• Quimper. Aux passages à niveau, les cheminots sur leurs gardes (OF.fr-11/08/19-20h34)

    Quimper. Aux passages à niveau, les cheminots sur leurs gardes (OF.fr-11/08/19-20h34)Le passage à niveau 514, celui où une piétonne, happée par un train, a été grièvement blessée, vendredi 9 août, à Quimper (Finistère). Au second plan, le tunnel du Likès.

    Après l’accident grave survenu vendredi 9 août dans le centre-ville de Quimper (Finistère), un conducteur de train confie ses « craintes », partagées par ses collègues, au moment d’aborder les trois passages à niveau proches de la gare SNCF. Et rappelle les règles de sécurité à respecter.

    Barrières baissées, feux rouges clignotants. Tous les signaux du passage à niveau étaient pourtant fonctionnels. Mais non : il a fallu que cet homme et cette femme, qui transportaient leur bébé

    en poussette, traversent devant la rame TER conduite par Gildas*. « L’une de mes plus grandes frayeurs » , confie le cheminot. La scène remonte à plusieurs mois. Personne n’a été blessé. Mais Gildas s’est fait une belle frayeur. Les faits se sont produits au passage à niveau de la rue de Brest, en plein centre-ville de Quimper (Finistère). Ce même croisement où une piétonne de 18 ans a été grièvement blessée après avoir été happée par un TER, vendredi 9 août.

    « C’est malheureux. Mais quand j’ai appris cet accident vendredi soir, je n’étais pas surpris que cela arrive » , confie Gildas, sans tirer de conclusion hâtive sur les faits. Les enquêteurs privilégient pour l’heure la thèse accidentelle. La piétonne aurait traversé alors que les barrières étaient baissées. Les feux clignotants étaient activés.

    « Une main sur le sifflet, l’autre sur le frein »

    Si Gildas n’a pas été étonné vendredi soir, c’est que depuis qu’il est amené à conduire des TER entre Landerneau et Quimper, il se méfie des trois passages à niveau les plus proches de la gare quimpéroise. « Lorsque je suis en approche, j’ai une main sur le sifflet, une autre sur le frein » , détaille-t-il. Prêt à tout faire pour, dans un premier temps, alerter les usagers de la route qu’il n’est plus loin. Et si nécessaire, prêt à stopper d’urgence la rame qu’il pilote.

    Les trois passages à niveau en question sont situés entre le tunnel du Likès et la gare. Aucun d’entre eux n’est « inscrit dans la liste des passages à niveau dangereux » , fait savoir la SNCF. D’ailleurs, hormis la collision du vendredi 9 août, « aucun accident récent n’est à recenser ces dernières années » , assure l’entreprise ferroviaire.

    Dans cette zone d’à peine 600 m, les convois – exclusivement des trains express régionaux – voient leur vitesse limitée à 50 km/h. « Bien souvent, on ne les atteint pas » , précise Gildas, qui circule davantage à 20 ou 30 km/h dans cette portion. La gare toute proche, où tous les trains ont obligation de marquer l’arrêt, explique la faible allure.

    Quimper. Aux passages à niveau, les cheminots sur leurs gardes (OF.fr-11/08/19-20h34)

    Les trois passages à niveau sont situés entre le tunnel du Likès et la gare SNCF. Une zone d’à peine 600 m où les convois – exclusivement des trains express régionaux – voient leur vitesse limitée à 50 km/h. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE

    Est-ce aussi la faible vitesse qui pousse les utilisateurs de la route à franchir les passages à niveau malgré les signaux activés ? C’est ce que pense le cheminot quimpérois. « À 20-30 km/h, le train est plus long à arriver. Et quand on est en approche, certains se disent qu’ils ont le temps de passer avant. »

    Le doigt d’honneur d’une vieille dame

    Outre le couple à la poussette ayant fait preuve d’imprudence, Gildas se souvient d’un scootériste livreur de pizzas trop pressé qui lui est passé devant. D’un automobiliste qui a « slalomé entre les barrières » pour ne pas avoir à attendre. Ou encore d’une vieille dame, que Gildas estimait « trop proche des voies » : « J’ai klaxonné à de multiples reprises. Elle n’a pas bougé. Quand je suis arrivé à sa hauteur, à faible allure, elle m’a fait un doigt d’honneur. Tout ça pour faire la bise à une copine, de l’autre côté du passage à niveau. »

    La boule au ventre mais toujours très attentif, Gildas franchit à chaque fois les trois croisements « avec crainte, sur le qui-vive, comme beaucoup de mes 60 collègues cheminots amenés à circuler entre Quimper et Brest. Je scrute tout : piétons, cyclistes, automobilistes et même les utilisateurs de trottinettes. Désormais, j’actionne le sifflet à chaque fois que j’approche d’un passage, pour éviter les mauvaises surprises. »

    Lancé à 30 km/h, il faut environ 50 m à un TER de 165 tonnes pour s’immobiliser.

    * Le cheminot a été anonymisé à sa demande.

    Basile CAILLAUD

    source: https://www.ouest-france.fr/

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