• BREST

    Plus de 4000 manifestants dans les rues

    Il Ils étaient plus de 4 000 dans les rues de Brest contre l'avant-projet de loi El Khomri sur le contrat de travail sont présent place de la Liberté.

     Ce mercredi à midi et demi, une manifestation était organisée place de la Liberté contre l'avant-projet de loi El Khomri sur le contrat de travail.

    L'intersyndicale CGT, FO, Unsa, Solidaires et Unef était à l'origine du mouvement, rejointe par des formations politiques : l'Autre Gauche, Le mouvement des Jeunes socialistes, le PCF et le Parti de gauche.

    Des lycéens et des étudiants étaient aussi présents. (source OF.fr)
     
    MORLAIX

    9 mars-Des milliers de personnes ont manifesté dans les villes du Finistère contre la loi Travail

     600 personnes se sont réunies, ce mercredi 9 mars à midi, devant la mairie, pour protester contre le projet de loi El Khomri sur la réforme du droit du travail.

    « Nous manifestons par générosité pour les prochaines générations, annoncent Anne et Martine, enseignantes de l'éducation nationale à la retraite. Ce projet de loi est un grignotage des acquis d'après-guerre. C'est en plus une trahison qu'il soit porté par la gauche. »

    Un peu plus loin dans la foule, Eugène, Gaëtan, Axel, Yann, Léo, Manuel, Titouan et Valentin, lycéens à Tristan Corbière âgés de 16 et 17 ans, protestent : « Il existe déjà des difficultés à intégrer le monde du travail. Cette loi les accentue. Elle donne plus de pouvoir aux patrons. Elle fait perdre des siècles d'acquis sociaux. Il faut rester vigilant.

    Les deux points qui ne passent pas

    Le cortège s’est ébranlé en direction du rond-point Charles-de-Gaulle avant de revenir vers la mairie.

    La grogne se concentre sur deux points en particulier : le motif économique du licenciement et le montant des indemnités prud'homales. « Ce projet est sans précédent, dénoncent les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires ou encore Sud qui ont appelé au rassemblement. Il suscite un profond mécontentement dans le monde du travail, chez les jeunes et les retraités. Nous continuerons de nous battre pour un code du travail plus fort et solide à l'avenir. » (source OF.fr)

     

    QUIMPER

    Plus d'un millier de manifestants contre la loi El Khomri

     

    9 mars-Des milliers de personnes ont manifesté dans les villes du Finistère contre la loi Travail

    La place de la Résistance, balayée par les rafales, était le point de départ de la manifestation contre la réforme du Travail qui s'est déroulée ce mercredi 9 mars, à Quimper (Finistère).

    Environ 1 100 personnes ont manifesté, sous l'égide de nombreux syndicats. Le cortège a défilé dans les rues de la ville, s'invitant également dans le centre historique, avant de se dissiper après une marche d'environ une heure.

    Si la manifestation avait été relayée en amont, plusieurs participants regrettent la faible mobilisation des lycéens et étudiants.

    Par Jérémy BONNET (source: OF.fr)

     

    QUIMPERLE

    Près de 600 manifestants contre la loi travail

     

    9 mars-Des milliers de personnes ont manifesté dans les villes du Finistère contre la loi Travail

    À l'appel des syndicats, les manifestants ont d'abord investi la place Saint-Michel, dès 10 h, avant de défiler vers La Poste, l'école Saint-Vincent-de-Paul, et terminer devant l'Intermarché. 

    Représentation des syndicats

    Jeunes actifs, ouvriers, employés et retraités sont mobilisés pour protéger le code du travail et les droits des salariés. Des représentants syndicaux ont pris la parole. Cédric Gangneux, de la Confédération nationale du travail (CNT) de Quimperlé, Annie Menvielle de Force ouvirère (FO) et Alain Le Garnec représentant CGT des Papeteries de Mauduit ont pris la parole. 

    Parmi les manifestants, des salariés de l'entreprise Ardagh, anciennement Impress metal, à Moëlan-sur-Mer sont présents, alors qu'un débrayage de 12 h à lieu à l'usine. Une délégation de la CGT Bigard s'est également mobilisée.

    La mobilisation lycéenne

    Plus d'une vingtaine de lycéens de Kerneuzec a rejoint le mouvement. Ryan Le Calloch, en classe de seconde, a également pris la parole. Une intervention remarquée par l'assemblée.

     " C'est une loi qui nous concerne, même si on nous dit le contraire. On se mobilise parce que nous sommes inquiets pour notre avenir ", explique le lycéen (source OF.fr)

     
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  • Les appels à manifester contre le projet de Loi travail se multiplient, pour le rassemblement de demain, à 12 h, place de la Liberté. L'union locale CGT évoque ainsi un « projet de loi inacceptable », « une menace pour les salariés, qui ne créera pas d'emploi », et demande le retrait du projet. Dans le secteur privé, la CGT SDMO et la CGT des Marins du grand Ouest relaient l'appel à la mobilisation. Même tonalité à l'union départementale de FO, qui appelle « les salariés de tous les secteurs d'activité, public, privé, en CDI, en CDD, en intérim, les lycéens, les étudiants, les chômeurs, les retraités à se mettre en  grève » demain. Côté politique, l'Union démocratique bretonne dit ne pouvoir « cautionner le fort déséquilibre introduit par le projet de loi », qui « porte gravement atteinte au respect et à la dignité des jeunes, des femmes et des hommes dans l'entreprise ». L'UDB demande « la reprise d'un dialogue social normal entre les acteurs économiques, afin d'aboutir à un projet de réforme équilibré », et appelle à participer « massivement » au rassemblement.

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  • 9 mars-Tous ensemble pour le retrait du projet de loi El Khomri/Hollande-le reculsocial ça ne se négocie pas, ça se combat

    9 mars-Tous ensemble pour le retrait du projet de loi El Khomri/Hollande-le reculsocial ça ne se négocie pas, ça se combat

    MERCREDI 9 MARS 2016

    LES MANIFESTATIONS EN FINISTERE POUR LE RETRAIT DE LA CONTRE-REFORME DU CODE DU TRAVAIL

           ►BREST-12 heures –Place de la Liberté          

      (étudiants-12 h 30-Parvis de Ségalen-convergent Place de la Liberté)

    ►MORLAIX-12 heures-Place de la Mairie

    ►CHATEAULIN-12 heures-Place de la Mairie

    ►QUIMPER-12 heures-Place de la Résistance

    ►QUIMPERLE-10 heures-Place   Saint-Michel

      

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  • À l'appel de différentes organisations syndicales, des manifestations contre le projet de loi El Khomri visant à réformer le code du travail auront lieu mercredi. À Morlaix, un rassemblement est programmé à midi devant la mairie. La section locale du Front de gauche appelle à participer « à cette vague de mécontentement qui ne cesse de gonfler comme le montre la pétition qui a recueilli plus d'un million de signatures ». « Face au dynamitage du code du travail, la riposte doit être à la hauteur de la gravité de l'attaque portée au monde du travail, aux salariés, à la jeunesse et à l'emploi. La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat », souligne, à travers un communiqué, le Front de gauche, qui demande « le retrait de ce projet qui ferait revenir la France au XIXe siècle ».

    source: letelegramme.fr

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  • Syndicats, Unef et Jeunes socialistes apellent à manifester. Syndicats, Unef et Jeunes socialistes apellent à manifester.

    Plusieurs syndicats appellent à se rassembler mercredi 9 mars contre le projet de réforme du code du travail soutenu par la ministre du Travail Myriam El Khomri. Ils voient dans ce projet « un retour au XIXe siècle ».

    Plusieurs syndicats, la CGT, FO, Solidaires, la FSU, mais aussi les Jeunes socialistes et l'Unef appellent tous les salariés, les personnes en intérim ou à la recherche d'emploi, les retraités, et aussi les lycéens et étudiants à se rassembler mercredi prochain, à 12 h, place de la Résistance à Quimper pour demander le retrait du projet de loi El Khomri.

    Mouvement parti de la base

    Ils se sont retrouvés hier matin, à l'Union locale de la CGT à Quimper pour lancer un appel à la mobilisation. « Cette journée du 9 mars, a précisé Yvon Coat, secrétaire général de l'Union locale CGT, n'a pas été décidée par la confédération, mais par la base. Ce sont les salariés, les jeunes qui ont décidé ce mouvement alors que ce projet de loi devait à l'origine être présenté le 9 mars devant le conseil des ministres. La pétition "Loi travail non merci", approche le million de signatures. Des préavis de grève ont été déposés par la RATP et la SNCF ».

    Demande de retrait total

    Les quatre syndicats, les Jeunes socialistes et le syndicat étudiant demandent le retrait total du projet.
     
    « Ce que l'on veut, c'est une réforme qui sécurise et non fragilise les salariés. Ce projet de loi, c'est un retour au XIXe siècle », dénoncent-ils. « C'est une remise en cause des fondamentaux de la hiérarchie des normes », poursuit Patrice Campion de Solidaires. « Le projet prévoit de régir les relations entre employeur et salariés et permettra de signer des accords locaux moins avantageux que le code du travail ». Durée du travail, heures supplémentaires, repos quotidien de 11 h, indemnités de licenciement, référendum organisé dans les entreprises... les remises en cause « des acquis obtenus de longue date » ulcèrent les syndicats et les représentants de la jeunesse.

    Jeunes socialistes « hostiles » au projet

    D'ailleurs, les Jeunes socialistes du Finistère, « hostiles au projet » et représentés, hier, par Sarah Marty, y voient « pour bien des articles, des atteintes aux droits des salariés et des reniements vis-à-vis des valeurs prônées par la gauche depuis des années. Les méthodes employées par ce gouvernement ne sont plus en phase avec les engagements de 2012. Ces méthodes brutales, ne permettant aucun dialogue social et menaçant un passage en force à l'assemblée, représentent tout ce que la société a de plus archaïque ».
     
    En complément

    Les retraités dans la rue dès le lendemain

    Après mercredi, de nombreuses organisations syndicales et plusieurs associations de retraités (*) appellent à une nouvelle mobilisation le jeudi 10 mars à 10 h 30 place de la Mairie à Quimper pour demander la revalorisation de l'ensemble du système des pensions et des retraites. Initialement prévu le 24 novembre mais reporté en raison des attentats de Paris, ce nouveau rassemblement, organisé au niveau national, vise à alerter sur « la situation inquiétante » des retraites alors que « la moyenne pour une femme est comprise entre 800 € et 900 €, et qu'elle est de 1.200 € pour un homme ». « Aujourd'hui, arrivent à la retraite des gens qui ont connu le chômage et la précarité au cours de leur carrière. Ce n'est plus l'époque des "Trente glorieuses" et certains sont obligés de conserver un petit boulot. Ils sont de plus en plus nombreux à devoir faire appel aux associations caritatives comme le Secours populaire », constate Gilbert Phelep de l'UGR-CGT. Le montant des pensions, la baisse du pouvoir d'achat, les tarifs d'hébergement en maison de retraite, la perspective de la dépendance et la crainte de devenir une charge pour leurs enfants... les inquiétudes des retraités sont réelles.

    3.000 suicides par an

    S'appuyant sur des chiffres de l'Inserm, un syndicaliste souligne ainsi que « près de 3.000 retraités se suicident chaque année en France. C'est deux fois plus que pour la tranche d'âge des 25-44 ans ». Ils appellent donc tous les retraités à se mobiliser une nouvelle fois pour dénoncer le blocage des pensions et demander la mise en oeuvre d'une loi sur l'adaptation de la société au vieillissement. « L'accès aux droits n'est plus garanti aujourd'hui. Les services de proximité disparaissent et toutes les personnes âgées n'ont pas Internet », s'insurgent-ils. (*) UGR-CGT, UCR-FO, UNIR-CFE-CGC, SFR-FSU, UNIR-Solidaires, FGR-FP, LSR.

     
    Cathy Thymen

    source:letelegramme.fr


     


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  • De l'islamophobie à l'unité nationale, en passant par la surveillance de masse et la remise en cause du droit du travail...Le sociologue Saïd Bouamama passe en revue les nouveaux masques idéologiques de la domination dans la France de 2016. Entretien

    Comment analysez-vous, dans une perspective de long terme, les mesures gouvernementales mises en oeuvre depuis plus d’un an pour la prévention du radicalisme dans les écoles ?

    Ces mesures sont essentiellement centrées sur l’idée d’un apprentissage des « valeurs de la République » et de la « laïcité » au sein de l’école. Elles sont donc avant tout de nature idéologique. Or se limiter à cet aspect est à la fois inefficace socialement et politiquement, et dangereux dans le rapport aux élèves.

    Inefficace parce que le processus du devenir nihiliste (nous préférons ce terme à radicalisation) est toujours la rencontre entre un sentiment d’exclusion et/ou de négation et/ou de discrimination et/ou de stigmatisation et une offre explicative conduisant au nihilisme que les jeunes rencontrent auprès de « prédicateurs » ou sur le net. L’approche gouvernementale ne se préoccupe que de l’offre et néglige la demande (ces sentiments de négation, de stigmatisation, etc.). En niant l’existence de cette demande, il s’agit de ne pas s’attaquer aux réalités concrètes inégalitaires qui la produisent.

    Comment sérieusement croire qu’affirmer que la République est la « liberté, l’égalité et la fraternité » quand l’expérience quotidienne de ces jeunes leur démontre que la liberté leur est refusée, que l’égalité est un mythe et que la fraternité n’est qu’un discours ? Rappelons-nous la demande la Ministre de l’Education Nationale de signaler les élèves refusant « d’être Charlie ».

    Ce n’est pas sur la base de la peur ou de la menace ou à partir d’une injonction que l’on peut agir sur les grilles explicatives du monde qu’ont les élèves. Les seuls comportements que peut créer ce type d’approche sont dangereux : soit les élèves se conforment en taisant ce qu’ils pensent réellement aboutissant ainsi à « invisibiliser » la réalité, soit ils en rajoutent (comme fréquemment devant une injonction) accélérant ainsi la tentation sécuritaire de l’institution scolaire. Dans les deux cas, l’inefficacité est au rendez-vous.

    Dangereuse dans le rapport aux élèves car elle pose les enseignants comme défenseurs de la version officielle de la réalité. Comment parler de la réalité actuelle et être crédible sans parler des guerres, des discriminations systématiques ou de l’islamophobie par exemple ? Les enseignants sont ainsi pris en otages. Ils doivent aborder une réalité complexe en ayant l’interdiction d’évoquer certaines de ses causes structurelles. Le processus du devenir nihiliste peut se décrire comme un processus de dévoiement d’une révolte légitime. Pour combattre le dévoiement, il faut commencer par reconnaître la légitimité de la colère afin de pouvoir montrer qu’elle se trompe de cibles.

    Quelles conséquences ces mesures peuvent-elles avoir sur la notion du vivre ensemble en général et sur la population d’origine immigrée en particulier ?

    Une des conséquences possible est le renforcement de l’approche culturaliste déjà fortement diffusée médiatiquement et politiquement. Cette approche n’explique pas les faits sociaux à partir de causes économiques, sociales et politiques mais à partir des caractéristiques culturelles et/ou religieuses d’un groupe.

    En n’abordant pas toutes les causes matérielles du « devenir nihiliste », le culturalisme est inévitablement au rendez-vous. Les populations perçues ou se percevant comme musulmanes seront ainsi l’objet volontairement ou non d’un processus de stigmatisation. Cela d’autant plus que nous ne sommes pas dans un contexte anodin. On demande aux enseignants d’effectuer cette mission idéologique dans un contexte où il est question d’intervention en Lybie et de déchéance de la nationalité.

    Pour ces deux aspects, les débats médiatiques et politiques diffusent à longueur d’antenne une approche culturaliste homogénéisant les musulmans réels ou supposées et présentant la violence comme liée spécifiquement à une religion. Ce faisant c’est l’idée d’une frontières entre un « Nous » et un « Eux » (les musulmans) que l’on renforce à longueur d’antenne.

    La question que se posent ces jeunes n’est pas celle du « vivre ensemble ». Celui-ci existe de fait dans leur quotidien : ils vont à l’école, prennent le métro, ont des amis ou des amours d’autres origines, etc. La question posée est tout autre : c’est celle du « vivre ensemble égalitaire » c’est-à-dire du refus d’assignation à une position subalterne et stigmatisée. De nouveau, pour être crédible le rapport aux élèves doit répondre à cette question c’est-à-dire aborder les faits qui créent cette inégalité : les discriminations, l’islamophobie, les contrôles au faciès, etc. Agir autrement est comparable à l’attitude consistant à demander à un esclave de débattre de la démocratie sans reconnaître et combattre le statut social qui l’opprime.

    Pensez-vous que la prolongation de l’état d’urgence en France soit justifiée pour des raisons sécuritaires ? Quel projet de société se dessine à travers cette entrée dans une situation de danger permanent lié au phénomène du terrorisme ?

    Par définition, l’état d’urgence n’est efficace que dans un laps de temps très court. Passé ce délai, les personnes que l’on est censé débusquer s’organisent, s’adaptent, sont plus vigilantes, etc. La réponse sécuritaire peut avoir une efficacité à court terme mais jamais en s’installant dans la durée. S’il en était autrement, les régimes qui se sont basés sur l’état d’urgence permanent (comme le colonialisme, l’apartheid ou le nazisme) seraient des réalités encore prégnantes.

    L’état d’urgence prolongé porte toujours la tentation à dépasser les frontières qui l’ont motivé initialement. Une des caractéristiques de l’état d’urgence actuel est qu’il a été utilisé bien au-delà du « terrorisme » c’est-à-dire contre des « écologistes », des opposants à la guerre, des squatteurs, des militants syndicaux, etc. Il s’agit ni plus ni moins que d’habituer la population au renoncement à ses droits fondamentaux. Prétendre que le prix de la sécurité est le renoncement aux libertés est un mécanisme classique de la dérive totalitaire.

    Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus aucun danger d’attentats en France mais que la réponse à ceux-ci ne peut être durablement la seule réponse sécuritaire. Si la question des causes n’est pas prise en charge, la réponse sécuritaire ne fait qu’écoper une barque trouée.

    Quel regard portez-vous sur la loi de juillet 2015 relative au renseignement ?

    La loi du 24 juillet 2015 diminue les libertés fondamentales, légalise des pratiques auparavant illégales et autorise une surveillance de masse. En fait, elle vient légaliser des pratiques existant déjà antérieurement mais qui étaient illégales. Il s’agit d’autoriser ce qui se faisait déjà et donc qui pouvait être contesté en justice. La loi autorise par exemple l’analyse automatique du trafic internet en vue de détecter « les comportements suspects ». L’émotion populaire liée aux attentats a été instrumentalisée pour faire passer cette surveillance de masse.

    Un des articles de la loi étend quasi-explicitement le champ d’application de la loi aux mouvements sociaux. Il pose que la compétence des services de renseignement s’étend à la « prévention des violences collectives susceptibles de porter gravement atteinte à la paix publique ». Une telle formulation floue autorise l’utilisation de techniques exceptionnelles pour surveiller les mouvements sociaux.

    Ces deux exemples parmi beaucoup d’autres suffisent à souligner les véritables objectifs de la loi : éliminer toutes les entraves juridiques à l’action gouvernementale en matière de renseignement. Sans le contexte des attentats, de telles mesures auraient soulevé une mobilisation massive. L’instrumentalisation de l’émotion permet de remettre en cause les libertés fondamentales conquises par les luttes sociales antérieures.

    Le véritable sens de cette loi ne peut être perçu qu’en le situant dans le contexte global actuel. Celui-ci n’est pas seulement celui du terrorisme mais aussi celui d’un démantèlement accéléré des droits sociaux comme le démontre l’actuel projet concernant le droit du travail. Dans un tel contexte, le besoin de contrôler les colères sociales pousse à éliminer les entraves juridiques à la surveillance de masse. Ce projet est liberticide et constitue un outil de la dérégulation généralisée de l’ultralibéralisme.

    Dans l’un de vos articles récents, vous avez parlé de la "Lepénisation des esprits". Comment analysez-vous ce processus et son impact sur la société ? Quels sont les principaux bénéficiaires d’une tendance à la banalisation de cet extrême de l’échiquier politique ?

    La « Lepénisation des esprits » est le processus de diffusion à un éventail politique très large des mots, des logiques de raisonnement, des thèmes, des sujets, etc., qui étaient auparavant le propre de l’extrême-droite. Les thèmes de l’identité nationale qui serait menacée par nos concitoyens musulmans, celui de l’invasion par les réfugiés, celui d’une incompatibilité de l’Islam avec la « République », celui de la sécurité, etc., étaient auparavant le propre de l’extrême-droite et sont devenus des thèmes quasi-consensuels.

    Un des seuils essentiels de la « Lepénisation des esprits » se trouve dans la phrase de Laurent Fabius en 1984 posant que « Le Pen pose de bonnes questions mais apporte de mauvaises réponses ». Un tel raisonnement occulte que l’acceptation d’une question ou d’une manière de poser une question entraîne inévitablement et logiquement un type de réponse.

    La conséquence prévisible que nous avions déjà énoncée en 1984 est l’enclenchement d’un processus de droitisation de la société dont nous voyons aujourd’hui les résultats dans les urnes. Une seconde conséquence est la légitimation de la thèse de l’existence d’un « ennemi de l’intérieur » que constitueraient nos concitoyens musulmans et/ou issus de l’immigration réels ou supposés. La « Lepénisation des esprits » clivent notre société entre un « Nous » menacé et un « Eux » menaçant c’est-à-dire nous fait entrer dans le cœur de la pensée politique d’extrême-droite.

    Ce processus a une base matérielle. Il s’agit de détourner les colères sociales que peuvent susciter les politiques libérales actuelles en produisant des débats-écrans, en proposant de fausses cibles, en masquant les enjeux réels. Ce détournement répond à des besoins de court-terme (faire passer une nouvelle mesure, éviter un mouvement social contre la guerre ou contre une nouvelle montée de l’austérité, etc.) mais a des effets de long terme sur la société en consolidant cette prétendue frontière entre un « Nous » et un « Eux ». De cette manière, on divise ceux qui devraient être unis et on unit ceux qui devraient être divisés.

    Dans votre livre "Les discriminations racistes : une arme de division massive", vous vous montrez critique à l’égard du concept de "diversité", en décortiquant les aspects superficiels de ce modèle multiculturaliste qui célèbre l’entre soi et le cloisonnement. Il semblerait qu’une partie de ces critiques aient été assumées par le gouvernement français, lorsque le mot apartheid a été prononcé. Voyez-vous une évolution dans le traitement politique des quartiers populaires ?

    La diversité fait diversion. Elle masque la question de l’égalité. Elle n’est que l’ouverture d’un système inégalitaire à l’égard de quelques-uns (quelques femmes, quelques personnes issus de l’immigration, quelques immigrés) pour mieux le reproduire pour les autres. L’image adéquate au concept de diversité est celle de la photo de famille. On prend une photo mettant en évidence la présence de noirs, d’arabes, de femmes, d’hommes, etc., sans préciser le nombre et la place de ces différentes catégories. Une telle image est bien différente de celle correspondant à l’égalité qui est celle de l’organigramme permettant de repérer la place de chaque catégorie sociale dans l’ensemble social.

    Un autre avantage du discours de promotion de la diversité est de renvoyer l’échec de la majorité à sa propre responsabilité puisque certains minoritaires s’en sortent et réussissent. C’est loin d’être nouveau. Dans le passé, on mettait en avant des ouvriers étant devenus chef d’entreprises pour défendre le capitalisme ou quelques indigènes « évolués » pour défendre la colonisation.

    La prononciation de l’expression « apartheid social » n’a rien changé à la situation. Elle n’a été suivie d’aucun effet concret ni d’aucune politique s’attaquant aux causes de l’inégalité. Pour cela, il aurait été nécessaire de mettre en œuvre une politique offensive de lutte contre les discriminations racistes qui sont massives et systématiques.

    Par ailleurs, historiquement la société française s’est composée par le brassage de cultures. Quelles sont alors les étapes à franchir dans la reconnaissance et la participation réelle des populations aux identités multiples au sein d’une même société ? Quels sont les principaux obstacles ?

    Il convient en premier lieu de rompre avec toutes les approches essentialistes de la culture et de la nation. Les nations et leur culture ne sont des réalités figées dont les identités resteraient les mêmes tout au long de l’histoire. Elles évoluent en fonction des changements de contextes et en fonction de la composition de leurs populations. Il faut cesser de confondre l’unité politique d’une nation et l’unicité culturelle. L’égalité des droits et des devoirs n’a rien à voir avec l’homogénéité culturelle.

    Une seconde étape est de combattre les discriminations systémiques massives qui assignent des catégories de citoyens à des places sociales inégalitaires. Ce sont ces discriminations qui fragilisent nos sociétés et non sa composition plurielle. Enfin, ces éléments ne sont pas dissociables des politiques étrangères des Etats européens. On ne peut pas diaboliser des cultures ou des religions pour justifier des guerres et éviter que cette diabolisation ne touche ici ceux qui apparaissent issus de ces cultures ou de ces religions.

    Vous avez déconstruit le mythe sur les supposées origines récentes du terme islamophobie, en revendiquant sa légitimité. L’emploi de ce mot continue à être tabou, y compris au sein d’une certaine "gauche". Pouvez-vous revenir sur cette question ?

    L’islamophobie est l’une des formes essentielle du racisme contemporain. Le racisme a une histoire. Il s’adapte pour continuer à être efficace. Il est apparu au début du capitalisme pour justifier la destruction des civilisations amérindiennes, puis l’esclavage et la colonisation. Avant, il y avait des guerres mais elles ne se justifiaient pas par une hiérarchisation de l’humanité en inférieurs et supérieurs.

    Il a pris un premier visage dans le biologisme, c’est-à-dire dans la double affirmation de l’existence de race biologiquement différentes et d’une hiérarchisation de celles-ci. Le combat des « inférieurs », l’expérience du nazisme (qui est l’application du biologisme entre « supérieurs ») ont rendu illégitime le biologisme.

    Un second visage est apparu : celui du culturalisme, c’est-à-dire une hiérarchisation des cultures en supérieures et inférieures. Le besoin de justifier les nouvelles guerres coloniales, dont un des enjeux est le gaz et le pétrole, a nécessité une mutation du culturalisme en le centrant sur la religion musulmane présente massivement dans les pays où se trouvent ces richesses.

    Telles sont selon nous les causes matérielles du développement contemporain de l’islamophobie. Elle existait auparavant et en particulier à l’époque coloniale mais pour d’autres raisons : la justification de la colonisation. C’est pourquoi des Etats laïcs comme la France ont pu promouvoir une évangélisation à certains moments.

    Il existe tout un débat sur la pertinence du terme islamophobie. Celui-ci n’est pas dénué d’intérêts. Certains préfèrent utiliser l’expression « racisme anti-musulman » par exemple. Je ne suis pas entièrement satisfait moi-même de l’expression islamophobie. Nous ne sommes pas simplement en présence d’une « phobie » ou d’une « peur » mais bien d’un racisme c’est-à-dire à la fois une idéologie, des préjugés et des actes racistes.

    Cela étant dit, le débat est, pour moi, clos depuis que les premiers concernés, c’est-à-dire nos concitoyens musulmans réels ou supposés, ont choisi ce terme pour désigner l’oppression qu’ils subissent. Le reste n’est que de la coquetterie intellectuelle ayant comme conséquence de ne pas prendre la mesure réelle de ce nouveau visage du racisme.

    Bien sûr, pour d’autres critiques du terme islamophobie, il s’agit de nier l’existence du phénomène en refusant de le nommer. C’est en particulier le cas des discours gouvernementaux qui ont besoin de l’islamophobie pour justifier leurs politiques intérieures et extérieures sans pouvoir le reconnaître ouvertement.

    Des penseurs comme le regretté Ilan Halevi, ont souligné les parallélismes inquiétants entre l’islamophobie et la judéophobie. Partagez-vous ce constat ?

    Oui, bien sûr, en soulignant que les débats sur la pertinence du terme « judéophobie » ont été beaucoup moins importants que pour l’islamophobie. Nous gagnerions beaucoup pourtant à une approche comparative. Plus grave encore est la hiérarchisation des racismes que construit le discours gouvernemental. Elle produit ainsi une hiérarchisation des racismes en en reconnaissant certains et pas d’autres. En réaction, se développe une contre-hiérarchisation que l’on pourra alors épingler.

    Dans les sources de l’islamophobie moderne a surgi le mythe d’Eurabie. Pensez-vous que cette notion complotiste qui pointe le risque constant d’une cinquième colonne au sein des sociétés européennes soit devenue un outil incontournable des classes dominantes ?

    La frontière entre la politique intérieure et la politique extérieure n’a jamais été entièrement étanche. Il faut légitimer les agissements à l’extérieur pour justifier ceux de l’intérieur. C’est encore plus vrai à l’époque de la mondialisation capitaliste. Dès lors, le besoin de légitimer les guerres à l’extérieur rend nécessaire de produire de « l’unité nationale » en construisant un ennemi apparaissant d’autant plus menaçant qu’il est de l’intérieur. Masquer les intérêts économiques qui suscitent des guerres à l’extérieur et paupérisent à l’intérieur rend nécessaire l’existence d’une « cinquième colonne ». Les colères sociales sont ainsi détournées vers de fausses cibles, d’une part, et la remise en cause des guerres est plus difficile, d’autre part.

    Sur la question des réfugiés, nous assistons à des récupérations politiques et à une agitation médiatique tous azimuts. Ce cocktail conduit souvent à des réactions d’hystérie et de rejet de l’autre. Croyez-vous que notre prise de conscience sur ce problème soit à la hauteur ? Quelle devrait être la réaction des mouvements et forces progressistes ?

    Les forces progressistes ne sont pas du tout à la hauteur de la situation. On ne peut pas approuver des politiques économiques internationales qui produisent de la misère de masse dans les pays du tiers-monde, tolérer des guerres qui sapent les fondements matériels des nations agressées, et être à la hauteur de la question que posent les réfugiés.

    Tant que les forces progressistes n’insisteront pas sur les causes qui poussent à la migration, elles seront en porte à faux sur la question des réfugiés. L’exode de masse ne cessera pas tant que les causes qui le suscitent n’auront pas disparu. Tel devrait être le point de départ de toute analyse sur les migrations contemporaines.

    Source : investigaction.net

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  • L'appel a été lancé depuis les locaux de Force Ouvrière. L'appel a été lancé depuis les locaux de Force Ouvrière.
    À Quimperlé aussi, la loi El Khomri suscite des oppositions. Une intersyndicale composée de Force Ouvrière, de la CGT et de la CNT s'est réunie, hier après-midi, pour appeler à une manifestation qui sera organisée le mercredi 9 mars, à partir de 10 h, sur la place Saint-Michel. Le défilé s'achèvera place Jean-Jaurès : un choix hautement symbolique. D'autres syndicats devraient rejoindre cet appel. Les signataires estiment que cette loi est « une attaque contre les acquis fondamentaux des salariés » et qu'elle « rappelle très fortement le CPE ». Ils soulignent également qu'« elle vient après le pacte de responsabilité, le CICE, etc. ». Et ils concluent : « Maintenant, c'est le Code du Travail qui est visé ».
     

    source:letelegramme.fr
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  • La circulation a été bloquée jusqu'à 17 h 45 au carrefour des Quatre-Vents. En...
    La circulation a été bloquée jusqu'à 17 h 45 au carrefour des Quatre-Vents. En ouvrant une pétition en ligne sur change.org, les syndicats en appellent maintenant au soutien de la population pour défendre l'hôpital public.
     
    Avertisseurs sonores et cris de colère des automobilistes ont ponctué le blocage du rond-point du pont de la Villeneuve, près de Brest Business School, puis le carrefour des Quatre-Vents, à l'intersection entre l'avenue Le Gorgeu et le boulevard de l'Europe, hier, entre 16 h 30 et 17 h 45. « C'est pour vous qu'on est là, pour défendre votre santé », répondaient les manifestants, qui laissaient passer les voitures par intermittence.

    Propositions rejetées


    Une cinquantaine de personnels du CHRU de Brest ont débrayé de 16 h à 18 h, à l'appel des syndicats CFDT, CGT et Sud. La mobilisation se poursuit après le premier débrayage du 18 janvier. La direction a ouvert des négociations le 16 février, mais les propositions présentées la semaine dernière ont été repoussées, car jugées insuffisantes et non pérennes. Entre-temps, l'établissement a été marqué par le décès d'un patient sur un brancard dans un couloir des urgences, le mardi 23 février, et non le mercredi comme indiqué initialement. La publication d'une lettre ouverte sur Facebook par Vanessa Douguet, qui avait accompagné sa tante malade aux urgences, a aussi eu une grande audience sur les réseaux sociaux.

    Une pétition en ligne

    « Les conditions de travail au CHRU restent très difficiles et le personnel s'épuise, la capacité des lits de médecine dans l'établissement reste inadaptée », déplore la CFDT. De leur côté, la CGT et Sud ont décidé de lancer un appel à la population : « Combien faudra-t-il d'accidents pour que la direction du CHRU réagisse aux problèmes d'effectifs à l'hôpital ? On propose à la population de signer la pétition "Des moyens pour l'hôpital de Brest Carhaix" sur le site change.org », ajoute la CGT.
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  • Nos camarades du () ont rompu avec le (, parti européiste supranational et prétendument de gauche dont le président est Pierre Laurent, secrétaire du PCF section du en France).

    Le DKP était observateur au PGE. Après avoir observé il a conclu fort raisonnablement que l’UE est irréformable et que s’inscrire dans ce cadre était se condamner à l’impuissance.

    Un bon sujet de réflexions pour les militants du PCF à la veille de leur Congrès….

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    Le DKP met fin à son statut d’observateur du Parti de la Gauche Européenne 

    Les délégués du DKP ont eu de longs et difficiles débats . En 2005 le DKP sur décision de son ancien exécutif national a pris le statut d’observateur du PGE. Depuis des années, on se dispute à ce sujet chez les camarades [du DKP].

    Le PGE (Parti de la Gauche Européenne) est un parti européen. Il est composé de 26 partis nationaux, la plupart d’entre eux socialistes ou de gauche sociale- démocrate. Le Parti de la gauche allemande (Die Linke) est l’un de ses membres les plus importants. Peu de partis communistes, à l’exception de la France, sont représentés. Il y a aussi des organisations ayant le statut d’observateur. En tant que parti européen, le PGE perçoit des subventions de l’UE, cette année près de 1,6 millions d’euros lui ont été affectés.

    Les délégués avaient saisi l’exécutif du parti d’une motion : « Le 21ème Congrès décide de mettre fin au statut d’observateur du DKP au sein du Parti de la gauche européenne ». Dans les motifs à l’appui de cette proposition on peut lire, le PGE reconnaît les structures de l’Union européenne. Ce qui est en contradiction avec la demande des communistes de surmonter l’Union d’états (voir interview avec Patrik Köbele). Dans le passé, le PGE s’est reconnu la soi-disant « responsabilité »  de légitimer les interventions militaires dans les pays où les violations des droits de l’homme sont commises.

    La motion a été débattue. Le PGE est «l’organisation clé des réformistes », a déclaré un camarade. Un délégué de Stuttgart a été très direct. En matière de lutte contre le fascisme et le mouvement de la paix, il est bien sûr naturel de coopérer avec les partis  de gauche et sociaux-démocrate. « Mais ce n’est pas une raison pour adhérer à la même organisation. L’unité d’action et de l’adhésion sont deux choses complètement différentes. « 

    En effet, il a longtemps été discuté de la nature du PGE. Ceux qui plaident pour le maintien dans le PGE ont allégué qu’elle avait plutôt un caractère d’alliance. Mettre fin à l’état d’observateur, signifierait selon donc selon eux s’isoler. Au sein de l’exécutif du parti Uwe Fritsch, qui fait partie de l’opposition interne au sein du parti, s’est prononcé pour le statu quo.

    Selon lui la résistance à la politique néolibérale ne pourrait se faire que par des alliances « bien au-délà de la gauche »/

    L’UE est un «phénomène de l’impérialisme», a déclaré Hans-Peter Brenner, également membre de l’exécutif du parti. Selon lui, actuellement, l’Union Européenne est en train de s’armer, de construire sa propre puissance militaire. « Nous devons mettre fin aux illusions, on ne peut croire à une possibilité de réformer l’UE », a déclaré Brenner. Le PGE tient pourtant précisément cette position.

    C’est bien plus des deux tiers des délégués qui ont suivi dans la plupart des motions Patrik Köbele et la majorité de la direction nationale. Au sein du DKP, la direction nationale représente l’aile gauche, marxiste-léniniste du DKP. 99 camarades [délégués] ont voté pour la fin du statut d’observateur, 52 contre. Il y a eu six abstentions

    source – Traduction d’après Jungewelt par www.initiative-communiste.fr

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  • Pour comprendre un peu mieux le projet de loi travail , la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) propose une infographie avec 11 mesures importantes qui se trouvent dans le projet de loi: http://www.joc.asso.fr/11-points-sur-la-loi-travail/http://www.joc.asso.fr/11-points-sur-la-loi-travail/

     

     

     

     

     

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