• Ce lundi midi, à l'appel de la CGT, rassemblement des animateurs devant la mairie.Ce lundi midi, à l'appel de la CGT, rassemblement des animateurs devant la mairie.

    Non aux 1/14 et 1/18. Oui à un animateur pour dix maternelles et quatorze élémentaires ! Ce lundi midi, dans le cadre d’un appel national de la CGT, une cinquantaine d’animateurs du public et de privé - titulaires, contractuels ou vacataires - ont débrayé. Durant une heure, de 12h à 13h, ils se sont rassemblés devant la mairie. Ils protestent contre un décret pris en août, dans la torpeur estivale. « Sans concertation avec le terrain ! » proteste une animatrice qui intervient sur les écoles Jean-de-la-Fontaine et Kerargaouyat. Il définit de nouveaux taux d’encadrement des enfants dans les accueils périscolaires: haltes-garderies scolaires ou associatives ouTap (Temps d’activités périscolaires).

    Normalement, il fallait un animateur pour dix enfants de maternelle (jusqu’à 6 ans) et un pour quatorze d’élémentaires (jusqu’à 11 ans). Mais depuis trois ans, avec la réforme des nouveaux rythmes scolaires et l’instauration des Tap (Temps d’activités périscolaires) dans les écoles publiques, de nouveaux taux, qualifiés de provisoire, avaient été institués: soit un animateur pour 14 « petits » et un pour 18 « grands ».

    « Depuis le début, on proteste, rappelle Catherine Perrament, responsable du site Jean-de-la-Fontaine à la Ville. Ces grands groupes remettent en cause la sécurité et la qualité des accueils ». Alain Kerverdo, directeur de la maison de quartier du Valy-Hir, ajoute: « Il faudrait aussi adapter ces taux quand il s’agit d’enfants difficiles ou handicapés ».

    Les animateurs, qui se sentent peu reconnus et qui sont nombreux à être précaires, demandent le retour aux anciens taux.

    La période électorale qui s'ouvre ne facilitera pas la discussion. Surtout que certains prétendants à la fonction présidentielle ne cachent pas leurs intentions de supprimer les nouveaux rythmes scolaires et les Tap s'ils sont élus. 

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  • Communiqué de la Commission unitaire du PRCF.

    Dérives inquiétantes. (IC.fr- 13/09/2016)

    De plusieurs canaux des informations sont parvenues au PRCF indiquant que des membres du PCF ont agressé, malmené, des militants des JC des BdR et des militants de la Section PCF de Paris XVe sur la fête de l’Huma qui vient de se dérouler les 9-10 et 11 septembre 2016.

    Le  PRCF condamne ces comportements scandaleux qui révèlent aussi la dérive de la direction du PCF à l’égard de ceux qui expriment un point de vue à sa gauche.

    Le vandalisme sur le stand du PG relève de la même attitude anti-démocratique .

    La commission unitaire  du PRCF exprime sa solidarité à ceux qui ont subit ces comportements inacceptables.

    source: initiative-communiste.fr

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  • #violencespolicières un militant de SUD solidaire éborgné probablement par un jet de grenade #manif15sept (IC.fr

    Alors que des syndicalistes de solidaire santé sauvaient la vie à un CRS en détresse respiratoire, c’est probablement l’explosion d’une grenade jetée par les CRS qui a jeudi après midi durant la manifestation pour le retrait de la un militant de SUD solidaire santé.

    Est ce la grenade jetée sur un groupe de manifestants pacifiques et non violents qui a ( la goupille en métal ?)  crevé l’œil de  Laurent Theron ? un tir de balle en caoutchouc ?
    La suite ce sont les terribles images de David Perrotin journaliste de Buzzfeed qui le montre sur twitter (voir ci-après) : un policier qui répond à Laurent Theron réclamant un médecin  «Écoutez Monsieur, il y a des coups qui partent comme ça.» . Des secours qui mettront près d’une heure à arriver en plein centre de Paris rappelons le, alors que les policiers sont bel et bien présents sur place, et alors que les manifestants ne cessent de presser les autorités policières de faire le nécessaire ! Aux manifestants indignés la police répond «Les pompiers ont été appelés, on les attend, mais ce n’est pas une urgence vitale. C’est pas une priorité, après les pompiers ils priorisent. À priori il a perdu son œil» comme le rapporte David Perrotin

    Et comme le montre les images, pour parfaire l’ensemble un CRS qui s’en prend aux journaliste David Perrotin pour empêcher de filmer les exactions commises. Un CRS qui pour être sûr de son impunité et comme ses collègues ne portent pas son matricule légal d’identification.

    Si la propagande médiatique s’est focalisée sur les rares – mais violents – incidents qui sont survenus en fin de cortège place de la République après que les CRS ont très violemment chargé la tête du cortège syndical – tous se sont tus sur les nombreux blessés parmi les manifestants dont certain très grièvement. Le 16 septembre la préfecture de Paris confirmait que l’évacuation pour malaise cardiaque d’un CRS n’avait rien à voir avec des jets de projectile et que l’état de santé des deux CRS blessés ne présentait pas de signe particulièrement grave. Le communiqué du prefet de police de Paris au soir du 15 septembre n’a pas un mot non plus pour s’expliquer sur ses gravissimes qui a nouveau ont fait coulé le sang des travailleurs sur le pavé parisien. Une revendication en quelques sorte de la part d’un prefet radicalisé à l’image de son gouvernement et qui emploi ses CRS et ses gendarmes pour terroriser des manifestants pacifiques et obtenir des images de pour nourrir la propagande visant à discréditer le mouvement social pour répondre aux ordres du gouvernement Hollande Valls et de ses commanditaires UE-MEDEF.

    Il faut rappeler que la sanglante répression policière frappant les opposants à la loi travail c’est plusieurs centaines de blessés – sans doute même des milliers – et parmi eux à chaque manifestation des blessés graves. Les faits avec ce nombre de blessés sans précédent depuis des décennies démontrent de manière implacable que la stratégie de répression des forces de l’ordre – qui ne visent d’ailleurs pas les « casseurs » laissés totalement libre d’agir, en particulier lors que ces derniers attaquent les services d’ordres syndicaux – visent bien à terroriser les manifestants et sans aucun doute à déstabiliser le mouvement populaire. Il faut d’ailleurs saluer la détermination des travailleurs qui ont jusqu’à présent refuser de céder à ces provocations policières. Et qui malgré tout continuent de descendre par centaine de milliers dans les rues du pays !

    Pour autant, comment oublier qu’à ce jour et plus de 6 mois après le début du mouvement social, aucun gendarmes ou CRS – y compris ceux dont les vidéos des agissements ont été filmés – n’ont été condamnés ou même jugé ! Plusieurs années après que Rémi Fraisse a été tué à Sivens par une grenade lancée par un gendarme là aussi aucun procès, aucune condamnation !

    La répression, qu’elle prennent la forme de violences policières, de violences patronales, ou du harcélement judiciaires d’une justice de classe aux ordres ne peut appeler qu’une seule réponse, celle du renforcement de la solidarité de classe.

     

    Manifestations loi travail, une fois de plus, la police frappe aveuglément et mutile

    Communiqué Solidaires / SUD Santé Sociaux

    Hier 15 septembre, aux alentours de 16 h 45 alors que le cortège parisien de la manifestation intersyndicale contre la loi travail finissait place de la République, Laurent Theron, père de deux enfants, 46 ans, secrétaire médical à l’Hospitalisation A Domicile (HAD) de l’unité Albert Chennevier de Créteil (94), syndiqué au syndicat SUD Santé Sociaux de l’AP/HP, a vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre. Malheureusement, malgré les soins prodigués cette nuit à l’Hôpital Cochin, Laurent Theron a perdu l’usage de son œil.

    Selon de multiples témoignages, rien ne justifiait de faire usage de la force à l’encontre de Laurent Theron. En effet, celui-ci se trouvait à côté du skate park à l’entrée de la place et discutait comme beaucoup d’autres personnes autour de lui en fin de manifestation. Il n’y avait à proximité aucune action à l’encontre des forces de police. Pourtant les forces de l’ordre ont lancé une charge accompagnée de tirs massifs de grenades lacrymogènes, de grenades désencerclantes et de flash ball. C’est à ce moment là que Laurent Theron a été blessé à l’oeil, son voisin étant lui blessé aux jambes. Dans les images disponibles, une goupille de grenade est parfaitement visible dans le sang de notre camarade. Pris en charge, notamment par les « Street Medic », Laurent a du attendre 55 min avant d’être pris en charge par les pompiers.

    L’Union Syndicale Solidaires et la Fédération Sud Santé Sociaux apportent tout leur soutien à Laurent Théron comme aux nombreux-ses blessé-es d’hier et de ces derniers mois. Nous dénonçons avec force l’usage disproportionnée des grenades de désencerclement, lacrymogènes et des tirs de flash ball qui ont fait des centaines de blessé-es, parfois très graves. L’Inspection Générale de la Police Nationale a été saisie dans de nombreux cas, notamment par des militant-es de Solidaires blessé-es alors qu’ils/elles manifestaient pacifiquement. A ce jour, aucune sanction n’a encore été prononcée et le principal responsable de cette situation, le ministre de l’intérieur B.Cazeneuve est toujours en poste.

    L’Union Syndicale Solidaires, partie prenante de l’appel Contre l’intimidation technologique des manifestants, pour la liberté d’expression et de manifestation, aux côtés de syndicalistes, avocat-es, écrivain-es, député-es continue à exiger l’interdiction de l’usage des lanceurs de balle et des grenades de désencerclement.

    Plus largement, l’Union syndicale Solidaires, avec la CGT, la FSU, le SAF, la LDH, la FIDL et l’UNL demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les choix opérés par le ministère de l’Intérieur depuis le début de la mobilisation contre la « loi travail » et que les responsables de la mutilation de Laurent Théron répondent de leurs actes.

    Paris, le 16 septembre 2016

    source: initiative-communiste.fr

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  • A propos de la manifestation à Perpignan le 10 septembre 2016 : « L’avenir n’est pas au morcellement ethnique de la France dans le cadre d’un Empire euro-atlantique du grand capital »

    Pour la République française sociale, souveraine, fraternelle, laïque, une et indivisible, Contre- Hollande qui mène à l’éclatement du territoire national. Pour l’enseignement du catalan, de l’occitan et des autres langues régionales dans le cadre de l’école publique et sans remettre en cause le primat fédérateur de la langue française.

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  • Patrimoine- par Floréal

    Billet Rouge-Patrimoine par Floréal (17/09/2016)

    Nous approchons des « journées européennes du patrimoine » lequel, bien entendu, ne saurait être qu’ « européen », et nullement « national » ET encore moins « mondial » et tout simplement… humain.

    C’est certes une excellente chose que les citoyens puissent visiter gratuitement des monuments, des musées et des œuvres d’art qui honorent notre pays et l’humanité.

    Encore faut-il, pour que la signification du mot « patrimoine » ne soit pas gravement amputée que notre peuple n’accepte pas, au nom d’une vision singulièrement étriquée, idéaliste et pour tout dire, bourgeoise, de la « culture », que le travail productif – industrie, pêche, agriculture… – , socle de toute société, que la Recherche scientifique, que les services publics et la protection sociale, que le Code du travail, que les statuts et les conventions collectives hérités de la Résistance, que la séparation laïque de l’Etat et des Eglises, que la souveraineté du peuple issue de 1789, ne soient méthodiquement démontés au nom de la « construction » européenne chère au MEDEF et au CAC 40.

    Encore faut-il que les citoyens – et spécialement que les intellectuels, qui ont plus de responsabilités que d’autres en la matière – ne collaborent pas par pur snobisme à l’arasement des langues nationales, le français, l’italien, l’allemand, le suédois, le portugais, voire l’anglais lui-même, au profit de ce tout-globish transatlantique dont l’oligarchie financière se sert pour araser le legs irremplaçable de chaque peuple tout en imposant partout l’idéologie néolibérale, cet ennemie principale d’un patrimoine mondial qui a pour nom diversité !

    Floréal le 17/09/2016

    initiative-communiste.fr

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  • Communiqué du POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE,

    LES TRAVAILLEURS D’ALSTOM-BELFORT DÉFENDENT L’INTÉRÊT NATIONAL ! (IC.fr 15/09/2016)

     

    La casse annoncée d’Alsthom-Belfort, matrice du célèbre groupe français du ferroviaire (on produisait déjà des locomotives à Belfort au 19ème siècle !), est une étape de plus dans la liquidation de la nation et du produire en France par l’oligarchie capitaliste à genoux devant la funeste « construction » européenne.

    Il y a quelques semaines, le PRCF avait déjà mis en garde contre l’euphorie médiatique sur commande à propos d’une grosse commande passée à Alsthom pour la construction de rames TGV… à construire de A à Z aux USA sur la base de la technologie française. Cette manière de procéder, que pratique aussi AIRBUS, n’est rien d’autre qu’une manière de brader les « bijoux de famille » de la Nation.

    De même le PRCF n’a-t-il cessé de dénoncer la manière dont la SNCF de M. Pépy, de plus en plus euro-privatisée, trahit le ferroviaire français sans souci de l’emploi en France et avec pour seule obsession l’augmentation des marges.

    On voit aussi combien certains syndicats de cheminots ont eu tort d’accompagner l’euro-régionalisation de la SNCF alors que le transport par train doit rester une grande affaire nationale : et c’est encore plus vrai à l’heure où la contre-réforme territoriale, qui « länderise » le territoire national et qui se conjugue à l’euro-austérité budgétaire, étouffe les capacités de financement du transport par rail dans les régions. Plus généralement, il faut dénoncer l’avidité du patronat « français » qui saisit toute occasion pour casser l’outil industriel, déclasser la combative classe ouvrière de France et exploiter sans vergogne les énormes opportunités de surprofit impérialiste que lui offre structurellement l’UE, cette « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (définition de l’UE dans le traité de Maastricht).

    Le rôle néfaste des Hollande, Macron, Valls et Cie doit également être dénoncé : totalement acquis au MEDEF et à l’UE, ces gens ont pleinement collaboré au dépeçage d’Alsthom et à son rachat partiel à vil prix par le grand capital US. Les jérémiades de Hollande promettant le maintien de l’emploi sur place et feignant de « gronder » la direction d’Alsthom, relèvent donc de la pure hypocrisie préélectorale. On a vu à Floranges, Aulnay-sous-Bois, Amiens, etc. ce que valent ces promesses.

    Dans ces conditions, le PRCF et sa commission luttes

    a)     Expriment leur solidarité totale aux travailleurs d’Alsthom : zéro suppression d’emploi à Belfort, le départ de la firme de cette ville serait un assassinat pour cette région, pour les salariés et les PME sous-traitants, pour la nation. La France a besoin de produire tous ses trains en France et de développer fortement, non le transport par autocar (loi Macron), mais le transport par rail rapide et à bon marché. Et pour cela il faut une filière nationalisée franco-française intégrant la SNCF, la RATP et Alsthom !

    b)     Exigent la nationalisation à 100% d’Alsthom, avec l’intervention démocratique des salariés dans la gestion ; aucune indemnité publique pour Bouygues et pour les gros actionnaires profiteurs et incapables !

    c) Exigent que la SNCF renationalisée, absorbant les compagnies privées prédatrices et dotant leur personnel du statut de cheminot, unifiée et réunie à SNCF réseau passe désormais toutes ses commandes à Altshom et qu’à l’inverse, ce groupe (tout en coopérant de manière mutuellement profitable avec d’autres pays) privilégie de nouveau les débouchés français ;*

    d)     Appellent les travailleurs, notamment les cheminots et les salariés du ferroviaire qui veulent reconstruire le « produire en France » industriel et agricole à revendiquer haut et fort le FREXIT progressiste car, dans le cadre de « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui caractérise l’UE, les nationalisations franches et la planification nationale sont interdites (interdiction des « monopoles d’Etat »), de même qu’est inconcevable la planification de la reconquête industrielle à partir d’un fort secteur public d’Etat démocratisé.

    Assez rêvé d’une impossible « Europe sociale » dans le cadre de l’euro et de l’UE, il faut sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme pour reconquérir l’indépendance nationale, l’emploi productif et le progrès social, coopérer avec tous les continents et remettre sur ses rails la lutte révolutionnaire pour le socialisme.

    Pour le PRCF, Georges Gastaud, secrétaire national, Jo Hernandez, secrétaire de la commission Luttes et entreprises,
    Auxquels s’associent Jérémy Zucchelli, militant cheminot du PRCF, Jacky Omer,
    CGT cheminot/FSC .

    source: initiative-communiste.fr

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  • Soutien à M Pontier, leader des JC de la Loire condamné dans un procès politique par une justice de classe-Communiqué de la JRCF

    Soutien à M Pontier, leader des JC de la Loire condamné dans un procès politique par une justice de classe-Communiqué de la JRCF

    La souhaite apporter tout son soutien au jeune militant communiste et secrétaire fédéral MJCF de la Loire, Martin Pontier, suite à sa condamnation à huit mois de prison avec sursis et 3 850euros d’amende par la tribunal correctionnel de Saint-Etienne.

     

    Une fois de plus, la «justice» bourgeoise et réactionnaire s’abbat sur un militant communiste comme ce fut le cas sur les syndicalistes en lutte de Goodyear. Le pouvoir en place, de par l’anti-syndicalisme de classe et l’anti-communisme qui l’anime, espère décourager les militants franchements progressistes toujours mobilisés contre la .

     

    Mais il n’en est rien ! Nous continuons le combat et appelons à une forte mobilisation ce jeudi 15 septembre pour l’abrogation de la loi travail ! Ce n’est que par la lutte que nous montrerons notre véritable solidarité avec tous les militants inculpés et condamnés par la justice de l’ordre néolibéral.

     

    JRCF – 14 sept 2015

    La répression s’abat sur un jeune communiste

    Soutien à M Pontier, leader des JC de la Loire condamné dans un procès politique par une justice de classe-Communiqué de la JRCFPour les soutiens de Martin, 24 ans, « en s’en prenant à lui, on s’en prend à toute une organisation ».

     

    Martin Pontier, secrétaire fédéral du MJCF de la Loire, a été condamné hier à huit mois de prison avec sursis pour une action contre la loi travail.

    Huit mois de prison avec sursis et 3 850 euros d’amende. À l’annonce du jugement rendu hier par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à l’encontre de Martin Pontier, secrétaire fédéral des Jeunes communistes de la Loire et syndiqué CGT, la sidération et l’écœurement parcourent la salle dans un murmure. Le militant de 24 ans était poursuivi pour violences contre sept agents de police à l’occasion d’une manifestation contre la loi travail le 12 mai dernier. Dans le cadre de cette journée d’action nationale, Martin et d’autres militants CGT ou affiliés au mouvement des Jeunes communistes avaient manifesté devant la permanence du député PS Jean-Louis Gagnaire, certains y pénétrant pour y accrocher une banderole clamant leur rejet de la réforme du Code du travail. Cette action avait donné lieu à de fortes tensions avec les forces de l’ordre, qui avaient chargé les manifestants en bas de la permanence.

    Des témoignages qui disculpent le jeune homme

    Trois autres militants avaient été poursuivis pour s’être introduits soi-disant par effraction dans le local du parlementaire socialiste et ont été relaxés le 13 juillet. Le député et le parquet ont, depuis, fait appel de la décision de justice. Martin avait été le seul à être inculpé de violences contre des agents de police. « Ça doit être un surhomme pour parvenir à blesser sept policiers en moins d’une minute : personne n’y croit à part la justice ! » dénonce Jean-Michel Gourgaud, secrétaire général de l’union départementale CGT de la Loire, auprès de la centaine de manifestants rassemblés devant le palais de justice de Saint-Étienne. « Nous, ce qu’on a vu, c’est les flics nous charger, et Martin assommé, effondré sur une voiture. On a dû l’écarter de la manifestation », témoigne Ariane, militante des Jeunes communistes de la Loire.

    Pour tous, ce jugement relève du procès politique

    Le militant confirme avoir souffert de contusions au crâne, qui lui ont occasionné deux jours d’incapacité temporaire de travail. « Martin, c’est quelqu’un qui se bat pour ses idées mais qui est antiviolent. Il était justement là pour essayer de protéger et de tempérer des lycéens qui étaient un peu plus fougueux », affirme Christie (prénom modifié), assistante sociale qui a travaillé avec Martin dans un lycée où il a été surveillant, et qui loue « un modèle dans sa manière de nouer des relations avec les élèves ». Pour tous, ce jugement relève du procès politique. « En s’en prenant à l’un des principaux visages des réseaux militants de gauche de Saint-Étienne, on s’en prend à toute une organisation », estime Anaïs, militante à la JC. Mais pour son camarade Hedi, ces tentatives d’intimidation ne devraient pas étouffer la mobilisation. « Ça nous énerve encore plus. Maintenant, on va se concentrer pour faire en sorte que la mobilisation contre la loi travail reparte », insiste-t-il. Si ce jugement ne portera sans doute pas un coup d’arrêt au mouvement à Saint-Étienne ou ailleurs, la décision de justice pourrait en revanche être lourde de conséquences pour Martin. Bien qu’il échappe à la prison à condition de ne pas commettre de délits dans les cinq prochaines années, la décision du tribunal correctionnel d’inscrire cette condamnation au bulletin numéro deux de son casier judiciaire pourrait fortement compromettre ses velléités de travailler dans le secteur public. Le jeune homme inscrit en master de sociologie, qui espérait œuvrer pour la recherche publique à l’issue de sa formation, devra peut-être se réorienter. « Mais ça ne changera rien à mon militantisme », promet Martin, qui se réserve la possibilité de faire appel.

    Loan Nguyen

    L'Humanité du 7/09/2016

    http://www.humanite.fr/la-repression-sabat-sur-un-jeune-communiste-615270

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  • Ce qui compte, ce n’est pas le nom de celui qui tient le gouvernail-par Daniel GLUCKSTEIN (TT n°55- 14/09/2016)

    Ce 9 septembre, Alexis Tsipras accueillait Matteo Renzi et François Hollande à Athènes pour un sommet de l’Europe du Sud. S’inquiétant de ce que l’Union européenne est « menacée de décomposition », Tsipras postule au rôle de sauveur « réaliste » des institutions de Bruxelles et Francfort. Un sauveur devenu raisonnable : « Je suis réaliste (…). A défaut de changer les règles de l’Union européenne, il faut pouvoir obtenir des exceptions sur la question du pacte de stabilité. Il faut profiter de toute la marge de manœuvre qui nous reste pour introduire des mesures à caractère social » (1).

    Quelles mesures ? Quelle marge de manœuvre ? Quel caractère social ? La Grèce connaît un taux de chômage avoisinant les 25 %, le pays s’enfonce dans la récession et le peuple dans la misère, tandis que le gouvernement « d’extrême gauche » privatise à tour de bras. Tsipras s’en justifie : « Nous sommes toujours contraints d’appliquer une stricte politique d’ajustement budgétaire (…). Nous ne constatons pas la nécessaire générosité de nos partenaires sur la question de l’allégement de la dette. »

    Contraints ?

    Faut-il rappeler que Tsipras fut élu, en janvier 2015, sur un programme de rejet des mémorandums meurtriers de la troïka Union européenne-Banque centrale européenne-Fonds monétaire international ? Faut-il rappeler qu’en juillet 2015 ce mandat fut confirmé par un référendum… quelques jours avant que Tsipras cède au chantage de la troïka et accepte de mettre en œuvre ses plans ?

    « Arriver au gouvernement ne veut pas dire avoir le pouvoir entre ses mains tout de suite », déclare Tsipras pour se justifier. Mais qui a le pouvoir en Grèce aujourd’hui ? Les banquiers, les multinationales, les capitalistes dont l’Union européenne est l’instrument pour imposer le remboursement de la dette qui saigne le peuple. Qui a le pouvoir dans chacun des pays d’Europe ? Qui, en France, a le pouvoir d’imposer le démantèlement d’Alstom et la loi El Khomri, tandis que les dividendes des actionnaires grimpent en flèche ?

    A l’heure où dans notre pays les candidats se pressent au portillon de la présidentielle, les travailleurs sont en droit de poser la question : candidats à quoi ? Les travailleurs, les jeunes n’ont rien à attendre de ceux dont l’ambition se limite à vouloir gouverner aux ordres des banquiers et des multinationales.

    Ce qui compte, ce n’est pas le nom de celui qui tient le gouvernail pour suivre servilement la direction fixée par la classe capitaliste.

    Ce qui comptera, c’est la capacité de la classe des exploités à prendre entre ses mains le pouvoir de fixer elle-même le cap : celui de la rupture.

    C’est pour y contribuer que plus de 2 500 travailleurs, militants et jeunes de toutes tendances appellent à la conférence nationale de délégués : pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, premier pas vers la rupture avec la dictature du capital.

    Daniel GLUCKSTEIN

    Tribune des Travailleurs n°55-14/09/2016

    (1) Interview au Monde, 9 septembre.

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  • Quimper. Menaces téléphoniques et impact sur la vitre : la CGT visée (OF.FR-14/09/2016)

    En mai et en juin, l'union locale CGT a reçu des menaces téléphoniques de perrsonnes se présentant comme des patrons", une des vitres du secrétariat a été visée par un tir.

    "On n'a jamais connu cela ..."  Yvon Coat, responsable de l'union locale CGT de Quimper (Finistère), est consterné. Le 30 mai et le 9 juin derniers, le standard téléphonique du syndicat a reçu plusieurs appels malveillants

    Menaces de violences

    "En fait, ce sont des menaces de violence, tout simplement" précise Yvon Coat. Deux ou trois personnes, se présentant comme des "patrons et des commerçants" excédés par les actions syndicales, menacent de s'en prendre aux locaux syndicaux situés rue de Douarnenez à Quimper. 

    L'impact sur la vitre.

    Pour un des appels, le numéro (un portable) n'est pas masqué. Un des appelants se présente même mais son nom est incompréhensible. Le 30 mai, les appels se suivent à partir de 14 h. Le 9 juin, un seul appel est enregistré.

    Impact sur les vitres

    Ce qui renforce l'inquiétude du syndicat, c'est l'impact reperé, à la même époque, sur une des vitres du secrétariat. Rien ne dit, à ce stade de l'enquête, que les deux faits sont liés.

    Le syndicat a déposé une plainte

    Lundi, rue de Douarnenez, un autre fait a été signalé à la police. Cette fois, c'est la vitrine de l'Effet papillon, fermé pour travaux, qui a été marquée par trois impacts à une date indéterminée. Ce serait un tir effectué avec un pistolet à billes

     

    Source : http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-menaces-telephoniques-et-impact-sur-la-vitre-la-cgt-visee-4490535

     

     

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