• Quimper. Massé-Trévidy : l’ancien éducateur relaxé (OF.fr-23/11/20-19h24)

    Un sexagénaire, qui a travaillé pendant vingt-cinq ans à la Fondation Massé-Trévidy, était prévenu de vol de documents confidentiels et de leur utilisation pour se défendre aux prud’hommes après son licenciement. Ici, Me Yann Le Roux, avocat de la partie civile.Un sexagénaire, qui a travaillé pendant vingt-cinq ans à la Fondation Massé-Trévidy, était prévenu de vol de documents confidentiels et de leur utilisation pour se défendre aux prud’hommes après son licenciement. Ici, Me Yann Le Roux, avocat de la partie civile. | FABRICE LE HENANFF

    Après trente-trois ans dans le social, dont vingt-cinq à la Fondation Massé-Trévidy, il était prévenu de vol de documents confidentiels et de leur utilisation pour se défendre aux prud’hommes après son licenciement.

    À la barre du tribunal de Quimper (Finistère), ce lundi 23 novembre 2020, un sexagénaire poursuivi pour vol et violation du secret professionnel. Aujourd’hui sans emploi, il a travaillé trente-trois ans dans le social, dont vingt-cinq ans à la Fondation Massé-Trévidy. Éducateur, puis cadre. Cette structure quimpéroise « œuvre depuis cent cinquante ans dans le social et emploie 850 salariés dans le Finistère », résume son directeur général adjoint.

    « J’ai été licencié pour faute grave à mon retour de vacances après les dires d’une jeune fille, Clara, prise en charge depuis dix mois à la fondation après onze familles d’accueil, raconte le prévenu. Un vendredi soir, le veilleur de nuit m’appelle pour me dire qu’elle se serait coincé une main dans une porte. SOS médecins et les pompiers n’ont pas jugé urgent de se déplacer. J’ai conduit Clara aux urgences à 1 h 30, mais en voyant les 33 autres personnes qui attendaient, j’ai pris la décision, après discussion avec Clara et pour éviter la fugue, de partir. »

    En 2015, sous l’œil de sa directrice, d’une secrétaire et d’un témoin, il récupère dans son bureau, après son licenciement, des photocopies de documents : « Je ne les ai pas volés ! » se défend-il à la barre. Il les a utilisés pour se défendre aux prud’hommes.

    Secret professionnel

    « La fillette nous a confié qu’il lui avait demandé, contre une sucette, de dire qu’elle avait été examinée aux urgences », contre-attaque le directeur adjoint de la fondation. « Qu’est-ce que vous connaissez du secret professionnel ? » demande la présidente au prévenu. « C’est un élément fondateur dans l’éthique de l’éducatif. »

    C’est le délégué syndical qui le défendait aux prud’hommes qui a produit ces documents, sans son aval : « Je n’étais pas très content et je n’aurais jamais fait ça. Et je n’ai volontairement jamais cité l’identité de la jeune fille, ce qu’a fait l’avocate de la fondation pour me déstabiliser et m’attaquer sur le terrain du secret professionnel. »

    Pour Me Yann Le Roux, avocat de la partie civile, le prévenu « a bafoué la confiance accordée par la fondation et les enfants placés », d’où le dépôt de plainte de la fondation. Le procureur Dominique Tailhardat requiert six mois de prison avec sursis.

    Pour Me Dominique Le Guillou Rodrigues, l’avocate de la défense, « la Fondation Massé-Trévidy veut instrumentaliser la justice pénale au profit des prud’hommes ». Il est possible de débattre à l’aide de documents confidentiels « en rendant le contenu anonyme ». Elle plaide la relaxe et l’obtient.

    Pierre FONTANIER

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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