• Janvier 1919 / janvier 2019

    HONNEUR A ROSA LUXEMBURG, A KARL LIEBKNECHT

    ET A L’IMMORTELLE INSURRECTION SPARTAKISTE DES PROLETAIRES ALLEMANDS.

    Janvier 1919 / janvier 2019  HONNEUR A ROSA LUXEMBURG, A KARL LIEBKNECHT ....

    Déclaration du PRCF, 14 janvier 2019

     

    Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, chefs de file du prolétariat allemand, opposants de la première heure à la boucherie impérialiste de 14/18, figures éminentes du prolétariat mondial, cibles permanentes des sociaux-traitres de la IIème Internationale, fondateurs avec Lénine et Clara Zetkin de l’Internationale communiste en gestation, étaient assassinés par les « Corps francs » préfascistes lancés à leurs trousses par Ebert et Noske, les dirigeants alors au pouvoir du SPD. L’écrasement sanglant de l’insurrection spartakiste et la répression anticommuniste, annonçaient clairement la fascisation ultérieure de l’Allemagne et du continent européen, la marche vers une nouvelle guerre impérialiste mondiale et l’isolement durable de la jeune Union soviétique sur la scène mondiale.

    Lénine, qui avait maintes fois polémiqué durement avec Rosa, mais qui n’en avait pas moins une grande estime pour la théoricienne marxiste, pour la dirigeante indomptable, pour la personnalité attachante et pour la combattante héroïque, écrivait alors ces lignes fameuses :

    « Il arrive parfois que les aigles volent plus bas que les poules, mais les poules ne parviendront jamais à s'élever à la hauteur des aigles. En dépit de ses erreurs, elle fut - et elle reste pour nous - un aigle. Et non seulement sa mémoire sera toujours conservée précieusement par les communistes du monde entier mais sa biographie et ses œuvres complètes (…) serviront de leçon utile pour la formation de plusieurs générations de communistes dans le monde entier». (Note d'un publiciste, fin février 1922).

    Quoique invariablement situés du même côté de la barricade anti-impérialiste, anti-opportuniste et antirévisionniste, Lénine et Rosa se sont en effet confrontés durement, quoique fraternellement, sur plusieurs questions stratégiques. Que ce soit sur la question nationale, où Lénine reprochait à la Polonaise Rosa de sous-estimer l’importance du « droit des nations à disposer d’elles-mêmes » (alors qu’il convient d’associer l’émancipation sociale à la défense anti-impérialiste des nations opprimées), que ce soit sur la question du Parti communiste de combat et de sa nécessaire discipline (Rosa et Karl ont payé de leur vie le retard des gauches allemandes à s’organiser en dehors du SPD et leur fidélité organisationnelle prolongée à un parti irréversiblement dénaturé) ou que ce soit sur les rapports dialectiques entre mouvement spontané des masses (soviets d’ouvriers et de soldats) et organisation centralisée du parti prolétarien (deux dimensions que la Révolution russe a su articuler et sans lequel il n’y aurait pas eu la victoire d’Octobre 1917), il y eut confrontation théorique constante. Mais pour finir, Rosa et Karl qui, il est vrai, avaient passé l’essentiel de la guerre derrière les barreaux du Deuxième Reich, appuyèrent chaleureusement la révolution prolétarienne russe et rallièrent les efforts de Lénine pour fonder une nouvelle Internationale communiste, totalement indépendante de la IIème Internationale corrompue et totalement enlisée dans l’union sacrée avec les alliances impérialistes sanguinaires.

    C’est pourquoi en ce 100ème anniversaire de la Révolution spartakiste, tous les vrais communistes rendent hommage à Rosa et à Karl

    • En fustigeant les dirigeants de la social-démocratie qui, partout et toujours, ont nourri l’anticommunisme, la contre-révolution, l’antisoviétisme, les guerres coloniales et impérialistes, en se cachant derrière l’hypocrite paravent de « la » démocratie (pour la bourgeoisie !) et des « droits de l’homme » (… bourgeois à exploiter autrui) ; plus que jamais que retentisse et que s’élargisse l’héroïque appel lancé par Liebknecht en 1914, « l’ennemi principal est dans ton propre pays », cette oligarchie qui travestit en « patriotisme » la défense des intérêts du grand capital ; honte à ceux qui aujourd’hui, brandissent leur étiquette « communiste » ou « syndicaliste » pour prôner l’ « union de la gauche » avec le PS maastrichtien et avec ses surgeons à la Hamon, ou qui vendent aux syndiqués l’introuvable « Europe sociale », c’est-à-dire un empire entièrement tourné contre les droits sociaux, contre le socialisme, contre le peuple russe et contre les souverainetés nationales ; 
    • En appelant les travailleurs salariés et les communistes d’Allemagne et de France à renforcer leurs liens combatifs, comme ce fut trop brièvement le cas à l’époque des appels communs de Thorez et de Thälmann, face à l’Axe prédateur Paris/Berlin et à la mortifère UE supranationale arrimée à l’OTAN ;
    • En combattant les guerres et les ingérences impérialistes en cours, que ce soit en Afrique, au Proche-Orient ou aux frontières de la Russie : ni empire européen dominé par la « Grande Allemagne » victorieuse de la RDA, ni « Françafrique » déstabilisant sans fin l’Afrique et le Proche-Orient ;
    • En appelant les travailleurs et les communistes à une solidarité de combat avec les militants du mouvement populaire réprimés (Gilets jaunes de France, syndicalistes de lutte…), mais aussi tous les communistes d’Europe de plus en plus persécutés par les pouvoir fascisants de l’UE, notamment en Pologne, où le KPP est menacé de délégalisation dans la honteuse indifférence de tant de « progressistes » européens.
    • En restant fidèles à la passion pour la vie de Rosa dont tous les écrits théoriques et toutes les lettres de prison témoignent qu’elle avait pressenti la nature exterministe du capitalisme-impérialisme moderne et qu’elle avait mille fois raison de clamer, après Engels, que notre époque doit et devra nécessairement choisir entre « socialisme et barbarie ».
    • En reprenant à notre compte les dernières lignes de l’ultime article de Rosa Luxemburg, L’Ordre règne à Berlin : « Votre « ordre » est bâti sur du sable. Dès demain la révolution « se dressera à nouveau avec fracas » proclamant à son de trompe pour votre plus grand effroi : J’étais, je suis, je serai »

    Honneur à Rosa Luxemburg et à Karl Liebknecht qui restent des exemples pour l’ensemble des travailleurs et des jeunes intellectuels politiquement conscients. Que le nom de Spartakus, égalant le prestige mondial du chef de file des esclaves insurgés contre l’oligarchie romaine, brille à jamais au ciel étoilé des grands révolutionnaires !

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  • Réfugiés. Encore 80 personnes devant la gendarmerie de Quimperlé (LT.fr-14/01/2019)Plusieurs élus ont accompagné successivement Aram et Diana dans les locaux de la gendarmerie de Quimperlé. 

     

    La mobilisation autour d’Aram et Diana ne faiblit pas à Quimperlé. Ce lundi, 80 personnes sont encore venues soutenir le couple de réfugiés géorgiens qui, trois fois par semaine, doit venir faire acte de présence à la gendarmerie. Une assignation à résidence qui va se poursuivre au même rythme pour Diana, alors qu’Adam n’a désormais plus l’obligation de pointer. À noter que le couple déposera ce lundi, en préfecture à Quimper, une nouvelle demande d’asile.

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • Pont-l'Abbé-Gilets jaunes. Cent vingt personnes à la réunion (LT.fr-13/01/19-20h20)En fin de réunion, une minute de silence a été respectée en hommage aux Gilets jaunes décédés, au jeune Pont-l’Abbiste de 21 ans tué samedi dans un accident de voiture, ainsi qu’aux pompiers ayant perdu la vie à Paris. 

    Après plusieurs réunions à Pont-l’Abbé, Plonéour-Lanvern et Plozévet, les Gilets jaunes du Pays bigouden ont invité la population à échanger, ce dimanche après-midi, autour du Référendum d’initiative citoyenne (Ric) et de la justice fiscale. Quelque 120 personnes étaient présentes au Patronage laïque de Pont-l’Abbé.

    Le mouvement continue, dans le Pays bigouden. Au lendemain de l’acte IX où « chacun a fait selon ses disponibilités », c’est devant la mairie, dès la fin de matinée, que ça se passait, puisqu’à l’invitation de Yann sur les réseaux sociaux, six Gilets jaunes ont stationné, l’espace d’une demi-heure, devant l’Hôtel de ville.

    Le but ? « Christophe Castaner a dit qu’il n’y avait pas beaucoup de Gilets jaunes, relate ce dernier. Alors, l’idée, c’est de passer devant chaque mairie et de s’y faire photographier. Puisque pour Christophe Castaner, les chiffres sont si importants, il n’aura qu’à compter, un à un, les Gilets jaunes sur les photos ! ».

    "On est parti de quatre devant les impôts
    et voilà où on en est aujourd’hui !"

    Le gros événement était l’après-midi, au Patronage laïque, où les Gilets jaunes proposaient à la population de les rejoindre, dès 14 h, pour évoquer, notamment, le Référendum d’initiative citoyenne (Ric). « Nous avons présenté la Ve République, les différentes formes de référendums dans le monde puis le Ric, relève Mehdi, temporaire référent du mouvement bigouden. Nous avons présenté les pour et les contre et, surtout, nous n’avions pas la prétention, n’étant pas des spécialistes, de faire quelque chose de très pointu ». S’en est suivi un débat d’une heure et demie. La fraude, l’exil et l’optimisation, l’égalité et les hausses des salaires et pensions ont été au cœur du débat sur la justice fiscale, l’exemple du PDG de Renault, Carlos Ghosn en étendard.

    Les nombreuses chaises de la salle communale ont failli ne pas suffire, devant l’affluence, à savoir 120 personnes, dont une dizaine seulement en veste réfléchissante. « On est parti de quatre devant les impôts et voilà où on en est aujourd’hui ! », sourient Bernez et Fredo.

    Une poignée d’élus pont-l’abbistes étaient également présents, de même que certaines personnes, affiliées à des partis politiques, des syndicats et des associations militantes. « Chacun vient sans étiquette, parce qu’il le souhaite », fait remarquer Mehdi, très vite interpellé, lors de la pause, par une dame qui souhaite parler des jeunes Gilets jaunes et de ceux qui cassent. Réponse directe, avec le sourire : « Ici, les Gilets jaunes cassent la croûte ! C’est tout ce qu’ils cassent ».

    Une rencontre au rond-point de Kermaria le 18 janvier

    Les actions ne vont pas s’arrêter. Comme annoncé la semaine passée, les Gilets jaunes vont continuer à assurer une présence sur le rond-point de Kermaria ainsi que devant le Centre des finances publiques. Le rendez-vous est pris pour un après-midi sur le même modèle, dans les quinze jours à venir. Les dates et lieux seront communiqués une fois fixés.

    En attendant, les Gilets jaunes devraient rencontrer la députée Liliana Tanguy ainsi que le sénateur Michel Canévet, le 18 janvier. Les 5 et 6 janvier, ils s’étaient en effet invités aux vœux des communes de Combrit-Sainte-Marine et de Plonéour-Lanvern dans l’espoir de fixer un entretien et de leur remettre leurs revendications. Accordé ! « La rencontre n’aura pas lieu à la permanence de Liliana Tanguy car seule une délégation de cinq Gilets jaunes pouvait être reçue et cela ne nous convient pas, note Mehdi. Nous les invitons donc à venir nous rejoindre au rond-point de Kermaria à l’heure qu’ils le souhaitent ». En cas de mauvais temps, un repli à la Maison des associations, que les Gilets jaunes ont réservée, est prévu.

     
    en complément

    Cahier de doléances. Pont-l’Abbé s’y met

    Les premiers cahiers de doléances ont fait leur apparition dans le Pays bigouden, début décembre, à l’invitation de l’Association des maires ruraux de France. Voire avant, comme à Tréméoc, où la mairie s’est dotée d’un cahier avant les manifestations. Une soixantaine de cahiers ont été remis par Nadine Kersaudy, présidente de l’Association des maires ruraux du Finistère à Liliana Tanguy, vendredi. Une soixantaine, dont ceux des cinq communes bigoudènes qui sont Saint-Jean-Trolimon, Guiler-sur-Goyen, Tréguennec, Treffiagat-Léchiagat et Plonéour-Lanvern. Une sixième se lance désormais, à savoir Pont-l’Abbé. Depuis le 11 janvier, également, un cahier de doléances est disponible à l’accueil de la mairie.

    Hélène CAROFF

    source: https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-labbe/gilets-jaunes-cent-vingt-personnes-a-la-reunion-13-01-2019-12181789.php

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  • Plus de quatre de débat ont eu lie entre des citoyens venus de tout le département, à Pont-l'Abbé, dimanche 13 janvier 2019

    Dimanche 13 janvier 2019, les Gilets jaunes du Pays bigouden avaient convié tous ceux qui le souhaitaient à un grand débat participatif autour de trois thèmes : le référendum d’initiative citoyenne, la justice fiscale et la justice sociale.

    Dès 14 h, la salle du Patronage laïque était comble. Et ce, grâce au grand débat participatif proposé par les Gilets jaunes du Pays bigouden. Les échanges ont été nourris tout l’après-midi par un flot d’interventions pertinentes.

    Les citoyens

    présents ? Des gens venus du Pays bigouden mais aussi de Scaër, de Quimper, Brest, parfois de plus loin. Des élus également, dont quatre de Pont-l’Abbé, impliqués depuis le début du mouvement.De nombreuses problématiques ont été abordées, sur le ton de la protestation.

    « Le pouvoir n’appartient plus au peuple »

    Sur le fond, le besoin de s’exprimer et de dénoncer les injustices est tel que sont très vite apparues des propositions fortes. « Il faut multiplier les assemblées populaires de ce type » ; « le pouvoir n’appartient plus au peuple, il doit trouver les moyens de le reprendre », pouvait-on entendre çà et là.

    Parmi les nombreuses revendications : la prise en compte du vote blanc, une vraie démocratie participative et la crainte que le grand débat national annoncé ne soit « qu’un simple enfumage des citoyens ».

    Pour beaucoup de personnes présentes, « ce sont les fondements constitutionnels qui doivent être repensés ».

    Le fait est certain, le mouvement des Gilets jaunes continue et semble bel et bien s’amplifier. « Montrons-nous, dit l’un d’eux, aux carrefours, lors des réunions et des rassemblements, montrons-leur notre détermination d’être des citoyens à part entière. »

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/pont-l-abbe-gilets-jaunes-le-mouvement-s-amplifie-6169849

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  • Ce 10 janvier, malgré les menaces des régimes à la botte de Washington menaçant de coup d’état le , suite au vote démocratique et souverain du peuple venezuelien, le président réélu du  Nicolas  débutera son second mandat, conformément à la constitution du pays.

    Venezuela : Nicolas Maduro débute son nouveau mandat présidentiel avec le soutien du PC du Venezuela (IC.fr- 10/01/19)

    Le Parti Communiste Venezuelien soutien Nicolas Maduro

    Venezuela : Nicolas Maduro débute son nouveau mandat présidentiel avec le soutien du PC du Venezuela (IC.fr- 10/01/19)

    Le Parti Communiste du Venezuela (PCV) condamne les agressions du soi-disant groupe de Lima contre le Venezuela. Les communistes réaffirment leurs soutien à la défense de la souveraineté du Venezuela et à son Président Nicolas Maduro

    “Le PCV rejette fermement le document publié par le soi-disant Grupo de Lima, un document qui viole toutes les règles du droit international de tous les pays”, déclare Yul Jabour , chef du secrétariat propagande,agitation du Comité central du Parti communiste.

    Vendredi dernier, le groupe de Lima, une coalition formée de gouvernements de droite d’Amérique Latine, a publié une déclaration dans laquelle ils rejettent le nouveau mandat du président Nicolás Maduro qui débutera le 10 janvier et exhortent renverser ce dernier.

    Yul Jabour souligne que face à ces attaques, le PCV “réaffirme son engagement à défendre la patrie pour œuvrer à la grande unité anti-impérialiste”.

    Le Parti communiste accompagnera Nicolás Maduro, le 10 janvier, pour son serment qui ouvrira la nouvelle période constitutionnelle 2019-2025.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Ajoutée le 24 mai 2018
     
    Un an après la déferlante macroniste, l’ancien secrétaire d’État au Budget Christian Eckert a décidé de prendre la plume, comme François Hollande il y a un mois et demi. Dans un livre intitulé Un ministre ne devrait pas dire ça… et publié aujourd’hui aux Editions Robert Laffont, il raconte comment son ex-collègue à Bercy, Emmanuel Macron, a monté avec ses réseaux une opération commando vers l’Élysée. Sur le plateau d’Axel de Tarlé, Christian Eckert analyse l’histoire d’un crash politique, celui du parti socialiste, qui a conduit Emmanuel Macron au pouvoir.  
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  • Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.

    La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d'une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées. 

    On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.

    C’est pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre.

    Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, seize lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.

    Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.
    Les premiers signataires : 

    Isabelle Alonso (militante féministe, romancière)
    Alain Badiou (philosophe)
    François Bégaudeau (écrivain)
    Juan Branco (avocat)
    Stéphane Brizé (réalisateur)
    Mathieu Burnel (ex-inculpé dans l’affaire Tarnac)
    Annick Coupé (secrétaire générale d’Attac)
    Eric Drouet (gilet jaune)
    Annie Ernaux (écrivain)
    Gérard Filoche (membre de la CGT, Attac, Copernic)
    Bernard Friot (sociologue et économiste)
    Thomas Guénolé (politologue)
    Eric Hazan (éditeur) 
    Anasse Kazib (délégué Sud Rail)
    Zoé Konstantopoulou (avocate, ex-présidente du parlement grec)
    David Koubbi (avocat)
    Mourad Laffitte (réalisateur)
    Aude Lancelin (directrice de publication Le Média)
    Franck Lepage (éducateur populaire)
    David Libeskind (avocat, collectif « robe noire et gilet jaune »)
    Henri Maler (fondateur d’Acrimed)
    Jean-Claude Michéa (philosophe)
    Gérard Mordillat (réalisateur)
    Maxime Nicolle (gilet jaune)
    Gérard Noiriel (historien)
    Osons causer (YouTuber)
    Gilles Perret (réalisateur)
    Thomas Portes (PCF, syndicaliste CGT-cheminots)
    Bernard Stiegler (philosophe)
    Assa Traoré (comité Adama)
    Eric Vuillard (écrivain)
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  • Gilets jaunes. Brest. Les Gilets jaunes manifestent rive droite (OF.fr-12/01/19-20h07)Les Gilets jaunes ont manifesté devant la mairie avant de reprendre leur route, direction le Carrefour de l'Iroise

    Un millier des Gilets jaunes a manifesté dans les rues de Brest ce samedi 12 janvier 2019, pour l’acte 9 du mouvement. Ils ont défilé rive droite pour la première fois.

    De nombreux « Macron démission » ont résonné, ce samedi 12 janvier 2019, dans les rues brestoises. Un millier de Gilets jaunes (800 selon les forces de l’ordre) ont défilé sous la pluie.

    Partis, comme à leur habitude, de la place de Strasbourg, à 14 h, ils ont, pour

    la première fois, pris la direction de la rive droite. Leur destination ? Le centre commercial Carrefour de l’Iroise, près de Brest Arena.

    Les Gilets jaunes ont bloqué l’entrée du Carrefour durant une vingtaine de minutes.

    Arrivés bruyamment un peu avant 16 h, 200 Gilets jaunes ont bloqué l’entrée du supermarché. « Les grandes enseignes ne participent pas, gagnent des millions, qu’elles se mettent dans les poches et celles de leurs actionnaires, et ne sont pas capables de donner des avantages à leurs salariés » , explique Christelle, Gilet jaune de la première heure. Des actions similaires avaient déjà eu lieu dans la zone commerciale du Froutven, devant les enseignes du groupe Mulliez.

    Christelle, Gilet jaune, lors du bref blocage du supermarché Carrefour. 

    « Nous venons protester dans les grandes enseignes contre l’optimisation fiscale, pour ne pas dire évasion fiscale , développe Loïc. Ce sont des actions symboliques. »

    Convergence des luttes ?

    Lors des prises de paroles, place de Strasbourg, avant le départ de la manifestation, les organisateurs ont appelé à se joindre à la prochaine Marche pour le climat, le 27 janvier prochain.

    Ce samedi, deux manifestations, la Marche pour le climat et la manifestation des Gilets jaunes, avaient lieu au même moment. Difficile donc, pour les manifestants, de se dédoubler. « Les problèmes environnementaux et de pauvreté ont des causes systémiques dans les deux cas. Et ce sont toujours les mêmes personnes qui vont souffrir en premier du dérèglement climatique , soutient Eric, 25 ans. Le gouvernement ne prend en compte ni les gens, ni l’environnement. »

    Nemo, 27 ans, étudiante en Master de Gestion de l’environnement et Gilet jaune, considère, quant à elle, qu’il existe un manque de dialogue entre écologistes et Gilets jaunes. « À l’université, les gens de ma classe ne parlent pas des Gilets jaunes. Ils ne s’informent pas sur notre lutte. Alors que les gens veulent juste aller mieux, ce n’est pas une démarche égoïste » , explique-t-elle.

    Une chose est sûre, les Gilets jaunes restent mobilisés. « On est bretons, têtus, on ne lâchera pas » , conclut Loïc.

    Metig JAKEZ-VARGAS.

    source: https://www.ouest-france.fr/societe/gilets-jaunes/gilets-jaunes-brest-les-gilets-jaunes-manifestent-rive-droite-6169182

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  • Rassemblement des Gilets jaunes devant l’Hôtel de ville, à Quimper, samedi 12 janvier 2019

    Deux cents personnes environ ont participé au rassemblement des Gilets jaunes, samedi 12 janvier 2019, à Quimper. Café solidaire, défilé en ville et assemblée populaire devant la mairie. Dimanche 20 janvier, aura lieu une marche des femmes.

    Après les affrontements qui ont marqué la dernière manifestation des Gilets jaunes à Quimper, le rassemblement du samedi 12 janvier 2019 s’est déroulé dans le calme. Tout commence par un « café solidaire » et gratuit, servi à l’entrée de la place de Résistance, à deux pas de la préfecture. Puis le groupe, dont le nombre a constamment varié au cours de l’après-midi, parcourt rapidement le centre-ville.

    Les Gilets jaunes veulent mener le débat

    Premier arrêt, et première prise de parole, place Terre-au-Duc. Après un passage par la rue Kéréon, les deux cents manifestants se regroupent devant l’Hôtel de ville. C’est le moment d’une « assemblée populaire » , animée par Gilbert Macrez. Les prises de paroles se succèdent, témoignant des difficultés vécues par une femme malade, une jeune femme ne trouvant pas d’emploi, ou encore un agriculteur « écolo » de Plonéour-Lanvern.

    Une journée de réflexion, fin février, est en préparation. « Les Gilets jaunes veulent mener le débat, et pas l’inverse » , résume l’animateur. Dès le dimanche 20 janvier 2019, une « marche des femmes » est prévue. Départ à 10 h, zone commerciale de Créac’h Gwen, à Quimper.

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-les-gilets-jaunes-annoncent-une-marche-des-femmes-6169143

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