• Les élections municipales peuvent être vues comme un thermomètre de ce que seront les élections présidentielles de 2022.

    Les résultats électoraux des principales villes brésiliennes montrent la défaite des candidats soutenus par le président Jair Bolsonaro, au profit des candidats du centre et de la droite modérée.

    Traduction Nico Maury

     

    Les candidats de Bolsonaro sont vaincus dans les grandes villes brésiliennes

     

    Selon les résultats publiés par le Tribunal électoral supérieur, à Sao Paulo, la ville qui compte le plus d'électeurs dans le pays, avec près de 9 millions, l'actuel maire, Bruno Covas du Parti social-démocrate brésilien (PSDB) en a profité, et remporte environ un tiers des voix 32,8%.

    Cependant, Covas devra affronter la gauche et ancien candidat à la présidentielle Guilherme Boulos (PSOL) au deuxième tour le 29 novembre, ce candidat a remporté 20,2% des voix.

    "Il est confirmé que Jair Bolsonaro sera le principal perdant du premier tour des élections municipales. Les candidats qui ont reçu son soutien ont la possibilité d'accéder au second tour que dans 3 capitales".


    "Le 1er tour des élections municipales du brésil pour Jair Bolsonaro:
    - seuls 2 de ses candidats sont qualifiés dans les capitales pour le 2nd tour (Rio de Janeiro et Fortaleza);
    - Son candidat à São Paulo, Russomano, fini quatrième."


    Le candidat soutenu par Bolsonaro, le conservateur Celso Russomanno, a terminé à la quatrième place, avec un peu plus de 10% des voix.

    À Rio de Janeiro, deuxième plus grande ville du Brésil, le centre-droit Eduardo Paes a terminé premier avec près de 40% et sera au second tour avec l'actuel maire, le leader ultra-conservateur et évangélique Marcelo Crivella, soutenu par Bolsonaro qui a reçu 21,9% des voix.

    Les résultats à Belo Horizonte, la troisième ville du pays, l'actuel maire Alexandre Kalil a obtenu plus de 50% des voix, laissant de côté l'aspirant "Bolsonariste" Bruno Engler, recueille autour de 10%.

    Recife, l'une des capitales du nord-est du Brésil, décidera du sort de la mairie entre Joao Campos, du Parti socialiste brésilien (PSB), et sa cousine Marilia Arraes, représentante du Parti des travailleurs.

    Le chef de la police Patricia Domingos, soutenu par Bolsonaro, a terminé à la quatrième place avec moins de 15% des votes.

    A noter que la veuve de Marielle Franco, Monica Benicio, est élue conseillères de Rio de Janeiro et avec le plus de voix.


    Dans la ville de Belém (capitale du Pará), considérée comme la plus grande ville du nord du pays, avec 98,65% comptés, le candidat du Parti Socialisme et Liberté (PSOL) Edmilson Rodrigues a obtenu 34,24% des voix, dépassant au candidat de la patrie, Delegado Eguchi qui a obtenu 23,06%.

    A Manaus, la capitale de l'état d'Amazonas, les anciens gouverneurs Amazonino Mendes et David Almeida se réuniront au second tour. Le colonel Menezes, soutenu par Bolsonaro, a obtenu moins de 10%.

    La ville de Fortaleza a donné un peu de satisfaction à Bolsonaro, puisque le candidat qu'il a soutenu, Wagner Sousa Gomes, dit "Capitaine Wagner", disputera le second tour avec un candidat de centre-gauche.

    Après avoir annoncé les premiers résultats électoraux, qui ont marqué la défaite de ses candidats, Bolsonaro a supprimé de ses réseaux sociaux un post des jours précédents dans lequel il demandait à ses partisans de voter pour différents candidats dans les villes du pays, dont Crivella et Russomanno. .

    À Rio de Janeiro, Monica Benício, veuve de la conseillère assassinée du Parti du socialisme et de la liberté (PSOL) et défenseuse des droits humains Marielle Franco, a été élue conseillère aux élections municipales.

    Selon le TSE, Benício a obtenu 22.916 votes (99,9% des votes comptabilisés) qui lui assurent un siège à la Chambre municipale de l'État le plus touristique du pays.

    Lors des élections de ce dimanche, près de 148 millions de Brésiliens ont voté pour élire leurs maires et conseillers.

    Malgré le caractère local, ces élections municipales peuvent également être interprétées comme un thermomètre de ce que seront les élections présidentielles de 2022.

     

    Source en français (traduction de Nico Maury): https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Les-candidats-de-Bolsonaro-sont-vaincus-dans-les-grandes-villes-bresiliennes_a15422.html

    Source en espagnol: https://www.telesurtv.net/news/brasil-bolsonaro-pierde-elecciones-municipales-20201116-0002.html

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  • La crise politique au Pérou part de la destitution du président Martín Vizcarra par l'Assemblée législative du pays. Accusé de corruption et après un simulacre de procès, le Congrès péruvien a destitué ce dernier le 9 novembre.

    Des manifestations ont éclaté dans tous le pays pour dénoncer le "coup d'état". La crise économique et à la pandémie de Covid-19 font surgir, comme au Chili, le besoin d'un nouveau modèle économique et politique, la nécessité de mettre fin à la constitution néolibérale de 1993.

    Article et traduction Nico Maury

     
    Manifestations et crise politique majeure au Pérou
     
    Accusé de corruption à la suite de la diffusion d'un enregistrement le mettant en cause dans un contrat de complaisance supposé d’un chanteur, le Congrès ouvre une procédure de destitution à l’encontre de Martín Vizcarra le 11 septembre 2020. Il échappe à la destitution le 18 septembre, la motion recueillant seulement 32 votes favorables sur les 87 nécessaires.

    La justice annonce le 10 octobre l’ouverture d'une enquête pour corruption. Celle-ci ne commencera ses travaux qu'après le départ du pouvoir de Martin Vizcarra, celui-ci étant couvert par l'immunité présidentielle. Une nouvelle procédure est enclenchée en novembre suite aux témoignages de plusieurs hommes d’affaires, qui ont affirmés devant la justice avoir versé en 2014 des pots-de-vin à Martín Vizcarra, alors gouverneur de la région de Moquegua, en échange de contrats pour des travaux publics, ce qu'il dément.

    Le président du parlement Manuel Merino prend la tête du mouvement en faveur de l'inculpation de Vizcarra. Il est finalement destitué par le parlement le 9 novembre 2020 avec 105 voix pour, 19 contre et 4 abstentions.

    Le président du parlement Manuel Merino lui succède le lendemain et devient président par intérim.

    Manifestations et crise politique majeure au Pérou
     "Coup d'état" parlementaire et manifestations

    Les manifestations de grandes ampleurs éclatent dans le pays, les manifestant.e.s accusent le parlement de « coup d'État » . Aux cris de « Merino ne sera jamais mon président ! » ou « ce Congrès ne me représente pas ! » les péruvien.ne.s occupent les rues de la capitale, Lima. Le Défenseur du peuple a dénoncé un usage indiscriminé de la force par la police.

    Trois personnes sont tuées lors d'une manifestation brutalement réprimée par la police le 14 novembre. Le Congrès appelle Merino à démissionner immédiatement le 15 novembre, ce qu'il fait le jour même.

    Le Parlement doit désormais nommer un nouveau président parmi ses membres, le troisième en moins d'une semaine après la destitution par cette même assemblée de Martin Vizcarra, populaire président mis en défaut par une procédure expéditive qui témoigne de la fragilité des institutions péruviennes.

    Les membres du Congrès péruviens ne sont pas parvenus à un accord pour élire une nouvelle présidence.

    Manifestations et crise politique majeure au Pérou
     
    "C'est l'immense rejet citoyen qui s'exprime dans les rues, sur les réseaux sociaux, à travers les cacerolazos" (Concert de casseroles) déclare le Parti Communiste du Pérou (Patria Roja).

    "Comme pour toute dictature, les putschistes se soutiennent en recourant à la répression et n'ont pas tardé à faire couler le sang contre le droit légitime de manifester. Nous rejetons les mesures répressives, nous demandons une sanction exemplaire contre les responsables du meurtre des jeunes manifestants, que les manifestants d'être soumis à la terreur et que la campagne pour amalgamer Patria Roja avec le Sendero Luminoso cesse.

    Merino, Aráoz et leur combo facho doivent partir immédiatement et céder la place à un gouvernement provisoire qui garantit un calendrier électoral et la transparence du processus, qui ne cède pas face à la corruption, qui gère efficacement la lutte contre la pandémie, qu'il acte une augmentation des salaires et protège l'emploi, qui alloue une augmentation du budget à la santé et à l'éducation.

    Nous exprimons notre solidarité avec les familles des victimes, les blessés et détenues. Le Pérou est un peuple digne, qui dit ASSEZ! aux abus, à la pourriture et à l'arrogance qui caractérisent les classes dirigeantes."

    Le Parti Communiste du Pérou (Patria Roja) explique que la "démocratie" ne peut être sauvée dans le cadre de la Constitution néolibérale de Fujimori (1993). La lutte contre le coup d'État Merino / Flores ne doit pas être une lutte pour le gouvernement de Vizcarra. Les luttes populaires doivent aboutir à un processus constituant, une nouvelle république, une nouvelle constitution, une nouvelle démocratie, un nouveau modèle économique, une souveraineté nationale, un développement industriel basé sur les besoins réels du peuple péruvien.
     
     
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  •  

    Je suis entrain de lire un livre sur les .

    Et je me pose la question: comment se fait- il qu’on n’en parle jamais ou si peu? Un travail d’histoire et de mémoire est fait en particulier dans notre département au sujet de la Retirade ; des expos, un film vient de sortir sur les camps de notre département, un musée magnifique a ouvert ses portes depuis quelques années à Rivesaltes, il en existe un aussi à La Jonquere, et rien, motus sur ces hommes étrangers qui se sont engagés auprès du peuple espagnol pour faire barrage au fascisme.       

    Quelle est cette omerta? Pourquoi cette amnésie? Cela dérangerait- il trop nos consciences pour qu’on n’en parle pas? Qu’est ce qui se passe dans notre inconscient collectif, pour enfouir cet épisode de l’histoire au fond du trou de l’oubli?         

    Pourtant, dans cette période trouble que nous vivons, faire un rappel historique pour dire que des hommes, et femmes mais peu nombreuses, de toutes nationalités se sont battus pour défendre la LIBERTÉ, et au nom d’une idée ont donné leur vie pour que vivent dignement d’autres hommes, serait, me semble-t-il la moindre  des choses, serait faire un devoir de mémoire, serait rendre hommage à cet esprit d’abnégation qui les a poussés à s’engager dans une lutte qui en apparence n’était pas la leur, mais qui malheureusement a concerné la planète. Ils savaient que l’ tombant sous le joug du fascisme était la porte ouverte à la 2 ème guerre mondiale.         

    Alors on écrit, on montre des photos, on parle de la Retirade, fruit des conséquences de la guerre d’Espagne, mais on ne peut regarder en amont, comme si on culpabilisait de ce qui est arrivé.         

    Le livre raconte jour  après jour les combats qui se sont déroulés sur les différents fronts de la guerre. Ce livre est un petit livre édité par «  L’ Amicale des Anciens Volontaires Français en Espagne Républicaine ». Il s’intitule : Épopée d’Espagne. Brigades Internationales. 1936- 1939. En plus du texte, il y a des photos et des cartes des différents fronts de la bataille.          Parler de ce livre, actuellement est non seulement un devoir de mémoire, mais aussi un cri d’espoir pour montrer aux jeunes, dans le tumulte d’aujourd’hui , que l’on peut dépasser les clivages, les croyances, les soi-disant communautés, pour aboutir TOUS ENSEMBLE, unis, vers une seule communauté, la Communauté Humaine.         

    Parmi ces hommes, deux célèbres, deux écrivains, Hémingway et Malraux, mais combien d’anonymes de toutes nationalités ont formé ces brigades : le général Kléber ( Stern, un Autrichien) , le lieutenant-colonel Dumont ( Français) Douglas ( Jacob Vladimir Schmutchkievitch, Soviétique) la Compagnie Juive : Naftali Botvine, le docteur Pierre Rouquès ( Français) , Gallo ( Luigi Longo, Italien) Frantz Dalhem ( Allemand) ….. la liste est longue, et je ne peux faire l’impasse  de deux personnes qui me sont proches, mon beau-père André Tourné, et mon oncle paternel, tombé sur le front de l’Èbre, Philippe Marsal, que je n’ai pas connu.           

    Si je réfléchis, c’est peut être aussi pour ça que je me sens redevable, envers eux, mes proches, de faire ce retour sur le passé. Et puis, aussi, faire balance sur l’actualité, puisqu’on nous parle actuellement de De Gaulle partout et en particulier sur les chaînes télévisées. Mais il n’y a pas eu que de Gaulle.

     L’Histoire ce sont les Hommes qui la font. Tous ensemble.

    S. Tourné

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  • Macron soutient 

    Françafrique, mais aussi Eurafrique et Usafrique sont à juste titre pointés du doigt dans ce texte du Collectif , ce qui nous rappelle qu’il ne suffit pas de dénoncer un impérialisme si nous ne les combattons pas tous. Notons aussi les mérites de ce texte qui montre clairement le deux poids deux mesures dans le traitement de l’image à l’étranger des dirigeants africains, nos médias stigmatisant les dirigeants indépendantistes et souverainistes de gauche et, au contraire, ayant toutes les indulgences pour les marionnettes de l’Occident.

    Plus d’une centaines de personnes sont mortes dans les violences et la répression suivant la proclamation par Ouattara de son élection.


    ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE EN CÔTE D’IVOIRE

    PAS CRÉDIBLE, PAS LÉGITIME, PAS DÉMOCRATIQUE

     

    On se souvient que A. D. Ouattara a été installé au pouvoir après la capture à la manière des négriers de la traite des noirs de l’ex-président, L. Gbagbo, celui qui avait demandé de recompter les bulletins pour éviter le bain de sang.

    Depuis, la constitution limitait le mandat présidentiel à deux fois et voilà, qu’après avoir annoncé à grand cri qu’il ne serait pas candidat, que Ouattara traficote la constitution pour se présenter pour un troisième mandat.

    Ouattara fait exclure tous les prétendants, dont Gbagbo, en lui refusant de fait son passeport alors que la CPI l’acquitté pour n’en retenir que quatre, dont Bédié et Affi Nguessan.

    Sa Commission électorale indépendante (CENI), taillée sur mesure, a annoncé sa victoire avec 94 % des voix et une participation de 53,9 %.

    Dénonçant cette mascarade électorale finalement de fait boycottée par les populations, l’opposition a annoncé avoir mis en place un Conseil National de Transition (CNT) présidé par l’ancien président Henri Konan Bédié qui « a pour mission de mettre en place dans les prochaines heures un gouvernement de transition »(Pascal Affi N’Guessan au nom de toute l’opposition).

    Ces forfaits autocratiques sont couverts par les institutions néocoloniales africaines comme la CEDEAO sans parler de l’UEMOA(zone CFA colonial) et les « partenaires » (sic!) de la françafrique, l’eurafrique et l’usafrique prompts à jeter le qualificatif de « dictateurs » sur les Mugabe, Kadhafi, Sankara, Sékou Touré, Modibo Keita, Nkrumah, Nasser, Jammeh, Nguema, etc, se terre dans un silence bruyant dans les cas ivoiriens et guinéens.

    Ouattara tout comme Condé tuent dans leur pays respectif et doivent dégager.

    Le Collectif Afrique dit stop aux tueries et arrestations du pouvoir illégitime de Ouattara et appelle à la solidarité active avec le peuple martyr de la terre africaine de Côte d’Ivoire.

    La France doit respecter le droit d’asile et accorder le droit d’asile aux réfugiés ivoiriens.

     

    5/11/2020 – Collectif Afrique /France – CA

     

    Source : https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Sanctionner à tout prix pour se justifier de s’être perdu dans une telle procédure

    Dans une administration cornaquée d’une main de fer thatchérienne/reaganienne, il faut filer droit, et, pour être gratifié, faire du zèle. C’est ce que le Rectorat de Poitiers, par l’intermédiaire de sa Rectrice, Bénédicte Robert, fait, sur et contre les “4 de Melle”, 4 enseignants (syndiqués à Sud Education) qui, au printemps 2020, se sont mobilisés contre les nouvelles épreuves dites E3C du nouveau baccalauréat Blanquer, un Bac/Lycée “low cost”. Bien que les conseils disciplinaires des 4 mis en cause n’aient pas voté majoritairement en faveur de sanctions, la direction de l’administration décide, seule, comme elle le fait par ailleurs (Ministère du Travail, etc), de celles-ci, à savoir, un déplacement d’office ; une exclusion temporaire de 15 jours sans traitement ;  une rétrogradation de l’échelon 2 à l’échelon 1 ; un blâme. Ces sanctions sont, pour deux d’entre elles, “légères”, et les autres sont plus sévères, sans être, fort heureusement, la plus grave possible (la révocation). C’est que le Rectorat n’a pas voulu perdre la face : par principe, parce qu’il s’était engagé dans cette mauvaise voie, il fallait sanctionner, malgré tous et malgré tout, et, EN MEME TEMPS, il fallait que ces sanctions ne soient pas trop graves pour que le mouvement en faveur de ces enseignants ne se prolonge en s’aggravant. 

    Des décisions qui en disent si longs sur les décideurs et, in fine, l’UE, la tutrice

    Les 4 enseignants vont contester administrativement, et publiquement, par un prolongement des mobilisations, ces 4 décisions/sanctions. Elles traduisent l’état d’esprit de celles et ceux qui sont à la tête des administrations et singulièrement de l’Education Nationale : de ces fameux “démocrates” en faveur de la “liberté d’expression” quand elle se fait en dehors de leur périmètre de responsabilité, quand elle ne les concerne pas, quand ils la contrôlent, et sinon, dès que, au contraire, ils sont mis en cause, ils ne la contrôlent pas, ils perdent immédiatement leurs convictions de “démocrates”. Elles traduisent également ce que l’adoption de la loi Blanquer de la confiance/méfiance induisait : toujours plus affaiblir et mettre en cause les enseignants, y compris depuis l’assassinat de Samuel Paty qui a donné lieu à de grandes déclarations solennelles, creuses et mensongères. Elles traduisent, enfin, dans chaque pays européen, le sens de ce que l’Union Européenne exige de ses Etats membres : faciliter la “mobilité” des enseignants, y compris en les licenciant ! et ce bien que l’UE publie régulièrement, notamment ces derniers mois, des textes publics par lesquels elle appelle ces mêmes Etats à renforcer leur “politique” dans l’Education, à augmenter le nombre et les salaires des enseignants. C’est que, une fois qu’elle a écrit cela, elle exige exactement le contraire de ces affirmations, dans les textes qui concernent la gestion budgétaire des Etats, notamment par le transfert de parties gérées par les Educations publiques à des entreprises privées, dont on connaît le principe néolibéral du meilleur “moins disant” !

    Pour soutenir les 4 de Melle, ce que la commission Education du PRCF fait et vous appelle à faire, vous pouvez faire un don, même modeste, pour financer leurs actions juridiques et publiques : https://www.lepotcommun.fr/pot/n9i5n24r

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • LETTRE OUVERTE.

    Leon Landini.

    • Président de l’Amicale des Anciens Francs-Tireurs et partisan de la Main d’œuvre Immigrée des Bataillons Carmagnole- Liberté de la région Rhône-Alpes. (Unité de laquelle Charles Tillon a déclaré : « Carmagnole-liberté, un des plus beaux fleurons, si ce n’est le plus beau fleuron de la Résistance armée française »).
    • Officier de la Légion d’Honneur.
    • Médaille de la Résistance.
    • Interné de la Résistance.
    • Grand Mutilé de Guerre suite aux tortures endurées lors de son arrestation.
    • Décoré par le gouvernement de l’Union Soviétique au titre de la Résistance.
    • Président du Pôle de Renaissance  en France (PRCF)

    ADRESSE AUX DIRIGEANTS DES ASSOCIATIONS SE RÉCLAMANT DE LA MÉMOIRE DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION

     

    Mesdames et Messieurs les dirigeants des Associations, chargées de défendre la mémoire des Résistants et des Déportés.

     

    Au moment où l’ensemble de nos médias, sous les directives de l’Union Européenne, à longueur d’ondes ou de colonnes, banalisent quotidiennement le nazisme et le fascisme, criminalisant sans cesse le communisme, il est indispensable que sur ce sujet, nos écrits soient d’une clarté absolue, reflétant avec rigueur la vérité historique sans aucune concession ni complaisance.

    Pas d’oublis volontaires, pas de phrases sibyllines, qui contribuent  à permettre aux falsificateurs patentés de l’ contemporaine, leur campagne de dénigrements  et de criminalisation envers l’Union Soviétique et les communistes et en conclusion envers toute la Résistance et plus particulièrement contre le programme du Conseil National de la Résistance, que nos gouvernants s’attachent avec virulence à faire totalement disparaître.

    J’ai l’honneur, sinon l’avantage, de faire partie de la génération de Résistants qui se sont engagés très jeunes dans le combat antifasciste et patriotique et qui arrivent aujourd’hui au terme d’une longue existence, longue mais toujours militante.

    Pour la bonne compréhension des choses, il m’est utile dès à présent de vous indiquer que je résidais à Saint-Raphaël  dans le Var et que pendant la guerre, la zone « dite libre » dans laquelle je vivais avec ma famille, n’a été occupée qu’à partir  du 11 novembre 1942.

    La Côte d’Azur faisait partie de la zone qui fut à ce moment-là occupée par l’armée italienne. Ce qui signifie que jusqu’au 11 novembre 1942  il n’y a pas pu y avoir d’attaque directe contre l’occupant, car il n’occupait pas encore notre région.

    Cela n’a pas empêché mon frère Roger, mon aîné de 12 ans, (dont une rue de Saint-Raphaël porte le nom) de faire, dès décembre 1940; dérailler 8 wagons de marchandises dans la gare de triage de Fréjus-Plage, où se trouvaient des wagons en partance pour l’Allemagne, créant dans la dite gare un bel embarras pendant plusieurs jours.

    En ce qui me concerne, j’ai, le 12 septembre 1942, à l’âge de 16 ans et demi,  participé au déraillement d’un train de marchandises allemand entre Cannes et Saint-Raphaël et cela je le répète, alors que la Côte d’Azur n’avait pas encore été occupée. Ce déraillement fut probablement un des tout premiers qui eut lieu entre Marseille et Vintimille.

    Dès le 11 novembre 1942, c’est-à-dire dès l’occupation de la zone « dite  libre », les FTP-MOI raphaëlois ont tout de suite attaqué directement les troupes d’occupation italiennes.

    D’abord en sectionnant les lignes téléphoniques que les soldats italiens installaient pour pouvoir communiquer entre eux. À ce moment-là les Italiens annoncèrent que s’ils surprenaient quelqu’un en train de couper les fils du téléphone, il serait abattu sur le champ. Ces menacent ne ralentirent en rien  nos actions qui au contraire s’amplifièrent. 

    Ensuite, nous les avons attaqués en déposant des  bombes dans les locaux où se trouvaient des soldats italiens, en blessant gravement plusieurs d’entre eux.

    À cette époque-là je participais activement aux actions des FTP-MOI.  

    C’est à Saint-Raphaël qu’explosèrent, entre Marseille et Vintimille, les premières bombes déposées contre les troupes d’occupation.

    À la suite de ces diverses attaques, l’OVRA, (police politique italienne) après une courte enquête, a commencé les arrestations. Début mars 1943 ils ont arrêté deux de nos camarades FTP-MOI de Saint-Raphaël. Le même jour ils sont venus chez moi, mais n’étant pas à la maison j’ai pu ainsi échapper à l’arrestation.

    Fin mars 1943, étant donné mon jeune âge, je n’avais pas encore 17 ans, les camarades de la direction régionale des FTP-MOI, me firent muter en Creuse, où je rejoignis  un maquis FTPF commandé par Jean Baptiste Virvialle.

    Peu de temps après mon arrivé en Creuse, mon père et mon frère, qui étaient restés à Saint-Raphaël, ont été arrêtés par les carabiniers italiens et effroyablement torturés.

    Par la suite ils furent déportés en Allemagne, mais au cours de leur transport, grâce à l’aide de cheminots résistants, ils purent  s’évader et réussirent à me rejoindre en Creuse.

    Mon frère fut présenté au commandement régional des  FTPF du Limousin par Jean Baptiste Virvialle.

    Il lui fut alors demandé s’il acceptait de partir à Lyon pour participer au commandement d’une unité de FTP-MOI composée de tout jeunes combattants.

    Il accepta et quelques temps plus tard je partis le rejoindre.

    À Lyon je fus intégré au bataillon Carmagnole.

    Après la Libération j’ai reçu plusieurs distinctions honorifiques.

    La lecture de mes états de service permirent au Ministère de la Défense, de me nommer Officier de la Légion d’Honneur. Mes états de service mentionnaient entre autres :

    • A participé à une quarantaine de déraillements et sabotages de dépôts de locomotives.
    • Dans les diverses attaques auxquelles il a participé, il y fut abattu une quarantaine d’ennemis.
    • Se distingua particulièrement, pour avoir le 13 juin 1944, avec trois de ses camarades, attaqué à la grenade, en plein jour et en plein centre de Lyon, un convoi de parachutistes allemands, faisant, uniquement ce jour-là, une trentaine de morts ou de blessés graves.
    • A participé à l’attaque de divers garages où étaient parqués des véhicules allemands, sabotant les moteurs de plus de 300 voitures et camions.
    • A participé à l’attaque de plusieurs usines travaillant exclusivement pour l’armée allemande.

    Sachez que je ne rappelle pas tout cela pour me faire valoir, car je n’ai jamais eu d’autre juge que ma propre conscience.

    Ce que je dis, je le dis haut et fort, car je m’adresse à vous au nom de 52 de mes camarades qui sont morts sous les tortures de Klaus Barbie et cela sans lâcher un seul nom à leurs tortionnaires. Pour certains nous n’avons jamais connu leur nom ni même retrouvé leurs corps après la Libération.

    S’ils ont pu supporter l’insupportable et s’ils ont pu se couvrir de gloire à leur insu, c’est parce qu’ils avaient la conviction de lutter pour une France libre, forte, indépendante, démocratique et souveraine, en un mot ils se battaient pour un monde meilleur, de justice et de paix.

    Aujourd’hui, malgré mon âge (94 ans) ma colère monte, lorsque je vois la manière dont le sens de notre combat est déformé, voire nié, insulté et traîné dans la boue et m’inquiète fort en pensant  que lorsque les derniers résistants communistes auront quitté ce monde, les calomnies déjà énormes contre la Résistance, et surtout, contre la Résistance communiste, ne connaitrons probablement plus de limites et que cette inversion de la réalité historique ne soit en fait, qu’une aide puissante à la fascisation de notre pays.

    Avec à la clé, de nouvelles persécutions contre mes camarades communistes, progressistes et syndicalistes qui subissent d’ores et déjà une grave répression.

     

    Un jeune professeur d’histoire de mes amis, ne m’a-t -il pas rapporté récemment que l’un de ses bons élèves, formaté par ce qu’on lui avait alors « appris » en classe à propos de l’Union soviétique, s’était montré tout surpris d’apprendre par son nouveau professeur, que les communistes français avaient massivement résisté à l’occupant et à ses collaborateurs, car jusqu’alors il lui avait été enseigné que les communistes, c’est-à-dire ceux qui fournirent les gros bataillons des Fusillés de Châteaubriant, du Mont-Valérien, de la Citadelle d’Arras, etc., étaient les « alliés de Hitler.

    Je me rends compte avec hargne que la calomnie anticommuniste et antisoviétique est multiforme et acharnée.

    En France, voilà que maintenant on s’attaque sur les « excès de l’épuration », alors que mon amie Annie Lacroix-Riz, petite-fille de déportée juif et professeur d’histoire émérite de l’Université Paris-Diderot, vient de publier un livre significativement intitulé « La NON-épuration en France », où elle montre avec une foule de références archivistiques qu’au contraire de la doxa actuelle, la France n’a pas été épurée de la vermine nazie, et l’Allemagne fédérale encore moins.

    Des nazis et des collabos qui monopolisaient les postes de pouvoir, à l’instar du sanglant Maurice Papon, sont passés sans débotter de la déportation des juifs à la répression des communistes et autres manifestants pour l’indépendance algérienne.

    Même et y compris le répugnant Bousquet, responsable en France de la mort et de la déportation de dizaines de milliers de juifs. Après la Libération il fut invité à l’Élysée à la table de Mitterrand.

    Aujourd’hui, c’est tout juste, s’il ne faut pas glorifier Louis Renault, qui fut condamné à l’indignité nationale pour sa collaboration économique juteuse avec les Allemands, et traiter comme des usurpateurs, voire des bandits, les communistes français qui furent le fer de lance de la Résistance armée, que ce soit au sein la guérilla urbaine (parmi lesquels, se distinguèrent les FTP-MOI du groupe Manouchian « dit de L’Affiche rouge », ou encore La 35ième Brigade Marcel Langer de Toulouse.

    Marcel Langer fut condamné à mort par les tribunaux des « Sections Spéciales ».

    Le 23 juillet 1943, au moment où ses gardiens « français » l’emmenaient vers la guillotine il s’écria Vive la France !  À bas les boches ! Vive le Parti Communiste !

    Et bien tout comme Marcel Langer, mon ami, mon camarade, mon frère de combat, Simon Frid, âgé de 21 ans, fut  condamné à être guillotiné, toujours par le tribunal des « Sections Spéciales » mis en place par Pétain et ses séides.

    Le 4 décembre 1943, dans la cour de la prison Saint-Paul à Lyon, au moment où les gardiens emmenaient Simon vers la guillotine, il se débattit  et déclara à ses gardiens lâchez-moi et je vais vous faire voir comme sait mourir un jeune communiste, et il alla tout seul  se placer sous la machine à couper les têtes.

    Au moment précis où le couperet tomba, tous les prisonniers de la prison Saint-Paul, afin de lui rendre hommage, se mirent à chanter la MARSEILLAISE ET L’INTERNATIONALE (Une rue de Lyon porte désormais son nom). 

    Par ailleurs, les résistants communistes se distinguèrent aussi bien dans les maquis de Corrèze, du Vercors, de St-Antonin, de l’Ariane, etc…….

    Et tout particulièrement, lors de l’insurrection libératrice de Paris, l’insurrection était commandée par le communiste Rol-Tanguy.

    Tout comme, la grande grève patriotique des mines, de mai-juin 1941 dirigée par le PCF et la CGT clandestins, ou 100 000 mineurs cessèrent  le travail et cela au prix de centaines de martyrs fusillés par les nazis à la Citadelle d’Arras.

    Aujourd’hui des politiciens véreux, aidés dans leur tâche par de faux historiens, calomnient la Résistance Communiste en prétendant que nous n’avons résisté qu’après l’invasion hitlérienne de l’URSS.

    Pour démontrer ces falsifications, je souhaite rappeler, avec des arguments irréfutables, que les communistes se sont engagés  les premiers et sans avoir attendu juin 1941.

    Comme preuve voici d’abord quelques phrases prélevées sur une lettre adressée au Général de Gaulle, par le poète Jean Brüller (dit Vercors) qui n’était pas communiste.

    • « Pourquoi a-t-il fallu  que je retrouve sous votre plume les calomnies ordinaires que l’on porte contre les communistes …. Car mon Général, je mentirais par omission en ne témoignant pas pour eux.
    • La première lettre que j’ai reçue, en août 1940, qui m’appelait à la Résistance était signée du communiste Jean-Richard Bloch.
    • La première réunion à laquelle j’ai assisté en octobre 1940, chez le poète Arcos, s’était faite à l’initiative du même, accompagné du communiste Joliot-Curie, du communiste Wallon, du communiste Maublanc, du communiste Francis Jourdain.
    • La première revue clandestine fondée en décembre 1940 La Pensée Libre – était une revue communiste.
    • Le premier organe clandestin des intellectuels résistants fut fondé en avril 1941 par le communiste Jacques Decour (fusillé en 1942).
    • L’un des tout premiers résistants que j’ai « pratiqué » fut arrêté presque sous mes yeux, puis torturé à mort, c’était le communiste Holweg » ….. Je ne parlais que du court passage (quelques lignes) où vous reprenez contre les communistes français l’accusation courante de s’être abstenus de la Résistance jusqu’à l’entrée en guerre de l’URSS (….)
    • Cependant quel autre « Parti » a édité clandestinement une revue résistante dès 1940 ? Les radicaux, les socialistes, les modérés ? Quel « réseaux » issu d’un « Parti » a fonctionné avant les réseaux communistes ?

    Mais si cette démonstration ne suffisait pas à vous convaincre,  je pourrais également citer des écrits d’un livre d’Henri Noguères, ancien Président de la Ligue des Droits de l’Homme, ancien Résistant et historien, qui lui non plus n’était pas communiste.

    Il écrit : « Je pense que c’est faire un injuste procès à un grand nombre de Résistants et de faire insulte à de nombreux morts communistes que de propager cette idée reçue selon laquelle la résistance n’aurait commencé pour le Parti Communiste qu’au lendemain de l’agression contre l’URSS.

    Tillon à Bordeaux, Marcel Paul en Bretagne, Romagon en Champagne, Ouzoulias à Paris, Lecœur dans le nord (et ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres) ont regroupé dès 1940 tant de militants communistes dans la Résistance active. Notamment en créant l’Organisation Spéciale (O.S) qu’il n’est pas convenable ni même simplement décent de prétendre, comme l’ont fait tant de mémorialistes à mémoire courte et sélective et tant d’historiens à vue basse plus soucieux d’atteindre leur objectif  que de faire preuve d’objectivité, que seuls des communistes agissant à titre individuel ont participé aux combats de la Résistance pendant toute la première année ».

    Et il ajoute : « il est toutefois une supériorité que nul ne peut contester aux communistes : c’est la part déterminante, prise par la résistance communiste dans le domaine de l’action directe …. Ils ont été pendant très longtemps pratiquement les seuls à frapper l’occupant en multipliant les attentats individuels, les embuscades, les sabotages ferroviaires, les attaques de locaux.

    L’ensemble de la Résistance, en reconnaissant par la suite la nécessité de donner priorité à l’action immédiate, rendra hommage à la tactique de guérilla à outrance préconisée par les FTP. »

    Puis, il y a également l’appel lancé à Bordeaux le 17 juin 1940 par Charles Tillon dirigeant national du Parti Communiste Français, qui est, si nécessaire, une preuve supplémentaire.

    Cet appel à la Résistance, distribué à plusieurs milliers d’exemplaires par les militants communistes dans les rues de cette ville, est à ma connaissance le seul véritable grand appel à la résistance, qui en juin 1940 a été distribué en si grand nombre. (Mais cela n’est pratiquement jamais rappelé).

    Charles Tillon avait été envoyé à Bordeaux par la direction nationale de son Parti, pour prendre contact avec les communistes recherchés par la police.

    Dans cette région du Sud-Ouest, il représentait le PCF et toutes les initiatives qu’il prenait étaient prises au nom de son Parti.

    Cela n’a pas empêché le Musée de la Résistance nationale de Champigny, en évoquant cet appel dans un bulletin pédagogique destiné au concours de la Résistance dans les collèges et lycées, d’écrire : « En juin 1940 Charles Tillon est dans la région de Bordeaux. Député communiste entré dans la clandestinité depuis les mesures contre le Parti Communiste …. De sa propre initiative  il rédige un tract condamnant la guerre impérialiste et le fascisme hitlérien et appelant à la lutte pour l’indépendance nationale ……

    Pourquoi de sa propre initiative ? N’était-il pas le porte-parole et le représentant du PCF dans cette région ?

    Jamais personne n’a osé poser la question de savoir si  le discours, que le  Général de Gaulle a prononcé le 18 juin 1940 à Londres, était ou n’était pas réalisé de sa propre initiative ?

    Arrivé à ce point, il me semble nécessaire de démontrer  que l’engagement des communistes dans la lutte contre le fascisme et le nazisme a, et de loin, précédé tous les autres.

    Pour cela il me faut vous rappeler que dès 1936, lors de la guerre d’Espagne, les communistes créèrent les Brigades Internationales pour voler au secours de la République espagnole agressée.

    Environ 3500 Brigadistes payèrent de leur vie cet engagement contre le fascisme et le nazisme.

    Ce n’est que quelques années tard, que notre pays reconnaissant leur mérite, décida d’honorer ces hommes et ces femmes, qui furent les premiers à défendre la liberté de la France, en s’opposant les armes à la main au fascisme et au nazisme.

    Leur engagement et leur sacrifice furent reconnus et honorés par le gouvernement français, qui leur fit attribuer « la carte d’Ancien Combattant ».

    À présent je veux revenir au tout début de la création des premières organisations de résistance en France.

    Tous les mouvements de résistance ne sont pas nés au même moment.

    À l’exception du Parti Communiste qui ne faisait que continuer sa lutte contre le fascisme et le nazisme entamé depuis des années.

    D’autres organisations sont nées plus tard, certaines à partir d’un journal. C’est le cas de « LIBÉRATION » de « COMBAT » et de FRANC-TIREUR ».

    Je crois utile d’attirer votre attention sur le fait que le premier numéro de « Libération » est daté de juillet 1941, celui de « Combat » et celui de Franc-tireur sont datés de décembre 1941. (Avaient-ils tous attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour s’engager ?)

    Il est vrai que pour certains, la Résistance n’a commencé que par des mots et cela a même parfois duré longtemps, puisqu’on les appelait les « attentistes ».

    Ce qui me faisait dire à l’époque, « heureusement que les communistes montrent l’exemple, sinon les autres auraient longtemps attendus le jour J.

    Pourtant même avec le recul du temps, je persiste à penser que cette appréciation demeure valable et que sans l’engagement des communistes entraînant dans leur sillage les patriotes désireux de chasser l’ennemi, la Résistance armée française n’aurait pas été en mesure de jouer le rôle qu’elle a joué, tout particulièrement dans les derniers mois précédant  la Libération.

    « Un peuple qui ne se bat pas pour sa liberté est un peuple indigne de la liberté »

    De leur côté, des « attentistes » n’ont eu de cesse de nous reprocher que par nos actions militaires nous étions responsables de la mort d’otages innocents. (Et cela a continué à m’être reproché même y compris après la libération).

    Là, une question se pose : nos actions sont-elles vraiment responsables de l’exécution d’otages ?

    La première réponse qui s’impose, est un principe : « Un peuple qui ne se bat pas pour sa liberté est un peuple indigne de la liberté »  

    Pour éviter les sanctions de l’occupant, avions-nous le droit de rester passifs et d’attendre que d’autres se fassent tuer à notre place afin de nous rendre notre liberté ?

    La deuxième réponse est que les nazis n’avaient nullement besoin de prétexte pour tuer et massacrer des innocents. Auschwitz, Treblinka et plus près de nous Oradour, et Maillet en sont la preuve.

    En région lyonnaise, entre le 14 juillet 1944 et le 20 août 1944, sans aucune raison et sans justification, 450 détenus ont été massacrés par les nazis.

    Dans la seule journée du 20 août 1944, 120 personnes extraites du Fort-Montluc (où j’étais moi-même interné) ont été massacrées (et le mot  est faible) à Saint-Genis-Laval (banlieue lyonnaise). Trois de mes compagnons de cellule ont été emmenés et abattus ce jour-là.

    Au moment où les SS les embarquaient, Alfred Vial, un de mes codétenus me serra contre lui en me disant :

    « si tu t’en sors et qu’un jour tu rencontres un de mes parents tu lui diras qu’au moment d’être fusillé je crierai vive le Parti Communiste. »

    Quant aux otages, il est bon de rappeler que le plus grand nombre d’entre eux étaient des « nôtres », c’est-à-dire des  résistants et le plus souvent des communistes.

    En ce qui me concerne, bien qu’ayant participé à un certain nombre d’opérations militaires, je n’ai jamais eu connaissance que des otages ont été abattus après une action aussi importante soit-elle, réalisée par mon unité.

    Et dernier point sur ce sujet. Depuis plus d’un demi-siècle, que je feuillette des lettres de fusillés,  je n’ai jamais trouvé une seule ligne condamnant les actions de Résistance, ou demandant d’arrêter les combats.

    Dans la dernière lettre que mon ami Simon Frid a adressée à sa sœur avant d’être guillotiné, il a écrit à la fin de sa lettre et après sa signature « Vengez-moi !» en aucun cas il ne demandait de cesser les combats.

    Comment cacher l’interdiction du Parti Communiste Français et la répression dès 1939

    Toutefois pour la bonne compréhension de tous ces évènements, il m’apparait nécessaire de faire un retour en arrière. Le 26 septembre 1939, le Conseil des ministres décide la dissolution du Parti Communiste Français. Quiconque contrevient à ce décret encours une peine pouvant aller de un à cinq ans de prison. Ce Parti n’a donc plus d’existence légale. Contrairement à certaines légendes, le Parti n’a pas d’appareil clandestin.

    Après cette dissolution, toutes les liaisons sont interrompues, des communistes ont été amenés à prendre seuls ou à quelques-uns des initiatives afin de démontrer au peuple français que la bataille pour la liberté et pour un monde meilleur ne faisaient que commencer.

    Des erreurs ont pu être commises, mais on m’a toujours dit que pour ne pas se tromper il n’y avait qu’à ne rien faire.

    Toutefois, il est vrai que certains de nos camarades avaient été troublés par la campagne d’intoxication médiatique menée à l’époque contre le pacte de non-agression germano-soviétique, en laissant croire, (comme cela se fait de plus en plus, encore de nos jours) qu’il s’agissait d’un pacte d’alliance.

    Les menaces de prison, les arrestations de dirigeants et d’élus communistes avaient rendu timorés certains de nos compagnons.

    Les raisons d’avoir peur n’étaient pas vaines, car dès le mois de janvier 1940un député socialiste, François Chasseigne propose de « mettre les chefs communistes hors d’état de nuire en prenant la mesure qui s’impose à savoir un coup de pistolet derrière la nuque ».

    Le 20 février 1940, c’est au tour d’un autre député socialiste Georges Barthélemy d’éructer en séance que « que les dirigeants communistes devraient être traduits immédiatement devant des tribunaux militaires pour ensuite, non pas subir le feu du peloton d’exécution, ce serait trop d’honneur, mais être poussés sous le couperet ».

    C’est leur « sympathique » confrère Albert Sérol  (encore un socialiste), qui finalisera ces belles déclarations par le décret du 12 avril 1940, qui porte son nom, prévoyant la peine de mort pour « tout français qui aura participé sciemment à une entreprise de démoralisation de l’armée ou de la nation ayant pour objet de nuire à la défense nationale »

    Des mesures contre les communistes furent immédiatement prises.

    À la mi-octobre 1940, 317 municipalités communistes avaient été dissoutes. 2500 conseillers généraux déchus de leurs mandats, des milliers de militants emprisonnés, 39 députés communistes écroués à la Santé.

    Pour s’engager dans la Résistance dans ces conditions il fallait « en avoir » comme disent les jeunes d’aujourd’hui.

    Pourtant, malgré des conditions extrêmement difficiles et dangereuses, dès juin et juillet 1940 et bien que désorganisés, les communistes conscients que les combats ne s’arrêteraient pas avec la capitulation de Pétain et l’occupation de la France, commencèrent à ramasser les armes abandonnées par l’armée française en déroute. Dès l’occupation, des attaques directes, aussi bien contre l’outil industriel que contre l’armée occupante eurent lieu.

    Cependant, les actions de ces pionniers de « l’action immédiate » demeuraient largement incomprises par le peuple de notre pays, pourtant elles démontraient par l’exemple et par de nombreux sacrifices, que la violence devenait la plus grande école du patriotisme résistant.

    Et je vais le rappeler ci-dessous.

    Toutefois, malgré des conditions extrêmement difficiles et dangereuses,  nous les Résistants communistes, même lorsque l’armée allemande ne fêtait que des victoires, nous nous battions toujours avec la CONVICTION que l’armée Rouge réagirait le moment venue.

    Ce ne fut que le Jour où nous apprîmes, que l’armée nazie venait d’être archi- battue à Stalingrad, que l’État-major allemand fut fait prisonnier avec 300 000 de ces soldats, que nous avons laissé éclater notre joie.

    Nous nous embrassions comme des enfants. Désormais les choses allaient changer, nous ne nous battions plus avec la conviction de vaincre, mais désormais, grâce à   Stalingrad  c’était avec la CERTITUDE que la Victoire était toute proche.

    Et nous ne fûmes pas les seuls à avoir compris que les choses allaient changer. Des collaborateurs convaincus et zélés comprirent que le vent ne soufflait plus en leur faveur et ils cherchèrent des solutions pour échapper à la punition qu’ils avaient 100 fois méritée.

    Certains se débrouillèrent pour prendre l’avion pour se rendre à Londres et en revinrent chargé de gloire,  d’autres adhérèrent à des réseaux de soi-disant résistants qui attendaient toujours le jour et même et y compris jusqu’après la Libération. Quand ils n’en trouvèrent pas, ils les créèrent.  

    Après la Libération nous avons retrouvé des juges qui pendant la guerre avaient lourdement condamné des Résistants et qui après la Libération continuaient leur fonction de juge, condamnant encore des anciens Résistants pour des actions  que ces Anciens Résistants avaient effectuées pendant la guerre contre des collaborateurs. À ma connaissance, plus d’un millier de Résistants furent condamnés.

    Mon camarade et ami, Jean-François Rossi qui en 1942 avait réussi à s’enfuir de Paris pour échapper à une  condamnation à mort prononcée par  les nazis, il arriva à rejoindre la Côte-d’Azur et vint se cacher chez la famille Landini.

    Toutefois, s’il avait pu échapper aux boches pendant la guerre, après la Libération il n’échappa pas à la justice toujours « dite française ». Arrêté il fut maintenu 48 jours au secret, parce que son unité avait pendant la guerre exécuté un notaire qui avait à plusieurs reprises dénoncé  et fait arrêter des résistants. Après 48 jours de prison il fut mis en liberté provisoire. Ce sont les véhémentes protestations de ses camarades résistants qui finirent par lui obtenir cette libération. 40 ans, plus tard, lorsqu’il décéda il était toujours en liberté provisoire.

    Cela étant, je tiens à rappeler que l’O.S. l’Organisation Spéciale du Parti Communiste a été, après la Libération, reconnue et officiellement homologuée par le Ministère des Armées comme Unité Combattante à partir du 30 octobre 1940.  

    Les Francs-Tireurs et Partisans Français, (FTPF) ainsi que les Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée (FTP-MOI) furent eux aussi officiellement reconnus et homologués comme Unité Combattante à partir  du 1er mai 1941.  

    Tout cela bien entendu bien avant l’attaque contre l’Union Soviétique

    Voici d’ailleurs quelques-unes  des actions ou opérations militaires, accomplies et répertoriées par les communistes dès 1940.

    • Le 6 juin 1940 :Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ».
    • Le 16 juin 1940 :Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise.
    • Le17 juin 1940:  L’appel de Charles Tillon appelant à la Résistance.
    • En Juillet 1940 : À Nantes, une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, a saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la résistance.
    • Le 10 juillet 1940: L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le nôtre ne sera jamais un peuple d’esclaves.
    • En août 1940 : Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrarri, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand.
    • Le 29 septembre 1940 : Le Commissaire central du département, adresse un rapport au Préfet de l’Aube :
    • « Activité du Parti Communiste. J’ai l’honneur de vous signaler que le Parti communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins.
    • Le  5 octobre 1940: Un rapport de Vichy fait état : « Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste à la résignation générale ».
    • Octobre 1940:  Le S.S. Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo de Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».
    • Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti Communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants. Parmi les premiers animateurs de l’OS se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant.

    La liste des survivants artisans de l’OS est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942.

    • Novembre 1940 «Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ».
    • Le 4 décembre 1940: Roger Landini (déjà mentionné).
    • Le même mois:  Eusébio Ferrarri et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy.
    • Le 11 décembre 1940 Au sud-Est de Dijon, les groupes de l’OS dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandises partant pour l’Allemagne.
    • Le 10 mars 1941:  Un groupe de l’OS abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest.
    • Le 30 avril 1941:  Un sous-officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’OS d’Eusebio Ferrari.
    • Début mai 1941:   Le groupe d’Eusebio Ferrari abat à nouveau des soldats hitlériens à Lambersart.

    Il y a encore de très nombreuses attaques enregistrées et menées contre les troupes d’occupation à travers la France, mais je présume que ces quelques exemples suffisent amplement pour confirmer les écrits de Vercors et de Noguères.

    Cela étant, aujourd’hui, l’ensemble des médias mettent scandaleusement en cause l’URSS, sans tenir aucun compte de la déclaration écrite par le Général de Gaulle en 1944, lors de la signature du Traité d’assistance mutuelle franco-soviétique, signé à Moscou. Dans cette déclaration on y retrouve la phrase suivante : « la Russie soviétique a joué le rôle principal dans notre libération ».

    Par ailleurs, une ignominieuse campagne a toujours été et continue d’être menée contre l’URSS l’accusant d’être responsable de la guerre car elle avait signé un pacte de non- agression avec l’Allemagne.

    Pour démontrer que des preuves existent, prouvant que l’Union Soviétique n’avait pas d’autres solutions que de signer un pacte de non-agression avec l’Allemagne.

    Je vais une fois encore, pour étayer mes dires, utiliser des déclarations d’une personnalité que l’on ne peut pas dire qu’il était proche de l’URSS ou des Communistes. En l’occurrence il s’agit de Winston Churchill, il écrit : « L’offre des soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et traités avec une indifférence,  pour ne pas dire dédain, qui marqua l’esprit de Staline. Les évènements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n’existait pas. Nous avons après-coup terriblement payé pour cela ».

    Et ailleurs, il ajoute en citant le pacte germano-soviétique : « Le fait que semblable accord ait pu être conclu marque le point culminant de la faillite de la politique étrangère suivie depuis plusieurs années par l’Angleterre et la France. »

    Pourtant, c’est  au prix d’énormes sacrifices, de millions et de millions de morts, tombés devant Stalingrad, Leningrad, Koursk et Berlin, démontrant  combien les Soviétiques, payaient cher,  leur,  et notre Libération.

    En ce moment plus que jamais, on présente toujours le traité germano-soviétique de 1940 comme s’il s’agissait d’une alliance agressive alors qu’il s’agissait d’un pacte de non-agression résultant de la fin de non-recevoir répétée et opposée à Moscou par les autorités franco-anglaises qui ont constamment éludé ou saboté la proposition de triple alliance anglo-franco-soviétique qui eût fortement, pour le moins, donné à réfléchir aux agresseurs allemands. Comme l’a d’ailleurs écrit Churchill.

    Souvenons-nous qu’au contraire, les autorités françaises et anglaises de l’époque, tétanisées par leur anticommunisme et cédant à ceux qui disaient « plutôt Hitler que le Front populaire », ont d’abord abandonné l’Espagne républicaine à Franco, Hitler et Mussolini, laissé Hitler réarmer et occuper la Rhénanie;

    Permis à ce dernier d’annexer l’Autriche, à nos gouvernants de signer le scandaleux pacte de Munich dépeçant notre alliée la Tchécoslovaquie, poussé la Pologne des colonels à refuser la main tendue antihitlérienne avancée par Staline. Puis organisé cette « drôle de guerre » au cours de laquelle pas un coup de fusil n’était tiré contre la Wehrmacht à l’Ouest, tandis que deux corps expéditionnaires français attaquaient en Finlande et en Syrie pour signifier à Moscou qui était leur véritable ennemi.

    Par ailleurs, l’URSS avait tout à craindre du Japon impérial et militariste qui s’apprêtait à l’attaquer à l’Est, quelle autre solution avait-elle, pour ne pas lutter seule contre le monde capitaliste tout entier, que de signer un pacte provisoire de non-agression qui lui permettait de gagner du temps, de produire massivement des munitions, de briser l’alliance scellée entre Hitler, Mussolini et l’Empereur nippon ? La réalité, c’est que ce pacte, si douloureux soit-il, était un mal nécessaire dans des conditions données, et qu’il a permis provisoirement de scinder le front fasciste mondial, tout en préparant, l’armée Soviétique à faire front et à vaincre la plus puissante armée de monde.

    Quand l’Union soviétique eut contenu, puis, par ses propres moyens, écrasé  « L’invincible » Wehrmacht à Stalingrad, devant Moscou et devant Leningrad.

    La mise en place de la Coalition antihitlérienne mondiale doublée, tout en soutenant dans chaque pays la mise en place de puissants Front patriotiques antifascistes dont le PCF fut l’initiateur en France (sous la forme du Front national pour l’indépendance de la France) avant que ne pût prendre forme le Conseil national de la Résistance qui unifiait la France libre sise à Londres et Alger, et les formations de FTPF (dirigées par le Front national) et de FTP-MOI (dirigés par le PCF clandestin).

    Prétendre donc, comme le fait actuellement le Parlement européen, que le pacte germano-soviétique fut le déclencheur de la seconde Guerre Mondiale  est un mensonge qui dédouane Hitler et ses complices fascistes, qui multipliaient les agressions depuis 1933 et dont il n’eût tenu qu’aux dirigeants bourgeois et anticommunistes occidentaux de se prémunir en acceptant la main tendue de l’URSS.

    C’est en réalité le pacte profasciste implicite des « démocraties » occidentales de plus en plus autoritaires et fascisantes, qui espéraient tourner Hitler contre l’URSS, et ont liquidé  chez eux le mouvement ouvrier de classe, qui a permis la seconde guerre mondiale.

    Et c’est au contraire, dans une très large mesure, la résistance communiste porteuse d’union patriotique et antifasciste à l’échelle nationale et mondiale, qui a brisé l’hitlérisme, préparé la libération et, s’agissant de la France, permis les magnifiques avancées sociales et démocratiques mises en place à 90% entre 1945 et 1947, quand Thorez, Croizat, Marcel Paul, Billoux, Charles Tillon, Casanova, qui tous étaient ministres communistes du gouvernement d’union patriotique.

    Mais ce n’est pas tout. Tout récemment, sans que la presse s’en fasse l’écho et sans que les grands défenseurs patentés des droits de l’homme n’aient protesté, le parlement européen, de Johann Bardella (RN) aux « Verts » en passant par les « socialistes », les macronistes et les « républicains », a voté une résolution scélérate qui place sur le même plan le Troisième Reich exterminateur et l’URSS en amalgamant odieusement comme « totalitarismes » les tortionnaires racistes et antisémites qu’étaient les nazis, aux militants communistes, leurs pires ennemis, partisans de principe d’une humanité débarrassée de l’oppression de classe, de genre ou de nation !

    Cette fausse fenêtre entre nazis et communistes vise en réalité, en mettant un signe d’égalité entre l’État génocidaire de Hitler et le premier pays socialiste de l’histoire, entre Klaus Barbie et Jacques Duclos et Benoît Frachon, (qui dirigeait le PCF clandestin durant toute l’Occupation et présidait l’Assemblée nationale de  1945 à 1947) à BANALISER les premiers et à criminaliser les seconds, cette motion liberticide et proprement fascisante signée par Jadot, Glucksmann, Bardella, Loiseau, Bellamy, tout en CRIMINALISANT les communistes, dont les auteurs de ce texte fascisant appellent ouvertement à interdire les symboles (à demi-mots, cela vise la faucille et le marteau et jusqu’aux T-shirts Che Guevara). Honte à ces tristes individus, dont certains osent se dire antifascistes et « de gauche », et cela, dans une Union européenne dont les hautes autorités ne voient aucun problème à coopérer avec de francs nostalgiques de Hitler (Pays baltes, Autriche, Ukraine), de Mussolini (Salvini), du régent fasciste Orban (Hongrie), tout en appelant à s’armer toujours plus pour prendre une sorte de revanche contre le peuple russe dans le cadre de l’OTAN.

    C’est pourquoi je vous adjure d’être fidèles à la mémoire des héros et des martyrs de la Résistance et de la déportation qui étaient clairement ANTIfascistes sans être bien au contraire ANTIcommunistes – car nous étions tous conscients que le sort du monde se jouait à l’Est, où étaient concentrées les 2/3 des armées nazies, et que le Débarquement de Normandie, dont De Gaulle n’était même pas averti, est arrivé bien tardivement dans l’histoire de la seconde guerre mondiale. Clairement, sans la moindre concession à l’air du temps actuel, qui est contre-révolutionnaire, antisoviétique et anticommuniste, je vous adjure de ne pas céder au « politiquement correct », de ne pas céder à l’euro-latrie ambiante, de regarder en face la nature violemment réactionnaire de la « construction » actuelle, et de refuser catégoriquement l’amalgame entre communistes et fascistes. Car à l’arrivée, tout cela ne fait que conforter la fascisation des États européens, dont le nôtre qui est de plus en plus violemment policier, liberticide et anti-syndicaliste et au final, que menacer les libertés de tous.

    Qu’on se souvienne du mot du pasteur allemand Niemöller, pourtant violemment anticommuniste et pangermaniste initialement qui mettait en garde les amis des libertés en leur disant « quand on a enfermé les communistes… ». Souvenons-nous aussi du mot de l’écrivain antifasciste Bertolt Brecht qui disait « il est encore fécond le ventre dont a surgi la Bête immonde ». La Bête immonde, c’est la fascisation galopante, qui a repris dans notre pays et sur notre continent ; le « ventre fécond », c’est l’anticommunisme et l’antisoviétisme à retardement, expressions concentrées de la haine de classe à l’encontre de tous ceux qui combattent l’exploitation capitaliste et les guerres impérialistes.

    Au soir de mon existence, je vous remercie de vous engager de plus en plus fort car sous l’emprise de l’anticommunisme et d’une nouvelle chasse aux sorcières continentale, notre pays n’est plus en démocratie. Il est vrai qu’il n’est plus en démocratie depuis le référendum de 29 mai 2005, où notre peuple refusant majoritairement par référendum d’être enchainé à une Union Européenne et que  Sarkozy et ses acolytes, réunis au château de Versailles, trahissant la volonté du peuple français nous aliénèrent à l’Union Européenne.

    Quant à cette Europe atlantique, anticommuniste, russophobe, antisociale, non seulement elle n’est pas une protection contre la guerre et le fascisme, mais, dominée par les grands intérêts financiers et largement pilotée depuis Berlin, elle n’est plus qu’une prison des peuples dangereuse pour le monde du travail, les libertés démocratiques et la paix.  

    Avant de conclure je souhaiterai en quelques mots, évoquer la libération du camp d’Auschwitz. Événement  qui depuis quelques jours occupe une grande partie des émissions télévisées. 44 chefs d’États étaient présents à ces cérémonies.

    Pourtant je regarde assez souvent la télé, peut-être l’ai-je raté, mais à aucun moment un hommage amplement mérité n’a été rendu à l’Armée Rouge qui a laissé beaucoup de ses soldats en route afin de venir libérer Auschwitz.

    Voici comment, par de soi-disant oublis on ne dit pas toute la vérité et l’on cache aux téléspectateurs, ce que les internés survivants d’Auschwitz, doivent à l’Armée Rouge, car à quelques jours près les nazis auraient eu le temps de tout faire disparaître, n’avaient-ils déjà pas fait sauter une partie des fours crématoires ?

    Rappeler l’holocauste subi par les juifs, j’y suis particulièrement sensible car beaucoup de mes frères de combats étaient d’origine juive.

    Mais je ne suis pas capable de laisser dire  sans m’insurger violemment, que les juifs se sont laissés sans réagir, déporter comme des moutons et cela me révolte.

    Les FTP-MOI étaient composés majoritairement de camarades juifs. Et depuis de très longues années, je suis souvent le seul à mettre en évidence la part primordiale prise par mes compagnons dans la Libération de notre pays.

    Divers historiens ont reconnu et écrit que les FTP-MOI ont été le fer de lance de la Résistance Armée dans notre pays.

    Alors pourquoi cela n’est-il pratiquement jamais rappelé par certaines  organisations juives ? Serait-ce parce-que les FTP-MOI étaient une organisation, créée par le Parti Communiste ? Je ne vois aucune autre raison qui permettrait d’effacer les combats, le courage et l’héroïsme manifestés par des hommes et des femmes pendant les sombres années, où la mort les attendait à chaque pas. HOMMAGE ET RESPECT à ces héros que certains voudraient oublier.

    Léon LANDINI

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Entretien du 16/11/2020 avec Jérôme Rodrigues, Gilet jaune. Alors que les Gilets jaunes célèbreront le 17 novembre leur deuxième anniversaire, Jérôme Rodrigues revient sur ce qu'il reste du mouvement. Selon lui, «la colère n'est toujours pas apaisée». Faisant le lien avec la crise économique liée au Covid-19, il déclare qu'une autre catégorie de personnes en France va «entrer sur le marché de la misère dans les mois à venir».

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  • À Saint-Avold, en Lorraine, des Gilets jaunes se sont mobilisés dès le 17 novembre 2018, et ont tenu jusqu’à présent. Un livre, qu’ils ont écrit collectivement, retrace leur mouvement.

    En Lorraine, ancienne région minière, région industrielle où les entreprises ferment les unes après les autres, des Gilets jaunes se sont mobilisés dès le 17 novembre 2018. Et ils sont restés, sur les ronds-points, dans les cabanes. Le livre Le rond-point de Saint-Avold. Nous, Gilets jaunes, nos 600 premiers jours, publié aux éditions Syllepse, retrace cette mobilisation, en textes et en photos, à travers les voix de ceux qui l’ont vécue. Fait de de photos et de souvenirs rassemblés, le livre a été écrit à une centaine de mains. C’est le « nous » qui s’y exprime. Extraits.

    « Le rond-point de Saint-Avold, c’est nous, les écrivains en herbe. C’est notre histoire que nous allons raconter plus en détails pour que vous nous connaissiez mieux. Nous en sommes fiers, de l’appellation GJ de Saint-Avold, frappée d’un sigle GJ en forme de cœur que nous portons sur nos dos et sur nos drapeaux. Nous avons été de tous les combats depuis le 17 novembre, levant les barrières des péages, bloquant la circulation, apportant notre soutien aux grévistes de la région, allant le samedi dans toutes les grandes villes de Lorraine, montant régulièrement à Paris en plusieurs bus pour les grands actes nationaux. Nous avons connu des hauts et des bas. Mais nous sommes toujours là. Nous avons tenu notre cabane jusqu’à fin mai 2020 et puis on nous l’a enlevée. Mais nous sommes toujours sur le rond-point. Et, alors que l’épidémie de corona a révélé encore plus visiblement tout ce contre quoi nous luttions – inégalités sociales criantes, pauvreté, isolement social, autoritarisme du gouvernement, abandon des services publics et sous-financement du système de santé, nous espérons que notre combat sera rejoint par de nombreux autres. Et nous affirmons, encore une fois : « On lâche rien ! »

    (…)

    Lundi 19 novembre 2018

    Dès le matin, quelques GJ attendent l’ouverture du magasin. Ils récupèrent le matériel entreposé et le barnum est vite monté. Nous installons deux tables pour y stocker les dons reçus la veille ainsi que les croissants que certains ont apportés pour bien commencer la journée. Quelqu’un propose d’apporter une vieille machine à café dont il ne se sert plus.
    – « Je vais la chercher à la maison !
    – OK, lui répond-on, mais où va-t-on la brancher ?
    – J’ai une idée, s’exclame l’un des gars. Apporte
    aussi une rallonge ! »
    Ni une ni deux, le gars part demander au marchand de sapins installé non loin de là si nous pouvons brancher une rallonge sur son coffret de chantier. Le marchand accepte et nous lui offrons café et croissant pour le remercier. Hourra ! Le branchement fonctionne, nous avons désormais l’électricité. Nous branchons deux machines à café et installons un néon pour l’après-midi, car la nuit vient déjà assez vite. Nous pensons aussi à nous procurer les murs de toile du barnum pour nous mettre à l’abri de la pluie. Toute la journée, on nous offre des denrées : du pain, des conserves, des saucisses et des merguez. Le tas déborde. Demain, il faudrait prévoir un barbecue, ou improviser quelque chose de ce genre. Toute la journée aussi, les voitures nous saluent d’un Klaxon. Souvent, elles arborent un gilet jaune sur le tableau de bord. Les camionneurs s’en donnent à cœur joie, certains font deux fois le tour du rond-point avant de prendre la bonne direction. Contents, nous répondons d’un signe de la main à chaque coup de Klaxon. Nous restons jusqu’à la tombée de la nuit, puis nous partons après avoir à nouveau rangé tout le matos dans le magasin.

    Mardi 20 novembre 2018

    Toujours les mêmes têtes qui s’affairent à mettre le QG en place. Ce matin, les automobilistes se déchaînent sur le Klaxon. On se demande ce qui leur prend… C’est là qu’on remarque sur le grand écran publicitaire une inscription géante : « Un Klaxon = un soutien ». On ne sait pas qui a fait le coup, mais ça a de la gueule (merci, inconnu !). Le groupe prend forme. Une tasse de café à la main, on se parle, on apprend à mieux se connaître, d’où on vient, ce qu’on fait, ce qui nous amène ici. Il y a là les deux Christian, Raymond, Rose, Philippe, Juan, Willy, JB, Angelo, Sylvie, Antoine, Julien, Hasan, Nadia, Tony, Ali, Bébel, Véro, Paolo, Laurent, Guy, Raph, Bernard, Martin, Jojo la Flèche et d’autres encore… Mais pas facile au bout de trois jours de retenir tous les noms…

    Jeudi 22 novembre 2018

    Il fait de plus en plus froid. Nous avons besoin d’un abri plus solide car on ne sait pas combien de temps tout cela durera. Nous faisons un appel au don de palettes, outils, clous – tout pour construire un petit coin en dur. Tout va très vite, le matériel s’amoncelle et arrive de tous les côtés. Nous construisons donc une annexe en palettes contre le barnum. Sur le rond-point, la routine s’installe peu à peu. Parmi les seniors, Bernard et Freddy déambulent lentement mais sûrement sur les passages piétons pour freiner la circulation. Parmi les plus jeunes, JB vient à vélo tous les matins à 9 h 30 se placer sur la bretelle d’accès au Cora pour filtrer la circulation. À chaque fois que des flics s’approchent trop près, il les filme avec son smartphone en récitant l’article du code pénal l’autorisant à le faire. Puis, à 17 heures, il enfourche son vélo et s’en va. On s’active, ça bouge de tous les côtés. La baraque avance bien, des planches arrivent par dizaines.

    (…)

    Samedi 1er décembre 2018

    8 h 30 du matin, rond-point du Cora à Saint-Avold. Déjà près de 300 GJ sont en train de bloquer le rond-point. Comme depuis quinze jours, chaque nouvel arrivant fait le tour pour saluer tous ceux qui sont déjà sur place. Christian P., délégué syndical de l’entreprise Neuhauser (gros groupe de l’agroalimentaire), est venu avec une petite délégation pour distribuer aux gens des viennoiseries qu’ils produisent, mais surtout pour sensibiliser les GJ à la crise que traversent les salariés du groupe. Neuhauser, dont le patron est millionnaire, symbolise bien les dégâts que fait à notre industrie le capitalisme actuel. Le groupe a bénéficié de plus de 80 millions d’euros d’aides du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) pour moderniser les locaux et soi-disant favoriser les embauches. Or, il s’apprête à licencier 185 personnes. Le personnel est en grève et, ce matin, les grévistes font signer une pétition aux GJ présents. Bien sûr, tout le monde y va de sa signature. Sandra, accompagnée d’Émile, un cameraman amateur, en profite pour faire un reportage sur l’affaire Neuhauser pour le quotidien local, le Républicain lorrain. De plus en plus de GJ arrivent. Parmi eux, il y a des nouveaux, comme Thomas, un jeune professeur des écoles, et François, un mineur à la retraite.

    Après un café et une part de gâteau, nous nous regroupons au centre du rond-point. Et, vers 11 heures, sidérés, nous voyons se dessiner à l’horizon des gyrophares bleus… Première visite des FDO dans notre petite ville. Six estafettes, une trentaine de CRS. Ils prennent position sur toute la largeur de la route. Personne ne comprend le pourquoi de la manœuvre… Première sommation. Ils nous demandent de quitter le rond-point. Personne ne bouge. Deuxième sommation. Et, tout de suite, gazage intensif. Dans un premier temps, les gens, qui ne s’attendaient pas à ça, se mettent à l’abri. Mais, très vite, ils ripostent avec tout ce qui peut servir de projectiles. La bataille venait de commencer. Un bras de fer se joue. Le rond-point disparaît doucement dans un nuage de gaz et de fumée noire de pneus brûlés. Nous sentons que nous sommes les plus forts ; les CRS reculent.

    C’est alors que nous subissons pour la première fois, dans notre petite ville, des tirs de LBD. L’un des GJ est grièvement blessé à la mâchoire. Pendant que quelques personnes, en particulier Angelo, s’occupent de lui, tentant d’arrêter les saignements et de faire un bandage, le reste des troupes repousse les indésirables hors de la ville. Grâce aux téléphones portables, les nouvelles vont très vite. D’un côté, nous apprenons ce qui se passe à l’Arc de Triomphe, de l’autre, nous alertons toute la région sur les événements qui se produisent chez nous. L’atmosphère est fébrile. On sent qu’on vit un moment historique, que le rapport de force est en train de basculer.

    Gilets jaunes face à la justice : 3000 condamnations prononcées, 1000 peines de prison ferme

    L’après-midi, des GJ arrivent de toutes parts, coloriant en jaune le bitume gris de la chaussée. Un hélicoptère de la Gendarmerie tourne au-dessus de nos têtes. Tout le monde prend place sur notre rond-point. Avec la venue de toute cette foule, une catégorie nouvelle pour notre rond-point fait également son apparition. Des personnes arrivent qui sont équipées de boucliers rudimentaires et arborent une barre de fer à la ceinture. Elles érigent des barricades, font des stocks de canettes de bières vides et de pavés démontés sur le rond-point. Des groupes de GJ se forment, et ça discute vivement partout. 17 h 30. La cavalerie débarque avec l’arrivée de la nuit, cette fois-ci, en surnombre. Il n’est plus question désormais de sommation, les ordres sont clairs : il faut dégager le rond-point. Tout est fait pour y arriver le plus vite possible : grenades, gaz, tirs de LBD, tout y passe. Très vite, les gens reculent. Mais certains restent tétanisés.

    Gérard remarque une personne âgée en difficulté. Il décide de se porter à son secours et de l’aider à évacuer. Mais il s’effondre tout à coup, sans savoir dans un premier temps qu’il vient d’être touché par une balle de LBD qui l’a blessé au flanc. Quand il essaie de se relever, une deuxième balle percute sa jambe. Plus qu’une chose à faire : surmonter la douleur, dégager la personne en difficulté et rejoindre la voiture pour aller se faire soigner. Les FDO repoussent tout le monde vers le centre-ville. Christian, qui est resté en première ligne pour voir l’évolution des choses, constate qu’il ne reste plus beaucoup de GJ mais que la chaussée est occupée par les gens venus armés et déterminés à en découdre. L’affrontement devenant de plus en plus violent, il décide à son tour de quitter les lieux. Beaucoup d’entre nous constatent par les médias les dégâts qu’a subis le centre-ville : vitrines brisées, incendies de poubelles… Certains sont choqués, d’autres comprennent et pensent qu’il faut user de tous les moyens dans la lutte que nous menons.

    Certains se demandent s’il s’agit de l’œuvre de casseurs, d’autres suspectent une opération des FDO pour discréditer le mouvement, un troisième groupe présume que les GJ aussi peuvent être enragés. L’affaire fait débat. En tout cas, le lendemain, on n’entend plus parler que de la casse dans le centre-ville, rien sur notre légitime colère et nos revendications. Nous comprenons que le gouvernement nous a déclaré la guerre et que nous allons devoir nous organiser pour inverser le rapport de forces. »

                                 Nous, Gilets jaunes, nos premiers 600 jours, Syllepses, octobre 2020.                            Le livre peut être commandé depuis le site de l’éditeur.Photo de une : Un rassemblement de Gilets le 17 novembre 2018 / Wikimédia Commons.

     

    source: https://www.bastamag.net/

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