• Brest. Olivier Le Pichon conforté à la tête de l’union locale de la CGT  (OF.fr-23/06/19-18h04)Olivier Le Pichon est secrétaire de l’union locale de la CGT à Brest.

     

    Ce vendredi 21 juin 2019, à Brest, Olivier Le Pichon a été conforté dans son rôle de secrétaire à l’issue du congrès de l’union locale de la CGT. Le syndicat appelle à la mobilisation les 26 et 27 juin.

    Trois questions à Olivier Le Pichon, secrétaire de l’union locale de la CGT à Brest.

    Quel bilan tirez-vous de ces deux jours de congrès ?

    Nous étions une centaine de congressistes et avons débattu de la situation sociale et politique de notre pays. Et nous faisons un constat : oui, il y a eu une mobilisation sociale qui a duré quelques mois, mais elle n’a, malheureusement, pas produit d’effets en termes de conquête sociale. Au contraire, on fait le constat, notamment depuis les élections européennes, d’une montée très forte des idées d’extrême droite avec le danger qu’elles représentent, et en même temps, un gouvernement qui est à l’offensive, sur, par exemple, les retraites et les indemnisations du chômage.

    Vous appelez à resserrer les rangs dès la semaine prochaine ?

    Oui, on lance un appel à la mobilisation les 26 et 27 juin pour les questions de services publics et de protection sociale. À Brest, le mouvement est enclenché concernant les urgences médicales, et on pense aussi plus largement aux salariés du public et du privé. Quant aux chômeurs, ce gouvernement veut encore réduire leurs droits et il remet aussi en cause l’âge légal de départ à la retraite avec un abandon de la retraite par répartition, bien plus égalitaire, et opte pour une retraite à points.

    Au-delà de ces rendez-vous, qu’espérez-vous ?

    Pour aller plus loin, on a besoin de construire ensemble et de se retrouver, travailleurs et travailleuses, avec des statuts différents pour faire reculer le gouvernement sur ses projets de régression sociale et aussi le Medef. Nous ne voulons pas d’une société où c’est chacun pour soi. On veut une société de justice et d’égalité, et c’est ce pour quoi nous nous battons.

    Christine PENNEC

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • L’association des parents d’élèves de Jules Ferry se mobilise pour que l’obligation de quitter le territoire français de la famille albanaise soit annulée. 

    Les parents d’élèves de l’école Jules-Ferry, au Relecq-Kerhuon (Finistère), apportent leur soutien à une famille albanaise, menacée d’expulsion, qui est accueillie chez un habitant de la commune. Un des enfants est scolarisé dans l’école.

    Les deux familles menacées dans leur pays d’origine sont venues demander l’asile en France. Elles séjournent depuis quelques mois chez un habitant de la commune du Relecq-Kerhuon (Finistère). Un des deux couples et leurs deux fillettes, âgées de 4 et 2 ans, font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à la suite de la décision du tribunal administratif de Rennes.

    Recours rejeté

    Pour le collectif 100 pour un toit Le Relecq-Kerhuon, à l’origine de la venue des deux familles sur le territoire communal, et en partenariat avec Digemer, association brestoise pour l’accueil de migrants en situation d’urgence : « Nous avons procédé à un recours auprès du tribunal administratif de Rennes. L’audience a eu lieu le 4 juin dernier. Nous avons appris la semaine dernière que le recours était refusé. Afin que leur dossier soit réexaminé en appel avant le 11 juillet, nous devons justifier de l’existence de liens sociaux de la famille. Nous avons lancé plusieurs appels auxquels ont répondu notamment le maire, Yohann Nédéllec, ainsi que la directrice de l’école Jules-Ferry où l’aînée des enfants est scolarisée en maternelle. »

    Soutien des parents d’élèves

    L’association relecquoise accompagne ces deux familles selon leurs besoins : apprentissage du français, démarches administratives… pour une intégration durable et réussie.

    En raison des menaces dont ils font l’objet dans leur pays et de leurs efforts d’intégration en France, les membres de l’association des parents d’élèves de l’école ont décidé de se mobiliser. « Nous sommes touchés par l’histoire de cette famille. Nous avons décidé d’agir pour témoigner de notre solidarité. Avec cette obligation de quitter le territoire français, ils peuvent à tout instant être expulsés de France si le recours est rejeté une nouvelle fois. Pour nous, parents d’élèves, l’enfant doit pouvoir poursuivre sa scolarité comme tous les autres enfants de l’école », explique Erwan Leost, président des parents d’élèves.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19)A Paris 

    Et donc nous entamons le huitième mois de mobilisation des gilets jaunes. Non les gilets jaunes ne sont pas morts, même s’ils sont moins nombreux dans les manifestations. Pour ce 32ème acte, il y avait d’abord un retour sur les ronds-points et sur les péages dans toute la France, les blocages se sont comptés par centaines. Les revendications sont toujours les mêmes, le pouvoir d’achat des petites gens, retraités et smicards, la casse du service public, les protestations contre la répression, et bien sûr pour le départ du président fou de l’Elysée. Macron joue le pourrissement et dans le genre salopard au service de l’oligarchie il en rajoute tous les jours un peu plus. Il a beau se donner des airs d’ouverture en donnant la main et la décoration de la légion d’honneur à Elton John, c’est un fieffé réactionnaire. Il ne suffit pas de flatter le lobby homosexuel pour faire oublier la casse du droit du travail avec particulièrement ces jours-ci la réforme des allocations chômage qui n’a pas d’autre but que de rendre la vie encore plus difficile aux précaires. Ce gouvernement ignoble dans tous les sens du terme s’attaque toujours aux plus faibles. La millionnaire Pénicaud, laide comme un cul de singe nous dit qu’il faut stimuler le chômeur[1]. L’idée stupide de ces gens stupides n’est pas nouvelle, elle date du XIXème siècle, elle suppose que les chômeurs sont des chômeurs volontaires ou des fainéants si vous voulez, et donc qu’ils se prélassent au chômage sur le compte de la société. Cette approche est crapuleuse : d’abord parce qu’il n’a jamais été démontré qu’il y avait un lien entre allocations chômage et chômeurs, ensuite parce qu’au moins la moitié des chômeurs ne touchent pas d’allocations. Keynes au moment de la crise des années trente avait démontré que la thèse du chômage volontaire ne tenait pas debout. Il y a de cela 80 ans. Alors pourquoi cela revient-il maintenant ? Ces fakes news macroniennes ont pour but de masquer que la réforme du chômage outre qu’elle permet de faire des économies, aidera sur le long terme à nettoyer les statistiques. L’oligarchie accélère dans le genre fumier, après Luc Ferry qui voulait voir l’armée tirer sur les gilets jaunes, voici Christophe Barbier, domestique stipendié de la caste dominante qui fait semblant d’être aussi journaliste, voire d’avoir des opinions. L’idiot trouve que la réforme crapuleuse de Macron ne va pas assez loin : « elle n’est pas assez violente » ose-t-il dire[2]. Cette posture de mouche du coche est en fait assez répandue chez les éditocrates : ils sont les instruments de propagande du modèle économique libéral qui s’accommode fort bien de l’absence de démocratie. Car la réforme des allocations chômage n’a pas été négociée, elle est imposée. Même le très conciliant Laurent Berger a fait part de son indignation, les syndicats sont considérés comme quantité négligeable[3]. Et d’un certain point de vue le gouvernement n’a pas tort. Ils n’ont aucun plan d’action, ils n’ont pas le début du commencement d’une idée pour contrecarrer les ignobles mesures prises par Macron et son gouvernement de lobbyistes. Martinez est aux abonnés absents depuis que les milices de Castaner l’ont attaqué lors du défile du 1er mai. Heureusement il nous reste les gilets jaunes. 

     

    Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19)A Avignon les gilets jaunes interviennent au péage autoroutier 

    Les gilets jaunes s’organisent tout en respectant leur diversité et sans se construire comme un parti traditionnel. Donc ce samedi 22 juin, plusieurs personnalités des gilets jaunes connues, ont publié un communiqué de presse que je recopie à la fin de ce post pour définir quelques grandes lignes d’action sur le long terme. Comme on le voit à la lecture de ce communiqué, ils revendiquent clairement une transformation du système économique et social dans lequel nous sommes englués, insistant sur la question des biens publics, avec l’idée de faire capoter la privatisation d’ADP, et sur les questions écologiques. Ils se définissent comme apartisans et asyndicalistes, donc au-dessus des partis et des syndicats. C’est une manière de dire à la fois qu’ils acceptent avec eux tout le monde sans leur demander des comptes sur leur affiliation antérieure, mais également de dire que ces partis et ces syndicats ne sont plus dans le coup : nous venons encore de le voir avec la question des allocations chômages, alors que la gestion de celle-ci relève du paritarisme, le gouvernement contourne ce paritarisme, crachant ouvertement sur les syndicats. Au fond les gilets jaunes se rendent compte que les anciennes formes de mobilisations sont totalement obsolètes, incapables de faire face à l’offensive générale de l’oligarchie contre les pauvres. Ce communiqué n’est qu’un exemple de ce qui se passe dans toute la France. Les réunions sont nombreuses de partout, et de nouvelles initiatives se préparent qui ne prendront pas forcément la forme de l’occupation des ronds-points et des manifestations hebdomadaires.

    Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19) A Château-Thierry les gilets jaunes se sont rassemblés devant la gendarmerie pour protester contre la répression 

    Le gouvernement macronien s’est fait remarquer tout le long de cette semaine. D’abord c’est Castaner par deux fois qui s’est retrouvé sur la sellette. Dans un numéro de cuistrerie qui frise d’extravagance, le voilà qu’il a affirmé contre toute évidence qu’il ne devait rien aux policiers qui ont fait de grasses heures supplémentaires pour casser du gilet jaune, il voulait dire qu’il n’avait pas l’intention de les payer[4]. Mais en fait le gouvernement doit sa survie depuis décembre à la hargne avec laquelle les policiers se sont acquittés de leur mission de maintien de l’ordre. Les policiers transformés pour l’occasion en miliciens sont mal récompensés de leur veulerie, mais Macron et la racaille du gouvernement n’ont même pas la reconnaissance du ventre. Du coup les syndicats de policiers qui comme Alliance ont soutenu à fond la politique répressive gouvernementale se retrouvent en porte à faux vis-à-vis de leurs adhérents qui croyaient pouvoir toucher le jackpot grâce à leur bassesse dans les manifestations. Cela risque de laisser des traces profondes. A l’avenir il n’est pas très sûr que l’ignoble dictature macronienne puisse compter sur la loyauté de ses milices. Mais Castaner a été mis en cause sur un autre point : selon la mairie de Paris, la délinquance est en hausse dans la capitale parce que le pouvoir dans sa lutte incessante contre le mouvement social ne se préoccupe plus de la sécurité des Français[5]. En effet il apparait que la police n’est plus républicaine, mais seulement le bras armé d’une politique économique et sociale favorable à l’oligarchie. 

    Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19)A Villefranche-Limas les gilets jaunes bloquent les péages 

    La presse a mis les gilets jaunes à l’index, elle n’en parle plus, espérant qu’en n’en plus parlant, ils disparaissent. Mais ce samedi 22 juin, la mobilisation était en hausse, même Castaner-le-menteur a dû le reconnaitre. Selon le site de France police, il y avait 40 000 gilets jaunes dans toute la France[6]. Le mouvement est donc loin d’être fini. Macron aurait tort de croire qu’il est tiré d’affaire. La presse aux ordres racontait ces jours derniers que la cote de popularité de Macron était en forte hausse, c’est du moins le titre qu’elle donnait à ses commentaires[7]. Ça tient clairement du fake new. En effet en lisant le texte de la dépêche d’agence que tous les journaux recopiaient bêtement, on se rendait compte que sa cote était de 32%, et donc on aurait pu tout aussi bien titrer : près de 70% des Français désapprouve le comportement fascisant de Macron. Notez que Castaner n’est pas le seul à déconner dans ce gouvernement à croire que les ministres font un concours. Brune Poirson a tenté de virer en tête en défendant les saloperies du groupe Avril qui met des hublots pour accéder au ventre des vaches. La voilà justifiant cette ignominie peu conforme à l’idée d’une agriculture respectueuse de l’environnement et de la nature, en disant qu’en fait ce sont les besoins de la science. Comme si la science était une entité mystérieuse, une sorte de Moloch qui avait des besoins très particuliers auxquels il fallait sacrifier, le tout déballé derrière un sourire niais qu’on dirait copié sur les mimiques de Brigitte Macron[8]. Ce genre de déclaration frise l’idiotie, on se demande si elle est vraiment stupide ou si elle nous prend pour des imbéciles. Ce genre de déclaration participe du double langage gouvernemental : en paroles l’acte II du quinquennat Macron est un tournant social et écologique, dans les faits on continue à casser les droits des travailleurs, et de laisser faire l’industrie agro-alimentaire comme elle veut. Ça n’empêche que le gouvernement ne s’est pas gêné pour dénoncer le manque d’engagement des gilets jaunes du côté de l’écologie. Parier toujours sur l’imbécilité du peuple est quelque chose de risqué par les temps qui courent. 

    Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19)A Marseille la mobilisation était en hausse nette 

    Les journalistes qui relaient sans état d’âme la parole gouvernementale font un sale boulot de chiens de garde. C’est en effet une des conséquences de ce qu’on appelle pudiquement la crise des gilets jaunes que d’avoir révélé le comportement plus que partial des médias en général. Dans son 32ème baromètre de confiance dans les médias, commandé par le journal La croix, on remarque un effondrement de cette confiance[9]. Seuls 24% des Français pensent que les médias sont indépendants, c’est la même proportion que ceux qui soutiennent encore Macron. Une telle méfiance signifie que les médias sont clairement identifiés comme un instrument de contrôle social et de propagande pour l’oligarchie, un élément du bloc bourgeois comme la police et comme le capital et la justice. La chaîne BFMTV qui a été très critiqué pour sa couverture partisane du mouvement des gilets jaunes tombe en dessous de 5% en termes d’indice de confiance[10]. Fake news pour fake news, on se tourne vers les informations diffusées par les réseaux sociaux, notamment en ce qui concerne les violences policières, voir en ce qui concerne les chiffres des manifestants du samedi. Sur les sites des grands journaux Le monde, L’Obs, Libération, etc. Il n’y avait aucune information sur les gilets jaunes, l’information se trouvait sur les sites des médias régionaux. C’est clairement une volonté de mettre l’éteignoir sur le mouvement social. 

    Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19)

     A Toulouse les gilets jaunes étaient plusieurs milliers, ils s’en sont pris fort justement aux grandes marques, Zara, Primark, symboles de l’exploitation de la main d’œuvre du tiers-monde. Qui peut oser dire que les gilets jaunes n’ont pas de conscience de classe ? ils font ce que les bureaucraties syndicales frileuses n’osent plus faire depuis longtemps, s’attaquer à la marchandise. Leurs slogans étaient très anticapitalistes. A Toulouse comme à Metz la police a chargé violemment les manifestants. Mais ailleurs il y avait bien d’autres manifestations. Par exemple à Belfort 5 000 personnes se sont rassemblées pour dénoncer les pratiques de General Electrics qui avait, grâce à l’entremise de Macron racheté Alstom en promettant le maintien de l’emploi. Ils dénonçaient les licenciements bien sûr, mais aussi la désindustrialisation de la France[11]. A Marseille aussi il y avait une manifestation pour le logement, il s’agissait de dénoncer les turpitudes de Jean-Claude Gaudin et de son équipe d’affairistes. Le pouvoir et les bureaucraties syndicales auraient tort de considérer que ces manifestions sont distinctes de celles des gilets jaunes. 

    Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19)Toulouse le 22 juin 2019

     

    Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19)

    Acte XXXII-les gilets jaunes ne baissent pas les bras, mobilisation en hausse (ingirumimus-23/06/19)

     

    source: http://in-girum-imus.blogg.org/

     

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    source: http://jrcf.over-blog.org/

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  • FACE AUX MAUVAIS COUPS DE MACRON-MEDEF ET DE L’UNION EUROPEENNE, pas de  pour l’esprit de résistance !

    Sitôt passées les européennes, le MEDEF, Macron et l’UE accélèrent la casse généralisée de notre pays : détruisant les conquêtes du Front populaire, du Conseil National de la Résistance et de Mai 68, et même certaines avancées de la Révolution française (souveraineté de la nation, indivisibilité de la République…), l’oligarchie capitaliste dissout la France dans l’Empire euro-atlantique du grand capital.

    Sur le plan socio-économique, cela signifie :

    • La mise à mort programmé de ce qui subsiste du produire en France industriel (Alstom bradé à General Electrics ou à Siemens, Renault fusionné à Chrysler/Fiat…), donc de la classe ouvrière industrielle cœur du prolétariat de France
    • L’euro-privatisation galopante du service et du secteur public : SNCF, EDF, Aéroports, Poste
    • La destruction de l’Education nationale avec la contre-réforme Blanquer (casse du bac national et des disciplines scolaires, dévaluation massive des diplômes, donc des qualifications et des salaires…)
    • L’asphyxie de l’hôpital public
    • Le dépeçage des indemnités chômage pour peser sur les salaires de tous
    • Un nouveau recul en vue de l’âge de la retraite et des pensions

    Sur le plan institutionnel cela se traduit par :

    • La démolition de la Fonction publique (statuts, emplois stables, missions, tout doit disparaître)
    • L’absorption des communes dans les « métropoles », des départements dans les Grandes régions à l’allemande
    • La substitution rapide du tout-anglais au français sur tous les terrains (enseignes commerciales, université, vie des grandes entreprises, vie culturelle…) avec à la clé, d’énormes discriminations
    • La casse des libertés démocratiques (flicage d’internet, répression sanglante des manifs de gilets jaunes, lois liberticides s’empilant sans fin…).

    Face à cette offensive destructive, le PRCF appelle

    • Aux convergences de  et de résistance entre les syndicalistes de  et les vaillants gilets jaune : cessons d’écouter la petite musique des états-majors syndicaux euro-formatés, « l’Europe sociale » n’est qu’un conte de fées pour enfants sages ainsi que le « dialogue social ». A travers chaque , construisons le tous ensemble en même temps indispensable pour stopper les contre-réformes et passer à la contre-attaque en bloquant le profit capitaliste !
    • A débattre plus que jamais de la seule alternative progressiste possible : celle du Frexit progressiste pour reconstruire la République sociale, souveraine et en marche vers le socialisme.

     

    Rejoignez le PRCF qui travaille à reconstruire ce qui manque le plus au peuple travailleur pour gagner : un parti communiste de combat, un grand syndicalisme de classe et un large Front de résistance antifasciste, patriotique populaire et écologiste !

    Rejoignez l'Association pour le Renaissance Communiste en Finistère: l'ARC29/PRCF-53, Impasse de l'Odet 29000 Quimper.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Urgences de Carhaix. Les gilets jaunes manifestent leur soutien (LT.fr-22/06/19-19h25)Les manifestants provenaient de plusieurs villes du Finistère et des Côtes d’Armor.

    Une trentaine de gilets jaunes finistériens et costarmoricains ont apporté leur soutien aux urgentistes des hôpitaux en manifestant, ce samedi 22 juin, devant l’hôpital de Carhaix.

    Banderoles et drapeaux flottaient dans l’entrée de l’hôpital de Carhaix, samedi après-midi, alors qu’une trentaine de gilets jaunes manifestait son soutien au mouvement national des urgentistes. La semaine précédente, une action similaire avait été conduite à Concarneau et une nouvelle mobilisation est d’ores et déjà annoncée au CHU de Morlaix le 13 juillet. Une façon de se porter à la défense des petits hôpitaux, « sans cesse menacés par la compression des moyens et des personnels », soulignaient-ils.

    Distribution de tracts

    À partir de 14 h, les manifestants, qui provenaient de plusieurs villes du Finistère (Brest, Concarneau, Quimperlé, Quimper, Châteaulin, Scaër et Landerneau) et des Côtes-d’Armor (Callac et Rostrenen) ont distribué des tracts durant deux heures, sur le rond-point de l’hôpital, avant de manifester devant l’entrée de l’établissement. « Nous avons reçu très bon accueil de la part de la population, et de personnes hospitalisées qui sont venues nous apporter leur soutien », indique Marie, l’une des porte-parole de la délégation. « Il est primordial de défendre les hôpitaux à taille humaine, à l’image du CHU de Carhaix, pour lequel on s’est déjà battus bec et ongles en 2008 afin de sauver maternité et chirurgie », ajoute Anne, une Carhaisienne au sein de la délégation.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Difficile de signer la pétition pour le référendum d'initiative partagée contre la privatisation d'aéroports de Paris : l'interface est difficile à utiliser, le référencement mauvais, les bugs nombreux. Y a-t-il clairement sabotage ? Quelles données sont accessibles au public ? Qu'aurait pu (et du) faire le gouvernement ? Pour en parler, Théophile Kouamouo reçoit Benjamin Sonntag, ingénieur réseau et activiste, co-fondateur La Quadrature du Net.

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  • Venezuela-Comprendre la guerre qui vient : 5e partie (5/5)-par Romain MIGUS (Venezuela en vivo-21/06/19)

    5partie : La stratégie d'agression
     
    Pour comprendre comment s’articulera la stratégie de ces groupes armés, il nous faut revenir sur les guarimbas, du nom donné au Venezuela à ces épisodes insurrectionnels qu’a connus le pays au cours des dernières années. Dès le jour de l’élection de Nicolas Maduro, le 14 avril 2013, Henrique Capriles, mauvais perdant appela ses partisans à prendre les rues. Bilan : 11 morts, et 78 blessés (1). L’opposition réitérera sa volonté d’engager un bras de fer avec le pouvoir en réactivant les guarimbas en 2014 (43 morts, 608 blessés), et en 2017 (142 morts, 1934 blessés). La plupart des morts sont imputables aux émeutiers, lorsqu’ils refusèrent que les citoyens puissent franchir les barricades pour accéder aux centres de soin, ou bien en assassinant des personnes suspectées de chavisme, en les égorgeant, en les brûlant vifs, en les lynchant, ou en les tuant par balle (2). Les policiers et les militaires n’échappent pas à la folie meurtrière des participants aux guarimbas, 16 membres des forces de l’ordre ayant été assassinés en 2014 et 2017, et 102 ont été blessés par balle. 
     
    Si les guarimbas étaient une tentative de déstabilisation du gouvernement élu, il parait clair, aujourd’hui, qu’elles furent avant tout une répétition des stratégies militaires de morcellement du pays. Militants de l’opposition, délinquants, paramilitaires, tous les acteurs de cette armée de l’ombre, décrite précédemment, ont tous contribué aux guarimbas (3). Ils se sont ainsi forgé une expérience de combat en commun, et ont élaboré un récit politique de cette guérilla urbaine, mêlant héros et martyrs, en consolidant ainsi la cohésion symbolique de tous les participants (4). Dans certains quartiers contrôlés, une chasse aux sorcières était lancée pour les « purifier » des chavistes qui y résidaient (5). Au fil des années, les guarimbas se sont perfectionnées, et ont permis à leurs instigateurs de tenir compte des réactions et des mouvements de l’Etat dans la reconquête des territoires. 
     
    Au niveau international, cela a permis de d’ancrer l’image d’un gouvernement oppresseur qui n’hésite pas à assassiner sa propre population. Ce récit imaginaire visait à annihiler les soutiens de la Révolution bolivarienne au sein des Peuples européens et nord-américains. 

    Cependant, la localisation des barricades et des foyers subversifs semblait répondre à une opération d’une envergure toute autre que celle de la révolte étudiante présentée par les medias. Comme l’a maintes fois rappelé le gouvernement, ces foyers de subversion ont toujours été contenus. Sur les 335 municipios qui composent le Venezuela, seuls 18 ont connu la violence des guarimbas en 2014 (5%), et 51 en 2017 (15%) (6). Comme on peut le voir, les participants à ces guérillas urbaines étaient loin de représenter une véritable menace pour l’Etat. Cependant, la particularité géographique et sociale des municipios bloqués par les guarimbas nous indique que les affrontements pourraient reprendre au sein d’un conflit militaire. L’augmentation des violences et le perfectionnement des modes opérationnels des guarimbas entre les épisodes de 2013, de 2014 et surtout ceux de 2017, nous incitent à penser que ce modèle de contrôle territorial sera une des tactiques qui s’imposeraient dans un conflit militaire. 
     
    Nous avons déjà mentionné l’importance du couloir qui relie les Andes à la côte caribéenne. C’est la voie d’approvisionnement par laquelle transitent un grand nombre de marchandises, produites au Venezuela ou importées depuis la Colombie ou via le port de Puerto Cabello (7). Comme nous l’avons déjà mentionné c’est aussi un couloir stratégique pour la vente de la cocaïne, d’où la présence de paramilitaires et de nombreux groupes mafieux. 
     
    Or, c’est dans cette zone territoriale que les guarimbas ont été les plus violentes, notamment dans certains quartiers de San Cristobal et de Merida, et dans les villes de Cabudare, ou San Diego. Ces territoires ont en commun une certaine homogénéité sociale, de classe moyenne à moyenne supérieure, qui constitue le socle de base de l’opposition radicale. Il est important de constater qu’il ne s’agit pas des lieux de résidence de la bourgeoisie ou des élites vénézuéliennes. Ces zones, bien que très actives politiquement, sont peuplées par une classe moyenne que les stratèges de la guerre qui s’annonce n’hésiteront pas à sacrifier. 
     
    Les territoires mentionnés permettent de bloquer l’approvisionnement des grandes villes en contrôlant les voies de communications. Cabudare est l’entrée de Barquisimeto depuis les Etats agricoles situés au sud. De nombreux produits destinés aux métropoles de la côte transitent par cette importante ville vénézuélienne. San Diego est situé à la périphérie de Valencia, capitale industrielle du pays, sur la route qui mène à Caracas. Cette ville est aussi établie sur la route qui conduit à Puerto Cabello, le principal port du Venezuela. Ajoutons que Barquisimeto et Valencia sont des points de passage obligés sur les axes routiers qui relient Maracaibo, et la région pétrolière du Zulia, à Caracas et au reste du pays. 
      
    D’autres villes importantes furent plongées dans le chaos des guarimbas. Ce fut notamment le cas de Ciudad Guyana (Puerto Ordaz). Cette ville se trouve au confluent de la frange pétrolifère de l’Orénoque et du bassin minier, et à quelques encablures des trois barrages hydroliques qui approvisionnent le Venezuela en l’électricité. Ciudad Guyana (Puerto Ordaz) accueille le siège des entreprises qui administrent ces richesses. Comme sur l’axe andin-côtier, le contrôle de cette ville est éminemment stratégique. 
     

    Venezuela-Comprendre la guerre qui vient : 5e partie (5/5)-par Romain MIGUS (Venezuela en vivo-21/06/19)Localisation des guarimbas les plus violentes le long de l’axe andin-côtier

    A Caracas, les guarimbas ont eu lieu essentiellement dans l’arrondissement huppé de Chacao, situé à l’est de la ville. A cheval sur trois axes principaux qui relient l’est et l’ouest de la capitale, cet arrondissement coupe de fait la capitale en deux. Il est aussi le poumon économique et financier du pays. 

    A chaque fois, ces zones territoriales possèdent une capacité relative de fonctionner de manière autonome, en contrôlant les voies d’approvisionnement en marchandises, ou les centres de productions situés sur leurs territoires. Cette particularité leur offre la possibilité d’annexer durablement les zones conquises.  

    Si les guarimbas avaient réussi à élever des barricades et bloquer des voies de communications capitales le temps de quelques mois, on peut saisir désormais ce qu’il adviendrait si ces mêmes acteurs se constituent en bataillon, et en viennent à défendre ces territoires aux moyens d’armes fournis par des agents extérieurs. Le Venezuela serait morcelé. L’administration centrale située à Caracas aurait toutes les peines à réaffirmer son autorité sur la totalité du territoire. 

    Cette forme de lutte civilo-militaire reste néanmoins cantonnée dans les zones urbaines et périurbaines de classe moyenne. D’autres portions du territoire sont sous la menace de la pègre et des paramilitaires. Ces derniers sont très actifs dans les secteurs frontaliers avec la Colombie et dans certaines zones rurales du pays. Quant aux nombreuses bandes criminelles, elles s’affrontent déjà avec l’Etat vénézuélien pour le contrôle de régions périphériques fondamentales, ainsi que dans certains quartiers populaires des grandes villes. Les territoires en jeu ne sont, encore une fois, jamais anodins. 

    De véritables opérations d’envergure ont été montées pour en finir avec la délinquance armée. Ainsi, en mai 2016, une des pires bandes criminelles du Venezuela est désarticulée dans l’Etat régional du Guárico, et son leader –Jose Antonio Tovar, alias «El Picure»- est abattu. La position de cet Etat central est éminemment stratégique. 60% de la production agricole vénézuélienne et de l’élevage y transitent (8). Soit pour être acheminés dans les complexes agroindustriels, soit pour être directement vendus aux habitants des grandes villes, situées sur la côte caribéenne. Le contrôle des voies d’approvisionnement des grandes villes est encore une fois le terrain d’une lutte sans merci entre l’Etat vénézuélien et le crime organisé.  C’est une étape en cours dans la guerre irrégulière contre le Venezuela. Signalons aussi que l’Etat de Guarico abrite aussi la base militaire Capitan Manuel Rios, centre de  contrôle du satellite Venesat I. 

    Dans les Etats d’Aragua et de Carabobo, une autre organisation criminelle fait régner la terreur : el Tren de Aragua, qui tire son nom d’un syndicat mafieux qui rackettait les constructeurs du système ferroviaire. Les affrontements avec les services de l’Etat et cette bande sont monnaie courante dans ces régions où se concentrent les industries vénézuéliennes. Un de ses leaders, arrêté au Pérou lors d’une tentative de braquage, a lui même confessé qu’il avait dû fuir le Venezuela à cause des «incessantes persécutions de la police» (9).   

    La force de frappe de ces bataillons irréguliers n’est pas à négliger. Le 6 mai 2019, le général d’aviation Jackson Silva, directeur de l’Ecole de formation des troupes professionnelles, ainsi que quatre autres officiers trouvent la mort dans une embuscade tendue par le Tren de Aragua. Quatre autres militaires ont été blessés lors du combat qui les opposa aux membres de ce syndicat du crime (10). 

    Dans le riche Etat du Bolivar, frontalier avec le Brésil, la police vénézuélienne a descendu le délinquant équatorien Jamilton Ulloa, alias El Topo. Il était le chef d’une bande armée qui terrorisait une partie de la zone minière. Elle fut surtout responsable du massacre de Tumeremo, où dix-sept mineurs furent assassiné. Dans la même logique des Guarimbas, les bandes criminelles visent à contrôler des secteurs clés de l’économie de l’Etat du Bolivar, où se trouve la frange pétrolifère de l’Orénoque, les deuxièmes réserves d’or au monde et un sous sol qui regorge en minerais. C’est aussi sur ces terres que sont installés trois barrages hydrauliques qui fournissent 70% de l’électricité du pays. Et comme pour les guarimbas, le crime organisé entend se substituer à l’Etat avec la complaisance des politiciens d’opposition. 

    Venezuela-Comprendre la guerre qui vient : 5e partie (5/5)-par Romain MIGUS (Venezuela en vivo-21/06/19)Situation géographique de l’Etat du Guárico (en blanc), de la frange pétrolifère (en marron), de l’Arc minier (en jaune) et des 3 grands barrages hydrauliques (points rouges)

    Lorsque les Etats-Unis tentèrent un bras de fer avec le président Maduro au sujet de « l’aide humanitaire », l’opposition vénézuélienne révéla une partie de son armée de réserve. Comme l’a mentionné Freddy Bernal, préfet de l’Etat frontalier du Táchira, de nombreux membres de l’organisation Tren de Aragua étaient venus sur la frontière colombienne pour faire dégénérer la situation (11). Sur la frontière brésilienne, une autre bande criminelle, la Garde Territoriale Pémon, s’affrontait armes aux poings avec l’armée. Bilan : plusieurs morts dans les rangs des délinquants. S'ensuivit immédiatement une campagne médiatique –à destination de certains secteurs des populations d’Europe et d’Amérique du Nord- sur un prétendu massacre voire un «génocide» d’indiens de l’ethnie Pémon par le gouvernement de Nicolas Maduro (12).

    Pourtant, il est avéré qu’un groupe criminel, appelé Garde Territoriale Pemon, composée en partie par des indiens de cette ethnie, se livre à des activités illicites dans le sud de l’Etat du Bolivar (13). Lorsque Juan Guaido s’autoproclame président, le maire vénézuélien de la ville frontalière avec le Brésil le reconnaît immédiatement, et «met à sa disposition sa Garde Territoriale Pémon» (14). Ce sont eux qui se sont affrontés avec l’armée le 23 février 2019. Les morts de ce jour-là sont le fait d’un affrontement entre les soldats vénézuéliens et un groupe armé, étrangement en symbiose avec les desseins politiques de l’opposition. 

    Venezuela-Comprendre la guerre qui vient : 5e partie (5/5)-par Romain MIGUS (Venezuela en vivo-21/06/19)Pas de pagnes, de plumes, de carquois ou d’arcs pour ces indiens, membres de la Guarde Territoriale Pémon (source : ElCooperante.com, un site lié à l’opposition) (15)

    Dans certains quartiers populaires de grandes villes, la pègre ainsi que des cellules dormantes de paramilitaires n’hésitent jamais à prêter main forte aux desseins politiques de l’opposition. Le 23 janvier 2019, après que Juan Guaido se soit autoproclamé président, plusieurs bandes armées se sont affrontées aux Forces Spéciales de la Police Nationale Bolivarienne, notamment dans les quartiers Jose Felix Ribas, El Valle, Coche, Boquerón et El Guarataro. Ces groupes liés au crime organisé prétendaient mettre la ville à feu et à sang comme «contribution» au soulèvement organisé par Guaido (16). Ces quartiers populaires occupent tous une position stratégique dans Caracas. Ils sont tous situés à proximité de voies d’entrée de la métropole. Boquerón surplombe l’autoroute qui mène du port de La Guaira (et de l’aéroport international) à Caracas. Jose Felix Ribas est, quand à lui, situé au pied de l’autoroute Gran Mariscal de Ayacucho, porte de sortie vers l’Est du pays. El Valle-Coche est un quartier posté face à Fuerte Tiuna, la caserne principale du pays, et collé à l’autoroute régionale du centre, qui relie Caracas à l’ouest du Venezuela. C'est aussi le quartier du marché de gros où se concentre la production alimentaire du Venezuela: l'équivalent vénézuélien du marché de Rungis. El Guarataro est niché entre l’autoroute norte-sur, passage obligé pour rejoindre La Guaira, et l’avenue San Martin, artère importante de la capitale. Encore une fois, des sites éminemment stratégiques, adjacents aux voies de communications de Caracas avec le reste du pays, qui ne manqueront pas d’être l’enjeu de lutte dès l’instant où s’officialiserait une opération militaire. 

    Venezuela-Comprendre la guerre qui vient : 5e partie (5/5)-par Romain MIGUS (Venezuela en vivo-21/06/19)Localisation des affrontements du 23 janvier 2019 et des principaux axes routiers de la ville (+arrondissement de Chacao) 

    Depuis 2015, l’Etat vénézuélien s’est renforcé dans le combat contre le crime organisé pour ne pas laisser les bandes criminelles s’enkyster dans les territoires de la République. C’est l’acte de naissance des Forces d’Actions Spéciales de la police nationale bolivarienne : le FAES, l’équivalent du RAID français, du CGSU belge ou de l'unité Tigris suisse. Ils sont désormais en première ligne pour affronter le crime organisé et les paramilitaires. 

    Il n’est pas anodin que ce corps d’élite de la police soit désormais l’objet de multiples fake news. Le soir de l’autoproclamation de Guaido, le FAES a combattu ces bandes criminelles qui prétendaient semer le chaos dans Caracas. L’affrontement a donné lieu à de véritables scènes de guerre, qui expliquent la plupart des pertes humaines. Contrairement à ce qu’ont pu raconter les portes-paroles médiatiques de Guaido, ce jour-là, des bandes armées liées à l’opposition ont livré bataille avec les forces de l’ordre (17). A peine quelques jours plus tard, le FAES est accusé de « séquestrer » ou de « recruter de force » des enfants pour les utiliser comme bouclier humain (18) : autre fake news… 

    Depuis, il ne se passe pas un jour sans que ce corps de police soit l’objet d’attaques médiatiques. La plupart des sources contre les policiers proviennent soit de politiciens d’oppositions, soit d’ONGs des « droits de l’homme » liées à l’opposition. Ces ONGs –comme Foro Penal ou Provea- sont financées par des organismes tel que l’Open Society Foundation de George Soros, Freedom House et la Fondation Ford (19). Ces deux dernières étant liés au monde du renseignement des Etats-Unis (20). Le simple fait que ces sources ne soient pas partiales, car financièrement et politiquement liées à un camp belligérant, devrait suffire à relativiser leurs propos. Et pourtant, elles sont insatiablement reprises par tout le système médiatique, et par des ONG internationales comme Amnesty international ou Human Right Watch. 

    Dans le cas de l’ONG partisane Amnesty –qui, ne l’oublions pas, avait propagé la rumeur de la destruction de couveuses par l’armée irakienne en 1990 (21)- ces accusations sans fondements ont servi de justification pour exiger que les autorités vénézuéliennes soient traduites devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour « crimes contre l’humanité » (22). Une bien étrange requête qui coïncide en tout point avec  les accusations formulées à la CPI par six pays ennemis du Venezuela (Canada, Colombie, Argentine, Chili, Paraguay, Pérou) (23).

    Le secrétariat de l’Organisation de Etats Américain ou le Groupe de Lima ont repris les infox contre le FAES à la lettre, ce qui est normal vu leur activisme pour renverser le président Maduro (24). Mais ces accusations furent aussi mentionnées par le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH). Or la lecture de l’introduction des rapports du HCDH nous informe, dès les premières lignes, que leur analyse se base seulement sur des interviews de membres des ONGs vénézuéliennes (25). C’est donc une « vérité » biaisée et en vase clos qui émerge pour l’opinion publique : des ONGs de l’opposition, financées par une puissance étrangère hostile, écrivent des rapports alarmants qui sont repris tels quels au niveau international, justifiant ainsi les dires des opposants vénézuéliens. Le FAES est donc catapulté dans le rôle du méchant, qui empêcherait le Peuple de «retrouver sa liberté», selon la novlangue en vigueur à la Maison Blanche. 

    Cette lecture tronquée et simpliste ne doit pas nous faire tomber dans l’excès inverse. Les Forces Spéciales de la Police ne sont ni méchantes, ni gentilles. C’est un groupe de combat qui empêche, de manière violente, certaines bandes criminelles de déferler sur le Venezuela. Interrogé à Caracas sur les attaques médiatiques subit par le FAES, un consultant en sécurité nous glissait « S'il y a une guerre psychologique contre le FAES, c’est parce que c’est eux qui, au final, protègent la paix civile ». 

    Freddy Bernal, préfet de la région frontalière du Tachira, renforce ce propos : « la tâche du FAES est d’affronter les bandes criminelles et les paramilitaires. S’il y a tant d’attaques contre le FAES, c’est parce que le but recherché est l’élimination de cette unité d’élite de la police nationale » (26).

    Venezuela-Comprendre la guerre qui vient : 5e partie (5/5)-par Romain MIGUS (Venezuela en vivo-21/06/19)Un membre des Forces Spéciales de la Police Nationale Bolivarienne (FAES)

    Le Venezuela se trouve aujourd’hui entre des perspectives de dialogue et les menaces des Etats-Unis et de leurs alliés. Cependant, le peu de soutien populaire dont jouit Juan Guaido nous incite à penser qu’un dénouement militaire pourrait se préparer au fur et à mesure que s'éloigne la perspective d'un changement de régime par d'autres moyens. Comme nous venons de le voir, tous les futurs acteurs de ce conflit sont déjà sur le pied de guerre. 

    L’armée irrégulière, qui ne manquera pas de s’abattre sur le pays est déjà en branle. Ces derniers mois, le Venezuela a dû faire face, à plusieurs assassinats de représentants des forces de l’ordre. En plus de l’assassinat du Général Jakson Silva, les policiers sont systématiquement pris pour cible par des groupes criminels (27). De même, plusieurs permanences du Parti Socialiste Uni du Venezuela (Psuv, parti au pouvoir) ont été détruites par des incendies criminels. Ce type d’attaques était un des modus operandi des guarimbas. Plus récemment, le 23 janvier 2019, le siège du parti dans l’Etat du Monagas a été réduit en cendres. Le 4 mai 2019, en plein centre de Caracas, c’est la permanence du quartier de San Agustin qui a été la proie des flammes (28).

    Par ailleurs de nombreux dirigeants syndicaux et paysans, partisans de la Révolution Bolivarienne, ont été victimes d’assassinats sélectifs. En 2014, deux importants dirigeants politiques du chavisme ont ainsi été sauvagement exterminés : Eleizer Otaiza, président du conseil municipal de Caracas, et le député Robert Serra (ainsi que son assistante Maria Herrera). Ces dirigeants se spécialisaient dans les thèmes de sécurité de l’Etat, et avaient dénoncé de nombreuses fois les liens des paramilitaires avec l’opposition vénézuélienne. 

    Le 10 janvier 2019, un entrepôt de 22.000 m2 appartenant à l’Institut Vénézuélien de Sécurité Sociale est ravagé par un incendie criminel. Les pertes dans le domaine de la santé sont incalculables et sont venus frapper de plein fouet un pays qui affronte un féroce blocus de la part des Etats-Unis, et pour qui les importations dans ce domaine restent difficiles (29). Dans la même lignée, le 27 février 2019, c'est un entrepôt d'aliments destinés à être distribués à la population via les Clap qui part en fumée. Le 7 mars 2019, les centrales hydroélectriques sont hackées et le pays plongé dans le noir (30). Le 14 mars 2019, un attentat détruit trois cuves de diluant naphta, indispensable pour mélanger le pétrole extra-lourd vénézuélien. Ce même jour, l’entreprise indienne Reliance Industries Ltd avait dû céder aux pressions des Etats-Unis, et refuser de vendre du naphta au Venezuela (31). Le 4 avril 2019, c’est un oléoduc dans l’est du pays qui est pris pour cible, et qui explose, coupant l’approvisionnement de brut dans les régions orientales du Venezuela (32).   

    Ces multiples attaques, signes de la guerre hybride en cours ne manqueront pas de s’intensifier. Si vous comptez sur les medias ou les ONG comme Amnesty pour dénoncer ces actes de guerres, vous perdez votre temps. Eux ont déjà choisi leurs camps (33). 

    Parallèlement aux attaques diplomatiques et institutionnelles, face à un blocus criminel dont les conséquences sont ignobles pour la population, le gouvernement de Nicolas Maduro, et le Peuple vénézuélien, doit désormais se préparer à l’augmentation constante de la tension militaire non-conventionnelle, conçue pour créer un état de siège permanent et affaiblir durablement les structures de l'Etat vénézuélien. 

    Romain MIGUS 

    source: https://www.romainmigus.info/2019/06/comprendre-la-guerre-qui-vient-5e.html

     

    Pour accéder aux 5  articles "Venezuela: comprendre la guerre qui vient", cliquer ci-dessous:

    1. http://lherminerouge.eklablog.com/venezuela-comprendre-la-guerre-qui-vient-2e-partie-2-5-par-romain-migu-a165432684

    2. http://lherminerouge.eklablog.com/venezuela-comprendre-la-guerre-qui-vient-2e-partie-2-5-par-romain-migu-a165432684

    3. http://lherminerouge.eklablog.com/venezuela-comprendre-la-guerre-qui-vient-par-romain-migus-3e-partie-3--a165452738

    4. http://lherminerouge.eklablog.com/venezuela-comprendre-la-guerre-qui-vient-4eme-partie-4-5-par-romain-mi-a165727758

    5.  http://lherminerouge.eklablog.com/venezuela-comprendre-la-guerre-qui-vient-5e-partie-5-5-par-romain-migu-a165725454

     

    Notes:

    (1) Romain Migus, “Nuit de cristal au Venezuela”, Venezuela en Vivo, 17/04/2013, https://www.romainmigus.info/2013/06/nuit-de-cristal-au-venezuela.html

    (2) Luigino Bracci, “Liste des victimes des manifestations au Venezuela (avril à juillet 2017)”, Alba Ciudad, 24/07/2019,  https://wp.me/p17qr1-MIU 

    (3) Romain Migus, “La fabrique de la terreur”, Venezuela en Vivo, 25/03/2014, https://www.romainmigus.info/2014/03/la-fabrique-de-la-terreur.html

    (4) Le cas de Neomar Lander est un bon exemple des “martyrs” des guarimbas. Ce jeune s’est tué en manipulant mal un mortier artisanal, qu’il utilisait pour tenter d’assassiner des policiers. Malgré les évidences -la scène ayant été filmée sur les réseaux sociaux, et le type de plaie qui lui a enfoncé la cage thoracique, et emporté un poumon-, les leaders de l’opposition et les médias privés ont laissé croire qu’il s’agissait d’une bavure policière. Des T-shirt et des casquettes sont apparus en un temps record à l’effigie du jeune Neomar. La construction médiatique du martyr s’est imposée à la vérité.  

    (5) Voir Romain Migus, “La fabrique de la terreur”, op.cit. 

    (6) Le Municipio est une entité administratrice vénézuélienne de la taille d’un département français. Elle est gérée par un maire. 

    (7) Jose Negron Valera, “La balcanización: el plan del nuevo orden mundial para Venezuela”, SputnikNews, 24/04/2018, https://mundo.sputniknews.com/firmas/201804241078149841-caracas-paises-occidentales-desintefracion/

    (8) “El paramilitarismo y la disputa por las zonas estratégicas del país”, Misión Verdad, 10/05/2016, http://misionverdad.com/la-guerra-en-venezuela/el-paramilitarismo-y-la-disputa-por-las-zonas-estrategicas-del-pais

    (9) “El Catire, el sanguinario miembro del Tren de Aragua que sembró terror en Perú”,Caraota Digital, 07/08/2018, http://www.caraotadigital.net/sucesos/el-catire-el-sanguinario-miembro-del-tren-de-aragua-que-sembro-terror-en-peru/

    (10) “Caso de militares emboscados en Magdaleno da un inesperado giro”, EP Mundo, 06/05/2019,  http://epmundo.com/2019/caso-de-militares-emboscados-en-magdaleno-da-un-inesperado-giro/

    (11) “Bernal: La oposición contrató al Tren de Aragua en la frontera para generar violencia”, Noticias24, 03/03/2019, https://www.noticias24.com/venezuela/noticia/352414/bernal-la-oposicion-contrato-al-tren-de-aragua-en-la-frontera-para-generar-violencia/

    (12) Axel Gylden, “Venezuela: un discret massacre d'Indiens d'Amazonie, signé Maduro”,L’Express, 28/02/2019, https://www.lexpress.fr/actualite/venezuela-un-discret-massacre-d-indiens-d-amazonie-signe-maduro_2064470.html

    (13) “Continúan los ataques de paramilitares pemones en la Gran Sabana”, Caraota Digital, 29/11/2017, http://www.caraotadigital.net/sucesos/continuan-los-ataques-de-paramilitares-pemones-en-la-gran-sabana/. Cet article rédigé sur un des principaux sites d’information de l’opposition vénézuélienne est antérieur de plus d’un an aux affrontements du 23 février 2019.

    (14) Elizabeth Reyes, “Alcalde indígena y guardia Pemon reconocen a Guaido como presidente de Venezuela”, Eknuus, 01/02/2019, https://eknuus.com/2019/02/01/alcalde-indigena-y-guardia-pemon-reconocen-a-juan-guido-como-presidente-de-venezuela/ 

    (15) Lysaura Fuentes, “1500 familias de La Gran Sabana están bajo el yugo de paramilitares indígenas (+Fotos)”, El Cooperante, 29/11/2017, https://elcooperante.com/paramilitares-indigenas-mantienen-sometidas-a-1500-familias-en-bolivar-fotos/

    (16) “Confirmado: bandas criminales protagonizaron violencia nocturna el 23 de enero”,Misión Verdad, 01/02/2019, http://misionverdad.com/tendencias/confirmado-bandas-criminales-protagonizaron-acciones-violentas-en-la-noche-del-23-de

    (17) “Conozca el prontuario de los líderes pagados por la derecha para generar violencia”, Con El Mazo Dando, 30/01/2019,  https://www.conelmazodando.com.ve/aqui-conozca-el-prontuario-de-los-lideres-pagados-por-la-derecha-para-generar-violencia

    (18) Faviola Acosta, “Denuncian reclutamiento de niños y jóvenes por parte del Sebin y FAES”, Notivenezuela, 30/01/2019, https://www.notivenezuela.com/noticia/denuncian-reclutamiento-de-ninos-y-jovenes-por-parte-del-sebin-y-faes-20334

    (19) “Ongs en venezuela y financistas que operan detrás de ellas”, Misión Verdad, 02/05/2016, http://misionverdad.com/la-guerra-en-venezuela/ongs-en-venezuela-y-financistas-que-operan-detras-de-ellas-infografias

    (20) Romain Migus, Eva Golinger, La Telaraña Imperial, ed. Monte Avila, Caracas: 2008, disponible sur https://www.romainmigus.info/2013/06/la-telarana-imperial.html

    (21) “Irak / Koweït occupé: Violations des droits de l'homme depuis le 2 août 1990” document externe d’Amnesty International, 12/12/1990,  https://www.amnesty.org/download/Documents/200000/mde140161990fr.pdf

    (22) “Venezuela : Amnesty appelle la CPI à enquêter sur des «crimes contre l'humanité»”, Le Figaro, 14/05/2019,  http://www.lefigaro.fr/flash-actu/venezuela-amnesty-appelle-la-cpi-a-enqueter-sur-des-crimes-contre-l-humanite-20190514?redirect_premium

    (23) Cours pénale Internationale, “Venezuela: examen préliminaire”, https://www.icc-cpi.int/venezuela?ln=fr

    (24) Maurice Lemoine, “Pourquoi le Venezuela a expédié un bras d’honneur á l’OEA?”, Mémoires des Luttes, 13/05/2019, http://www.medelu.org/Pourquoi-le-Venezuela-a-expedie-un-bras-d-honneur-a-l-OEA

    (25) Oficina del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, “Violaciones de los derechos humanos en la República Bolivariana de Venezuela: una espiral descendente que no parece tener fin”, junio 2018, https://www.ohchr.org/Documents/Countries/VE/VenezuelaReport2018_SP.pdf

    En 2019, le gouvernement a invité des membres de ce commissariat à venir au Venezuela. Malgré le fait qu’ils aient pu rencontrer des hauts fonctionnaires ainsi que des membres de la société civile, le rapport final ne se base que sur les dires des ONGs. 

    (26) Romain Migus, “Interview exclusive avec Freddy Bernal”, Youtube, 25/02/2019, https://www.youtube.com/watch?v=Mq55NuS0ues

    (27) La même bande qui s’était affronté au FAES le 23 janvier 2019 a assassiné et blessé des policiers le 20 mars. Voir “Banda del Wilexis atacó a policías”, Ultimas Noticias, 20/03/2019, disponible sur https://theworldnews.net/ve-news/banda-del-wilexis-ataco-a-policias 

    (28) “Casa del Psuv en San Agustín del Norte fue atacada por grupos violentos”, Venezolana de Televisión, 04/05/2019,  http://vtv.gob.ve/atacada-casa-psuv-sanagustin/

    (29) “Gobierno Nacional denuncia que incendio provocado en almacenes del IVSS causó pérdidas incalculables”, Venezolana de Televisión, 11/01/2019, http://vtv.gob.ve/gobierno-nacional-denuncia-incendio-provocado-almacenes-del-ivss-causo-perdidas-incalculables/

    (30) “Rusia afirma que el apagón en Venezuela fue causado por extranjeros que conocían el funcionamiento de equipos eléctricos canadienses”, RT, 15/03/2019, https://actualidad.rt.com/actualidad/308693-rusia-apagon-venezuela-extranjeros-equipos-canadienses

    (31) Nidhi Verma, “Reliance halts diluents export to Venezuela, not raised oil buying”, Reuters, 13/03/2019,

    https://www.reuters.com/article/us-india-reliance/reliance-halts-diluents-export-to-venezuela-not-raised-oil-buying-idUSKBN1QU240 

    (32) Freddy Vasquez, “Explosión de oleoducto en Urica dejan incomunicados a los estados Monagas y Anzoátegui”, El Periódico de Monagas,  04/04/2019, https://www.elperiodicodemonagas.com.ve/site/sucesos/explosion-de-oleoducto-en-urica-dejan-incomunicados-a-los-estados-monagas-y-anzoategui/ 

    (33) Maurice Lemoine, “Amnesty International veut la guerre au Venezuela”, Le Grand Soir, 07/05/2019, https://www.legrandsoir.info/amnesty-international-veut-la-guerre-au-venezuela.html

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  • Quimper. Nouveau débrayage aux urgences (OF.fr-21/06/19-19h13)Les délégués syndicaux ont annoncé les dates de négociation et de rencontre aux urgentistes.

    Des membres du personnel des urgences de Quimper (Finistère) ont débrayé, vendredi 21 juin 2019, dans l’après-midi. Ils ont réaffirmé la poursuite du mouvement. Des dates de négociation et de rencontre ont été fixées avec la direction.

    Les urgentistes de Quimper (Finistère) ont participé au débrayage, ce vendredi 21 juin 2019, dans l’après-midi. Par cette action commune à la CGT et au Sud, le personnel a affirmé la poursuite de son mouvement. Bien qu’un budget ait été alloué, selon les syndicats, le problème est loin d’être réglé. Le personnel et le matériel manquent toujours. Les professionnels sont donc invités à lister et chiffrer le matériel insalubre et manquant.

    « Mardi matin, lors du Comité technique d’établissement, on a été entendu et écouté par le directeur, explique Françoise Guiriec, de la CGT. On a obtenu une négociation interne, qui se tiendra mercredi 26 juin 2019. Ainsi qu’une rencontre entre personnel et dirigeants, prévu le vendredi 5 juillet. »

     

    Une autre interrogation persiste pour les urgentistes : Y aura-t-il suffisamment de personnel pour que les urgences de Quimper et de Concarneau restent ouvertes durant l’été ? « Au mois d’août, il y a seulement trois jours où on a le bon nombre de personnel », déclarent les grévistes. Ils demandent à avoir des réponses rapidement.

    Maïwenn FURIC

    source: https://www.ouest-france.fr/

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