• CONTRE LA LOI TRAVAIL CONSTRUISONS TOUS ENSEMBLE LES CONDITIONS DE LA VICTOIRE FINALE !

    Prosterné devant l’Union Européenne et le MEDEF, le gouvernement, avec la complicité de L. Berger, le patron de la CFDT, a tenté de dynamiter la mobilisation en présentant une version légèrement modifiée de la loi «travail». Mais le fond de la loi reste le même, une destruction des dernières garanties collectives offertes aux salariés par le Code du Travail. En 1995, Juppé avait procédé de la même façon en tentant de briser le mouvement de grève avec l’aide de Notat, la patronne du syndicat «réformiste». En 2003 la CFDT a poignardé dans le dos les mouvements de protestation contre différentes réformes du gouvernement exigées par Helmut Kohl (retraites des fonctionnaires, régionalisation des TOSS) ; idem en 2007 (retraites des cheminots), en 2010 (retraite à 62 ans), mais aussi l’A.N.I. (préciser ce que ça veut dire), la baisse des indemnisations chômage dans le cadre des ASSEDIC, le report de fait de la retraite à 63 ans dans le cadre de la négociation AGIRC-ARCO sur les complémentaires.

    D’UNE SEULE VOIX 31 MARS MANIFESTATION NATIONALE A PARIS POUR LE RETRAIT TOTAL DE LA « LOI TRAVAIL » de Valls – Macron – El Khomri – UEOn se souvient aussi de la manière dont a été trahi le mouvement des sidérurgistes de Florange quand leur chef de file cédétiste, le dénommé Martin, est soudain devenu le chef de file du PS aux européennes en Lorraine. Déjà dans les années 80, le père de François Chérèque, alors leader des sidérurgistes CFDT, avait été nommé superpréfet de Lorraine par Mitterrand pour que le pouvoir puisse tranquillement fermer la sidérurgie française en échange de quelques «investissements » d’État dans cette région, notamment un… Parc des Schtroumpfs qui a fermé à peine ouvert !

    Dans l’Éducation nationale, le SGEN-CFDT est lui aussi de toutes les contre-réformes sous couvert de «modernité»; notamment il a soutenu la contre-réforme Fillon, la contre-réforme Chatel et la contre-réforme des collèges avec ses amis de l’UNSA dont les liens avec le PS sont transparents. N’oublions pas non plus les innombrables cas où la CFDT nationale a tiré dans le dos des grévistes CGT, FO et SUD, notamment à la SNCF ou à Air-France, renchérissant même sur les insultes de Valls contre les cégétistes qui ont eu le malheur de bousculer un coupeur de tête patronal : une chose est de ne pas faire grève, une autre de briser la grève d’autrui et d’aller ensuite se présenter aux salariés comme celui qui a obtenu des concessions alors que le gouvernement a pris appui su vous pour casser le mouvement au prix de concessions anecdotiques…

    D’UNE SEULE VOIX 31 MARS MANIFESTATION NATIONALE A PARIS POUR LE RETRAIT TOTAL DE LA « LOI TRAVAIL » de Valls – Macron – El Khomri – UEAlors que l’adoption du projet Valls / Macron, El Khomri détruirait le Code du travail, annoncerait la casse du statut de la fonction publique et de ce fait, affaiblirait décisivement la capacité ultérieure de lutter et de faire grève des salariés français, la Commission Luttes et syndicalisme du PRCF appelle les communistes, les travailleurs conscients, les syndicalistes DIGNES DE CE NOM :

    – A rejeter tout rapprochement des syndicats engagés dans l’action avec les directions nationales de la CFDT et de l’UNSA, ces cheval de Troie du patronat, de l’UE et du gouvernement. Bien entendu, nous ne confondons pas les états-majors syndicaux qui trahissent la classe ouvrière avec les militants de base et les adhérents sincères de la CFDT qui luttent à nos côtés.

    – Appelle les travailleurs, les syndicats, les étudiants à construire en bas, dans les mobilisations, les conditions du «tous ensemble en même temps et jusqu’au bout», avec un vrai calendrier de luttes débouchant sur le blocage des profits patronaux, ce qui permettra de battre les sociaux-traitres au pouvoir et leurs collabos de la droite et des «syndicats » jaunes.»

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  • Force et faiblesse de la classe ouvrière ; la Pravda (traduction) [histoire&société 14/03/2016]

     

    La Pravda n°12 (30363),5-8 février 2016

    Auteur: Alexey Parfenov. Ouvrier, membre-candidat du Comité central du Parti Communiste de la Fédération de Russie. Dmitrov, région de Moscou.

    http://gazeta-pravda.ru/archive/issue/12-30363-5-8-fevralya-2016-goda/sila-i-slabost-rabochego-klassa/

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    Notre journal a entamé une discussion sur le thème «Qu’est-ce que la classe ouvrière, » à partir de l’article de Nicolas Jouïkov « Une question essentielle ». Puis vint en réponse l’article de Trofimov, « Nous ne sommes pas une classe du « chacun pour soi « . 

    Ces auteurs ont des vues divergentes sur la classe ouvrière des dernières décennies du pouvoir soviétique.Jouïkov estime que dans la période d’après-guerre, à la place de la classe ouvrière révolutionnaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre, de la guerre civile, de la Grande Guerre patriotique, « dans les usines ont afflué en masse des gens lumpénisés, pour qui le credo essentiel était  » chacun pour soi et Dieu pour tous « . Les ouvriers, selon Jouïkov, ont contracté depuis le milieu des années 70, ou peut-être encore plus tôt le virus de la société de consommation, ils sont devenus individualistes. Trofimov conteste cette affirmation, estimant que la classe ouvrière soviétique, et maintenant russe, a été et est toujours une classe d’avant-garde et révolutionnaire: «En effet, les années 70, sous Brejnev, ont été et demeurent inégalées (et cela est une grande réussite de la classe ouvrière) tant sur ​​le plan économique que pour ​​le bien-être de la vie quotidienne. »Et encore à présent Trofimov considère la classe ouvrière comme la force motrice de la société qui dans sa majorité ne suit pas les syndicats jaunes mais le Parti communiste.Qui a raison? 

    A titre d’épigraphe de mes réflexions sur le thème soulevé par la Pravda je citerai les paroles du célèbre écrivain soviétique Vsevolod Kotchetov (1912 – 1973). Il s’agit d’un écrivain communiste, qui tout au long de sa vie créatrice s’est tenu au premier rang des propagandistes et des défenseurs de la société soviétique, un combattant implacable contre les tendances libérales dans l’art et la littérature. Cette qualité s’est manifestée en particulier lorsque Kotchetov a été rédacteur en chef de « Literaturnaya Gazeta  » (1956-1961), puis de la revue « Octobre » (1961-1973). C’était un homme droit, fort, déterminé.

    Son dévouement à l’idée, son intégrité n’ont jamais été remis en cause, non seulement par ses amis, mais aussi par ses ennemis. Anatoly Sofronov, qui partageait ses idées, a déclaré: «Nous ne pouvons pas oublier que, au moment même où les pages de nos publications ne tarissaient pas d’éloges envers les opus de Soljenitsyne, c’est la revue  » Octobre « , en fait, qui la première a adopté une attitude critique envers les écrits de Soljenitsyne ».

    Et je ne peux pas ici ne pas citer les paroles de Vsevolod Anissimovich [Kotchetov] adressées dans une lettre du 27 Octobre 1967 à un ami, l’écrivain Jacob Ilitchev.

    Le but de la subversion idéologique de l’Occident est de « dévier les écrivains soviétiques fidèles au parti de leur positionnement idéologique,leur faire passer l’envie d’écrire sur les réalisations du peuple,sur son âme, son héroïsme,sur la classe ouvrière et la nouvelle paysannerie, et que tout ce qui a été créé par la révolution et le gouvernement soviétique disparaisse des pages de la littérature… En bref, que disparaisse la littérature du réalisme socialiste, soviétique, la littérature du parti. Et à sa place vienne une littérature qui génère l’individualisme, la servilité, le manque de foi en quoi que ce soit, la dépression, la décadence. Lorsque cela sera fait, les canons se feront de nouveau entendre. Notre ennemi a vu pendant la Seconde Guerre mondiale qu’avec les armes, quelle que soit leur force, ils ne nous auront pas. Donc, il faut un cheval de Troie. Donc, il faut corrompre notre peuple, le priver de la puissance des idées, casser son monolithisme. Nous les voyons à l’œuvre … Que faire? Se battre. Ne rien céder…  »

    Dans cette lettre, écrite dans l’année du cinquantième anniversaire de la Révolution d’Octobre, lorsque le pouvoir soviétique était – ou n’est-ce qu’une illusion? – à l’apogée de sa puissance, Kotchetov a prévu et deviné beaucoup de ce qui est arrivé par la suite. Presque tout ce qui a été créé par la révolution et le gouvernement soviétique a disparu, non seulement des pages de la littérature, mais aussi de la vie.

    1. Kochetov a écrit l’œuvre la plus importante des années 1950 sur la classe ouvrière, le roman « Les Jourbine ». Au centre de l’attention de l’écrivain était la dynastie ouvrière des Jourbine.

    COMMENT ÉTAIENT-ILS DONC, les travailleurs, il y a soixante ans, à l’époque des plus grands succès du système soviétique dans notre pays?

    Le travail pour eux était la base et le sens de la vie. Le mot «ouvrier» lui-même est prononcé par les personnages du roman avec fierté et respect. Le mode de vie socialiste soviétique avait forgé en eux des qualités telles que le sens de la responsabilité historique, la compréhension profonde de l’inséparabilité des aspirations personnelles et des besoins collectifs, la soif de connaissance, la richesse spirituelle.

    En fait, ces dynasties de travailleurs, dont étaient issus les organisateurs de la production, les dirigeants politiques et les chefs militaires, les scientifiques,étaient le bastion sur lequel s’appuyait la dictature du prolétariat. Avec la participation active de ces personnes a été conquis le pouvoir soviétique, ils ont créé sa base économique, défendu leur patrie contre le fascisme. La classe ouvrière était alors une force active dans l’histoire, et le fondement politique et moral de notre société.

    « Les Jourbine » ont été très appréciés par les lecteurs et les critiques. Mikhail Cholokhov en a dit le plus grand bien.

    Rien de semblable dans les décennies suivantes n’a été écrit. Ceci est largement dû aux  phénomènes négatifs qui se sont produits dans le pays, y compris dans la classe ouvrière, dans les années 70-s du XX siècle.

    La vie de l’homme au travail, je la connais depuis 1972, quand je suis entré l’usine de gants[bonneterie] de Dmitrov (http://dmitex.ru/) comme apprenti tourneur. Est-il possible de juger de la classe ouvrière à partir de la vie d’une entreprise? Je pense que oui, compte tenu du fait que la société employait à l’époque environ un millier de personnes et il y avait une rotation assez élevée du personnel, à savoir que des travailleurs quittaient sans cesse l’usine, et à leur place, de nouvelles personnes venaient.

    Donc, dans l’évaluation de la classe ouvrière des deux décennies qui ont précédé la révolution bourgeoise de 1991 à 1993, je suis incontestablement d’accord avec Jouïkov,et non avec Trofimov. Bien sûr, quand il affirme qu’au cours des années 1970, et même plus tôt, « dans les usines ont afflué en masse des gens lumpénisés », il y a une certaine exagération polémique. Mais je témoigne que la classe ouvrière dans les années 1970 n’était plus la même qu’en 1950. Je sais cela non seulement grâce à des livres, mais à partir des histoires des anciens ouvriers, venus à l’usine à la fin des années 1940.

    Déjà, de mon temps, le travail avait cessé d’être perçu comme une question d’honneur, de courage et d’héroïsme. C’était devenu un moyen de gagner de l’argent. On assistait déjà à l’érosion des fondements moraux de la société, la disparition de l’éthique du travail. Les travailleurs ont commencé de plus en plus à faire passer en premier leurs intérêts personnels. Les ouvrières payées aux pièces s’efforçaient de faire un bon travail, mais les autres travailleurs manifestaient le désir de travailler moins et gagner plus, grâce, par exemple, à des bonnes relations avec la direction. La discipline du travail se dégradait, l’ivrognerie augmentait.

    La consommation d’alcool par habitant au début des années 1980 par rapport à 1950 a augmenté de 2,5 fois. Dans les années 1960on a commencé à boire beaucoup dans les campagnes, mais la classe ouvrière n’était pas loin derrière. Je le voyais bien, sans l’aide des statistiques. On voyait aussi progressivement se développer les vols sur les lieux de travail.

    Le camarade Trofimov nous dit qu’à l’époque de Brejnev il y avait un niveau inégalé de bien-être et de réussite économique, et cela est une grande réussite, dit-il, de la classe ouvrière. Effectivement, en 20 ans, de 1964 à 1982, il y a eu de grandes réalisations. En 1967, a été créé l’ordinateur soviétique « BESM-6 » avec une vitesse de plus de 1 million d’opérations par seconde, on a construit la plus haute tour TV d’Europe, Ostankino, en 1985 a été mis en service le bombardier stratégique Tu-160 et développé le multiprocesseur « Elbrus-2 » (125 millions d’euros. par seconde). Le sous-marin nucléaire avec des « missiles de croisière » a été construit en 1969. Ainsi, les « missiles de croisière » basés en mer ne sont pas une réalisation de l’ « époque » de Poutine. Je ne parle même pas du complexe de Sibérie occidentale de pétrole et de gaz, les centrales hydroélectriques de Sibérie et d’autres objets industriels remarquables.

    Les réalisations des années 1970 sont non seulement le mérite de scientifiques et d’ingénieurs, mais aussi des travailleurs soviétiques. Tels que, par exemple, Alexis Tchouïev, membre du Comité central du PCUS, descendant d’une dynastie ouvrière de l’usine de la Baltique, un innovateur et inventeur infatigable. Cet ouvrier est l’auteur d’une technique révolutionnaire de fabrication d’hélices, qui a été adoptée par de nombreuses entreprises de construction navale du pays et leur a fait réaliser d’immenses progrès. Il était le digne continuateur des « Jourbine. »

    Alexis Tchouïev a parlé amèrement au XXV Congrès du PCUS (1976) du retard de notre pays dans la mise en œuvre du progrès scientifique et technologique. Il a exigé d’augmenter la responsabilité des ministères et organismes pour veiller à ce que tous les projets innovants et progressistes proposés par les travailleurs créatifs reçoivent un soutien pour leur mise en œuvre, et servent à accélérer le progrès technique. Son discours a été accueilli par les applaudissements des délégués. Mais les choses sont restées pratiquement en l’état.

    Les années 1970ont été marquées par un déclin du produit intérieur brut, le retard dans la mise en œuvre du progrès scientifique et technologique, révélant l’incapacité de la direction du pays à mener des réformes. Mais au milieu des années 1950, l’Union soviétique avait considérablement réduit l’écart avec les États-Unis pour le PIB. Ainsi, en 1955, le PIB de l’URSS s’élevait à 35% du PIB américain. Et ce malgré le fait que le pays avait récemment connu une guerre difficile! Ceci, sans aucun doute, est dû au mérite de Staline, mort en 1953. Alors qu’en 1985, trois ans après la mort de Brejnev, le PIB soviétique était seulement 22% des États-Unis. Ici, on peut voir le «mérite» de Leonid Ilitch [Brejnev].

    D’où la nostalgie du peuple soviétique pour Staline et l’époque de Staline, qui se manifeste constamment dans les années Brejnev. Cette attitude positive envers Staline et son temps je l’ai souvent rencontrée chez mes anciens compagnons de travail. Cela ne veut pas dire la nostalgie des années de leur jeunesse. En outre, l’un d’eux avait été arrêté (réhabilité en 1956): il travaillait comme artiste, et avait écrit un texte sur le verso du portrait du grand chef.

    L’explication de ce phénomène est donnée par Youri Emelianov dans son livre « Staline devant le tribunal des pygmées. » Les gens se tournaient vers l’image de Staline et de son temps. Ils se rappelaient la baisse annuelle des prix,le large assortiment de produits à des prix abordables dans les magasins, l’amélioration rapide de la vie des soviétiques avant la guerre, le rétablissement rapide de l’Union soviétique après la guerre. Ils se souvenaient avec émotion de l’enthousiasme de ces années, la simplicité et l’égalité entre les hommes et la soif universelle de culture. Ils mettaient en contraste les exigences de Staline envers lui-même et les autres dirigeants avec le comportement de plus en plus incontrôlé du pouvoir en place.

    Voilà quelle était la classe ouvrière soviétique des années 1970 du siècle dernier avec sa mémoire d’une histoire révolutionnaire héroïque, sa protestation contre la corruption et la bureaucratie émergentes et le phénomène croissant de l’érosion des principes sociaux, politiques, idéologiques et moraux, la croissance de l’individualisme, l’ivrognerie, les larcins, la discipline du travail en perdition.

    Quelles sont les causes de ces phénomènes? J’en citerai trois.

    Le camarade Jouïkov a tout à fait raison quand il écrit qu’une partie importante de la classe ouvrière est morte pendant la Grande Révolution socialiste d’Octobre, la guerre civile et la Grande Guerre patriotique.

    La deuxième raison est une forte augmentation dans les années d’après-guerre de la population urbaine. Cela a contribué à fracturer l’état social et psychologique des personnes qui sont passées du mode de vie rural traditionnel à la vie citadine. Un point qui se reflète dans les livres et les films de Choukchine pour lequel, soit dit en passant, Kotchetov et la revue « Octobre » ont beaucoup fait, en publiant un certain nombre de travaux du jeune écrivain. L’exode rural de plusieurs millions de personnes vers les villes a conduit à une augmentation des manifestations marginales dans l’industrie, la construction, le transport.

    Et la troisième raison: les erreurs grossières de la direction du PCUS dans la période post-stalinienne. A l’époque de Khrouchtchev les slogans du parti, son programme ont été discrédités, et le massacre de Novotcherkassk (juin 1962) a contribué à faire naître une crise dans les relations entre la classe ouvrière et le Parti communiste. Par ailleurs, l’augmentation des prix de détail sur la viande et les produits laitiers, qui a causé la tragédie de Novotcherkassk, a suscité un mécontentement des larges masses du peuple, en particulier les ouvriers, dans tout le pays. Elle a conduit à des troubles à Mourom, Aleksandrov, Biysk, Krivoï Rog, Soumgaït.

    Hélas, dans les années qui ont suivi le départ de Khrouchtchev, aucun travail sérieux pour restaurer la confiance perdue envers le parti, l’attractivité de son programme n’a été mené, à l’exception de phrases toutes faites sur le dépassement du volontarisme et la victoire des principes léninistes de la direction du parti. Le principal document idéologique et politique du parti jusqu’en 1986 a continué d’être le troisième programme du PCUS, adopté en 1961 et contenant tout à la fois des travers idéologiques fondamentaux, que des tâches tout à fait irréalistes comme construire les fondements du communisme avant 1980. Impossible était également la tâche de dépasser les Etats-Unis pour la production de produits industriels et agricoles (y compris la production de viande et de lait!) avant 1970.

    Compte tenu du fait qu’en 1962, le pays avait fait face à une grave crise alimentaire et, dans certains domaines, le gouvernement avait dû introduire des cartes de rationnement, on imagine quel effet cela produisait sur les gens. Mais les propagandistes de Khrouchtchev, ne doutant de rien,célébraient le troisième programme du PCUS comme un deuxième Manifeste communiste. Cette conjonction bizarre de fanfaronnade et d’ignorance idéologique n’est-elle pas l’une des principales raisons de l’effondrement du socialisme dans les années 1990?

    ET MAINTENANT, comment est la classe ouvrière? Est-ce la force motrice de la société, comme l’affirme Trofimov?

    La thèse selon laquelle le peuple est le créateur de l’histoire, est l’une des plus importantes dans le marxisme. La partie la plus importante de la population de la Russie moderne et par sa taille, et par sa position dans la sphère de la production matérielle est la classe ouvrière. Mais – et cela est également noté par les classiques du marxisme – à différentes étapes de l’histoire le rôle des masses peut être différent. En temps de réaction,les masses, écrasées par l’oppression et l’exploitation, subissant l’influence de la propagande bourgeoise, sont comme endormies. L’histoire est mise en mouvement par l’activité des gens, et la passivité, l’attente de jours meilleurs, l’espoir largement répandu que ‘tout va s’arranger sans moi’ conduit à la stagnation, au maintien des relations existantes d’exploitation.

    Telle est la situation en Russie aujourd’hui.

    Que devons-nous faire? Pour commencer, je dirai ce que nous ne devons pas faire. Nous ne devons pas agir comme les propagandistes de Khrouchtchev et Brejnev et nous abuser, embellir la situation. La classe ouvrière d’aujourd’hui est prête à attendre les slogans: « Paix aux peuples », « ! Les usines aux ouvriers! », « La terre aux paysans », « Tout le pouvoir aux Soviets ». La classe ouvrière moderne, écrit le camarade Trofimov, ne suit pas les syndicats jaunes, mais le Parti communiste, et elle est capable de comprendre les documents du parti. Oui, l’ouvrier contemporain est suffisamment instruit pour comprendre les documents du parti. Seulement, il arrive souvent qu’il n’y croie pas. Ceci est confirmé par les études sociologiques, qui ont été citées dans les matériaux des plénums du Comité central du Parti communiste. 60% des citoyens russes rêvent d’une société d’égalité sociale, mais un peu plus de 20% votent pour le Parti communiste aux élections fédérales.

    Le programme du Parti communiste correspond le mieux aux intérêts de la classe ouvrière et aux besoins de développement du pays. Mais les idées, selon le marxisme, ne deviennent une force matérielle que lorsqu’elles s’emparent des masses. 1917 a été un moment de l’histoire russe, où les contradictions qui mûrissaient depuis un long moment ont éclaté, mais aujourd’hui la majorité des classes inférieures subit sans rien dire, et les classes supérieures profitent de leur patience.

    Alors, que devons-nous faire? Je pense que cette année nous devons consulter la classe ouvrière : organiser le Congrès des Travailleurs prévu par le Plenum d’Octobre (2014) du Comité central du Parti communiste. Je suis convaincu qu’il est aujourd’hui plus opportun d’organiser cette manifestation non pas avec les représentants des collectifs de travail (comment d’ailleurs dans les conditions du capitalisme peut-on utiliser ce concept, purement socialiste?), mais juste avec la classe ouvrière.

    Et pour conclure mon article, je veux dire avec Vsevolod Kochetov, « Que faire? Se battre. Ne rien céder.  »

    Traduit par Marianne Dunlop pour histoireetsociete

    Titre original : Сила и слабость рабочего класса, par Алексей ПАРФЁНОВ. Рабочий, кандидат в члены ЦК КПРФ. г. Дмитров, Московская область.

      

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    source: histoireetsociete

     

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  • Park Kun-woong ("Je suis Communiste") : « Nous ne sommes pas libérés de la guerre des idéologies »Invité de Livre Paris, Park Kun-woong n’a pas (encore) la notoriété d’un Spiegelman ou d’un Tardi. Il est cependant de ces auteurs dont les œuvres enrichissent la mémoire universelle par le roman graphique. Après « Fleur » (Casterman) et « Massacre au pont de No Gun Ri » (Vertige graphique), il poursuit l’exploration de l’histoire de la Corée avec les deux volumes de « Je suis communiste » (Cambourakis). Nous l’avions rencontré l’été dernier à l’occasion du Festival de Bucheon dont il était le Président. Nous le retrouvons à Paris.

    Après avoir été honoré par ses aînés qui l’ont nommé président de la plus importante manifestation de BD coréenne, Park Kun-woong s’était retrouvé en haut de l’affiche de la 18e édition du Festival de Bucheon.

    Né en 1972, cet auteur semble agir comme un relais entre les pionniers de la bande dessinée sociale coréenne, témoins directs des drames du passé, et la nouvelle génération, tournée vers le numérique. Ainsi, les œuvres de Park Kun-woong rappellent les ravages de l’occupation japonaise, de la guerre entre le Nord et le Sud et de la dictature militaire qui s’en est suivie.

    Du fait de l’actualité éditoriale française, l’entretien qui suit évoque en priorité Je suis communiste dont les deux volumes viennent d’être adaptés en français aux éditions Cambourakis. Cette épaisse biographie, présente Hur Young-chul, coréen du Sud, pétri d’idéaux marxistes qui a combattu du côté du Nord avant d’être emprisonné durant trente-six années dans les geôles du Sud.

    Cependant, il sera également question du Temps des bêtes, son dernier roman graphique en date qui n’a pas encore été traduit en France. Cette nouvelle somme retrace le calvaire de Kim Geun-Tae, figure de l’opposition à la dictature sud-coréenne, emprisonné et torturé en 1985. Lors du festival de Bucheon, ce livre a fait l’objet d’une exposition impressionnante, réalisée par Park Kun-woong lui-même.

    Park Kun-woong ("Je suis Communiste") : « Nous ne sommes pas libérés de la guerre des idéologies »

    « Je suis communiste », en Corée avez-vous publié ce livre avec le même titre ?

    Oui. « Je suis communiste » était le titre du livre pour sa première publication en deux volumes. Mais lors de sa réédition de 2014 en intégrale, le titre est devenu « Mémoires d’un révolutionnaire ». Des groupes conservateurs qui défendent les idées du gouvernement actuel [Mme Park Geun-hye -Présidente de la République du pays depuis 2013- est la fille de l’ancien dictateur militaire, Park Chung-hee, NDLR] ont attaqué mon livre parce qu’ils l’estiment partisan de la Corée du Nord. Ainsi il a été retiré de certaines bibliothèques. Cela montre que le terme « communiste » est toujours interdit, comme à l’époque de la dictature. Aujourd’hui la chasse aux sorcières ne fonctionne plus, mais les manipulations sont toujours à l’œuvre.

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    Extrait de "Je suis communiste, Tome 1"
    © Park Kun-woong, Hur Young-chul - Cambourakis

    Pour quelles raisons pensez-vous que votre livre été la cible des conservateurs ?

    Il l’a été à la fois pour son titre et pour son contenu. Hur Young-chul, dont j’expose le parcours, a refusé de se fondre dans le capitalisme pendant plus trente ans. Il témoigne aujourd’hui que le système de l’ennemi des années 1950 lui semblait plus abouti d’un point de vue social. C’est ce qui a valu au livre d’être retiré de quelques bibliothèques sous la pression des conservateurs. Je le ressens comme une atteinte au droit à la culture et à l’expression.
    Il s’agit de l’histoire d’une personne emprisonnée pendant trente-six ans pour avoir déclaré déclaré : « Je suis communiste ». Je crois que la démocratie signifie la diversité d’opinion. Le fait de ne pas reconnaître le communisme dans la Corée du Sud actuelle m’amène à douter de cette démocratie. Nous ne sommes pas encore libérés de la guerre des idéologies.

    Pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire ?

    Je raconte l’histoire d’une personne qui a pris le parti du Nord. Pendant ses trente-six années de détention, ses photos et ses écrits ont été brûlés par sa propre famille pour ne pas subir plus de répression. À sa sortie de prison le seul support sur lequel il pouvait s’appuyer pour raconter son parcours était sa mémoire. Il en a tiré un livre, c’est ce qui constitue ma bande dessinée.
    Son témoignage permet d’équilibrer notre regard sur l’affrontement entre le Nord et le Sud. On voit par exemple que l’armée chinoise qui est perçue aujourd’hui comme invasive, a été reçue par une partie de la population dans un esprit de solidarité et que les soldats chinois faisaient preuve de comportements positifs…

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    Extrait de "Je suis communiste, Tome 2"
    © Park Kun-woong, Hur Young-chul - Cambourakis

    Pourquoi aborder autant de sujets douloureux de l’histoire de votre pays ?

    Après la guerre, la dictature a empêché de bien connaître notre passé. La vérité historique a été enterrée. J’ai pris la bande dessinée en tant qu’outil pour la révéler. Depuis peu, j’utilise un second outil, la caricature, pour aborder la satire politique. Le passé est important, l’histoire actuelle aussi.

    Au festival de Bucheon, vous semblez plus proche de l’ancienne génération d’auteurs ?

    C’est vrai. D’ailleurs des lecteurs qui me découvrent ici me pensaient plus âgé. J’aborde des sujets lourds pour un « jeune » auteur. Cependant l’histoire contemporaine intéresse de plus en plus ma génération parce que le pouvoir actuel rappelle l’époque de la dictature. Les groupes qui dirigeaient le pays reviennent aux affaires. Il reste beaucoup de sujets à traiter. La bande dessinée a de plus l’avantage d’être facilement abordée par les jeunes.

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    Extrait du "Temps des bêtes", encore inédit en français
    © Park Kun-woong

    La bande dessinée numérique -le webtoon- semble connaître un impact profond en Corée. Songez-vous à œuvrer dans ce secteur ?

    Oui bien sûr. Avec Le Temps de la bête, j’achève un cycle de trois témoignages qui avait commencé avec Massacre au Pont de No Gun Ri, puis par Je suis communiste. Je travaille actuellement sur un projet de science-fiction où il sera question de pouvoir politique. Cette bande dessinée sera à la fois diffusée en webtoon et imprimée sur papier.

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    L’Affiche du Festival de Bucheon
    © Park Kun-woong - KOMAKON

    La science-fiction est aussi le thème de votre affiche pour le festival de Bucheon. Pouvez-vous nous l’expliquer ?

    En sortant de mon style habituel, j’ai voulu apporter un visuel ludique et divertissant pour le grand public. J’ai pensé à une bouteille d’encre comparable à un corps humain. Sa tête s’envole vers un espace mystérieux en emportant les lecteurs. Que la bande dessinée conquière de nouveaux territoires, est dans l’esprit des auteurs. Sur quelle étoile et quelle histoire la tête va-t-elle atterrir ? C’est à l’imaginaire des auteurs de le déterminer.

    Pour le festival, vous avez conçu une exposition autour du « Temps des bêtes » à propos des tortures subies dans les années 1980 par le militant des droits de l’homme, Kim Geun-tae. Vous y avez notamment reconstitué la cellule où eurent lieu les sévices. On a été surpris de vous y voir pris en photo avec la veuve, les enfants et petits-enfants de Kim Geun-tae. Ils semblaient sourire, ce qui pour nous, Occidentaux, paraît étrange dans une telle circonstance. Que signifiait ce sourire ?

    Je ne pense qu’ils souriaient, ils étaient sereins. J’ai longuement discuté avec Mme Chae Keun, sa veuve, pour préparer ce livre. Je pense que ce sourire est une satisfaction du fait que l’histoire de son mari devienne le sujet d’une exposition et que lui-même serait heureux de savoir que son histoire est aujourd’hui connue. Comme une revanche contre l’oubli.

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    "Une revanche contre l’oubli". Au coeur de l’exposition consacrée au "Temps des bêtes", Park Kun-woung entouré par ses ainés Park Jae-dong et Lee Hee-jae avec la veuve, les enfants et petits-enfants de Kim Geun-Tae dont il a raconté le calvaire dans son livre et son exposition.

    Les éditions étrangères de vos livres étaient présentes dans l’exposition. Cela représente-t-il une grande importance pour vous ?

    Je traite de l’histoire contemporaine coréenne, sous l’angle de thématiques universelles, les droits de l’homme, le refus de la guerre. Je remercie le public français de me lire, car ces thématiques méritent des réflexions communes. On publie aussi des bandes dessinées françaises en coréen. J’espère que l’échange va se poursuivre. C’est à l’humanité entière de résoudre ces problèmes.

    Propos recueillis par Laurent Melikian.

    source: histoireetsociete.wordpress.com

     

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  • #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)

    Face à la forte mobilisation des et , le gouvernement UE MEDEF a montré ce que sont ces outils de dialogue et de négociations. Après avoir annoncé que le projet de serait promulgué de force si besoin par application de l’article 49-3 de la constitution, après avoir joué une farce de négociation avec la CFDT, le 17 mars c’est avec les matraques, les flashball et les gaz de ses que Valls UE MEDEF a répondu à la jeunesses mobilisés.

    5 étudiants blessés par la police hospitalisés à Strasbourg

     

    #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016) 17 mars 2016-Les CRS attaquent les étudiants de la Fac de Rouen

    violence, c’est donc cela la méthode du gouvernement valls, pour tenter de briser la mobilisation croissante d’une jeunesse qui ne fait qu’utiliser son droit constitutionnel à manifester. Mais s’en étonnera-t’ on vraiment de la part d’un gouvernement qui jettent en prison des syndicalistes qui ne font que défendre leur travail,  de la part d’un gouvernement qui a plongé le pays sous Etat d’Urgence, de la part d’un gouvernement qui distribue la légion d’honneur au dictateur parmi les plus sanguinaires de la planète, qui soutien le régime d’Erdogan et le massacre des Kurdes en Turquie, qui soutien la junte fasciste mise en place par ses soins à Kiev, ce gouvernement qui fait alliance avec les pétro-monarchie les plus abjectes du Golfes pour semer la guerre et la désolation de la Lybie à la Syrie et les attentats en France… et on pourrait multiplier les exemples !

    A Strasbourg, 4 jeunes attaqués par les CRS ont été expédiés à l’hopital. (lire le communiqué de l’UEC strasbourg ci-après). A Rennes, à Metz, à Lyon

    #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)

    17 mars 2016-Nuage de gaz contre la manifestation à Lyon

    A Tolbiac, c’est un déchainement de violence contre les étudiants comme le rapporte un journaliste effaré de Libération. 300 CRS et une cinquantaine de policiers en civil ont été déployés pour déloger quelques dizaines d’étudiants occupant un amphi et les quelques 200 jeunes les soutenant à l’extérieur.

    Tolbiac : 350 CRS contre 200 étudiants : « des visages en sang, des gens traînés par terre »

    • #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)

      Notre journaliste Sylvain Mouillard, sur place à Tolbiac, rapporte qu’il y avait des visages en sang, des gens traînés par terre, lors des charges policières contre les étudiants. Les gens qui voulaient sortir du site devaient le faire à visage découvert et étaient filmés par la police. A 19 heures, plusieurs centaines de personnes étaient toujours présentes aux abords de l’. source libération
    • #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)

      Et cela s’ajoute aux provocations des directions de certaines direction d’Université qui joue la stratégie de la tension en fermant les campus, ou en tentant de consigner les étudiants en cours. Cela s’ajoute aux tentatives d’intimidations qui ont suivi le 9 mars (lire ici).
    • #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)

    • #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)

      Que l’on ne s’y trompe pas. Il ne s’agit pas là de maintien de l’ordre – il suffit de comparer le deux poids deux mesures du gouvernement vis à vis d’action violente tel que celle des bonnets rouges et de manifestation pacifique comme celles des syndicaliste –  il s’agit bel et bien de . D’une tentative d’intimidation pour briser cette mobilisation dont le gouvernement observe la forte dynamique à mesure que la jeunesse et l’ensemble du monde du travail prend conscience de l’impérative nécessité de se mobiliser et d’impulser une solide contre offensive populaire. Un symptôme de plus de ce dangereux processus de à l’œuvre dans notre pays, et dont la course à l’échalote entre l’extrême droite et la droite extrême n’est pas le seul signe inquiétant. Mais au regard des décisions prises par les AG étudiantes, par les syndicats étudiants et lycéens, cette violence, ces intimidations lancées par un gouvernement qui sait qu’il sera balayé si les travailleurs s’y mettent tous ensemble et en temps, cela ne fonctionne pas. Et les appels à la mobilisation le 24 mars, le 31 mars ne cessent de se multiplier et de s’amplifier de toute part.
    • #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)

    • 17 mars 2016- CRS déployés contre les lycéens de Metz  zs                                                                                                                                                                                                                               

     JBC pour www.initiative-communiste.fr

    d’après les témoignages des militants PRCF présents dans les , les reportage des médias militants et de militants via Twitter (photos)

     

    Communiqué du mouvement des jeunes communistes 67:

    #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)Aujourd’hui lors de la deuxième journée de mobilisation contre la , la répression aveugle et violente s’est encore abattue sur des militants.

    Après que le cortège des jeunes ait exprimé le souhait de se réunir en Assemblée générale au Palais Universitaire, celui-ci s’est avéré « fermé ». De même au Patio, après quelques négociations, l’accès a également été refusé aux militants qui se sont tournés vers la faculté de droit. C’est alors que la répression policière plus violente que jamais s’est mise en marche : coups de matraque, gaz lacrymogènes, tous les moyens ont été bons pour éloigner les manifestants du bâtiment. Les armes sont un peu inégales messieurs les policiers, non ?

    Il est absolument minable que ce gouvernement policier en arrive encore à ce point : frapper des lycéens, des étudiants, pour tenter de faire taire la révolte contre ses lois réactionnaires. Quatre de ces militants sont actuellement à l’hôpital. Quatre de trop.

    Tout cela est encore une fois imputable à l’état d’urgence permanent qui a pour but de museler les luttes et de justifier toutes les violences. La mobilisation contre la loi El Khomri ne s’arrêtera pas là, au contraire, elle doit être plus forte que jamais. Si nous avions été au XIXe siècle avec ce gouvernement, nous nous serions fait tirer dessus par la troupe. Qu’en pense Monsieur Beretz, le président de l’Université de Strasbourg, des agissements des forces de l’ordre qu’il autorise systématiquement à entrer sur le campus ? Nous voulons des réponses.

    Demain à Strasbourg nous saurons accueillir notre chère ministre. Cette ministre doit tomber, ce gouvernement doit tomber !

    Nous exprimons notre pleine et entière solidarité avec nos camarades blessés et nous pouvons leur jurer une chose : nous ne comptons pas en rester là.

     


    Compte rendu par Sud de la répression contre des Lycéens près de Caen

    « Dès 7h35, quelques lycéens sont devant le lycée Jules Verne de Mondeville (Calvados) et rassemblent des éléments en vue de construire le blocage du lycée. […]

    De 8h à 9h30, le rassemblement avait pris de l’ampleur et la majorité des élèves étaient à l’extérieur du lycée. Les poubelles avaient été renversées dans la rue et une tentative de blocage de la rue était en cours dans une ambiance bonne enfant. […]

    Mais à 9h37, une compagnie de CRS arrive sur place et se met en ligne. Cette présence policière soudaine provoque la réaction immédiate des lycéens qui manifestent leur mécontentement par des cris. Des jets de pierres commencent.

    A 9h47 une bombe lacrymogène est lancée sur les jeunes qui subissent une charge organisée en plusieurs vagues au cours desquelles, les élèves présents ont été matraqués »

    Six élèves ont été interpellés, arrêtés, menottés en emmenés
    « Pendant l’intervention, une personne certainement habilitée pour le faire, filmait l’ensemble de la scène derrière les forces de l’ordre. Une élève est restée à terre en faisant un malaise, les pompiers ont été alertés et sont venus la prendre en charge. Six élèves ont été interpellés, arrêtés, menottés en emmenés. Les CRS ont demandé au chef de l’établissement de leur transmettre les trombinoscopes de tous les élèves du lycée.

    Puis l’ordre de dispersion a été donné depuis un mégaphone selon le texte suivant:

    « dispersez-vous immédiatement, sinon c’est considéré comme refus d’obtempérer à la loi ». […]

    11h00: retour au calme devant le lycée Jules Verne, la route est nettoyée tandis qu’une voiture de police reste en station pour contrôler l’entrée et la sortie des élèves.

    Pendant ce temps, la compagnie de CRS était en opération devant le lycée Rostand où ils ont à nouveau chargé, matraqué les élèves présents et lâché des chiens ».

    la compagnie de CRS était en opération devant le lycée Rostand où ils ont à nouveau chargé, matraqué les élèves présents et lâché des chiens
    Plusieurs personnes ont été interpellées par la Police nationale.

     


    Communiqué suite aux violences policières à l’encontre du cortège lycéen le 17 mars à Marseille

    #manifs17mars Les CRS contre la jeunesse : le gouvernement Valls UE MEDEF a fait couler le sang des étudiants #violence (IC.fr-19/03/2016)Nous, personnels du lycée Victor Hugo de Marseille, dénonçons la répression disproportionnée qui s’est abattue sur la manifestation lycéenne et étudiante de ce jeudi 17 mars contre la loi travail du gouvernement.

    Après un parcours sans débordements ni violence aucune de la part des manifestant-es, le cortège s’est vu bloqué à la hauteur du commissariat de Noailles, arraisonné par une voiture de police et arrosé de gaz lacrymogènes à deux reprises, sur la Canebière, puis sur le boulevard d’Athènes.

    Entre ces deux jets de gaz, et tandis que le cortège se remettait en route vers la faculté de St-Charles, un lycéen de 16 ans a été ceinturé, plaqué au sol par six CRS et emmené au commissariat de Noailles où il aurait été accusé de violence volontaire, outrage et rébellion, à rebours de tous les témoignages des présent-es.

    Durant le rassemblement de soutien qui s’était formé devant le commissariat, un militant a été à son tour extrait et interpellé avec à nouveau force charges et jets de gaz, avant d’être relâché un peu plus tard.

    Ces attitudes de provocation et d’intimidation inusitées -voire de mise en danger des manifestant-es, repoussé-es, aveuglé-es ou chargé-es en pleine circulation- sont une triste illustration de la réponse sécuritaire apportée en plein état d’urgence aux inquiétudes légitimes de la jeunesse et au mouvement social dans lequel elles s’inscrivent.

    Nous appelons les collègues de tous les établissements à participer massivement à la journée de mobilisation du 24 mars prochain aux côtés de leurs élèves et à rester vigilant-es et déterminé-es face aux provocations venues de toutes parts.

    Le jeune homme est accusé de violence et rébellion, il sera jugé ultérieurement. Restons mobilisé-es !

    Les personnels du lycée Victor Hugo, soutenus par Sud éducation et Cgt éducation

     


     source: initiative-communniste.fr

     

     

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  • Pays-Bas. Le 6 avril, le peuple aura la possibilité de dire NON à l’un des pires mauvais coups de l’UE : l’accord d’association avec l’Ukraine

    En 2005, nous avions salué le peuple néerlandais qui, quelques jours après le peuple français, avait voté NON au projet de « constitution européenne ». Dans « l’autre pays du NON » également, le rejet populaire de l’UE du capital n’a fait que s’amplifier depuis. Le 6 avril prochain, les Néerlandais pourront à nouveau l’exprimer dans les urnes. Un référendum se tiendra sur un sujet européen qui est loin d’être secondaire : l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine.

    La tenue d’un référendum a été gagnée par une campagne « citoyenne ». 428.000 signatures ont été rassemblées, bien plus que les 300.000 requises par la Constitution. Le résultat sera considéré comme valide si la participation dépasse 30%. Une majorité, probable, pour le NON ne sera pas contraignante mais mettra le gouvernement en grande difficulté. En France, comme dans la plupart des autres pays de l’UE, la ratification de l’accord UE-Ukraine s’est faite en catimini : même pas trois heures de débat à l’Assemblée et au Sénat il y a un an, pratiquement sans aucun écho médiatique, y compris venant des parlementaires qui ont voté contre. Cela malgré les lourdes implications économiques et politiques de cet accord.

    Aux Pays-Bas, les partis populistes de droite mènent une large campagne pour le NON, cherchant, comme ailleurs, à détourner l’opposition à l’UE vers le nationalisme et la xénophobie. Sur des bases radicalement différentes, plusieurs partis de gauche mettent toutes leurs forces contre l’accord UE-Ukraine, notamment le « Socialist Partij », parti socialiste de gauche, qui dispose de plusieurs parlementaires et dont les députés européens siègent au sein du groupe GUE-NGL avec le PCF.

    On se souvient que c’est le refus par le gouvernement légal de l’Ukraine en 2013 de l’accord qui a déclenché la crise, le coup d’Etat et la guerre avec l’ingérence de l’OTAN et précisément de l’UE. Sa ratification aujourd’hui a une lourde signification politique : le soutien européen au pouvoir putschiste du président Porochenko qui sombre dans la faillite, la corruption, la dictature avec notamment l’interdiction du PCdU et la bienveillance à l’égard des groupes néonazis.

    Sur le plan économique, les répercussions sont très négatives aussi bien pour le peuple ukrainien que pour les pays de l’UE. Le libre échange entre l’UE et l’Ukraine met automatiquement fin au libre échange entre l’Ukraine et la Russie (sinon la Russie rentrerait dans la même zone que l’UE). Or l’économie et surtout ce qui reste de l’industrie en Ukraine est historiquement complémentaire de celles de la Russie.

    En concurrence directe avec l’UE, elle va rapidement finir de péricliter, entraînant encore chômage et appauvrissement. Conséquence politique également: les régions industrielles sécessionnistes du Dombass seront encore davantage dissuadées d’une solution ukrainienne fédérale à la guerre latente.

    Pour les pays de l’UE, les Pays-Bas ou la France, l’Ukraine va servir de base arrière, encore meilleure marché que les pays de l’est membres de l’UE, pour les délocalisations du patronat. La main d’œuvre qualifiée, sous employée, en Ukraine ou dans l’UE, va concurrencer les droits sociaux des pays de l’UE : on passera à terme du « plombier polonais » au « plombier ukrainien ». Le champ d’action des oligarques et des mafias ukrainiens va aussi s’étendre.

    Le « Socialist Partij » a par ailleurs dévoilé que l’accord d’association avec l’Ukraine risquait d’introduire en Europe l’une des dispositions les plus dangereuses et combattues du projet TAFTA de traité de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis : la possibilité juridique pour les multinationales d’attaquer les Etats devant un tribunal arbitral international, au-dessus de leur propre souveraineté.

    Complexe et opaque, le TAFTA fait l’objet d’importantes campagnes « citoyennes » de rejet, notamment en France. Les divergences internes aux capitalistes américains et européens – Donald Trump représente aux USA le camp qui y est le plus opposé – les facilitent. L’accord entre l’UE et l’Ukraine malgré sa gravité facilement identifiable est imposé presque comme on met une lettre à la poste.

    Le référendum du 6 avril aux Pays-Bas, l’action des partis progressistes néerlandais, peuvent et doivent permettre d’alerter l’opinion publique en France et de renforcer l’opposition anticapitaliste à l’UE.

    source:

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  • Solfériniens : reniements, trahisons, attaques frontales contre le salariat (LGS.info-13/03/2016)

     
    BilanPS

    On ne pensait pas humainement possible de commettre autant de saloperies en quatre ans. On avait tort : les Solfériniens l’ont fait. Il ne manque que la continuation de la scandaleuse LRU par la zélée Fioraso, le désastre de la politique étrangère de l’endormi Fabius.

    Projet de loi El-Khomri

    En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.

    Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.

    Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail.

    Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos.

    Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu.

    Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine.

    Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi (confirmation d’une loi antérieure).

    Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.

    Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.

    Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.

    Après un accord d’entreprise, un salarié qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.

    Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

    Contacter le médecin du travail devient presque impossible.

    Le gouvernement envisage de simplifier le licenciement économique.


    Rapport Badinter :

    Des limitations peuvent être apportées aux libertés et droits fondamentaux si elles sont justifiées par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise.

    [Envisagé] « Forfait jours » pour les salariés (= fin des heures supp.).

    Rapport Badinter : fin de facto des 35 heures.

    Austérité : 2 milliards d’euros « d’économies » supplémentaires.

    Nouveau cadeau au patronat : prime de 2.000 € par an et par embauche pour les PME.

    Prime réservée aux embauches à bas salaires.

    La part socialisée des bas salaires sera donc payée par... les contribuables.

    La rupture du contrat de travail sera simplifiée.

    Basculement du CICE en baisse définitive de charges.

    Hollande s’attaque à la durée légale du travail.

    Décret n° 2015-1874 : la loi relative au Dialogue social et à l’emploi sacrifie la citoyenneté au travail.

    EDF : suppression de 4.000 postes en trois ans.

    Promesse de sanctionner les licenciements boursiers non tenue.

    Compte pénibilité, l’inverse de la prévention.

    Recul sur les critères.

    Recul sur les dates d’entrée en vigueur.

    Recul sur la date de paiement des premières cotisations.

    Recul sur le mode de déclaration.

    Criminalisation de l’action syndicale :

    Torpillage de la loi d’amnistie sociale votée au sénat.

    Prison ferme pour 8 ex-Goodyear malgré le retrait des plaintes.

    Arrestation à l’aube de 4 syndicalistes d’Air France.

    Répression pour la Confédération Paysanne, mansuétude pour la FNSEA.

    Abandon du projet de loi relatif à la démocratie sociale.

    Loi Macron : toutes les FNAC parisiennes se retrouvent en ZTI.

    Loi Macron : vers un accès restreint aux prud’hommes.

    Air France : 100 millions d’€ de CICE en 2 ans = 3000 emplois supprimés.

    Démantèlement du droit du travail (ANI)

    La prescription sur les rappels de salaire passe de 5 à 3 ans.

    Demandes liées à la rupture de contrat passent de 5 à 2 ans.

    Différé d’indemnisation de 180 jours pour rupture conventionnelle.

    Mutuelle d’entreprise obligatoire (2Mds€ pour 400.000 personnes).

    Sapin appelle les entreprises à ne pas augmenter les salaires trop vite.

    Retrait du Burn-out de la liste des maladies professionnelles.

    Destruction du Code du Travail.

    [objectif] Privilégier les accords d’entreprise, au détriment de la loi.

    Généralisation du travail du dimanche.

    La Poste expérimente la livraison de colis le dimanche.

    Ouverture des magasins de nuit.

    Loi Rebsamen :

    CDD renouvelable 2 fois.

    Fragilisation des CE & CHSCT.

    Fin de l’obligation de reclassement en cas d’inaptitude professionnelle.

    Création du CDI intermittent.

    Destruction de l’Inspection du Travail.

    Suppression des élections prud’hommales.

    Plafonnement des indemnités de prud’hommes pour licenciement abusif.

    Condamnation d’une inspectrice du travail (Téfal).

    Facilitation des licenciements collectifs.

    Le Guen suggère de baisser la durée et le montant des allocations chômage.

    Myriam El Khomri envisage la dégressivité des allocations chômages.

    Idée réaffirmée le 01.02.16 par Michel Sapin.

    Hausse du chômage.

    309 000 radiations en novembre 2015.

    Prime d’activité :
    Moins d’aide pour les plus fragiles (RSA activité et PPE).

    Le contribuable compensera les bas salaires du privé.

    [Projet] Encourager les emplois de service ("trappes à bas salaires").

    [Projet] Formation : Valls demande des contreparties aux chômeurs.

    Précarité : Explosion de l’intérim : +10% en un an.

    Ségolène Royal favorable au retour des coupures d’eau pour les mauvais payeurs.

    Taux de pauvreté à nouveau en augmentation.

    La chasse à la fraude aux allocations s’accentue.

    Renforcement du contrôle des chômeurs.

    Pas de « coup de pouce » pour le SMIC.

    Ouverture des centres d’hébergement seulement par -5°C.

    Baisse du montant des APL.

    Accessibilité : normes moins contraignantes et dérogations.

    Retraites : Revalorisation de… 0,1% en 2015.

    Les bénéficiaires de l’AME privés de remboursement.

    Remise en cause du droit au séjour pour soins.

    Durée de cotisation retraite portée à 43 ans.

    Loi Macron 2 : mise en place de fonds de pension.

    Hôpitaux : suppression de 22.000 postes en 3 ans.

    Gel des retraites >1200€ et décalage de 6 mois de la revalorisation.

    Hausse de l’allocation handicapés de 7€.

    Prime exceptionnelle (sic) de 40€ pour les retraites les plus faibles.

    Abandon de la réglementation sur l’accessibilité aux handicapés.

    Baisse de la prestation de compensation du Handicap.

    Pas retour sur les franchises de soins.

    Loi fin de vie vidée de son contenu (en attente de CMP).

    Don du sang : maintien d’une discrimination pour les homosexuels.

    Budget Sécurité sociale : suspension des votes à l’Assemblée.

    Le taux du Livret A passe pour la 1ère fois sous la barre de 1% (0,75%).

    Suppression de centaines de postes de contrôleurs fiscaux.

    Îles Vierges, Montserrat, Bermudes et Jersey sortis de la liste des paradis fiscaux.

    Pas d’interdiction des paradis fiscaux pour les banques françaises.

    3 taux d’imposition pour les entreprises : non tenu.

    Fraude fiscale et sociale : aucune annonce.

    Fraude aux cotisations sociales (25Mds/an) : aucune annonce.

    900 millions d’euros de réduction d’impôts pour les plus riches.

    Sapin demande le retrait d’un amendement visant à taxer les dividendes.

    Maintien des niches fiscales : 82 milliards de perte pour l’Etat.

    Communes : baisse de la DGF.

    Incitation à la création de communes nouvelles pour conserver les niveaux de dotation.

    CICE : 40 milliards sur 3 ans (dont 12 pour 2015).


    Pacte de Responsabilité

    Plus forte exonération de "charges" de la Vè République.

    - 6,3 milliards pour la protection sociale.

    Le bouclier fiscal de Hollande : 730M€ pour 7 630 contribuables aisés.

    Maintien du Crédit Impôt Recherche (5,5 Mds€/an).

    Interdiction de publication du rapport.

    ISF : le gouvernement ne taxera pas les œuvres d’art.

    Entraves à la taxe sur les transactions financières.

    Abandon de la "grande réforme fiscale" Ayrault.

    Recul sur l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail.

    Recul sur l’instauration d’une taxe sur l’excédent brut d’exploitation.

    Valls regrette la hausse (symbolique) des impôts des plus riches.

    Vote du TSCG sans renégociation.

    Le gouvernement privé de latitude.

    Hausse de la TVA de 19,6 à 20% et de 7 à 10%.

    Rejet du contrôle des frais des députés, sur avis défavorable d’Eckert.

    Rejet du "reporting public" sur demande de C. Eckert.

    Michelin : 18M€ de CICE, profits en hausse de 12% : 494 suppressions de postes.

    Corruption : les entreprises pourront payer pour éviter le procès.

    Loi Macron : Projet de libéralisation des règles d’implantation de la publicité.

    Obsolescence programmée : Macron tente de dénaturer la loi sur les pièces détachées.

    Loi de finance 2014 : l’article 92 proposait une amnistie totale pour les banques.

    La France bascule dans la marchandisation du sang.

    Interdiction pour l’EFS de fabriquer du plasma thérapeutique.

    Suppression des stock-option : promesse non tenue.

    « Autorégulation exigeante » : pas de loi limitant les rémunérations des patrons.

    Abandon de l’encadrement des bonus.

    40Mds € de dividendes pour le CAC40 en 2014.

    47Mds € de dividendes en 2015 (+9,9% hors taux de change).

    Pas de séparation banques de dépôt / d’investissement.

    Transfert du risque de faillite bancaire sur les déposants.

    Démantèlement d’Alstom : le gouvernement cède au lobbying de GE.

    Prolongation des concessions autoroutières.

    Privatisation des aéroports.

    Privatisation des barrages hydro électriques.

    TAFTA : négociations secrètes.

    ISDS (mécanisme de règlement des différends entre investisseur et Etats) : Un tribunal privé.

    Loi « Florange » inefficace et vide (Goodyear, Fralib, Petroplus).

    Projet de loi (abandonné) sur le secret des affaires.

    Multiplication des Partenariats Public-Privé.

    Abandon du projet de loi sur la responsabilité juridictionnelle du Président.

    Abandon du projet de réforme du Conseil supérieur de la magistrature.

    de la Cour de Justice de la République.

    Hollande gonfle le nombre de procédures antiterroristes.

    Projet de réforme pénale : Valls veut court-circuiter le Parlement.

    Projet de réforme pénale : mise à l’écart des juges.

    Justice en faillite : cri d’alarme en Seine-Saint-Denis.

    Contrôles de police : abandon de l’idée de récépissé.

    État d’urgence étendu à 3 mois.

    Projet d’extension à 6 mois & inscription dans la Constitution.

    Prolongation de trois mois sans saisir le parlement (22.01.16).

    Interdiction des manifestations non commerciales.

    Assignation à résidence d’opposants.

    Déchéance de nationalité.

    Bruno Le Roux envisage la déchéance pour tous.

    Instauration d’une rétention de sûreté après certaines peines.

    Surveillance massive des citoyens.

    Vote avec l’UMP contre un amendement de Taubira sur la Loi Renseignement.

    Envisage la privation de liberté à titre préventif.

    Fin de la présomption d’innocence.

    Extension de la présomption de légitime défense pour la police.

    Suspension de la Convention Européenne des Droits de Homme.

    Armement des polices municipales.

    Valls soutient la candidature de Lagarde à la tête du FMI.

    Hollande veut réintégrer pleinement la France dans l’OTAN.

    La France déplore (sic) l’exécution par l’Arabie saoudite de 47 personnes.

    Livraisons d’armes à la rébellion « modérée » syrienne (viol de l’embargo).

    Manipulation des rapports sur les armes chimiques en Syrie.

    Vente de Rafales aux pétromonarchies.

    Annulation du contrat Mistral avec la Russie, et vente à l’Égypte.

    Le PS soutient Juncker à la présidence de la Commission Européenne.

    Hollande pousse Tsipras à accepter un accord avec la Troïka.

    Refus du droit d’asile pour Assange et Snowden.

    Interdiction de survol de l’espace aérien pour le président Evo Morales.

    Illégalité du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions.

    Royal veut prolonger de 10 ans la durée de vie des centrales nucléaires.

    Boues rouges de Gardanne : l’État accorde des permis de polluer.

    Un mois après la COP21, forte baisse du bonus à l’achat de véhicules propres.

    Loi Macron : Ouibus, la SNCF concurrence ses propres TGV et TER.

    Les régions devront financer les déficits induits par ces pertes.

    Loi Macron : le droit de l’environnement sera réformé par ordonnances.

    Loi Macron : un amendement pour l’enfouissement des déchets radioactifs.

    signe un accord du G8 qui promeut la fracturation hydraulique.

     

    Solfériniens : reniements, trahisons, attaques frontales contre le salariat (LGS.info-13/03/2016)

    Réforme des collèges

    • Autonomie pour 20% des horaires disciplinaires.
    • Mise en concurrence des établissements.
    • Baisse des moyens.
    • Suppression du Latin, du Grec et des classes bilangues européennes.
    • Nominations de complaisance (ex : compagne d’A. Morelle).
    • Hollande reproche à Bartolone une campagne trop à gauche.
    • Abandon du projet de loi relatif aux incompatibilités applicables à l’exercice de fonctions gouvernementales.
    • 11 128 Roms évacués de force de leurs campements en 2015.
    • Stigmatisation des Roms.
    • Fermeture des frontières aux réfugiés syriens (30 000 en 2 ans).
    • Carole Delga et Alain Rousset cumulent députation et présidence de région.
    • Le Drian cumule les fonctions de ministre et de président de région.
    • Loi Macron : Constructions illégales, démolition impossible.
    • Laurence Boone, chef économiste à Bank of America, nommée conseillère à l’Élysée.
    • Jean-Pierre Jouyet, ministre de Sarkozy, nommé Secrétaire Général de l’Elysée.
    • Loi Alur vidée de sa substance.
    • Loi Alur : enterrement discret de la Garantie Universelle des Loyers.
    • Hollande satisfait du résultat du 1er tour des élections régionales.
    • Désistement et appel à voter pour la droite.
    • Renoncement au vote des étrangers.
    • Appels à la délation (fraude fiscale).
    • 3 recours à l’article 49.3 en un an.
    • Des enfants en zone d’attente aéroportuaire.
    • Comptes de campagne : Contrôles pendant 6 mois au lieu de 12.
    • Préparation d’une « Alliance », sans PCF ni EEL.

    ROMANE

    »» http://www.bilan-ps.fr/liste
    URL de cet article 30077
    http://www.legrandsoir.info/solferiniens-reniements-trahisons-attaques-frontales-contre-le-salariat.html
     
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  • Hier, aujourd’hui, demain, VIVE LA COMMUNE ! – 18 mars 2016 : 145ème anniversaire de la Commune de Paris (IC.fr-18/03/2016)

    Par * et Jean-Pierre Hemmen**

    Il y a cent quarante-cinq ans, refusant de remettre au capitulard versaillais Thiers les canons de la Garde nationale, les travailleurs parisiens qui défendaient Paris contre l’assiégeant prussien, déclenchaient l’insurrection de la .

    La Commune dans le droit fil de l’histoire nationale

    La Commune de 1871 ne sortait pas du néant. Elle portait en elle l’ardent souvenir de la Commune révolutionnaire de 1793, qui avait été l’aile marchante de la Révolution française et l’ultime bastion robespierriste quand l’Incorruptible fut renversé par les conjurés corrompus de Thermidor. Et même si la Commune de 1871, œuvre du prolétariat émergent et annonciatrice des révolutions prolétariennes à venir, fut un évènement irréductiblement neuf, le lointain écho des insurrections populaires parisiennes passées continuait de résonner profondément en elle ; celui de février 1848 (élément déclencheur du Printemps des peuples d’Europe) et des barricades ouvrières noyées dans le sang de juin 1848 ; mais aussi  des Trois Glorieuses de 1830 (célébrées par le tableau de Delacroix La Liberté guidant le peuple). Sans oublier, par-delà Gracchus Babeuf et sa Conspiration pour l’Egalité (1796), les journées révolutionnaires du 14 juillet 1789 et du 10 août 1792 (Prise des Tuileries par les Sans Culottes parisiens et par les Fédérés marseillais). Et comment ne pas évoquer la Fronde du peuple, qui ébranla la monarchie absolue au XVIIème siècle, et bien plus lointainement encore, la première révolution parisienne de 1357 (conduite par Etienne Marcel et par ses « chaperons » bleus et rouges, en alliance avec la Grande Jacquerie du Nord dirigée par Guillaume Carle), ou les Communes médiévales qui, de Laon à Beauvais, parfois en alliance avec le pouvoir royal (Bouvines) et parfois contre lui, défiaient du haut de leurs Beffrois respectifs les privilèges arrogants des nobles et des prélats.

    De la Commune aux révolutions du 20ème siècle

    Tant de choses ont été dites sur la Commune que nous nous contenterons de renvoyer ici à deux livres majeurs : La guerre civile en France, où Marx montre ce qu’est, pour un , c’est-à-dire selon ses mots, pour un « matérialiste pratique », l’assimilation critique de l’héritage révolutionnaire, à égale distance du culte religieux et de l’ingratitude pseudo-« moderniste » : principal fondateur et dirigeant de la Première Internationale ouvrière (dont faisait partie l’ouvrier communard Eugène Varlin), exilé à Londres, Marx impulsa la solidarité internationale avec les Communards ; fort de cette légitimité concrète qui se prolongea par d’innombrables efforts après l’impitoyable répression versaillaise, Marx sut, dans le même texte, célébrer la hardiesse des Communards « montant à l’assaut du Ciel », fustiger le « nabot sanglant » Thiers et ses immondes massacreurs versaillais, et pointer impartialement les faiblesses politiques de la direction communarde. Non pour le plaisir de dénigrer des camarades de lutte qu’il révérait, mais pour tirer de leur défaite des enseignements susceptibles d’aider les révolutions futures à vaincre dans la durée.

    Et c’est bien en rebondissant sur les leçons critiques tirées par Marx de la défaite subie que Lénine écrivit de son côté en 1917, en pleine Révolution d’Octobre, l’éblouissante brochure intitulée L’Etat et la révolution : le chef de file des bolcheviks y montre de manière concrète comment s’articulent, dans la théorie marxiste de la transition au communisme, la question du double pouvoir, des alliances de classes visant à isoler la réaction, de la conquête politique du pouvoir d’Etat par le prolétariat, de la mise en place connexe de la dictature du prolétariat et de la démocratie des Soviets d’ouvriers, de paysans et de soldats (« démocratie la plus large pour les masses populaires, dictature implacable sur les forces contre-révolutionnaires », écrit Lénine pour définir le contenu de classe de la « dictature du prolétariat) ; le tout dans la perspective finale de la socialisation des moyens de production débouchant à long terme sur le « dépérissement de l’Etat », lui-même rendu possible par l’extinction progressive des classes sociales et par la transition qu’elle permettra entre l’actuel « pouvoir sur les personnes » et la future « administration des choses », comme eût dit Saint-Simon. Toutes conceptions qui certes, étaient déjà au travail, d’une manière encore confuse et éparse (il ne pouvait en aller autrement alors que le jeune prolétariat, encore très mêlé à l’atelier artisanal et à l’échoppe, n’avait pas encore édifié de Parti d’avant-garde à lui) dans les luttes héroïques des prolétaires parisiens du 19ème siècle (et de leurs camarades lyonnais, marseillais, etc., car la Commune de Paris eut de forts prolongements « provinciaux »), ces éclaireurs de la future révolution mondiale

    Parmi les nombreux enseignements que l’on peut tirer de l’expérience communarde, on nous permettra d’insister sur quatre points qui importent particulièrement à notre actualité militante, alors que le grand mouvement de lutte des Goodyear et des défenseurs du Code du Travail rendent un hommage indirect à la Commune ce 17 mars en appelant le peuple travailleur et la jeunesse à occuper la rue sous le slogan d’esprit typiquement communard, que lancèrent les militants du lors des luttes sur les retraites de 2003 : « c’est pas au patronat de faire la loi, la vraie démocratie, elle est ici ! ».  

    Des enseignements pour aujourd’hui et demain

    • Tout d’abord, il est absurde d’opposer la véritable démocratie, la démocratie prolétarienne et populaire, à la dictature du prolétariat. C’est pourtant ce que font, non seulement les dirigeants euro-réformistes du PCF qui, depuis 1976, voici tout juste quarante ans, dénigrent ce concept stratégique du marxisme*** et lui opposent une fumeuse « démocratie » sans rivages qui masque mal leur ralliement à la démocratie bourgeoise en pleine décrépitude fascisante et maastrichtienne : à l’unisson des députés « socialistes », ces mêmes réformistes en rupture de marxisme n’ont d’ailleurs pas craint de voter unanimement pour l’état d’urgence dont ils pouvaient prévoir qu’il servirait moins à combattre le terrorisme fanatique qu’à intimider et à menacer le mouvement populaire. C’est au même type de reniement qu’ont d’ailleurs procédé les dirigeants du NPA qui, à l’abri de leurs mégaphones criards, ont eux aussi solennellement répudié la référence marxiste à ce concept marxiste fondateur***. L’expérience historique de la Commune montre au contraire que c’est du même pas que doivent s’exercer la démocratie prolétarienne la plus large (la plus directe possible, avec contrôle des députés du peuple, interdiction pour eux de gagner plus qu’un salaire ouvrier, possibilité de révocation en cours de mandat si celui-ci n’est pas respecté…), et la lutte intransigeante contre les menées contre-révolutionnaires. Marx fit reproche aux dirigeants communards, il est vrai fort divisés, de n’avoir pas pris des mesures plus sévères pour museler la contre-révolution, et notamment, pour exproprier la Banque de France dont les avoirs étaient en fait le produit détourné du travail prolétarien. Le choix n’est donc pas entre une gentille révolution ignorant les mesures de rigueur à prendre contre ses ennemis mortels et la « méchante » dictature du prolétariat. Si des mesures rigoureuses ne sont pas prises avec détermination par le pouvoir révolutionnaire issu du peuple, alors en à n’en pas douter, comme le dit le poète communard Jean-Baptiste Clément, «Les châtiments du drapeau rouge / Sont remplacés par la terreur / De tous les chenapans de bouge, / Valets de rois et d’Empereur » : car les chefs réactionnaires sauvent très chrétiennement leur peau… mais ils se vengent très « païennement » au cours de la Semaine sanglante  On traque, on enchaîne, on fusille/ Tout ce qu’on rencontre au hasard ; / La mère à côté de la fille / L’enfant dans les bras du vieillard… », écrivait encore Clément). Et ce ne sont pas les militants chiliens de l’Unité populaire torturés par Pinochet et par son commanditaire yankee, le prix Nobel de la Paix Harry Kissinger qui pourront hélas, venir affirmer le contraire, ni le million de communistes indonésiens écrasés par Suharto en 1965 sous les applaudissements de la presse « démocratique » américaine et dans l’indifférence totale du « Figaro » et de l’ORTF d’alors…

    A l’inverse, la dictature du prolétariat n’a pas sa fin en elle-même, elle ne doit jamais perdre de vue que sa fin est de construire une société où, par l’extinction des classes sociales, l’Etat de classe devient progressivement obsolète, et sa tâche de chaque instant est de promouvoir l’activité politique des masses, d’élargir sans cesse la démocratie populaire et l’intervention des citoyens-travailleurs, pour faire en sorte, comme disait encore Lénine, que « la cuisinière puisse gouverner l’Etat ».

    • De même, est-il aberrant d’opposer l’internationalisme prolétarien (« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » !) au patriotisme populaire. Les Communards étaient à la fois d’ardents patriotes français qui refusaient de capituler devant Bismarck, et de magnifiques internationalistes qui portèrent aux responsabilités ces immigrés progressistes fameux qu’étaient Léo Frankel (hongrois), Dombrowski (héros de l’indépendance polonaise, qui défendit admirablement Paris), sans parler du révolutionnaire italien Garibaldi, qui fut alors élu député français, ou d’Elisabeth Dmitrieva qui, aux côtés de la Parisienne Louise Michel ou de la Bretonne Nathalie Le Mel****, joua un rôle majeur dans l’engagement révolutionnaire des indomptables femmes parisiennes. Comme nous ne cessons de le rappeler, la véritable scission de classe ne sépare pas les patriotes des internationalistes, comme voudraient ensemble le faire accroire les partisans nationalistes des Le Pen ou les adeptes néolibéraux de l’UE supranationale et de l’OTAN ; quand la lutte de classes se durcit, elle oppose invariablement, d’un côté de la barricade sociale, les partisans du cosmopolitisme capitaliste alliés aux nationalistes bourgeois (ce que, dans les conditions présentes, le PRCF appelle l’U.M.-Pen-S, en montrant les convergences des deux processus réactionnaires que sont, en France la fascisation xénophobe ET l’euro-désintégration des nations souveraines), et de l’autre côté de cette même barricade, les partisans du patriotisme républicain ET les défenseurs de la solidarité de classe internationale. Et c’est encore plus vrai de nos jours qu’en 1871 puisque le capitalisme a pris la forme de l’impérialisme, de l’écrasement des nations libres par le capital financier, voire de la vassalisation des nations dominantes en déclin par d’autres, comme on le voit avec la hideuse UE dominée par l’impérialisme allemand et ses néo-Kollabos « français » du grand patronat et du Parti Maastrichtien Unique (PS et ex-UMP). C’est pourquoi d’ailleurs, le mot d’ordre de la Troisième Internationale n’était plus seulement « Prolétaires de tous les pays unissez-vous», mais « Prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde entier, unissez-vous » avec à l’horizon le mot d’ordre largement unificateur et défendu par Lénine du « droit de toutes les nations à disposer d’elles-mêmes ». Concrètement, cela se traduit par la nécessité, pour les vrais héritiers des Communards, d’appeler le peuple français, non pas à attendre sottement l’introuvable « Europe sociale » chère à Pierre Laurent, mais à exiger que la France sorte par la gauche, dans une dynamique révolutionnaire de rupture avec le capitalisme tueur de nation, de la mortifère UE atlantique et de son destructif euro.

    Vérification historique de cette dialectique matérialiste du patriotisme populaire et de l’internationalisme prolétarien, c’est toujours la classe dominante qui, du Moyen Âge (l’Evêque Cauchon livrant Jeanne Darc au bûcher anglais) à nos jours, s’est alliée à la domination étrangère pour se garder du peuple et préserver ses privilèges, alors qu’à l’inverse, le peuple travailleur défendait le sol national, comme on le vit pendant la Grande Révolution, quand les Soldats de l’An II issu du Faubourg Antoine sauvaient la France républicaine tandis que les Emigrés nobles de Koblenz trahissaient leur pays en combattant dans les rangs anglais ou autrichiens. Et en 1871, tandis que Thiers suppliait le victorieux Bismarck de libérer les soldats français faits prisonniers à Sedan, pendant qu’il jurait par écrit au maître du Second Reich allemand que lesdits soldats ne seraient « utilisés que contre Paris », les internationalistes présents à Paris défendaient la France occupée, comme les Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée, les Manouchian, Epstein et autre Roger Landini, restaient fidèles à la France des droits de l’homme pendant que Louis Renault produisait des tanks pour l’occupant nazi. Qui ne se souvient du mot de l’écrivain gaulliste Mauriac déclarant, à propos des mineurs rouges du Nord qui tinrent deux mois de grève sous la botte allemande en 1941, que « seule dans sa masse la classe ouvrière est demeurée fidèle à la France profanée » ?

    • il est suicidaire d’opposer la démocratie prolétarienne de masse au parti de classe et d’avant-garde. Ce qui fit tant défaut aux Communards, parmi lesquels dominaient encore les conceptions petites-bourgeoises et anarchisantes hostiles à l’organisation, les bolcheviks l’avaient construit et trempé au feu des luttes de la Révolution russe de 1905, non pas en l’opposant à, mais en l’appuyant sur cette création spontanée des masses ouvrières russes en mouvement qu’étaient les Soviets (Conseils) ouvriers et paysans. Sans le parti bolchevik, sans sa discipline d’action fondée sur le centralisme démocratique (démocratie la plus large avant la prise de décision, application par tous, minorité incluse, de la décision majoritaire), il n’y eût pas eu de Révolution prolétarienne victorieuse en Octobre 17 : car comment unir et discipliner les efforts d’un peuple-continent face à une réaction féodal-bourgeoise unie et armée jusqu’aux dents, si l’on ne dispose pas de cet élément indispensable à toute armée qui veut gagner et pas seulement « témoigner » : un ETAT-MAJOR politique ? Et inversement, que serait un parti d’avant-garde autoproclamé, un groupuscule se déclarant « le » parti sans manifester le moindre souci de fédérer les révolutionnaires et de devenir l’avant-garde effective DU mouvement populaire ici et maintenant ?

    C’est d’ailleurs en conjuguant la construction du parti communiste (dont Lénine choisit la dénomination d’origine française en triple référence à la Commune, à l’objectif final communiste, et non socialiste du parti, et aussi à ce qu’il appelait « l’Etat-Commune », l’état visant à son propre dépérissement, si lointain fût-il) et la dynamique propre des Soviets ouvriers, paysans et soldats, que triompha la Révolution d’Octobre, comme l’atteste de manière grandiose le livre-reportage de John Reed sur Les dix jours qui ébranlèrent le monde : car Octobre ne fut pas seulement une insurrection militaire victorieuse du prolétariat et de la garnison rouge de Petrograd, cette insurrection elle-même, qui remit aussitôt tout le pouvoir au soviets (où les bolcheviks avaient gagné démocratiquement la majorité), fut surtout nécessaire pour que s’engage un immense débat, gagné par les bolchéviks, dans chaque usine, chaque caserne, chaque village où il fallut se prononcer sur les trois premiers décrets du nouveau pouvoir soviétique, le Décret sur la paix aux peuples, le Décret sur la terre aux paysans et le Décret sur le contrôle ouvrier des usines.

    C’est pourquoi il est aberrant que certains communistes actuels, qui croient pourtant s’opposer à la direction du PCF-PGE, traitent de haut la « matrice léniniste du communisme » à la manière du premier euro-mutant venu, rêvent aujourd’hui de revenir à la Première Internationale en sautant par dessus l’expérience de l’Internationale communiste et du premier camp socialiste de l’histoire qui, durant plusieurs décennies, a tenu tête à l’impérialisme en construisant une société, certes bien imparfaite, mais dénuée de chômage, d’exploitation capitaliste et de marchands de canons. Si l’on veut analyser en marxistes, et non pas en défaitistes et en petits bourgeois geignards, les causes de la défaite provisoire du socialisme, – et cette tâche n’est pas l’objet de ce bref article – il y a mieux à faire que jouer les repentis bien-pensants, que de renier le passé communiste, que de s’auto-flageller pour complaire à l’adversaire, que de rêver d’un retour à des formes anciennes, pré-bolchéviques du pouvoir prolétarien, alors même que le capitalisme est mille fois plus agressif, destructeur, fascisant, exterministe dirions-nous, que ne pouvait encore l’être le capitalisme du 19ème siècle. Comme le disait le poète communeux Arthur Rimbaud, « il faut être résolument moderne : tenir le pas gagné ! », et non pas pratiquer ce que fustigeait déjà Lénine, cette danse du ventre propre aux éléments menchéviks et qui se traduit par le tristement fameux « un pas en avant, deux pas en arrière ! ». Sauf à vouloir éternellement perdre les combats face à un ennemi de classe plus déterminé que jamais, et dans une situation où, même au cœur de nos pays impérialistes en crise, le déclassement et la misère de masse menacent très directement les travailleurs et la partie inférieure des ainsi-dites « couches moyennes » !

    • enfin, il est malhonnête d’opposer la construction multiséculaire de la nation, puis la mise en place révolutionnaire de la République une, laïque, souveraine, sociale léguée par Robespierre, à la décentralisation démocratique populaire, ou partiellement populaire, que portaient historiquement, non seulement la Commune de 1871, mais les insurgés médiévaux des « jurées-communes » du Moyen Âge. Ce sont historiquement le Premier et le Second Empire, et non les Sans Culottes, ni a fortiori les Communeux, qui ont suspendu les libertés communales en nommant les maires et en imposant un superpréfet à Paris. A l’inverse, la nation française et les communes se sont, malgré bien des accrocs, construites du même pas. Ce fut le processus, historiquement progressiste en un premier temps, de construction d’un Royaume de France centralisé qui vit les Capétiens – désireux de conjurer les frondes féodales – s’allier aux milices communales : à Bouvines (1214) la bataille contre la coalition du roi anglais, de l’Empereur allemand, du comte flamand et de plusieurs grands feudataires rebelles, fut gagnée, par Philippe-Auguste et par ses alliés communalistes aux cris de « Commune, Commune !» et cette victoire permit à Paris de consolider son rôle de capitale politique du Royaume. CE fut aussi un choix politique royal relevant de l’alliance de classe qui inspira François 1er quand il choisit d’ériger le français – c’est-à-dire la langue parlée par la bourgeoisie et par le peuple (au moins en Ile-de-France) comme langue administrative et juridique – en écartant le latin cher aux ecclésiastiques (sans pour autant interdire les langues périphériques). Quant à la République une et indivisible créée par les affreux « centralisateurs » Jacobins, les Marat, Robespierre, Saint-Just, Couthon, elle liquida les vieilles provinces ethniques héritées de la féodalité au profit des nouveaux départements – mais elle n’en confirma pas moins l’élection des maires et des conseils communaux sans mégoter sur leurs prérogatives… que réduit à rien l’actuelle contre-réforme territoriale d’inspiration maastrichtienne. Bref, avant de dire sottement qu’ « en général, le centralisme s’oppose à l’intervention politique locale », il faut s’interroger sur le contenu de classe du centralisme et de la « décentralisation » proclamée ; car le centralisme national ne s’oppose pas à la démocratie locale quand, sur tout le territoire français, la classe progressiste, hier la bourgeoisie jacobine, aujourd’hui le prolétariat virtuellement communard, portent l’initiative historique. Encore une fois, quelle éclatante différence avec notre sinistre époque contre-révolutionnaire où, tout à la fois, sous l’égide de la grande bourgeoisie devenue oligarchique, le regroupement autoritaire des territoires conforte les « métropoles » au détriment des communes, les super-régions aux dépens des départements, l’Empire européen berlino-formaté et l’Union transatlantique américano-centré, tous deux appyés sur la puissance planétairement dévastatrice de l’OTAN, mille fois plus dangereuse pour l’avenir de l’humanité que ne pouvaient l’être les reitres de Bismarck ou les hussards du duc de Brunswick !

    Il y aurait mille autres leçons à tirer de l’expérience culturelle et humaine sans précédent que fut la Commune sous la conduite des héroïques Varlin, Flourens, Ferré et autre Courbet, notamment sur la manière dont elle sépara clairement, pour la première fois en France, l’Etat républicain des Eglises, mais d’autres historiens de la laïcité et des Lumières l’ont dit cent fois mieux que nous ne saurions faire.

    Pour l’heure, alors que Hollande rampe devant les néo-versaillais du MEDEF et que ledit MEDEF accepte joyeusement de dissoudre la République souveraine, la langue française, l’héritage des Lumières, de 1936 et du CNR dans les eaux glacées de l’UE maastrichtienne et du tout-anglais « transatlantique », les vrais successeurs des Communards assument fièrement l’héritage des héroïques prolétaires et artisans parisiens qui ouvrirent pour le monde entier l’époque, provisoirement interrompue, des révolutions socialistes. Sans opposer Octobre 1917 au bref printemps rouge de 1871, l’heure est plus que jamais à la résistance populaire, à la contre-offensive tous ensemble et en même temps avec les Goodyear, les autres salariés du public et du privé, les retraités, les étudiants, les enseignants, les paysans et les artisans en lutte, pour que notre pays redevienne ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être, le pays des Lumières communes.


    *G. Gastaud, philosophe, auteur de Marxisme et universalisme (Delga, 2015) et de Lumières communes, trajectoire dans la philosophie à la lumière du matérialisme dialectique (prochainement chez Delga), secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France

    **J.-P. Hemmen, directeur politique de la revue théorique « Etincelles », descendant de Pierre HEMMEN, officier de la Commune, militant de la Première Internationale, et de Jean Hemmen, militant du Komintern, organisateur des Brigades internationales d’Espagne, Résistant français fusillé au Mont-Valérien.

    *** Rappelons que le mot « communard » était originellement une insulte versaillaise : aux dires de Jaurès, les partisans de la Commune s’appelaient eux-mêmes les Communeux.

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  • Grosse mobilisation de la jeunesse ce 17mars à l’appel des syndicats lycéens et étudiants.

    Avec notamment une manifestation massive, de plus de 80 000 étudiants et lycéens à Paris.

    Des dizaines de manifestations rassemblant des milliers de participants avaient lieu simultanément en province : 7 000 à Lyon 6500 – 4 000 à Clermont Ferrand – 10 000 Toulouse  2 000 à Limoges, 10 000 à  Bordeaux, 5000 à Grenoble, Reims 5000 – Tours 4000 – Caen 2000 – Strasbourg 1500 – Lille 3000 ….
    Ils étaient 50% plus nombreux dans la rue ce que la semaine dernière. Et la mobilisation va encore grandir le 24 mars et le 31 mars. jusqu’au retrait de la .

    La FIDL annonce plusieurs centaines de lycées mobilisés, en augmentation par rapport aux 9 mars. A Rennes, le cortège des étudiants et lycéens exigeant le retrait de la Loi El Khomri a bloqué la gare.

    Dans de nombreux campus, les étudiants avaient également mis en place des barrages filtrants.

     

    Sous la pression de la rue, le gouvernement lâche du lest : la preuve que seule la mobilisation tous ensemble et en même temps paye

     

    Face à la mobilisation tous ensemble et en même temps, le gouvernement lâche du lest : c’est en effet à cause de la très forte dynamique du mouvement social que le gouvernement a revu sa copie est annoncée une hausse des salaires des fonctionnaires. Sans doute en pensant diviser le mouvement. Ce que confirme le très patronal journal Les Echos tentant de conjurer le sort d’un Le dégel des salaires éloigne le spectre d’une mobilisation des fonctionnaires.

    Pas sûr que cela calme la colère d’un secteur public sous pression de l’euro-austérité. Depuis 1998, le salaire des fonctionnaire a baissé de 19% et ce n’est pas les 1,2% de hausses annoncée d’ici la mi 2017 (0.3% seulement pour 2016) et les fonctionnaires ne seront pas dupes non plus d’une annonce qui intervient alors que le ministère de la fonction publique vient avec le protocole PPCR là aussi signé par la CFDT de ralentir les déroulés de carrières.

    C’est en tout cas la preuve que seule la mobilisation tous ensemble et en même temps paye, car les précédentes journée d’action isolée des syndicats de la fonction publique n’ont pas réussie à obtenir ce résultats.

    Le MEDEF menace les syndicats et menace le gouvernement de lancer des émeutes – le gouvernement envoit les CRS contre les jeunes

    canard enchainé gattaz

    Pendant que la jeunesse utilise son droit légitime de manifester, le MEDEF syndicat des patrons menace ouvertement le gouvernement d’émeutes, et ce après avoir menacé directement la CFE CGC de représailles si elle persistait à contester le projet de loi dans une attitude qualifié par un patron des patrons horrifié et fils de patron des patrons comme « cégétistes ». Mais c’est bien contre la jeunesse que le gouvernement envoie les CRS : attaques aux gaz lacrimogènes, charges de manifestations pacifiques sont rapportés dans différentes villes de France et notamment à Paris. Pendant que les chiens de gardes médiatiques du systèmes font évidemment leur gros titres – comme toujours – sur les « incidents émaillant les manifestations  » et la présence de « casseurs ».  

    Dans certaines universités – notamment à la Sorbone – les directions aux ordres pour tenter de briser le mouvement et la mobilisation ont décidé unilatéralement décidé de fermer les campus. Prouvant aux passages que là où les syndicats étudiants veulent ouvrir le débat démocratique, le gouvernement et ses représentants choisit la force et la brutalisation.

    Mais au regard de la forte mobilisation, force est de constater que les travailleurs ne sont pas prêts d ecéder aux intimidations.

     source: initiative-communiste.fr

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  • BREST

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi 'Khomri"

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi 'Khomri"

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi 'Khomri"

    Lycéens (notamment de Vauban et Kerichen) et étudiants se sont rassemblés place de la Liberté et ont défilé danstre-vi le cenlle contre le projet de loi.

    source: ouest-france.fr

     

    MORLAIX

    Loi travail : « Nous sommes les travailleurs de demain ! »

     

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi "El Khomri"Des lycéens de Tristan Corbière, à Morlaix, manifestent contre le projet de loi El Khomri ce jeudi. Ils ont bloqué l'entrée de leur établissement ce jeudi matin avant de défiler en centre-ville

    Reportage

    300 lycéens, sur les 1 400 en tout que compte le lycée Tristan Corbière, ont bloqué l'entrée principale de l'établissement ce jeudi, dès 7 h 20. Comme partout en France, ils manifestent contre le projet de loi El Khomri sur la réforme du droit du travail. « Notre avenir est entre nos mains », réagit une lycéenne. « On aimerait qu’il soit stable », renchérit une autre.

    Les cours ont été maintenus. Le blocus a duré environ une demi-heure. Les lycéens ont pris la direction du centre-ville vers 10 h. Environ 170 jeunes se sont rassemblés place de la mairie. Encadrés par les policiers, ils ont défilé jusqu’au rond-point Charles-de-Gaulle. « Nous sommes les travailleurs de demain » ; « El Khomri, ça suffit ! » ont-ils notamment scandé.

    La manifestation s'est poursuivie, en début d’après-midi.

    Des lycéens de Tristan Corbière, à Morlaix, manifestent contre le projet de loi El Khomri ce jeudi. Ils ont bloqué l'entrée de leur établissement ce jeudi matin avant de défiler en centre-ville.

    CARHAIX

    Loi travail : 180 lycéens de Paul-Sérusier et Diwan ont défilé ce jeudi

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi "El Khomri"Les lycéens rassemblés sur la place de la Mairie de Carhaix.

    "Loi travail : non merci !". Ce jeudi 17 mars 2016, le message des 180 lycéens qui ont défilé à Carhaix (Finistère) était clair : ils veulent le retrait pur et simple du projet de loi El Khomri concernant la réforme du Code du travail.

    Ces élèves des lycées Paul-Sérusier et Diwan de Carhaix, rejoints par quelques élèves du lycée Rosa-Parks de Rostrenen, se sont rassemblés devant l'établissement vers 13 h, avant de défiler en direction de la place de la Mairie. Ils ont été accueillis devant l'hôtel de ville par Christian Troadec, maire de Carhaix. "Gardez vos capacités à vous indigner quand vous ressentez une injustice", leur a déclaré ce dernier.

    Les lycéens sont ensuite repartis en sens inverse, toujours en défilé, en direction du lycée Paul-Sérusier. Ils ont alors bloqué la circulation sur le rond-point du carrefour du Poher, en bas de l'avenue Waldkappel et en haut du boulevard Jean-Moulin. Ce blocage devrait être levé vers 16h30.

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi "El Khomri"

    source: ouest-france.fr

     

    QUIMPER

    150 élèves du Lycée de Cornouaille manifestent pour le retrait de la loi El Khomri.

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi 'Khomri"

    Plus de 150 lycéens devant le lycée de Cornouaille, à Quimper, se sont mobilisés ce jeudi 17 mars  contre la réforme du code du travail. Le mouvement a été décidé hier .  A 11 h 30, ils ont défilé en direction de la Place Saint-Corentin

     

    CONCARNEAU

    200 à 300 élèves du Lycée Pierre GUEGUIN rassemblés contre le projet de loi EL Khomri

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi 'Khomri"

    Deux à trois cents élèves du lycée Pierre-Guéguin sont rassemblés  ce jeudi matin devant l'établissement pour manifester contre la loi El Khomri. Ils mènent un blocus filtrant. Vers 11 h, une marche était prévue vers le centre-ville avec blocage du pont du Moros.

    source: ouest-france.fr/

     

    QUIMPERLE

    200 lycéens de Roz-Glas et Kerneuzec dans la rue, contre la loi Travail

     

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi "El Khomri"

    Depuis 8 h ce jeudi matin, 200 lycéens de Roz-Glas et Kerneuzec sont dans les rues de Quimperlé  (Finistère) pour manifester contre la loi Travail. Ils viennent majoritairement du lycée professionnel Roz-Glas, les autres du lycée d'enseignement général Kerneuzec.

    Partis à 8h, ils ont prévu de manifester jusqu'à midi, en passant en fin de matinée vers le lycée privé Notre-Dame-de-Kerbertrand. Vers 11 h, les lycéens ont marché vers le rond-point Victor-Basch qu'ils ont momentanément bloqué. Ils ont continué jusqu'au rond-point de Kervidanou, où ils se sont également arrêtés.

    Le cortège a fait demi-tour et la manifestation s'est terminée peu avant 12 h, dans la zone commerciale de Kergoaler.

    Les lycéens reprendront les cours dans l'après-midi. " On s'est déjà assez fait entendre, nous sommes contents d'avoir pu faire passer ce message ", raconte Maoni Tassoni, élève en terminale métiers de la mode et du vêtement au lycée Roz-Glas.  


    Les lycéens, ce matin vers 9h, au rond-point de Moëlan à Quimperlé.

    Etudiants, lycéens dans les rues des villes du finistère pour exiger le retrait total de la loi "El Khomri"

    source: ouest-france.fr

     

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  • Pétition : la majorité des français souhaite un référendum sur la sortie de la France de l’UE [sondage]

    La majorité des français souhaite un sur la sortie de la France de l’. Et ils voteraient alors majoritairement pour la sortie de l’Union Européenne. C’est ce qu’indique un sondage réalisé par l’université d’Edimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part dans six pays européen dont la France (France, Allemagne,  Espagne, Pologne, Irlande).

    Et si ce referendum avait lieu, 62% des français sont pour sortir de l’UE parmi ceux qui ont une pour ou contre ce referendum.

    Pour un referendum sur la sortie de la France de l’UE, une campagne de pétition : pour faire entendre votre voix, pour que ce soit le peuple qui décide !

    Afin de permettre à cette majorité de français de se mobiliser et de se faire entendre, dès l’automne 2015, une pour un referendum sur l’UE et l’ a été lancée (signature en ligne cliquez ici),sur proposition du , et à l’appel d’un large rassemblement de personnalités réunissant des militants communistes, des gaullistes républicains, des syndicalistes, des intellectuels mais aussi de simples citoyens. Une campagne menée au plus près des français, sur les marchés, à la sortie des entreprises, en porte à porte, mais également via internet et les réseaux sociaux.

    visuel pétition bandeau fond IC referendum euro

    Et tous les militants qui font signer cette pétition sur le terrain le disent, confirmant les chiffres du sondage, les français signent très facilement. Tel José, militant du PRCF dans le Nord de la France :

    « En deux heures de porte à porte, dans ma cité HLM, où nous avons recueilli un excellent accueil,  sur les 46 personnes avec qui j’ai pu discuter, 40 ont signé la pétition pour exiger un referendum pour la sortie de l’UE et de l’Euro. »

    Ou encore ce syndicaliste ouvrier à Grenoble :

    « Sur mon marché – très populaire et largement fréquenté par des travailleurs de toutes origines – à coté de chez mois, avec les copains, on a recueilli 26 signatures. Et pourtant il faisait un froid de canard. Et tous ils nous expliquaient pourquoi ils veulent un referendum, pourquoi ils veulent sortir de l’UE et de l’euro pour rétablir la démocratie, pour sauver les conquêtes sociales, l’industrie et faire reculer le chômage… La plupart m’ont dit qu’ils ne votent plus. A quoi bon puisque c’est l’europe et les marchés financiers qui décident. Mais là, ils veulent voter, ils veulent faire entendre leur voix, ils veulent décider eux même. Pendant ce temps, des militants du PS ou de LO voyaient leur tract leur rester sur les bras. »

    Bref, pour peu qu’ils en aient l’occasion, oui, les français le disent, ils veulent voter, ils veulent décider, et ils sont pour la sortie de l’UE et de l’euro, pour briser les chaines de l’Union Européenne !

    Les chiffres : 53% des français veulent un référendum sur la sortie de la France de l’UE

    Après avoir remarqué qu’il est fort étonnant qu’aucun sondage de la sorte n’ai été réalisé par les instituts de sondages français – mais si c’était le cas, les chiffres seraient ils publiés ? – analysons les résultats des réponses concernant la France.

    Le premier enseignement de ce sondage c’est que les français rejettent massivement l’Union Européenne. Ils sont 55% à vouloir moins d’Union Européenne, c’est à dire à réclamer le retour à la souveraineté nationale. Rien d’étonnant puisqu’en 2005 c’est à plus de 53% qu’ils se sont prononcés contre le Traité Constitutionnel Européen et que ces dix dernières années ont pu leur prouvé qu’ils avaient raison de dire NON à l’Union Européenne. 35% des français veulent renforcer l’UE et les partisans de l’intégration totale sont très minoritaires (16%). Des chiffres cohérents avec les résultats des dernières élections européennes ou l’UMP, le PS, l’UDI et EELV avait rassemblé 18% des inscrits. On observera par ailleurs que ceux qui veulent réduire le pouvoir de l’UE n’ont aucun moyen de se faire entendre sans sortir de l’UE : il faut l’unanimité des 28 pour modifier les traités ! Les traités ont organisé l’irréversibilité du verrouillage ultra libéral au service de la dictature capitaliste qui s’exerce contre les peuples d’Europe.

    Sondage referendum pour la sortie de l'UE - sentiment vis à vis de l'UEComme le revendique le PRCF, et comme l’exige la campagne de pétition qu’il a initié avec un large rassemblement, une large majorité de français souhaitent qu’un referendum pour la sortie de l’UE soit organisé en France. Parmi ceux qui ont un avis sur la question, 65% exigent un referendum. 18% n’ont pas d’avis ou ne se sentent pas concernés par la question. Ce faible niveau de sans avis démontre que l’Union Européenne est un problème central pour les français, contrastant avec les niveaux record d’abstention aux européennes et confirmant le fort contenu politique et militant de cette abstention.

     

    Sondage referendum pour la sortie de l'UE - pour un referendum

     

    Et si ce referendum avait lieu, leur réponse serait sans appel : 62% des français voteraient pour la sortie de l’Union Européenne parmi ceux qui ont un avis pour ou contre la tenue d’un referendum.

    Sondage Referendum pour la sortie de l'UE résultat

     

    Bien sûr alors que ce débat sur la sortie de l’Union Européenne demeure totalement verrouillé aujourd’hui. Par une censure totale dans les grands médias. A l’image de la censure totale, intégrale et permanente qui frappe le PRCF et ses propositions, y compris au sein de la plupart des médias se revendiquant de la gauche de gauche qui ces dix dernières années n’auront jamais ouvert leurs colonnes aux PRCF ou leurs micros (*). Par la PME FN servant opportunément au reducto ad Le Pen de quiconque propose de sortir de l’UE ou de l’euro, et ce alors même que les Le PEN et le FN ne sont pas et n’ont jamais été pour la sortie de l’UE et de l’euro, se contentant de distiller une rhétorique eurocritique pour ratisser large dans l’opinion populaire.

    Les chiffres de ce sondage démontrent une fois de plus que la voix, les propositions que portent le PRCF sont bien en totale résonance, en symbiose et en conformité avec les aspirations populaires les plus larges, majoritaires qui sont celles de la classe des travailleurs. A l’image de cette pétition pour un referendum pour la sortie de l’UE et de l’Euro, pour laquelle, avec les militants du PRCF et tout ceux qui bien au-delà sont déjà engagés dans la campagne pour la faire signer, pour donner la possibilité au peuple de se faire entendre, pour que ce soit le peuple, souverain, qui décide. Tout de suite et maintenant, chacun peut s’engager, se mobiliser pour cela. En signant cette pétition, en s’en emparant pour la diffuser, pour la faire connaître, pour la faire signer à ses proches, à ses amis, à ses collègues. Pour la relayer dans ses réseaux syndicales, politiques, associatifs, pour rendre visible cette majorité de français qui veut un referendum. Avec cette pétition, chacun peut agir, chacun a les moyens d’agir.

    Signez et faites signer la pétition pour un referendum pour la sortie de l’UE et de l’euro

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

     

    Résultats détaillés du sondage

    Sondage referendum pour la sortie de l'UE - sentiment vis à vis de l'UE - NSP

     

     

    Sondage referendum pour la sortie de l'UE - pour un referendum - NSP

     

     

    sondage pour ou contre la sortie de l'UE

     

    (*) C’est un constat qui ne souffre aucune polémique que le PRCF, ses personnalités et ses intellectuels, sont manifestement interdits de cité du coté de l’Humanité, de Politis, du Monde Diplomatique, ou encore au micro de La Bas si j’y suis…  La censure n’est donc pas que dans les grands médias du capital, et www.initiative-communiste.fr ne peut faire autrement que de le dire.

     

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