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  • Boris Le Lay était jugé, ce lundi, pour diffamation et injure publiques, et provocation au crime ou délit.Boris Le Lay était jugé, ce lundi, pour diffamation et injure publiques, et provocation au crime ou délit

    Son site d’extrême droite fiche des militants, pour leurs engagements. Boris Le Lay était jugé pour diffamation et injure publiques, et provocation au crime ou délit, ce lundi 9 avril, à Rennes. Le tribunal correctionnel l’a condamné à dix-huit mois de prison et à 8 000 € d’amende.

    Ils sont nombreux, à prendre place sur le banc des parties civiles. Dix-huit femmes et hommes fichés par un site d’extrême droite, Breiz Atao, qui se présente comme le « quotidien de l’État national breton ». Le fichage prend la forme de « notes de renseignements » sur ces militants rennais, engagés aux côtés des migrants, des sans papiers, contre le sexisme et l’homophobie. Certains sont enseignants ou chercheurs, d’autres artistes ou ingénieurs.

    Sur ce site ultranationaliste, « nous ne sommes ni dans la défense de la culture bretonne, ni dans le débat d’idées. Mais dans l’incitation à l’élimination de personnes qui ne pensent pas comme Breiz Atao », rapporte l’une des victimes.

    Site déréférencé de Google

    Le site, créé en 2010, serait hébergé aux États-Unis. Son administrateur présumé, Boris Le Lay, serait domicilié au Japon.

    Cet homme de 35 ans, natif de Quimper, a déjà été condamné à de multiples reprises par les tribunaux français, pour apologie de crimes et provocation à la haine. Deux mandats d’arrêt ont été ordonnés contre lui.

    Boris Le Lay est absent à son procès, qui se tient deux ans après les dépôts de plainte d’un directeur d’école puis de dix-neuf autres plaignants. ll est jugé pour diffamation et injure publiques, et provocation au crime ou délit.

    Me Catherine Glon, avocate des parties civiles, souhaite la fermeture globale du site. Celui-ci a déjà été déréférencé de Google : sa page d’accueil n’apparaît plus dans les résultats de recherche. Toutefois, le site est toujours accessible.

    Le prévenu se comporte « comme un néonazi »

    Le procureur de la République considère que le prévenu « se comporte véritablement comme un néonazi » et estime que les propos de ses publications « rappellent le second conflit mondial et l’Holocauste ». Il requiert 18 mois de prison, 5 000 € d’amende et demande qu’un nouveau mandat d’arrêt soit ordonné.

    Le tribunal le suit, tout en alourdissant le montant de l’amende, fixé à 8 000 €. Boris Le Lay est également condamné au versement d’1 € symbolique, à chacune des parties civiles.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Mireille Knoll, tristesse, colère et inquiétude (UJFP-28/03/2018)C’est avec une très grande tristesse et inquiétude que l’Union Juive Française pour la Paix a pris connaissance du meurtre de Mireille Knoll. Nous condamnons ce crime odieux dont le caractère antisémite est le motif retenu par le Parquet. Âgée de 85 ans, elle avait survécu à l’horreur nazie et aux déportations, menées avec la complicité de l’État français, qui avaient touché nombre de membres de sa famille et coreligionnaires.

    Dans ce climat tendu et alors que le fils de la défunte invite celles et ceux qui le souhaitent à participer à la marche blanche prévue à 18h30 Place de la Nation, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) n’en finit pas de semer la division et s’octroie même le droit de désigner les personnes qui ont leur place à ce moment de recueillement.

     

    Pourtant, en prétendant faire de la lutte contre l’antisémitisme la mère de toutes les batailles, et en amalgamant sciemment l’opposition à la politique israélienne et la haine des Juifs, son agenda se résume en réalité à relayer la propagande de cet État et à discréditer le mouvement de solidarité avec la Palestine en faisant de lui le ventre fécond de la bête immonde. Son inénarrable président, Francis Kalifat, ne recule devant rien – et sûrement pas devant la diffamation. Il l’a en effet prouvé une fois encore hier soir en renvoyant dos à dos le Front National et la France Insoumise : les « deux extrêmes » (sic) ne seraient pas les bienvenus à la Marche blanche organisée à la mémoire de Mireille Knoll. La critique d’Israël à gauche, cette « forme réinventée de l’antisémitisme » pour reprendre la dangereuse formule du Président Macron, et l’antisémitisme, bien réel celui-ci, de l’extrême-droite, ce serait la même chose ! Si la ficelle est un peu grosse, elle n’est certainement pas nouvelle : c’est le carburant de la machine de propagande des soutiens hexagonaux hystériques à Israël.

    L’UJFP milite et continuera de militer inlassablement contre l’antisémitisme, toujours en récusant ces tentatives minables et obscènes d’instrumentalisation, et avec la conviction que la lutte contre l’antisémitisme ne doit pas être isolée du reste de la lutte contre le racisme : il est essentiel qu’elle soit portée par tou-te-s – victimes du racisme ou allié-e-s, Juifs/Juives ou non –, pour qu’enfin nous l’arrachions des mains de ceux qui l’exploitent et la dégradent au profit de la seule satisfaction d’autres agendas.

    L’UJFP répond donc à l’invitation de Daniel Knoll et appelle ses militant-e-s et adhérent-e-s à lui apporter leur soutien, dans la dignité que requièrent les marches blanches organisées à la mémoire de sa mère, Mireille Knoll.

    Nous espérons que le CRIF, entre autres, saura garder à ces démonstrations de solidarité le recueillement nécessaire. Nous nous y engageons pour notre part.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 28 mars 2018

    source: https://ujfp.org/

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  • Expulsions d'élèves étrangers. 500 manifestants  (LT-25/03/2018)

    Cinq cents personnes ont manifesté samedi après-midi dans le centre-ville contre l'expulsion d'un collégien russe d'origine arménienne scolarisé à Max-Jacob et d'un lycéen guinéen de Cornouaille. Deux autres élèves de Chaptal sont aussi concernés par des mesures d'obligation de quitter le territoire.

    Grand, longiligne. Mohamed est arrivé en France en mai 2017 et le mois suivant en Bretagne. Après sept déménagements, il est scolarisé depuis octobre au lycée de Cornouaille.

    Mohamed, de la Libye à Lampedusa

    La préfecture lui a déjà signifié son obligation de quitter le territoire national. Il y a trois semaines pour rejoindre l'Italie. Il y a trois semaines, le tribunal à Rennes a rejeté sa requête. « Je ne veux pas retourner en Italie. Pour moi, les conditions d'accueil là-bas sont un peu comparables à celles de la Libye », dit le jeune homme qui a fui la Guinée pour des raisons politiques. « C'est prendre trop de risques que de donner des précisions, c'est un trop grand danger », commente la personne qui l'accompagne et l'assiste. Pas de photo non plus. « Quand j'ai débarqué par bateau à Lampedusa, j'ai perdu connaissance, j'avais des inflammations de la peau. On m'a obligé de prendre mes empreintes. Elles n'ont pas été bien prises, on m'a dit qu'on recommencerait... ». Puis ce sera le transfert dans un camp, « là-bas cela a été catastrophique, un calvaire, on a été privé de tout », poursuit le lycéen francophone. Il part pour la France, « j'ai été très bien accueilli, cela a été très différent de l'Italie. J'ai des amis, des bonnes personnes qui m'accompagnent, je ne veux pas quitter ici », dit-il. En première SVT, l'interne au lycée de Cornouaille se prépare pour le bac de français.

     

    « Razmik est totalement intégré... »

    Cela fait dix jours maintenant que Razmik et ses parents auraient dû quitter Quimper pour la Pologne en raison de la règle de Dublin. Pas plus que ses parents, le collégien de 11 ans, Russe d'origine arménienne, n'a mis les pieds en Pologne. Mais des démarches ont été faites à l'ambassade de Pologne à Moscou... Depuis, la famille est « sous protection citoyenne » précise Claire Toulemonde, infirmière. « Pour la préfecture, c'est la situation des parents qui compte. Elle nous dit que Razmik doit partir avec ses parents. Le préfet peut déroger à la règle de Dublin », commente Luc Colpart, enseignant au collège Max-Jacob qui parle d'une communauté éducative « abasourdie ». « Razmik est totalement intégré, très aidant. C'est un élève en tête de classe », ajoute-t-il.

    Deux autres lycéens à Chaptal

    « La Pologne n'a aucune structure pour accueillir les migrants, il n'y a que le mouvement citoyen qui peut faire bouger les choses pour que l'humanité règne », estime Claire Toulemonde. Ces deux scolaires ne sont pas les seuls sous la menace d'une expulsion a précisé samedi la Ligue des droits de l'Homme. Une lycéenne tunisienne et un Albanais scolarisés à Chaptal sont aussi dans ce cas. « À Concarneau, nous soutenons une famille albanaise. Les cinq hommes sont menacés de mort s'ils retournent en Albanie ». Pour la LDH, « il y a beaucoup de Quimpérois en situation de Dublin. Il y a aussi tout ceux qui ne sont pas collégiens ou lycéens. Il faut rester mobilisé ». Elle vient de créer un collectif à Quimper, « le Temps partagé ». Une marche pacifique entre Brest et Quimper est prévue les 7,8 et 9 avril. Son mot d'ordre : « Stop aux expulsions des demandeurs d'asiles dublinés ».

    Jacky HAMARD

    http://www.letelegramme.fr

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  • Un rassemblement est organisé, ce mardi 27 février, à 12 h 30, devant la sous-préfecture de Brest, pour dire « non à l'expulsion de Papou ». Ce jeune Ivoirien, qui se dit mineur, est arrivé à Brest en janvier 2017. A la suite d'un contrôle d'identité, il a été conduit au centre de rétention de Rennes, alors qu'il a fait un recours auprès du juge des enfants pour faire reconnaître sa minorité. « Il ne doit pas être expulsé », clame l'ADJIM, l'Accompagnement des jeunes isolés migrants, qui rappelle que l'expulsion d'un mineur est illégale, le préfet de Nice venant d'ailleurs d'être condamné par le tribunal administratif pour cela. Selon l'ADJIM, il a passé dix mois à l'hôtel dans l'attente de la reconnaissance de son statut de mineur, statut qui lui a été refusé par le procureur de Brest. « Cependant, ses papiers n'ont pas été estimés faux : ils lui ont été rendus », note l'association. Le Réseau du pays de Brest pour l'accueil des migrants dans la dignité lui a alors trouvé un hébergement et il a demandé à un avocat de déposer devant le juge des enfants un recours à la décision du procureur. Papou attend toujours sa convocation... Mais la minorité de Papou n'ayant pas été reconnue par le procureur, le recours devant le juge des enfants n'est pas suspensif. Pour ses soutiens, qui appellent à se mobiliser aujourd'hui devant la sous-préfecture, « il ne s'agit pas seulement de défendre Papou, il s'agit de s'insurger contre la maltraitance institutionnalisée que subissent les jeunes migrants (...). En protestant contre l'expulsion de Papou, ce n'est pas seulement lui que nous défendons. Ce sont les valeurs humanistes auxquelles nous croyons et, bien au-delà, celles auxquelles se raccrochent les enfants que nous soutenons : ils feront le monde de demain ».

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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  • Brest-Liberté pour Papou-Non à l'expulsion illégale-Rassemblement mardi 27/02-12h 30-Sous-préfecture de Brest

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  • LIBÉREZ PAPOU D.,17 ANS,ENFERMÉ EN CENTRE DE RÉTENTION EXPULSABLE A TOUT MOMENT

    PAPOU DIALLO ,  UN  JEUNE DE 17 ANS  EST ENFERME AU CENTRE DE RETENTION DE RENNES

    LA JUSTICE A  VALIDE LA DECISION PREFECTORALE. IL EST  EXPULSABLE A TOUT MOMENT !                                                                                                      

    SANS  ASSURER DE LUI PERMETTRE  DE FAIRE VALOIR SON DROIT DE RECOURS  DEVANT LE JUGE DES ENFANTS LUI PERMETTANT AINSI  D ATTESTER DE SA MINORITE 

    LA LOI EN VIGUEUR STIPULE QU  AUCUN MINEUR NE PEUT ETRE NI PLACE EN RETENTION  NI EXPULSE

    Avant de se faire enfermer, il était  hébergé dans une famille solidaire,  suite à l' évalution négative  de l' équipe éducative  de l'Aide Sociale à l'Enfance de Brest se basant sur  des critères plus que subjectifs et  ayant  décidé de  son exclusion du service Mineurs Non Accompagnes .

    Depuis son arrivée a Brest ,  Il a été placé 10 mois en hôtel  . aucune démarche de l' équipe éducative quant a sa scolarité et son parcours de  formation.

    Il a été arrêté lors d'un contrôle d identité  en gare de Vannes . la préfecture du morbihan lui a signifie une obligation de quitter le territoire . Il est enfermé  depuis au Centre de Rétention de Rennes. Il a déjà été transféré à Roissy mais a refusé d'embarquer, le juge des libertés a prolongé sa rétention . Il a en sa possession  son acte de naissance et son   attestation d'identité ivoirienne (photo, empreinte, date de naissance) attestant de sa minorité.

    LES AUTORITES  FRANCAISES  ONT ELLES CONSULTEES LES  AUTORITES IVOIRIENNES QUANT A SA MINORITE ?

    Il est actuellement en recours auprès du juge des enfants de Brest. .

     

    APPELEZ EN MASSE LES RESPONSABLES DE LA CHAINE D' EXPULSION

    CDAS (aide sociale à l'enfance )( mission MNA) 0229612929

     PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE DE QUIMPER  0298337800 qui lui assurer de pouvoir contester la decision de non lieu a l  assistance educative pres du procureur general de la cour d appel de rennes . des test ossseux ont ete requetes malgre que l’ordre des médecins demande que « les actes médicaux dans le cadre des politiques d’immigration soient bannis, en particulier les radiologies osseuses. »

    CRA de Rennes 0299674920

    CONSULAT DE COTE D IVOIRE 01 53 64 62 62 POUR LEUR DEMANDER DE METTRE FIN A CETTE SITUATION D 'INGERENCE

    PAPOU NE DOIT PAS ÊTRE EXPULSÉ ET DOIT ETRE LIBÉRÉ

     

    POUR SIGNER LA PETITION EN LIGNE

    CLIQUER ICI

    source: https://www.change.org 

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  • Sur la conception néo impérialiste de la Francophonie portée par MM Mabanckou et Mbembe – par Georges Gastaudon lira ci-dessous la tribune publiée par MM MABANCKOU ET MBEMBE, et la réponse circonstanciée de GEORGES GASTAUD, défenseur du français et de toutes les langues contre le tout-anglais impérialiste.

    Georges Gastaud, philosophe, syndicaliste enseignant est également l’un des responsables nationaux de l’association de défense de la et de la diversité linguistique, le COURRIEL


    REPONSE DE GEORGES GASTAUD, RESISTANT AU TOUT-ANGLAIS – 15.2.18  

    Sur la conception néo impérialiste de la Francophonie portée par MM Mabanckou et Mbembe – par Georges GastaudJe ne trouve pas ce texte positif, au contraire. Non seulement parce qu’il ignore totalement la question majeure, celle du tout-anglais mondial, européen et hexagonal (surtout, n’affrontons pas le MEDEF et les milieux bobos !), non seulement parce qu’il déforme totalement ce qu’est aujourd’hui l’Organisation Internationale de la Francophonie (où la France officielle s’est mise en retrait au profit du Canada ANGLOPHONE et FEDERAL qui a placé à la tête de l’OIF Mme Jean, l’actuelle présidente, avec pour souci principal de neutraliser le souverainisme québécois), non seulement parce que le français est en même temps langue internationale et socle de notre nation (libre à d’autres pays d’en faire aussi leur socle national s’ils le souhaitent !), mais parce que sous couvert de taquiner Macron sur la Françafrique, ce texte lui ouvre une voie royale pour son projet de « déringardisation » du français. Lequel passe, bien évidemment, par la mise à mort de la loi Toubon, et pour commencer, par son contournement et sa « ringardisation » systématique y compris par ceux qui sont chargés de la faire appliquer.  

     Quant à M. Mabanckou, que j’ai eu l’occasion naguère d’interpeller très brièvement sur France-Inter, il sous-estime incroyablement l’anglicisation de la France (mais aussi, de la Wallonie, du Québec, de la Suisse romande, pour ne pas parler de l’Afrique que je connais moins). Comment peut-il se mettre au centre d’une question qu’il a si peu étudiée ? Sait-il par ex. que tout récemment, PSA et Renault ont basculé, illégalement, toute leur documentation interne à l’anglais ? Que nombre d’Universités enseignent intégralement certains cursus en anglais au mépris de la législation ? A-t-il jamais regardé comment se nomment les émissions les plus suivies de TF1, la chaîne française disposant de la plus large audience ?  

     J’ajoute que la mise en cause faussement rebelle de l’Etat-nation français par le texte de MM. Mabanckou et Mbembe est d’une rare hypocrisie : le premier de ces messieurs ne vient-il pas d’être nommé au très prestigieux Collège de France, une institution créée par François 1er pour enseigner en français (et par là-même, au tout-venant) les savoirs de pointe du moment, au moment même où ce roi emblématique de la Renaissance scellait l’alliance de la France et de sa langue par l’Ordonnance de Villers-Cotterêts… Une ordonnance que Macron et l’UE souhaitent manifestement détricoter (pardon, « moderniser », à l’image de tout ce qui a construit la nation, avant de construire la République, puis la « République sociale » du CNR) quand ils laissent entendre, comme les ministres de la culture de F. Hollande, que la protection légale de la langue française contre la substitution systématique de termes anglais à des mots français connus de tous n’est qu’une « ligne de Maginot linguistique » (ce qui est forcément le cas, non pas parce que cette loi est mauvaise, mais parce que les autorités françaises ont traitreusement décidé de ne pas l’appliquer ; qui disait que laisser transgresser une loi, c’est autoriser ce que l’on feint d’interdire ?   

     Aujourd’hui, le problème n°1 de la Francophonie mondiale, c’est que son navire-amiral historique (faudra-t-il aussi changer le nom du français ?!), la France, est en train de se saborder linguistiquement et de faire la promotion de l’anglais jusqu’en Afrique : ne se dit-il pas qu’un ex-mathématicien devenu « marcheur » conseille les mathématiciens africains de publier en anglais et s’oppose à la publication d’articles en français dans des revues scientifiques françaises ? Bref, on feint de dénoncer le néocolonialisme à l’ancienne (encore bien vivant et tueur, certes) pour mieux promouvoir le néocolonialisme « françaméricain » et « françallemand » de l’avenir… et la néo-colonisation linguistique de la France elle-même !   

     Quant au projet proclamé de Macron de faire du français la deuxième langue mondiale, outre qu’il est actuellement hors de portée, outre sa dimension impérialiste évidente (qu’on arrive déjà à sauver le français, fort menacé, dans l’espace français et francophone actuel, ce sera déjà pas mal !), c’est en réalité un projet de vassalisation par rapport à l’anglais, y compris en France. Ce que fait miroiter Macron aux gogos, c’est une langue française cessant d’être la langue vivante, pratique, du et des peuples qui la parlent, mais devenant du même coup (lot de consolation ou coup de grâce ?) un signe de « distinction » pour l’élite mondialisée quand elle sentira le moment venu de prendre ses distances avec le Globish devenu la langue mondiale réelle, pratique. Car alors il faudra bien quelque chose aux « élites » pour continuer à se démarquer du et des peuples, à l’image des aristocrates russes qui se flattaient de parler russe à leurs moujiks… avec l’accent français. Ce projet de langue impériale bis me répugne profondément, ce n’est pas une manière de faire survivre le français, mais une manière de le mettre au service posthume de ceux qui l’auront tué en tant que langue du et des peuples. Et finalement, la demande de Mabanckou, et sans doute de Leila Slimani, qui consiste à faire du français la langue-monde seconde en le dénationalisant en France même est un projet profondément IMPERIALISTE et hyper-néocolonial. On ne voit pas d’ailleurs en quoi les élites africaines mondialisées vaudraient mieux que les élites hexagonales en matière de patriotisme et/ou d’internationalisme. Pauvre Aimé Césaire, décidément !  

    Autrement digne et noble était l’attitude de Kateb Yacine, un anticolonialiste combattant qui n’écrivait pas une supplique au chef de la Françafrique mais déclarait fièrement voir dans le français un « butin de guerre ». Ou dans l’attitude de l’Irlandais J. Joyce déclarant ironiquement : « les Anglais nous ont donné leur langue et nous en avons fait de la littérature ».  

     Entre le nationalisme, qui veut faire du français la langue de la domination néocoloniale, et le mondialisme, qui veut dénationaliser la langue de Molière (au lieu de penser l’existence PLURIELLE du ou des français), il faut penser l’internationalisme linguistique qui passe par le plurilinguisme qu’exprime la phrase hautement dialectique de l’écrivain italien Umberto Eco : « la langue de l’Europe, c’est la traduction ».

     

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr 

     

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