• Jacques Sapir, économiste et directeur d'études à l'EHESS, a répondu aux questions de Ruth Elkrief, ce lundi 29 juin 2015, sur la décision d'Alexis Tsipras de recourir à un référendum pour une éventuelle sortie de la Grèce de l’Eurozone. Ce vote déterminera si les Grecs accepteront ou pas les propositions de réformes réclamées par le FMI et l'UE en échange du déblocage de nouvelles liquidités. Les créanciers d'Athènes comptent sur une peur du Grexit et la sortie de l'euro pour que les Grecs désavouent leur Premier ministre et disent oui quelle que soit la question posée.

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  • L’euro, ou la haine de la démocratie-par Frédéric LORDON (29/06/2015)Forcément, ça leur a coupé la chique. Qu’on puisse jouer la carte de la démocratie, c’est la chose qui est maintenant tellement hors de leur entendement qu’elle les laisse toujours sidérés, pantois et démunis. Vraiment, à cet instant, on aurait voulu voir leurs têtes, mâchoires décrochées comme des tiroirs de commodes fraîchement cambriolées : Sapin, Hollande, Moscovici, leurs experts organiques, leurs journalistes de propagande, tous ceux qui n’ayant que la « modernité » à la bouche se sont si constamment efforcés d’en finir avec le peuple, pénible démos, et pénible démocratie quand il lui vient à l’idée de ne pas se contenter de valider ce qui a été décidé pour elle. Mais c’est une némésis et personne n’y pourra rien : il vient toujours un moment où la politique chassée par la porte revient par la fenêtre. Plus elle a été chassée obstinément d’ailleurs, et plus ses retours sont fracassants.

    Le référendum, ou le retour du refoulé

    Et c’est vraiment le retour du refoulé sous tous les rapports : celui de la mauvaise conscience notamment. C’est qu’on peut difficilement porter la démocratie en bandoulière, en faire des chartes à enluminures ou des hymnes à la joie, un modèle offert au monde (éventuellement à coup de frappes aériennes), et la bafouer à ce point à domicile.

    Prononcer le mot « référendum », c’est en effet immanquablement faire resurgir le spectre du Traité constitutionnel de 2005, celui de l’acharnement jusqu’à ce que ça dise oui, ou du contournement si ça persiste à dire non. Celui du putsch également, à l’image du débarquement en 2011 de Georges Papandréou, ordinaire socialiste de droite qui n’avait rien de bien méchant, mais avait fini par s’apercevoir qu’on approchait des seuils où férule macroéconomique et tyrannie politique deviennent dangereusement indistinctes, et éprouvé le besoin d’un mandat légitime en soumettant le mémorandum à son peuple… par référendum. Appliquant une doctrine en fait formée de longue date puisqu’elle est intrinsèque à l’Union monétaire même, mais dont la formulation pleinement explicite attendra 2015 et l’inénarrable Juncker – « il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens »

    C’est tout ce lourd passé, et même ce lourd passif, qui se trouve replié dans le mot « référendum », le sale petit secret de toute une construction institutionnelle qui ne se sent pas d’autre devoir vis-à-vis de la démocratie que celui du simple oblat verbal, de la célébration en mots, et en réalité n’a pas d’autre projet la concernant que d’extinction méthodique.

    Comme on trouve encore des gens suffisamment acharnés pour contester que les Traités donnent à l’Europe le caractère d’une entité néolibérale, on en trouve de suffisamment bêtes pour nier qu’ils entraînent la moindre perte de souveraineté – expérience récemment faite au contact, tout à fait fortuit, d’un député socialiste dont, par charité chrétienne on ne dira pas le nom. Comme la chose est inhérente aux traités mêmes dont, rappelons-le, la caractéristique première tient au fait (monstrueux) d’avoir constitutionnalisé des contenus substantiels de politique économique, comme la chose est inhérente aux traités, donc, et qu’ils ne l’ont pas vue, ils ne doivent pas avoir davantage connaissance de la manière dont se déroulent les négociations depuis 2011, et particulièrement celles de ces dernières semaines. Car la Troïka ne se contente pas d’imposer un cadrage macroéconomique délirant, elle entend également en imposer le détail – et décider elle-même, dans le menu, des augmentations d’impôt et des baisses de dépenses, c’est-à-dire prendre en mains directement l’intégralité des commandes.

    Que le gouvernement Syriza, à l’encontre de ses propres engagements électoraux, ait accepté de se couler dans la logique du mémorandum et de jouer le jeu de l’ajustement budgétaire n’était pas encore assez : car la Troïka ne demande pas qu’un objectif global, mais aussi la manière. Il n’est pas suffisant que la Grèce s’impose une restriction supplémentaire de 1,7 point de PIB, il faut qu’elle la compose comme il faut. Par exemple l’augmentation du taux d’imposition sur les sociétés de 26 % à 29 %, ainsi que la taxe exceptionnelle de 12 % sur les profits supérieurs à 500 000 euros ont été refusées par la Troïka au motif qu’elles étaient… de nature à tuer la croissance ! – ou quand l’étrangleur déconseille à ses victimes le port du foulard. En revanche la Troïka tient beaucoup à ce qu’on en finisse avec la petite allocation de solidarité servie sur les retraites les plus pauvres – le décile inférieur a perdu jusqu’à 86 % de revenu disponible de 2008 à 2012 [1] … c’est donc qu’il reste 14 bons pourcents : du gras ! Elle refuse la proposition grecque de taxer les jeux en ligne, mais demande la fin du subventionnement du diesel pour les agriculteurs – des nantis. Et tout à l’avenant.

    Les institutions de la haine politique

    Lire Sanjay Basu et David Stuckler, « Quand l’austérité tue », Le Monde diplomatique, octobre 2014.On pourrait se perdre à l’infini dans ces détails qui disent tous le délire idéologique additionné d’instincts sociaux meurtriers – au sens presque littéral du terme, car rompre avec le fléau du gouvernement par abstractions macroéconomiques demande de prendre connaissance du tableau des conditions concrètes d’existence de la population grecque à l’époque de l’austérité, entre baisse de l’espérance de vie, explosion du taux de suicide, effondrement de la qualité des soins, etc [2]. On pourrait dire tout ça, donc, mais on n’aurait pas dit l’essentiel, qui tient à une forme de haine politique, comme il y avait jadis des haines religieuses, mais, fait inédit, une haine politique institutionnelle, une haine portée par des institutions. Depuis le premier jour, les institutions européennes n’ont pas eu d’autre projet que de faire mordre la poussière au gouvernement Syriza, d’en faire, par un châtiment exemplaire, une leçon à méditer par tous les autres pays qui pourraient avoir à l’idée eux aussi de ne pas plier, comme s’il fallait annuler l’événement de la première authentique alternance politique en Europe depuis des décennies.

    Chaque régime politique, même celui qui a de la démocratie plein la bouche, a ses points d’impensable, ses interdictions formelles et ses exclusions catégoriques. La dite « démocratie parlementaire », qui fait vœu de débattre de tout, s’est en fait constituée comme le régime politique de défense de la propriété privée du capital (et de toutes les prérogatives qui y sont attachées), c’est pourquoi elle accepte qu’on débatte de tout sauf de la propriété privée du capital (et de toutes les prérogatives qui y sont attachées) [3] – et l’histoire a suffisamment montré de quoi la « démocratie » était capable quand le peuple des manants avait l’idée de s’en prendre au règne du capital. Pour autant, dans ce périmètre-là, il restait un peu de marge à explorer. C’était encore trop pour une construction néolibérale comme l’Union européenne qui a saisi la fenêtre d’une époque pour réduire autant qu’elle le pouvait le cercle du discutable : les formes de la concurrence intérieure, le statut de la banque centrale, la nature et les cibles de la politique monétaire, les orientations de la politique budgétaire, le rapport aux marchés financiers : toutes ces choses ont été irrévocablement tranchées par inscription constitutionnelle dans les traités, à la fin expresse qu’à leur sujet le débat soit clos.

    Comment s’étonner qu’une construction aussi congénitalement libérale se soit donné des institutions qui suintent à ce point la haine de tout ce qui est progressiste ? Syriza ne pouvait pas être un partenaire : elle a été d’emblée, et en fait très logiquement, considérée comme un ennemi. L’ennemi ici, c’est celui qui veut vous forcer à rediscuter de ce que vous avez décrété soustrait à toute discussion. Aussi bien le référendum (à supposer qu’il ne devienne pas sans objet d’ici dimanche) que l’imminente sortie de l’euro sont des affirmations du droit de rediscuter – des affirmations du principe démocratique.

    Le droit de rediscuter se paye cher en Union européenne. Dans un mouvement misérable qui ajoute à la considération qu’on peut lui porter, l’Eurogroupe, entité informelle à la consistance juridique d’ailleurs incertaine, met tous ses efforts à ce qu’il soit le plus coûteux possible. Mais en réalité c’est toute la construction institutionnelle qui porte la responsabilité de ce qui est en train de se passer : car, à la fin des fins, c’est bien la Banque centrale européenne (BCE) qui donnera le coup de grâce en interrompant le refinancement des banques grecques.

    Faut-il qu’elle soit grande la détestation de la souveraineté populaire pour ne pas même accorder l’extension du plan d’aide à l’échéance du référendum… Tout est dit d’une passion anti-démocratique européenne devenue si écumante qu’elle ne parvient même pas à se tenir à son propre ordre légal : c’est que le refinancement des banques, grecques ou autres, est une mission de la BCE, assignée par les traités, et dont l’accomplissement est sans rapport avec les vicissitudes latérales de tel ou tel ordre, fussent-elles celles d’un plan de sauvetage. Que la terminaison du plan de sauvetage mardi 30 juin s’accompagne, comme il en est lourdement question, de la fermeture du guichet ELA (Emergency Liquidity Assistance), où la totalité du système bancaire grec est vitalement suspendu, est une connexion dont la légalité est plus que douteuse eu égard à l’autonomie des missions de refinancement de la BCE. [Il faut vraiment convoquer les aruspices pour avoir le fin mot du communiqué publié dimanche 28 juin par la BCE, car l’annonce du maintien du programme ELA pour les banques grecques n’est accompagnée d’aucune mention d’échéance… de sorte qu’il peut bien se trouver interrompu à tout moment. Cependant, contre la menace lourdement sous-entendue de fermer l’ELA en conséquence de l’arrêt du plan de sauvetage le 30 juin, il pourrait être politiquement rationnel pour la BCE de ne pas aller jusqu’à se faire l’exécuteur anticipé des basses œuvres, et de maintenir son guichet ouvert jusqu’à l’échéance du référendum : c’est qu’on doit beaucoup compter dans les institutions européennes sur le fait que le contrôle des capitaux mis en place lundi 29 juin est un repoussoir électoral, et que la restriction de l’accès des déposants à leurs encaisses monétaires est le plus sûr moyen d’aiguillonner le vote « oui ».]

    En tout cas, on le sait bien, le simple fait d’avoir exclu les banques grecques des procédures ordinaires de refinancement pour les cantonner au guichet d’urgence de l’ELA n’avait d’autre propos que de leur faire sentir leur état de dépendance extrême, et de leur faire connaître le pouvoir discrétionnaire auprès duquel leur survie se renégocie quasi-quotidiennement – c’est-à-dire la possibilité qu’à tout moment le pouce s’abaisse. Comme toujours, c’est aux limites, et dans les situations de crise extrême, que les ordres institutionnels révèlent leur vérité. Ici toute la sophistication juridique de la construction européenne se ramène à un pouce levé ou bien baissé. Et la comédie du droit laisse voir à nu les rapports de force qu’elle cache ordinairement.

    Le moment du chaos

    Techniquement parlant en tout cas, il est bien certain que la fermeture du refinancement auprès de la BCE, qu’elle survienne mardi 30 ou plus tard, effondrera le système bancaire grec dans la journée, et forcera, de fait, au réarmement de la Banque centrale grecque comme prêteur en dernier ressort, c’est-à-dire émetteur d’une liquidité qui ne sera pas reconnue par le SEBC (Système européen de banques centrales). On l’appellera de la drachme.

    Effectuée dans une pareille urgence, la sortie grecque de l’euro ne pourra pas éviter le moment du chaos, et pour des raisons dont Syriza porte une part. Il est à craindre que le refus d’envisager dès le début la sortie de la monnaie unique, et d’en faire une menace crédibilisant d’ailleurs la position grecque dans le rapport de force, laisse aujourd’hui le gouvernement dans un état de totale impréparation. Le sens stratégique possible de l’accord de prolongation passé avec l’Eurogroupe le 21 février dernier aurait dû être de mettre à profit les quatre mois gagnés pour préparer logistiquement et politiquement la sortie.

     

    Celle-ci est vouée à présent à s’opérer dans les plus mauvaises conditions. Il est même impossible que se fassent aussi vite l’ajustement technique du système des paiements et la conversion des espèces monétaires. Si bien qu’il y aura vraisemblablement un moment bizarre de double circulation monétaire pendant lequel des espèces émises par le système bancaire grec auront toutes les apparences de l’euro mais n’en seront pas moins des drachmes… qui en principe ne seront pas reconnues comme euros à l’extérieur alors même qu’elles leur ressembleront comme deux gouttes d’eau !

    Rien de tout ça ne sera fait pour décourager le run bancaire, en fait déjà bien entamé puisqu’on évalue à 130 milliards d’euros les retraits opérés depuis janvier. Que les gens retirent des espèces si ça peut les tranquilliser, ça n’est pas le problème, en tout cas pour le système bancaire [4] : dès que la situation se stabilisera, ces fonds effectueront le mouvement inverse, et entre temps c’est la Banque de Grèce qui prendra le relais de la BCE pour maintenir les banques dans la liquidité. C’est que cet argent prenne le large qui est un problème. Aussi un drastique contrôle des capitaux, avec contingentement des retraits, sera la mesure à prendre dès les toutes premières heures (elle est déjà prise au moment où ce texte est publié). Avec la dévaluation carabinée de la drachme qui suivra sa réintroduction, les Grecs y perdront du pouvoir d’achat international ? Oui, et ça sera comme ça. Par définition, la conversion est une opération purement nominale qui laisse invariant le pouvoir d’achat interne… à l’inflation importée près. Or vu la dégringolade anticipée de la drachme, celle-ci sera conséquente. La couronne islandaise qui a initialement perdu près des trois quarts de sa valeur contre euro a laissé derrière elle une inflation de 18 % en 2008. Mais les premières fluctuations sont toujours d’une ampleur extravagante, et vouées à s’ajuster plus raisonnablement à moyen terme : la couronne a été rapidement stabilisée 40 % en dessous de sa valeur de 2008, l’inflation est d’ailleurs redescendue en dessous des 5 % dès la mi-2009, elle est désormais proche de 0. Il en ira vraisemblablement de même avec la drachme.

    Dans l’intervalle il faudra peut-être ajouter au contrôle des capitaux un dispositif de protectionnisme ciblé dans les marchés de biens et services. C’est que la balance courante grecque à très court terme va devenir déficitaire. Or l’interruption de tout flux financier entrant interdira de la financer par la partie « compte de capital » de la balance globale, et la position extérieure nette de la Grèce va se détériorer. Il faudra donc réduire la flambée des importations, alors que l’effet de renchérissement de leur prix devrait d’abord l’emporter sur celui de contraction des volumes. Evidemment il est vital que les entreprises continuent d’avoir librement accès aux biens étrangers d’équipement ou de consommation intermédiaire. Le dispositif protectionniste devra donc être ciblé sur les (certains) biens de consommation (hors énergie notamment), et ceci jusqu’à ce que les exportations « réagissent » à la dévaluation de la drachme – en général dans un délai de 12 à 18 mois (de ce point de vue, la sortie de l’euro se passe au plus mauvais moment possible de l’année puisqu’il est trop tard pour que le tourisme, qui est le secteur le plus dynamique du commerce international grec, en enregistre l’effet, et qu’il faudra attendre la saison prochaine pour en recueillir les bénéfices). L’énorme incertitude achèvera de mettre en carafe le peu d’investissement qui restait (le taux d’investissement est tombé à 12 % en 2014 [5]…). Tous ces effets ajoutés à la désorganisation initiale promettent à la croissance grecque de plonger. Il faut avoir le courage de le dire : le début va être une épreuve.

    Cette épreuve n’a de sens, économiquement parlant, que parce qu’elle ouvre par ailleurs de nouvelles opportunités et restaure de nombreux degrés de liberté absolument fermés dans le cadre des institutions de l’euro. En premier lieu elle permet d’en finir avec l’austérité, dont les nouvelles mesures ne relâchaient rien : la Grèce se trouvait enjointe de dégager un excédent primaire de 1 point de PIB cette année même, puis de 2 en 2016, puis de 3 en 2017, puis de 3,5 en 2018 ! Elle se trouve également soulagée des 26 milliards d’euros dus d’ici la fin 2015 à ses créanciers de toute sorte qu’elle va envoyer élégamment se faire foutre – 26 milliards d’euros [6], ça n’est pas loin de… 15 points de PIB ! Voilà à quoi la Grèce se saigne depuis tant d’années : à payer une dette que tout le monde sait insoutenable en dépit de tous ses rééchelonnements et, plus encore, dont elle ne porte pas la responsabilité ! Car les 80 points de PIB de dette pris depuis 2008 ne sont pas, comme le répète l’éditorialisme en pilotage automatique, « la dette de la Grèce » : c’est la dette de l’impéritie européenne, la dette de la plus gigantesque erreur de politique économique de l’histoire du capitalisme, la dette de l’acharnement idéologique, dit plus brièvement : la dette de la zone euro – et par conséquent la dette dont il n’est que justice que la zone euro se la carre dans le train.

    Le vrai visage des « amis de l’Europe »

    En écrivant en janvier que l’alternative de Syriza était de passer sous la table ou de la renverser( [7]) et qu’il n’y aurait pas de tiers terme, en particulier que l’idée d’obtenir quoi que ce soit des institutions européennes, ou pire encore d’engager leur transformation de l’intérieur, était un rêve de singe, il faut bien avouer qu’on n’était pas prêt à parier grand-chose sur l’hypothèse du renversement. Hic Rhodus hic salta [8] comme dit l’adage latin. Et c’est là qu’on voit les vrais hommes politiques. Pour toutes les erreurs stratégiques qu’il a commises jusqu’ici, il se pourrait bien que Tsipras en soit un. C’est qu’il faut une sacrée consistance pour faire face à ce mélange de périls et de chances qui s’offre à lui aujourd’hui – qui s’offre à lui ? non, qu’il a fait advenir en se tenant au plus près de l’essence de la politique : la proposition faite au peuple de décider souverainement.

    Comme Roosevelt se déclarait fier en 1936 d’être devenu objet de haine de l’oligarchie capitaliste qu’il avait décidé de défier carrément, Tsipras peut s’enorgueillir des tombereaux d’injures que lui réserve une oligarchie d’un autre type, le ramassis des supplétifs d’une époque finissante, et qui connaitront le même destin qu’elle, la honte de l’histoire. La première chose que Jean Quatremer a cru bon de tweeter consiste en photos de queues devant les distributeurs à billets. Et d’annoncer avec une joie mauvaise : « La Grèce sera donc en faillite mardi à minuit. Accrochez-vous ! ».

    On voudrait que quelque archiviste de talent, conscient de ce qui se joue d’historique ces jours-ci, s’attache à collecter tout ce qui va se dire et qui méritera de rester, tout ce que pense et dit l’oligarchie quand, à l’épreuve d’un moment critique, elle jette enfin le masque – car cette fois-ci le masque est bel et bien jeté. « La Grèce, c’est fini » titre le JDD du 28 juin, dirigé par Denis Olivennes, l’un des Gracques à qui l’on doit cette tribune à valeur de document quasi-psychiatrique publiée dans Les Echos, où l’on apprenait qu’il était urgent de « ne [pas laisser] Monsieur Tsipras braquer les banques » [9], textuellement, alors que le refus de restructurer la dette grecque jusqu’en 2012 n’a pas eu d’autres finalités que de sauver les banques allemandes, françaises, etc., ces banques où, précisément, prolifère la racaille Gracque, en effet la vraie racaille dans la société française – pas celle de Sarkozy –, ces « anciens hauts fonctionnaires socialistes » comme ils aiment à se présenter eux-mêmes, et qui en disent assez long sur l’état réel du « socialisme » français – pour ceux qui ne s’en seraient pas encore aperçus.

    Lire Pierre Rimbert, « “Syriza delenda est” », Le Monde diplomatique, juillet 2015, en kiosques mercredi 1er juillet. Bloomberg fait déjà des gorges chaudes de ce qu’on puisse envisager « sur les documents hautement techniques » de la Troïka de demander leur avis « aux mamies grecques » [10]. Mais c’est vrai, quelle idée ! La vraie démocratie est bien celle qui se contente de l’avis des économistes et des journalistes spécialisés de Bloomberg. Ou de Libération. Comme toujours les événements historiques, la sortie grecque sera un test de Rorschach en vraie grandeur, un bain photographique surpuissant. On peut le dire dès maintenant puisque la grande vidange est déjà à l’œuvre : l’oligarchie dégondée va montrer son vrai visage, et parler son vrai langage. Jean-Louis Bourlanges sur France Culture traite Tsipras de « terroriste révolutionnaire » [11] (sic), Quatremer relaie, écumant, les errances de Kathimerini, quotidien de droite qui qualifie le référendum de « coup d’Etat de bolcheviks », formidable moment de vérité où l’on va voir sans fard qui est qui et qui dit quoi. Oui, on voudrait vraiment que tout ceci soit méticuleusement consigné, pour qu’on sache ce qu’il en aura été de la « démocratie » en Europe à l’époque de la monnaie unique. Et pour que cette belle accumulation produise l’effet qu’elle est vouée à produire : celui du ridicule mêlé d’ignominie.

    Et nous ?

    Par un paradoxe qui doit tout aux coups de fouet de l’adversité, il se pourrait que cette avalanche de haine, car il n’y a désormais plus d’autre mot, soit le meilleur ciment des gauches européennes, et leur plus puissant moteur. Car la guerre idéologique est déclarée. Et il faudra bien cet état de mobilisation et de colère pour supporter ce qu’il va falloir supporter. Il ne faut pas s’y tromper : sauf à ce que tout l’euro parte en morceaux à son tour, hypothèse qui n’est certainement pas à exclure mais qui n’est pas non plus la plus probable, les yeux injectés de sang d’aujourd’hui laisseront bientôt la place à l’écœurant rire triomphateur des Versaillais quand la Grèce passera par le fond du trou. Car elle y passera. Elle y passera au pire moment d’ailleurs, quand Espagnols et Portugais, sur le point de voter, se verront offrir le spectacle du « désastre grec » comme figure de leur propre destin s’ils osaient à leur tour contester l’ordre de la monnaie unique. Ce sera un moment transitoire mais terrible, où, sauf capacité à embrasser un horizon de moyen terme, les données économiques de la situation n’offriront nul secours, et où l’on ne pourra plus compter que sur la colère et l’indignation pour dominer toutes les promesses de malheur. En attendant que se manifestent les bénéfices économiques, et plus encore politiques, du geste souverain.

    Que faire entre temps pour échapper à la rage impuissante lorsqu’on n’est pas grec ? Depuis février, on a vu fleurir des initiatives de solidarité où le réconfortant le dispute au dérisoire : c’est que la version KissKiss BankBank des Brigades internationales a surtout pour effet de dire quelque chose de l’époque… En réalité l’événement offre peut-être la meilleure occasion de redécouvrir, et pour certains de découvrir tout court, que l’internationalisme réel consiste moins dans le dépassement imaginaire des nations que dans la solidarité internationale des luttes nationales. Et dans leurs inductions mutuelles. Les Grecs sont sur le point de défier l’ordre néolibéral en son institution principale : la monnaie unique européenne. Pour nous qui souffrons des pouvoirs entièrement vendus à cet ordre, être à la hauteur de l’éclaireur grec ne réclame pas moins que de nous retourner contre nos gouvernements.

     

    Notes

    [1] Philippe Légé, « Ne laissons pas l’Europe écrire sa tragédie grecque », Note des Economistes Atterrés, 30 avril 2015.

    [2] Sanjay Basu et David Stuckler, « Quand l’austérité tue », Le Monde diplomatique, octobre 2014.

    [3] Inutile d’arguer des épisodes de « nationalisation » qui ont toujours été très partiels et n’ont jamais remis en cause l’essentiel, à savoir les rapports sociaux de production, inchangés même dans les enclaves de capitalisme d’Etat.

    [4] C’est un problème si cet argent retiré de la circulation monétaire cesse d’animer les échanges marchands.

    [5] Il était à 26 % en 2008…

    [6] Dont un accord avec l’Eurogroupe n’aurait couvert que 15 milliards d’euros, et encore sans compter le déblocage fractionné, par tranches de 7,5 milliards, bien fait pour activer à chaque fois une clause de revoyure.

    [7] « L’alternative de Syriza : passer sous la table ou la renverser », 19 janvier 2015.

    [8] « C’est ici qu’il faut sauter ».

    [9] Les Gracques, « Grèce : ne laissons pas Monsieur Tsipras braquer les banques », Les Echos, 15 juin 2015.

    [10] « Tsipras Asking Grandma to Figure Out if Debt Deal is Fair », Bloomberg, 28 juin 2015.

    [11] « L’esprit public », France Culture, 28 juin 2015.

     

    source: http://blog.mondediplo.net/

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  • IRRESPONSABILITÉ ET MENSONGE DE LA DIRECTION DU PCF-PGE ! (Antoine MANESSIS-PRCF)Alors que l’euro et l’UE apparaissent chaque jour à tout ouvrier conscient, à tout patriote républicain, comme des armes de destruction massive des conquêtes sociales et des indépendances nationales, alors que même l’Humanité parle des dirigeant de l’UE comme des « maîtres-chanteurs », ce qui est vrai, les chefs euro-réformistes du PCF continuent à bêler comme des cabris, « Europe sociale, Europe sociale ! ».

    C’est s’enfoncer dans un scandaleux mensonge clairement social-impérialiste (socialiste en paroles, impérialiste en fait). Mensonge tant il est clair que l’euro et l’UE ont été faits de façon consciente et organisée par le grand capital pour briser le mouvement ouvrier et populaire, casser les services publics, baisser les salaires et les pensions, déployer les politiques de privatisation à marche forcée, asservir les pays d’Europe à l’Axe Washington-Berlin. Prétendre qu’on peut transformer l’UE en « Europe sociale » c’est aussi imbécile et mensonger que de prétendre faire voler un crocodile, que rendre le capitalisme humain, ou que faire de l’OTAN une force de paix.

    Se duper ainsi et tenter de duper les travailleurs et le peuple ne peut relever que de la tromperie, avec pour objectif de maintenir le « machin » euro-constructif du PGE, subventionné par Bruxelles, et dont Pierre Laurent est le président supranational. Il ne peut s’agir en fait que de l’intégration idéologique, politique et matérielle  de ceux qui osent tenir ce discours de trahison pure et simple, aux appareils idéologiques et politiques du grand capital. La direction du PCF rompt ainsi radicalement avec ce que fut le Parti Communiste Français, son histoire et ses principes. Comme la direction de la SFIO avait en 1914 rompu avec la IIe Internationale fondée par F. Engels. En adoptant le discours de la bourgeoisie sur l’euro et l’UE, en participant au chantage des banksters de la BCE, FMI et de l’UE, « l’UE-euro ou le chaos » ces gens participent à la mort programmée de notre pays et à celui des autres pays d’Europe. Ce n’est pas sur de telles bases qu’on aidera le peuple grec, pris dans un immense chantage au chaos, à dire non aux conditions scandaleuses de la Troïka tout en démasquant les manœuvres de la gauche euro-constructive grecque pour trouver d’ultimes accommodements avec la zone euro et ce qu’elle signifie : la domination étrangleuse du grand capital.

    Antoine Manessis

    source: initiative-communiste.fr [29/06/2015]

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  • Quimper-Organisation territoriale. Dans la précipitation (LT 29/06/2015)

    Communes nouvelles, intercommunalités regroupées : les élus ruraux doivent suivre à marche forcée la nouvelle organisation territoriale imposée par l'État. Et cela sans avoir le temps de consulter leur population, tant les échéances sont courtes. Alors, ils ouvrent des pistes tout en faisant de la résistance comme samedi, à Quimper, où ils ont exprimé leur désarroi. (Le Télégramme d'hier) Paroles d'élus soumis à forte pression.
     
    Nadine Kersaudy, présidente des Maires ruraux du Finistère. Maire de Cléden-Cap-Sizun. « Il ne faut pas confondre la création de communes nouvelles qui dépend de l'accord des élus et la loi NOTRe qui prévoit notamment un seuil minimum de 20.000 habitants dans les intercommunalités et l'élection des élus communautaires au suffrage universel. S'il faut passer à ce mode d'élection, les petites communes seront sous-représentées dans les grandes intercommunalités, parfois avec un seul élu. Comment défendre son territoire dans ces conditions ? La proximité a-t-elle encore un sens ? À Cléden-Cap-Sizun, nous avons beaucoup de personnes âgées pour qui la mairie est importante ».
     
    Christian Maillot, adjoint au maire à l'Ile-Tudy. « Dans les grandes communautés, ce sont les élus qui ont une vision urbaine de l'aménagement, qui vont prendre le dessus. Il faut garder notre indépendance de décision ».
     
    Jean-Pierre Broustal, maire de Brasparts. « Nous sommes dans la communauté de communes du Yeun Elez qui a 4.500 habitants. Si nous devions atteindre une taille de 20.000 habitants, vue la densité de population chez nous, il nous faudrait la moitié du département. S'il y a un regroupement cela pourrait se faire avec la communauté des monts d'Arrée ».
     
    Philippe Paul, sénateur maire de Douarnenez. « En matière de regroupement, il faut se demander ce qui est naturel. Douarnenez a toujours été tourné vers Quimper. Un rapprochement avec Quimper est logique, sans laisser de côté le Cap-Sizun. Mais il faut d'abord un débat dans nos communautés. Il n'a pas commencé. Mais nous ne devons pas être à la traîne. Quant aux communes nouvelles, ce n'est pas encore dans les esprits. Il faut faire attention à ne pas raisonner en termes de finances. Actuellement, il y a trois projets à l'étude : Esquibien-Audierne, Châteaulin-Port Launay et le Pays glazik. Dans le Pays de Douarnenez, quand on voit le débat au niveau communal, ce n'est pas sûr qu'on aille vers là ».
     
    Georges Morvan, maire de Scrignac. « Nous voulons garder notre identité, avec un bassin de vie qui partage nos préoccupations. Sinon, il nous restera qu'à devenir des gestionnaires de cimetière. Si une commune disparaît, il n'y a plus de possibilité de défendre l'école, les commerces. Ce ne sont pas Carhaix ou Morlaix qui vont nous défendre. Nous avons 3.800 habitants. Un regroupement avec le Yeun Elez est à réfléchir ».
     
    Joseph Le Calvez, maire de Bolazec. « Nous avons 203 habitants, un commerce et un employé communal. Nous avons augmenté de 18 habitants depuis le début du mandat. Mais je crains que nous devions fusionner, sans doute avec Scrignac. Nous n'aurons pas le choix. Bolazec a déjà été par le passé une trêve de Scrignac ».
     
    Christian Troadec, maire de Carhaix. « Nous misons sur la libre association dans un bassin de vie et de projets, un territoire vécu. En début d'année, trois communes des Côtes-d'Armor ont rejoint la communauté du Poher. D'autres pourraient le faire s'il y a des projets communs. Nous en sommes à 16.500 habitants, donc sous le seuil des 20.000 ».
     
    Christine Huiban et Dominique Rouchon, adjoints à Trégourez. « S'il y a des transferts de compétences vers une nouvelle communauté, nous voulons les choisir. Actuellement, l'eau et l'assainissement dans la communauté de Haute-Cornouaille sont en régie communale. Si la communauté doit prendre ses compétences comme le prévoit la loi, il faudra déléguer à un opérateur privé ce qui au final reviendra plus cher pour l'usager ».
     
    Bernard Saliou, maire de Saint-Thois, président de la communauté de Haute-Cornouaille. « La communauté de communes fait 15.000 habitants et nous n'avons aucun scénario qui nous convienne par rapport à un autre bassin de vie. Nous ne voulons pas que l'on nous impose des choix de manière brutale. Nous allons nous battre jusqu'au bout d'autant que la population n'est pas informée et mérite d'être consultée ».
     
    Raymond Messager, maire de Landudal. « Notre projet en Pays glazik n'est pas encore construit. Nous réfléchissons à la création d'une commune nouvelle avec Langolen. Intégrer une grande commune serait prendre le risque de voir nos problèmes communaux d'aujourd'hui qui sont à traiter rapidement se transformer en petits problèmes à traiter ultérieurement ».
     
    Ronan LARVOR
     

    CGT : « Il y a  une convergence sur l'avenir des services publics »

    S amedi matin, une douzaine de syndicalistes CGT se sont invités dans le défilé des maires ruraux. « Nous pensons pouvoir parler de convergence entre l'association des maires ruraux et la CGT sur la question de l'avenir des services publics de proximité », a plaidé Alain Le Berre, dont le long discours a finalement été interrompu. « Le projet de loi de Modernisation de l'Action publique territoriale et d'affirmation des métropoles prépare une vaste désorganisation territoriale dans un unique but : répondre au dogme de la compétitivité économique comme remède à la crise », a poursuivi le délégué CGT de La Poste. La CGT pointe le défaut de moyens du Service départemental des services d'incendies, qui impliquera des difficultés de service dans des bassins de vie comme le Porzay, le Cap-Sizun, le pays de Quimperlé. La CGT du Sdis a alerté les élus sur cette dégradation par courrier. Elle dénonce aussi le désengagement de La Poste, de la SNCF. « Sur 139 bureaux de poste dans le département, la Direction projette d'en fermer 43, essentiellement dans les communes rurales », ajoute Alain Le Berre. « Les élus doivent comprendre que nous défendons les mêmes territoires et les mêmes services », constate un militant CGT. « Mais ils ont parfois du mal ». L'intervention des syndicalistes a en effet été mal comprise par certains élus.

    source:  letelegramme.fr (29/06/2015)

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  • A l'appel de l'AMRF 150 à 200 participants contre la loi NOTRe

      Le samedi 27 juin, devant la préfecture du Finistère , l'AMRF avait organisé un rassemblement contre la loi NOTRe.150 à 200 participants étaient présents.
     
    Notre comité, représenté par une dizaine de militants de Brest, Landerneau et Pont l'Abbé a soutenu la manifestation derrière une banderole "Retrait de la loi NOTRe". Etait présente également une délégation de l'UD CGT de Quimper. Nous avons diffusé le dernier communiqué de Schivardi et Bartholin faisant référence à la manifestation parisienne du 24 juin; très bon accueil du communiqué, de la banderole et de nos mots d'ordre ("la loi NOTRe n'est pas la nôtre", "retrait de la loi NOTRe").
     
    Nadine Kersaudy, présidente de l'Association des Maires ruraux du Finistère a pris la parole pour se prononcer contre la loi, contre l'intercommunalité forcée opposée à l'intercommunalité volontaire en disant : "c'est maintenant que ça se joue" et même si ça passe, nous ne lâcherons pas". La CGT a dénoncé tous les dégâts de la loi NOTRe sur les services publics et les emplois.Le maire de Guiscriff (56) a insisté sur la défense de la ruralité.
     
    Le cortège a défilé sur les quais pour revenir devant les grilles fermées de la préfecture et remettre un courrier à un représentant du préfet qui n'a voulu recevoir personne.
     
    La correspondante départementale
    d'« Informations Ouvrières » le 28/06/2015

    A l'appel de l'AMRF 150 à 200 participants contre la loi NOTRe

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    Parti communiste de Grèce (KKE): NON à la faillite continue du peuple

    manifestation du 26 juin 2015 à Athènes

    Le Parti Communiste de grèce (KKE) a organisé des manifestations de masse le 26 juin 2015 dans des grandes villes de la Grèce contre les nouvelles mesures et les accords antipopulaires avec les prêteurs, qui sont en cours de préparation par le gouvernement de SYRIZA-ANEL.

    Parti communiste de Grèce (KKE): NON à la faillite continue du peupleLe Secrétaire Général du Comité Central du KKE, D. Koutsoumpas, au cours de son discours sur la place centrale d'Athènes a dit, entre autres:

    "Le peuple grec doit dire un grand NON à l'accord, NON à son propre faillite continue, NON aux partis de la rue à sens unique européenne et du pouvoir capitaliste. Il doit tracer la voie pour prendre vraiment les rênes du pouvoir.

    Le peuple doit se battre aux côtés du KKE, il doit empêcher les mesures antipopulaires, dans les rues, dans les lieux de travail.

    Parti communiste de Grèce (KKE): NON à la faillite continue du peupleSYRIZA est arrivé au pouvoir en s'emparant des revendications ouvriers-populaires. Maintenant il tente de tromper le peuple une fois de plus, en faussant et en interprétant les votes du peuple en fonction de ses intérêts.

    Cinq mois après les élections, le gouvernement se prépare à envoyer au peuple la note avec les mesures du nouveau accord qui constitue une vraie corde au cou des couches populaires qui se sont saignées, et continueront à se saigner pour la dette, pour l'UE, pour la rentabilité des monopoles, si elles ne passent pas à la contre-attaque, sur la voie de la rupture et du conflit avec l'UE et les monopoles.

    Le peuple grec doit rejeter les propositions des prêteurs (les "trois institutions") ainsi que les propositions du gouvernement de Tsipras de 47 + 8 pages; elles sont toutes deux barbares, une guillotine pour le peuple.

    Le gouvernement de SYRIZA-ANEL ainsi que ses partenaires européens et le FMI, avec l'intervention des États-Unis, n'ont pas renoncé aux efforts pour sauver la Grèce capitaliste à l'intérieur du cadre de l'UE capitaliste."

    Parti communiste de Grèce (KKE): NON à la faillite continue du peupleAux premières heures du 27 juin, le Premier ministre, A. Tsipras, a annoncé un référendum, dont la question sera de savoir si le peuple accepte la proposition des prêteurs ou pas.

    Dans une intervention au cours du programme de la chaîne de télévision Mega TV, peu après la déclaration du Premier ministre, Yiannis Gkiokas, membre du CC du KKE et responsable de son Bureau de Presse, a souligné que:

    "La position du KKE est clair. Le NON du peuple grec doit s'adresser à la proposition des prêteurs et également à la proposition du gouvernement de 47 pages avec des détails ajoutés pendant toute cette période.

    Ces deux propositions contiennent des mesures sauvages au détriment du peuple.

    Le référendum constitue un chantage contre le peuple et vise à le rendre complice des plans antipopulaires, en lui disant de choisir entre deux maux.

    Le gouvernement doit arrêter de raconter des contes de fées à propos du soi-disant respect de la volonté du peuple. Le peuple a lutté dans les années précédentes contre les mémorandums et les lois d'application, il a souffert. Et au cours de ces cinq mois, le gouvernement n'a aboli aucune loi, a laissé intact le cadre précédente et propose également de nouvelles mesures aux prêteurs.

    Le gouvernement dit que la proposition des prêteurs est en dehors du mandat du peuple. Est-ce que sa propre proposition se trouve dans les limites du mandat du peuple?

    Parti communiste de Grèce (KKE): NON à la faillite continue du peupleLe gouvernement dit des mensonges au peuple grec. Il lui a promis qu'il pourrait se débarrasser des mémorandums et de l'austérité au cadre de l'UE et de la voie de développement capitaliste et maintenant il essaie de gérer l'effondrement de cette récit pré-électorale.

    Le peuple doit dire non à ces deux propositions de toutes les manières et en utilisant tous les moyens disponibles. Il doit rejeter le plan des prêteurs ainsi que le plan du gouvernement. Il doit se lever et se battre pour la seule solution réaliste en ce qui concerne ses propres intérêts, ce qui est la rupture avec l'UE et la voie actuelle de développement ".

     

    source le PC de Grèce en langue française <http://fr.kke.gr/fr/articles/KKE-NON-a-la-faillite-continue-du-peuple/

    27/06/2015

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  • Diminution du « versement transport » des entreprises : casse des services publics pour remplir les poches des patrons !Il n’y a pas une semaine sans l’annonce d’une mesure anti sociale de la part de ce gouvernement prétendu de gauche….

    Mais aujourd’hui, avec la loi Macron qui passe par le 49 ter, plus rien ne nous étonne de la part de ce pouvoir qui est aux ordres de l’Union Européenne : réduire les dépenses publiques, s’attaquer aux services publics notamment aux hôpitaux de proximité, s’en prendre aux prud’hommes, alléger les cotisations sociales des entreprises….et j’en passe.

    Le dernier cadeau fait aux entreprises, mais il y en aura d’autres consiste à diminuer le « versement transport » des entreprises.

    Le 09 juin dernier le premier ministre a fait part de sa volonté de modifier le seuil qui passerait de 9 à 11 salariés pour le déclenchement du versement transport des entreprises.Le versement transport est une des ressources principale et essentielle au financement des infrastructures et services de transports en commun public.

    La suppression du versement transport c’est – 500 millions d’euros au niveau national, et -235 millions pour l’Ile de France !

    Quand on connaît le sous-investissement chronique – qui a oublié la catastrophe de Brétigny ? – et les besoins importants, cela est proprement scandaleux. la conséquence d’une telle décision ne peut être que la diminution de l’offre de transport en commun et l’augmentation des tarifs pour tous les usagers, dans la droite ligne de l’augmentation de la TVA dans les transports à 10% et de la libéralisation des transports par autocars mise en œuvre par la Loi macron pour démanteler le transport ferroviaire. Le gouvernement Valls démontre une foi de plus qu’il n’est que le valet servile du MEDEF, des multinationales, un gouvernement de classe déployant une politique clairement établie à droite.

    Au moment où la ministre de l’écologie gesticule sur la soit disant transition énergétique et s’agitte pour la conférence COP21 qui ne sert que de prétexte à la privatisation des barrages hydroélectriques et à remplir les poches des banquiers et du BTP (lire ici), affaiblir le financement des transports en commun ne répond en rien aux exigences et enjeux de notre époque. Pour un développement durable pour tous, pour réduire la pollution mais également au moment où les salaires de millions de nos concitoyens sont de faits réduits par l’augmentation du coûts des transports et l’explosion des frais liés au transports individuels automobiles, cette décision est innaceptable.

    Il ne s’agit par ailleurs ni plus ni moins que de supprimer une partie du salaire mutualisé de chacun, en commençant par les petites entreprises mais chacun sait que cela ne s’arrêtera pas là.

    source : initiative-communiste.fr [27/06/2015]

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  • CRISE DE L’U.E. ATLANTIQUE ET MARCHE A LA FASCISATION-par Georges GASTAUD (PRCF)

    Si euro-béats qu’ils soient, les zélotes « socialistes » et « républicains » de l’UE ne peuvent plus cacher que leur « machin » favori, pour parler comme De Gaulle, est en crise grave : disputes au sommet concernant le sort des migrants chassés de chez eux par les guerres sous influence occidentale (écrasante responsabilité de BHL, Sarkozy, Fabius, dans la déstabilisation planifiée de la Libye, puis de la Syrie…), tentative honteuse d’étouffer le peuple grec pris en tenaille entre Juncker et Cruella Lagarde (FMI), départ possible de la Grande-Bretagne, rejet massif de l’UE en France (62% des électeurs voteraient Non à la constitution européenne si le vote se tenait aujourd’hui, dont 80% des ouvriers).

    La réponse des eurocrates, ces fondés de pouvoir politiques du grand capital et de la haute finance, est clairement la fascisation. Et celle-ci n’est pas seulement portée par l’extrême droite traditionnelle, elle est désormais affichée par les jeunes gens bien de la haute société néolibérale: il n’est que de lire l’appel peu discret lancé par Leparmentier, éditorialiste du Monde, à « putscher » discrètement Tsipras (cf ci-dessous l’édito de Jack Dion, de Marianne). On savait que l’UE était antinomique de progrès social et de souveraineté nationale; chacun voit qu’elle est également antinomique de la plus élémentaire démocratie…

     

    Décidément, l’UE est le maillon faible de la chaîne impérialiste mondiale et, comme le disait Lénine, une chaîne vaut ce que vaut son maillon le plus faible. Déjà le 30 mai, plusieurs organisations communistes ont appelé ensemble la France à sortir de l’UE atlantique. Plus que jamais faisons grandir cette exigence à la fois patriotique et internationaliste: sa réalisation, en faisant voler en éclats la monstrueuse « construction » euro-atlantique, permettrait, non dans les mots mais dans les faits, d’ouvrir une situation révolutionnaire en France et en Europe en posant, et remettrait de fait le socialisme au cœur de la problématique politique concrète.

     

    Plus que jamais, militants franchement communistes, syndicalistes de lutte, véritables républicains patriotes, internationalistes conséquents, agissons ensemble NATIONALEMENT ET INTERNATIONALEMENT pour que la France sorte de l’euro, de l’UE, de l’OTAN dans une perspective franchement antifasciste, anti-impérialiste et anticapitaliste !

     

    Quant au journal Le Monde, il faut seulement s’étonner que ce titre soit encore pris pour un journal d’information, voire pour un journal de « gauche » ou « républicain » par quelques lecteurs VRAIMENT peu avertis.

    CRISE DE L’U.E. ATLANTIQUE ET MARCHE A LA FASCISATION-par Georges GASTAUD (PRCF)
    Georges GASTAUD, Secrétaire National du PRCF

    ___________________________________________________

    Ci-dessous, article de Marianne, dont nous regrettons seulement qu’il s’autorise – mais cela semble être une condition pour pouvoir être employé dans certains journaux ! – une pique gratuite et hors-sujet contre l’URSS (alors que la monstrueuse UE est le produit direct de l’implosion contre-révolutionnaire du camp socialiste). Tant que l’  « antifascisme » de certains continuera de donner des gages à l’anticommunisme, la fascisation avancera. PAS D’ANTIFASCISME CONSEQUENT SANS RESISTANCE A L’ANTICOMMUNISME !

     

    Source : Jack Dion, pour Marianne, le 22 juin 2015.

    ____________________________________________________________________

    Quand "Le Monde" rêve d’un putsch contre Tsipras

    Les eurocrates les plus fous sont prêts à tout, y compris au pire. Il suffit pour s'en convaincre de lire, en ce jour de sommet européen exceptionnel, un récent éditorial signé d'Arnaud Leparmentier. Oubliant que les Grecs se sont choisis démocratiquement ceux qui les gouvernent, celui-ci écrit noir sur blanc comment les destituer !

     

    CRISE DE L’U.E. ATLANTIQUE ET MARCHE A LA FASCISATION-par Georges GASTAUD (PRCF)
    Markus Schreiber/AP/SIPA

    Si les Grecs ont inventé la démocratie, d’autres ont en tête de leur appliquer la technique du coup d’Etat soft, histoire sans doute de leur faire oublier la version hard expérimentée du temps des colonels.

     

    La chose a été explicitée de manière sereine par Arnaud Leparmentier, éditorialiste du Monde connu pour ses penchants néolibéraux décomplexés. Ayant expliqué que tout le mal venait non de la Troïka mais des Grecs eux-mêmes (air connu) et que l’Europe courait au désastre au cas de « Grexit » (ce qui n’est pas exclu), Leparmentier en arrive à la conclusion suivante : « La Grèce doit trouver un accord avec les Européens. Signé par Alexis Tsipras ou un autre, peu importe ».

     

    Comment ça « peu importe » ?  Il y aurait donc un autre représentant du peuple grec que l’on pourrait sortir de sa manche et installer à la place de celui qui a été dûment élu ? On a beau se frotter les yeux, telle est l’hypothèse envisagée par le vénérable éditorialiste d’un journal qui aime à faire des leçons de démocratie à la planète entière.

     

    Lisons le plus avant : « Il existe des précédents peu reluisants. C’était en novembre 2011, au G20 de Cannes, au plus fort de la crise de l’euro : le Premier ministre grec Georges Papandréou et l’Italien Silvio Berlusconi avaient comparu au tribunal de l’euro devant Sarkozy, Merkel et Obama. Bien sûr, ils ne furent pas putschés comme de malheureux démocrates sud-américains victimes de la CIA. Mais de retour dans leur pays, ils ont comme par miracle perdu leur majorité. Papandréou fut remplacé par le banquier central Loukas Papademos et Berlusconi par l’ex-commissaire européen Mario Monti. » Au passage, on appréciera la notion de « tribunal de l’euro », digne des procureurs de l’URSS, avec Obama, le roi du dollar, dans le rôle du juge suprême.

    Arnaud Leparmentier continue son rêve à voix haute et à plume libérée : « Imaginons donc un scénario de crise : 30 juin, constat de défaut de la Grèce : 1er juillet, panique bancaire et instauration d’un contrôle des changes par Tsipras, contraint et forcé ; 2 juillet, mise en minorité du gouvernement Tsipras par les irréductibles de Syriza ; 3 juillet, constitution d’un gouvernement d’union nationale, avec ou sans Tsipras ; 4 juillet, retour des négociateurs à Bruxelles-Canossa. Odieusement antidémocratique ? Les Grecs jouent au poker. Pourquoi pas nous ? »  Fin de la leçon d’éducation civique.

    Bref, dans un journal qui sermonne quotidiennement la Russie, un éditorialiste de renom propose de traiter la Grèce avec la délicatesse de Poutine en Ukraine. On a les modèles qu’on peut.

     

    Jusqu’à preuve du contraire, les Grecs ne jouent pas au poker : ils jouent leur peau, leur souveraineté, leur dignité et leur place dans une Europe qui a tendance à les oublier. C’est déjà beaucoup. Comme l’écrit l’économiste américain Jeffrey Sachs, peu suspect de dérive gauchisante puisqu’il fut l’un des instigateurs de la « thérapie de choc » dans la Russie de Boris Eltsine : « Les exigences de l’Europe sont fondamentalement autodestructrices. En les rejetant, les Grecs ne jouent pas. Ils essaient de survivre ».

     

    Sauf à demander à Alexis Tsipras de se suicider pour le plaisir des banquiers, nul ne peut décemment lui suggérer de poursuivre une politique qui a produit une catastrophe humanitaire et économique vérifiable par tous, à l’exception des esprits taquins qui considèrent que la Grèce ne vaut que par les îles ensoleillées où les bobos vont se dorer la pilule pendant les mois d’été. Quant à le menacer d’un complot pour le déstabiliser, comme dans un roman de John Le Carré, c’est la confirmation que les eurocrates les plus fous sont prêts à tout, y compris au pire.

     

    L’étonnant, dans cette affaire, n’est pas que certains préparent une Grèce post-Tsipras imposée par la volonté de créanciers se rêvant en apprentis putschistes. Non, l’étonnant est qu’une telle hypothèse puisse être imprimée noir sur blanc dans un journal comme Le Monde sans susciter de réactions indignées, comme si la démocratie était devenue un passager encombrant.

    Jacques DION  [marianne.net 22/06/2015]

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  • Attentat terroriste [communiqué PRCF 26/06/2015]

    L’immonde attentat commis ce jour vise la Nation, la paix civile et la classe ouvrière au nom de l’intégrisme religieux le plus barbare. Nous exprimons notre sympathie aux familles et aux amis des victimes. Ce type d’acte ignoble, qui ne peut profiter qu’à l’extrême droite raciste ainsi qu’aux pires forces communautaristes du pays, ne mérite que notre indignation et notre condamnation sans nuances. Toute tentative de relativiser ce genre d’action, de lui trouver on ne sait quelle excuse, doit être absolument proscrite.

    Ce n’est donc pas pour dédouaner en quoi que ce soit la violence méprisable de certains fanatiques prêts à n’importe quoi que nous rappelons une évidence géopolitique : quand la France apparaissait comme une puissance de paix et d’équilibre au Proche-Orient, comme cela semblait encore être le cas à l’époque où Chirac et Villepin refusaient l’invasion US de l’Irak, notre pays était relativement épargné par le terrorisme. A l’inverse, les ingérences et les interventions impérialistes irresponsables prêchées par B.H.L et mises à exécution par Sarkozy, puis par Hollande, (déstabilisation de la Libye, de la Syrie…) ont transformé le sol français en une cible privilégiée du terrorisme aveugle. Cela n’excuse en rien les terroristes/tortionnaires intégristes, car des attentats criminels ne sont en rien excusés par la politique criminelle qui leur a créé un terreau favorable, mais à l’inverse, cela situe les responsabilités politiques de ceux qui nous ont menés dans le guêpier actuel.

    Pour combattre la sauvagerie terroriste, il faut refuser toute « compréhension » aux sales individus, égaux aux nazis, qui décapitent des êtres humains, qui tuent des enfants parce qu’ils sont juifs ou qui tentent de faire sauter des ouvriers dans leur usine. Mais il faut aussi agir en profondeur pour que, par nos luttes, émerge une nouvelle politique d’égalité, de ré-industrialisation du pays, de reconquête scolaire et de progrès social sur notre territoire. A l’échelle internationale, il faut lutter pour une politique de paix et, de respect des nations souveraines qui soit l’exact opposé de celle que pratiquent, ensemble ou successivement, les chefs de file euro-atlantique du Parti Maastrichtien Unique (les pseudo-« socialistes » comme les pseudo-« républicains »).

    Dernière minute :

    Nous apprenons également qu’un odieux et criminel attentat a frappé la Tunisie, qui aurait fait au moins 36 morts. Nous exprimons notre salut fraternel aux Tunisiens de France et de Tunisie, comme à tous les proches des victimes de cet attentat.

    La situation provoquée par l’agression impérialiste en Libye a contribué à déstabiliser toute la région. Quand demandera-t-on des comptes à B.H.L., à Sarkozy et au PS hollandien (qui avait approuvé cette intervention irresponsable) pour la déstabilisation de pays entiers ?

    source: initiative-communiste.fr [27/06/2015]

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  • Billet rouge-Excuses et agenouillement (Juvento 27/06/2015)

    C’était au tour de Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, d’affronter Jean-Jacques Bourdin ce jeudi matin sur BFMTV .Un Bourdin plus asticoteur que jamais et dont les questions et les interruptions intempestives ne semblaient pas désarçonner  son impassible  interlocuteur.Pourtant les sujets évoqués n’étaient pas anodins et le journaliste ne se privait pas de remarques judicieuses, mais dérangeantes.

    D’abord, le méthodique espionnage étasunien de la NSA à l’égard de ses alliés européens, dont bien sûr la France. L’indignation que le Président Bartolone exprimait avec force et apparente conviction, n’allait pas plus loin que la même coléreuse mais impuissante révolte de toute la classe politique française répercutée par les médias.

    Comme si ce devait être un mot d’ordre national qu’avait lancé le Président de la République, lui-même. Mot d’ordre pondéré qui  devait ne pas trop offusquer les mêmes milieux officiels américains dont le pays doit continuer à se considérer comme  étant le plus proche et le efficace des alliés…

    Il semblerait difficile en effet pour un consentant subalterne de lâcher une main qu’il croit protectrice, même après qu’elle lui ait asséné une superbe et gratuite gifle. Au plus peut-il espérer que le châtiment immérité ne se renouvelle pas et aller jusqu’à oser implorer le protecteur de ne pas recommencer .

    Mais en réalité, qui pourra jamais empêcher un grand pays effectivement dominant et reconnu comme tel, fier de la « mission » de garant de la bonne conduite universelle que lui aurait confie le Dieu en lequel il croit officiellement, de ne pas exercer sa supériorité et sa puissance pour punir et même prévenir les malfaisantes et diaboliques entreprises de méchants voyous  privés d’amour divin ?

    IN GOD WE TRUST !

    … pour continuer évidemment à dominer économiquement le monde au profit des intérêts bien matériels de ce ’’Dieu Dollar’’ dont le grand capital mondialisé à fait le symbole de sa faussement dévote cupidité.

    Juvento (initiative-communiste.fr [27/06/2015] )

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