•  Gilets jaunes. Un barrage à la sortie de Kergaradec, à Brest Les Gilets jaunes organisent un barrage filtrant à l’entrée de Brest, en provenance de la RN12 (OF.fr-

    Une petite centaine de manifestants des Gilets jaunes ont organisé un barrage filtrant qui entraîne un bouchon de circulation à la sortie Est de Brest, sur la RN12.

    Une petite centaine de Gilets jaunes ont mis en place depuis ce matin un barrage filtrant devant le rond-point, près du magasin Ikea à Brest. Feux de palettes, vieux pneus, poubelles prêtes à bloquer la route ont été placées à proximité du rond-point sur lequel les Gilets jaunes se sont réunis.

    Voitures et camions passent au compte-gouttes souvent accompagnés d’un concert de klaxons. Les automobilistes circulent sur une seule voie ce qui occasionne un bouchon de plusieurs centaines de mètres en provenance de Guipavas et vers l’aéroport de Brest Bretagne.

    La gendarmerie est aussi sur place pour éviter de possibles débordements. Certains manifestants assurent vouloir rester sur place toute la journée.

    La circulation aux alentours, notamment au niveau de l’ancienne route de Guipavas, est fluide.

    Sabine NICLOT-BARON

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Fallait-il sanctuariser 200m de quai ? la question de Bruno Salaün qui a suivi pour le télégramme les "gilets jaunes" en manifestation ce samedi a Quimper

    Au lendemain des heurts et dégradations survenus à Quimper lors de la manifestation des Gilets jaunes, une question s’impose : fallait-il sanctuariser, à tout prix, 200 mètres de quai, comme pour préserver le palais préfectoral ? Un îlot dans la ville par ailleurs circulante.

    Fallait-il, de ce fait, exposer un premier cordon d’une quinzaine de policiers, dont deux très jeunes hommes, à la pression de la foule, aux agressions de certains, et puis, ensuite, d’autres jeunes gens et des familles à des chapelets de gaz lacrymogènes ?

    Fallait-il nourrir de fait, durant au moins quatre heures, cette escalade de jets croisés de projectiles en tout genre dont chacun a très vite compris qu’elle conduirait à une regrettable et violente impasse. Sans aucune place au dialogue, en dépit de quelques tentatives de manifestants déconcertés.

    Car, du côté des forces de l’ordre comme du côté des manifestants, des personnes ont été blessées. Car les policiers ont été hués par la foule massée sur l’autre rive de l’Odet, insultés par les plus énervés des manifestants. Car nombre de Gilets jaunes se sont sentis floués, dépossédés d’une mobilisation récupérée, en particulier en début de soirée, par des casseurs qui n’avaient plus grand-chose à voir avec le « ras-le-bol » exprimé tout au long de la journée aux quatre coins de la ville. Sans incident majeur.

    Fallait-il sanctuariser 200 mètres de quai ? Non, car, au final, c’est l’amertume et la désolation qui prévalent. Et ce n’est plus une question d’opinion « pour ou contre les revendications des Gilets jaunes », mais de rapports, contre-productifs, de forces.

     Bruno SALAÜN

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  • Les gilets jaunes étaient rassemblés à Brest aujourd'hui. Bilan de leur journée d'action.

    Plusieurs centaines de manifestants, deux points névralgiques pour les rassemblements, une manifestante blessée et un tram bloqué. Premier bilan de la mobilisation des gilets jaunes à Brest, ce samedi 17 novembre au soir.

    6 h 50 : Deux ronds-points occupés

    Organisés en deux actions distinctes, les manifestants vêtus de gilets jaunes se sont réunis au nord de Brest (sur le rond-point de Penn Ar Chleuz) et au Sud, aux alentours du pont de l’Iroise (rond-point de Kergleuz, près du Relecq-Kerhuon). On pouvait en compter environ 300 à chaque point aux alentours de 9 h 30.

    Après avoir un temps tenté de bloquer les axes routiers, les manifestants ont opté, à Penn Ar Chleuz, pour des marches autour du rond-point pour ralentir la circulation. Au rond-point de Kergleuz, environ 200 Gilets jaunes ont occupé les lieux (et quelques-uns sur les ronds-points alentour) mais ont préféré ne pas essayer d’entraver la circulation.

    Vers 7 h : Neuf tracteurs verbalisés

    Selon la préfecture du Finistère, "neuf tracteurs, dont les plaques d’immatriculation avaient été retirées, dont un avec une remorque chargée de pneus, se sont infiltrés tôt ce matin dans le mouvement des Gilets jaunes à Brest. Ils ont été stoppés par les forces de l’ordre à l’entrée de la ville. Des procédures de verbalisations et de retrait de permis sont engagées."

    11 h 45 : Une femme percutée

    Une manifestante des Gilets jaunes a été percutée par une voiture au rond-point de Penn ar Chleuz, à Brest, signale la préfecture. Légèrement blessée, elle a été prise en charge par les secours. La conductrice du véhicule, prise à partie par les manifestants, a été prise en charge par la police et conduite au commissariat.

    "Plus de peur que de mal, rapporte le parquet de Brest, même si nous avons évité la catastrophe. L’incident s’est produit sous le coup de la panique. Le véhicule de la conductrice a tout même été endommagé."

    Vers 14 h 30 : Un tramway bloqué

    Sur les réseaux sociaux, circule cette photo prise vraisemblablement au croisement entre les trams partant vers Gouesnou et ceux bifurquant vers Guipavas. Le blocage n’a pas duré très longtemps, et la circulation des tramways n’a pas été durablement impactée.

    "A , les bloquent le tram au niveau d’un carrefour. sur le réseau @BibusBrest"

    Vers 16 h : Un œuf jeté

    L’incident est cette fois plus anecdotique. En milieu d’après-midi, le parquet rapporte qu’un "jeune homme appartenant au mouvement des Gilets jaunes a été interpellé pour avoir lancé un œuf" sur les forces de l’ordre. Il a été placé en dégrisement.

    19 h : les blocages ont cessé

    En fin de journée, la mobilisation s’est dispersée au sud de Brest, et plus aucun rond-point n’est tenu par les manifestants. Les Gilets jaunes sont toujours présents au nord, aux alentours du rond-point de Penn Ar Chleuz et du boulevard de l’Europe, où les rapports entre manifestants et policiers sont plus tendus.

    Une suite à cette journée ?

    Difficile de prévoir les suites de la mobilisation brestoise. Certains manifestants ont témoigné leur détermination à continuer la mobilisation et faire pression sur les pouvoirs publics. D’autres estiment que maintenir les blocages pourrait créer des tensions, qui à terme desserviraient leur cause. À l'heure actuelle, les chiffres font état d’environ 2 000 points de blocages ce samedi sur tout le territoire, pour 125 000 Gilets jaunes. 

    Le mouvement se voulant citoyen, non affilié et sans porte-parole, aucune information n'est parvenue sur les suites et les éventuels rassemblements à venir.

    Damien Le Délézir

     source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Barrage filtrant au rond-point du Puits, samedi midi et après-midi.

    À Morlaix (Finistère), la mobilisation des Gilets jaunes a été importante, ce samedi 17 novembre. Au plus fort de la journée, ils étaient près de 2 700, sur des barrages filtrants et à l’arrêt sur la RN12, pour crier leur ras-le-bol de la politique du gouvernement. À 19 h, il reste encore quelques dizaines de manifestants dans le centre-ville.

    À Morlaix (Finistère), le mouvement des Gilets jaunes a eu de l’ampleur, ce samedi 17 novembre.

    La mobilisation a débuté à 10 h, zone de Langolvas, où ont convergé les habitants du secteur, mais aussi des convois venus de Saint-Pol-de-Léon, Plougasnou et Carhaix.

    Point de ralliement, samedi matin : 10 h à Langolvas. 
    Avant de quitter Langolvas, rapide passage sur le pont de la RN12, au son des klaxons. 

    Une partie des manifestants s’est déportée aux ronds-points du Puits et du Launay, à Saint-Martin-des-Champs (environ 850 personnes à midi), pour y mettre en place des barrages filtrants.

    Au rond-point du Puits, samedi midi, environ 850 personnes étaient réunies. 
    Ambiance festive au rond-point du Puits. 
    Même les chiens s’y mettent ! | OUEST-FRANCE
    Des Bonnets rouges étaient aussi présents. | 

    Un peu plus de 600 voitures ont bloqué la RN12 vers Brest, à hauteur de pont routier, jusqu’à 13 h 30. À raison de trois personnes par voiture, la police a estimé le nombre de manifestants à 1 800. Soit près de 2700 manifestants au total à Morlaix !

    Sur le pont de la RN12, bloqué | Teddy Brignou/Facebook

    Tous évoquent « un ras-le-bol général » . Angelo et Béatrice, retraités de Plougasnou, n’ont pas pour habitude de manifester. Dénonçant « une baisse énorme de pouvoir d’achat » , ils espèrent que cette mobilisation « aura de l’impact auprès de nos dirigeants » .

    Une pancarte, au rond-point du Puits 

    Au même moment, environ 200 personnes bloquaient deux ronds-points à l’entrée de Landivisiau.

    À Landivisiau, deux barrages filtrants. 

    Leclerc, puis le centre-ville

    En fin d’après-midi, environ 300 personnes étaient présentes au Leclerc de La Boissière, pour un nouveau barrage filtrant. À 19 h, des manifestants ont quitté les lieux pour le centre-ville, dans un concert de klaxons. La police a finalement bloqué l’accès au niveau du viaduc, côté Léon.

    À 19 h 30, ils sont environ une cinquantaine, place de la Mairie. Un homme énervé a été interpellé par la police. C’est l’unique interpellation de la journée. La police est cependant intervenue à quelques reprises sur les ronds-points pour des tensions entre automobilistes refusant de porter leur gilet jaune et manifestants.

    La mobilisation se poursuivra-t-elle dimanche ? Une partie des manifestants comptaient en tout cas rester sur le pont toute la nuit.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Environ 3 000 Gilets jaunes ont manifesté, samedi 17 novembre, dans les rues de Quimper.

    Ils étaient des milliers à manifester, ce samedi 17 novembre 2018 à Quimper (Finistère). Les Gilets jaunes sont venus crier leur colère en bloquant certains accès du centre-ville. En fin de journée, des heurts avec les forces de l’ordre ont éclaté.

    Quimper n’aura pas échappé à la colère des Gilets jaunes. Samedi 17 novembre 2018, environ 3 000 manifestants sont descendus en masse dans les rues pour dire leur ras-le-bol face, notamment, à la hausse du prix des carburants. Le mouvement d’ampleur nationale a réuni plus de 240 000 personnes et plus de 2 000 manifestations ont été organisées sur tout le territoire.

    Dès 8 h, les manifestants rassemblés

    Le rassemblement a commencé aux environs de 8 h, ce samedi. Comme l’avaient annoncé les Gilets jaunes, ils se sont donnés rendez-vous sur le parking de La Croix-des-Gardiens, à Penvillers ainsi que sur le parking de Gourvily. Plusieurs centaines de manifestants étaient déjà présents.

    Un convoi s’est ensuite dirigé en opération escargot vers Quimperlé, tandis qu’une partie des participants au mouvement de révolte ont pris la direction du centre-ville de Quimper.

    Le centre-ville de Quimper bloqué par les Gilets jaunes

    Carrefours bloqués, aller-retour incessants des Gilets jaunes sur les passages piétons, quais fermés à la circulation… il était bien difficile de circuler dans le centre-ville de Quimper.

    En ce début de matinée, samedi 17 septembre, une centaine de Gilets jaunes occupent alors les rues quimpéroises. En particulier les quais de l’Odet.

    Dans les rues de Quimper, ce samedi 17 novembre, automobilistes et Gilets jaunes se sont fait face.

    Pour beaucoup, c’était un rendez-vous important, l’occasion d’exprimer enfin leur colère.  « Je suis là parce que la galère, ça fait des années que ça dure ! J’ai galéré quand j’étais étudiante. Et aujourd’hui je galère encore, se désole Priscilla, 26 ans, adjointe d’animation. Je travaille, on a deux salaires à la maison et on économise… Mais ça ne suffit pas. Tous les mois, on est dans le rouge. J’en suis à me dire que je ne veux pas d’enfant, je ne veux pas ça pour des enfants. »  Un ras-le-bol généralisé vécu par tous, qu’ils soient salariés, retraités, actifs ou étudiants…

    À 14 h, tous convergent vers la place de la Résistance

    Lieu de rassemblement annoncé, la place de la Résistance, à Quimper, a rapidement vu déferler une marée humaine jaune fluo.

     

    Des milliers de Gilets jaunes s’y sont rassemblés, avant de rejoindre la place Saint-Corentin, au pied de la cathédrale.

    Les Gilets jaunes en mouvement, dans le centre-ville de Quimper, samedi 17 novembre 2018. 

    La foule a arpenté le pavé une bonne partie de la journée, investissant les rues du centre-ville. Le tout à grand renfort de slogans, concert de klaxons et pancartes brandies.

    Des milliers de Gilets jaunes réunis place Saint-Corentin, samedi 17 novembre, au pied de la cathédrale de Quimper. 

    La manifestation dégénère : jets de pierres et bombes lacrymogènes

    Mais peu avant 16 h, le rassemblement, jusqu’alors pacifique, a tourné au vinaigre. Des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et une vingtaine de personnes. Six fonctionnaires ont d’ailleurs été blessés, dont trois hospitalisés.

    Juste avant que les forces de l’ordre ne fassent usage de bombes lacrymogènes, ce samedi 17 novembre, à Quimper. 
     
    Des bombes lacrymogènes ont été utilisées pour disperser les manifestants lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, samedi 17 novembre, à Quimper. 

    Cars de CRS et gendarmes ont été dépêchés en renfort pour contenir les débordements. Aux abords de la préfecture, où la situation était tendue, un périmètre de sécurité a été installé.

    Après 18 h, quelques heurts se poursuivaient toujours dans les rues de Quimper, après que les forces de l’ordre ont repris le contrôle de la place de la Résistance et procédé à neuf interpellations.

    Antonin LE BRIS.

    https://www.ouest-france.fr/

     

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  • Brest-Les assistantes maternelles ont exprimé publiquement leurs inquiétudes, ce samedi. 

    Comme annoncé, les assistantes maternelles se sont rendues place de la Liberté, à Brest, ce samedi matin, pour manifester contre la suppression de l’aide au retour à l’emploi annoncée par le gouvernement. Elles ont défilé brièvement rue de Siam et ont pu rencontrer une élue municipale. Elles entendent poursuivre leur mouvement, notamment en interpellant les députés afin de faire bouger ce projet de loi qui les pénalise possiblement sur le départ d’enfants non compensé. Les assistantes maternelles, comptées à une grosse cinquantaine ce samedi matin, pourraient recommencer le week-end du 1er décembre à Brest et celui du 8 à Châteaulin.

     
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  • Pour le samedi 17 novembre -FSC 13/11/18)

    Le 17 novembre est annoncée une journée de blocage pour protester contre l'augmentation du prix du carburant.

    Lancée par des particuliers, l'initiative a connu un vif succès sur internet mais aussi sur les routes où on peut observer de nombreux gilets jaunes. Elle a aussi été préemptée par l'extrême-droite et/ou manœuvrée par le patronat des sociétés de transport espérant à terme de nouvelles concessions profitant aux lobbies routiers, tandis que les organisations syndicales et politiques progressistes sont restées très prudentes, certains mettant même l'accent sur le danger principal de l'extrême-droite.

    Pour le FSC, la colère exprimée est tout à fait légitime et il faut tout faire pour la généraliser et lui faire prendre une franche tournure de classe et de masse en lieu et place d'un discours « antifiscal ».

    Oui, le gouvernement, les géants du pétrole et de la distribution, l'UE... organisent un véritable racket sur les usagers de l'automobile, pénalisant au passage les plus pauvres par l’intermédiaire de taxes qui constituent un impôt indirect, injuste par nature. En effet, ils ont tout fait pendant des années pour que les travailleurs s'équipent en véhicule diesel. Aujourd'hui, ils mettent en évidence les dangers du diesel pour l'environnement et prennent ce prétexte pour taxer les automobilistes dont la plupart sont contraints d'utiliser leurs voitures au quotidien.

    En réalité, le gouvernement, les multinationales, l'UE se moquent de l'environnement. Ce sont en effet les mêmes qui organisent le tout voiture et le tout camion, qui ferment les lignes de chemin de fer (remplacés par… les « cars Macron ») et imposent la privatisation de la SNCF, la dégradation du service (retards, suppressions de trains...) et la casse du fret ferroviaire. Derrière les effets d’annonce et la communication d’entreprise, les actes économiques et politiques font chaque jour la démonstration qu’il ne peut y avoir de transition énergétique et écologique dans un système par nature destructeur.

    Les taxes sur le carburant ne sont en réalité qu'un moyen de plus pour compenser les cadeaux fiscaux sur les plus riches et sur les grosses entreprises, le tout au nom d'une contrainte budgétaire et d'une dette complètement illégitimes. Ces augmentations de taxes sur les produits pétroliers s’inscrivent dans une politique globale de diminution des impôts directs impulsée depuis plus de vingt ans par les institutions de la mondialisation libérale que sont L’Organisation Mondiale du Commerce, le Fonds Monétaire International et leur puissant relais dans l’espace européen, l’Union Européenne. Elles répondent à un objectif essentiel pour les classes dirigeantes : faire payer plus les travailleurs et soulager les grosses fortunes de leur contribution au financement de la solidarité nationale.

    Oui, il y a nécessité à soutenir et amplifier la colère populaire en la tournant vers le bon objectif : le pouvoir du capital qui paupérise les travailleurs et les classes populaires.

    Oui, le pouvoir d'achat est aujourd'hui un énorme problème pour des millions de personnes dans notre pays. Mais derrière le pouvoir d’achat, le problème de fond est celui de la rémunération de la force de travail, sans cesse tiré par le bas depuis près de 40 ans, grâce notamment au mécanisme institué de la « concurrence libre et non faussée » par l’ordre juridique de l’UE et au carcan de l’euro.

    Oui, il faut une grande bataille pour l'augmentation des salaires, des pensions, des allocations… une grande bataille pour remettre le capital sous contrôle du peuple et ouvrir de véritables nouvelles perspectives de leur émancipation sociale et politique permettant de sortir du rapport d’exploitation capitaliste.

    C’est en ce sens que le FSC invite les travailleurs du public et du privé, les étudiants, les privés d’emploi, les retraités… à prendre une part active dans cette journée nationale d’action du 17 novembre 2018.

    source: http://www.frontsyndical-classe.org

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    Comment éviter l’appauvrissement des travailleurs dû au poids des carburants dans leur budget ? #17nov (IC.fr-16/11/18)

    Ce 17 novembre sans aucun doute c’est en nombre que les travailleurs de France vont exprimer leur colère face à l’augmentation importante des prix des carburants. Une augmentation des prix des carburants qui résulte de l’augmentation des prix du baril de pétrole, mais surtout en raison de l’augmentation des taxes (lire ici). Une augmentation des prix des carburants qui frappe durement tout ceux qui en raison de leur mode de chauffage ou de déplacement (automobile individuel) sont touchés de plein fouet et d’autant plus violemment que le régime Macron UE MEDEF dans le même temps comprime les salaires, et qu’il saccage avec les privatisations les en commun, service public ferroviaire en tête. La colère est légitime face à cette politique qui fait les poches des travailleurs, taxés toujours plus sur leurs dépenses contraintes, pour remplir les coffres des millionnaires qui eux ont le droit à la suppression de l’Impôt sur la Fortune (ISF) aux dizaines de milliards d’euros de cadeaux fiscaux du CICE et on pourrait allonger la liste. Cette colère ne doit cependant pas faire oublier la nécessité d’engager sans tarder la transition énergétique et écologique, révolution que le capitalisme – exterminisme qui exploite l’Homme et épuise la Terre – interdit. Une transition écologique d’autant plus nécessaire que le prix des énergies fossiles ne peut aller que croissant.. www.initiative-communiste.fr propose avec cette réflexion d’Adrien Delaplace une analyse et des perspectives pour de vraies solutions, concrètes et pragmatiques pour éviter l’appauvrissement des travailleurs dû au poids des carburants dans leur budget.

    Comment  éviter l’appauvrissement des travailleurs dû au poids des carburants dans leur budget ?

    Quelques propositions pour s’émanciper de Macron comme de ses « opposants » fascisants qui voudraient rejouer le sinistre épisode des bonnets « rouges »  pro-camions

    Légitimement détesté par le peuple français qu’il étrangle, Macron prend soin de choisir les « alternatives » politique dans lesquelles l’euro-dictature du grand capital sort gagnante à tous les coups. Fascistes grossiers et xénophobes contre européistes libéraux-libertaires qu’il incarne, mais aussi beaufs individualistes fanatiquement attachés à leur bagnole, que feu Cabu moquait si bien, contre nos chers gouvernants soucieux de la transition écologique prenant des mesures impopulaires mais incontournables pour préparer l’avenir… Bien sûr, il n’aura pas échappé aux lecteurs d’Initiative Communiste que, dans la lignée des principes de propagande éprouvés de l’extrême droite, l’autosatisfaction professée par le gouvernement en matière d’écologie (que même la girouette Hulot a dénoncée avec lucidité, au moment de son départ) signe l’exact inverse de la réalité : ce gouvernement est bien le plus anti-écologique qui soit, et les augmentations de taxes sur les carburants ne s’inscrivent nullement dans la transition vers une organisation plus vertueuse des transports. Si c’était le cas, Macron ne démembrerait pas à grande vitesse le ferroviaire, s’attaquerait aux délocalisations… Mais il ne s’agit pas de cela : il faut bien remplir les caisses de l’État, vidées par les milliards versés au patronat.

    Pour un système de transport répondant au défi écologique

    Pour autant, des écologistes sincères, des défenseurs résolus du service public ferroviaire peuvent s’inquiéter de ce qu’une baisse du prix des carburants pourrait contribuer à faire délaisser le rail par les travailleurs et faire perdurer le système d’organisation des transports absurde et destructeur que nous connaissons, marqué par la multiplication des déplacements inutiles et l’hypertrophie du mode routier.

    Nous proposons donc des revendications propres à concilier une vraie politique écologique et l’arrêt de la paupérisation des classes populaires.

    Reconstruire un service public ferroviaire unifié, 100% nationalisé

     

    Une des premières mesures d’urgence doit être de faciliter l’usage du train et des  transports collectifs urbains. C’est le simple bon sens que de dire que d’offrir une alternative performante à la voiture individuelle à travers une offre de trains et de transports collectifs urbains est la meilleure réponses en termes de pouvoir d’achat à la hausse des prix du carburants.  Alors que la billetterie n’est souvent qu’une part minime des recettes de fonctionnement des transports en commun, la gratuité des transports en commun de proximité doit devenir la règle. Nombre de communes ont d’ailleurs apporté la démonstration par la pratique que c’est non seulement possible mais surtout très performant.  Par ailleurs le train doit retrouver des tarifs très faibles et une vraie souplesse d’utilisation. Ce qui n’est plus le cas alors que l’ouverture à la concurrence a considérablement appauvri l’offre ferroviaire en piégeant le voyageur dans des tarifs bloqués avec des billets non échangeables ou sous des conditions complexes et coûteuses, tarifs qui ne sont plus corrélés aux kilomètres parcourus mais à la recherche de la rentabilité maximum pour l’émetteur du billet. Conduisant nombre de voyageur à se détourner du train. De même, l’attractivité du ferroviaire passe par la  réouverture et relance de toutes les gares, lignes et dessertes ferroviaires fermées ces dernières décennies, afin de rétablir un maillage suffisant du territoire pour permettre la desserte des territoires périurbains et ruraux, ainsi que la modernisation du réseau ferroviaire abandonné ces dernières années. Afin de financer l’équilibre de ce réseau ferroviaire, il est indispensable que celui ci puisse être exploité au mieux de ces capacités, avec le rétablissement du transport de marchandises par le rail. Un transport, plus sûr, plus écologique et qui n’est que peu dépendant des variations du prix du pétrole. Une manière également de rétablir les comptes de la balance commerciale du pays. Cela passe par la réouverture des triages,  des embranchements de fret ferroviaire,  relance de toute l’activité en particulier du wagon isolé, liquidé par le patronat de la SNCF pour satisfaire aux directives européennes. Cela implique évidemment le retour au monopole de la SNCF, à sa gestion unifiée en tant que service public. Ce qui est interdit par les traités européens et les directives de la Commission Européennes. En matière de transport aussi, il faut donc briser les chaines de l’Union Européenne, et se mobiliser pour le Frexit progressiste.

    Le retour des trains de nuit (complémentaires des TGV) permettrait d’assurer les liaisons nationales à grande distance bien plus finement que l’aviation, réservée aux plus grandes villes, et qui constitue le mode de locomotion le plus consommateur d’énergie qui soit.

    Pour des sources de financement pérennes et justes de transports écologiques

    Aujourd’hui, dans la majorité des territoires péri urbains et ruraux, le financement des transports repose en grande majorité sur les seuls travailleurs. Mais c’est également vrai dans la plupart des banlieues populaires des grandes métropoles. De fait, le réseau ferroviaire LGV, les métros et tramways performants ne sont l’apanage que des cœurs centraux des grandes métropoles. Pour les travailleurs, exclus des centres métropolitains par les tarifs délirants du m², c’est à eux de s’acheter à leur frais des voitures (souvent deux véhicules par ménage est un minimum), de les entretenir, et de payer l’ pour se déplacer. Ces dépenses pèsent directement sur le budget des travailleurs. Il est pourtant possible d’établir un financement écologique. Il est ainsi possible de changer les priorités et de mettre plus fortement à contribution ceux qui génèrent le besoin de transport pour les travailleurs. Un financement écologique et social pourrait ainsi reposer sur une augmentation du versement transports par les entreprises – tout particulièrement celles faisant le choix des déménagements incessants pour spéculer au mieux des tarifs de l’immobilier, s’implantant dans des zones peu ou pas déservies par les transports en commun. Mais également par l’arrêt des subventions massives aux compagnies aériennes « low cost », la taxation au même titre que les autres du kérosène. La problématique du financement c’est également celle des priorités en investissement dans les nouvelles infrastructures données aux transports collectifs, et donc l’arrêt de la construction de nouvelles autoroutes (comme le Grand Contournement Ouest de Strasbourg, relancé à grands renforts de violences policières par Macron). Et ce d’autant plus que l’entretien du réseau routier existant nécessite également des moyens à l’opposé du développement continu ces dernières années d’autoroutes concédées, machines à cash pour leurs actionnaires privés.

    Par ailleurs, alors que l’Union Européenne consacre pour mieux diviser les travailleurs – mis en concurrence dans un dumping social effréné à coup de délocalisations incessante des outils de production vers les territoires offrant le moins disant social et écologique – le principe absolu de la libre circulation des biens et capitaux, il faut observer que cette libre circulation a pour conséquence le développement massif du transport de marchandises par camions. Un mode de transport reposant sur le dumping social et les salaires de misères des routiers polonais, baltes, roumains ou même ukrainiens désormais. Mais également sur l’absence de paiements des externalités négatives de ce mode de transport, entièrement pris en charge par les travailleurs. Pollution de l’air, embouteillage ou usure des routes : il faut faire circuler plusieurs millions de voitures pour endommager une chaussée comme le fait un 38t chargé. Autant d’argent qui n’est pas disponible pour les transports collectifs des travailleurs. Dans ces conditions, il y a tout lieux de procéder à la taxation du transport routier de marchandise. En visant en priorité le transport routier de transit à travers la France ainsi que le cabotage. D’autant que ces marchandises auraient toutes possibilités d’être transportées par le rail ou par voie fluviale.

    Il convient d’observer que l’augmentation du prix des carburants impacte également le budget des travailleurs puisqu’ils payent le prix du transport dans chacune des marchandises non produite localement. Il convient de mettre en œuvre la relocalisation de la production, à commencer par la nationalisation sans indemnité des entreprises qui cherchent à délocaliser leur production.

    La renationalisation de l’ensemble du réseau routier est également un impératif. La privatisation, mise en œuvre par le gouvernement De Villepin pour satisfaire au critères des trois pour cent de déficit public imposé par l’Euro, a privé l’Etat des ressources des péages autoroutiers pour assurer l’entretien du réseau routier et de ses infrastructures, mais également des recettes nécessaires pour financer le développement des infrastructures de transports collectifs

    Par ailleurs, il est désormais démontré par les faits que la privatisation rampante des infrastructures ferroviaires et fluviale, ainsi qu’aéroportuaire, à travers de funestes partenariats public privé, a très lourdement pesé sur les finances publiques. La maitrise 100% publique des investissements est un gage non seulement de maitrise démocratique des projets, mais c’est un gage d’efficacité économique et budgétaire. Les PPP sont en effet particulièrement couteux puisque la collectivité supporte l’essentiel des risques et doit également rémunérer les actionnaires. Que ce soit l’autoroute A 65 ou la construction de la LGV sud ouest, démonstration est faite que le retour à un monopole 100% public par l’Etat et ses services publics de l’ensemble des infrastructures de transport est moins coûteux que des infrastructures privatisées.

    Pour le rétablissement d’un et d’un urbanisme prenant en compte la réduction du besoin de transport et de la consommation d’espace.

    La réduction du poids des carburants dans le budget des travailleurs passe également par la mise en place d’une politique permettant de réduire la demande de transport. Une telle politique doit permettre de rapprocher lieux de vie et lieux de travail, lieux de résidence et lieux de loisir, lieux de courses et d’éducation. A l’opposé de la politique actuelle du gouvernement qui est de centraliser dans le cœur des euro-métropoles lieux d’activités, lieux de décisions, tandis que les lieux de résidences et de productions sont dispersés dans les banlieues périphériques. Condamnant les travailleurs à des navettes épuisantes, allongeant les temps effectifs de travail par harassants trajets domicile travail.

    Un aménagement durable du territoire c’est offrir à chacun un accès aux services publics en proximité, sur les lieux de vie ou de travail. En la matière, la revendication des travailleurs doit être le maintien, retour et développement des services publics et commerces de proximité, qui permettent d’effectuer un grand nombre de tâches quotidiennes sans recours au transport motorisé. De même,  que le soutien au petit commerce de centre-ville, par exemple à travers la taxation des hypermarchés existants et l’arrêt de la construction de grandes surfaces en périphérie. Il est de ce point de vue particulièrement aberrant de voir se poursuivre et s’accélérer la consommation de terres agricoles – comme c’est le cas dans le cadre du Grand Paris comme dans de nombreux autres plans locaux d’urbanisme intercommunaux ou communaux –  pour l’implantation de grandes surfaces commerciales ou de zones d’activités ou logistiques.

    Évidemment il convient de mener une politique de logement permettant aux travailleurs de se loger correctement, à distance raisonnable de leur lieu de travail, avec desserte en transports collectifs efficace obligatoire. Dans ce cadre il convient de décourager voire d’interdire aux entreprises de s’installer dans des zones inaccessibles sans voiture. Le versement transport d’une part, les plans locaux d’urbanisme permettent de mettre en place une telle politique.

    Le poids du carburant dans le budget des travailleurs, c’est aussi le “plein” de la cuve de fioul pour se chauffer, ou la consommation de gaz, énergie dont le tarif n’a cessé d’exploser avec l’ouverture à la concurrence imposée par l’Union Européenne. Il convient en la matière de mettre en oeuvre une planification de la politique énergétique avec retour à un service public disposant du monopole de la production et de la distribution, avec une politique de long terme pour réaliser des économies d’énergie. Tarifs régulés de l’électricité, du gaz, du chauffage, pour les particuliers, avec un « minimum vital » assuré gratuitement via la cotisation sociale.

    Le Frexit, une nécessité pour une politique écologique et de transition énergétique

    Bien sûr, de telles mesures sont totalement incompatibles avec l’ « économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée » qui régit l’Union Européenne, laquelle a ordonné le démantèlement des monopoles publics d’EDF, GDF, de la SNCF, a favorisé outrageusement les transports routier et aérien au détriment du transport ferroviaire et a favorisé la disparition de l’industrie française. Mais elles seraient beaucoup plus efficaces pour diminuer la consommation de combustibles fossiles dans notre pays que de taxer les carburants pour les travailleurs, et améliorerait leur existence au-delà du bénéfice écologique.

    C’est bien les mêmes directives européennes, la même union européenne et le même Euro qui imposent les délocalisations saccageant le produire en France, qui écrase l’agriculture paysanne qui privatise et libéralise les services publics démantelés pour gonfler les profits des milliardaires et qui par conséquent produisent une économie absolument dévastatrice pour l’environnement. Oui, la sortie de l’Union Européenne est indispensable pour pouvoir envisager une vraie politique écologique et de transition énergétique. C’est un impératif social et environnemental. Il ne peut y avoir de développement durable sans briser les chaines de l’Union Européenne, sans sortir de l’Euro, ces armes d’exploitation massive des travailleurs. Le Frexit progressiste est un mot d’ordre devant rassembler les travailleurs, lorsqu’ils revendiquent d’une même voix un meilleur pouvoir d’achat mais également une plus grande protection de l’environnement.

    source; https://www.initiative-communiste.fr/

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  • QUIMPER

    250 enseignants mobilisés contre les suppressions de postes (LT.fr -12/11/18-19h 04)

    Quelque 250 personnes ont manifesté, lundi, dans les rues de Quimper, pour dénoncer les suppressions de postes dans l’enseignement du premier et du second degrés, ainsi que les futurs projets portés par le gouvernement et le ministère de l’Éducation nationale.

    La journée de lundi a débuté par plusieurs perturbations dans quelques établissements scolaires de Quimper. Certains élèves n’ont pas pu être accueillis, quand d’autres écoles avaient mis en place un service minimum d’accueil. Les enseignants étaient appelés à la grève pour dénoncer la suppression de 2 650 postes dans les collèges et lycées publics, 550 dans le privé et 400 dans l’administration. Dans le Finistère, l’appel national était relayé par la FSU, CGT éduc’action et Sud éducation 29.

    À Quimper, le rassemblement a débuté vers 13 h 30, place de la Résistance, avec des professeurs venus de toute la Cornouaille. À l’image de Véronique, enseignante à Douarnenez, présente pour dénoncer les dégradations des conditions de son travail : « Le gouvernement dit que l’éducation est la première de ses priorités mais on a un peu de mal à le croire, soupire-t-elle. Dans le Finistère, on ferme des classes que ce soit dans le premier ou le second degré. Résultat, nous arrivons à des classes saturées et on nous demande de faire mieux avec moins ».

    Un budget « incompatible »

    Professeurs et enseignants ont ensuite écouté les différents délégués syndicaux exprimer leur désarroi face à la politique de l’exécutif : « Ce budget marque symboliquement une rupture dans la politique gouvernementale. Il est incompatible avec l’ambition d’un enseignement de qualité. Cette journée de mobilisation est l’occasion de demander au gouvernement un autre budget pour l’enseignement scolaire public et une politique éducative à l’écoute des personnels », a déclaré Anne Seven, secrétaire départementale de l’Unsa éducation.

    Défense du statut de fonctionnaire

    Au-delà des suppressions de postes, les projets de réformes et certaines déclarations étaient également dans le collimateur des manifestants. Moins d’heures dans l’enseignement général, réforme du bac, appel aux contractuels, remise en cause du statut des fonctionnaires… « La multiplication des contrats et les attaques envers le statut du fonctionnaire ont déjà largement dégradé les conditions de travail de tous les personnels. Elles visent à justifier de prétendues réformes, présentées comme de simples modernisations et qui minent en fait le statut général des fonctionnaires », a dit le représentant de Sud.

    Tous ont dénoncé des réformes effectuées « sans concertation avec les enseignants et les parents d’élèves » et un « manque de réflexion autour d’un vrai projet de recherche national autour de l’éducation ».

    « On aurait aimé avoir un 0 de plus »

    Les personnes présentes se sont ensuite rassemblées pour former un cortège et longer les quais de l’Odet, drapeaux et pancartes à la main. Depuis la place de la Résistance, ils ont traversé le boulevard Dupleix, descendu le boulevard Kerguélen, les rues Gradlon et Kéréon, avant de revenir à leur point de départ.
    En fin de manifestation, l’intersyndicale se déclarait satisfaite de la bonne tenue de la mobilisation mais quelque peu déçue par la taille du défilé. « Deux cent cinquante personnes c’est plutôt un bon chiffre mais on aurait aimé avoir un 0 de plus », confiait Yann Foucher, secrétaire départemental de la FSU.

    GUIREC FLECHER

     

    Avant le départ du cortège, chaque syndicat a pris la parole devant les...

     

    Les manifestants venaient de toute la Cornouaille.

    Chaque représentant syndical a prononcé un discours devant les personnes...

    Les manifestants ont défilé le long des quais.

    Des collégiens et élèves de primaire ont également tenu à défendre leurs écoles.

    source: https://www.letelegramme.fr

     

    BREST

    Maigre manif, gros problèmes 

    (LT.fr-12/11/18-9h05)

    Environ 300 enseignants ont manifesté ce lundi, place de la Liberté.Environ 300 enseignants ont manifesté ce lundi, place de la Liberté.

    Les enseignants ont manifesté, ce lundi, contre la suppression de postes d’enseignants à la prochaine rentrée, mais aussi les différentes réformes du lycée, professionnel ou général, annoncées par le ministère. Mais la mobilisation reste faible à l’heure de la marche, comptée à 300, même si certains établissements ont suivi le mouvement de grève.

    L’un des rares motifs de satisfaction : selon ce militant, le collège de Portsall s’est massivement mis en grève. Mais il se corrige vite. « À Lannilis, l’info ne semble pas être passée ». 

    Sur la place de la Liberté, certains ont même envisagé de ne pas marcher après le rassemblement. Il faut dire qu’à l’heure où l’on se compte, sur les coups de 13 h 30, la place sonne creux, terriblement creux. Alors bien sûr, des petits groupes sont arrivés peu à peu mais le cortège n’a guère dépassé les 300 unités à l’heure de sa meilleure forme.

    Pourtant, l’intersyndicale était à la manœuvre mais de l’avis même d’Olivier Cuzon, porte-parole de Sud, de la CGT et de la FSU pour cette fois, des divergences sont nées à l’heure de composer le texte qui devait être unique. Là où l’intersyndicale voulait mêler les réformes des lycées et notamment celle qui devrait affecter l’enseignement professionnel, d’autres comme l’Unsa ou la CFDT n’ont voulu dénoncer que la vague de suppression de postes en perspective. Alors, à l’heure des prises de paroles, ils ont été six à défiler au mégaphone pour délivrer autant de mots d’ordre. Pas facile de s’y retrouver mais selon un autre avis averti de la manif, « les élections professionnelles se profilent ». Et tout le monde se compte sans doute un peu.

     

    La peur du manque

    Reste que l’inquiétude des manifestants est bel et bien réelle à l’annonce ministérielle de la future sauce. Une inquiétude commune au privé, public mêlé dans cette petite manif sous l’égide de différentes sections syndicales et qui chante la même antienne. « Nous savons qu’au niveau national, 2 600 postes devraient disparaître, sait Olivier Cuzon, dont environ 150 pour la Bretagne. Sur cette période, à savoir les trois prochaines rentrées, nous avons été avertis que 40 000 élèves supplémentaires sont attendus en France, par le simple truchement de la démographie ». Et d’affirmer : pour le premier degré, « il faudrait 3 500 postes en plus pas les 1 800 promis pour le dédoublement des classes de CP et de CE1 ».

    Mais au-delà de la coupe sombre promise, nombre des manifestants frémissent déjà à l’annonce de la réforme du lycée dont la silhouette commence à se dessiner de plus en plus nettement. « La plus vive inquiétude touche le lycée professionnel et la mise en place d’une Seconde indifférenciée, ou du moins commune à des familles de métiers. Nous sommes passés d’un cursus en quatre ans à un cursus en deux ans en 10 ans, qui se permet le luxe de faire baisser de 10 % le volume horaire des matières générales », explique Vincent Lavalle. Et dans les filières générales, l’ambiance est à peine meilleure « lorsque l’on sait que déjà, on imagine à Vauban le fait de regrouper les deux Première S pour un cours en amphi à 70, pour gratter quelques heures », soupire cette prof der maths.

    Alors comment comprendre l’échec de cette manifestation qui se voulait unitaire et où chacun dit son malaise, son mal-être « qui transpire dans chaque salle des profs » ? Un peu dépité, Olivier Cuzon offre une réponse : « Les organisations syndicales doivent se remettre en question. Même lorsque nous obtenons des résultats, nous ne savons pas les valoriser, nous restons sans doute trop sur nos échecs. Nous ne donnons plus de perspectives victorieuses ».

    Steven LE ROY


    en complément

    « Il n’y a pas de concertation »

    « C’est catastrophique. La réforme du lycée va entraîner la suppression de postes en équivalent temps plein, ce qui va supposer que les enseignants vont se répartir sur plusieurs établissements et que les départs à la retraite ne vont pas être compensés. Et puis, pour faire une réforme, il me semble qu’il est toujours bien d’organiser un échange avec le personnel concerné pour ne pas arriver à ce machin qui ne sera confortable pour personne. J’ai cru voir que le verrou de 35 sautait et qu’on allait arriver à 40 par classes de spécialités, ce qui est juste intenable. On va encore nous dire que nous sommes des Gaulois qui ne sont jamais contents, mais nous, nous voulons bien réformer à condition que tout le monde se parle et avance dans le bon sens ».


    source: https://www.letelegramme.fr/ 

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  • CHRU-Brest : nouveau mouvement de grève des brancardiers (OF.fr-3/11/2018-3h26)

    Les brancardiers du CHRU (centre hospitalier régional universitaire) ont décidé à l'unanimité de reconduire le mouvement de grève qu'ils ont entamé lundi 29 octobre pour réclamer des bras supplémentaires. « Les propositions de la direction d'un renfort de deux postes pendant deux mois sont insuffisantes, explique Thomas Bourhis, de la CGT. Nous souhaitons par ce mouvement lui imposer de nouvelles négociations et réclamons toujours cinq postes supplémentaires et la titularisation des personnes contractualisées. »

    Les 33 personnes du service organiseront du dimanche 4, à minuit, au lundi5, à minuit, un brancard revendicatif. Il sera posté dans le hall d'entrée de l'hôpital de la Cavale-Blanche, durant la journée, et dans le hall du service des urgences, la nuit. « Ce sera pour nous le moyen de sensibiliser les usagers à ce manque d'effectif, et aussi les autres agents, tout en signant une pétition », précise le syndicaliste.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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