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  • Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France

    TOUS ENSEMBLE ET EN MEME TEMPS CONTRE LA FASCISATION GALOPANTE DE LA FRANCE ET DE L’EUROPE !  (IC.fr-11/05/21)

     

          Tous ensemble et en même temps             contre la fascisation galopante de France et de l'Europe

     

    Depuis des années, sans crainte d’affronter l’incrédulité, voire l’inconscience générales, le PRCF a dénoncé la fascisation de moins en moins rampante, non seulement de la France livrée aux politiques destructives de l’UE, du MEDEF et des gouvernements maastrichtiens successifs, mais d’une UE arrimée à l’OTAN qui criminalise le communisme tout en banalisant le fascisme. 

    Qu’est-ce en effet qu’une telle “Europe”, dont certains prétendent qu’on pourrait la rendre “sociale, démocratique et pacifique”, où les communistes sont persécutés (Pologne, Pays baltes, Hongrie…), où les autorités de Bruxelles, pilotées depuis Berlin et Washington, fraient avec des gouvernements d’extrême droite de Kiev à Zagreb et de Vilnius à Budapest en passant par Varsovie ? Une Europe ultraréactionnaire où l’on ose mettre sur le même plan les communistes – fer de lance de la Résistance armée à Hitler, y compris en France – et les assassins nazis ! Une Europe qui diabolise l’Armée rouge, principal vainqueur militaire de Hitler, mais qui tend la main aux Orban (Hongrie), Salvini (Italie), Porochenko (Ukraine) et autres admirateurs de Hitler et Mussolini ? Une Europe inféodée à l’OTAN où les “Rouges” sont diabolisés tandis que les néonazis, carrément au pouvoir à Kiev avec l’aide des Etats-Unis, sont présentés comme la pointe avancée de l’Occident “démocratique” face aux peuples russes et chinois stigmatisés. Comment s’étonner si, dans de telles conditions où l’anticommunisme est devenue la vraie religion d’Etat de l’UE, l’extrême droite prolifère avec, en France, le RN aux portes de l’Elysée (et Macron qui lui court derrière avec son Etat policier), alors qu’à Berlin, 90 députés néonazis paradent désormais dans le “Bundestag” !

    Ce glissement vers la droite et l’extrême droite est d’autant plus vrai en France où, depuis notamment le Traité de Maastricht (1992), les gouvernements de la vraie droite et de la fausse gauche pro-UE, y compris celui de Jospin à participation “communiste” (1997-2002) ou celui de Hollande-Valls, ont inlassablement pilonné les acquis sociaux de la Libération, privatisé le secteur public, creusé le lit du tout-anglais des traités transatlantiques en piétinant la langue française, alimenté les ingérences impérialistes en Afrique ou au Proche-Orient, démoli la République française souveraine, une, laïque et indivisible partiellement héritée de la Révolution française et du CNR pour lui substituer un Empire euro-atlantique éclaté en Grandes Régions, piloté par l’impérialisme allemand et supervisé par l’OTAN. De ce fait, la notion de “gauche” a été systématiquement vidée de contenu et, malheureusement, le PCF qui fut jusqu’en 1992 le principal rempart populaire de l’indépendance nationale, s’est converti à la doctrine réformiste démobilisatrice de la “réorientation progressiste de l’UE et de l’euro” entraînant à sa suite les directions confédérales affiliées à la C.E.S. pro-Maastricht, dont président est le jaune Laurent Berger.

    Ajoutons que tous les états-majors de cette fausse « gauche » ont osé appeler en 2017 à “utiliser le vote Macron” pour, prétendument, “faire barrage à l’extrême droite”. Comme si Macron, candidat du grand capital hexagonal et transnational, pouvait faire autre chose, étant donné son antisociale, antidémocratique et antinationale, que de surenchérir sur le Rassemblement lepéniste, aile marchante de la fascisation, en matière de lois liberticides, de renforcement de l’Etat policier, de stigmatisation indiscriminée “des” musulmans, de matraquage des manifs syndicales et de répression sauvage des Gilets jaunes et des syndicalistes de lutte.

    Le résultat logique de tous ces abandons, c’est qu’aujourd’hui les actes fascistes, racistes et anti-syndicalistes les plus grossiers se banalisent, que le pouvoir ne les condamne pas, voire les encourage en sous-main, tandis que des militaires d’extrême droite, approuvés par Le Pen et non sanctionnés par Macron, appellent à préparer un coup d’Etat. De plus, les “syndicats” policiers infiltrés par l’extrême droite paradent, armés et en uniforme, devant les tribunaux et à proximité de l’Elysée ! Plus que jamais, il faut donc riposter tous ensemble et en même temps à chaque acte de fascisation, à chaque agression antisyndicale, mais aussi à chaque campagne visant à criminaliser les communistes pour mieux banaliser et réhabiliter les fascistes. 

    Dans cet esprit, le PRCF propose à toutes les forces démocratiques de coorganiser une immense manifestation nationale de combat TOUS ENSEMBLE ET EN MEME TEMPS. Syndicalistes de combat, militants politiques progressistes, patriotes républicains condamnant sans appel le fascisme, Gilets jaunes refusant les actes anticommunistes et anti-cégétistes diviseurs, appelons ensemble au rejet de l’ensemble des mauvais coups du pouvoir, du MEDEF et de l’UE (contre-réformes maastrichtiennes des retraites, de la Sécu, des indemnités chômage, de l’Education nationale, euro-privatisations de la SNCF et d’EDF, délocalisations industrielles et fusions capitalistes transnationales, plans de licenciements massifs, dislocation de la République une et indivisible au nom des euro-régions et du “pacte girondin” cher à Macron…, sans oublier l’abrogation de l’ensemble des lois liberticides accumulées depuis Sarkozy). Réclamons le SMIG à 2000 euros, le relèvement des petits et moyens salaires, des pensions et indemnités chômage, des prix garantis aux petits paysans, des moyens substantiels pour l’Education nationale et l’hôpital public, la taxation du grand capital, des grandes fortunes et des profits capitalistes, l’annulation de la dette illégitime, la confiscation pure et simple des sommes phénoménales expatriées par les milliardaires dans les paradis fiscaux.

    Le PRCF appelle tous les militants franchement communistes du pays, tous les syndicalistes de classe, tous les militants de la gauche patriotique, antifasciste et populaire ...

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Par l’intermédiaire d’un bref communiqué, le groupe Renault a confirmé la recherche d’un repreneur pour la Fonderie de Bretagne, à Caudan. Par l’intermédiaire d’un bref communiqué, le groupe Renault a confirmé la recherche d’un repreneur pour la Fonderie de Bretagne, à Caudan. 

    La direction du groupe Renault a confirmé, ce mardi matin, qu’elle était à la recherche d’un acquéreur pour la Fonderie de Bretagne, à Caudan. Elle demande par ailleurs « de mettre fin à la situation de blocage » du site.

    C’est par un bref communiqué que la direction du groupe Renault a confirmé, ce mardi matin, qu’elle était à la recherche d’un nouvel acquéreur pour la Fonderie de Bretagne. « À la suite du processus d’information-consultation des salariés d’une période de deux mois et qui s’est achevé ce jour, Renault Group engage la recherche d’un acquéreur pour le site de Caudan », écrit d’abord la direction.

    « Maintenir l’activité et les emplois »

    « Renault Group a conscience des incertitudes partagées par les salariés du site et réaffirme sa détermination à chercher un acquéreur viable économiquement et en capacité de maintenir l’activité et les emplois de la Fonderie de Bretagne de façon pérenne et à accompagner les salariés dans cette transition », poursuit le groupe, pour qui « il est vital pour l’avenir du site de mettre fin à la situation de blocage et de permettre la reprise des activités dès lors que les conditions de sécurité seront réunies. Ce processus doit se poursuivre dans le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes ».

    Lundi 10 mai, le comité social et économique (CSE) qui devait se tenir en sous-préfecture de Lorient a été annulé en raison du mouvement de grogne des salariés. Ils réclament le maintien de la Fonderie dans le giron du groupe Renault. Depuis le 27 avril, le site est à l’arrêt et la production et les expéditions sont bloquées.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Les services de réanimation ont été en première ligne durant la covid-19. La pandémie a mis en lumière la spécificité des métiers de la réanimation.  Les services de réanimation ont été en première ligne durant la covid-19. La pandémie a mis en lumière la spécificité des métiers de la réanimation. 

    À Lorient, les paramédicaux de réanimation suivront le mouvement de grève nationale ce mardi 11 mai. Ces infirmiers et aides-soignants déplorent le manque de reconnaissance de leurs métiers. Un service mis en lumière par la covid. Sophie Le Potier, infirmière depuis 22 ans, nous raconte, au nom de son service.

    Voilà 22 ans que Sophie Le Potier travaille comme infirmière en réanimation à Lorient. Et ce n’est pas de trop pour évoluer dans un service si exigeant et polyvalent. « On traite du médical et du chirurgical. On fait de la cardiologie, de la néphrologie, de la pneumologie, tout ce qui est défaillances vitales », présente l’infirmière de 49 ans.

    Et pourtant, elle n’a pas de diplôme spécifique, juste celui d’infirmière diplômée d’État. « Mais en sortant de l’Ifsi (*), les soignants ne sont pas capables de travailler en réanimation », assure-t-elle. C’est pour la reconnaissance de leur statut spécialisé que les personnels paramédicaux seront en grève ce mardi 11 mai. À Lorient, ils iront à la rencontre du public, devant l’hôpital du Scorff, de 14 h à 16 h.

    Doubler le nombre de lits, pas anodin

    À l’arrivée de la covid-19 en France, Sophie Le Potier s’est sentie « hypermotivée » pour réagir à la pandémie. Pour faire face à l’afflux de patients et permettre des transferts entre les régions, l’Agence régionale de santé (ARS) a décidé de doubler le nombre de lits en réanimation. À Lorient, le service est passé de dix à 20 lits et ce n’est pas anodin. Il faut une infirmière pour deux patients et demi, il a donc fallu renforcer le personnel, d’anciens collègues sont venus prêter main-forte, des soignants d’autres services ont dû être formés sur le tas.

    «Un patient qui arrive en réa, ce n’est jamais programmé et les premières heures sont cruciales»

    « La covid a mis en lumière ce que l’on savait déjà : les aides-soignants et infirmiers ne peuvent pas être remplacés au pied levé ! Après trois semaines de formation, on demande à une infirmière d’aller mettre une dialyse chez un patient, elle ne sait pas faire et c’est normal. Ce n’est pas parce que l’on est formé trois semaines que l’on est apte à prendre en charge, dans sa globalité, un patient de réanimation », assure Sophie Le Potier.

    L’expérience lorientaise

    La réanimation de Lorient compte une soixantaine de paramédicaux, dont 32 infirmiers. Le service a fait face aux trois vagues de l’épidémie grâce au soutien de tout l’hôpital, de la direction en passant par la pharmacie, le bloc, mais surtout grâce à son expérience. « La réa à Lorient, c’est en moyenne 13 ans d’expérience, c’est exceptionnel, on ne voit pas ça dans les hôpitaux parisiens où il y a beaucoup de turnover. Cela nous a bien aidés. Ma crainte, c’était de voir la qualité des soins baisser, mais cela n’a pas été le cas et on en est très fier de cela », relate l’infirmière.

    L’expérience, c’est la clé pour s’en sortir en réanimation. « Un patient qui arrive en réa, ce n’est jamais programmé et les premières heures sont cruciales, cela prend du temps et il faut aussi gérer les familles pour qui c’est un choc. On ne doit pas les abandonner », expose Sophie Le Potier. Elle a mis un an à se sentir à l’aise dans ce service et voit bien les jeunes soignants arriver stressés. « Pour une aide-soignante, faire du nursing sur un patient branché, intubé, ventilé avec des fils partout, ce n’est pas évident ».

    (*) Institut de formation en soins infirmiers.

     

    Céline LE STRAT

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Les occupants du Grand Théâtre de Lorient ont demandé à être reçus par le maire de Lorient, ce lundi matin, pour qu’il prenne position sur la continuité de l’occupation en même temps que la réouvertur Les occupants du Grand Théâtre de Lorient ont demandé à être reçus par le maire de Lorient, ce lundi matin, pour qu’il prenne position sur la continuité de l’occupation en même temps que la réouverture des lieux au public. 

    Avec la reprise des spectacles au Grand Théâtre de Lorient, l’occupation des lieux par les intermittents est menacée. Après une réunion avec le maire ce lundi 10 mai, les occupants rencontrent la direction du théâtre ce mardi matin.

    Avec la réouverture annoncée du Grand Théâtre (quatre spectacles sont programmés en juin), les occupants veulent que le maire de Lorient prenne position. « Le Grand Théâtre nous a informés que la sous-préfecture s’opposera à la réouverture si on occupe toujours les lieux. Pour nous, la réouverture est possible avec notre présence. Les lieux sont assez grands. Depuis le début de l’occupation, on n’a provoqué aucun cluster. On respecte les règles sanitaires», déclare Kristell Arquetoux, intermittente. «On est des gens du spectacle, on veut que ça joue. On a voté en assemblée générale qu’on ne bloquerait pas la réouverture. On veut une position claire de la mairie ».

    Pas d’évacuation de force

    Après avoir déployé, en début de matinée, ce lundi 10 mai, une grande banderole devant l’entrée de l’Hôtel de Ville, une vingtaine d’occupants du Grand Théâtre ont finalement obtenu un rendez-vous avec le maire et l’adjointe à la culture, en fin d’après-midi. « Si Fabrice Loher a pris l’engagement de ne pas faire d’évacuation de force, il nous a fait comprendre qu’il faudrait partir le 19 mai, au mieux le 25 mai, en mettant en avant les coûts de l’occupation et les règles sanitaires », explique l’un des trois intermittents reçus à la mairie.

    Concernant la sous-préfecture, appelée par le maire, « elle prétend n’avoir réclamé aucune évacuation des lieux », expliquent les occupants. Curieux jeu de dupe !

    Nouveau protocole d’occupation proposé à la direction du théâtre

    Une réunion est prévue ce mardi matin avec la direction du Grand Théâtre, qui pourrait avoir le dernier mot. « On va leur faire des propositions et leur soumettre un nouveau protocole d’occupation du théâtre, permettant une cohabitation constructive. On ne veut surtout pas bloquer la reprise ». Et de conclure : « On est d’accord avec le maire qui nous a dit que ça ne pouvait pas durer éternellement, tout en lui précisant que ce n’était pas encore le moment de partir ».

    Les occupants du Grand Théâtre ont demandé à être reçu par le maire de Lorient ce lundi matin, pour qu'il prenne position sur la continuité de l'occupation en même temps que la réouverture des lieux aLes occupants ont déployé une grande banderole en arrivant devant l’entrée de l’Hôtel de Ville de Lorient, ce lundi. 
     
     
    source: https://www.letelegramme.fr/
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  • Les membres du collectif « Lorient contre Bayer-Monsanto » appellent à participer à la marche contre l’agrochimie, ce samedi samedi 15. Les membres du collectif « Lorient contre Bayer-Monsanto » appellent à participer à la marche contre l’agrochimie, ce samedi samedi 15.

    La sixième marche « contre Bayer-Mosanto et pour le respect du vivant » aura lieu samedi 15 mai, à Lorient. Le collectif organisateur appelle une nouvelle fois les citoyens à se rassembler « afin de stopper les lobbys de l’agrochimie ».

    Le collectif « Lorient contre Bayer-Monsanto » rassemble, depuis 2015, des citoyens, associations et producteurs « en lutte contre les géants de l’agrochimie et ses dangers pour l’environnement et la santé ». Il organise, samedi 15 mai, sa sixième marche à Lorient.

    OGM : la « démesure » des importations

    À quelques semaines des élections régionales, cette marche « contre Bayer-Monsanto et pour le respect du vivant » veut peser dans le débat. « Lorient, comme Brest et Saint-Nazaire, est une ville de la démesure en importation d’OGM du Brésil, où les vasières, vertes à cause des nitrates dans l’eau, agonisent », souligne le collectif.

    « Défi et combat » pour mots d’ordre

    La dernière marche, en 2019 (celle de 2020 a été annulée en raison du confinement), avait rassemblé 2 000 participants. Les membres du collectif appellent donc à se rassembler à nouveau, « autour des mots d’ordre « défi » et « combat »» afin de stopper ces lobbys qui nous transforment en zombies asservis ! », appellent-ils.

    Pratique

    Départ de la marche samedi 15 mai, à 14 h 30, de la place de l’Hôtel-de-Ville, passage par le cours de Chazelles et la sous-préfecture et arrivée sur le parvis du Théâtre de Lorient, avec prises de parole.

     
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  • Les salariés de la Fonderie de Bretagne ont fait le pied de grue devant la sous-préfecture de Lorient, dès ce lundi 10 mai, 6 h. Ils voulaient empêcher la tenue du CSE extraordinaire devant lancer la Les salariés de la Fonderie de Bretagne ont fait le pied de grue devant la sous-préfecture de Lorient, dès ce lundi 10 mai, 6 h. Ils voulaient empêcher la tenue du CSE extraordinaire devant lancer la recherche active d’un repreneur. 

    Ce lundi 10 mai s’annonçait tendu pour les salariés de la Fonderie de Bretagne et il l’a été jusqu’à l’annonce de l’impossibilité de tenir le comité social et économique, « pour raison de sécurité ». Dès 6 h, les salariés ont encerclé la sous-préfecture de Lorient pour empêcher la direction d’y entrer. Elle ne s’est pas présentée.

    1-Annulation du CSE pour raisons de sécurité

    Ce lundi 10 mai, à 14 h 30, à la sous-préfecture de Lorient, devait se tenir un comité social et économique (CSE) qu’on savait sous haute tension. Après le délai légal de consultation des membres du CSE, la recherche active d’un repreneur pour la Fonderie de Bretagne devait démarrer officiellement par la tenue de cette réunion extraordinaire. Un seul objectif pour les salariés : l’empêcher.

    Les organisations syndicales (CGT, CFE-CGC, CFDT) avaient annoncé dès ce vendredi qu’elles n’y assisteraient pas. Dès 6 h, ce lundi, les salariés ont pris position et à 8 h, ils étaient 120 à guetter toutes les entrées pouvant mener à la sous-préfecture. À 14 h 30, la direction ne s’était toujours pas présentée et, à 15 h 15, le sous-préfet a annoncé à une délégation de trois élus CSE et au médiateur, Éric Boireau, l’annulation de la réunion car « les conditions ne sont pas réunies ».

    La CGT dénonce « le mépris de la direction » mais se félicite du résultat. « Ce n’est pas une victoire pour nous, mais un recul pour eux ».

     

    2-Qu’aurait annoncé la direction lors du CSE de ce lundi ?

    A priori, la présentation du rapport Secafi, cabinet mandaté par le CSE, qui avait rendu des conclusions mais incomplètes car manquant d’éléments, était à l’ordre du jour. Certains salariés pensent qu’un ou plusieurs repreneurs potentiels auraient pu être annoncés. Aucun nom n’a pour l’instant filtré.

    Nommé le 5 mai, par le préfet Patrice Faure, Éric Boireau, étudie le dossier et cherche à renouer le dialogue entre les parties et mettre fin au conflit. Un dossier loin d’être un cadeau : « La négociation est difficile », concède le directeur de l’unité territoriale de la Direccte (Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). L’annulation du CSE de ce lundi permet, au mieux de gagner du temps, mais l’instance sera inévitablement reconvoquée, peut-être même très rapidement.

    PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME LORIENT (56) : Fonderie de Bretagne. Le sous-préfet de Lorient, Pierre Clavreuil, a annoncé l’annulation du CSE de la Fonderie de Bretagne qui devait se tenir lun« La négociation est difficile », concède Éric Boireau, le médiateur nommé le 5 mai dernier par le préfet du Morbihan, Patrice Faure. 

     

    3-Troisième semaine d’occupation

    Ce mardi 11 mai, les fondeurs entament leur troisième semaine d’occupation de l’usine. Depuis le 27 avril, la production et les expéditions sont bloquées. Des jours longs et des nuits courtes qui pèsent sur les esprits mais n’empêchent pas la lutte. « On est fatigués mais déterminés. On est dans le même état d’esprit qu’au 27 avril : on ne lâchera pas », a déclaré Maël Le Goff, délégué CGT du personnel, au sortir de son deuxième entretien de la journée avec le sous-préfet, Pierre Clavreuil.

    Mais ce qui commence à peser, c’est le manque d’écho aux discussions engagées. « On a fait la tournée des popotes, jusqu’au ministère de l’Économie. Ils ont toutes les cartes en main pour comprendre que notre avenir passe par Renault ».

    Les fondeurs en ont marre de discuter et veulent « des actes » mais se heurtent souvent à un mur : « Tout le monde nous soutient mais personne ne peut rien faire ». La fatigue et le désespoir pourrait se transformer en colère noire : « Pour l’instant on est gentils mais… ».

     

    Céline LE STRAT

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le Parlement européen exige la libération de l'ex-dictatrice Jeanine Añez

    Le Parlement européen a adopté une résolution portée par l'extrême droite exigeant que les tribunaux boliviens accordent la libération immédiate de l'ancienne dictatrice Jeanine Añez et de deux ministres issues du coup d'État de 2019.

    La résolution a recueilli 396 voix pour, 267 contre et 28 abstentions.

    Article et traduction Nico Maury


    Le parti d'extrême droite espagnol VOX est montée au créneau pour défendre la dictature issue du coup d'État en Bolivie. Il qualifie la détention d'Añez d'arbitraire, d'illégale et motivée politiquement. Sa résolution a été adoptée par le Parlement européen.

    La résolution fait écho à la position du Département d'État américain, de l'Organisation des États américains (OEA) et de Luis Almagro, qui expliquent que la justice bolivienne seraient incapables de rendre une justice impartiale et transparente.

    Hermann Tertsch, eurodéputé de VOX, a nié le coup d'État de novembre 2019 et dans le même temps justifie le coup d'État pour empêcher le communisme de s'installer en Bolivie et dans toute la région de l'Amérique Latine.

    La vice-présidente du Parlement européen, Dita Charanzová (Renew Europe - coalition de partis libéraux dont est membre LREM), connue pour ses attaques contre les gouvernements de gauche d'Amérique latine, a appelé à des "processus judiciaires indépendants" sous les auspices du Département d'État des USA et de l'OEA.

    L'Union européenne a soutenu le coup d'État de novembre 2019 et a soutenu de la dictature d'Añez.
     
     
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  • A Paris ce 1er mai 2021 des lâches ont agressé des femmes et hommes, ouvriers, employées, salariés, fonctionnaires, infirmières etc… qui avaient tous en commun d’être des syndicalistes, militants de la CGT, la confédération syndicale construite par des décennies de luttes sociales, et à qui l’on doit avec le parti communiste l’essentiel des conquêtes sociales et démocratiques de ce pays.

    Cette agression, s’est produite place de la , alors que le cortège de la manifestation du 1er mai arrivait à son point de dispersion, dispersion largement empêchée par les manœuvres policières. Dispersion dans une grande nervosité après que la stratégie de répression du régime Macron a produit ses effets par le harcèlement des charges répétées de la police contre le cortège. Sans qu’il ne soit pour cela être besoin pour elle de prendre prétexte des quelques exactions d’une toute petite minorité imposant sa façon violente de manifester, responsable des quelques vitrines taguées ou cassées destinée à former des images chocs permettant ensuite de légitimer l’opération de propagande médiatique visant à camoufler ces violences policières comme une forme de “maintien de l’ordre”. De maintien de l’ordre capitaliste il est ici bien question, mais cette stratégie policière est un pas de deux s’activant parfois avec des provocateurs dont l’origine est douteuse (souvenons nous de l’hôpital necker “attaqué” en 2016 lire ici) et cela semble une nouvelle fois avoir été le cas ce 1er mai d’après les témoignages que nous avons pu recueillir. Dans cet article nous nous proposons de revenir sur le déroulé précis des faits pour que chacun comprennent bien que ce qui s’est passé est bien une agression tout entière tournée contre la (lire les communiqués du PRCF et des JRCF). Car derrière les violences visant la CGT et ses syndicalistes ainsi que de nombreux manifestants, il y a bien eu une opération de propagande. Visant elle aussi à casser de la CGT ce jour même du 1er mai où en dépit de la crise sanitaire grave, les manifestations syndicales unitaires du 1er mai ont réuni de l’aveu même du ministère de l’intérieur beaucoup plus de monde que les précédentes en 2019. La question est bien connue de toutes les enquêtes, à qui profite le crime ? Évidemment pas au syndicalisme de classe, encore moins aux gilets jaunes, et surtout pas à l’ensemble des travailleurs que le Capital cherche à diviser par tous les moyens.

    Une enquête preuve des images à l’appui, prenant également en compte le point de vue très contrasté des autonomes se revendiquant du “cortège de tête”.

    Nous reviendrons aussi sur ce qui s’est passé à Nantes et à Lyon.

    Le déroulé de l’agression place de la Nation

    Dans un fil twitter très documenté, le reporter Maxime Reynié explique le déroulé des événements place de la Nation.

    Violences sur la CGT lors de la manifestation du #1erMai2021 à Paris.
    Sur cette carte on peut retrouver le fil des évènements simplifiés qui ont mené à l’agression de véhicules et militants de la CGT avec plus de 20 blessés.

    Avant tout, des tensions sont crées lors de la manifestation alors que la Police sépare le cortège de tête et le reste de la manifestation. Le service d’ordre en ligne protège les manifestants, laissant les autres au contact de la police.

    Cette attitude passive et défensive du Service d’ordre qui est en contact avec la préfecture (manif déclarée oblige) ne plait pas à tout le mode. Certains manifestants jugent ça par une “collaboration” avec les FDO en laissant les autres se faire “massacrer” à l’avant.


    Voilà ce qu’expriment certains totos

    Lors de ce 1er mai, les flics ont renouvelé la méthode Lallement, déjà expérimentée le 12 décembre (voici l’analyse de manif qu’on avait écrite à ce moment-là) qui consiste à multiplier les charges inattendues très tôt dans la manif et à rester le plus possible au contact du cortège. Dans des moments pendant lesquels le niveau de conflictualité ne semble même pas particulièrement élevé, le cortège est coupé en plusieurs parties. La tête de manif est d’abord séparée du reste au niveau du SO de la CGT qui, toujours aussi bon élève, laisse le champ libre aux forces de l’ordre pour isoler une bonne partie des manifestant.e.s. 

    https://paris-luttes.info/analyse-de-la-manif-du-1er-mai-188

    Observons que d’autres beaucoup plus lucides réfutent en tout point cela : certains autonomes (tout à leur désorganisation permettant toute les infiltrations et manipulations) se laissant en pratique entrainer par la police et isoler sur les terrains où l’affrontement est le plus facile pour elle


    Arrivé à Nation, des manifestants dont certains en Gilets Jaune ou non scandent des slogans contre la CGT. “La CGT c’est dégueulasse” etc. De là, un camion est bloqué par des militants.
     Ça se dispute et des insultes fusent alors que le camion tente de passer. Alors que la tension monte, le Service d’Ordre arrive et se positionne autour du camion sans violence. Des militants en noir eux observent la scène sans intervenir.
    La CGT essuie ensuite des jets de canette et de bouteille d’eau en direction du SO. Le SO se regroupe alors et pousse en force pour faire avancer le camion et le cortège.
    Les premiers coups partent. Le SO répond avec des matraques télescopiques et des gazeuses au poivre. Des manifestants masqués répondent ensuite aussi avec des coups de barres. Il n’y a plus de GJ présents sur les images à ce moment alors qu’une petite bagarre éclate.

    Une personne présente me raconte avoir essuyé plusieurs coups de poings de la part du Service d’Ordre en essayant de s’interposer entre les groupes. Elle ne participera pas à l’attaques des camions mais en veut réellement au SO (ndlr cf le témoignage publié par paris lutte info). Les insultes reprennent dans tous les sens, c’est tendu mais pas encore le gros bordel. On entend des manifestants reprocher au SO son attitude en manif depuis des années.

    C’est a ce moment là que la Police intervient pour interpeller un manifestant. Le SO se recule pour éviter l’affrontement alors que les militants masqués échangent des coups avec les FDO pour récupérer la personne interpellé.

    Cette scène est vécu comme de la trahison de la part de certains manifestants qui pensent que le SO a collaboré avec la Police pour l’interpellation et n’a rien fait pour l’empêcher. Chacun pensera ce qu’il veut. Instantanément avec la montée de la tension suite à l’intervention de la police et le bruit qui court que le SO a aidé la Police (plus les tensions le long du cortège) ça part en ruée sur les camions et militants CGT.

    Maxime Reynié résume : “On a donc un fond de tension entre certains militants et le SO depuis des années. Des manifestants dont certains GJ qui s’embrouillent avec la CGT. Le Service d’ordre débarque, ça se tend, ça se tape. La Police intervient. Certains pensent que le SO est complice de l’interpellation et ça part en ruée sur des militants pacifiques, des véhicules et sur le SO. Un mélange de pleins de petits éléments, de différents groupes, d’insultes, de tensions anciennes et d’interprétations des faits qui ont poussé à cet acte violent et regrettable. Aucun manifestants ne méritent de recevoir des coups comme ça et encore moins ceux de la CGT 93 et autres qui luttent depuis des années pour leurs droits sociaux peu importe l’attitude du SO. En clair un gros merdier sans aucun sens dans un gloubiglouba de gens et d’évènements pour un résultat qui efface les revendications sociales de toutes et tous pour cette journée. out ce résumé a été fait grâce à des dizaines de videos, des lives et des témoignages de militants en tout genre. Ces tweets résument l’ensemble des événements mais ils ne peuvent suffire pour expliquer le fond des tensions, les différents groupes et les ‘petits’ évènements non-cités qui ont participé a cette escalade bien triste. Et si l’envie de me soutenir pour ce travail vous vient, vous pouvez participer à ma cagnotte qui me permettra de continuer ce travail et celui sur http://maintiendelordre.fr

    Le photo reporter qui avait pris les images de l’agression par Benalla le 1er mai 2018, confirme totalement le reportage de Maxime Reynié

    Line Press a également diffusé les images de l’agression. On y voit comment le service d’ordre de la CGT est confronté à quelques dizaines d’agresseurs ultra violents, après que les camions de la CGT se sont retrouvés totalement bloqués sur la place de la Nation par la police, celle ci permettant à ces agresseurs d’agir durant de très longues minutes. De fait on voit bien ici où est la complicité entre police de Macron et ces provocateurs agressant les syndicalistes de la CGT.
    Chacun pourra féliciter la réaction très mesurée du service d’ordre (qui sur les images ne réplique jamais à la violence) -malgré la virulence et la lâcheté des attaques causant des dizaines de blessés dont plusieurs graves dans ses rangs – une réaction qui incontestablement a permis d’éviter le pire.

    Parmi les personnes ayant revendiqué l’attaque de la CGT, le prétendu “groupe révolutionnaire Charlatan” soit GRC paname sur twitter.

    Soit disant libertaires, soit disant révolutionnaires, ces gens non identifiés ont en réalité et dans les faits agressés le cortège de la CGT 78 qui abritait le défilé des travailleurs sans papiers.

    Ces lâches, démasqués sur les réseaux sociaux ont ensuite refusé d’assumer les actes qu’ils ont pourtant revendiqués.

    Une partie de la mouvance anarchiste elle sur ses sites internets cautionnent les agressions. Sur le site LaMeute.info on peut ainsi lire une légitimation de l’attaque lancée contre le service d’ordre de la CGT

    A l’arrivée à Nation, les premier-s arrivant-es guettent le reste du cortège.

    Deux altercations verbales débutent lorsque le premier camion de la CGT fait son arrivée sur la place. Un manifestant qui observe la scène décrypte : “les syndicats représentent le monde d’avant même si l’on a besoin d’eux en ce qui concerne le monde du travail. Par contre, il n’y a pas une pointe de révolutionnaire chez eux“.” puis “Dans la sphère militante, les critiques envers le Service d’Ordre de la CGT vont bon train depuis longtemps, lui reprochant sa brutalité et sa proximité avec les forces de l’ordre. Alors que l’on pense assister à un chahut anecdotique et sans gravité, la situation dégénère lorsque des membres du SO font usage de gazeuses à main.”

    https://www.lameute.info/posts/a-paris-un-1er-mai-au-gout-dapres

    Le site lundi.am lui revendique dans un article intitulé “cgt collabos” au relents anticommunistes assumés sa haine des syndicats

    On pourrait commencer par s’intéresser à ce que racontent celles et ceux qui ont vécu la manifestation un peu plus loin de leurs smartphones et un peu plus près de la tête du cortège. On entendrait parler de morceaux de cortège encerclés, poussés, tapés et empêchés de refluer vers l’arrière par les sympathiques vigiles qui assuraient « la sérénité de leur cortège ». On se dirait que ce n’est pas bien nouveau, voire récurrent. On se souviendrait que d’aucuns ont fait un métier de l’art de négocier la mise au pas de la rue. Que ces petits arrangements ont régulièrement donné lieu à des échanges de baffes. Et on se demanderait : pourquoi tant de larmes cette fois-ci ?

    https://lundi.am/CGT-collabos

    De fait ces groupes soient disant autonomes ont un reproche en commun – déjà exprimé par le passé par les anars de Paris lutte Info : le service d’ordre de la CGT refuse à ceux qui viennent provoquer, casser et servir de prétexte à la répression policière tout azimut de la manifestation de venir infiltrer la dite manifestation. Car ces curieux “autonomes” ne le sont pas. Ils prétendent investir une manifestation organisée par d’autres, en l’occurence ici la CGT – qui en assume au demeurant la responsabilité légale – pour imposer leur mode d’action ultra minoritaire, et revendique que ce serait aux organisateurs de la manifestation et tout particulièrement au service d’ordre de les protéger ensuite des charges des CRS et de la gendarmerie. On pourrait facilement objecter à ces gens, qui se prétendent représenter la majorité de la manifestation, que si la manière de manifester de la CGT ne leur convient pas et s’ils sont si nombreux qu’ils le disent, il leur est possible d’organiser ailleurs et par eux même leur propre manifestation… Le compte rendu de la manifestation du 1er mai par ces même “autonomes” est édifiant visant d’ailleurs bien au-delà que le seul service d’ordre de la manifestation y compris ceux qui s’organisent pour faire respecter l’efficacité de la non violence

    On a également remarqué l’apparition d’un «Blok de Protection» (…)composé d’hommes cis et d’une femme blanc.he.s avec des brassards «Blok 2 Protection». Qui, sous prétexte de faire baisser le niveau de violence, forment une ligne bras dessus, bras dessous pour empêcher les «débordements» et dégradations matérielles et ont ainsi fait obstacle à la diversité des tactiques et des moyens d’action. Nous pensons qu’il est possible d’organiser une défense qui ne prenne pas la forme d’un service d’ordre viriliste qui reproduit la police à l’intérieur du cortège. Ceux qui choisissent de maintenir l’ordre, c’est-à-dire d’encadrer nos manifs, semblent vouloir les cantonner à des marches convenables sur le milieu de la route. Ils choisissent d’empêcher toute action, qu’elle soit de blocage économique ou de casse, qui engendre des notes de frais salées aux entreprises qui font tourner ce monde capitaliste, raciste et sexiste. Ils cherchent à pacifier nos rages, oubliant au passage qu’un rapport de force ne s’établit jamais en restant tranquillement à sa place. Ils négocient et abandonnent la rue dès qu’ils peuvent ramasser des miettes pour leur propre corporation. Toutes ces personnes prennent le parti de l’ordre et ne doivent pas s’étonner d’être traités comme tel. La rue est aussi et surtout à celleux qui la tiennent et sont prêt.e.s à la défendre ensemble contre le maintien de l’ordre établi, quel que soit le corps qui l’organise.

    Surtout on y trouve confirmation que le guet-apens lancé contre le SO de la CGT vient de la frustration ressentis par ces “autonomes” qui auront été manipulés comme des pantins tout au long de la manifestation autorisé de loin en loin à quelques dégradations bien utiles pour que la classe capitaliste se pose en défenseur de la sûreté, et sans aucun impact sur l’extraction du profit capitaliste, et auront trouvé plaisir à tourner leur plaisir de violence contre la CGT, certes plus facile à atteindre, à l’endroit où la préfecture de police de Paris avait décidé de livrer ces syndicalistes aux violents :

    j’ai été juste abasourdi.e par l’absurdité de la scène, l’absurdité de voir un type de 16/17 piges en veste en jean/slim courant sur des syndiqué.e.s pendant la ruée aux cris de “CGT Collabo”, des syndiqué.e.s qui n’avaient RIEN À VOIR avec le SO qui m’a agressé. Eux se sont barrés vite fait, ce qui même maintenant fait persister un petit doute dans ma tête sur leur affiliation politique ou syndicale réelle, mais je vais pas faire une Mélenchon, tout porte à croire que c’était bien le SO CGT, aussi surréaliste que ça puisse me paraître. Mais dans la ruée, il y avait surtout des gens qui avaient des antécédents avec la CGT : les baffes, les comportements de bacqueux à base d’insulte sexiste et homophobe, les coups de pression à la gazeuse ou à la barre en bois, tout ça on le sait, c’est récurrent dans ce SO. En essayant — encore — de m’interposer entre la CGT et mes camarades quand quelques un.e.s revenaient les provoquer 10 min après la ruée environ (il n’y a pas eu de confrontation physique à ce moment-là), j’ai vraiment eu le sentiment que y’avait un atmosphère de lâcher-prise, comme si cette colère avait été intériorisée pendant très longtemps; et qu’au terme d’une manif qui a été difficile à vivre tant les keufs ont instauré un rapport de force dès le début du trajet, trajet qui de par sa longueur était plus épuisant qu’autre chose, et évidemment manif au cours de laquelle la CGT n’a fait preuve d’aucune solidarité à l’égard du cortège de tête; tout avait explosé.

    https://paris-luttes.info/a-propos-des-incidents-parisiens-14981

    De fait observons que lorsqu’il regarde leur propre violence en face, ces autonomes ne peuvent que constater que cette agression du SO de la CGT et des militants CGT, agression qu’ils célèbrent, est en réalité une agression en bonne et due forme de la classe ouvrière organisée, telle que la pratique les fascistes :

    si vous êtes pas foutu de faire la différence entre la base de la CGT et la centrale, je sais pas, juste faites un truc. Parce que pendant la ruée c’est des gens de la base qui se sont fait dépecer, des vieux qui étaient dans une attitude passive et dans une logique de désescalade. Franchement quand je vois les coups de parapluie sur des militant.e.s de 60 piges qui essaient de protéger les camions qu’ils financent avec leurs cotisation en ne répliquant même pas, ça me donne la gerbe. Voir des militant.e.s qui ont deux fois mon âge en larme un premier mai, ça me donne la gerbe. Mais vraiment. C’est quel niveau d’absence d’empathie qui peut vous pousser à faire des trucs comme ça?

    https://paris-luttes.info/a-propos-des-incidents-parisiens-14981

    Un traquenard mis en place par la police du préfet Lallement : la CGT veut porter plainte ?

    P Martinez, secrétaire général de la CGT veut porter plainte contre le préfet de police de Paris, à la tête de la sanglante répression du mouvement social, après les violences du 1er mai. Valérie Lesage la SG de l’URIF CGT demande elle la révocation de Lallement car “il a failli à de nombreuses reprises à la protection des manifestants et à l’exercice du droit de manifester”.

    De fait, la CGT demande une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur la façon dont la police agit contre les manifestations depuis 2016 et tout particulièrement contre celle du 1er mai. On se souvient de la répression ultra violente du 1er mai 2019, et aussi celle du 1er mai 2018 avec tout particulièrement les violences du sbire de Macron, Alexandre Benalla.

    De fait, la CGT dénonce l’organisation par la préfecture de Paris d’un blocage de la sortie initialement prévue pour le cortège place de la Nation. Or comme le démontrent les syndicalistes de la CGT récépissé de la déclaration de manifester à l’appui, c’est bien le cours de Vincenne – bloqué délibérément par des barricades de la police – qui devait servir de sortie.

    Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin se réjouissait lui d’une « bagarre entre des gilets jaunes et la CGT » . Et ce alors que sur les images filmées diffusées sur les réseaux sociaux on ne voit guère de gilets jaunes.Tandis que le préfet de Police, responsable de la sécurité des manifestation faut il le rappeler pérorait dans un communiqué scandaleux “sur la place de la Nation, ce sont des manifestants qui ont attaqué d’autres manifestants. (… ) En aucun cas, la Préfecture de police n’a la charge de la bonne organisation du déroulement interne des manifestations, qui relève des déclarants responsables de l’appel à se rassembler”. Après avoir permis l’infiltration d’élément violent – et nous verrons que des témoignages suspectent des provocateurs directement issus de la police (à lire ci-dessous) – puis semer le désordre et la tension en harcellant la manifestation par des charges et tirs de lacrymogène incessant, puis bloqué les issus de la manifestation, qui peut ignorer que le but est bien atteint pour le préfet de police de Paris avec ses violences lors de la dispersion.

    La CGT pointe, elle, des violences commises par « l’extrême droite ». « Le mode opératoire », avec « quelque chose de prémédité » et les « slogans racistes, homophobes, xénophobes » entendus place de la Nation sont « caractéristiques de cette violence d’extrême droite », a estimé M. Martinez mercredi.

    « On est en train d’analyser les images, les photos, certains sont connus sur les réseaux sociaux pour leur appartenance, leur soutien au milieu d’extrême droite effectivement », a-t-il assuré.

     


    Les provocations organisées de la police : témoignage troublant d’un camarade

    C’est un témoignage édifiant que nous a confié un camarade, militant internationaliste, présent dans la manifestation du 1er mai nous a rapporté.

    PARIS 1ER MAI 2021 : CE QUE J’AI VU DE LA CONNIVENCE AVEC LES CRS ! SOLIDARITÉ TOTALE AVEC MES AMIS ET CAMARADES DE l’UD 94 !

    Il est 13h15 ce samedi 1er mai 2021. Arrivé à République par le métro, j’emprunte le boulevard Voltaire pour rejoindre le carré de tête, là où Cuba Si France a donné rendez-vous aux organisations de solidarité avec Cuba et l’Amérique Latine Progressiste, pour protester contre le blocus et l’impérialisme étasunien.

    À une trentaine de mètres du carré de tête, une dizaine de CRS déjà harnachés en robocop campent sur le trottoir. Ils semblent détendus. Je les observe quelques instants…

    Et voilà qu’apparaissent dans le groupe, deux hommes jeunes, minces, entièrement revêtus de noir, sans brassard de police, le masque au-dessous du menton, l’un châtain, l’autre roux. Ils déposent leur sac à dos à terre. C’est alors que je vois deux CRS remplir leurs sacs de bouteilles de liquide rose et de matériel suspect. Ils jettent des coups d’œil furtifs autour d’eux, mais ne me voient pas les observer. Puis ils endossent leurs sacs, se “checkent” et se dirigent calmement vers le carré de tête, trente mètres plus loin. Je décide de les suivre. Arrivés à la hauteur du carré des dirigeants, ils s’arrêtent et attendent en se concertant tout près du cordon de sécurité installé par le SO de la CGT, mais à l’extérieur.

    Dès que j’arrive à leur niveau, je me colle devant eux et les dévisage, enfin ce que je distingue de leur tête masquée. Ils me regardent à leur tour sans rien dire mais un peu gênés. Je décide de les entreprendre :

    « Vous n’êtes pas des manifestants, vous ? »…

    Interloqués, l’un d’eux me répond : « Comment vous savez ça, vous ? »… 

    « Oh c’est simple, je vous ai vus avec vos potes CRS remplir vos sacs de matos… » Ils se regardent un peu embarrassés. « J’ai même pris une photo ! … »

    C’est alors qu’ils s’énervent et exigent que je leur montre la photo. Il n’en est pas question… Vite fait je me carapate et me faufile parmi les camarades du SO de la CGT. N’osant pas franchir le cordon de sécurité, ils abandonnent la poursuite et leur exigence. Après, je ne les ai plus revus.

    Mais de quelle est donc cette connivence entre les CRS, la police et ces jeunes « anonymes » qui ressemblent à s’y méprendre à des Blacks Blocks ?

    Ce que j’ai vu, je l’ai bien vu !

     

    A Nantes et à Lyon

    A Nantes la tension a été vive, sans toutefois atteindre les violences de Paris. En cause, la stratégie de la tension adoptée en miroir de la police de Macron par des groupes gauchistes et anarchistes. Qui a aboutie à permettre à la police de détruire l’action culturelle prévue à l’arrivée de la manifestation par les travailleurs de la culture et provoquer une condamnation exprimée publiquement par la sono de la CGT 44. Résultant en de la tension entre les syndicalistes organisateurs de la manifestation – rappelons le – et ces groupes “autonomes” qui s’y greffent pour y développer une forme d’action minoritaire, parfois violente, en prétendant obliger la manifestation et tout particulièrement les syndicalistes à protéger ces groupes. A leurs risques et périls et au mépris de leur libre choix de revendication et forme de manifestation.

    A Lyon, des cagoulés racistes ont agressés des syndicalistes de la CGT Ubereats deliveroo.

     

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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