• Saint-Nazaire. Le député Ruffin au chevet des urgences (OF.fr-12/06/19-19h59)

    Saint-Nazaire. Le député Ruffin au chevet des urgences  (OF.fr-12/06/19-19h59)Le parlementaire France insoumise est resté deux heures dans l’établissement. Il a rencontré des salariés, des usagers et la direction.

     

    À Saint-Nazaire, ce mercredi 12 juin, François Ruffin est venu écouter personnels et patients de l’hôpital en grève.

    Le député France insoumise François Ruffin était, ce mercredi 12 juin, à l’hôpital de Saint-Nazaire pour tenter d’attirer la lumière sur la situation des urgences, en grève depuis le 10 mai. Pendant plus d’une heure, le parlementaire a réuni une cinquantaine de personnes dans une salle de l’établissement, dans le cadre d’une « commission d’enquête officieuse et décentralisée ». Pourquoi Saint

    -Nazaire ? « J’ai été alerté par le courrier d’un médecin urgentiste de Saint-Nazaire qui m’expliquait que les services craquent, que les soignants sont usés et que c’est partout le même discours sur les impératifs budgétaires. »

    Dans ce courrier lu à voix haute, les mots de l’auteur ont été rappelés : « Nous n’avons pas d’oreillers pour nos patients nonagénaires qui restent 24 à 48 heures sur un brancard. La médecine à deux vitesses avec les bons patients qui rapportent des sous en clinique et ceux dont personne ne veut, à l’hôpital public, on y est. »

    Des heures sur un brancard

    L’ancien journaliste a ensuite donné la parole aux usagers, infirmiers, représentants syndicaux, spécialistes, chefs de service. Les urgences de Saint-Nazaire accueillent, chaque année, 67 000 patients qui se retrouvent souvent à dormir des heures sur un brancard, en attendant d’être pris en charge. « Nous sommes un goulot d’étranglement entre la médecine de ville et l’hôpital qui est lui-même saturé », a expliqué le chef des urgences.

    La raison ? « Tout sauf la bobologie comme on l’entend parfois, car ce n’est pas ce qui sature les urgences. » Il préfère évoquer « le vieillissement de la population, les conséquences du maintien à domicile, devenu difficile, et les pathologies chroniques comme le diabète, les insuffisances respiratoires, les suivis de cancer… »

    François Ruffin a pris des notes, expliquant « être une oreille ici, avant de devenir une voix ailleurs. » Le partenariat public-privé, qui a permis la construction de l’hôpital de Saint-Nazaire, il y a sept ans, a été fermement dénoncé. « À terme, il faudra payer trois fois le prix au bénéfice d’Eiffage. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ce que le gouvernement prévoit pour Aéroport de Paris. » Une privatisation sur lequel le député venait ensuite débattre à Nantes dans la soirée.

    Thierry HAMEAU

    source: https://www.ouest-france.fr/

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