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  • La Fédération nationale de la Libre Pensée, qui est à l’origine de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, entend tout faire pour faire respecter la laïcité de l’Etat. C’est pourquoi, elle est à la source des recours contentieux contre les décisions de collectivités publiques qui imposent la présence de crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République. Elle entend aller jusqu’au bout de cette affaire et épuiser toutes les voies de recours possibles.

    Les choses sont pourtant simples


    La République est laïque et elle assure la liberté de conscience de tous les citoyens et citoyennes et de chaque citoyenne et citoyen. C’est pourquoi « l’Etat s’arrête où commence la conscience », selon la belle formule de Francis de Pressensé. La République est neutre en matière métaphysique. Pour respecter la liberté de conscience de nos concitoyens, elle ne doit afficher aucune préférence religieuse.

    Même un esprit étroit, réactionnaire et xénophobe, de quelqu’un concourant à une primaire présidentielle, devrait pouvoir comprendre cela. Tel ne semble pas être le cas aujourd’hui, car derrière « l’affaire des crèches », il y a bien autre chose. Il y a la volonté de quelques croisés en mal de mise à sac et de prise de Jérusalem, « pour bouter le Sarrazin hors de France », d’instituer une nouvelle guerre de religions dans notre pays.

    En effet, comment peut réagir un de nos concitoyens d’origine arabo-musulmane, quand il assiste à une campagne hystérique pour traquer « tout signe de culture musulmane » (voile, burqa, burkini, main de Fatma) dans un domaine où il devrait être librement autorisé, puisqu’il ne dépend pas de la sphère publique que régit le principe de laïcité ;  alors que dans les endroits où la laïcité devrait s‘appliquer,  à savoir  les bâtiments de la République, on autoriserait la présence de crèches chrétiennes, dont même un esprit simplet ne peut nier qu’il s’agit d‘un symbole chrétien ?
    On voudrait inciter à des affrontements communautaristes qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il est vrai que pour justifier « l’état d’urgence permanent », rien de vaut une atmosphère de guerre civile entre « communautés religieuses »

    Que va-t-il se passer maintenant juridiquement ?

     


    Devant la cacophonie juridique instituée par des décisions d’instances de justice administrative qui, sur la base de mêmes faits en interprétant les mêmes textes de loi, aboutissent à des décisions contradictoires, on attend du Conseil d ‘Etat qu’il remettre de l’ordre dans le chaos juridique et qu’il fixe une ligne de droit.

    C’est donc avec un certain étonnement que la Libre Pensée a pris connaissance des conclusions du Rapporteur au Conseil d‘Etat qui préconise de casser les deux arrêts de Cour d’appel administrative et de rejuger les affaires. En matière footballistique, c’est remettre la balle au centre et demander que le match soit rejoué. Il n’y a donc objectivement aucune raison de penser que le trouble juridique cessera, puisqu’on recrée les conditions de son existence.

    Par ailleurs, conditionner la présence de crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République en demandant qu’elles ne soient pas « religieuses », c’est faire un tour de force qu’aucun magicien ne pourrait faire : une crèche chrétienne est un symbole religieux : Marie, Joseph, Jésus sont des personnages du Nouveau-Testament chrétien. La discussion reste ouverte sur l’âne et le bœuf.

    La solution de sagesse consisterait à rappeler l’esprit et la lettre de la loi de 1905 et d‘indiquer, comme l’a fait le vade-mecum de l’Association des Maires de France : au nom de la laïcité, les crèches chrétiennes n’ont pas leur place dans les bâtiments de la République, maison commune de TOUS les citoyens, quelque que soient leurs opinions religieuses ou non-religieuses.

    Il existe, quand même, suffisamment d‘endroits où l’Église catholique peut mettre ses crèches, à commencer par ses églises, cela pourrait même y amener le public qui semble lui faire défaut. L’adage populaire ne dit-il pas : chacun chez soi ? Ce que Victor Hugo avait traduit par la formule : l’Etat chez lui, l’Église chez elle !

     

     

     

    La Laïcité ne peut être à géométrie variable selon la religion à laquelle elle s’applique

     

    Paris, le 21 octobre 2016
     
    source: fnlp.fr
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  • Rodolphe Schwartz, ancien adjoint de sécurité et sympathisant du Front national, est l'un des manifestants les plus virulents. Problème : il a quitté la police.

     
    Manifestation sauvage sur les Champs-Élysées jeudi soir. Capture d'écran.
    Manifestation sauvage sur les Champs-Élysées jeudi soir.

     

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  • Dans une lettre ouverte, les experts dénoncent un nouveau France Telecom à La Poste ! Les europrivatisations continuent de tuer !

    Il y a quelques jours www.initiative-communiste.fr se faisait le relai des alertes des experts et des syndicats face à la souffrance grandissante au travail à La Poste, avec la multiplication des suicides, des dépressions. Résultat d’une politique du chiffre et du profits conséquences immédiates des de du secteur : comme à il faut gonfler les bénéfices de et eradiquer la culture de services publics de ses agents, de ses facteurs pour préparer la du service public. Envisagée au début du quinquennat l’ouverture du capital de n’a été repoussé … qu’en raison de la crise bancaire !

    Dans une lettre ouverte rendue publique par RTL, plusieurs experts des CHSCT de la Poste tirent le signal d’alarme et appelle l’Etat Patron à faire face à ses responsabilités. Au delà du tragique constats, il faut remarquer que pour résoudre le problème, une nécessité s’impose : briser les chaines de l’, échapper à ses directives mortifères qui ne sont que les diktats de l’oligarchie capitaliste. A la Poste, comme à EDF, à France Telecom comme à Alstom, à Florange comme au Ministère de l’Environnement, à l’Hopital comme la SNCF, une nécessité s’impose : pour s’en sortir, il faut sortir de l’ !

    « Lettre ouverte à Monsieur Philippe WAHL, PDG du Groupe La Poste

    Copie pour information : aux membres du Conseil d’Administration du Groupe, au Ministre de l’Economie (Ministère de tutelle) au Ministre du Travail (tutelle des inspecteurs du travail et en charge de l’agrément des experts CHSCT), au Président de la Commission Supérieure du numérique et des Postes, au Président de l’ARCEP, aux organisations syndicales représentatives de La Poste.

    Paris, le 13 octobre 2016,

    Monsieur le Président-Directeur Général,

    En tant qu’experts agréés auprès des Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), nous avons décidé de vous alerter la direction de La Poste sur la dégradation des conditions de travail et le mépris du « dialogue social » manifesté dans les différents secteurs et aux différentes échelles du Groupe. Nous avons conscience que cette démarche d’alerte rendue publique est inhabituelle. Cependant, nous l’assumons, parce qu’ayant réalisé de nombreuses expertises pour le compte de CHSCT du Groupe, nous mesurons à quel point la situation est préoccupante du fait de la rapide dégradation de l’état de santé des agents. Nous savons aussi combien les représentants du personnel, nos mandants, se sentent démunis en raison du refus du dialogue auquel ils doivent faire face.

    Du Courrier au Colis, du Réseau à la Banque, les agents de La Poste subissent des réorganisations permanentes qui réduisent chaque fois les effectifs, et soumettent les agents qui restent à des cadences accélérées. En dépit des recommandations du rapport Kaspar en 2012, le rythme des réorganisations reste effréné. On les habille désormais d’une supposée « co-construction », mais les diaporamas sommaires, les études d’impact standardisées et les groupes de travail sans travail sont les seules concessions au « dialogue social ».

    Pour prescrire le travail, les directions de proximité doivent s’appuyer sur des modèles statistiques obscurs, qu’elles-mêmes ne savent pas expliquer ; ces modèles, qui sont supposés résumer l’activité, font barrage à l’expérience et à l’intelligence partagée des agents. Les modèles de prescription et de réorganisation du travail, basés sur des modélisations statistiques (comportant par ailleurs de nombreux biais) s’imposent en dépit de la prise en compte du travail réel et annihilent toute possibilité de discussion sur le travail (et d’amélioration de ses conditions).

    Des « organisations innovantes » sont mises en œuvre, qui souvent sur-spécialisent les agents, les exposent à une aggravation de la pénibilité physique, transforment leurs métiers sans recueillir leur avis. Une logique purement taylorienne s’impose : les agents ne sont vus que comme des exécutants sommés d’appliquer la stratégie édictée par des cadres dirigeants – qui sont par ailleurs les seuls à voir leur effectif s’étoffer. De surcroît, à suivre les consignes, on ne gagne même pas la satisfaction du travail bien fait. Pour les agents de La Poste, c’est la double peine, ou plutôt le double risque psychosocial, puisqu’ils voient se dégrader en même temps leurs conditions de travail et la qualité de service délivrée aux usagers.

    Les conséquences en termes de santé au travail sont d’ores et déjà dramatiques : le groupe La Poste continue de rencontrer des cas de suicides au travail ; les situations de détresse individuelle ou de conflits ouverts entre agents sont désormais fréquentes ; les indicateurs de santé et de climat social témoignent d’une dégradation qui, déjà dénoncée dans le rapport Kaspar en 2012, n’a depuis cessé de s’aggraver.

    Le corrélat de cette dégradation, c’est le mépris affiché par les directions vis-à-vis des institutions représentatives du personnel. La Poste n’est déjà pas bien équipée en la matière : alors que, désormais, la majorité des agents sont des salariés de droit privé, ils ne bénéficient toujours pas de Comités d’Entreprise et d’Etablissement. L’essentiel de la discussion entre les directions et les représentants du personnel est donc reporté, soit vers des comités techniques et des commissions ad hoc quasiment sans pouvoir, soit vers les CHSCT.

    Ces derniers sont les plus proches de l’activité. Leurs avis sont requis par le Code du Travail. Les élus des CHSCT se nourrissent de la parole des agents qu’ils représentent, des enquêtes qu’ils diligentent et des expertises qu’ils commanditent. Ils constituent quasiment le seul contre-pouvoir institutionnel. C’est sans doute pourquoi les attaques de la direction se concentrent sur ces CHSCT – et, comme un dommage collatéral, sur nous qui sommes leurs adjuvants occasionnels.

    L’entrave à l’action des CHSCT – et, par là, à leur mission de prévention des risques professionnels– se manifeste de diverses manières :
    • par la rétention d’informations : les directions cachent des documents puis, lorsque leur existence est connue et que les élus demandent à en avoir connaissance, elles le leur refusent sous divers prétextes ; les informations les plus cruciales (par exemple celles sur le calcul des cadences) ne sont pas communiquées au motif qu’elles sont produites par la direction nationale tandis que les CHSCT n’ont que des compétences locales ;
    • par la mise en œuvre de projets importants modifiant les outils et/ou les conditions de travail sans solliciter leurs avis ;
    • par le refus de répondre aux questions des élus dans les CHSCT ;
    • par un combat systématique contre les expertises, selon une procédure codifiée et diffusée à toutes les directions : ce combat est passé d’abord par la contestation judiciaire des délibérations des CHSCT, avant de se reporter sur les cabinets d’expertise (pour la plupart de petites entreprises que La Poste cherche à dissuader d’accepter des expertises, au moyen d’impayés et de contestations de leurs honoraires au tribunal) ;
    • par le refus d’entendre et de prendre en compte les avis circonstanciés des élus.

    Confrontés à ce refus du dialogue, des agents ont mené des grèves en de nombreux sites. Là encore, ils ont parfois été confrontés à des pratiques déloyales, voire même illégales (comme le remplacement de grévistes par des taxis).

    Dans cette stratégie de la direction de La Poste, il y a une contradiction. Les réorganisations sont menées tambour battant, couvertes par l’idée technocratique que l’intendance suivra et que les râleurs partiront. Dans le même temps, cette direction croit pouvoir garder intact le trésor du groupe : la conscience professionnelle de ses agents, tournée vers le service du public. Or, le professionnalisme ne se décrète pas d’en haut. Il se construit avec ceux qui réalisent le travail, par l’échange de pratiques, la discussion et l’arbitrage collectifs, l’élaboration et l’incorporation de règles de métier à l’échelle des établissements, des équipes, des personnels – et des institutions qui les représentent, comme les CHSCT.

    À oublier cela, la direction de La Poste prend le risque de dégrader simultanément la qualité de service, la santé des travailleurs, mais encore la stratégie du Groupe qui souhaite pourtant capitaliser sur la confiance dont les postiers bénéficient auprès de la population, alors même que les conditions d’exercice qui l’ont rendu possible sont mises à mal.

    Il appartient aux différents acteurs de la chaîne de prévention des risques professionnels et de développement de la santé au travail d’agir où ils le peuvent, et de sonner l’alarme lorsque trop d’obstacles les empêchent d’agir efficacement. C’est pourquoi nous émettons cette alerte, car il nous est de moins en moins possible de mener à bien notre mission d’expert agréé, en raison des entraves opposées à notre travail, et plus généralement de l’absence de prise en compte des avis et alertes formulés par les représentants du personnel.

    Il appartient à celui qui a le pouvoir de diriger, de prescrire et d’organiser le travail, c’est-à-dire l’employeur, de prendre ses responsabilités. La direction de La Poste ne pourra pas dire qu’elle n’a pas été prévenue, au regard :
    • du principe constitutionnel de la participation des travailleurs à la détermination collective des conditions de travail, dont découlent les consultations du CHSCT ainsi que l’a rappelé récemment le Conseil Constitutionnel ;
    • de l’obligation de sécurité de l’employeur qui prévoit que « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (L.4121-1 du Code du Travail) ;
    • et des principes généraux de prévention, tels qu’ils sont énoncés à l’article L.4121-2 du Code du Travail.

    Espérant que cette alerte contribuera à nourrir votre réflexion, dont découleront les changements qui
    s’imposent, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président-Directeur Général, l’expression de
    notre considération.

    Un collectif de cabinets d’expertise agréés indépendants :

    – Aptéis – Ergonomnia
    – Aristée – Indigo Ergonomie
    – Cedaet – Social Conseil
    – Eretra – Odyssée »

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Ami, entends-tu le bruit des bottes sur les Champs-Elysées ? (LGS.info 20/10/2016)

    Dans la nuit de lundi à mardi, s’affranchissant de la loi qu’ils ont pour mission de faire respecter, fut-ce à coups de pieds, de poings, de grenades, de flash-ball, ils envahissent les Champs-Elysées avec armes et voitures de service.

    Le gouvernement les gronde.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, nouvelles manifestation dans plusieurs villes de France. A Paris, les revoilà, à pied cette fois, en civil et souvent cagoulés, marchant des Champs-Elysées à la place de la République (deux lieux symboliques).

    Le gouvernement dit que c’est « inacceptable » et va ouvrir une enquête (mais pas pour sanctionner annonce-t-il).

    Les complotistes affirment que le FN est derrière ces provocations, ces menaces en forme de répétition. Dans des bureaux de vote proches des casernes de gardes mobiles ou de CRS, le FN recueille plus de 60% des voix au premier tour.

    Quand un gouvernement laisse des bandes armées et masquées le défier en se pavanant dans la Capitale, il montre une faiblesse qui met en péril la démocratie et ouvre la voie aux coups d’Etat. Ces hors-la-loi payés par nous ont affiché leur mépris de leur hiérarchie, de leur ministre, du gouvernement tout entier, de la République. Ils l’ont fait parce qu’ils sont armés !

    Si la présidente Marine Le Pen le leur commandait demain, ils sauraient s’occuper comme il faut de tout ce qui n’est pas fasciste, jusqu’à des Hollande, Cazenzeuve, Valls (immigré), et même Sarkozy (immigré).

    Je veux bien qu’il manque des milliers de policiers, mais il faudrait commencer par en virer des centaines qui ont trahi leur serment, les traduire devant un tribunal comme de vulgaires salariés d’Air France et de Good Years, faire des exemples, rendre la police à la République, lui montrer qui commande dans ce pays et vite !

    Mais peut-être déjà le gouvernement a-t-il peur d’elle. Si c’est le cas, on peut dire qu’il est enfin proche des Français.

    Théophraste R. (Chef du bureau « La police il en faut, mais pas celle de Pétain »).

     

    source: legrandsoir.info

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  •  

    ll y a 100 ans, publiait une de ses plus fameuses études, L’,stade suprême du capitalisme.

    , philosophe, montre la stupéfiante actualité de l’analyse léniniste de l’impérialisme.

    Georges Gastaud est notamment l’auteur de Marxisme et Universalisme, Classes, Nations, Humanité paru aux Editions Delga (2015) et de Lumières Communes, cours de philosophie laique à la lumières du matérialisme dialectique. A paraitre aux Editions Delga

    Le 13 octobre 2016

    UN LIVRE DE LÉNINE QUI PARLE D’AUJOURD’HUI… et de DEMAIN.

     

    Écrite en 1916 voici cent ans, l’étude magistrale de Lénine intitulée L’impérialisme, stade suprême de capitalisme, reste d’une confondante actualité.

    I – VOIR CLAIR SUR LES CARTELS « HYPER-IMPÉRIALISTES »

    En la relisant, on est frappé par la hauteur de vue de l’auteur qui, joignant la théorie à la pratique, conduira bientôt au succès la première Révolution prolétarienne de l’histoire menée à l’échelle d’un grand pays. Dans cette brochure parue en pleine guerre mondiale, Lénine ne se contente pas de réfuter les conceptions dites « hyper-impérialistes » chères aux ténors de la Deuxième Internationale (les Kautsky et autre Hilferding prédisaient sans rire l’extinction prochaine des guerres impérialistes alors même que les ouvriers socialistes, russes, allemands, anglais, s’entretuaient dans les tranchées à l’appel de leurs partis respectifs !). Ces théoriciens faillis masquaient ainsi sous leurs « savantissimes discours » les contradictions explosives inhérentes auxquelles le stade monopoliste du mode de production capitaliste était parvenu depuis la fin du 19ème siècle. Lénine prouve l’inverse : le capitalisme moderne ne marche aucunement vers le dépassement spontané de ses contradictions par la mise en place d’un ou de plusieurs Etats capitalistes mondiaux ou continentaux qui, sans cesser d’exploiter les travailleurs, deviendraient du moins des facteurs de paix et d’équilibre géopolitique. Au contraire, dit Lénine, les contradictions inter-impérialistes ne peuvent que s’aiguiser ; sur ce point, Lénine s’accordait avec Jean Jaurès quand ce dernier, assassiné deux ans plus tôt par un partisan de la guerre impérialiste, déclarait que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée orageuse porte la foudre ».

    En effet, les accords de type « hyper-impérialiste » par lesquels les États capitalistes peuvent transitoirement s’associer, ne peuvent être que fort instables. Le capitalisme est en effet marqué par un développement inégal, foncièrement dissonant et déséquilibré, des prétendus « États associés » ; de par leur nature exploiteuse, ceux-ci ne peuvent avoir pour but la paix et la coopération internationale mais seulement la prédation à l’intérieur et à l’extérieur de leurs propres frontières : aggravation de l’exploitation des travailleurs par les bourgeoisies coalisées de différents pays, pillage des États plus faibles par les États plus forts (naïfs partisans de l’ « Europe sociale », cela ne vous rappelle-t-il rien ?), menaces militaires, ingérence et invasion (au nom, bien entendu, de la « civilisation »…) contre les États ne faisant pas partie du cartel… Car le but incessant de ces ententes interétatiques transitoires entre mafias capitalistes est le repartage incessant du monde dans le cadre de la chasse au profit maximal, de l’exportation des capitaux et de l’extorsion coloniale (devenu aujourd’hui pour l’essentiel, néocoloniale) du surprofit arraché aux travailleurs de l’ « Orient » surexploités (aujourd’hui, du Sud et de l’Est), tandis que les forces productives des pays dominants sont démantelées et/ou dévoyées vers le « parasitisme économique ». Passant tantôt par de tels cartels « hyper-impérialistes » et tantôt par des phases de confrontation interétatique directe, l’objectif de classe des oligarchies impérialistes est toujours d’augmenter la rentabilité des investissements capitalistes et aussi, bénéfice secondaire non négligeable pour les bourgeoisies dominantes, de se donner les moyens d’« acheter » et de « corrompre » les couches supérieures du salariat, de les « institutionnaliser » dirait-on aujourd’hui. En particulier, le surprofit impérialiste arrachés aux travailleurs des pays dominés sert à acheter (souvent de façon indirecte…) une partie des dirigeants syndicaux et des élus « socialistes » des pays dominants. De la sorte, l’oligarchie et l’État impérialiste qui la sert s’assure de neutraliser le mouvement ouvrier organisé : une part du « tribut » impérialiste est ainsi prélevée par les capitalistes sur leur butin néocolonial sert à « arroser » de mille façons ce que Lénine appelle sarcastiquement les « lieutenants ouvriers de la classe capitaliste » : telle est, plus que jamais de nos jours, la base matérielle, « social-impérialiste » (c’est-à-dire « socialiste en paroles, impérialiste en pratique ») de l’émergence contre-révolutionnaire  d’une social-démocratie qui vire ordinairement du rouge au jaune en passant par le rose vif, comme c’est aujourd’hui plus que la tentation de nombre de « chiens de Berger » affiliés à la C.E.S. pro-Maastricht…

    En conséquence, Lénine montre que la lutte anti-impérialiste coïncide avec la lutte anti-opportuniste et anti-révisionniste puisque cette gangrène du mouvement prolétarien s’ancre dans les prébendes impérialistes accordées à certains états-majors dont la mission peu ragoûtante et pseudo- « internationaliste » est de paralyser les organisations ouvrières en soutenant les cartels impérialistes présentés comme potentiellement « sociaux, démocratiques et pacifiques ».

    II – DÉMASQUER LE MOT D’ORDRE des ÉTATS-UNIS « SOCIALISTES » D’EUROPE

    On ne s’étonnera pas que dans ces conditions, Lénine ait vu juste à la même époque sur la signification de classe réelle des « États-Unis d’Europe », ou de leur variante trotskiste, les États-Unis « socialistes » d’Europe ». S’agissant de ce mot d’ordre, au sens propre hyper-impérialiste, Lénine affirmait alors qu’il est, soit inutile en tant qu’il fait double emploi avec l’idée de la révolution socialiste (de l’entente entre pays déjà socialistes ou en transition vers le socialisme), soit utopique (la paix, voire l’Entente cordiale durable est impossible entre pays capitalistes, chacun cherche nécessairement à dévorer l’autre), soit franchement réactionnaire car tournée contre l’ensemble des classes ouvrières et aussi contre les nations plus faibles. A la même époque Lénine polémique d’ailleurs contre Rosa Luxemburg qui, certes, se situe du même côté que les bolchéviks russes dans l’affrontement avec les tenants de la guerre impérialiste en cours, mais qui niait le droit des nations (notamment de sa Pologne natale) à disposer d’elles-mêmes : au contraire, à l’époque impérialiste où le développement des pays est de plus en plus inégal et sauvage, il faut défendre le droit des nations à former leur propre État, à parler leur propre langue (voire à se détacher de la Russie des soviets pour former leur propre République, quitte à se fédérer ensuite à la Russie rouge dans le cadre d’une Fédération soviétique…). Si bien qu’il faut élargir le mot d’ordre classique de Marx et d’Engels « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » en associant la révolution socialiste à la lutte pour l’émancipation nationale des peuples asservis : « prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous » deviendra ainsi le mot d’ordre de la naissante Internationale communiste (le « Komintern » en acronyme russe).

    Il faut donc être du dernier aveuglement, comme le sont aujourd’hui, non seulement les sociaux-eurocrates du PS européen, mais les dirigeants « eurocommunistes » à la Pierre Laurent (président du Parti de la Gauche Européenne), de la Confédération Européenne des Syndicats, les partis euro-trotskistes (Lutte ouvrière et le NPA notamment) et même quelques pseudo- « marxistes-léninistes » qui confondent systématiquement nationalisme et défense de la souveraineté nationale, pour ne pas voir que les prévisions de Lénine se sont totalement, voire sinistrement vérifiées et qu’en conséquence, l’allégeance au principe, sinon aux modalités, de la « construction » européenne, ne saurait conduire qu’à la vassalisation totale du mouvement ouvrier par la grande bourgeoisie « européenne ». Déjà la prétendue « Société des nations » consécutive à la Première Guerre Mondiale n’a rien fait d’autre en son temps qu’organiser le repartage du monde entre États impérialistes vainqueurs (cf les Accords Sykes-Picot qui explosent aujourd’hui au nez des habitants du Proche-Orient), mais elle a elle-même implosé quand la corde s’est de nouveau tendue entre l’impérialisme allemand et le bloc anglo-américain. Quant à la « construction » européenne, conçue initialement par Monnet et Schuman comme un glacis anti-soviétique arrimé à l’OTAN et fortement accélérée par la contre-révolution à l’Est, elle est de plus en plus identifiée par les OUVRIERS d’Europe à ce qu’elle est vraiment : une prison des peuples broyant les acquis sociaux, écrasant les souverainetés nationales, dressant l’Europe atlantique contre la Russie, associée aux USA pour mater les peuples de l’est et du Sud, rendant sa noire splendeur à l’impérialisme allemand. Pendant que les USA construisent l’accord « transpacifique » avec le Japon revanchard et avec la dictature sud-coréenne pour encercler les BRICS, notamment la Chine et la Russie, déstabiliser l’Alternative bolivarienne des Amériques, marginaliser les langues et les cultures nationales faisant obstacle au « libre » échange tel que l’entend l’Oncle Sam, et de préparer le troisième repartage mondial des pôles impérialistes « transatlantiques » et « trans-« pacifiques ». Si bien que voir dans la « construction » européenne un espace possible pour l’ « Europe sociale, démocratique et pacifique », comme le fait le PS européen et ses satellites eurocommunistes et euro-trotskistes, nier la possibilité pour chaque pays de tenter de sortir de l’UE/OTAN sans attendre les autres afin d’engager la construction du socialisme, cela ne peut être, au sens précis du mot, qu’une vaste duperie social-maastrichtienne, même si de tels slogans douçâtres se dissimulent ordinairement derrière des tirades « antinationalistes ». Alors que l’UE/OTAN est engagée dans une escalade militaire anti-russe qui peut déraper à tout moment vers la guerre mondiale, les camarades, y compris ceux qui militent au sein du PCF-PGE, doivent voir à temps que ce parti n’est plus seulement, tel qu’il est devenu à l’issue de quarante années de révisionnisme (l’abandon de la dictature du prolétariat date déjà de 1976 !), un parti réformiste, mais – nonobstant sa petite taille électorale – un instrument important du social-impérialisme à l’intérieur du mouvement ouvrier politique et syndical.

    III – TENDANCES EXTERMINISTES DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN

    Mais au-delà des aspects stratégiques du texte de Lénine, il faut saisir sa portée historico-anthropologique.

    Car Lénine ne se contente jamais d’analyser le « moment actuel » ; comme Hegel, Marx ou Engels l’ont fait avant lui, Lénine situe toujours les grandes étapes de la conjoncture dans l’histoire générale de l’humanité. Et en effet, à bien relire cette brochure, on est frappé par la haute conscience qu’a Lénine du danger majeur que le stade impérialiste du capitalisme est devenu une menace terrible de régression absolue, voire de destruction pour l’humanité. Alors que la première phase du capitalisme analysée par Marx/Engels était encore partiellement et momentanément progressiste (comme le montre sans fard le Manifeste du Parti communiste), le capitalisme « monopoliste, agonisant et pourrissant » qu’est l’impérialisme se caractérise en effet par la « réaction sur toute la ligne ». Lénine avait déjà sous les yeux les dévastations terrifiantes de la Première Guerre Mondiale, qui a littéralement broyé une génération d’humains. La seconde Guerre mondiale a comme on le sait, provoqué la mort de plus de cinquante millions de personnes et elle s’est conclue par la promesse de faire pire encore à l’avenir qu’a signifié de fait la destruction gratuite de villes allemandes désarmées comme Dresde ou l’arasement nucléaire, sans la moindre nécessité militaire, si ce n’est de menacer l’URSS, d’Hiroshima et de Nagazaki. Le tout fut suivi d’une effarante course aux armements dont toutes les étapes furent initiées par les États-Unis (l’URSS n’a cessé de proposer la destruction de TOUT l’arsenal nucléaire et d’annoncer que pour sa part, elle renonçait à jamais à user de l’arme atomique la première, ce que n’ont jamais accepté pour eux-mêmes les USA). Cette course aux armements imposée et menée « au bord de l’abîme » a largement plombé la construction du socialisme dans l’URSS (à peine sortie de l’invasion hitlérienne qui l’avait privée de 30 millions de citoyens et de la majorité masculine de la jeune génération, l’URSS a dû consacrer une part majeure de ses ressources à contenir militairement les USA bien plus riches, qui sortirent économiquement renforcés de la guerre). Dans les années 1980, c’est carrément l’humanité que les impérialistes occidentaux conduits par Reagan et Thatcher, suivis par Mitterrand, justifiés par les pseudo-philosophes BHL et A. Glucksmann, ont pris pour otage de leur chantage nucléaire antisoviétique. « Les dirigeants soviétiques doivent savoir, expliquait crûment Nixon dans Le mythe de la paixqu’ils auront la guerre s’ils ne changent pas leur système communiste ». La réaction allemande renchérissait : « plutôt morts que rouges ! » (lieber tot, als rot !)tandis que Reagan vaticinait en public à moult reprises sur l’imminence d’Harmaghédon (= la bataille biblique qui précède le Jugement dernier et où l’ « Empire du Mal » et des « mécréants » est vaincu par les amis de Dieu). Quant à Glucksmann, il allait jusqu’à écrire sans ciller en pleine crise des euromissiles (1984) : « je préfère succomber avec mon enfant que j’aime à l’occasion d’un échange de tirs nucléaires plutôt que l’imaginer entraîné vers quelque Sibérie planétaire ». Il est stupéfiant que tant d’analystes, y compris marxiste, du processus contre-révolutionnaire à l’Est, ne disent mot de cet énorme chantage exterministe qui a pesé sur l’URSS post-brejnévienne (en difficultés, nul ne le nie) et qui a grandement aidé le social-pacifiste, ou plutôt, néo-munichois et capitulard de Gorbatchev, a prendre le pouvoir dans le PCUS. Comme il est proprement scandaleux que tant de « théoriciens » actuels, y compris parmi ceux qui se disent marxistes, voire léninistes, ne prennent pas en compte ce caractère exterministe du capitalisme impérialiste contemporain qui est désormais devenu si réactionnaire, pas seulement sur le plan militaire, mais sur les plans économique, politique (fascisation, réduction de la démocratie bourgeoise à une pure mascarade de « choix » pipés), environnemental, culturel (marchandisation galopante de tous les aspects de la vie sociale), qu’il est incompatible à moyen, voire à court terme, avec la survie de la civilisation, voire avec la survie de l’humanité tout court. Tout cela, Fidel Castro l’a bien vu, et cela transparaît encore dans l’ultime discours du vieux sage de la Révolution devant le congrès du PC de Cuba. Tout cela, Engels, puis Rosa l’avaient annoncé quand ils posaient la question : « socialisme ou barbarie ? » au décours du 19ème siècle et à l’orée du 20ème siècle.

    En conséquence de quoi la présente critique de l’exterminisme impérialiste justifie plus que jamais un slogan cubain qui, outre son appel flamboyant à l’héroïsme révolutionnaire, comporte également une signification à la fois patriotique et anti-exterministe : « Patria o muerte, socialismo o morir ». Car si l’humanité ne parvient pas à liquider le capitalisme et à construire le socialisme au 21ème siècle, alors oui, le capitalisme étant parvenu à son stade suprême, l’impérialisme, et ce dernier s’étant lui-même quintessencié en exterminisme (en un immense « après moi le déluge », tout-profit maximal über alles !), le capitalisme aura tôt fait d’éliminer l’humanité, et peut-être la vie, de la surface du globe…

    IV – COMBATTRE LE PARASITISME FINANCIER, DEFENDRE LES FORCES PRODUCTIVES

    Un dernier mot pour souligner la modernité économique fulgurante du texte de Lénine qui fait paraître très « petit-bras » quantité d’ouvrages « modernes » déplorant sans l’expliquer le « déclin » des pays occidentaux « industrialisés », France incluse. S’appuyant notamment sur les études de l’économiste anglais Hobson, Lénine montre que dans la plupart des pays occidentaux, l’économie productive –industrie, agriculture… – sera de plus en plus éliminée au profit d’activités parasitaires, financières. En outre, comme l’écrivait Hobson, « de larges parties de l’Europe occidentale ressembleront à la Suisse ou à la Riviera », si bien que « les principales branches de production disparaîtront », que la « production matérielle affluera de l’Orient comme un tribut », que seules seront maintenues en Occident les activités industrielles stratégiques permettant la domination néocoloniale et qu’émergera pour finir un « énorme danger de parasitisme occidental ». Les habitants des pays impérialistes, y compris une masse de prolétaires déclassés et transformés en plèbe, risquent alors de se heurter durement à l’humanité productive, mais esclavagisée : cet isolement croissant de l’ « Occident » ne pourra que rendre préventivement plus agressifs ces pays auto-marginalisés car coupés de l’EFFORT mondial pour produire ses moyens d’existence, qui reste jusqu’à nouvel ordre la base de la vie humaine. C’est pourquoi lorsque les militants franchement communistes du PRCF ont, les premiers, relancé la bataille du « produire en France » qu’avait abandonnée le PCF eur-boboïsé de R. Hue, ils ont rempli leur triple devoir de patriotes (non pas dans l’ « union sacrée » avec leur bourgeoisie, comme le fit Jules Guesde en 1914, mais CONTRE le patronat « français » délocalisateur), de défenseurs des travailleurs salariés productifs et d’amis inébranlables de la paix et du droit à la vie.

    V – L’ANALYSE LÉNINISTE DE L’IMPÉRIALISME, UN ANTIDOTE CONTRE LE SECTARISME ET L’OPPORTUNISME

    Mais L’impérialisme, stade suprême du capitalisme ne se contente pas d’accumuler les mauvaises nouvelles. Lénine ne cesse d’y insister sur le fait que « le capitalisme monopoliste est l’antichambre du socialisme », tant il socialise, concentre et organise l’organisation de la production… tout en privatisant au maximum la concentration des richesses : un antagonisme éclatant qui ne peut avoir d’autres issues logiques que l’alternative : révolution prolétarienne ou… guerres mondiales à répétition.

    Cela ne signifie nullement que désormais, les communistes n’auraient rien qu’à attendre fiévreusement a « lutte finale » : au contraire, ils doivent prendre la tête de toutes les luttes, de tous les fronts populaires, pour l’indépendance nationale, la paix, l’égalité hommes-femmes, la démocratie (à notre époque ajoutons : l’environnement !) de manière à orienter ces luttes contre l’oligarchie parasitaire, à isoler au maximum cette dernière et à ouvrir ainsi la voie à la révolution socialiste. A notre époque, il ne saurait y avoir de longues étapes entre capitalisme et socialisme et ce constat aboutit logiquement à la conclusion, non pas que les communistes devraient se retirer dédaigneusement des combats jugés « sectoriels » intéressant la survie quotidienne de la classe ouvrière, des nations étouffées, des libertés démocratiques et de la paix. Le n’est ni le rassemblement amorphe derrière la social-démocratie, type « rassemblement des deux gauches » (comme le souhaite ardemment le social-européiste Chassaigne), ni à l’inverse, la proposition trotskisante du « pouvoir ouvrier sinon rien ! », qui ne peut qu’isoler le prolétariat en l’envoyant à l’abattoir.

    A l’inverse, l’alliance ouvrière et paysanne pour la paix, la démocratie soviétique et la nationalisation des terres, permit la victoire des bolcheviks surla réaction coalisée en entraînant des millions d’hommes dans la lutte pour le socialisme. Ni isolement sectaire et dogmatique, ni fusionnement amorphe dans un bloc petit-bourgeois, le léninisme montre le chemin vers une large alliance anti-monopoliste conduite par la classe travailleuse dont le terme progressiste ne peut être que la révolution prolétarienne effectuée sur les bases les plus larges possible. Car la défaite de l’impérialisme est nécessaire, non seulement pour émanciper notre classe, mais pour que, sous l’égide de la classe ouvrière à l’offensive, l’humanité continue sa route vers le progrès obstruée par un capitalisme de plus en plus barbare, fascisant et déshumanisant.

    Georges GASTAUD

     

     L’impérialisme, stade suprême du capitalisme : UN LIVRE DE LÉNINE QUI PARLE D’AUJOURD’HUI… et de DEMAIN – par Georges Gastaud

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Vendredi, à 18 h, au stade Désiré-Granet de Kerstrado, commémoration du 75e anniversaire de la fusillade de Chateaubriand, à l'initiative de l'institut d'histoire sociale CGT de Bretagne, des retraités(e) s CGT de Quimperlé, de l'Union locale du pays de Quimperlé et du syndicat CGT des Papeteries de Mauduit. Rappelons que le responsable national de la Fédération CGT du papier carton (Filpac) Désiré Granet fut l'un des fusillés.
     
    source:  letelegramme.fr
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  • PRCF-INFO LUTTES N°42

    19 octobre 2016

    PRCF – INFO LUTTES  n°42 – 19 octobre 2016 -

       STOPPONS PAR L'ACTION LA CRIMINALISATION

          DES ACTIONS OUVRIÈRES ET SYNDICALES!      

                  

     Depuis la promulgation de l’état d’urgence, et les manifestations contre la loi El Khomri la justice de classe s’acharne sur les syndicalistes et les travailleurs qui n’acceptent pas les reculs sociaux, les licenciements boursiers, la dégradation de leurs conditions de travail, la casse de leur outil de travail, l’utilisation des forces de l’ordre contre ceux qui manifestent pacifiquement. Il existe aujourd’hui, dans notre pays, une atteinte caractérisée aux libertés individuelles et collectives fondamentales.

    Plus d’un millier de militants et des travailleurs ont été convoqués devant les tribunaux pour avoir exercé leurs droits fondamentaux à exercer leurs mandats syndicaux et à manifester.

    Nous militant(e)s du PRCF nous ne pouvons accepter la criminalisation de l’activité syndicale notamment à l’heure où la financiarisation de l’économie ne cesse d’attaquer de plein fouet les conditions de travail et de vie au travail de la population, tant en France qu’au niveau mondial. Nous dénonçons cette Union européenne pilotée par Berlin et Washington avec en France l’appui du MEDEF qui a engagé depuis quelques années une vaste offensive contre l’héritage de la Révolution française, du Front populaire et du Conseil National de la Résistance : Sécurité Sociale et retraites par répartition, services publics, tout est saccagé pour permettre au CAC 40 de mondialiser ses profits en écrasant, en condamnant ceux qui résistent et qui se battent contre le capitalisme destructeur des valeurs humaines.

    C’est pourquoi, face à cette volonté clairement affichée de criminalisation des militants syndicaux et d’atteinte à leurs libertés fondamentales, le PRCF, invite ses adhérent(e)s et les travailleurs à se mobiliser, à être le plus nombreux possible à soutenir les travailleurs et syndicalistes traduits devant les tribunaux de classe ou licenciés pour faits syndicaux comme les Goodyear ou les Air France..

    La commission Luttes du PRCF

    ******

    Revue de presses des luttes :

    Grève dans les EHPAD de l’Aude

    A l'appel de plusieurs syndicats, les salariés des EHPAD (maisons de retraite) du département de l'Aude sont en grève illimitée dès le lundi 17 octobre 2016. Le mouvement concerne les budgets et les effectifs.

    Grève à l’aéroport de Rennes

    Avec le soutien du syndicat CFDT, les agents de sûreté employés par Securitas à l'aéroport de Rennes ce sont mis en grève illimitée dès le jeudi 13 octobre 2016. De nombreuses revendications sont à l'origine de ce mouvement.

    Grève à l’Accoord à Nantes

    Avec le soutien de plusieurs syndicats, les employés de l'Accoord gérant les centres de loisirs et socioculturels de Nantes ce sont mis en grève le mercredi 12 octobre 2016. Le mouvement porte sur un licenciement.

    Grève au collège Longchambon à Lyon

    Les enseignants du collège Longchambon, situé à Lyon (8ème arrondissement), sont en grève depuis le mercredi 12 octobre 2016. Le mouvement fait suite à des agressions.

    Grève des plombiers de Nantes Métropole

    A l'appel de la CGT, les plombiers canalisateurs salariés de Nantes Métropole ce sont mis en grève le mercredi 12 octobre 2016.Ils demandent des augmentations de primes.

    Grève à l’Hôpital Jacques Puel à Rodez

    A l'initiative de plusieurs syndicats, les agents de l'Hôpital Jacques Puel situé à Rodez sont en grève illimitée depuis le mardi 11 octobre 2016.Les revendications concernent principalement le manque de moyens humains.

    Grève à la Monnaie de Paris à Pessac

    Avec le soutien du syndicat CGT, les salariés de l'usine de la Monnaie de Paris, située dans la commune de Pessac, sont en grève depuis le lundi 10 octobre et jusqu'au mercredi 12 octobre 2016.Ils dénoncent un licenciement.

    Grève dans les piscines de Calais

    A l'appel de plusieurs syndicats.Les maîtres nageurs des piscines Iceo et Ranson de Calais seront en grève tous les dimanches du mois d'octobre 2016.Ils dénoncent une réorganisation.

    Grève à la Fondation Serge-Dassault à Corbeil-Essonnes

    A l'appel des syndicats CFDT, CGT et SUD, les salariés de la Fondation Serge-Dassault (foyer pour personnes en situation de handicap), située dans la commune de Corbeil-Essonnes, ce sont mis en grève reconductible dès le vendredi 7 octobre 2016.Ils protestent contre leurs conditions de travail.

    Grève au bloc opératoire de l’hôpital de Bayonne

    Avec le soutien du syndicat CFDT, le personnel du bloc opératoire de l'hôpital de Bayonne sont en grève depuis le vendredi 7 octobre 2016.Le mouvement porte sur les salaires.

    Grève dans les CHU à La Réunion

    A l'initiative de plusieurs syndicats, les agents des CHU de l'ile de La Réunion sont en grève depuis le vendredi 7 octobre 2016.Le mouvement concerne le manque de moyens.

    Grève chez SFR

    A l'appel de la CGT, les salariés de l'opérateur téléphonique SFR étais en grève le jeudi 13 octobre 2016. Le mouvement porte principalement sur des suppressions de postes.

    Grève à la mairie de Vannes

    A l'appel du syndicat CFDT, les agents municipaux de la ville de Vannes ce sont mist en grève le jeudi 13 octobre 2016. Le mouvement concerne aussi le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS). Ils dénoncent une dégradation des conditions de travail.

    Grève à la mairie de Saint-Nazaire

    Après des mobilisations le 4 puis le 11 octobre, les employés de la mairie de Saint-Nazaire ont été de nouveau en grève le vendredi 14 octobre 2016. Beaucoup de revendications sont à l'origine du mouvement.

    Grève au conseil départemental de Tarn-et-Garonne

    Avec le soutien de plusieurs syndicats, les agents du conseil départemental de Tarn-et-Garonne seront en grève le mercredi 19 octobre 2016. Les revendications sont nombreuses.

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  • Prud'hommes. La CGT soutient Yvon Coat   (LT 20/10/2010)

    Yvon Coat (à gauche), secrétaire de l'union locale CGT de Quimper, demandeur aux Prud'hommes et Gabriel André (à sa gauche), secrétaire du syndicat des cheminots. Les syndicalistes ont déployé tables et barbecue, en bordure du rond-point de la mairie annexe d'Ergué-Armel, hier. « Les responsables syndicaux ont tendance à être écartés des postes à responsabilités de la SNCF », reproche Gabriel André.

    Soixante syndicalistes CGT et sympathisants ont investi les abords de l'accès au conseil des Prud'hommes jouxtant la mairie annexe d'Ergué-Armel, hier, pour un pique-nique de soutien à Yvon Coat, secrétaire de l'union locale CGT de Quimper et titulaire de mandats de délégué du personnel et de membre du CHSCT de la SNCF. La mobilisation précédait l'ouverture d'une instance de la juridiction spécialisée en droit social, chargée de juger la demande d'Yvon Coat, initiateur d'une action en justice contre son employeur pour non-respect des accords d'évolution de carrière des représentants syndicaux.
     
    « En contradiction avec les accords internes »
     
    Titulaire d'un poste de technicien et intervenant sur les installations à haute tension, le délégué syndical ne s'est pas vu proposer une affectation de qualification supérieure qui était à pourvoir. « Et ceci, reproche-t-il, par omission de mon employeur, en contradiction avec les accords internes relatifs aux représentants du personnel ». « Ces accords prévoient une telle proposition de poste, compte tenu de l'âge et de la compétence de l'agent », souligne Gabriel André, secrétaire du syndicat des cheminots. « Yvon Coat a fait la démarche de demander pourquoi il n'a pas été sollicité pour le poste à pourvoir et n'a pas reçu de réponse claire sur le sujet. Depuis quelques années, nous connaissons des relations tendues à différents niveaux de l'entreprise SNCF, » poursuit-il. La direction a tendance à sanctionner, par une pénalisation dans leur déroulement de carrière, les élus et même les agents syndiqués qui ont l'outrecuidance de faire grève. À tous les niveaux de la région Bretagne, nous relevons de nombreux cas de sanctions disproportionnées ».

    source:letelegramme.fr
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