• Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d'énormes failles en la matière.
    Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive. De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ?

    Glaçant
    Des États-Unis à l'Allemagne en passant par la France et la Belgique, cette enquête révèle les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires, conçus pour la plupart avant les attaques du 11-Septembre. Interrogeant experts, politiques et activistes de Greenpeace, le film montre aussi comment l’industrie nucléaire, aujourd’hui souvent déficitaire et surendettée, peine à mettre en œuvre des mesures efficaces – et forcément coûteuses – face au risque terroriste. On découvre ainsi qu'aucune norme internationale n'est imposée aux États nucléarisés, notamment pour ce qui concerne la sécurisation des matières les plus dangereuses, malgré les tentatives de Barack Obama, initiateur du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire... Le silence qui entoure cette menace au nom de la confidentialité face à un ennemi potentiel prive de surcroît la société civile du légitime débat sur sa sécurité, quand les décisions pour la garantir relèvent du politique. Une investigation glaçante sur l’un des secrets les mieux gardés au monde.
     
    Réalisateur: Eric Guéret (année 2015)
     
    source: https://www.arte.tv/fr/videos/067856-000-A/securite-nucleaire-le-grand-mensonge/

    Depuis de nombreuses années, des organisations comme Greenpeace tirent la sonnette d’alarme : les centrales nucléaires ne sont pas suffisamment sécurisées pour parer au risque d'attentats terroristes. Quelles sont les mesures à prendre d'urgence ? Andrea Fies s'entretient avec Mycle Schneider, expert franco-allemand du nucléaire, sur l'évaluation du danger et ce qui devrait être mis en œuvre. 
     
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  • Le Système Dette, Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation

     

    Enregistrement vidéo de la rencontre-débat avec Éric Toussaint qui s’est déroulée à Paris le lundi 13 novembre 2017 à l’occasion de la parution de son dernier livre : Le Système Dette, Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation

    Après une brève introduction d’Eric Toussaint dressant les grandes lignes de son nouveau livre, les 6 invité-e-s pour l’occasion (Didier Epsztajn, animateur du blog Entre les lignes entre les mots ; Pierre Khalfa, Fondation Copernic ; Gus Massiah, fondateur du Cedetim ; Rosa Moussaoui, grande reporter au quotidien L’Humanité ; Émilie Paumard, CADTM France ; Patrick Saurin, auteur de Les prêts toxiques : une affaire d’Etat, syndicaliste SUD BPCE et Catherine Samary, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC France) sont intervenu-e-s pour mettre en avant un aspect marquant de ce livre.

    De la doctrine de la dette odieuse aux principaux acteurs des dettes souveraines, en passant par les parallèles avec la situation actuelle en Grèce ou au Venezuela, cette présentation fut riche en contenu.

    Cette soirée animée par Aurélie Trouvé, co-porte-parole d’ATTAC, était co-organisée par le CADTM et Les Liens qui Libèrent, avec le soutien d’ATTAC France, d’EReNSEP, de la Fondation Copernic, de la librairie La Brêche, de Là-Bas Si J’y Suis et du CEDETIM.

    Vous pouvez vous procurer Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation sur le site du CADTM dans l’onglet « Publications ».


    De l’Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l’Égypte, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation. Le recours à l’endettement extérieur et l’adoption du libre-échange constituent à partir du XIXe siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d’économies entières par les puissances capitalistes. La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d’un pays et d’un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.

    Cette dictature de la dette n’est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. L’auteur analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.
    Ce récit captivant donne les clés indispensables pour comprendre la mécanique implacable de la dette et l’évolution du monde capitaliste au cours des deux derniers siècles.

    Éric Toussaint, historien et docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris 8, est porte-parole du CADTM international (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes). Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont Bancocratie (éditions Aden). Il a notamment coordonné les travaux de la Commission pour la vérité sur la dette publique, créée en 2015 par la présidente du Parlement grec.

     

    Auteur: Eric Toussaint


    docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

    source: http://www.cadtm.org

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  • Pour Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, « mettre à bas le système capitaliste est une priorité absolue si l'on veut sauver notre planète ». (Photo DR) Pour Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, « mettre à bas le système capitaliste est une priorité   absolue si l'on veut sauver notre planète ». (Photo DR)

     Spécialistes de la très grande richesse et Infatigables pourfendeurs de l'oligarchie, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot seront de passage, demain, à la Librairie Dialogues.

    Que dit l'histoire que vous abordez dans votre dernier livre de l'époque dans laquelle nous vivons ?
    Monique Pinçon-Charlot : « Ce que la colère des grands bourgeois du 14 mars 2016 (née du projet de construction d'un centre d'hébergement pour sans-abris en lisière du bois de Boulogne) signifie, c'est que, désormais, la violence des riches peut se manifester d'une façon collective et publique. Ce que Michel et moi n'avions encore jamais constaté... ».

    Malgré cette virulente opposition, ce centre d'accueil a vu le jour. Peut-on y voir une victoire des « petits » contre les puissants ?
    « C'est plus compliqué que ça. Cette colère, relayée dans le monde entier, s'est avérée contre-productive. Car nous avons démontré que les intentions de ces nantis n'étaient pas de défendre un bois de Boulogne non-constructible et au service du public, comme ils le revendiquaient, mais bien des intérêts privés. Face à quoi, ils ont ainsi été contraints de faire volte-face ».

    Vous dénoncez sans relâche depuis plus de trente ans un système qui n'en finit plus de creuser des inégalités. Ne ressentez-vous jamais une certaine lassitude ?
     
    « Non, car l'espoir fait vivre. Il est impératif de rester critique envers ce système totalement inique et dangereux. Car c'est aujourd'hui la planète qui est en danger. Il faut absolument se battre et valoriser le travail des éveilleurs de conscience, des lanceurs d'alerte, des actes de résistance. Et nous restons persuadés que les dominos peuvent basculer dans l'autre sens que celui de l'oligarchie et de la finance mondialisée. Parce qu'il n'y a que le peuple qui fait fonctionner l'économie réelle. Eux ne sont que des parasites et des spéculateurs ».

    Sociologue reconnue pour son indépendance, vous vous êtes engagée aux côtés de J.-L Mélenchon et présentée aux dernières législatives. Ne craignez-vous pas que cela donne du grain à moudre à vos opposants ?
    « La sociologie est une science humaine. Aux chercheurs du CNRS, on enseigne la neutralité axiologique, fondée sur la transparence et l'objectivité. Ce que mon mari et moi-même avons toujours refusé. Et à ceux qui nous taxent de partialité, nous répondons que oui, nous sommes engagés : parce que nous vivons dans un monde où la violence des riches a atteint de tels sommets que, si nous voulons être de bons sociologues, nous ne pouvons faire que le travail que nous faisons ».

    Pratique
    Ce mercredi,à 18 h, à la Librairie Dialogues, à Brest.
     
     
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  • Quarante ans de réflexions, quatre tomes auxquels s’ajoutera bientôt le cinquième. Les « Lumières communes » de Georges Gastaud proposent un cours de philosophie générale forcément imprégnée de marxisme.

    Georges Gastaud présente ses «Lumières communes» contre l’obscurantisme (Voix du nord 5/08/2017) Les quatre premiers tomes sont disponibles et le cinquième paraîtra bientôt.

    Il a enseigné la philosophie à des générations de lycéens, notamment à Cordorcet à Lens. Retraité depuis quelques années, Georges Gastaud s’était alors lancé dans la rédaction d’un «  traité de philosophie générale comme on n’en fait plus  ». L’ancien enseignant, militant communiste, propose à la lecture ses «  lumières communes, qui me semblent fort obscurcies à l’époque actuelle  ». Partant du constat que «  la philosophie rebondit sans arrêt entre des questions auxquelles on ne répond finalement jamais  », Georges Gastaud a décidé de tenter d’y apporter des réponses, justement.

    Et dans la réponse formulée par ce fervent communiste se trouve évidemment le nom de Karl Marx. «  Il est le fils de l’économie politique anglaise, du socialisme français et de la philosophie allemande. Pas étonnant donc qu’à mesure que le marxisme recule en France, les lumières reculent également. » L’ennemi de l’humanité étant à ses yeux le capitalisme qui «  a pris le dessus quand l’URSS est tombée et qu’on y a assimilé le marxisme. Mais le libéralisme ne pouvait pas être la solution. J’essaie de donner les outils pour penser la lutte des classes et la mener victorieusement car le capitalisme contemporain est incompatible avec la survie de l’humanité. » Le Lensois dénonce là la déshumanisation des rapports, le déclin de l’écologie, etc.«  On demande toujours plus aux salariés… et à la Terre. Mais les ressources ne sont pas inépuisables. »

    En rédigeant son œuvre, le Lensois se place en opposition «  aux gens qui ont le monopole de la représentation philosophique dans les médias  ». Il pense là à Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut ou Michel Onfray. «  Je propose un OVNI littéraire, reconnaît-il, car plus personne n’écrit des sommes comme celle-là. »

    Georges Gastaud touche à tous les domaines dans son œuvre, comme l’économie politique, les sciences… Des matières dans lesquels il n’est pas expert mais «  on ne peut pas passer sa vie à attendre que des experts de tous les domaines décident de se réunir pour y travailler, sinon on ne propose rien, on n’avance pas. » Le cinquième tome à paraître traitera de la morale, l’art et la politique. «  L’objet de cet ouvrage philosophique est de montrer qu’il est possible de reconstituer une vision du monde rationnelle, dans une période où la raison éclate en fragments… Je n’écris pas pour entrer au Panthéon mais pour être utile. »

    Audrey Halford

    Lumières communes (traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique). Éditions Delga. Prix 70 € (les quatre tomes).

    source: http://www.lavoixdunord.fr

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  • Georges Lukács (en hongrois György, en allemand Georg) (1885-1971) est un philosophe marxiste et sociologue de la littérature hongrois, d’expression allemande et hongroise. Il est considéré à maints égards comme le plus grand philosophe marxiste après Marx.

     

     

     

    Ajoutées le 11 juin 2017-Voir le site : http://www.librairie-tropiques.fr

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  • Le documentaire diffusé sur Public Senat ce mardi offre un témoignage unique sur la campagne présidentielle de la France Insoumise. Filmées en immersion totale, ces images « volées » et « sans filtre » permettent de trancher de nombreuses polémiques et conjectures. Une mine d’information dont les journalistes politiques seraient inspirés de se saisir.

    Le film de Gilles Perret n’est pas un documentaire à proprement parler. C’est avant tout une suite de plan et saynètes collectés au cours de la campagne présidentielle, de façon discrète, sans filtre ni voix off.   Que faut-il en retentir ?

    L’image de Jean-Luc Mélenchon

    Forcément centré sur Jean-Luc Mélenchon, les habitués de sa chaine YouTube ne vont rien apprendre de plus sur ce personnage, ce qui constitue une nouvelle en soi : Mélenchon est naturel. Pas de calcul, de rôle ou de « stratégie de communication », ses aspects râleurs et son souci de l’explication  sont bien réels. Comme ses émotions qui le traversent, et l’attention qu’il porte à ses collaborateurs.

    Pour ces détracteurs, le contraste avec le personnage médiatique des plateaux télévisés sera plus saisissant. Mais la subjectivité fera probablement davantage retenir ses complaintes contre les journalistes que ses sincères émotions. Sa joie face aux foules venues soutenir la campagne, son étonnement devant sa progression dans les sondages, son désespoir face à la défaite.

    Ainsi, Gilles Perret nous montre un personnage profondément humain, avec ses qualités et ses défauts. Les électeurs insoumis seront probablement touchés par les premières, et ses détracteurs galvanisés par les seconds. Telle est la nature humaine.

     Mélenchon " la campagne d'un insoumis"

    La vérité sur de nombreuses polémiques

    Bien sûr, les extraits de réunion et les confidences en off sont coupées au montage, laissant sur sa faim le politologue amateur que je suis. Malgré la discrétion, les équipes de Mélenchon savaient que la caméra tournait. Pourtant, il s’agit bien d’un échantillon réel de stratégie politique, très incomplet, mais néanmoins révélateur.  Il faudrait faire preuve de la plus profonde mauvaise foi pour ne pas prêter crédit aux images.

    D’un point de vue du journaliste politique, ce film apparait donc comme une mine d’information, un trésor de confidences. En particulier:

    1) La polémique sur l’alliance de la gauche

    Au fil des réunions stratégiques, on réalise que si l’équipe de campagne ne semblait pas intéressée par une alliance avec le PS, ses motivations semblent légitimes. Outre l’incompréhension qui règne face à l’attitude du PS, on réalise la crainte d’une fuite des électeurs en cas d’alliance.  Surtout, on comprend à quel point la lucidité des insoumis leur fait anticiper à l’avance le rôle que va jouer Benoit Hamon, celui d’un tampon entre Macron et Mélenchon.

    Lorsque les courbes de sondages se croisent définitivement, Mélenchon donne des consignes claires : aucune attaque contre Hamon. De façon prémonitoire, il explique à l’avance celles à venir de ce dernier, qui utilisera Poutine pour affaiblir l’insoumis. « C’est sa seule excuse pour ne pas me rejoindre ».

    Au journaliste de France Bleu venu l’interviewer, il détaille son analyse de la stratégie du PS. « Cambadélis vient de la confirmer dans une longue interview », le PS se prépare à gouverner avec Macron. Donc Benoit Hamon n’est là que pour contenir le candidat insoumis. Mélenchon s’étonne que cette révélation explicite du premier secrétaire du parti socialiste ne soit pas reprise par les analystes.

    2) Le vote utile Macron

    À travers l’analyse des courbes de sondage et la dynamique de campagne, Mélenchon nous livre une clé de l’élection qui torpille partiellement la fameuse théorie de l’union de la gauche.

    Lorsque Mélenchon rejoint Fillon et devient qualifiable au second tour, le vote utile Macron pour éviter un duel Fillon-Le Pen perd en essence. Ce qui va maintenir Macron à 23% est tout autre chose, ça sera le vote utile contre Mélenchon d’une partie de la gauche.

    À la lumière de la politique menée par le gouvernement actuel, on comprend à quel point les électeurs ont été trompés. Car si Macron fut dépeint comme un homme « de gauche et de droite » alors qu’il mène la politique la plus à droite de l’histoire du pays, le côté « dangereux » et « diviseur » de Mélenchon fut largement exagéré.

     3) Mélenchon diviseur ?

    À de nombreuses reprises, le documentaire nous permet de saisir la stature « d’homme d’État » de Mélenchon, et son souci de rassembler les Français.

    Les consignes de non-agression contre le PS en sont une. Si quelques mots durs avaient pu être prononcés, en particulier le terme de « corbillard », les attaques personnelles et les polémiques ne seront pas autorisées par Mélenchon, malgré des suggestions de la part de ses conseillers.

    De même, lorsque les marchés s’inquiètent (selon les Echos) de la percée de Mélenchon, celui-ci refuse de répondre sur ce thème, en dépit de la suggestion de Sophia Chikirou. « Surtout ne pas leur faire peur » explique-t-il.

    Enfin, le soir de l’élection, la consigne est claire. En cas de second tour, Mélenchon veut être le président de tous les Français, pas d’une classe contre une autre. Un langage que ne tiendra pas Emmanuel Macron lors de son duel contre Marine Le Pen.

    4) Mélenchon seul contre tous, hégémonique ?

    Enfin, le film montre à quel point la campagne s’effectue sur un budget ridicule, mais avec une efficacité et une organisation redoutable. Si Mélenchon tranche de nombreuses questions stratégiques, il est à l’écoute, demande sans cesse conseil.

    Le nombre de femmes qui l’entourent et l’attention qu’il porte à leurs avis contrastent avec le portrait de guru peint par les médias

     Le rôle des médias

    Le principal enseignement qui ressort de ce film est peut-être celui du rôle des médias. Tel un fil directeur, on comprend à quel point ces derniers on prit parti contre la France Insoumise (et pour Macron). D’abord en faisant porter le chapeau de la désunion de la gauche aux insoumis, et surtout pas au PS, en dépit des évidences sur le manque de sincérité, de cohérence et de vision de ce dernier.

    Ensuite, avec une constance surprenante, ils ont refusé d’analyser la stratégie mensongère du PS, que Mélenchon a le bon goût de détailler au journaliste de radio France en citant Cambadélis dans le texte. Les électeurs socialistes méritaient probablement mieux que cela.

    On comprend ensuite à quel point l’équipe de campagne redoute les passages sur le service public. A raison, c’est précisément Patrick Cohen (France 5 et France Inter) qui déclenchera la polémique sur l’Alba et la « fake news » qui va avec.

    De même, l’anticipation en off avec Elizabeth Martichoux sur le matraquage médiatique à venir et le rôle du « parti de l’argent » témoigne de la lucidité de Mélenchon.

    Sur la forme enfin, la critique de Sophia Chikirou face à l’organisation du premier débat, qui sera rapporté par les journalistes comme « une explosion de colère », transpire la pertinence. Alors qu’elle se plaint du désintérêt pour la démocratie, on entend la journaliste de TF1 commenter la hauteur des talons de Marine Le Pen.

    Conclusion

    À travers ces échantillons passionnants de stratégie politique, on découvre à quel point la presse française n’avait pas su ou voulu rendre compte d’un point de vue objectif des enjeux de la campagne, y compris dans sa dimension purement stratégique. Il est fort à parier que cet objet audiovisuel sera platement ignoré par nos commentateurs et experts,  pour la simple raison qu’il apporte la preuve de leur incompétence, ou duplicité.

    On attend le film avec impatience !

    Le documentaire ici : https://www.youtube.com/watch?v=nz_UrxPdpUw&t=1s

    L’interview de Gilles Perret par les Inrocks là: http://www.lesinrocks.com/2017/07/31/actualite/un-documentaire-revele-les-secrets-de-la-campagne-presidentielle-de-jean-luc-melenchon-11970849/

     

    source : https://blogs.mediapart.fr/lonesome-cowboy

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  • Baromètre de confiance envers l’exécutif et les principales personnalités politiques – Le 3ème mois de la présidence d’Emmanuel Macron

     

    Enquête réalisée en ligne du 25 au 27 juillet 2017. Échantillon de 1 000 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d’habitation de l’interviewé(e).

     

    Tous les mois, l’institut Harris Interactive réalise en collaboration avec le site Délits d’Opinion un baromètre de confiance dans l’exécutif et les principales personnalités politiques. Cette nouvelle vague, la 62, est aussi la troisième réalisée sous la présidence d’Emmanuel Macron.

     

    Vers la fin de « l’Etat de bienveillance » ?

     

     

     

    Délits d’Opinion : Se dirige-t-on vers la fin de « l’Etat de grâce » d’Emmanuel Macron ?

     

    Jean-Daniel Lévy :  Alors que les mythiques « 100 jours » d’Emmanuel Macron ne sont pas encore révolus, le Président de la République connaît, en effet, un premier recul, et même un net recul, de sa côte de confiance (-8 points). Si une – courte – majorité de Français continue de soutenir le locataire de l’Elysée (51%), ce chiffre ne dépasse que de peu celui obtenu par François Hollande à la même période, en juillet 2012 (50%, alors en recul de 4 points depuis le début de son mandat). Notons que dans un contexte d’annonce de la réduction des APL et de réforme de la CSG, la confiance dans le Président de la République recule de 9 points auprès des moins de 35 ans, et de 16 points parmi les 50-64 ans par rapport au mois dernier.

     

     

    Délits d’Opinion : Emmanuel Macron est-il donc en train de décevoir ses propres électeurs ?

     

    Jean-Daniel Lévy :  Un peu plus de deux mois après son entrée à l’Elysée, plus de 9 électeurs d’Emmanuel Macron au 1er tour de l’élection présidentielle sur 10 maintiennent leur confiance au chef de l’Etat. Notons néanmoins que cette proportion recule de 5 points par rapport au mois dernier. Le doute quant à la capacité du Président de la République à mener une bonne politique pour la France est notamment restituée parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, déjà peu confiants avant cette dernière mesure (-9 points, de 38% à 29%). Le doute progresse plus encore parmi les Français ayant choisi Benoît Hamon ou François Fillon à la présidentielle (-16 points), deux électorats dont désormais seule une minorité des membres continue de faire confiance à Emmanuel Macron (respectivement 40% et 46%).

     

    Délits d’Opinion : Le gouvernement connaît-il un recul similaire de la confiance des Français ?

     

    Jean-Daniel Lévy : Oui, mais… Oui, les membres les mieux identifiés du gouvernement et exerçant déjà un rôle de responsabilité ou vigie politique avant la dernière élection présidentielle connaissent une érosion de la confiance accordée par les Français comparable à celle du Président de la République : -9 points pour Édouard Philippe (49%), -8 points pour Nicolas Hulot (59%), -5 points pour Jean-Yves Le Drian (54%) et pour Bruno Le Maire (40%). Mais les ministres issus de la société civile s’avèrent moins touchés par ce recul de la confiance (par exemple Laura Flessel : 53% de confiance, -2 points). Il faut préciser ici que cette moindre affectation apparente de ces « nouveaux » ministres tient en partie à l’accroissement progressive de leur notoriété : si la part des Français leur accordant leur confiance reste effectivement plutôt stable, le nombre de Français émettant ouvertement des critiques, au lieu de s’abstenir de tout jugement (attitude adoptée jusqu’alors), progresse nettement.

     

     

    Délits d’Opinion : L’opposition profite-t-elle de cette situation ?

     

    Jean-Daniel Lévy : Encore faut-il arriver à la qualifier. Si un responsable politique semble avoir – au moins provisoirement atteint cet objectif – c’est Jean-Luc Mélenchon. Il voit la confiance exprimée à son égard progresser de 4 points (32%) et est le parlementaire identifié le plus positivement. A titre de comparaison, Marine Le Pen (20%, – 1), malgré sa présence au 2 tour de la présidentielle, ne marque pas les esprits. Chez les sympathisants Les Républicains, on remarquera que c’est LE grand absent qui suscite le regard le plus positif : Nicolas Sarkozy (71%). Du côté des socialistes, trois femmes et un ancien Premier ministre génèrent un regard positif : Christiane Taubira, Anne Hidalgo, Martine Aubry et Bernard Cazeneuve, ce-dernier restant – quant à lui – la deuxième personnalité en laquelle les Français (3ème des proches du PS) accordent leur confiance. Benoît Hamon, enfin, bénéficie d’un regard bienveillant de 56% des sympathisants du PS quand bien même il a quitté cette formation politique.

    source: http://harris-interactive.fr

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  • A propos d’un hommage mérité de BHL à Annie Lacroix-Riz (IC.fr-24/07/2017)Disposant d’une tribune permanente dans Le Point, le magazine versaillais qui a battu tous les records de haine anti-Cgt au printemps dernier, le “philosophe” guerrier et milliardaire BHL vient de se livrer à une attaque violente contre le Monde diplo, coupable d’avoir ridiculisé ses obsessions anti- progressistes travesties en “défense des droits de l’homme” à la mode euro-atlantique. Certain que ses adversaires n’auront pas de droit de réponse dans l’hebdo favori du MEDEF,  l’homme qui a inspiré la catastrophique intervention de Sarkozy en Libye (combien de morts et d’exilés à la clé? ), BHL s’en prend bassement à plusieurs intellectuels parmi lesquels figure notre camarade,  l’éminente historienne Annie Lacroix-Riz.

    Disons tout net que la rage de BHL contre ALR est un hommage, celui du vice à la vertu. Car c’est un honneur que de mériter les foudres d’un histrion qui incarne à la fois la furie des impérialistes contre les peuples, l’acharnement obscurantiste contre le marxisme… et l’absence totale de travail conceptuel que dénonçait déjà Deleuze lorsque fut lancée, à grand renfort de plan média, la clique des “nouveaux philosophes”.

    En réalité, toute l’oeuvre d’Annie Lacroix Riz cingle au visage le dandy philosophique BHL: là où la première pratique la recherche sur sources et la méthodologie scientifique, le second procède par imprécations et fulminations. Là où ALR reste fidèle au combat révolutionnaire du passé et aux valeurs universalistes des Lumières, le mediacrate BHL nourrit toutes les croisades de l’impérialisme euro atlantique.

    ” Quand ton ennemi te félicite,  disait August Bebel, demande-toi quelle faute tu as commise”. Mais quand BHL te cloue au pilori dans le Point, dis-toi que tu es sur la bonne voie!

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • par Hervé KEMPF

    Retour sur une déclaration de M. Macron sur l’Afrique. Ou quand le sentiment de supériorité intellectuelle conduit à dire des bêtises.

    Au bout d’un moment, cela fait système : la morgue des bien nés, assurés de leurs privilèges et de leur supériorité intellectuelle, se transforme en bêtise, autre nom de l’ignorance.

    M. Macron, on se le rappelle, méprisait un chômeur qui l’interpellait, en lui disant que « la meilleure façon de se payer un costard est de travailler ». Récemment, celui qui se laisse appeler Jupiter, distinguait « ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien », ou refusait de se faire interviewer parce que, selon ses chargés de communication, sa « pensée complexe se prête mal au jeu des questions-réponses avec des journalistes ».

    Que la suffisance de M. Macron soit un trait majeur de sa personnalité, soit. Mais quand elle se traduit en politique, elle devient malsaine. Chez M. Macron, l’ignorance à l’égard des pays du sud se mêle au mépris. En mars dernier, il parlait de la Guyane comme d’une île, et, en juin, riait des kwassa-kwassa qui « pêchent peu, mais amènent du Comorien ».

    Le 10 juillet, à Hambourg, lors du G 20, le président de la République a évoqué les problèmes de l’Afrique : « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. » 

    Cette assertion à l’emporte-pièce est trompeuse.

    D’une part, le taux de fertilité en Afrique est de 4,5 enfants par femme [1].

    D’autre part, si la transition démographique se produit beaucoup plus lentement en Afrique que sur les autres continents, et que quelques pays, en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale, ont une fertilité moyenne par femme pouvant atteindre sept ou huit enfants, les démographes s’accordent à penser que cette situation découle largement du manque d’éducation chez les filles. Le poids du passé joue aussi, comme pour les anciennes colonies françaises où, rappelle le démographe burkinabé Jean-François Kobiané, « la France avait imposé au sein de ses colonies la loi de 1920, qui interdit toute forme de contraception ».

    Or, où en est l’éducation dans bon nombre de pays africains ? Largement affaiblie depuis plusieurs décennies. Pourquoi ? Du fait des politiques imposées en Afrique à partir des années 1980 par la Banque mondiale, le FMI, et les grands pays occidentaux : ouverture des marchés et baisse des dépenses de l’Etat. Ce qui s’est traduit par la disparition de la gratuité de l’éducation et de la santé. C’est le résultat de l’application des politiques néo-libérales dont M. Macron est partisan.

    À l’inverse de ce qu’il prétend, il serait indispensable d’investir des milliards d’euros pour aider ces pays à renforcer leur système d’éducation, de santé et de planification familiale.

    Mais ce n’est pas le chemin pris. Fort de sa philosophie du Café du Commerce, M. Macron a encore abaissé le budget français de l’aide au développement. Et méprise à peu près l’Afrique alors que, du fait de son évolution démographique prévisible - elle pourrait peser 25 % de la population mondiale en 2050 -, elle devrait être au coeur de la politique étrangère de la France.


    [1World Population Prospects The 2017 Revision, United Nations, juin 2017, p. 4


    Lire aussi : La population mondiale pourrait atteindre le chiffre de 11 milliards d’humains en 2100

    Source : https://reporterre.net

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    Mireille Robert, députée LREM de la 3ème circonscription de l’Aude vient de se faire remarquer dans une vidéo. Elle raconte de façon très (très) surprenante ses premiers pas à l’Assemblée nationale.

    On avait découvert Anissa Kheder, rendue célèbre par ses prises de parole. On connaissait aussi Annaïg Le Meur, pour ses imprécisions notoires. On appréciait Fabienne Colboc et sa clarté dans les débats publics. Voilà Mireille Robert, députée La République en marche de la 3ème circonscription de l’Aude. Dans une vidéo repérée par Le Lab, elle raconte de façon très (très) surprenante ses premiers pas à l’Assemblée nationale.

    « Depuis que je suis députée et que je vais à l’Assemblée nationale, je suis allée à des cocktails et des cocktails et des cocktails, chez des ministres, des secrétaires d’État, dans de beaux endroits. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’on nous sert essentiellement du vin et du champagne. Je regrette bien évidemment qu’on nous serve pas de la Blanquette (NDLR: de Limoux), mais j’apprécie qu’ils servent des produits français et de bonne qualité » raconte Mireille Robert. Des divagations (alcoolisées) qui font en tout cas le bonheur des réseaux sociaux.

    source: http://www.lopinion.fr

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