• Quarante cheminots grévistes se sont rassemblés, hier, devant la gare.

    Défense des lignes ferroviaires, alerte aux sénateurs... Samedi, les grévistes de la SNCF ont programmé la suite de leur mouvement.

    Une période de congés et ça repart. « Ces dernières semaines, on avait moins de monde à nos assemblées générales les jours de grève », confie Gabriel André, secrétaire de la CGT cheminots quimpéroise. La faute, selon lui, « aux congés posés il y a des mois » par les employés grévistes de la SNCF, « mais aussi aux ponts du mois de mai ».

    Puis il y a eu lundi dernier. Jour de rentrée pour tout le monde et jour de rassemblement devant la Chambre de commerce et d'industrie de Cornouaille pour les cheminots grévistes. Un moyen de sensibiliser le monde économique local sur « l'importance d'un service ferroviaire performant ». Une centaine de manifestants, Quimpérois mais aussi Lorientais, avaient répondu présents. « Une participation haute qui nous a surpris », précise Gabriel André.

    Hier, 19e jour de grève depuis le début du conflit opposant cheminots et gouvernement. Et, devant la gare de Quimper, ils étaient 40, hier midi, à l'assemblée générale. « Des chiffres équivalents à ceux du début du conflit. On revoit des têtes que l'on ne voyait plus depuis quelques semaines. Ça nous rebooste », martèle Gabriel André. Particulièrement mobilisés, les conducteurs de trains, avec une participation estimée à 60% rien qu'au dépôt quimpérois.

    À Morlaix mercredi

    À l'issue de l'assemblée générale, la poursuite de la grève a été votée à la quasi-unanimité (une abstention). Le prochain mouvement débutera mardi, à 20 h, et se terminera vendredi, à 7h55. Mercredi, la CGT cheminots de Quimper appelle les grévistes à se rendre à Morlaix, où un rassemblement départemental est prévu « pour renouveler nos demandes de sauvegardes des petites lignes ferroviaires, notamment celle entre Morlaix et Roscoff », explique Gabriel André.

    La CGT cheminots va également demander audience aux sénateurs finistériens, ces prochains jours. « On veut qu'ils aient quelques billes avant d'évoquer la réforme de la SNCF », précise Gabriel André. Le débat du projet au sénat doit débuter le 29mai.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Après les violences de la semaine à Gaza, des manifestants ont dit leur indignation dans les rues de Quimper, samedi.

    Environ 250 personnes se sont réunies, samedi, place de la Résistance, pour exprimer leur indignation après les violences de lundi, à Gaza. Près de 60 Palestiniens sont morts sous les balles israéliennes. Ils manifestaient contre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. « Les Palestiniens sont des hommes et non pas des cibles. (...) Ils ont le droit de vivre », a lancé Yves Jardin, responsable du groupe local France-Palestine. Devant la préfecture, il a appelé à l'envoi par la France de secours pour assister les blessés, à des sanctions contre Israël ou encore à la libération des prisonniers politiques.

    « On veut la paix »

    Le rassemblement de solidarité de Quimper a traversé une partie du centre-ville sous le regard des commerçants et des badauds. Quelques personnes ont scandé « Israël assassin », « Palestine vivra, Palestine vaincra » et « Israël terroriste, USA complices ». Parmi les manifestants se trouvaient de nombreux militants de partis politiques (NPA, PCF, EELV, UDB...) ou de la société civile (AFPS, Acat...). « On est là pour dénoncer les violences », a déclaré Ali Dere, président de l'Association culturelle turque de Quimper. « On veut la paix. Ils sont obligés de vivre ensemble. Il est temps que la communauté internationale, l'Union européenne, la France, se bougent un peu. Emmanuel Macron a réagi en condamnant, mais ce n'est que des mots. Il faut plus ! ». « Des gens lancent des pierres et, en face, d'autres tirent à balles réelles, c'est révoltant », s'est indigné Christian Pierre, de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat). Yvonne Rainero, militante communiste, a dénoncé le « massacre de manifestants civils par des soldats. Ils tirent à balles réelles avec des armes modernes sur des manifestants désarmés ». Yves Jardin s'est félicité de la mobilisation. « Vu les conditions dans lesquelles ça s'est fait, c'est-à-dire très rapidement, le résultat est positif. Il y a beaucoup de monde. Je crois qu'il y a une prise de conscience qui est en train de se faire ». « Il y a du monde » a jugé Yvonne Rainero, rappelant que ce n'était pas gagné d'avance avec le beau temps et le week-end de Pentecôte.

    source: http://www.letelegramme.fr

     

     

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  • Le cortège a parcouru le centre-ville de Quimper.Le cortège a parcouru le centre-ville de Quimper.

    À Quimper, environ 250 personnes ont défilé ce samedi après-midi pour soutenir la population de Gaza. Et critiquer, avec indignation, la politique d’Israël dans cette partie du monde.

    " Israël terroriste, USA complices ! " Les slogans entendus (repris par une partie seulement des manifestants) ce samedi 19 mai dans le centre historique de Quimper donnent la tonalité de la manifestation qui s’est déroulée en réaction aux événements survenus à Gaza ces derniers jours.

    Derrière une banderole proclamant "Solidarité avec le peuple palestinien", 250 personnes ont parcouru les rues commerçantes. Aucun incident n’a été signalé. Plusieurs partis, associations, syndicats avaient appelé à un rassemblement qui s’est tenu devant la préfecture du Finistère.

    Yves Jardin, de l’association France-Palestine Solidarité, mène inlassablement la lutte en faveur de la reconnaissance du peuple palestinien. Il souligne que la période est particulièrement difficile. "Devant le massacre perpétré lundi dernier aux limites de la Bande de Gaza par l’armée israélienne, il n’est pas possible de se taire."

    source: https://www.ouest-france.fr

     

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  • GAZA: Halte au silence face au massacre ! Soyons nombreux le 19 à Quimper pour exprimer notre indignation et notre solidarité !

     

    L’horreur de la répression israélienne se développe et atteint un niveau inimaginable: hier 14 mai, lors de la manifestation contre le transfert de Tel-Aviv à Jérusalem de l’ambassade des USA en Israël, en violation du droit international, une soixantaine de personnes   ont été tuées par les tireurs d’élite israéliens, plus de 2.000 personnes ont été blessées. Depuis le 30 mars, le bilan est extrêmement lourd : 114 tués au moins, plus de 6.000 blessés, dont un grand nombre ont dû être amputés des membres atteints par des balles explosives. 

    Nous ne pouvons laisser faire sans rien dire ! Venez nombreux manifester votre solidarité avec le peuple palestinien:

    Manifestation de l’Indignation pour Gaza 
    Samedi 19 mai à 14 h 30 
    En se rassemblant Place de la Résistance à Quimper

     

    Les paroles ne suffisent plus. Il faut des sanctions envers Israël jusqu’à ce que cet état respecte le droit international et les droits de l’homme. Le gouvernement français doit  prononcer la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien !
     
     
    Nous invitons tous les citoyens, toutes les associations et organisations attachées à la solidarité humaine, aux droits des peuples à l’auto-détermination, à la lutte contre tous les racismes à s’associer à cette manifestation. Soyons nombreux à Quimper samedi.
     
    Pour le Groupe du Pays de Cornouaille de l’Association France-Palestine Solidarité,
    Yves Jardin (02.98.92.30.63)
     
     
    L'ARC29/PRCF fait sien cet appel de l'AFPS et sera présente à la manif    
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  • Ce dimanche 13 mai 2018, Libération a publié un entretien avec le fondateur du mouvement Génération.s, , avec un titre pour le moins surprenant : « Nous sommes la puisque tous les autres ne le sont pas »[i]. Et l’ancien candidat du Parti « socialiste » à l’élection présidentielle de vite cibler son principal rival : « A l’issue de la présidentielle, il y avait une personne qui se trouvait en situation de rassembler la gauche, qui par le suffrage universel avait la légitimité et l’autorité pour le faire. C’était Jean-Luc Mélenchon. Mais il a décliné cette responsabilité. Il me semble que parmi les dirigeants de son mouvement, ils sont une majorité à penser que la conquête du pouvoir ne passera pas par le rassemblement de la gauche mais par une stratégie populiste. » Ainsi, Benoît Hamon indique que la gauche serait représentée par… lui-même, au point de répondre de manière péremptoire à la question suivante : « Face à cette dualité entre Macron et Mélenchon, comment définissez-vous votre gauche ? » : « Nous sommes la gauche puisque tous les autres ne le sont pas ! ».

    Voici donc un homme qui a récolté moins de 6,5% de voix à l’élection présidentielle, qui a refusé de se retirer du premier tour alors qu’il devenait évident que non seulement il allait recevoir une rouste électorale mémorable mais aussi qu’il risquait de faire éliminer la seule candidature de gauche susceptible d’être présente au second tour de l’élection présidentielle – à savoir celle de Jean-Luc Mélenchon –, qui décide de créer son propre mouvement sur son seul score à l’élection présidentielle et qui accuse Jean-Luc Mélenchon de suivre une « stratégie solitaire »[ii], qui affirme être lui-même la gauche, au point d’affirmer sans vergogne : « Cette responsabilité du rassemblement, j’entends l’assumer. Parce que j’ai été candidat à la présidentielle et que je reste, alternativement avec Jean-Luc Mélenchon, la personnalité la plus populaire à gauche […] Moi, je prendrai toutes mes responsabilités. » En termes de « stratégie solitaire », on ne peut rêver mieux…

    Mais au fait, qu’entend Benoît Hamon par être la « gauche » ? L’actuel dirigeant de Génération.s, qui rejoue la pièce de la défunte « gauche plurielle » mais ignore l’écrasante responsabilité de l’ () en termes de destruction des services publics – à commencer par l’actuelle « réforme » de la SNCF[iii] – et du code du travail[iv], livre plus en détail le fond de sa pensée. Bien entendu, nous trouvons des propos intéressants voire convenus : « la transition écologique, la métamorphose du travail, la santé environnementale, la question démocratique » ; et d’ajouter : « tout démontre enfin l’importance de guérir la République des inégalités qui la minent, de prendre garde aux conséquences des dérives autoritaires et liberticides qui frappent toutes les démocraties, la nôtre en particulier ».

    Si nous nous arrêtions à ce – très insuffisant et incomplet – constat, cela passerait encore. Mais l’ancien ministre des gouvernements Ayrault et Valls ajoute à sa définition : « Il faut lever des passions positives, que ce soit sur la question écologique, les migrants ou l’Europe ». Nous avons hâte de voir en quoi « l’Europe » est une « passion positive », elle qui passe son temps à : écraser les travailleurs ; remettre en cause le droit de grève en Grèce[v] – où la population est littéralement martyrisée par la « Troïka » composée de la Banque centrale européenne (BCE), le Fond monétaire international (FMI) et la Commission européenne présidée par « Monsieur LuxLeaks » Jean-Claude Juncker, expert en fraude fiscale de grande ampleur[vi] – ; détruire les libertés démocratiques, en témoigne la quasi-interdiction des partis communistes dans les « démocraties postcommunistes » de l’Est ; laisser défiler les Waffen-SS en Lettonie[vii] ; ne pas s’émouvoir de la chasse aux migrants organisée par des milices identitaires (portant un beau blouson bleu avec écrit dessus… Europe !) dans les Alpes[viii] ; ou encore soumettre les souverainetés populaires à l’OTAN, au CETA, au TAFTA ou encore à l’accord de libre-échange passé entre l’UE et le Mercosur[ix] – favorisant au passage davantage l’exploitation sauvage de tous les petits paysans et agriculteurs européens et sud-américains par les grandes FTN comme Monsanto ; enfin, sans doute au titre de l’« Europe de la paix », courtiser le gouvernement grossièrement pronazi de Kiev et mettre en place à coups de milliards une armée européenne inféodée à l’OTAN pour préparer une prochaine guerre contre le peuple russe.

    Benoît Hamon complète dès lors son propos : « Comme homme de gauche, je reste un internationaliste et je pense que la coopération entre les peuples, c’est mieux que la compétition tous azimuts. Donc l’idéal européen reste le mien. » Si Benoît Hamon est, comme il le prétend, « internationaliste » et favorable à la « coopération entre les peuples », qu’il rompe avec l’UE SUPRANATIONALE QUI EST CONTRAIRE A L’INTERNATIONALISME puisque niant les souverainetés populaires afin de se placer AU-DESSUS de ces dernières, dans une perspective jupitérienne que l’ancien « frondeur » – mais pas au point de faire tomber le gouvernement lors de l’adoption de l’odieuse loi El Khomri-Macron-Valls-Hollande-Gattaz-UE en 2016 – ne cesse pourtant de dénoncer ! Et Benoît Hamon d’enfoncer le clou en ressortant une vieille antienne annihilant toute tentative de constituer un rapport de forces radical avec l’UE pour mener une de gauche : « Partagerons-nous la même bannière qu’EE-LV ? Je l’espère, car nous avons 95 % en commun : nous sommes européens et fédéralistes ». Comprenez donc : hors de l’UE – où n’existe pourtant pas un peuple européen –, hors de la dissolution de l’Etat-nation dans les « Etats-Unis d’Europe » souhaités par le MEDEF (car c’est cela que signifie le mot « fédéralisme »), point de salut !

    Mais plutôt que d’opérer ce virage internationaliste, Benoît Hamon prend des accents mitterrandiens – quand l’ancien Premier secrétaire du Parti socialiste affirmait déjà en 1978 : « L’Europe sera socialiste ou ne sera pas »[x] ; nous apprécions le résultat 40 ans après… – et se lance alors dans un traditionnel discours aveugle : « Avec le « Printemps européen », la nouvelle alliance européenne progressiste et écologiste que nous avons constituée avec Yánis Varoufákis, nous défendons un seul et même projet dans toute l’Europe. Notre message, c’est « Hope is back » [in English, please !] (« l’espoir est de retour »). » Cette « nouvelle alliance européenne progressiste », qui n’est que la formule 2018 de l’éternelle fable de « l’Europe sociale », se veut ambitieuse : « Nous devons impérativement répondre à la crise démocratique qui sévit en Europe en mettant en place un processus de convention démocratique afin de réviser l’architecture européenne (donc les traités), en y associant les citoyens européens et les corps intermédiaires. » Faut-il rappeler à Benoît Hamon que la révision de l’architecture européenne ne peut avoir lieu qu’après ACCORD UNANIME DES ETATS PUIS DES PARLEMENTS NATIONAUX (soit 54 accords !) ?! Avec qui Benoît Hamon compte-t-il réviser des traités dont les premiers datent de 1951 – sans compter l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) de 1948 inféodée au plan Marshall… – et qui, par essence même, sont profondément ordo-libéraux, capitalistes, atlantistes et anti-internationalistes ?! Benoît Hamon n’est-il pas au courant que 79% des ouvriers, cœur électoral historique de la gauche – et que 65% des 18-25 ans qu’il dit représenter – ont refusé le Traité établissant une Constitution européenne (TECE) le 29 mai 2005 et rejettent en majorité cette UE appliquant l’idéologie capitaliste, impérialiste et atlantiste (C.I.A.) et constituant une véritable machine de guerre antidémocratique, antisociale et anticommuniste ?!

    Benoît Hamon ne peut prétendre incarner la gauche en laissant opérer de telles illusions qui font le jeu de l’UE et de son idéologie C.I.A., mais aussi de « Jupiter » ne cessant de marteler la nécessité d’une « Europe forte », plus « démocratique » et autres fables pour enfants maintes et maintes fois récitées. En réalité, soit cette UE reste profondément inféodée à Washington via l’OTAN, comme c’est le cas aujourd’hui ; soit elle entre dans une stratégie de confrontation (partielle) avec Trump, et l’européisme d’Hamon nous inscrit par avance dans un affrontement inter-impérialiste intercontinental qui est aux antipodes d’une stratégie réellement pacifique et internationaliste – Lénine eût qualifié cela de « social-impérialisme » : socialisme en paroles, impérialisme en pratique ! Au moins Hamon a-t-il le mérite de reconnaître ce qui oppose profondément son mouvement à la France insoumise et plus encore aux mouvements comme le PRCF qui se prononcent pour un Frexit progressiste : « Nous avons un désaccord stratégique car LFI envisage sérieusement une sortie de la France de l’euro et de l’Union européenne »[xi]. Et c’est bien là la barricade fondamentale qui se dresse dans la définition de la gauche : agir au sein de l’UE en faisant croire qu’il est possible de modifier son architecture ou en sortir définitivement, ou du moins mettre en débat la question d’en sortir, pour enfin appliquer une politique réellement progressiste (et, tant qu’on y est, socialiste !), écologique, démocratique et souveraine, en un mot une politique… de gauche.

    N’en déplaise à Benoît Hamon : celui le plus à même de rassembler largement sur des bases réellement de gauche – nonobstant les divergences idéologiques et stratégiques au sein même de la France insoumise – car justement « envisage[ant] sérieusement » de créer des conditions pour mener une politique de gauche, ce pourrait être Jean-Luc Mélenchon, surtout s’il refuse d’écouter les sirènes des gauches euro-complaisantes (et donc « prolo-rebutantes ») de Hamon à Besancenot en passant par Pierre Laurent et « Ensemble ». N’en déplaise à Benoît Hamon, la position sur la question européenne est décisive pour se situer à gauche et pour mettre en place une France franchement insoumise à l’UE et en marche vers le socialisme qui, seule, peut « casser le plafond de verre » et mobiliser des millions d’ouvriers, d’employés, d’artisans, de chômeurs, qui ne vont plus voter mais qui s’étaient massivement mobilisés pour dire non à l’UE (car leur rejet visait l’UE très au-delà du seul TECE) en 2005. N’en déplaise à Benoît Hamon, la division est entretenue par ceux qui, comme lui, qualifient de populiste Jean-Luc Mélenchon et tous ceux qui, autour du noyau progressiste traditionnel, veulent construire un très large Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologiste capable d’isoler l’oligarchie. Utiliser sans cesse ce mot « populiste » à des fins de stigmatisation politicienne, c’est au contraire favoriser le confusionnisme avec le FN, comme se plait tant à le faire l’Oligarchie politico-économico-médiatique (OPEM) européiste toute imbibée de l’idéologie CIA la plus réactionnaire qui soit.

    Benoît Hamon veut être la gauche ?! Qu’il ait le courage ne serait-ce que de réfléchir à, voire envisager de, la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN (au sein de laquelle il souhaite maintenir la France !) et, in fine, du capitalisme, ce système intrinsèquement exploiteur qui qui ne peut pas être réformé et doit être détruit ! Qu’il ait le courage de faire sienne cette déclaration toujours d’actualité de Jean Jaurès : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d’internationalisme y ramène », plutôt que de renvoyer le patriotisme au vulgaire et hideux nationalisme xénophobe et raciste de la droite extrême et de l’extrême droite, et ainsi qu’il comprenne que le drapeau rouge ET le drapeau tricolore s’associent et se complètent pleinement – ce à quoi devrait d’ailleurs réfléchir la France Insoumise (LFI) elle-même qui a fortement limité sa dynamique en milieu ouvrier et populaire en proscrivant le drapeau rouge de ses rassemblements électoraux de 2017. Qu’il ait le courage de dialoguer avec LFI comme le font de manière responsable les camarades du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF), au-delà des divergences et désaccords qui s’expriment de manière franche mais courtoise et sans remettre en cause la volonté d’un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique pour combattre Macron, le MEDEF, l’UE, l’OTAN et les LR-FN.

    Avant même de prétendre incarner la gauche, que l’ancien candidat du Parti « socialiste » se pose ces questions et ne contribue pas davantage à l’affaiblissement d’un rapport de forces déjà trop défavorable à la gauche populaire et patriotique en véhiculant les plus gros stéréotypes qui font le jeu de l’idéologie CIA et de la droite fascisante. Qu’il réfléchisse davantage à la responsabilité de l’ancien Parti auquel il a appartenu et qui a converti la France au capitalisme néolibéral, à la fausse « mondialisation heureuse », à l’atlantisme le plus guerrier et à la dictatoriale « Union européenne » qui jette tous les peuples européens dans une guerre économique de tous contre tous satisfaisant les intérêts capitalistes depuis 1982/1983 ! Qu’il médite également sur cette réflexion que formula Jaurès en 1898 : « Nous savons que dans l’état présent du monde et de l’Europe, les nations distinctes et autonomes sont la condition de la liberté humaine et du progrès humain. Tant que le prolétariat international ne sera pas assez organisé pour amener l’Europe à l’état d’unité, l’Europe ne pourra être unifiée que par une sorte de césarisme monstrueux, par un saint empire capitaliste qui écraserait à la fois les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. Nous ne voulons pas d’une domesticité internationale. Nous voulons l’Internationale de la liberté, de la justice et du droit ouvrier. »

    Être la gauche ne revient pas à proposer la fausse alternative de « l’Europe sociale » face à une UE originellement et par essence façonnée et structurée par l’idéologie C.I.A. Être la gauche consiste en revanche au minimum à proposer un rapport de forces posant une franche alternative : « L’Europe, on la change ou on la quitte ! » ; et même, disons-le encore plus clairement, à proclamer comme le fait le PRCF que « POUR S’EN SORTIR, IL FAUT EN SORTIR : FREXIT PROGRESSISTE ! ».


    [i] L’article est disponible au lien suivant : http://www.liberation.fr/politiques/2018/05/13/benoit-hamon-nous-sommes-la-gauche-puisque-tous-les-autres-ne-le-sont-pas_1649765 Les citations ci-après sont extraites de cet entretien, sauf mention contraire.

    [ii] Voir l’article suivant : https://www.lexpress.fr/actualite/politique/hamon-appelle-melenchon-a-abandonner-sa-strategie-solitaire_1993238.html

    [iii] Voir l’article suivant : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/05/09/31003-20180509ARTFIG00172-que-veut-vraiment-faire-le-gouvernement-avec-la-sncf.php Heureusement, pas de risque d’être accusé de « fake news » ou autre « complotisme » avec Le Figaro

    [iv] Sans prendre une liste exhaustive sur ces sujets, signalons pour rappel les articles suivants : https://www.huffintonpost.fr/guillaume-balas/loi-travail-quadruple-echec-democratique_b_9970604.html ; http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/05/17/31001-20160517ARTFIG00137-ce-que-la-loi-el-khomri-doit-a-l-union-europeenne.php ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/la-loi-travail-la-loi-commission-europeenne/ Au moins ne pourra-t-on accuser Le Huffington Post de véhiculer des « fake news » « complotistes »…

    [v] Voir l’article suivant : http://www.rfi.fr/europe/20180112-grece-greve-services-publics-restriction-droit-syndicats

    [vi] Voir l’article suivant : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/11/06/20002-20141106ARTFIG00410-ue-jean-claude-juncker-fragilise-par-leluxleaks.php

    [vii] Voir l’article suivant : https://fr.timesofisrael.com/en-lettonie-des-centaines-defilent-en-lhonneur-des-anciens-combattants-ss/

    [viii] Voir l’article suivant : https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/hautes-alpes-des-militants-d-extreme-droite-veulent-barrer-la-route-des-migrants-au-col-de-l-echelle_2716702.html

    [ix] Voir l’article suivant : https://www.marianne.net/economie/qu-est-ce-que-l-accord-ue-mercosur-ce-traite-qui-pousse-les-agriculteurs-dans-la-rue

    [x] Lire cet entretient tout à fait éclairant de François Mitterrand avec le chien de garde Jean-Pierre Elkabbach dans lequel l’ancien Président de la République fait croire à l’Europe sociale en… 1992 : http://discours.vie-publique.fr/notices/927006000.html

    [xi] Voir le lien suivant : https://www.lexpress.fr/actualite/politique/hamon-appelle-melenchon-a-abandonner-sa-strategie-solitaire_1993238.html

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr (16/05/2018)

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  • Face aux menaces de restructuration, c'est une « semaine noire » que promet l'intersyndicale de la direction des Finances publiques, dans le département. Le coup d'envoi en était donné lundi matin, au centre de la rue Duquesne.

    Le tout dématérialisé n'est manifestement pas encore d'actualité, en ce qui concerne les impôts. Lundi, à 8 h 30, des dizaines de contribuables attendaient en effet l'ouverture des portes du centre des Finances publiques, rue Duquesne. À quelques jours de la date butoir pour déclarer, sur papier, ses revenus 2017, le flux de visiteurs ne s'est guère tari de la journée. Un constat en forme de preuve par l'exemple, pour l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires et CFDT, qui combat depuis des semaines les réductions d'emploi et restructurations que subit la direction générale des Finances publiques. « On représente seulement 5 % de la fonction publique d'État, et pourtant, ces seize dernières années, on a perdu 38.000 postes, soit plus de 95 % des suppressions d'emplois de cette même fonction publique, au motif que l'État veut du tout Internet. Mais il faut des agents au service du public ! ». Un message qu'une partie des agents, en grève à Brest ce lundi, ont décidé de porter directement aux usagers, comme ce sera également fait à Châteaulin, Quimper ou Morlaix cette semaine. Le Finistère, après avoir perdu 350 agents ces dix dernières années, pourrait en effet voir 250 postes supprimés à l'horizon 2022.

    Nouvelles fermetures redoutées en 2019

    Dans ce décor, le site brestois n'est pas le plus mal loti, loin de là. Fort de quelque 150 agents, c'est même le deuxième plus important de Bretagne en nombre de visiteurs, estimés entre 800 à 1.000, quotidiennement, en cette dernière ligne droite des déclarations de revenus. « Et pourtant, le centre est fermé deux demi-journées chaque semaine, et des fiscalistes se transforment en assistants utilisateurs, car il manque du personnel pour accueillir correctement le public », décrit Éric Guerry (FO). Mais les inquiétudes des agents ne se limitent pas à ce seul pôle. « Le centre de Guipavas a fermé le 1e r janvier. On évoque les fermetures des trésoreries de Daoulas, Rosporden et Lannilis en 2019, celle de Lanmeur dans deux ans. Ce sont les populations rurales et les plus fragiles qui vont encore trinquer », anticipe Stéphane Douet (Solidaires). Selon l'intersyndicale, le prélèvement à la source ne réglera rien à ces difficultés, « car il y aura toujours une déclaration à faire ». Les syndicats réclament donc la fin des suppressions d'emplois et des fermetures de trésorerie, pour le maintien de « moyens nécessaires à un vrai service public de proximité »

    Source : letelegramme

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  • Trop de tâches, pas assez de moyens, des conditions de travail difficiles, des conséquences sur la prise en charge des patients... Environ 80 personnes ont participé, ce lundi matin, à la manifestation sur les conditions de travail dans les blocs opératoires, mais aussi les urgences, bien représentées également. À l'appel de syndicats, le cortège est parti de la Cavale-Blanche pour aller jusqu'à Morvan, au centre-ville. La circulation a été bloquée vers 10 h 30, quelques minutes durant, sur le double rond-point situé devant l'établissement.

    De nouveaux rendez-vous prévus


    La direction, dans la foulée, a reçu assez longuement les manifestants. Elle donnera une réponse à leurs demandes de négociation, dans les jours à venir. Un nouveau point d'achoppement est apparu, avec la décision de la direction de faire appel à des assignations (afin d'assurer le mieux possible la continuité du service), et surtout la façon de les appliquer. Les manifestants se sont donné rendez-vous mardi pour la journée nationale de grève dans la fonction publique et, s'il le faut, tous les lundis suivants. C'était le quatrième hier, le deuxième dans la rue. Par ailleurs, il est prévu un rassemblement ce mardi matin à partir de 10 h, devant le CHU Morvan, sans bloquer la circulation, dans le cadre du mouvement national « Marée blanche ».

    Source : letelegramme

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  • La mobilisation ne faiblit pas à la . Loin de là. Ce 14 mai, l’intersyndicale appelle a une nouvelle journée sans cheminots qui va se traduire par des taux de grévistes records. La est engagée pour obtenir le retrait de la réforme ferroviaire qui lance – en transcrivant les directives européennes – l’ouverture à la concurrence du rail et le démantèlement et la privatisation de la . Alors que les médias des milliardaires déversent chaque jour la propagande du régime Macron et de ses soutiens patronaux, Initiative Communiste le journal du PRCF donne la parole aux travailleurs. , secrétaire général de la CGT Cheminot a accepté de répondre à nos questions pour faire le point sur la mobilisation.


    Initiative Communiste : Est ce que la mobilisation s’essouffle ? Les cheminots peuvent-ils tenir bon ?

     

    Manifestation interpro à la gare de Marseille; Photo PRCF Marseille 

    C’est à partir de l’analyse des précédents mouvements, et des échanges directs avec les cheminots, que la CGT a proposé cette modalité de 2 jours de grève sur 5. Le constat était sans appel : dans les mouvements classiques, les cheminots cessaient la grève rapidement pour des motifs financiers, et ils n’y revenaient plus. Au bout de 5 ou 10 jours il ne restait que les militants, dont le nombre ne suffisait pas à avoir un rapport de forces assez important. Le patronat n’avait donc qu’à jouer le pourrissement. Le vote des réformes à l’Assemblée représentait alors souvent une date butoir symbolique qui mettait un terme à la mobilisation.

    Il fallait donc imaginer une stratégie qui tienne compte de cette réalité.

    Les 2 jours de grève sur 5 permettent de réduire la « facture » sur la fiche de paye. Mais pour avoir un véritable rapport de forces en réduisant les contributions individuelles, il faut durer dans le temps. Nous avons donc lancer nos modalités avec le mot d’ordre « on commence ensemble, on termine ensemble ».

    << Les cheminots peuvent tenir, c’est une guerre psychologique qui a lieu et dans laquelle la CGT multiplie les démarches pour maintenir la combativité. >>

    Cela permet de reposer l’idée que la grève n’a pas de fonction institutionnelle (elle n’est pas là pour faire pression sur un vote à l’Assemblée), mais bien une fonction « économique » pour faire perdre de l’argent au patron.

    Le premier objectif a été atteint : le vote à l’Assemblée Nationale n’a pas représenté un évènement symbolique déstabilisant. Nous avons ancré l’idée de la durée, mais pas encore suffisamment celui du rôle économique. Trop de cheminots ont abandonné le conflit parce qu’ils considèrent qu’il n’y a plus rien sur quoi peser (votes passé, processus de concertation terminé). Pour autant, après 16 jours de grève, le socle des 20% (chiffres de la Direction) reste solide. Rien n’est donc joué. C’est le premier conflit depuis 1995 qui dure vraiment. Les modalités permettent de raccrocher des cheminots à tout moment. L’enjeu est donc maintenant pour nous de convaincre tous ceux qui se sont impliqués à un moment ou à un autre de s’y remettre et de durer. Si nous passons le vote du Sénat avec une mobilisation stable, nous pourrions alors imposer l’idée que nous ne reprendrons jamais le travail sans obtenir satisfaction. Et à ce moment-là, le Gouvernement devra reculer (sauf à engager une vraie guerre sociale sur le modèle Thatchérien). Les cheminots peuvent tenir, c’est une guerre psychologique qui a lieu et dans laquelle la CGT multiplie les démarches pour maintenir la combativité.

    Initiative Communiste :  Comment faire en sorte que les salariés comprennent mieux ce qui se joue ? S’agit il d’un affrontement de classe ?

    Emmanuel Macron lance une offensive généralisée contre le modèle social français issu de 1936 et du programme du CNR.

    C’est très grave et les réactions sont très fortes : les retraités se sont mobilisés 3 fois plus lors des dernières journées d’action que les années précédentes, les fonctionnaires agissent massivement sur les dates déterminées par leur interfédérale, les cheminots sont dans l’action depuis 2 mois, les étudiants et les personnels enseignants occupent, bloquent, etc… Pour autant, cela ne s’agrège pas. Il manque un liant. C’est probablement l’analyse politique de ce qui fait « système » dans les mesures annoncées. Par exemple, quand la réforme des lycées vise à recomposer les enseignements selon des « blocs de compétences » et que dans le même temps, le patronat refuse le maintien de la reconnaissance des métiers dans les classifications des conventions collectives et veut imposer des « blocs de tâches » pour définir la rémunération future des salariés, il y a là une concomitance qui mérite une analyse. La CGT tente de remplir ce rôle mais ses structures sont mobilisées sur l’organisation de la résistance. C’est le rôle des partis de montrer ce qui fait « système ». Or ils sont divisés et ils se concentrent plutôt sur l’occupation de l’espace médiatique (notamment par le biais de diverses manifestations) que sur la contre-offensive idéologique. Ce qui nous manque donc, c’est d’abord un discours éclairant et argumenté sur le projet de société de l’adversaire et sur ce qu’on peut lui opposer.

    << Les analyses de Lénine sont toujours d’actualité : il faut à la fois une idéologie révolutionnaire, et une organisation révolutionnaire pour la porter. >>

    Le côté encourageant, c’est que d’après les témoignages de soutien très nombreux que nous recevons et la solidarité financière très importante qui s’organise un peu partout, parfois spontanément, les salariés ont une certaine conscience de ce qui se joue. Les éléments qui reviennent le plus souvent sont le ras le bol de voir que ce sont toujours les pauvres qui doivent faire des efforts alors que les riches se gavent, la certitude que les services publics sont tous attaqués et que cela ne profitera pas aux usagers, et l’impression que les cheminots forment une digue qui protège les acquis sociaux (notamment les retraites) qui seraient donc engloutis si nous perdons.

    Cela laisse entrevoir une forme de conscience de classe diffuse qui est assez répandue, y compris dans les quartiers populaires. Le terreau existe donc, mais il faut presque repartir de 0. Et la question de l’organisation pour transformer le mécontentement en capacité d’action est également posée.

    Les analyses de Lénine sont toujours d’actualité : il faut à la fois une idéologie révolutionnaire, et une organisation révolutionnaire pour la porter.

    Initiative Communiste : Comment élargir la lutte sans fragiliser l’unité inter syndicale ?

    Le discours sur la convergence est un peu artificiel. Pour qu’il y ait convergence, il faut d’abord qu’il y ait plus de luttes, qu’elles soient majoritaires dans les entreprises où elles sont menées. Or même s’il y a bien des batailles structurées (cheminots, électriciens, éducation), le nombre et le niveau n’est pas à la hauteur. L’organisation syndicale des salariés dans les entreprises est également fragilisée. C’est d’abord à cela qu’il faut s’attaquer. Vouloir agréger des luttes minoritaires en laissant penser que l’addition de faiblesses peut donner un rapport de forces est une erreur.

    La CGT en a conscience et impulse une stratégie qui veut prioritairement remettre l’appareil syndical dans la construction locale, de rapports de forces réels, sur la base des revendications qui attirent l’attention des salariés parce qu’elles parlent de leur quotidien. C’est à partir du moment où l’on est crédibles et écoutés que l’on peut travailler la conscience politique. Pour faire face au fatalisme qui a gagner de nombreux travailleurs, notamment dans les entreprises privées, il faut repartir de ça.

    << la convergence, si elle est construite à partir de luttes fortes et bien organisées ne fragilise pas l’unité syndicale.>>

    Dans la construction du mouvement des cheminots, c’est ce que la Fédération CGT s’est évertuée à faire depuis un an et demi. Avant d’arriver à la grève contre la réforme, il y a eu plusieurs séries d’actions sur les revendications locales et régionales. C’est une démarche que nous avons appelé les « plans d’urgence ferroviaire ». Plans d’urgence locaux, construit avec les salariés, qui débouchaient naturellement sur un plan d’urgence national pour changer la SNCF dans le bon sens du terme. Même si la démarche a été imparfaite, elle a permis de préparer la construction de la manifestation du 8 février (reportée au 22 mars pour cause de neige). L’unité syndicale, qui était inexistante à la SNCF en 2017, s’est construite comme cela. A partir du moment où les salariés s’engagent dans une démarche revendicative parce qu’elle répond à leurs aspirations, les organisations syndicales se doivent de suivre.

    Et quand la CGT a proposé que la manifestation nationale des cheminots du 22 mars converge avec celle des fonctionnaires, aucun syndicat n’a contesté car les cheminots étaient déjà massivement acquis à cette idée par le travail sur le terrain.

    C’est notre conception du syndicalisme rassemblé.

    Donc la convergence, si elle est construite à partir de luttes fortes et bien organisées ne fragilise pas l’unité syndicale.

    Initiative Communiste :  Cibler d’avantage la logique européenne ?

    Après l’échec des compagnies privées (fin XIXè et début XXè siècle), la théorie du « monopole naturel » s’est imposée pour le chemin de fer. A cause de la contrainte du réseau, il ne peut y avoir de véritable concurrence, c’est donc l’Etat qui doit gérer le monopole. Toute la sphère politique se convertit progressivement à cette idée. C’est ce qui aboutit à la création de la SNCF en 1938. A cette époque, la nationalisation est d’ailleurs un compromis puisque les militants ouvriers revendiquent plutôt la socialisation des moyens de production et d’échange.

    A partir des années 1980, les économistes néoclassiques (l’école de Chicago) théorisent que malgré la contrainte de l’infrastructure unique, il est possible d’établir la concurrence sur l’offre des services dans les économies de réseau, dès lors qu’il y a une séparation stricte entre le gestionnaire de l’infrastructure et les compagnies exploitantes. L’ va alors se comporter en véritable cheval de Troie et imposer petit à petit la mise en œuvre de cette théorie, d’abord dans les télécommunications, puis dans l’énergie et les transports.

    << L’Union Européenne est caractérisée par des concepts fondateurs et une architecture législative entièrement imprégnée par l’idéologie néoclassique >>

    Pour le ferroviaire, de 1991 à 2016, elle va faire progresser les règlementations dans ce sens, souvent freinée par les mobilisations, mais sans jamais se départir de cet objectif.

    Lorsque l’on prend un peu de recul, son champ d’intervention sur le système ferroviaire devrait pourtant uniquement se concentrer sur l’échange de technologies (par exemple pour favoriser la sécurité) et sur l’interopérabilité des réseaux pour rendre plus faciles les déplacements internationaux des citoyens et des marchandises. En dehors de ces questions qui exigent une coopération internationale, il n’y a pas de justification à ce que l’Union européenne se mêle des conditions d’attribution des conventions régionales ou de la manière dont sont organisées les compagnies nationales.

    Si elle le fait, c’est parce qu’elle est caractérisée par des concepts fondateurs et une architecture législative entièrement imprégnée par l’idéologie néoclassique. Son mode de fonctionnement profondément opaque et basée sur une démocratie très indirecte laisse une place démesurée au lobbying des réseaux de la classe capitaliste qui s’en sert comme levier face aux gouvernements nationaux, ou avec eux.

    Il est donc tout à fait légitime de poser la question de l’attitude qu’un gouvernement authentiquement progressiste devrait adopter face à l’UE pour pouvoir mener à bien son programme politique.

    Le contre-projet CGT de réforme ferroviaire a été construit pour être « euro-compatible ». Il permet de montrer que le choix de maintenir un grand service public national de transport ferroviaire appartient en dernier ressort au Gouvernement. Pour autant, peut-on imaginer une « socialisation des moyens de production et d’échange » dans le cadre de la règlementation européenne ? C’est peu probable… Le débat sur l’UE est donc un débat plus profond sur les objectifs finaux du mouvement ouvrier. Personnellement, je ne considère pas la question européenne comme centrale, mais elle doit néanmoins être posée à un moment ou à un autre.

     

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • L'Hermine Rouge  publie cet appel important de fédérations et UD pour la solidarité et l’union d’action des travailleurs et des étudiants.  

    Lancé à l’initiative d’organisations CGT dont certaines viennent d’adhérer à la FSM, cet appel tranche singulièrement avec les hésitations des confédérations et appelle à résister tous ensemble à l’attaque généralisée du patronat et du gouvernement.  

    Même si l’on peut regretter l’étrange absence de dénonciation du rôle central de l’UE comme axe stratégique des grands groupes capitalistes pour casser tous les conquis sociaux, voilà de quoi soutenir les en cours à la veille de la journée du 22 mai et de la marée populaire du 26 auxquelles participera le Pôle de renaissance communiste en France ; le PRCF appelle à renforcer l’unité d’action par la constitution de fronts politico-syndicaux comme en 1936 ou en 1945, respectant les prérogatives de chacun mais en cimentant l’unité du mouvement populaire pour résister et imposer le changement de société.

    Étudiants, salariés, contre la répression, la régression : SOLIDARITÉ ET UNITÉ D’ACTION ! l’appel des fédérations et UD CGT

    Étudiants, salariés, contre la répression, la régression :
    SOLIDARITÉ ET UNITÉ D’ACTION !

    Unions départementales CGT : Bouches du Rhône, Cher, Loir et Cher, Pyrénées orientales, Vaucluse, Val de Marne, Nord, Haute Corse, Eure et Loire

    Fédérations :  Commerce distribution et service, Construction Bois Ameublement , Mines Energie, Industrie Chimique, Journalistes, Sociétés d’études, Organismes sociaux, FAPT, Banques et Assurances

    L’attaque généralisée du patronat et du gouvernement contre nos Services Publics, notre Sécurité Sociale solidaire, nos droits et garanties collectives, remet gravement en cause notre modèle social.  

    Pourtant, les richesses produites par les travailleurs n’ont jamais été aussi élevées pour pouvoir financer les Services Publics, la Sécurité Sociale, le développement industriel et ainsi répondre aux besoins des populations.  

    Les réformes réactionnaires se succèdent pour accroître les bénéfices des actionnaires organiser la mise en concurrence des travailleurs européens, alors que les conditions de travail, de vie et d’études, se dégradent pour les salariés, les privés d’emploi, les retraités, les lycéens et les étudiants.  

    Les attaques, la mise en place d’une justice de classe contre la représentation des salariés, leurs droits d’expression et leur capacité à intervenir dans la gestion des entreprises sont incessantes. Elles vont de pair avec les interventions policières disproportionnées et accompagnées de violences notamment dans les universités.  

    Cette répression dans les universités intervient alors que les étudiants sont mobilisés depuis des semaines et pour certains des mois, contre la loi dite d’Orientation et de Réussite (ORE).  

    La casse du service public de l’éducation supérieure et de la recherche s’inscrit plus généralement dans le processus de casse des Services Publics. Autour de l’éducation supérieure et de la recherche, les enjeux sont cruciaux, tant du point de vue de l’émancipation des individus, que des qualifications et de la recherche indispensable au développement économique du pays.  

    Nous condamnons donc avec la plus grande fermeté les violences contre les étudiants et les lycéens mobilisés. Nous serons en toutes circonstances à leurs côtés pour contribuer à la libre expression de leurs justes revendications.  

    Conformément à l’appel de la CGT, nous mettons tout en œuvre pour favoriser la convergence des luttes et gagner le “Tous Ensemble” nécessaire face à la cohérence des attaques. Travaillons à rassembler le monde du travail, à partir des luttes développées dans les entreprises et à faire valoir nos intérêts communs, en revendiquant ensemble :  

    • Abrogation des lois (Macron, El Khomri, Rebsamen) qui remettent en cause les garanties collectives (socle des conventions collectives, statuts),
    • Retrait des réformes et restructurations annoncées : SNCF, Fonction Publique, Universités,
    • Suppression des exonérations de cotisations sociales et mise à contribution des revenus du capital au même taux que les revenus du travail. Retour de l’ISF. Il faut mettre fin aux 4 000 dispositifs de détournement des richesses, notamment le nouveau CICE, CIR, dispositifs Fillon, etc…
    • Financement de la Sécurité Sociale par l’augmentation des cotisations sociales patronales et non l’impôt (CSG…), retour aux élections des représentants des assurés sociaux
    • Obtention d’une série de nouveaux droits de haut niveau, inscrits dans le code du travail, les conventions collectives et les statuts, dont il faut rétablir le caractère obligatoire et non dérogeable,
    • Augmentation des salaires, du point d’indice et des pensions, sur la base d’un SMIC à 1 800 €,
    • Embauches avec mise en place immédiate des 32 Heures hebdomadaires avec maintien de salaire,
    • Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes,
    • Retraite solidaire à taux plein à 60 ans avec prise en compte des années d’études, 55 ans pour les métiers pénibles,
    • Maintien et développement d’une industrie et de Services Publics qui répondent aux besoins des populations et non au dogme de la rentabilité,
    • Réappropriation sociale et publique des entreprises ayant une importance stratégique pour garantir l’intérêt commun.

    Tous ensemble, unis et déterminés,
    ARRÊTONS-LES
    ET IMPOSONS NOTRE PROJET DE SOCIÉTÉ !!

     le 13 mai 2018

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    A quelques jours de l’élection présidentielle au le 20 mai 2018, retrouvez l’ accordé, à , par Héctor Michel Mujica, ambassadeur du Venezuela en France, et Léon Landini, président du PRCF. Un très riche pour permettre à chaque travailleur de se faire une idée de la situation au Venezuela, des enjeux de ce scrutin au Venezuela et dans le monde. A voir et à partager autour de vous, sur vos réseaux sociaux et à vos contacts.

    Entretien avec et Léon Landini, les questions posées par Initiative Communiste :

    • Monsieur l’ambassadeur, merci d’avoir accepté l’invitation d’Initiative communiste. Que répondez-vous à ceux qui disent que les prochaines élections au Venezuela seront truquées et qui, de ce fait, s’apprêtent déjà à refuser leur résultat en appelant déjà à demi-mots à la guerre civile, voire à l’invasion impérialiste de votre pays ?
    • Qui est responsable des graves difficultés économiques que subit la population vénézuélienne, l’incompétence du pouvoir ou le sabotage de l’oligarchie doublée d’un blocus US qui ne dit pas son nom ?
    • Comment vivez-vous la manière dont notre presse, qui se prétend libre et pluraliste, présente la situation dans votre pays ?
    • Que peuvent faire les démocrates et les progressistes français pour aider le peuple vénézuélien à approfondir les changements démocratiques ?
    • Le passage à la révolution socialiste n’est-il pas désormais la seule manière pour le Venezuela bolivarien d’échapper à la contre-révolution fasciste ?
    • L’intérêt bien compris du peuple français, y compris des secteurs capitalistes qui font des affaires à Caracas, ne serait-il pas que Paris reconnaisse sportivement le résultat des élections vénézuéliennes quel qu’il soit, notamment si le candidat progressiste MADURO est élu ?

     

    Sondage: Nicolas Maduro donné largement en tête des élections présidentielles au Vénézuela

    L’institut de sondage International Consulting Services a posé la question aux Venezueliens ” si les élections avaient lieu pour qui voteriez vous ?. Et la réponse est sans appel, Maduro obtiendrait 55,9% des voix.

    Le sondage a été réalisé du 20 avril au 4 mai et crédite Henri Falcon – un des principaux leaders de l’opposition (MUD – droite) de la seconde place avec 25,4 % des voix tandis que que le pasteur Javier Bertucci obtiendrait 16,2% des voix.

    Ce dernier a annoncé mercredi dernier qu’il ne compte pas se retirer pour permettre une candidature unique de l’opposition avec celle de Henri Falcon.

    Election présidentielle du 20 mai 2018 au Venezuela-Entretien d' "Initiative Communiste" avec l'ambassadeur du Venezuela en France La coalition de droite et d’extrême droit connue sous le nom de Table ronde de l’unité démocratique (MUD) a appelé ses militants au boycott des élections et à s’abstenir de voter. Un appel qui ne trouve qu’un écho très minoritaire dans l’opinion. Le sondage indique que 67.5% de la population est absolument certaine de voter le 20 mai, 4% se disant certain de ne pas voter.

    14 millions de vénézueliens sont appelés aux urnes le 20 mai 2018 pour désigner leur prochain président ainsi que les assemblées législatives régionales.

    Publié le 13 mai 2018 

    sources: https://www.youtube.com/watch?v=jDdUkJQ8OrQ&feature=em-uploademail

    https://www.initiative-communiste.fr

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