• traduction d'initiative-communiste.fr le sie web du PRCF.Le PCP réaffirme à la lumière des derniers événements en Grèce la nécessité de la reconquête de la souveraineté populaire, de sortir de l’Euro, pour une véritable alternative populaire, de gauche et patriotique.

     

    Sur les décisions du sommet de l'Eurogroupe sur la Grèce-le point de vue du Parti communiste Portugais

     

    1. Compte tenu des décisions du Sommet Euro visant à entamer des négociations sur un nouveau «protocole» pour la Grèce, le PCP réaffirme sa condamnation du processus de chantage, de déstabilisation et d’asphyxie financière promue par l’UE et le FMI pour imposer sur le peuple grec la continuation de l’endettement, de l’exploitation, de l’appauvrissement et de la soumission.

    Un processus d’ingérence et de chantage qui, sans s’abstenir de prendre avantage des incohérences, des contradictions et des compromis par le gouvernement grec, et ayant eu des aspects encore plus graves lors de ces derniers jours, révèle la nature politique et les objectifs du processus capitaliste de l’intégration européenne et de la crise profonde auquel il est confronté. Un processus qui montre que la solidarité et la cohésion de l’Union européenne n’existent pas.

    2. La PCP condamne les actions du gouvernement portugais et du président de la République dans l’alignement avec les diktats de l’Union européenne et de son organigramme des pouvoirs. Une action qui, avec la complicité du PS, sape l’intérêt national, et dénonce le but de continuer au Portugal, la politique de l’exploitation, de l’appauvrissement et de la soumission du pays aux diktats de la grande entreprise, l’Union européenne et le FMI.

    3. Indépendamment des prochaines analyses selon les développement qui pourraient intervenir, les décisions annoncées aujourd’hui sont profondément contraire aux aspirations et aux intérêts des travailleurs et du peuple grec et à la volonté d’un changement de la politique exprimée dans les élections du 25 Janvier et le 5 Juillet par référendum, elles représentent la poursuite et l’aggravation de la voie qui a conduit la Grèce à la situation actuelle de catastrophe économique et sociale et de délabrement de ses ressources, des actifs et de la richesse, et qui la maintient enchainées par les restrictions et contraintes du «Mécanisme européen de stabilité » (MES), l’euro, le traité budgétaire et  la gouvernance économique et le FMI.

    Le PCP note que, étant donné la taille et la nature de la dette souveraine qui est insoutenable, les institutions de l’UE elles-mêmes admettent la possibilité de restructurer les termes et les intérêts. Mais le PCP souligne et réaffirme que la renégociation de la dette doit être matérialisée en faveur des travailleurs et du peuple et intégrée dans une politique de croissance économique, pour répondre à des droits sociaux et au développement souverain et non au profit des créanciers et utilisé comme une astuce de marchandage pour plus d’exploitation et d’appauvrissement.

    4. Ce que démontre le processus concernant la Grèce e ce quet la méthode et les résultats du Sommet de l’Euro groupe prouvent est que d’une véritable politique attachée aux valeurs de justice et de progrès social, au développement et à la démocratie souveraine, nécessite une rupture avec les limitations et les contraintes de l’euro et UEM (Union Economique Monétaire), dictées par les intérêts du grand capital financier et la distribution des compétences vers l’Union européenne dans une violation profonde de la souveraineté.

    Un processus qui ne montre pas qu’une posture de soumission aux diktats et chantage de l’Union européenne est inévitable, mais au contraire la nécessité de la résistance et de la lutte pour une rupture avec les politiques fondées sur les inégalités et la régression économique et sociale.

    5. Le PCP exprime sa solidarité aux travailleurs et le peuple grecs et à leur lutte contre les politiques d’exploitation, d’appauvrissement et de soumission que leur impose l’Union européenne et le FMI et par les gouvernements successifs au service des grandes entreprises.

    6. L’évolution de la situation dans l’Union européenne et le processus concernant la Grèce prouve la validité et l’exactitude de l’analyse et des propositions du PCP, en particulier en ce qui concerne l’urgence d’une renégociation de la dette portugaise à propos de ses termes, ses montants et des intérêts (maintenant reconnu par beaucoup comme inévitable) et la nécessité d’étudier et de préparer la libération de la soumission du pays à l’euro, afin de résister à des procédés de chantage et d’assurer la souveraineté monétaire, budgétaire et économique.

    Au Portugal, seule une politique patriotique et de gauche peut assurer le développement et le progrès économique et social et tourner le dos au chemin du déclin et de la rédition nationale que le PS, le PSD et le CDS veulent poursuivre. C’est sur le chemin de l’affirmation de la souveraineté, fondée sur la volonté, l’intervention et la force du peuple portugais, que le PCP est déterminée à marcher en s’appuyant sur toutes les responsabilités que les gens souhaitent lui confier.

    Le PCP, avec confiance dans la force du peuple portugais, et d’autres peuples de l’Europe, a la conviction profonde qu’il sera possible de construire une Europe de la coopération entre États souverains égaux en droits, de progrès, de liberté et de paix, sur la base les valeurs de solidarité, de justice sociale, la démocratie et le respect mutuel.

    le 13/07/2015

    source: initiative-communiste.fr/

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  • Billet Rouge-La preuve par Tsipras-par Floréal

    Habitué à présenter ses reculades comme des « avancées » et les capitulations du P.G.E qu’il préside comme des « novations révolutionnaires », Pierre Laurent s’est félicité qu’Alexis Tsipras ait réussi à « imposer à l’U.E » une véritable négociation ».

    On peut craindre qu’en 1938, confronté à « l’Accord de Munich » qui consacrait la première europe allemande, l’actuel président du P.G.E ait pas salué ce traité de la honte comme une « étape vers la Paix »?

    Tristes dirigeants du Front de Gauche qui, en imitant Tsipras, (un pas en avant, dix pas en arrière et baissant la tête) montrent ce qu’il en serait en France même, de cette  « Gauche radicale » qui accepte de négocier le révolver sur la tempe sans avoir le courage de brandir la seule menace qui vaille: sortir unilatéralement de la zone euro, appeller à dissoudre l’eurodictature et  constituer un front des Peuples pour l’indépendance et la coopération.

    Et comment s’étonner que ceux qui ont châtré le Non populaire français du 29 mai 2005 en réclamant la  » renégociation de la constitution européenne » encensent aujourd’hui  un premier ministre grec qui trahit les 61% d’électeurs du Non pour imposer des contre-réformes qui ne suffiront jamais au Moloch germano-européen?

    Certes les grecs ont bien fait d’adresser un NON cinglant à l’euro-dictature (comment dit-on merde en grec?) car ce faisant, ils ont rejeté la servitude volontaire qu’exigeait d’eux la bourgeoisie hellène; et oui les travailleurs grecs peuvent maintenant, avec les communistes et le syndicat de classe PAME, prendre appui sur le NON majoritaire trahi par Syriza pour demander des comptes à la nouvelle sociale démocratie en exigeant que la Grèce sorte toutes dettes annulées, du mouroir de l’euro et de l’U.E atlantique, qu’il se tourne allègrement  vers les B.R.I.C.S et l’Alba et qu’il prenne le seul chemin capable de préserver la vie et l’honneur de leur Nation: celui du Socialisme.

    Mais nous Français qui avons mille fois plus de moyens que les Grecs pour liquider le broyeurs européen, quitter l’O.T.A.N et nationaliser les secteurs clés de l’économie, nous devons cesser de donner des conseils aux grecs ou d’appeler Hollande à sauver le soldat Tsipras: la meilleure défense c’est l’attaque et l’ennemi principal-l’oligarchie du Cac40 à genou devant Berlin – est dans notre propre pays. Car si la France quitte la première par la gauche l’euro et l’U.E atlantique le carcan se disloquera aussitôt créant de fait une situation révolutionnaire pour le plus grand malheur des financiers et pour le plus grand bonheur des Peuples.

    Passons les premiers, exigeons que la France sorte unilatéralement s’il le faut de l’euro de l’U.E de l’O.T.A.N et du capitalisme.

    Floréal -le 14/07/2015

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  • Et François Hollande, tel Edouard Daladier en 1938, a participé à ce nouvel "Accord de Munich"

    Blog gaulliste libre

     

    Grèce :

    le Munich diplomatique et social

    d’Alexis Tsipras

     
     
     
      L’impasse prolongée, et aggravée  
    Le plan qui a été signé est une triple abomination. Abomination démocratique, car même si Alexis Tsipras a fait voter les Grecs puis le Parlement, le signer semble tellement contradictoire avec le mandat donné par le peuple grec le 25 janvier, puis le 5 juillet. Abomination humaine, car les précédents plans ont provoqué une casse sociale absolument effroyable, qui se lit dans les taux de chômage et de pauvreté, et même dans les statistiques de la mortalité infantile et des taux de suicide. Abomination de la raison, tant ce plan semble un décalque des plans des années passées, qui ont pourtant tous échoué puisqu’il a fallu à chaque fois un autre plan, après les échecs de ceux de 2010 et 2012.
     
    Ce plan est peut-être encore plus absurde que les plans précédents. Car au même cocktail dépressioniste de hausses d’impôt et de coupes des dépenses, qui ont fait plonger le PIB Grec de 25%, les dirigeants de la zone euro n’ont même pas eu le bon sens de restructurer la dette, au contraire des plans de 2010 et 2012. Résultat, alors que la Grèce ne parvenait plus à rembourser sa dette de près de 180% du PIB, on va ajouter la bagatelle de 80 milliards de dettes, soit 40% de PIB de plus, le tout, sachant que le coktail austéritaire va probablement faire baisser le PIB. Certes, il y a une promesse de « reprofilage » de la dette, mais cela sera fait plus tard et ne fera que prolonger la tutelle de la Grèce.
     
      Pourquoi la Grèce accepte cela ?

    Les créanciers d’Athènes sont allés bien plus loin que les propositions pourtant déjà bien trop complaisantes d’Alexis Tsipras. S’y ajoutent une bonne dose d’austérité,avec la compensation de la décision de la cour constitutionnelle sur les retraites, ou la sanctuarisation des objectifs d’excédent, une remise sous tutelle de la troïka, pas même camouflée, ou un véritable pillage du pays par les privatisationsComme on pouvait s’y attendre, à partir du moment où le gouvernement Grec excluait de sortir de l’euro, et où ses créanciers, a contrario, étaient prêts à l’y pousser, Athènes était totalement désarmée dans la négociation, comme le disent aussi Jacques Sapir sur son blog ou Romaric Godin

     
    Ce faisant, ces six mois de négociation démontrent à quel point le poison européen est puissant. Cela peut malheureusement être compréhensible pour la Grèce, comme je le pressentais il y a plus de cinq ans : le pays a trop bénéficié de la construction européenne et sans doute trop peur d’être seul face à la Turquie pour pouvoir seulement envisager de reprendre sa liberté. Malheureusement, même Chevènement semble céder à cette illusion européenne en disant que c’est « une moins mauvaise issue qu’un Grexit inamical » et appelant à une réforme de la monnaie unique, tout en donnant un satisfecit à François Hollande ! Certains, comme Panagiotis Grigoriou, en appellent les Grecs à se réveiller.
     
    Alexis Tsipras sera doublement perdant : il récoltera les troubles de ces six longs mois de négociation et les conséquences de ce plan qui sera, lui aussi, un échec. Etalors qu’il pouvait être le libérateur de son peuple, sa foi européenne le pousse à devenir le gardien de la prison dans lequel son peuple retourne.
     
    le 14/07/2015
    lu sur le Blog de Jean LEVY canempechepasnicolas.over-blog.com/
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  • Déclaration du réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF

    Euro ou refus de l’austérité, il faut choisir ! (Faire vivre et renforcer le PCF-14/07/2015)

    Le diktat de la commission européenne s’est refermé sur la Grèce.

    Non seulement, elle doit accepter une nouvelle étape d’austérité, sans aucune garantie de refinancement à long terme de sa dette, mais elle doit accepter une tutelle encore plus étroite, jusqu’à livrer une grande part de son patrimoine public à une privatisation directe confiée à la Troïka et ne plus pouvoir consulter son peuple sans l’autorisation de la commission européenne.

    L’audit de la dette avait pourtant montré que les plans européens cherchaient d’abord à sauver les banques européennes. Le fonds de privatisation sera bien évidemment dans les mains des mêmes banquiers et de leurs oligarques européens préférés qui se partageront les dépouilles de l’état grec.

    L’urgence n’est pas de savoir si le gouvernement Tsipras pouvait faire mieux. Il a bien expliqué qu’il se contraignait à défendre la dignité du peuple grec dans le cadre de l’Euro. Mais il faut dénoncer l’arrogance des élites européennes, des médias dominants, leur diktat inacceptable, la guerre qu’ils mènent contre un pays ayant perdu 30% de son PIB en 5 ans ! Il le faut, quoi qu’on pense du débat politique en Grèce, même s’il est important de connaître les analyses faites avec constance par les communistes grecs.

    L’urgence politique pour les communistes en France est de tirer pour eux-mêmes toutes les conséquences de cette offensive contre le peuple grec. Elle concerne notre combat contre l’austérité, pour la défense des services publics, des salaires, des retraites, de la protection sociale, des droits du travail. Elle concerne la crédibilité de tout projet de rupture avec le capitalisme.

    Car François Hollande en se présentant comme le défenseur de la Grèce face à l’Allemagne nous refait le coup de la "pédagogie du renoncement" de François Mitterrand en 1983, à une échelle bien plus grande. Il soutient la Grèce « comme la corde soutient le pendu », défendant sa place dans la zone Euro en échange d’un renforcement violent de l’austérité.

    En votant Oui, la direction du PCF porterait une terrible responsabilité

    Pierre Laurent a raison de dénoncer l’attitude de l’Allemagne qui menace du Grexit pour imposer "une véritable humiliation politique" au peuple grec. Il a raison de dénoncer le choix du Luxembourg, "champion du monde de l’optimisation et de la fraude fiscale" pour gérer les privatisations grecques. Mais en se rangeant du côté de François Hollande, en défendant la nécessité de cet accord austéritaire, Pierre Laurent prend une responsabilité terrible. Les questions politiques qui se jouent en Grèce sont au cœur de toutes les batailles en France, de la défense de l’emploi, des services publics, des droits du travail, des protections sociales, de tout ce qui reste des conquis du Conseil National de la Résistance dont le Gouvernement Hollande/Valls/Macron termine la destruction à vitesse accélérée. Si ce qui est accepté par le gouvernement grec est une bonne issue à la crise, alors, face à la dette, au "trou de la Sécu", au "déficit des retraites", il n’y a pas d’autre solution que l’austérité renforcée, la baisse des protections sociales, le recul de l’âge de la retraite, les réformes des collectivités territoriales, et l’éclatement de la nation, la fin de toute souveraineté populaire.

    Il faut donc dire avec force si oui ou non, il est possible de mener une autre politique que l’austérité dans le cadre de l’Union européenne et de l’Euro. Si l’accord imposé au peuple Grec, malgré la force des 61% du non au référendum, est un accord nécessaire, alors la souveraineté des peuples européens n’existe plus et le maintien dans l’euro justifie toutes les politiques d’austérité. Alexis Tsipras a le mérite de le dire en toute clarté. Il n’a pas été élu pour mettre en cause la zone Euro ou l’Union Européenne. Il cherche donc une issue à la crise terrible qui frappe son peuple dans ce cadre. Il doit donc accepter plus d’austérité.

    Nous devons proposer une perspective de rupture au peuple français

    C’est toute la question qui nous est posée. Comme le dit Varoufakis, pour l’Allemagne, l’humiliation du peuple grec est un message aux autres peuples européens, entre autres au peuple Français.
    Devons-nous dire au peuple Français que l’allongement de l’âge du départ en retraite, la hausse de la tva, un nouveau plan de privatisation et d’autres mesures d’austérité peuvent être nécessaire pour maintenir un euro fort et la cohésion européenne ? Si une vague populaire porte Pierre Laurent ou un autre au pouvoir en 2017, devront-ils proposer face à l’Allemagne un accord du même type ? Si nous l’acceptons pour les Grecs aujourd’hui, pourquoi le refuser pour la France demain ? Sans une perspective de rupture progressiste avec l’austérité, la voie est libre pour l’extrême-droite. Les guerres, le fascisme sont à notre porte….

    Au cœur de cette crise se trouve l’Euro et la construction de l’Union Européenne.

    Depuis des années, ce débat n’a pas lieu dans le PCF. Toutes les tentatives pour débattre des alternatives à l’Union Européenne sont écartées et toutes les analyses et projets s’inscrivent dans le cadre d’une seule certitude : il peut exister une « Union européenne sociale », un « Euro solidaire... ». Le contenu de l’accord accepté par le gouvernement grec démontre avec force le contraire !

    Il est urgent d’ouvrir le débat avec les communistes. Pourquoi une politique contre l’austérité semble impossible en Grèce ? Qu’est-ce qui l’interdit dans le cadre de l’Euro ? La seule agressivité allemande ? Les banques françaises ne sont-elles pas impliquées elles-aussi ? Pourquoi la force des 61% du OXI n’a pas bousculé les rapports de force dans l’UE ? Qu’est-ce que les peuples doivent faire pour imposer leur dignité et faire respecter leurs choix politiques ? N’est-il pas urgent de reparler de souveraineté populaire ? Quelle est cette contradiction apparente entre les intérêts US et allemands ? Quel rôle joue la place de la Grèce dans l’OTAN dans une région frappée par la guerre ?

    Il est nécessaire de mener une grande bataille populaire d’explications contre la pédagogie du renoncement à l’œuvre. Le PCF doit dire qu’il n’accepterait pas l’accord humiliant imposé aux grecs. Il doit être porteur de propositions qui permettent réellement de sortir de l’austérité liant propositions et projet de société, s’appuyer sur les luttes qui se déroulent dans tout le pays. Il doit affirmer que face à la même alternative, il peut rompre avec la dictature de la commission européenne. Ces débats sont essentiels à notre capacité à faire vivre et partager notre projet, le projet d’une sortie du capitalisme, qui suppose de s’affronter aux bourgeoisies européistes, au MEDEF qui demande "de l’aire" se considérant trop à l’étroit en France, qui suppose d’affirmer que nous défendrons la souveraineté populaire de la France, que nous appelons à une nouvelle république sociale, reprenant la longue histoire des insurgés de 48, de la commune de Paris, du Front Populaire, du conseil national de la résistance, et des luttes sociales et anticoloniales du siècle passé, et que le peuple de France est légitime à dire NON une nouvelle fois, et à imposer son propre destin, son propre projet de société, dans la solidarité et la coopération avec tous les autres peuples, d’Europe et du monde.

    Les parlementaires communistes doivent refuser avec force et détermination l’accord ! Ils ne peuvent mêler leurs voies aux forces qui imposent l’austérité à notre peuple, ils ont l’occasion, après le vote des motions de censure, d’un acte politique historique qui réaffirme la place du point de vue communiste dans la vie politique Française.

    Avec le peuple de 2005, avec le peuple grec, ils doivent dire NON !

    14 Juillet 2015

    source: lepcf.fr/

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  • En Grèce, Syriza fissuré par un compromis incompris (Libé 13/07/2015)Aléxis Tsípras arrive dans son bureau à Athènes, lundi, après la conclusion d'un accord à Bruxelles dans la nuit. (Louisa Gouliamaki. AFP)
     
    RÉCIT

    Redoutant une aggravation de la misère, nombre de députés, y compris au sein du parti de Tsípras, remettent en cause l’accord de lundi. Et même le gouvernement.

    La mine dépitée, un passant s’approche de la taverne Chez Nikolaos, dans le quartier Psirri. «Quel terrible accord !» lance-t-il à la propriétaire des lieux. «On va voir ce qui va se passer. Après tout, nous sommes en démocratie», rétorque-t-elle avec une ironie non feinte. La radio Sto Kokkino, appartenant à Syriza, se prépare à diffuser l’émission de Yannis Androulidakis. Depuis le matin, le journaliste a cherché à joindre différents députés et cadres de Syriza pour qu’ils soient à l’antenne. En vain. Les rares qui répondent appartiennent au courant trotskiste de Syriza, ou à Andarsia, un petit parti proche du NPA français. Quand ils sont de la majorité, ils refusent de s’exprimer officiellement.

    Sous tension. Désillusion ? Malaise ? L’accord auquel la Grèce et ses créanciers ont abouti divise déjà la société, et plus encore le parti d’Aléxis Tsípras, le Premier ministre. Le Comité central, qui devrait se prononcer ce mardi, s’annonce sous tension. «Au moins 30 à 40 députés y sont fermement opposés. Ils viennent de la plateforme de gauche, du courant trotskiste, mais aussi d’un courant proche de Tsípras», explique un cadre du parti. Déjà, vendredi, lors du vote à la Vouli (le Parlement grec), plusieurs voix s’étaient élevées pour s’opposer au texte grec qui servait de base aux négociations. Deux députés de Syriza avaient voté contre. Huit autres s’étaient abstenus, parmi lesquels la présidente du Parlement, Zoe Konstantopoulou, qui n’avait pas présidé la séance et dont le discours s’apparentait à un réquisitoire contre l’austérité.

    Quelques heures plus tard était publiée une lettre ouverte en bas de laquelle 15 députés avaient apposé leur signature. Parmi eux, Kostas Issychos, ministre délégué à la Défense, et Athanasios Petrakos, porte-parole du groupe parlementaire Syriza. Ils y expliquent que «cette proposition comporte fondamentalement un nouveau programme d’austérité, de contre-réforme et de privatisation». Ils apportent leur soutien à ceux qui ont voté contre ou se sont abstenus. Et surtout, ils estiment « que cette proposition n’aurait pas dû être votée au Parlement» et qu’il ne faut pas en conclure qu’ils soutiendront le prochain accord.

    «Nous sommes cuits». En réalité, Tsípras n’avait pas d’autre choix que de signer un accord. Les négociations se sont déroulées dans un contexte d’asphyxie économique et monétaire. Le système bancaire était au bord de l’effondrement. Un négociateur, non grec, confie : «Il y avait déjà des compromis dans le texte d’Aléxis Tsípras. Le texte obtenu n’est pas nécessairement le programme d’Aléxis Tsípras mais il a été rédigé grâce à un dialogue entre les parties.» Cette position, nombre de députés ne l’acceptent pas. Ils craignent une aggravation de la misère. «Nous sommes cuits», estime un proche d’Aléxis Tsípras.

    Désormais, la question qui se pose est donc de sauver le gouvernement… et le parti. L’allié gouvernemental, les Grecs indépendants (droite souverainiste), menace de faire défection. Selon des rumeurs, plusieurs ministres pourraient devoir quitter leur poste d’ici à quelques jours. Et le scénario d’un gouvernement d’union nationale, alliant une part de Syriza, le parti To Potami (la rivière), créé ex nihilo avant les élections, et éventuellement une partie du Pasok (le Parti socialiste grec) refait son apparition. En outre, les députés de Nouvelle Démocratie (droite) devraient voter l’accord. Quoi qu’il en soit, Syriza est au bord de l’implosion. «Ça prendra tout au plus un mois», prévient un cadre.

    Aléxis Tsípras, l’homme qui a réalisé l’unité de la gauche grecque, serait-il porté responsable de son éclatement ? Syriza se fissure en tout cas sur l’autel de l’euro. Pour le responsable de Syriza, la prochaine bataille portera sur le nom du parti. C’est sans doute voir un peu loin. Mais il est sûr que Syriza et le gouvernement s’apprêtent à vivre une période agitée. Les premières réponses auront lieu dans les prochains jours lors des votes à la Vouli, et au cours des manifestations qui sont déjà annoncées.

    source: liberation.fr/

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  • Grèce : contre le memorandum Tsipras Syriza UE, le Front des syndicats PAME appelle à la mobilisation le 15 juillet

    Manifestation du 16 juin organisée par le PAME

    Tous dans les manifestations du PAME mercredi 15 juillet,Tous dans la rue, Luttons maintenant !

     

    C’est l’appel lancé par les syndicalistes du PAME en Grèce, alors que l’on apprend que le gouvernement Tsipras a scellé un accord avec la Troika UE BCE FMI lors du dernier sommet européen. Les scandaleux accords de Bruxelles. Balayant le NON du peuple grec le 5 juillet dernier. Confirmant qu’il n’est pas d’alternative possible en restant otage de l’euro, prisonnier du carcan de l’UE du capital et sous la férule de la dictature de l’oligarchie capitaliste et de ses monopoles.

     

    Pourtant selon les sondages, 78% des grecs sont contre ce nouveau memorandum !

     

    Communiqué du PAME-13 juillet 2015

    « Le secrétariat exécutif du PAME denonce l’accord anti ouvrier, le 3e memorandum qui a été décidé au troisième sommet de l’Euro.

     

    Le parti social démocrate SYRIZA, le parti d’extrème droite ANEL et les conservateurs de Nouvelle Démocratie ainsi que les autres partis politiques bourgeois ont immédiatiement tranformé le NON et le OUI au referendum en la seule reponse possible  » accord avec l’UE à n’importe quel prix ». Un accord = nouveau memorandum qui entraine une nouvelle série de mesures contre le peuple. Des mesures qui s’ajouteront au lois issues du 2e mémorandum précédent.

    Cet accord impose la destruction de tous les droits restant aux travailleurs, la destruction des prestations sociales, du droit du travail et encore plus d’impôts pour les couches populaires.

    Le PAME appelle la classe des travailleurs à rejeter ce nouvel accord. Avec sa lutte pour dire NON à ce nouveau et barbare 3e memorandum et ses nouvelles mesures brutales.

    Nous avons le pouvoir de rejeter ce memorandum, les patrons et les directions des syndicats vendues pour demander immédiatement des mesures pour nous rétablirs, nous les travailleurs dans nos droits »

     

    source: initiative-communiste.fr/

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  • Après les accords de Bruxelles : Plus que jamais, sortir de l’Euro et de l’Union Européenne ! (PRCF-13/07/2015)

    La Troïka (UE,BCE,FMI) impose, après un étranglement économique et un blocus financier du pays, un nouveau plan de privatisations, de régressions sociales, d’insultes à la souveraineté du peuple grec.

    Rien n’est réglé après ces 17heures de chantages, de pressions, de menaces sur la Grèce.

    Surtout les peuples d’Europe peuvent constater que l’UE et ses institutions ont un seul objectif, une seule raison d’être : faire payer les travailleurs et les peuples pour le seul profit du grand capital financier.

    BRISONS-LES-CHAINES-DE-L-UNION-EUROPEENNE200

    L’UE a été fondée par et pour le capital et donc contre le monde du travail et les peuples.

    Le discours inepte sur une « Europe sociale, démocratique » montre à l’épreuve des faits sa totale vacuité. Continuer à le tenir revient à de la complicité avec la politique de dévastation sociale et de destruction démocratique de l’UE du capital.

    Autre constat la domination de l’impérialisme allemand sur l’UE. Avec ses alliés historiques, les anciens alliés de l’Axe, Pays Baltes, Hongrie, Slovaquie, Finlande…l’Allemagne impose son point de vue et les faux-semblants de résistance de François Hollande n’y changent rien. Broyant les souverainetés populaires/nationales, imposant dans toute l’Europe la politique qui favorise le grand capital allemand, ce qui d’apparente à un IVe Reich apparait comme le maître de l’empire européen. Les patriotes de tous les pays doivent prendre conscience de cette donne laquelle n’exonère en rien les capitalistes de chaque pays qui, comme toujours, collaborent avec l’impérialisme dominant.

    Toutefois rien n’est joué. La leçon de cet épisode va renforcer la détermination des peuples à en finir avec l’euro et l’UE. Car ils ne peuvent que constater que les maîtres-chanteurs de Bruxelles, Berlin ou Paris, les racketteurs de la Troïka, les banksters de la BCE, n’ont qu’une seule visée : servir les riches, et pour cela terroriser les peuples pour les réduire à la misère.

    Demain en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande, en Italie des leçons seront tirées par les peuples. Les sornettes sur « l’UE sociale » cesseront d’entretenir des illusions démobilisatrices et mystificatrices. Les vrais clivages de classe s’imposeront.

    La nécessité de combattre l’UE, cette prison des peuples, cette broyeuse des conquêtes sociales et démocratiques s’imposera sous le poids des faits qui sont têtus.

    En France aussi les tristes  marionnettes du MEDEF et de l’UE, Sarkozy, odieux et collabo hier encore depuis Bruxelles, Hollande, lâche facilitateur des manœuvres allemandes, seront démasqués. Chez nous aussi le sens de la légitime défense sociale, de la dignité nationale amènera notre peuple à s’unir dans un vaste Front Antifasciste, Populaire et Patriotique pour sortir de l’euro, de l’UE et de l’OTAN bras armé de l’impérialisme. Engageant ainsi un processus historique mettant le socialisme à l’ordre du jour.

    Preuve est faite que rien de bon ne peut sortir de l’euro et de l’UE.

    Preuve est faite que pour s’en sortir, il faut en sortir.

    Après les accords de Bruxelles : Plus que jamais, sortir de l’Euro et de l’Union Européenne ! (PRCF-13/07/2015)

    La Commission internationale du PRCF-le 13 juillet 2015

    source: initiative-communiste.fr/

    l'accord de Bruxelles:

    Télécharger « 150712-Texte de l'accord eurogroup-grèce (en français).pdf »

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  • Le « compromis Hollande – Merkel » : la GRÈCE placée au sein de l'Union européenne, dans une colonie pénitencière-par Jean LÉVY (13/07/2015)

    Tous les médias français se félicitent, au nom de l’oligarchie financière dont ils dépendent, du « compromis » trouvé entre Merkel et Hollande sur les conditions exigées pour maintenir la Grèce dans la zone euro :

    La Grèce resterait au sein de l’Eurogroupe, mais en contrepartie, son peuple, déjà mis en zone surveillée,  serait placés cette fois en « quartier de haute sécurité » sous surveillance renforcée, tel est le « compromis » élaboré par Hollande et Merkel « Il s’agit d’un véritable coup d’État  européen ! » tel est le sentiment dominant  à Athènes et dans tout le pays.

    LA SOUVERAINETÉ DE LA GRÈCE, UNE IDÉE SUBVERSIVE À BRISER

     Toutes les décisions politiques, économiques et sociales seraient du seul ressort d’une nouvelle troïka, dotée de tous les pouvoirs en Grèce. C’est ainsi que cette structure étrangère serait seule habilitée à organiser la privatisation de tout le secteur public, donc le démantèlement systématique des biens de la nation  grecque aux conditions fixées par l’autorité de tutelle et aux conditions et au profit des firmes privées européennes.

    Ce serait la mise en coupe réglée de l’économie grecque. Aucune loi ne pourrait être votée par le parlement grec sans avoir au préalable obtenu le feu vert des autorités étrangères de tutelle…

     LA GRÈCE,  COLONIE EUROPÉENNE 

    Il a fallu 48 heures de controverses franco-allemandes pour aboutir à ce nouveau « Code Noir » européen.  Pourquoi cette pseudo crise ?

     

    Le « compromis Hollande – Merkel » : la GRÈCE  placée au sein de l'Union européenne, dans une colonie pénitencière [par Jean LÉVY]

     

    En fait, pour préserver ses intérêts, l’Allemagne semblait vouloir bouter la Grèce hors de la zone euro. Mais cette perspective inquiétait les Etats-Unis : exclure un Etat membre de l’Otan pouvait conduire ce pays à se libérer, non seulement de la tutelle européenne, mais aussi de l’Alliance atlantique : et si Athènes troquait Washigton pour Moscou ?

     Aussi, tout au long de cette « crise », la France, ou plutôt François Hollande et son gouvernement PS, ont joué le jeu américain au nom de la « solidarité » européenne : « Faisons tout pour garder la Grèce au sein des structures européennes ! » mais en lui imposant un statut de colonie au sein de l’UE, les Grecs abandonnant leur statut de citoyens pour celui d’esclaves.

     

    Le « compromis Hollande – Merkel » : la GRÈCE  placée au sein de l'Union européenne, dans une colonie pénitencière [par Jean LÉVY]

     

    On découvre une fois de plus le rôle joué par les dirigeants français, de meilleurs petits soldats de l’empire américain.

    COMMENT VA RÉAGIR LE PEUPLE GREC ? 

    Pourtant, une question primordiale se pose : le rôle d’Alexis Tsipras et des autres dirigeants de Syriza dans cette affaire. Le 5 juillet, ils appelaient le peuple grec à répondre NON à un accord humiliant  - obtenu à 62%, jusqu’à plus de 80% dans les quartiers ouvriers - et le 10 du même mois, cinq jours après,  ce même gouvernement fort de l’appui populaire, renie ses engagements pour accepter de s’engager dans des négociations sur une base nettement plus négative que celle des « propositions rejetées par le peuple.

    Et aujourd’hui, de reniement en reniement, Tsipras signe le texte de Hollande – Merkel, qui réduit la Grèce au statut de colonie européenne !

     Quelle va-t-être la réaction de la population grecque ? Y compris au-delà de ceux qui ont répondu NON le 5 juillet ?

    Déjà, dès le 11 juillet, quelques dizaines de députés de Syriza ont fait défection votant soit contre, soit s’abstenant, soit refusant de sièger dans ces conditions.

     

    Le « compromis Hollande – Merkel » : la GRÈCE  placée au sein de l'Union européenne, dans une colonie pénitencière [par Jean LÉVY]

     

    Les dernières informations indiquent que la réaction de colère sur le Net est massive. Le peuple grec va-t-il réagir à partir de la rue ?

     

    Les heures qui viennent peuvent apporter, une fois de plus, des rebondissements ? Qui peut le dire en dehors des Grecs ?

     

     

    Jean LÉVY-le 13 juillet 2015

    source: canempechepasnicolas.over-blog.com

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  • Capitulation- par Jacques Sapir (13/07/2015)Au petit matin de ce lundi 13 juillet, le Premier-ministre grec, M. Alexis Tsipras, a fini par capituler. Il a capitulé sous les pressions insensées de l’Allemagne, mais aussi de la France, de la Commission européenne et de l’Eurogroupe. Il n’en reste pas moins qu’il a capitulé. Car, il n’y a pas d’autres mots pour désigner l’accord qui lui a été imposé par l’Eurogroupe, puis par les différents dirigeants européens, le revolver – ou plus précisément la menace d’une expulsion de la Grèce hors de la zone Euro – sur la tempe. Cette capitulation aura des conséquences dramatiques, en Grèce en premier lieu où l’austérité va continuer à se déployer, mais aussi au sein de l’Union européenne. Les conditions dans lesquelles cette capitulation a été arrachée font voler en éclat le mythe d’une Europe unie et pacifiée, d’une Europe de la solidarité et des compromis. On a vu l’Allemagne obtenir de la Grèce ce que les anciens appelaient une paix carthaginoise. On sait que telle était la position dès le départ de M. Dijsselbloem, le Président de l’Eurogroupe[1]. On a vu, avec tristesse mais aussi avec colère, la France finir par se plier à la plupart des exigences allemandes, quoi qu’en dise notre Président.

    Ce 13 juillet est et restera dans l’histoire un jour de deuil, à la fois pour la démocratie et pour l’Europe.

    Un accord détestable

    Cet accord est un accord détestable, et pour plusieurs raisons. Il l’est dans le domaine économique. Il saigne à nouveau l’économie grecque sans lui offrir la nécessaire et réelle bouffée d’oxygène dont elle avait besoin. L’accroissement de la pression fiscale sans contreparties, aura des conséquences désastreuses pour l’économie grecque. C’est la poursuite de l’austérité dans la plus pure logique d’un Pierre Laval en France, mais surtout d’un Brüning en Allemagne, ou d’un McDonald en Grande-Bretagne, ces figures tragiques des années trente qui ont aggravé par leurs politiques les conséquences de la crise de 1929. La hausse de la pression fiscale exigée, les nouvelles coupes dans les dépenses, ne s’accompagnent nullement du plan d’investissement massif qui aurait pu en compenser, au moins en partie, les effets. Notons ainsi que le gouvernement grec est contraint de s’engager à : « mener d’ambitieuses réformes des retraites et définir des politiques visant à compenser pleinement l’incidence budgétaire de l’arrêt de la cour constitutionnelle relatif à la réforme des pensions de 2012 et mettre en œuvre la clause de déficit zéro ou des mesures alternatives mutuellement acceptables d’ici octobre 2015 ». En d’autres termes on demande au gouvernement grec de compenser l’arrêt de la cour constitutionnelle qui avait cassé la réforme des retraites de 2012. Bref, la logique de l’austérité est ici proclamée plus importante que la constitution d’un état souverain[2].

    Cet accord est aussi détestable dans le domaine financier aussi. Il engage donc le Mécanisme Européen de Stabilité, ou MES. Mais, cet engagement sera appelé à grandir régulièrement. L’économie grecque va, en effet, continuer à s’enfoncer dans la dépression. Les ressources fiscales vont au total stagner, voire diminuer et cela même si la pression fiscale augmente comme il est prévu dans l’accord. La dette va donc, en proportion de la richesse produite, devenir de plus en plus lourde. Sur cette dette, le reprofilage – mot barbare qui désigne un allongement des délais de paiement du principal et un report des intérêts – ne résout rien. On sait, le Fonds Monétaire International l’a dit, qu’il faut restructurer, c’est à dire annuler, une partie de la dette grecque. Mais, l’Allemagne s’y refuse toujours avec obstination. Il faudra d’ici peu trouver à nouveau de l’argent pour la Grèce. L’une des raisons pour lesquelles ce plan est détestable est qu’il ne règle rien, ni économiquement, ni financièrement.

    Un accord de type néo-colonial

    Enfin, ce plan est détestable pour une troisième raison. Politiquement, il aboutit à mettre la Grèce en tutelle, à l’assimiler dans les faits à une colonie privée de tout pouvoir réel. Le parlement grec non seulement est sommé de voter au plus vite certaines réformes, avec deux dates butoirs, du 15 et du 22 juillet[3], mais il devra soumettre désormais les différentes mesures à prendre au contrôle et au bon vouloir des institutions européennes. En particulier, un paragraphe de l’accord est très significatif. Il dit ceci : « Le gouvernement doit consulter les institutions et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés dans un délai approprié avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement »[4].

    C’est le rétablissement de ce que les grecs appellent le « régime de la Troïka », régime qu’ils avaient répudié lors des élections du 25 janvier dernier. Et c’est là sans doute le résultat le plus inouï de cet accord. Il équivaut à annuler une élection libre et démocratique, à affirmer que les règles édictées à Bruxelles ont plus de poids que le jeu démocratique. Il faudra s’en souvenir car, de ce point de vue, cet accord ne concerne pas les seuls grecs ; il menace aussi tous les peuples de la Zone Euro. Il nous menace donc nous aussi, les français. Et c’est pourquoi le fait que notre Président, M. François Hollande, se soit prêté à ce crime, car il n’y a pas d’autre mot pour qualifier cet accord dans le domaine politique, doit nous emplir d’effroi. En acceptant de poser sa signature au bas de cet accord, en acceptant de la faire voter d’ici la fin de la semaine au Parlement français, François Hollande est dès lors connivent à cet étranglement de la démocratie en Grèce, mais aussi dans l’ensemble de la Zone Euro.

    Allant toujours plus loin, cet accord organise la spoliation de la population grecque dans le paragraphe léonin qui concerne les privatisations et qui date directement de ce que l’on appelait au XIXème siècle la « politique de la canonnière ». Ce paragraphe stipule en effet que le gouvernement grec doit : « élaborer un programme de privatisation nettement plus étoffé avec une meilleure gouvernance; des actifs grecs de valeur seront transférés dans un fonds indépendant qui monétisera les actifs par des privatisations et d’autres moyens. La monétisation des actifs constituera une source permettant le remboursement programmé du nouveau prêt du MES et générera sur la durée du nouveau prêt un montant total fixé à 50 milliards d’euros, dont 25 milliards d’euros serviront au remboursement de la recapitalisation des banques et d’autres actifs, et 50 % de chaque euro restant (c’est-à-dire 50 % de 25 milliards d’euros) serviront à diminuer le ratio d’endettement, les autres 50% étant utilisés pour des investissements »[5]. Cela revient à dire que la Grèce ne pourra utiliser que 50% de 25 milliards, soit 12,5 milliards issus des privatisations pour des investissements. Or, ces sommes ne seront pas disponibles – si tant est qu’elles le soient un jour – avant deux à trois ans.

    Quand on entend François Hollande affirmer dans la mâtinée de ce 13 juillet que la souveraineté de la Grèce a été préservée, on se dit que notre Président a un goût douteux pour la plaisanterie. C’est ajouter l’insulte à la blessure. Car la souveraineté de la Grèce a bel et bien été piétinée par l’Eurogroupe et par l’Allemagne, avec l’aide et avec l’assentiment de la France. C’est pour cela que ce 13 juillet sera désormais un jour de deuil pour tous ceux qui défendent la démocratie, la souveraineté et la liberté des peuples.

    La question de l’Euro

    François Hollande affirme que son action a sauvé l’Euro. Il est clair que si l’Allemagne avait imposé l’expulsion de la Grèce hors de la Zone Euro, cela aurait déclenché à relativement court terme le processus de dissolution de cette zone. Mais, le maintient de la Grèce dans la zone Euro ne sauve nullement l’Euro. D’une part parce que les problèmes économiques et financiers de la Grèce ne sont pas résolus. D’autre part, parce que d’autres pays sont aujourd’hui en grandes difficultés, et en particulier l’un de nos voisins, l’Italie.

    L’Euro est, on en a eu la preuve aujourd’hui, indissolublement lié à la politique d’austérité. La politique économique menée dans la Zone Euro consolidée par le rôle des divers traités, et en particulier du dernier le TSCG ratifié en septembre 2012, ne peuvent que mener à l’austérité. Si on ne l’avait pas encore compris c’est aujourd’hui parfaitement clair : l’Euro c’est l’austérité. Bien sur, il peut y avoir des politiques d’austérité sans l’Euro. Mais l’Euro implique en réalité la politique d’austérité et toute politique menée dans le cadre de l’Euro conduit à l’austérité. Il faut comprendre le sens profond de cette affirmation. Aujourd’hui, tant que l’on restera dans la zone Euro, il sera impossible de mener une autre politique économique que l’austérité. Pour ne pas avoir compris cela Alexis Tsipras s’est mis de lui-même la tête sur le billot.

    Cette constatation est appelée à devenir le véritable point de clivage de la politique française dans les mois et les années à venir. Ainsi, ce qu’a sauvé François Hollande, en réalité, c’est bel et bien l’austérité. On sait qu’il fit ce choix en 2012. Il n’en a pas changé. Il devra donc être jugé dessus aux prochaines élections.

     Jacques Sapir

    [1] VAROUFAKIS: POURQUOI L’Allemagne REFUSE D’ALLÉGER LA DETTE DE LA GRÈCE, http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/120715/varoufakis-pourquoi-lallemagne-refuse-dalleger-la-dette-de-la-grece

    [2] Déclaration du sommet de la zone euro , Bruxelles, le 12 juillet 2015, page 3.

    [3] Le texte de l’accord précise que ce dernier ne sera valable que dans les conditions suivantes : « Ce n’est qu’après – et immédiatement après – que les quatre premières mesures susmentionnées auront fait l’objet d’une mise en oeuvre au plan juridique et que le Parlement grec aura approuvé tous les engagements figurant dans le présent document, avec vérification par les institutions et l’Eurogroupe, qu’une décision pourra être prise donnant mandat aux institutions de négocier un protocole d’accord ». Déclaration du sommet de la zone euro, Bruxelles, le 12 juillet 2015, page 2.

    [4] Déclaration du sommet de la zone euro, Bruxelles, le 12 juillet 2015, page 5.

    [5] Déclaration du sommet de la zone euro, Bruxelles, le 12 juillet 2015, page 4.

     

    source: russeurope.hypotheses.org/

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  • Bon, ben, a yié, on à la réponse : Tsipras = petit bras – je ne serai pas plus méchant car, je répète, on ne sait pas de quoi nos clowns dangereux ont menacé Tsipras (genre “Grexit => défaut, défaut => blocus de la Grèce (plus de commerce, plus de tourisme, etc). C’est en effet facile d’écrire des “il n’a qu’à claquer la porte” depuis chez soi, mais quand on est en poste face à ces mafieux, je comprends qu’on puisse caler. Mais enfin, dans ce cas, on démissionne à mon sens, et on laisse d’autres loulous vendus signer ce genre de torchon…

     

    =========

     

     Le pire, c’est que Tsipras assume :

    “La décision prise aujourd’hui permet le maintien pour la stabilité financière de la Grèce, donne des possibilités de relance. La mise en oeuvre sera difficile”, a prévenu le premier ministre grec Alexis Tsipras, en sortant du sommet marathon qui a abouti à un accord de sauvetage de la Grèce. “Les mesure prévues sont celles votées au parlement grec. Elles renforcent la récession mais j’espère que les 35 milliards d’euros de mesures et la restructuration de la dette permettront aux marchés et aux investisseurs de comprendre que le Grexit appartient au passé” et qu’elles “attireront les investissements nécessaires pour compenser la récession”, a-t-il ajouté.

     

    “D’autre part, le fardeau sera reparti de façon juste. Ce ne sont pas ceux qui ont payé les années précédentes qui vont continuer à payer cette fois-ci. Ceux qui avaient réussi à éviter de payer leur part, paieront”. “Nous continuerons à lutter afin de pouvoir renouer avec la croissance et regagner notre souveraineté perdue. Nous avons gagné la souveraineté populaire, le message de la démocratie a été transmis en Europe et dans le monde entier, c’était le plus important”, affirme-t-il.

    “Nous avons évité le projet de transfert des actifs à l’étranger, nous avons évité l’effondrement du système financier, nous avons pu, dans cette lutte très dure, obtenir une restructuration de la dette et un financement à moyen terme”, a énuméré le premier ministre grec.

    “Je souhaite remercier tous mes collaborateurs car ensemble nous avons lutté jusqu’au bout”.

     

    Car le problème, c’est que JAMAIS Tsipras n’a dit qu’il voulait quitter l’euro, bien au contraire, et beaucoup de sondages montrent que les Grecs ne le veulent pas non plus (après le “Syndrome de Stockholm“, le Syndrome d’Athènes !)- alors dans ces conditions, c’est sûr qu’on ne peut qu’aboutir à ça…

    Par ailleurs, en tant que contribuable Européen, je me permets d’indiquer que je refuse qu’on donne prête ou garantisse 1 € de plus à la Grèce – le tout pour qu’elle puisse garder une monnaie totalement non adaptée à son économie, et des politiques qui vont continuer à la détruire…

    L’intérêt de tout ceci est que cela va obliger les rêveurs européistes d’une “autre Europe sociale la chance” à se prononcer : ou accepter l’existant, ou quitter l’euro, désormais clair instrument politique oligarchique visant à empêcher toute alternance.

    Bref, “l’euro néolibéral, tu l’aimes ou tu le quittes, mais tu ne le changeras jamais.” CQFD.

     

    À suivre, donc – vu qu’on n’a rien résolu, nos dirigeants ne sachant que créer toujours plus de dettes sans jamais avoir le courage de régler les problèmes issus des lâches décisions précédentes…

     [Nouveau protectorat de Grèce] Le texte du sommet de la zone €uro

    Télécharger « 150712-Texte de l'accord eurogroup-grèce (en français).pdf »

    La belle “Europe la chance”… :

    * La Grèce adoptera d’ici le 15 juillet des mesures de simplification de la TVA et en élargira l’assiette, réduira les retraites et l’institut de la statistique Elstat deviendra indépendant.

    * La Grèce réformera d’ici le 22 juillet son système judiciaire civil et mettra en oeuvre les règles de l’Union monétaire sur le renflouement des banques hors appel aux finances publiques (“bail-in rules”).

    * La Grèce demandera une poursuite du soutien du FMI à partir de mars 2016.

    * La Grèce fixera un calendrier clair pour mettre en oeuvre les mesures qui suivent:
    - Réforme ambitieuse des retraites.
    - Réforme de l’activité économique, autorisant notamment le travail du dimanche et touchant en particulier les pharmacies, laiteries et boulangeries.
    - Privatisation du réseau de distribution électrique.
    - Réforme des règles de négociation collective, du droit de grève et des licenciements collectifs.
    - Renforcement du secteur financier, notamment en prenant des mesures sur les crédits improductifs; suppression des interférences politiques.

    * La Grèce devra également:
    - Mettre en oeuvre des mesures de privatisation, en transférant notamment des actifs à un fonds indépendant basé en Grèce qui devra planifier une collecte de 50 milliards d’euros d’actifs dont les trois quarts seront utilisés pour recapitaliser les banques du pays et réduire la dette.
    - Réduire le coût de la fonction publique et réduire l’influence qu’a sur elle la sphère politique. Les premières propositions en la matière devront avoir été transmises d’ici le 20 juillet.
    - S’assurer d’obtenir l’accord des créanciers pour les textes législatifs d’envergure avant de les soumettre à référendum ou au Parlement.

    Les critères ci-dessus sont le minimal exigé pour que s’ouvrent des négociations avec les autorités grecques sur les points suivants:
    - Les besoins de financement sont situés entre 82 et 86 milliards d’euros et une décision sur une nouvelle aide s’impose d’urgence au vu de besoins de financement de 7 milliards d’euros d’ici le 20 juillet et de 5 milliards d’euros d’ici la mi-août.
    - Un éventuel nouveau programme du Mécanisme européen de stabilité (MES) devra intégrer l’apport d’un matelas fonds propres de 10 à 25 milliards d’euros pour les banques.
    - Un reprofilage de la dette éventuel mais pas de décote nominale.

    … et donc une défaite pour la Grèce, on est d’accord… Ces types sont des fanatiques dangereux…

     [Nouveau protectorat de Grèce] Le texte du sommet de la zone €uro-par Olivier Berruyer

     

    source : les-crises.fr/

     

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