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  • La démolition de l’ Public a commencé de façon rampante il y a une quarantaine d’années et j’y ai assisté de l’intérieur, mais j’ai vraiment  pris conscience du processus lorsque, pour des raisons familiales, j’ai quitté mon CHU de formation et d’exercice, une fois le cursus de ma spécialité d’Anesthésie-Réanimation terminée au CHU du Kremlin-Bicêtre en 1984.

    J’ai donc intégré le Centre Hospitalier du Belvédère à Mont-Saint-Aignan, en région Rouennaise. Maternité de 3300 accouchements par an, avec une activité de chirurgie gynécologique modérée. Je passe sur le parcours du combattant à travers les arcanes administratifs et la méconnaissance des statuts de l’Assistance publique par la DDASS de la Seine-Maritime qui ont failli me coûter 9 ans d’ancienneté dans mon exercice d’anesthésiste-réanimateur pédiatrique…

    Je venais aussi pour soutenir le chef de service qui était seul et donc de garde 24h/24 (aidé de temps en temps par des intérimaires) et qui se trouvait être un ancien collègue, croisé lors de nos gardes dans le service de réanimation du Professeur Gilbert Huault à St Vincent de Paul auprès duquel j’avais continué d’exercer lorsque son service pédiatrique de pointe avait déménagé au Kremlin-Bicêtre.

    Au fil des années, la maternité de Mont-Saint-Aignan est devenue une maternité de niveau II : un service de pédiatrie (une unité « Kangourou »), une unité de grossesses pathologiques, 6 salles de naissances équipées pour la réanimation néonatale, et la réanimation et l’anesthésie maternelle, l’analgésie péridurale, un bloc opératoire (2 grandes salles, plus une salle pour les IVG et la petite chirurgie), un service de radiologie et de diagnostic anténatal, des consultations obstétricales (sages-femmes et obstétriciens) et anesthésiques. J’ai mis sur pieds une consultation et un suivi de grossesse des femmes ayant des problèmes d’addiction divers. L’équipe chirurgicale s’est étoffée, les gardes des anesthésistes étaient prises sur place et celles des obstétriciens ont suivi. Les formations régulières des équipes (aides-soignantes, sages-femmes, anesthésistes ou pédiatres pour la réanimation en salle de naissance) n’avaient rien à envier à celles du CHU voisin.

    Pendant toutes ces années d’exercice (j’ai pris ma retraite en 2007 après 8 années comme chef de service), il a fallu lutter contre la volonté des ARS et autres instances de “concentration de sites” et de “plateaux techniques “.  Et cela malgré notre collaboration active et constante avec le CHU de Rouen. Je viens d’apprendre qu’à partir de mars 2021, la direction sera désormais commune pour le CHU de Rouen et le CH du Belvédère, ce qui signifie surtout : redistribution du personnel et déclassement de nombreuses compétences du Belvédère.

    Il a fallu également lutter contre la situation de pénurie permanente de médecins anesthésistes, denrée rare, vendue cher et migrant vers le privé où les émoluments étaient déjà nettement plus importants. La direction de l’hôpital faisait alors appel à de l’intérim, payé bien plus que le praticien hospitalier en place, et nous avions souvent à faire face à des gens incompétents voire dangereux que les agences d’intérim nous envoyaient. Des années de pratique à deux anesthésistes, quand l’un partait en vacances, l’autre était de garde 24 h sur 24.

    Il fallait aussi déjà se battre (avec succès, in fine) pour arriver à donner à nos collègues “médecins étrangers”, compétents et fidèles, l’accès au poste et titre de Praticien Hospitalier.

    Enfin il ne fallait jamais mollir contre les décisions “managériales” stupides. Par exemple, la décision d’installer, dans chaque chambre de l’unité Kangourou, la possibilité pour les patientes et leur visites de surfer sur le web, comme si dans le temps du séjour en maternité – déjà raccourci par souci « d’économies » – ce “service” était plus essentiel que la mise en route de l’allaitement maternel, l’accompagnement autour de la relation mère/enfant ou père/enfant (surtout pour les patientes de cette unité), les enfants prématurés, les femmes sous traitement de substitution, les enfants sous traitement de substitution pour syndrome de sevrage néonatal, ou encore les primipares jeunes de milieu précaire…

    Les injonctions d’augmentation de la “rentabilité” étaient déjà permanentes : “faites plus de césariennes ” disait un “cerveau” de l’ARS.. !

    L’externalisation était déjà à la mode puisque la direction avait décidé de sous-traiter la cuisine de l’hôpital en supprimant le poste de cuisinier. Le résultat a été que les femmes recevaient des plateaux incomplètement décongelés, ou que nos plateaux-repas de garde étaient inexistants…Sans parler de certains économes qui contaient les feuillets de PQ, les serviettes de suite de couches à distribuer, ou rôdaient dans les cages d’escalier de la pouponnière en espérant surprendre les auxiliaires de puériculture emportant des parts de repas non consommées par les enfants de l’étage et qu’il était obligatoire de mettre à la poubelle.

    Enfin et pour finir, quand il a fallu nommer des successeurs aux postes des chefs de service qui partaient en retraite, les préférences sont allées le plus souvent aux médecins issus des notabilités locales plutôt que vers ceux qui avaient, par la qualité de leur travail et leur sens du service, fait les riches heures de la maternité du Belvédère.

    L’hôpital du Belvédère avait commencé comme maladrerie, transformée en institution pour les filles-mères, pour devenir une maternité de pointe malgré les concurrences privées installées délibérément pour lui rapter son public nombreux. Avec des équipes formées et soudées, ayant développé des spécialités qui répondaient aux besoins des populations du bassin rouennais en expansion. La « raison » gestionnaire a eu raison de cinquante ans de travail acharné de son personnel et de ses prises en charges spécialisées.

    Docteur I.G.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • En ces temps de ruissellement de milliards d‘euros et de dollars, on n’ose même  plus les compter, sur les banques, les entreprises, les plus grandes bien sûr et avant tout , la fable du néolibéralisme en prend un coup.

    Mais il n’y a pas que  ces monstrueux  flux d’argent, il y a aussi la circulation du public au privé des ‘élites’ dont on ne sait plus trop s’ils sont des hommes politiques ou des financiers. On avait déjà eu Lamy à l’OMC (organisation mondiale du commerce) , Draghi directement de chez Goldman Sachs à la BCE (Banque Centrale Européenne ), Lagarde  d’un des plus grands cabinet d’affaires au FMI (Fond Monétaires Internationale) puis à la BCE.

    L’archétype c’est bien sûr le modèle états-unien:  Steven Mnuchin, secrétaire d’État au Trésor,  17ans chez Goldman Sachs puis chez Dune capital, fonds d’investissement finançant les films de la propagande hollywoodienne.

    Macron confirme et nous installe dans un après  qui accentue tous les pires traits de l’avant.


     

    Louis-Charles Viossat, Monsieur , vient tout droit des sociétés pharmaceutiques états-uniennes.

    À l’heure où l’administration précipitée du vaccin Pfizer  met à nu un système uniquement assoiffé  de profits quoiqu’il en coûte de la  des travailleurs ce n’est pas une maladresse mais bien l’affirmation de la soumission pleine et entière des États aux intérêts de l’impérialisme.

    Le ‘néolibéralisme’ n’est pas un chancre purulent sur un capitalisme sain.

    Tous ces événements que la pandémie ne fait que précipiter brutalement sont l’expression d’une réalité bien vivante : celle d’un capitalisme  qui a asservi les États et ce de toutes les façons possibles, bref un Capitalisme Monopoliste d’État!

     


    SCANDALE :

    le passé du «Monsieur Vaccin» de Macron

     

    Louis-Charles Viossatle « Monsieur vaccin » choisit par Emmanuel Macron mi-octobre pour piloter la campagne de vaccination française contre le , est subitement sorti des radars. L’homme chargé par le Président de la République de représenter les intérêts français face à Big Pharma est… un ancien lobbyiste de deux laboratoires pharmaceutiques américains. Une bombe médiatique à retardement. Un nouveau scandale pour Emmanuel Macron.

    Un « Monsieur vaccin » subitement sorti des radars

    Louis-Charles Viossat. Ce nom ne vous dit sans doute pas grand-chose. C’est le « Monsieur vaccin » du gouvernement. Il a été choisi mi-octobre par l’Élysée et Matignon. Sa tâche est immense : organiser le chantier de la stratégie vaccinale contre la Covid-19. Rien que ça. « Monsieur vaccin » a reçu dès le 2 novembre les représentants des laboratoires. Objectif ? Recenser dans l’ensemble du pays les réfrigérateurs pouvant conserver les nouveaux vaccins à très basse température. Puis « Monsieur Vaccin », ce surnom rassurant et facilement identifiable dans la myriade de portefeuilles gouvernementaux, a subitement disparu. Celui qui devait être le « chef d’orchestre » de cet immense chantier que constitue la campagne de vaccination contre le coronavirus… est sorti des radars.

    Présenté à la mi-octobre comme un « barbu jovial », un « inspecteur général des affaires sociales » propulsé « grand organisateur » de cette future campagne de vaccination n’est plus aujourd’hui qu’un simple « rouage parmi d’autres » selon l’Élysée. Pourquoi ce tel revirement dans la communication gouvernementale ? Pourquoi une disparition si soudaine des radars médiatiques pour celui qui devait être le « Monsieur vaccin » de Macron ? La réponse tient en deux lettres : C.V. Le gouvernement a sans doute peur que le CV de « Monsieur vaccin » constitue une bombe médiatique à retardement. Et vous allez comprendre pourquoi.

    Un passé de… lobbyiste pour deux laboratoires pharmaceutiques travaillant aujourd’hui sur le vaccin contre le Covid-19

    Louis-Charles Viossat ou l’idéal type du haut fonctionnaire. Max Weber se serait régalé. Issu de la bourgeoisie parisienne, passé par l’École alsacienne, les prépas du lycée Louis-le-Grand et Sciences Po, Louis-Charles Viossat termine ses études à… l’ÉNA. Le suspens était proche de zéro. Un parcours on ne peut plus classique pour un haut fonctionnaire. Le jeune énarque devient ensuite conseiller technique de Jacques Barrot, ministre du Travail et des Affaires sociales au début du septennat Chirac. La suite est croustillante quand on connaît ses responsabilités actuelles.

    En septembre 2001, Louis-Charles Viossat rejoint le privé et la filiale française du laboratoire pharmaceutique américain Lilly. Laboratoire qui teste aujourd’hui… deux anticorps monoclonaux dans le traitement du Covid-19. Intéressant. Celui qui est aujourd’hui chargé de piloter la campagne de vaccination contre la Covid-19, n’était pas une petite main au sein du laboratoire américain. Louis-Charles Viossat était directeur « Corporate Affaires ». Directeur des affaires commerciales en français.

    Mais ce n’est pas le seul lien qu’entretient le « Monsieur vaccin » de Macron avec Big Pharma. Louis-Charles Viossat va en effet rejoindre un second laboratoire pharmaceutique en mai 2009. Avant cela ? Comme nombre de hauts fonctionnaires, Louis-Charles Viossat est repassé par le public. Ce qu’on appelle le « rétro-pantouflage » : le fait pour un haut fonctionnaire, après avoir servi des intérêts privés, de revenir dans le public. Vous vous rappelez du CPE ? Le fameux « Contrat Première Embauche » qui avait provoqué une immense opposition populaire dans le pays entre février et avril 2006 ? C’est Louis-Charles Viossat qui l’avait imaginé. Le retrait du CPE constitue d’ailleurs une des dernières grandes victoires du mouvement social. Contre « Monsieur vaccin » donc.

    Nouveau scandale en vu pour Emmanuel Macron ?

    Après avoir échoué avec le CPE, Louis-Charles Viossat pantoufle à nouveau et retourne donc servir un second laboratoire pharmaceutique en mai 2009AbbVie-Abbott, entreprise biopharmaceutique américaine, l’embauche comme directeur des affaires institutionnelles. Louis-Charles Viossat est chargé de superviser les lobbyistes de l’entreprise auprès des institutions européennes, des pays d’Europe de l’Ouest et du Canada. C’est ce que nous révèle sa page Linkedin.

    Voilà qui est chargé de dealer avec Pfizer et les plus grands laboratoires pharmaceutiques de la planète pour la campagne de vaccination française contre le coronavirus. Voilà qui est l’homme chargé d’assurer les intérêts français face à Big Pharma : un ancien lobbyiste des laboratoires pharmaceutiques, un des leurs. Emmanuel Macron a choisi un général qui a servi les intérêts des laboratoires américains… en train de se positionner sur le marché des vaccins contre la Covid-19. Voilà pourquoi le gouvernement met sans doute moins en avant « Monsieur vaccin », par peur que son CV soit sorti dans la presse.

    Mais comment être surpris par ce nouveau scandale qui devrait éclabousser le gouvernement Macron et révéler une fois de plus les intérêts servis par l’ancien banquier d’affaire ? La réunion où se réunit le « dolder », le lobby des lobbies, qui rassemble les quarante plus grand laboratoires pharmaceutiques du monde s’est tenu le lundi 9 juillet 2018… à l’Élysée.

     

    Par Pierre Joigneaux, le 3 décembre 2020

    https://linsoumission.fr/2020/12/03/scandale-le-passe-du-monsieur-vaccin-de-macron/

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • EDF : les syndicats contre le projet de réorganisation

    Plus de 27,3 % de l’effectif total d’EDF étaient en grève, jeudi, à la mi-journée à l’appel des syndicats de l’énergie, alors que les salariés ne désarment pas contre le projet « Hercule » de scission d’EDF en trois entités, selon la direction de l’électricien.

    « La proportion de grévistes dans les équipes de conduite de la nuit et du matin des centrales nucléaires (environ 900 salariés) est de 90 % », a indiqué Thierry Zehnder, coordinateur des luttes à la fédération énergie CGT.

    Des barrages filtrants ont été mis en place tôt jeudi matin, dans plusieurs centrales dont Penly (Seine-Maritime), où une cinquantaine de grévistes ont organisé un cortège funèbre avec cercueil et couronne pour « Hercule ».

    Selon Sébastien Michel, secrétaire fédéral FCE-CFDT, la mobilisation est également importante chez Engie dans les infrastructures gazières qui craignent l’impact d’une future réglementation excluant le gaz des bâtiments neufs.

    CGT, CFE-CGC, CFDT et FO avaient mobilisé fortement le 26 novembre, avec 23 % de grévistes chez EDF à la mi-journée (31,56 % en fin de journée, selon la direction.

    Rare unanimité des politiques

    Alors que la presse fait état d’un accord entre l’Élysée et Bruxelles sur la scission d’EDF, les fédérations syndicales ont interpellé la semaine dernière les députés et les sénateurs dans une lettre ouverte. Dans une rare unanimité, des députés des groupes socialiste, Les Républicains, La France insoumise et Liberté et Territoires ont rejoint mardi une conférence de presse des élus communistes pour s’opposer à ce projet de réorganisation de l’électricien.

    Les quatre fédérations syndicales viennent en outre d’écrire aux grandes associations d’élus du pays « pour les alerter sur les multiples dangers du projet de démantèlement d’EDF ».

    Le projet « Hercule » prévoit de scinder EDF en trois entités : une entreprise publique (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (vert) cotée en Bourse pour la distribution d’électricité et les énergies renouvelables et une troisième (azur) qui coifferait les barrages hydroélectriques dont les concessions seraient remises en concurrence sous la pression de Bruxelles. « Total, Engie et les grands énergéticiens européens sont déjà en embuscade », selon le quotidien Libération de mercredi, qui assure que les négociations avec Bruxelles sont terminées.

    Interrogée mercredi au Sénat, la secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique, Bérangère Abba, a assuré que la négociation se poursuivait. « Le souhait du gouvernement n’est évidemment pas de déstabiliser un des fleurons industriels français (…). Seulement, nous devons nous assurer que le groupe dispose d’un cadre de régulation adapté et de capacités d’investissements qui sont accrues pour participer pleinement à la transition ».

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Une centaine de salariés travaillent dans les bureaux d’études à Paris, Brest et Nantes, notamment pour fournir les flotteurs des éoliennes du projet pilote au large de l’île de Groix et de Belle-Île. Une centaine de salariés travaillent dans les bureaux d’études à Paris, Brest et Nantes, notamment pour fournir les flotteurs des éoliennes du projet pilote au large de l’île de Groix et de Belle-Île. 

    Malgré la crise sanitaire, Naval Group a réussi à maintenir des résultats positifs pour l’exercice 2020. Mais sa filiale sur les énergies marines, déficitaire depuis sa création il y a dix ans, est dans le viseur.

    Réuni mercredi, le conseil d’administration de Naval Group s’est félicité du choix, annoncé la veille par Emmanuel Macron, de la propulsion nucléaire pour le prochain porte-avions français. Un projet à sept milliards d’euros sur vingt ans, dont le spécialiste du naval de défense sera l’architecte.

    Mais l’ordre du jour a surtout concerné les résultats 2020 de l’entreprise, marqués par l’impact de la crise sanitaire. Des retards ont été rattrapés et des jalons sur des programmes ont été franchis au deuxième semestre. Ces bons résultats ont permis de limiter la baisse du chiffre d’affaires de Naval Group à 500 millions d’euros sur l’exercice, alors que 700 millions furent envisagés au printemps. Le groupe évite aussi les pertes pour 2020, avec un résultat positif qui atterrira mieux que prévu. Volontariste, le P-DG Pierre-Éric Pommellet prévoit une progression de la rentabilité, pour atteindre 8 % dès 2023, tout en maintenant la légère progression de l’emploi qui a été annoncée.

    Dans ce contexte de crise, des choix difficiles s’annoncent pour les activités non rentables. La diversification vers les Énergies marines renouvelables (EMR), initiée il y a dix ans avec la filiale Naval Énergies, est visée. Une centaine de salariés travaillent dans ses bureaux d’études à Paris, Brest et Nantes, notamment pour fournir les flotteurs des éoliennes du projet pilote au large de l’île de Groix et de Belle-Île.

    Départs de Bpifrance et TechnipFMC

    Bpifrance et la société de services pétroliers TechnipFMC, entrés en 2016 au tour de table en apportant 85 millions d’euros, viennent d’acter leur sortie du capital de Naval Énergies, selon nos informations. Ce départ solde le litige qu’ils avaient ouvert en 2018 au tribunal de grande instance de Paris. Plusieurs millions d’euros d’indemnités ont été versés.

    Naval Group se retrouve désormais seul à bord d’une structure qui a englouti 300 millions d’euros et n’est toujours pas rentable. « Le business plan prévoit une rentabilité dans cinq ans, mais cela fait dix ans que cela dure, se désole une source à Naval Group. L’énergie thermique des mers n’a pas atteint la maturité et les flotteurs des éoliennes offshore, que Naval Énergies est le seul industriel français à développer, ne sont pas encore fiabilisés ».

    Face à ces difficultés, Thales, actionnaire à hauteur de 35 % de Naval Group, fait pression pour arrêter les frais. En ligne de mire : une liquidation de la filiale ou sa vente à un nouvel opérateur. L’État, actionnaire à hauteur de 62 %, a un discours plus mesuré, craignant un effet d’image alors qu’il promeut le développement à marche forcée des énergies renouvelables (40 % du mix énergétique en 2030).

    La CFDT de Naval Group a adressé début décembre un courrier d’alerte aux élus locaux ainsi qu’aux ministres impliqués (Barbara Pompili, Florence Parly, Annick Girardin et Bruno Le Maire). « Nous sommes très inquiets sur les décisions à venir, confie une source interne. Dans la mesure où Naval Group s’engage à reprendre les salariés de Naval Énergies s’il y a un problème, Bercy estime avoir d’autres soucis ». Une décision est attendue en début d’année prochaine.

    Thierry Mestayer

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • La majorité du capital de cette joint-venture concernant le porte-avions de nouvelle-génération sera détenue par Naval Group (65 %). Le reste (35 %) sera détenu par les Chantiers de l’Atlantique.La majorité du capital de cette joint-venture concernant le porte-avions de nouvelle-génération sera détenue par Naval Group (65 %). Le reste (35 %) sera détenu par les Chantiers de l’Atlantique. 

    Une coentreprise va être créée pour piloter la construction du prochain porte-avions nucléaire. Naval Group en prendra la majorité du capital, aux côtés des Chantiers de l’Atlantique.

    La majorité du capital de cette joint-venture concernant le porte-avions de nouvelle-génération sera détenue par Naval Group (65 %). Le reste (35 %) sera détenu par les Chantiers de l’Atlantique. La majorité du capital de cette joint-venture concernant le porte-avions de nouvelle-génération sera détenue par Naval Group (65 %). Le reste (35 %) sera détenu par les Chantiers de l’Atlantique. (Photo d’archives François Destoc/Le Télégramme)

    La construction du porte-avions nouvelle génération (PANG) représente un investissement de 7 milliards d’euros sur 15 à 20 ans. Pour piloter ce gigantesque chantier, impliquant de nombreuses technologies de pointe et intervenants, le choix a été fait d’en confier le leadership à un unique opérateur. Naval Group, qui a la responsabilité de l’architecture d’ensemble du successeur du Charles-de-Gaulle, a été désigné pour assurer ce rôle.

    Dans cet objectif de simplification et d’efficacité, une coentreprise, associant Naval Group et les Chantiers de l’Atlantique, va être créée en début d’année prochaine, selon nos informations. Elle attend encore la validation de la Direction générale de l’armement et du ministère des Armées.

    Naval Group s’associe aux Chantiers de l’Atlantique

    La majorité du capital de cette joint-venture (65 %) sera détenue par Naval Group, qui assure aussi l’intégration du système de combat du futur PANG, des systèmes de navigation et aviation, et la production de sous-ensembles des chaufferies nucléaires. Le reste (35 %) sera détenu par les Chantiers de l’Atlantique, qui sont chargés de la construction de la coque ainsi que des équipements de vie à bord (logements, restauration, hôpitaux) et les installations auxiliaires (incendie, air comprimé, eau douce).

    TechnicAtome, qui a la charge de la conception et de la production des chaufferies nucléaires du bâtiment, est exclu de cet organe de gouvernance du projet. « Les autorités ont souhaité éviter les difficultés d’une gouvernance à trois de ce méga-projet, explique un connaisseur du dossier. Il valait mieux acter qu’il n’y avait pas de lien entre TechnicAtome, le responsable de la chaufferie, et les Chantiers de l’Atlantique, acteur supplémentaire dans ce programme militaire qui doit réaliser la coque du navire ».

    L’objectif est d’éviter ainsi les glissements de calendrier qu’a pu connaître le programme Barracuda de sous-marins nucléaires d’attaque (SNA). Le premier exemplaire de la série de six SNA de la Marine nationale, le Suffren, a été livré en 2020 avec trois ans retard sur le calendrier initial. Chez Naval Group, on insiste sur la nécessaire coopération entre les trois entités pour réussir le projet et sur la bonne entente qui règne entre leurs trois dirigeants.

    Thierry Mestayer

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat policier VIGI, revient sur les heurts survenus lors de la manifestation du 5 décembre 2020 à Paris contre la loi Sécurité globale et «pour les droits sociaux et la liberté».

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  • « J’ai mal à ma France » : les sportifs français dénoncent les violences policières (LT.fr-27/11/20)Kylian Mbappé et d’autres footballeurs ont dénoncé les violences policières. 

    Kylian Mbappé, Antoine Griezmann, Rudy Gobert… Les réactions de sportifs français s’accumulent pour dénoncer la violence des policiers accusés d’avoir tabassé un producteur.

    Et si les sportifs français, longtemps timides dès qu’il s’agissait de débat public, décidaient d’imiter les Américains ? La vidéo du passage à tabac d’un homme noir par des policiers, à Paris, a suscité l’indignation de plusieurs grands noms. « J’ai mal à ma France », a ainsi écrit Antoine Griezmann jeudi, un tweet accompagné de la vidéo du média Loopsider montrant un producteur appelé « Michel » roué de coups par des fonctionnaires de police dans l’entrée d’un studio de musique du XVIIe arrondissement de la capitale. L’attaquant-star des Bleus mentionne le compte du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lequel a annoncé la suspension de trois agents après le tollé suscité par la vidéo, retweetée plus de 125 000 fois.

     

    C’est ensuite son coéquipier sous le maillot des Bleus Kylian Mbappé qui a dénoncé « une vidéo insoutenable » et « des violences inadmissibles », en légende d’une photo du visage ensanglanté du producteur. Le champion du monde 2018 a ajouté les paroles d’une chanson de Diam’s intitulée « Ma France à moi » et a conclu son message en écrivant « STOP AU RACISME ».

    Ces prises de position interviennent alors que la France est plongée dans un débat houleux sur les violences policières et la proposition controversée de loi « sécurité globale », qui prévoit entre autres de pénaliser la diffusion malveillante d’images de policiers et est vivement combattue par des ONG et syndicats de journalistes.

    « Continuez à tout filmer ! », lance Gobert

    « Sans les vidéos il se serait passé quoi pour Michel ? On aurait préféré croire la version des policiers sous serment ? #commedhab », tweete le champion du monde Benjamin Mendy, accompagné d’une photo du slogan « Qui nous protège de la police ? » collé sur un mur. « Contre cette frange de policiers qui outrepasse grandement ses droits en tabassant, en tuant même parfois. Nos caméras sont nos meilleures armes ! », abonde l’international Espoirs Jules Koundé.

    « Continuez à tout filmer ! Ceux qui font bien leur boulot auront une bonne image. Et les lâches et menteurs continueront d’être exposés. Que ça soit d’un sens ou d’un autre », a de son côté tweeté Rudy Gobert, le pivot-vedette d’Utah.

    La France est régulièrement secouée et divisée par des affaires de violences commises par les forces de l’ordre, parfois mortelles, comme dans les cas de Cédric Chouviat, livreur mort étouffé après son interpellation en janvier 2020, ou d’Adama Traoré, mort en 2016 dans des circonstances controversées après son interpellation par des gendarmes et érigé en symbole des violences policières.

    L’international français Samuel Umtiti et les basketteurs NBA Evan Fournier (« Combien de Michel sans vidéo de surveillance ? Sans caméra ? Sans voisin pour filmer ? ») et Timothé Luwawu-Cabarrot (« Dégoûtant ») se sont également immiscés dans les débats. Leurs prises de position sont d’autant plus fortes qu’elles sont rares en France, où les sportifs engagés comme Dominique Rocheteau, Lilian Thuram ou Vikash Dhorasoo ont toujours été très minoritaires.

    Un mouvement lancé aux États-Unis

    Un mouvement qui semble suivre la tendance des États-Unis, où se positionner sur les sujets de société n’est plus tabou pour les sportifs. Le joueur de football américain Colin Kaepernick, première star du sport à dénoncer le racisme et les violences policières aux États-Unis, avait ouvert la voie en 2016, au prix de sa carrière sportive. Tout comme la très militante footballeuse Megan Rapinoe, dont la victoire à la Coupe du monde 2019 a servi de porte-voix à son combat pour l’égalité salariale et contre Donald Trump.

    En 2020, la mort de George Floyd, père de famille noir tué lors d’un contrôle de police à Minneapolis, a fait sortir de leur silence de nombreux sportifs des ligues majeures nord-américaines. En basket, les joueurs de NBA, la superstar LeBron James en tête, et les joueuses du Championnat WNBA se sont largement mobilisées pour le mouvement « Black Lives Matter » (La vie des Noirs compte). Rapidement rejoints par d’autres athlètes et franchises de baseball, football ou hockey sur glace.

    Le genou à terre, geste symbole de cet engagement, a ensuite fait le tour du monde, y compris repris par des footballeurs français comme l’attaquant de Mönchengladbach Marcus Thuram, fils de Lilian. Et fin octobre, plusieurs figures du foot français s’étaient immiscées dans le très sensible débat autour des caricatures de Mahomet, le prophète de l’islam, après l’assassinat du professeur Samuel Paty pour avoir montré ces dessins en classe.

    Presnel Kimpembe, Karim Benzema ou Mamadou Sakho avaient « liké » un message sur Instagram du sulfureux lutteur russe Khabib Nurmagomedov dénonçant ces caricatures.

    Kimpembe avait ensuite rétropédalé, retirant son « like » et affirmant sur Twitter « Je fais du sport, pas de la politique. Je ne parle pas russe non plus. Je condamne fermement le terrorisme, toutes formes de violence sans aucune réserve, et toutes les tentatives de manipulation nauséabondes ».

     

    source:  https://www.letelegramme.fr/

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