• Argentine : Diego, le syndicaliste (resumenlatinoamericano.org -25/11/20)

    En 1995 Diego Maradona a créé un syndicat de footballers avec des personnalités connues de l’époque comme Eric Cantona et avec le soutien Jorge Burruchaga ou de Fernando Redondo. L’Association Internationale des Footballers Professionnels (AIFP) l’a élu président, naturellement. Grâce à la pression qu’ils ont pu réaliser ensemble, ils ont réussi à améliorer certaines conditions de travail des joueurs professionnels avec ce qu’on appelle la « loi Bosman[1]. » 

    Le 28 septembre 1995, le rebelle du football a fondé à Paris avec de célèbres joueurs comme Eric Cantoná et George Weah l’Association Internationale des Footballers Professionnels (AIFP). Ciro Ferrara, Gianfranco Zola, Gianluca Vialli, Hristo Stoichov, Laurent Blanc, Michael Preud’Homme, Rai, Thomas Brolin, faisaient aussi partie de ce syndicat. Diego en fut élu président et Cantona vice-président.

    « Le joueur de football est le joueur le plus important et nous allons défendre ses revendications jusqu’à al mort, » avait dit Maradona sans langue de bois en présidant l’une des réunions de la AIFP. Il a affronté le groupe de la FIFA et, fidèle à ses origines populaires, a cherché l’appui de ses semblables. Les joueurs professionnels étaient vulnérables  face aux capitaux monstrueux qui semaient la discorde dans les affaires concernant le football : de véritables pions de luxe de l’entreprise sportive qui les utilisait et les jetait selon son bon plaisir.  Diego a cherché à équilibrer la balance.

    L’une des plus importantes réussites de l’association a été d’obtenir le soutien du Belge Jean Bosman qui a vaincu le puissante UEFA devant les tribunaux, ce qui a provoqué l’ouverture des ligues de l’Union européenne aux joueurs communautaires. Cette revendication est connue sous le nom de « loi Bosman » et permet le libre transfert sans indemnisation ni quota de sjoueures professionnels de la communauté des ligues de l’Union européenne des Associations de Football (UEFA).

    Le syndicat souhaitait que les joueurs reçoivent un pourcentage que les millions générés par les contrats télévisés, des matchs ne puissent pas avoir lieu à midi parce que cet horaire portait était préjudiciable au rendement physique et à  la santé des joueurs. Il se déclarait aussi contre les grands capitaux consacrés à acheter les licences des clubs.

    Ces initiatives n’ont pas abouti à ce moment-là mais ont créé un précédent. « Nous, les footballers, sommes trop individualistes, nous avons beaucoup à apprendre pour avancer, » a dit le Brésilien  Sócrates après cet échec.

    Au XXIème siècle, avec des joueurs multimillionnaires qui possèdent des. contrats bien établis, les normes de  la FIFA sont devenues plus souples sur les transferts au point que ceux-ci dépendent à présent de la volonté du joueur.

     

    Source en espagnol :  https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/11/25/argentina-resumen-gremial-diego-el-sindicalista-aceiteros-anuncian-quita-de-colaboracion-estado-de-alerta-y-nuevas-medidas-chubut-trabajadores-de-la-salud-piden-a-los-diputados-votar-en-contr/

    Source en français (traduction de Françoise Lopez) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/argentine-diego-le-syndicaliste.html

     

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    NOTE de la traductrice: 

    [1] L'arrêt Bosman trouve sa source dans le litige opposant le footballeur belge Jean-Marc Bosman à son club du FC Liège. Celui-ci refusant son transfert vers le club français de Dunkerque, Bosman a porté l'affaire devant la CJCE. Il conteste la conformité des règles régissant les transferts, au regard du droit communautaire. Deux points étaient notamment contestés par Jean-Marc Bosman :

    • la possibilité pour un club de réclamer une indemnité de transfert pour un joueur ayant fini son contrat (en 1995 cette possibilité a déjà été abandonnée dans la plupart des autres pays européens mais subsiste en Belgique) ;
    • les quotas limitant à 3 le nombre de joueurs étrangers ressortissants de l'Union européenne dans une équipe de club, qui constituent une discrimination entre nationalités européennes.

    La CJCE donne raison à Bosman, considérant que les règlements de l'UEFA, et notamment ceux instaurant des quotas liés à la nationalité, sont contraires à l'article 48 du traité de Rome sur la libre circulation des travailleurs entre les États membres1.

    Conséquences juridiques en Europe[

    L'arrêt Bosman a une portée considérable, non seulement pour le football mais pour toutes les disciplines sportives professionnelles ou semi-professionnelles, et ce dans tous les pays membres de l’Union européenne.

    Cette décision (jurisprudence) établit l'illégalité des quotas de sportifs communautaires et de ceux de sportifs non communautaires ressortissant d’États ayant signé des accords d’association ou de coopération de l’Union européenne. C'est-à-dire que depuis cet arrêt, il n'est plus possible de limiter le nombre de sportifs des nationalités concernées dans une équipe ou une compétition professionnelle. https://fr.wikipedia.org/wiki/Arrêt_Bosman

     

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