• Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de lEducation et l'oppression (IC.fr 7/07/2016)

    Communiqué de soutien de la du PRCF aux enseignants et à la population du Mexique, contre la Réforme de l’Éducation

    STOP A LA REPRESSION AU MEXIQUE !

    LE PRCF ADRESSE SON SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS MEXICAINS EN LUTTE CONTRE LA REFORME DE L'EDUCATION ET L'OPPRESSION

    Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de l’Éducation et l’oppression (IC.fr-7/07/2016)

    Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de l’Éducation et l’oppression (IC.fr-7/07/2016)Mobilisation des personnels de l'éducation à Oaxaca (mai 2016)

    Le PRCF exprime son soutien aux travailleurs et aux habitants en lutte contre la Réforme de l’Education que veut imposer le président mexicain Enrique Pinea Nieto.

    Le PRCF dénonce la répression policière sanglante et meurtrière exercée à l’encontre des enseignants dont le lourd bilan se chiffre déjà au 19 juin 2016 à : 11 morts, 22 disparus , des dizaines de blessés ainsi que des arrestations arbitraires .

    Comme le précise le Parti Communiste Mexicain ,il ne s’agit pas uniquement d’une réforme de l’Education, mais bien d’une attaque du Droit du Travail avec des conséquences graves :la fin de l’accès à une éducation gratuite et de qualité pour tous, suppression immédiate de 30% de l’effectif des enseignants , des incidences importantes sur le système de sécurité sociale, les retraites et pensions, les congés payés ,la prise en compte de l’ancienneté,,l’organisation collective du recrutement…

    Face à cette attaque virulente du droit du travail et à la liberté de manifester par la brutalité de la répression et l’arrestation de nombreux représentant syndicaux de Oaxaca , la résistance s’amplifie avec le soutien massif de la population.

    Ce lundi 4 juillet 2016 , les habitants ont retrouvé près des bennes à ordures ,un corps enroulé  dans un sac poubelle, identifié comme étant celui de  Gelacio Morales Naverrete, professeur de l’Ecole Normale Raul Isidoro Burgos d'Ayotzinapa, enlevé et blessé par balle par la Police fédérale le 19 juin 2016 lors des affrontements.

    Le PRCF dénonce le massacre des enseignants  et appelle à la solidarité des travailleurs français en lutte contre la Loi travail avec  les enseignants mexicains et la population.

    • Nous exigeons que cesse immédiatement toute forme de répression ainsi que la libération des détenus qui ne  faisaient qu’exercer leur droit de manifester .
    • Nous exigeons que tous les moyens soient mis en oeuvre pour retrouver sains et saufs ,les 7 enseignants encore portés disparus .
    •   Nous nous associons aux enseignants mexicain et à la population pour le retrait de cette réforme néo-libérale dictée par l’OCDE depuis ses locaux à Paris.
    •   Nous exigeons également la réintégration de tout le personnel de l’Education licencié.

    Manifester est un droit, la répression ne saura faire taire la résistance des opprimés

    Prolétaires de tous les pays , unissons nous !

     

    « L’Hermine Rouge »  invite ses lecteurs à multiplier les messages de protestation en direction du Président du Mexique- Enrique PENA NIETO- à l’adresse-courriel suivante : enrique.penanieto@presidencia.gob.mex avec une copie à l’  ARC29-PRCF

     

     

     

    Communiqué du Parti Communiste du Mexique (PCM)

    Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de l’Éducation et l’oppression (IC.fr-7/07/2016)

    Avec les travailleurs de l’Education, pour l’unité de la classe ouvrière contre le pouvoir des monopoles

     

    Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de l’Éducation et l’oppression (IC.fr-7/07/2016)

     

    Le Parti Communiste du Mexique condamne l’assassinat d’une dizaine de personnes parmi les enseignants et la population de Nochixtlan et d’ Oaxaca-Ville. Ces assassinats résultent du recours à “la force modérée” ordonnée par l’Etat mexicain à ses forces de répression pour étouffer l’insubordination des enseignants et de la population. Nous exprimons notre soutien à tous ceux qui, depuis les barricades et les piquets de grève, ont contribué à freiner l’avancée de la Police fédérale à Oaxaca et dans différents points du Sud-Est du pays. Nous bien savons que cette décision de travailleurs et les secteurs populaires – emblématique dans Nochixtlán, Salina Cruz, et Chiapas – obéit à la solidarité de classe avec les travailleurs de l’éducation qui défendent leurs droits du travail et leurs droits syndicaux. L’exercice de la résistance, qui avec les manifestations acquiert les degrés d’intensité nécessaires pour se confronter aux mécanismes répressifs est un droit légitime et historique des opprimés autant  de fois que c’est nécessaire pour abroger les injustices. En face de la violence de l’oppresseur c’est un droit légitime exercer la violence révolutionnaire.

     

    Le Parti Communiste du Mexique condamne les arrestations du Professeur RUBIN NUNEZ, Secrétaire Général de la Section XXII ( Oaxaca ) du SNTE, du Professeur FRANCISCO VILLALOBOS, Secrétaire à l’ Organisation de la Section XXII, du Professeur JUAN JOSE ORTEGA MADRIGAL , ancien Secrétaire Général de la Section XVIII du SNTE (Michoacan), éminents dirigeants de la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education (CNTE) , l’une des principales organisations syndicales qui rassemble de centaines de milliers de travailleurs de l’éducation dans le pays. A l’occasion de cette même “opération chirurgicale” du Gouvernement de Pena Nieto pour affaiblir la résistance des enseignants, et  dirigée principalement contre la CNTE, a également été arrêté le Professeur EUGENIO RODRIGEZ CORNEJO du CEND-SNTE et du Mouvement Démocratique de l’  Enseignement National. Liberté pour les dirigeants syndicaux, liberté pour les prisonniers politiques !

    Le Parti Communiste du Mexique,  réaffirme que le pouvoir des monopoles actuellement représenté par le Gouvernement de Pinea Nieto doit être renversé et avec lui ce système capitaliste d’exploitation, de misère, de faim et de mort. Le Parti Communiste du Mexique est convaincu qu’une telle tâche ne peut être assumée que par la classe ouvrière, par l’ensemble des travailleurs, chômeurs, immigrés en forgeant une alliance avec les secteurs populaires en faveur d’un pouvoir de la classe ouvrière et d’une économie populaire.

     

    La rébellion des travailleurs de cette branche contre la Réforme de l’Education est une illustration de cette urgente nécessité. La stratégie du gouvernement consiste à insister sur l’aspect strictement éducatif de la Réforme, elle montre sa volonté d’affronter les travailleurs de manière sectorielle pour empêcher leur unité. Mais il s’agit bien d’une Réforme du Travail , sur 1 200 000 travailleurs de l’Education , une suppression de postes immédiate de 30 % est programmée, ainsi que des incidences graves sur le système de sécurité sociale , retraites et pensions , fonds de logement, congés payés, prise en compte de l’ancienneté , la participation au recrutement collectif ainsi que d’autres droits et avantages …

     

    Nous soulignons que telle mesure s’inscrit dans le contexte de la crise de surproduction et de suraccumulation de l’économie qu’elle secoue internationalement le capitalisme, qui cherche à se stabiliser avec la dévalorisation du travail, exprimée dans des réformes de travail, la même au Mexique qu’en France, en Grèce qu’en Espagne, en Italie ou au Portugal, et dans la diminution des budgets publics dans l’éducation, la santé, le logement, la culture, pour les orienter au sauvetage de monopoles en faillite.

     

    Rappelons que la Réforme du Travail a été approuvée dans notre pays par le Pacte pour le Mexique (libéraux, sociaux-démocrates, démocrates-chrétiens) , que le PRI, le PAN, le PRD, le PVEM, et le PANAL ont approuvé dans un bloc cette mesure législative au Congrès de l’Union, et qu’ aujourd’hui MORENA, la nouvelle sociale-démocratie approuve, alors qu’elle n’a émis à l’époque aucune opposition. Autrement dit  la Réforme du Travail a été adoptée et est soutenue en bloc par la classe dominante et ses différentes expressions politiques.

     

    Aujourd’hui ce sont les travailleurs de l’éducation qui sont concernés mais  l’offensive du pouvoir se dirigera très prochainement contre les 1 600 000 travailleurs qui constituent le secteur public de la santé (IMSS,ISSSTE,SSA), contre les travailleurs du pétrole, contre les travailleurs de l’administration publique, contre les électriciens, contre l’ensemble de la classe ouvrière. Le triomphe ou la défaite des travailleurs de l’éducation sera crucial pour tout le mouvement ouvrier et syndical, pour tout le prolétariat mexicain.

     

    C’est une agression contre les travailleurs, il faut bien savoir que c’est une manifestation de l’antagonisme Capital / Travail. La prétendue préoccupation pour l’éducation du Gouvernement n’est pas crédible au vu de l’évaluation du démantèlement du secteur, initié en 1992 avec le fédéralisation de l’éducation, la liquidation des écoles normales, l’érosion du caractère scientifique de l’éducation avec les concessions aux écoles privées confessionnelles, la modification des manuels scolaires gratuits qui donnent une version déformée de l’histoire, de l’expulsion des « humanités » des programmes d’étude, ainsi que leur réorganisation au rythme des intérêts des processus productifs contemporains que le capitalisme requiert. Les travailleurs de l’éducation ont insisté plusieurs fois sur les propositions pédagogiques qui permettraient l’amélioration du système public d’éducation, et plusieurs fois ces propositions ont été rejetées. La leçon est simple et dure : le capitalisme n’est pas réformable :seuls comptent ses intérêts , le profit toujours et toujours plus.  Penser que l’on peut s’opposer à la politique de l’État par le débat et des alternatives pédagogique et éducative est une perte du temps. La défense des droits du travail et des droits syndicaux est liée à  la politisation de la lutte dont la finalité est de renverser le capitalisme et de constituer un pouvoir ouvrier qui place au centre de ses activités la satisfaction des intérêts des travailleurs et des secteurs populaires.

     

    Le Parti Communiste du Mexique  estime qu’actuellement nous devons rassembler nos forces contre le pouvoir des monopoles. Ceci ne doit pas être assimilé à un discours populiste qui prive l’union de cohérence. La concentration des forces dont nous communistes parlons, c’est l’unité des travailleurs, la constitution d’une classe de prolétaires et sur cette base, l’alliance avec les autres secteurs populaires et les peuples autochtones opprimés,  pour en finir  avec le capitalisme. Le Gouvernement de Pinea Nieto doit tomber mais  pas en faveur d’un gouvernement antinéolibéral vanté par les partisans de la gestion keynésienne du capitalisme.

     

    Nous devons par tous les moyens dénoncer la nature criminelle, terroriste, la gestion corrompue de Pena Nieto Enrique, qui est directement responsable de l’augmentation du taux d’exploitation, de la montée de l’extrême pauvreté qui touche 60 millions de personnes, du chômage, des crimes d’Atenco, Tlatlaya, Ayotzinapa et maintenant Nochixtlan.

     

    Nous attirons l’attention sur fait que le néfaste PRI et Pena Pineto, le  pouvoir des monopoles, sont renforcés par l’apport des forces de la sociale-démocratie et de la nouvelle sociale-démocratie.  Contenir le mouvement du corps enseignant et le réprimer sont le fait des gouvernements de la sociale-démocratie PRD ( qui joue un rôle important dans le Forum de Sao Polo) à Mexico, Oaxaca et Michaocan. Sous l’impulsion Mancera, gouverneur de Mexico-Ville la police agit comme si la capitale  était en état de siège, contrôlant les allers et venues ,déployant des milliers de policiers pour bloquer les mobilisations syndicales et populaires , expulsant les travailleurs de la ville qui viennent y manifester . Aucune liberté de circuler, ni de manifester ! Quand Mancera , ordonna le 1er mai 2013, d’interdire une manifestation organisée par le Parti Communiste du Mexique , nous avons mis en garde contre toute restriction aux libertés démocratiques et aux droits publics , toute atteinte aux garanties individuelles et au droit de manifestation des travailleurs.

     

    Mais si les libéraux et les sociaux-démocrates sont ceux qui activent les mécanismes criminels de répression, MORENA, la nouvelle sociale-démocratie, aide le pouvoir des monopoles, en favorisant la démobilisation des enseignants , en cherchant à atténuer l’intensité du conflit évidemment en faveur du rétablissement de l’ordre , par exemple en proposant le report des actions à la fin du cycle scolaire en dépit de l’urgence de la situation , ou encore en essayant de semer l’illusion d’une résolution des problèmes  lors d’une succession présidentielle en 2018 .Concrètement , peuvent-ils nier de pas avoir démobilisé les enseignants à Oaxaca , à un moment critique comme celui-ci ,au prétexte des élections du 1er dimanche du mois de juin !

     

    De telles répression et démobilisation sont la marque du pouvoir des monopoles contre les travailleurs. Nous appelons les travailleurs à maintenir une indépendance totale et de se faire sourds aux chants des sirènes de la nouvelle sociale-démocratie et de ses messies. En appui à la politique de démobilisation, viennent ceux qui, sans analyse sérieuse, qualifient le Gouvernement Pena Nieto de fasciste , comme hier celui de Calderon, pour justifier ainsi une ligne d’alliance interclasses au profit de la sociale-démocratie. Dans le développement contemporain de la lutte des classes  au Mexique , le conflit social est simple :  la bourgeoisie et le prolétariat se font face , le pouvoir des monopoles contre la classe ouvrière  dont l’un des secteurs les plus combatifs est les enseignants . Deux classes s’affrontent dans la dispute pour un avenir de désespérance , d’incertitude ,de surexploitation ou un avenir d’émancipation , de liberté, de bien être , où cessera l’exploitation de l’homme par l’homme.

     

    Lors actions présentes et futures, une des questions à résoudre sera l’unité des travailleurs de l’éducation en une formation syndicale , qui pour le moins n’a pas su montrer son efficacité jusqu’à ce jour , notamment avec un modèle organisationnel ajusté au processus propre à la fédéralisation qui a imposé la privatisation de l’Education . A l’heure actuelle les différentes tactiques régionales se convertissent en une camisole de force, une seule organisation syndicale des travailleurs de l’éducation, une seule direction centrale, une ligne unie de ce secteur de la classe ouvrière avec l’ensemble de celle-ci. Mais nous devons être capables de reconnaître nos propres erreurs, prendre de la hauteur et nous préparer pour les luttes à venir.

     

    Le Parti Communiste du Mexique sera en tête des luttes avec ses cadres et ses militants, comme nous l’avons fait ces jours-ci à Oaxaca ,coude à coude avec les camarades de la CETEG et la MPG, en avant avec le Mouvement des Enseignants de Base à Morelos  comme nous l’avons fait historiquement à la fondation des premiers syndicats d’enseignants au Mexique et en dirigeant les luttes dans les années 50 et 60 .

     

    Nous appelons les travailleurs à lutter pour renverser ce système qui nous exploite, nous réprime, nous enferme, nous assassine.


    En tant que parti de la classe ouvrière nous saurons accomplir notre devoir !

     

    Prolétaires de tous les pays, unissons nous!

     

    Le Bureau Politique du Comité central

     

    Traduction Flora Lebon

     

    Source : Partido Comunista de Mexico (23/06/2016)

     

    « Après le nouveau 49-3 de Valls-MEDEF, une déclaration du PRCF (6 juillet 2016)Pays Bigouden-Les syndicats de facteurs remontés contre la supression de tournées (LT. 8/07/2016) »
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