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    LA DÉSINDUSTRIALISATION EN FRANCE : UNE AFFAIRE POLITIQUE (jrcf.over-blog.org  19/01/10)Friche industrielle en voie de démantèlement à Prémery (Nièvre)

    La réalité de la désindustrialisation de la France est indéniable. On ne met pas un terme à un phénomène sans s’attaquer aux causes qui l’ont fait naître, et pour les déceler, analysons d’abord le contexte géopolitique du capitalisme dans lequel le phénomène est né. Nous verrons que la cause profonde de ce mal est l’Union européenne et notre appartenance à l’euro.

    Les analystes mainstreams, éternels adeptes des demi-vérités, aiment à prétendre que la désindustrialisation serait un phénomène beaucoup trop multifactoriel. Qu’alors, toute tentative d’explications seraient non-probantes et feraient œuvres de « conclusions simplistes » tant le problème serait bien trop complexe pour être abordé dans sa totalité, foutaises. Cette injonction sophistique a une double fonction pour ces porte-voix de l’orthodoxie capitaliste : d’abord elle plonge de force tous les progressistes de bonnes volontés dans l’impuissance radicale devant la dite « fin de l’histoire ». La désindustrialisation serait donc une chose qui irait de-soi, face à laquelle on ne pourrait rien. La seconde fonction de ce postulat sert également d’œillère intellectuelle, et permet à la classe dirigeante d’éviter de ne pas avoir à pointer du doigt la source des maux des travailleurs français : l’Union européenne des multinationales et des banques pour préserver ses intérêts.

    Nous verrons pourquoi les causes, qu’elles soient exogènes (dues à des facteurs géo-politiques extra-nationaux) ou endogènes (dues à la classe dirigeante nationale) forment un même-tout, et que nos dirigeants nationaux, à des fins d’accommodements de classe se sont vassalement alignés aux intérêts de la haute-bourgeoisie financière euro-atlantiste, condamnant par la suite le peuple du travail à la précarité et au chômage.

    La désindustrialisation française prend des proportions réellement importantes dans les années 80 mais elle débute une décennie avant. La logique de plan surplombant le marché est abandonnée par les derniers gaullistes attachés à la régulation, comme Debré, un des rares réfractaires à la libéralisation qui s’opposera à l’ouverture des marchés en 1965 (les récents travaux de Benjamin Lemoine montre que, paradoxalement, celui-ci n’était pas si attaché que ça aux canaux souverains de  monétisation par le Circuit du Trésor). Alors qu’à cette époque les milieux intellectuels sont démarxisés, la haute-fonction publique Giscardienne aligne ses mesures macro-économiques aux intérêts américains et leur privilège exorbitant. En effet, la FED avait cette possibilité totalement illégitime et destructrice d’imprimer des dollars sans que ces unités monétaires soient nécessairement corrélées à des réserves d’or. La servitude volontaire des hauts fonctionnaires Giscardo-Pompidoliens aux américains sera telle qu’ils initieront la grande traîtrise de nos élus. Ils commenceront à affecter notre souveraineté monétaire, le Circuit du Trésor issu du CNR commencera à être attaqué, des lois de plafonnement limitant les avances (à taux quasi-nul) entre l’État et la Banque de France seront votées en 73 [1].  


    Après la chute du mur de Berlin, le marché du travail français, dans le cadre de la mondialisation néo-libérale, s’est tertiarisé : les marchés du marketing ont proliféré.La part des emplois industriels dans la population active est alors passée de 24 % en 1980 à 16 % en 1990.

    « La doctrine régnante avait totalement méconnu une donnée essentielle : une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n'est possible, elle n'est souhaitable que dans le cadre d'ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés, et de développement économique et social comparable. » La Crise mondiale d’aujourd’hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires - Maurice Allais. (P77)

    Une des causes de la désindustrialisation est l’endettement des entreprises. La généralisation de l’endettement trouvant sa source pendant la financiarisation Reagano-Thatchérienne de l’économie mondiale. Elle est en France le résultat d’une succession de lois de dérégulation financières portées par la gauche réformiste et la droite patronale euro-atlantiste des débuts des années 80 au début des années 2000. La première étape fut l’œuvre de l’européiste convaincu Delors, sa Loi bancaire de déréglementation entrée en vigueur en 1984 instaurera le dit-modèle de la ‘‘Banque universelle’’ et l’émergence de la spéculation parasitaire.

    Deux ans plus tard, cette gauche convertie au laissez-fairisme imposera – anti-démocratiquement l’Acte Unique Européen, le traité de la C.E.E (Communauté Économique Européenne) qui stipulent en cœur dans leurs articles respectifs 8C et 16-4 que le marché intérieur est « un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée ». C’est d’ailleurs durant la même année que Bérégovoy légiférera une loi portant son nom qui lui vaudra d’être surnommé « maître de la rigueur », cette loi sera un arsenal de déréglementation financière marquant le début d’une politique de « désinflation compétitive », ce qui, en termes purement marxistes – théorie marxienne empiriquement validée par la suite grâce aux travaux de Solow et Samuelson reprenant la courbe de Phillips qui mettent en évidence le lien de corrélation entre le chômage et l’inflation [2] – s’appelle le maintien de l'armée industrielle de réserve à son expansion optimale visant à assurer pour la classe dirigeante à ce que les mouvements généraux du salaire soient toujours en défaveur du prolétariat.

    La directive Delors-Lamy de 1988 prévoyant la libéralisation pleine et entière des marchés de capitaux permettra de préparer le terrain du Traité de Maastricht. Effectif en 1992, ce Traité capitaliste interdira tout État membre ou pays tiers de restreindre les mouvements de capitaux. La classe dirigeante a alors la possibilité de délocaliser la part du capital constant de la composition organique du capital là où la force de travail est la moins chère pour optimiser la plus-value extorquée. Cette liberté des mouvements de capitaux est aujourd’hui inscrit dans l’article 63 du Traité de Fonctionnement de l’Union Européenne. La légalisation européenne du dumping social mènera à la destruction de 1,4 million d’emplois industriels en France des années 80 à la fin des années 2000, la perpétuation du vice fait qu’on décompte aujourd’hui plus de 500.000 emplois industriels détruits depuis une décennie.

     

    Le fait d’arrimer le Franc au Deutsche Mark était un pur choix politique. C’est donc volontairement que Mitterrand a condamnée l’industrie française à l’ordo-libéralisme germanique paupérisant.

    La classe dirigeante passe souvent aux aveux dans ses mémoires. Delors, dans les siens, précise lui-même le fait que la dérégulation des marchés de capitaux était une des conditions préalables à l’établissement de la monnaie unique dont il a été un des pères.  Dans "Pour entrer dans le XXIe siècle, Croissance, Compétitivité et Emploi, Livre blanc de la commission européenne", Jacques Delors dit sa foi dans les bienfaits de la concurrence inter-capitalistes, il affirme que « l’expérience prouve qu’un environnement concurrentiel s’imposant à tous sur les mêmes bases est la meilleure garantie d’une industrie forte et compétitive ». Il ajoute un peu plus loin que cette politique de concurrence libre et non faussée n’est possible qu’avec « le concept d’ajustement structurel, processus par lequel l’industrie s’adapte de façon permanente aux signaux émis par le marché ». Vous avez bien compris, pour s’assurer que la grande main invisible d’Adam Smith soit caressée dans le sens du poil, les européistes parlent des « ajustements structurels ». Pour savoir qui ont été les grands perdants de cette idéologie, voyons ce que nous dit l’OCDE : Les « réformes structurelles" doivent d'abord être au désavantage des chômeurs car ces derniers "sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité capable de bloquer la réforme, étant moins nombreux et souvent moins organisés ».

    Toutes les théories libérales qui sous-tendent structurellement l’Union Européenne libre-échangiste des multinationales et des banques visent une chose commune : l’optimisation des profits de la classe dirigeante au détriment de la classe ouvrière. Insistons bien sur le fait qu’une bourgeoisie capitaliste nationale reste une bourgeoisie capitaliste et que l’empêcher de délocaliser ses moyens de production ne retire en rien la propriété lucrative qu’elle détient sur les outils de travail. Or il est impossible de prétendre qu’une politique de réindustrialisation nationale puisse être instaurée sans affirmer un réel Frexit progressiste et si Alain Minc affirme lui-même que « Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » [3], alors croyons le sur parole etémancipons les classes populaires du joug capitaliste Maastrichien nous plaçant sous la dictature du Capital et des marchés financiers.  
      

    1. http://ladettedelafranceenbd1.e-monsite.com/pages/menu/le-circuit-du-tresor.html
    2. Voir l’ouvrage « Le fabuleux destin de la courbe de Phillips : Les théories de l'inflation et du chômage après Keynes » de Liêm Hoang-Ngoc
    3. Phrase prononcée par Alain Minc 4 septembre 1992 à Chalon-Sur-Saône

    Damien (JRCF)

    source: http://jrcf.over-blog.org/

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  • Difficile de signer la pétition pour le référendum d'initiative partagée contre la privatisation d'aéroports de Paris : l'interface est difficile à utiliser, le référencement mauvais, les bugs nombreux. Y a-t-il clairement sabotage ? Quelles données sont accessibles au public ? Qu'aurait pu (et du) faire le gouvernement ? Pour en parler, Théophile Kouamouo reçoit Benjamin Sonntag, ingénieur réseau et activiste, co-fondateur La Quadrature du Net.

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  • Le Projet de Loi de Financement de la  de 2018 montre bien que  attaque à son tour la protection sociale. Revenons sur ce que c’est : son , ses principes et les différentes remises en cause pour comprendre les enjeux d’un tel débat.

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  • La FICHE 17

    ou comment la CGT s'est ridiculisée et disqualifiée
    en produisant et diffusant des calomnies ineptes
    à l'encontre d'Annie Lacroix-Riz.

     

    L'entretien que nous a accordé Annie Lacroix-Riz, à propos de cette affaire lamentable, est aussi et surtout l'occasion pour elle de nous faire l'historique de décennies de faillites, de renoncements, de trahisons des dirigeants et des clercs des institutions qui naguère encore représentaient dignement les travailleurs et les classes laborieuses de ce pays.

    Un long délabrement qui a conduit ces organisations dans leur état actuel de faillite militante, politique et sociale, suivant le même mouvement idéologique qui a entraîné les élites intellectuelles et leur classe dirigeante vers les tréfonds qu'ils ont atteints.  Une situation qui consacre l'ignorance acquise, la vacuité idéologique et l'incompétence de leurs cadres dirigeants et qui les a acculés au stade ultime de l'en-petit-bourgeoisement : le ridicule.
     

    Fiche 17 : l'archiveFiche 17 : l'archive

    Fiche 17 : l'archive

     

    Réponse à une attaque inqualifiable de la Direction de la CGT - Annie Lacroix-Riz

     

    Lettre d'Annie Lacroix-Riz à Philippe Martinez le 4 février 2019

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  • Sous le titre évocateur Deficiencies, Le GWPF a mis en ligne un article du  professeur Ray Bates qui démontre les faiblesses scientifiques du rapport du GIEC d’octobre 2018 sur les conséquences d’un réchauffement de 1,5°C (versus 2°C), dit rapport SR1.5. Le site climato-realistes.fe nous propose ci-dessous une traduction.


    Ce document est une critique factuelle de certaines conclusions centrales du récent rapport spécial sur le réchauffement de la planète de 1,5 ° C (SR1.5) publié par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

    L’auteur est le professeur Ray Bates,  un éminent scientifique justifiant d’ une longue expérience internationale dans la recherche sur le climat au MIT,  à la NASA et comme professeur de météorologie à l’Institut Niels Bohr de Copenhague et à l’University College de Dublin.


    Le rapport postule que les aspects essentiels de la science climatique étant établis, ce qui importe aujourd’hui est la nécessaire réponse politique à donner aux questions éthiques de développement durable, d’éradication de la pauvreté et de réduction des inégalités.

    Le rapport appelle à des changements radicaux dans l’économie mondiale pour atteindre « zéro émission de carbone » d’ici le milieu du siècle. Étant donné les changements extrêmement coûteux et extrêmement disruptifs que cette action entraînerait, la rigueur du dossier scientifique sous-jacent devrait être irréprochable. Certains aspects centraux du rapport RS 1.5 sont examinés ici afin de déterminer si le rapport présente un niveau de rigueur scientifique à la mesure de l’ampleur du plan d’action prescrit; notre conclusion est que ce n’est pas le cas.

    Pour l’élaboration du SR1.5, les trois groupes de travail du GIEC ont été fusionnés pour produire un rapport généraliste qui n’est pas centré sur une analyse purement scientifique.

    Dans la cinquième rapport d’évaluation, la déclaration centrale du groupe de travail n°1 était la suivante

     » Il est extrêmement probable que plus de la moitié de l’augmentation de la température moyenne observée à la surface de la planète entre 1951 et 2010 est due à l’augmentation de la concentrations des gaz à effet de serre due aux activités humaines et à l’ensemble des autres forçages anthropiques. »

    Cette déclaration n’attribuait donc pas nécessairement tout le réchauffement observé après 1950 aux effets anthropiques, pas plus que le réchauffement substantiel du début du 20ème siècle (1910-1945). Contrairement à prudence, le SR1.5 attribue tout le réchauffement climatique observé depuis la fin du 19ème siècle aux activités humaines (voir Figure 1). Cette divergence majeure avec le cinquième rapport d’évaluation n’est  pas rigoureusement justifiée..

    L’expression « éléments de preuve » très utilisée par le GIEC traduit la reconnaissance implicite qu’il existe dans la science du climat des notions qui ne sont pas connues avec certitude et qui peut-être ne le seront jamais. On sait avec certitude que les concentrations de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre  qui emprisonnent le rayonnement thermique infrarouge dans l’atmosphère augmentent sous l’effet des activités humaines. En contrepartie, il est également établi que le gaz à effet de serre dominant dans l’atmosphère est la vapeur d’eau d’origine naturelle, qui est beaucoup plus abondante que les gaz à l’état de traces. Lorsque l’air monte et se refroidit, la vapeur d’eau qu’il contient se condense en nuages, ce qui influe de manière importante sur les propriétés de l’effet de serre de l’atmosphère. Quantifier les effets radiatifs des nuages ​​avec précision dépasse toutefois les capacités de la science du climat actuelle. Tant que cela restera le cas, la modélisation de la réaction du système climatique à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre demeurera entachée d’incertitudes.

    Les faiblesses scientifiques du rapport du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement de 1,5°C (climato-realistes.fr-25/12/18)

    Si l’on examine les observations des températures moyennes de surface ( Global Mean Surface Temperature , GMST) antérieures à 1960, on voit qu’il ne s’agit d’un réchauffement accéléré. Par exemple, les relevés de GMST de trois centres de données pour la période 1850-2017 sont illustrés à la figure 3. On peut constater qu’un refroidissement global a eu lieu au cours de la période 1945-1970. Avant cela, entre 1910 et 1945, il y a eu une période de réchauffement climatique important. Ce réchauffement du début du XXe siècle a eu lieu avant que les GES anthropiques aient une influence majeure. Antérieurement, il y avait une autre période de refroidissement multi décennale. La figure 3 montre clairement l’existence d’une variabilité naturelle des températures moyennes de surface substantielle indépendante des émissions de GES.

    Le fait que le rapport SR1.5 ne présente que les données la figure 2 sur l’évolution observée des températures moyennes de surface dans son résumé à l’intention des décideurs montre de façon évidente que ce rapport n’est pas scientifiquement impartial.

    Évolution de la température atmosphérique observée par satellite

    L’accélération marquée du réchauffement de la surface au cours des dernières années, suggérée par les figures 1 et 2, n’apparaît pas dans les mesures par satellite des températures de la basse troposphère (à quelques kilomètres du sol), un exemple de ceci est montré à la figure 4.

    En fait, les températures des satellites, bien que mettant en évidence une tendance au réchauffement de 0,13 ° C par décennie sur l’ensemble de la période d’observation 1979-2018, ne montrent que très peu de réchauffement depuis l’année 2000.  Scafetta et al. ont effectué une analyse statistique dans laquelle ils neutralisent dans les températures relevées par satellite pour la période 2000-2016 le signal El Niño ne laissant subsister pour cette période, qu’une tendance au réchauffement résiduelle  de l’ordre de 0,04° C par décennie .

    Le rapport SR1.5 n’analyse pas la tendance des température observées par satellite et n’aborde pas la raison pour laquelle elles diffèrent si nettement des températures moyennes de surface. Il s’agit là d’un grave lacune, car il existe de bonnes raisons de croire que les températures des satellites sont des indicateurs plus fiables du taux de réchauffement de la planète que températures moyennes de surface ; les mesures de température par satellites ont une couverture presque globale, tandis que les mesures de température de surface sont rares et irrégulièrement réparties.

    Outre la question de la couverture, les températures des satellites ont l’avantage supplémentaire de ne pas être influencées par les îlots de chaleur urbaine et les effets de changement d’utilisation des sols. L’urbanisation entraîne actuellement des changements rapides de température dans de nombreuses villes du monde par rapport aux zones rurales environnantes. Des recherches récentes comparant les tendances de la température en zones urbaines et rurales sur différents continents ont montré que les effets des îlots de chaleur urbaine avaient déjà été sous-estimés et que la chaleur relative de la période chaude du milieu du XXe siècle dans les stations d’observation rurales était comparable à celle de la récente période chaude.

    Ce résultat est cohérent avec les récentes conclusions indépendantes concernant la température globale de la surface de la mer .

    Observations sur le réchauffement des océans

    Les graphiques de température des figures 1 à 4 ne distinguent pas entre les composantes terrestres et océaniques. La figure 5 montre un exemple de courbe où ces composantes sont séparées. En examinant la période 1900-1980 (aucun commentaire ne sera fait ici sur la période creuse de données de 1850-1900), on voit que les températures de surface terrestre et maritime (SST) ont augmenté et diminué au même rythme sur plusieurs décennies. A partir de 1980, une forte divergence apparaît, la température des terres augmentant beaucoup plus rapidement que les températures de surface maritimes. Si l’on ne tient pas compte des effets d’îlot de chaleur urbaine et des modifications dans l’utilisation des sols mentionnés ci-dessus, les températures terrestres au cours de cette période semblent présenter un signal induit par les gaz à effet de serre qui a dépassé de beaucoup les limites de la variabilité naturelle.

    Une telle assertion ne peut être faite avec le même degré de confiance en ce qui concerne les températures à la surface de la mer (SST). Les données brutes de température de surface de la mer pour la période 2000-2014 (avant le début du récent El Niño) font apparaître que celles-ci n’était que de 0,36°C supérieure à celles de la période 1936-1950. À la lumière du graphique complet couvrant le période 1850–2018, on constate que ce faible réchauffement de la SST, bien que cohérent avec le réchauffement induit par les gaz à effet de serre avec une faible sensibilité climatique, sans ambiguïtés ne dépasse pas les limites de la variabilité naturelle.

    Récemment, les résultats d’une étude approfondie sur les données océanographiques réalisée par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme  (ECMWF) ont été publiés. Cette étude consistait à récupérer plus de deux millions de mesures par jour de données de surface et à les importer dans le plus récent système d’assimilation de données. Les résultats du contenu calorifique de la couche supérieure de la mer (300 m supérieurs) pour la période 1900–2010 sont présentés à la figure 6. Cette figure montre que le contenu calorifique des couche supérieure de la  mer dans la période 1935-  1955 étaient  supérieurs à celui de la période 2000-2010. Ces résultats suggèrent clairement la possibilité que la variabilité naturelle de la SST globale soit supérieure à celle estimée précédemment.

    Ces résultats ne sont pas mentionnés dans le rapport SR1.5, bien que le très important article de  Laloyaux et al. ait été accepté pour publication bien avant la date limite pour son inclusion dans le SR1.5.

    Éléments de preuve connexes : modélisation

    Comme indiqué ci-dessus (cf.figure 2)  le rapport SR1.5 utilise l’accord entre l’évolution des températures modélisées et des températures observées au cours de la période 1960-2017, comme preuve que le réchauffement observé au cours de cette période est entièrement induit par les GES.

    Cependant, deux publications  très importantes depuis le cinquième rapport d’évaluation (dont aucun n’est mentionné dans la question SR1.5) permettent de remettre sérieusement en cause le raisonnement ci-dessus. Il s’agit des publications suivantes :

    • « Les scientifiques du climat ouvrent leurs boîtes noires pour investigation», par Paul Voosen
    • «L’art et la science du réglage des modèles climatiques», par Hourdin et al.7

    Ces publications soulignent que des modifications relativement minimes apportées aux paramètres représentatifs des processus physiques se situant à une échelle inférieure à celle des modèles globaux du climat peuvent entraîner des changements importants dans le taux de réchauffement induits par une augmentation des GES. L’article de Voosen donne un exemple dans lequel la modification d’un paramètre (mal déterminé) contrôlant la vitesse à laquelle l’air frais se mélange aux nuages ​​a augmenté la sensibilité climatique du dit modèle la faisant passer de 3,5 à 7°C.

    L’article de Hourdin et al. montre clairement que la pratique des modélisateurs consistent à ajuster leurs modèles de manière empirique afin de reproduire le réchauffement observé au XXe siècle, tout en donnant à la sensibilité climatique à l’équilibre une valeur qui se situe dans «la plage acceptable attendue». Il est en outre bien connu qu’il n’existe pas un réglage unique qui donne un résultat particulier souhaité.

    Les réglages qui ont permis aux modèles de reproduire avec succès le réchauffement de la fin du 20e siècle ne leur ont pas permis de reproduire le réchauffement marqué du début du 20e siècle ni le récent ralentissement du réchauffement troposphérique. Des exemples de modèles déficients montrés par la figure 7 pour la SST (Sea surface temperature), à la figure 8 pour le GMST (Global Mean Surface Temperature), et à la figure 9 pour les températures troposphériques.

    L’article de Hourdin et al.  mentionné ci-dessus résulte d’un atelier de l’OMM (Organisation météorologique mondiale) sur le réglage des modèles. Ses quatorze auteurs représentent un large spectre de modélisateurs internationaux. Le document souligne que la stratégie de réglage utilisée dans les modèles dont les projections climatiques ont été utilisées dans le cinquième rapport d’évaluation du (et à nouveau dans le SR1.5) ne faisait pas partie de la documentation requise par le GIEC. Les auteurs évoquent explicitement un « manque de transparence ».

    Il est clair que la concordance (comme dans la figure 2) entre le réchauffement observé au cours d’une période donnée et le réchauffement estimé par un modèle qui a été ajusté pour s’accorder avec les observations de cette période ne constitue pas une preuve que le réchauffement observé est induit par les GES.

    Quelques estimations indépendantes récentes de la sensibilité au climat

    Comme mentionné ci-dessus, la sensibilité climatique à l’équilibre (ECS) est le réchauffement éventuel qui aurait lieu si la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère était supposément doublée puis stabilisée. L’ECS est la métrique la plus importante en climatologie. C’est un indicateur de la quantité de réchauffement produite par toute augmentation réelle de CO2.

    La vraie valeur de l’ECS est inconnue. Le GIEC indique que sa valeur est probablement comprise entre 1,5 et 4,5 ° C, aucune meilleure estimation n’étant possible en raison d’un « manque d’accord entre les sources de données ». Cette fourchette, basée principalement sur les résultats de modèles climatiques globaux, reste inchangée par rapport à celle donnée dans le Premier rapport d’évaluation du GIEC en 1990. Compte tenu de nos connaissances actuelles en matière de réglage empirique des modèles climatiques pour obtenir les résultats souhaités, il est clair que les estimations de l’ECS à partir de ces modèles ne doivent pas être considérés comme représentant un résultat de la physique de base.

    Une méthode indépendante d’estimation de l’ECS consiste à utiliser un modèle simple de bilan énergétique global, associé à l’observation des valeurs moyennes globales du forçage radiatif, de l’absorption de chaleur par les océans et du changement de température sur une période de base et une période finale. Un exemple récent de cette méthode, cité dans le rapport SR1.5 est fourni par l’étude récente de Lewis et Curry. Ils ont trouvé une valeur ECS de 1,5 ° C avec une plage d’incertitude estimée de (1,05 à 2,45) °C. Cependant, bien que SR1.5 ait fait référence à cette étude, elle n’a pas été jugée suffisamment probante pour réviser la limite inférieure de la plage estimée du GIEC dans son rapport cinquième rapport AR5.

    Des éléments de preuve distincts indiquant que la valeur de l’ECS se situe en dessous de la limite inférieure de la plage estimée du GIEC proviennent d’études qui utilisent des observations satellitaires récentes du coefficient de réponse radiative de la Terre (modification du rayonnement sortant du haut de l’atmosphère en réponse à une unité de température de surface) en conjonction avec des modèles de bilan énergétique à deux zones (tropicale / extratropicale). On trouvera des exemples dans les articles de Lindzen et Choi21 et Bates ; le document de Bates utilise des estimations observationnelles du coefficient de réponse radiative tropicale à ondes longues tropicales de Lindzen et Choi et du plus récent article de Mauritsen et Stevens. Les études de Bates suggèrent une valeur pour l’ECS d’environ 1 ° C ou même moins. Le rapport SR1.5 ne fait référence à aucune de ces études.

    Il y a pourtant de bonnes raisons pour lesquelles ces études auraient dû être acceptées comme fournissant une source de données valable. En premier lieu, les insuffisances qu’ils soulignent dans la représentation par les modèles de circulation générale du coefficient de la réponse radiative de la Terre aux ondes tropicales sont très marquées, comme le montre la figure 10.

    Cette figure montre clairement à quel point les modèles de circulation générale sous-estiment sérieusement la réponse radiative de la Terre aux ondes longues aux variations de température de surface sous les tropiques. Les modèles à deux zones indiquent qu’une telle sous-estimation conduit à une surestimation substantielle de l’ECS. En second lieu, la faible sensibilité au climat indiquée par les modèles de bilan énergétique à deux zones est cohérente avec les observations observationnelles récentes selon lesquelles les températures mondiales actuelles (GMST et SST) sont à peine plus chaudes qu’elles ne l’ont été au milieu du siècle dernier.

    Conclusions

    Le rapport SR1.5 constitue un bond en avant dans l’alarmisme climatique par rapport aux rapports précédents du GIEC, et notamment par rapport à la cinquième évaluation. Aucune justification rigoureuse de ce bond en avant n’a été fournie.

    En réalité, depuis le cinquième rapport d’évaluation, de nombreuses preuves ont été accumulées, suggérant que le réchauffement de la planète constituait davantage une menace à long terme qu’une urgence planétaire immédiate. Ces preuves consistent principalement en des résultats d’observation suggérant une plus faible sensibilité au climat (c’est-à-dire un réchauffement moindre en réponse à une augmentation donnée des concentrations de gaz à effet de serre) et des résultats indiquant une plus grande contribution de la variabilité naturelle à l’explication des tendances observées de la température mondiale. Le GIEC n’a pas transmis ces preuves aux décideurs politiques dans son rapport SR1.5.

    Le rapport n’a pas non plus transmis aux décideurs politiques des informations très importantes publiées par les modélisateurs du climat depuis le dernier rapport d’évaluation du GIEC concernant le réglage empirique des modèles climatiques en vue d’atteindre les résultats souhaités. L’incapacité des rapports antérieurs du GIEC à documenter les procédures de réglage des modèles a été décrite par ces modélisateurs comme un «manque de transparence». Les projections du réchauffement futur publiées par le GIEC dépendent entièrement de la fiabilité de ces modèles.

    Compte tenu de ces lacunes, le rapport du RS1.5 ne mérite pas d’être considéré par les décideurs comme un document scientifiquement rigoureux. Il existe de nombreuses preuves scientifiques récentes, non mentionnées dans le rapport, appuyant une stratégie d’atténuation plus réfléchie que les mesures extrêmes proposées dans le rapport.

    Dans le même temps, les objectifs louables évoqués dans le rapport, tels que le développement durable, l’élimination de la pauvreté et la réduction des inégalités, devraient être poursuivis indépendamment et ne devraient pas dépendre d’une science du climat qui n’est pas encore établie.

    Professeur Ray Bates

    source: https://www.climato-realistes.fr/

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  • « L’urgence climatique est un leurre », par François Gervais (climato-realistes.fr-21/12/18)Après « L’innocence du carbone » (Albin Michel 2013), François Gervais vient de sortir un nouvel essai : « L’urgence climatique est un leurre » (publié aux Editions de l'Artilleur).

    Ce livre fait la synthèse d’un certain nombre de travaux scientifiques internationaux récents qui montrent que des mécanismes naturels sont à l’oeuvre pour expliquer les variations climatiques. On retrouve notamment des cycles de 60 ans dans l’évolution des principaux indicateurs du climat (températures mondiales, élévation du niveau de la mer, étendue des banquises).


    Il explique d’autre part pourquoi l’accroissement de 0,03 à 0,04 % du CO2 dans l’air depuis le début de l’ère industrielle profite grandement à la biomasse et aux récoltes. A ce titre, le bénéfice pour l’humanité est d’ores et déjà énorme. Par ailleurs, François Gervais utilise les mesures récentes pour montrer que la fraction de réchauffement liée aux activités humaines est noyée dans la variabilité naturelle. Un phénomène attesté par l’évolution imperceptible de sa signature dans l’infrarouge.

    François Gervais est professeur émérite de l’université François Rabelais de Tours, physicien, examinateur du rapport AR5 du GIEC entre 2011 et 2012 et spécialiste de la science des matériaux. Il a à son actif 288 publications, dont 7 livres et 236 articles parus dans des revues internationales à comité de lecture.

    Ci-dessous deux vidéos dans lesquelles François Gervais commente son dernier essai : la première avec Solidarité et Progrès, la deuxième avec Sud-Radio.

     

    source: https://www.climato-realistes.fr/

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  • C’est Médiapart qui a rendu le scandale public : l’ex secrétaire général de la , Thierry , va être nommé, sur ordre de Macron, à l’inspection générale de la jeunesse et des sports. Une nomination de complaisance qui doit poser des questions de fond. Car l’ex leader de la CGT est un personnage choyé du pouvoir. En 2016, Valls le bombarde à la tête d’une mission chargée de mettre en place une agence de la langue française pour la cohésion sociale, avant de le placer président de l’Agence Nationale de Lutte contre l’Illettrisme. Problème, Edouard Philippe veut revoir les contours de la bonne place. Il faut recaser l’ex apparatchik qui a beaucoup brillé par son refus du syndicalisme de lutte et son militantisme pro Confédération Européenne des Syndicats, et fait dérivé la principale confédération syndicale derrière le réformisme et la CFDT, remplaçant le syndicalisme de lutte gagnant, par le syndicalisme rassemblé qui n’a donné au mouvement social que des défaites.

    Observons, pour être juste, que ces “recasages” ne concernent pas que l’ex dirigeant de la CGT. L’ex patron de , débarqué au congrès de 2018 avec pertes et fracas après le soutien honteux qu’il a apporté à Macron, brisant le mouvement de résistance aux ordonnances Loi Travail, s’est vu immédiatement offrir un confortable fauteuil européen au conseil économique et social européen. En juillet 2018, il rejoint Alixio, société de conseil patronale de Raymond Soubie… ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy. La place étant tellement bonne et le scandale un peu gros, il annonce renoncer au CESE… où pourtant la ministre du travail Penicaud aurait, selon les connaisseurs du dossier, apporté son appui pour qu’il en prenne la présidence.

     

    LEPAON : un recasement syndical compromettant, une insulte au syndicalisme authentique ! par JP Page

    Nous n’avons pas l’habitude de nous délecter des dénonciations vengeresses qui font habituellement  le buzz sur les réseaux. Préférant privilégier les informations de fonds et d’intérêt général, au-delà de tout fracas moutonnier.   Mais le fait que Thierry Lepaon soit pressenti à l’initiative du pouvoir macronien pour occuper un poste de complaisance , bien rémunéré, une fonction pour laquelle il n’offre aucune espèce de compétence ne peut être passé sous silence. D’autant que cette amabilité du pouvoir actuel succède à son égard à la même amabilité du temps de Hollande et Valls.   Amabilité, bienveillance que l’on a pu constater par ailleurs largement à l’égard de nombreux dirigeants de la CFDT.   VOIR par exemple : http://www.frontsyndical-classe.org/article-chereque-flexibilite-et-retraite-assuree-114300568.html   Nous touchons donc là, par delà les changements politiques à une attitude bienveillante des classes dominantes à l’égard des dirigeants syndicaux partisans du “dialogue social“, de la culture du compromis, réfutant l’antagonisme de classe opposant travailleurs et patronat/pouvoir politique.   A ce niveau et à cette fréquence nous touchons par conséquent à ce qui s’apparente à une véritable  des “élites” syndicales dirigeantes par les dirigeants politiques … et patronaux.   Ce n’est pas nouveau !   De tous temps, après avoir longtemps interdit le droit même des travailleurs de se coaliser face aux exploiteurs, dès ce droit reconnu (1884 en France) les capitalistes ont consacré d’importants moyens pour diviser et corrompre les organisations.   On se souvient du trésor secret du patronat de la métallurgie (Plus de 600 millions d’euros) servant entre autre à “fluidifier les rapports sociaux” comme ils disent, arrosant le plus souvent contre la CGT les représentants syndicaux pour les amener à signer des accords conformes aux souhaits et aux intérêts des détenteurs du capital.   Mais au fil du temps les choses se sont banalisées finissant par affecter gravement la crédibilité des organisations syndicales considérées globalement -malgré l’engagement et le dévouement des militants de terrain, frappés souvent par la répression – comme institutionnalisées, complices du système de domination et d’exploitation.   Critiques que l’on retrouve sur les ronds points chez un certain nombre de gilets jaunes et qui au-delà de la marque et du poids de l’idéologie dominante repose que ça plaise ou non sur des réalités objectives, sur le constat  que le syndicalisme, CGT comprise dans ses organes de direction, s’est laissé enfermer dans le cadre imposé par la classe dirigeante et ses instances de contrôle.   Institutionnalisation incontestable quand on constate par exemple que la CGT et la CFDT ont perçu en 2017 18 millions d’euros attribués par subvention publique et patronale au titre du financement du “dialogue social”   VOIR :http://www.frontsyndical-classe.org/2018/12/financement-du-dialogue-social-en-finir-avec-le-salaire-de-la-honte.html   Pour retrouver toute son autorité et son prestige auprès du peuple le syndicalisme et la CGT en particulier doivent opérer un véritable retour aux sources et aux fondamentaux. Et faire le ménage en leur sein pour écarter les corrompus et les opportunistes des responsabilités. Et on est très loin du “trop d’idéologie” qui serait responsable du discrédit syndical, de la perte d’adhérents et du recul aux résultats électoraux comme l’avance Philippe Martinez!   Il en va de l’avenir du syndicalisme et de celui des travailleurs eux-mêmes. Le 52e congrès de la CGT doit en être l’occasion pour peu que les militants prennent le taureau par les cornes : en finir avec l’institutionnalisation, mettre réellement la lutte des classes aux commandes, renouer concrètement avec l’objectif inclus dans la Charte d’Amiens d’associer étroitement la lutte quotidienne revendicative et la lutte pour une transformation radicale et anticapitaliste de la société.

    Jean-Pierre LE PAGE

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • A l’heure où les Gilets jaunes, aveuglément réprimés par l’Etat policier, retrouvent la signification révolutionnaire de la Marseillaise (« Aux armes citoyens ! »), le Parti Maastrichtien Unique, formé des députés LAREM et LR, avec l’ultraréactionnaire Ciotti aux avant-postes, veut faire de l’école publique un lieu de formatage à la fois nationaliste et supranationaliste en imposant dans toutes les classes d’assortir le  tricolore du très clérical et très anticonstitutionnel  européen. A quand l’uniforme pour tous dès la maternelle ? A quand, vu ce que trame Macron à l’encontre de la loi laïque séparant l’Etat des Eglises, le salut matinal et martial au  comme c’était le cas sous Pétain et comme c’est tristement le cas dans les « libres » USA de Trump ?

    Cette « loi » grotesque, qui montre ce que recouvre en réalité le slogan du « nouveau monde » macroniste, va de pair avec l’odieux projet visant à entraver la liberté de parole publique des enseignants au nom de l’ « Ecole de la confiance », avec l’attaque contre le statut de la Fonction publique, avec l’encadrement croissant de l’internet…

    Le vrai patriotisme républicain, ce n’est pas, MM. Macron, Blanquer et Ciotti, de mettre grotesquement tous les élèves et les enseignants de France au garde-à-vous alors que dans tant d’établissements, il est presque impossible d’enseigner faute de moyens et de soutien institutionnel aux professeurs ! Le vrai patriotisme, c’est de refaire de la France une terre de Lumières, de progrès social, d’indépendance nationale, de coopération internationale avec tous les continents, de compréhension de toutes les civilisations ; c’est de donner à chacun les moyens de l’indépendance intellectuelle et de l’esprit critique, vraies bases d’un patriotisme républicain, le contraire direct de l’euro-nationalisme et de l’euro-béatitude inculqués dès l’enfance !

    Pétition : NON au drapeau de l’Union Européenne et à son “hymne”. Place aux PEUPLES ! rejoignez l’appel des 1 000

    Le vrai patriotisme républicain, ce n’est pas, MM. Macron, Blanquer et Ciotti, de mettre grotesquement tous les élèves et les enseignants de France au garde-à-vous alors que dans tant d’établissements, il est presque impossible d’enseigner faute de moyens et de soutien institutionnel aux professeurs ! Le vrai patriotisme, c’est de refaire de la France une terre de Lumières, de progrès social, d’indépendance nationale, de coopération internationale avec tous les continents, de compréhension de toutes les civilisations ; c’est de donner à chacun les moyens de l’indépendance intellectuelle et de l’esprit critique, vraies bases d’un patriotisme républicain, le contraire direct de l’euro-nationalisme et de l’euro-béatitude inculqués dès l’enfance !

    Alors que les droites LR et LAREM cautionnent le traité Macron-Merkel d’intégration de la France à la « République de Berlin » (traité d’Aix-la-Chapelle), alors que Macron viole la constitution et le NON français à la constitution européenne (donc au ) en substituant la «  européenne » à la «  nationale » et l’ « armée européenne » arrimée à l’OTAN à toute idée de défense nationale, alors que les politiques maastrichtiennes successives de Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron, détruisent le produire en France, les services publics d’Etat, les acquis sociaux du CNR, la République une, laïque et indivisible, la langue française elle-même sur l’autel de l’Empire euro-atlantique, du « pacte girondin », des privatisations, des délocalisations et du tout-anglais envahissant, le véritable patriotisme ne consiste pas à conditionner dès l’enfance le peuple français au conformisme et à l’uniformité mais à RESISTER au présent pour que chaque citoyen soit à même de faire vivre la liberté, l’égalité, la fraternité tout en cultivant l’esprit scientifique, le libre débat et l’indépendance intellectuelle. C’est dans les luttes, que les jeunes, les ouvriers, les enseignants doivent apprendre à unir de nouveau le drapeau tricolore, rendu à sa signification insurrectionnelle initiale, au drapeau rouge des travailleurs pour briser la  « en marche » et l’euro-dissolution galopante de notre pays.

    Le PRCF et les  appellent le mouvement ouvrier, enseignant, lycéen et étudiant à réagir vite et fort contre l’ensemble des contre-réformes maastrichtiennes et de plus en plus néo-versaillaises, voire néo-vichystes, par lesquelles ce pouvoir oligarchique détruit notre pays tout en se cachant derrière les beaux mots de « patriotisme » et de « République ».

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