• Devant le monument de Kernabat chacun après la cérémonie pouvait se recueillir et déposer des roses.

    Hier, Yoann Daniel, de l’Association nationale des anciens combattants résistants, a rappelé le caractère vital du devoir de mémoire.

    Il y avait beaucoup de monde pour ce 75e anniversaire des combats sanglants de Kernabat, des 14 et 15 juillet 1944, célébré hier. Une cinquantaine de drapeaux d’associations patriotiques étaient présents. Il était difficile de dénombrer la foule d’amis, de familles des dix-huit jeunes maquisards tombés et de membres d’associations patriotiques. De jeunes associations ont rejoint l’anniversaire, telles que Freedom

    angels, dont le président Pierre Hugues a expliqué l’importance de perpétuer le souvenir de ces hommes et femmes héroïques, dans les années de résistance à l’Allemagne nazie.

    Les faits ont été rappelés au cours de la cérémonie. Le fils de François Rannou, un des derniers survivants de ces combats, décédé l’an passé, a lui aussi évoqué la vie de ces hommes et femmes de l’ombre.

    Seize tonnes d’armes parachutées

    Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1944, un parachutage a lieu à Kervir, en Scaër, dans le secteur de Coadry, au profit des Francs-tireurs et partisans (FTP) de Scaër, après l’annonce du message à la BBC : « Le vent souffle dans les blés. » Seize tonnes d’armes sont ainsi transportées de nuit, par charrettes, à cinq kilomètres environ de Kervir, dans un fossé au nord-ouest de la ferme de Kernabat.

    Très tôt en ce matin du 15 juillet, la présence allemande est signalée à Coudry, sur la route de Coray à Scaër. On évaluera à plus de 1 000 les Allemands participants à cette opération. Aussitôt après les premiers affrontements, les FTP de Scaër, au nombre de 50, alertent la centaine de Forces françaises de l’intérieur (FFI) de Rosporden, cantonnée depuis la veille à Quillien en Tourc’h.

    Le capitaine Mercier, commandant les FFI, décide de porter secours aux camarades FTP de Scaër et trois sections partent en direction de Kernabat. Quelques heures plus tard, débute le violent combat de Kernabat à Scaër et Quillien en Tourc’h. Le combat est inégal avec, d’un côté, 160 maquisards environ, dont beaucoup reçoivent le baptême du feu, et de l’autre, les Allemands, très nombreux et aguerris, puissamment armés.

    On dénombre dix-huit victimes dans les rangs des maquisards : neuf du maquis de Scaër (Pierre Cabellic, Grégoire Le Cam, François Jacob et son frère Jean, Pierre Capitaine, Corentin Guillou, René Turquet, Louis Massé et Étienne Millour) et neuf du maquis de Rosporden (Yves Baron, Hervé Delessart, Corentin Guillou, René Le Gall, Roger Kerjose, René Mao, Jean-Louis Rannou, Marcel Rannou et Pierre Salomon).

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/scaer-29390/scaer-75e-anniversaire-des-combats-de-kernabat-6444571

     

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  • Les « urgences » de Brest chantent sur l’air de Matmatah pour crier leur colère (OF.fr-14/07/19-17h23)Les agents des urgences du CHRU de BRest ont réécrit les paroles de la célèbre chanson de Matmatah, « Lambé An Dro » (capture d’écran)

     

    Le clip d’agents des urgences de Valence (Drôme), « Y’a d’la colère dans le cathéter », avait fait le buzz il y a quelques semaines. À leur tour, des « urgences » du CHRU de Brest (Finistère) ont fait une vidéo musicale pour dénoncer le manque de moyens. Ils ont choisi de chanter sur l’air de « Lambé An Dro », du groupe breton Matmatah. Le résultat est plutôt bluffant.

    « Si t’as plus envie d’poirauter, viens aux urgences manifester », « brancards forfait illimité, viens aux urgences tu vas pleurer », « ce qu’il nous faut, c’est embaucher, ne pas nous culpabiliser »… En blouse blanche ou en marinière, en tennis ou en sandalettes, les agents des urgences du CHRU de Brest chantent, dansent, s’amusent… tout en dénonçant leurs conditions de travail et le manque d’écoute des responsables : heures supplémentaires, arrêts non remplacés, culpabilisation, etc.

    Le clip Urg’An Dro sera-t-il le tube de l’été ? Il a ses chances… Il est chanté sur l’air inoubliable de Lambé An Dro, de Matmatah, célèbre chanson dont les urgentistes ont réécrit les paroles. Le groupe brestois a donné son accord. Il suffit d’écouter une fois le morceau pour le garder en tête.

    Les paroles sont simples, répétées deux fois, et écrites sur l’image. Le clip a été tourné dans différents endroits à Brest, mais aussi à Paris, lors d’une manifestation nationale. La chorégraphie est soignée, dynamique. Et les interprètes ont de l’énergie à revendre… ou plutôt, de la ouache (du nom de l’album de Matmatah, dont est extraite la chanson Lambé An Dro ). « L’heure de la révolte a sonné, les urgences vont se rebeller », chantent-ils en chœur. Les agents grévistes des Urgences demandent notamment plus de lits, et plus de personnels médicaux et paramédicaux.

    « Urg an dro », ça commence sur le parvis de la faculté Segalen (capture d’écran). 

    Le clip des urgentistes de Valence a près de 455 000 vues sur YouTube

    En grève depuis la mi-mai, et désireuses de varier les moyens pour faire connaître leur mouvement dans le cadre du collectif national Inter-Urgences, les urgences hospitalières de Brest ont décidé de marcher dans les pas de leurs homologues de Valence, dans la Drôme.

     
    Au printemps, ces derniers ont fait le buzz avec leur chanson Y’a d’la colère dans le cathéter, vue près de 455 000 fois sur YouTube et inspirée du titre À nos souvenirs du groupe Trois cafés gourmands.
     
    Laurence GUILMO.
     
     
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  • Défilé du 14 juillet: une insulte aux "sans-culottes"

    Dans son quatrième numéro de Faits d'Hier, Serge Garde nous parle du 14 juillet, date de fête nationale, mais que s'est-il passé ce jour là, pourquoi cette date, était-ce le meilleur choix ?

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  • Acte XXXV, les gilets jaunes sont toujours là !  Ils étaient plusieurs milliers encore à Paris 

    Les gilets jaunes sont partout. A Paris l’acte XXXV a montré une forte détermination. Sans doute que les homards de de Rugy y sont pour quelque chose. En effet en tirant le fil de l’histoire de ce personnage douteux qui ne sert à rien, sauf à faire croire aux imbéciles que Macron s’occupe d’écologie, tout est venu de la mesquinerie de cette classe de parasites, le chauffeur qui amène les enfants à l’école, les dîners privés, le sèche-cheveux doré à l’or fin, le logement social. Bref la totale. L’arrogance vulgaire de ceux qui sont sensés représenter les Français fait enrager les plus modérés. On aurait tort de croire que le mouvement est mort. Au contraire, il s’enracine et prend date pour les combats à venir. Il semble qu’il n’y ait plus personne qui maîtrise quoi que ce soit dans ce gouvernement d’incapables. Griveaux critique de Rugy, demandant implicitement sa démission, Attal aussi. Et quand Sibeth Ndiaye annonce que le président soutien de Rugy, ça fait rire tout le monde. La sinistre Buzyn dont l’incompétence est aussi colossale que l’arrogance visitait un hôpital de La Rochelle vendredi dernier. Les urgentistes ont manifesté leur mécontentement à son endroit, ils lui reprochent de massacrer le service public de l’hôpital. Elle a dû être exfiltrée – ce sont les termes qui ont été employés par les journalistes – afin d’éviter le pire. C’est assez inédit cette haine qui monte de plus en plus à l’endroit de l’élite autoproclamée[1]. Il ne faudrait pas séparer cette critique du gouvernement tout azimut du mouvement des gilets jaunes. Car ceux-ci sont les plus âpres défenseurs du service public. Dans les manifestations du samedi 13 juillet, Blanquer qui s’est conduit si mal avec les professeurs qui faisaient la rétention des notes du bac était aussi pris pour cible longuement. 

    Acte XXXV, les gilets jaunes sont toujours là ! La sinistre Buzyn a dû s’enfuir de peur d’être lynchée 

    Les gilets jaunes ont fait école. Vendredi 12 juillet, on a vu apparaître des « gilets noirs ». C’est un mouvement classique des sans-papiers, très organisé par l’extrême-gauche qui réclament des papiers et des avantages sociaux, avec des slogans du type : « la France est à nous », ce qui ne peut que faire les affaires du Rassemblement National, tant cette agressivité est rejetée par une très large majorité des citoyens. Ils ont occupé le Panthéon, lieu symbolique s’il en est[2]. Mais curieusement la police a laissé faire, on n’a pas sorti l’artillerie lourde pour les contrer. De même les supporters algériens ont fêté d’une manière très violente la victoire de leur équipe contre la Côte-d’Ivoire, en se réunissant sur les Champs Elysées et dans tous les centres des grandes villes, pillant des commerces derrière le drapeau algérien, il y a eu un mort[3]. La encore la police a été extrêmement passive, on n’a pas sorti, ni les canons à eau, ni les blindés. On ne peut pas dire que la police soit prise au dépourvu, tout le monde sait que dès qu’il y a une victoire de l’Algérie en football, on a droit aux mêmes scènes. Vous remarquerez que les sans-papiers et les immigrés n’ont guère été présents dans le mouvement des gilets jaunes. Le gouvernement choisi sa répression : la mansuétude pour les sans-papiers et les supporters algériens, la répression féroce pour les gilets jaunes. Outre cette sempiternelle culpabilisation de l’homme blanc, derrière ce choix mal assumé, il y a l’idée que seuls les gilets jaunes sont vraiment dangereux pour le pouvoir. 

    Acte XXXV, les gilets jaunes sont toujours là ! Les gilets jaunes envahissent la Gare de Lyon.

    Comme je l’ai signalé depuis plusieurs semaines les médias ont pour consigne de ne plus parler des gilets jaunes. L’analyse stupide de Macron et de son gouvernement c’est que si on en parle, ça fait de la publicité et ça mobilise. Donc les médias ont des instructions. On vous parlera de n’importe quoi, mais pas des gilets jaunes, à croire qu’ils n’existent plus. Certes les chiffres qui nous parviennent au compte-gouttes montrent que la mobilisation est bien moindre qu’il y a quelques mois. Mais ils sont pourtant encore plusieurs milliers à défier Macron et sa milice dans les rues. Si à Paris c’était la plus grosse manifestation de la journée, avec des actions dans les gares, il y avait des rassemblements à Charleville-Mézières, à Montceau-les-Mines, et dans les lieux habituels des rassemblements. Cette manière scandaleuse de passer sous silence le XXXVème acte des gilets jaunes, alors qu’on en fait des tartines sur les gilets noirs ou sur les supporters algériens est ignoble, parce que les gilets jaunes développent un vrai message politique, et que tous les jours ce message prend le sens de l’évidence : la révolution devient une nécessité.



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  • Brest-Roger Priol, ancien résistant, est décédé (OF.fr-13/07/19-12h34)Roger Priol vient de décéder à l’âge de 96 ans

    À Plougonvelin, Roger Priol est parti jeudi matin à l’âge de 96 ans, après « une très longue et riche vie ». Il a été de résistant et membre de Forces françaises de l’intérieur (FFI) lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais, pas que… « C’était aussi un sacré personnage, un amoureux de la nature, un humoriste en herbe et un maître du far breton. C’était mon grand-père, tout simplement… », exprime Gildas Priol, sur Facebook, avec tendresse. Un petit-fils passionné par la Résistance, devenu expert de cette période, grâce à ce grand-père exceptionnel. Ensemble, à partir des souvenirs de Roger Priol, ils avaient réalisé un livre, « Mémoires d’un résistant de Plougonvelin ».

    Plougonvelin-Roger Priol, ancien résistant, est décédé (OF.fr-13/07/19-12h34)Roger Priol a été résistant lors de la Seconde Guerre mondiale.

    Roger Priol repose au centre funéraire de Saint-Renan jusqu’à lundi soir. Ses obsèques se dérouleront mardi, à 10 h 30, en l’église de Plougonvelin.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/roger-priol-ancien-resistant-est-decede-6443806

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  • Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    Il y avait déjà eu, l’été dernier, la rocambolesque Benalla qui fleurait à plein nez la barbouzerie façon « nouveau Monde ».

    Il y eu cet hiver l’affaire Castaner, du nom d’un ministre de l’Intérieur qui, entre deux fiestas virilement arrosées, a quasiment félicité l’exemplaire « police républicaine » d’avoir mutilé, défiguré et éborgné des dizaines de Gilets jaunes !

    Il y a maintenant l’affaire du faux écolo ; entre deux leçons d’écolo- à l’adresse du menu peuple, ce ministre de l’Environnement issu des « Verts » a offert à sa femme, aux frais du Parlement, un sèche-cheveux plaqué or ; non moins fastueux envers ses potes qu’envers son épouse, il les a conviés à de plantureuses agapes sur le compte de Marianne : la défense des océans vaut bien quelques homards géants ébouillantés !

    Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    Alors que, dans le même temps, Macron ne sait plus quoi faire, sur ordre de l’UE, pour retarder l’âge de la retraite, réduire les indemnités chômage, dé-rembourser les médicaments, précariser la fonction publique, fermer des centaines d’écoles rurales, briser le Code du travail, asphyxier l’hôpital public, ses Urgences, les EPHAD, bloquer le traitement des fonctionnaires, brader l’industrie française (Alstom…), casser le bac à la française, fermer des gares par dizaines et privatiser ce qui subsiste du secteur public (SNCF, EDF, ADP…) … A défaut de faire quoi que ce soit de fort contre le réchauffement climatique et l’effarant recul de la biodiversité…

    Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    Mais qu’attendre d’autre de la fine équipe d’arrivistes qui compose « LREM », la Loi des Riches Et de Maastricht », dont toutes les vedettes, à l’instar de Macron (qui a poignardé Hollande dans le dos…) ont commencé par trahir. Qui les socialistes (Le Drian, Castaner…), qui les « républicains » (Edouard Philippe, Bruno Le Maire) et qui les écolos, le dernier transfuge « vert » en date étant le sieur Pascal Camphin*.

    Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF

    Certes, Macron croit triompher parce que sa politique néo-versaillaise, aussi fascisante que thatchérienne, lui rallie peu à peu l’aile la plus nantie, atlantiste et européiste des LR, les Juppé et autre Pécresse ; mais le feu du mécontentement populaire brûle de plus en plus fort sous la marmite sociale ; tôt ou tard, surgiront de nouveaux gilets jaunes convergeant avec le syndicalisme de classe renaissant. Et le soulèvement populaire fera alors voler en éclats le couvercle d’une justice de classe qui condamne les Gilets jaunes à la chaîne, mais qui blanchit Tapie et qui « exempte de peine » Christine Lagarde, promue par Macron nouvelle patronne de la BCE… 

    Affaire de Rugy : Au peuple de rugir ! #DeRugyDémission-par Georges GASTAUD, porte-parole du PRCFEncore faut-il, pour que ce soulèvement inéluctable prenne une orientation émancipatrice, qu’émerge une vraie gauche antifasciste, populaire, patriotique et écologiste, militant pour le Frexit progressiste, remettant en débat la perspective du socialisme pour notre pays et portée par un parti communiste de combat dont la reconstruction importe vitalement aux travailleurs et à la nation.

    C’est à cela que  travaillent les militants franchement communistes du PRCF à l’issue d’une conférence nationale qui les a tournés plus que jamais vers la classe ouvrière, vers le soutien au syndicalisme rouge, vers la jeunesse populaire, vers les entreprises et l’ensemble du monde du travail.


    *Hélas il ne restait même pas un sous-secrétariat d’Etat aux espèces mutantes en voie de disparition pour récompenser MM. Gayssot et Hue qui avaient pourtant ouvert la voie en trahissant de longue date leur engagement communiste puis en appelant à voter Macron au premier tour de la présidentielle ! On espère du moins que chacun d’eux aura eu droit une pince de homard géant en lot de consolation…

     

    Georges GASTAUD, porte-parole du PRCF, le 12.07/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Un plan de suppression de 600 emplois chez Conforama pourrait impacter le magasin de Quimper. Le syndicat CGT y a organisé un débrayage, ce jeudi.

    Ce jeudi, 9 h 30. Drapeau de la CGT en main, Gilbert Bourhis distribue des tracts aux automobilistes se rendant au magasin Conforama situé route de Bénodet. Le délégué du personnel et représentant syndical est accompagné d’une douzaine de salariés. Tous sont là pour manifester contre le plan de fermeture de 32 magasins de l’enseigne en France. Un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) validé par la direction, le matin même.
    Quimper n’est certes pas menacé directement de fermeture. Mais la suppression de 600 emplois dans les différents magasins restants est aussi à l’ordre du jour. « Ce sont les créanciers qui tiennent les rênes de Conforama, déclare Gilbert Bourhis. Ils veulent récupérer l’argent investi. Il n’y a aucune volonté de développer ou faire évoluer l’enseigne. À Quimper, le magasin a besoin d’être rénové. Il faudrait améliorer le système informatique. Quant aux produits, c’est à la direction de faire les bons choix pour satisfaire la clientèle ».

    "Il n’y a aucune volonté de développer ou faire évoluer l’enseigne. À Quimper, le magasin a besoin d’être rénové. Il faudrait améliorer le système informatique"

    « On a pointé du doigt les salariés »

    Le magasin compte aujourd’hui une quarantaine de salariés. Il réalise un chiffre d’affaires de 10 M€ par an. Mais il fait partie des 74 succursales du groupe à afficher un résultat négatif. « Le but premier des créanciers, c’est de revendre, pour récupérer leur investissement. Nous sommes là pour alerter avant que la situation ne s’aggrave. Même si l’on continue à exister, quels moyens va-t-on nous donner pour fonctionner ? On nous dit qu’on ne risque rien, mais c’est quoi l’avenir », s’interroge Gilbert Bourhis.
    Pour les salariés, beaucoup de questions restent en suspens. Alors que le directeur général a été remercié, mardi, trois mois après la démission du PDG, Alexandre Nodale… « Les créanciers ont pour ambition de revenir dans le positif d’ici deux ans. On nous impose les choses. Le PSE est au minimum de la convention collective. On a pointé du doigt les salariés pour leur manque d’efficacité. Il n’y a pas de discussions ».
    Vers 10 h, un huissier, mandaté par la direction, fait son apparition. Il vient vérifier si le débrayage se déroule dans le calme. Interrogée, la directrice du Conforama de Quimper, Céline Bargain, n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Le mouvement social des salariés s’est terminé dans la matinée.

    "On nous impose les choses. Le PSE est au minimum de la convention collective. On a pointé du doigt les salariés pour leur manque d’efficacité. Il n’y a pas de discussions."
    Des tracts ont été distribués aux automobilistes pénétrant sur le parking du magasin.
     
    Yann CLOCHARD
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  • Quimper-Mineurs isolés. Deux jeunes dans une situation inquiétante (LT.fr-12/07/19-15h37)Caroline Fehr et Florence Le Balc’h à l’occasion d’une manifestation devant le palais de justice en janvier dernier.

    Dama et Abdel sont deux mineurs isolés et gravement malades dont la situation inquiète l’association le Temps Partagé, qui a saisi le défenseur des droits.

    L’association le Temps Partagé, qui s’investit dans la défense des mineurs isolés ayant fui leurs pays annonce avoir « saisi le défenseur des droits parce que le droit et la dignité la plus élémentaire le commandent ». « Nous réclamons, une prise en charge urgente pour Dama et Abdel avant que l’irréparable n’arrive », indique Florence Le Balc’h, coprésidente de l’association avec Caroline Fehr. Dama, jeune Malien de 16 ans arrivé en novembre 2018 à Quimper et mis à l’abri par le Conseil départemental, attend que le parquet ou le juge des enfants se prononcent sur sa minorité. Six mois que Dama espère une réponse des magistrats, car sans sa reconnaissance de minorité, il sait que ses chances d’être scolarisé, de travailler, d’avoir une vie sociale seront fortement compromises pour lui. 

    Dama est atteint d’un cancer

    « Le parquet et le juge des enfants, autorité en matière de protection de l’enfance en danger, ne se prononcent toujours pas tandis que le Conseil départemental a conclu, pour sa part, à sa minorité à l’issue de ses évaluations. Que font nos magistrats pour protéger ce jeune ? », interroge Florence Le Balc’h qui précise qu’en plus « d’être un mineur non accompagné, il est atteint d’un cancer ». Diagnostiqué il y a deux mois, Dama est soigné en hôpital de jour mais ne bénéficie d’aucune protection juridique. « Le foyer d’urgence dans lequel il se rend après chacune de ses chimios n’est pas adapté à un enfant malade », affirme Florence Le Balc’h qui poursuit : « Nous avons tiré la sonnette d’alarme pour que ce jeune soit reconnu mineur afin qu’il bénéficie au plus vite des droits attachés à sa situation et tels que prévus par la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) qui obligent les États signataires, dont la France, à protéger ses enfants en situation de danger ». La semaine dernière, Dama a fugué de son « foyer » et du domicile d’une personne qui l’avait recueilli. « Dama est fatigué, il a peur et l’incertitude sur son avenir semble l’avoir emporté sur les conséquences désastreuses d’un arrêt brutal de ses soins », s’inquiète la présidente de Temps Partagé.

    Abdel souffre de troubles psychologiques

    Abdel, jeune Camerounais de 17 ans, a été mis à la rue par décision de non-lieu à assistance éducative du parquet. « Avant cette date, Abdel, souffrait déjà de troubles psychologiques importants puisqu’hospitalisé en urgence à l’hôpital Gourmelen pendant quinze jours en état de stress post-traumatique avec des symptômes d’altérations cognitives et émotionnelles liés à son parcours migratoire. Sorti le 13 juin 2019 avec un traitement lourd, Abdel a rechuté et a été à nouveau hospitalisé », raconte Florence Le Balc’h. « Nous avons alerté les services départementaux et l’autorité judiciaire afin d’obtenir pour lui une mesure provisoire de prise en charge, pour qu’il puisse se soigner ; parce que nous pensons qu’il peut être un danger pour lui-même voire pour les autres », dit-elle. Abdel est à la rue depuis le 8 juillet dernier.

    Lannig STERVINOU

    source: https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/mineurs-isoles-deux-jeunes-dans-une-situation-inquietante-12-07-2019-12337473.php

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