•  Réforme des retraites : pourquoi le Conseil d'Etat veut-il que l'exécutif revoie sa copie ? (franceinfo.fr-25/01/20-20h52)

     

    Saisie le 3 janvier, la plus haute juridiction administrative française a notamment critiqué le choix de recourir à 29 ordonnances et déploré des projections financières "lacunaires". 

    Le projet de réforme des retraites n'a pas pas convaincu le Conseil d'Etat. Vendredi 24 janvier, la plus haute juridiction administrative française a vivement critiqué dans un avis plusieurs points essentiels de ce texte, adopté le matin même en Conseil des ministres. 

    Saisi le 3 janvier, le Conseil d'Etat a disposé de trois semaines pour étudier le texte sur la forme et s'assurer qu'il ne contenait ni contradictions, ni mesures illégales ou anticonstitutionnelles. Son jugement est sans appel : le gouvernement doit, au moins en partie, revoir sa copie. Voici les principales critiques formulées par les membres de cette institution chargée, entre autres, de conseiller le gouvernement.  

    Trop de modifications de dernière minute

    Il n'est pas rare que le Conseil d'Etat doive se saisir d'un texte législatif dans des délais courts. Mais cette fois, il regrette de n'avoir disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux avant-projets de loi (organique et ordinaire). Surtout, il déplore les nombreuses modifications (pas moins de six) apportées au texte initial. 

    "Le Conseil d'Etat souligne qu'eu égard à la date et aux conditions de sa saisine, ainsi qu'aux nombreuses modifications apportées aux textes pendant qu'il les examinait, la volonté du gouvernement de disposer de son avis dans un délai de trois semaines ne l'a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l'examen auquel il a procédé", déclare la juridiction dans son avis.

    Des projections financières "lacunaires" 

    Outre les deux textes de loi, une étude d'impact financier de cette réforme lui a aussi été transmise. Et cette étude n'a pas non plus, en l'état, satisfait les juristes. La première mouture était "insuffisante", et même une fois le texte complété, "les projections financières restent lacunaires", en particulier sur la hausse de l'âge de départ à la retraite, le taux d'emploi des seniors, les dépenses d'assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux, arguent-ils. 

    Dans certains cas, l'étude d'impact "reste en deçà de ce qu'elle devrait être, de sorte qu'il incombe au gouvernement de l'améliorer encore avant le dépôt du projet de loi au Parlement", relève le Conseil d'Etat.

    Trop d'ordonnances 

    L'avis du Conseil d'Etat critique également le choix de recourir à 29 ordonnances. Ainsi, il souligne le fait, "pour le législateur, de s'en remettre à des ordonnances pour la définition d'éléments structurants du nouveau système de retraite". Selon les juristes, cela "fait perdre la visibilité d'ensemble qui est nécessaire à l'appréciation des conséquences de la réforme".

    Cette critique fait écho à l'explosion du nombre d'ordonnances, autrefois exceptionnelles. "La nouveauté avec le gouvernement Philippe est l'utilisation des ordonnances pour des réformes très politiques comme le droit du travail et la réforme ferroviaire, relevait déjà le site juridique Dalloz-actualité, en mars 2018. L'objet des ordonnances n'est alors pas tant de permettre une mise en application plus rapide, que d'éviter un enlisement des débats parlementaires : les lois d'habilitation peuvent être adoptées sans attendre la finalisation d'un texte précis." Une méthode dont le Conseil d'Etat pointe aujourd'hui la limite. 

    Des engagements voués à disparaître du texte

    Dans le sillage de la contestation, le gouvernement a garanti aux enseignants et aux chercheurs que leurs pensions ne baisseraient pas. "Cet engagement figurera dans la loi", assure le ministère de l'Education nationale. De même, les navigants aériens ont obtenu la sauvegarde de leur caisse complémentaire pour financer des départs anticipés.

    Or, selon le Conseil d'Etat, "ces dispositions renvoient à une loi de programmation, dont le gouvernement entend soumettre un projet au Parlement dans les prochains mois". Cela représente donc, selon la juridiction, "une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi", ce qui est "contraire à la Constitution". L'engagement de revalorisation des salaires des enseignants et des chercheurs est donc amené à disparaître du texte.

    La fausse promesse d'un "régime universel de retraite"

    Par ailleurs, le Conseil d'Etat relève que le projet de réforme n'instaure pas "un régime universel qui serait caractérisé, comme tout régime de sécurité sociale, par un ensemble constitué d'une population éligible unique, de règles uniformes et d'une caisse unique". Et pour cause, le texte crée "cinq régimes", avec "à l'intérieur de chacun de ces régimes" des "règles dérogatoires à celles du système universel".

    source: https://www.francetvinfo.fr/

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  • SUD Éducation dénonce une restriction des droits pour les mineurs étrangers

     Par une circulaire en date du 17 janvier, le recteur d’académie enjoint aux chefs d’établissements « la charge de vérifier que les élèves étrangers scolarisés en lycée professionnels sont en situation régulière ». SUD éducation dénonce cette circulaire qui « est un tournant dans la politique d’accueil et de scolarisation de l’Éducation nationale, qui était jusque-là assez bienveillante avec les jeunes migrants ». Le syndicat rappelle que « l’instruction scolaire est obligatoire en France pour les enfants de 6 à 16 ans, et de droit jusqu’à 18 ans, qu’ils soient de nationalité française ou étrangère. Il n’appartient pas à l’Éducation nationale de contrôler la situation d’un mineur étranger ».

    Le tribunal administratif saisi

    Et« les chefs d’établissements n’ont pas à jouer les agents supplétifs du ministère de l’Intérieur, en demandant aux jeunes migrants leurs papiers d’identité ». Et d’ajouter : « Par le passé, certains maires, pour le premier degré, ou chefs d’établissements, pour le second degré, ont essayé d’interdire l’inscription d’élèves dont les parents étaient en situation irrégulière, mais une circulaire ministérielle du 20 mars 2002 y a mis bon ordre. L’instruction est un droit reconnu à tout enfant par la Convention des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989 et que la France a ratifiée ». SUD éducation affirme qu’il « attaquera cette circulaire devant le tribunal administratif par un référé liberté ».

    source : https://www.letelegramme.fr/

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  • Il n’y a pas de , c’est le mot d’ordre du régime Macron et de ses médias. Ce régime ordonnant, cautionnant et couvrant toutes les violences commises par des policiers et gendarmes, sans même parler des Bénalla et cie, qui pour ce régime ultra minoritaire, illégitime et toujours plus autoritaire , ne sont désormais plus que le seule argument d’autoritaire pour ce maintenir au pouvoir et imposer celui ultra violent de la classe capitaliste. Des ordres d’ultra  qui après avoir visé le mouvement social et dans ce contexte d’impunité totale des policiers à qui le peuple est désigné comme l’ennemi (“Nous ne sommes pas du même camps” éructe le préfet Lallement à Paris) ne peuvent que déboucher sur des violences policières partout et contre tous. Plusieurs affaires récentes, avec une nouvelle fois la mort tragique d’un homme, le démontrent.

    Cédric Chouviat, coursier, tué à Paris, étranglé, lors d’un contrôle de police sur la route.

    En France, désormais, on peut mourir d’un contrôle par la police sur la route. Etranglé.

    Alors que la préfecture de police communiquait avec l’appui de la presse sur une victime d’un “malaise cardiaque”, les examen médicaux ont révélé que la cause de la mort est une “fracture du larynx” ayant provoqué la mort par axphixie. En clair, Cédric serait mort d’un étranglement. Soit en raison d’une clé autour de son cou par un des policiers, soit en raison d’un placage ventral, une technique d’immobilisation interdite dans de nombreux pays et qui a déjà conduit à plusieurs morts en France.

    Une fois de plus, il apparait que sans les témoignages et les vidéos, la version diffusée par la police et ses autorités de tutelles se serait sans doute imposée, étouffant l’affaire comme la victime, en présentant cette victime comme le coupable. Le livreur, alors mourant à l’hôpital, n’a t il pas été présenté par des sources policières immédiatement comme un homme violent, jeté en pâture à une presse complaisante à se faire l’écho servile de la communication policière ?

    La vidéo prise par un témoin de l’arrestation avec son téléphone

    Parce que les français savent désormais qu’ils peuvent être danger lorsqu’ils sont arrêtés par la police, nombre d’entre eux ont le réflexe de filmer les actes de policiers désormais cagoulés ou sans identification en violation de la loi. Une façon d’essayer d’empêcher les violences policières ou du moins qu’elles ne soient plus impunies. Quai Branly dans le 15e arrondissement de la capitale, un témoin a filmé depuis sa voiture ce qui permet de voire l’arrestation, violente du livreur et transmis les images aux avocats de la famille de la victime suite à l’appel à témoin. Un homme qui n’apparait violent à aucun moment de la vidéo. Une vidéo terrible où l’on voit l’e livreur, Cédric C. mis à terre, écrasé sous trois policiers, se débattant des jambes, jusqu’à ce qu’il ne bouge plus…

    Actu2DinGuerie@Actu2DinGuerie
      

    Décès de Cédric Chouviat: des vidéos témoignent de la violence de l’interpellation policière

     
    Vidéo intégrée
               468 personnes parlent à ce sujet
     
     

    le père de Cédric C. dénonce : ” Ce n’est pas un voyou qui a tué mon fils, non! C’est la police nationale “. “On a pas le droit de tuer un père de famille, un travailleur. Je vais leur dire quoi moi aux petits? […] La police…Ce sont des assassins!”

    Selon Me Arié Alimi son avocat « la préfecture a oralement éludé auprès des journalistes, et cela volontairement, l’interpellation violente, la clef d’étranglement et le placage ventral par trois policiers, pratiques qui ont probablement entraîné le décès d’un père de famille de cinq enfants. En délivrant de fausses informations illégalement, la préfecture viole le secret de l’instruction. C’est fréquent dans les violences policières et cela vise à manipuler l’opinion publique ». L’avocat annonce porter plainte également pour « violation du secret de l’enquête et diffusion de fausses informations ».

     

    La conférence de presse des avocats de la famille, tenue au siège de la Ligue des Droits de l’Homme

     

    David Dufresne 
     
    @davduf
      

    Conférence de presse sur la mort de Cédric C, suite à un contrôle de police. En direct siège @LDH_Fr avec William Bourdon et @AA_Avocats https://www.pscp.tv/w/cORIZDF4ZUtXYU13UHlFUHd8MWxQS3FlQnF5eUVLYnelJKIHnGcf71h9dWluMuMyvp7BFhYxk5U6bcAGuefU 

    David Dufresne @davduf

    Conférence de presse sur la mort de Cédric C, suite à un contrôle de police. En direct siège @LDH_Fr avec William Bourdon et @AA_Avocats — Paris, France

    pscp.tv
     
               1 317 personnes parlent à ce sujet
     

    Les violences policières frappent partout et tous

    Rien que ces derniers jours c’est plusieurs affaires de violences policières qui ont fait scandale. Des violences qui n’interviennent d’ailleurs pas dans le cas d’opération de répression du mouvement social ou dans des opérations de police dans les quartiers populaires, mais qui frappent désormais partout et tous.

     

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Anticommunisme et eurofascisation : entretien avec F Kassem. “tous ensemble, manifestons à Paris le samedi 9 novembre” (IC.fr-4/11/19)

     

    Entretien d’Initiative communiste avec , secrétaire général adjoint du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

    INITIATIVE COMMUNISTE : Le 19 septembre 2019, le Parlement européen a adopté à une large majorité une résolution « sur l’importance de la mémoire pour l’avenir de l’Europe ». Derrière cet intitulé, pourquoi peut-on dire qu’il s’agit d’un texte révisionniste et falsifiant l’Histoire ?

    Fadi Kassem : Cette résolution s’inscrit dans la continuité d’un ensemble de textes déjà adoptés précédemment, telles « la résolution 1481 sur la nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires » (adoptée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe le 26 janvier 2006), ou la « déclaration sur la conscience européenne et le communisme » (adoptée à Prague le 3 juin 2008). Cette fois-ci, la résolution adoptée par la grande majorité des eurodéputés assimile odieusement et de manière totalement diffamatoire sur le plan historique le nazisme et le communisme (le stalinisme avait déjà été assimilé au nazisme dans la « déclaration sur la proclamation du 23 août comme Journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme », adoptée le 23 septembre 2008), avec une réécriture négationniste de l’Histoire. 

    Ainsi, le pacte de non-agression (rappelons-le à l’heure où se développent les discours totalement mensongers selon lesquels l’URSS et l’Allemagne nazie auraient été alliées pendant la guerre !) germano-soviétique serait la seule et unique cause de la Deuxième Guerre mondiale (qui, au passage, avait déjà débuté en Asie depuis l’invasion de la Mandchourie par le Japon militariste et antibolchevique en septembre 1931), et la « reconstruction » de l’Europe après 1945 aurait séparé le camp « totalitaire » du camp « libéral et démocratique » (et qu’importe si nombre de nazis et de collaborationnistes de l’Europe furent allègrement recyclés pour « reconstruire » l’Europe occidentale sous pilotage de l’impérialisme états-unien !).

    Faut-il rappeler que l’URSS fut le grand vainqueur de l’Allemagne nazie ?! Que les « démocraties libérales » capitulèrent sans sourciller face à l’Allemagne nazie avant 1939 par haine du bolchevisme (et pour nombre de dirigeants par volonté de poursuivre la collaboration avec les milieux industriels, financiers et commerciaux allemands, voire par attrait du nazisme) ?! De Gaulle lui-même l’affirma en décembre 1944 lors de la signature du traité d’alliance franco-soviétique : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ». Incontestablement, en matière de schématisation et de falsification de l’Histoire, on a rarement fait mieux !

    INITIATIVE COMMUNISTE : En quoi ce révisionnisme mensonger favorise-t-il la criminalisation du communisme ?

    F.K. : Sous l’impulsion des eurodéputés notamment baltes, hongrois et polonais, se développe depuis au moins l’adhésion des pays d’Europe centrale et orientale à l’Union européenne en 2004 (et de fait, depuis toujours puisque la « construction européenne » est une vaste entreprise anticommuniste et de vassalisation du continent à l’impérialisme états-unien) une violente campagne anticommuniste dans l’ensemble du continent, débouchant sur la récente tentative de délégalisation du Parti communiste polonais (PKP) par exemple. La résolution du 19 septembre dernier est d’ailleurs explicite sur l’atmosphère profondément anticommuniste : ainsi, « dans certains États membres, la loi interdit les idéologies communiste ou nazie » (et on remarque au passage cette confusion volontairement permanente et mensongère réduisant deux visions du monde profondément antinomiques et ennemies au seul vocable de « totalitarisme »).

     Cette résolution actuelle accélère la criminalisation du communisme : dans l’article 17, le Parlement européen « se dit préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes » ; dans l’article 18, il « constate que le maintien, dans les espaces publics (parcs, places, rues, etc.) de certains États membres, de monuments et de mémoriaux glorifiant les régimes totalitaires ouvre la voie à la dénaturation des faits historiques relatifs aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’à la propagation d’un système politique totalitaire ». Le droit communautaire prévalant sur le droit national, concrètement demain, porter un t-shirt à l’effigie de Guevara ou avec une faucille et un marteau sera interdit ; attendons-nous à la « dé-bolchévisation » accrue « du paysage urbain » (au revoir le métro Stalingrad, pourtant la bataille majeure ayant fait basculer la guerre vers la défaite du nazisme !) dont se vantait déjà dès la chute du mur de Berlin un ancien maire de Sartrouville (commune des Yvelines) d’extrême droite, Laurent Wetzel, qui, à peine élu maire en 1989, débaptisa les rues Marcel Cachin, Ambroise Croizat (tout un symbole pour la Sécurité sociale !), Hô Chi Minh, Karl Marx, Maurice Thorez ou encore Benoît Frachon (même la salle municipale Nelson Mandela ne résista pas !).

    INITIATIVE COMMUNISTE : Parallèlement à cette offensive anticommuniste, on constate une puissante offensive de l’extrême droite, à l’image de la présence au pouvoir de néo-nazis en Ukraine et des défilés des anciens Waffen SS en Lettonie (où le ministre de l’Intérieur célèbre même ces derniers !). Qu’est-ce que cela révèle de l’atmosphère politique et idéologique actuelle ? Faut-il s’en inquiéter ?

    F.K. : L’offensive de l’extrême droite fascisante et fasciste dans l’ensemble du continent (et au-delà) est générale : outre en Ukraine, l’extrême droite est au pouvoir en Autriche, en Italie avec Salvini, en Hongrie avec Orban ou en , tandis que l’AFD a envoyé des dizaines de députés au Bundestag allemand, que l’extrême droite proteste contre l’exhumation de la dépouille de Franco en Espagne (et que Vox accède au pouvoir en Andalousie) et que les néo-nazis montent en puissance en Suède. Aux quatre coins de l’Europe, on assiste à une fascisation sans précédent, déjà à l’œuvre depuis des années et qui s’accélère du fait d’un anticommunisme total et viscéral pour faire taire ceux qui défendent les intérêts des travailleurs. Cette dynamique, dont la source profonde est à chercher dans la contre-révolution des années 1990 qui a permis la re-mondialisation du destructeur mode de production capitaliste et qui a remis l’impérialisme allemand au centre de la « construction » européenne, est d’autant plus inquiétante que la violence et la haine, essences profondes du fascisme, se répandent très rapidement : qui peut par exemple oublier les dizaines de victimes brûlées vives dans la maison des syndicats d’Odessa en Ukraine ? Méditons les paroles du pasteur Niemöller – pourtant peu suspect de philo-communisme ! – qui avait déclaré avec lucidité :

    « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

    En tant que communistes, il faut s’inquiéter très sérieusement de cette euro-fascisation, rompre le silence, s’indigner et, surtout, la combattre avec acharnement ! Ce combat n’est pas la seule affaire des communistes, mais également des syndicalistes et des antifascistes (dont les patriotes gaullistes). Et ne croyons surtout pas que la France est à l’abri, bien au contraire ! La répression accrue à l’encontre des gilets jaunes, les violences policières démultipliées (même à l’égard de retraités, lycéen(ne)s et étudiant(e)s) et les interdictions croissantes de manifester – y compris le 1er mai ! –, l’impunité totale de Benalla qui usurpe les fonctions de la police – à quoi s’ajoute l’impunité quasi systématique des forces de l’ordre victimes de violences de plus en plus manifestes – n’ont fait qu’annoncer l’escalade qui s’est produit tout au long de 2018 et de 2019, traduit une accélération de la fascisation. Macron avait été présenté comme le rempart contre le prétendu « Rassemblement national » ; il lui déroule un « tapis brun », cautionnant les extrémistes de Valeurs actuelles, acceptant et justifiant les condamnations de syndicalistes, de manifestants de divers bords, d’écologistes, de lycéen(ne)s et étudiant(e)s qui se multiplient et s’alourdissent. L’extrême droite fascisante et fasciste se fait de plus en plus entendre médiatiquement (l’incandescent Zemmour étant l’exemple le plus emblématique) et est de plus en plus décomplexée : que l’on songe à Bruno Gollnisch déclarant sur Twitter que « Franco, qui a sauvé l’Espagne, et sans doute l’Europe, du communisme stalinien, avait fait inhumer ensemble vainqueurs et vaincus de la guerre civile. En s’en prenant à son cadavre, la gauche montre une fois de plus son visage de haine et de mesquinerie. » Plus que jamais, c’est maintenant qu’il faut réagir et agir ?

    INITIATIVE COMMUNISTE : Que peuvent faire les antifascistes, les républicains, les syndicalistes, les communistes pour agir et stopper cette fascisation ?

    FK : depuis des années, le PRCF appelle à la constitution d’un , patriotique, populaire et écologiste, un Fr.A.P.P.E. dont l’une des premières d’être est la lutte contre le fascisme, comme le fit le Front populaire au milieu des années 1930. Cela implique d’abord de mettre de côté les divergences et divisions politique : Maurice Thorez sut tendre la main aux catholiques de droite au nom d’un front commun ! Aussi l’appel au Fr.A.P.P.E. ne vise pas que les forces de gauche – quand bien même la gauche antifasciste, patriotique, populaire et écologiste doit en être l’aiguillon principal, et notamment les communistes –, mais également les patriotes (notamment gaullistes) sincèrement antifascistes.

    Décréter un Front est une chose, le faire vivre concrètement est central.

    Dans l’optique du combat contre l’infâme résolution du Parlement européen, le PRCF a été signataire d’une déclaration commune avec d’autres forces communistes, a lancé une lettre ouverte à l’ensemble des forces potentiellement constitutrices du Fr.A.P.P.E., et est surtout partie prenante d’un large appel à signer en ligne. Ces démarches, nécessaires, ne sauraient se passer d’une indispensable mobilisation militante sur le terrain : le 19 octobre, des militants du PRCF ont fait signer la pétition lors de la  de Lannemezan en faveur de la libération de George Ibrahim Abdallah, et le lendemain nos jeunes camarades étaient présents en nombre à Châteaubriant avec les militants de Bretagne pour porter ce nécessaire combat, recevant même l’appui d’une délégation de l’UPR. Outre ces actions locales, comme celles de nos camarades de Pézenas s’adressant au maire de cette ville, des organisations PRCF de Bretagne défendant le Venezuela bolivarien ou du PRCF-Pas-de-Calais se solidarisant avec les communistes polonais, nous appelons enfin à une mobilisation nationale avec des manifestations partout où il est possible d’en organiser.

    INITIATIVE COMMUNISTE : Peux-tu nous en dire plus sur ce sujet ?

    Fadi Kassem : D’ores et déjà, je peux vous indiquer que le PRCF, dans un esprit unitaire et de rassemblement avec nombre de partenaires, communistes et non communistes, est à l’origine d’une prochaine manifestation à Paris le samedi 9 novembre. C’est d’autant plus symbolique que la chute du mur de Berlin, en ouvrant la voie à l’annexion de la RDA socialiste par la RFA capitaliste, a ouvert un boulevard à l’offensive fascisante partout en Europe. Le rassemblement débutera à 14h devant l’ambassade de Pologne, au croisement des rues Talleyrand et Constantine, là où le PRCF a déjà organisé des rassemblements – en janvier 2018 et juin 2019 notamment – pour dénoncer et combattre la chasse aux sorcières anticommuniste du gouvernement réactionnaire polonais à l’encontre de nos camarades du PKP. Il est essentiel d’être le plus nombreux possible afin de faire entendre la voix de toutes et tous ceux s’opposant au véritable totalitarisme, celui de l’européisme complice de la fascisation du continent !

              Ce rassemblement ne se veut nullement exclusif, et tou(te)s les militant(e)s du PRCF sont invités à organiser, partout où ils peuvent en France, à en faire de même devant des endroits symboliques – places, statues, bâtiments, mémoriaux rappelant le rôle décisif de l’URSS dans la victoire contre le nazisme. De même, la date du 10 décembre doit représenter un autre grand moment de mobilisation, jour de l’anniversaire de la signature du traité d’alliance franco-soviétique entre de Gaulle et Staline il y a 75 ans.

              Nous appelons donc un maximum de militant(e)s communistes, progressistes, patriotes antifascistes, syndicalistes, à se joindre à nous manifester notre détermination totale contre la « vague brune » qui ne cesse de progresser sur le continent. Ce n’est que tous ensemble, en même temps et dans le même sens que nous pouvons stopper et vaincre l’euro-fascisation !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • A Maxime Nicolle, alias Fly Rider,

     

    Citoyen,

    Lundi dernier, vous étiez à Londres pour assister à l’audience concernant l’extradition de . Auteur d’un ouvrage sur ce dernier, «  en danger de mort », j’étais à Paris, pour commenter, en direct sur RT France, l’information que me relayaient des camarades du comité WikiJustice sur place. 

    Monika Karbowska devant le WMC

    L’un d’eux a d’ailleurs pu, non sans efforts, entrer dans la salle d’audience. Cette camarade, en l’occurrence la militante franco-polonaise Monika Karbowska (voir la photo jointe à cette lettre), avait visiblement bien fait d’arriver par ses propres moyens à l’audience. D’autres, montés dans le car des Gilets jaunes et entravés par le retard dudit car, n’ont pas eu, contrairement à vous, le privilège qu’on leur chauffe la place. 

    Au sortir du Westminster Magistrates’ Court, vous avez déclaré aux journalistes de ce même RT (les seuls à vraiment relayer l’Affaire) que la mère d’Assange était présente. C’était à la troisième minute de la vidéo qui en a été tirée :

    Or, il n’en était rien. Rien n’indique que Mme Christine Assange était présente, ni au dehors ni au dedans du tribunal.

    Avez vous rencontré la mère d’Assange, citoyen Nicolle ? Lui avez-vous parlé ? L’avez-vous photographiée ? Ne pensez-vous pas que, eût-elle été présente, RT se serait fait un honneur et un devoir de lui offrir une tribune afin qu’elle pût clamer l’innocence de son fils et demander sa relaxe immédiate ?

    Au contraire, celle-ci a commenté, sans doute d’Australie où elle réside, les événements sur son compte twitter, en relayant diverses informations, mais elle n’était pas à cette audience où son fils apparaissait en public pour la première fois depuis de longs mois. Rien n’indique non plus qu’elle ait fait le voyag depuis l’Australie depuis le kidnapping de son fils à l’ambassade d’Equateur.

    Lundi, le journaliste australien a donc comparu extrêmement affaibli, ne cherchant pas même le soutien d’un regard amical ou d’un sourire complice. A cette apparition tant attendue, il n’y aura eu ni Pietà ni Stabat Mater pour ce crucifié du combat anti-impérialiste. 

    En réalité, cette absence de la mère renvoie à quelque chose de plus douloureux encore dans la biographie d’Assange, sa naissance, plus que probable, et son enfance, elle avérée, au sein d’une secte australienne, The Family Cult, avec des enfants drogués, manipulés, pilotés dans le cadre de projets de type MK-ultra, voire pire encore.
    Cela renvoie à un père absent pendant toute sa vie, John Shipton, pourtant aujourd’hui très présent médiatiquement, et qui semble judicieusement avoir pris le contrôle du nom de domaine  via sa société Dynadot.

    Cela renvoie au désert de solitude qui entoure Assange actuellement, le vide qui est fait autour de lui, la disparition de son ex-compagne Sarah Harrison, l’intimidation du témoin Chelsea Manning et son emprisonnement, l’apparente démission de sa défense qui n’a pas interjeté appel de sa condamnation pour rupture de liberté conditionnelle, qui n’a pas cherché à récuser la juge Arbuthnot dont le mari travaille pourtant avec un ancien dirigeant du MI6, qui n’a pas utilisé le rapport de l’ONU pour le faire sortir de prison pour raisons de santé, qui choisit le secret alors que seule la mobilisation de l’opinion publique peut faire pression sur l’institution judiciaire et parlementaire britannique dont tout démontre – impossibilité du Brexit comprise -, qu’elle n’a plus rien de démocratique.

    Cette absence renvoie aussi à une autre origine, celle de Wikileaks. En effet, Wikileaks, conçu probablement au départ comme outil néolibéral pour dénigrer les adversaires traditionnels desdites « démocraties occidentales » (Chine, Russie, par exemple) s’est retourné contre certains de ses inspirateurs, sans doute y compris Gavin MacFadyen, le mentor d’Assange, décédé en 2016.

    Car Assange n’a pas été ce petit télégraphiste de l’Empire qu’il était destiné à être.

    Contre la main droite de l’Empire, Assange a dénoncé la guerre des néo-cons en Irak et en Afghanistan, y compris l’usage de la torture.

    Contre sa main gauche, Assange a dénoncé les collusions du clan Clinton avec l’Arabie saoudite finançant Daesh, et les guerres de Mme Clinton en Syrie, Libye, Ukraine.Assange a poussé la logique démocratique jusqu’au bout et compris, comme le dit Marx, qu’ « un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre », et donc qu’il fallait avant toute chose faire la guerre à la guerre. Assange est ainsi devenu un militant anti-impérialiste conséquent. Il aurait pu faire partie de tous ces manipulés par Soros ou autres qui ne pointent les problèmes de liberté d’expression que là où cela arrange l’Empire. Il a refusé cela.
    Il a dû, ce faisant, laisser en route beaucoup de gens qui se prétendent toujours ses amis. Cacher le flou autour de la mère, donc de la naissance, donc des origines, donc de l’entourage d’Assange, c’est vouloir laisser le couvercle sur l’origine plus qu’étrange de Wikileaks. C’est tolérer qu’on fasse refaire au prisonnier de Belmarsh le parcours en sens inverse qu’il a emprunté, qu’il revienne à ce dont il s’est affranchi avec détermination et orgueil. C’est dire « circulez y’a rien à voir », « tout va bien dans l’entourage et les soutiens d’Assange », alors que tout va mal et qu’il n’est plus en état de se défendre lui-même.

    Un exemple ?

    Juan Branco, qui, paraît-il, est désormais votre conseiller, passait ce lundi dans le champ de la caméra au moment de votre interview à RT, et s’est contenté de vous adresser un amical salut en passant la main sur votre épaule.Branco est également conseiller juridique de Julian Assange. N’osant pas imaginer qu’il ait pu vous suggérer de dire une chose fausse ou vous induire en erreur, sans doute pourrez-vous auprès de lui en obtenir confirmation  : Branco n’a certainement pas pu voir la mère d’Assange puisqu’elle n’était pas dans la salle d’audience, ni ailleurs du reste.
    Il s’est en revanche entretenu ce jour-là, d’après nos sources, avec Renata Ávila, plus précisément dans la “consultation room n°4” du tribunal ; comme vous pouvez le constater le témoignage de ma camarade Monika est précis. Cette dame Ávila, conseiller juridique de Julian Assange, qu’on voit omniprésente dans deux longs métrages consacrés à ce dernier (Risk de Laura Poitras et Hacking Justice de J. Pancorbo et C. López Rubio) dirige désormais une fondation, la Fundación Ciudadanía Inteligente, financée, entre autres, par l’Open Society de George Soros ainsi que par la National Endowment for Democracy, officine de guerre froide fondée par les Etats-Unis à l’époque du faucon belliciste Ronald Reagan, quand ce dernier finançait également les Contras en Amérique centrale.
    Renata Ávila est née au Guatemala. Dans ce pays, n’en doutez pas, on sait très bien ce qu’est la National Endowment for Democracy.

    Lors de l’affaire suédoise, ou plutôt, devrait-on dire, du piège suédois tendu à Assange, le journaliste canadien Jean-Guy Allard, dans les colonnes de Granma, le quotidien cubain, avait établi des liens entre la plaignante, Anna Ardin et cette même NED, petite soeur de la CIA.

    Julian Assange n’est donc pas entouré de l’affection des siens, si vous me permettez cette litote.

    C’est la gauche du capital, la gauche de l’, qui semble avoir repris en main sa défense. Renata Ávila a d’ailleurs rejoint l’équipe de M. Varoufákis dans son nouveau parti, désormais intitulé Diem25. Avec Juan Branco, ancien conseiller d’Assange et de… Laurent Fabius au Quai d’Orsay, Varoufákis fait partie des anciens « insiders » chargés de réenchanter la politique en Europe.

    Le 25 septembre, nous avons assisté à une conférence à la Sorbonne de l’ancien ministre des Affaires étrangères de Rafael Correa, Guillaume Long. Lequel nous a expliqué que, si l’internet d’Assange avait été coupé par ses hôtes de l’ambassade au moment de la campagne présidentielle aux USA, c’était parce que l’Amérique latine progressiste était plutôt favorable à Clinton et qu’Assange était en train de défavoriser celle-ci. En d’autres temps, on aurait pu penser qu’une certaine Amérique latine, entre Clinton et Trump, n’eût pas éprouvé le besoin de faire d’autre choix que celui de Che Guevara.
    Vous l’aurez compris, avec pareils défenseurs d’Assange, nul doute que ce dernier, et la gauche avec lui, sont désormais entre de bonnes mains.

    Citoyen Maxime Nicolle, vous représentez sans doute un référent important pour cette authentique insurrection populaire que sont les Gilets jaunes.

    Ouvrez les yeux sur ceux qui veulent vous faire accroire que tout va bien dans le royaume de l’opposition autorisée et empêchent que les peuples se mobilisent massivement pour faire entendre leur voix.

    L’opinion est en droit de savoir car cette question renvoie à des éléments bien plus importants que vous ne le pensiez certainement.

    Dans l’intérêt du monde entier, et des peuples en luttes pour la dignité, pour la liberté et pour la paix, à commencer par le nôtre qui redonne actuellement au monde l’exemple de la grandeur, répondez simplement, s’il vous plaît, à cette élémentaire question : 

    Pourquoi avez-vous dit que la mère d’Assange était à l’audience alors qu’elle n’y était pas ?

     

    Salut et fraternité,

    ,

    auteur de “Julian Assange en danger de mort” (Delga, 2019)

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le taux de pauvreté en France a augmenté en 2018, selon l'INSEE (OF.fr-16/10/19-18h14)

    Selon une estimation de l’Insee, publiée ce mercredi 16 octobre après-midi, 14,7 % de la population vivaient sous le seuil de pauvreté l’an passé, en France. Un pourcentage en sensible hausse par rapport à 2017.

    En France, en 2018, le taux de pauvreté a augmenté, selon l’estimation diffusée ce mercredi par l’Insee, sachant que les statistiques définitives seront publiées en septembre 2020. Selon l’Institut national des études économiques, 14,7 % de la population vivaient sous le seuil de pauvreté en 2018 (60 % du niveau de vie médian : près de 1 065 € mensuels, après impôts) : soit 9,3 millions de personnes. En 2017, 8,9 millions vivaient sous ce seuil.« Ce n’est pas une bonne nouvelle », convient Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, qui demeure toutefois prudent en attendant les données définitives. Et qui rappelle que depuis 2014, ce pourcentage était jusqu’à présent plutôt stable.

    Davantage de dividendes

    Comment l’expliquer ? Pour l’Insee, parmi les facteurs d’inégalités, figure « la très forte hausse de certains revenus des capitaux mobiliers ». Or, si les placements financiers ont davantage rapporté aux ménages les plus aisés, c’est notamment en raison de la mise en place, l’an passé, d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur ces placements financiers (et non plus progressif). Ce PFU « abaisse la fiscalité de certains revenus du patrimoine », constate l'Insee.Autre explication : à l’autre bout de l’échelle sociale, la baisse des allocations logement dans le parc HLM aurait eu « le plus fort effet sur l’évolution du taux de pauvreté ». Même si, note l’Insee, cette diminution des aides a en partie été compensée par une diminution des loyers de ces logements sociaux.

    Bilan « peu favorable »

    Enfin si d’autres mesures sociales ont contribué à augmenter le niveau de vie de personnes peu fortunées (baisse de la taxe d’habitation, extension du crédit d’impôts pour l’emploi de salariés au domicile de retraités…), ces dernières ont davantage profité à des ménages vivant au-dessus du seuil de pauvreté.

    Dans l’immédiat, « le bilan est donc très peu favorable pour les plus pauvres », note le directeur de l’Observatoire des inégalités. Ce dernier milite pour la mise en place d’un revenu minimum unique d’environ 865 € par mois (50 % du niveau de vie médian). « Pour un coût de sept milliards d’euros, on élèverait le niveau de vie de cinq millions de personnes », plaide Louis Maurin. 

    En 2018, le gouvernement avait lancé une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, dotée de 8,5 milliards d’euros. Et a lancé une concertation pour la création d’un revenu universel d’activité en 2023, qui regrouperait au moins trois allocations : le revenu de solidarité active (RSA), la prime d’activité et l’aide au logement (APL).

    Ces dernières statistiques vont-elles l’inciter à revoir son effort à la hausse ?

    Pierrick BAUDAIS

    source: https://www.ouest-france.fr/

     

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  • Médecins du Monde a publié un rapport dans lequel l'association alerte sur l'aggravation des conditions de vie des migrants.

     Dans un rapport, l’association Médecins du monde réclame une « inflexion des politiques régressives à l’égard des populations les plus fragiles ».

    L’association Médecins du monde réclame un « changement de cap » et une « inflexion des politiques régressives à l’égard des populations les plus fragiles », notamment migrants et étrangers, qui voient leurs conditions de vie et de santé se dégrader, selon un rapport publié mercredi.

    « Les politiques publiques ne sont pas à la hauteur des enjeux, voire ne sont pas une priorité du gouvernement », déplore en préambule du rapport Yannick Le Bihan, directeur des opérations France de l’ONG.

    « Nous constatons que les conditions de vie de ces personnes (les plus précaires) se sont globalement dégradées depuis le début du quinquennat. Il est impératif d’opérer un changement de cap », souligne-t-il, en dénonçant notamment « la volonté de(s) dirigeants de remettre en cause l’universalité de l’accès à la santé » et des « dispositifs d’hébergement de réinsertion sociale, d’urgence, d’accueil des demandeurs d’asile […] insuffisants ».

    24 072 personnes reçues dans les centre d'accueil en 2018

    Ce rapport sur l’accès aux droits et aux soins synthétise l’activité des 62 programmes menés par Médecins du monde en 2018 sur 33 sites de France métropolitaine et Outre-mer.

    En 2018, 24 072 personnes ont notamment été reçues dans les centres d’accueil, de soins et d’orientation (Caso), majoritairement des jeunes (47 % ont entre 18 et 34 ans) et des hommes (64,2 %).

    Dans la quasi-totalité des cas (97,3 %), ces personnes sont de nationalité étrangère, originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne (49,8 %) et du Maghreb (23,5 %).

    Aggravation des conditions de vie

    Près de 62 % des personnes accueillies sont en situation irrégulière. Et plus d’un tiers des étrangers en situation régulière sont en situation administrative précaire, avec un titre de séjour de moins de six mois « et peuvent basculer rapidement dans l’irrégularité », souligne l’association.

    D’une manière générale, elle relève « une aggravation des conditions de vie et de santé des exilés avec une augmentation des espaces d’indignité dans toutes les métropoles françaises », conséquence notamment selon elle de la loi Asile immigration de 2018.

    Cette loi, « loin de proposer une amélioration des conditions d’accueil […] se concentre sur le schéma national de répartition des demandeurs d’asile et prévoit de nombreux cas de retrait des conditions matérielles d’accueil en cas de non-respect des orientations en région proposées aux demandeurs d’asile », déplore l’ONG.

    « Les menaces récurrentes contre l’Aide médicale de l’État (AME) qui garantit l’accès aux soins des personnes étrangères en situation irrégulière sont le reflet d’une instrumentalisation des enjeux de santé au service d’autres politiques et notamment d’une politique migratoire répressive », ajoute Yannick Le Bihan.

    L’ONG s’inquiète également de la part des mineurs reçus en Caso qui « a augmenté progressivement au cours des dix dernières années ».

    Les 3 564 mineurs accueillis l’an dernier, d’un âge moyen de 10,9 ans, représentent 14,8 % de la file active totale de ces centres. Ils sont principalement originaires d’Afrique subsaharienne (54,5 %), notamment de Guinée (17,7 %) et de Côte d'Ivoire (13,7 %).

    La plupart d’entre eux sont « en situation d’errance et de grande précarité sans pouvoir accéder aux mesures de protection dont ils doivent bénéficier en France ». Près de 40 % d’entre eux vivent dans des conditions très précaires, sans domicile fixe (31 %) ou vivant en squat ou bidonville (8 %).

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Le Collectif de soutien aux demandeurs d’asile de Concarneau (CSDAC) a lancé une pétition en ligne pour soutenir Elsaid, un jeune Albanais qui a reçu, il y a quelques jours, une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Selon le collectif, l’étudiant de 19 ans, en BTS au lycée Thépot à Quimper, vit en France, avec sa famille, depuis septembre 2015.

     

    « Cette OQTF conclut un parcours de demandeur d’asile éprouvant, fait de précarité et d’angoisse constantes. Dorénavant, à tout moment, il peut être arrêté, placé en centre de rétention et reconduit en Albanie », précise l’initiateur de la pétition. « Nous considérons cette situation inacceptable et nous nous mobilisons pour qu’Elsaid puisse poursuivre ses études entamées au lycée Thépot. Cette OQTF doit être annulée », ajoute-t-il.

    Dans un message adressé au préfet du Finistère, lisible dans le descriptif de la pétition
    en ligne, « les enseignants du lycée Thépot, le Collectif de soutien aux demandeurs d’asile de Concarneau, les amis d’Elsaid et de sa famille demandons la suppression de l’OQTF et la délivrance d’un titre de séjour étudiant ».
    Ce mercredi midi, plus de 1 200 personnes avaient déjà signé la pétition. Elles étaient 1 520 à 19 h.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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