• Quimper. Cette famille est menacée de se retrouver sans toit (OF.fr-12/07/18-18h 37)

    Maka, Ramzan et leurs enfants Rayana, 6 ans, Hussein, 4 ans, Khassan, 8 ans et Iman, 9 ans, entourés des militants.

    Un collectif d’associations et de partis politiques se bat pour qu’une famille tchétchène ne soit pas expulsée de la maison où elle est hébergée au Braden.

    Ramzan, Makka et leurs quatre enfants ont bâti ici une vie provisoire. La famille a fui la Tchétchénie, où elle était persécutée, pour des cieux meilleurs et, après un passage au centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) de Rennes, s’est retrouvée à la rue. « Lorsque nous les avons rencontrés, ils dormaient dans leur voiture », se souvient Noëlle Chaplain, de l’association Un toit pour tous à Quimper (Finistère). C’était il y a deux ans.

    Quelque temps plus tard, une place se libérait au 41, rue de l’Île-aux-Moutons. Une maison inhabitée, propriété de la commune, utilisée depuis 2012 par les associations pour accueillir des personnes en situation irrégulière, avec l’accord tacite de la municipalité.

    « On les met dehors »

    À l’ombre, des vélos, grands et petits posés contre le mur. Quelques plantes repiquées sur la terrasse. « La famille a trouvé ici un équilibre, une stabilité, une sécurité. » Une sécurité remise en cause par une assignation de la famille devant le tribunal de grande instance de Quimper, en vue de son expulsion, sans délai, pour occupation illégale.

    Un coup de massue pour les bénévoles engagés à leurs côtés. « C’est mettre une famille dehors », constate amèrement Gérard Mas, d’Un toit pour tous et du NPA.

    L’audience a eu lieu le 5 juillet, le verdict sera rendu le 27. Le collectif de dix associations et partis politiques (1) adresse une lettre ouverte au maire de Quimper, dans laquelle il rappelle la notion de fraternité, « principe à valeur constitutionnelle » qui conduit à respecter « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

    Promesse d’embauche

    Aujourd’hui, la famille de Ramzan et Makka est en procédure de réexamen du droit d’asile. Une situation qui les empêche de trouver du travail, alors que Ramzan a une promesse d’embauche comme mécanicien dans un garage.

    « Monsieur le maire de Kemper, nous vous demandons, au nom de la fraternité, d’autoriser les occupants de la maison du Braden à y rester le temps de régulariser leur situation et de trouver un logement et donc de renoncer à leur expulsion », écrivent les militants dans la lettre. « On souhaite un délai et des solutions pour ces personnes, résume Gérard Mas. Ou alors que le maire assume de mettre quatre enfants à la rue ! »

    À la mairie, on se contente de rappeler que « c’est une situation d’occupation illégale ». Un projet d’urbanisme vise le quartier. « Nous savons que cette question de relogement sera à traiter », assure-t-on, au cabinet du maire, sans plus de précisions.

    Flora CHAUVEAU

     

    (1) Signataires de la lettre : Droit d’asile Quimper-Cornouaille, Un toit pour tous, le Nouveau parti anticapitaliste, Europe Écologie-Les Verts, le parti communiste, la Confédération nationale du travail, Fraternité Quimper et Douarnenez, la Cimade, Le Temps partagé, la Ligue des droits de l’Homme, l’association Services publics. Elles se réuniront à l’espace associatif le 23 juillet, à 18 h pour faire le point sur la situation.

    source: https://www.ouest-france.fr/

    « prcf-infoluttes n°2018-28 du 12 juillet 2018-Un frexit progressiste est nécessaire et possible pour notre pays !Ferme du Braden à Quimper. Menacés d’expulsion (LT.fr-12/07/2018-17h 45) »
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :