• Entretien-Selon le leader de La France insoumise, le pays demeure en ébullition. Et si la mobilisation n’a pas eu lieu, c’est la faute à la désorganisation et aux bisbilles syndicales.

    Pour le leader de La France insoumise, des «intérêts de classes» s’affrontent actuellement en France. Pour le leader de La France insoumise, des «intérêts de classes» s’affrontent actuellement en France.

     

    Jean-Luc Mélenchon reçoit dans son bureau de l’Assemblée nationale. Le nouveau leader de la gauche française est comme toujours remonté comme une pendule. Ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une courtoisie et d’une amabilité qu’on ne lui connaissait plus. Mais attention, aucune trace de résignation… Ceux qui ont pu le croire ont pris leurs désirs pour des réalités, rétorque-t-il en substance. D’ailleurs, il envisage de déferler sur les Champs-Elysées en décembre, car «la France reste un volcan»!

    – «Macron a le point!» avez-vous concédé il y a quelques jours. Spartacus-Mélenchon a-t-il mis un genou à terre devant Jupiter-Macron?

    – Mais non! J’ai dit qu’il avait le point «pour l’instant». C’est tout. Dès que la moindre expression sort du canon traditionnel, elle est tout de suite interprétée dans un registre psychologique. J’ai 66 ans, je milite depuis cinquante ans, Monsieur Macron n’est pas de taille à m’inspirer une déprime!

    – Que fallait-il comprendre alors?

    – Que l’avalanche sociale qui aurait dû se déclencher après tant d’éléments accumulés ne s’est pas produite et qu’il faut le reconnaître pour changer de tactique de lutte. Monsieur Macron n’a qu’une faible majorité électorale – vu le très haut taux d’abstention et le deuxième tour face à l’extrême droite – il a multiplié les provocations et les lois régressives. Ses insultes, quand il traite les Français de fainéants, de jaloux ou de petits enfants, ne sont pas que des écarts lexicaux. Il travaille à rassembler la droite basique du pays. En face, cela reste l’émiettement.

    – La mobilisation exceptionnelle que vous aviez annoncée n’a pas pris. Pourquoi?

    – Moi, je n’ai rien annoncé de tout ça! J’ai dit que je voulais qu’il y ait une déferlante. Le 23 septembre (ndlr: jour de la marche de La France insoumise contre le «coup d’Etat social»), j’ai proposé aux syndicats de passer devant puisqu’ils me reprochaient d’occuper leur terrain. Je leur ai proposé une grande marche sous leur direction. Mais il ne s’est rien passé! Comment se fait-il que nous en soyons là alors que nous devrions être en pleine ébullition sociale? Il y a eu une faute terrible de stratégie et de tactique contre Monsieur Macron.

    – C’est la faute des syndicats?

    – Leur division est désastreuse. Leur refus du politique encore plus. Je pense que le temps de la séparation entre le mouvement politique et social est terminé. Nous venons de voir sous nos yeux dans quelle impasse cela nous enferme. Si l’on maintient les syndicats d’un côté et l’action politique et associative de l’autre, quand les syndicats se divisent, il n’y a plus moyen d’arriver à rassembler les masses populaires.

    – En dépit de ces erreurs stratégiques, n’y a-t-il pas venant des Français une part de résignation?

    – Cela peut se comprendre. L’an dernier, ils se sont déjà pris un coup sur la tête avec la loi El Khomri. Il y a eu toutes sortes de mobilisations, jusqu’à ce que tout le monde soit épuisé, puis plus rien… Et on recommence. Quand les journées d’action sont organisées dans des conditions sans horizon, les gens se disent que cela ne sert à rien de perdre le salaire d’une journée de travail. Il faudrait une démonstration de force, en grand. J’ai parlé d’une manifestation sur les Champs-Elysées pour frapper l’imaginaire. Mais quand on vise les Champs-Elysées, il faut être au moins 500 000 pour les remplir. Si tout le monde se mettait d’accord là-dessus pour décembre, on pourrait y arriver!

    – Mais les Français n’ont-ils pas tout simplement accepté ces réformes?

    – Non, je ne crois pas. La société française rejette toujours les potages libéraux. Mais c’est vrai que ces politiques libérales créent leur environnement culturel et psychologique. Elles installent l’idée que chacun est en compétition avec tout le monde et que celui qui échoue, c’est de sa faute. Mais je ne crois pas qu’on en soit là en France. L’esprit insoumis domine. Regardez les élections législatives. Cela a été un moment de grève civique extrêmement puissant. Mais la leçon n’a pas été tirée par les commentateurs. Ils se comportent comme si l’élection de Monsieur Macron n’était pas un événement inouï et l’irruption de La France insoumise aussi. Ce n’est pas un événement banal que nous ayons 17 députés! Bref, la France reste un volcan.

    – Mais Emmanuel Macron, par son habileté peut-être, n’est-il pas celui qui a réussi à mobiliser le plus ces Français qui ne sont pas résignés?

    – Stop! Je ne suis pas commentateur. Je suis acteur de la situation. Je dis que la France est dans un état d’esprit surcritique. Une avalanche mûrit. Pour moi, la raison pour laquelle cet état surcritique ne débouche pas sur un mouvement de masse est liée aux conditions dans lesquelles est désorganisé le mouvement de masse. De la même manière que nous sommes parvenus à bousculer entièrement le jeu de notre ancien champ politique, celui de la gauche, il est temps de bousculer le reste de l’échiquier pour fédérer les forces populaires.

    – L’insoumission est-elle une résistance? L’Assemblée n’a pas beaucoup de pouvoir et vous êtes minoritaires…

    – Et alors? Il faudrait se dire que tout est perdu? Se suicider tout à l’heure? Nous sommes une démocratie et la lutte politique en fait partie, même quand on est minoritaire. Certes, le libéralisme évolue spontanément vers une forme autoritaire. Mais nous sommes des républicains. Nous nous sommes présentés aux élections et nous avons des élus. Il y a dans cet hémicycle des gens qui continuent à exprimer l’insoumission. A part nous et les communistes, il n’y a d’ailleurs pas d’autre opposition. La droite – Les Républicains – s’est partagée entre la confiance, l’abstention et l’opposition. Le groupe socialiste aussi s’est scindé en trois morceaux. Il n’y a pas d’autre opposition cohérente que la nôtre.

    – Vous ne citez même pas le Front national?

    – Il n’existe pas! Ses députés désertent l’hémicycle.

    – Vous incarnez l’opposition, dites-vous. Voulez-vous aussi être force de proposition?

    – Nous le sommes déjà! La presse privilégie les anecdotes personnelles au lieu de donner à voir le fond. Je déplore qu’elle ne relaie aucune de nos propositions sur la loi de finances par exemple. Nous avons des propositions sur les barèmes d’impôts, sur l’impôt universel. Nous présentons un contre-budget détaillé. Pourquoi ce dédain?

    – Vous-mêmes, n’avez-vous pas trop recherché les coups d’éclat au point d’occulter le fond?

    – Nous avons fait des propositions, nous avons été présents dans l’Assemblée nationale, dans la rue, dans les luttes. Que faire de plus? La France est une démocratie, et nous sommes républicains. Il n’est donc pas question de prendre les armes!

    – Mais des sondages parus récemment montrent que si l’élection avait lieu aujourd’hui, la donne n’aurait pas changé. Vous êtes surtout perçu comme un opposant, pas comme une alternative...

    – Attendons les élections, si vous voulez bien. Mais admettons que j’accepte ce diagnostic – qui indique aussi que les Français me considèrent comme la première personnalité politique à gauche. «So what?» Qu’est-ce que je dois faire? Nous sommes dans une démocratie dont nous sommes les protagonistes. Des intérêts de classes s’affrontent. On vient de distribuer dix milliards aux puissants en supprimant l’impôt sur la fortune. Nous, nous représentons le camp de l’écologie, des pauvres et des travailleurs. Certes, ce camp a rarement gagné dans l’histoire. Mais quoi qu’il arrive, nous resterons une résistance, une insoumission. Nous ne vendons pas des savonnettes. Nous défendons un point de vue sur l’avenir de notre monde. Advienne que pourra.

    – Le nouveau clivage, c’est la lutte des classes?

    – Nouveau, non. Mais rarement aussi clair. Et assumé comme tel. On l’a vu lors du débat sur la loi de finances. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, dit que l’argent que les capitalistes de ce pays ne paieront pas en impôts, ils sauront où le placer pour faire des investissements et créer des emplois. Ça, c’est une politique pour laquelle il y a une classe qui joue un rôle bienfaisant spontané: la classe des riches. Mais en échange de ces milliards donnés aux riches, pour maintenir l’équilibre des comptes, on fait des coupes claires dans le budget, donc dans les services publics. C’est cela, une politique de classe! (TDG)

    Entretien réalisé par Xavier ALONSO

    source: https://www.tdg.ch

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  • Marseille : " casserolade" de La France Insoumise devant le siège des chefs d’entreprise / © image Pierre Jean PerrinMarseille : " casserolade" de La France Insoumise devant le siège des chefs d’entreprise / © image Pierre Jean Perrin

    Plusieurs dizaines de militants de La France Isoumise se sont rassemblés en tapant sur des casseroles ce matin, samedi 30 septembre, devant le siège de l'UPE 13, l'Union Pour les Entreprises. Objectif : poursuivre la mobilisation contre la réforme du code du travail

    Par Marc Civallero avec AFP Publié le 30/09/2017

    Lors d'un discours devant des dizaines de milliers de partisans place de la République à Paris le 23 septembre dernier le leader de La France Insoumise et député de Marseille Jean-Luc Mélenchon a appelé "à une casserolade", faire le plus de bruit possible avec des casseroles ce samedi, pour poursuivre la mobilisation contre la réforme du Code du travail.

    Sous le slogan "puisqu'ils nous empêchent de rêver on va les empêcher de dormir " plusieurs dizaines de militants marseillais se sont rassemblés en tapant sur des casseroles ce matin, samedi 30 septembre, devant le siège de l'UPE 13, l'Union Pour les Entreprises.

    Marseille : "casserolade" devant l'UPE 13


    Une initiative vivement critiquée par plusieurs membres du gouvernement :

    D'abord Christophe Castaner, sur France Inter, dimanche dernier,  le porte-parole du gouvernement a expliqué que " Jean-Luc Mélenchon devrait effectuer une petite révision de l'histoire. N'oublions pas que c'est Poujade, en France, qui a pratiqué les casserolades, ou alors c'est ceux qui ont fait tomber Salvador Allende". Et ensuite, vendredi 29 septembre c'est le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui a réagi sur CNews :" Jean-Luc Mélenchon reprend des vieilles méthodes, c'était au Chili que l'extrême droite tapait sur des casseroles sous Allende".

    Le leader de La France Insoumise n'a pas tardé à répliquer et à faire part de son écoeurement, il a notamment déclaré : "Tous les coups sont donc permis contre moi, Colomb me compare à l'extrême droite chilienne !!!! Beuaaark ! J'ai un diplôme de la présidente chilienne Michelle Bachelet me remerciant pour mon action aux côtés de la résistance chilienne...à cette époque, que faisait Colomb ? Du lard dans un bureau de Léo Lagrange ?"

    Rappelons que les casserolades ne sont pas l'apanage de l'extrême-droite. Les concerts de casseroles se sont également multipliés notamment lors du mouvement des Indignés espagnols contre l'austérité, en 2011-2012, ou encore en Islande, pendant la crise financière, en janvier 2009.

    source: http://france3-regions.francetvinfo.fr

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  • Brest-La France Insoumise. Casserolade au menu, hier (LT-1/10/2017)

    « # casserolades : parce qu'ils nous empêchent de rêver, on va les empêcher de dormir. » Le hashtag de la plateforme la France insoumise invitait ses sympathisants à organiser des casserolades, dans la foulée du rassemblement parisien, le 23 septembre dernier et pour relayer le mouvement contre la réforme de la loi Travail. À Brest, c'est dans un boucan d'enfer qu'ont descendu la rue Jean-Jaurès jusqu'au bas de la rue de Siam, les militants de La France Insoumise, qui avaient répondu à l'appel, entre 15 h et 17 h, hier.

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Une quarantaine de militants et sympathisants de La France insoumise ont participé, samedi matin, place Saint-Corentin, à une casserolade quimpéroise contre la réforme du Code du travail et le "coup d’État social". 

    Quelques militants ont interprété des saynètes, sur le ton de l’ironie, à propos de la santé, de l’environnement, du travail, des riches… Chacune d’elles a été saluée par un petit charivari à la façon des mouvements de protestation des opposants au régime de Louis-Philippe dans les années 1830 ou des contestataires du régime de Pinochet au Chili après le coup d’État de 1973. Pour mémoire, à droite, les Poujadistes ont également donné de la casserole dans les années 1950, tout comme les activistes de l’OAS qui défendaient, dans la rue, l’Algérie française.

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • La Résistance dans la rue face à la collaboration par Léon Landini résistant FTP MOI (IC.fr-

    Dès dimanche matin nous assistons dans nos médias à une attaque en règle, (à laquelle s’est joint le secrétaire confédéral de FO, Jean Claude Mailly, notoirement encarté au PS) à l’encontre de Jean -Luc Mélenchon, parce que hier dans son discours il a dit que c’est la rue qui a participé à la libération de notre pays.

    Voici un texte que j’ai écrit il y a plusieurs mois et qui prouve que « la rue » a effectivement contribué centralement à la libération de notre pays. .

    D’ailleurs de Gaulle n’avait-il pas déclaré : “ Paris Libéré ! Libéré par lui même “ . et c’étaient alors les FFI parisiens, au sein desquels les communistes et les FTP jouaient le rôle moteur, qui ont conduit l’insurrection victorieuse, qu’a conclue la 2ème DB.

    Le texte ci-joint prouve que la rue a effectivement participé à la , beaucoup plus que les grands financiers et que les patrons des grandes entreprises qui avaient continué à s’enrichir en collaborant avec l’occupant..

    Ces 15 divisions désignées par le Général David Eisenhower n’étaient-elles pas sorties de la rue ?  Alors pourquoi vouloir minimiser la participation du peuple français à sa propre Libération.

    J’ajouterai que les 94 000 soldats de l’armée française débarqués le 15 aout 1944 sur les côtes de Provence n’étaient-ils pas sortis de la rue, alors que nos gouvernants n’évoquent que le débarquement du 6 juin mais jamais celui du 15 août.

    Léon Landini, président du PRCF

    Léon Landini est FTP main d’oeuvre immigré, torturé par Klaus Barbie. Il est également le président de l’amical des bataillons FTP MOI Carmagnole Liberté.

    ___________________________________________________________

    La Française

    entre 1940 et 1945

     

    La Résistance dans la rue face à la collaboration par Léon Landini résistant FTP MOI (IC.fr-25/09/2017)

    Il y a quelques jours  j’écoutais d’une oreille distraite, des « historiens » qui débattaient de la Résistance Française à la télévision. 

    Même distrait, il y a une professeure (dont j’ai oublié le nom) qui a retenu mon attention. Elle a, à quelques mots près déclaré cela : « Lorsque l’on évoque la Résistance, on affirme souvent que beaucoup de français se seraient battus contre l’occupant, alors qu’en réalité, il n’y a eu que 8 % de Résistants »

    Ce n’est pas la première fois que j’entends dire ces inepties, par de soit disant « spécialistes » de l’ contemporaine, mais qui n’ont de spécialistes que le nom.

    Ancien Résistant, j’ai 91 ans et me voici à la fin de ma vie dans l’obligation d’intervenir une fois encore, pour corriger ces falsifications historiques qui n’ont qu’un but, amoindrir la Résistance du peuple français, afin de permettre aux adversaires du programme du Conseil National de la Résistance, de déclarer comme l’a fait le sinistre Denis Kessler, que ce programme n’était en fait qu’un arrangement entre gaullistes et communistes et qu’en conséquence il fallait le faire disparaître.

    C’est en profitant de ces fausses affirmations que nos gouvernants œuvrent effectivement à faire disparaitre les conquis du programme du CNR et que l’étude de cette période de notre histoire n’est pratiquement plus enseignée dans nos écoles.

    Il est vrai que relater cette période à nos enfants, cela obligeraient les professeurs à indiquer que les Résistants se sont battus pour une France Libre, Forte, Indépendante, Démocratique et Souveraine et que ce que nos gouvernants nous imposent actuellement, c’est-à-dire l’assujettissement de notre pays à une Union Européenne et à son euro, (choses que notre peuple avait largement rejeté lors du référendum du 29 mai 2005) ne correspond absolument pas à la France pour laquelle mes meilleurs camarades ont fait le sacrifice de leur vie.

    Léon landini, Réponse à Michel Onfray et autres textes sur la Résistance et l’engagement

    Lorsque madame « la professeure » affirme, comme beaucoup d’autres  falsificateurs de l’histoire contemporaine l’ont fait avant elle, que seulement 8 % des français ont combattu l’occupant, elle ne doit tenir compte que de certains chiffres émanent du Ministère des Anciens  Combattants, chiffres qui ne peuvent désigner que ceux et celles qui ont obtenu la Carte de Combattant.

    Toutefois, il est pratiquement impossible de dire exactement combien de Résistants il y a eu. En 1941 environ 100 000 mineurs se sont mis en grève, les occupants en ont fusillés près d’un millier qu’ils considéraient comme des meneurs. Sont-ils comptabilisés dans les 8 % ?

    Fin 1943 et début 1944 je me trouvais en Creuse, les groupes de dix, quinze ou vingt maquisards, passaient régulièrement d’un village à l’autre. Ils étaient reçus par les habitants qui les accueillaient et les nourrissaient de 8 à 15 jours. Ceux et celles qui accueillaient les maquisards sont-ils comptés comme Résistants ?

    Pourtant tous ceux et toutes celles qui recevaient des maquisards savaient qu’ils prenaient de grands risques pour eux et pour leur famille. Les massacres effectués par les SS à Oradour-sur-Glane à Maillet ou à Tulle, étaient là pour leur rappeler que les risques encourut étaient extrêmes et que s’ils étaient suspectés d’abriter des maquisards tout leur village subirait le même sort.

    Cela étant, non seulement ils ne sont pas reconnus comme Résistants, mais jamais ils n’ont bénéficié d’une reconnaissance quelconque de la part de nos gouvernants.

    Par ailleurs en France, 75 mille juifs  ont été durant toute la guerre, sauvés  dans des familles d’accueils françaises, ces familles-là aussi prenaient de grands risques, ils savaient bien qu’en hébergeant chez eux des juifs ils risquaient leur vie et celle de leur famille.  Sont-ils comptés dans les 8% ?

    Pourtant, durant cette période en acceptant de faire courir de pareils risques à leur famille, Ils ont été l’honneur de notre pays.

    Et bien, non seulement ils ne sont pas reconnus comme Résistants, mais nos différents gouvernements, n’ont jamais eu le moindre geste pour les honorer un tant soit peu.

    En aout 1944, certains départements du sud-ouest de la France ont été entièrement libérés par des Résistants et plus particulièrement par les Républicains espagnols. Ont-ils tous été comptabilisé dans les 8 % ?

    Au moment du débarquement des alliées en Normandie, la Division de blindés, « S.S Das Reich », cantonnée dans le sud de la France, a reçu de Berlin l’ordre de se rendre le plus rapidement possible sur les lieux des combats.

    Hors, pour se rendre du sud de la France  en Normandie le chemin le plus direct traversait le Limousin. Le plus direct peut-être, mais également probablement le plus dangereux, car dans le Limousin il y avait de nombreux Résistants.

    Des milliers et des milliers de Combattants de la Résistance s’opposèrent à eux.

    La bataille fut si dure que les SS avaient baptisés le département de la Corrèze « La petite Russie ».

    La Division SS dû batailler environ trois jours pour forcer ce barrage. Tous ceux et toutes celles qui portaient les armes à ce moment-là sont-ils comptés dans les 8 % ?

    Il est certain que si les maquisards ne les avaient pas bloqués, ils y avaient de forts risques pour que les troupes alliées soient rejetées à la mer, ce qui a d’ailleurs été reconnu par le Général Eisenhower.

    Le Général David Eisenhower qui commandait les troupes Alliées débarqué le 6 juin 1944 en France, a estimé que la contribution de la Résistance Française à l’arrière des troupes allemandes, a représenté l’équivalent de 15 divisions. Tous ceux qui combattirent les SS d’une façon ou d’une autre ont-ils tous été comptabilisés dans les 8% ?

    Dernier point, grâce à la Résistance Française, notre pays a été la seule Nation occupée par les forces nazies, à être présente le 8 mai 1945 à Berlin au moment de la capitulation sans condition des troupes allemandes.

    Si seule la France a été invitée ce jour-là, c’est que probablement les alliés ont considéré qu’elle avait pris toute sa place dans le combat contre le .

    Vouloir aujourd’hui minimiser la Résistance française relève, soit de la méconnaissance du problème, soit d’une volonté délibérée de falsifier l’histoire de la Résistance Française dans le but de servir ceux qui veulent totalement faire disparaitre le peu qu’il nous reste des conquis du Programme du Conseil National de la Résistance.

    Alors, Professeurs ou non, avant de s’exprimer publiquement sur nos médias, ils devraient prendre la peine d’étudier sérieusement le problème et de ne pas affirmer n’importe quoi, en pontifiant.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

     

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  • #jaibastille énorme manifestation à Paris : plus de 150 000 pour les droits des travailleurs contre le coup d’état social de Macron UE MEDEF (IC.fr-23/09/2017)

    Dans une mise en scène façon Trump, hier Macron signait les euro ordonnances liquidant le code du travail. Une énorme à Paris, c’est la réponse populaire massive de ceux que les faignants, les cyniques, les extrémistes se permettent d’insulter, d’agresser et de piller pour remplir les coffres de l’oligarchie.

    Tous ensemble, grève générale, manifestation nationale à Paris, on lâche rien c’est cela la revendication populaire que plus 150 000 voix à l’unisson ont dont fait entendre dans un même cri de colère et de mobilisation de Bastille à , faisant vibrer le cœur populaire et démocratique de Paris.

    Avec cette mobilisation initiée par la France Insoumise mais la dépassant très largement, drapeaux des syndicats, d’autres organisations politiques et bien sûr du PRCF et JRCF flottant dans le dense et combatif cortège en témoignent, c’est une vraie démonstration de force, qui prouvent que tous ensemble et en même temps, le peuple peut gagner contre la dictature du Capital, de son homme de main Macron aux ordres de l’Union Européenne et du MEDEF.

    Une énorme manifestation à Paris : 150 000 et demain 1 million sur les champs Elysées et dégager Macron UE MEDEF ?

    Une foule, compacte, dense, combative qui refuse de se laisser diviser par ceux qui veulent opposer parti politique et syndicat : oui la lutte syndicale a besoin de trouver un débouché politique. Rappelons que la charte d’Amiens dont trop se saisissent pour revendiquer l’isolement des syndicats, établie également que l’objectif du syndicalisme est l’expropriation capitaliste. Rien de moins. Faut il rappeler que loin d’être indépendant, les Berger et autres Mailly émargent  auprès de Macron ou du PS ? Sur cette marée humaine, entre drapeaux rouges frappés des outils, dont ceux du PRCF et des JRCF, drapeaux tricolore de la Révolution, drapeaux de la France Insoumises, flottaient donc très logiement des drapeaux de la , et même de FO.

    Résistance, Résistance, Tous Ensemble, Grève générale…

    C’est bien là le message principal de cette puissante vague populaire qui a déferlé de toute la France sur Paris: oui le combat ne fait que commencer, il doit prendre appui sur le mouvement social, unis et déterminé dans une même mobilisation et non dans des luttes éparpillées, catégorielles, qui aussi puissantes qu’elles puissent être seront écrasées les unes séparement des autres.

    Avec les routiers et les ouvriers de la pétrochimie dès lundi, avec la jeunesse à laquelle a rappelé ses responsabilités pour son avenir, avec l’ensemble du monde du travail, c’est tous ensemble et en même temps que l’on peut gagner. Oui l’objectif d’une grande manifestation nationale, un million à Paris sur les Champs Elysées pour rappeler à Macron qu’en France, en République, il n’y a plus de roi, et que c’est au peuple, pas aux multinationales, pas à leur Union Eurpéenne de faire la loi. Que la vraie démocratie, oui, elle est dans la rue, avec le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple.

    En 2016, le PRCF avait déployé toute son énergie pour appeler à une grande manifestation unitaire, nationale, tous ensemble et en même temps à Paris, afin de donner la force pour lancer la grève générale reconductible. Une manifestation puissante le 14 juin, un million à Paris entre Place d’Italie et les Invalides, arrivées malheureusement trop tard pour déboucher sur la grève générale. la leçon est visiblement entendue, puisque le député Mélenchon a repris ce mot d’ordre pour la lutte actuelle, appellant à une énorme manifestation à Paris, un million de personnes sur les Champs Élisées pour défendre la loi, les droits des travailleurs : le code du travail.

    Face à l’euro liquidation du pays, des droits des travailleurs, convergence des luttes pour la sortie de l’UE, de l’euro et du capitalisme

    Oui la convergence des luttes est une nécessité, un impératif qui est immédiatement à portée de mains tant les revendications des uns et des autres, chômeurs pour l’emploi contre la précarité, travailleurs pour les salaires et leurs droits, fonctionnaires contre la casse des salaires et des services publics, cheminots, électriciens, gaziers, contre les euro privatisations, ouvriers contre les euro délocalisations, routiers contre l’euro dumping social, paysans contre l’euro destruction de l’agriculture paysanne en France etc..

    Oui l’ensemble de ces revendications contestent la même politique anti sociale, anti démocratique, anti écologique, celle dictée depuis Bruxelles par le MEDEF, la finance, les multinationales. Cette politique qui impose par la force le CETA. Cette Union Européenne qui ordonne la libéralisation et la privatisation des services publics (EDF, SNCF, Poste, Telecoms…). Cet euro qui condamne à l’euro austérité nos communes, nos hopitaux, nos écoles. Cette commission européenne qui impose – avec ses Recommandations par pays – la casse du code du travail, de la sécu, de l’assurance chômage et des retraites.

    Oui, pour sortir de tout cela, il est urgent d’agir tous ensemble, en même temps pour briser les chaines de l’Union Européenne.

    Pour lancer la contre offensive des travailleurs contre la dictature des financiers, des actionnaires, des profiteurs et des vrais assistés, cette classe capitaliste assoiffée de suppression de l’ISF et qui applaudit la réduction des APL, cette classe d’oisifs qui applaudit la suppression des emplois aidés et qui pour faire monter ses actions, licencie chez Alcatel, Alstom, PSA, Renault, etc… pour mieux délocaliser, et détruire le produire en France. C’est bien cette politique et ce système qu’il faut mettre en cause.

    Les chiffres : 23 septembre 150 000 personnes marchent pour la souveraineté populaire entre Bastille et République – les chiffres

    Affolé par la très forte mobilisation populaire ce 23 septembre, dans la rue à Paris, Macron a visiblement ordonné à sa préfecture de de communiquer un chiffre, 30 000 manifestants, et ce via la chaine de télé de l’oligarque Drahi – un milliardaire que Macron avait soutenu lorsqu’il était ministre des finances de François Hollande. Chacun observera que la préfecture de n’assume pas ses plus élémentaires responsabilités républicaines, puisque ce chiffre est balancé officieusement, et n’apparait dans aucun communiqué officiel.

    Ce chiffre, comme ceux diffusés ces dernières jours concernant les manifestations intersyndicale, est ridiculement sous évalué. Entachant gravement la crédibilité d’une police qui en agissant ainsi apparait plus que jamais aux ordres et bien loin de servir la République.

    www.initiative-communiste.fr vous propose une évaluation objective et argumenté du nombre de manifestants. Loin des “journalistes” des médias du pouvoir, à la rédaction d’Initiative Communiste, depuis le terrain et méthode scientifique à l’appui, on vous fournis nos propres chiffres du nombre de manifestants. Démontrant bien souvent les manipulations grossières de la police, une police aux ordres, une police politique au service d’un pouvoir, illégitime, minoritaire, totalitaire.

    Chacun peut s’emparer de cette méthode de calcul, pour démentir la propagande qui frappe à chaque fois les manifestations populaire, le mouvement social des travailleurs, et mettre devant leur responsabilité les journalistes se comportant en perroquet du pouvoir.

    Le cortège a mis trois heures à s’écouler entre Bastille et République, principalement à travers le boulevard Beaumarchais, mais également pour partie à travers le boulevard Richard Lenoir. Le début du rassemblement était à 14h, le discours de JL Mélenchon a commencé à 17h, alors que la foule n’avait pas encore finie de quitter la place de la Bastille.


    Le boulevard Beaumarchais mesure 30 mètres de large. une foule moyennement dense (ce qui n’était pas le cas de la foule à la sortie de la place de la Bastille, très très compacte d’après toutes les images diffusées par les télévisions et celles que chacun peut trouver sur les réseaux sociaux), s’écoule à un débit de 30 à 50 personnes par mètre et par minute (résultats de la thèse de Philippe Pécol, Paris Est, 28 février 2012).

    Ce calcul très simple permet d’estimer entre une fourchette de :

    • 30 m x 30 x 2h x 60 minutes = 108 000 manifestants
    • 30 m x 30 x 2h x 60 minutes = 162 000 manifestants
    • 50 x 30 m x 2h x 60 minutes = 180 000 manifestants
    • 50 x 30 m x 3h x 60 minutes =  270 000 manifestants.

    On voit ici combien le chiffre annoncé par les organisateurs, 150 000 manifestants est tout à fait sérieux, cohérent avec les travaux scientifiques sur l’écoulement des foules et manifestations. En faisant la moyenne de l’estimation basse et de l’estimation haute, ont obtient… 189 000 manifestants

    , la chaine du milliardaires Drahi, indique que la préfecture de police aurait estimé à 30 000 le nombre de manifestants. Cela reviendrait donc à un débit d’écoulement de la foule en sortie de la place de la bastille, même dans l’hypothèse la plus défavorable deux heures de manifestations de 8,3 personnes par mètre et par minutes. Juste 3 fois moins que les débits minimum de 23 personnes par mètre et par minutes mesurés par les travaux de Fruin pour l’écoulement libre d’une foule peu dense.

    La surface occupée par la manifestation était de :

    • Place de la Bastille 23 000 m² , surface de l’échafaudage de la statue de la Bastille déduite
    • Place de la République : 30 000 m²
    • Boulevard Beaumarchais : 47 000 m²

    soit un total de 10 ha. sans compter les 4,1 ha du boulevard Richard Lenoir menant lui aussi de Bastille à République, partiellement occupé par les manifestants.

    30 000 manifestants déclare BFM TV, la chaine de Ruth Elkrief dont chacun se souvient du soutien affiché à Macron durant la campagne présidentielle, cela revient à ce que chaque manifestant dispose de 3,3 m² autour de lui. Ridicule lorsque l’on regarde les photos et vidéos de la manifestation qui montre une densité très compacte de la foule, les manifestants étant à touche touche.Si l’on reprend les hypothèses de comptage de la préfecture de police pour la Fan Zone du Trocadero durant le dernier euro de football (90 000 personnes pour moins de 5ha), la seule place de la République remplie, c’est 60 000 personnes.

    En considérant une densité de 1,5 manifestants par m², un chiffre très bas puisque l’on considère généralement qu’une foule statique c’est entre 2 à 4 personnes par m²,

    Par comparaison, les organisateurs de la technoparade ont annoncé la présence de 300 000 personnes sur le parcours long de 5 kilomètres et qui était loin d’être densément occupé, à l’exception des quelques centaines de mètres entre chaque char musical :

    • 10 chars x 20 m de largeurs de rue x 500 mètre de foule derrière chaque char = 10 ha de surface occupée par la technoparade
    • 300 000 teufeurs / 10 ha = 3 teufeurs / m²

    En considérant les même hypothèses que la techno parade 2017 et sans même considérer les manifestants restés place de la Bastille, on dénombre 231 000 manifestants de Bastille à République ce 23 septembre.

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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