• Quimper (29) Quatre mois de prison ferme pour s’en être pris aux policiers (LT.fr-23/06/20-18h15)

    Quatre mois de prison ferme pour s’en être pris aux policiers

     

    Le contrôle avait mal tourné, samedi soir à Kermoysan. Reconnu coupable d’outrage, de rébellion, de violences et de menaces de mort envers des policiers, un jeune homme a été condamné, ce mardi, à de la prison ferme.

    « Ce n’est pas vrai ». Jugé en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Brest où il est incarcéré depuis lundi, le jeune prévenu réfute catégoriquement les faits de violences et les menaces de mort qui lui sont reprochés par le tribunal. Âgé de 18 ans, le jeune homme, jamais condamné par le passé, avait fait l’objet d’un contrôle d’identité par les policiers de la brigade anticriminalité du commissariat, samedi soir peu avant minuit. En compagnie de son petit frère et d’un ami, il écoutait de la musique au pied des immeubles du quartier de Kermoysan.

    « La question aurait pu être réglée en une heure », souligne l’avocate des policiers. Oui mais voilà, dans l’impossibilité de présenter ses papiers, le jeune homme aurait outragé les policiers. Et refusé de se soumettre à l’interpellation, se débattant avec violence, selon le procès-verbal des forces de l’ordre. Les policiers avaient même dû renoncer à l’interpellation du petit frère, encerclés par une dizaine de jeunes du quartier.

    « Les faits sont intolérables »

    Ce mardi, deux versions se sont pourtant opposées devant le tribunal. « Il reconnaît avoir résisté, mais pas avec violence », soutient l’avocate du jeune homme pour qui les mouvements de jambes ne constituent pas des violences. « Il était agité mais n’a pas donné de coups de pied », insiste-t-elle.

    Les policiers avaient dû faire usage d’un pistolet à impulsion électrique après avoir appelé des renforts. La preuve, pour la procureure Collobert, d’une rébellion. Les violences se seraient poursuivies dans la voiture banalisée et au commissariat, allant jusqu’à des menaces de mort dénoncées par les policiers.

    Pour la magistrate du parquet, l’affaire témoigne d’une montée des violences à l’encontre des forces de l’ordre : 110 agressions quotidiennes. « Elles ont augmenté de 60 % en 20 ans. Les délinquants ne s’arrêtent pas aux outrages. Les faits commis sont intolérables », martèle la procureure avant de requérir huit mois de prison dont quatre mois ferme.

    Interdit de séjour à Kermoysan

    Arrivé en France il y a deux ans comme mineur isolé, le jeune homme a rejoint la Bretagne il y a trois mois, pour y retrouver ses parents. Scolarisé dans un lycée quimpérois et logé à Douarnenez dans le cadre d’un contrat jeune majeur, le prévenu ne semble pas poser de difficultés d’intégration selon l’association à qui il a été confié. Oui mais voilà, la procureure appuie sa démonstration par des informations du tribunal de Bobigny évoquant des antécédents de violences contre les forces de l’ordre. « Il n’y a aucun élément sur ces faits prétendus à Bobigny », rétorque la défense.

    Samedi soir, les policiers avaient pourtant laissé partir l’ami du jeune homme, pas davantage en mesure de présenter sa carte d’identité. Lui, ne s’était pas opposé au contrôle.

    Au terme de son délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions. Incarcéré pour quatre mois, le jeune homme sera notamment interdit de séjour à Kermoysan à sa sortie.

    Jean Le BORGNE

    source; https://www.letelegramme.fr/

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