• QUAND LES REFORMISTES DE LA CGT « RECADRENT » MARTINEZ… et que le Front syndical de classe leur répond. (IC.fr 9/07/2016)

    QUAND LES REFORMISTES DE LA CGT « RECADRENT » MARTINEZ… et que le Front syndical de classe leur répond. (IC.fr 9/07/2016)

    Voici ci-dessous la juste réaction du à une déclaration de cadres de l’UGICT et de patrons d’entreprises (dans un savant méli-mélo) qui est un véritable tir dans le dos de la ouvrière en lutte. Comme quoi, n’en déplaise à ceux qui voudraient voir la comme un monolithe, la lutte des classes ne se déroule pas seulement ENTRE la et les forces du capital…

    Plus que jamais, soutenons sans complexe les syndicalistes de classe dont l’intervention courageuse et à contre-courant a permis un premier ressourcement réjouissant de la CGT et exigeons surtout que la confédération aille au bout de cette démarche salutaire en critiquant enfin l’UE dont émane la prétendue « loi El Khomri » (transposition en droit français des sommations de la commission européenne).

    Un beau sujet de réflexion aussi pour ceux qui parlent de « salariat » en général en mettant sur le même plan le rôle des cadres et celui des ouvriers dans la lutte anticapitaliste…

    Au passage on aimerait bien que les cadres UGICT-CGT qui signent ce texte fielleux fassent montre d’un peu d’esprit critique envers la gestion de plus en plus antisociale et antinationale des entreprises du public et du privé dont ils assument au contraire avec fierté les politiques gravement dérivantes…

    Commentaire du Front syndical de classe à propos de l’appel ci-dessous des chefs de file de l’UGICT-CGT, le secteur cadres de la CGT 

     

    Besoin de renouer le dialogue social vraiment ?

    QUAND LES REFORMISTES DE LA CGT « RECADRENT » MARTINEZ… et que le Front syndical de classe leur répond. (IC.fr 9/07/2016)

    La presse vient d’annoncer la diffusion d’un appel au gouvernement  à renouer la discussion sur la loi travail : « Loi travail. Des cadres dirigeants lancent un appel pour renouer avec le dialogue social en France »

    Cet appel émane de cadres dirigeants d’entreprise, de PDG, de militants syndicaux et politiques divers parmi lesquels on peut discerner d’anciens dirigeants de la CGT, des dirigeants actuels de l’UGICT (organisation spécifique des cadres et techniciens), des économistes du PCF …

    Quel est donc le sens de cet appel dans la bataille que nous vivons contre la loi travail ? 

    Le premier « constat » sur le plan économique est donc que ça va plutôt mieux au plan économique (« les investissements repartent« ).

    Cette « embellie » résultant en quelque sorte de « la mise en commun des intelligences et des savoir faire » , sous-entendu dans les entreprises.

    Ce qui rappelle fâcheusement la déclaration de Thierry Lepaon au « Nouvel Economiste « de 2014 « Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés ».

    La crise sociale, donc la lutte, les grèves, les blocages mettant en péril cette fragile reprise.

    Renvoyant au fond dos-à-dos le gouvernement et le mouvement social, malgré une dénonciation des effets possibles de la logique de la loi travail et ceux du dumping social et du « court-termisme  » .

    Et à partir de ce constat pour préconiser quoi ? Le retrait de la loi ? L’abandon du 49-3 ?

    Dans la mesure où c’est le pouvoir socialiste qui vise à la remise en cause des conquis sociaux séculaires et de haute lutte !

    NON !

    Ce que l’appel préconise c’est la reprise d’un « dialogue social apaisé »

    Comme s’il s’agissait d’une simple affaire de bonne volonté de part et d’autre.

    Comme si les mesures prévues dans la loi travail, l’inversion de la hiérarchie des normes, les mesures sur la médecine du travail, le referendum d’entreprise … ne venaient pas de loin !

    Comme si ces mesures n’étaient pas dictées par l’Union et la Commission européennes encadrées par des directives qui visent à s’appliquer à tous les peuples européens.

    Comme si donc le « dialogue social » n’était pas utilisé depuis de nombreuses années avec la complicité de la CFDT pour couvrir les pires renoncements aux droits et garanties des travailleurs ! (cf. l’ANI, les réformes successives des retraites …)

    Le blocage réside fondamentalement, essentiellement dans la volonté des classes dirigeantes et de l’oligarchie européenne d’infliger de nouvelles régressions au monde du travail !

    Laisser croire que dans ces conditions « un dialogue social apaisé » est possible et puisse être porteur de nouvelles avancées pour les travailleurs, c’est au mieux promouvoir des illusions.

    Implicitement pour les dirigeants syndicaux de la CGT signataires de cet appel son contenu constitue une critique et un démarquage de l’orientation de lutte de la direction confédérale.

    Et implicitement de l’esprit combatif qui a animé les bases militantes engagées dans les grèves reconductibles, les manifestations, les blocages de site …

    La presse ne s’y est d’ailleurs pas trompé qui en diffusant l’appel a titré : « Les cadres CGT prennent leurs distances avec Martinez » !

    Il s’agit donc sous un couvert consensuel (avec des forces extérieures au mouvement syndical) d’une offensive contre les orientations prises pour une part au 51e congrès et dans les luttes concrètes qui ont suivi et qui précisément après plus de 20 ans d’accompagnement réformiste renouent en partie avec les traditions de classe de la grande CGT.

    Dans la CGT la lutte entre ceux qui veulent y faire prédominer le « dialogue social » si cher aux dirigeants de la CFDT et de la Confédération européenne des Syndicats et ceux qui savent que seul les luttes et le rapport de forces sont en mesure et d’enrayer les régressions et de donner corps à de nouvelles conquêtes se poursuit donc !

    Sous des formes renouvelées.

    Comme le prouvent toutes les grandes dates où des millions de femmes et d’hommes se sont mis en mouvement : 1936 et le Front populaire, la Libération, mai 1968, les luttes avec la jeunesse contre le CPE … les conquis vont avec !

    Dans les rapports sociaux capitalistes il n’existe pas de « mise en commun des intelligences et des savoir faire » … au service du bien commun et de l’intérêt général !

    Pour la CGT et ses militants il s’agit donc de ne pas se laisser bercer par les illusions réformistes !

    A l’inverse pour nous, la mise en cohérence jusqu’au bout d’une orientation de lutte et donc de classe, passe aussi par une attitude résolument critique de l’Union européenne, par le retrait de la CES et par l’inscription plus résolue que jamais de la CGT dans les tâches de la « double besogne » du syndicat conjuguant luttes quotidiennes et luttes pour la transformation radicale de la société !

    Le Front Syndical de Classe- 4 juillet 2016 

    source: frontsyndical-classe.org

     

    QUAND LES REFORMISTES DE LA CGT « RECADRENT » MARTINEZ… et que le Front syndical de classe leur répond. (IC.fr 9/07/2016)

    Dimanche 3 juillet 2016

    Les cadres CGT prennent leurs distances avec Martinez

     

    APPEL - Le syndicat CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT) appelle à "un dialogue apaisé" face à la loi Travail. Cette fédération prend ainsi implicitement ses distances avec le secrétaire général Philippe Martinez, bien qu'elle ne le cite pas.  

    QUAND LES REFORMISTES DE LA CGT « RECADRENT » MARTINEZ… et que le Front syndical de classe leur répond. (IC.fr 9/07/2016)Philippe Martinez veut continuer à mobiliser dans la rue. (Sipa)

    Dans une tribune que nous publions, signée par plus d'une cinquantaine de dirigeants de PME et de cadres, le syndicat CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT) appelle à "renouer avec le dialogue social en France". Critiques contre le gouvernement, ces signataires voient toutefois le dialogue "apaisé" comme "seule solution". D'où leur demande d'engager des "négociations" sur la loi Travail, contrairement au secrétaire général de la CGT,Philippe Martinez, qui a redit cette semaine que "ça se jouera dans la rue".

    Voici leur appel en intégralité

    "Que ce soit dans l’industrie, le numérique, les sciences, la médecine, les arts, le sport et dans beaucoup d’autres domaines encore, notre pays continue d’enregistrer de nombreux succès, en France et à l’international. La France est un pays respecté à travers le monde. Nous qui voyageons beaucoup à l’étranger pour nos activités professionnelles, le constatons régulièrement.

    Sur le plan économique, depuis quelques semaines, les investissements repartent dans notre pays tout comme la consommation des ménages. Tout cela reste fragile et conjoncturel, mais cette légère embellie économique est le produit de la mise en commun des intelligences et des savoir-faire.

    « Les ennemis de la démocratie comptent les points en silence » 

    Cette mince reprise est aujourd’hui mise en péril par la crise sociale qui s’est installée en France autour de la loi Travail depuis trop longtemps. Chacune des parties a fourbi ses arguments. Les points de désaccords sont identifiés.

    «Nous constatons les méfaits sur l’économie et l’emploi de la vision court-termiste qui prédomine dans la gouvernance des grands acteurs économiques.» 

    Le gouvernement croit détenir toute la vérité. Pourtant, une bonne partie des Français ne partage pas ses positions et l’exprime, certains par des actions, des grèves, d’autres à travers des sondages d’opinion (67% des Français opposés à la loi Travail, sondage du 19 juin de Harris Interactive pour LCP). Beaucoup de Français ne perçoivent pas, ni l’impact positif que cette loi pourrait avoir sur la création d’emploi, ni les améliorations qu’elle pourrait apporter pour les entreprises. Or, le gouvernement s’entête et refuse tout échange constructif. Aujourd’hui, la situation est bloquée.

    Par notre position stratégique dans l’entreprise, nous constatons les méfaits sur l’économie et l’emploi de la vision court-termiste qui prédomine dans la gouvernance des grands acteurs économiques. Nous connaissons l’impact dévastateur du dumping social et économique qui fragilise la pérennité de l’investissement dans les entreprises, notamment dans les PME. La loi Travail, en rompant avec les régulations sectorielles au niveau de la branche risque de généraliser ces logiques.

    Pendant ce temps, les ennemis de la démocratie comptent les points en silence, usent de démagogie pour engranger les mécontentements. Ils s’apprêtent à sortir du bois le moment venu. Quel en sera alors le prix à payer pour notre économie, pour nos entreprises?

    "Il est temps que des négociations s’engagent afin de parvenir à un accord qui apporte de nouveaux droits pour les salariés"

    Face à ces dangers et aux diverses provocations violentes qui se développent en marge des manifestations, il est indispensable de retrouver dès que possible une cohésion sociale et économique dans notre pays.

    Pour cela, la seule solution dans une démocratie demeure le dialogue. Un dialogue apaisé, sans provocations et qui conduise à des avancées sociales. Il est temps que des négociations s’engagent afin de parvenir à un accord qui apporte de nouveaux droits pour les salariés.

    Compte tenu de la gravité de la situation, nous avons décidé aujourd’hui de prendre la parole en lien avec nos responsabilités professionnelles de cadres dirigeants et supérieurs. Issus de tous horizons, de tous secteurs d’activité, de toutes sensibilités, nous appelons le gouvernement à renouer instamment la discussion afin de sortir de ce blocage par le haut et de permettre un débat serein à l’Assemblée Nationale. Ce faisant, nous exprimons aussi notre responsabilité de cadres et de dirigeants.

    Premier-es signataires 

    •Daniel Sommer, PDG Groupe Speed Rabbit Pizza - Mezzo di Pasta - Mania
    •Anthony Gratacos, President, SAS Gratacos Père et Fils
    •Marie-José Kotlicki, cadre supérieure au ministère des finances, secrétaire générale de l’UGICT-CGT

    Signataires

    •Corine Albert, responsable mobilité et programmes RH, SNCF Logistics
    •Gérard Alezard, ingénieur retraité, vice-président d'honneur du Conseil économique et social
    •Albert Ancona, cadre supérieur industrie informatique
    Nathalie Amblard, cadre supérieure industrie informatique à ATOS
    •Bernard Belin, directeur de centre d'insertion
    •Frédéric Boccara, administrateur Insee, Hors classe, personnalité qualifiée au CESE
    •Alain Bonhomme, inspecteur général des affaires culturelles honoraire
    •Michael Bertini, Directeur General de l'Atelier des Compagnons
    •Jean-Michel Bonheur, responsable du service comptable du siège, groupe La Poste
    •Carlos Bowles, cadre supérieur et représentant du personnel de la Banque centrale européenne 
    •Eric Buttazzoni, cadre supérieur, ancien administrateur de GDF
    •Manuel Canevet, dirigeant d’une société de conseil, Nantes
    •Paulo Carvalho, responsable du pôle immobilier de la CAIXA
    •Sandrine Charnoz, cadre supérieure dans une grande entreprise de transport public
    •Richard Codron, cadre supérieur RTE
    •Christine Comte, responsable partenariats de La Poste France Comté
    Laurent Cooper, représentant cadre au conseil d'administration de SNCF Mobilité
    •Pierre Delanoue, cadre supérieur direction RH SNCF (retraité)
    •Denis Durand, directeur adjoint, retraité, Banque de France
    •Alain Février, directeur de recherche dans l’énergie
    •Antonio Fiori, Président d’AMO CONSEILS, ingénierie du bâtiment
    •Philippe Fontfrede, entrepreneur social, initiateur de la pétition "Moi, patron de ma •PME, je n'ai surtout pas besoin de la loi El Khomri!" 
    •Olivia Fortin - Co gérante SARL WOOOM et SARL ORGANIK - Evénementiel - Marseille.
    •Jean-Luc Gibelin, directeur d'hôpital
    •Anthony Gratacos, President, SAS Gratacos Père et Fils
    •André Hue, Cadre dirigeant de l'Agence Française de Développement
    •Pierre Hullo, cadre dirigeant d’une entreprise du secteur postal
    •Alain Janvier, ingénieur retraité, groupe Safran-Snecma
    •Brigitte Jonon, cadre supérieure à la Banque Postale, administratrice du groupe La Poste
    •Olivier Jouan, président conseil d'administration de la SA-SCOP Port Parallèle
    •Guy Kabla, Gérant de la SAS BATINOL, société de promotion immobilière, marchand de biens
    •Marie-José Kotlicki, cadre supérieure au ministère des finances, secrétaire générale •de l’UGICT-CGT
    •Laetitia Kruszynska, responsable marketing, cadre supérieure à Orange
    •Pascale Lalys, Dirigeante PAO SNCF
    •Jacques Lavaud, Haut fonctionnaire (cour des comptes) retraité
    Francois Longerinas, PDG de l’Ecole des Métiers de l’Information (EMI-CFD)
    •Serge Mas, économiste, cadre supérieur à Orange
    •Nicolas Mérigot, délégué général, CJDES
    •André Olivier, Président Cave Lex
    •Pascal Pelisson, Ingénieur à SAFRAN AERO ENGINES.
    •Christopher Polmann, Professeur des Universités, agrégé de droit public, Université de Lorraine- Metz
    •Alain Prouvenq, représentant cadre au conseil de surveillance du Groupe Public Ferroviaire (SNCF)
    •Franck Pupunat, cadre dirigeant d’une entreprise du secteur postal
    •Jean Paul Rignac, chercheur, administrateur EDF
    •Claude Riwan, économiste statisticien, cadre supérieur à Orange
    •Jean Sammut, Président de PROCIAL
    •Danielle Sinoquet, cadre supérieur direction de la stratégie SNCF
    •Daniel Sommer, PDG Groupe Speed Rabbit Pizza - Mezzo di Pasta - Mania  
    •Stéphane Soulard, cadre supérieur en informatique
    •Gilles Thomas, expert Caténaire (direction de la maintenance) SNCF Réseau
    •Olivier Uwer, directeur adjoint d'établissement SNCF Mobilité 
    •Franck Varennes, expert Voie (direction de la maintenance) SNCF Réseau
    •Patrick Widloecher, cadre dirigeant d’une entreprise du secteur postal

    Le 3/07/2016

    Source : lejdd.fr/

     

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