• Les élections législatives russes viennent de se terminer et sans surprise Russie Unie remporte ces dernières et disposera (selon les estimations) d'une majorité constitutionnelle (plus de 315 sièges) dans la nouvelle Douma.
    Les fraudes massives permettent de bloquer l'ascension du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF). Malgré cela, il se renforce avec plus de 18,94% des voix et plus de 10,6 millions de votants.

    Article et traduction Nico Maury

     
    Le Parti communiste (KPRF) rassemble plus de 10,6 millions de voix (18,94%)
     
    Selon les données fournies par la Commission électorale centrale de Russie (CEC) portant sur 99,83% des bulletins de votes dépouillés, Russie Unie a remporté les élections législatives avec 49,83% des suffrages (-4,37 points par rapport à 2016).

    Cette année, et comme à chaque élection, des fraudes importantes ont été dénoncées. Trucage du scrutin anticipé, trucage du vote internet (comme à Moscou, où le scrutin totalement truqué permet de donner une nette victoire à Russie Unie et cela au détriment du KPRF) et encore quelques bourrages d'urnes à un tel niveau que la CEC a dut en tenir compte (à la marge naturellement).

    18,94% pour le Parti communiste

    Principale cible des fraudes le Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF) qui recueille 18,94% des voix et plus de 10.633.174 suffrages. Un score en nette hausse par rapport à 2016 (13,34% et 7.019.752 suffrages).

    Malgré les fraudes massives, le Parti communiste se renforce et parvient à prendre le leadership dans plusieurs régions de Russie et notamment en Extrême-Orient et en Sibérie.

    En Extrême-Orient, le KPRF remporte la majorité des voix dans 2 des 11 régions formant le district fédéral (République de Sakha et Kraï de Khabarovsk) et s'impose dans 8 autres régions comme la seconde force politique. Même situation en Sibérie, où le Parti communiste construit des bases électorales fortes.

    Le Parti communiste dénonce cependant des élections sales et appelle à des mobilisations citoyennes pour obtenir l'annulation des scrutins où les fraudes ont été enregistrées.

    Défaite des Libéraux-démocrates et irruption d'un nouveau parti

    Le Parti Libéral-démocrate (nationaliste) subit une défaite assez lourde avec 7,51% des voix contre 13,14% en 2016. Il s'effondre dans ses places fortes de l'Extrême-Orient et au profit du Parti communiste qui lui prend le leadership. Son leader Vladimir Jirinovski accuse les communistes d'avoir joué la carte de la nostalgie de l'URSS pour lui voler ses électeurs.

    Le parti Russie Juste (social-démocrate), fusionné avec les Patriotes de Russie (nationalistes), ne parvient pas à décoller et rassemble 7,47% des voix. En 2016, Russie Juste recueillait 6,22% et les Patriotes de Russie 0,59%.

    Enfin, un nouveau parti entre à la Douma grâce au scrutin de liste. Le parti Nouveau Peuple (Novyye lyudi) de l'oligarque Alexey Nechayev, sous contrôle de Russie Unie et soutien au président Vladimir Poutine, remporte 5,33% des voix. Ce parti crée de toute pièce devait servir à attirer les soutiens de Navalny.

    9 partis n'entreront pas à la Douma

    Pour obtenir des sièges à la Douma au scrutin de liste, il faut dépasser les 5%. Plusieurs autres partis sont donc exclus de la représentation proportionnelle.

    Parti des retraités : 2,46%
    Iabloko (libéral pro-Navalny) : 1,33%
    Communistes de Russie : 1,27%
    Parti écologiste russe « Les Verts » : 0,91%
    Rodina : 0,80%
    Parti de la liberté et de la justice : 0,77%
    Alternative verte (ZA) : 0,64%
    Parti de la croissance : 0,52%
    Plateforme civique (GP) : 0,15%
     
     
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  • A l'issue des élections législatives, le Parti Communiste de la Fédération de Russie devient la seconde force politique dans l'ensemble des sujets constituant le district fédéral de Sibérie.

    Article et traduction Nico Maury

     
    En Sibérie, le Parti communiste (KPRF) s'impose comme la seconde force politique
     
    Les commissions électorales régionales ont dépouillé la majorité des bulletins de vote. Russie unie arrive en tête du scrutin législatif, mais recul sérieusement au profit de son opposant et rival le plus proche, le Parti Communiste de la Fédération de Russie.

    Kraï de l'Altai :

    Russie Unie : 33,68%
    Parti communiste : 30,54%
    Russie Juste : 9,86%
    LDPR : 9,10%
    NP : 6,09%

    Le KPRF remporte la circonscription de Rubtsovski (27,13%) et Russie Unie les 3 autres

    République de l'Altaï :

    Russie Unie : 38,50%
    Parti communiste : 30,09%
    Russie Juste : 8,85%
    LDPR : 7,85%

    Russie Unie remporte la seule circonscription de l'état.

    Oblast d'Irkoutsk :

    Russie Unie : 35,53%
    Parti communiste : 27,81%
    NP : 9,81%
    LDPR : 8,58%
    Russie Juste : 6,67%

    Le Parti communiste remporte la circonscription uninominale d'Irkoutsk avec 50,77% des voix et Russie Unie les 3 autres circonscriptions.

    Oblast de Kemerovo :

    Russie Unie : 70,75%
    Parti communiste : 9,35%
    LDPR : 6,24%
    Russie Juste : 5,69%

    Russie Unie remporte les 4 circonscriptions uninominales de la région.

    Kraï de Krasnoïarsk :

    Russie Unie : 34,64%
    Parti communiste : 22,88%
    LDPR : 13,68%
    NP : 7,84%
    Russie Juste : 6,14%

    Russie Unie remporte les 4 circonscriptions uninominales de la région.

    Oblast de Novosibirsk :

    Russie Unie : 35,25%
    Parti communiste : 25,86%
    LDPR : 9,61%
    NP : 8,71%
    Russie Juste : 6,94%

    Russie Unie remporte 3 circonscriptions uninominales et Russie Juste celle de Iskitim (29,57%).

    Oblast d'Omsk :

    Russie Unie : 32,90%
    Parti communiste : 31,19%
    Russie Juste : 8,26%
    NP : 7,62%
    LDPR : 7,22%

    Le Parti communiste remporte les circonscriptions uninominales de d'Omsk (31,68%) et de Moskalenski (42,94%). Russie Unie gagne la dernière circonscription.

    Oblast de Tomsk :

    Russie Unie : 32,70%
    Parti communiste : 22,43%
    LDPR : 12,06%
    NP : 9,36%
    Russie Juste : 8,52%

    Russie Unie remporte 1 circonscription et le Parti libéral démocrate la circonscription de Tomsk (22,90%).

    République de Touva :

    Russie Unie est le seul parti à passer la barre des 5%. Il recueille 85,34% des suffrages et la circonscription unique.
    Le Parti communiste, avec 4,20% des voix, ne peut obtenir de représentation.

    République de Khakassie :

    Russie Unie : 33,36%
    Parti communiste : 29,58%
    NP : 9,85%
    LDPR : 8,02%
    Russie Juste : 6,58%

    La circonscription unique de Khakassie est remportée par Russie Unie.

    En Sibérie, le Parti communiste (KPRF) s'impose comme la seconde force politique
     
    Les résultats de 2016 :

    Par rapport à 2016, le Parti communiste progresse fortement (sauf en République de Touva) et prend le leadership politique au Parti libéral-démocrate pour s'imposer comme rival de Russie Unie.

    Kraï de l'Altaï : 17,24% (3ème)
    République de l'Altaï : 18,89% (2nd)
    Oblast d'Irkoutsk : 24,05% (2nd)
    Oblast de Kemerovo : 7,21% (3ème)
    Kraï de Krasnoïarsk : 14,41% (3ème)
    Oblast de Novosibirsk : 19,55% (2nd à égalité avec le LDPR)
    Oblast d'Omsk : 25,21% (2nd)
    Oblast de Tomsk : 12,58% (3ème)
    République de Touva : 4,17% (3ème)
    République de Khakassie : 20,90% (2nd)
     
     
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  • Le Parti Communiste de la Fédération de Russie est arrivé en tête des élections à Moscou, capitale de la Russie (ne pas confondre avec l'oblast du même nom).

    A l'issue des élections législatives, le Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF) prend la première place du scrutin de liste à Moscou et talonne Russie unie dans les circonscriptions uninominales de la capitale.

    Article et traduction Nico Maury

    Le drapeau rouge flotte sur Moscou
     
    [Alerte info / Fraudes Les votes électroniques ont été publiés au dernier moment par la Commission électorale centrale.

    Suite à cette publication, Russie Unie se retrouve en tête à Moscou avec 36,97% des voix, soit la quasi intégralité du vote électronique et remporte, par magie, presque toutes les circonscriptions de la ville.

    Avant la fraude :


    -------

    A partir des données fournies par la Commission électorale centrale, et malgré les fraudes électorales avérées, le Parti communiste remporte 29,67% des voix à Moscou, devançant Russie Unie avec 29,12%. En troisième position on retrouve Russie Juste avec 7,92% des voix. La participation était de 47,39%.

    Le Parti Libéral-démocrate remporte 6,7% des voix, Nouveau Peuple 6,22% et Iabloko franchi la barre fatidique des 5% avec 5,89% des suffrages.

    En 2016, Russie Unie s'était imposée avec 37,76% des voix et 13,91% pour le KPRF. Le LDPR remportait 13,09% des voix et le parti libéral pro-Navalny, Iabloko, 9,52%. Russie Juste remportait 6,54% des suffrages.

    Le drapeau rouge flotte sur Moscou
    Dans les 15 circonscriptions uninominales de la ville de Moscou, le Parti communiste et son allié du Front de Gauche remportent 6 sièges. Russie Unie remporte 7 circonscriptions, Iabloko conserve sa circonscription et un indépendant remporte 1 siège.

    Ainsi le KPRF remporte les circonscriptions de Babushkinsky (Valery Rashkin - 31,72%), Kountsevski (Mikhaïl Lobanov - 38,63%), Medvedkovsky (Denis Parfenov - 33,66%), Nagatinsky (Anastasia Oudaltsova - 31,47%), Proobrajenski (Sergueï Obukhov - 30,11%), et celle de Touchinsky (Andrey Grebennik - 31,11%).

    Le Parti communiste est second dans les circonscriptions de Lublin (24,18%), Orekhovo-Borisov (24,61%), Perovskiy (26,14%), Khovrinsky (26,93%) et Chertanovsky (32,87%).
     
    Dans l'Oblast de Moscou (région - hors capitale), Russie Unie est en tête avec 44,81% des voix suivit par le Parti communiste avec 21,22% des suffrages.
     
     
     
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  • L'Extrême-Orient russe hisse de nouveau le drapeau rouge.
    A l'issue des élections législatives, le Parti Communiste de la Fédération de Russie remporte la majorité des voix dans 2 des 11 régions formant le district fédéral et s'impose dans 8 autres régions comme la seconde force politique.
    Il progresse partout par rapport à 2016.

    Article et traduction Nico Maury

     
    Le drapeau rouge flotte sur l'Extrême-Orient russe
     
    Les commissions électorales régionales des sujets russes formant l'Extrême-Orient ont dépouillé la majorité des bulletins de vote.

    Selon les résultats transmis par la Commission électorale centrale, dans neuf des onze régions du District fédéral d'Extrême-Orient, Russie unie arrive en tête du scrutin législatif, mais recul sérieusement au profit de son opposant et rival le plus proche, le Parti Communiste de la Fédération de Russie.

    Le Parti Communiste parvenant a prendre le leadership en Yakoutie (République de Sakha) et dans le Kraï de Khabarovsk.

    Voilà les données disponibles :

    République de Bouriatie (99,28% des bulletins traités) :

    Russie unie - 42,7%
    Parti communiste de la Fédération de Russie - 26,71%
    Nouveau peuple - 11,19%
    Parti libéral-démocrate - 5,73%

    Yakoutie (100 % des bulletins traités) :
    Parti communiste - 35,15%
    Russie unie - 33,22%
    Nouveau peuple - 9,87%
    SRZP - 8,19%
    LDPR - 5,14%

    Territoire Trans-Baïkal (94,46 % des bulletins traités) :

    Russie unie - 37,02%
    Parti communiste - 20,54%
    LDPR - 12,56%
    Nouveau peuple - 9,76%
    SRZP - 8,59%

    Territoire du Kamtchatka (95,71 % des bulletins traités) :

    Russie unie - 35,17%
    Parti communiste - 23,74%
    LDPR - 11,67%
    Nouveau peuple - 8,73%
    SRZP - 6,92%

    Territoire de Primorsky (85,98 % des bulletins traités) :

    Russie unie - 37,26%
    Parti communiste - 28,28%
    LDPR - 7,87%
    SRZP - 6,26 %, Nouveau peuple - 5,42%

    Territoire de Khabarovsk (98,5% des bulletins traités):

    Parti communiste de la Fédération de Russie - 26,54%
    Russie unie - 24,46%
    LDPR - 16,2%
    Nouveau peuple - 7,73%
    SRZP - 6,44%
    Parti des Retraités - 5,75%

    Oblast de l'Amour (76,27% des bulletins traités):

    Russie unie - 35,65%
    Parti communiste - 25,82%
    Parti libéral-démocrate - 14,08%
    Nouveau peuple - 6,73%
    SRZP - 5,38%

    Oblast de Magadan (99,06 % des bulletins traités) :

    ER - 49,22%
    KPRF - 21,07%
    LDPR - 9,10%
    Nouveau peuple - 5,36%

    Oblast de Sakhaline (99,33% des bulletins traités):

    ER - 35,15%
    KPRF - 28,87%
    Nouveau peuple - 9,25%
    LDPR - 9,02%
    SRZP - 5,1%

    Région autonome juive (95,11% des bulletins traités) :

    Russie unie - 55,25%
    KPRF - 19,18%
    LDPR - 8,47%

    Okroug autonome de Tchoukotka (98,36 % des bulletins traités) :

    Russie unie - 46,00%
    LDPR - 15,48%
    Parti communiste - 12,74%
    SRZP - 6,30%
    Nouveau peuple - 5,05%

    Le drapeau rouge flotte sur l'Extrême-Orient russe
     
    Rappel des résultats du Parti Communiste en 2016 :

    En 2016 Russie Unie et les nationalistes du Parti Libéral-démocrate étaient les deux forces majoritaires en Extrême-Orient russe. Systématiquement Russie Unie occupait la 1ère place, le LDPR la seconde place et le Parti communiste la 3ème place.

    République de Bouriatie : 20,59% (2nd)
    Yakoutie : 14,35% (3ème)
    Kraï de Trans-Baïkal : 15,93% (3ème)
    Kraï du Kamtchatka : 12,59% (3ème)
    Kraï de Primorsky : 17,95% (3ème)
    Kraï de Khabarovsk : 16,46% (3ème)
    Oblast de l'Amour : 16,65% (3ème)
    Oblast de Magadan : 14,84% (3ème)
    Oblast de Sakhaline : 15,55% (3ème)
    Région autonome juive : 17,11% (3ème)
    Okroug autonome de Tchoukotka : 7,76% (3ème)   
     
     
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    •  Alors que les États-Unis ont déclaré une nouvelle guerre froide à la Chine, il est pratiquement impossible de comprendre comment ce pays-continent fonctionne, tant la propagande US tourne à plein pot. Maxime Vivas et Jean-Pierre Page ont cependant réussi le tour de force de réunir dix-sept experts pour dépasser les clichés de la propagande de guerre et permettre au grand public de se faire une meilleure idée de ce qu’est la Chine. L’apport est remarquable, alors que la « compréhension » s’apparente de plus en plus à un acte de résistance. Nous vous proposons donc l’interview que Jean-Pierre Page a accordé à l’agence Xinhua à l’occasion de la sortie de ce livre paru aux éditions Delga, « La Chine sans œillères ». (IGA)

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      Pourquoi avez-vous accepté de rédiger ce livre ? Combien de temps avez-vous consacré à ce recueil ?

      Nous avons fait le choix avec mon ami Maxime Vivas de faire le livre “La Chine sans œillères” avec les contributions de 17 auteurs de différentes disciplines et opinions, des 5 continents et de plusieurs pays, dont la Chine, parce que les médias maintiennent le public français dans une grave ignorance.

      Celui-ci est quotidiennement harcelé par de fausses informations sur ce qu’est la Chine et ce que sont ses objectifs. Cela se fait, à travers des caricatures, des idées reçues, souvent héritage de notre passé colonial. Mais plus généralement, parce que la France tout comme l’Union européenne accompagnent la vision hégémonique qui est celle des États-Unis et du camp occidental.

      Pour notre part, nous ne considérons pas la Chine comme un modèle, mais comme un exemple. Le monde change très vite et les conservatismes qui caractérisent la plupart des pays occidentaux doivent et devront reculer pour faire place aux idées nouvelles. C’est la seule voie pour répondre aux enjeux auxquels doit faire face l’humanité.  Il s’agit de promouvoir comme réponse,  la justice sociale, la coopération, la non-ingérence, le multilatéralisme, le respect scrupuleux de la souveraineté des Etats, la paix. Tous les auteurs du livre partagent ce point de vue et ces exigences!

      C’est pourquoi nous avons voulu faire un livre « pro-vérité », un livre qui rétablit les faits dans leur contexte, et présente de manière objective ce qu’est la réalité de la politique chinoise avec à sa tête un Parti communiste fort de 95 millions d’adhérents dans ce pays continent de 1,4 milliards d’habitants et de 56 ethnies.

      Nous avons voulu être fidèles à la démarche qui était celle de ces intellectuels qui au moment où la Chine a commencé à se libérer de l’oppression étrangère, puis des inégalités sociales et qu’elle a commencé à explorer la mise en œuvre d’un nouvel ordre des choses ont fait le choix de chercher à la comprendre. À cette époque, ce qui les intriguait était de savoir comment dans ce pays continent à la civilisation 5 fois millénaire en continu, un groupe de jeunes militants marxistes dont Mao Zedong pouvait avoir l’ambition titanesque d’entraîner le peuple chinois dans un projet d’émancipation unique dans l’histoire humaine. Inciter à comprendre et à partager sont les maîtres-mots de cet ouvrage.

      Réunir autant de personnalités de talent était donc un défi, nous l’avons relevé. La plupart des auteurs et notre éditeur Delga ne se connaissaient qu’à travers leur réputation. Tous et toutes ont accepté la mise en commun d’un objectif:  si l’on veut parler de la Chine, faisons-le à partir de ce qu’elle est et non à partir de fantasmes ou de contre-vérités délibérées.

      Pour l’essentiel, ce travail avec les traductions a pris plus de 6 mois. Dans notre diversité, nous voulions collectivement que l’ouvrage coïncide avec cet évènement historique qu’a été le 100e anniversaire du Parti communiste chinois. La couverture du livre est un geste amical à cette actualité autant qu’il rend hommage au peuple chinois.

      Hong Kong, Xinjiang, Tibet, les origines du COVID-19. Ce recueil touche presque tout les sujets desquels les médias occidentaux font usage pour attaquer la Chine, ou, autrement dit, font une propagande antichinoise. Les sujets ont été choisis et distribués comment ? Quels sont les messages que ce livre voudrait transmettre aux lecteurs ?

      L’intérêt de la France, c’est la coopération sans exclusive et sans ostracisme politique. Cette manière de voir pour être constructive doit tourner le dos aux idées reçues et être conforme à la période nouvelle dans laquelle nous sommes entrés sur le plan international. Certes, celle-ci comporte des risques, des menaces, mais elle comporte également des opportunités. Par conséquent, prenons appui sur les besoins de nos peuples pour écarter les obstacles et les incompréhensions. Les Chinois aiment notre pays et ils respectent les Français. C’est un point d’appui important, il est essentiel ! C’est pourquoi nous devons également faire le choix de la réciprocité à l’égard de la Chine et de son grand peuple. Les choses ne peuvent être à sens unique, nous avons tous à apprendre les uns des autres. Nous n’avons pas à craindre le rayonnement de la Chine, elle contribue aux progrès de l’humanité tout entière, tout comme en d’autres temps cela a été le cas de la France ou encore d’autres pays.

      Par conséquent, le but de notre livre était d’encourager la curiosité, l’ouverture d’esprit, la compréhension mutuelle d’une Chine qui est devenue un état moderne et dont les progrès sont incontestables. Soutenir cette démarche est aussi important que la signature de contrats économiques. Il y a les défis économiques, mais il y a aussi les défis politiques et culturels.  C’est ce à quoi nous avons voulu contribuer. Nous voulions montrer la Chine telle qu’elle est, à partir de sujets qui ont été au cœur de l’actualité récente et dont on a beaucoup parlé. 

      Par conséquent les sujets ont été répartis selon certaines compétences, les enjeux économiques de la Chine nouvelle par des économistes réputés, les enjeux géopolitiques en mer de Chine par exemple par une ancienne ambassadrice, la crise sanitaire et le covid 19 par une médecin épidémiologiste, le Tibet et le Xinjiang par des observateurs lucides qui connaissent bien ces régions, etc. Nous avons aussi voulu que des auteurs chinois évoquent la manière dont ils observent le regard des Français à l’égard de la Chine. Ils l’ont fait avec talent.

      Je le répète, l’objectif était de chercher et aider à comprendre. Par principe je récuse pour ma part la démarche qui consiste à dénaturer le sens de décisions prises par la Chine et dans quels que domaines qui soient. En fait, cela se fait souvent pour flatter la politique de conflictualité que poursuivent les États-Unis. Nous avons donc voulu dans notre diversité d’opinions faire le choix de la compréhension et de la conviction. D’une certaine manière, notre livre se veut pédagogique.

      Dans le chapitre que vous rédigez, vous citez que « La guerre est semblable au feu, lorsqu’elle se prolonge elle met en péril ceux qui l’ont provoquée ». Qu’est-ce que vous voudriez souligner sur le dossier de Hong Kong par cette formule de Sun Tzu ? Quel est le rôle des États-Unis sur les questions de Hong Kong ? Et d’après vous, quel est le sens de l’adoption de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong par la Chine ?

      J’ai volontairement donné le titre suivant à ma contribution : “ N’en déplaise à Donald Trump et Joe Biden, Hong Kong est en Chine”. Ce qui peut sembler une évidence, mais elle ne l’est pas pour tout le monde et en particulier pour ceux dont l’hostilité déclarée à l’égard de la Chine les ont conduits à travestir ce fait historique qui par ailleurs est doublé d’une certitude.

      J’ai cité volontairement le philosophe et grand stratège militaire Sun Tzu pour qui j’ai une grande admiration, parce qu’il a décrit de manière simple et anticipatrice ce qui finalement est arrivé à ceux qui ont tenté de provoquer une rupture entre Hong Kong et la mère patrie.  Délibérément, au plan international les États-Unis assument cette responsabilité, avec comme relais,  les médias mainstream et des ONG locales connectées à des réseaux outre atlantique.  C’est ce que mon ami Bensaada a parfaitement démontré dans son texte. Au fond, il s’agissait d’une entreprise de déstabilisation visant la Chine tout entière. Ce fut un échec complet pour les apprentis sorciers, et ils en ont été pour leurs frais.

      Loin de remettre en cause le statut spécial de Hong Kong, la loi sur la sécurité nationale a comblé un vide. Je constate d’ailleurs que peu de personnes se sont exprimées sur le contenu de cette loi prise légitimement par le Parlement et l’Assemblée nationale Populaire de Chine. Le droit de se protéger à l’intérieur de ses frontières contre toute forme d’ingérence est un droit inaliénable pour chaque nation. Il est garanti par le droit international et la Charte des Nations unies. Hong Kong d’ailleurs n’est pas membre de l’ONU, ce qui est d’ailleurs aussi le cas de Macao et Taïwan.

      Comme au Xinjiang, à Taïwan ou en mer de Chine méridionale, on ne peut examiner ce qui s’est passé à Hong Kong indépendamment de la politique générale des USA à l’égard de la Chine. En réalité et dans les faits, la rétrocession de Hong Kong n’a pas bouleversé le monde des affaires ; conformément aux accords Hong Kong est demeuré une des plus importantes places financières au monde et le capitalisme continue à y dominer, le territoire y dispose de sa propre monnaie. Pour autant, son statut est parfaitement clair ”un pays, deux systèmes”. En d’autres termes et selon la formule de Ji Pengfei qui comme ministre des Affaires étrangères supervisa les négociations avec la Grande-Bretagne, “une seule Chine, une seule souveraineté, une seule diplomatie, une seule défense”. Il fallait donc en tirer les conséquences politiques et assumer ce qui devait l’être. C’est ce qui a été fait.

      L’objectif de Washington et de ses vassaux était d’internationaliser les tensions qu’a connues Hong Kong.  Les autorités chinoises ont fait preuve de sang-froid et de patience, de plus, une large majorité de la population a rejeté la violence, elle aspire au calme. Dans ces conditions, la loi sur la sécurité a permis de stabiliser les choses. D’ailleurs ces dernières semaines, j’ai noté que les protagonistes politiques qui brandissaient drapeaux américains et britanniques dans leurs manifestations ont annoncé l’auto-dissolution de leur mouvement.

      Mais , je voudrais ajouter qu’on a oublié bien vite 1967 et la répression brutale du gouverneur britannique de l’époque face à des revendications sociales, ayant fait l’objet d’une large mobilisation syndicale. Il y avait eu officiellement  51 morts, 800 blessés, des centaines d’arrestations, des peines de prison très lourdes. En fait, aujourd’hui, la Chine par ses décisions a introduit à Hong Kong un système autrement plus démocratique que sous la colonisation britannique. C’est pourquoi il y a une arrogance insupportable à vouloir donner des leçons à la Chine, quand l’on connait le bilan des pays occidentaux dans tous les domaines tout particulièrement dans celui du respect des droits de l’homme comme on le voit malheureusement en France ou aux États-Unis.

      Jusqu’à présent, quels sont les réactions ou commentaires des lecteurs et des médias français sur ce livre ?

      Le livre est en circulation depuis peu de temps. Il a rencontré déjà beaucoup d’intérêt, y compris internationalement et plusieurs articles dans la presse ou sur les réseaux sociaux ont mis en évidence la prouesse d’avoir réunis un nombre aussi important de personnalités sur un tel sujet. André Lacroix, qui est un fin connaisseur de la Chine, a dit du livre: « qu’il représentait une petite encyclopédie à entrées multiples. »

      Je pense que les éditions Delga dont le directeur a été reçu en audience officielle par son Excellence l’Ambassadeur Lu Shaye à l’occasion de la sortie du livre a eu raison de souligner la portée politique de ce livre pour les lecteurs français, mais aussi pour ceux de Chine. L’ouvrage représente une somme importante d’informations qui contribuent à clarifier des dossiers importants.

      Pour les détracteurs habituels de la Chine, il semble plus facile de mettre en cause par exemple le travail de mon ami Maxime Vivas sur le Xinjiang. Ils le font  à partir de procès d’intention sans fondements et souvent d’une grande vulgarité, se comportant ainsi comme de véritables mercenaires. Dans le cas de notre livre,  c’est évidemment plus compliqué à faire à l’égard de 17 auteurs de sensibilités diverses, mais animés du souci de rendre compte avec sincérité de leur vision de la Chine. Notre grand écrivain et ministre de la Culture du Général de Gaulle, André Malraux, qui admirait la civilisation chinoise a écrit : « La Chine est la Chine, et le reste du monde est le reste du monde ». Je serai tenté de dire, par respect pour elle et aussi pour nous-mêmes, comment ne pas en tenir compte.

      En outre, si c’est possible, pourriez-vous me présenter un peu votre prochain livre ?

      Ce prochain livre sur lequel nous travaillons avec Bruno Drweski qui enseigne à l’Institut National des Civilisations et langues orientales(INALCO) qui est un chercheur et auteur de nombreux ouvrages, portera sur la politique étrangère de la nouvelle administration américaine de Joe Biden à l’égard de la Chine.

      Notre opinion est que les États-Unis vont non seulement poursuivre, mais développer leur politique agressive  à l’égard de la Chine. Cette volonté de  restaurer une “nouvelle guerre froide” qui était celle de Donald Trump,  est aujourd’hui celle de Joe Biden. Comme le déclare celui-ci, il s’agit d’ un “défi majeur “. En fait, pour comprendre cette orientation, il faut prendre en compte l’antériorité de la politique américaine en particulier depuis Barack Obama et la réorientation de celle-ci à travers le fameux document stratégique « Pivot to Asia ».

      Au moment même de l’intronisation du nouveau Président américain à Washington, une des plus fameuses fondations nord-américaines,  “l’Atlantic Council » a produit pas moins de trois rapports visant à donner une stratégie offensive à la nouvelle administration y compris avec son volet militaire. Le néoconservatisme continue donc d’influencer profondément la politique étrangère des États-Unis et c’est pourquoi s’y retrouvent dans un large consensus, républicains et démocrates.

      Ce qu’il y a de nouveau dans ces documents, c’est que cette fois-ci les choses sont dites crûment. Il ne s’agit plus de contenir ni de refouler l’influence de la Chine, mais d’en finir avec le Parti communiste chinois et son principal dirigeant à la tête du pays : Xi Jinping. L’objectif serait ainsi selon les auteurs de favoriser par tous les moyens une direction plus modérée afin de contribuer à ce que le peuple chinois s’émancipe de la domination centenaire du Parti communiste.
      Les États-Unis dont le déclin est une chose largement  admise traversent une crise profonde qui divise et affaiblit  la société américaine tout entière. Joe Biden et ses conseillers cherchent à faire porter la responsabilité de leurs échecs économiques, sociaux, sur le plan international comme en matière de droits de l’homme à la Chine. Le dynamisme de celle-ci entraînerait  selon eux des conséquences négatives pour la mise en œuvre de la politique intérieure et étrangère américaine. C’est ridicule! En fait, Joe Biden cherche à disculper un système incapable de répondre aux enjeux de notre temps et aux propres besoins de ses citoyens. Les événements que nous vivons actuellement en Afghanistan sont de mon point de vue révélateurs, tout comme l’est sur un autre plan la crise épidémique.

      Le discrédit, la perte de crédibilité des USA en même temps que l’influence grandissante de la Chine bouleverse la donne, les références internationales, et d’une certaine manière le rapport des forces dans le monde en même temps que se nouent de nouvelles alliances contre la recherche d’imposer toute forme d’hégémonie. Comme le dit le Président Xi Jinping « Pour construire une communauté de destin, l’ancienne mentalité de jeu à somme nulle doit céder la place à une nouvelle approche de la coopération gagnant-gagnant. ». Je crois que cette pensée anticipatrice et novatrice  contribue à donner confiance.
      Car elle représente aujourd’hui une alternative crédible.

       

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    •  Pérou : Le Congrès réduit les facultés du Gouvernement    ( resumen-17/09/21)

      Par Manuel Robles Sosa

       

      La décision du Parlement du Pérou de diminuer les facultés du Gouvernement et de faciliter implicitement la destitution du président a été aujourd’hui durement critiquée et un journal l’a qualifiée d’arbitraire. 

      Le Congrès de la République a approuvé ce soir une loi d’interprétation de la Constitution qui empêche l’Exécutif de poser la question de confiance sur des questions qui sont de la compétence de l’organe législatif ou concernent des problèmes constitutionnels, ce que le journal la Repùblica a considéré comme quelque chose d’arbitraire.

      Le concept de refus factuel de la confiance au cabinet ministériel auquel l'ancien président Martin Vizcarra avait fait appel pour dissoudre le Congrès en septembre 2019 est également proscrit. 

      Après cette incident, le Tribunal Constitutionnel a donné son aval à la décision du président et stipulé qu4en fonction de l’équilibre des pouvoirs, le Gouvernement peut faire appel à cette mesure pratiquement dans toute situation, ce que le Parlement a contredit ce soir en approuvant cette réforme.

      Le groupe du parti au Gouvernement Pérou Libre a argumenté que seul le Tribunal Constitutionnel peut interpréter la Constitution et que le Congrès… ne peut interpréter que les lois en vigueur et il a dénoncé le fait que cette mesure vise la destitution du président dont des secteurs de l’opposition ont parlé ouvertement ces dernières semaines.

      Les législateurs de ce parti ont dénoncé aussi le fait que la procédure destinée à prendre une mesure qui touche la Constitution doit être une réforme et non une loi d’interprétation mais la majorité d’opposition a utilisé la loi d’interprétation parce qu’elle n’avait pas le soutien nécessaire pour une réforme de la Constitution (2/3 des voix) et que cela aurait pris plus de temps. « Maintenant, l’Exécutif ressemble à un boxeur qui monte sur le ring avec un bras attaché, » a déclaré l’ancien conseiller du président Alberto Adrianzen, qui a signalé que la droite a rompu l’équilibre des pouvoirs en limitant la capacité de réponse du Gouvernement aux attaques, aux chantages etaux obstructions de l’opposition.

      Ce déséquilibre, a-t-il dit, est aggravé par le fait que l’Exécutif garde la faculté de destituer le président pour « incapacité morale », ce qui peut être interprété n'importe comment.

      Adrianz a averti que ce qui se passe est « un pas de plus pour que l’opposition « domestique » l’Exécutif et, si cette voie ne fonctionne pas, le Congrès destituera le président pour « incapacité morale. »

      Il a ajouté que ce qui aurait été démocratique, ça aurait été de débattre et d’approuver une réforme de la Constitution qui limite les causes de la question de confiance et indique aussi les cas dans lesquels le Congrès peut être dissout.

      L’ancien juge du Tribunal Constitutionnel César Landa a signalé que la loi approuvée est anticonstitutionnelle parce que la Constitution en vigueur n’accorde pas au Parlement la faculté d’interpréter la Constitution.

       

      Source en espagnol :  https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/09/17/peru-critican-recorte-congresional-de-facultades-de-gobierno/

      Source en français (traduction de Françoise Lopez) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/09/perou-le-congres-reduit-les-facultes-du-gouvernement.html

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    •  Pérou : Abimael Guzmán sera incinéré   (resumen-17/09/21)

      Agissant comme au Moyen-Age ou à l'époque des dictatures, le Gouvernement péruvien progressiste a décidé de faire incinérer le cadavre d'Abimael Guzmán, le chef du Sentier Lumineux, et de faire disparaître ses cendres pour que ses partisans ne puissent pas lui rendre hommage.

      C'est ainsi : le Gouvernement péruvien a promulgué vendredi une loi qui permet de faire incinérer le corps d'Abimael Guzmán, le chef du Sentier Lumineux, qui gît dans une morgue depuis samedi.

      La nouvelle loi autorise le procureur à « organiser la crémation après autopsie » du cadavre de Guzmán et entre en vigueur ce samedi. La crémation devra avoir lieu « dans un délai maximum de 24 heures » et en présence d'un procureur.

      « le Ministère de la Justice sera chargé de disperser les restes après l'incinération en un temps et un lieu encore indéterminés avec le soutien du Ministère de l'Intérieur » dit le texte publié dans une édition spéciale digitale du Bulletin Officiel. 

      Tout cela a débuté parce qu'un ministre au passé fujimoriste, le ministre de la Justice et des « Droits de l'Homme», Aníbal Torres, a poussé le Parquet (aux mains des fujimoristes) à prendre cette mesure. Toute la classe politique, sauf exceptions comme quelques rares députés du parti Pérou Libre, ont déconseillé de prendre cette mesure infâme.

      Et nous disons « infâme » parce que personne qui ait toute sa tête ne peut penser qu'on puisse empêcher les partisans de Guzmán de lui rendre hommage s'ils le souhaitaient, 40 ans après que l’organisation qu'il dirigeait ait cessé d'exister. On peut avoir des milliers de divergences avec le Sentier Lumineux, critiquer ses méthodes, son action et tout ce qui arrive à toute personne qui en parle ou donne son opinion à ce sujet mais c'est une folie de s'opposer à ce que ses restes soient remis à sa compagne Elena Iparraguirre également condamnée à la prison à perpétuité ou à la personne qu'elle désignerait. C'est atroce et le plus atroce est que non seulement elle a le soutien de la droite qui vit en accusant le Gouvernement de Pedro Castillo d'être lié au terrorisme mais en plus, le Gouvernement lui-même tombe dans son jeu. Il est évident que c'est une concession à l’obscurantisme et au maccarthysme de droite et tôt ou tard, Castillo et ses ministres en paieront le prix. Celui qui fait tant de concessions finit par ne plus pouvoir gouverner lui-même. D'abord, ça a été Héctor Béjar et ils l'ont balancé. Ensuite, ils ont ciblé Iber Maraví et il a une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Mainteant, ils exigent de faire disparaître de la surface de la terre Abimael Guzmán et on accepte. Que pensez-vous que sera la prochaine chose que demandera la droite ?

       

      Source en espagnol :  https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/09/17/peru-mediante-una-bochornosa-ley-promulgada-de-urgencia-en-las-proximas-24-horas-cremaran-el-cuerpo-del-lider-de-sendero-luminoso/

      Source en français (traduction de Françoise Lopez) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/09/perou-abimael-guzman-sera-incinere.html

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    •  Pérou : Les femmes stérilisées de force protestent contre la lenteur de la justice  (prensa latina-16/09/21)

      Par Manuel Robles Sosa

      Lima, 16 septembre (Prensa Latina) La dirigeante de l’organisation de milliers de Péruviennes stérilisées contre leur gré, Rute Zúliga, a exprimé son indignation devant la suspension d’une audience pour juger l’ancien président Alberto Fujimori et d’autres responsables.

      Zuñiga, présidente de l’Association des femmes affectées par les stérilisations forcées, a condamné la lenteur du traitement de cette importante affaire, qui a touché plus de 300 mille femmes, selon Maria Esther Mogollón, porte-parole de l’organisation.

      La porte-parole a expliqué que la longue audience du 14 septembre a été suspendue jusqu’à la semaine suivante par le juge Rafael Martinez, prolongeant ainsi le procès.

      Elle a indiqué que ce jour-là, le magistrat avait dressé un bilan détaillé des preuves de la responsabilité de Fujimori et de trois anciens ministres de la santé dans le programme de stérilisation sans consentement de femmes pauvres et/ou indigènes.

      Le processus comprend les cas de 1 325 victimes et la plupart d’entre elles parlent la langue quechua, de sorte que dans les audiences les interventions sont traduites.

      'Nous sommes de nouveau victimisées, nous devons continuer à attendre, tandis que les coupables jouissent de l’impunité', a déclaré Zúñiga en signalant que Fujimori reste dans sa confortable prison exclusive et que les anciens ministres de la Santé de son gouvernement (1990-2000) poursuivent leurs activités.

       

      source: https://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=887294:des-femmes-sterilisees-de-force-protestent-contre-la-lenteur-judiciaire-au-perou&opcion=pl-ver-noticia&catid=99&Itemid=101

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    • Le parti au pouvoir au Pérou a commencé à réunir des signatures de citoyens pour promouvoir un referendum sur la nécessité de convoquer une Assemblée Constituante qui modifie la Constitution.

      La vice-présidente du Pérou, Dina Boluarte, a rapporté que pendant la campagne électorale de Pérou Libre (PL), elle s'est dit : Les changements structurels qu'il faut faire passent par un changement de Constitution. »

      « Nous y travaillons en récoltant des signatures pour ce referendum pour une Assemblée Constituante, » a dit Boluarte lors d'une cérémonie dans le département d' Ica.

      Boluarte, qui est également ministre du Développement et de l'Inclusion Sociale a averti que pendant les 28 ans où cette Constitution a été en vigueur, le Congrès n'a fait « aucun changement  qui en vaille la peine au profit des grands besoins du pays. » 

      La Constitution du Pérou ne prévoit pas l'instauration d'une Assemblée Constituante, c'est pourquoi il faut tout d'abord introduire une réforme constitutionnelle qui rende légitime l'appel à une nouvelle Constitution.

      Le Congrès peut proposer cette réforme ainsi que le président de la République ou un nombre de citoyen équivalent à 0,3% du corps électoral.

      Le député du parti au pouvoir Jaime Quito, l'un de ceux qui sont à l'origine du projet, a précisé que c'est le parti qui, « grâce à ses différentes bases », doit collecter les signatures. 

      Vendredi dernier, 10 législateurs de Pérou Libre ont présenté un projet destiné à incorporer dans la Constitution une possibilité de convoquer une Convention.

       

      Source en espagnol :  https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/09/15/peru-reunen-firmas-para-la-reforma-de-la-constitucion/

      Source en français (traduction de Françoise Lopez):  http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/09/perou-collecte-de-signatures-pour-la-reforme-de-la-constitution.html

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    •  

      La popularité du président péruvien augmente  (prensa latina-14/09/21)

      Lima, 14 septembre (RHC) L'agence de sondages Ipsos au Pérou a révélé les résultats d’une étude qui reflètent une augmentation de la popularité du chef de l’Etat Pedro Castillo de 42%,

      L’enquête a révélé que l’approbation du chef de l’état est considérablement plus élevée à l’intérieur du pays (49 pour cent), alors qu’à Lima. La capitale, elle est de 29 points de pourcentage.

      Comme lors du sondage précédent, Castillo est mieux accepté par les hommes (47 %) que par les femmes (38 %).

      Selon l’étude, 45% des personnes interrogées disent qu’elles ont voté pour Pedro Castillo dans le but de changer radicalement le pays, en même temps, 22% indiquent que leur vote était contre la corruption.

      En ce qui concerne la désapprobation, 39 % des personnes estiment que le président n’est pas prêt pour le poste. En outre, 31% des gens pensent qu’il a convoqué de mauvais professionnels pour faire partie de son cabinet.

      Le nombre de personnes qui s’abstiennent ou ne précisent pas si elles approuvent ou désapprouvent le président s’est réduit de cinq points de pourcentage par rapport à l’enquête précédente, de 17 à 12 pour cent.

       

      source: https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/270154-la-popularite-du-president-peruvien-augmente

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