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  • La toile s’emballe sous l’aiguillon de sombres arrière-pensées 

    Sur le réseau social Instagram, un jeune homme fait des avances appuyées à une jeune fille qui vient de signaler sa passion pour le chant. Homosexuelle, elle lui signifie qu’il doit cesser de l’importuner, ce qui est parfaitement son droit. L’éconduit l’aurait alors qualifiée de « sale lesbienne » et accusée de racisme et d’hostilité envers les musulmans. En réplique, elle poste une vidéo sur ce réseau, dans laquelle elle soutient que « L’islam c’est de la merde […] Je ne suis pas raciste, pas du tout. [Mais] votre religion c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le c…, au revoir. » Depuis lors, elle fait l’objet d’une campagne de harcèlement, comportant des menaces de viol et de mort, au point qu’elle a dû interrompre momentanément ses études. Le parquet a ouvert une double information judiciaire, l’une pour menaces de mort et de viol ayant entraîné une déscolarisation temporaire, l’autre pour provocation à la haine religieuse. La seconde vient d’être classée sans suite.

    La Libre Pensée condamne les menaces de haine et de mort contre la jeune lycéenne

    La garde des sceaux se lance dans des propos dont

    elle reconnaît par la suite, qu’ils sont inappropriés

    Au lieu d’alimenter à nouveau la réflexion sur les dérives auxquelles peut conduire un usage irraisonné des réseaux sociaux, cette affaire nourrit au contraire une polémique irrationnelle où s’expriment à la fois des propos ineptes, des concessions inadmissibles aux cultes de la part de certaines autorités publiques, ainsi que des arrière-pensées politiques haineuses. Le délégué du Conseil français du culte musulman, M. Abdallah Zekri, soutient que l’adage « Qui sème le vent récolte la tempête » s’applique à la jeune fille, ce qui n’est pas de nature à calmer une campagne de haine inadmissible contre l’intéressée. La Garde des Sceaux affirme à tort, de son côté, que « L’insulte à la religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience», alors que celle-ci comporte la possibilité de critiquer toutes les croyances, même de façon estimée insultante par les cultes. Elle vient de concéder que ces propos sont inappropriés. Des politiciens hostiles aux musulmans, qui se dissimulent en général derrière le paravent d’une pseudo-laïcité de combat frelatée et ici celui de la liberté d’expression, éructent et bavent de haine. Enfin, des juristes ont publié une tribune dans le journal Le Figaro, dans laquelle ils écrivent sans craindre l’excès : « Le parquet amorce le basculement de tous les dangers pour la liberté d’expression. »

    La subtilité du droit s’accommode mal des passions tristes

    Plutôt que de hurler avec les loups, la Fédération nationale de la Libre Pensée préfère rappeler le cadre juridique applicable en pareilles circonstances. Le droit de critiquer les religions, auquel elle est très attachée dans la mesure où, par sa nature même, elle défend la liberté absolue de conscience, ne comporte pas automatiquement celui d’insulter, individuellement ou collectivement, les croyants ni de les stigmatiser.

    La notion de blasphème a largement été utilisée par les religions, notamment toutes les formes de christianisme et appelle la condamnation de toute parole jugée outrageante envers Dieu. De leur côté, les musulmans préfèrent le mot apostasie. Le délit de blasphème pollue encore le droit applicable dans bien des États démocratiques : les articles 198 et 199 du Code pénal grec, le Defamation Act en Irlande, entré en vigueur le 1er janvier 2010, les articles 166 du Code pénal allemand, 188 de celui de l’Autriche ou 724 de celui de la République italienne en témoignent.

    La Libre Pensée ne revendique pas un « droit au blasphème »,  ce qui serait reconnaître un dogme religieux et l’institutionnaliser, mais se prononce pour une totale liberté d’expression et de critique.

    La liberté sans l’offense pour les croyants : la Cour européenne des droits de l’Homme sur une ligne de crête


    La Cour européenne des Droits de l’Homme

    La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) qui est chargée de contrôler l’application de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, s’emploie à reconnaître aux États membres du Conseil de l’Europe « une marge d’appréciation » pour articuler « La liberté de pensée, de conscience et de religion » et « La liberté d’expression », respectivement protégées par les articles 9 et 10 de cette Convention.

    En cas de difficulté de conciliation de ces deux libertés, sa jurisprudence constante a été de reconnaître à chacun le droit de tenir des propos qui « heurtent, choquent et inquiètent » les croyants ou proférer une parole qui les « blesse, choque ou dérange. » 1 En même temps, elle considère que chacun est tenu à « des devoirs et responsabilités », parmi lesquels « s’agissant des croyances religieuses, figure l’exigence générale d’assurer la jouissance pacifique des droits garantis par l’article 9 aux personnes partageant ces croyances, ce qui inclut le devoir d’éviter autant que possible l’expression d’opinions offensant autrui à propos d’objets de de vénération. » 2 D’ailleurs, dans une recommandation n° 1805 de 2007, le Conseil de l’Europe souligne qu’en ce qui concerne « […] les insultes à caractère religieux et les discours de haine contre les personnes au motif de leur religion, il incombe à l’État de déterminer ce qui est à considérer comme infraction pénale dans les limites imposées par la jurisprudence de la CEDH. »

    La plus large liberté d’expression sans appel à la discrimination, ni à la haine :La République dans le droit fil de la Révolution française

    En France, le délit de blasphème n’existe plus depuis la Révolution française (1792). La loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et la citoyenneté a même abrogé l’article 166 du Code pénal allemand, appliqué en Alsace-Moselle depuis 1871. Pour autant, la liberté d’expression ne saurait aller dans la République jusqu’à l’offense envers les personnes à raison de leur religion : le législateur les protège de ces dérives.


    Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses,

    pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

    Les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789, qui a valeur constitutionnelle depuis la décision du Conseil constitutionnel n° 71-44 DC du 16 juillet 1971, disposent respectivement : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi » ; « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » Ni le Code criminel de 1810, publié dans le contexte du Concordat de 1801, ni la loi sur le sacrilège du 20 avril 1825 n’ont réussi à remettre en cause ces principes. La loi du 29 juillet 1881 sur la presse consacre la liberté d’expression. Son article 1er affirme que « L’imprimerie et la librairie sont libres », une formulation qui s’applique aux écrits circulant sur Internet. Par conséquent, chacun est libre, s’il le juge utile, de critiquer les religions, même au moyen d’une formulation que d’aucuns estiment violente.

    Néanmoins, le législateur a prévu de réprimer ceux qui, sous couvert de liberté d’expression exercée contre une religion, appellent à la discrimination ou incitent à la haine contre une personne ou un groupe de personnes. Le nouvel article 24 de la loi du 29 juillet 1881, dans sa rédaction issue de celle du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, dispose que « Seront punis de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende […] / Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23 [notamment écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image], auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement. »

    Ainsi, poursuivi et sanctionné pénalement par les juges du fond pour avoir notamment dit qu’il fallait donner aux musulmans « le choix entre l’Islam et la France », afin d’enrayer le processus infligeant au pays « depuis trente ans une invasion » en vue d’ « islamiser le territoire », M. Éric Zemmour, bien qu’il ait invoqué les articles 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse, a vu confirmée sa condamnation par la Cour de cassation : les « […] passages incriminés, compris ensemble, visent les musulmans dans leur globalité et contiennent une exhortation implicite à la discrimination »3.

    Dans l’affaire Mila, il n’appartient pas à la Libre Pensée de juger du caractère pénalement répréhensible ou non des propos tenus par cette jeune fille, ni de ceux de son insulteur.  Au fond l’essentiel est ailleurs : l’instrumentalisation de Mila par tous ceux qui se prévalent frauduleusement de la liberté d’expression et du droit au blasphème pour montrer du doigt une communauté tout entière est sans doute le syndrome le plus inquiétant dans cette affaire.

    OUI à la critique sans concession de toutes les religions !

    NON à la discrimination et à la haine !

    Paris, le 3 Février 2020

     

    Notes

    1-voir CEDH, 25 mai 1993, Kokkinakis c/ Grèce ;CEDH, 20 septembre 1994, Otto Preminger Institut c/ Autriche ; CEDH, 25 octobre 2018, ES c/ Autriche;

    2-CEDH, 25 octobre 2018, ES c/ Autriche;

    3-Cour de cassation, 17 septembre 2019, n° 18-85299 .

     

    source: https://www.fnlp.fr/

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  • Il faut savoir terminer une trêve-par Maurice Reztau (Blog Médiapart FNLP-17/01/020)Quimper-le centre-ville bloqué ce vendredi 1er avril 2016: Manifestation des curés du Finistère pour un départ à la retraite à 70 ans: (source: http://www.penhars-infos.com/ )

     
    Nous vivons une curieuse époque. Les salariés se mobilisent nombreux pour faire échec à la contre-réforme des retraites, qui cache mal une volonté de remise en cause des acquis sociaux arrachés depuis 1945. On voit bien que ce qu’il y a derrière est de confier ce pan entier de l’économie sociale aux fonds de pensions spéculatifs.
     

    Il s’agit, comme pour la mise en œuvre des directives assurantielles européennes qui ont liquidé la mutualité historique et entrainé la disparition de milliers de mutuelles authentiques, d’injecter des milliards dans la bulle spéculative.

    C’est à nouveau le hold-up du siècle.

    Et pour arriver à ce désastre social, tout est bon comme arguments. Il faut « universaliser » par le bas, pour que tout le monde soit égal. Or, comme l’indiquait Karl Marx en son temps, on ne peut socialiser la misère. Toute unification de situations différentes ne peut se faire que par le haut, sinon c’est un recul social. Mais il faut, pour les tenants du Capital financier, ouvrir des marchés à la spéculation et tant pis si l’échafaudage patiemment construit de progrès social est détruit.

    C’est ainsi que dans les milieux pro-contreréforme, on tance les réserves constitués dans certains régimes spéciaux, considérés comme « anormales » (c’est de l’argent qui dort !). On oublie de dire que ce sont les directives européennes qui obligent à constituer de tels fonds, immédiatement disponibles, donc placés dans les circuits financiers. L’argent des cotisations des salariés doit contribuer aux dividendes du CAC 40.

    « Il faut supprimer les régimes spéciaux, source d’inégalité ». C’est la messe diffusée sur toutes les ondes de radio, dans les colonnes des journaux et sur les plateaux de télévision. Ite missa est… A en vomir.

    Et en parlant de messe, les mêmes qui puisent leur idéologie dans la Doctrine sociale de l’Eglise catholique, doctrine de soumission à l’ordre établi, ont des scrupules de Vierge sur le régime très particulier des cultes. Pas question de supprimer la CAMIVAC (Santé et Retraite du clergé). Il y a dans ce régime spécial, très spécial, 16 000 cotisants pour 42 000 retraités. Qui paie alors ? Les travailleurs, puisque le Régime général des travailleurs salariés verse chaque année 107 millions pour assurer le paiement des prestations. Que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche.

    Très curieusement, il n’est pas question de le supprimer. Nous ne sommes donc pas tous égaux en Macronie, il y en a de plus égaux que d’autres.

    Plus curieusement encore, on assiste comme au temps des manifestations des Gilets jaunes à la sempiternelle farandole des commentateurs (co-menteurs) payés pour cela : « la mobilisation est en baisse », ajouté au cri d’énervement : « Il faut savoir terminer une grève ». Et d’Emmanuel Macron à Edouard Philippe en passant par tous les » journalistes » officiels sur les plateaux, tout le monde reprend cette exigence.

    Mais qui est légitime à dire qu’il faut cesser la grève ?

    Pas le pouvoir qui n’a jamais appelé les salariés à faire grève, ni la CFDT qui s’en est bien gardée, pas non plus les « journalistes » officiels aux ordres qui n’ont pas perdu une seconde de salaire pour fait de grève. On ne peut appeler à la reprise du travail que si on a appelé à faire grève et si on est en grève soi-même. C’est le bon sens même.

    Sinon, c’est une pure malhonnêteté intellectuelle. Quand on n’a jamais été pour la grève, on n’a pas le droit de dire qu’il faut la terminer.

    Alors, en paraphrasant André Breton : » A la niche, les aboyeurs de Macron ».

    Et oui, il faut savoir terminer une trêve : TOUS EN GRÉVE !

     

    Maurice Reztau

    source: https://blogs.mediapart.fr/libre-pensee/blog/

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  • Plusieurs associations pacifistes appellent les associations et les citoyens à se rassembler ce lundi 11 novembre à Primelin.

    Primelin. « Un appel à la paix » ce lundi  (OF.fr-10/11/19-16h46)

     

    La Libre-Pensée 29 avec le Mouvement de la Paix (MP), les Anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG), l’Université européenne de la Paix (UEP) et la Confédération du Travail (CNT) appellent les associations et les citoyens « pacifistes, internationalistes, laïques » du Finistère à se rassembler le 11 novembre à Primelin.

    Dire non à toutes les guerres

    « Pour dire non à toutes les guerres et pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple, ces soldats qui avaient le droit de dire non. Dans le combat pour leur honneur et la justice envers ces hommes et leurs familles, une proposition de loi a été rédigée par la Fédération nationale de Libre-pensée puis transmises aux groupes parlementaires. Le but est qu’elle soit votée à l’Assemblée Nationale. Dès qu’elle sera déposée, les Pacifistes s’engagent à rencontrer leurs députés pour qu’ils la votent », informent les membres de La Libre-Pensée 29. En avril 2019, un monument pour ne pas les oublier a été érigé à Chauny dans l’Aisne grâce à une souscription qui a rapporté 90 000 €.

    Non à la volonté d’embrigader la jeunesse

    « L’an dernier, un vent de gloire à la guerre venant du sommet de l’État a soufflé sur de nombreuses commémorations avec la volonté d’embrigader la jeunesse. Cette année, avec le SNU (Service National Universel), cette volonté est affirmée. La Fédération nationale de la Libre-pensée avec l’Union pacifiste de France, d’autres associations pacifistes, des organisations de lycéens et d’étudiants en demandent l’abrogation », ont conclu les pacifistes.

    Pratique. Rassemblement autour du monument pacifiste de Primelin, ce lundi 11 novembre à 11 h 45.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  •  RASSEMBLEMENT PACIFISTE  A PRIMELIN 11 NOVEMBRE 2019-11h45

     

    La Libre-Pensée 29 avec le Mouvement de la Paix (MP), les Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4 ACG), l’Université Européenne de la Paix (UEP) et la Confédération Nationale du Travail (CNT) appellent les associations et les citoyens « pacifistes, internationalistes et laïques » du Finistère à se rassembler autour du monument pacifiste à Primelin, dans le Cap-Sizun, à 11 h 45, le lundi 11 novembre, « pour dire non à toutes les guerres, pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple ».

    « Dans le combat pour leur honneur et la justice envers ces hommes et leurs familles, une proposition de loi a été rédigée par la Fédération de la Libre-Pensée puis transmise aux groupes parlementaires dans le but qu’elle soit votée à l’Assemblée Nationale, renseigne Martine Subtil, présidente de La Libre-Pensée 29. Dès qu’elle sera déposée, les Pacifistes s’engagent à rencontrer leurs députés pour qu’ils la votent ».

    « L’an dernier, un vent de « gloire à la guerre » venant du sommet de l’État a soufflé sur de nombreuses commémorations, avec la volonté d’embrigader la jeunesse, poursuit la militante pacifiste. Cette année, avec le SNU (service National Universel), cette volonté est mise en œuvre. La Libre-Pensée, l’Union Pacifiste de France, d’autres associations pacifistes, des organisations de lycéens et d’étudiants en demandent l’abrogation ».

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Une trentaine de militants laïcs s’est rassemblée ce vendredi 7 décembre 2018, devant la Préfecture

    Ce vendredi 7 décembre 2018, devant la préfecture de Quimper, une trentaine de militants laïcs se sont rassemblés pour protester contre une possible modification de la loi de 1905.

    Une trentaine de personnes s’est rassemblée ce vendredi 7 décembre à 17 h 30, devant la préfecture de Quimper (Finistère), afin d’y être reçue.

    Issus de la Ligue des droits de l’Homme (section de Quimper), de la Libre-Pensée 29 et de l’Amicale laïque de Concarneau, ces hommes et ces femmes étaient présents pour protester contre une possible modification de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.

    En effet, le président de la République a annoncé dernièrement, qu’il était possible que ce texte soit l’objet d’une modification et ou d’une réécriture afin de prévenir des risques de radicalisation de certains courants religieux, notamment musulmans.

    Un outrage pour ces militants laïcs qui appellent les associations, les organisations syndicales et les citoyens, à agir dans l’unité la plus large.

    Ils ont quitté les lieux à 18 h 30, sans avoir été entendus par le préfet.

    Alexandre MARTEL.

    https://www.ouest-france.fr/

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  • CENTENAIRE DU 11 NOVEMBRE 1918 A PRIMELIN

     

     UN RASSEMBLEMENT EXCEPTIONNEL

    POUR LE DROIT DE VIVRE EN PAIX

    POUR L’AMITIE ENTRE LES PEUPLES,

    UN HOMMAGE DIGNE A TOUTES LES VICTIMES !

    Plus de cent cinquante personnes se sont rassemblées, ce dimanche 11 novembre 2018 autour du Monument aux morts pacifiste de Primelin (Cap Sizun). Elles répondaient à l'appel de la Libre Pensée-29 et de ses partenaires (la Confédération Nationale du Travail (CNT),les CRABES, le Mouvement de la Paix, l’Université Européenne de la Paix (UEP) les Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis contre la Guerre (4ACG) et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) . Elles exigeaient une nouvelle fois que justice soit rendue aux 639 fusillés pour l'exemple, qu’un hommage digne soit rendu à toutes les victimes et que la France, agisse effectivement pour le droit à la paix pour tous aux quatre coins de la Planète!.Plusieurs organisations politiques avaient tenu à s’associer à cette initiative (LFI, NPA, PCF, POID, PRCF).

     

    Entre 1914 et 1918, 639 soldats français ont été exécutés par des balles françaises pour des motifs divers et variés. Sept d'entre eux étaient originaires du Finistère : Pierre PRIGENT (Ploaré), Yves GOANACH (Chateauneuf -du-Faou), François PENVERN (Relecq-Kerhuon), Bernard GUILLAUME (Pleyben), François HENAFF (Kerfeunteun), Pierre AUTRET (Audierne) et Pierre KERAUDREN (Brest). Leur réhabilitation collective vient d'être refusée pour la deuxième fois par le régime Macron.

     

    Les prises de parole des représentant.e.s du Mouvement de la Paix, de la 4 ACG, de la Ligue des Droits de l’Homme et de la Libre Pensée se sont succédées. Pour clore ce rassemblement exceptionnel il a été donne lecture d’ un témoignage de poilu, prisonnier de guerre et puis des chansons d’époque ont été reprises par les participants : la Chanson de Craonne, la Butte rouge et l’Internationale.

     

    La souscription en vue de l’inauguration en avril 2019 d’un monument en mémoire des fusillés pour l'exemple sur la ligne de front à Chauny dans l’Aisne reste ouverte. Il reste 30.000 euros a collecter-envoyons nos chèques à l'ordre de l'AEMHFE à l'adresse suivante : Nicole AURIGNY, 49 rue Quentin Barré 02100 Saint-Quentin .

     

    Quimper le 12/11/2018

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