• Morgan Large, journaliste à RKB en Centre Bretagne subit des pressions en lien avec son travail. Dernièrement, des écrous ont été dévissés sur les roues de sa voitureMorgan Large, journaliste à RKB en Centre Bretagne subit des pressions en lien avec son travail. Dernièrement, des écrous ont été dévissés sur les roues de sa voiture

    Morgan Large, journaliste en Centre-Bretagne a découvert les roues de sa voiture déboulonnées. Un acte de malveillance qui aurait pu lui coûter la vie ansi qu'à sa fille. Il s'ajoute à une liste déjà longue. Un rassemblement de soutien est organisé mardi 6 avril à Rostrenen.

    "Tiens un boulon !" C’est ce que s’est dit la journaliste Morgan Large ce mercredi 31 mars quand elle a découvert un boulon dans le chemin qui mène chez elle. Consciencieusement, elle a passé en revue les visites récentes à son domicile pour trouver à qui appartenait ce boulon. Et puis, elle a regardé sa propre voiture : il manquait deux boulons ! "Je me suis dit que deux boulons ne partent pas comme ça."

    "On s’attaque à ma famille"

    La journaliste de Radio Kreiz Breizh (RKB), Morgan Large, subit régulièrement des menaces, "mais là le Rubicon est franchi, prévient-elle. On s’attaque à ma famille." Elle ne sait pas précisément quand a été perpétré cet acte de malveillance, mais elle se souvient avoir entendu un téléphone portable sonner et le chien aboyer quelques nuits auparavant.

    Depuis, j’ai fait de la route avec cette voiture, parfois avec ma fille pour l’amener chez l’orthodontiste par exemple. Donc on met ma famille en danger.

    Morgan Large

    "Il ne faudra pas t’étonner si on vient chez toi !"

    A sa fille de 17 ans qui lui a demandé : "On aurait pu perdre une roue ?", Morgan n’a pas su quoi répondre. "Comment je gère ça ?, explique-t-elle, des sanglots dans la voix. Je ne sais pas quoi lui dire. Les parents sont censés être rassurants."

    Morgan exerce son métier de journaliste en Centre-Bretagne, essentiellement à Radio Kreiz Breizh, mais aussi en indépendante. Elle connaît cette zone, qu’elle couvre depuis plus de 20 ans, comme sa poche. "Après un documentaire sur la filière volaille où je témoignais, j’ai eu des appels anonymes me menaçant ‘Il ne faudra pas t’étonner si on vient chez toi !’", raconte-t-elle.

    Des actes de malveillance récurrents

    "Des mairies ont supprimé des subventions à Radio Kreiz Breizh après certains de mes reportages sur l’agriculture dans la région, poursuit la journaliste. Pourtant on donne la parole à tout le monde."

    Les appels anonymes continuent, incessants depuis plusieurs mois. En décembre dernier, la clôture du champ de ses deux chevaux a été ouverte et les animaux ont divagué pendant plusieurs heures. Au même moment, les portes des locaux de RKB étaient forcées. 
    Un mois plus tard, en janvier, le chien de Morgan était empoisonné. La journaliste se dit usée, fatiguée et c’est bien ce que cherchent les personnes qui s’en prennent à elle.

    Je crois en l’humanité. Je pars du principe que les gens sont sympas. S’il y a polémique, on discute, on traite tout le monde de la même façon.

    Morgan Large

    Cette fois, la journaliste est décidée à porter plainte. "Je ne veux pas vivre comme ça."

    Une longue liste de journalistes malmenés

    Cette semaine, dans cette même commune de Glomel, dans les Côtes d'Armor, une autre journaliste a été menacéeselon un communiqué de RKBDans le cadre de son travail pour un media allemand, elle aurait été insultée, bousculée et suivie jusqu’à chez elle par un agriculteur.


    Ces deux affaires ne sont sans rappeler les pressions subies par la journaliste, Inès Léraud, quand elle enquêtait sur le monde agricole breton : intimidations, menaces, plainte en diffamation annulée par le plaignant à quelques jours du procès.

    En soutien à Morgan, le collectif des journalistes bretons Kelaouiñ organise ce mardi 6 avril à midi un rassemblement sur la place du marché à Rostrenen dans les Côtes d’Armor.

     

    source: https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/quimper/centre-bretagne-menaces-et-actes-de-malveillance-contre-une-journaliste-de-rkb-2027308.html

     
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  • Communiqué du Syndicat National des Journalistes

     

    Faisons bloc pour soutenir la journaliste bretonne Morgan Large, menacée jusqu'à son domicile 

     

     

    Invectives, intimidations, menaces de mort, dégradation de biens et maintenant atteinte à la personne. 

    Une nouvelle fois, notre consœur journaliste radio Morgan Large connue pour ses enquêtes sur l’agriculture et l’agroalimentaire en Bretagne a été victime de faits totalement inacceptables. Régulièrement prise pour cible depuis son témoignage diffusé dans le documentaire « Bretagne : une terre sacrifiée », en novembre dernier, elle a découvert mercredi qu'une roue de sa voiture avait été partiellement déboulonnée.

     

    Malgré les discours lénifiants des autorités, enquêter sur l’agroalimentaire, en 2021, en Bretagne, c’est s’exposer à des représailles qui n'ont pas grand chose à envier aux méthodes des organisations criminelles.

     

    De nouveau, le Syndicat national des journalistes, première organisation de la profession, dénonce avec force les atteintes portées à Morgan Large dans l’exercice de sa profession, comme toutes celles portées à la liberté de la presse. Le SNJ met en garde les pouvoirs publics qui feraient l'objet de complaisance face à ces agissements. 

     

    L’information est un bien public aliénable ni à une catégorie socioprofessionnelle ni à un territoire ni aux intérêts individuels. 

     

    Pour s’opposer à un retour à ces féodalités, le SNJ va saisir la justice et appelle toute la profession à manifester son soutien à Morgan Large et Radio Kreiz Breizh (RKB). Un rassemblement est déclaré par les journalistes de Radio Breizh mardi 6 avril, à midi, sur la place du marché de Rostrenen (Côtes-d'Armor).

     

     

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  • Il y a quelques jours, des parlementaires de droite demandaient la dissolution de l’UNEF. Désormais c’est le ministre de l’Education nationale qui parle de « pente fasciste » pour qualifier son activité.

    Quels seraient les actes justifiant ces attaques ? L’organisation de quelques groupes de paroles non-mixtes pour les étudiant.e.s victimes de discriminations. Cette pratique intéresse, interroge, inquiète. Elle bouscule et fait débat.

    Nous ne pouvons accepter que des députés proposent la dissolution de cette organisation. Nous ne pouvons encore moins admettre l’idée que l’UNEF soit renvoyée dos à dos avec un groupuscule d’extrême droite, condamné pour incitation à la haine raciale. Nous ne pouvons tolérer les propos d’un ministre qui banalisent le fascisme et participent ainsi à la confusion idéologique ambiante.

    Militant.e.s, dirigeant.e.s, avec des diversités de parcours, nous avons été par le passé des acteurs et actrices engagé.e.s de cette organisation. L’idéal émancipateur, républicain, laïque, antiraciste et féministe a toujours été notre boussole, un idéal au service des intérêts sociaux et moraux de tous les étudiant.e.s. Au cours de ses 110 ans d’histoire, quelle qu’ait été la tendance dirigeante, l’UNEF a toujours été en tête des batailles relatives au budget de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle a su porter un discours anti-colonial dans une société française qui était loin d’y souscrire. Elle s’est engagée en mai 68, dans ce mouvement qui a conduit aux changements sociaux et moraux que nul ne conteste aujourd’hui. L’UNEF, c’est aussi un mouvement décisif contre la sélection en 1986 et la mobilisation historique contre le CPE qui n’avait d’autre ambition que de précariser encore et encore, les jeunes de notre pays.

    Signataires de ce texte, pour certain.e.s avec des désaccords parfois profonds avec des pratiques et des orientations syndicales et idéologiques de l’UNEF, nous pensons que, par son histoire et les valeurs issues de la Charte de Grenoble qu’elle incarne, l’UNEF a toute sa place dans le débat public.

    A l’heure où les étudiant.e.s et la jeunesse sont particulièrement touchés par la pauvreté et la précarité, le gouvernement se doit d’être à l’écoute des organisations représentatives des étudiant.e.s. Cette exigence nous paraît d’autant plus incontournable que nous avons sous nos yeux, ces dizaines de milliers de jeunes qui basculent dans une précarité insupportable, renoncent à poursuivre leurs études abandonnant ainsi leurs projets d’avenir.

    Aussi, nous condamnons l’outrance injurieuse des termes employés et nous opposons à toute volonté de dissolution d’une organisation de jeunesse telle que l’UNEF.

     

    Liste des signataires (Mise à jour: 21 mars 2021 17h00)

    L’Association des anciens de l’UNEF, fondée en 1938, Pouria AMIRSHAHI, Président UNEF-ID 1994-1998, Xavier AKNINE, Président UNEF-SE1986-1988, Nicolas ASKEVIS, UNEF ID 1990-1995, Cyprien ASTIER, UNEF 2014, Frédéric AUGENDRE, UNEF ID Secrétaire général 1983-1986, Clementine AUTAIN UNEF SE 1991-1994, Gilles ALFONSI, UNEF 1989-1991, Tania ASSOULINE, Secrétaire générale UNEF 2001-2003, Sebastien BACHOLET UNEF-SE 1980-1983, Patrice BADARD, UNEF ID 1992-1998 ,Guillaume BALAS, Vice-Président UNEF-ID 1994-1995, Loic BASSINO, Secrétaire national UNEF 1991-1994, Mathieu BARBERIS, UNEF 2016-2018, Olivier BARBEROUSSE, PSA UNEF-ID 1986-1990, Johanna BARRASZ, UNEF 1993-1996, Emilie BELLIN, UNEF 2015-2016, Sarah BENICHOU UNEF ID 1993-1999, Ugo BERNALICIS, UNEF 2008-2011, Jean Pascal BERNARD, BN UNEF-ID 1993-1997, Céline BERQUER, UNEF ID, BN 1994-1997, Marie Noëlle BERTRAND UNEF Secrétaire générale, Nicolas BERTRAND, Secrétaire général UNEG 1989-1991, Tina BIARD, BN UNEF 2010-2012, Alexandre BILOUS 1964-1968, Sophie BINET, Vice Présidente UNEF 2007-2008, Nina BITOUN, UNEF ID Paris 1 1993-1998, Romain BLACHIER, UNEF 1995-2002, Frédéric BOCCARA, BN UNEF 1981-1985, Pascal BOISSEL, UNEF ID 1979-1982, Romain BOIX, LMDE Président 2015-2018, Frédéric BONNOT, UNEF-ID Trésorier National 1994-1999, Florian BORG, UNEF-ID, 1997-1999, Delphine BORGEL, PSA UNEF-ID 1993-1997, Frédéric BORRAS, UNEF-ID 1984-1988, Serge BOSC, FGEL 1964-1968, Amine BOUABBAS, UNEF 2004-2007, Jean-Marcel BOUGUEREAU, FGEL 1964-1968, Jean Baptiste BOURDELLON, BN UNEF 2012-2014, Emilie BOURDON, UNEF, 2016-2018, Gerard BOURGOIN FGEL 1963-1969, Gwenolé BUCK, UNEF 2005-2010, Gérard BRIANT, UNEF 1992-1996, Colombe BROSSEL UNEF ID 1989-1992, Mickaël BRUEL UNEF ID 1999 2000, Louis-Jean CALVET VP UNEF 1964-1965, Magali CAMPA, UNEF Secrétaire Générale 2016-2018, Franck CARBONNEL, FNEMS UNEF 1980-1985, Pierre-Alain CARDONA, UNEF ID 1994-1995, Fanélie CARREY-CONTE, BN UNEF 2000-2005, Philippe CASIER, BN UNEF-ID, Christophe CASTAING, BN UNEF ID 1981-1985, Sébastien CHAILLOU, Trésorier National UNEF 2012-2013, Fabrice CHAMBON, BN UNEF 2001-2005, Arnauld CHAMPREMIER-TRIGANO Vice-Président UNEF-ID 1994-1997, Claudine CHAPRON, UNEF 1984-1989, Vincent CHARBONNIER, UNEF-ID, 1990-1993, Julian CHARTON, UNEF BN 2012-2015, Magalie CHASTAGNER, Secrétaire national UNEF 1999-2002, Norbert CHAZAUD, UNEF BN 1979-1983, Pascal CHERKI, BN UNEF-ID 1988-1993, Théo CHEVALLIER BN UNEF 2014-2016, Chahra CHIBATI, UNEF 2006-2009, Mélanie COLLET, UNEF 2003-2006, Eric COQUEREL, UNEF-ID 1983-1988, Alexis CORBIERE, Vice-Président UNEF-ID 1994-1995, Sergio CORONADO UNEF ID 1992-1994, Annie COUEDEL 1962-1966, Aliaume COUCHARD, UNEF 2011-2013, Jean Francçois COURTILLE, BN UNEF 1987-1988, Joëlle COULON, UNEF 1962-1964, Pierre COURS-SALIES, UNEF 1962-1967, Cendrine DALLET, UNEF ID 1995-2000, Pierre DARDOT, UNEF-ID, 1980-1986, Olivier DARONNAT Secrétaire Général UNEF ID 1994-1997, Philippe DARRIULAT, Président UNEF-ID 1986-1988, Caroline DE HAAS, Secrétaire générale UNEF 2007-2009, Pierre DEJEAN, UNEF 1968-1970, Laëtitia DEKNUDT, UNEF ID BN 1981-1984, Laure DELAIR, Vice-Présidente UNEF 2013-2015, Anne DELBENDE, Secrétaire Générale UNEF 2003-2006, Karine DELPAS, Présidente de l’UNEF 1997-2000, Stéphane DELPEYRAT, UNEF-ID 1986-1988, Jacques DELPY, Secrétaire général UNEF 1955-1957, Emir DENIZ, UNEF 2000-2002, Clémence DOLLE, UNEF BN 2018-2020, Laurent DOUCET, UNEF-ID 1986-1989, Maryse DUMAS, BN UNEF 1972-1976, Isabelle DUMESTRE, BN UNEF 2000-2005, Tifen DUCHARNE, BN UNEF  1993-1999, Capucine EDOU, UNEF ID BN 1995-1999, Julie EL MOKRANI TOMASSONE, BN UNEF 2013-2016, Annie ERNAUX 1960-1964, Amandine ESCHERICH, BN UNEF 2012-2014, Magali ESCOT, UNEF-ID 1992-1996, Valérie ESTOURNES, BN UNEF-ID 1991-1993, Gwenaelle EVIN, UNEF ID 1989-1997, Vanessa FAVARO, LMDE Présidente 2012-2014, Luis FAVRE, UNEF US 1975-1979, Laurent FAURE, UNEF-ID 1983-1987, Sacha FEIERABEND, Secrétaire Général UNEF 2014-2017, Gérard FILOCHE, UNEF 1968, Germain FILOCHE, BN UNEF 2005-2009, Léa FILOCHE, BN UNEF 2001-2004, Damien FLAMENT, UNEF 2004-2007, Astrid FRANCOIS-HIGELE, UNEF ID 1995-1998, Gweltaz FRIGOUT, BN UNEF 1999-2003, Laurent GARROUSTE, BN UNEF-ID 1987-1995, Raquel GARRIDO, BN UNEF-ID 1994-1997, Frédéric GENEVEE, UNEF 1986-1988, Dominique GERARDIN FGEL 1963-1967, Olivier GIRARDIN, Secrétaire général UNEF 1993-1994, Lionel GIRAUD UNEF ID 1995-2001, Nicolas GIRAUD, UNEF ID 1982-1988, Brice GIRAUDET, UNEF 2012-2014, Pierre-François GROND, BN 1987-1992, Stéphanie GOURDOL, BN UNEF 2002-2005, Juliette GRIFFOND, BN UNEF 2006-2009, Thibaut GUINE, UNEF 2014-2017, Nordine HATI UNEF ID 1995-2000, Benoît HAMON, 1986-1990, Mathieu HANOTIN, BN UNEF 2001-2005, Jean-Jacques HAZAN, BN UNEF-ID 1977-1985, Carole HAZE, BN UNEF-ID 1995-1998, Jean-Pascal HIGELE, UNEF ID, 1997-1998, Frédéric HOCQUARD, BN UNEF-ID 1993-1998, Jean-Jacques HOCQUARD Vice-Président 1960-1964, Farid HOUSNI, UNEF, 2000-2006, David HUYNH, BN UNEF 2001-2005, Guillaume HOIBIAN, BN UNEF 1988-1990, Bob INJEY, Président UNEF 1992-1994, Laurent JACQUEMIN, BN UNEF-ID, 1987-1991, Pauline JAGU- DAVID, BN 2012-2015, Charly JANODET, BN UNEF 2010-2012, Vincent JAROUSSEAU, Mila JEUDY BN UNEF 2004-2008, Babette JOSHUA 1963-1964, Samy JOSHUA, UNEF 1963-1964, Régis JUANICO, UNEF ID 1990-1996, Laurent KANDEL, UNEF 1984-1991, Pierre KANUTY, UNEF-ID 1990-1995, Gaëlle KERGUTUIL, UNEF 2005-2008, Nicolas KHALETZKY UNEF ID 2001-2002, Anne KOROBELNIK UNEF BN 1993-1995, Pierre Henri LAB, UNEF 1996-1999, Jean LABIB UNEF 1965, Fabrice LABROILLE UNEF ID 1996-2000, Bastien LACHAUD, BN UNEF 2001-2003, Laurent LALIBERTE, UNEF ID, 1987-1991, Mathieu LAPPRAND, BN 1999-2002, Malik LARABI BN UNEF-ID 1983-1987, Lilà Le BAS, UNEF Présidente 2016 2019, Sylviane LEJEUNE, UNEF, 1979-1981, Patrice LECLERC, Président UNEF-SE 1986-1988, Thierry LECRAS, Vice-Président UNEF 2008-2010, Alex LEGROS, UNEF ID 1987-1992, Didier LEVY, UNEF-UGE  1966-1970, Isabelle LORAND, UNEF 1986, Marianne LOUIS, UNEF ID 1989-1985, Silvère MAGNON, Secrétaire général UNEF 1998-2000, Emmanuel MAHEU UNEF 1976-1978, Joëlle MALVY BN UNEF-SE 1984 1986, Julie MANDELBAUM, Secrétaire Générale UNEF 2011-2014, Nathalie MAQUOI, UNEF 1997-2001, Raoul MARMOZ  UNEF-ID 1989-1996, Bastien MARCHINA, UNEF 2003-2011, Myriam MARTIN, UNEF-ID 1987-1993, William MARTINET, Président UNEF 2013-2016, Céline MARTINEZ, UNEF ID BN 1998-2001, Présidente de l’Association des Anciens de l’UNEF., Laurent MAUDUIT, Secrétaire général UNEF US 1975, Marianne MAXIMI, UNEF 2008-2011, Delphine MAYRARGUE, Vice-Présidente UNEF ID 1993, Jean-Luc MELENCHON, UNEF 1972, Anna MELIN, Secrétaire Générale UNEF 2008-2012, Olivier MEIER, UNEF 1988-1992, Nicolas MERIGOT, BN UNEF 2009-2015, Jean-Claude MERLE,  Vice-Président UNEF 1962-1963, Pierre MERY, BN UNEF 2011-2014, Camille MICLOT, BN UNEF 2004-2007, Franck MILLOT, BN UNEF-ID 1993-1994, Alain MONCHABLON, FGEL 1966-1967, Robi MORDER, UNEF ID BN 1980-1984, Cyril MOREL, BN 1990-1993, Nicolas MORVAN, UNEF ID, 1996-1998, Adeline NOURY, UNEF-ID 1999-2001, Lennie NICOLLET, UNEF 2010-2011, Florence OSTIER, UNEF 1977-1982, Emmanuelle PARADIS, BN UNEF-ID 994, Sébastien PARIS, UNEF 1992-1998, Yvan PAVIS, UNEF ID 1979-1985, Hélène PASQUIER, BN UNEF 2007-2009, Isabelle PAUTRAT, BN UNEF 1988-1991, Malvina PELAY, BN UNEF 2009-2012, Antoine PELLETIER, BN UNEF 2002-2005, Loïc PEN, Sécrétaire général UNEF 1992-1994, Mao PENINOU, BN UNEF-ID 1986-1993, Morand PERRIN, BN UNEF 2010-2012, Thomas PEREZ-VITORIA, BN UNEF ID 1991-1996, Raphael PEREZ, UNEF 1977-1979, Bertrand PERISSE, UNEF ID 1980-1982, Delphine PETIT, UNEF SE 1990-1994, Bernard PIGNEROL, UNEF ID Paris 1, Regis PIQUEMAL President UNEF-SE 1984-1986, Éric POLIAN, UNEF ID BN 1994-1999, Jean-Claude POLACK UNEF 1961-1962, Anaïg PIEDERRIERE, BN UNEF 2007-2010, Anne QUERRIEN, UNEF 1963-1966, Ali RABEY, UNEF 2003-2007, Pauline RAUFASTE, UNEF Vice présidente 2016-2018, Judith RAYMOND QUENTEL, UNEF 1988-1984, Patrick RAYNAL UNEF 1967-1968, Jacques REMY FGEL 1963-1964, Raphaëlle REMY-LELEU, 2011-2013, Eléonore REAL BN UNEF-ID 1994-2000, Lise RIBEAUD, Déléguée Générale de l’UNEF 2015-2016, Hervé RIGAUD, UNEF ID 1982-1985, Tiphain ROBERT, UNEF 2003-2009, Olivier ROUGIER, BN UNEF 2001-2005, Jean-Claude ROURE, Président UNEF 1962-1963, Danilo ROSALES, 1991-1993, Marc ROZENBLAT, Président de l’UNEF ID 1984-1986, Jean-Marc SALMON, Secrétaire Général UNEF 1964, Agnès SAURAT, UNEF 1985-1988, Elsa SEYS, BN UNEF-ID 1996-1998, Michel SERAC, Président UNEF US 1971-1975, Sayna SHAHRYARI, BN UNEF 2010-2013, Daniel SHAPIRA, Vice-Président UNEF US 1971-1975, Sylvie SCHERRER, BN UNEF ID 1986-1991, Eric SCHULTZ, UNEF 1992-1997, Denis SIEFFERT, Président UNEF US 1975-1978, Danielle SIMONNET, UNEF ID BN 1989-1995, Louis SOUCHIERE, BN UNEF 2014-2015, Antony SMITH, BN 1994-1997, Benjamin STORA, UNEF, 1970-1976, Philippe STIERLING, 1984-1986, Gabriel SZEFTEL, BN UNEF 2005-2008, Aurélien TACHE, UNEF 2006-2010, Sophie TAILLE POLIAN, UNEF ID, Jean François·TEALDI,, Leyla TEMEL, BN 2005-2006, Emmanuel TERRAY Cartel ENS 1956-1961, Georges TERRIER, BN UNEF ID 1982-1986, Laurent TERK, UNEF ID 1979 1985, Guillaume TESTA, BN UNEF ID 1996-1998, Marie-Noëlle THIBAULT FGEL 1960-1966, Alexandre THIEBAULT, Trésorier National UNEF 1999-2003, Isabelle THOMAS, Vice présidente de l’UNEF ID 1986, Mijo THOMAS, BN UNEF 1969-1970, Chloé TRIVIDIC, UNEF 2003-2006, Didier TZWANGUE UNEF ID 1980-1981, Antoine VALBON, BN UNEF 1981-1985, Benjamin VETELE, Vice-Président UNEF 2005-2007, Victor VIDILLES, Trésorier National UNEF 2006-2008, Marie-Pierre VIEU, UNEF SE Présidente 1994-1997, Frédéric VIGOUROUX, BN UNEF, 2001-2005, Jean VIGREUX UNEF-ID 1982-1986, WAHL Thierry, UNEF Renouveau, 1978-1979, Lauranne WITT, BN UNEF 2012-2015, Karel YON, UNEF ID BN 1997-2004, Jean-Claude ZANCARINI, UNEF 1966-1969, Michèle ZANCARINI-FOURNEL, UNEF 1964, Laurent ZAPPI BN UNEF-ID 1980-1982, Emmanuel ZEMMOUR, Président UNEF 2011-2014

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  • Dans le collimateur de la justice à propos d’une impressionnante série d’ “”, l’arrogant finira-t-il prochainement sous les verrous ? Il vient en tout cas d’être condamné en première instance dans une affaire où il est accusé d’avoir trafiqué de son influence pour obtenir des informations confidentielles… dans une autre affaire où il était déjà mis en examen ! Aussitôt, la droite LR, inversant les données réelles comme elle sait si bien le faire, et dénigrant les décisions de justice au lieu d’appeler à les appliquer, hurle à la “politisation des juges”…  Ayant fait appel de ce jugement de première instance, Sarkozy bénéficie toujours de la présomption d’innocence.

    Certes, il existe bien une dans ce pays comme ne le savent que trop les Gilets jaunes et autres syndicalistes de classe condamnés à la chaîne à de lourdes peines par des juges statuant en comparution immédiate… alors que les policiers auteurs d’éborgnage et d’autres exactions demeurent intouchables! 

    En réalité, ce qui serait vraiment extraordinaire, c’est qu’enfin les tripatouilleurs de l’oligarchie politico-financière qui passent régulièrement au travers des mailles des affaires les plus sanglantes (cf récemment l’affaire “Karachi”…) se retrouvent enfin en , une case infamante que Chirac, “parrain” de Sarkozy, sans parler de Balladur, a su éviter toute sa vie. Mais si c’était enfin le cas, ces accros de l’impunité d’Etat exécuteront-ils vraiment leur peine avec le commun des délinquants, comme y oblige le principe d’égalité, ou seront-ils complaisamment cantonnés dans quelque aimable quartier V.I.P. de manière à rendre leur peine, si peine il y a, quasiment symbolique?


    La liste des principales affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy

    au 3 mars 2021

    • Affaire Sarkozy Bismuth – juge Azibert : condamné en 1ere instance à 3 ans de prison dont un ferme pour et trafic d’influence, a interjeté appel, et donc présumé innocent.
    • Compte de la campagne de 2012 ( affaire Bygmalion) : procès du 17 mars au 15 avril
    • Soupçons de financement libyen de la campagne de 2007 : mise en examen
    • Affaire de l’attentat de Karachi et des commissions des ventes d’armes au Pakistan et Arabie Saoudite, financement de la campagne de 1995 : témoin assisté
    • Affaire Réso Garantia : enquête préliminaire
    • Affaire Tapie de l’arbitrage du Crédit Lyonnais : immunité présidentielle
    • Sondages de l’Elysée : immunité présidentielle
    • Affaire Bettencourt : non lieu

    _______________________________________________________________________ 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Sept juristes décryptent la loi Sécurité Globale

    Novembre 2020. Alors que nous vivons sous un régime d’exception qui entrave nos libertés, le gouvernement choisit de faire adopter – suivant la procédure d’urgence – un texte de loi « sur la sécurité globale » qui vient accroître les dispositifs de contrôle et de surveillance.
    Quel est précisément le contenu de cette loi ? Que signifie la notion de « sécurité globale » ? Est-ce une loi de rupture ou s’inscrit-elle dans un courant ancien ? Quelles sont les menaces pour la liberté de manifester ? Que révèle le processus parlementaire d’adoption de la loi ? Pourquoi l’article 24 – qui interdit la diffusion des images de policiers – pose-t-il des difficultés ?

    Ce film réunit les points de vue de 7 universitaires, chercheuses et chercheurs en droit, spécialistes du droit pénal, de politiques criminelle, des données personnelles et de l’espace public. Interrogés sur cette proposition de loi « Sécurité globale », ils et elles décryptent les dispositifs techno-policiers prévus par le texte et, au-delà, le projet politique qu’il recèle.

    Avec les interventions de :

    Pascal Beauvais, Professeur à l’Université Paris 1- Panthéon-Sorbonne

    Olivier Cahn, Professeur à l’Université de Tours

    Lucie Cluzel, Professeure à l’Université de Nanterre-Paris-La Défense

    Christine Lazerges, Professeure émérite de l’Université Paris 1- Panthéon-Sorbonne
    Ancienne présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH)

    Raphaële Parizot, Professeure à l’Université de Nanterre-Paris-La Défense

    Ludivine Richefeu, Maîtresse de conférences à CY Cergy Paris Université

     

    Noé Wagener, Professeur à l’Université Paris Est Crétei

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    Le 15 février 2011, Hillary Clinton, alors secrétaire d’Etat, déclara « quInternet est devenu lespace public du XXIe siècle » et que « les manifestations en Égypte et en Iran, alimentées par Facebook, Twitter et YouTube, reflétaient la puissance des technologies de connexion en tant qu’accélérateurs du changement politique, social et économique » [1]. Elle annonça également le déblocage de 25 millions de dollars « pour soutenir des projets ou la création d’outils qui agissent en faveur de la liberté d’expression en ligne », et l’ouverture de comptes Twitter en chinois, russe et hindi, après ceux en persan et en arabe.

    Ces déclarations tonitruantes représentaient l’apogée d’une politique menée tambour battant mêlant les médias sociaux avec l’exportation de la démocratie « made in USA ».  Les relations entre le département d’État américain et Google ont été tellement bien tressées que le fameux moteur de recherche a été qualifié d’« arme de la diplomatie américaine » [2].

    Selon une étude détaillée menée par le « Google Transparency Project », les employés de Google ont été reçus 421 fois à la Maison Blanche pendant la période qui s’étale entre la prise de fonction de Barack Obama et le 31 octobre 2015, soit plus d’une fois par semaine pendant les deux mandats du 44e président des États-Unis [3]. De son côté, le président Obama a reçu les hauts responsables de la firme de Mountain View pas moins de 21 fois [4].

    Ces interactions étaient tellement fortes que le rapport mentionna : « Une étude détaillée de ces registres démontre à quel point Google a entremêlé ses intérêts d’industriel avec ceux du gouvernement américain. Sur beaucoup de questions, cette relation est si intime qu’il est souvent difficile de déterminer exactement où s’arrête le gouvernement fédéral et quand Google prend l’initiative » [5].

    Mais cette connivence entre le Gouvernement américain (principalement le département d’État) et les géants du Web n’est pas l’apanage de Google.

    Ainsi, durant l’été 2009, cette « collaboration » a été mise en évidence lors de ce qui fut nommé la « Révolution verte », c’est-à-dire les manifestations dont les rues de Téhéran ont été le théâtre [6] . Hillary Clinton, la secrétaire d’État américaine, avait affirmé que « Twitter était important pour la liberté d’expression iranienne » [7] . Afin de passer de la théorie à la pratique, son département intervint directement auprès de la direction de Twitter pour reporter des travaux de maintenance de leur plateforme de microblogging afin de ne pas gêner les activités des cyberactivistes iraniens lors de leurs manifestations antigouvernementales.

    D’après le New York Times [8], c’est Jared Cohen qui avait personnellement contacté le cofondateur et président de Twitter, Jack Dorsey, pour lui demander de reporter les travaux. Jared Cohen n’est pas un inconnu :  ancien conseiller des secrétaires d’État Condoleezza Rice et Hillary Clinton, directeur de Google Ideas, il était, en ce temps-là, employé du département d’État. Même si l’administration américaine avait initialement nié son évidente implication en faveur des cyberdissidents iraniens, elle a fini par l’admettre [9].

     

    Jared Cohen et Condoleezza Rice

     

    Afin d’essayer d’éteindre la polémique et de justifier ce comportement inusité d’une entreprise supposée être privée et indépendante de la politique étatique, Biz Stone, un des cofondateurs de Twitter, a commenté l’évènement ainsi :

    « Concernant l’opération de maintenance, nous l’avions décalée plusieurs fois. Nous avions convenu avec notre partenaire NTT America, que ce serait le 19 juin. Nous avons immédiatement eu des réactions des membres de Twitter nous disant que nous ne pouvions pas faire cela à cause des événements en Iran. Nous avons reçu une demande du gouvernement américain, mais en aucun cas un ordre ou une injonction. Cela prouve que le gouvernement reconnaît la valeur de l’outil. Mais c’est nous qui avons pris la décision de retarder de quelques heures l’opération de maintenance et d’en réduire la durée » [10] .

    Pas très convaincant, M. Stone!

     

    Barack Obama et Jack Dorsey

     

    En pleine « révolution du lotus », entre le 27 janvier et le 2 février 2011, le gouvernement égyptien coupa l’internet. Une première mondiale censée freiner les gigantesques manifestations de la place Tahrir. La réaction du gouvernement américain ne se fit pas attendre. Par l’intermédiaire de son porte-parole, le président Obama déclara que « le gouvernement doit respecter les droits des Égyptiens et remettre en route les réseaux sociaux et Internet ». Hillary Clinton a, quant à elle, demandé aux autorités de « mettre fin aux mesures sans précédent prises pour bloquer les communications » [11].

    Mais cela ne s’est pas arrêté aux vœux pieux. Google et Twitter travaillèrent de concert afin de trouver une solution permettant aux cyberactivistes égyptiens de communiquer. La solution a été trouvée en un temps record et se nomme Speak2Tweet, un service qui permettait à toute personne de composer gratuitement un des trois numéros de téléphone disponibles et de laisser des messages. Ces messages vocaux sont ensuite transformés et enregistrés en messages Twitter. Ils pouvaient alors être consultés par téléphone à partir de l’Égypte et sur Internet dans les autres pays du monde [12] .

    Google et Twitter venant au secours des cyberactivistes sur les rives du Nil. Tiens donc! Seraient-ils devenus le fer de lance de la démocratisation dans les pays ciblés par la politique étasuniennes?

    Une question se pose alors : comment deux entreprises privées américaines ont pu, en si peu de temps, identifier le problème, réunir des équipes de chercheurs, trouver une solution, mettre en service des numéros de téléphone, les diffuser en Égypte et faire les essais nécessaires (sans l’aide d’Internet ni des SMS) ? Il est évident que les développeurs de Google et de Twitter ont dû travailler en étroite collaboration avec de solides relais et collaborateurs en Égypte, qui ne sont autres que les jeunes cyberdissidents égyptiens.

    Mais comment était-ce possible?

    Il faut savoir que l’exportation de la démocratie « made in USA » vers les pays de la région MENA (Middle East and North Africa) a été échafaudée sur un investissement dans l’activisme de jeunes dissidents originaires des pays visés. Cet activisme a pour terrain deux espaces distincts : l’espace réel et l’espace virtuel.

    Le premier a été pris en charge par d’illustres organismes comme la National Endowment for Democracy (NED), la United States Agency for International Development (USAID), Freedom House ou l’Open Society Foundations (OSF).

    Le second espace est évidemment la chasse gardée des géants du Web américains. En 2008, ils ont presque tous été impliqués dans la création d’une structure nommée « Alliance of Youth Movements » (Alliance de Mouvements de Jeunesse — AYM) dans le but d’aider les cyberdissidents à travers le monde à maîtriser le cyberespace.

    En décembre 2008, à New York, l’AYM a organisé un événement qui a donné naissance à Movements.org, une organisation américaine à but non lucratif (d’après son site) qui affiche clairement sa mission : i) identifier des cyberactivistes dans des régions d’intérêt ; ii) les mettre en contact entre eux, avec des experts et des membres de la société civile ; et iii) les soutenir en les formant, en les conseillant et en leur procurant une plateforme pour initier les contacts et les développer dans le temps [13] .

    À ce jour, trois sommets ont été organisés : à New York en 2008, à México en 2009 et à Londres en 2010 et un des fondateurs de Movements.org n’est autre que Jared Cohen, celui-là même qui avait contacté Jack Dorsey pour reporter les travaux de maintenance.

     

    Jared Cohen en compagnie de cyberactivistes étrangers lors du sommet inaugural de l’AYM (New York, 2008)

     

    La liste des participants du Sommet 2008 était impressionnante : Dustin Moskovitz, cofondateur de Facebook, Sherif Mansour, responsable des programmes de Freedom House de la région MENA (Middle East and North Africa), Megan Smith de Google (ainsi que deux autres cadres de la compagnie), James Glassman, sous-secrétaire d’État pour les affaires publiques (ainsi que huit autres cadres du département d’État), Larry Diamond, codirecteur du International Forum for Democratic Studies au NED, et Shaarik Zafar, conseiller au département de la Sécurité intérieure. Autre information intéressante : les membres de la campagne présidentielle 2008 sur Internet du président Obama, Scott Goodstein, Sam Graham-Felsen et Joe Rospars y étaient présents et ont partagé leur expérience avec de jeunes cyberactivistes représentant 15 pays et provenant des 5 continents [14]. La liste des commanditaires de cet événement s’avère tout aussi intéressante : Google, YouTube, Facebook et le département d’État en font partie [15].

    En plus de réunir de nombreux représentants de Google, de YouTube, du département d’État, de Freedom House, de l’IRI (un des quatre satellites de la NED) et de la Banque mondiale, le Sommet 2009 a été marqué par la présence de Jack Dorsey [16] et une intervention remarquée de Hillary Clinton en personne.

     

    Hillary Clinton s’adressant aux cyberactivistes au Sommet annuel de l’AYM (Mexico, le 16 octobre 2009)

    Cliquez ici pour visionner la vidéo

    Voici ce que Eva Golinger, la spécialiste des relations entre les États-Unis et le Venezuela, a écrit au sujet de cet évènement:

    « Ce sommet a […] rassemblé des experts en nouvelles technologies et réseaux sociaux, comme Facebook, Twitter et YouTube, ainsi que des fonctionnaires des agences de Washington, spécialistes dans la subversion et la déstabilisation de gouvernements non inféodés à l’agenda de Washington. Le but était de former ces jeunes à l’usage des réseaux sociaux pour promouvoir des actions politiques contre leur gouvernement. » [17]

    Jack Dorsey a aussi participé comme conférencier au sommet 2010, soit pour une deuxième année consécutive [18]. En plus de toutes les organisations nommées dans les précédents sommets, cette rencontre a réussi à intéresser d’autres organismes comme le National Democratic Institute (NDI, un autre satellite de la NED).

    On constate donc que Twitter et son cofondateur, Jack Dorsey, font partie intégrante du dispositif américain d’« exportation » de la démocratie vers les pays ciblés par la politique extérieure étasunienne.

    Mais qu’en est-il de la démocratie américaine intra-muros? Quel rôle s’y est attribué Twitter?

    Le 6 janvier 2021, le Capitole a été envahi et saccagé par des partisans du président Trump. Ils manifestaient contre le résultat des élections qu’ils jugeaient frauduleuse, lors d’un scrutin rocambolesque.

    Et qu’allait faire le petit oiseau bleu? Allait-il se ranger du côté des manifestants comme c’est le cas dans les pays étrangers visés par l’Oncle Sam? Allait-il avoir un rôle similaire à celui qu’il a eu en Iran, dans les pays arabes [19] ou en Ukraine [20]?

    C’est ne pas connaître Twitter. Deux jours plus tard, c’est le président Trump qui a été banni de son réseau social favori. Il faut savoir que Donald Trump possédait, à ce moment, 90 millions de followers sur Twitter et qu’il lui est déjà arrivé de publier jusqu’à 200 tweets par jours [21]!

    Le président des États-Unis en personne, le POTUS lui-même a été réduit au silence par un petit oiseau bleu! Lui et ses 75 millions de votes.

    Ainsi, cette fois-ci, Twitter n’a non seulement pas soutenu les révoltés mais a puni celui qu’il a accusé d’être leur meneur. La « révolution du Capitole » n’aura pas lieu car ce qui est encouragé à l’étranger est inacceptable à Washington.

    En fait, nous n’avons pas vu les comptes Twitter de Hillary Clinton, Barack Obama ou John Mc Cain suspendus même s’ils avaient, avec frénésie, encouragé les émeutes dans de nombreux pays, en particulier ceux de la région MENA.

    Une autre question se pose : en termes de politique intérieure, Twitter serait-il plus proche des démocrates?

    C’est l’accusation qui a été formulée par le sénateur Ted Cruz lorsque la plateforme de microblogging a bloqué les tweets qui partageaient un rapport du New York Post incriminant Hunter Biden, le fils du candidat démocrate, Joe Biden [22].

    Et le sénateur républicain n’a pas mâché ses mots :

    « M. Dorsey, qui diable vous a élu et vous a confié ce que les médias sont autorisés à rapporter et ce que le peuple américain est autorisé à entendre? Et pourquoi persistez-vous à vous comporter en super PAC [23] démocrate, faisant taire les opinions contraires à vos convictions politiques? » 

    Cliquez ici pour visionner la vidéo complète

    Il n’est pas question ici de défendre les autocrates qui ont si longtemps usurpé le pouvoir ou de nier les problèmes de corruption, d’absence de démocratie ou un manque flagrant de liberté d’expression dans les pays de la région MENA. Mais la promotion de la démocratie dans cette partie du monde (et ailleurs) par l’administration américaine n’a rien à voir avec tout cela. La situation désastreuse des pays « printanisés » en est une éloquente démonstration.

    Il n’est aussi pas question de défendre un quelconque président des États-Unis car, d’une manière ou d’une autre, ils sont tous un danger pour la paix dans le monde.

    On voit donc bien qu’à l’étranger, Twitter se range du côté des manifestants alors qu’aux États-Unis, il s’y oppose frontalement.

    Ainsi, créer le chaos à l’étranger, y provoquer de gigantesques exodes humains et causer la mort de centaines de milliers de personnes sous l’étendard de la « démocratie » ne semble pas déranger outre mesure ce cher M. Dorsey. C’est le prix de la démocratie « made in USA » et de la liberté d’expression, même si le résultat est plus catastrophique qu’auparavant. Il faut juste que cela n’ait pas lieu aux États-Unis. Car, bâillonner le président des États-Unis n’est nullement une atteinte à la liberté d’expression, foi d’oiseau bleu!

    Et dire que Twitter prend un malin plaisir à coller au média Russia Today (RT) le label « Média affilié à un État, Russie ».

     

    Dorénavant, Jack Dorsey devrait accoler une petite précision sous le portrait de Larry [24] : « Média affilié à un État, USA ».

     

    Et, en attendant la confirmation de son affiliation partisane, il serait intéressant de savoir sur quel dos le petit oiseau bleu préfère se poser : sur celui d’un âne ou celui d’un éléphant?

    Amhed BENSAADA 

     


     Références et notes

    [1] Le Monde, « Hillary Clinton milite pour la liberté sur Internet », 16 février 2011, http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/16/hillary-clinton-militepour-la-liberte-sur-internet_1480855_651865.html

    [2] Le Monde, « Google, les États-Unis et l’Égypte », 3 février 2011, https://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/03/google-les-etats-unis-et-l-egypte_1474508_651865.html

    [3] Campaign for Accountability, « Campaign for Accountability Launches Google Transparency Project», 26 avril 2016, https://campaignforaccountability.org/campaign-for-accountability-launches-google-transparency-project/

    [4] The Tech Transparency Project, « Google’s White House Meetings », 26 avril 2016, https://www.techtransparencyproject.org/articles/googles-white-house-meetings

    [5] Alexis Orsini, « Google a visité la Maison Blanche 71 fois par an pendant la présidence Obama », Numerama, 04 novembre 2016, https://www.numerama.com/tech/206436-google-roi-du-lobbying-sous-la-presidence-obama-avec-71-visites-par-an-a-la-maison-blanche.html

    [6] A. Bensaada, « Téhéran-Gaza : la différence médiatique, Le Quotidien d’Oran, 25 juin 2009, http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2009-07-01&news=5123035

    [7] AFP, « Clinton says Twitter is important for Iranian free speech », 17 juin 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h6i CR8fA4XQ4OHnzc0sxe3aadMxg

    [8] Mark Landler et Brian Stelter, « Washington Taps Into a Potent New Force in Diplomacy», New York Times, 16 juin 2009, http://www.nytimes.com/2009/06/17/world/middleeast/17media.html?_r=0

    [9] Kristina Wong, « Clinton: “I wouldn’t know a Twitter from a tweeter” & Iran Protests US Meddling », ABC News, 17 juin 2009, http://abcnews.go. com/blogs/politics/2009/06/clinton-i-wouldnt-know-a-twitter-from-a-tweeter-iran-protests-us-meddling/

    [10] Laurence Girard, « Testons les usages commerciaux de Twitter », Le Monde, 24 juin 2009, https://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/06/24/biz-stone-testons-les-usages-commerciaux-de-twitter_1210767_651865.html

    [11] AFP, « Mme Clinton appelle l’Égypte à réfréner les forces de l’ordre », 28 janvier 2011, http://www.ladepeche.fr/article/2011/01/28/1000825-Mme-Clintonappelle-l-Egypte-a-refrener-les-forces-de-l-ordre.html

    [12] The Official Google Blog, « Some weekend work that will (hopefully) enable more Egyptians to be heard », 31 janvier 2011, https://googleblog.blogspot.com/2011/01/some-weekend-work-that-will-hopefully.html

    [13] Ahmed Bensaada, « Arabesque$ – Enquête sur le rôle des États-Unis dans les révoltes arabes », Ed. Investig’Action, Bruxelles (Belgique), 2015 – Ed. ANEP, Alger (Algérie), 2016

    [14] Ibid.

    [15] Ibid.

    [16] Ibid.

    [17] Eva Golinger, « La grève de la faim à la mode de Washington », Mondialisation.ca, 2 mars 2011,  https://www.mondialisation.ca/venezuela-la-gr-ve-de-la-faim-la-mode-de-washington/23482

    [18] Voir réf. 13

    [19] Alexandre Roberge, « Twitter et les révolutions arabes », Thot Cursus, 15 janvier 2012, https://cursus.edu/articles/20967/twitter-et-les-revolutions-arabes

    [20] Pablo Barbera et Megan Metzger, « How Ukrainian protestors are using Twitter and Facebook », The Washington Post, 4 décembre 2013, https://www.washingtonpost.com/news/monkey-cage/wp/2013/12/04/strategic-use-of-facebook-and-twitter-in-ukrainian-protests/

    [21] Marion Mercier, « États-Unis : Donald Trump privé de son compte Twitter », France Info, 10 janvier 2021, https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/etats-unis-donald-trump-prive-de-son-compte-twitter_4251981.html

    [22] Griffin Connolly, « Democrat brands Ted Cruz a ‘bully’ after he slammed Twitter CEO Jack Dorsey for censoring NY Post report on Hunter Biden », The Independant, 28 octobre 2020, https://www.independent.co.uk/news/world/americas/us-election-2020/ted-cruz-jack-dorsey-twitter-ny-post-brian-schatz-b1401715.html

    [23] PAC : Political Action Committee (comité d’action politique)

    [24] Prénom du petit oiseau bleu, logo de Twitter

    Blog de l’auteur : http://www.ahmedbensaada.com


     

    source: https://www.investigaction.net/fr/

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  • Les militants communistes du PRCF appellent à rejoindre et soutenir la mobilisation en soutien au secrétaire de l’UD  03, notamment en participant au rassemblement du 11 janvier 2021 devant le tribunal correctionnel de Clermont Ferrand et qui fait suite à tous ceux qu’il y a eu à Moulins,Yzeure et aussi Montluçon depuis cette enième inculpation qui elle même fait suite aux moultes rassemblements pour la défense des postiers d’Yzeure qui ont mené une bagarre exemplaire, et ce depuis bientôt 2ans.

                                             Manifestation pour le retrait de l’euro réforme des retraites par points – Montluçon – Janvier 2020

    C’est le 3e procès qui vise Laurent Indrusiak. Parce qu’il est le secrétaire d’une union départementale CGT qui est très active pour défendre les travailleurs, et les mobiliser sur des bases des classes. Face à la répression qui le vise tout particulièrement, c’est par des rassemblements pour chacune de la quinzaine de convocations en palais et de justice et autres commissariats que lui valent son engagement syndical, que syndicalistes et travailleurs répondent. Selon le principe simple et efficace du un pour tous, tous pour un.

    La commission lutte du PRCF appelle à soutenir partout les syndicalistes face à cette répression de classe, patronale et gouvernementale, qui ne cesse de s’amplifier. Face à cette inquiétante accélération de la , la solidarité de classe et la convergence des luttes dans le tous ensemble et en même temps sont une évidente nécessité.


     

    Le communiqué de presse de la CGT 03

    L'UL de Montluçon-Commentry a réservé un bus de 50 places pour le lundi 11 janvier

    Le départ sera à 11h parking Athanor donc soyez présent 30 min avant, pensez à prévoir votre repas et chacun participera aux frais en donnant ce qu'il souhaite.

    Le bus ne fera pas d'arrêt, pas de toilette ouvert dedans et le port du masque est obligatoire pendant le trajet

    Le retour départ 17h de Clermont-Ferrand

    L'inscription est obligatoire auprès de l'UL au 04.70.28.40.66 ou par mail ulmontlucon@cgt03.fr

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Magazine Nexus-22/12/2020
    Suite à l'annonce de l'AP-HP il y 5 jours, le Pr Perronne a été démis de ses fonctions pour des propos jugés "indignes de la fonction". Un rassemblement de soutien a eu lieu ce mardi 22 décembre 2020 devant l'hôpital Raymond Poincaré (Garches) que nous sommes allés filmer. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes.
     
    Pour lire et voir notre interview exclusive du Pr Perronne datant du 15 avril et expliquant toute cette situation sanitaire autoritaire : https://www.nexus.fr/actualite/entret... 
     
    Vidéo sur Facebook également : https://www.facebook.com/magazine.nex...
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  • Suite à la décision de justice britannique de bloquer l’extradition de vers les États-Unis, notre camarade Aymeric Monville, auteur du livre “Julian en danger de mort” a pu dénoncer le climat de terreur que les États-Unis font peser sur la d’expression dans le monde par l’imposition d’un droit extraterritorial. Il a rappelé que la solution la plus avancée est celle du Parlement du grand-canton de Genève qui, à une écrasante majorité, a voté pour l’octroi d’un visa humanitaire à Julian Assange. Notre camarade a enjoint le rapporteur de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, ainsi que l’ambassadeur suisse à Londres, de se rendre au plus vite à Londres pour soumettre cette solution à Julian Assange.

     

    RT : C’est une excellente nouvelle pour Assange, son équipe juridique et tous ses supporters dans le monde entier. Est-ce la décision que vous attendiez ?

    Aymeric Monville : J’étais surpris, évidemment. Déjà en écoutant George Galloway sur votre antenne, opposé à nombre d’institutions britanniques mais disant que le système judiciaire est peut-être relativement la dernière partie non corrompue de l’État britannique. Mais il est vrai que rien n’est encore joué. Car dans ce cas, nous défendons un homme et nous défendons un principe. Il y a de l’espoir pour l’homme, c’est certain, et je crois que nous devons en profiter. Pour le principe, c’est autre chose. Bien que la demande ait été rejetée, le juge Baraitser a accepté pratiquement toutes les allégations contre Julian Assange. D’une certaine manière, cette décision est également préoccupante, car quelqu’un d’autre pourrait facilement être criminalisé à l’avenir. Je ne suis pas d’accord avec l’évaluation du juge selon laquelle cette affaire n’est pas motivée par des raisons politiques. Je continue de croire que Julian Assange a été visé en tant qu’éditeur et journaliste. La prochaine étape pour Assange serait qu’il se rende à Genève en Suisse avec un visa humanitaire. Cela prend tout son sens maintenant, et c’est à mon avis, la meilleure option.

    Parce que je tiens à vous rappeler et que je suis surpris que les médias en anglais n’en parlent pas assez, le Parlement du Grand Canton de Genève avait voté à une large majorité l’octroi d’un visa humanitaire pour qu’il puisse être soigné aux Hôpitaux Universitaires de Genève. Le fait est qu’Assange doit pouvoir en faire la demande lui-même. C’est la seule condition qui manque pour l’instant. Qui peut présenter cette option à Julian Assange pour obtenir son accord ? Le Conseil fédéral suisse devrait rapidement mandater Nils Melzer, le rapporteur de l’ONU sur la torture, ou l’ambassadeur suisse à Londres.

    RT international : C’est sans aucun doute une victoire pour Assange – mais le bilan des années passées est immense.  Comment un journaliste peut-il faire son travail sans craindre d’être persécuté ?

    Aymeric Monville : Les États-Unis ont réussi à créer un état de terreur et d’impunité. Au-delà d’Assange, il y a la persécution du journalisme. Et au-delà de la persécution du journalisme, il y a l’imposition d’une loi extraterritoriale, et au-delà de cela le fait que les États-Unis se croient au-dessus du droit international, par exemple en votant pour le blocus contre Cuba alors que la grande majorité des pays de l’ONU le rejette.

    RT international : Est-ce la fin de la saga de Julian Assange ? Les États-Unis peuvent-ils encore obtenir cette extradition ?

    Aymeric Monville : L’avocat d’Assange, Edward Fitzgerald, a déclaré que les procureurs américains ont indiqué qu’ils feraient appel de la décision. Fitzgerald a déclaré qu’il demanderait la mise en liberté sous caution d’Assange mercredi, dans l’attente de cet appel.

    RT international : Quelle sera, selon vous, la réaction du gouvernement américain ?

    Aymeric Monville : Au-delà de l’appel, je ne me risquerais pas à faire un pronostic. Les États-Unis sont à un tournant de leur histoire et en état de guerre civile latente. Tout peut arriver. C’est une énigme, enveloppée d’un mystère.

    RT international : Comment vont se passer les choses à l’avenir ?

    Aymeric Monville : Je pense que cette mise en œuvre tardive de Brexit crée précisément le bon moment pour essayer cette solution suisse, étant donné que la Suisse est également en dehors de l’Union européenne.



    Quelques réactions sur les réseaux sociaux :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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