• VENEZUELA : Un communiqué des Forces Armées Nationales Bolivariennes

    Le 23 octobre dernier, l'Assemblée Nationale et sa direction ont approuvé un accord qui s'immisce dans l'institution militaire. A ce sujet, les Forces Armées Nationales Bolivariennes, fidèles à leurs véritables traditions démocratiques et dans le strict respect de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela, expriment au glorieux peuple vénézuélien et aux nations leurs réserves concernant le contenu et le style de certaines des choses énoncées dans cet accord qui, malheureusement, ne contribuent en rien à la concorde, à l'harmonie et à la compréhension nécessaires pour surmonter les difficultés et avancer dans la résolution de nos problèmes.

     Il faut impérativement signaler que l'article 328 de la Grande Charte stipule que notre institution est essentiellement professionnelle et sans militantisme politique, au service exclusif de la nation. Pour cette raison, c'est un contresens de chercher à l'impliquer dans une situation éminemment séditieuse qui n'est pas de ses compétences et obéit à des objectifs de groupes partisans.

     Plus pernicieuse encore est la prétention d'exiger la désobéissance ou l'inaction face à des décisions émanant de pouvoirs publics légalement constitués dans un régime démocratique dont cette institution est précisément le gardien et le défenseur le plus zélé. Une telle prétention peut être interprétée comme une incitation à l'insubordination ou au soulèvement.

     On ne peut exiger des Forces Armées Nationales Bolivariennes ce qu'elles ont toujours fait : respecter et défendre la Constitution. Ainsi, il serait contraire à la nature originelle de cette organisation militaire d'agir contre la société à laquelle elle appartient quand nous sommes obligés de nous ériger à tout prix en garants de ses droits, de son progrès et de sa liberté.

     Il est surprenant que les députés qui ont approuvé cet accord se rendent dans des instances internationales pour demander leur intervention dans des affaires intérieures qui ne concernent que les Vénézuéliens sous le prétexte fallacieux d'une altération de l'ordre constitutionnel grâce à un soi-disant coup d’État qui n'a été mené à bien d'aucune façon. En effet, aucun acte de force qui oblige à invoquer l'article 333 de la Constitution ne s'est produit.

     Cette conduite systématique n'est rien de plus qu'un mécanisme sournois et pervers pour encourager l'ingérence ou même l'incursion d'une puissance étrangère sur le territoire de la Patrie par laquelle ils aspirent lâchement à concrétiser leurs obscures ambitions de pouvoir en ignorant les conséquences néfastes que peut avoir pour leurs congénères une telle action.

     Leur véritable but n'est autre que de porter gravement atteinte aux institutions du pays grâce au chaos et à l'anarchie pour finalement renverser le Gouvernement légitimement établi de monsieur Nicolas Maduro Moros qui, pour nous, n'est pas une position politique mais le Président constitutionnel et le Commandant en Chef des Forces Armées Nationales Bolivariennes qui exerce la suprême autorité hiérarchique et envers qui nous réitérons notre engagement inconditionnel, loyal et inébranlable de respecter et de faire respecter fidèlement la loi suprême de la République qui conceptualise un beau pacte de convivialité pour tous ceux qui vivent sur cette terre bénie. Il convient de souligner le respect que nous avons pour tous ceux qui ont élu les députés actuels de l'Assemblée Nationale parce que c'est le même que nous avons pour ceux qui ont élu l’actuel chef de l'Etat.

    Tout ce qui a été dit avant incarne, sans aucun doute, une grave atteinte à la souveraineté et à l'indépendance nationale car on viole de façon flagrante le principe de l'autodétermination des peuples tout en se mettant au service de la cupidité de l'empire du système capitaliste mondial.

     En conséquence, nous ne cesserons jamais de répéter que ceux qui, sous n'importe quel prétexte, prétendent intervenir sur le sol sacré de la Patrie se heurteront à la résistance de fer des fils et des filles de Bolivar et de Chavez dans leur volonté irréductible de défendre de leur vie chaque coin du pays et chaque conquête sociale obtenue. Ainsi, nous exigeons le respect de la Constitution et des lois de la République.

    Enfin, nous voulons souligner l'appel au bon sens, à la prudence et au dialogue, constamment lancé par le Président de la République dans son noble désir d'obtenir la paix comme principale victoire. Nous exhortons aussi toutes les formes d'organisation sociale, les hommes et les femmes qui aiment ce pays, à ce que nous travaillions tous, en parfaite union et en parfaite harmonie dans le respect,la tolérance et le patriotisme réel et loyal pour résoudre les problèmes et nous diriger vers le grand destin que nous souhaitons tous ardemment.

    Je veux terminer cette intervention en citant le discours d'Angostura de 1819, de notre Père Libérateur Simon Bolivar : « L'amour de la Patrie, l'amour des lois sont les nobles passions qui doivent remplir toute l'âme d'un Républicain... S'il n'y a pas un respect sacré pour la Patrie, pour les lois et pour les autorités, la société est un désordre, un abîme, c'est un combat singulier d'homme à homme, un corps à corps. »

    Proposons-nous comme frères, malgré toutes les différences, de mettre en commun nos similitudes et nos particularités de Vénézuéliens pour construire la pays que nous méritons.

    Chavez vit... La Patrie continue »

    « Indépendance et patrie Socialiste ...

    Nous vivrons et nous vaincrons »

     

    Vladimir Padrino Lopez, Général en Chef

    Publié le 26 Octobre 2016 par Bolivar Infos

     

    Source en espagnol : http://www.correodelorinoco.gob.ve/nacionales/fanb-insta-a-actores-politicos-a-respetar-constitucion-y-evitar-su-interpretacion-a-conveniencia-comunicado/

    Sources en français :http://bolivarinfos.over-blog.com/ &   http://www.communcommune.com 

    Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

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  • Sébastien Jumel, maire PCF de Dieppe (Seine-Maritime) se prononce pour Mélenchon (FB-27/10/2016)Voici le texte de ma tribune qui paraît dans l'Humanité ce jour (27/10/2016-NDLHR). Ma conviction, c'est que l'heure est grave avec une droite primaire et une extrême droite qui menace notre République. Dans ce contexte, il n'y pas de place pour la lutte des places. Pour répondre aux besoins de la population, les communistes doivent entrer en campagne sans tarder, avec leur identité. Ils doivent se saisir des outils les plus efficaces à leur portée. À l’élection présidentielle, cet « outil, » ce porte-parole le plus connu et le plus audible, c’est Jean-Luc Mélenchon, même si nous ne sommes pas d'accord sur tout. Nous devons faire une campagne communiste en prenant part à une dynamique collective où chaque citoyen, militant associatif ou syndical, chaque formation politique aura sa place et son apport original.
    Dans le même mouvement pour les législatives, il faut que dans chaque territoire nous créons les conditions d’une dynamique de rassemblement du peuple de gauche pour porter la colère et l’espoir ainsi que la voix de chaque territoire dans l’hémicycle afin de conjurer le risque d’une Assemblée bleu foncé.

     

    Sébastien Jumel 

     

    L'urgence d’une campagne communiste

    par Sébastien Jumel, maire (PCF) de Dieppe et conseiller régional de Seine-Maritime

     

    En Normandie comme dans la France entière, la crise n’est pas virtuelle. Elle marque les visages, fragilise les familles. Elle détricote le fil de la République dans les territoires en sacrifiant les services publics à la logique d’austérité, à l’instar du recul des dépenses de santé publique de proximité, qui est à la fois symbole d’une logique libérale et l’expression d’une ­violence bien réelle pour les patients et leurs familles. Entre la vague de renoncement de la gauche dite de gouvernement et le risque d’une marée brune, la droite dans sa logique primaire retrouve des accents de revanche de classe.

    L’humain est sacrifié, la jeunesse est jetée dans la gueule du loup : elle voit ses horizons bouchés, elle est contrainte de faire son deuil de l’espoir d’une vie meilleure et d’une école jouant son rôle d’ascenseur social. Le travail est précarisé, fragmenté, menacé et instrumentalisé par les technologies qui devaient nous en libérer. Nos ressources et nos droits sont réduits au simple rang de marchandise. Nous ne pouvons nous y résigner.

    Dans ce contexte d’une extrême gravité, Il y a besoin de communisme. Pour construire une perspective et porter un espoir. Pour porter dans chaque territoire un renouveau industriel comme nous le faisons à Dieppe avec la filière automobile autour d’Alpine. Pour une réappropriation citoyenne des politiques énergétiques respectueuses de l’environnement, de tout l’environnement, y compris des écosystèmes en proximité immédiate avec les lieux de production, comme l’activité de pêche, orpheline d’une politique maritime. Pour un État qui protège les habitants et les territoires dans la capacité d’accès au transport public de qualité, à l’éducation, au logement, à la santé, à la formation, à l’emploi, à la culture, au sport. Pour une organisation territoriale qui préserve l’échelon incontournable de la démocratie qu’est la commune. Pour une politique qui replace les intérêts de ceux qui vivent de leur travail au cœur des enjeux, plutôt que la rente et le capital. Dans ce contexte d’une extrême gravité, il n’y a pas de place pour la lutte des places. C’est pourquoi, sans attendre, les communistes doivent entrer en campagne pour les élections à venir, en se saisissant des outils les plus efficaces à leur portée. À l’élection présidentielle, cet « outil », ce porte-parole le plus connu et le plus audible, c’est Jean-Luc ­Mélenchon. Nous avons d’ailleurs largement contribué à sa visibilité en le choisissant en 2012 et en contribuant pour une large part au programme « l’Humain d’abord », dans sa rédaction comme dans sa diffusion. Et même si nous ne sommes pas d’accord sur tout, je propose de réunir autour de Pierre Laurent les 700 parrainages qui rendront possible cette candidature en donnant du sens et de la lisibilité à la contribution communiste tout en faisant vivre notre identité, en portant les intérêts des classes populaires et moyennes dans le combat politique.

    Nous devons faire une campagne communiste en prenant part à une dynamique collective où chaque citoyen, militant associatif ou syndical, chaque formation ­politique aura sa place et son apport original. Dans le même mouvement pour les législatives, il faut que dans chaque territoire nous créons les conditions d’une dynamique de rassemblement du peuple de gauche pour porter la colère et l’espoir ainsi que la voix de chaque territoire dans l’Hémicycle afin de conjurer le risque d’une ­Assemblée bleu foncé.

    sources: https://www.facebook.com/sebastien.jumel.9 & http://www.humanite.fr/

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  • Vous vous rappelez du nouveau Président du Parlement ukrainien (nommé Rada), Andry Parouby – qui a cofondé le parti néo-nazi Ukrainien en 1991 ?

    [Vidéo] Ça se passe comme ça au Parlement ukrainien…(les-crises.fr-25/10/2016)

    [Vidéo] Ça se passe comme ça au Parlement ukrainien…(les-crises.fr-25/10/2016)

    Le voici à l’oeuvre, dans une éloquente vidéo sur “la nouvelle Ukraine enfin démocratique”, sur les votes à la Rada (il y a 450 élus, il faut donc 226 voix pour un vote, l’opposition vient très peu) :

    source: les-crises.fr

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  • UN REGARD SUR LA FRANCE INSOUMISE

    Pour un avenir commun, la France insoumise s’est retrouvée à Lille les 15 et 16 octobre pour débattre du programme qui sera porté par Jean-Luc Mélenchon aux prochaines élections de 2017. Soutenant cette démarche, je me suis retrouvé faire partie des 650 personnes tirées au sort (non désignées, non élues, non optées, non cooptées) pour participer, à parité égale, aux deux jours de la Convention JLM2017. Sur le parking proche des Halls de la Filature, les participants dont certains avaient passé la nuit assis dans les cars affrétés pour l’occasion, convergeaient de toutes les régions de France. L’entrée était filtrée, état d’urgence oblige, pour le contrôle des sacs et des personnes ; le coût financier de cette obligation ne fut certainement pas anodin pour les organisateurs. Après avoir franchi le goulot d‘étranglement, chacun accédait au site cherchant à prendre ses marques et repérer les lieux : tables d’inscription, ordinateurs à disposition, buvette, toilettes, village militant, stand librairie et salle de la convention. L’accueil se révélait facile grâce à une organisation présente, efficace, chaleureuse, hors du cadre habituellement codé des partis et des syndicats, porté par des camarades dont certains semblaient inaugurer avec une joie non dissimulée un premier engagement militant.

    Le programme « L’Avenir en commun » est symbolisé par la lettre grecque phi (φ) aux multiples significations : hommage à la démocratie née de la Grèce antique, soutien politique à la Grèce actuelle subissant le joug inhumain de l’ordre financier néolibéral de l’Union européenne, symbole de la philosophie accès à la sagesse dans un monde devenu si violemment fou et bouleversé. C’est enfin la prononciation phonétique des deux premières lettres de la France insoumise ! Le programme se décline en quatre urgences : l’urgence démocratique, l’urgence sociale, l’urgence écologique et l’urgence pour la paix. Aucune d’entre elles ne se situe dans un ordre hiérarchique, elles se combinent les unes aux autres et ne peuvent se traiter séparément. La Convention était là pour poser cet acte programmatique fondateur.

    Il est toujours de bon ton d’inviter des personnalités extérieures qui apportent leur soutien à un tel rassemblement. Nulle dérogation donc à la règle et des témoignages furent apportés en direct ou en vidéo par des représentants d’Amérique latine, du Moyen-Orient, d‘Afrique et d’Europe. Je ne citerai que les deux personnalités qui firent l’objet d‘une véritable ovation, deux femmes, Aminata Traoré ancienne ministre de la culture du Mali et Zoé Konstantopoulos ancienne présidente du Parlement grec qui n’hésita pas à qualifier le gouvernement actuel d’Alexis Tsipras de gouvernement ni de droite, ni de gauche, mais de gouvernement de traitres !

    Le point d’orgue fut évidemment l’intervention de Jean-Luc Mélenchon dont les qualités de tribun politique sont reconnues par amis et adversaires. Mais que retenir de cette longue intervention visant à donner une impulsion à cet « Avenir en commun » ? L’urgence démocratique est de sortir de cette monarchie présidentielle qui finit par miner les institutions de la République. Il s’agit bien, par l'élection d’une assemblée constituante, d’instaurer un nouveau cadre institutionnel, une 6e République, pour rendre la parole au peuple, lui permettre de contrôler celles et ceux qui ont reçu délégation de pouvoir. Le vote obligatoire, le vote à partir de 16 ans, le processus révocatoire en sont les aspects les plus visibles.

    Le second point, cœur central de cet avenir en commun est la question écologique, l’instauration de la règle verte, la mise en place d’un outil, la planification écologique qui inscrit les décisions politiques dans l’action immédiate et le long terme. La question écologique n’est plus seulement une question de gestion et de protection de l’environnement, c’est avant tout une urgence qui touche tous les aspects de la vie du pays, depuis l’éducation, la formation professionnelle, l’investissement, l’industrialisation, l’agriculture, la santé, la consommation. Ce fut une véritable leçon de pensée politique autour de cette urgence, situant bien l’enjeu d’une obligation d‘un changement fondamental de notre société, dans la recherche cohérente de l’intérêt général et de la protection des biens communs. Ceci est bien loin des discours convenus des partis dits de gouvernement qui prônent une écologie participative, une écologie non punitive, une écologie basée sur le volontariat, soucieuse avant tout de ne rien changer sur le fond. L’approbation de cette démarche fondatrice n’exclut pas la critique ; elle est d’ordre sémantique lorsque Jean-Luc Mélenchon évoque « l’Anthropocène » pour évoquer le bouleversement actuel de la planète (« l’homme déménage plus de gravats que les forces de la nature »). Mais peut-on parler d‘une Humanité indifférenciée pour rendre compte d’un tel bouleversement inédit dans l’histoire humaine ? Ne serait-il pas plus approprié de parler de « Capitalocène » pour mieux appréhender la dynamique mortifère d’un système productiviste mondialisé ? Le capital s’est accru d’un facteur 130 en trois siècles, engendrant une technostructure orientée uniquement vers le profit, excluant une large part de l’humanité du partage des richesses produites et façonnant une nouvelle nature. Deux références à ce propos, la Déclaration de Cocoyoc dont le MS21 s’est déjà fait l’écho (16 septembre 2015) et le récent ouvrage de Jason W. Moore « Capitalism in the web of life » contribuent à cette remarque.

    La souffrance au travail est partout et l’urgence sociale n’en est que plus grande : explosion des inégalités, angoisse du chômage, suicides sur les lieux de travail. Il faut cesser de vivre avec cette peur sociale, ce qui signifie revaloriser le salaire minimum, limiter le nombre de CDD dans les entreprises, rétablir un code du travail protecteur, limiter les revenus dans une échelle de 1 à 20 (l’économie sociale et solidaire propose une échelle de 1 à 7 et Gaël Giraud, auteur de « L’Illusion financière » de 1 à 12). Un tel cadre social et environnemental devient totalement incompatible avec les objectifs du libre-échange qui conduisent mécaniquement et inexorablement au moins disant social et environnemental. L’opposition aux traités de libre-échange ne concernent pas que ceux conclus ou en voie de l’être avec l’Amérique du Nord (CETA, TAFTA), mais également ceux signés entre l’UE et les pays africains qui ravagent ces pays et engendrent les flux de migrants que nous connaissons. La logique de ces traités laisse de plus les États à la merci de structures privées d’arbitrages pour régler des différends commerciaux et d’investissements des multinationales et signe la fin de la démocratie.

    La dernière urgence, celle de la paix, est pressante devant les conflits qui explosent au Moyen-Orient depuis l’invasion des États-Unis en Irak et les bruits de bottes dans les pays de l’Europe de l’Est, désignant Vladimir Poutine comme le seul responsable de cette situation alors que les Russes se sentent physiquement menacés par le déploiement des forces de l’OTAN à leurs frontières. Il faut faire la paix et contrer ce que le chef d’état-major américain déclare : « un conflit est inévitable et certain avec la Russie ». La sortie de l’OTAN est un préalable indispensable pour sortir de cette logique guerrière.

    Tout le discours de Jean-Luc Mélenchon montre que le programme de « L’Avenir en commun » est totalement incompatible avec le cadre institutionnel de l’Union européenne (UE). Et pourtant au cours de son intervention pas un mot sur l’UE. Pourquoi ? La question doit être posée car elle soulève des interrogations qui demandent à être levées sur la position de la France insoumise vis-à-vis de l’UE. Plusieurs signaux de cette ambiguïté sont apparus. Des témoignages extérieurs sont venus de plusieurs pays de l’UE : Portugal, Espagne, Grèce, Allemagne ; on aurait pu espérer avoir la présence d‘un Britannique pour témoigner de la signification politique du BREXIT, première décision démocratique d‘un pays européen à quitter l’Union européenne. La souveraineté de la France nécessite par ailleurs de sortir le traité de Lisbonne de la Constitution afin que le droit européen cesse de prévaloir sur le droit national. Rappelons la phrase de Jean-Claude Juncker au lendemain des élections en Grèce en janvier 2015 « les choix démocratiques ne peuvent modifier les traités européens ». Pourquoi ce silence alors qu’une intervention forte avait eu lieu la veille pour rappeler que le programme de la France insoumise est l’antithèse absolue des traités européens, que l’UE et l’euro sont antidémocratiques et qu’il faut en sortir, condition sine qua non pour que le programme JLM2017 puisse fonctionner. La question de l’UE est fondamentale, elle surplombe toutes les urgences évoquées dans le programme de « L’Avenir en commun » : l’urgence démocratique (l’affirmation de la souveraineté des peuples), l’urgence sociale (l’abrogation de la loi El Khomri sur le code du travail), l’urgence écologique (la fin d’un productivisme tourné uniquement sur le profit et le libre-échange), l’urgence pour la paix (la sortie de l’OTAN outil de la défense inféodé aux États-Unis). Faut-il aborder la question de l’UE par la combinaison d‘un plan A et d’un plan B, ou par par l’exigence d’un FREXIT posant la question fondamentale du maintien ou non de la France dans l’Union européenne ? Est-ce affaire de stratégie politique ou une position de fond conduisant à un renoncement à terme comme cela fut le cas en Grèce ? Ces questions demandent à être clarifiées, l’ambiguïté est toujours source de confusion et souvent de grande déception pour le peuple.

    Quittons ces interrogations et retournons vers les militants de la Convention. A côté de celles et ceux qui s’engageaient politiquement pour la première fois, se retrouvaient des militants insoumis en rupture souvent douloureuse de leur parti, plus précisément de la direction de leur parti. Souvent au gré de la discussion, s’exprimait l’affirmation de ne plus jamais voter pour le PS pour toutes sortes de raisons que l’on peut aisément imaginer. La parole fut donnée à la France Insoumise pour faire figurer parmi 60 mesures à mettre en œuvre les dix qui paraissaient prioritaires. On peut les énumérer car elles donnent un sens à l’esprit de la Convention : (1) sortir des traités de libre-échange TAFTA, CETA, (2) abroger la loi El Khomri sur le travail, (3) adopter la règle verte, (4) sortir des traités européens, (5) mettre en œuvre la transition énergétique, (6) adopter le principe du droit révocatoire, (7) mettre en place une assemblée constituante pour une nouvelle République, (8) protéger les biens communs, (9) séparer les banques d’affaires et les banques de dépôt, (10) revaloriser immédiatement le smic.

    La Convention de Lille a été un acte fondateur du programme « L’Avenir en commun », avec les ambiguïtés relevées. Mais elle est plus que cela ; elle voit émerger un élan citoyen neuf, identique à celui que l’on a vu apparaître lors du referendum pour le Traité constitutionnel européen (TCE) en 2005. On peut espérer qu’un même élan démocratique, une vague populaire soit au rendez-vous de 2017. C’est très probablement le sens de l’engagement militant des citoyens se reconnaissant dans « L’Avenir en commun » et pour lequel l’enjeu fondamental pour atteindre la réussite électorale ne pourra se concrétiser que par un retour aux urnes des abstentionnistes du sinistre quinquennat de François Hollande. En même temps, peut-on déléguer sans réflexion critique sa voix à Jean-Luc Mélenchon ? Certainement pas, mais le programme qu’il porte fait sens. Il ouvre une voie d’espoir et à ce titre je fais donc le pari pascalien et me détourne de ceux qui veulent incarner la division en affichant comme le martèle par exemple un candidat à l’élection présidentielle la volonté d’une stratégie tout autant anti-Mélenchon qu’anti-Lepen. Refuser cette voie sans issue, c’est une manière d’exprimer un soutien critique au programme de la France Insoumise.

    Michel Marchand

    Marseille

    sources : ms21.over-blog.com  &  ms21.over-blog.com

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  • Le régime d’austérité que subit la Grèce a précipité le pays dans une crise sanitaire. Près d’un tiers de la population ne peut plus se soigner et le système de santé est à la dérive. L’auteure de cette tribune raconte comment des dispensaires sociaux et solidaires se sont multipliés comme autant de résistances à cette situation.

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    Christine Chalier est membre du collectif Solidarité France-Grèce pour la santé. Ce collectif et d’autres qui lui sont liés ont organisé une Caravane solidaire pour acheminer des fonds et du matériel médical et paramédical aux dispensaires sociaux et solidaires grecs.


    Le 1er octobre, une caravane solidaire avec le peuple grec est partie de plusieurs endroits de France. De la pointe du Raz, de Brest, de Coutances, de Caen, de Narbonne et d’Auxerre, une dizaine de véhicules ont convergé vers Vénissieux avant de s’embarquer pour la Grèce. À chaque étape, les caravaniers ont organisé des événements festifs dans le but d’informer sur la situation sanitaire en Grèce et de collecter des fonds et du matériel médical et paramédical pour les dispensaires sociaux et solidaires grecs, qui en ont cruellement besoin. La caravane a rallié sa première étape grecque le 19 octobre, la grande ville de Thessalonique, visitant son dispensaire autogéré et l’usine autogérée VioMe, pour faire le plein de produits solidaires. Elle a rejoint ensuite Athènes, puis Volos… [1].

    Cette magnifique et folle entreprise est l’expression d’une solidarité concrète qui s’exerce en France depuis trois ans déjà avec le peuple grec soumis aux diktats de la « Troïka » [2] et étranglé par l’austérité qui lui est imposée. Depuis 2013, et dans le sillon du collectif Solidarité France-Grèce pour la santé, de nombreux collectifs ont essaimé dans toute la France pour affirmer leur soutien à toutes les résistances à l’austérité en Grèce, et particulièrement au mouvement des dispensaires sociaux et solidaires, qui en sont une émanation frappante.

    L’essai d’un plan qui sera bientôt appliqué à l’échelle de l’Europe

    Ce soutien n’est pas déconnecté des principaux concernés. En mai 2015, le collectif Solidarité France pour la santé a constitué une délégation unitaire de 26 personnes formée de professionnels de la santé, de syndicalistes, de membres organisés et inorganisés, qui s’est rendue à Athènes pour visiter une dizaine de dispensaires, rencontrer les volontaires de ces structures autogérées de résistance et d’émancipation, mais aussi les personnels hospitaliers de deux grands hôpitaux d’Athènes ainsi que d’un hôpital psychiatrique, des syndicalistes, des députés et le ministre et son ministre délégué de la Santé.

    De ce séjour à Athènes, de ces rencontres riches en émotion, en compréhension mutuelle et en appréhension du fait que ce qui est en train de se passer en Grèce n’est que la phase expérimentale d’un plan qui sera bientôt appliqué à l’échelle de l’Europe, est né le désir d’écrire un livre pour coucher sur le papier et partager cette expérience. Ce livre, Les Dispensaires autogérés grecs, publié en septembre aux éditions Syllepse, est l’unique ouvrage de référence sur les dispensaires sociaux et solidaires autogérés en Grèce, dont la montée est concomitante avec l’effondrement du système de santé.

    Les premiers mémorandums appliqués en 2010, qui prétendaient vouloir « redresser » la Grèce, ont provoqué une vague de chômage massive avec des répercussions catastrophiques au niveau sanitaire. En Grèce, la couverture sociale est liée à l’emploi, sa perte équivaut donc de façon systématique à sortir du système de santé. La CMU n’existe pas. Plus de 30 % de la population grecque est dans l’impossibilité de se soigner. Dans le même temps, acculé par les directives et les préconisations européennes, le réseau hospitalier n’a eu de cesse de subir des restructurations, tandis que le secteur privé est florissant. En mai 2015, 400 postes étaient non pourvus sur les 1.400 existants. On estime qu’environ 35.000 lits d’hospitalisation ont ainsi disparu au niveau national, et que les effectifs des personnels soignants ont baissé de 25 % (départs en retraite non remplacés, licenciements des contrats précaires). Le nombre de médecins qui ont quitté les hôpitaux est estimé à 6.000 et celui des médecins partis à l’étranger faute de travail, à 7.000, tout comme celui des jeunes diplômés. Une véritable hémorragie des cerveaux.

    Une cinquantaine de dispensaires sociaux et solidaires sur le territoire grec 

    En mai 2015, Andreas Xanthos, le ministre grec de la Santé, a affirmé à la délégation de Solidarité France-Grèce pour la santé, que la Grèce vit « une catastrophe sanitaire ». Les conséquences sont la réapparition de pathologies qui avaient quasiment disparu comme la malaria, la hausse des suicides, des malades chroniques, comme le diabète et l’hypertension, qui manquent de traitements, la flambée du VIH, des cancers au traitement raccourci ou carrément plus soigné.

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    Discussion entre les caravaniers et les membres du dispensaire d’Illion.
     

    En 2008, c’est pour répondre aux besoins des migrants échoués sur l’île de Crête qu’Andreas Xanthos, alors médecin microbiologiste, a contribué à fonder le premier dispensaire social et solidaire, à Réthymnon. En 2011, c’est la grève de la faim de 300 ouvriers migrants qui luttaient pour leurs droits qui a favorisé la création du dispensaire social et solidaire de Thessalonique. On en compte aujourd’hui une cinquantaine sur le territoire grec. À partir de 2012, ces dispensaires, qui soignent gratuitement et procurent médicaments, mais aussi écoute et accompagnement vers l’accès au droit et l’autonomie, ont accueilli de plus en plus de citoyens grecs. Ces dispensaires se sont organisés selon trois principes : le travail bénévole, les soins gratuits, l’indépendance. Ils sont généralement constitués de professionnels de santé qui offrent leur temps, mais aussi d’habitants du quartier qui participent à l’entretien (ménage, tâches administratives...) et à la vie du dispensaire. Soignants, encadrants et patients ont la possibilité de participer à l’assemblée générale qui décide des tâches et des orientations de la structure, de ses choix, de son fonctionnement. Cette démarche a permis à de nombreuses personnes de rester « debout ». Elle a aussi entraîné une modification de la relation soignants-soignés, puisqu’il n’y a plus de relation marchande. Les dispensaires sociaux et solidaires grecs sont aussi des organes d’organisation et de mobilisation de la population pour le droit à la santé, avec une dimension militante importante.

    Nous, citoyens français, avons beaucoup à apprendre des mouvements de résistance qui se développent et continuent de tenir tête à l’austérité en Grèce.


    - Les dispensaires autogérés grecs. Résistances et luttes pour le droit à la santé, par Christine Chalier, Éliane Mandine, Danielle Montel, Bruno Percebois, Jean Vignes, éditions Syllepse, 160 p., 8 €.


    [1Le carnet de route de la caravane est disponible ici.

    [2Le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne.


    Lire aussi : En Grèce, la clinique solidaire soigne les blessés de la guerre économique

    Source : https://reporterre.net

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  • Il y a un projet d’accord intra-belge afin de permettre au gouvernement fédéral de signer le traité de libre-échange avec le Canada, le fameux CETA. Tout d’abord, ce projet d’accord doit encore être approuvé dans les différents Parlements. Tant que ce ne sera pas le cas, ce projet d’accord n’a aucune valeur. Un nouvel ultimatum y est attaché : il doit être signé dans les 48 heures à venir.

    Écrivez à vos députés : ce vendredi, rejetons le CETA.

    « Le PTB appelle les différents parlementaires de notre pays, tant les partisans du CETA que ses opposants, à remplir leur devoir démocratique et à rejeter ce nouvel ultimatum. Un devoir démocratique, cela signifie que l’on écoute la voix des citoyens, que l’on écoute également celle des organisations citoyennes dans lesquelles des millions de Belges sont organisés, à savoir : mutualités, organisations de consommateurs, syndicats, associations environnementales, associations d’agriculteurs et mouvements citoyens. Ils réclament tous un large débat démocratique sur les conséquences de ce genre de traités de libre-échange et ils y ont d’ailleurs droit. Permettez ce débat, laissez s’exprimer la démocratie et prenez le temps de discuter à fond. Et ce, tant dans l’intérêt des partisans du CETA que de ses adversaires », explique le président Peter Mertens.

    Respect pour les Parlements bruxellois et wallon

    « Grâce à la mobilisation d’en bas et au débat mené depuis deux ans déjà au Parlement wallon, la discussion s’est enfin ouverte au débat de société que mérite ce traité. Nous ne devons pas le retirer de la table maintenant, ni le faire passer en toute hâte par les Parlements. Grâce à la résistance des Parlements bruxellois et wallon, plus de clarté s’est faite sur l’impact énorme que peut avoir le CETA au niveau des conditions de travail, de l’agriculture, de l’environnement, des soins de santé et des services publics. Nous voulons remercier les parlementaires wallons et bruxellois d’avoir ouvert notre horizon et d’avoir sorti ce débat des salons feutrés », ajoute Peter Mertens.

    Nouvel ultimatum : des promesses, mais peu de garanties

    « On a apporté quelques petites modifications, mais ce qui se présente aujourd’hui ressemble surtout à beaucoup de promesses et peu de garanties. Le principe des tribunaux spéciaux reste, mais la Commission européenne a promis de les « améliorer ». Une promesse sans aucune garantie fiable. Il y a aussi la promesse d’offrir plus de protection aux agriculteurs. Ce sont de petites modifications venues grâce à la large résistance et au débat de société mais, fondamentalement, l’accord n’a pas été modifié. Il n’y a aucune raison de faire passer cet accord en urgence dans les 48 heures. Nous devons savoir quelles sont les garanties solides qui peuvent être obtenues sur le plan juridique et ce qui n’est rien de plus qu’une promesse », réagit encore Peter Mertens. « En outre, il reste aussi que toutes les promesses des chapitres du CETA traitant de l’environnement et des affaires sociales ne sont tout simplement pas contraignantes. On ne peut pas les faire valoir par la voie juridique. »

    Ne pas fléchir face à l’énorme « lobbycratie »

    « Quel que soit le respect que nous éprouvons pour le ministre-président Paul Magnette et pour les Parlements bruxellois et wallon, il serait très dommage de plier maintenant. Nous comprenons que la pression soit énorme. Tant de la part de la “lobbycratie” des grandes entreprises, de l’élite européenne et de larges pans de la social-démocratie européenne. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois : nous avons vu la même chose quand le traité de Lisbonne a été imposé, alors que la population française et celle des Pays-Bas l’avaient rejeté. Et nous avons vu aussi les pressions qui ont été exercées sur le gouvernement grec l’an dernier. Ce sont des circonstances très difficiles mais c’est précisément sous la pression d’ultimatums d’une politique de chantage qu’il nous semble préférable de ne pas courber l’échine et de rendre possible un large débat démocratique », explique Peter Mertens. « D’où le fait que nous appelons tous les parlementaires de notre pays, tant les opposants aux CETA qu’à ses partisans, à ne pas plier, à rejeter le nouvel ultimatum et à prendre le temps de rendre possible partout dans le pays un large débat démocratique. »

    Fair Trade oui, Free Trade non

    « Nous sommes pour le “fair trade”, pas pour le “free trade”. L’élargissement du marché européen vers l’Est, en 2004 et 2007, nous a valu une vague de dumping social. L’élargissement du marché canadien aux États-Unis et au Mexique, via le fameux accord ALENA, a coûté des millions d’emplois. Il a provoqué un dumping social et un dumping écologique. Ce genre d’accords de libre-échange nuisent grandement à la démocratie. Et tout le monde le sait : si l’on fait passer aujourd’hui l’accord avec le Canada, on l’utilisera comme précédent pour faire passer l’important accord de libre-échange avec les États-Unis, le fameux TTIP », déclare Peter Mertens. « Nous voulons une autre sorte de traités commerciaux, avec un commerce équitable, des prix justes, des garanties en béton pour le progrès social et écologique, et le respect des juridictions démocratiques nationales. La société au sens large a droit à ce débat. »

     

    « On ne peut s’exprimer sur le CETA … qu’à condition de dire oui »

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  • Solidarité avec les Goodyears : les militants communistes du PRCF présents le 19 octobre à Amiens ! (IC.fr-22/10/2016)Annette Mateu témoigne de la solidarité du PRCF aux 8 de 19 oct. 2016

    Venus de toute la France, du Nord, du Pas de Calais, de la Somme, de la Normandie, de région parisienne ou de PACA pour ne citer que quelques exemple, une délégation de militants du PRCF était présente en nombre à Amiens.

    Au nom du PRCF, Annette Mateu du secrétariat national a témoigné de la solidarité de classe des militants franchement communistes avec les et tous les travailleurs en butte à la répression anti syndicale

    Rendez-vous à Amiens le 11 Janvier 2017, pour obtenir définitivement la RELAXE des GOODYEAR !

     

     

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  • Replis identitaire, communautarisme, ethnicisation : quand l’Allemagne et l’Union Européenne balkanisent l’Europe ! (IC.fr-27/10/2016)Dans un tribune fouillée publiée par Le Canard Républicain, Yvonne Bollmann montre comment à travers la diffusion de l’idéologie ethniciste allemande, l’Union Européenne reconstution de l’ – travaille à balkaniser l’, divisant les états en encourageant les pour mieux diviser les peuples qu’elle exploite. Faire exploser les états aux profits d’une , en s’appuyant sur une ethnisation permettant de renforcer l’emprise de la dictature de l’Union Européenne du Capital – une europe sous domination allemande – c’est bien la politique revendiquée par le gouvernement allemand.

    « dans le cadre de la présidence allemande de l’OSCE, le ministère allemand des Affaires étrangères a demandé à la FUEV d’étudier et de définir le rôle des minorités nationales en tant que constructeurs de ponts entre les États, afin d’ouvrir la voie à des solutions internationales en Europe  »

    « Nous allons mettre votre expertise au service de notre politique étrangère ! » Frank-Walter Steinmeier ministre allemand des affaires étrangères – 26 mars 2015, à propos du Centre Européen pour les Minorités (ECMI) et de la Fédération des Ethnies de l’Union Européenne (FUEV) installés en Allemagne à Flensburg

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    Ces visées s’opposent radicalement à la constitution française édifiant la France comme « une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » et également que « La langue de la République est le français. ». Une qui n’est pas qu’un projet mais qui est déjà à l’œuvre avec la mise en oeuvre de l’Europe des régions sous l’impulsion des ordres données par la Commission Européenne : la création d’euro-métropoles faisant disparaitre les communes, celle d’euro-régions faisant disparaitre les départements liquidant l’organisation déconcentrée de la République garante de l’égalité de tous les citoyens français au profits de l’émergence de nouveaux potentats locaux. Dans une logique du diviser pour mieux régner et de la mise en concurrence des peuples pour entretenir le dumping social et fiscal cœur de la construction européenne. De fait, personne ne peut être dupe que l’Union Européenne qui liquide la diversité linguistique en imposant le tout anglais n’a que faire ni de la protection des langues nationales, ni des langues régionales.

    Cette politique n’est pas seulement une menace démocratique. c’est une menace même pour la paix. Comme l’a montré la balkanisation de la Yougoslavie dans le sang à la suite de la reconnaissance et le soutien par l’Allemagne des nationalistes en Slovénie, en Croatie, en Bosnie ou au Kosovo.

     

    France, question(s) allemande(s). Par Yvonne Bollmann

    source: initiative-communiste.fr

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