• Présentation par André CHASSAIGNE de la motion de censure commune des trois groupes GDR, LFI et NG.Intervention très vive, avec quelques bons mots.

    explication de vote de Sébastien Jumel ( groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine) sur la 2nde motion de censure déposée par les groupes Nouvelle Gauche, LFI et GDR

    Discours de Jean-Luc Mélenchon, président du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale, le 31 juillet 2018 dans le cadre des deux motions de censure, déposées l'une par « Les Républicains » et l'autre par « La France insoumise », « Nouvelle Gauche » et « Gauche démocrate et républicaine ». 

     

     

     

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  • Augmentation de +53% de la rémunération du président de la CNCCFP : Anticor saisit le Premier Ministre

    François LOGEROT, Président de la Commission Nationale de Contrôle des Comptes de Campagnes et des Financements Politiques

     

    Un décret et un arrêté, signés le 30 mai 2018, ont eu pour conséquence d’augmenter de 53 % la rémunération du président de la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP), à compter du 1er janvier 2018. Anticor, qui estime ces textes inopportuns et illégaux, a saisi le Premier Ministre.

    Monsieur le Premier Ministre,

    L’article 2 du décret n° 2018-412 relatif à l’organisation des travaux de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ainsi qu’au traitement du président et aux indemnités susceptibles d’être allouées au vice-président, aux membres, aux collaborateurs et aux rapporteurs de cette commission – signé par le ministre de l’intérieur, par le ministre de l’action et des comptes publics et par vous-même – dispose que « le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques reçoit une rémunération annuelle égale au traitement afférent à un emploi supérieur de l’Etat classé hors échelle E2 correspondant à l’indice majoré 1324, assortie d’une indemnité de fonction dont le montant est fixé par arrêté conjoint du ministre de l’intérieur et des ministres chargés de la fonction publique et du budget. » L’article 10 précise que ces dispositions « prennent effet à compter du 1er janvier 2018. »

    L’article 1er de l’arrêté du 30 mai 2018 relatif au traitement du président et aux taux et modalités d’attribution des indemnités et vacations susceptibles d’être allouées au vice-président, aux membres, aux collaborateurs et aux rapporteurs de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques – signé par le ministre de l’intérieur et par le ministre de l’action et des comptes publics – dispose que « le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques reçoit une indemnité de fonction dont le montant annuel est fixé à 9 500 € brut. » L’article 7 précise que ces dispositions « prennent effet à compter du 1er janvier 2018. »

    Ces deux textes ont notamment pour conséquence d’augmenter de 53 % la rémunération de M. François Logerot, à compter du 1er janvier 2018.

    D’une part, Anticor estime que le fait d’augmenter ainsi le président d’une autorité administrative indépendante, au cours du mandat de ce dernier, est susceptible de porter atteinte à son indépendance.

    D’autre part, l’article L221-4 du code des relations entre le public et l’administration interdit toute application rétroactive d’un règlement administratif, selon « le principe en vertu duquel les règlements ne disposent que pour l’avenir » connu depuis l’arrêt du Conseil d’État « Société du journal L’Aurore » du 25 juin 1948.

    Le décret n° 2018-412 du 30 mai 2018 et son arrêté d’application sont donc à la fois inopportuns et illégaux.

    Pour ces raisons, Anticor vous demande, dans le cadre d’un recours gracieux, de bien vouloir procéder au retrait de ce décret. De même, nous avons demandé au ministre de l’intérieur et au ministre de l’action et des comptes publics de procéder au retrait de cet arrêté.

    Vous remerciant par avance de ce que vous entreprendrez en ce sens, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’assurance de ma très haute considération.

    Jean-Christophe Picard
    Président d’Anticor

    source: http://www.anticor.org (17/07/2018)

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  • L'ex-député PS a vu la plainte le visant pour détournement de fonds publics classée sans suite par le parquet de Lorient.

    L'ex-député PS a vu la plainte le visant pour détournement de fonds publics classée sans suite par le parquet de Lorient. 


    Le parquet de Lorient a classé sans suite la plainte déposée par l’association Cicero 29 pour des soupçons de détournement de fonds publics, contre l’ex-député PS. L’enquête concernait sa permanence parlementaire.

    Le parquet de Lorient a classé sans suite la plainte déposée par l’association Cicero 29 pour des soupçons de détournement de fonds publics, contre l’ex-député quimpérois PS Jean-Jacques Urvoas. L’enquête concernait sa permanence parlementaire, achetée en 2008, via un prêt bonifié de l’Assemblée nationale et remboursé par ses indemnités de député (IRFM). Le parquet a considéré qu’aucune infraction pénale ne pouvait lui être reprochée. Depuis début 2018, la loi interdit ces pratiques.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • #FRACRO “Nous nous voulons que du Football” Finale de la Coupe du Monde – dossier spécial #finalcdm #FINALWORLDCUP

    Dimanche 15 juillet 2018. 17h, Moscou. C’est la finale de la  de  et l’équipe de France rencontre la sélection croate.

    A cette occasion, www.initiative-communiste.fr vous propose un dossier spécial coupe du monde de football. Certes pas selon les standards publicitaires du -buisness.

    Au delà du football, et alors que l’ensemble de la machine médiatique du régime appelle les français à descendre sur les Champs Elysées en cas de victoire de l’équipe de France, chacun peut observer que les critiques virulentes contre les manifestations syndicales ont ici été rangées, dans un deux poids deux mesures éclatant. Exit également les comptages “indépendants” et soit disant objectifs par “occurence”.  Pour la demi finale c’est donc 20 000 personnes qui étaient dénombrées par les médias place de l’hotel de ville à Paris. Sur une surface d’après les photos de 3000 m². Soit 7 personnes par m². Et pour la fan zone du trocadero prévu pour la finale, c’est 90 000 personnes qui pourront tenir dans les moins de 100 000 m² du périmètre clos du champs de mars; soit une personne par m². On saura s’en souvenir pour décompter avec les mêmes méthodes le nombre de manifestants !

    “Nous nous voulons que du football”

    C’est avec ce titre, en 1940, lors du dernier match de la coupe du Portugal, que des centaines de tracts ont été jetés d’un petit avion, qui répandaient le prosélytisme du nazisme en général et les accusations contre la Russie soviétique en particulier.

    La politique et le sport sont en effet indissociablement liés contrairement à ce qu’affirme une vision naïve du sport.

    L’une des facettes les plus visibles et les plus efficaces de cette inséparabilité apparait, par exemple, dans les composantes symboliques assumées par ceux qui profitent du spectacle sportif comme vitrine de leurs idées et de leurs symboles. Le football est un plus grand exemple étant donné la fascination que ce jeu de grande beauté et d’imprévisibilité provoque chez les spectateurs. Hors du terrain, les allusions néo-nazies peuplent de nombreux jeux dans lesquels de nombreuses claques utilisent la scène sportive pour se montrer au monde dans toute leur obscénité fasciste. Sur le terrain et à travers ses acteurs principaux – les acteurs – nous avons aussi ici et là quelques événements significatifs que nous allons rapporter ici.

    Mondial 2018 l’affaire Vida

    La plus récente a eu lieu après le match Croatie-Russie du championnat du monde. Le joueur croate Vida a publiquement crié le slogan fasciste de sinistre résonance “Gloire à l’Ukraine”. De plus, l’attaquant croate Modric a déjà été surpris en train de faire le salut fasciste au public pendant cette Coupe du monde 2018. En raison des protestations de la fédération russe qui pour cela s’est appuyé sur le principe «la politique devrait être absente du football», ces situations ont fait l’objet de procédures disciplinaires de la FIFA, mais les joueurs n’ont pas été immédiatement punis parce qu’ils ont joué et gagné l’Angleterre en demi-finale.

    En tant que Portugais, il faut évoquer un événement qui s’est produit dans un match international entre le Portugal et l’Espagne en 1938. Les joueurs des deux pays avant le match devaient effectuer le salut fasciste. Trois joueurs portugais, cependant, ont eu un comportement inattendu. Quaresma se tenait les bras le long du corps. Les deux autres, Amaro et Simões, ont étendu leur bras mais ont gardé leurs poings fermés. Ils ont été emmenés par la police politique de l’époque, le PVDE. Quaresma, a plaidé qu’il était distrait et a réussi à être libre. Moins heureux, les deux autres joueurs ont été emprisonnés pendant quinze jours et n’ont été relâchés que parce que leur club d’appartenance – Os Belenenses – comportait des figures influentes du régime. Cela démontre également avec cet exemple comment le sport est instrumentalisé par la politique, en l’occurrence une dictature fasciste. Et il est également démontré comment, même dans les situations les plus délicates et dangereuses, il y a ceux qui résistent.

    H Santos pour www.initiative-communiste.fr

     

    Image polémique publié dans la revue Stadium de 2 février de 1938. Tout c’est passé quelques moments après de commencement du Portugal – Espagne de 30 janvier 1938, dans le champ des Salésias, avec trois joueurs portugais décidés a rompre avec le protocole fasciste. C’est notoire les modifications qui ont été faites à propos des mains des deux joueurs pour paraître qu’ils ont fait le salut fasciste.


    Tant qu’à faire de défiler sur les Champs-Élysées… Par Floréal, PRCF.

    « On est en finale ! » et, l’on conçoit que notre peuple, qui a des raisons de douter de son avenir après les innombrables coups qu’il a encaissés depuis des décennies au nom de la « construction européenne », puisse s’en réjouir bruyamment. Paradoxalement, aurions-nous tant besoin de « faire la teuf » si la société telle qu’elle va ne rudoyait pas sans trêve celles et ceux dont Monseigneur Macron prétend arrogamment qu’ils « ne sont rien » ?

    D’autant que d’un point de vue sportif, ils jouent plutôt bien, et plutôt collectivement les Tricolores (qu’on me permette de ne pas dire les Bleus : notre drapeau compte trois couleurs, le bleu est très connoté « droite » et « Union européenne » – souvenez-vous de la « vague bleue » sarkozyste ! – alors que le rouge, couleur du peuple ouvrier est très rarement, tiens donc, la couleur dominante du maillot national…) ; par ailleurs le jeune M’Bappé est très sympa, Griezmann est solide et régulier, Lloris, infranchissable…

    Cela dit, il serait naïf de croire que le sport professionnel capitaliste est étranger à toute politique. Pour ne prendre qu’un seul exemple, l’équipe croate est truffée d’individus, disons pour être gentils, étranges, qui, bravant l’hôte russe, trouvent toutes les occasions pour crier « vive l’Ukraine ! » alors que ce pays est dirigé par un gouvernement belliciste, russophobe et… truffé de néonazis !

    On peut aussi se souvenir qu’en 98, quand l’équipe de Jacquet avait remporté le trophée, la côte de Chirac était remontée de vingt points : cela ne déplairait pas à Macron, qui plonge dans les sondages en raison de sa politique de casse des statuts, du code du travail, du bac déchu de son rôle de premier grade universitaire, de sa taxation des retraités, de son rabotage des APL, de ses cadeaux fiscaux aux millionnaires rebaptisés « premier de cordée » (tant pis pour les « premiers de corvée » dont le SMIC est bloqué) ; sans parler des projets macroniens visant à liquider la Sécu, les retraites par répartition, les pensions de réversion et à traquer les chômeurs et autres « bénéficiaires » des minima sociaux, qui, aux dires de cet émule de Marie-Antoinette, « coûtent un pognon dingue »… Quant au « patriotisme » de ce président qui s’en va scander « allez les Bleus ! » (dès lors qu’ils se mettent à gagner…), mais qui ne rate pas une occasion de remplacer le français par l’anglais, qui, selon les circonstances, courtise Trump ou Merkel, qui privatise à tour de bras le patrimoine national et qui, en violation de la Constitution, veut remplacer la souveraineté du peuple français par une « souveraineté européenne » que les Français ont refusée quand ils ont massivement retoqué la constitution européenne.

    Ce n’est donc pas Floréal qu’il faut agonir d’injures s’il annonce, sur la base de l’expérience, que l’actuelle « union sacrée » autour des « Bleus », donc, la marée humaine qui suivra comme un seul homme le président remontant les Champs-Elysées s’ils gagnent le Mondial, va certainement être exploitée par Macron pour accélérer ses attaques contre la fonction publique, rogner les prestations sociales et imposer sa très régressive « retraite à points » aux dépens des retraites par répartition créées en 46. Alors, faisons la fête aux Bleus, pourquoi pas, mais surtout, n’oublions pas, avec les Rouges, de « faire la fête à Macron » POUR DÉFENDRE LES BASES MÊMES DE NOTRE DIGNITÉ SOCIALE ET NATIONALE !

    En conclusion, à quand une immense manifestation de combat sur les Champs-Élysées, comme l’avait en vain proposé Mélenchon en septembre dernier, pour combattre le « coup d’État social » exécuté par Macron sous la férule de l’UE ? Et ce que tant d’entre nous vont faire allègrement quand « la France » (en réalité, quand onze pros dont beaucoup ont quitté la France) remporte une coupe, c’est-à-dire veiller toute la nuit, défiler en rangs serrés, brandir des drapeaux, scander des slogans, nous ne pourrions pas aussi le faire TOUS ENSEMBLE pour défendre nos acquis gagnés au prix du sang, reconquérir notre indépendance, cesser d’humilier notre langue, en un mot, renouer avec cet esprit frondeur qui donna le vertige au monde entier aux temps pas si lointains où notre peuple prenait la Bastille, criait vive la Commune, libérait Paris à mains nues ou déclenchait, voici tout juste 50 ans, la plus grande grève de l’histoire mondiale ?


    A lire pour ceux que le football intéressent :

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Les JRCF sont fortement investis dans le mouvement social. À l’image des camarades partie prenante de la lutte à , lieu emblématique de la mobilisation étudiante, de la jeunesse et du tous ensemble. C’est dans les murs de cette Université fermée depuis aux étudiants et occupée par les matraques du régime, que notre camarade a prononcé une conférence à Tolbiac suivie d’un débat.

    L'Hermine Rouge vous invite à visionner cette vidéo.

    source: https://www.youtube.com

    soutien: https://www.tipeee.com/lfxchaigneau

     
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  • Dimanche, en soutien aux cheminots en lutte, les Insoumis organisent un ciné-débat au Run ar Puñs, à 17 h.
    Dimanche, en soutien aux cheminots en lutte, les Insoumis organisent un ciné-débat au Run ar Puns 17h
     

    Dimanche, en soutien aux cheminots en lutte, les Insoumis organisent un ciné-débat au Run ar Puñs, à 17 h.

    Dans un communiqué, l’inter-groupes des Insoumis du Finistère fait savoir son « refus de la privatisation de la SNCF » et revendique sa « solidarité avec les cheminots en lutte ».

    Dans ce cadre, ils proposent, ce dimanche, à 17 h, un ciné-débat au Run ar Puñs autour du film The Navigators, de Ken Loach, en présence des représentants syndicaux des cheminots en lutte.

    Ce ciné-débat sera suivi d’une collecte au bénéfice de la caisse de solidarité des grévistes.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Dans le cadre de la  campagne pour la sortie du nucléaire, la promotion des énergies nouvelles et pour la paix les insoumis organisent un ciné-débat autour du film "un climat d'espoir". La projection du film sera suivie d'un débat animé par Marie NICOLAS (Sortir du nucléaire-Cornouaille et Bruno LABORIE (Insoumis de Concarneau).

    Ciné-débat autour du film "un climat d'espoir"-Dimanche 11/03/2018-17h au Run Ar Puns à Chateaulin

    Film de Scott Ludlam et José Garcia (27 min, 2008 vf). Ce documentaire replace le changement climatique dans son contexte et ses enjeux. La filière nucléaire, son histoire, ses étapes et ses risques, sont disséqués pièce par pièce. Les vraies solutions aux crises énergétique et climatique (économies d’énergie, énergies renouvelables) clôturent la démonstration.Une révolution énergétique est en marche, et les solutions existent, partout et aujourd’hui. Leur mise en oeuvre est affaire de politique, et la diffusion de ce film peut y contribuer.

     

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  • Pascal Guillard, 51 ans, souffre d'une maladie neurologique rare. Pour préparer l'avenir, il vient d'adhérer à l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, l'ADMD.Pascal Guillard, 51 ans, souffre d'une maladie neurologique rare. Pour préparer l'avenir, il vient d'adhérer à l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, l'ADMD. | Béatrice LE GRAN

     

     

    À 51 ans, Pascal Guillard est victime d’une maladie neurologique rare et incurable. Il a adhéré à l’Association pour le droit de mourir dans la dignité pour « devancer les futurs problèmes ». Témoignage.

    Pascal Guillard a 51 ans et vit à Ergué-Gabéric (Finistère). Il travaillait à son compte dans la santé animale. Mais il a dû stopper toute activité professionnelle. En octobre 2016, une maladie incurable est diagnostiquée, plusieurs mois après un accident lors de soins de suite en clinique. Elle est rare, environ 3 000 cas en France : syringomyélie étendue en région thoracique, neuropathie sensitive des membres inférieurs.

    Un nom barbare pour désigner la présence de cavités remplies de liquide dans la moelle épinière. « C’est une maladie neurologique avec des symptômes qui ressemblent à la maladie de Charcot », précise Pascal.

    Douleurs chroniques, crampes et brûlures des jambes et des pieds, absence de sensibilité à la température, troubles de la mémoire, du sommeil et anxiodépressifs, fatigue continue… Dans sa chambre au rez-de-chaussée de son pavillon, un lit médicalisé. Dans le salon, un fauteuil roulant. « Par moments, on baisse les bras. Par moments, on repart », lâche ce père de deux enfants, une fille de 18 ans et un garçon de 23 ans. Face à cette maladie sans solution thérapeutique, seuls les traitements antiépileptiques le soulagent un peu.

    « Pas de pause dans la douleur »

    « En janvier, je suis resté allongé 21 jours sur 31. Mais je dors peu: je m’écroule quand je n’en peux plus. » Pascal est suivi par son médecin traitant, un gastro-entérologue de l’hôpital et un neurologue en libéral. « On finit par vivre avec cette douleur permanente. Il n’y a pas de pause. »

    Le casse-tête administratif permanent n’aide pas à lutter contre la maladie. Au contraire. Cet « hyperactif » en fait les frais. Il essaie tant bien que mal d’obtenir une reconnaissance de handicap à 80 % et plus auprès de la Maison départementale des personnes handicapées, la MDPH. Il a contacté Andrée Guillamet, déléguée finistérienne de l’association pour le droit de mourir dans la dignité, l’ADMD. Et adhéré.

    « Il m’est arrivé de rester paralysé pendant trois jours sans pouvoir ouvrir la bouche J’essaie de devancer les problèmes qui vont arriver. J’ai réuni mes enfants et on a discuté: ils comprennent mon choix, mais je ne veux pas qu’ils prennent pour moi la décision de ne pas s’obstiner sur mon cas. Je veux rester maître de ma fin de vie. J’ai préféré choisir deux amis d’enfance comme personnes de confiance pour porter mes directives anticipées auprès du médecin si un jour je ne peux plus les formuler moi-même. Ça m’a enlevé un poids et a fait du bien à mes enfants. »

    Pascal a aussi adhéré à la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés, la Fnath. Pour se sentir entouré. Et mieux combattre la maladie.

    Pierre FONTANIER

    Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Déléguée du Finistère : Andrée Guillamet au 07 85 05 60 92, mail : admd29@admd.net, site : https ://www.admd.net/
     
     
    source: https://www.ouest-france.fr
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  • Massacre à la tronçonneuse ... ou comment on organise la fin du lycée-par Denis COLLIN (La Sociale 1/02/2018)Il n’est pas toujours facile de comprendre ce qui sortirait de l’application du rapport Mathiot et les chiens de garde veillent au grain (y compris le SNALC définitivement rallié au pouvoir depuis qu’il a perdu une partie de ses effectifs). Certains font mine de croire que ce n’est qu’un rapport alors que Blanquer a annoncé que l’architecture ne changerait pas.

    Il y aurait à faire des considérations terminologiques intéressantes. La LV1 n’existe plus, elle est remplacée par l’anglais et suivie non d’une LV2 mais de « la langue vivante ». Les langues anciennes ne figurent pas dans le répertoire (sauf peut-être dans les options) et les mathématiques s’appellent maintenant « mathématiques-informatique ». Ces détails (le diable est dans les détails) sont en eux-mêmes révélateurs. Comme est révélateur le fait que ce rapport reprend de nombreux éléments de la réforme Darcos (rejetée à l’époque) et … des propositions de « Terra Nova », un club qui servait de boîte à idées pour toute l’aile droite du PS.

    Je vais essayer ici d’aborder le détail du projet et de montrer de quoi il s’agit en testant quelques cas.

    Dans mon lycée, il y a actuellement 14 sections de terminale qui demandent 60 heures d’enseignement de philosophie. Parmi ces 14 sections, 3 sections de terminale littéraire avec 8 heures hebdomadaires. Avec le rapport Mathiot, les heures de philosophie feraient partie du « tronc commune » (unité 1) où 6 disciplines se disputent 12 heures d’enseignement. On peut donc estimer que la philosophie aurait 2 heures sur ces 12 heures. Pour mon lycée, cela ne ferait plus que 28 heures de philosophie par semaine. On peut donc supprimer 2 postes sur les 4 ! Admettons que, par extraordinaire, la philosophie bénéficie de 3 heures hebdomadaires, cela ferait 42 heures soit entre un poste et un poste et demi supprimé. Soyons fou ! Imaginons que l’on introduise la philosophie dans une majeure ou une mineure de l’unité 2. Imaginons que plus de 12 élèves choisissent cette majeure ou cette mineure, cela ferait encore 3 ou 4 de philosophie soit au total entre 45 et 46. C’est toujours 15 heures de moins par rapport à la situation actuelle (un service d’agrégé, par exemple). Et c’est une hypothèse très optimiste car compte-tenu du nouveau mode dit d’orientation (en fait de sélection), les élèves sont invités à s’orienter en fonction des « attendus » des établissements d’enseignement supérieur. Quel élève choisirait une discipline pour laquelle les attendus « philosophie » seraient seulement ceux des UFR de philosophie et des CPGE littéraires (et encore, pas nécessairement) ? Dans le meilleur des cas, dans l’hypothèse la plus folle donc, seule une poignée d’élèves aurait 7 heures de philosophie au lieu de 8 aujourd’hui pour les 2000 classes de TL que comptent les lycées de ce pays. Pour tous les élèves des actuelles filières ES et S, le projet Mathiot détruit toute tentative de dispenser un enseignement élémentaire de philosophie.  En tout cas, dans les hypothèses les plus optimistes, on aboutit à la suppression d’un quart des professeurs de philosophie. Tout cela au nom de la promotion de la philosophie « discipline universelle ». Le rapport Mathiot est un exercice terrifiant de « novlangue ».  

    Poursuivons. Il y a 3 classes de TES. En mathématiques, cela fait 15 heures auxquelles il faut ajouter 2 heures pour la spécialité, soit 17 heures au total. Avec le projet Mathiot, on pourrait avoir des SES/math et des SES/histoire-géo. Admettons que les maths disposent encore de 4 heures dans le premier cas auxquelles on pourrait ajouter une mineure de maths de 3 heures. On aurait encore 7 heures pour une classe. Imaginons une deuxième SES/math sans mineure math mais avec une mineure complémentaire SES par exemple et enfin une troisième SES/histoire-géo avec un mineure math, on arriverait à 14 heures de maths (au lieu de 17). Mais si on espère conserver les heures de mathématiques, cela ne pourra se faire qu’au détriment de l’histoire … ou des SES. Autrement dit, dans une hypothèse optimiste pour les professeurs des mathématiques, on perd des heures dans cette discipline (environ 20%) et on perd des heures en histoire-géographie et en SES. Il y a un autre problème : les classes préparatoires ECE ont un horaire et un programme de mathématiques assez robustes. Le nouveau bac soit restreindrait drastiquement les possibilités d’accès au CPGE soit demanderait une refonte radicale (à la baisse) des programmes de mathématiques dans ces CPGE.

    Il y a des dizaines de combinaisons à tester et il est bien difficile de se faire une idée précise des variations horaires. Mais la tendance générale est parfaitement claire : une baisse drastique du volume des enseignements et le montage d’une véritable usine à gaz de disciplines au choix du client, privée de toute cohérence. Il n’y aurait plus de classes (et donc plus de conseils de classe !), plus d’unité de travail pour les élèves.

    Cette réforme nécessite aussi la réécriture de tous les programmes et l’articulation des programmes des troncs communs, des majeures et des mineures ; bref, l’organisation du chaos dans les enseignements disciplinaires.

    Enfin la réforme a des conséquences directes sur l’enseignement supérieur. Les CPGE auront le plus grand mal à recruter des candidats ayant un « profil » un tant soit peu cohérent et devront donc s’adapter au chaos. Et comme les CPGE préparent le recrutement aux grandes écoles, on voit que c’est à un dynamitage complet du système que veut procéder le ministre, ce qui n’est pas surprenant, puisqu’il n’a jamais caché que son objectif était bien de faire sauter le système.

    Cerise sur le gâteau : le rapport Mathiot préconise une large autonomie des établissements dans l’offre des majeures et des mineures et même la possibilité de proposer des enseignements qui ne figurent pas dans le « catalogue » national. Fin du caractère national des diplômes et fin de l’ « éducation nationale ». Et pour ceux qui s’inquiéteraient de la baisse générale de niveau des élèves, il y a une réponse toute prête : recours massive au « numérique », c’est-à-dire à l’enseignement par vidéos (MOOC).

    Il n’y a rien à garder de ce rapport. Il doit être rejeté en bloc et en détail, non seulement parce qu’il affaiblira dramatiquement le niveau des élèves mais parce qu’il liquide toute la philosophie généralement de notre système d’enseignement qui gardait quelques restes de la tradition humaniste. De ce point de vue, la discussion sur sélection ou pas sélection à l’Université est une question assez secondaire. La sélection est simplement un élément du dynamitage global du système éducatif. Il y a d'autres aspects sur lesquels on reviendra et qui ne sont pas moins graves.

    Denis Collin – 1 février 2018

    source:  : http://la-sociale.viabloga.com

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    Une interview de Blanquer donnée à « SOS éducation » et subrepticement supprimée du net :

    "Il faut simplement une méthodologie de la réforme." Qu’il développe ensuite :

    « Pour commencer en douceur, il faut donner de la liberté à certains territoires, à certaines structures, sur la base du volontariat. Il faut faire réussir des initiatives à moindre échelle, avant de les généraliser.

    Si on prend l’exemple de l’établissement autonome, on n’est pas obligé de le faire tout de suite à 100 %. Même en le voulant, de toutes façons, on n’y arriverait pas. Il faut commencer sur une petite base de 5 à 10 % d’établissements volontaires, montrer que c’est un jeu gagnant pour tout le monde, y compris pour les professeurs qui pourront choisir leur lieu de mutation. Par ailleurs, il faut aussi faire saisir qu’il y a des effets de système et que si un élément administratif est modifié, des éléments pédagogiques le seront aussi : si le recrutement des professeurs est modifié, leur formation le sera également, ainsi que le contenu des programmes. Tout se tient : il faut avoir une vision systémique, qui ne soit pas pyramidale et qui fasse confiance aux acteurs. »

    Sur l'éventualité de voir apparaître "une offre scolaire autonome", M Blanquier explique : "Sans aller vers des logiques de privatisation, on peut aller vers des logiques de délégation, qui permettent d'accomplir mieux le service public en responsabilisant davantage les acteurs."

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