• Plusieurs associations pacifistes appellent les associations et les citoyens à se rassembler ce lundi 11 novembre à Primelin.

    Primelin. « Un appel à la paix » ce lundi  (OF.fr-10/11/19-16h46)

     

    La Libre-Pensée 29 avec le Mouvement de la Paix (MP), les Anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG), l’Université européenne de la Paix (UEP) et la Confédération du Travail (CNT) appellent les associations et les citoyens « pacifistes, internationalistes, laïques » du Finistère à se rassembler le 11 novembre à Primelin.

    Dire non à toutes les guerres

    « Pour dire non à toutes les guerres et pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple, ces soldats qui avaient le droit de dire non. Dans le combat pour leur honneur et la justice envers ces hommes et leurs familles, une proposition de loi a été rédigée par la Fédération nationale de Libre-pensée puis transmises aux groupes parlementaires. Le but est qu’elle soit votée à l’Assemblée Nationale. Dès qu’elle sera déposée, les Pacifistes s’engagent à rencontrer leurs députés pour qu’ils la votent », informent les membres de La Libre-Pensée 29. En avril 2019, un monument pour ne pas les oublier a été érigé à Chauny dans l’Aisne grâce à une souscription qui a rapporté 90 000 €.

    Non à la volonté d’embrigader la jeunesse

    « L’an dernier, un vent de gloire à la guerre venant du sommet de l’État a soufflé sur de nombreuses commémorations avec la volonté d’embrigader la jeunesse. Cette année, avec le SNU (Service National Universel), cette volonté est affirmée. La Fédération nationale de la Libre-pensée avec l’Union pacifiste de France, d’autres associations pacifistes, des organisations de lycéens et d’étudiants en demandent l’abrogation », ont conclu les pacifistes.

    Pratique. Rassemblement autour du monument pacifiste de Primelin, ce lundi 11 novembre à 11 h 45.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Le Tro Breiz de la Solidarité au Venezuela Bolivarien fait étape à Brest le Lundi 18 Novembre-20h-Mairie de l'Europe

     

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  • Crise au Chili: Interview de la sociologue Emilia Tijoux  (Venezuela en vivo-5/11/19)

    Emilia Tijoux, sociologue, professeure à l'Université du Chili, analyse avec nous le mouvement social actuel au Chili, la répression, et le futur politique du pays. 
     
    Romain Migus : Bonjour, pour comprendre ce qui se déroule actuellement au Chili nous avons la  chance d’être avec Emilia Tijoux qui est sociologue, professeur universitaire à Santiago au Chili donc. Emilia Tijoux merci beaucoup d’être avec nous, bonjour. Qu’est-ce que vous pouvez nous dire déjà sur la vie de tous les jours en ce moment, comment vivez-vous les événements actuels à Santiago et dans toutes les villes du Chili ?
     
    Emilia Tijoux : Merci beaucoup, pour me donner la possibilité de de m'exprimer. En fait le Chili a changé très, très, vite après l’explosion sociale qui a commencé avec les jeunes étudiants lycéens, et encore une fois, je commence toujours par cela, dire que ce sont les jeunes qui ont ouvert  cette demande de justice, d’égalité entre les chiliens. Et c’est à propos de l’augmentation du billet de métro que l’explosion a commencé. Mais ce n’est pas ça la cause en fait. De mon point de vue, il y a deux grandes choses à considérer. D’abord une question structurelle d’inégalités, d’injustices, de maltraitance vers les secteurs les plus pauvres qui est vieille. C’est quelque chose qui ne commence pas en 1973, c’est historique, cette ségrégation, division des classes sociales entre le peuple chilien. Vous pouvez la voir dans les grandes villes et ailleurs comment est marquée cette ségrégation. Et qui est aussi économique, sociale et culturelle. Mais après, nous avons pendant la dictature deux moments très importants, la Constitution de 1980 de Pinochet qui est toujours en vigueur, ainsi que deux grands moments de privatisations. Un moment de privatisation de l’essentiel, l’eau, l’électricité, le gaz, et après la privatisation de la vie, les pensions, la santé, l’éducation,  l’habitat, les transports, etc. Et pendant très longtemps, l’histoire de la peur installée par cette dictature qui s’est déployée dans toute la société chilienne nous laisse comme une société obéissante, tranquille, ou peu de choses se passent, on a exhibé aussi cette société comme une société politiquement sure, économiquement stable, mais la vie des gens tous les jours est une vie extrêmement difficile à vivre. Avec une grande souffrance sociale généralisée et qui a fait que des gens vivent aujourd’hui dans la rue. Par exemple des personnes qui meurent dans les salles d’attente des hôpitaux publics, avec une privatisation qui fait que les médicaments sont impossibles à acheter, et en fait on voit souvent les gens dans les pharmacies avec la prescription médicale à la main qui demandent "monsieur combien cela coûte ?", le pharmacien lui répond et la personne s’en va sans acheter…, ça on le voit tous les jours. C’est-à-dire qu’il y a une situation profonde. Et donc les corps, les esprits, des chiliens sont arrivés à un point ou ça a éclaté. Et aujourd’hui ce que l’on peut voir c’est une rébellion nationale, je ne sais pas le nom que l’on va  donner à ce qui se passe, on parle de désobéissance civile, je pense que ce n’est pas seulement ça.
     
    Romain Migus: Je crois qu’il est bien de rappeler à ceux qui nous lisent que le néolibéralisme est né au Chili, c’est-à-dire que le Chili est le premier à avoir expérimenté ce modèle avec la dictature de Pinochet et généralement le Chili était considéré dans les médias comme le bon élève, comme l’exemple à suivre et peu de gens savent que c’est le pays le plus inégalitaire d’Amérique latine, donc c’est aussi une rébellion peut-être contre ce système. Et puis la question des jeunes, je crois qu’elle est importante parce qu’on a toujours tendance à dire qu’au Chili la jeunesse ne connait pas ce qui s’est passé avec Allende, que c’est une jeunesse apathique. Donc là vous confirmez qu’il y a peut-être une véritable prise de distance de la population et puis de la jeunesse par rapport au modèle hérité de la dictature et finalement à cette continuité économique qui s’est exprimée depuis la dictature ? 

    Emilia Tijoux: Vous le dites très bien. Il y a un système économique, où règne le capital, c’est le centre de la vie, le néolibéralisme chilien est le plus mûr du monde il ne faut pas loublier, il a voulu être imité et ça n’a pas marché. C’est un néolibéralisme d’une telle envergure, qu’il a aussi mercantilisé les citoyens  comme un objet d’échange. C’est très profond cela,  cette idée d’oublier qu’il est toujours très bizarre d’être vu comme un pays calme et démocratique etc., et d’autre part être avec un niveau de santé mentale terrible, une pauvreté chez le troisième âge… une santé mentale pénible au niveau national,  comme disait Robert Castel au Chili c’est l’insécurité sociale, c’est l’insécurité de la vie, c’est pas l’insécurité pensée comme on va nous faire du mal…, c’est le mal que nous-mêmes nous nous faisons par exemple avec le discours si individualiste, aujourd’hui ce qui se passe il y a quelque chose qui a éclaté, les gens s’aident les gens se sourient. Dans tous les coins. Il y a des gens des quartiers beaucoup plus privilégiés qui sont dans la rue aujourd’hui, qui ont défilé dans les quartiers  que l’on a toujours appelés les quartiers riches. Et jamais on ne les avait vu sortir dans la rue massivement, il y a une partie de la droite qui n’est pas d’accord avec le président Piñera. C’est-à-dire qu’il y a quelque chose de social, mais en fait c’est plus que cela, une expression amicale, familiale, mais qui est très réprimée en même temps. C’est-à-dire ça c’est le côté merveilleux de la chose que personne ne peut nier. Au moment où nous sommes en train de parler, la manifestation est nationale. En ce moment même nous avons le centre du Chili rempli de gens, partout.

     
    Romain Migus: il semble quil y ait une grève en ce moment et demain aussi…
     
    Emilia Tijoux:  Il y a une grève nationale, ce sont les travailleurs du port, comme d’habitude, ce sont les syndicats, ce sont les travailleurs des mines, les gardiens de prison… Les gens demandent au président de renoncer, je ne pense pas que cela va se faire, ou bien  sortir de son ministère  les personnes les plus nocives qu’il a pu avoir comme ministres. Jusqu’ici il n’y a pas eu un geste à ce propos, je pense qu’il aurait pu le faire. D’autre part c’est un homme assez seul, il fait penser à Bolsonaro et Trump et je ne  vois pas quels sont soutiens internationaux qu’il peut avoir… 

    Romain Migus: ceux du Groupe de Lima...

    Emilia Tijoux: ça ne fait pas beaucoup 

    Romain Migus: oui effectivement cela ne fait pas beaucoup… 

    Emilia Tijoux: La société chilienne a besoin du soutien des gouvernements du monde. En ce moment c’est hyper important que l’on arrive à avoir ces soutiens,  parce que la chose la plus terrible qu’il peut nous arriver, moi je viens de cette génération-là, parce que nous avons vécu le coup d’état, on sait très bien ce que cela veut dire les militaires dans la rue qui sont chargés de l’ordre du pays. Et nous avons en ce moment beaucoup d’excès qui sont en train de se commettre, l'Institut National des Droits de l’homme vient de trouver dans une station de métro qui s’appelle Baquedano, un endroit où ils avaient commencé à amener des gens pour les torturer, et ça se passe maintenant, aujourd’hui. Et l’annonce a été faite publiquement. Il y a eu des arrestations sommaires, il y a des séquestrations de gens dans leurs domiciles, des maisons complètement abimées ou les policiers sont rentrés et on tout cassé, il y a des gens portés disparus, que leurs familles n’ont pas encore retrouvé. Et à la porte de l’institut médico-légal il y a plusieurs familles qui attendent de savoir si les cadavres qui sont à l’intérieur ce sont les cadavres de personnes de leur famille. C’est-à-dire on est en train de présenter la violation des droits de l’homme dans toute sa dimension au Chili, mais nous avons besoin que tout cela se dise à l’extérieur. Parce qu’il y a comme je vous disais ce côté merveilleux de lutte sociale, mais le peuple est en train d’en payer le prix. Surtout les personnes des quartiers les plus démunis, et les jeunes dirigeants, par exemple hier les jeunes dirigeants lycéens ont été sortis de chez eux, les informations sont là dans les réseaux sociaux, qui montrent comment on enlève une fille et on l’amène dans un endroit, on ne sait où. Ce sont des jeunes. Je ne dis pas qu’on puisse comparer ce qui s’est passé en 1973 avec aujourd’hui, parce que sinon on serait déjà dans un stade, mais la façon dont les choses se passent lorsque l’on donne l’autorité aux forces armées, voilà le résultat que nous avons aujourd’hui et ça c’est très important.
     
    Romain Migus : On a pu écouter des déclarations qui font un peu froid dans le dos et finalement qui révèlent le morcèlement d’un modèle économique et social. Lorsque la première dame du Chili, a propos des manifestations fait référence à des hordes d’aliens ou à une invasion étrangère, c’est finalement des gens dont elle ne supposait pas l’existence qui sont dans la rue. Et la réponse qu’a donnée son mari c’est d’être en guerre contre un « ennemi puissant », cet  ennemi puissant c’est le peuple chilien tout entier, et là je voulais justement venir sur une question: qui manifeste ? Est-ce qu’il y a un parti ou des partis politiques qui arrivent à canaliser cette manifestation ou c’est une manifestation du peuple de manière spontanée ? Qu’est-ce qui structure les manifestations au Chili en ce moment ? Est-ce qu’on peut déjà le dire ? 
     
    Emilia Tijoux: Ce n’est pas structuré. C’est cela qui est le plus intéressant. Mais c’est aussi inquiétant. C’est  une  manifestation massive. C’est-à-dire vous allez dans la rue, la personne qui est là est avec vous et continue avec vous. Est-ce une manifestation spontanée ?, pas tellement parce que c’est le résultat de tout ce qui s’est passé, mais où il y a des organisations sociales, des groupes des jeunes des centres culturels, des partis politiques aussi, mais qui ne représentent pas en ce moment une issue, je ne peux pas parler d’un leader, d’un nom, d’un projet, parce que la grande question qui se pose pour nous c’est qu’est-ce qui va se passer demain ? On sait ce qui se passe aujourd’hui, par exemple quand je parle avec vous il y a les hélicoptères au-dessus de ma maison, on est avec ce climat de coup d’état déjà, pour nous les plus vieux. Mais pour les jeunes, malgré l’instauration de l’état de siège, qui se commence à 20 heures au Chili, à 2h du matin les gens sont encore en train des chanter avec des guitares un peu partout. Evidemment les militaires arrivent et tirent, il y a quelques blessés, d’autres courent, mais les gens n’ont pas fait attention à l’heure de l’état de siège, 18h, mais après 18h et jusqu’à je ne sais pas quelle heure les gens étaient dans les rues et dans les quartiers populaires les gens sont toute la nuit en train de danser, de chanter, se réunissent, tout le monde crie et tout le monde tape sur des casseroles avec sa cuillère de bois pendant des heures. Vous allez dans la rue, vous passez à côté d’un camion, d’un bus ou d’une voiture, vous faites un signe et les gens klaxonnent pour soutenir. Ça c’est  l’ambiance qui existe, mais je pense que politiquement les gens ont perdu la confiance dans les partis politiques. Des partis qui n’ont pas fait grand-chose pour changer cela avant. C’est cela qui est terrible. On a tout laissé entre les mains d’un président qui ne sait pas gouverner, qui n’a pas senti, qui n’a pas eu la sensibilité sociale de sentir ce qui se passait contre lui. Alors ce que sa femme peut dire, ça correspond exactement à ce que vous signalez, ils n’ont jamais vu qu’il y avait un pays qui existait qu’il y avait des questions sociales, qu’on était dans les hôpitaux, qu’on allait prendre le métro le matin qu’on était là dans la rue, ils n’ont jamais vu. C’est aujourd’hui qu’ils le voient, qu’ils le sentent, dans les positions que vous voyez déjà. On dit jour à jour, et on voit que chaque jour la répression s’organise. Qu’elle s’organise de mieux en mieux chaque jour. Donc je ne sais pas ce qui va se passer d’ici une semaine ou un mois. Mais sinon on va continuer chez nous, on sera arrêtés de nouveau, c’est possible, tout le monde a cela dans la tête. Il se peut qu’ils viennent demain, qu’ils viennent après-demain, qu’ils arrivent, investissent ta maison, t’amènent je ne sais pas où. C’est tout à fait possible et j’espère que cela ne se passera pas. Parce qu’il faut voir que les militaires aujourd’hui ne sont pas non plus très contents d’avoir eu tout le poids de la responsabilité de ce qui s’est passé avec les civils, qui passent leur vie super-bien et qui n’ont pas été touchés. Donc je ne sais pas non plus ce qu’il y a dans la tête des militaires car je n’ai aucun rapport avec eux, mais j’imagine qu’il y a des choses qu’ils doivent quand même penser. Alors la répression ici vient non-seulement des forces armées ou  de quelques personnes des forces armées, mais aussi de la police chilienne qui est connue à ce propos comme toutes les polices ou la police française, mais une police hyper violente. Aujourd’hui ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec les gens, donc il y a beaucoup de blessés, il y a des morts, on ne sait pas exactement la quantité ?, on est en train de hurler pour savoir qui, mai il y a d’un autre côté une solidarité que l’on n’avait jamais vue, les avocats jeunes et vieux réunis, pour savoir qui il faut aller défendre, ou il faut aller, comment il faut les chercher, les médecins également, ou il faut soigner quelqu’un, c’est-à-dire vraiment cela je ne l’avais jamais vu. C’est la première fois que je le vois.
     
    Romain Migus: est-ce que vous pensez que cest un mouvement qui est parti pour durer ? Parce que s’il n’y a pas de parti politique ou de structure qui puisse capitaliser ce que vous venez de nous dire, est-ce que le mouvement est parti pour durer ou ça va finir par s’essouffler ou par une répression gigantesque ?
     
    Emilia Tijoux : C’est la grande question.
     
    Romain Migus: quest-ce qui a été semé dans la société chilienne avec ce mouvement-là ?
     
    Emilia Tijoux : vous posez la grande question. Jusqu’ici ça dure et ça grandit, ça grandit tous les jours, ça grandit vraiment, mais je ne sais pas si cela va tenir en grandissant parce que je ne sais pas si de l’autre côté ils veulent que les gens se lassent, qu’ils soient fatigués. Ça c’est aussi une technique. Mais jusqu’ici cela grandit tous les jours. C’est de plus en plus grand. Et donc on se pose la question s’ils ne vont pas sortir dans la rue et tuer des milliers de personnes ? C’est trop de monde. Il faut voir que dans des régions hyper lointaines, dans des petits villages, c’est ce qui s’est passé à Punta Arenas qui est de l’autre côté du Chili dans le sud, au nord aussi à Arica, ils nous arrivent des villages ou il y a deux-cents personnes dans la rue, le maire compris, et parfois avec le soutien des policiers, c’est quelque chose d’inimaginable. Mais ma grande inquiétude et c’est pour cela que j’appelle à la solidarité internationale, c’est les excès, la répression, les formes de répression et la violence contre les personnes aujourd’hui, surtout des jeunes, des dirigeants lycéens, des dirigeants universitaires, des dirigeants qui luttent pour l’eau, les écologistes. Ça aussi il ne faut pas l’oublier parce qu’ils ont été attaqués aussi.
     
    Romain Migus: merci Emilia Tijoux, vous lavez entendu ce que nous a dit Emilia Tijoux, on réclame depuis le Chili de la solidarité internationale, ça passe avant tout par une meilleure communication, donc n’hésitez pas à partager cet entretien, à le faire connaitre autour de vous en solidarité à ce peuple chilien, ce peuple merveilleux qui se lève contre les ravages du néolibéralisme qui a détruit son pays depuis maintenant trop longtemps. Merci  Emilia Tijoux, j’espère qu’on aura l’occasion de revenir discuter avec vous.
      
    Emilia Tijoux : merci Romain Migus, je veux vous dire aussi que l’on vous remercie, les liens entre le Chili et la France existent depuis quand même très longtemps, merci pour toute  la solidarité que nous avons eue en 1973 et après, mais aujourd’hui  on a besoin de vous, je pense que c’est important. A bientôt !
     
     
     
     
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  • Hopital de Cornouaille-Les manifestants déposeront une motion à l’ARS jeudi (LT.fr-8/11.19-17h25)La reconduite du mouvement des agents du centre hospitalier de Cornouaille a été massivement votée jeudi après-midi. Un défilé de l’hôpital à l’ARS du Finistère, à Quimper, est notamment prévu jeudi 14 novembre.

     

    La mobilisation des agents du centre hospitalier de Cornouaille va se poursuivre jeudi 14 novembre. En plus d’un rassemble-ment devant l’établissement, un défilé jusqu’à l’ARS de Quimper est prévu.

    Jeudi après-midi, près de 500 agents du centre hospitalier de Cornouaille (Chic), à Quimper, se sont rassemblés afin de protester contre la nouvelle régulation des jours RTT imposée par la direction de l’établissement. 

    «En lien avec la mobilisation nationale du secteur de la santé sur le Plan de financement de la Sécurité sociale  pour 2020, et faisant suite au vote massif du personnel, l’intersyndicale CGT- CFDT-Sud Santé reconduit, le jeudi 14 novembre, le mouvement local sur l’aménagement de la réduction du temps de travail au Chic », ont indiqué les syndicats, ce vendredi, dans un communiqué.

    Pour ce troisième jeudi de mobilisation, le rendez-vous a été fixé à 14 h 45 à l’entrée de l’hôpital. Mais contrairement aux fois précédentes, le cortège, qui pourrait compter autant voire plus de manifestants selon les syndicats, sortira du périmètre du centre hospitalier pour se rendre à l’antenne finistérienne de l’Agence régionale de santé (ARS), à Quimper, « afin d’y déposer une motion ». 

     
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  • Les porte-parole du collectif des gilets jaunes du pays de Quimperlé appellent à manifester samedi 16 novembre en ville pour célébrer l’anniversaire du mouvement

    Le collectif des Gilets jaunes du pays de Quimperlé appelle à manifester, samedi 16 novembre, dans le centre-ville. Un an après le début du mouvement qui avait rassemblé des dizaines de personnes au rond-point de Kervidanou.

    Ne leur dîtes pas qu’ils sont de retour ! Les irréductibles gilets jaunes, installés depuis février sur un terrain leur campement à proximité du rond-point de Kroaz-Chuz, répondront qu’ils n’ont jamais quitté le terrain de la protestation. « Nous continuons à nous réunir chaque jeudi et dimanche en fin d’après-midi », rappellent-ils. Même si les troupes sont clairsemées et la mobilisation s’est essoufflée, le mouvement n’est pas éteint. D’ailleurs, le collectif des Gilets jaunes du pays de Quimperlé a décidé de célébrer l’anniversaire de la première manifestation, le samedi 16 novembre. « Nous avons déposé, à la Police municipale, le parcours organisé dans le centre-ville », précisent les porte-parole. Le rassemblement est prévu place Winston-Churchill. Les manifestants se dirigeront ensuite vers la place Saint-Michel pour une première prise de parole, devant la Poste, sur la défense des services publics. Puis ils rallieront la place Arthur-Courtier, pour une nouvelle prise de parole sur le thème de l’urgence écologique. Ils rejoindront le parvis de la gare pour la dernière prise de parole sur le pouvoir d’achat avant de revenir au point de départ.

    Chansons et cahier de doléances

    Aucun passage symbolique n’est prévu au rond-point de Kervidanou, là où tout a commencé à Quimperlé, le 17 novembre 2018. « Nous n’appelons pas à un retour sur le rond-point, mais chacun est libre de s’y rendre », annoncent les organisateurs qui prolongeront la journée à l’étage du gymnase de Kerjouanneau. « Avant l’après-midi festive, nous inviterons les participants à un pique-nique sur notre site », précisent-ils. Puis place à la musique avec le concours de l’association Léz’Arts sonnés. Durant l’après-midi, le collectif projettera un film documentaire, intitulé « Ne vivons plus comme des esclaves », sur les mouvements sociaux qui ont secoué la Grèce en 2011. « Nous ouvrirons aussi un cahier de doléances que nous soumettrons aux candidats à la prochaine élection municipale à Quimperlé », indique le collectif qui espère mobiliser au-delà des seuls sympathisants des Gilets jaunes. « La convergence des luttes est nécessaire. Nous participerons à la manifestation du 5 décembre contre la réforme des retraites ».


    Pratique
    Rassemblement samedi 16 novembre, à 10 h 30, place Winston-Churchill. Scène musicale de 14 h à 19 h à l’étage du gymnase de Kerjouanneau.

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

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  • Anticommunisme et eurofascisation : entretien avec F Kassem. “tous ensemble, manifestons à Paris le samedi 9 novembre” (IC.fr-4/11/19)

     

    Entretien d’Initiative communiste avec , secrétaire général adjoint du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

    INITIATIVE COMMUNISTE : Le 19 septembre 2019, le Parlement européen a adopté à une large majorité une résolution « sur l’importance de la mémoire pour l’avenir de l’Europe ». Derrière cet intitulé, pourquoi peut-on dire qu’il s’agit d’un texte révisionniste et falsifiant l’Histoire ?

    Fadi Kassem : Cette résolution s’inscrit dans la continuité d’un ensemble de textes déjà adoptés précédemment, telles « la résolution 1481 sur la nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires » (adoptée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe le 26 janvier 2006), ou la « déclaration sur la conscience européenne et le communisme » (adoptée à Prague le 3 juin 2008). Cette fois-ci, la résolution adoptée par la grande majorité des eurodéputés assimile odieusement et de manière totalement diffamatoire sur le plan historique le nazisme et le communisme (le stalinisme avait déjà été assimilé au nazisme dans la « déclaration sur la proclamation du 23 août comme Journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme », adoptée le 23 septembre 2008), avec une réécriture négationniste de l’Histoire. 

    Ainsi, le pacte de non-agression (rappelons-le à l’heure où se développent les discours totalement mensongers selon lesquels l’URSS et l’Allemagne nazie auraient été alliées pendant la guerre !) germano-soviétique serait la seule et unique cause de la Deuxième Guerre mondiale (qui, au passage, avait déjà débuté en Asie depuis l’invasion de la Mandchourie par le Japon militariste et antibolchevique en septembre 1931), et la « reconstruction » de l’Europe après 1945 aurait séparé le camp « totalitaire » du camp « libéral et démocratique » (et qu’importe si nombre de nazis et de collaborationnistes de l’Europe furent allègrement recyclés pour « reconstruire » l’Europe occidentale sous pilotage de l’impérialisme états-unien !).

    Faut-il rappeler que l’URSS fut le grand vainqueur de l’Allemagne nazie ?! Que les « démocraties libérales » capitulèrent sans sourciller face à l’Allemagne nazie avant 1939 par haine du bolchevisme (et pour nombre de dirigeants par volonté de poursuivre la collaboration avec les milieux industriels, financiers et commerciaux allemands, voire par attrait du nazisme) ?! De Gaulle lui-même l’affirma en décembre 1944 lors de la signature du traité d’alliance franco-soviétique : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ». Incontestablement, en matière de schématisation et de falsification de l’Histoire, on a rarement fait mieux !

    INITIATIVE COMMUNISTE : En quoi ce révisionnisme mensonger favorise-t-il la criminalisation du communisme ?

    F.K. : Sous l’impulsion des eurodéputés notamment baltes, hongrois et polonais, se développe depuis au moins l’adhésion des pays d’Europe centrale et orientale à l’Union européenne en 2004 (et de fait, depuis toujours puisque la « construction européenne » est une vaste entreprise anticommuniste et de vassalisation du continent à l’impérialisme états-unien) une violente campagne anticommuniste dans l’ensemble du continent, débouchant sur la récente tentative de délégalisation du Parti communiste polonais (PKP) par exemple. La résolution du 19 septembre dernier est d’ailleurs explicite sur l’atmosphère profondément anticommuniste : ainsi, « dans certains États membres, la loi interdit les idéologies communiste ou nazie » (et on remarque au passage cette confusion volontairement permanente et mensongère réduisant deux visions du monde profondément antinomiques et ennemies au seul vocable de « totalitarisme »).

     Cette résolution actuelle accélère la criminalisation du communisme : dans l’article 17, le Parlement européen « se dit préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes » ; dans l’article 18, il « constate que le maintien, dans les espaces publics (parcs, places, rues, etc.) de certains États membres, de monuments et de mémoriaux glorifiant les régimes totalitaires ouvre la voie à la dénaturation des faits historiques relatifs aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’à la propagation d’un système politique totalitaire ». Le droit communautaire prévalant sur le droit national, concrètement demain, porter un t-shirt à l’effigie de Guevara ou avec une faucille et un marteau sera interdit ; attendons-nous à la « dé-bolchévisation » accrue « du paysage urbain » (au revoir le métro Stalingrad, pourtant la bataille majeure ayant fait basculer la guerre vers la défaite du nazisme !) dont se vantait déjà dès la chute du mur de Berlin un ancien maire de Sartrouville (commune des Yvelines) d’extrême droite, Laurent Wetzel, qui, à peine élu maire en 1989, débaptisa les rues Marcel Cachin, Ambroise Croizat (tout un symbole pour la Sécurité sociale !), Hô Chi Minh, Karl Marx, Maurice Thorez ou encore Benoît Frachon (même la salle municipale Nelson Mandela ne résista pas !).

    INITIATIVE COMMUNISTE : Parallèlement à cette offensive anticommuniste, on constate une puissante offensive de l’extrême droite, à l’image de la présence au pouvoir de néo-nazis en Ukraine et des défilés des anciens Waffen SS en Lettonie (où le ministre de l’Intérieur célèbre même ces derniers !). Qu’est-ce que cela révèle de l’atmosphère politique et idéologique actuelle ? Faut-il s’en inquiéter ?

    F.K. : L’offensive de l’extrême droite fascisante et fasciste dans l’ensemble du continent (et au-delà) est générale : outre en Ukraine, l’extrême droite est au pouvoir en Autriche, en Italie avec Salvini, en Hongrie avec Orban ou en , tandis que l’AFD a envoyé des dizaines de députés au Bundestag allemand, que l’extrême droite proteste contre l’exhumation de la dépouille de Franco en Espagne (et que Vox accède au pouvoir en Andalousie) et que les néo-nazis montent en puissance en Suède. Aux quatre coins de l’Europe, on assiste à une fascisation sans précédent, déjà à l’œuvre depuis des années et qui s’accélère du fait d’un anticommunisme total et viscéral pour faire taire ceux qui défendent les intérêts des travailleurs. Cette dynamique, dont la source profonde est à chercher dans la contre-révolution des années 1990 qui a permis la re-mondialisation du destructeur mode de production capitaliste et qui a remis l’impérialisme allemand au centre de la « construction » européenne, est d’autant plus inquiétante que la violence et la haine, essences profondes du fascisme, se répandent très rapidement : qui peut par exemple oublier les dizaines de victimes brûlées vives dans la maison des syndicats d’Odessa en Ukraine ? Méditons les paroles du pasteur Niemöller – pourtant peu suspect de philo-communisme ! – qui avait déclaré avec lucidité :

    « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

    En tant que communistes, il faut s’inquiéter très sérieusement de cette euro-fascisation, rompre le silence, s’indigner et, surtout, la combattre avec acharnement ! Ce combat n’est pas la seule affaire des communistes, mais également des syndicalistes et des antifascistes (dont les patriotes gaullistes). Et ne croyons surtout pas que la France est à l’abri, bien au contraire ! La répression accrue à l’encontre des gilets jaunes, les violences policières démultipliées (même à l’égard de retraités, lycéen(ne)s et étudiant(e)s) et les interdictions croissantes de manifester – y compris le 1er mai ! –, l’impunité totale de Benalla qui usurpe les fonctions de la police – à quoi s’ajoute l’impunité quasi systématique des forces de l’ordre victimes de violences de plus en plus manifestes – n’ont fait qu’annoncer l’escalade qui s’est produit tout au long de 2018 et de 2019, traduit une accélération de la fascisation. Macron avait été présenté comme le rempart contre le prétendu « Rassemblement national » ; il lui déroule un « tapis brun », cautionnant les extrémistes de Valeurs actuelles, acceptant et justifiant les condamnations de syndicalistes, de manifestants de divers bords, d’écologistes, de lycéen(ne)s et étudiant(e)s qui se multiplient et s’alourdissent. L’extrême droite fascisante et fasciste se fait de plus en plus entendre médiatiquement (l’incandescent Zemmour étant l’exemple le plus emblématique) et est de plus en plus décomplexée : que l’on songe à Bruno Gollnisch déclarant sur Twitter que « Franco, qui a sauvé l’Espagne, et sans doute l’Europe, du communisme stalinien, avait fait inhumer ensemble vainqueurs et vaincus de la guerre civile. En s’en prenant à son cadavre, la gauche montre une fois de plus son visage de haine et de mesquinerie. » Plus que jamais, c’est maintenant qu’il faut réagir et agir ?

    INITIATIVE COMMUNISTE : Que peuvent faire les antifascistes, les républicains, les syndicalistes, les communistes pour agir et stopper cette fascisation ?

    FK : depuis des années, le PRCF appelle à la constitution d’un , patriotique, populaire et écologiste, un Fr.A.P.P.E. dont l’une des premières d’être est la lutte contre le fascisme, comme le fit le Front populaire au milieu des années 1930. Cela implique d’abord de mettre de côté les divergences et divisions politique : Maurice Thorez sut tendre la main aux catholiques de droite au nom d’un front commun ! Aussi l’appel au Fr.A.P.P.E. ne vise pas que les forces de gauche – quand bien même la gauche antifasciste, patriotique, populaire et écologiste doit en être l’aiguillon principal, et notamment les communistes –, mais également les patriotes (notamment gaullistes) sincèrement antifascistes.

    Décréter un Front est une chose, le faire vivre concrètement est central.

    Dans l’optique du combat contre l’infâme résolution du Parlement européen, le PRCF a été signataire d’une déclaration commune avec d’autres forces communistes, a lancé une lettre ouverte à l’ensemble des forces potentiellement constitutrices du Fr.A.P.P.E., et est surtout partie prenante d’un large appel à signer en ligne. Ces démarches, nécessaires, ne sauraient se passer d’une indispensable mobilisation militante sur le terrain : le 19 octobre, des militants du PRCF ont fait signer la pétition lors de la  de Lannemezan en faveur de la libération de George Ibrahim Abdallah, et le lendemain nos jeunes camarades étaient présents en nombre à Châteaubriant avec les militants de Bretagne pour porter ce nécessaire combat, recevant même l’appui d’une délégation de l’UPR. Outre ces actions locales, comme celles de nos camarades de Pézenas s’adressant au maire de cette ville, des organisations PRCF de Bretagne défendant le Venezuela bolivarien ou du PRCF-Pas-de-Calais se solidarisant avec les communistes polonais, nous appelons enfin à une mobilisation nationale avec des manifestations partout où il est possible d’en organiser.

    INITIATIVE COMMUNISTE : Peux-tu nous en dire plus sur ce sujet ?

    Fadi Kassem : D’ores et déjà, je peux vous indiquer que le PRCF, dans un esprit unitaire et de rassemblement avec nombre de partenaires, communistes et non communistes, est à l’origine d’une prochaine manifestation à Paris le samedi 9 novembre. C’est d’autant plus symbolique que la chute du mur de Berlin, en ouvrant la voie à l’annexion de la RDA socialiste par la RFA capitaliste, a ouvert un boulevard à l’offensive fascisante partout en Europe. Le rassemblement débutera à 14h devant l’ambassade de Pologne, au croisement des rues Talleyrand et Constantine, là où le PRCF a déjà organisé des rassemblements – en janvier 2018 et juin 2019 notamment – pour dénoncer et combattre la chasse aux sorcières anticommuniste du gouvernement réactionnaire polonais à l’encontre de nos camarades du PKP. Il est essentiel d’être le plus nombreux possible afin de faire entendre la voix de toutes et tous ceux s’opposant au véritable totalitarisme, celui de l’européisme complice de la fascisation du continent !

              Ce rassemblement ne se veut nullement exclusif, et tou(te)s les militant(e)s du PRCF sont invités à organiser, partout où ils peuvent en France, à en faire de même devant des endroits symboliques – places, statues, bâtiments, mémoriaux rappelant le rôle décisif de l’URSS dans la victoire contre le nazisme. De même, la date du 10 décembre doit représenter un autre grand moment de mobilisation, jour de l’anniversaire de la signature du traité d’alliance franco-soviétique entre de Gaulle et Staline il y a 75 ans.

              Nous appelons donc un maximum de militant(e)s communistes, progressistes, patriotes antifascistes, syndicalistes, à se joindre à nous manifester notre détermination totale contre la « vague brune » qui ne cesse de progresser sur le continent. Ce n’est que tous ensemble, en même temps et dans le même sens que nous pouvons stopper et vaincre l’euro-fascisation !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Tentative de coup d'État en BOLIVIE  (Romain MIGUS/Marco TERRUGGI -5/11/19)

     

    L'analyse du journaliste franco-argentin, Marco Teruggi, EN DIRECT DE LA PAZ, BOLIVIE. Une interview indispensable pour comprendre les enjeux de ce qui est en train de se jouer dans ce pays andin.

    source: https://www.youtube.com/watch?v=mMbXTIz3SEI&t=3s

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