• Les représentants des syndicats organisateurs, réunis hier pour préparer la... Les représentants des syndicats organisateurs,
    réunis hier pour préparer la manifestation, disent être en relation avec des porte-parole des lycéens.
     
     

    Nouvelles manifestations demain contre la loi Travail dans toute la France. À Quimper, elle aura lieu cette fois à 14 h, au départ de la place de la Résistance. La détermination des opposants à la loi reste intacte.

    Le FO et Smouvement contre la loi Travail ne faiblit pas. À Quimper, les trois syndicats en pointe sur le sujet (CGT, olidaires) appellent à leur cinquième manifestation depuis la première mobilisation, qui avait réuni environ 200 personnes le 27 février dernier. Depuis, la tendance va plutôt crescendo : 1.100 personnes le mercredi 9 mars, 2.400 le jeudi 31 mars. Seul l'appel du 24 mars n'a pas marché, réunissant 120 personnes. Entre-temps, les lycéens quimpérois sont aussi entrés dans le cercle des opposants. Ils avaient organisé une manifestation autonome le 17 mars (250 personnes). Le 31, ils formaient un groupe de 500 jeunes en tête de cortège. À Quimper, la mobilisation est restée dans des formes classiques : pas de heurts, pas de « Nuit debout », ni de blocus. Ailleurs en France, le mouvement échappe depuis son origine (une pétition sur le net qui a recueilli contre toute attente plus d'un million de signatures) aux formats classiques et reste donc assez imprévisible dans ses formes et son évolution. Dans la capitale cornouaillaise, les défilés restent pour l'instant classiques.
     
    Pour ne pas avoir à négocier « le poids des chaînes »
     
    L'appel pour demain, 14 h, sera donc un nouveau test de la levée d'un mouvement social d'ampleur. « C'est un mouvement populaire, estime Marie-Annick Le Berre de la CGT Quimper. Il n'appartient ni aux syndicats, ni aux partis ». « Nous avons le sentiment que ceux qui nous dirigent ne maîtrisent plus rien », ajoute Régis Thomas (Solidaires). « On ne peut pas tout faire sans écouter le peuple », insiste Isabelle Le Guillou (CGT). « Aujourd'hui tout est fait par le gouvernement dans le sens du patronat, regrette Valérie Pleuchard (FO). Comment croire que cette loi va permettre de créer des emplois quand on voit que rien n'a été fait avec les milliards offerts par le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) ? ». « Notre objectif reste le retrait de la loi », martèle Marie-Annick Le Berre. Demain après-midi, les syndicalistes aimeraient qu'un forum d'échanges prolonge la manifestation au pied du Frugy. Tous estiment que ce nouveau rendez-vous n'est pas le dernier. « Si on laisse passer, la prochaine étape pour les salariés, c'est négocier le poids des chaînes », conclut Marie-Annick Le Berre.
     
    source:    letelegramme.fr
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  Deuxième Nuit debout, mercredi 6 avril, sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, à Rennes.

     

    À 21 h, ce mercredi, une centaine de personnes étaient réunies sur l'esplanade De-Gaulle, à Rennes, pour la deuxième Nuit debout.

    Le mouvement Nuit debout va-t-il s'implanter durablement à Rennes  ? C'est le souhait de la centaine de personnes présentes ce mercredi, sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, pour la deuxième soirée consécutive.

    Moins nombreux que la veille, les participants se disent déterminés à amplifier le mouvement, qui s'inscrit dans le prolongement de la mobilisation contre le projet de loi Travail.

    >>> Lire aussi : Nuit Debout, des « Indignés » à la française ?

    « Qu'on ramène du monde »

    Les « plus de 40 ans » se comptent sur les doigts d'une main. Beaucoup de jeunes et d'étudiants au rendez-vous, tournés vers la manifestation prévue samedi.

    « Il faut qu'il y ait une foule immense ici samedi soir », lance un jeune homme sur la petite estrade installée au milieu de l'esplanade. « Pour ça, il faut qu'on fasse connaître le mouvement et qu'on ramène du monde. »

    >>> Lire aussi : Rennes : la Nuit debout en cinq questions

    Langage des signes

    Un intervenant appelle à s'appuyer sur « des associations » pour faire grossir cette mobilisation citoyenne qui refuse d'être accolée à un parti politique.  Un autre aimerait que « les jeunes des quartiers » se joignent à la Nuit debout.

    Assise ou... debout, l'assistance réagit à chaque prise de parole en utilisant des signes de main. Levant les bras pour que l'orateur parle plus fort, ou secouant les mains pour approuver une prise de position.

    Des signes pour que les débats restent courtois et audibles, et que la parole ne soit pas confisquée.

    Rennes en retard
     
    Les participants tentent de s'organiser « mais on manque de matériel », concède l'un d'eux, tandis qu'un autre groupe a formé une ronde et débat dans son coin. 

    À Paris, la place de la République est occupée depuis le 31 mars. « À Rennes, on a commencé un peu tard », regrette un militant. 

    Changement d'orateur sur l'estrade. « Le groupe électrogène va arriver. ». La Nuit debout ne fait que commencer...
     
    source: ouest-france.fr
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • À l'image du millier de « Nuit Deboutistes » parisiens qui se relaient place de la République depuis le 31 mars, une trentaine de personnes a investi la place Guérin jusqu'à 4 h du matin, dans la nuit de mardi 5/04 à mercredi 6/04. Fatigués mais toujours motivés, la plupart étaient de retour mercredi soir pour une nouvelle soirée de veille. Encore peu nombreux, ces manifestants invitent toutes les personnes qui souhaitent s'informer et échanger à les rejoindre, samedi, après la mobilisation contre la loi Travail. Une assemblée générale aura lieu vers 18 h, toujours place Guérin.

    Contact
    Pour communiquer sur le mouvement, une page Facebook « Nuit Debout Brest » et un compte Twitter@Ndebout29, ont été créés hier matin.
     
    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  •  Accord UE – Ukraine : les néerlandais votent non à 64% par referendum #NEE (IC.fr-7/04/2016)Ayant réussi à arracher la tenu d’un referendum après une mobilisation massive autour d’une exigeant la tenue d’un referendum, les néerlandais ont a nouveau massivement voté à l’UE en se prononçant à près de 64% selon les sondages sortie des urnes ce mercredi 6 décembre contre  l’accord d’association entre l’ et l’Union européenne.

    Avec un taux de participation estimé à 32% selon la télévision publique NOS, les résultats de ce referendum devraient s’imposer au gouvernement néerlandais

    Après le NON au TCE, le peuple néerlandais redit NON à l’ belliciste et totalitaire

    En 2005 déjà, à la suite du peuple français, les néerlandais avaient massivement dit non à l’Union Européenne. Ils viennent à nouveau, à la suite des grecs, des irlandais, des portugais, des français et des danois de faire entendre le refus massif des peuples de cette dictature de l’oligarchie capitaliste, de cette prison des peuples qu’est l’Union Euroépenne. Non à cette construction européenne qui alimente et soutien le fascisme à Kiev et répand la guerre sur le donbass et menace la paix mondiale !

    La sans même attendre le vote des avait déjà mis en application plusieurs dispositions de cet accord. Le parlement néerlandais avait déjà ratifié l’accord et le président de la Jean Claude Juncker avait menacé les néerlandais d’une grave crise en cas de vote NON.  Mais les travailleurs néerlandais n’auront eu que faire des menaces du petit dictateur bruxellois dont on sait que le mot d’ordre est « il n’y a pas de démocratie contre les traités européens. »

    C’est à nouveau une solide gifle populaire infligée à ces dictateurs au services de la finance et de l’impérialisme.

    Un non à faire entendre aussi en France

    En France, les citoyens n’ont bien évidemment pas été consultés. Pourtant c’est à eux de décider.
    Pour que les travailleurs puissent faire entendre leur voix, une campagne de pétition pour exiger un referendum pour la sortie de l’Union Européenne et de l’Euro a été lancée. Chacun peut signer et la faire signer en ligne en cliquant ici

    Pour la paix, pour la démocratie, contre l’eurofascisation et pour la solidarité entre les peuples, c’est maintenant qu’il faut se mobiliser. Tous ensemble.

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    source: initiative-communiste.fr

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • À l’issue de la manifestation contre la loi travail, hier, à Rennes, les manifestants ont choisi de s’installer sur une place de la ville. Ils rejoignent ainsi, comme 33 autres villes, le mouvement de la Nuit debout lancé à Paris.

    - Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance

    Mardi était une nouvelle journée de mobilisation à Rennes contre la loi sur le travail et contre les violences policières. Mais cette fois, au lieu de rentrer chez eux après la mobilisation, les militants se sont installés sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. La maire de la ville et le préfet avaient clairement refusé que le rassemblement Nuit debout se fasse dans le centre-ville historique, place du Parlement, sans s’opposer pour autant à un rassemblement citoyen.

    PDF - 304.4 ko
    Communiqué de la mairie de Rennes.

    Sur cette grande esplanade de béton lisse, entre un cinéma, un centre commercial et une bibliothèque, il aura fallu attendre une heure que les citoyens forment une assemblée suffisamment importante et que les prises de parole commencent. Plus de 300 personnes se sont installées, debout ou assises, pour s’écouter.

    La loi sur le travail a été abordée, mais ce sujet était finalement à la marge : les orateurs ont parlé de leurs conditions de travail, de leurs idéaux, du chômage, de la précarité, d’un désir d’une société moins inégalitaire, plus respectueuse de l’environnement, plus démocratique.

    Une forme de mobilisation plus pacifique

    Cette forme de mobilisation a semblé apaisante aux militants présents, qui ont aussi participé aux manifestations des dernières semaines. Rennes est habituée aux manifestations, parfois tendues, ce qui lui a valu le surnom de « Rennes la rouge » lors de la mobilisation contre le CPE, en 2006. Durant ce mois de mars, elle n’a rien perdu de ses habitudes, comme ce fut le cas hier après-midi, en amont du rassemblement Nuit debout. Dans la journée, la manifestation a débordé sur les rails de la gare pendant une heure et demie, un blocage auquel les gaz lacrymogènes ont répondu. Comme jeudi 31 mars, de nombreux tirs de gaz ont rythmé la mobilisation d’hier, qui a réuni plus de 10.000 personnes dans les rues de Rennes.

    JPEG - 116.5 ko
     
    Élise, Claire et Alice.

    La jeune génération qui arpente les rues de la ville depuis le mois de mars voit aussi les limites des cortèges et des slogans et apprécie le rassemblement Nuit debout pour son pacifisme et son dialogue, comme l’a expliqué Claire, 22 ans. « Les gens ont besoin de s’exprimer, et ici c’est possible. Il y a beaucoup de fatigue avec les manifestations, les gens sont en colère, il y a de la casse et des violences policières. Ici, on peut se parler et avancer. L’important, c’est de montrer qu’on a tous une voix et qu’il faut la faire entendre. » Son amie Élise a enchéri : « Je pense que ça fait longtemps que tout le monde attend que ça bouge, et là, ça y est. »

    Mais les forces de l’ordre étaient bien là, une voix au micro l’a rappelé : « Attention, il y a des policiers en civil près du camion là-bas, soyez vigilants. »

    JPEG - 119.7 ko
     
    A l'Arrière-plan, les f orces de l’ordre veillent.

    Sur l’esplanade, les prises de parole se sont enchaînées sans que la dénonciation d’un système qui déraille ait été au cœur des débats. La proposition, tout du moins l’impulsion vers quelque chose d’autre, a semblé plus présente dans les discours : « Il faut qu’on s’organise » ; « Qui veut faire partie d’une équipe pour aller chercher des palettes ? » ; « Je propose de parler des systèmes alternatifs, si ça intéresse quelqu’un, on va échanger là-dessus dans ce coin de la place ». Au bout d’un moment, le micro est resté muet et quelqu’un a sorti une guitare, le temps d’un entracte, avant que le micro ait été à nouveau pris en main.

    « La Nuit debout marche vraiment bien à Paris et aujourd’hui, c’est à Rennes, a raconté Simon. Ça montre une véritable cohérence, que le mouvement a pris de l’ampleur. Pour moi, c’est un symbole fort tout en restant une mobilisation pacifique et reposante. » Certains veulent construire un autre monde, explorer « ce champ des possibles » que devient l’esplanade Charles-de-Gaulle, comme l’a dit Flora, étudiante à l’université Rennes 2. Mais pour d’autres, comme Simon, il s’agit de tendre la main au gouvernement : « En étant ici, on montre au gouvernement qu’on est nombreux et prêts à parler, qu’on est capables d’utiliser d’autres moyens pour montrer notre désaccord, sans passer par la violence. »

    JPEG - 128.6 ko                                   Romane, M artin et Simon.

    Vers 22 h 30, l’assemblée générale a voté de rester sur la place. Pour combien de temps ? Pour Élise, « ça va durer, on ne sait pas combien de temps, mais ça va durer. » Même chose pour Flora : « Comme le disent les médias, la loi travail est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, maintenant, les gens ont compris, ils en ont marre, et ce mouvement ne s’arrêtera pas avec la fin de loi travail. »

     

    Julie Lallouët-Geffroy

    source: reporterre.net

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-Kriegspropaganda sur France 2 – par Floréal [propagande et bourrage de crane] #guerre #loitravail

    6 avril 2016 – JT de 20 h présenté par Pujadas

    Ça commence par un « sujet » anxiogène sur la « menace russe » : en toute impartialité, on y présente la Russie comme un agresseur en Ukraine et en Syrie (sympa pour les néonazis de Kiev et pour les fanatiques de Daech !), on tend le micro à un gouvernant polonais sans rappeler que l’extrême droite est au pouvoir à Varsovie ; on ne demande naturellement pas à un officiel russe de présenter son point de vue (vive le pluralisme !) et on conclut sur l’idée assenée par un « expert » que la projection de nouvelles troupes de l’OTAN à la frontière russe est une nécessité absolue. Et ça tombe bien : le hasard faisant bien les choses, l’OTAN vient justement de déployer 4000 soldats supplémentaires aux frontières Est de l’UE… Rappelons, puisque Pujadas a omis de le faire, que lorsque Moscou a signé les accords dits de réunification allemande, l’Occident avait juré que jamais l’OTAN n’avancerait plus loin que la frontière Est de l’ex-RDA et que les pays de l’Est ne seraient pas intégrés à l’Alliance atlantique : chose faite aujourd’hui puisque l’adhésion à l’UE implique l’adhésion à l’OTAN ! Alors, qui agresse et qui encercle qui de l’ « ours » russe ou de l’ « Oncle Sam » ? Rappelons aussi, à propos d’ « expansionnisme » russe, que les si pacifiques troupes américaines qui forment l’armature de l’OTAN sont à des milliers de lieues de leur pays quand elles patrouillent sur la frontière russe. Que dirait-on si, sous prétexte que les USA tentent de déstabiliser les pays de l’ALBA amis de la Russie, 4000 soldats russes, des drones, etc. étaient déployés à Cuba ou au Nicaragua ?

    Ça continue par un sujet sur les fonctionnaires territoriaux où le journaliste regrette à demi-mots qu’on ne puisse pas licencier les fonctionnaires (seulement les « révoquer » (ça change tout !) et où l’on présente comme des héros de la modernité deux maires LR du 92 qui font tout pour dégager un max de territoriaux ! Décidément, Sarko, Fillon, Juppé et Cie, dont le programme annonce la suppression de 300 000 postes de fonctionnaires, peuvent se féliciter d’avoir à France-2 des journalistes aussi professionnels !

    On poursuit avec un sujet sur les mirifiques embauches en vue à St-Nazaire – sans évoquer seulement la question de savoir si les métallos de St-Nazaire dont le temps de travail a été augmenté sans compensation salariale vont désormais être augmentés, maintenant que le carnet de commande des Chantiers est bien rempli… Non, tout va très bien Madame la Marquise, merci aux gentils patrons qui embauchent et à M. Hollande qui signe le contrat (combien, par ailleurs, de suppressions d’emplois publics et privés aujourd’hui même en France ?).

    Rien de sérieux sur les « nuits debout » et sur la mobilisation contre la loi Travail, pas de focale sur les « bons Français » frontistes, de droite ou PS pris la main dans le sac au Panama, ni sur les 250 milliards (au bas mot) qui sont planqués à l’étranger par les milliardaires et dont le rapatriement liquiderait d’un coup les prétendus « dette souveraine », « trou de la Sécu », « déficit des complémentaires », etc. Non, ce qui passionne France II, ce sont les « emplois commerciaux non pourvus » par ces fainéants de chômeurs qui, décidément, ne-veulent-pas-travailler…

    Au fait, l’ingénieuse El Khomri n’aurait-elle pas une idée sur la manière dont il faut s’y prendre pour licencier, révoquer et pour commencer, clouer au pilori, ces « journalistes » cumulards que nous payons fort cher pour répandre le mépris du travailleur, conditionner les esprits à la croisade antirusse, inviter au mépris du service public ? Comment leur appliquer, le moment venu, ce qu’ils prônent chaque soir à l’abri de leurs très hauts salaires et sans craindre en rien la précarité qu’ils prônent pour autrui : la suppression de LEUR retraite, de LEURS remboursements hospitaliers et, le moment venu, de LEURS indemnités chômage ?

    Floréal-le 6/04/2016-JT de 20 h. présenté par Pujadas

    Source: initiative-communiste.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-Transparence fiscale mondiale? Chiche ! Par FLOREALLes révélations qu’un mystérieux « lanceur d’alerte » aurait transmises à la Süddeutsche Zeitung et que Le Monde a reprises sur l’évasion fiscale mondiale blanchie par des « spécialistes » panaméens provoquent des remous dans le monde entier.

    Pourtant nul marxiste ne sera exagérément surpris en « apprenant » que la fraude fiscale des privilégiés est colossale*, qu’elle est planétairement organisée, que fort peu d’Etats bourgeois soi-disant « endettés » prennent contre elle les mesures qui s’imposent (c’est le cas de le dire !).

    Rien de stupéfiant non plus au fait que de vertueux potentats politiques, financiers (ou des sportifs censés incarner l’orgueil national) qui prélèvent déjà des sommes folles sur le dos de leurs peuples respectifs, les volent une deuxième fois en se soustrayant à l’impôt, ce moyen incontournable pour financer les services publics, la protection sociale et le vivre ensemble des citoyens.

    Cependant les incurables mal-pensants que nous sommes avouent leur perplexité : pourquoi les premières révélations distillées par Le Monde ciblent-elles avant tout, voire exclusivement, les grands satans habituels de l’Occident : les dirigeants russes, syriens et chinois (ou plus exactement, des « proches » de ces derniers), c’est-à-dire les diables rouges, jaunes ou marrons des croisades impérialistes en cours ou en préparation…

    Entendons-nous bien : militants du mouvement ouvrier, nous ne nous portons garants d’aucun Etat bourgeois, d’aucun fauteur de politique néolibérale, d’aucun parasite de la classe capitaliste, d’aucun people médiatico-sportif quels qu’ils soient et où qu’ils se trouvent : car notre but final est d’avancer partout vers une société sans classes où « le développement de chacun sera la clé du développement de tous » (Marx) à l’inverse des sociétés capitalistes où l’Etat est au service des riches. Or, pour l’instant du moins, les seuls Français mis en cause par le nouveau scandale du Panama sont le très décevant Platini et l’inusable Balkany, sans parler de l’hyper-carbonisé Cahuzac, ex-champion ministériel de l’euro-austérité… pour les salariés ! Pourquoi ne pas s’interroger un peu plus, au hasard, sur le fait, qu’a rappelé Yves Calvi le 4 avril, que c’est sur les instances de Sarkozy que Christine Lagarde a retiré le Panama de la liste des paradis fiscaux ? Pas un dirigeant allemand ou américain n’est par ex. cité pour l’instant parmi les méga-fraudeurs. Or c’est bien l’US Army  qui, sur ordre de Bush Senior, a écrasé Panama Ciudad sous les bombes à la Noël 1989, enlevé le président légal en lui substituant des hommes à la botte de l’Oncle Sam*. Gratuitement ? Comment les maîtres du dollar seraient-ils blancs comme neige alors qu’ils ont pris la tête de la déréglementation financière (environnementale et sociale !) mondiale ? Et si ces gens sont si férus de Transparence, que ne cessent-ils leur traque contre Edward Snowden, toujours réfugié à… Moscou ?

    De même que la vérité, c’est toute la vérité et rien que la vérité, de même la transparence n’est-elle vraiment… transparente que si elle l’est pour tous… et que son but réel n’est pas de déstabiliser les « Grands Satans » de l’Occident… tout en renforçant le nouvel ordre mondial des ingérences impérialistes. En attendant, étonnons-nous de la méthodologie journalistique du Monde qui, en possession de millions de fiches, ne cible jour après jour que ceux qu’il a décidé de mettre politiquement sur le grill…

    Donc, si dans les jours qui viennent les « révélations » continuent à ne frapper que des comparses au « Nord » et à l’ « Ouest », il y aura lieu de faire un usage maximal du doute méthodique, non pas à l’égard des faits eux-mêmes s’ils sont avérés, mais à l’encontre des buts de guerre poursuivis par ces piliers de l’ordre euro-atlantique que sont Le Monde et la Süddeutsche Zeitung.

    Si ce n’est pas le cas et que les révélations frappent tous azimuts preuves à l’appui, sans soutenir en rien les tentatives d’ingérence auxquelles vont immanquablement se livrer les Etats prédateurs de l’OTAN au nom de l’oxymorique « morale financière », nous ne pourrons que rêver à l’urgente renaissance d’un grand Mouvement communiste international de combat, et pourquoi pas d’une Internationale communiste de nouvelle génération : celle-ci pourrait en effet utiliser au service des peuples les moyens d’investigation, de communication et de démocratie qu’offre l’ère numérique ; elle pourrait alerter les travailleurs et les aider à internationaliser leurs luttes tout en respectant les souverainetés nationales que visent, en tout premier lieu, la fraude fiscale et les milliardaires qui la pratiquent avec la collusion des Etats bourgeois et de leurs cartels mondiaux et continentaux.

    Floréal le 5/04/2016

    *estimée à 600 milliards d’euros rien que pour la France (cf le livre de Peillon, journaliste à La Croix sur Les 600 milliards qui manquent à la France), alors que nos services publics et notre protection sociale sont exsangues et que les saligauds qui agissent ainsi sont les premiers à exiger l’austérité pour les « petites gens »…

    *… le jour même où Ceausescu et son épouse faisaient l’objet d’une exécution sommaire à Bucarest après un simulacre de procès.

     

    source: initiative-communiste.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Les jours passent, et la place de la République ne désemplit pas. Pour ce « mardi 36 mars » — soit le 6e jour après la date fondatrice du mouvement, le 31 mars — ils étaient même encore plus nombreux à se réunir, à partir de 18 h. Récit de l’AG — qui a adopté l’idée de faire de la langue des signes une langue officielle —, alors que la Confédération paysanne va rejoindre le mouvement.

    - Paris, reportage

    Clément et Thomas, qui se présentent comme la « génération CPE », sont venus par « curiosité intellectuelle » : « Cela fait 5 jours qu’on en entend parler, alors on est venu voir par nous-mêmes », expliquent-ils.

    Même son de cloche du côté d’Hugo, étudiant : « En classe, tout le monde ne parle que de ça ! » La curiosité, c’est aussi ce qui a motive Éric à se rendre sur place, directement à la sortie du travail, en costume : « Je n’ai pas bien compris d’où partait ce mouvement, mais c’est intéressant », explique ce conseiller en développement durable. Pour lui, la place de la République devient un lieu de contestation, après les événements d’Alternatiba en septembre et les manifestations de la COP 21 auxquels il a participé.

    Laura, elle aussi habituée des mobilisations sociales, dit découvrir une nouvelle ambiance à travers cette Nuit debout : « Cela fait plaisir de voir tout ce monde ensemble, dans le calme et la bonne humeur. » Pour Tom, « d’habitude, la lutte, je m’en sens proche sur internet, c’est facile d’être d’accord avec les publications sur les réseaux sociaux. C’est beaucoup plus rare et fort en vrai ».

    Pierre, de son côté, est presque déjà un habitué, après y avoir passé une partie de son week-end. Doctorant, il insiste sur le talent de communication des initiateurs du mouvement : « Ils ont réussi à donner une image très ouverte, où chacun se sent à l’aise. ». Dimanche soir, il est de ceux qui ont commencé à suivre l’Assemblée générale (AG) sur l’application Périscope. Avant d’enfourcher son vélo pour rejoindre la place : « Des AG d’étudiants, j’en ai fait et refait. Mais celles-ci sont marrantes, elles parviennent à transcender les organisations classiques. »

    Car au même moment, à partir de 18 h, l’assemblée « citoyenne et populaire » a commencé avec une foule dont les rangs se sont gonflés au fur et à mesure que la nuit tombait, jusqu’à atteindre plus d’un millier de personnes, assises sur la place.

    Pourtant, ce moment d’échange crucial, au cœur de la démocratie participative, aurait pu ne pas avoir lieu. En cause, l’information qui circule sur l’interpellation des 130 lycéens en marge du cortège parisien, plus tôt dans l’après-midi, et dont certains seraient toujours enfermés au commissariat.

    On discute, on vote pour savoir s’il faut aller sur place et appeler à leur libération. La décision est finalement laissée libre à chacun et l’AG démarre normalement. Même si la question du soutien aux lycéens reviendra tout au long de la soirée, montrant la tension constante entre la nécessité du débat démocratique, de proposer un système à mettre en place et l’urgence de l’action.

    Cette assemblée, qui rassemblait de nombreux nouveaux venus, permettait de faire un état de lieux du travail des commissions et d’étendre la convergence des luttes, avec par exemple la présence de migrants et de réfugiés.

    À l’ordre du jour, donc : un point sur les derniers jours, la question des réfugiés à Paris, un récapitulatif sur les commissions de travail pour finir par un temps de parole, libre mais encadré vu le nombre de personnes (2 à 3 minutes maximum pour chacune).

    La parole est d’abord donnée aux personnes qui sont là depuis le jeudi 31 mars, pour témoigner du mouvement. Certains parlent de l’importance de repartir vers des luttes existantes pour ne pas créer un énième mouvement. Ainsi, Malika, 55 ans, rappelle que « ce qui nous a réuni, c’est la loi El Khomri et qu’il faut garder ça en tête ».

    La présence de réfugiés vient briser la relative homogénéité sociale des intervenants. Mohammed vient du Soudan et dormait porte de La Chapelle avec d’autres réfugiés, où ils sont chassés tous les jours par la police. Son récit symbolise la convergence des luttes souhaitée par nombreux, afin d’éviter l’entre soi. Pour Moussam, ce point est stratégique : « Il faut inscrire à l’agenda les revendications des plus faibles d’entre nous : les migrants, les femmes, les noirs et les arabes. »

    D’ailleurs, Nuit debout apporte un sentiment de sécurité aux migrants qui y passent la nuit. Icham explique qu’à « 5h du matin, il ne reste plus personne sur la place, à part les réfugiés. C’est là que j’ai compris pourquoi on était sur cette place. Parce qu’ils se sentent protégés, donc il faut continuer l’occupation de la place. »

    Or, officiellement, l’autorisation de l’occupation de la place s’arrête à minuit. Certains appellent dès lors à une occupation 24h/24 du lieu. « Si on veut protéger les plus faibles, c’est en restant sur cette place. Les CRS sont moins nombreux que les Parisiens jusqu’à preuve du contraire », lance une jeune femme. En 2011, les Indignados n’avaient pas non plus le droit de rester mais c’est leur nombre qui leur a donné raison, enchaîne une dame. Pas de vote finalement sur cette question de l’occupation de la place de la République, mais un appel à apporter sa tente et à donner un coup de main à la commission logistique, que la fatigue guette.

    Faire de la langue des signes une langue officielle !

    Actions, communication, assemblée et modération, logistique, animation et enfin coordination : les commissions sont donc au nombre de six. Chaque « référent » vient expliquer le travail déjà effectué par chacune : diffusion d’un communiqué de presse international, organisation de l’accueil... Les interventions sont ponctuées de temps de parole qui débouchent parfois sur des propositions concrètes. Celles-ci sont ensuite débattues puis votées par l’assemblée, quitte à parfois enfoncer des portes ouvertes : qui est pour la régularisation des sans-papiers et des migrants ? Qui est contre les violences policières ? Mais aussi avec des surprises, comme quand Philippe, très ému, s’exprime en langue des signes devant la foule à l’aide d’un interprète. Il vient rappeler que la langue des signes n’est pas reconnue et demande son ajout comme langue officielle dans le cadre d’une VIe République. Une foule de mains s’agitent en l’air pour soutenir cette proposition. La convergence des luttes passe aussi par d’autres modes d’expressions.

    Mais tous n’écoutaient pas religieusement les discussions qui se sont prolongées jusqu’après 21 heures. Derrière la foule de l’AG, discussions, musiques, animations ont pris place. « Il y a bien plus de vendeurs ambulants de nourriture que les premiers soirs ! » fait remarquer Marie. Tandis que la cantine à prix libre poursuit vaillamment sa tâche. Et plus loin, ce soir, les Resto du cœur distribuent des repas à une cohorte d’indigents.

    JPEG - 5.4 Mo
     
    La cuisine prépare les sandwichs de la cantine à prix libre.

    Entre les fanfares et les concerts improvisés, des discussions s’improvisent, autour d’une bière. François zigzague au milieu, un drapeau du parti pirate tombant de son épaule. « Un pirate, c’est tout le contraire d’un parti ! » le moque-t-on. « Nous ne sommes pas un parti professionnel, répond François. Ce que nous prônons, c’est la réappropriation directe par les citoyens, et c’est exactement ce qu’il se passe ici ! »

    Cela peut-il encore passer par un parti ? « Le débat est ouvert, en interne », admet-il. Mais pour beaucoup, le succès de la Nuit debout s’interprète à l’aune de l’absence de ces partis. « Pour l’heure, je n’ai vu aucune récupération politique, affirme un membre d’EELV. C’est un terrain de jeu proprement citoyen. » Si l’on croise Clémentine Autain ou Julien Bayou — Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon sont venus ce week-end, ainsi qu’Olivier Besancenot —, ils restent en retrait, à l’écoute.

    Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, est aussi là, il découvre le phénomène. « Ça se prolonge, ça se prolonge… » Il annonce que, ce mercredi 6 avril, la Confédération paysanne officialisera son ralliement au mouvement.

    Celui-ci n’est près de s’éteindre. Un peu plus tard dans la nuit, au micro, François Ruffin poursuit son rêve : « Pour que cela marche, il faut sortir de l’entre-soi. Il faut que la place de la République devienne désormais un cœur qui innerve le reste de la ville… ».

    source: reporterre.net

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • La Nuit debout est devenue réalité à Rennes, ce mardi 5 avril, rebaptisé 36 mars, par les organisateurs de ce mouvement.
     

    La première Nuit debout de Rennes, sur le modèle du mouvement lancé place de la République, à Paris, réunissait 250 personnes, mardi, en début de soirée.

    Rennes vit sa première Nuit debout, ce mardi 5 avril, rebaptisé 36 mars par les organisateurs de ce « mouvement citoyen ». L'événement, lancé sur Facebook, réunissait quelque 250 personnes, vers 21 h. 

    « Inventer autre chose »

    Les premiers participants sont arrivés vers 18 h, installant une banderole « Convergence des luttes, autogestion », aux abords de l'esplanade Charles-de-Gaulle. 

    Depuis, les prises de parole se succèdent, avec une sono un peu faiblarde et le même thème, résumé par l'un des participants : « La loi travail, on s'en fiche, il faut inventer autre chose tous ensemble ».

    Musique

    Ambiance bon enfant, vers 21 h, sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, à Rennes.
     

    Ambiance musicale et bon enfant pour ce rassemblement que les autorités n'ont pas interdit. Le parti pirate et plusieurs élus écologistes de Rennes ont été vus dans l'assistance, de même que de nombreux médias.

    Les prises de parole se succèdent sur l'esplanade.

    La Nuit Debout s'organise

    Après un vote en AG, il a été décidé de rester sur l'esplanade et non de rejoindre la place du Parlement. Des barnums on été installés. Les contacts sont échangés pour préparer la suite

     «  Le but est de revenir demain mercredi puis de se retrouver chaque soir. On occupe symboliquement une place ou chacun peut venir échanger librement et tenter de trouver un moyen de peser sur les politiques qui ne nous représentent plus », explique un participant, étudiant à Rennes 1 .

    A minuit, l'esplanade comptait encore quelque 150 manifestants

    A 1h du matin, le moment reste festif. Danses, débats et musique animent l'esplanade qui se vide doucement.

    La pancarte a du mal à tenir debout. Au milieu de la nuit les manifestants étaient, eux, toujours debout.

    source: ouest-france.fr

     


    Première "Nuit debout" à Rennes

    source: france3-regions

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire