• Interdits de grève, les surveillants sont venus bloquer l'entrée de la prison de Brest sur leur temps de repos et refusent l'entrée d'un détenu conduit par des policiers.Interdits de grève, les surveillants sont venus bloquer l'entrée de la prison de Brest sur leur temps de repos et refusent l'entrée d'un détenu conduit par des policiers

    Recueilli par Sabine Niclot-Baron.

     

    Cyril (le prénom a été modifié) est surveillant pénitentiaire dans le Finistère. Il manifeste en bloquant l’accès à la maison d’arrêt de Brest dans le cadre du mouvement national de protestation, en réaction à l’agression de trois surveillants de prison par un détenu radicalisé la semaine dernière. Il témoigne des dysfonctionnements du système carcéral, vu de l’intérieur.

    J’ai 26 ans d’administration pénitentiaire derrière moi et je n’aurais jamais pensé que j’en serai un jour arrivé là… Bloquer le portail, pour empêcher la police de rentrer ! Gardien de prison, c’était un choix facile après trois ans dans l’armée de Terre. J’avais encore quelques illusions. Je n’en ai plus du tout.

    J’ai vu les gouvernements changer et la situation se dégrader au fil des années. Le nombre de détenus en France a été multiplié par trois par rapport au début de ma carrière. Dans le même temps, la population française est loin d’avoir triplé !

    « Tous ceux que la société ne veut plus voir »

    Les prisonniers sont de plus en plus jeunes, beaucoup ont une vingtaine d’années. Ils ont passé leur adolescence dans la délinquance. Ce sont des gamins sans repères, sans formation, qui ont mal grandi, entre drogue, alcool et violences. Ils ont souvent été livrés à eux-mêmes, sans famille stable.

    Il y a aussi tous ces étrangers, venus tenter leur chance dans un pays qu’ils croyaient facile. Pour survivre, ils volent…

    La prison, c’est le Quart-monde. On y met tous ceux que la société ne veut plus voir. C’est triste à dire, mais très peu s’en sortiront car c’est la double peine. Les détenus se retrouvent à quatre dans une cellule de 9 m2, livrés à l’influence de caïds ou de gens dont la place serait à coup sûr en hôpital psychiatrique. On fait ce qu’on peut pour éviter que ça ne dégénère, mais avec un gardien pour cinquante détenus, qu’est-ce que vous voulez faire ?

    Et encore à Brest, nous ne sommes pas trop mal lotis. Dans les prisons de la région parisienne, c’est un gardien pour 100 à 120 détenus. Ce sont les postes réservés aux débutants, payés au Smic. Ils ont des situations très dures à gérer. Comment s’étonner après qu’on a des problèmes de recrutement et qu’un sur deux démissionne avant la fin de sa formation.

    « Le peu d’argent est mal utilisé »

    Il y a aussi l’islamisme rampant qui progresse. On redoute maintenant le retour de tous ces Français qui vont rentrer de Syrie. Il faudrait les isoler. La Grande Bretagne, le Danemark ont pris le problème à bras-le-corps et ont construit des établissements spécialisés. Chez eux, il y a très peu de récidives. En France, on parle beaucoup, mais je ne vois rien de nouveau. On va encore devoir gérer le problème au pied du mur. Les individus radicalisés vont être répartis un peu partout sur le territoire, dans des prisons comme celle-ci. Ce sont des individus dangereux dont l’influence ne doit pas être minimisée. On a vu ce qui vient de se passer dans le Pas-de-Calais (N.D.L.R. agression de trois surveillants par un détenu radicalisé).

    Le peu d’argent est mal utilisé. C’est du replâtrage permanent, du saupoudrage marketing. On organise quelques sorties vélo, un peu de théâtre par-ci par-là pour cacher le manque de moyens et on externalise à tour de bras. Résultat, des entreprises privées ont vu le filon et se font des choux gras. Les associations sont démotivées.

    Il faudrait ouvrir des places de prison décentes, avec des cellules individuelles petites et mieux surveillées. Mais surtout investir dans l’éducation, la formation des plus jeunes pour éviter la spirale de la délinquance. C’est en amont qu’il faut travailler. Avant que le problème nous saute au visage !

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Contre le pouvoir et ses régressions sans limite, qu'adviennent enfin les jours heureux

    Si les travailleurs ne parviennent pas à contrer l'offensive du pouvoir incarné par Macron, le président des riches et des gros actionnaires, les vœux de bonheur pour l'année 2018 resteront des vœux pieux pour la très grande majorité de la population.

    Au contraire, c'est la casse généralisée de toutes les conquêtes et de tous les acquis qui va se poursuivre et s'amplifier, conformément aux injonctions européennes, dans la foulée de la destruction du code du travail : Santé et hôpitaux, retraites, bac et université, allocations chômage, services publics de proximité, transports, logement...

    Cela traduit le fonctionnement même du système économique capitaliste qui ne peut se survivre qu'en augmentant sans cesse l'exploitation des travailleurs et en insécurisant toujours plus leur conditions de vie. C'est ce qui explique que tous les centres capitalistes développés subissent les mêmes évolutions, des EU à l'UE en passant par le Japon et qu'une spirale guerrière et impérialiste met le monde à feu et à sang comme cela a déjà été le cas avant les deux guerres mondiales du XXème siècle.

    Présenter la régression sans fin, la destruction des liens sociaux et collectifs, la promotion de l’imbécillité et de l'obscurantisme via les médias aux ordres comme le signe du Progrès et de la Modernité prouve que ce système est entièrement pourrissant et que ses dirigeants n'ont plus que le mensonge et la violence pour se maintenir.

    C'est le capitalisme qui condamne les travailleurs aux reculs sans fin, la planète à la destruction de l'environnement, les peuples de nombreux pays aux guerres et aux divisions.

    Cette situation n'est pas une fatalité enchaînant l'espèce humaine et à travers elle tout l'écosystème à un effroi sans fin.

    C'est pourquoi le FSC présente ses vœux pour l'année qui commence en formulant l'espoir que les résistances quotidiennes dans de nombreuses entreprises et services public parviendront et à se généraliser et à gagner enfin en appuyant les luttes sur la nécessité vitale de changer de société, d'arracher le pouvoir des mains d'une classe sociale parasite prête à tout pour se maintenir en place, de construire une société fond.ée sur la propriété collective des grands moyens de production et d'échanges et sur une véritable démocratie économique et sociale.

    source: http://www.frontsyndical-classe.org

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    Le « Vitakosmos », vraquier chargé de 37.000 tonnes de soja et arrivé du Canada, il y a une dizaine de jours, au port de Brest, fait parler de lui en mal, en matière sociale (Le Télégramme du 21 décembre). Le lendemain, l'association Mor Glaz, le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest et Laure Tallonneau, inspectrice ITF (International Transport Worker's Fédération), ont rencontré ensemble un marin Philippin. « Nous avons ainsi voulu montrer notre solidarité, notre union, afin de défendre au mieux la cause sociale des marins, seraient-ils étrangers ! », explique Jean-Paul Hellequin (Mor Glaz), qui parle de « retour en force de la complaisance sociale maritime, désapprouvée par plusieurs professionnels importants du secteur, pour des raisons morales évidentes, concurrences et autres ! ». Les marins seraient payés « un tiers en dessous des obligations internationales ». Le navire, immatriculé à Malte, appartient à un armement grec, la société Vita Management SA. Le syndicat néerlandais des transports l'avait bloqué, à Rotterdam, en octobre.

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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  • Mardi matin, de bonne heure et dans le froid, postiers en grève et responsables syndicaux se rendent à la réunion de négociation avec la direction du centre de Quimperlé.Mardi matin, de bonne heure et dans le froid, postiers en grève et responsables syndicaux se rendent à la réunion de négociation avec la direction du centre de Quimperlé.

    Mardi, après une nouvelle réunion de négociation avec la direction, les postiers du centre de Quimperlé ont repris le travail en fin de matinée. Retour à la normale, ce mercredi.

    Mardi matin de très bonne heure, les factrices et facteurs du centre de Quimperlé, qui dessert l’ensemble du territoire de Quimperlé communauté, n’ont pas repris le travail.

    Ils étaient encore une bonne trentaine, dans le froid, sur le trottoir qui fait face à leurs locaux.

    « Pas dans une logique de blocage »

    Mais après une nouvelle réunion de négociation avec la direction, les salariés ont décidé de reprendre le travail, vers 11 h mardi.

    Lors de la réunion, les délégués étaient accompagnés par des représentants de la CGT et de Sud-PTT 29.

    « Nous ne sommes pas dans une logique de blocage », ont redit les grévistes.

    Ces derniers attendent désormais la présentation de la nouvelle organisation, début janvier. Pour décider d’éventuelles actions à mener.

    De côté de la CGT, on a redit la volonté du « maintien des tournées existantes, des moyens de remplacement renforcés et pérennes, ainsi que des garanties sur leur régime indemnitaire. »

    Les postiers « ont obtenu des garanties en termes de stabilité sur la réorganisation en cours, l’accélération des appels à candidatures pour remédier aux départs, la prolongation du versement de l’indemnité de collation, ainsi que la révision du diagnostic préparatoire à la future réorganisation ».

    Et « même si la direction ne parle plus de supprimer cinq tournées, les postiers restent vigilants sur le niveau de l’emploi nécessaire pour accomplir un travail de qualité », poursuit la CGT.

    Dans cette « période de fêtes de fin d’année et sans renoncer à leurs revendications, les factrices et facteurs affirment à la population de Quimperlé et de ses environs leur attachement au service public postal en reprenant le travail. » Mais tous « restent mobilisés ».

    « Se faire entendre et respecter »

    Lundi, une délégation des communistes des pays de Concarneau et de Quimperlé, accompagnée de militants de République et Socialisme, a rencontré, les salariés et les fonctionnaires de la plate-forme industrielle de courrier de Quimperlé.

    Naturellement, le PC « apporte son soutien sans réserve aux postiers en lutte pour la défense de leurs conditions de travail, de l’emploi et la qualité du service public. Nous saluons leur courage et leur détermination. Chacun mesure ce qu’il en coûte d’être obligé à se mettre en grève pour se faire entendre et respecter ».

    source: https://www.ouest-france.fr

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  •   Ils étaient en grève illimitée depuis le 6 décembre. Ce vendredi soir, en assemblée générale, les agents de la Plateforme industrielle du courrier (PIC) de Kergaradec, à Brest, ont voté la reprise du travail.

    Après dix jours de grève, pour dénoncer la fin des équipes de nuit à la rentrée 2018, mais aussi le manque d'effectifs titulaires, ils ont pris acte d'un certain nombre d'avancées, "tant sur le plan de l’organisation du travail que sur les mesures d’accompagnement social, proposées par le directeur d’établissement", précise la CGT.

    "Pour autant, le personnel, soutenu par la CGT, maintient l’exigence d’améliorations concrètes et durables de leurs conditions de vie et de travail, à hauteur de leur investissement quotidien et la reconnaissance de leur conscience professionnelle et de leur expertise du terrain", précise Fabrice Martinet, secrétaire général du syndicat CGT-FAPT du Finistère-Nord.

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Intervention de Fiodor Rilov, avocat

    Intervention de Mickaël Wamen de la CGT Goodyear qui revient sur le succès juridique au Conseil d'État qui a annulé un des décrets d'application de la loi Travail.

     

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  • C’est sur tous les terrains que doit se mener la bataille pour défendre les travailleurs. Y compris sur le terrain juridique. Et les syndicalistes de combat de la CGT viennent d’obtenir une importante victoire symbolique en faisant annuler les décrets d’applications de la mettant en place les referendums d’entreprises.

    Cette victoire sur le plan judiciaire doit être un encouragement pour chacun à continuer, reprendre et amplifier les luttes, tous ensemble et en même temps. Cela alors que le Conseil d’Etat doit toujours se prononcer au fond sur plusieurs articles des lois d’habilitation des ordonnances loi travail XXL et que des procédures sont engagées également devant le Conseil Constitutionnel

    L’explication de Fiordor Rilov, l’avocat des syndicats ayant engagé cette procédure, lors de l’audience publique du 4 décembre :

    Liste des syndicats CGT à l’initiative de cette démarche juridique :

    Amiens Goodyear CGT • Info’Com-CGT • CGT Marks et Spencer RP • CGT Allibert Auchel • CGT Faurecia Meru • UL CGT Béthune • CGT Energie Paris • CGT CHRU Lille • MICT CGT CHRU Lille • USTM CGT Hainaut/Avesnois/Cambrésis • UL CGT Seclin • CGT PCA Hordain • CGT SDIS 59 • CGT Institut Vancauwenberghe de Zuydcoote • CGT Atac/Simply Market Logistique • CGT CAF Nord • UL CGT Armentières • USD Santé et Action sociale publique et privée CGT Nord • CGT CH Wattrelos • UL CGT ZI Amiens Nord • CGT Pullman • CGT HPE • CGT Randstat France • CGT EPSM Lille Métropole • CGT Ville de Roubaix • CGT PCA Douvrin • CGT CH Arras • CGT Whirlpool • CGT CH Douai • UL CGT Tourcoing • CGT ADIE • CGT CH Valenciennes • CGT CPAM Valence • CGT CH Denain • CGT Bostik • CGT CPAM 47 • UL CGT Agenais • CGT CH Armentières

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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     La CGT a coupé électricité et gaz à Synutra. La CGT a coupé électricité et gaz à Synutra.

    Une action de la CGT a entraîné une coupure d'électricité et de gaz à Synutra, hier. Une vingtaine de gendarmes sont intervenus.

    Une cinquantaine de syndicalistes venus de tout le Finistère ont fait le déplacement hier à Carhaix pour une action à Synutra, dans le cadre de l'appel national lancé par la CGT mines-énergie qui réclame des hausses de salaires. Une plainte a été déposée par la direction de l'usine. L'électricité et le gaz de l'usine de lait infantile Synutra auraient été coupés en milieu de journée, cela aurait entraîné plusieurs heures d'arrêt de la production.

    Une vingtaine de gendarmes sont intervenus au local syndical carhaisien, où les syndicalistes se sont regroupés après leur action.

    « 100 000 € de préjudice »

    Pendant trois longues heures, les gendarmes ont empêché les militants de repartir s'ils ne donnaient pas leurs identités. « C'est une action collective au nom de la CGT, nous n'avons pas à donner nos noms », ont répliqué les militants.

    « Une enquête pénale est ouverte pour dégradation, il est normal que nous cherchions des responsabilités individuelles », estimait pour sa part le colonel Pegourié, dépêché sur place.

    Tensions

    La situation a été un moment tendue. « Je n'ai jamais vu un dispositif policier pareil pour une simple action militante », s'énervait un syndicaliste.

    L'issue a été trouvée avec l'arrivée du sous-préfet de Châteaulin Bernard Musset et du directeur de cabinet de la préfecture Martin Lesage, qui ont négocié avec les syndicalistes.

    Saisies

    « On parle quand même de quatre heures d'arrêt de l'usine, de 100 000 € de préjudice », a répondu Bernard Musset aux militants l'interrogeant sur l'envergure du dispositif policier, sans que la direction de Synutra confirme cette information.

    Les syndicalistes ont finalement pu quitter les lieux sans donner leurs identités, mais sans non plus récupérer leurs affaires restées dans le car les ayant amenés à Carhaix. Celles-ci ont été saisies dans le cadre de l'enquête.

    Tony Le Pennec

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Gilbert Gléonec, permanent à l'Union départementale CGT Cheminots, et Gabriel André, secrétaire générale CGT Cheminot Quimper, espèrent obtenir le maintien de l'activité de vente et de conseil en gare de Châteaulin. Gilbert Gléonec, permanent à l'Union départementale CGT Cheminots, et Gabriel André, secrétaire général CGT Cheminot Quimper, espèrent obtenir le maintien de l'activité de vente et de conseil en gare de Châteaulin.

    Il n'y aura pas que les officiels, dimanche, à Châteaulin, pour l'inauguration de la ligne rénovée entre Quimper et Brest. La CGT Cheminot a donné rendez-vous à ses membres et sympathisants, à 14 h, pour un rassemblement contre la disparition programmée du guichet de vente en gare de Châteaulin. « Lors de la rénovation de la gare, ils avaient supprimé les toilettes, maintenant que la ligne rouvre, c'est le guichetier qui va être supprimé », s'inquiète Gabriel André, secrétaire CGT Cheminots Quimper. Avec le passage de six à neuf trains par jour, l'agent de circulation qui s'occupait du guichet n'aura plus le temps pour cette dernière activité. La direction de la SNCF souhaite que la vente soit transférée à l'office de tourisme de la ville. Une proposition refusée d'emblée par la maire de Châteaulin, Gaëlle Nicolas, qui déposera un voeu contre ce transfert, au prochain conseil municipal, lundi. Contactée par la rédaction (Le Télégramme Châteaulin d'hier), elle souhaite que l'agent polyvalent soit maintenu, pas uniquement pour la vente mais aussi pour l'accueil des voyageurs. D'autant que l'office de tourisme n'est pas en mesure d'assurer la vente toute l'année puisqu'il n'ouvre qu'en juillet et août.
     
    « L'argument de la direction c'est de dire que les guichets sont obsolètes avec l'augmentation de la vente sur Internet. Mais il y a des tas de situations dans lesquelles la borne automatique ne peut remplacer l'humain : pour le changement de certains billets, le paiement par chèque vacances, la délivrance des cartes de réduction... Sans compter tous les gens qui n'ont pas de carte bancaire ou ne veulent pas d'Internet », poursuit le cheminot. Cette suppression ne devrait pas intervenir tout de suite puisqu'un agent va être recruté temporairement pour assurer le service, avant une éventuelle suppression définitive.

    L'exemple quimpérois

    Sur ce dossier, la CGT locale espère obtenir les mêmes résultats qu'à Quimper. En effet, il était prévu que le 1e r novembre dernier, le nombre de guichets diminue de cinq à trois, et que ceux-ci n'ouvrent plus le midi et le dimanche. Après un petit mois de contestation, la direction a finalement fait marche arrière. « Nous sommes satisfaits, nous avons obtenu le maintien de quatre guichets sur cinq, plus le maintien de l'ouverture le midi et le dimanche », explique Gilbert Gléonec, permanent à l'Union départementale de la CGT. Dimanche, un nouveau combat commence pour ceux qui ont toujours milité pour le maintien et la rénovation de la ligne Quimper-Brest, un temps menacée de fermeture définitive.
     
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  • La Poste. Mouvement de grève illimitée à la plateforme de Kergaradec-Brest (LT-8/12/2017)À l'appel de la CGT, les agents ont entamé, mercredi soir, une grève illimitée à la plateforme industrielle de courrier (Pic) de Kergaradec, à Brest. Ce mouvement s'inscrit dans la période de réorganisation de la plateforme, marquée par « des dysfonctionnements réguliers », selon le syndicat qui revendiquait 85 % de grévistes, mercredi soir et hier matin, quand la direction évoquait « 23 agents sur 43 concernés ». En cause, principalement, la fin des équipes de nuit, annoncée pour septembre prochain. Actuellement, la Pic Kergaradec traite en effet l'ensemble du courrier émis dans, ou à destination du Finistère. Or, face à la baisse des volumes, la Poste souhaite faire basculer, en 2019, l'intégralité de cette activité sur la plateforme de Rennes, ce qui a pour conséquences de supprimer le travail de tri de nuit. Une suppression qui sera opérée dès septembre prochain, date à laquelle la plateforme brestoise ne traitera plus que les courriers de Brest et du Finistère nord. Pour la CGT, cette disparition des équipes de nuit est précipitée.

    « On demande à attendre 2019, car pour les agents concernés, cela implique de passer de quatre à cinq tournées, et ça devrait leur faire perdre jusqu'à 250 € par mois » déplore Philippe Poupon, pour la CGT.

    « On est dans l'impasse »

    Le syndicat dénonce également le manque d'effectifs titulaires au sein de la plateforme, qui conduirait à une « dégradation du service public » et une absence totale d'écoute de la direction. La CGT devrait d'ailleurs écrire à la sous-préfecture pour demander la nomination d'un médiateur, afin de sortir de ce qu'elle considère comme « une impasse », et d'éviter que le conflit ne déborde sur la voie publique. Sollicitée, la direction régionale de La Poste assure de son côté que « tous les agents concernés par la suppression des équipes de nuit vont être entendus, individuellement, afin de trouver la meilleure solution pour chacun ». Et assure que l'avenir du site de Kergaradec sera garanti : si l'emploi devait y baisser, cela se ferait « sans licenciement ni mutation imposée ». Selon elle, la grève n'aurait, pour l'instant, aucune incidence sur la distribution du courrier.

    source: http://www.letelegramme.fr/finistere

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