• Billet Rouge-Esclavage en Libye : merci l’OTAN ! – par Bruno Guigue

    Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l’Office international des migrations publiait un rapport indiquant que des milliers de migrants transitant par la étaient vendus comme du bétail sur des marchés aux esclaves, avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la connaissait, et personne n’a rien fait.

    Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la région sahélienne, on n’a pas le souvenir qu’il ait dit quelque chose. Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de l’ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C’est vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la situation en Libye.

    Il ne faudrait pas l’oublier : si ce pays est à la dérive, s’il est dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c’est parce que la France et ses alliés l’ont anéanti en 2011. Les marchands d’esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les bagages de l’. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de détruire un Etat souverain. Ils l’ont remplacé par la loi de la jungle et le chaos milicien. On voit le résultat.

    Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire de cette croisade le joyau de son mandat. “Le chef de l’Etat a fait de l’intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la France”, titre “Le Monde” le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant ! Pour Alain Juppé, l’intervention en Libye est “un investissement pour l’avenir”. Il aurait dû préciser que cet investissement n’était pas seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils investissent.

    Du côté de l’opposition de “gauche”, ce n’est guère mieux. François Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi “parce que sinon Kadhafi aurait massacré une partie de son peuple”. Qu’il se rassure : pour ce qui est des massacres, l’OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars 2011, “Libération” demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve les frappes aériennes en Libye. Il répond : “La première question à se poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple. Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en Libye.”

    Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique occidentale, c’est toujours le grand écart : on part avec les droits de l’homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau l’emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l’impérialisme reste l’impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du cache-misère idéologique, le prétendu devoir d’ingérence n’est que le droit que l’on s’arroge à écraser le voisin. C’est le droit du plus fort revu et corrigé par BHL.

    Les hypocrites diront que l’esclavage ne date pas d’hier et que cette affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La destruction de l’Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les vendent comme du bétail. S’ils échappent à leurs griffes, leur calvaire ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d’un monde dual, ces damnés de la terre n’ont d’autre espoir que d’aller traîner leur misère dans les pays qui ont fait leur malheur.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Grèce: grève générale à Lesbos face au drame des réfugiés-par Angelique Kourounis (La Libre Belgique 20/11/2017)

    Cette fois-ci ce ne sont pas les "usual supsects" qui font gréve, les pro-migrants, les réfugiés eux-mêmes ou les ONG débordées, mais bien les policiers de l’île et les garde-côtes en sous effectifs et la mairie de Lesbos qui a lancé le mot d’ordre d'un mouvement très suivi : "Il n’est pas question que notre hospitalité devienne un cauchemar pour les réfugiés et les insulaires".

    Le ton est donné, et le très calme Spyros Galinos perd patience et refuse l’ouverture d’un troisième camps à Lesbos, "Il n’est pas possible que 0,3 % de la population grecque accueille 10 % des migrants présents dans le pays, sans compter ceux qui continuent d’arriver tous les jours. Ce rapport doit s’inverser". Les migrants ne cessent d’affluer sur l’île au rythme de presque 100 personnes par jour alors que déjà plus de 8500 réfugiés y sont piégés dans des conditions très dures. Le camp de Moria accueille 6500 personnes pour une capacité trois fois moindre dont beaucoup d’enfants en bas âge. La nuit dernière, des adolescents se sont révoltés et le climat est tendu : "Ces gens vivent dans des tentes d’été alors qu’il commence à faire froid et qu’il pleut depuis 5 jours. Ils s’endorment et se lèvent dans la boue, c’est intenable", lâche Panagiotis Hatzikiriakos, président de l’Union des agents touristiques de l’île, très remonté. "L’année dernière nous avons eu des morts et personne n’a voulu endosser la responsabilité. On a mis ça sur notre dos mais ce n’est pas à nous de rêgler ce probleme, c’est à Athénes et à l’Europe". Du coup cet homme affable, qui n’a jamais battu le pavé, a fermé boutique comme tous les autres commerçants de l’île et a manifesté avec des milliers d’autres sous la pluie au slogan de "Lesbos n’est pas et ne doit pas devenir une prison".

    Efi Latsoudi de l’organisation Mosaic était de la partie : "On est fatigués des promesses non tenues du gouvernement. Les réfugiés ne cessent d’affluer et la seule chose qu’on nous propose c’est d’ouvrir un troisième camps. Ce n’est pas la solution". Pour sa part, Spyros Galinos ne veut pas entendre parler d’un troisième camp ni même de l’envois de paquebots qui logeraient les migrants dans le ports. "Il n’en est pas question", tonne-t-il. "Nous bloquerons le port si nécéssaire".

    Preuve d’une situation qui dérape, plus d’une vingtaine de réfugiés ont entamé une grève de la faim depuis deux semaines. Pour l’instant, le gouvernement grec fait la sourde oreille alors que le ministre de l'Immigration est de plus en plus contesté. Récemment, le Comité Central du Syriza, le parti de la gauche au pouvoir, a demandé la démission de Yiannis Mouzalas à cause de sa gestion désastreuse dans la crise migratoire... sans succès. "C’est au Premier ministre de décider", a-t-il répondu sachant pertinemment, a souligné la presse grecque, qu’étant très apprécié par Berlin pour avoir accepté de réduire les relocalisations vers l’Allemagne à 70 par mois, le temps de la campagne électorale allemande, il bénéfice d’une certaine protection. D’ou la voie de garage qui lui est offerte, une place au Conseil de l‘Europe en tant que Commissaire européen aux droits de l’homme. Pour certains il s’agit là d’un véritable gag !

    Angélique Kourounis
     
    source: http://www.lalibre.be
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    Macron détruit le BAC et l’… La jeunesse répond : Résistance !

    Cherchant à tout prix à détruire le caractère NATIONAL du BAC et à instaurer la sélection à l’Université, Macron, appliquant les directives de l’Union Européenne et du grand patronat, souhaite passer en force, contre la jeunesse, comme il le fait contre les travailleurs et les syndicalistes avec ses Ordonnances brisant le Code du Travail.

    Comme on sait, le “bac” reste, en France, un examen national anonyme qui constitue le “premier grade universitaire” et qui, comme tel, donne directement accès à l’Université.
    C’est l’inverse dans de  nombreux pays européens, notamment en Allemagne et dans les pays de tradition anglo-saxonne, où un tri rigoureux à base de sélection sociale et financière barre l’entrée des études supérieures à la majorité des ex-lycéens, dont beaucoup sont précocement envoyés vers la vie active, l’apprentissage sous domination patronale ou… le chômage.

    Alors qu’il faudrait consolider le BAC et l’Université en donnant à cette dernière les moyens d’accueillir dignement tous les étudiants qui le souhaitent et en rendant au BAC sa vraie signification et sa véritable valeur, la réforme du ministre de l’éducation, Jean Michel Blanquer visera clairement à transformer le bac en diplôme local et non NATIONAL, totalement dévalué et distribué principalement sur contrôle continu, établissement par établissement, ce qui en ferait en réalité un diplôme sans valeur à l’échelle nationale tout en discréditant après coup le bac de ceux qui l’ont déjà obtenu.

    Nous, lycéens et étudiants, sommes les futurs travailleurs de ce pays et devons pouvoir présenter des diplômes qui aient la même valeur où que ce soit en France, de Brest à Strasbourg, de Lille à Marseille, de Paris à Bordeaux. D’un établissement de centre ville à un lycée des quartiers populaires.

    Pour défendre notre futur, il faut nous prendre en main et organiser la contre-attaque face à ce gouvernement au service des capitalistes, de la finance et de l’UE !

    Les jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF), mouvement de jeunesse du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) sont prêts à vous aider à vous organiser. Contactez-nous, rejoignez-nous !

    On bloque les facs et les lycées !

    les explications de la commission éducation et de la commission lutte du PRCF, le décodage de la rédaction d’Initiative Communiste

     

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  • Carhaix. Du soutien pour les facteurs  (LT-19/11/2017)

    Les facteurs titulaires du bureau de poste de Carhaix (29), en grève depuis le 2 novembre, ont entamé leur troisième semaine de protestation. « C'est, de mémoire, le mouvement de grève le plus long qui ait eu lieu dans un bureau de poste du Finistère, s'est risqué, hier, Yann Le Gall, l'un des facteurs en grève, syndicaliste Sud-PTT. Nous sommes tous un peu fatigués, usés ». Hier matin, près de 200 personnes se sont rassemblées pour les soutenir. L'appel avait été lancé par les syndicats Sud-PTT et CGT, et la municipalité carhaisienne.

    Désaccord sur deux tournées supprimées

    La cause de cette grève ? Deux tournées ont été supprimées, le 3 octobre, pour compenser, selon la direction, la baisse constante de courrier à distribuer. De 17 facteurs affectés, chaque jour, à la distribution, le bureau est passé à 15. Quelques jours plus tard, les facteurs tiraient la sonnette d'alarme dans nos colonnes, assurant ne plus avoir le temps de distribuer tout le courrier. La direction demandait alors un délai d'observation de quelques mois.

    Depuis le début du conflit, la direction et les représentants syndicaux se sont rencontrés, presque chaque jour, sans parvenir à un accord. La direction propose le recrutement de deux emplois CDI affectés à Carhaix, Huelgoat et Châteauneuf-du-Faou, ainsi que le suivi et l'analyse, d'ici à janvier, de chaque tournée. Les salariés en grève demandent, eux, un poste supplémentaire pérenne affecté à temps complet à Carhaix.

    Les facteurs de Briec-de-l'Odet, Quimperlé et Crozon se sont associés au mouvement. Une cagnotte a été ouverte pour soutenir la grève, alors qu'une pétition a reccueilli plus d'un millier de signatures, selon les syndicats. De nouvelles négociations doivent avoir lieu demain matin.

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Hôpital de Morlaix. La fermeture des soins intensifs continue de faire réagir (LT-19/11/2017)

    Les réactions continuent d'affluer suite à la décision de la direction du centre hospitalier du pays de Morlaix de fermer temporairement, à compter du vendredi 1er décembre, les huit lits de l'unité de soins intensifs du service de cardiologie.

    Des cadres de santé attentifs

    À commencer par celle des cinq chefs de pôles et du Dr Lemoine, vice-présidente de la commission médicale du CHPM, qui ont cosigné un communiqué témoignant leur « soutien à l'ensemble des personnels médicaux et paramédicaux du service de cardiologie ». Et de poursuivre : « Il connaît, depuis des mois, des difficultés en lien avec le manque de cardiologues. En effet, plusieurs postes sont vacants, la pénurie dans cette spécialité étant observée sur l'ensemble du territoire. Cependant, l'activité et les gardes sont assurées grâce à une très forte mobilisation des praticiens et de leurs partenaires. » Les médecins concluent en expliquant que ce service est « indispensable à l'offre de soins sur le bassin morlaisien » et que « cette pénurie médicale ne peut perdurer. » Moyennant quoi, « ils seront attentifs aux dispositions et solutions permettant le maintien d'une prise en charge optimale des patients, en lien avec les professionnels du CHPM et leurs partenaires. »

    Le PCF solidaire

    De son côté, la section locale du Parti communiste considère cette situation « grave et intolérable ». Selon elle, cette décision « montre à l'évidence les effets catastrophiques des politiques menées en matière de santé. » Et de craindre que le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, qui « prévoit des réductions de moyens supplémentaires d'1,2 milliard d'euros pour l'hôpital public », soit entériné. Le PCF soutiendra et participera donc « activement aux initiatives qui seront décidées par les personnels et leurs syndicats hospitaliers ».

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • -Déclaration du Secrétariat National du PRCF-

     

    Mouvement social : Appelons un chat un chat et trahison la trahison !

     

    Malgré l’engagement admirable du noyau militant combatif qui,  de manifs en manifs, sauve l’honneur et l’avenir du mouvement ouvrier français,  la “journée d’action ” du 16 novembre n’a pas été à la hauteur de ce qui serait nécessaire pour arrêter Macron-Thatcher et la grêle de contre-réformes inspirées par le MEDEF et orchestrées par l’UE.

    Les directions syndicales n’ont tiré aucune leçon de l’échec à répétition, depuis 2003, de ce que les militants syndicaux appellent des “journées saute-mouton”, refusant même de mettre en débat l’idée d’une manif nationale de combat appelant à la grève générale.

    Elles ont été incapables de faire le lien entre la casse sociale et l’euro-dissolution néolibérale de l’État-nation.

    La journée du 16 fut conçue pour rabattre vers la journée de pseudo-action décidée pour le 17 novembre par la CES sur le mot d’ordre périlleux de “socle social européen”. De ce fait la journée du 16 novembre visait plus à dédouaner les États-majors syndicaux qu’à fédérer les travailleurs du privé, les fonctionnaires, les étudiants, les retraités et les chômeurs en dénonçant la cohérence des attaques gouvernementales (code du travail,  conventions collectives, statuts,  bac national, sécu, retraites, indemnités chômage. ..).

    C’est pourquoi le PRCF appelle les militants politiques et syndicaux du progrès social à appeler un chat un chat et trahison la trahison.

    Il faut travailler ardemment à la reconstruction d’un vrai parti communiste, c’est à dire d’un parti léniniste de combat. A la résurgence d’un syndicalisme de classe affranchi des illusions européistes. Et cela pour œuvrer sur tous les terrains à l’émergence d’une France franchement insoumise à L’UE du capital et à tous ceux qui servent l’oligarchie euro-atlantique, quelle que soit leur couleur revendiquée.

    Se refuser à ce travail urgent ce serait prendre le risque d’accompagner les accompagnateurs de l’euro-destruction en cours de notre pays.

    Le 17/11/2017

    source : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/mouvement-social-appelons-chat-chat-trahison-trahison-declaration-prcf/

     

     

     

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  • Ehpad de Quimperlé. Sauver le docteur... et les moyens  (LT-18/11/2017)Syndicats Cfdt-Santé et CGT, collectif d'agents, bénévoles de l'association Dalc'h Mad, qui assure les animations à Bois-Joly, et familles de résidants étaient regroupés à l'entrée de l'établissement pour entendre et soutenir le docteur Loriquet.

    Il y avait plus de 80 personnes présentes à l'entrée de l'Ehpad de Bois-Joly, hier après-midi, pour manifester leur soutien au chef du pôle hébergement dont le contrat n'est pas renouvelé. Les effectifs, les moyens d'assurer les soins, ont été le fil rouge de l'après-midi de contestation.

    C'est sur les moyens, les effectifs désormais alloués à la santé, qu'ont tout particulièrement interrogé les prises de parole, hier à Bois-Joly. 80 personnes avaient rejoint le parvis orné de drapeaux et de banderoles affichant les dégradations des conditions de travail.

    « Irresponsable »

    Sur la quinzaine de postes de professionnels prévus dans la convention lors de l'ouverture de la dernière partie de l'Ehpad de Bois-Joly « il n'y en a que cinq d'effectifs », pointe Didier Quémat pour la CGT. « Le reste a été compensé avec des contrats avenir, et une bonne partie de ceux-ci, emplois aidés, va disparaître. Le maire s'était pourtant engagé à ne pas laisser ouvrir le bâtiment Ellé sans les moyens adéquats ». Pour le docteur Loriquet, qui ne se satisfait pas des réponses de la direction apportées par voie de presse (Le Télégramme de mercredi), « dire qu'il n'y a pas de dégradations des conditions de travail, c'est irresponsable ». Au-delà de son cas personnel, le praticien souligne également les difficultés de recrutement en psychiatrie ou en médecine. « Et comment expliquer qu'en un mois, un médecin se soit retrouvé seul, sept jours non consécutifs pour prendre en charge 347 résidants, et sur deux sites éloignés ? », interroge-t-il. Et la charge se conclut par une définition des risques psychosociaux : « C'est l'inadéquation entre objectifs de travail et moyens alloués, ce que l'on vit au quotidien. C'est prôner une dynamique de qualité alors qu'on n'est pas capables de prendre soin de son propre personnel ».

    Pour la CFDT, Christine Jacq, secrétaire départementale des Santé-Sociaux, avait fait le déplacement aux côtés de Philippe Le Moing, délégué à l'hôpital de Quimperlé. « J'attends depuis deux mois un rendez-vous avec la présidente du conseil départemental sur le sujet des Ehpad », relève la secrétaire dont la préoccupation est la détermination prochaine du point GIR, qui fixe le nombre de personnels en fonction du nombre de patients accueillis. « Défendre la vraie richesse de notre institution, ces professionnels compétents et investis », c'était le sens de la prise de parole du délégué CFDT qui soulignait : « La plus luxueuse des institutions n'est rien sans des moyens adaptés ». En écho, la CGT demande la réintégration du docteur Loriquet et « exige l'ouverture de négociations afin d'obtenir le personnel nécessaire ».

    « C'est dommage »

    Pour exprimer leur opposition au non-renouvellement du contrat du docteur Gérard Loriquet, il y avait là aussi le Collectif d'agents signataires de la pétition. Il y avait là des familles, ainsi que les membres bénévoles de l'association Dalc'h Mad qui anime le lieu. Interrogeant pour les uns « sur la considération accordée à l'établissement », témoignant pour les autres des compétences et de l'humanité du docteur. Aucune date n'a été fixée pour l'inauguration officielle de « La rue centrale », dernière tranche des travaux de restructuration de l'Ehpad. Le docteur Loriquet, 63 ans, est à quelques mois la retraite. Il ne se fait pas d'illusion sur le poste qu'il occupe puisque « la direction des affaires médicales acte bien le manque d'environ un tiers de médecin sur le Pôle hébergement au 1e r janvier prochain ». Et de conclure : « C'est dommage, ça marchait bien ».

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  • Il y a 20 ans disparaissait Georges Marchais

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  • BREST

    Manifestation contre le libéralisme. Quelque 800 fidèles au rendez-vous (LT)

    Près d'un millier de manifestants, de source syndicale, guère plus de 500 au départ du défilé et sans doute 800 au retour place de la Liberté, à midi. La mobilisation contre le gouvernement faiblit à Brest, comme ailleurs.

    Le rendez-vous était fixé à 10 h 30, place de la Liberté, et, à l'approche des 11 h, il y avait quelque chose d'assez pathétique à entendre la sono cracher une chanson tonnant qu'« On ne lâche rien ». Devant à peine quelques centaines de personnes, drapeaux en mains, habituées des manifestations, militantes souvent de longue date, au bord d'une place déjà habitée par les chalets de Noël et quasi fermée. On a descendu de quelques mètres les barrières pour faire place à la foule. En vain.

    « Choqué par l'absence de jeunes »

    Gilbert, retraité au Relecq, portait sur la poitrine un autocollant du PCF « qui promeut l'écriture inclusive », souriait-il : « Je suis un-e tire-au-cul. Salutations votre altesse ». « Ce qui me choque, disait-il, c'est l'absence de jeunes. Ils sont appelés à en baver mais plus la situation sociale se dégrade, plus les gens se terrent ». Mais lui ne désarme pas. « Il faudra se lever de bonne heure, le jour de la lutte finale... » Résonnait, derrière, l'Internationale. Olivier Pichon, pour la CGT, a égrené les reproches faits à la politique libérale de Macron, dans divers domaines. Fidèle à elle-même, Nadine Hourmant (FO) s'est lancée dans un discours enflammé contre la politique du gouvernement. Elle a appelé à se mobiliser, aujourd'hui, devant le Château, pour la venue de quelques ministres, dont le premier d'entre eux. Nul besoin d'être grand clerc pour deviner que c'est FO que visait Olivier Cuzon, qui a pris le micro pour Solidaires, s'excusant presque de s'apprêter à dire à peu près la même chose, faute d'avoir pu s'entendre sur une déclaration commune.

    « Trouver une alternative »

    Partis guère plus de 500 au son des pétards, les manifestants ont été renforcés de deux ou trois centaines de personnes au cours de la marche, tranquille, au centre-ville, avant la dislocation à midi. Olivier Pichon n'essayait pas de tromper son monde en affichant une satisfaction de façade. « Il faut trouver une alternative à proposer, une façon de mobiliser » les personnes hostiles à la politique menée actuellement, « le prolongement des précédentes » selon lui. Les personnes présentes, hier, en effet, contrairement à beaucoup, n'estiment pas leur combat perdu.

    source:http://www.letelegramme.fr

     

    MORLAIX

    Code du travail. 200 manifestants (LT)

    La mobilisation contre la réforme du Code du travail par ordonnances décidée par le gouvernement n'a pas énormément mobilisé, hier matin, au centre-ville. Alors qu'ils avaient été près d'un millier lors des rassemblements des 12 septembre et 10 octobre, seulement 200 personnes étaient réunies sur la place des Otages, en milieu de matinée. Avec toujours les mêmes slogans répétés, lors des prises de paroles, par les syndicats, la CGT (« Nous pouvons, tous ensemble, faire reculer l'entreprise du gouvernement de déstructuration de notre modèle social »), FO (« Le capital ne nous arrachera pas 70 ans de conquêtes sociales, bloquons le pays ! ») ou encore la FSU (« Non au rouleau compresseur en marche, non aux mesures précarisant toujours un peu plus l'emploi des jeunes »). Les manifestants ont ensuite défilé dans le calme, depuis la rue Carnot jusqu'au rond-point Charles-de Gaulle. En appelant à un nouveau rassemblement, cette fois contre le Ceta (traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada), demain, à partir de 10 h, places de Viarmes et des Otages.

    source: http://www.letelegramme.fr

     

    CARHAIX

    Code du travail. Une centaine de manifestants (LT)

    Une centaine de personnes se sont réunies ce jeudi à 11 h devant la Maison des syndicats à Carhaix afin de protester contre les ordonnances Macron et la réforme du code du travail. Le cortège s'est ensuite rendu à la Poste pour soutenir les facteurs en grève depuis le 2 novembre. Une partie des manifestants a envahi le centre de tri pendant une vingtaine de minutes. Sommés à plusieurs reprises par les responsables du site de quitter les lieux, ils se sont exécutés mais ont promis de continuer la mobilisation tant que les négociations entre les grévistes et la direction n'ont pas abouti. Les manifestants ont invité la population carhaisienne à se mobiliser ce vendredi à 8 h 30 "pour maintenir la pression".

    source: http://www.letelegramme.fr

     

    QUIMPER

    Loi Travail. Environ 300 personnes mobilisées contre les ordonnances (LT)

    La du journée interprofessionnelle d'actions du  16 novembre en Finistère vue par la PQR (17/11/2017)Environ trois cents personnes étaient réunies, hier matin, place de la Résistance, pour demander le retrait des ordonnances de la loi Travail.

    Environ 300 personnes sont descendues dans la rue, hier matin, pour demander le retrait des ordonnances de la loi Travail. Répondant à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires Quimper, les manifestants se sont réunis, à 10 h 30, place de la Résistance, avant de prendre la direction de la préfecture où ils ont déposé une motion visant à abroger la loi Travail. Le cortège s'est ensuite arrêté devant le conseil départemental, La Poste et la mairie. « Cette loi est une machine de destruction des conditions de travail. Elle signe la fin du CDI, l'arrêt de mort des CHSCT et la baisse de la représentation syndicale dans les entreprises », protestait hier, Sandrine Allain, secrétaire générale de la CGT Quimper. La mobilisation n'a pas seulement réuni les salariés du privé car la FSU, syndicat enseignant, était aussi dans le cortège.

    Peu de jeunes mobilisés

    « Autour du personnel enseignant gravite aussi tout un tas de personnes sous contrats privés, auxiliaires de vie scolaire et parents d'élèves par exemple », expliquait Sabrina Manuel secrétaire générale du SNUIPP, syndicat des enseignants du premier degré au sein de la FSU. Une dizaine de lycéens ont aussi séché les cours pour venir protester contre une loi qui, selon eux, va créer toujours plus de précarité ». La mobilisation d'hier a été moins importante que pour la dernière manifestation du 21 septembre, où ils étaient entre 600 et 800 à réclamer le retrait des ordonnances. Un mouvement qui diminue localement à quatre jours de l'examen du projet de loi de leur ratification, qui débutera mardi à l'Assemblée nationale.
     
     
     
    QUIMPERLE
     
     150 manifestants maximum (LT)
     

    La journée interprofessionnelle d'actions du  16 novembre en Finistère vue par la PQR (17/11/2017)

     

    Lucas Brient et Jean Rioufol De 500 personnes début octobre, le mouvement contre les ordonnances Macron et le Code du travail n'a rassemblé que 150 mécontents, hier, au coeur de la cité du Coq. La lassitude se fait sentir.

    En réponse à l'appel national à manifester contre les « ordonnances Macron », l'intersyndicale du pays de Lorient (CGT, FO, Solidaire), à laquelle s'est joint la CNT (Confédération nationale du travail), organisait un défilé dans les rues de Quimperlé, hier matin.

    « Mise à mort du code du travail »

    Près de 150 personnes ont bravé la fraîcheur pour se réunir place Jean-Jaurès, point de départ d'un cortège qui s'est ensuite dirigé vers la gare avant de remonter vers l'avenue Jules-Ferry puis de redescendre place Charles-de-Gaulle, en empruntant la rue Savary. « Les ordonnances Macron signent la mise à mort du code du travail et des prud'hommes, s'est indignée Annie Minvielle de Force ouvrière. Le président s'est attaqué directement aux salariés. Demain, ce sera au tour de la Sécurité sociale, des retraites, de Pôle emploi, etc. Pour autant, on ne s'écroule pas, nous n'allons rien lâcher ». Hier, de nouveaux signes de fatigue du mouvement se sont pourtant fait ressentir. Alors que les organisations syndicales comptaient raviver la flamme lors de cette quatrième journée de mobilisation depuis la rentrée (après les 12 et 21 septembre et le 10 octobre), c'est plutôt un sentiment de lassitude et de résignation qui planait au-dessus des manifestants.

    « Manifester peut vous coûter cher »

    Ouvrier à Quimperlé, Emmanuel a défilé en queue de cortège. La mine déconfite, il fait partie de ceux qui s'agacent de constater cette irrémédiable chute de la fréquentation : « Il y a de moins en moins de monde. C'est indéniable, le mouvement s'essouffle et c'est regrettable. Il faut que les gens prennent conscience de la gravité de la situation ». S'il ne trouve aucune explication rationnelle à ce phénomène, Emmanuel avance néanmoins quelques éléments de réponse : « C'est bien joli de manifester. Mais quand vous avez du mal à boucler vos fins de mois, ce n'est pas simple de manquer une journée de travail, ça peut vous coûter cher. Et puis il y a ceux qui préfèrent tondre leur pelouse plutôt que de descendre dans la rue ».

    « Un manque de syndicalisme en France »

    En remontant le cortège et la rue Thiers, Patrick et Denis, retraités, conversent : « Peut-être que les employés ne se sentent pas concernés. Je ne m'explique pas trop cette faible mobilisation. Mais bon, il n'y a qu'à comparer avec les autres pays européens. Ici, on est quoi ? 10 % ? Il y a un manque de syndicalisme en France ». Denis, ancien instituteur, lui emboîte le pas. « Les retraités comme nous, ils sont là. Mais les actifs... Il y a une crainte de perdre son travail, c'est sûr. Mais cela ressemble un peu à une forme d'égoïsme ». Le premier appel à manifester contre les « ordonnances Macron » avait rassemblé environ 500 personnes le 12 septembre. Puis 300 le 21 septembre et à peine 250 le 10 octobre. Hier, la manifestation ressemblait à une sorte de dernière séance.

     
     
     
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  • Nombreux sont ceux qui constatent que les journées de manifestations éloignées de plusieurs semaines jouant à saute mouton avec le calendrier, avec des appels à la mobilisation générale mais sans déclenchement de la grève dans tous les secteurs ne permettent pas d’établir un rapport de force gagnant.

    Le 16 novembre par exemple, 4e journées nationale de mobilisation contre les macron, il n’y a pas eu de grève ni dans les transports, y compris à la SNCF pourtant dans le collimateur avec l’achévement en cours de l’euro privatisation , ni dans l’éducation nationale alors qu’après la réforme des collèges c’est au bac que s’attaque le gouvernement. Et qui ne se souvient de cette journée d’action fonction publique du 10 octobre volontairement déconnectées par les centrales syndicales des journées d’action contre les ?

    C’est dans ce contexte que des syndicalistes de la CGT et de SUD réunis au sein du , secouent le cocotier et montrent qu’il est possible de proposer une date pour se rassembler tous ensemble, en même temps et au même endroit, en appelant le 18 novembre à une manifestation à proximité du Palais de l’Elysée.

    Une initiative qui a au moins le mérite de faire réfléchir sur les modes d’action : cela fait des mois que le PRCF expliquent qu’une grande manifestation nationale à Paris est le moyen indispensable pour catalyser, accélérer et faire converger toutes les luttes dans un tous ensemble et en même temps gagnant. En juin 2016, l’énorme manifestation historique à Paris réunissant 1 millions de manifestants était arrivée trop tard pour changer la donne. Face au coup d’état social de Macron appliquant le programme de casse sociale de l’UE et du MEDEF, il est encore temps d’agir.

    L’appel de Mickael Wamen : “À toi de décider de ton avenir, deviens l’acteur de l’unité”

    Macron est un fléau !

    Le 16 on manifeste tous ensemble, le 17 on continue et le 18 novembre on marche sur l’Elysée

    Les agressions de Macron vont bien au delà du programme électoral sur lequel il a été (très mal) élu. Ivre de lui-même et faute d’une riposte à la hauteur, il se considère comme omnipotent et abat toute la brutalité de l’État sur tout ce qui est social, démocratique, solidaire, écologique.
    La destruction-Macron s’installe dans la durée et s’étale sur toute la société :

    • l’état de droit a été englouti dans l’état d’urgence permanent,

    • le droit social et son code du travail sont dissous dans le pouvoir patronal,

    • les jeunes aux emplois aidés en sont privés, les autres sont précaires, ou au chômage, ou sélectionnés à la porte de l’Université,

    • les locataires secourus ne le sont plus, les hospitalisations vont être traquées, la sécurité sociale est menacée,

    • les petits sont surtaxés pour payer aux riches le cadeau de la fin de l’ISF,

    • et Macron traite les immigrés comme Le Pen le préconise.

    Il n’y a plus d’illusion du « dialogue social », la démocratie parlementaire n’existe pas, juste un Macron-Roi entouré de cinq conseillés privés. Et vogue la galère !

    Pourtant l’exaspération est partout. On l’entend gronder dans les entreprises et les quartiers, chez les retraités comme les jeunes… Ce gouvernement et ses députés godillots sont toujours minoritaires dans l’opinion. Beaucoup de celles et ceux qui rejettent Macron et sa politique cherchent les moyens d’exprimer et leurs revendications et leur rejet de Macron.

    D’autant que sur le terrain les luttes continuent. La possibilité existe de passer des mobilisations de militant.es à des mouvements généraux, rassemblant le plus grand nombre, même si l’usure ici ou là se fait sentir du fait de la dispersion des forces.

    Par notre détermination et notre volonté d’unité, nous pouvons inverser le cours des événements.

    Le Front Social a proposé à toutes les organisations syndicales, politiques et associatives de co-organiser une marche vers l’Elysée le 18 novembre pour que le 16 ne soit pas une journée sans lendemain, voire un baroud d’honneur, pour que cette action ait une suite, pour qu’avec 2 ou 3 jours de mobilisation en continu nous montrions notre détermination. Nous voulons contribuer à redonner confiance à notre camp pour lui donner envie et courage de se mettre en ordre de bataille.

    MARCHE NATIONALE SUR L’ÉLYSÉE
    Le samedi 18 novembre à 14 heures
    Métro Pereire à Paris

    • En savoir plus sur cette mobilisation inédite (appel, affiches…)
    https://www.frontsocialuni.fr/actualite/actualite-nationale/18-novembre-marche-nationale-lelysee

    • Ils-elles appellent à manifester le 18 novembre :
    https://www.youtube.com/playlist?list=PLFVJ1jCJmiH2FCQBnOU_suPhOjQapxSQi

    • Agir c’est aussi nous aider à financer nos actions. Merci de votre aide…
    https://www.lepotcommun.fr/pot/frontsocial

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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