• Grèce: grève générale à Lesbos face au drame des réfugiés-par Angelique Kourounis (La Libre Belgique 20/11/2017)

    Cette fois-ci ce ne sont pas les "usual supsects" qui font gréve, les pro-migrants, les réfugiés eux-mêmes ou les ONG débordées, mais bien les policiers de l’île et les garde-côtes en sous effectifs et la mairie de Lesbos qui a lancé le mot d’ordre d'un mouvement très suivi : "Il n’est pas question que notre hospitalité devienne un cauchemar pour les réfugiés et les insulaires".

    Le ton est donné, et le très calme Spyros Galinos perd patience et refuse l’ouverture d’un troisième camps à Lesbos, "Il n’est pas possible que 0,3 % de la population grecque accueille 10 % des migrants présents dans le pays, sans compter ceux qui continuent d’arriver tous les jours. Ce rapport doit s’inverser". Les migrants ne cessent d’affluer sur l’île au rythme de presque 100 personnes par jour alors que déjà plus de 8500 réfugiés y sont piégés dans des conditions très dures. Le camp de Moria accueille 6500 personnes pour une capacité trois fois moindre dont beaucoup d’enfants en bas âge. La nuit dernière, des adolescents se sont révoltés et le climat est tendu : "Ces gens vivent dans des tentes d’été alors qu’il commence à faire froid et qu’il pleut depuis 5 jours. Ils s’endorment et se lèvent dans la boue, c’est intenable", lâche Panagiotis Hatzikiriakos, président de l’Union des agents touristiques de l’île, très remonté. "L’année dernière nous avons eu des morts et personne n’a voulu endosser la responsabilité. On a mis ça sur notre dos mais ce n’est pas à nous de rêgler ce probleme, c’est à Athénes et à l’Europe". Du coup cet homme affable, qui n’a jamais battu le pavé, a fermé boutique comme tous les autres commerçants de l’île et a manifesté avec des milliers d’autres sous la pluie au slogan de "Lesbos n’est pas et ne doit pas devenir une prison".

    Efi Latsoudi de l’organisation Mosaic était de la partie : "On est fatigués des promesses non tenues du gouvernement. Les réfugiés ne cessent d’affluer et la seule chose qu’on nous propose c’est d’ouvrir un troisième camps. Ce n’est pas la solution". Pour sa part, Spyros Galinos ne veut pas entendre parler d’un troisième camp ni même de l’envois de paquebots qui logeraient les migrants dans le ports. "Il n’en est pas question", tonne-t-il. "Nous bloquerons le port si nécéssaire".

    Preuve d’une situation qui dérape, plus d’une vingtaine de réfugiés ont entamé une grève de la faim depuis deux semaines. Pour l’instant, le gouvernement grec fait la sourde oreille alors que le ministre de l'Immigration est de plus en plus contesté. Récemment, le Comité Central du Syriza, le parti de la gauche au pouvoir, a demandé la démission de Yiannis Mouzalas à cause de sa gestion désastreuse dans la crise migratoire... sans succès. "C’est au Premier ministre de décider", a-t-il répondu sachant pertinemment, a souligné la presse grecque, qu’étant très apprécié par Berlin pour avoir accepté de réduire les relocalisations vers l’Allemagne à 70 par mois, le temps de la campagne électorale allemande, il bénéfice d’une certaine protection. D’ou la voie de garage qui lui est offerte, une place au Conseil de l‘Europe en tant que Commissaire européen aux droits de l’homme. Pour certains il s’agit là d’un véritable gag !

    Angélique Kourounis
     
    source: http://www.lalibre.be
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  • LAVRIO LES CAMPS DE LA HONTE Bonjour à tous  

    Notre film "Lavrio les camps de la honte" est sur Youtube

    Voici le lien : https://youtu.be/YVPLSSsJDi8 vous pouvez aussi taper "Lavrio les camps de la honte"

    Ce film de 30 mn présente les deux camps kurdes de Lavrio (Grèce) abandonnés par l'union européenne sous la pression de la Turquie qui considère que les kurdes sont des terroristes. Vous trouverez dans ce film des témoignages de familles kurdes de Turquie et de Syrie (qui ont combattu Daesh).

    Aujourd'hui les kurdes de Lavrio n'ont plus rien . L'union européenne qui a besoin de la chair à canon kurde considère que ceux-ci sont indésirables lorsqu'ils fuient la guerre.

    Nous repartons début décembre à Athènes pour acheter de la nourriture pour les 300 réfugiés. Ils ont besoin de votre solidarité.

    Si vous pensez que ce film est utile pour défendre la cause des kurdes faites le connaître. 

    Collectif soli france Grèce d' Argenteuil Bezon

     

    Le Film-Documentaire de Jacques LELEU et Jean-Marc Thérin

     

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  • Employée de la raffinerie d’Elefsina - photo helpe.gr 

    Depuis 2010 sont appliquées en Grèce des mesures ressemblant étrangement, sur de nombreux points, aux « lois Travail XXL » qui viennent d’être adoptées par ordonnances en France. Sept ans après les premières dispositions, le bilan est inquiétant.

    Le 25 mai 2017, tout le monde a entendu parler de l’attentat perpétré, en Grèce, contre Loukás Papadímos, l’ex-banquier reconverti en premier ministre qui, en novembre 2011, avait constitué un gouvernement mêlant les sociaux-démocrates du Pasok, le parti de droite Nouvelle démocratie et un parti d’extrême-droite appelé LAOS.

    Une autre explosion est passée sous silence : elle s’est produite dans l’entreprise Top Gas, à Elefsina à quelques kilomètres d’Athènes, et a grièvement blessé trois salariés. Elle est symbolique des conditions dans lesquelles vivent, au travail, des milliers de Grecs. Ironie de l’Histoire, c’est ce banquier qui a signé l’acte de décès du droit du travail grec.

    « Réformes » au nom de la « compétitivité »

    « Les cadres du droit du travail ont été détruits progressivement mais tout était déjà en germe dans le texte de 2010 », explique Ellie Varchalama, conseillère juridique à la GSEE, la confédération syndicale du secteur privé. La Grèce risque alors le défaut de paiement. Le gouvernement en place, dirigé par Giorgos Papandreou, signe avec l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international un accord de prêt, en échange de profondes réformes à appliquer dans le pays.

    Elles comportent des baisses des salaires et des retraites, des hausses fiscales, des coupes dans les dépenses publiques et sociales, des privatisations ou, encore, des réformes du marché du travail. Avec un prétexte : améliorer la compétitivité et la productivité hellènes. Mais l’économie plonge dans une récession incessante, à court de liquidités. Deux autres prêts et leur corollaire, deux mémorandums, viendront donc s’ajouter. Ironie du sort, c’est celui paraphé en 2012 par Loukas Papadimos qui va le plus loin dans les « réformes ».

    « Il est plus institutionnel que le précédent ; il sape les négociations collectives », analyse Savas Robolis, professeur à l’Université Panteion d’Athènes. Et pour cause, au programme : suppression des conventions collectives et primauté́ aux accords d’entreprise qui peuvent même être conclus avec des « associations de personnes » au détriment de la représentation syndicale, abolition des Prud’hommes, fin du financement des syndicats ou encore baisse du salaire minimum, qui passe de 751 euros pour tous à 586 euros bruts, et même 510 euros pour les moins de vingt-cinq ans.

    En juillet, Alexis Tsipras, le leader du parti de la gauche, Syriza, est contraint de signer à un troisième mémorandum. Le système de retraite par répartition devient par capitalisation, la pension minimale est fixée à 386 euros bruts (seuil de pauvreté). Même le droit de grève est menacé.


    Précarité et insécurité du travail

    Ces mesures ont beau contrevenir aux conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), à la charte sociale du Conseil de l’Europe, au traité de Lisbonne et à certaines directives européennes, elles ont été appliquées en Grèce. Leurs effets sont dramatiques. Sur le plan macroéconomique d’abord. Entre 2010 et 2016, le PIB s’est effondré de 27%. Le nombre de petites et moyennes entreprises a fondu, passant de 900.000 en 2009 à 450.000 aujourd’hui. Le chômage est le plus élevé de la zone euro ; à moins de 10% en 2009, il frappe aujourd’hui 21,7% des actifs, et même 44,4% des 15-24 ans.

    Sur le plan du travail ensuite, « flexibilisation et précarisation sont les conséquences de ces décisions », poursuit Savas Robolis. Un travailleur sur cinq n’est pas déclaré́ du tout et 200.000, au moins, travaillent à plein-temps, alors qu’ils sont déclarés à temps partiel auprès du ministère du Travail. 300.000 autres sont embauchés comme indépendants et ont donc les cotisations sociales à leur charge. Plus de 50% des nouvelles embauches se font à temps partiel.

    Mais les entreprises n’ont pas seulement taillé dans les dépenses sociales. Elles ont aussi coupé dans les dépenses pour l’hygiène et la sécurité. L’été 2017 en a été le triste révélateur ; les médias comme The Press Project ou Rizospastis ont égrené dans leurs pages les accidents du travail, une vingtaine au total. À Elefsina, un syndicaliste déplore : « Nous ne pouvons plus contrôler les entreprises comme Top Gas. Les portes sont fermées aux syndicats. Nous n’avons pas de moyen de pression... » Selon un rapport de l’inspection du travail, les accidents du travail, y compris mortels, sont passés de 5.721 déclarés en 2010 à 6.500 en 2016 malgré la hausse du chômage et la baisse de 30% de l’activité des entreprises.

    Du côté des syndicats grecs, un interlocuteur sourit à l’évocation des lois Macron : « Bienvenue dans la jungle grecque. Nous n’étions qu’un cobaye. » Sourire amer, averti. Et prévenant.

    Fabien PERRIER

    Sources : http://www.regards.fr/web/article/en-grece-les-lois-macron-avant-l-heure

    http://www.cadtm.org/En-Grece-les-lois-Macron-avant-l

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  • Emmy Koutsopoulou, médecin psychiatre, salariée de l’Organisme grec de lutte contre la drogue (OKANA), fait partie des militants et militantes qui agissent depuis des années pour défendre le service public de la psychiatrie, et plus largement pour combattre la crise sanitaire qui touche le peuple grec à cause des politiques antisociales renouvelées ; elle est aussi investie dans l’accueil aux réfugié-es qui traversent la Méditerranée pour fuir guerres, misère, persécutions, etc.

    Nous avons appris qu’elle avait été relevée de ses fonctions de médecin responsable d’une unité de l’hôpital Agios Savvas ; il est clair qu’il s’agit là d’une sanction disciplinaire relevant de la répression antisyndicale. En Grèce comme ailleurs, dans le secteur de la santé comme ailleurs, nous sommes solidaires de celles et ceux qui luttent et nous nous opposons à toutes formes de répression.

    Nous demandons qu’Emmy Koutsopoulou soit réintégrée dans ses fonctions.

     

    Pour signer en ligne, cliquer: 

     https://www.change.org

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  • Avec Les Grecs 29 présente à la Fête du Travailleur Bigouden sur le Port de Loctudy vendredi prochain

    vendredi 18 août-à partir de 19 h.

    sur le Port de Loctudy

    (Quai du Blaz)

     

    L'Association « Avec Les Grecs-29 » donne rendez-vous à tous les ami-e-s du Peuple Grec à la Fête du travailleur Bigouden organisée le vendredi 18 août 2017 à partir de 19 heures sur le port de Loctudy par la Section bigoudène du PCF.

    Le Peuple Grec a besoin de nous !

    La situation de la Grèce est catastrophique, asphyxiée par les exigences sans cesse renouvelées de la Troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International) et une politique d'austérité catastrophique justifiée par une dette illégitime, illégale, odieuse et insoutenable.

    Le secteur de la santé en est la première victime à un point tel qu'une grande partie de la population grecque n'a plus les moyens de se soigner, population à laquelle on doit ajouter les milliers de réfugiés qui arrivent chaque semaine....L'article de Thomas JACOBI "Les hôpitaux grecs manquent de tout" confirme et actualise le constat (PJ). Thomas JACOBI accompagnait Angélique KOUROUNIS lors de la tournée bretonne du film "Aube Dorée-une affaire personnelle" en début d'année 2017.

    Avec Les Grecs-29 combat pour le droit à la santé pour tous, dans tous les pays. C'est pourquoi nous collectons et envoyons le matériel médical et les médicaments dont les dispensaires solidaires autogérés grecs ont besoin (notamment pour Avec Les Grecs -29 la polyclinique et la pharmacie solidaires et autogérées d'Athènes). Nous avons aussi besoin d'argent pour acheminer les dons (cf.la vente de produits grecs sur le stand: huile d'olive, savonnettes, lessive...)

    L' Association « Avec Les Grecs 29 » invite résidents et estivants à déposer matériels médicaux et médicaments non-périmés dont ils n'ont plus l'usage à son stand, et à venir s'informer de nos activités sur la Fête du Travailleur Bigouden Vendredi 18 août  à Loctudy.

     

    PJ-Télécharger « 170731.LC.com-Les Hopitaux grecs manquent de tout (Thomas JACOBI).pdf »

                                                                              

    Avec Les Grecs 29 présente à la Fête du Travailleur Bigouden sur le Port de Loctudy vendredi prochain

     

     

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  • Le programme d’austérité en Grèce pénalise aussi les hôpitaux où le personnel fait des miracles pour continuer à soigner les malades.

    Athènes

    De notre correspondant

    Iro, la quarantaine, fonctionnaire, se prépare à hospitaliser sa belle-mère. Une opération du cœur complexe, à l’hôpital Onassio, l’un des meilleurs des Balkans. Mais pour que son dossier remonte dans la pile des opérations prévues cet été, on l’a prévenue, « il va falloir donner un fakelaki », une « petite enveloppe ». Combien ? « Au moins dans les 1 000 € », dit-elle. Avant, le tarif pour une opération à cœur ouvert était de 8 000 € dans un moins bon hôpital. « Les médecins savent que les gens n’ont pas d’argent, alors ils s’adaptent. La crise a du bon !, relève-t-elle, mi-figue mi-raisin. Et au moins, à l’Onassio, je n’aurai pas à amener le papier toilette, le savon. Les draps seront changés, la nourriture correcte. »

    Iro sait de quoi elle parle. À Pâques, c’est son père, Grigoris, 71 ans, qui était hospitalisé pour une fracture du bassin, à l’hôpital Evagelismos, le plus grand d’Athènes. Mais, on lui a découvert un dysfonctionnement rénal, sur fond d’Alzheimer. Il a fallu le veiller jour et nuit. Se relayer à son chevet, prévenir les infirmières lorsque la perfusion arrivait à sa fin, le laver, le faire manger, lui masser le bassin, bref, le travail assuré en Grèce par des apoklistikes, des « infirmières »payées par les familles pour s’occuper exclusivement d’un malade.

    Mais avec un salaire de 900 € par mois, Iro, dont le mari est au chômage, n’en a pas les moyens. C’est la famille qui a assuré. Celle d’Athènes. Pas celle qui était encore au village, dans le centre du pays. Impossible aussi d’amener Grigoris dans l’hôpital de la région, car il a fermé, comme 10 autres hôpitaux et 850 cliniques de proximité, en raison de la politique d’austérité imposée au pays.

    La politique de « rationalisation » en Grèce a fait chuter les salaires des médecins et infirmières de 45 %. Des infirmières qui font tous les jours des miracles si l’on en croit Iro : « Elles travaillent dans des conditions incroyables, ne sont que deux pour 50 à 60 malades. Des gens fraîchement opérés, impotents, comme mon père. Elles enchaînent les gardes, 72 heures de suite, avec uniquement un kiné pour les aider et la plupart sont payées moins de 800 € par mois et en retard ».Grigoris est parti en moins d’un mois. « En d’autres circonstances, il serait encore là. Rien de ce qu’il avait n’était mortel, mais il fallait faire des choix. » Autrement dit, il fallait le dialyser. Les listes d’attente étant très longues, « on n’allait pas donner la priorité à un homme âgé, atteint d’Alzheimer, alors que des plus jeunes attendent aussi », concède Iro.

    Ilias Sioras, chef du département de cardiologie d’Evagelismos, lève les bras au ciel : « C’est révoltant, mais cela fait des années que ce système perdure. La seule chose que l’on fait, c’est réduire les salaires, le personnel, le matériel. On tourne avec 2 500 personnes alors qu’il nous en faudrait au moins 1 000 de plus. Seules 17 salles de chirurgie fonctionnent sur 23. On ne peut pas faire des miracles ! »

    Les miracles, ce sont les familles qui les font, en ramenant à l’hôpital les médicaments de leurs parents décédés. Iro n’en revient toujours pas : « On m’a demandé ceux de mon père. Il s’agissait juste de compléments de fer ». En fait, selon le rapport de la Fédération panhellénique des travailleurs des hôpitaux publics (FPTHP), les hôpitaux manquent de tout. À l’hôpital de Volos, dans le Péloponnèse, « cinq malades atteints d’un cancer ont été renvoyés vers d’autres établissements, car le budget pour les chimiothérapies était épuisé ».

    Pour ces laissés pour compte, la seule solution vient des 40 dispensaires populaires, créés depuis 2011 dans tout le pays. Animés par des médecins volontaires et des bénévoles, et alimentés en médicaments et matériel par une chaîne de solidarité nationale et internationale, ils sont le dernier rempart avant la mort.

    Iasonas, 25 ans, chômeur, a été soigné il y a deux ans de la syphilis, dans l’un d’entre eux et sauvé. « Sans sécurité sociale, aucun hôpital ne m’acceptait. Même aux urgences », se rappelle-t-il. Aujourd’hui encore, c’est dans ces dispensaires qu’il se fait suivre.

    Thomas Jacobi
     
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  • Ce soir, à 20 h, au Cinéma Les Studios-rue Jean Jaurès à Brest, projection du documentaire « Aube Dorée : une affaire personnelle », un film qui met à nu les néonazis grecs, en présence de la réalisatrice Angélique Kourounis, journaliste, correspondante en Grèce. L'association Bretagne-Grèce Solidarité Santé, en lien avec des dispensaires et centres sociaux autogérés en Grèce, organise la tournée de ce film en Bretagne. Une collecte de médicaments sera organisée lors de cette soirée. Contact : courrier électronique, aveclesgrecs.brest@gmail.com

    Pour + d'info: cliquer ICI
     
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  • Angélique Kourounis a réalisé un travail de longue haleine pour aboutir à cette inquiétante radioscopie.
     
    La Grèce a été l'objet d'un débat très fourni lundi soir au Coat-Kaër, où Angélique Kourounis présentait son passionnant documentaire « Aube dorée, une affaire personnelle ». Un contexte politique si lointain... et peut-être si proche.
     
    Angélique Kourounis était invitée par l'association Bretagne-Grèce Solidarité Santé, qui recueille du matériel médical et des médicaments destinés au peuple hellène (lire Le Télégramme de vendredi dernier). Mais lundi soir, on a surtout évoqué l'émergence étonnante et plutôt angoissante d'un parti néo-nazi sur des terres à qui l'on attribue pourtant volontiers la création de la démocratie il y a plus de 2.000 ans. L'intérêt du documentaire en question réside dans le fait que par delà la dénonciation des agissements ultra-violents d'Aube dorée, devenue via les élections la 3e force politique de la Grèce, Angélique Kourounis ait tenté de se mettre dans la tête de ces militants d'extrême-droite.
     
    Les « idéologues »... et les autres
     
    Il y a bien sûr les « idéologues », ceux qui profitent du drame social vécu par leur pays ces dernières années pour approcher du pouvoir et si possible établir une dictature qui serait sans nul doute encore plus impitoyable que celle des colonels au début des années 70. Mais la journaliste a voulu aussi comprendre comment des Grecs apparemment sains d'esprit, mais rattrapés pour beaucoup par la misère, ont pu se jeter sans états d'âme dans les bras d'extrémistes qui savent très bien y faire en organisant avec une « générosité » plus que suspecte des distributions de nourriture... réservées aux Grecs « de souche ». Et c'est par un long travail d'approche qu'elle a pu gagner leur (relative) confiance ; condition nécessaire pour pénétrer ce milieu. On ne peut pas dire qu'Angélique Kourounis soit très optimiste, et tout le monde dans sa bouche en prend pour son grade. Les policiers, par exemple, dont une bonne partie selon elle sont complices des ratonnades commises dans les rues d'Athènes, ces dernières années, contre les immigrants qui ont une autre couleur de peau. Avec sa sensibilité de gauche, elle en veut aussi aux banquiers européens qui ont imposé à son pays une cure d'austérité impitoyable. Elle dénonce les errements de la classe politique qui n'a rien fait selon elle pour éviter le désastre. Mais elle s'est prend aussi à Syriza et à Alexis Tsipras, qu'elle soupçonne d'un machiavélisme « à la Mitterrand ». Selon elle, le parti au pouvoir est plutôt « tendre » avec l'extrême-droite, et elle se demande s'il ne s'agit pas d'un calcul politique, comme celui du président socialiste en 1986 avec la proportionnelle : les voix qui se portent sur l'extrême-droite, dit-elle, ne se porteront pas sur le parti conservateur...
     
    Une belle complexité
     
    Laissons-lui la responsabilité de ses analyses; et le débat qui a suivi la projection a démontré surtout que le contexte politique grec est d'une belle complexité, et que tout le monde sans doute, qu'il s'agisse des Grecs eux-mêmes, de l'Europe ou du FMI, porte une part de responsabilité dans cette lente descente aux enfers. En tout cas, Angélique Kourounis a fait son travail de journaliste avec une belle abnégation, puisque son enquête a duré cinq ans... et avec pas mal de courage. A cause des menaces de l'extrême-droite, son documentaire n'a pu être présenté en public qu'une seule fois pour l'instant dans son propre pays.
     
    Jean-Jacques BAUDET

    source: letelegramme.fr
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  • Quimperlé. Un film sur Aube dorée et l'extrème-droite en Grèce (OF.f r-15/03/2017)

     

    Angélique Kourounis, journaliste et réalisatrice, a présenté son film sur l’extrême droite néonazie « Aube dorée, une affaire personnelle », à l’espace Benoîte-Groult, lundi soir. | 

    Pas loin de 100 personnes ont assisté lundi soir à la projection du long-métrage d'Angélique Kourounis sur Aude dorée et l'extrème-droite en Grèce, à l’espace Benoîte-Groult, à Quimperlé

    Trois questions à…Angélique Kourounis,réalisatrice.

    Vous présentez votre documentaire, Aube dorée, une affaire personnelle, sur l’extrême droite néonazie partout en Europe. Pourquoi ?

    Nous avons commencé à tourner dans toute l’Europe : en Allemagne, en Belgique, en Espagne, bientôt en Suisse. Là, en Bretagne. Pour faire connaître les dangers du néonazisme et de l’extrême droite. En Grèce depuis cinq ans, Aube dorée est la troisième force. Au début, j’ai pensé que c’était le résultat d’un vote de colère, de désespérance. Quatre ans plus tard, c’est un choix. Certes, il y a la crise, mais c’est le dégoût par rapport au monde politique, le manque d’espoir total qui donne ces votes. Mon but est de tirer la sonnette d’alarme. Ce film a été fait grâce à des lanceurs d’alerte bénévoles. C’est cinq ans d’enquête.

    Quel accueil recevez-vous en Bretagne ?

    Il est très émouvant. Je découvre une France que je ne connaissais pas. Ça met du baume au cœur. Il y a là, du monde dans cette salle. Je ne m’attendais pas à tant de monde. Mais même devant dix personnes, ça ne me dérange pas de présenter le film. Je profite des projections pour rassembler des médicaments. Ce soir, des gens en ont apporté. Une personne a même donné de quoi mesurer l’insuline. L’association Bretagne Grèce solidarité santé travaille avec des dispensaires là-bas. Je me sens profondément redevable aux Bretons.

    Vous craignez la montée de l’extrême droite ?

    Oui. Ce film montre la montée d’Aube dorée et de ses idées. Là, je le présente en France à une période où, si j’en crois un sondage récent, 92 % des gens dont majoritairement des jeunes, n’ont pas confiance dans le système. En France, si Le Pen est au second tour, ce sera chaud.

    Entretien avec Béatrice GRIESINGER.

    Source : http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/quimperle-un-film-sur-aube-doree-et-l-extreme-droite-e-grece-4860714

     

     

     

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  • Docu. Projection d'« Aube dorée » jeudi au K  à Douarnenez (LT 13/03/2017)

    « Aube dorée, une affaire personnelle », d'Angélique Kourounis,
    est une enquête autour du parti d'extrême droite grec. (Photo DR)


    Le film « Aube Dorée, une affaire personnelle » sera projeté jeudi, à 20 h 30, au cinéma Le K. La réalisatrice, Angélique Kourounis, animera un débat après la projection. Journaliste, élevée en France, correspondante en Grèce de plusieurs médias français (Radio-France, Charlie-Hebdo...), elle a travaillé pendant sept ans sur « Aube Dorée ». Cette soirée s'insère dans sa tournée dans le Finistère, organisée à l'initiative des associations « Avec les Grecs-Cornouaille » et « Bretagne-Grèce Solidarité Santé ». Créé en 1992, Aube dorée est un parti grec néo-nazi, exploitant la misère de nombreux Grecs. « Parti violemment xénophobe, homophobe, antiféministe, ultra-réactionnaire, à l'organisation paramilitaire et capable d'agressions meurtrières », décrivent les organisateurs, Aube Dorée est aujourd'hui le troisième parti grec, avec 18 sièges au Parlement grec, certes loin derrière Syriza, parti de gauche (145 sièges sur 300), la Nouvelle Démocratie, parti de droite (75 sièges), mais devançant la Coalition Démocratique, formée des socialistes et de démocrates (17 sièges).
     
    Collecte de médicaments
     
    Le film d'Angélique Kourounis est une enquête au coeur du quotidien de ses militants. Elle y questionne ce qui peut motiver leur action au sein de ce parti politique. Après avoir obtenu le prix spécial du jury au festival de Los Angeles, « Aube dorée, une affaire personnelle » vient d'être sélectionné au festival de Berlin et sera projeté prochainement au Parlement européen. À noter qu'une collecte de médicaments non périmés est organisée également à l'occasion de la projection, « pour une solidarité concrète avec les habitants de la Grèce ne pouvant accéder aux soins médicaux pour des raisons financières », expliquent les organisateurs.
     
    Pratique Jeudi, à 20 h 30, au K, suivi d'un débat avec la réalisatrice. Prix d'entrée habituels.

     source: letelegramme.fr
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