• Un utile rappel du Conseil d’Etat du 28 juillet 2017 :

    Laïcité à l'hôpital public ! Liberté dans l'enseignement supérieur !

     

    En 2015, Manuel Valls, alors Premier Ministre, se prononçait pour l'interdiction  du hidjab  pour les étudiantes à l'Université. Il avait dû reculer devant  les oppositions qui  se manifestaient  jusque dans son gouvernement. Les établissements d'enseignement supérieur ont toujours accueilli  des étudiants   en col romain, en cornette, en hidjab ou habillé comme bon leur semble et, au demeurant, c'eût été s'en prendre  aux Franchises universitaires conquises  depuis des siècles…

    Cependant, en janvier 2015, deux étudiantes  en école paramédicale à qui l'on avait voulu appliquer  un arrêté particulier  du Ministère de la Santé   qui disait  le contraire,  demandaient l'annulation  pour illégalité  de l'arrêté de 2007 qu'on voulait leur opposer  pour leur interdire  le port de cet accessoire vestimentaire  à la fois à l'hôpital et  dans leur établissement de formation.

    L'hôpital public où ces étudiantes et étudiants  effectuent leurs stages  de formation  est évidemment concerné  par l'interdiction pour les personnels   de signes  et d'accessoires religieux,  cela n'est pas contesté, mais l'établissement  universitaire  ne l'est pas : l'étudiant  est alors  un usager du service public universitaire.  L'administration dirigée  par Mme Touraine  ne l'entendait point ainsi, elle avait tort, ce que le Conseil d’État lui signifie par son arrêt du 28 juillet 2017 qui en exige l'abrogation ou la réécriture.

    Cette décision, qui ne fait que rappeler le droit,  excite   les  haineux. La  haine de l'extrême droite  est naturelle, mais l'obstination  des amis de Manuel Valls  vient encore de donner  aux  sites de promotion de l'Islam  une occasion  de  se mettre en avant comme défenseurs des libertés : Bravo !

    Notons deux choses :

    - La  haine rend aveugle : le rédacteur  du site Atlantico repris par les réseaux d'extrême-droite met en cause la Ligue des Droits de l'Homme  qui n'y est pour rien. Il a simplement mal lu le nom complet du Comité Contre l'Islamophobie en France, qui a fait précéder ce sigle de « Association de   Défense des Droits de l'Homme. »

    - Les services  de l'ancien Premier Ministre  et de Mme Touraine ont  refusé  de recevoir la Libre Pensée sur la circulaire du 5  septembre 2011  qui associe bel et bien imams, rabbins et curés  à la définition des projets de service  et à « l'éclairage de l'équipe médicale »  à l'égard des protocoles de soins  à appliquer aux patients  supposés relever de leur ministère.

    La Libre Pensée partage l’analyse du Conseil d’Etat en la matière : les étudiants doivent respecter intégralement le principe de laïcité quand ils sont en stage dans un établissement exerçant une mission de service public. Ils sont libres de leur habillement, quand ils sont dans l’enseignement supérieur, au nom du respect des Franchises universitaires. Dura lex, sed lex ; n’en déplaise aux xénophobes de tous poils.

    Abrogation de  la circulaire  du 5 décembre 2011 sur l'intégration des  aumôneries des hôpitaux aux services de soins !

    La Fédération  Nationale de la Libre Pensée  demandera à être reçue par la nouvelle Ministre.

    Paris, le 11 août 2017

    source: http://www.fnlp.fr/news/415/17/COMMUNIQUe/d,lp_detail.html

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    La Fédération nationale de la Libre Pensée organise chaque année du Centenaire de la Première Guerre mondiale de 1914-1918 au moins un colloque sur un thème lié aux 639 Fusillés pour l’exemple, aux mutins, au combat contre la guerre, contre toutes les guerres.

    Cette année devait se tenir le 18 et 19 novembre 2017, le colloque sur « Pétain en 1917, Pétain en 1940 : quelle continuité ? ». Le CHRD, Centre Historique de la Résistance et de la Déportation (Lyon 7e) avait donné son accord de principe sans aucun problème, le meilleur accueil avait été fait à cette initiative de la Libre Pensée.

    Mais en juillet 2017, visiblement sous pression de la ville de Lyon, la salle nous était retirée, « car la proximité du sujet avec la thématique du CHRD risque de créer des confusions dans l’esprit du public. » Quelles confusions ? Faut-il comprendre que la demande de réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple est un tabou à la Ville de Lyon ? Que le simple fait d’évoquer cette demande représente un danger pour l’ordre public ? Aucune explication n’a été fournie.

    Les résistants qui se sont opposés au Régime de Vichy et à la Gestapo se sont pourtant battus pour la liberté ! Il ne faudrait pas non plus parler de Pétain, car « cela pourrait être source de confusion » ? Mais de confusion avec quoi et avec qui ?  Pétain serait-il devenu un sujet non-grata sur lequel il ne faudrait pas chercher à comprendre ? Faudrait-il recouvrir Pétain du manteau de Noé ?

    Qu’est devenue la liberté d’expression dans la ville de la Résistance ?

    Visiblement, le passé pose toujours problème à Lyon, capitale, s’il en fut de la Collaboration avec les nazis et de la répression contre la Résistance. On connaissait la Ville de Lyon comme celle de toutes les compromissions avec l’Eglise catholique ; et avec les évêques, on a toujours les séides de l’ex-maréchal Pétain. C’est l’éternelle histoire du sabre et du goupillon qui se rejoue sans cesse dans la ville du Primat des Gaules.

    Naguère le Ministre de l’Intérieur était aussi celui du maintien de l’ordre, on l’a vu lors de la répression versaillaise contre la Commune de Paris et à la sanglante répression contre la Résistance entre 1940 et 1944.

    L’ordre doit-il régner à Lyon en empêchant la Libre Pensée de colloquer sur Pétain ?

    Qu’en pense le Ministre de l’Intérieur qui a quelques attaches à Lyon ?

    Malgré ces manœuvres qui déshonorent ceux qui les entreprennent, le colloque de la Libre Pensée aura bien lieu. Il se tiendra le samedi 25 novembre 2017 à Vénissieux.

    La Libre Pensée appelle tous les laïques, les démocrates  et les partisans d’une authentique République à y venir nombreux et à le soutenir.

    C’est aussi cela le devoir de mémoire

    Lyon, le 28 juillet 2017

    source: http://www.fnlp.fr

    Télécharger « 170730-programme Colloque Pétain.pdf »

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  • Etat d’urgence : de l’exception à la permanence, les parlementaires au pied du mur

    Communiqué de presse du Syndicat de la Magistrature avec un collectif d’organisations, universitaires et avocats à propos de l’examen des projets de loi, publié le 5 juillet 2017.

    Douze organisations, des avocats et des universitaires (liste ci-dessous) appellent les députés à ne pas voter la loi de prorogation de l’état d’urgence et tous les parlementaires à rejeter la loi renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure. Elles dénoncent la dangereuse logique du soupçon qui imprègne les deux textes. Les parlementaires ne doivent pas se laisser abuser par l’idée que la France va sortir d’un régime d’exception alors même qu’il s’agit de l’inscrire dans le marbre de la loi permanente.

    Le discours du Président de la République, lors du Congrès à Versailles, a été l’occasion d’un nouveau tour de passe-passe : prétendre à une sortie de l’état d’urgence, quand, en même temps, le Sénat examinait une sixième loi de prorogation de ce dispositif d’exception, suivie du projet de loi antiterroriste qui pérennisera l’état d’urgence pour l’inscrire dans le droit commun.

    Le 30 juin, lors d’une rencontre avec le Président de la République, notre collectif « état d’urgence / antiterrorisme » s’est employé à mettre au jour ces incohérences entre les annonces et les faits. Face à ces contradictions, le Président de la République n’a pas montré d’ouverture pour modifier le fond de ces projets de loi. Les perquisitions et assignations administratives, mesures phares de l’état d’urgence, aussi inefficaces qu’excessives, ne disparaîtront ainsi pas en novembre 2017. Elles seront pérennisées ; les assignés et perquisitionnés de l’état d’urgence d’aujourd’hui seront, sans nul doute, les assignés et perquisitionnés de la loi antiterroriste de demain.

     

    Les prochaines manifestations syndicales contre la destruction du Code du Travail seront-elles interdites ?

     

    En prétendant aujourd’hui réserver aux seuls terroristes ces mesures, le gouvernement reconnaît en creux l’usage arbitraire et dévoyé de l’état d’urgence. Autre preuve de duplicité du discours officiel : les interdictions dites « de séjour » (valant interdiction de se déplacer pour participer à une manifestation), censurées par le Conseil constitutionnel, ont été réintroduites par le gouvernement et aussitôt adoptées en commission des Lois du Sénat. Cette disposition spécifique pourra être utilisée contre des manifestants ou militants, sans lien avec le terrorisme, comme cela été le cas ces derniers mois.

    Nos organisations alertent les parlementaires sur la nouvelle loi antiterroriste qui vise à normaliser la logique du soupçon. L’objectif fondamental, subjectif et donc potentiellement arbitraire, demeure la neutralisation d’individus dont on pourrait anticiper les « comportements non conformes » et la « radicalisation » supposée. Le texte ambitionne ainsi de pérenniser des dispositifs qui accuseront les personnes sur la base de critères flous (notamment d’appartenance à l’entourage de personnes ou d’organisations, l’adhésion, même privée, à des idées ou doctrines religieuses…) et bien en amont de toute preuve de la commission ou la préparation d’un acte de terrorisme, laquelle, rappelons-le, est d’ores et déjà prise en charge au plan pénal. La nature de la contrainte demeure elle aussi inchangée. Le contrôle par un juge, fût-il judiciaire, exercé selon des critères vagues et sur la base de notes blanches fournies par les services de renseignement, ne sera, par essence, pas plus effectif que sous l’état d’urgence.

    Entre l’état d’urgence qu’on s’apprête enfin, nous dit-on, à quitter, et l’état de soupçon permanent dans lequel il s’agirait d’entrer, il n’y a pas de différence de nature. Tandis que l’état d’urgence se voulait temporaire et ses mesures exceptionnelles, les fouilles indifférenciées, les assignations et les perquisitions de la loi à venir seront permanentes. Les atteintes aux libertés d’aller et de venir, de se réunir et de manifester, la stigmatisation des personnes de confession musulmanes ou supposées telles, et avec elles, la division de la société, prendront, elles aussi, un tour permanent, par l’effet de cliquet propre aux législations antiterroristes, comme le montre l’expérience de celles accumulées, presque sans débat, ces dernières années.

     

     

     Le militarisme partout, la démocratie nulle part ?

    Le réseau « état d’urgence / antiterrorisme » est composé :

    • des organisations suivantes : ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Action Droits des Musulmans, Amnesty international – France, Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), European Prison Litigation Network, Greenpeace France, Human Rights Watch, La Quadrature du Net, Ligue des Droits de l’Homme, Observatoire international des Prisons (section française), Syndicat des Avocats de France et Syndicat de la Magistrature

    • des cabinets d’avocats suivants : Cabinet Arié Alimi, Cabinet Bourdon, Cabinet VIGO (Emmanuel Daoud)

    • et d’universitaires (membres, notamment, Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux (CREDOF) de l’Université Paris Nanterre, engagés dans un programme de recherche sur l’état d’urgence 2015-17

     

    source: fnlp.fr

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  • Etat d’urgence : Le Conseil constitutionnel introduit un caillou dans le soulier d’Emmanuel Macron (A peine élu, le huitième Président de la Cinquième République a revêtu à la hâte les habits de César, si plaisants à ses yeux, mais si lourds à porter. Elevé chez les jésuites et nourri de la Doctrine sociale de l’Eglise par son mentor, Henri Hermand, ancien éditorialiste de la revue La Quinzaine du groupe La Vie catholique, il considère que le catholicisme lui a permis d’acquérir « une discipline de l’esprit ». Cette affirmation explique sa présence passée au comité de rédaction de la revue Esprit comme son amour passionné de l’ordre. Il se repaît de sa qualité de chef des armées.

    Il s’est également montré peu attaché à la liberté de la presse, comme l’a montré récemment  la déclaration de 11 sociétés de journalistes. Enfin, lors du deuxième Conseil de défense, qui s’est tenu le 24 mai dernier, il a annoncé son intention de prolonger à nouveau, jusqu’en novembre 2017, l’état d’urgence. Institué par la loi d’exception du 3 avril 1955, durant la guerre d’indépendance de l’Algérie, celui-ci a pour objet de limiter les libertés publiques et individuelles, en l’absence de contrôle du juge judiciaire, « soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ». Parce que ces conditions ne sont plus réunies depuis longtemps, le Président de la République envisage de faire voter une nouvelle loi antiterroriste qui pérenniserait celle de 1955 en toutes ses dispositions.

    Les projets du Président de la République risquent d’être contrariés. Dans une décision du 9 juin 2017 (CC, 9 juin 2017, n° 2017-635 QPC), saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité par le Conseil d’Etat, qui avait d’ailleurs publiquement indiqué que l’état d’urgence ne pouvait être indéfiniment reconduit, le Conseil constitutionnel vient de déclarer contraires à la Constitution du 4 octobre 1958 les dispositions du 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 donnant au Préfet le pouvoir d’« interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ». Conformément aux moyens des requérants, une association et une personne ayant fait l’objet d’une assignation à résidence, il a estimé que le législateur, s’il est fondé à prévoir un état d’urgence, doit néanmoins « assurer la conciliation entre, d’une part, la prévention des atteintes à l’ordre public et, d’autre part, le respect des droits et libertés reconnus à tous ceux qui résident sur le territoire de la République » notamment « la liberté d’aller et venir, composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 » ainsi que « le droit de mener une vie familiale normale qui résulte du dixième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 » repris par celle de 1958.

    Or, en l’espèce, l’entrave à « l’action des pouvoirs publics », une notion excessivement large, ne saurait être assimilée à une « atteinte à l’ordre public », seule de nature à justifier, selon le Conseil constitutionnel, des mesures particulières. Celui-ci a donc déclaré contraires à la Constitution de 1958, les dispositions du 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 et fixé au 15 juillet 2017 le terme du court délai imparti aux pouvoirs exécutif et législatif pour procéder à leur abrogation. Dans ces conditions, parmi les quelque quatre cents assignations à résidence prononcées depuis le 15 novembre 2015, celles l’ayant été pour ce motif devraient être levées.

    Toutefois, les quatre mille perquisitions administratives, y compris de nuit, les 426 gardes à vue et les 430 interdictions de sorties du territoire recensées depuis le 15 novembre 2015 demeurent autant d’atteintes irrévocables aux libertés individuelles constituées par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. La loi sur l’état d’urgence a également servi à empêcher la manifestation de rue de la Libre Pensée prévue le 5 décembre 2015 pour célébrer la loi concernant la Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 ou à tenter d’interdire un puissant défilé syndical contre la loi El Khomri au printemps 2016. La Libre Pensée a pu néanmoins imposer la réunion publique du gymnase Japy, qui fut un immense succès.

    La Fédération nationale de la Libre Pensée exige, pour garantir notamment la totale liberté de conscience :

    La levée immédiate de l’état d’urgence !
    L'abrogation sans délai, des lois d'exception !

    Paris, le 14 juin2017

    source: fnlp.fr

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  • Publier (Haute-Savoie) se plie à la loi et déplace sa Vierge (ledauphine.com 1/02/2017)

    On ne badine pas avec la laïcité. Finalement, les opposants à l’installation d’une statue mariale sur un domaine public -et notamment les membres de la Libre-pensée- ont eu gain de cause.

    Tôt hier matin, une entreprise spécialisée a commencé l’opération de transfert. Une manœuvre délicate, d’autant que la Vierge est solidement enracinée et que son poids n’est pas plume. Les ouvriers ont d’abord creusé autour du socle et découpé à la scie circulaire les rebords en marbre. Sur place, pas question de connaître la destination finale de cette statue qui aura fait couler beaucoup d’encre. En clair, pas un mot du directeur des services techniques, Emmanuel Falco, qui est resté dans le secret des saints…

    L’affaire durait depuis 2011...

    Jean-Jacques BERCHEMIN   (source:   ledauphine.com  )

    A lire également les autres articles publiés sur ledauphine.com concernant la vierge de Publier:

     

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    mercredi 1er/02/2017

    1914-1918 : « 20.000 moujiks »

     

    Ciné-débat

    Demain, jeudi, à 20 h 30, la Libre Pensée, association philosophique d'éducation populaire, proposera une projection débat à la MJC de Kerfeunteun. La Libre Pensée, association pacifiste et internationaliste, met tout en oeuvre pour que l'épopée des soldats russes en France, de 1916 à 1920, sorte de l'oubli. À cette fin, elle propose la projection d'un documentaire de Patrick Le Gall : « 20.000 moujiks sans importance », suivie d'un débat animé par Jean-Paul Gady, secrétaire de l'association « La Courtine 1917 ».

    Une Histoire oubliée...

    Ce film retrace, à travers les témoignages posthumes, l'odyssée de ces 20.000 paysans qui furent prêtés aux Alliés en échange d'armements en faveur de l'Empire russe en guerre, lui aussi, contre l'Allemagne. Après un an de durs combats en Champagne, ils apprennent, en mars 1917, la nouvelle de la Révolution dans leur pays et, aussitôt, réclament leur rapatriement. Devant le refus des autorités russes et françaises, ils forment des « soviets », élus de soldats, et chassent leurs officiers. L'état-major, craignant la contagion, les expédie au camp de La Courtine. Là, 12.000 hommes armés, en autogestion, tiendront tête pendant trois mois aux injonctions du commandement... Finalement, l'assaut sera donné et la répression impitoyable. Les survivants ne regagneront la Russie qu'en 1919-1920.

    Pratique

    Demain, ciné-débat, à 20 h 30, à la MJC de Kerfeunteun.

     

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  • mardi 31 janvier 2017

    Un film sur les soldats russes de la Grande Guerre

     

    Jeudi 2/02/2017-20 h 30-MJC/MPT de Kerfeunteun à Quimper: "20.000 moujiks sans importance"26 juin 1917-Arrivée des soldats russes à la gare de La Courtine avec la banderole « En avant pour la paix du Monde entier »

    L'association philosophique et d'éducation populaire, La Libre pensée du Finistère propose la projection du documentaire de Patrick Le Gall, 20 000 moujiks sans importance.

    Depuis de nombreuses années, l'association se mobilise pour la réhabilitation des « fusillés pour l'exemple de la Grande Guerre ». Elle met également tout en oeuvre afin que l'épopée des soldats russes en France de 1916 à 1920 sorte de l'oubli.

    Ce film retrace, à travers les témoignages posthumes de deux soldats, l'odyssée de ces 20 000 soldats russes qui furent « prêtés » aux Alliés en échange d'armements. Après un an de durs combats en Champagne, ils apprennent, en mars 1917, la nouvelle de la Révolution dans leur pays et aussitôt réclament leur rapatriement.

    Devant le refus des autorités russes et françaises, ils forment des « soviets » élus de soldats et chassent leurs officiers, au moment même où des mouvements de rébellion se produisent chez les Poilus. L'État-major, craignant la contagion, les expédie dans la Creuse au camp de La Courtine. Là, 12 000 hommes armés, fonctionnant en autogestion, tiendront tête pendant trois mois aux injonctions et menaces du commandement militaire.

    Finalement, l'assaut sera donné et la répression terrible. La projection sera suivie d'un débat animé par Jean-Paul Gady, secrétaire de l'association La Courtine 1917.

    Jeudi 2 février, à 20 h 30 la MJC-MPT de Kerfeunteun 4, rue Teilhard de Chardin à Quimper.

     

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  • Ciné-Débat LP29-"20.000 moujiks sans importance"-avec Jean-Paul GADY, secrétaire de l'Association "La Courtine 1917"

    « 20.000 moujiks sans importance»

    Un film de Patrick Le Gall (1999-60')

     

     « 20.000 moujiks sans importance» est un film à découvrir et d’actualité dans la période du centenaire de la Première Guerre Mondiale et du centenaire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre 1917. Il relate l’épopée et honore la mémoire des courageux et lucides soldats du corps expéditionnaire russe envoyé sur le front français au printemps 1916.

    Nul n’ignore l’engagement anti-guerre de La Libre Pensée qui a tout mis en œuvre pour sortir de l’oubli les tragiques évènements qui se déroulèrent en 1917 au camp militaire de la Courtine. Le 5 septembre 2012, à son initiative fut inauguré en présence de Monsieur Igor Soloviev, conseiller culturel à l’Ambassade de Russie, un monument dans le cimetière de la petite commune, en hommage aux soldats russes qui furent internés et réprimés pour avoir refusé de poursuivre la guerre.

    Le film de Patrice Le Gall retrace, à travers les témoignages posthumes de deux soldats, l'odyssée de ces 20 000 soldats russes qui furent "prêtés" aux Alliés en échange d'armements.

    Débarquement à Marseille des soldats russes-20 avril 1916

    Après un an de durs combats en Champagne, ils apprirent, en mars 1917, la nouvelle de la Révolution dans leur pays et, aussitôt, réclamèrent leur rapatriement. Devant le refus des autorités russes et françaises, ils formèrent des « soviets » élus de soldats et chassèrent leurs officiers, au moment même où des mouvements de rébellion se produisaient chez les Poilus. L’État major, craignant la contagion, les expédia dans le département de la Creuse, au camp militaire de La Courtine.

     

    Ciné-Débat LP29-"20.000 moujiks sans importance"-avec Jean-Paul GADY, secrétaire de l'Association "La Courtine 1917" 

    Arrivée de la 1ère brigade en Gare de La Courtine-26 juin 1917

    La 1ère brigade y arriva le 26 juin, la 3ème, le 5 juillet. Là, pendant trois mois 12 000 hommes armés, fonctionnant en auto-gestion, tinrent tête aux injonctions et menaces du commandement militaire.

    Finalement, en septembre 1917, l'assaut fut donné et la répression impitoyable. L’armée française encercla le camp avec 3000 soldats mais refusa de se salir les mains en premier, le commandement militaire utilisa des éléments de la 3ème brigade russe, restés fidèles à leur commandement pour réprimer la mutinerie, aidés en cela par des soldats de la brigade d’artillerie russe stationnée à Orange (Vaucluse). Sous les bombardements les mutins chantent la Marseillaise et jouent la Marche funèbre de Chopin.Le bilan estimé de cette tragique répression se situe entre 100 et 600 tués . Il y eut de nombreuses déportations, y compris en Algérie. Les survivants ne regagnèrent la Russie qu’à la fin de l’année 1919.Parmi ceux-là le soldat Rodion Malinovski futur Maréchal de l'Union Soviétique et Ministre de la Défense de l'URSS (1957/1967) Quelques centaines de ces soldats restèrent en France et y fondèrent une famille.

     

    Ciné-Débat LP29-"20.000 moujiks sans importance"-avec Jean-Paul GADY, secrétaire de l'Association "La Courtine 1917"

     

    Les mutins Russes de la Courtine : À bas la... par rikiai

    La Mutinerie de la Courtine (Jean-Paul Gady)

     

     

     

     

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  • Pétition Pour le respect de la laïcité

    A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat

    Pour le respect de la laïcité

     

    C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.

    L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.


    Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.

    Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience - croyant et non croyant - et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.

    Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui. 

    Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.

    La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée.

    Premiers signataires : Guiseppe Aviges (vice-Président de l’Union Nationale Lycéenne – UNL), Jean Baubérot (ancien titulaire de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), Alain Barbier (Secrétaire général de l'UFR de la FERC-CGT), Hervé Basire (Secrétaire général de la FERC- CGT), Thierry Baudet (Président de la MGEN), Christian Beauvais (Délégué Général de la Fédération du Pas de Calais et de l’Union Régionale des Hauts de France de  la Ligue de l’enseignement), Nadia Bellaoui (Secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement), Hassan Benhsain (Président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne – FIDL), Daniel Bénichou (Président de l’Association Le Chevalier de la Barre), Roland Biache (Délégué général de Solidarité Laïque), Jean-Marie Bonnemayre (Président du CNAFAL, Edith Boulanger (Commission « Laïcité » du Mouvement de la Paix), Edouard Brézin (Président de l'Union Rationaliste, Ancien Président de l'Académie des Sciences), Marcel Caballero (Président d'honneur de l'Institut de Coopération Sociale Internationale (ICOSI) - vice-Président du Centre international de recherche et d'information sur l'économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC), Monique Cabotte-Carillon (Présidente du CEDEC : Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle), Jean-Luc Cazaillon (Directeur général des CEMEA), Philippe Corcuff (maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon), Daniel Callewaert (Président fondateur du Cercle  Laïque Maria et Gustave Dron – Tourcoing), Jacques Calvier (militant laïque), Jean-Yves Cerfontaine (Président du Cercle Laïque Jean Macé et ancien Secrétaire National de la FEN), Guy Cirla (Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Ariège), Charles Conte (Chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement), Guy  Coq  ( administrateur  de   Confrontation et Membre  de  l' OFC),   Dominique Dattola (Auteur réalisateur humaniste, citoyen du monde),  Claude Dejean (Présidente du Cercle Condorcet de l'Ariège, Vice- présidente de la Ligue de l'Enseignement Fédération de l'Ariège), Abdoulaye Diarra (membre du Bureau national de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jean-Michel Ducomte (Président de la Ligue de l’Enseignement), Françoise Dumont (Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Eliard (Docteur ès-lettres, professeur émérite des universités), Christian Eyschen (vice-Président de la Libre Pensée), Philippe Forget (essayiste), Judith Fouillard (Secrétaire nationale de la FSU), Anne-Marie Franchi (ancienne Vice-présidente de la Ligue de l’Enseignement et ancienne Secrétaire générale des DDEN), Jean-Claude Frey (Président d'un groupement de mutuelles interprofessionnelles), Mireille Fridman ( militante laïque de Toulouse), Gabriel Gaudy (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de FO, libre penseur), Jean-Yves Gallas (Président du Comité francilien du Mouvement de la Paix), Maurice Gelbard (chercheur), Jacques Gelly (Président de l'Union Régionale des Fédérations des Œuvres Laïques Auvergne Rhône-Alpes de la Ligue de l'enseignement), David Gozlan (Secrétaire général de la Libre Pensée), Anne-Marie Harster (vice-Président de Solidarité laïque), Pascal Joly (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT), Dadou Khel ( Président du groupe "diversité/laïcité" de la Ligue de l'enseignement), Annie Lacroix-Riz ( professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7), Pascal-Eric Lalmy (Conseiller municipal d'Osny (95), Hélène Langevin-Joliot (Présidente 2004-2012 de l'Union rationaliste), Lilâ Le Bas (Président de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jo Le Lameur (Président de la Fédération Française de Crémation), Polo Lemonnier (Secrétaire national de la FSU), Jacky Lesueur (syndicaliste), Jean-Claude Mailly (syndicaliste), Michel Miaille ( professeur honoraire à l'Université de Montpellier, Président de la Ligue de l'Enseignement de l'Hérault), Paul Markidès (Vice-Président de l’Association Républicaine des Anciens Combattants), Roger Martelli (codirecteur du magazine Regards), Philippe Martinez (Secrétaire général de la CGT), Jean-Luc Mélenchon (Eurodéputé), Maurice Montet (militant pacifiste), Pascal Nakache (Avocat, membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Naud (ingénieur, chef d'entreprise, rationaliste scientifique), Gauthier Ngumbu (Président de la Ligue de l’Enseignement de Haute-Garonne), Françoise Olivier-Utard (militante laïque), Rémy Pech (professeur émérite et Président honoraire de l'Université de Toulouse - Jean Jaurès), Jean-Claude Pecker (Membre de l’Institut, Professeur au Collège de France), Catherine Picard (ancienne Députée), Jean Louis Petriat (President d’Honneur du Groupe GMF et de la FNAC), Jean-Sébastien Pierre (Président de la Libre Pensée), Bernard Quelquejeu ( membre de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité, co-fondateur du Groupe International, Interculturel, Interconvictionnel (G3i), Jean-Michel Quillardet (l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires), Jean-Robert Ragache (Historien et Ancien Grand Maître du Grand Orient De France), Hubert Raguin (syndicaliste), Jean-Marc Raynaud (responsable des Editions libertaires), Caroline Rebhi (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), Liliane Rehby (Secrétaire Nationale de l'ARAC), Jean Riedinger (Secrétaire  de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité), Johannés Robyn (Président de l’Union des Athées - France), Patrice Rolland, (professeur de droit public), Joël Roman (Président de Islam et laïcité), Jean-Luc Romero (Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Pierre Roy (Président de la Fédération nationale laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes, Républicains et Anticléricaux), Frank Sammeth ( Président de la société d'histoire du radicalisme), Jean-Marc Schiappa (Président de l’Institut de Recherche et d’Etudes de la Libre Pensée), Benoit Schneckenburger (Philosophe), Véronique Sehier (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), André Sirota (Président de l’Association nationale des CEMEA), Patrick Staat (Secrétaire général de l’ARAC), Benjamin Stora (Historien), Michèle Talfer (Bureau de l’Union rationaliste), Dominique Thys (Président de Solidarité laïque), Bernard Toulemonde ( Inspecteur général honoraire de l'Education nationale), Pierre Tournemire (vice-Président de la Ligue de l’Enseignement), Michel Tubiana (Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Raphaël Vahé (Président de l’ARAC), Valentine Zuber (Historienne ou Directrice études à l’Ecole pratique des hautes études)

    Pour soutenir cet Appel des Laïques,
    nous vous appelons à la contresigner massivement :

    Les signataires

    pour signer, faire signer la pétition pour le respect de la laïcité-cliquer ici

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