliser le communisme, par son alliance avec l’OTAN (dont sont membres la plupart des États de l’UE), est une machine de guerre extrêmement dangereuse qui n’a de cesse de cibler la Russie. Des manœuvres militaires de l’OTAN intitulées « Defender Europe », interrompues le 11 mars pour cause de coronavirus, devraient d’ailleurs se dérouler du 11 mai au 7 juin de l’Arctique jusqu’à la mer Noire, sur le territoire de l’Union européenne, le long des frontières de la Russie et de la CEI. Des soldats français doivent y participer, en dépit de l’opposition formelle d’une dizaine d’anciens généraux à cette opération. Ces haut-gradés plaident au contraire pour un rééquilibrage des relations internationales. 1

    Des sources du Pentagone, il apparait que le ministère de la défense américain a mené une simulation de guerre nucléaire contre la Russie.

    L’Union européenne est aussi une machine de guerre contre toutes les conquêtes sociales du programme du CNR mis en œuvre par les ministres communistes à la Libération. La récente référence de Macron aux « Jours heureux » pour justifier sa proposition d’un gouvernement d’union nationale est une insulte aux représentants des organisations de Résistance, des centrales syndicales et des partis groupés au sein du Conseil National de la Résistance qui approuvèrent à l’unanimité, le 15 mars 1944, un programme audacieux tout entier destiné à redresser l’économie, reconquérir la souveraineté de notre pays avec la maîtrise des grands moyens de productions et bancaires, la protection des travailleurs, la sécurité de l’emploi, etc… Ce Programme est depuis des décennies systématiquement et méthodiquement démantelé par les gouvernements successifs, tous, quelle que soit leur étiquette, gouvernements qui se font les serviteurs du grand patronat et de l’outil dévastateur dont les forces du capital se sont dotés en Europe, l’Union Européenne.

    En ce 8 mai, anniversaire de la victoire contre le nazisme et de la renaissance d’une France pleinement souveraine, l’action pour un nouveau CNR doit être, plus que jamais, l’objectif de tous les travailleurs, inséparable de l’action pour la reconquête de notre totale souveraineté avec les quatre sorties, de l’OTAN, de l’Euro, de l’UE et du capitalisme.

    1 https://www.capital.fr/economie-politique/il-faut-se-liberer-de-lemprise-americaine-et-se-rapprocher-de-moscou-clament-plusieurs-hauts-grades-de-larmee-1368939


    Signer l’appel Pour une République Française sociale, souveraine, démocratique et fraternelle. Ensemble, virons Emmanuel Macron et l’euro-mondialisation virale !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Déclaration de la Coordination Bretagne du PRCF

    Pour relancer durablement  une usine de masques respiratoires en Bretagne... (CoordinationBretagne du PRCF-6/05/20)

     

    Pour relancer durablement une usine de masques respiratoires en Bretagne

    oui au projet de coopérative d’intérêt collectif

    non aux vieilles-fausses solutions

     

    La catastrophe sanitaire du covid-19 qui s’est répandue dans tout le pays a révélé à tous, malgré les assurances de Mme Agnès Buzyn alors Ministre de la Santé, que la France ne possédait pratiquement pas de stocks de masques pourtant indispensables à la protection des personnels soignants et de tous les travailleurs contraints d’ assurer la continuité des services indispensables à la vie du pays (agroalimentaire, transports..). Les gouvernements successifs ont ainsi montré, non seulement leur incapacité à assurer la protection des populations, mais aussi leur participation active au service de la mondialisation capitaliste et à sa déclinaison continentale : l’Union Européenne.

    De la fermeture de l’usine de Plaintel (22)...

    En 2018 le groupe étasunien Honeywell ferme le site industriel de production de Plaintel situé dans l’agglomération de Saint-Brieuc (22) pour délocaliser en Tunisie, licenciant les 38 salariés encore en activité. Cette entreprise, qui a compté jusqu’à 300 salariés, pouvait produire 200 millions de masques par an, près de 20 millions par mois , 4000 par heure. C’est elle qui avait créé et produit le masque FFP2. Elle était équipée de 8 machines ultra-modernes que le groupe étasunien Honeywell a fait détruire avant de quitter le site. En 2010, lors de l’acquisition de l’usine par le groupe, elle disposait encore d’un effectif de 140 salariés. L'entreprise basée dans les Côtes-d’Armor s’est employée à marginaliser la production de masques. Avec l’ancien propriétaire, un nouveau masque sortait tous les quatre ans. Avec Honeywell, aucun nouveau masque en 8 ans.Le catalogue des produits Honeywell ne mentionnait même pas les masques utilisés en cas de pandémie. Après avoir sensiblement diminué ses commandes, l’État n’en a plus passé aucune à partir de 2010. La multinationale étasunienne bénéficie alors de l’aide de l’État pour financer huit plans sociaux et licencier les derniers salariés en 2018, avec l’appui du Ministère du travail, contre l’avis de l’Inspecteur du Travail qui n’a pas trouvé les motifs économiques invoqués avérés.

    ….à la relance de la production de masques par une société coopérative d’intérêt collectif

    Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), s’inspirant de la démarche du Conseil National de la Résistance et de son programme « Les jours heureux », se prononce pour la reconquête de l’indépendance nationale, la réindustrialisation des territoires laissés en friche (le « Produire en France »), et pour la nationalisation des industries stratégiques de la santé (la production de médicaments, de matériel médical comme des bouteilles d’oxygènes, des masques et des vêtements de protection sanitaire) qu’il faut placer sous le contrôle souverain du peuple et des travailleurs.

    Pour le PRCF, il n’y a rien à attendre ni d’ Emmanuel MACRON, le fondé de pouvoir du MEDEF, ni de l’Union européenne où règne l'austérité économique permanente. Le projet de création d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif est le seul qui s’inscrive dans une logique non-marchande et d’utilité publique excluant tout enrichissement privé. Ce projet, initié par un syndicaliste, Serge Le Quéau, fait l’objet d’une étude de faisabilité par la Région et nécessite un financement estimé à 5 millions d’euros. Il est aujourd’hui porté par l’Intersyndicale CGT-FSU-SOLIDAIRES des Côtes-d’Armor et bénéficie de la bienveillance affichée des trois collectivités publiques concernées (Région, Département, Intercommunalité de Saint-Brieuc)

    L’autre projet est celui d'un certain M.Chatila. En réalité un projet Honeywell-bis. M. Chatila prétend vouloir relancer la production de masques près de Saint-Brieuc en y investissant 15 millions d’euros (alors que le projet SCIC est estimé à 5 millions !).
    M. Chatila, milliardaire suisse, ne vient pas en Bretagne faire de la philanthropie mais pour faire des affaires. Ainsi les 15 millions d'euros qu’il propose d’investir sont en fait de l’argent « public » : 5 millions de subvention de l’État + un prêt bancaire de 10 millions d’euros, à un taux voisin de 0, pris sur les 750 milliards d'euros injectés par la BCE aux banques « pour relancer l’économie »... De quoi recréer une nouvelle affaire Honeywell !

    L’heure est à la mobilisation populaire pour le produire en France, pour la prise en main des outils de production par les travailleurs, et pour l'indépendance nationale ! Le PRCF entend y apporter sa contribution.

    Pour sauver des vies, fabriquons des masques

    durablement et localement

     

    signons la pétition en ligne sur change.org :

    http://chng.it/6csXjqmJ

     

    La Coordination Bretagne du PRCF-le 6/05/2020

    contact: cliquer ICI

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    1 commentaire
  • Alors qu’avec vice, le plus impopulaire, illégitime et autoritaire que jamais fait référence aux “jours heureux” allusion au titre du programme du , secrétaire national du PRCF revient sur ce que doit être un nouveau CNR pour retrouver de vrais jours heureux.

    A la date symbolique du 1er mai 2020, c’est un au rassemblement et à l’action pour une République Française sociale souveraine démocratique et fraternelle que lancent ensemble plus de 150 personnalités de tous horizons, résistants, militants politiques ou associatifs, syndicalistes, gilets jaunes, artistes, journalistes, étudiants et simples citoyens, travailleurs… Un qui se saisit de l’anniversaire des 15 ans du NON du peuple français à la Constitution Européenne pour appeler à la mobilisation. Un auquel chacun peut répondre présent, en le signant et le faisant signer en ligne et en participant aux actions pour les 29 et 30 mai 2020.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    APPEL-PÉTITION

    POUR UNE REPUBLIQUE FRANCAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DEMOCRATIQUE ET FRATERNELLE, ENSEMBLE, VIRONS MACRON ET L’EURO-MONDIALISATION VIRALE !

     

     

    15ème ANNIVERSAIRE du NON FRANÇAIS à la CONSTITUTION SUPRANATIONALE
    Pour une REPUBLIQUE FRANCAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DEMOCRATIQUE et FRATERNELLE,
    ENSEMBLE, VIRONS MACRON et L’EURO-MONDIALISATION VIRALE !
    CHER(E)S CONCITOYEN(NE)S, COMPATRIOTES, AMI(E)S ET CAMARADES,

     

    L’énorme crise dite « du coronavirus » inflige à la France, à l’Europe et au monde une situation suffocante où l’anxiété de masse et le délabrement organisé du système hospitalier le disputent aux pires entreprises antisociales et liberticides….

     

    Lire la suite et signer la pétition en ligne cliquer sur http://lherminerouge.

     

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