• VIDEO. « C’est un dépeçage des formations » : ils manifestent contre la suppression d’heures à l’UBO. ( OF.fr - 23/11/21 - 19h45 )

    VIDEO. « C’est un dépeçage des formations » : ils manifestent contre la suppression d’heures à l’UBO. ( OF.fr - 23/11/21 - 19h45 )           Plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté de Bellevue à la fac de lettres, dans le centre-ville de Brest. 

    Un total de 60 000 heures doit être supprimé en trois ans à l’Université de Brest occidentale, en Finistère. Intolérable, pour les quelque 200 étudiants et enseignants ayant manifesté mardi 23 novembre 2021, à Brest.

    « C’est une politique de dépeçage des formations » qui est en cours à l’Université de Bretagne occidentale (UBO), dénonce Benoît Jeanjean, professeur de latin à la faculté de lettres. Cet enseignant faisait partie des quelque 200 personnes à manifester, mardi 23 novembre 2021, contre le Pari, Programme d’ajustements en vue d’une reprise des investissements.

     

    Décidé en 2019 alors que l’UBO faisait face à un important déficit, il prévoit la suppression, sous trois ans, de 60 000 heures de cours, « ce qui revient à supprimer l’équivalent de l’UFR sciences », simplifie Maela Desbois, déléguée générale chargée des affaires académiques à la Fédé B, fédération des associations étudiantes de Bretagne occidentale.

    Zoé et Romain, en 2e année de « langues littératures et civilisations étrangères et régionales » à l’UBO, s’inquiètent pour « la valeur de [leurs] diplômes ». 

    Cette mesure voit son application concrète depuis la rentrée 2019, et la suppression d’un douzième des cours, soit « onze semaines au lieu de douze par semestre », rappelle le professeur de latin. Des travaux dirigés par petits groupes ont ainsi été transformés en cours magistraux. « Forcément, on apprend moins bien car c’est plus compliqué de poser des questions », témoignent Zoé et Romain, en 2e année de licence « Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales », citant un cours de linguistique et phonétique.

    300 heures de latin-grec en moins

    Après cette première tranche, de nouvelles suppressions d’heures sont attendues ces prochains jours. « Le 25 novembre, un conseil d’administration doit entériner les nouvelles maquettes » , indique Maela Desbois. Et les derniers arbitrages sont difficiles.

    « Par exemple, en lettres classiques, on nous demande de passer de 800 heures à 500 heures de latin-grec, explique Benoît Jeanjean. Avec une réduction pareille, il est absolument impossible de former en trois ans à la maîtrise de ces langues des jeunes n’en ayant jamais ou quasiment jamais fait. » 

    La Fédé B, rejointe par l’association L’alternative-UBO, FO et Les Jeunes Insoumis·es de Brest et de Quimper, « revendique aujourd’hui auprès du ministère de l’Enseignement supérieur le fait que nos universités n’ont pas assez de moyens pour subvenir aux besoins de formation des jeunes ». En fin de journée, hier, était également évoquée par L’alternative-UBO la possibilité d’un rassemblement en marge du conseil d’administration du 25.

     

    Source : https://www.ouest-france.fr

    Auteur : Delphine VAN HAUWAERT

     

     

    « À Brest, 200 étudiants de l’UBO défendent leurs moyens de formation. ( LT.fr - 23/11/21 - 18h44 )Manque de personnel, de remplaçants formés, matériel vétuste... Véronique, agent de la stérilisation du CHRU Brest , nous explique les raisons de la colère... ( FB.com - 23/11/21 ) »
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