• Naval Group. L’Ile-Longue au ralenti (LT.fr-17/10/19-12h)Après trois jours de mobilisation, autour de 200 grévistes refusent toujours de prendre le bateau à la base navale de Brest pour rejoindre l’île-Longue.

    Troisième jour de manifestation pour près de la moitié des salariés de Naval Group occupés sur la base de l’Ile-Longue. Cette mobilisation va-t-elle finir par peser sur l’organisation des sous-marins nucléaires et impacter le principe de la dissuasion ?

    Il y a des mouvements de grève qui ont plus ou moins d’incidence. Celui déclenché depuis mardi par la CGT (rejoint mercredi par l’UNSA) fait des remous au plus haut niveau de l’État avec une permanence de la dissuasion nucléaire à maintenir impérativement. Entre 200 et 300 salariés de Naval Group (sur 500 employés à l’Ile-Longue) sont mobilisés depuis mardi autour de leurs conditions de travail. Et leur absence à l’île-Longue se fait déjà ressentir… Ces heures non réalisées impactent le programme établi. Réception et préparation des sous-marins, manipulation de l’armement… Les grévistes savent qu’ils possèdent un puissant levier de pression. Pas étonnant qu’ils se soient rendus, ce jeudi matin, à la préfecture maritime de Brest pour sensibiliser le client principal et tenter d’obtenir un soutien supplémentaire.

     

    Conditions de travail


    Toujours en jeu, l’amélioration de leurs conditions de travail et le versement d’une prime d’attractivité pour venir travailler en presqu’île de Crozon. Ces salariés de Naval Group se plaignent de bâtiments vieillissants, concernés par la problématique des peintures au plomb, de l’amiante et de la concentration de radon. « C’est un vieux sujet qui n’avance pas » résume Mickaël Le Quinquis, délégué syndical CGT à Naval Group. « Depuis des années, nous demandons des travaux d’amélioration dans ces locaux ». « Les expositions à ces substances diverses continuent dans des bassins et des locaux sans lumière. Il faut vraiment être motivés pour venir travailler à l’île-Longue ! ».

    Revalorisation de la prime

    La principale motivation de cette mobilisation concerne justement la prime d’attractivité versée tous les jours aux salariés de l’île Longue. Cette prime vient compenser ces conditions de travail, les départs matinaux de la base navale, l’absence de mobilité à la pause méridienne et le retour tardif à la base. « Cette prime autour de 16 euros par jour, soit 320 euros par mois ne fait plus l’objet d’une grande différence avec la prime touchée par ceux qui restent travailler à la base navale de Brest. Nous demandons sa valorisation de 170 euros pour maintenir une certaine attractivité pour l’île-Longue ». Sujet essentiel pour un secteur déjà en manque de candidats dans certaines spécialités.

    « Nous avons conscience des contraintes avancées qui font déjà l’objet de compensations mais nous ne discutons pas sous pression » argumente la direction de Naval Group. Un échange a bien eu lieu avec les grévistes ce mercredi. Une véritable discussion est programmée mercredi prochain à Brest ou à l’île-Longue.

    La délégation qui s’est rendue, jeudi matin, à la préfecture maritime de Brest.

     

    « Nous sommes face à un mur » constatent les grévistes décidés à poursuivre le mouvement ce vendredi. « Mais nous savons que ça discute au plus haut niveau. Et l’État qui a besoin de ses sous-marins est encore actionnaire de Naval Group ».

    Stéphane JEZEQUEL

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Les pêcheurs ploient sous les réglementations, alors que le Brexit arrive…

     

    Le Comité départemental des pêches et des élevages marins du Finistère exprime l’exaspération des professionnels finistériens face au poids des nouvelles normes.

    « L’État français a mis en discussion pas moins de onze réformes simultanées. En 2020, elles devront s’appliquer. L’État se réforme. C’est-à-dire, l’État se désengage. Mais pour mieux dégager sa responsabilité, il augmente le poids normatif et réglementaire. Il place, sans rien coordonner, un poids insupportable sur les épaules du patron artisan embarqué à bord de son navire

    Chaque mois, une nouvelle règle

    Dans tous les secteurs, un chef d’entreprise engage sa responsabilité civile pénale en matière de sécurité. À la pêche, cette responsabilité prend une autre dimension. D’abord en raison des spécificités du métier, ensuite parce que le droit terrestre n’est pas adapté au milieu maritime. Chaque mois, une nouvelle règle entre en vigueur. L’armateur dispose de peu de temps à terre pour prendre connaissance, comprendre, assimiler et se préparer à ce qui tombe quasi quotidiennement […]

    La multiplication des normes

    Les réformes sont en cours, certaines questions restent toujours sans réponse. Avec la « modernisation des services publics », l’administration maritime perd progressivement son personnel et ses moyens sans qu’aucun transfert de compétences ne soit mis en place.

    Nouveaux standards internationaux de formation : des professionnels perdent des brevets acquis depuis 20 ans. Nouvelles obligations en matière de sécurité : des cas de navires qui perdent leur capacité à naviguer et qui laissent des patrons artisans sans alternative. Nouvelles obligations en matière de santé : équipements coûteux rendus obligatoires du jour au lendemain, sans que les modalités d’application et de formation ne soient explicitées. Embarquement de stagiaire réglementairement compliqué, programmation de la fin de l’ENIM (sécurité sociale des marins N.D.L.R.).

    Le Brexit nous arrive dessus

    Le Brexit nous arrive droit dessus. Que va-t-il se passer ? L’Europe ne peut pas assurer l’avenir de notre secteur pourtant si intégré. Dans un contexte de gestion des pêches déjà très lourdement réglementée, avec des contraintes souvent difficiles à supporter, l’État français doit avoir conscience des limites normatives qu’un être humain est capable de supporter. Avoir conscience qu’aujourd’hui un seul petit grain de sable peut tout faire dérailler. »

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Environ 250 ouvriers du port ont manifesté ce vendredi matin

    Quelque 250 travailleurs des principales entreprises du port ont débrayé ce vendredi matin, pour dénoncer ce qu’ils estiment être un scandale d’État : la volonté du gouvernement de mettre fin au dispositif de départ en préretraite, à partir de 50 ans, des personnes exposées à l’amiante.

    Navtis, Endel, Damen, Sobec, Snef, Meunier, Neotech, ou encore CCI : les principales entreprises du port ont vu leurs salariés migrer vers le Parc-à-Chaînes, ce vendredi matin. La raison : un méchant bruit, courant depuis quelques semaines, sur une possible suppression de l’Acaata (allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante), ce dispositif permettant aux salariés ayant été exposés à l’amiante de partir en préretraite à partir de 50 ans. Perspective sur laquelle la CGT n’avait obtenu jusqu’alors aucune réponse officielle, si ce n’est une déclaration, lors d’une table ronde, d’une représentante de la Direction générale du travail, indiquant la volonté du gouvernement d’y mettre fin par décision interministérielle.

    La confirmation est donc tombée ce jeudi, lors d’une réunion à Brest, entre une délégation syndicale brestoise et le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, accompagné du député Jean-Charles Larsonneur, et de la directrice adjointe de la Directte Bretagne (Direccte regroupe les sites Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). « La décision d’éteindre l’Acaata est bien prise. Il y a simplement des discussions sur la date de fin du dispositif », résume Olivier Le Pichon, secrétaire de l’union locale CGT.

    Demande d’entretien auprès de Muriel Penicaud

    Une douche froide, et un « véritable scandale d’État », pour les travailleurs de la réparation navale. Pour eux, le risque zéro demeure illusoire. « Et il n’existera pas plus demain, tant que les navires sur lesquels nous intervenons passeront par des chantiers étrangers où l’amiante est toujours toléré ».

    C’est l’autre confirmation de cette entrevue de jeudi : le gouvernement prépare bien une nouvelle norme, concernant les chantiers exposés au risque d’amiante, imposant un repérage avant travaux des éventuels produits toxiques. Norme qui devrait théoriquement, mieux protéger les travailleurs français. « L’intention est louable », commente Romuald L’Hostis, délégué syndical CGT chez Damen. « Mais cela va instaurer une concurrence déloyale avec les chantiers d’Italie, du Portugal ou d’Espagne. Les navires seraient immobilisés plus longtemps dans nos ports, alors que nos délais d’intervention sont justement notre force ».

    La CGT demande donc aujourd’hui que le dispositif d’Acaat soit « maintenu pour tous les salariés de France tant que l’amiante sera présente », et que cette nouvelle norme soit « appliquée à tous les pays européens ». En fin de matinée, le cortège est monté porter ces revendications en sous-préfecture. Une demande d’audience, rapide, auprès de la ministre du Travail, a été formulée au sous-préfet de Brest

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

     
     
     
     
     
     
     
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  • Brest. 450 ouvriers des chantiers du port de commerce manifestent contre l’amiante (OF.fr-6/09/19-15h38)450 salariés d’entreprises brestoises spécialisées dans le maintien en condition opérationnelle des navires de la marine marchande manifestaient ce vendredi 6 septembre 2019 contre la présence d’amiante dans les bateaux. 

     

    Malgré des textes de loi interdisant son utilisation, l’amiante est toujours présent dans de nombreuses pièces de maintenance utilisées à l’étranger pour l’entretien des navires de la marine marchande.

    La production, la fabrication et la vente d’amiante sont interdites en France depuis 1997. Pourtant, les salariés brestois des entreprises spécialisées dans le maintien en condition opérationnelle (MCO) se plaignent d’être confrontés au quotidien avec l’amiante. « Les navires marchands, même construits dan s le respect des normes européennes, utilisent pour leur maintenance des pièces meilleur marché contenant de jusqu’à 15 % d’amiante », souligne la CGT. Dans le même temps, les manifestants contestaient contre la décision du gouvernement de mettre fin au dispositif d’Allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (ACAAATA).

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Landerneau le 27 aout 2019-Le Navire  « SFAX » immobilisé par les autorités Portuaires Françaises dans le port de Nantes, plutôt une bonne nouvelle, mais maintenant il va falloir que ce navire ne reprenne la Mer qu’après avoir respecté toutes les règles Sociales, techniques et environnementales !

    Ce cargo « SFAX » : construit en 2007,  est la propriété de « l’armateur » Tunisien METALSHIP, ce navire bat pavillon Tunisien, N°  OMI  9442213, il est détenu au port de Nantes à bord  17 marins 2 Egyptiens (Commandant et Chef ingénieur) et 15 Tunisiens.

    Ce navire avait été épinglé au début du mois d’août 2019 dans un port Espagnol pour : le plan d'eau de ballast, le système de protection incendie et l’appareil de sauvetage, mais pas détenu, comportement anormal de la part des autorités Espagnoles. Le « SFAX » détenu par le Centre de Sécurité des Navires (CSN) de Nantes pour plus d’une dizaine de déficiences. Les règles seraient-elles si différentes lorsqu’il s’agit de Sécurité Maritime dans les eaux Européennes ?

    L’équipage n’a pas d’eau chaude au port, voire pas d’eau dans certains lavabos de cabines, pas de vêtements de protections individuelle, les contrats ne définissent pas la durée légale de travail : les marins sont « exploités » et peuvent travailler jusqu’à 17 heures d’affilées (sans que les heures supplémentaires soient enregistrées et donc payées) ils doivent entretenir ce navire sans les moyens adéquats, avec un salaire de USD 300, bien en dessous des minima internationaux !Le navire est arrivé du port de Caen (port que l’association MOR GLAZ  pensait être un port sérieux pour le contrôle des navires). Ce navire a effectué la route Caen Nantes sans cartes marines ! Le « SFAX » devait appareiller pour Lisbonne sans carte marine, sauf qu’une personne extérieure au navire a informé Madame Laure TALLONNEAU Inspectrice International Transport Fédération (ITF) et le (CSN) de cette scandaleuse situation, preuve que le réseau fonctionne bien ! Sans l’intervention du (CSN) de Nantes, le « SFAX » reprenait la Mer, avec un séparateur des eaux de cale permettant d’éviter les pollutions qui ne ne fonctionne pas, inadmissible. Des fuites d’huile sur la grue du bord. Comme d’habitude lors de ces situations scandaleuses, les Marins n’osent pas se plaindre par peur de représailles. La plainte est venue de l’extérieure comme trop souvent !

    Ce navire est détenu pour la seconde fois en peu de temps ! En janvier 2018  il l’avait été  pour 17 déficiences par les autorités Italiennes: appareils de sauvetage, conditions de travail (installations sanitaires, chauffage, climatisation et ventilation, température de la chambre froide, propreté), manque de formation concernant les exercices d'incendie etc… Toujours les mêmes problèmes, cet armateur, peut donc être considéré comme un « pseudo-armateur » par l’Association MOR GLAZ qui lutte contre ces Armateurs « amateurs » qui nuisent à l’ensemble des activités maritimes !

    L’Etat du pavillon de ce navire, la Tunisie, doit intervenir auprès du « pseudo-armateur ». Lors de la ratification de la  Maritime Labour Convention (MLC)  2006 il y a 2 ans, Monsieur Walid BOUDECH Ambassadeur Représentant Permanent de la Tunisie à Genève, avait déclaré : - « Avec la ratification de cette Convention, la Tunisie montre sa volonté de tenir son engagement d’assurer des conditions de travail décentes pour les Gens de Mer ». Le pavillon Tunisien est classé sur la liste grise Mémorandum d'entente de Paris sur le contrôle des navires ... « Paris MoU ».

    Peu importe le fret transporté, tous les navires doivent être en bon état, les Marins doivent être respectés et avoir un bon statut, ces Marins qui permettent 90% des échanges mondiaux, un navire en bon état est plus respectueux de l’environnement. 

     

    Pour l’Association MOR GLAZ

    Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

    WWW.MORGLAZ.ORG

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  • La morgue du Président des riches, encore et toujours ....

    Le 7 juin dernier aux Sables d'Olonnes , un terrible accident coûtait la vie à trois bénévoles du canot de sauvetage de la Société Nationale de Sauvetage en Mer.

    Ci-dessous l'échange de courriers entre le Syndicat CGT des Marins de Concarneau et la Présidence de la République.

    -L'Hermine Rouge-

    Lettre du Syndicat des Marins CGT de Concarneau en date du 17 juin 2019 adressée au Président de la République

    La réponse du Chef de Cabinet du Président de la République en date du 12 août 2019

    Assemblée Nationale-Mardi 2 juillet 2019-Questions au Gouvernement-Question sur la SNSM

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  • Après l’incendie, le cargo Cathy Jo en réparation à Brest (OF.fr-13/05/19-17h36)Le cargo « Cathy Jo » au 5e bassin est du port de Brest.

    Remorqué par l’Abeille Bourbon, après un incendie le privant également de propulsion, le cargo Cathy Jo est arrivé au port de Brest, lundi 13 mai.

    Remorqué par l’Abeille Bourbon, après un incendie le privant également de propulsion, le cargo Cathy Jo est arrivé au port de Brest, lundi 13 mai, où il a été accosté au 5e bassin est à 5 h 30.

    Un technicien de la compagnie hollandaise Wagenborg est venu faire, le matin même, des investigations pour prévoir les pièces de rechange. La réparation qui sera effectuée par la compagnie prendra quelques jours. C’est une fuite sur le système d’injection qui a provoqué l’incendie et notamment endommagé le turbo du moteur de propulsion Mak de 2 640 kW.

    5 400 tonnes de soude

    Le navire qui avait quitté le 1er mai, Bandirma en Turquie, transportait 5 400 tonnes de soude, qu’il devait décharger le 16 à Stettin en Pologne. L’incendie s’est déclaré à bord dimanche, alors qu’il naviguait dans le rail d’Ouessant, à 150 km à l’ouest de la pointe de Penmarc’h. L’équipage avait réussi à maîtriser l’incendie et l’Abeille Bourbon avait pris en remorque le Cathy Jo à 16 h 45.

    Construit en 2008 par le chantier allemand Ferus Smit Leer, long de 110,78 m, il a un port en lourd de 6 000 tonnes.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • EN IMAGES. L’épave du Grande America est intègre, les fuites sont colmatées (OF.fr-21/04/19-15h03)

    L’épave du Grande America gît sur un fond sableux par 4 600 mètres de fond (image sonar du 31 mars 2019)

    Les fuites d’hydrocarbures sont colmatées. Ce vendredi 19 avril, la préfecture maritime de l’Atlantique, basée à Brest, a précisé que la carcasse du Grande America est intacte, posée sur un banc de sable par 4 600 m de fond au milieu du golfe de Gascogne.

    Les irisations régulières d’hydrocarbures à l’aplomb de l’épave du Grande America sont terminées. Ce vendredi 19 avril, la préfecture maritime de l’Atlantique, basée à Brest dans le Finistère, a fait un point sur les opérations dans le golfe de Gascogne, où le navire de commerce a fait naufrage, le 12 mars 2019, avec ses 2 200 tonnes de fioul lourd de propulsion, plus de 2 000 véhicules dans ses ponts garages et environ 320 conteneurs, dont certains contenant des matières dangereuses (acide chlorhydrique, acide sulfurique…)..

    La préfecture maritime explique que le robot sous-marin téléguidé du navire spécialisé norvégien Island Pried a permis d’observer que « l’épave est intègre, posée sur un fond sableux et enfouie de plusieurs mètres sur sa partie arrière » .

    Fuite légère d’hydrocarbure sur un évent de l’épave du Grande America avant obstruction. Fuite observée le 1er avril 2019. 

    Une première

    Les inspections du robot sous-marin ont permis de déceler l’emplacement de « plusieurs fuites légères d’hydrocarbures » venant des soutes à carburant. Elles ont été colmatées, puis vérifiées par le robot. Réaliser un tel travail de repérage puis de soudure par cette profondeur est une véritable prouesse.

    Un des évents obturé le 15 avril 2019 par le robot sous-marin du Island Pride. 

    Sur zone depuis le 31 mars, l’ Island Pride  a terminé son travail sur l’épave et quitté les lieux, ce vendredi 19 avril. Il était affrété par le groupe Grimaldi, également armateur du Grande America , en réponse à la mise en demeure du préfet maritime, Jean-Louis Lozier, pour « définir l’état du Grande America, la nature des dommages subis et remédier à la pollution ».

    L’épave du Grande America modélisée en image 3D. 

    Le préfet précise également que des moyens aériens et des satellites continueront à surveiller régulièrement la zone. Les conteneurs, et notamment les 1 050 tonnes de matières dangereuses dont près de la moitié d’acide chlorhydrique, ont été inspectés, identifiés et, a priori, ne devraient pas remonter. Quant à des fuites éventuelles, elles sont probables avec le temps… Menaçant alors la faune et la flore si particulières de ces abysses.

    Christine PENNEC

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Grande America. Les associations environnementales demandent des comptes (LT.fr-19/04/13-12h13)l’incendie a eu raison du cargo transportant des véhicules et des conteneurs divers, en pontée, à l’endroit où s’est déclaré le sinistre. (Marine nationale)

    Les associations de vigilance environnementales n’ont pas tardé à monter au créneau après le naufrage du cargo italien Grande America (214 m de long), à 330 km à l’ouest des côtes françaises.


    Eau et Rivières : « risque d’une pollution massive »

    "À de nombreuses reprises, des déficiences ont été constatées sur le Grande America. Il est navrant de constater que ce genre de poubelles des mers naviguent encore."

    Eau et Rivières de Bretagne rappelle que « ce navire transportait de nombreux véhicules, des déchets et des matières dangereuses. Quant aux risques de pollution, l’inquiétude est donc très grande ». « Le risque pour les milieux marin et côtier est important et nous nous inquiétons d’une pollution massive pour l’environnement ».

    « À de nombreuses reprises, des déficiences ont été constatées sur le Grande America. Il est navrant de constater que ce genre de poubelles des mers naviguent encore ».

    « Notre association sera très vigilante sur les opérations à venir. Nous nous tenons à disposition des autorités et du Cedre [Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux, basé à Brest, NDLR] pour aider à coordonner la mobilisation du public en cas de pollution », ajoute Arnaud Clugery, directeur opérationnel et porte-parole d’Eau et Rivières de Bretagne.

    Vigipol : « le risque d’incendie est connu sur les porte-conteneurs »

    "Cet accident illustre malheureusement très concrètement le risque d’incendie à bord des porte-conteneurs."

    Pour la directrice de Vigipol (Syndicat mixte de protection du littoral breton), Sophie Bahé, « cet accident illustre malheureusement très concrètement le risque d’incendie à bord des porte-conteneurs que Vigipol a pointé ces derniers mois dans une analyse détaillée de Yannick Le Manac’h, membre du Pool Experts de Vigipol, et au sujet duquel Vigipol avait interpellé le Préfet maritime [Cliquer ici pour accéder au document] ».

    Vigipol suit donc l’évolution de cet accident avec la plus grande attention…

    L’affaire est suivie de près au centre de traitement de crise armé par la préfecture maritime de Brest. (Photo Marine nationale)

    Mor Glaz : « rendre publique la cargaison »

    De son côté l’association de défense de la mer et de ses usagers Mor Glaz s’étonne de la nature de la cargaison transportée et de la possibilité de certains armateurs de faire commerce de matériels inadaptés en Europe.

    "Il est probable que d’ici quelques jours, des déchets d’hydrocarbures et des déchets flottants se dispersent en mer et arrivent sur le littoral français, notamment de Bretagne sud, des Pays de la Loire et d’Aquitaine."

    L’association Mor Glaz demande aux « responsables » de cette cargaison de la rendre publique, ainsi que le volume des hydrocarbures et autres produits qui se trouvent à bord de ce navire. « Une information précise est indispensable pour juger de la dangerosité des déchets qui vont progressivement s’échapper de l’épave. Il est probable que d’ici quelques jours, des déchets d’hydrocarbures et des déchets flottants se dispersent en mer et arrivent sur le littoral français, notamment de Bretagne sud, des Pays de la Loire et d’Aquitaine, d’ores et déjà les conteneurs à la mer sont dangereux pour la navigation ».

    Enfin, conjointement, les Associations Mor Glaz et Robin des Bois constatent depuis un an « une répétition inquiétante des incendies à bord des porte-conteneurs et des rouliers ». « C’est le signe d’une perte de vigilance de la part des armateurs et des chargeurs ».

    Robin des Bois : « matières dangereuses destinées à l’Afrique »

    "Il est, selon toute logique, bourré de voitures et autres véhicules roulants de seconde main, de remorques et d’engins de travaux publics, de déchets « à recycler », de remorques pleines de pneus, de quelques conteneurs transportant des matières dangereuses destinées aux grands chantiers en Afrique de l’Ouest ou aux mines"

    De son côté, l’association Robin des Bois, basée à Paris, attend une information précise pour juger de la dangerosité des déchets qui vont progressivement s’échapper de l’épave.

    Concernant ce cargo victime d’un incendie qui a fini par l’envoyer par le fond, Jacky Bonnemains, précise que « ce porte-conteneurs et transporteur de voitures venait de Hambourg, se dirigeait vers Casablanca puis vers Dakar (Sénégal), Conakry (Guinée), Freetown (Sierra Leone). Il devait ensuite poursuivre sur le Brésil. Il est, selon toute logique, bourré de voitures et autres véhicules roulants de seconde main, de remorques et d’engins de travaux publics, de déchets « à recycler », de remorques pleines de pneus, de quelques conteneurs transportant des matières dangereuses destinées aux grands chantiers en Afrique de l’Ouest ou aux mines ».

    « Le navire, construit en 1997, a été détenu en 2010 pour 35 déficiences dans le port de Tilbury au Royaume-Uni », poursuit le porte-parole de Robin des Bois. « Depuis, d’autres déficiences sont régulièrement relevées par les inspecteurs de sécurité maritime à Hambourg et à Anvers ».


    source: https://www.letelegramme.fr/
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  • Imposant, l’Island Pride s’est accosté au 5e bassin Est

    En provenance de la zone du naufrage du Grande America, l’Island Pride, supply de soutien et aux travaux offshore, s’est accosté au 5e bassin Est, mercredi 2 avril, le temps d’une relâche météo.

    De nouvelles investigations

    Arrivé sur zone samedi 30 mars, il a localisé l’épave du Grande America. Dimanche 31, avec un Rov (petit sous-marin téléguidé), il a effectué un début d’inspection de l’épave. Ses observations ont permis à la préfecture maritime d’analyser les images transmises.

    Selon les résultats et en fonction de la météo, si celle-ci redevient plus clémente, l’Island Pride pourrait retourner sur la zone de l’épave pour de nouvelles investigations. Construit en 2014 par le chantier STX OSV à Brevik (Norvège), l’Island Pride appartient à l’armement norvégien Island Offshore.

    L’Island Pride, sur zone. 

    Long de 103 m, large de 21 m, il déplace 4 200 tonnes. Il est équipé du positionnement dynamique DP2, d’une grue de 130 tonnes, d’un pont de travail de 800 m2, de deux Rov, d’un hélideck. Il peut loger 90 personnes. Sa propulsion est de type diesel-électrique. L’armement Island Offshore dispose de 26 navires de type PSV, AHTS, SCV, WS et RLW 1, destinés à l’offshore.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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