• Quimper. Démasqué, Amazon lance son opération séduction (OF.fr-30/09/20-12h21)

    Un employé d’Amazon dans une base logistique située aux États-Unis.Un employé d’Amazon dans une base logistique située aux États-Unis.

    Jusqu’ici bien discrète sur son implantation à Briec, près de Quimper (Finistère), l’entreprise Amazon tente de lever les a priori qui l’entourent. Ce mardi 29 septembre 2020, la multinationale mettait en avant ses réussites près d’Amiens (Somme).

    Autour de Quimper (Finistère), on a longtemps tu son nom. Depuis février 2020, il n’était question que d’une « base logistique » d’environ 9 000 m² construite à Briec, en bordure de la voie express. Aucun nom derrière cette « grande entreprise ».

     Les porteurs de projet préféraient que cela reste confidentiel , indiquait dans nos colonnes Ludovic Jolivet, ancien président de Quimper Bretagne occidentale. Ce n’est que le 17 septembre 2020 que sa successeure, Isabelle Assih, a fini par lâcher le nom  Amazon . Le projet du géant de l’e-commerce était déjà validé par les élus de l’agglomération quimpéroise.

    80 CDI prévus

    Le terrain de 6 ha est vendu ; la demande de permis de construire est parvenue à la mairie de Briec. Sauf retournement de situation, une plateforme logistique dite  du dernier kilomètre  verra bien le jour au cœur de la zone de Lumunoch. La multinationale s’engage à employer 80 CDI. À cela, s’ajouteraient 250 postes de chauffeurs-livreurs créés par des entreprises partenaires locales et 20 postes d’agents de sécurité et de maintenance.

    Maryse Vandepitte, maire de Boves ; Ronan Bolé, président d’Amazon logistique en France ; Alain Gest, président d’Amiens Métropole ; Brigitte Fouré, maire d’Amiens. 

    Amazon sort de sa cachette

    Jusqu’ici bien discret, Amazon commence à se montrer. En fin de semaine dernière, son service communication nous indiquait une probable date d’ouverture de la base logistique. Première parole officielle du géant de l’e-commerce. Ce mardi 29 septembre 2020, ces mêmes communicants invitaient la presse à une conférence filmée et diffusée en direct sur Internet. Des dirigeants de la multinationale et des élus de la région d’Amiens (Somme) se réunissaient pour évoquer  le 3e anniversaire du site d’Amiens-Boves .

    Soigner son image

    Pourquoi inviter des journalistes finistériens à cet événement, plutôt Picard sur le papier ? L’objectif était clairement indiqué sur l’invitation :  L’événement permettra de répondre à certaines questions sur le réseau d’Amazon en France : pr ocessus d’implantation, engagements en termes d’emploi et de préservation de l’environnement…  En clair, la société entend soigner son image, mise à mal par des citoyens opposés au modèle Amazon. À Quimper ou à Briec, des manifestations ont déjà eu lieu contre son implantation.

    « Nous avions besoin de ces emplois »

    Qu’en est-il de la base d’Amiens-Boves (107 000 m²) alors ? Première question abordée lors de la conférence, celle des emplois.  À l’annonce des travaux du site, nous avions promis 500 emplois en CDI. Trois ans après l’ouverture du site, nous sommes à 626 CDI et plus de 300 intérimaires. Promesse tenue , se félicite Ronan Bolé, président d’Amazon France Logistique.  Nous avions besoin de ces emplois. Notre région a malheureusement connu de multiples défaillances industrielles ces dernières années , précise Alain Gest, président d’Amiens Métropole.

    Par deux fois, en février et en septembre, le conseil communautaire de Quimper a validé le projet d’implantation d’une base logistique d’Amazon, à Briec (Finistère). 

    25 % de plus que le Smic

    L’impact dans la commune de Boves, gros bourg de 3 000 habitants en périphérie d’Amiens ?  L’implantation d’Amazon a eu des conséquences sur les finances de la Ville, affirme la maire, Maryse Vandepitte. En 2019, nous avons baissé le prix de la cantine scolaire. Nous avons également un projet de construction d’une salle polyvalente. La taxe foncière d’Amazon va nous aider à financer ce chantier. 

    Sur le bien-être au travail de ses employés, Ronan Bolé assure qu’Amazon rémunère ses salariés  25 % de plus que le Smic. Chacun se voit offrir chaque année une action en bourse de 3 000 dollars (2 550 €). Sachant qu’ils ont aussi un 13 e mois, c’est comme si on leur donnait un 14 e voire un 15 e mois ».

    « J’avais des a priori au départ »

    En fin de conférence, la question environnementale a été abordée, avec cette fois-ci une vision plus nationale. Ronan Bolé indique que le groupe vise  l’empreinte carbone neutre d’ici 2040, soit dix ans avant ce que préconisent les accords de Paris . Amazon entend également généraliser les livraisons  en voiture électrique, à vélo ou à pied  depuis ses plateformes dites  du dernier kilomètre  (comme à Briec) dans les prochaines années.

     J’avais des a priori au départ. Ils ont tous été levés depuis , conclut la maire, Maryse Vandepitte. À Boves et dans l’agglomération d’Amiens, Amazon semble faire l’unanimité. Du moins, si l’on en croit les différents acteurs invités mardi par le groupe. À Briec, la base logistique doit ouvrir fin 2021. On en reparle en 2024 ?

    Basile CAILLAUD

    source: https://www.ouest-france.fr/

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